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6748Belgique - Crise au sein de la section schaerbeekoise du PS

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  • Pierre-Yves Lambert
    18 nov.
      [ndPYL L'histoire de la section PS de Schaerbeek reste à écrire, sa dérive raciste des années 1980-1990 sous la direction de Guy Lalot, un temps membre du cabinet ministériel de Philippe Moureaux, sa renaissance en 1994 par dissolution de l'ancienne section et reconnaissance de l'asbl "Dunes" par la Fédération bruxelloise du PS, le soubresaut raciste et pseudo-laïc de 2000 contre la nomination de Mohamed Lahlali comme échevin de l'enseignement, la dérive électoraliste d'Onkelinx, Van Gorp et consorts qui a amené des éléments fascistes, négationnistes et salafisto-compatibles au sein de la section et sur la liste aux communales de 2006 etc. etc. La "trahison" d'Isabelle Durand en 2006 était justifiée: avec un seul siège d'avance, une majorité PS-Ecolo-CDH aurait été sous la coupe de ces éléments tant au sein du PS que du CDH. Ils sont également présents, mais étaient moins nombreux en 2006-2012, au sein de la Liste du bourgmestre, tant parmi les FDF/DéFi que parmi les Libéraux schaerbeekois (ex-MR), toutefois dans une proportion très inférieure à celle du PS schaerbeekois, et entretemps aussi à celle du PS tennoodois kirisé, auquel a adhéré un (ex-?)cadre de l'UETD, une succursale européenne de l'AKP...]


      Coup de théâtre: le président du PS de Schaerbeek, Georgy Manalis, démissionne
      Karim Fadoul
       Publié le jeudi 16 novembre 2017 à 22h36

      Crise au PS de Schaerbeek: le président de la section, Georgy Manalis, a décidé de jeter l'éponge et de rendre son mandat. Celui-ci a écrit une lettre à la présidente de la Fédération bruxelloise Laurette Onkelinx. Une missive envoyée ce mercredi, à la veille du vote devant désigner la tête de liste en vue des élections communales d'octobre 2018.

      Un vote reporté

      Trois candidats se présentaient au suffrage des membres lors d'une assemblée générale programmée en soirée: le président de la section Georgy Manalis, Emin Ozkara député bruxellois et conseiller communal, Matthieu Degrez conseiller CPAS. Tout était prêt depuis plusieurs jours... jusqu'au coup de théâtre, entraînant le report du vote. 

      Au PS de Schaerbeek, on se tait quand il s'agit de commenter cette crise. Selon des informations obtenues par la RTBF, Georgy Manalis, tête de liste naturelle pour 2018, n'aurait pas suffisamment anticipé le dépôt d'autres candidatures face à lui. Ni même les jeux d'influence en interne entre les candidats à la tête de liste et leurs supporters. Au niveau local, ces guéguerres peuvent s'avérer particulièrement assassines et laisser des traces. Nos sources évoquent également des raisons personnelles.

      Réunion de crise à la Fédération bruxelloise du PS

      En tout cas, Georgy Manalis ne quitte pas seul le navire: il embarque avec lui la secrétaire de la section Marie Vanhamme. Une situation inédite qui a conduit la Fédération bruxelloise du PS à organiser des réunions de crise tout au long de la journée de jeudi. Objectif: faire revenir le président et sa secrétaire sur leur décision. Pour la porte-parole de la Fédération, il n'y a pas péril et la séquence ne sera commentée que "si cela s'avère nécessaire".

      D'aucuns attribuent déjà à ce stade cette crise à Laurette Onkelinx elle-même qui a décidé il y a peu de quitter le conseil communal de Schaerbeek et de ne pas briguer la tête de liste en 2018. "C'était un abandon flagrant des troupes et surtout, elle n'a pas assuré la relève à Schaerbeek", souffle un socialiste sur place. Yves Goldstein, ex-président et dauphin de Laurette Onkelinx, avait quitté le PS après une vidéo-polémique. Jean-Pierre Van Gorp, ex-échevin, a annoncé récemment prendre sa retraite politique dès l'an prochain. Derrière ces deux figures, plus personne ou presque. 

      A moins d'un an des élections communales, le PS de Schaerbeek vit certainement l'une des crises les plus importantes de son histoire récente. A moins que chaque protagoniste ne mette de l'eau dans son vin rouge dans les prochaines heures pour repartir au combat, rassemblé.

      Un comité des sages pour sortir de la crise

      Ce vendredi, la Fédération a finalement diffusé un communiqué de presse. Elle dit prendre acte du courrier de démission de Georgy Manalis et de Marie Vanhamme. "La Fédération a désigné 3 sages, à savoir Catherine Werts, Taoufik Ben Addi, Jean-Pierre Van Gorp, pour lui faire rapport pour le vendredi 24 novembre au plus tard. Ce rapport doit permettre de mener à bien le processus de préparation des prochaines échéances électorales en s’appuyant sur l’ensemble des forces vives du PS de Schaerbeek", précise encore la Fédération bruxelloise du PS.



      http://www.lalibre.be/regions/ bruxelles/le-ps-schaerbeekois- semble-agoniser- 5a0f4f86cd707514e8cb6929?utm_ source=dlvr.it&utm_medium= twitter

      Le PS schaerbeekois semble agoniser

      M. L. Publié le  samedi 18 novembre 2017 à 08h31  - Mis à jour le  samedi 18 novembre 2017 à 08h33


      La section portée jusqu’à il y a peu par Laurette Onkelinx ne s’est jamais relevée de la trahison d’Isabelle Durant en 2006.

      Le PS schaerbeekois est en état de léthargie depuis la démission surprise, avant-hier, de son président Georgy Manalis, pressenti pour pousser la liste aux prochaines élections communales en octobre prochain. La désertion de cet homme qualifié de brillant mais manquant de poigne plombe encore un peu plus un PS schaerbeekois déjà au bord de l’agonie depuis le retrait de sa cheffe de file Laurette Onkelinx.

      Officiellement, il n’y a pas lieu de dramatiser. La section schaerbeekoise va organiser une sorte de primaires afin de donner la chance à tous. Un comité des sages a été constitué. Le PS schaerbeekois se réunira ce dimanche pour offrir à toutes et tous la possibilité de se présenter. A l’heure actuelle, il reste deux candidats sur la place : le député bruxellois Emin Ozkara et le conseiller CPAS Matthieu Degrez. Ce dernier part largement favori, à moins d’une candidature surprise et sérieuse ce dimanche.

      Laurette Onkelinx a jeté le gant

      Cette lente agonie, le PS schaerbeekois la doit à Isabelle Durant. Si l’élue Ecolo n’avait pas trahi Laurette Onkelinx en cette soirée du dimanche 8 octobre 2006, le PS s’installait dans la majorité pour un Olivier certes fébrile mais durable, pour six ans au moins. Forte d’un beau score personnel, d’une belle percée du PS et d’un préaccord ficelé avec Ecolo et le CDH, Laurette Onkelinx annonçait, triomphale, la mise en place d’un Olivier à Schaerbeek. Sauf que dans le même temps, Isabelle Durant virait sa cuti.

      Les uns diront qu’elle a pris sa décision le soir de l’élection, au regard des scores de chacun. Elle-même avait déclaré : "Avec 24 sièges sur 47, une alliance PS-CDH-Ecolo est intenable." D’autres diront qu’elle avait préparé son coup bien avant… Soit.

      Les stigmates de ce 8 octobre 2006 se ressentent encore aujourd’hui. Lasse de n’avoir jamais réussi à prendre la Cité des Ânes, Laurette Onkelinx a jeté le gant. Avec elle, ses deux sherpas : Yves Goldstein (chef de cabinet du ministre-Président Rudi Vervoort jusqu’à il y a peu) et l’Everois Ridouane Chahid. Sans ces deux redoutables cabinetards, le PS schaerbeekois avait déjà beaucoup perdu. Vinrent ensuite le transfuge de Catherine Moureaux vers Molenbeek en 2015 puis, en début d’année, la retraite anticipée de Jean-Pierre Van Gorp, autre cadre du PS local.

      M. L.