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La sonde du textile, avant-goût de l' " Europe sociale", et dans la recherche, l'informatique... ce sera pire...

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  • Lluis Gonzalez-Mestres
    Qui a dit Europe sociale ??? / ... l Allemagne a massivement investi dans le textile en Chine , /donc... *Si ça se passe dans le textile, imaginez ce qui
    Message 1 de 1 , 10 mai 15:57

      Qui a dit "Europe sociale"???
      
      "... l'Allemagne a massivement investi dans le textile en Chine", donc...
      Si ça se passe dans le textile, imaginez ce qui nous attend dans la recherche, l'informatique... où le dumping est encore plus facile à organiser...



      mardi 10 mai 2005, 19h30

      Couac franco-allemand sur le textile chinois

      BRUXELLES (Reuters) - La France et l'Allemagne ont étalé leurs divergences sur la nécessité de prendre des mesures d'urgence pour enrayer la hausse des importations de textile chinois, donnant un avant-goût des négociations à venir.

      Les ministres européens chargés de la Compétitivité ont débattu de ce dossier dix jours après que la Commission européenne eut ouvert une enquête sur une hausse qui a dépassé les niveaux d'alerte pour neuf catégories de produits.

      Pour plusieurs pays, il faut aller vite en besogne.

      "Les mesures peuvent être prises rapidement", a déclaré le ministre français délégué à l'Industrie, Patrick Devedjian.

      Pour lui, comme pour six autres pays qui l'ont officiellement demandé (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Lituanie et Pologne), les faits sont avérés et Devedjian s'est demandé pourquoi l'exécutif européen n'avait pas ouvert d'enquête pour sept autres produits qui ont dépassé les seuils.

      Il faut donc clore l'enquête le plus vite possible afin de passer au stade des consultations formelles avec les Chinois, ce qui permettrait de faire entrer en vigueur des mécanismes de protection du marché 15 jours après le début de cette phase.

      Aux termes de l'accord d'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), en 2001, les quotas d'importation ont disparu le 1er janvier dernier, mais les pays ont dans certaines conditions le droit de limiter la hausse des importations chinoises à 7,5% par rapport à l'année précédente.

      La rapidité est essentielle pour la France, qui craint des milliers de pertes d'emplois, un sujet sensible en pleine campagne référendaire sur la Constitution européenne.

      "J'espère qu'à la Commission tout le monde fait campagne pour le 'oui'", a ironisé le ministre français.

      Devedjian a d'ailleurs inclus l'Allemagne dans la liste des pays qui ont fait pression mardi pour des mesures de sauvegarde.

      "Plusieurs pays ont fait part de leur souhait de ce que l'Union européenne soit plus vigoureuse sur la question du textile, y compris l'Allemagne", a-t-il souligné.

      "NOUS AVONS TROP PROTÉGÉ"

      Lors d'une conférence de presse séparée, le ministre allemand de l'Economie, Wolfgang Clement, a apporté un démenti à ces propos, alors que Gerhard Schröder avait semblé donner son appui aux revendications françaises fin avril.

      "Personne ne peut se faire l'avocat de mesures protectionnistes pour l'instant", a-t-il expliqué en estimant qu'il fallait attendre la fin de l'enquête et que l'Allemagne, dans cette affaire, défendrait "ses intérêts".

      Des intérêts qui ne sont pas ceux de la France, puisque l'Allemagne a massivement investi dans le textile en Chine et que, comme d'autres pays, elle craint des représailles de la part de la Chine si des mesures de sauvegarde sont décidées.

      "Nous, en Allemagne, nous avons déjà effectué les changements structurels nécessaires. Donc l'industrie textile allemande n'est pas touchée", a-t-il ajouté en s'en prenant aux pays qui, comme l'Italie, sont restés sur les "anciens" créneaux du textile, ceux qui sont visés par la Chine.

      "Des mesures de sauvegarde dans un monde globalisé sont encore moins appropriées qu'elles ne l'ont jamais été", a poursuivi Clement. "Dans le passé nous avons trop protégé, maintenant nous avons un problème de compétitivité."

      Patrick Devedjian a indirectement répondu à cet argument en estimant que la concurrence chinoise n'était pas loyale, puisque les articles de contrefaçon viennent à 70% de Chine, où l'Etat accorde selon lui des aides à ses industriels.

      "On peut se poser la question de savoir si l'on est dans des conditions de concurrence normale", a-t-il demandé.

      Cette passe d'armes à distance donne un avant-goût de ce que sera le débat au sein de l'Union européenne si les Chinois ne décident pas eux-mêmes de faire preuve de retenue.

      La France devra en effet rallier une majorité qualifiée pour obtenir des mesures d'urgence, ce qui n'est pas acquis.

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