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Media francophones/ Sélection de presse du 3-VIII-2004

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  • Carlos Ruiz Miguel
    *******ACTION URGENTE******** *******SAUVONS LE PATRIMOINE HISTRIQUE ET CULTUREL DE DAKHLA-VILLA CISNEROS****
    Message 1 de 1 , 3 août 2004
      *******ACTION URGENTE********
      *******SAUVONS LE PATRIMOINE HISTRIQUE ET CULTUREL DE DAKHLA-VILLA CISNEROS****
      *******http://sahara_opinions.site.voila.fr/fotosD/photodakhla.htm******

      S O M M A I R E

      1. SAHARA-FRANCE-ESPAGNE-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT
      - LIBERTÉ: Mohamed Abdelaziz, Président de la RASD, à Liberté: “Le retour à la
      lutte armée n’est pas exclu”
      ["sincèrement, on ne comprend pas le contenu de ces propos (les déclarations de
      MM. Zapatero et de Barnier) lorsqu’ils feignent d’ignorer le soutien franc,
      clair et concret de la communauté internationale pour le droit du peuple
      sahraoui à l’autodétermination à travers un référendum libre et démocratique
      conformément au plan de paix du Conseil de sécurité."]
      ["quand on voit aujourd’hui
      quelqu’un s’intéresser au règlement de la question sahraouie et ignorer le plan
      de paix entériné en 1991 et conforté par les accords de Houston en 1997,
      sincèrement je ne vois pas de signes positifs. Vous sous-entendez par là la
      France et l’Espagne ? Je vise la France et l’Espagne. Leurs positions charrient
      un flou total autour de la question sahraouie."]
      ["(la démission de Baker) C’est une forme de protestation contre la position
      marocaine. (...) C’est aussi une forme de protestation contre les Nations
      unies et particulièrement contre le Conseil de sécurité dont les plus sages
      parmi ses membres n’ont pas, à ses yeux, suffisamment fait pression sur le
      Maroc"]
      - LIBERTÉ: Il a décliné l’invitation de son homologue marocain. Pourquoi
      Belkhadem n’est pas allé à Rabat
      - MAP: L'Espagne souhaite la participation du Maroc à la nouvelle politique
      européenne de voisinage (Moratinos)
      - LIBERTÉ: Vitesse ou précipitation?
      - LE JEUNE INDÉPENDANT: Bernardino déclare que son pays est engagé pour
      l’autodétermination des Sahraouis : L’Espagne souffle le chaud et le froid
      - EMARRAKECH.INFO: Le Sahara à l’épreuve d’une dichotomie Zapatero-Moratinos
      - LA GAZETTE DU MAROC (No. 379): Plus qu’un bond qualitatif
      - AFP: Madrid réaffirme son intérêt pour le Plan Baker
      - ACH-CHARK AL-AWSAT: L'Espagne demande au Conseil de sécurité d'accorder à
      l'émissaire du Secrétaire général au Sahara marocain le temps et les
      prérogatives nécessaires.
      - AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA: Belkhadem annule sa visite à Assilah et le Secrétaire
      d'Etat espagnol aux Affaires étrangères se rend à Tindouf pour la seconde fois.
      - AT-TAJDID: Le Ministre algérien des Affaires étrangères annule sa visite au
      Maroc.
      - AFP: Sahara occidental: la clé de la paix chez le président algérien
      Bouteflika (journal marocain)
      - AUJOURD'HUI LE MAROC: Éditorial : Demain à Alger

      2. USA-SAHARA-MAROC
      - TEL QUEL (No. 138/139): Bilan, Mohammed VI : 5 ans de règne, de A à Z

      3. SAHARA-ONU
      - EL WATAN: Nations Unies / Alvaro de Soto chez le Polisario
      - AFAPREDESA: Activités de la délégation sahraouie durant les travaux de la
      56ème session de la sous-commission de la promotion et de la protection des
      droits de l'Homme à Genève

      4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-REPRESSION
      - TEL QUEL (No. 138/139): Victimes sahraouies. Le fin mot de l’IER

      5. ALGÉRIE-MAROC
      - LA GAZETTE DU MAROC (No. 379): La bonne volonté du Maroc
      - LA GAZETTE DU MAROC (No. 379): Un premier pas vers un nouveau départ
      - AUJOURD'HUI LE MAROC: Le visa fait perdre la tête à la presse algérienne
      - AUJOURD'HUI LE MAROC: Les origines d’un visa
      - AUJOURD'HUI LE MAROC: Visas : Que va faire maintenant Bouteflika?

      6. ALGÉRIE
      - AFP: Démission du chef d'état-major de l'armée algérienne (officiel)


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      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
      ===========================================================


      1. SAHARA-FRANCE-ESPAGNE-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT
      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=27118

      Mohamed Abdelaziz, Président de la RASD, à Liberté
      “Le retour à la lutte armée n’est pas exclu”
      Par Karim Kebir

      Dans cet entretien, le président de la République arabe sahraouie et
      démocratique revient sur le dernier ballet diplomatique des Espagnols et des
      Français à Alger et les enjeux qui entourent la question sahraouie.

      Liberté : Quelle lecture faites-vous des dernières visites et des déclarations
      du Premier ministre espagnol Zapatero, du ministre des Affaires étrangères
      français Michel Barnier et du ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie ?
      Mohamed Abdelaziz : Ce sont des visites ordinaires et naturelles. Après son
      élection à la tête du gouvernement espagnol, M. Zapatero a entamé des visites
      dans des pays proches géographiquement de son pays ou avec lesquels il
      entretient, d’une façon ou d’une autre, des relations particulières. Mêmes
      motivations pour les ministres français des Affaires étrangères, de la Défense
      ou de l’économie. Pour nous, la première lecture est positive. Comment ? Car
      l’Algérie, notre allié stratégique et naturel dans la région, le pays frère, a
      repris sa place qui devait être la sienne. Une place qui lui convient, en ce
      sens que c’est un grand pays qui a une place stratégique importante au sud de
      l’Europe. Elle a des frontières avec sept pays.
      De grandes potentialités économiques mais surtout un pays qui est sorti de la
      situation des pays du tiers-monde. C’est un pays qui aspire à devenir comme les
      pays développés, lorsque l’on voit le mode de gouvernance, la démocratie, les
      libertés individuelles, la liberté d’expression.
      Donc, nous sommes rassurés du volume et de la qualité de ces visites. Notre
      lecture est que l’Algérie est un pays important. Et sa parole écoutée. Restent
      les déclarations de MM. Zapatero et de Barnier : sincèrement, on ne comprend pas
      le contenu de ces propos lorsqu’ils feignent d’ignorer le soutien franc, clair
      et concret de la communauté internationale pour le droit du peuple sahraoui à
      l’autodétermination à travers un référendum libre et démocratique conformément
      au plan de paix du Conseil de sécurité.

      Certains milieux disent qu’il y a des velléités de faire pression sur Alger pour
      qu’elle change sa position par rapport à la question sahraouie. Votre
      commentaire ?
      Moi je ne dis pas qu’il y a des pressions sur Alger. La position de l’Algérie ne
      date pas d’aujourd’hui. Elle date de 1966. Depuis cette date, elle soutient que
      la question sahraouie est un problème de décolonisation et qu’il convient de
      respecter le droit du peuple sahraoui à travers un référendum libre et
      démocratique. En dépit des fluctuations, des tergiversations de certains pays,
      l’Algérie est restée fidèle à sa position de principe. La meilleure des preuves
      est venue par la voix du président ainsi que du gouvernement algérien.
      Donc, je ne vois pas, en tout cas qu’il n’y a pas lieu d’y voir des pressions de
      Zapatero et de Barnier sur Alger. Ils n’ont pas besoin d’ailleurs de faire des
      efforts pour connaître la position de l’Algérie. Il leur appartient de se
      conformer à la légalité internationale. Moi en tout cas, je n’ai pas sincèrement
      de préoccupation qu’il y ait des pressions sur Alger.
      En revanche, il est vrai qu’il y a des pressions sur le peuple sahraoui et le
      Front Polisario menées par la France et d’autres pays. Il y a des tentatives de
      faire dévier le train et d’éloigner la communauté internationale du plan de
      paix.

      Comment ?
      Quand on voit en 2004 quelqu’un ignorer le plan de paix, fruit de 30 ans de
      travail des Nations unies et de la communauté internationale ; ignorer le plan
      de Baker, ce grand diplomate, et faire l’impasse sur le fruit des négociations
      de Lisbonne, Londres, Genève, Berlin et Washington ; quand on voit aujourd’hui
      quelqu’un s’intéresser au règlement de la question sahraouie et ignorer le plan
      de paix entériné en 1991 et conforté par les accords de Houston en 1997,
      sincèrement je ne vois pas de signes positifs.

      Vous sous-entendez par là la France et l’Espagne ?
      Je vise la France et l’Espagne. Leurs positions charrient un flou total autour
      de la question sahraouie.

      Et si on revenait un peu en arrière. Comment expliquez-vous la démission de
      James Baker ?
      Pour avoir évoqué James Baker, je tiens à présenter nos remerciements sincères
      pour cette personnalité américaine. Autant pour ses efforts que pour sa
      persévérance pour tenter de trouver une solution au problème sahraoui
      conformément à la légalité internationale et dans le respect du peuple sahraoui
      à l’autodétermination.
      Le peuple sahraoui gardera de lui l’image d’un homme intègre qui a refusé la
      soumission et les pressions. Je ferais observer, en outre, que s’il était
      intéressé par l’argent, il aurait trouvé au Maroc ou chez ceux qui le
      soutiennent matière à corruption en contrepartie d’une position politique.

      Donc pour vous, c’est une simple démission, il n’a pas subi de pressions…
      Je l’interprète de façon ordinaire. L’homme a travaillé pendant sept ans sur le
      dossier. Il ne chômait pas. Il a des occupations dans l’administration
      américaine, eu égard à ses connaissances, son histoire et ses compétences. C’est
      un citoyen qui est un peu irrité par la position marocaine. Il réalise que les
      Marocains ne tiennent pas leurs engagements et qu’ils ne sont pas persévérants.
      C’est une forme de protestation contre la position marocaine. Mais il n’y a pas
      uniquement que ça. C’est aussi une forme de protestation contre les Nations
      unies et particulièrement contre le Conseil de sécurité dont les plus sages
      parmi ses membres n’ont pas, à ses yeux, suffisamment fait pression sur le Maroc
      pour accepter son plan.

      Certains milieux disent que ces pays veulent aider le Maroc pour lui permettre
      de régler ses problèmes internes.
      Même si tel était le cas, je pense que ceux qui pensent ainsi sont dans
      l’erreur. Le meilleur moyen pour le Maroc de s’occuper de ses problèmes
      intérieurs, c’est de se “défaire” du problème sahraoui. C’est donc une fausse
      solution.
      Le Maroc a beaucoup à gagner pour libérer ses énergies et s’occuper de ses
      problèmes internes en se conformant principalement à la légalité internationale.
      Aussi, gagnera-t-il sur le plan international et sur le plan régional, ce sera
      un pays qui entretiendra des relations constructives avec ses voisins notamment
      l’Algérie et le Sahara. Quand on aura des relations basées sur le respect
      mutuel, je pense que ce sera aussi bénéfique pour le Maroc.

      Mais on a l’impression, M. le président, que le peuple sahraoui s’impatiente.
      Beaucoup disent que l’ONU ne fait que gagner du temps et qu’il aurait été
      préférable de ne pas décréter le cessez-le-feu en 1991.
      Certaines personnes et certains cercles disent que nous avons négligé la cause,
      que nous l’avons trahie et parfois même que nous l’avons vendue. Tout cela est
      légitime de leur part. Car il n’y a pas de demi-mesure pour eux : ou c’est noir
      ou c’est blanc.

      Est-ce que le retour à la lutte armée est envisagé ?
      Tant que les terres sahraouies sont occupées et que l’ennemi continue à nier la
      question sahraouie, l’éventualité de recourir à la lutte armée n’est pas exclue.
      Cependant, une telle décision ou un tel choix nécessite une longue réflexion et
      une préparation.
      Mais tant que le Conseil de sécurité et les Nations unies sont déterminés et
      travaillent sur la question pour convaincre les autres parties d’organiser un
      référendum, on continue nos efforts.

      ---------->
      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=27119

      Il a décliné l’invitation de son homologue marocain
      Pourquoi Belkhadem n’est pas allé à Rabat

      Par Samia Lokmane

      Selon un responsable au ministère des Affaires étrangères, le chef de la
      diplomatie algérienne a refusé de prendre part à cette rencontre, sachant que la
      question du Sahara occidental allait figurer au menu des discussions.
      “Ils n’allaient certainement pas parler uniquement de poésie”, suggère notre
      source sur un ton badin, en évoquant le rendez-vous “littéraire” qui allait
      réunir depuis hier, dans la capitale marocaine, les chefs de la diplomatie du
      Maroc, de l’Algérie et de l’Espagne.
      Selon ce responsable du département des Affaires étrangères, l’impulsion du
      “fameux dialogue direct entre Alger et Rabat sur la question du Sahara
      occidental” est la toile de fond de cette rencontre officiellement consacrée aux
      échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée. La présence du
      représentant ibérique Miguel Angel Moratinos a définitivement dissuadé Abdelaziz
      Belkhadem d’y prendre part. Les motivations suspectes d’un tel événement ne
      faisant pas de doute, il a décidé de décliner l’invitation de son homologue
      Mohamed Benaïssa. Ses réserves sont d’autant plus justifiées que le gouvernement
      espagnol fait preuve d’un activisme sans précédent en faveur d’un arrangement
      entre les deux voisins maghrébins à propos du Sahara.
      Les dernières déclarations publiques de Moratinos prônant un rôle actif de son
      pays dans cette affaire expliquent parfaitement sa démarche.
      Le ton a été donné quelques jours avant le déplacement du Chef du gouvernement,
      Luis Rodriguez Zapatero, à Alger, à la fin du mois écoulé. Son chef de la
      diplomatie avait clairement signifié les nouvelles intentions de son pays en
      direction du Maghreb, en appelant ce qu’il considère comme “les parties du
      conflit” à la concertation. Allant plus loin, le successeur d’Aznar a carrément
      préconisé un “accord” entre “les acteurs”. C’est en tout cas la recommandation
      dont il s’est fait l’écho lors de sa visite dans notre pays. En dépit des
      critiques acerbes de la classe politique espagnole, l’opposition notamment, le
      gouvernement socialiste garde le cap. Comme pour la France, le souci majeur
      étant lié à l’instauration d’une aire de stabilité dans la Méditerranée, les
      voisins de la rive sud doivent impérativement s’entendre. “Nous souhaitons
      impulser avec les pays voisins (du Maghreb) une relation intense et mutuellement
      bénéfique, capable d'affronter les défis que nous partageons sur la scène
      internationale: terrorisme, régulation des flux migratoires et construction
      d'un espace de coprospérité qui ouvre une perspective politique qui satisfasse
      les légitimes aspirations des citoyens, particulièrement les jeunes, des deux
      rives (de la Méditerranée), sans oublier l'exploitation optimum de notre
      complémentarité économique”, a écrit le ministre espagnol des Affaires
      étrangères dans une contribution parue dans le quotidien ibérique ABC. En venant
      en Algérie quelques jours auparavant, le chef de la diplomatie française, Michel
      Barnier, a exprimé la même opinion.
      Entre autres exhortations, son invite à des négociations lui a d’ailleurs valu
      une réplique acerbe de son hôte. “Le Maroc et l’Algérie n’ont pas besoin
      d’intermédiaires”, avait rétorqué Abdelaziz Belkhadem lors de la conférence de
      presse commune. Depuis, l’Algérie officielle se fait le devoir de marteler sa
      position. Considérant l’affaire du Sahara occidental comme un problème de
      décolonisation, elle appuie son règlement dans le cadre de l’Organisation des
      Nations unies. Cependant, sa fermeté ne semble pas avoir découragé les tenants
      de la solution négociée. La rencontre concoctée à Rabat en est la preuve.
      Le palais royal estime sans doute qu’en multipliant les gages de sympathie, il
      réussira à faire changer d’avis à l’Algérie sur la question du Sahara. La
      suppression des visas en direction des ressortissants algériens entre en partie
      dans cette stratégie. Or, de ce côté-ci de la frontière, la mesure prise par le
      roi, vendredi dernier, est loin de constituer une réparation suffisante. Le
      préjudice subi en 1994, suite aux attentats de Marrakech, et leur attribution
      aux islamistes algériens est encore vivace dans les esprits.
      Résultat, alors que tout le monde s’attendait à ce que le président Bouteflika
      fasse acte de réciprocité en décidant la réouverture immédiate des frontières,
      la relégation de cette question à un futur indéterminé prouve que rien n’est
      encore arrangé entre les deux voisins.

      --------->
      http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004/moratinos_politique%20ue_voisinage.htm

      L'Espagne souhaite la participation du Maroc à la nouvelle politique européenne
      de voisinage (Moratinos)

      Assilah, 03/08/04- Le gouvernement espagnol souhaite la participation du Maroc
      et sa contribution à la nouvelle politique européenne de voisinage, de par sa
      qualité de partenaire ayant toujours respecté ses engagements, a affirmé, lundi
      à Assilah, le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. Miguel Angel
      Moratinos.

      Intervenant lors d'une conférence internationale, sur "L'Europe élargie et la
      coopération euro-méditerranéenne : Quel avenir?", dans le cadre du 26-ème
      festival international de la ville, M. Moratinos s'est déclaré optimisme quant à
      l'avenir des relations euro-méditerranéennes, soulignant que les partenaires
      méditerranéens qui abordent cette question avec le plus d'ambition et respectent
      leurs engagements auront une place privilégiée dans ce processus.

      Le Maroc a été le pionnier et à l'avant-garde du développement des relations
      avec l'Union européenne, dans le cadre du processus de Barcelone, a-t-il noté,
      rappelant le poids, aussi bien politique qu'économique, du Royaume dans la
      bassin méditerranéen.

      "Il suffit d'évoquer l'adoption et l'application rapide de l'Accord
      d'Association, l'aide financière communautaire de cet Accord et l'aide
      financière communautaire par le biais du programme MEDA (525,3 millions d'Euros
      entre 2000 et 2003) pour constater que le Maroc est le premier récepteur de
      fonds parmi les partenaires méditerranéens", a-t-il expliqué, ajoutant que dans
      ce cadre, le Maroc occupe la deuxième place après la Russie.

      L'Espagne a suivi l'évolution des relations entre le Maroc et la Commission
      européenne pour aboutir à un plan d'action, a noté M. Moratinos, précisant que
      ce plan sera la concrétisation d'un statut avancé des relations entre le Royaume
      et l'UE et permettra d'envisager un nouvel instrument contractuel de partenariat
      avec les pays méditerranéens.

      Evoquant la nouvelle politique européenne de voisinage, le chef de la diplomatie
      espagnole a souligné que les partenaires méditerranéens dont le Maroc,
      bénéficieront, pour la période 2004-2006, d'un nouvel instrument de voisinage et
      d'une dotation globale de 800 millions d'Euros.

      Les interventions européennes se centreront sur la coopération transfrontalière
      et transnationale, a relevé M. Moratinos, considérant que la nouvelle Europe,
      avec ses 80 millions d'habitants de plus, peut constituer un marché plus
      important pour le Maroc en vue d'augmenter ses capacités d'exportation vers
      l'UE.

      Il a par ailleurs appelé à une Europe plus responsable sur la scène
      internationale, soulignant, par la même occasion, son soutien aux droits du
      peuple palestinien et de la légitimité de sa résistance contre l'occupation
      israélienne.

      Selon M. Moratinos, seule une réflexion tactique et une harmonisation des vues,
      peuvent contribuer à instaurer la paix au Proche-Orient.

      -------->
      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=27121

      Vitesse ou précipitation ?

      Par N. Sebti

      L’attitude des responsables algériens est en soi un message clair, tant pour le
      Maroc que pour les autres qui se sont invités à la table, à savoir qu’il ne faut
      pas faire dans la précipitation qui sacrifie au spectacle et aux effets
      d’annonce sans lendemain.
      Nous assistons depuis quelques semaines à un emballement assez singulier des
      relations algéro-marocaines, qui restent, malgré tout, otages de l’éternel
      problème sahraoui. Du côté du royaume, il y a comme une espèce d’empressement
      qui laisse tout de même assez interrogateur. Les autorités marocaines ont, en
      effet, multiplié ces derniers temps, des signaux en direction d’Alger, alternant
      pressions, via des pays tiers, comme la France et l’Espagne, et gestes
      “amicaux”.
      Le dernier en date étant la décision du roi Mohamed VI de supprimer le visa pour
      les ressortissants algériens qui désirent se rendre au Maroc. S’agit-il de
      forcer la main aux autorités algériennes pour les amener à souscrire à ce
      “nouveau plan d’accord”? selon la formule du président du gouvernement
      espagnol. Force est cependant de relever que du côté algérien on se garde bien
      de verser dans “l’euphorisme” alimenté de déclaration en cascades.
      Signe de cette “méfiance” : notre ministre des Affaires étrangères a
      diplomatiquement décliné l’invitation de son collègue chérifien à compter parmi
      les guest stars d’une rencontre sur la poésie ! L’attitude des responsables
      algériens est en soi un message clair, tant pour le Maroc que pour les autres
      qui se sont invités à la table, à savoir qu’il ne faut pas faire dans la
      précipitation qui sacrifie au spectacle et aux effets d’annonce sans lendemain.
      Une relation stable, durable et apaisée entre les deux pays, qui ont le souci de
      se positionner en partenaire crédible avec l’Europe, ne peut se construire en
      faisant comme si de rien n’était. Il y a un certain nombre de dossiers sur
      lesquels des commissions mixtes planchent depuis des mois. C’est à elles de
      proposer des solutions, profitables pour les deux pays, qui peuvent alors,
      cerise sur le gâteau, couronner le processus par un sommet qui scellera
      définitivement la réconciliation.

      --------->
      http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=9186

      Bernardino déclare que son pays est engagé pour l’autodétermination des
      Sahraouis : L’Espagne souffle le chaud et le froid

      par Redouane N.

      Le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires extérieures, Bernardino Leon Gross, a
      déclaré hier, au cours de sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis à la
      Smara, que son pays est engagé à œuvrer sérieusement à trouver une «solution qui
      permette la libre autodétermination du peuple sahraoui à travers un référendum
      en conformité avec les résolutions onusiennes» en matière de décolonisation.

      La visite de Bernardo dans les camps sahraouis intervient au même moment que
      celle du ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, visite au
      Maroc depuis dimanche. «L’Espagne est de retour au Maroc et elle veut établir
      des relations stratégiques de partenariat soudées sur de grands enjeux», a
      souligné hier à Rabat le chef de la diplomatie espagnole.

      Par ailleurs, M. Bernardino a soutenu, au cours d’un meeting populaire organisé
      pour l’occasion, que son pays est «disposé à faire tout ce qui est entre [ses]
      mains pour mettre fin aux énormes souffrances» du peuple sahraoui, soulignant
      que les liens historiques qui unissent les deux peuples espagnol et sahraoui
      sont une raison suffisante pour que l’Espagne s’implique activement dans
      l’avènement d’une solution au conflit du Sahara occidental.

      D’autre part, il mettra en exergue le sentiment d’une «grande tristesse que vous
      ayez passé 29 ans et la communauté internationale n’a pas été capable de mettre
      fin à l’énorme souffrance de vos parents et de vos familles tout au long de ces
      années», a-t-il déploré.

      «Il y a un nouveau gouvernement en Espagne et ce gouvernement veut exprimer sa
      solidarité parce que nous connaissons bien votre situation et vos souffrances et
      nous voulons aider à mettre fin à cette situation», a t-il conclu. Dans une
      déclaration à la presse après l’entretien qu’il a eu avec le président de la
      République, Mohamed Abdelaziz, M. Bernardino a souligné que le conflit du Sahara
      occidental est un «problème urgent qui requiert de la communauté internationale
      et surtout de l’ONU d’assumer leurs devoirs, aux côtés des acteurs principaux»
      du conflit.

      Il a souligné que son pays s’active comme «facilitateur» pour «contribuer» à
      solutionner ce problème dans les meilleurs délais.

      ----------->
      http://www.emarrakech.info/index.php?action=article&id_article=65013

      Le Sahara à l’épreuve d’une dichotomie Zapatero-Moratinos

      Emarrakech - Casablanca: Zapatero est pris en sandwich entre la nostalgie d’une
      Espagne coloniale et une Algérie qui sous couvert du principe de
      l’autodétermination des peuples cherche un accès à l’Atlantique. Et il ne sait
      même pas à quelle sauce il va être mangé !

      José Luis Zapatero, on en est convaincu, sait transformer en un clin d’œil un
      godillot en babouche, même s’il doit marcher encore très longtemps avant que nos
      amis algériens se rendent à l’évidence. Le chef du gouvernement espagnol et
      patron du PSOE qui a réservé sa première visite à l’étranger, en tant que
      président du gouvernement madrilène, au Maroc est intimement convaincu que
      l’avenir de l’Espagne se situe dans un Maghreb Uni. Il sait également que cet
      ensemble maghrébin ne pourra pas se concrétiser sans que l’affaire du Sahara ne
      soit résolue.
      Zapatero admet qu’avec une Europe à 25, Bruxelles va traîner des casseroles
      durant une bonne décennie. Car il faudra bien mettre à niveau à coup de
      milliards d’euros les nouveaux venus. Ce qui équivaut pour le royaume ibérique à
      un vrai dilemme. Soit elle met la main à la poche comme l’avaient fait pour elle
      (et pour le Portugal), avant 1986, les pères fondateurs de l’Europe
      communautaire, soit elle s’abstient. Mais dans les deux cas, il est certain que
      les fonds de structuration surtout ceux qui sont destinés aux zones
      périphériques (Andalousie, Canaries, Baléares…) seront en forte baisse. Donc
      l’Espagne est contrainte de trouver des alternatives à cette fermeture du
      robinet qui s’annonce inéluctable. Des solutions réalistes et surtout rapides.
      Comme, par exemple, une association entre les Canaries et les provinces
      sahariennes du Maroc et une autre entre le Sud ibérique et le Nord du Royaume
      chérifien. Ces alternatives sont d’autant plus intéressantes que les mécanismes
      existent déjà. Lesquels mécanismes n’attendent que leur activation. En revanche,
      ces alternatives durables ne peuvent être offertes que par les régions
      marocaines. L’Algérie, à part le gaz, et quelques touristes, certes dépensiers,
      n’a rien à donner. Ça aussi Zapatero le sait. Mais il n’ose pas le dire tout
      haut. Et c’est là tout le problème. Mais que peut-il ? Le pauvre est pris en
      sandwich entre la nostalgie d’une Espagne coloniale et une Algérie qui sous
      couvert du principe de l’autodétermination des peuples cherche un accès à
      l’Atlantique via le fantôme RASD. Et il ne sait même pas à quelle sauce il va
      être mangé. C’est pourquoi la diplomatie espagnole tâtonne, titube, improvise,
      avance et recule. Le dernier repli date juste d’il y a 24 heures. Il est signé
      Miguel Angel Moratinos, l’actuel ministre espagnol des Affaires étrangères et
      ex-ambassadeur de l’UE au Proche-Orient. Moratinos nous fait revenir en arrière,
      au plan Baker. Alors que Zapatero est convaincu d’une solution politique
      maroco-algérienne. L’ancien conseiller politique à l’ambassade d’Espagne à
      Rabat, en visite depuis le 01 août 2004 au Maroc (à Asilah précisément), demande
      à l'ONU de prolonger le mandat de son représentant spécial pour le Sahara.
      En assurant que l'Espagne « vote à nouveau pour le plan Baker » dans le Conseil
      de la sécurité de Nations Unies, qui se réunira avant la fin du mois d'octobre.
      Et d’ajouter que l'Espagne « n'a aucun problème avec le plan Baker ».
      Ce qui est dangereux dans la déclaration de Moratinos même si elle ne surprend
      pas c’est qu’elle met au jour une sorte de dichotomie entre le palais de la
      Moncloa et la diplomatie, un peu à l’image de l’administration américaine
      actuelle dont le chef George Bush ne chante pas sur la même longueur d’onde que
      son ministre des affaires extérieures Colin Powell. Danger !

      Abdelkarim Chankou
      02/08/2004

      ----------->
      http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=240&n=379&id_artl=4670

      Plus qu’un bond qualitatif

      Samir Sobh
      02 2004

      Discours royal

      Au moment où des analystes, spécialistes du Maghreb considèrent que le discours
      du trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI était complet et avait traité de tous
      les problèmes politiques, économiques et sociaux de manière claire, objective et
      selon une vision d’avenir, d’autres ont estimé que ce discours a épinglé la
      classe politique dont le rendement s’est rétréci ces dernières années. Et si le
      Souverain a affiché des dispositions exceptionnelles autour du dossier du
      Sahara, il n’en demeure pas moins qu’il a été ferme à propos des constantes de
      la nation quant à la souveraineté nationale et "l’intégrité territoriale".

      “C’est un véritable coup de maître”. C’est par cette expression qu’un haut
      responsable au ministère français des affaires étrangères, qui a préféré garder
      l’anonymat, a commenté la décision du Maroc de supprimer le visa pour les
      ressortissants algériens. Il a estimé que ce pas préventif ne tardera pas à
      produire des effets très positifs, en dépit du durcissement affiché ces derniers
      temps par les cercles du pouvoir algérien. En effet, selon ce responsable, cette
      décision embarrassera ces cercles et les poussera à s’ouvrir en adoptant des
      mesures de réciprocité. Cependant, la souplesse bien étudiée, exprimée par le
      discours du Roi du Maroc à propos de la question du Sahara n’a pas été
      accueillie favorablement par ces cercles qui sont empêtrés dans leurs
      contradictions internes et qui se sont exacerbées après la “démission
      volontaire” du général Lamari. D’ailleurs, les prochaines semaines nous
      édifieront sur l’évolution interne en Algérie.

      Pour sa part, Hassouna Chaouch, porte-parole du ministère libyen des affaires
      étrangères a exprimé sa satisfaction quant à cette initiative royale qualifiée
      de sage et qui sera suivie certainement d’autres décisions similaires de la part
      des “frères algériens”. dans ce cadre, Hassouna Chaouch a déclaré à La Gazette
      du Maroc que la Jamahiriya libyenne ne peut que se réjouir de cet événement qui
      lui facilitera la tâche en tant que président tournant de l’UMA. En effet, cette
      décision intervient quelques jours après la visite effectuée par le ministre
      libyen des affaires étrangères Abderrahmane Chalkam dans des capitales
      maghrébines où il a annoncé la tenue d’un prochain sommet de l’UMA.

      Mais, en Algérie, pays vers lequel tous les regards se sont tournés, ’initiative
      marocaine a été accueillie par les décideurs, comme d’habitude, avec froideur et
      n’ont exprimé aucune réaction officielle. Cependant, certains cercles ont poussé
      des médias à analyser et à commenter l’événement selon une vision qui exprime le
      doute quant à la bonne foi marocaine et que, selon un haut responsable
      militaire, l’initiateur d’une telle décision, qui n’est autre que le Roi
      Mohammed VI, a pris de court la direction algérienne en la mettant devant le
      fait accompli. Ainsi, les différentes réactions des médias algériens ont reflété
      cette atmosphère d’embarras surtout après que le ministre des affaires
      étrangères Mohamed Benaïssa ait convoqué l’ambassadeur algérien à Rabat Boualem
      Bessaih pour l’informer de la décision. Alors que d’autres médias ont considéré
      cette décision comme une main tendue du Roi Mohammed VI, certains journaux ont
      estimé que cette initiative a des soubassements purement économiques et que le
      Maroc serait le bénéficiaire de cette opération puisque la suppression du visa
      incitera les touristes algériens à visiter le Maroc lui permettant de recevoir
      une manne supplémentaire en devises fortes. Toutefois, il est devenu évident
      qu’au delà de ces réactions, les responsables algériens ne peuvent plus tarder à
      répondre, d’une manière ou d’une autre, à cette initiative.

      (...)

      Axes et constantes
      La franchise du propos dans le discours royal a été relevée par plusieurs
      observateurs. En effet, Sa Majesté Mohammed VI a défini les efforts que le Maroc
      devra déployer dans les cinq ans à venir dans sept axes majeurs. Le premier
      consiste à trouver une solution définitive au problème du Sahara sans pour
      autant faire de concessions quant aux "droits légitimes". Le second consiste à
      œuvrer à consolider les acquis démocratiques et à presser le pas quant à la
      poursuite du processus démocratique. Le troisième a trait à incarner les
      aspirations du peuple marocain par rapport à la dignité citoyenne et engagée,
      surtout en parachevant le processus des réformes engagées par la charte
      nationale pour l’éducation et la formation et la réhabilitation des champs
      religieux et culturels. Le quatrième consiste à la mise en place d’un nouveau
      contrat social. Le cinquième tend à développer le monde rural et le secteur de
      l’agriculture tout spécialement. Le sixième tend à édifier un système économique
      moderne et performant. Le septième vise à faire du Maroc un pole régional actif
      dans un environnement international en perpétuelle mutation.
      Cette nouvelle vision royale a évité de donner des promesses, mais tout en
      mettant tout le monde devant ses responsabilités.
      Le jeune Roi a, à travers son manifeste politique, économique et social, barré
      la route devant “les philosophes de l’absurde” qui n’hésitent pas à critiquer
      toute réalisation et qui minimisent la portée de toute initiative courageuse,
      voire qui ne voient dans l’attachement à la souveraineté et au droit qu’un
      durcissement exagéré ou qui ne voient dans la signature d’un accord qu’une
      concession sur la souveraineté.
      Il est utile de rappeler, cependant, que les trois dernières années ont été
      exceptionnelles et que la Maroc n’a pas été épargné par les effets du 11
      septembre. Malgré cela, le Maroc a réussi non seulement à sauvegarder sa
      stabilité politique et économique, mais il a persisté dans son engagement de
      modernisation de ses infrastructures de base, lequel engagement a été apprécié
      par plusieurs associations internationales qui estiment que le Maroc jouit d’une
      vie démocratique et de liberté telle qu’elle permet à certains opposants de
      critiquer ouvertement le système et que certains vont même au delà des simples
      critiques.

      --------->
      http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=040803111542.i5quu6cy.xml

      Madrid réaffirme son intérêt pour le Plan Baker

      MADRID, 3 août (AFP)
      L'Espagne considère que le Plan Baker pour le Sahara occidental continue à
      être utile pour le règlement du conflit du Sahara occidental, a déclaré mardi le
      secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères Bernardino Leon dans des
      déclarations à la radio Cadena Ser.
      Le "Plan Baker est un outil qui est accepté par les trois acteurs régionaux du
      conflit" (Front Polisario, Maroc, Algérie), a-t-il assuré, "aussi il est
      intéressant de commencer par là".
      L'ONU a réaffirmé en avril 2004 son soutien au plan Baker, du nom de l'ancien
      secrétaire d'Etat américain, qui préconise une période d'autonomie de 5 ans au
      Sahara occidental avant un référendum d'autodétermination sur le sort de cette
      ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975 et dont l'indépendance
      est réclamée par le Front Polisario, soutenu par l'Algérie.
      Rabat a toutefois rejeté la perspective du référendum qu'il considère comme
      "obsolète" et "inapplicable" et proposé une "large autonomie définitive", dans
      le cadre de la souveraineté marocaine, jugée "non négociable".
      Bernardino Leon, qui s'est rendu lundi à Tindouf (Algérie) où se trouvent les
      dirigeants du Polisario, a indiqué que l'Espagne désire "maintenir un dialogue
      direct et franc pour la recherche d'une solution avec toutes les parties".
      Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, qui se
      trouve au Maroc, a également assuré lundi que l'Espagne continue à soutenir le
      Plan Baker.
      "Nous n'avons aucun problème avec le Plan Baker. Ce que nous demandons, c'est
      que les parties au conflit l'acceptent", a-t-il dit à la presse espagnole.

      --------->
      ACH-CHARK AL-AWSAT
      L'Espagne demande au Conseil de sécurité d'accorder à l'émissaire du Secrétaire
      général au Sahara marocain le temps et les prérogatives nécessaires.

      Le Ministère espagnol des Affaires étrangères a annoncé que Madrid demandera au
      Conseil de sécurité au cours de la réunion d'octobre prochain, d'accorder à
      Alvaro de Soto, un délai suffisant afin d'étudier toutes les issues possibles
      pour parvenir à un règlement pacifique du conflit du Sahara, dans le cadre du
      plan Baker ().
      Le Ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel-Angel Moratinos qui a
      rapporté cette décision à Assila () n'a pas précisé cependant si de Soto
      bénéficiera de suffisamment de prérogatives pour pouvoir effectuer des
      changements dans le plan Baker, imposés par l'évolution des événements. Le
      Ministre espagnol a ajouté que l'Espagne n'excluait pas le plan Baker en soi et
      qu'elle réitérerait son appui à ce plan lorsque le Conseil de sécurité
      approuvera la prolongation de la mission de la MINURSO. () Moratinos a par
      ailleurs défendu le rapprochement entre l'Espagne et la France concernant le
      conflit du Sahara, précisant que la France avait constamment adopté une position
      favorable à "l'intégrité territoriale" marocaine ().

      ------->
      AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA
      Belkhadem annule sa visite à Assilah et le Secrétaire d'Etat espagnol aux
      Affaires étrangères se rend à Tindouf pour la seconde fois.

      () Le journal algérien "Al Watan" a estimé que "l'absence du représentant
      algérien de cette conférence peut signifier que l'Algérie n'a rien à ajouter au
      communiqué émis par le Ministère des Affaires étrangères concernant la question
      du Sahara". ()
      () Par ailleurs, le Secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères,
      Bernardino Leon s'est rendu lundi aux camps des séquestrés de Tindouf, où il a
      rencontré des dirigeants du Front séparatiste du Polisario. ()

      ------->
      AT-TAJDID
      Le Ministre algérien des Affaires étrangères annule sa visite au Maroc.

      De façon surprenante et imprévue, et un jour après l'annulation du visa imposé
      aux ressortissants algériens (), le Ministre algérien des Affaires étrangères,
      Abdelaziz Belkhadem a annulé avant hier la visite qu'il devait effectuer
      dimanche dernier au Maroc () pour participer à la conférence d'ouverture de la
      saison culturelle internationale d'Assila (). Le Ministère algérien des Affaires
      étrangères n'a pas encore précisé officiellement les raisons de l'annulation de
      la visite ().


      ----------->
      http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=040803102234.zy97kcj7.xml

      Sahara occidental: la clé de la paix chez le président algérien Bouteflika
      (journal marocain)

      RABAT, 3 août (AFP)
      La clé de la paix au Maghreb, qui passe par une solution du conflit du Sahara
      occidental, est entre les mains du président algérien Abdelaziz Bouteflika,
      estime mardi le quotidien Aujourd'hui Le Maroc.
      "Alger est à la fois une partie du problème (ndlr: du Sahara occidental) et de
      la solution", écrit ce journal en affirmant que l'offre marocaine de l'autonomie
      dans le cadre de la souveraineté du Maroc est "moralement juste, politiquement
      honnête et juridiquement acceptable".
      "C'est pour cela que, symboliquement, la clé de la paix dans la région est,
      désormais, chez Bouteflika, et lui seul: un authentique rendez-vous avec
      l'Histoire, celle qui grandit les Hommes", souligne Aujourd'hui Le Maroc.
      Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole qui prolonge le territoire
      marocain vers le sud, est l'objet d'un conflit de souveraineté entre le Maroc,
      qui l'a annexé en 1975, et le Front Polisario soutenu par l'Algérie.
      La position des Etats-Unis, de la France et de l'Espagne qui encouragent les
      parties concernées à trouver une solution au conflit du Sahara occidental
      constitue, selon le journal, "une chance inespérée pour le Maghreb, ses peuples,
      ses économies, et pour l'ensemble de la Méditerranée".
      Concernant la réouverture de la frontière algéro-marocaine, fermée depuis 1994,
      Aujourd'hui Le Maroc assure que "la balle est dans le camp algérien" après que
      Rabat eut décidé unilatéralement, le 30 juillet, de lever le visa imposé aux
      ressortissants algériens depuis 10 ans.
      "Au sommet du pouvoir en Algérie, l'initiative marocaine semble avoir provoqué
      un effet de stupeur qui a empêché les décideurs algériens de réagir
      convenablement", estime le journal qui y voit la cause de l'annulation par le
      chef de la diplomatie algérienne, Abdelaziz Belkhadem, d'une visite au Maroc. Il
      était prévu que M. Belkhadem rencontre dimanche à Assila (nord) ses homologues
      marocain et espagnol MM. Mohamed Benaïssa et Miguel Angel Moratinos.

      ---------->
      http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=18171

      Éditorial : Demain à Alger

      Le mot d’ordre de l’Algérie «institutionnelle» est de banaliser la décision
      marocaine, historique, courageuse et généreuse, d’ouvrir ses portes, sans visa,
      aux ressortissants algériens. Après l’effet de surprise, réel, et l’analyse,
      sommaire, des conséquences multiformes du geste royal, l’establishment algérien
      semble vouloir rabaisser cet événement au rang d’une nouvelle péripétie, sans
      grande signification, dans ses relations, traditionnellement tendues et
      méfiantes avec le voisin de l’Ouest. Cela est plus l’expression d’une gêne
      conjoncturelle que d’une posture définitive qui engagerait l’avenir.
      Pourtant, il est évident aujourd’hui pour tous les observateurs sérieux, que la
      décision marocaine n’est ni le produit de pressions quelconques ni le fruit de
      quelques négociations secrètes. Ce geste souverain se suffit à lui-même. C’est
      en voulant à tout prix lui donner un sens qu’il n’a pas, que d’aucuns se
      fourvoient dans des analyses paranoïaques ou schizophrènes, c’est selon, qui
      dénote d’un grand désarroi.
      Pour faire court, le Maroc a toujours vécu sans l’argent des Algériens. Cela
      fait 30 ans qu’il assume seul et avec succès un effort de guerre pour la
      sauvegarde de son intégrité territoriale que lui impose un voisin sponsor d’une
      cause superficielle et fratricide. Danger terroriste ou pas, le Maroc a toujours
      été intraitable et ferme sur sa sécurité intérieure. Islamisme rampant ou
      salafisme armé, le Maroc fait face avec ses valeurs séculaires, ses convictions
      profondes et avec la puissance légitime de l’autorité de l’Etat. Vraiment,
      l’affaire du visa, aujourd’hui, n’a rien à avoir avec tout cela.
      Par contre, l’Algérie, elle, a changé. C’est la première fois qu’un Président
      élu tient sa légitimité directement du scrutin universel contre les coteries
      militaro-industrielles qui ont fait du Sahara marocain une question de survie.
      Ce président peut donc donner à son pays l’environnement régional le plus
      propice à son développement. Malgré les efforts en Algérie, l’affaire du Sahara
      est une affaire qui concerne peu les citoyens et personne ne versera une goutte
      de sang pour ce mirage du passé. En outre, l’Algérie a plus que jamais besoin de
      s’inscrire dans une logique régionale apaisée qui repose sur une sécurité
      collective structurée, une intégration réelle des pays de l’UMA et des relations
      euro-méditerranéennes avancées. Ce sont là, au-delà des ratiocinations, des
      constats intangibles.

      Quant à l’affaire du Sahara "marocain", qui serait le mobile du «crime» - quel
      beau crime que de permettre à des familles de se retrouver après dix ans de
      séparation ! –, la position du Maroc est claire après la disqualification du
      plan Baker. Alger est, à la fois, une partie du problème et de la solution.
      L’offre marocaine de l’autonomie, dans le cadre de "sa souveraineté" et de "son
      intégrité territoriale", est "moralement juste", "politiquement honnête" et
      "juridiquement acceptable".
      C’est pour cela que, symboliquement, la clé de la paix dans la région est,
      désormais, chez Bouteflika. Et lui seul. Un authentique rendez-vous avec
      l’Histoire. Celle qui grandit les Hommes.
      Maintenant, que les USA, la France et l’Espagne poussent à la roue, ensemble,
      et, pour la première fois, dans ce sens, est une chance inespérée pour le
      Maghreb, ses peuples, ses économies, et l’ensemble de la Méditerranée. Cela
      constitue, en fait, un vrai ticket d’entrée dans la modernité. Libre à nous de
      le prendre ou pas. Mais, cette fois-ci, nous savons exactement ce que nous
      perdons tous.

      Par: Khalil HACHIMI IDRISSI

      <------------------>
      2. USA-SAHARA-MAROC
      http://www.telquel-online.com/138/sujet1.shtml

      Par Ahmed R. Benchemsi

      Bilan, Mohammed VI : 5 ans de règne, de A à Z

      En 26 mots-clés, tour d'horizon de ce qui a avancé, de ce qui a reculé… et de ce
      qui tourne toujours en rond, dans "le plus beau pays du monde".

      (...)
      S comme sahara

      Depuis le cessez-le-feu, en 1991, le dossier Sahara ronronnait dans son impasse.
      En juillet 2003, les États-Unis, grisés par leur succès en Irak, se sont mis en
      tête d'écarter ce "conflit mineur" de leur route vers un Grand Moyen-Orient
      pacifié. James Baker, un proche des Bush, a donc proposé un plan énorme,
      grossier, à l'américaine… qui préparait ouvertement le terrain à l'indépendance
      du Sahara. Hors de question pour la monarchie, quitte à défier l'unique
      superpuissance mondiale. Question de survie. Puis le temps est passé, et l'Irak
      a commencé à exploser entre les mains de Bush. Nettement moins arrogant, et
      soucieux de se faire des amis dans le monde arabe, ce dernier a, tout
      simplement, "lâché du lest". C'est reparti pour une longue, très longue impasse
      au Sahara… qui, finalement, arrange tous les protagonistes.


      <------------>
      3. SAHARA-ONU
      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/08/03/cad_international.htm

      Nations Unies / Alvaro de Soto chez le Polisario

      L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour le
      Sahara-Occidental, Alvaro de Soto était attendu hier en fin d'après-midi dans
      les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf pour discuter avec les autorités du
      Polisario sur le règlement du conflit du Sahara-Occidental.

      Cette première visite à Tindouf du remplaçant de James Baker s’inscrit dans le
      cadre de la tournée maghrébine qu’il a entreprise et qui devra le conduire à
      Alger, à Rabat et à El Aaiun dans les territoire occupés du Sahara-Occidental.
      Alvaro de Soto avait annoncé la semaine dernière son intention d’ouvrir la
      concertation avec les différentes parties concernées par le conflit sahraoui.
      Cette virée, qui intervient à moins de trois mois de la fin du mandat de la
      Minurso le 31 octobre, a été précédée de longs entretiens d’Alvaro de Soto avec
      Washington, Paris et Madrid. Les camps des réfugiés sahraouis avaient reçu dans
      la matinée la visite du secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères,
      Bernardino Léon Gross. Lors de sa visite-éclaire, le ministre espagnol a estimé
      que l'«unique plan pour le règlement du conflit sahraoui est le plan Baker» et
      que son gouvernement travaille sur cette base pour le résoudre. A l’issue de
      l'entretien qu’il a eu avec le président de la République arabe sahraouie
      démocratique, Mohamed Abdelaziz, M. Bernardino a souligné «l’urgence» de trouver
      une solution au problème du Sahara-Occidental qui «requiert de la communauté
      internationale et surtout de l'ONU d'assumer leur devoir, aux côtés des acteurs
      principaux du conflit». Le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a souligné
      que son pays s'activait à «faciliter» et à «contribuer» pour trouver une
      solution au conflit et dans les meilleurs délais. Saisissant l’occasion de la
      visite du responsable espagnol, les autorités sahraouies ont rappelé que la
      solution «finale» et «naturelle» au conflit sahraoui est «la liberté et
      l’indépendance nationale». En rappelant la responsabilité historique de
      l'Espagne dans le conflit, le Polisario prend acte des assurances de Bernardino
      Léon Gross formulées hier lors de sa rencontre avec les responsables sahraouis
      quant l’«inexistence d’un plan Zapatero».

      Par Monia Zergane

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      http://www.afapredesa.org/pag/datos/fr_activiteSucomision_07_04.htm

      Activités de la délégation sahraouie durant les travaux de la 56ème session de
      la sous-commission de la promotion et de la protection des droits de l'Homme à
      Genève

      Une délégation sahraouie composée de membres de l’Union des Juristes Sahraouis,
      AFAPREDESA et les membres de notre représentation en Suisse participe aux
      travaux de la 56ème session de la sous-commission de la promotion et de la
      protection des droits de l'Homme à Genève.

      En marge des travaux de cette session, la délégation sahraouie mène plusieurs
      activités, portant sur des entretiens avec les experts membres de la
      sous-commission et des rencontres avec les représentants des ONGs pour les
      informer sur les derniers développements du conflit du Sahara occidental et les
      graves violations des droits de l'Homme commises par les autorités d’occupation
      marocaines à l’encontre de la population sahraouie et en particulier la
      situation des défenseurs sahraouis des droits de l’homme.

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      4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-REPRESSION
      http://www.telquel-online.com/138/actu_138.shtml

      Victimes sahraouies. Le fin mot de l’IER

      L’Instance équité et réconciliation est revenue bredouille de Laâyoune, la
      semaine dernière. "Nous avons détecté quelques 420 cas qui nécessitent une
      intervention médicale d’urgence, mais le nombre élevé d’associations de victimes
      sahraouies complique notre tâche", déplore un membre de l’IER. Très peu
      d’informations filtrent sur les raisons derrière les maladies et autres lésions
      enregistrées au sein de cette population. Mines anti-personnel, Kelaat M’gouna,
      Agdz ? L’IER se refuse d’avancer des hypothèses. Pourquoi ce black out ? "Pour
      vaquer au plus urgent, à la situation sanitaire", nous explique-t-on. Mais tant
      que les différents représentants des victimes protestent en rangs dispersés, ce
      sera peine perdue.

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      5. ALGÉRIE-MAROC
      http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=4662&r=1&sr=1

      La bonne volonté du Maroc
      KAMAL LAHLOU
      02 2004

      Le Maroc n'a jamais cessé d'exprimer sa bonne volonté pour le renforcement des
      relations de bon voisinage avec l'Algérie sœur. Cette bonne volonté se fonde sur
      une conviction inébranlable que la clef de l'avenir pour le Maghreb arabe dans
      ses relations avec les regroupements régionaux et internationaux commence par
      l'assainissement du climat entre le Maroc et l'Algérie. A ce propos, nous ne
      voulons pas rappeler les calculs de la guerre froide, ceux des rapports de force
      entre les deux blocs de l'Est et de l'Ouest et la tentative de gérer leurs
      contradictions dans de nombreux endroits de la planète dont la région du
      Maghreb. Nous ne voulons pas rappeler que le conflit inventé de toute pièce
      autour du Sahara marocain faisait partie de ces calculs.
      La guerre froide relève désormais du passé y compris ses calculs et ses
      répercussions. L'avenir nous impose, donc, à l'ombre des contraintes de la
      mondialisation, de nous libérer de la logique de la division et de nous armer de
      celle de l'union. D'où l'importance de l'édification de l'Union maghrébine non
      seulement pour des raisons politiques mais également pour des raisons
      économiques et géostratégiques. Le Maroc a pris conscience très tôt de cette
      réalité et a œuvré pour la construction de l'Union du Maghreb Arabe qui a vu le
      jour à Marrakech en 1989. Le Royaume a toujours réaffirmé que l'édification de
      cette union constitue un choix stratégique irréversible en dépit des obstacles
      posés par l'Algérie à commencer par la fermeture des frontières terrestres en
      1994 et pour finir avec la position hostile à l'égard de notre intégrité
      territoriale.
      Convaincu de la nécessité de renforcer ses relations avec l'Algérie, le Maroc
      n'arrête pas d'œuvrer pour dépasser tous les différends et désaccords en
      appelant au dialogue et à la prise de décisions concrètes à même d'aider à
      préparer les esprits à revenir à la voie de la sagesse pour préserver les
      intérêts des peuples de la région. C'est ce qui explique les appels incessants
      que le Maroc adresse à l'Algérie. D'ailleurs, les visites effectuées par un
      certain nombre de responsables marocains en Algérie dont la dernière est celle
      du ministre de l'Intérieur, s'inscrivent dans cette vision. En dépit de ce qui a
      été dit sur ses résultats, le Maroc considère le dernier déplacement à Alger du
      ministre de l'Intérieur comme une réussite pour la simple raison que la visite
      est l'expression même de la bonne foi qui anime le Maroc à l'égard de ses frères
      algériens. Toujours dans le registre de la bonne foi, le discours de S.M. le Roi
      Mohammed VI, prononcé le 30 juillet dernier à l'occasion du cinquième
      anniversaire de son intronisation, est venu réaffirmer le souci et la volonté du
      Maroc de renforcer les relations de bon voisinage avec l'Algérie, non seulement
      dans la perspective de trouver une solution juste et durable à la question de
      nos provinces du Sud mais aussi dans la perspective de l'édification de l’UMA.
      Néanmoins, cela ne pourra se faire qu'à la condition d'inaugurer une nouvelle
      ère de dialogue et de prendre des mesures supplémentaires pour dépasser tous les
      obstacles. C'est dans ce cadre qu'intervient la décision du Maroc et sur
      instructions de S.M. le Roi, le jour de la Fête du Trône, de supprimer le visa
      aux Algériens désirant se rendre au Maroc.
      Une fois de plus, nous ne voulons pas rappeler les raisons ayant poussé le Maroc
      à prendre la décision d'imposer le visa parce que la sécurité et la stabilité du
      Royaume ont été visées. Et au moment où les responsables marocains pariaient sur
      la compréhension de l'Algérie quant aux raisons qui ont motivé cette décision,
      ils ont été surpris par la décision d'Alger de fermer les frontières. Quelles
      que soient les explications et les raisons, nous estimons que cette période est
      révolue et que le climat dans la région du Maghreb arabe en 2004 n'est pas le
      même que celui ayant prévalu en 1994. Par conséquent, nous devons relever les
      nouveaux défis par de nouvelles mentalités. Dans son discours à l'occasion de la
      Fête du Trône, S.M. le Roi Mohammed VI a fait part de sa volonté de renforcer
      les relations de bon voisinage avec l'Algérie, volonté traduite dans les faits
      par la suppression du visa d'entrée des Algériens. Il s'agit là de la meilleure
      preuve de la bonne foi. Maintenant la balle est dans le camp algérien.

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      http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=240&n=379&id_artl=4671

      Un premier pas vers un nouveau départ
      Omar Rifi
      02 2004

      Suppression du visa pour les Algériens

      Le Maroc a, officiellement, déclaré avoir supprimé, sur Hautes instructions
      royales, toutes les formalités de visa pour les ressortissants algériens depuis
      le 30 juillet coïncidant avec le cinquième anniversaire de l’intronisation de Sa
      Majesté le Roi Mohammed VI. Parallèlement à la symbolique du geste, la décision
      prise unilatéralement par le Maroc est venue mettre un terme à une situation qui
      a duré depuis 1994.

      Vendredi dernier, dans la soirée, et alors que le Maroc célébrait le cinquième
      anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Souverain a
      pris la décision d’annuler toutes les formalités du visa au profit des
      ressortissants algériens. A ce propos, les observateurs n’ont pas manqué de
      relever que cette décision accompagne les paroles exprimées par le discours
      royal notamment quand le Souverain avait dit : “… En ce qui concerne nos
      relations avec nos voisins immédiats, nous exprimons notre ferme volonté de leur
      insuffler un nouveau souffle surtout avec l’Algérie-sœur, en les dynamisant et
      en assainissant leur environnement pour répondre aux aspirations de nos peuples
      à un avenir empreint de solidarité et de fraternité”.
      Juste après la décision, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa,
      a reçu en audience l’ambassadeur algérien accrédité à Rabat, Boualem Bessaïh,
      pour l’informer. Ainsi, cette décision prise unilatéralement par le Maroc a mis
      fin à une situation qui a duré dix ans. Et pour revenir sur les conditions ayant
      imposé le visa, il faut
      rappeler que le Maroc a été obligé de prendre pareille mesure au cours de l’été
      1994 à l’issue des attentats perpétrés contre l’hôtel Atlas Asni et qui ont fait
      deux morts dans les rangs de touristes espagnols. Le Maroc avait accusé, alors,
      la sécurité militaire algérienne d’avoir commandité l’attentat pour déstabiliser
      le pays. Et après l’instauration du système du visa, l’Algérie a décrété la
      fermeture de la frontière terrestre. Depuis ce temps, les deux capitales n’ont
      cessé d’affirmer que la suppression d’une telle disposition interviendrait le
      moment opportun selon l’évolution de la situation régionale. Les observateurs
      n’ont pas manqué également de lier cette décision aux récentes visites
      effectuées ces derniers temps par un certain nombre de responsables en Algérie,
      notamment la récente visite effectuée le 20 juillet par le ministre marocain de
      l’Intérieur, Mustapha Sahel. En effet, à l’issue de cette visite, on a commencé
      à parler d’un regain d’optimisme quant à la normalisation des relations entre
      les deux pays et surtout sur leur implication dans la lutte antiterroriste.
      D’autres liens ont été établis entre cette décision et la prochaine visite
      qu’effectuera le 15 août le Premier ministre, Driss Jettou, à Alger. De même que
      cette décision a coïncidé avec le ballet diplomatique de hauts responsables
      espagnols et français dans la région, ce qui a fait dire à certains analystes
      que le Maroc a répondu favorablement aux doléances de certains pays amis qui
      insistent sur l’ouverture d’une nouvelle page avec l’Algérie. En effet, cette
      normalisation est devenue une revendication internationale et une condition sine
      qua non pour trouver une solution politique au conflit autour de nos provinces
      sahariennes. Cette pression internationale s’accentue davantage notamment après
      la découverte de l’activisme terroriste dans la région de l’Afrique occidentale,
      y compris dans les confins sahariens du Maghreb. Dans ce cadre, certains milieux
      indiquent qu’au vu de la situation en Afrique du Nord, la décision du Maroc
      s’inscrit dans son engagement en faveur de l’édification d’un Maghreb de paix et
      de stabilité. Donc, le contexte dans lequel a été prise cette décision est très
      symbolique, notamment juste après le discours royal dont l’un des paragraphes
      dit clairement : “Le Maroc ne ménagera aucun effort pour édifier l’union du
      Maghreb dans un cadre de clarté, d’engagement, d’intérêts mutuels, de respect de
      la souveraineté des Etats et de leur intégrité territoriale”. C’est cet objectif
      stratégique que poursuit le Maroc selon une vision qui permet de faire de cette
      union un « espace de démocratie, de progrès, de stabilité et de prospérité pour
      qu’il devienne une force de négociations dans son environnement méditerranéen
      face aux regroupements régionaux et internationaux». Il est clair, donc, que le
      Maroc a franchi un pas en prenant cette décision, sans laquelle il était
      difficile de prévoir une quelconque évolution de la situation. Mais, c’est au
      niveau des réactions que l’on observera si la volonté existe réellement
      d’édifier un grand Maghreb arabe que tout le monde chante. Pour sa part, la
      presse algérienne a réservé de grands espaces dans les “unes” tant en analyses
      qu’en commentaires. Les titres diffèrent d’un organe à l’autre. Ainsi, le
      quotidien “Liberté” du samedi a titré “Le Maroc supprime le visa” et considère
      que la décision “fait le bonheur des voyageurs algériens”. “Liberté” ajoute que
      “la suppression du visa est l’aboutissement de plusieurs rounds de
      négociations.. et que la normalisation entre les deux pays est désormais
      possible”. Pour sa part, le quotidien
      “El Watan” a commenté la décision comme étant “la main tendue de Mohammed VI”.
      “Al Khabar” et “Liberté” considèrent également que la décision marocaine est une
      “initiative de bonne foi”. Quoiqu’il en soit, la décision du Maroc vise à donner
      une autre chance à la stabilité et à la coopération régionale, à travers le
      lancement d’un nouveau départ.

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      http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=18172

      Le visa fait perdre la tête à la presse algérienne

      A l’heure où le peuple algérien se réjouit d’entrer sans visa au Maroc, la
      presse de nos voisins tente de réduire l’impact de cet événement. Elle va de la
      prudence à l’anathème. Rappelons les faits.
      L’annulation du visa a été annoncée vendredi sur décision de SM le Roi Mohammed
      VI, quelques heures après le discours qu’il a prononcé à l’occasion de la Fête
      du Trône. Dans ce discours, le Souverain a affirmé qu’il était déterminé à
      donner une «nouvelle impulsion» aux relations avec les pays voisins du Maroc,
      «notamment avec l’Algérie sœur». Un jour plus tôt, le président algérien
      Abdelaziz Bouteflika avait fait part dans un message adressé au Souverain, à
      l’occasion de la Fête du Trône, de son souhait de raffermir les relations entre
      les deux pays. Il a utilisé des expressions chaleureuses comme «objectifs
      communs », «communauté de destin »… Et bien, il a été pris au mot. L’initiative
      du Maroc n’engage certes pas au principe de l’application de la réciprocité,
      mais elle accule l’Algérie à une réponse qui tarde à venir. La seule réaction
      officielle vient d’Abdelaziz Belkhadem, ministre algérien des Affaires
      étrangères. Il a affirmé samedi que l’initiative du Royaume s’inscrit dans le
      cadre de la «concrétisation des liens d’amitié et de fraternité entre les deux
      pays», rapporte l’agence de presse algérienne APS.
      Toutefois, le chef de la diplomatie algérienne a annulé dans la précipitation sa
      participation à un séminaire sur les relations euro-méditerranéennes à Assilah
      auquel s’est rendu Miguel Angel Moratinos, le ministre des Affaires étrangères
      espagnol.

      Le quotidien Le Soir d’Alger nous en donne la raison : «en se rendant au Maroc,
      Abdelaziz Belkhadem n’aurait pu contourner l’épineuse question de la suppression
      des visas aux citoyens algériens». Les autres commentaires de la presse
      algérienne cafouillent dans leurs efforts à donner un sens à la décision du
      Maroc.

      Le Quotidien d’Oran souligne la «volonté des deux hautes politiques à se
      rapprocher», notamment à travers le renforcement d’une identité maghrébine. Un
      autre article de ce même journal tempère cependant les propos du premier en
      envoyant l’initiative marocaine vers les métaphores du jeu. A ses yeux, le Maroc
      a damé le pion à l’Algérie. «En décidant brusquement l’ouverture de ses
      frontières, juste après le forcing diplomatique de quelques pays du voisinage
      pour débloquer le dossier du Sahara occidental, le Maroc place l’Algérie dans la
      situation d’une obligation de réaction et s’offre l’image diplomatique luxueuse
      d’un pays de bonne volonté ».
      En somme, il ravale un geste généreux, serein au rang d’un calcul politicien
      visant à mettre dans l’embarras l’adversaire. Un geste qualifié de «jeu de
      cache-cache sous forme d’un jeu d’échecs». Bien malin celui qui saura se
      retrouver entre colin-maillard et Kasparov.

      Pour sa part, le journal Liberté ne sait pas vers quels arguments se tourner
      pour donner du sens à la suppression du visa. L’éditorialiste de ce journal en
      réduit évidemment la portée en la considérant comme accessoire, alors qu’Alger
      «préfère une solution globale plus garante de l’avenir qu’une solution partielle
      plus soucieuse d’intérêts conjoncturels». Il n’en veut comme preuve de cette
      globalité que les frontières entre les deux pays dont « Rabat n’a pas encore
      accepté le bornage » et «l’indemnisation des Algériens expropriés en 1994». Sans
      une once de mauvaise foi, on ne peut que s’étonner devant une démarche qui
      préconise la solution de tous les problèmes de la terre en une seule fois, alors
      que la logique et le bon sens élémentaire portent toujours à traiter un vaste
      sujet point par point pour que l’ensemble soit lisible.

      Le quotidien L’Expression, l’un des plus excités, voit de son côté dans cette
      décision «un signal fort qui pourrait modifier les rapports de force, notamment
      en ce qui concerne le conflit du Sahara occidental». On peut se demander
      pourquoi la presse algérienne qui ne laisse pas passer une occasion sans
      rappeler que le conflit du Sahara ne concerne ni de près ni de loin l’Algérie,
      mais relève de cette littérature consommée, usée de «décolonisation » du «droit
      des peuples à l’autodétermination», mette soudain en avant le dossier du Sahara.
      L’initiative marocaine lui fait donc oublier jusqu’à ses fondamentaux. Ce n’est
      pas tout. En perte de vitesse, le quotidien L’Expression fait feu de tout bois.
      Il utilise des bûches mouillées qui font trop de fumée pour rien. Qu’on écoute
      un peu les explications de ce journal : «Le Maroc se trouve actuellement au
      creux de la vague, ravagé par une paupérisation rampante qui touche de larges
      strates de la société marocaine, notamment dans les campagnes qui ne trouvent
      comme moyen de subsistance que la culture du hachisch et du cannabis». Oui, ce
      journal veut convaincre qui veut bien le croire que les autorités marocaines
      tentent une action de dernière chance pour sauver le pays de la famine, en
      profitant de la manne des milliers de touristes algériens. Il n’est pas le seul.

      D’une manière plus mesurée, l’éditorialiste du quotidien El Watan explique que
      la décision marocaine relève du repentir : «le Pouvoir marocain se mordit les
      doigts lorsqu’il mesura l’ampleur des pertes économiques: le flux touristique se
      tarit et, avec lui, les centaines de millions de dollars dépensés par les
      Algériens». Sans verser dans l’exercice de démonstration puérile et contagieuse,
      cela fait des années que le Maroc se passe de l’argent des touristes algériens.
      Et il faut être simple d’esprit ou demeuré pour croire qu’il a brutalement
      réalisé que la panacée à tous les problèmes sociaux viendrait avec les touristes
      algériens. A rappeler que le visa a été imposé aux ressortissants algériens en
      août 1994 après l’attentat contre l’hôtel Atlas-Asni de Marrakech, exécuté par
      des terroristes d’origine algérienne. L’Algérie avait riposté en fermant la
      frontière entre les deux pays. S.M le Roi a donc fait le geste qui prouve les
      bonnes dispositions du Maroc à normaliser ses rapports avec l’Algérie.

      Au lieu de verser dans la paranoïa et entrer dans la logique de qui mettra échec
      et mat l’autre, la presse de nos voisins devrait considérer cette initiative
      pour ce qu’elle est : une main tendue pour écrire une nouvelle page. La balle
      est dans le camp de nos voisins. Mais ce n’est pas une balle viciée et encore
      moins une grenade. C’est un message de paix. Libre aux autori<br/><br/>(Message over 64 KB, truncated)
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