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Belgique - Inscriptions d'électeurs étrangers - statistiques officielles et revue de presse

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  • Pierre-Yves Lambert
    les chiffres officiels au 29/07/2006: http://www.registrenational.fgov.be/rrn_fr/statelecpotentiels/statistiques/cdocu1.htm (on notera avec intérêt que la
    Message 1 de 1 , 2 août 2006

      les chiffres officiels au 29/07/2006: http://www.registrenational.fgov.be/rrn_fr/statelecpotentiels/statistiques/cdocu1.htm

      (on notera avec intérêt que la seule commune bruxelloise avec ZERO inscrit non-européen Saint-Josse-ten-Noode, la seule commune du Royaume où la majorité de la population est d'origine étrangère, principalement originaire du Maroc et de Turquie...)

       

      http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=29&code_art=13407&numero=1

      Le Messager (Cameroun) 02-08-2006

      Vote des étrangers en Belgique

      Beaucoup d'appelés, peu d'inscrits

      Pour la première fois en Belgique, les étrangers non-européens pourront voter aux élections communales d'octobre 2006. Ils ont jusqu'au 31 juillet pour s'inscrire. Peu l'ont fait pour le moment.

      Une première dans l'histoire du suffrage en Belgique ! Selon une loi de 2004 issue de négociations politiques houleuses, les étrangers non européens, à la suite des étrangers européens en 2000, pourront voter aux élections communales d'octobre 2006. Pour cela, ils doivent remplir certaines conditions : résider légalement et de façon ininterrompue sur le territoire belge depuis au moins cinq ans, jouir des droits d'électeur et s'être inscrit auprès de leur administration communale.
      Selon les chiffres provisoires au 15 juillet, et alors que la date limite pour la fin des inscriptions est fixée au 31 de ce mois, les inscrits sont rares : environ 6 400 personnes, soit 5,8 % des étrangers non européens remplissant les conditions pour voter.

      Mal informés
      Le difficile accès à l'information et l'obligation du vote apparaissent comme les deux principales causes de ce faible pourcentage. "Il y a une méconnaissance totale de l'existence du droit de vote pour les étrangers non européens. Les moyens de communication utilisés pour informer les gens ne sont pas ceux que ces derniers utilisent quotidiennement, souligne Ali Cicek de l'association Sima qui organise des petits-déjeuners citoyens d'information. La plupart regardent la télévision dans leur langue maternelle. Tout le monde ne lit pas les journaux. Même les affiches sont ignorées."
      Pourtant, les campagnes de sensibilisation ne manquent pas, notamment par le biais du secteur associatif. Mais l'information est arrivée très tard, parfois fin juin dans certaines communes, à l'approche des vacances. La commune d'Ixelles (arrondissement de Bruxelles), comme d'autres, a envoyé fin mai un courrier explicatif à 22 000 électeurs potentiels et organisé des séances d'information : "A la première séance, six personnes sont venues, à la deuxième, huit et à la troisième, vingt-six, rapporte M. Sapart, directeur du service population de la commune. Les gens disent ne pas vouloir voter car ils entrent alors dans un système d'obligation." En effet, une fois inscrit, l'électeur est, comme tout citoyen belge, tenu d'aller voter à l'avenir.

      Électeurs, pas éligibles
      Moussa Diong, de nationalité sénégalaise, votera en Belgique pour la première fois en octobre. Pour lui, "vivre dans un pays, c'est aussi le comprendre et vivre comme les autochtones : le vote en fait partie". "Si je vis dans un pays, estime-t-il, pourquoi laisser les autres décider à ma place ?" En Belgique, de nombreux mouvements citoyens, belges et étrangers, se battent depuis des décennies pour que nationalité et citoyenneté ne soient plus liées. Le peu d'inscriptions enregistrées à ce jour crée à cet égard une certaine déception. "La revendication du droit au vote pour les étrangers était exprimée dès les années 60. Pour les personnes qui vivent en Belgique depuis longtemps, la loi arrive tard. On les invite à faire une démarche qui ne va pas de soi, car elles ont jusqu'à présent été exclues du système", analyse Pierre Blaise, du Centre de recherche et d'information socio-politiques.
      Le fait que l'éligibilité ne leur soit pas ouverte, alors qu'elle l'est aux étrangers européens, explique aussi le manque d'engouement. Une discrimination qui s'ajoute à une mesure vécue comme vexatoire : seuls les non-Européens doivent signer une déclaration de respect des lois du peuple belge et de la Convention européenne des Droits de l'Homme. Les Africains ont aussi souvent des difficultés à se reconnaître dans la politique belge. "Nous n'avons pas vraiment l'occasion de voter pour quelqu'un qui nous ressemble", illustre Moussa Dioum, un journaliste mauritanien résidant en Belgique.
      Cependant, face à l'enjeu du vote des étrangers de ces prochaines élections, les Belges d'origine étrangère deviennent plus nombreux sur les listes électorales, surtout au niveau communal. Selon Moussa Diong, "cela peut encourager les non-Européens à s'inscrire pour les élections. Par ce biais-là, nous voyons que nous ne sommes pas oubliés". Pour d'autres, c'est une démarche électoraliste qui vise à encourager le vote " ethniste ". "C'est une mode. Tout le monde veut gagner son petit Africain, son petit latino, son petit Arabe", témoigne Joseph Roney, un Haïtien qui réside depuis près de trente ans en Belgique, après avoir fui la dictature des Duvalier. Il y a des élus de couleur qui jouent un rôle de figurant."
      Pour Moussa Dioum, "les gens ne se sentent pas forcément concernés, car ils ont des problèmes plus immédiats à résoudre. La plupart sont sans emploi". "Les gens ne perçoivent pas toujours l'utilité des élections, analyse Pierre Blaise. Or, il y a beaucoup d'intérêt à ce qu'ils votent : ils peuvent par ce biais constituer une force certaine face au pouvoir politique, et attirer l'attention sur certains quartiers." Pour Joseph Roney, aujourd'hui âgé de 70 ans, le 8 octobre sera un grand jour. "Rendez-vous compte : c'est la première fois que je vais voter de toute ma vie !, lance-t-il. Dans l'Haïti que j'ai connu, ça ne valait pas la peine, on bourrait les urnes."
       

      Par Maude Malengrez et Cathel Van Renterghem (Syfia Belgique)

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      Peu d'étrangers parmi les électeurs

      _LIEGE
      Le Soir : édition du 01/08/2006 | page 8

      Les non-Européens, qui pour la première fois vont pouvoir participer à une élection communale, avaient jusqu'au lundi 31 juillet pour s'inscrire sur les listes d'électeurs. Le bilan, en province de Liège, est en demi-teinte : au 15 juillet (derniers chiffres disponibles), le taux de participation annoncé était de 11, 16 %. Soit bien mieux que la moyenne nationale (5, 86 %) et que la majorité des autres provinces (seule celle de Luxembourg fait mieux avec 11, 83 % d'inscriptions), mais loin des 20 % escomptés.

      Ces résultats ne sont évidemment que provisoires mais il serait étonnant que ceux qui leur succéderont dans quelques jours - à titre définitif, cette fois - consolent ces associations, partis et militants qui se battent depuis longtemps pour un élargissement du droit de vote.

      À la mi-juillet, la province de Liège, pourtant deuxième de classe, exhibait donc un bulletin décevant : un étranger sur neuf seulement s'était laissé convaincre par le scrutin du 8 octobre. Un taux de participation à nuancer selon les communes.

      La ville de Huy, par exemple, peut se targuer d'un enviable 25, 52 %. Soit 37 inscrits sur 145 électeurs potentiels. Quant à la ville de Liège, son pourcentage provisoire est de 17, 69 %. Un score tout à fait honorable puisque la ville accueille pas moins de 4. 300 électeurs extra-européens potentiels. Seraing, où se côtoient aussi de nombreuses nationalités, hérite (temporairement ?) d'un zéro pointé puisqu'à la mi-juillet, aucun étranger n'était encore recensé sur les listes d'électeurs.

      Enfin, les résultats sont tout aussi variables dans les petites communes : 33 % d'inscrits à Engis (mais seulement 18 électeurs potentiels), 50 % à Tinlot (l'homme s'est inscrit, la femme a refusé), 100 % à Olne (un couple en parfaite harmonie puisqu'elle et lui se sont inscrits). Et des zéros encore à Beyne-Heusay, Eupen, Burdinne, Nandrin. . .

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      Pas assez d'électeurs étrangers

      Le Soir : édition du 26/07/2006 | page 9

      A quinze jours de la clôture des inscriptions des ressortissants non belges pour les communales d'octobre, le bilan est plutôt décevant. Le ministre wallon de la Fonction publique, Philippe Courard, l'a avoué mardi matin, lors d'une visite à La Louvière. « Nous sommes ici pour relancer un appel à l'inscription puisque les chiffres ne sont pas très bons. L'engouement n'est pas celui espéré ». Au 15 juillet, on comptait en Belgique 6. 041 inscrits (5, 86 % du total). La Louvière, quant à elle, comptabilise 281 inscriptions par des ressortissants européens, sans compter 3. 534 ressortissants déjà inscrits en 2000 soit 3. 815 inscrits (31, 03 % de la population potentielle) ; et 58 ressortissants hors Union européenne, sur 80 demandes. Vingt-deux ont dû être refusées car elles ne répondaient pas aux conditions d'électorat.

      Pour Françoise Rondeau, directrice du Centre régional d'Action interculturel du Centre (Ceraic), la déception est identique. « Nous avions traduit le document d'inscription en dix langues. Nous avons travaillé avec des associations, des communes, des écoles, distribué près de 7. 000 passeports pour l'électeur, mais l'on constate avant tout un manque d'information citoyenne auprès de ces populations. Jusqu'ici, ils n'avaient jamais été consultés. Le manque d'intérêt, la méconnaissance du système électoral jouent énormément. On note également que les femmes seraient plus enclines à s'inscrire, mais il n'y a pas une véritable réponse type.  »

      La directrice estime les ressortissants étrangers mal informés de ce qu'est une élection, mais aussi du pouvoir et de l'influence que les élus peuvent avoir. « Il faut mettre le paquet sur l'apprentissage de la démocratie et de la citoyenneté » . Cela relance en tout cas les projets d'actions sur l'intégration dès après les élections.

      http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=87&art_id=299224

      Les non-Européens: mi-figue, mi-raisin
      M.Be.

      Mis en ligne le 02/08/2006
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      Les élections communales accueilleront de nombreuses nationalités aux urnes, dont des résidants non européens. Les inscriptions pour y participer se sont clôturées ce lundi.
      Avis partagés des intéressés et premières approximations.

      Les résidants étrangers du royaume se soucient-ils de nos élections communales?

      Si nous pouvions déjà répondre à cette question pour les étrangers européens, 17,6 pc ont participé aux communales de 2000, ce n'est que cette année que nous pourrons le faire pour les étrangers non européens. Ils avaient jusqu'à ce lundi 31 juillet pour s'inscrire comme «votants». Conditions: résider en Belgique depuis 5 ans et, une fois inscrits, voter!

      Côté électeurs

      Des multiples témoignages récoltés, peu de résidants belges de nationalité extra-européenne ne sont réticents à cette possibilité de voter pour nos élus locaux. Qu'ils soient guinéens, ivoiriens ou encore rwandais, tous estiment qu'il s'agit là «d'un point positif dans la politique d'immigration». Pour Elvis, Jacques et Jean, attablés au «Lingot d'or», quai de la Goffe, l'un des nombreux cafés africains avoisinant La Batte, «quand on réside dans un pays, on s'y attache et voter devient la moindre des choses. D'autant que voter, c'est nécessaire», reprennent-ils en coeur. Seul bémol pour Elvis, il ne réside à Liège que depuis quatre ans et sept mois. «Ce n'est que partie remise», confie-t-il.

      Avec un tel discours, c'est à une participation de 100 pc qu'on pourrait s'attendre, mais c'est sans compter sur d'autres facteurs apportant un large bémol à cette optimiste et parfaite démocratie. Pour Aissatou, gérante du salon de coiffure Look Afro, il y a d'abord un manque de communication: «Dans mon établissement, on est juste venu mettre des brochures.» Ensuite, une peur de l'inconnu s'installe: «Ne sachant pas de quoi il en ressort exactement, les gens soupçonnent un contrôle caché et préfèrent ne pas se manifester.»

      Côté élus

      A la ville de Liège, les premiers résultats donnent des réactions mitigées. Pour Fouad Chamas, élu PS au conseil communal de la ville de Liège et d'origine libanaise, «il n'y a pas eu trop de problèmes pour récolter des signatures, et même la population libanaise (qui a, c'est sûr, d'autres préoccupations en ce moment) «s'est montrée très coopérative». Tout le monde ne se montre pourtant pas aussi positif.

      De son côté, Jamila Lahmouzi, 2 éme tête de liste au CDH Liège, émet plus de doutes. Pour elle, «s'il est encore difficile de connaître avec exactitude l'intérêt et la participation des personnes concernées, il faut s'attendre à une faible participation». Les dernières estimations datent du 28 juillet. On dénombrait 903 inscrits et 1 002 en attente.

      Liège semble a priori se placer dans la moyenne provinciale en termes de pourcentage de participation.

      © La Libre Belgique 2006

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      http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=87&art_id=299225

      Résultats peu convaincants
      (M.Be.)

      Mis en ligne le 02/08/2006
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      Si la Violette reste donc sereine face aux premières estimations des inscriptions, l'optimisme est loin de faire l'unanimité. Pour Jamila Lahmouzi, 2 éme tête de liste au CDH Liège, deux raisons pourraient expliquer des résultats faibles: «Il y a sans doute un manque de motivation de la part des électeurs, les droits politiques préoccupent souvent moins que les droits sociaux. Ensuite, il s'agit d'élections locales, ce qui intéresse peut-être moins les résidants concernés.»

      Sans tirer la sonnette d'alarme, elle estime donc que la motivation doit venir des électeurs mais aussi des élus. «Il faut instaurer une vraie politique d'immigration, ce que je n'ai encore vu nulle part.»

      © La Libre Belgique 2006

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      http://www.dhnet.be/dhinfos/article.phtml?id=153278

      Plus de 104.328 électeurs (02/08/2006)

      Européens et non- Européens : les chiffres doivent encore être affinés par les communes et les envois par la poste

      NAMUR Aux dernières élections communales de 2000, 24 % des électeurs européens potentiels avaient participé au scrutin en Wallonie contre 9,6 % à Bruxelles et 14 % en Flandre. Pour rappel, le nombre total d'électeurs belges est de 7.579.629 votants. À l'approche du 8 octobre et alors que toutes les demandes devaient être déposées pour le 31 juillet dernier, on récolte les premières tendances pour les prochaines élections communales.

      En effet, au 31 juillet, en Région wallonne, pour les électeurs européens, on atteint 55.578 électeurs sur un potentiel de 223.587. On remarque qu'il y a eu une belle progression entre le 15 juillet et le 31 juillet puisqu'ils n'étaient que 51.835 au 15 juillet.

      En Flandre, on atteint le chiffre de 23.372 électeurs sur un potentiel de 170.040, soit 13,75 %.

      À Bruxelles, le nombre d'électeurs est de 14.800 sur un nombre potentiel de 136.425 électeurs européens. Là, le pourcentage est de 10,85 %.

      Il faut noter que le dernier chiffre arrêté comme électeurs européens potentiels pour les trois Régions est de 530.052 personnes. On peut remarquer que c'est la Wallonie qui enregistre le taux d'inscription le plus élevé.

      Explosion des électeursnon européens en 15 jours

      Pour la première fois, les étrangers non européens résidant en Belgique depuis au moins 5 ans pouvaient s'inscrire aux élections communales. Ils devaient toutefois en faire la demande via leur administration communale pour le 31 juillet au plus tard.

      Visiblement, ces derniers ont mis un certain temps à prendre conscience de cette possibilité. Entre le 15 juillet et le 31 juillet, le chiffre a presque doublé en Région wallonne. Il est en effet passé de 1.889 à 3.076 électeurs. Soit, de 7,87 % à 12,86 %. On reste toutefois assez loin du nombre d'électeurs potentiels qui est de 23.916 personnes.

      Un bond plus modéré a été constaté en Flandre et à Bruxelles. Dans la capitale, on est passé de 5,11 % à 9,35 %. Pour un total de 3.964 électeurs sur un potentiel de 42.415 électeurs.

      En Flandre, le saut sur les 15 derniers jours a été de 5,48 % à 8,33 %. Actuellement, il y aurait donc 3.538 électeurs inscrits sur 42.473 électeurs potentiels.

      Il faut noter que le potentiel total pour les trois Régions des électeurs non européens est de 108.804 personnes. Évidemment, tous ces chiffres vont être affinés dans les prochains jours par les organes de contrôle.



      V. Li.

      © La Dernière Heure 2006

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      Date: 02/08/2006
      Section: REGION

      Sous Section: WAVRE
      45 non-Européens aux urnesNouvelle Recherche

      La cité du lion compte ses électeurs étrangers inscrits pour le 8 octobre

      WATERLOO Le 31 juillet, c'était la date limite pour les citoyens étrangers qui désiraient s'inscrire en tant qu'électeurs pour les prochaines élections communales du 8 octobre. Les inscriptions clôturées, Waterloo fait donc le bilan.

      La cité du Lion est connue pour ses nombreux citoyens d'origine étrangère. La commune compte 3.918 citoyens susceptibles de compléter le formulaire électoral permettant d'aller voter. Mais en réalité, les inscrits sont peu nombreux, malgré les campagnes de sensibilisation, menées via le journal communal et malgré que des formulaires d'inscriptions aient été envoyés par courrier aux électeurs potentiels, afin de les encourager.

      Sur 3.503 résidents européens installés à Waterloo, ils sont 262 à s'être inscrits en 2006 en plus des 279 déjà inscrits en 2000. Parmi les pays les plus représentés, on trouve la France, avec 106 personnes. Les Italiens suivent de loin avec 44 inscrits. Viennent ensuite les Anglais (27), les Espagnols (23) les Allemands (19) et les Suédois (11).

      Parmi les non-Européens, ils sont 45 à avoir accompli les démarches nécessaires pour voter en octobre. 399 personnes non-européennes ont une résidence principale à Waterloo qu'elles habitent depuis 5 ans de manière ininterrompue. Parmi les inscrits les plus nombreux, on retrouve les Congolais (14) également suivis de loin par les Israéliens (5) et les Indiens (4). Seuls trois Américains voteront le 8 octobre.

      L. Dm.

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      http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=630663

      Date: 02/08/2006
      Section: REGION

      Sous Section: BRUXELLES

      Plus d'inscriptions pour les communalesNouvelle Recherche

      Pour les Européens et non-Européens, c'en est fini. Watermael-Boitsfort se positionne comme numéro 1 à Bruxelles

      WATERMAEL-BOITSFORT Selon les dernières données du registre national de la population à la date du 29 juillet 2006, 10.578 électeurs extra-européens, soit 9,72 % du nombre potentiel d'électeurs extra-européens, se sont inscrits en vue de participer au scrutin communal du 8 octobre. Ces citoyens pouvaient s'inscrire jusqu'au 31 juillet, soit lundi. Il faudra encore attendre deux semaines avant de disposer de chiffres définitifs.

      D'après Belga, en Wallonie, on a enregistré 3.076 électeurs extra-européens (12,9 %) à la date du 29 juillet, à Bruxelles 3.964 (9,3 %) et en Flandre 3.538 (8,3 %). Par ailleurs, 17,69 % des électeurs européens se sont inscrits pour le 8 octobre. Il s'agit, pour leur part, d'électeurs qui ne s'étaient pas inscrits en 2000, ceux-là pouvant automatiquement participer aux élections de 2006.

      À la date du 29 juillet 2006, le nombre d'inscrits extra-européens était trois fois plus important que le nombre d'inscrits européens. Ces statistiques ne tiennent cependant pas compte des Européens déjà inscrits en 2000.

      À Bruxelles, une commune a déjà publié ses chiffres, dont elle est fière, d'inscriptions aux élections communales. "Sur les 2.222 Européens domiciliés à Watermael-Boitsfort, quelque 530 se sont inscrits pour pouvoir voter , s'exclame Martine Payfa (MR-FDF). Ce qui représente 24 % de la totalité."

      Comparé à la moyenne qui est de 10 %, ce nombre est assez impressionnant mais ce n'est pas tout. Il est sensiblement le même pour les non-Européens puisqu'il est de 21 % mais sur un nombre total bien moindre. "68 inscrits sur 330, c'est pas mal, non ? , interroge la bourgmestre. À Bruxelles, Watermael-Boitsfort doit être e la commune où les Européens et les non-Européens se sont les plus investis. J'en suis fière !"

      Mateusz Kukulka

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      http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=630648

      Date: 02/08/2006
      Section: REGION

      Sous Section: CHARLEROI

      4.150 étrangers inscritsNouvelle Recherche

      Seuls 240 non- Européens iront voter le 8 octobre à Charleroi

      CHARLEROI Entre les 15 et le 29 juillet, 220 étrangers non-Européens, soit 6,6 % des électeurs potentiels, se sont inscrits auprès de l'administration communale afin de pouvoir exercer leur droit de citoyen le 8 octobre prochain. Un net progrès par rapport au 0,55 % enregistrés à la mi-juillet ! Et lundi, date butoir pour rentrer son dossier, ils étaient encore quelques-uns à faire la file au service population. L'administration ne peut cependant encore fournir les statistiques définitives, certains dossiers devant encore être analysés, notamment au niveau du casier judiciaire.

      Les étrangers issus d'un pays de l'Union européenne semblent plus attachés à la vie politique communale puisqu'ils sont un peu plus de 3.900 (21 %) à avoir suivi la procédure d'inscription sur le territoire de Charleroi.

      I.S.

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      http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=629577

      Date: 27/07/2006
      Section: REGION

      Sous Section: CHARLEROI

      Châtelet aurait voulu éviter des inscriptions ?Nouvelle Recherche

      Ecolo reproche à la majorité d'avoir trompé ses électeurs étrangers

      CHÂTELET À la date du 15 juillet 2006, Châtelet totalise un nombre record d'inscriptions d'étrangers non-européens pour les élections du 8 octobre (lire ci-dessus). De manière un peu paradoxale puisque dans son bulletin communal du mois de mars, la Ville invitait ses concitoyens concernés à procéder aux démarches avant la fin du mois d'avril, soit de façon largement prématurée.

      "Elle n'a jamais rectifié son erreur" reproche le conseiller Ecolo Luc Bogaert. "C'est grâce aux autres médias que les populations des communautés étrangères ont pris connaissance de leurs droits. Il y a véritablement eu désinformation". Au bout du compte, force est de constater que c'est payant. Un électeur sur quatre hors CEE a manifesté le désir de venir voter à la commune pour y choisir son bourgmestre et ses représentants.

      Ecolo Châtelet se demande combien le pourcentage aurait atteint si la Ville avait correctement relayé le message. Pour les verts, il est certain que des citoyens mal informés n'auront pas accompli les démarches ad hoc et se seront eux-mêmes exclus de leur participation au scrutin. L'évolution des statistiques semble indiquer le contraire, selon un fonctionnaire communal qui observe qu'entre le 1er et le 15 juillet, Châtelet a encore enregistré 22 inscriptions, passant de 20 à 25 %. "Et ce n'est peut-être pas fini" ajoute-t-il.

      D.A.

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      http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=629576

      Date: 27/07/2006
      Section: REGION

      Sous Section: CHARLEROI

      Appel aux électeurs étrangers !Nouvelle Recherche

      Les résidents non-Européens peu enthousiastes à profiter de leur nouveau droit de vote

      CHARLEROI À Charleroi, si on en croit les statistiques arrêtées en date du 15 juillet dernier, moins d'un pourcent des résidents non-Européens à Charleroi profitera du droit de vote récemment acquis. Leur combat pour l'obtenir remonte pourtant à plus de 30 ans. Pour la première fois, et sous certaines conditions, les étrangers hors Union Européenne ont obtenu le droit d'exercer leur devoir de citoyen lors des élections communales. L'une de ces conditions consiste à s'inscrire sur la liste des électeurs. Les électeurs potentiels ont jusqu'au 31 juillet prochain pour remplir ces documents. Mais à quelques jours de la date butoir, on ne peut que constater un manque d'enthousiasme de la part des résidents étrangers. Mardi, le ministre wallon des Affaires intérieures, Philippe Courard a manifesté son inquiétude et lancé un ultime appel aux personnes qui ne se sont pas encore manifestées. En Wallonie, le nombre potentiel de votants non européens est de 24.015 Mais seuls 1.889 d'entre eux ont effectué les démarches, soit 7,87 %.

      À Charleroi, seulement 0,55 % des électeurs potentiels étaient inscrits, soit 20 personnes ! D'impressionnants moyens avaient pourtant été dégagés pour les informer de leur nouveau droit, notamment à travers le Centre Régional d'Intégration de Charleroi (CRIC) : Passeports électeurs, courriers, spots télé, CD-Rom... Barbara Belligoi, responsable administrative au CRIC qui dit ne pas comprendre le manque d'enthousiasme de cette catégorie de citoyens.

      À l'ASBL SIMA, Service d'Insertion et d'Intégration Missions Actions, où des séances d'information ont été organisées, on ne s'explique pas non plus ce manque d'intérêt. Les statistiques des inscriptions montrent en outre une certaine disparité entre les communes. Une disparité qui s'explique très difficilement. Ainsi, à Châtelet, près de 25 % des électeurs potentiels ont introduit leur demande alors qu'aucun n'a fait la démarche à Fleurus, à Farciennes, à Aiseau-Presles !

      I.S.

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      On a sous-estimé le faire-savoir »
       
      Le Soir 27/07/2006

      ENTRETIEN

      Avec moins de 6 % de ressortissants étrangers non européens inscrits sur les registres des électeurs pour les élections communales du 8 octobre prochain, on peut clairement parler d'échec retentissant. Tentative d'explication avec Ahmed Medhoune, chercheur à l'ULB spécialisé sur les questions de l'immigration et membre fondateur de « Démocratie + » qui a milité, depuis 1989, en faveur du droit de vote des étrangers en Belgique.

      Quelle est votre explication de cet échec ?

      Le premier enseignement de cet appel non entendu par la population d'origine étrangère, c'est que le démarrage du dispositif de sensibilisation s'est fait très tardivement par rapport à la date butoir d'inscription. D'autre part, il y a eu également un manque de mobilisation du monde politique et associatif dans la campagne de sensibilisation. Enfin, je crois qu'on a sous-estimé un fait important : c'est que l'entrée de ces populations sur la scène politique se fait par étapes. Visiblement on a surestimé le rythme.

      Vous militez depuis la première heure en faveur du droit de vote des étrangers, déçu par ce qui est en train de se passer ?

      Oui car il faut bien constater que ce n'est pas un petit échec. Mais dans le même temps, je me dis qu'il faut toujours du temps, pour intéresser les gens à la vie politique locale, pour intégrer une mémoire collective. Vous savez, ça ne va pas de soi de dire à des citoyens qu'ils peuvent peser sur une décision en votant et qu'en accomplissant cet acte, ils poursuivent, d'une certaine manière, la lutte. Je suis aussi déçu parce que la Belgique est un laboratoire quasi unique. C'est une démocratie des identités et des sensibilités, c'est-à-dire un pays où l'on trouve une forte représentation de la diversité de la société.

      La communication était-elle adaptée ? On pense notamment aux lettres personnalisées qui ont été envoyées à tous les ressortissants d'origine étrangère entrant dans les conditions...

      L'intention de départ était bonne mais la manière n'y était pas. Je crois qu'on a sous-estimé le « faire-savoir ». Il aurait fallu, me semble-t-il, adapter la communication en fonction des différents publics concernés. C'est un des enseignements à tirer pour le futur : adapter les discours pour réussir à activer les personnes d'origine étrangère en tant que véritables citoyens.

      Comment, concrètement, réussir ce pari qui semble impossible ?

      En faisant passer le message sur l'importance du vote et sa signification par le biais des entreprises, du monde du travail et des syndicats mais aussi, pourquoi pas, les mosquées. Mais avant de faire ça, il faudra interroger ceux qui ne se sont pas inscrits pour savoir ce qui a véritablement fait obstacle.

      Le fait de devoir poser un acte volontaire auprès de l'administration communale pour s'inscrire peut-il avoir été un de ces obstacles ?

      Je ferai un parallèle avec le monde de l'enseignement. Il est très difficile de faire venir les parents d'origine étrangère à l'école. Compliqué aussi d'en faire des partenaires de la scolarisation de leur enfant. C'est un peu la même chose avec les élections. Les gens ont dû aller vers une institution. Il y a peut-être dans cette procédure quelque chose de dissuasif, je pense à la langue, à l'écriture ou à quelque chose de plus symbolique, qu'il va falloir identifier dans la perspective des prochains scrutins.

      Philippe Courard, ministre wallon des Affaires intérieures, souhaite conscientiser les enfants dès leur plus jeune âge : vraie ou fausse bonne idée ?

      Il est clair que dans notre société, le meilleur allié pour vivre ensemble, c'est l'école. C'est, en définitive, l'institution qui encadre le plus longuement une même génération. Je suis donc assez d'accord avec l'idée qu'il faut susciter l'intérêt pour la vie collective le plus tôt possible. Mais il faut impérativement travailler dans la durée, je ne crois pas à l'injection de dose massive de citoyenneté au cours des deux dernières années du cycle secondaire, par exemple.

      Après cette déconvenue, vous y croyez toujours ?

      Absolument parce que je pense qu'à terme, le vote des étrangers débouchera sur une transformation de fond de l'électorat qui pourra, peut-être, permettre de lutter contre l'extrême droite.

      Propos recueillis par

      HUGUES DANZE

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