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6729Suisse - Débat sur la binationalité de candidats-m inistres

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  • Pierre-Yves Lambert
    25 août
      https://www.24heures.ch/suisse/ignazio-cassis-renonce-passeport-italien/story/15875312

      Ignazio Cassis a renoncé à son passeport italien

      Succession BurkhalterDes trois prétendants PLR à la succession de Didier Burkhalter, seul Pierre Maudet possède toujours deux passeports.

      25.08.2017

      Le candidat au Conseil fédéral Ignazio Cassis n'est plus italo-suisse. Des trois prétendants PLR à la succession de Didier Burkhalter, seul Pierre Maudet possède ainsi toujours deux passeports.

      «J'ai décidé d'abandonner ma nationalité italienne lorsque je me suis mis à la disposition de mon parti pour l'élection du Conseil fédéral», déclare Ignazio Cassis vendredi sur le site alémanique Tagesanzeiger.ch/Newsnet. «C'est ce qui m'a semblé le mieux.»

      Le chef du groupe parlementaire PLR aux Chambres fédérales a hérité de la nationalité italienne de son père. En 1976, à l'âge de 15 ans, il a obtenu le passeport suisse, raconte Ignazio Cassis.

      Il a déclaré ne pas être affecté de ne plus être italien sur le papier. «Je suis suisse de langue maternelle italienne. La culture et la langue italiennes, avec leur particularité tessinoise, restent mon identité, dont je suis fier.»

      Débat

      La double nationalité de candidats au Conseil fédéral a soulevé quelques vagues, notamment du côté de l'UDC, concernant la loyauté d'un ministre envers la Suisse. Le Tessinois a estimé que la discussion était justifiée. «Il est clair pour moi qu'il ne doit pas y avoir de doute sur la loyauté d'un conseiller fédéral.» Mais il revient au final à chaque candidat de trancher.

      Le Genevois Pierre Maudet est franco-suisse. Il a déclaré plusieurs fois qu'il mettrait la question à l'ordre du jour du Conseil fédéral s'il était élu. Il est prêt à rendre au moins temporairement son passeport français si le gouvernement arrive à la conclusion que ce serait mieux.

      Mauvais signal

      Interrogé, le conseiller d'Etat du bout du lac défend une solution pragmatique. Renoncer d'emblée à sa double nationalité en raison d'une candidature à un poste gouvernemental est à ses yeux dangereux. «Cela donne le mauvais signal idéologique que les doubles-nationaux sont des Suisses de seconde classe.»

      Pour la Vaudoise Isabelle Moret, la question ne se pose pas. Elle possède uniquement la nationalité suisse.

      Pas d'interdiction

      La législation helvétique n'interdit pas aux conseillers fédéraux d'être ressortissants d'un autre pays. Les ministres en poste ne peuvent en revanche pas accepter de titres et de décorations étrangères, ni exercer des fonctions officielles pour d'autres pays.

      (ats/nxp)

      Créé: 25.08.2017, 18h23