Chargement ...
Désolé, une erreur est survenue lors du chargement du contenu.

Presse algerienne du 15-VII-2004

Agrandir la zone des messages
  • Carlos Ruiz Miguel
    S O M M A I R E 1. SAHARA-ESPAGNE-FRANCE-MAROC-COMPLOT 1.1. PRESSE ALGÉRIENNE - LE QUOTIDIEN D ORAN: Sahara, l’enfer et les bonnes intentions - LE QUOTIDIEN
    Message 1 de 1 , 15 juil. 2004
      S O M M A I R E

      1. SAHARA-ESPAGNE-FRANCE-MAROC-COMPLOT
      1.1. PRESSE ALGÉRIENNE
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN: Sahara, l’enfer et les bonnes intentions
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN: Zapatero à propos du Sahara Occidental
      - L'EXPRESSION: Nivellement par le bas
      - LIBERTÉ: L’Algérie rejette les propositions de Madrid et de Paris
      Sahara occidental: La polémique
      - LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Après Michel Barnier, Zapatero ne convainc pas Alger
      - LE MATIN (algérie): Belkhadem: « Nous ne sommes pas les tuteurs des Sahraouis
      »/
      - LA TRIBUNE: Zapatero plaide pour un «accord viable» sur la question du Sahara
      occidental
      - EL MOUJDAHID: La visite en Algérie, de M. José Luiz Rodriguez Zapatero,
      Président du gouvernement espagnol. Alger- Madrid: Des relations très fortes/
      Belkhadem au cours d’une conférence de presse: “Le problème du Sahara occidental
      est un problème de décolonisation”
      - LIBERTÉ: Malentendu
      - LIBERTÉ: Les déclarations se multiplient sur le dossier du Sahara
      Que cache ce nouveau plan d’accord ?
      - L'EXPRESSION: Zapatero l’avocat du diable
      - LE JEUNE INDÉPENDANT: Zapatero propose un dialogue entre l’Espagne, la France,
      l’Algérie et le Maroc au sujet du Sahara occidental/ Belkhadem : le Polisario
      est le mieux indiqué
      - EL WATAN: Zapatero et le conflit du Sahara-Occidental / Madrid clarifie sa
      position
      - LE MATIN (algérie): Les tractations ont commencé
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN: La bonne adresse
      - LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: La visite de Zapatero à travers la presse espagnole
      Medgaz et le Sahara occidental au menu


      ===========================================================
      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
      ===========================================================


      1. SAHARA-ESPAGNE-FRANCE-MAROC-COMPLOT
      1.1. PRESSE ALGÉRIENNE
      http://www.quotidien-oran.com/quot2901/analyse.htm

      Sahara, l’enfer et les bonnes intentions

      Par M.Saâdoune

      Sans avoir la satisfaction d’un retournement franc de la position de l’Espagne,
      Rabat peut trouver matière à satisfaction dans l’exercice d’équilibrisme de
      Rodriguez Zapatero. Il a fait, hier, référence à la «légalité internationale»
      mais s’est abstenu d’évoquer le plan Baker qui, jusqu’à présent, représente
      encore l’avis de la communauté internationale. On ne retrouve pas non plus dans
      la bouche du Premier ministre espagnol de référence à l’autodétermination. A la
      place, on a la promesse que le gouvernement espagnol ne ménagera pas d’effort
      pour une solution «juste et définitive qui permettrait au peuple sahraoui de
      voir le bout du tunnel».

      C’est effectivement un recul par rapport à la position traditionnelle de
      l’Espagne en faveur de l’autodétermination qui est une notion clairement établie
      en droit international et que l’expression «bout du tunnel» ne peut en aucun cas
      remplacer. En tout cas, ni «un rôle décisif» qu’il souhaite à l’Onu pour trouver
      une «solution viable», ni «l’accord de toutes les parties» pour parvenir à une
      solution «viable», ne peuvent masquer que sur le dossier du Sahara Occidental,
      l’Espagne est en train de se défausser de sa responsabilité de puissance
      occupante du territoire en s’alignant sur les positions de Paris.

      Il n’était donc pas surprenant, comme après l’appel de Michel Barnier pour un
      «dialogue direct» entre Alger et Rabat, que Zapatero soit obligé de faire à
      nouveau diplomatiquement une mise au point. Pas question de sortir le problème
      du cadre des Nations unies, ni de déplacer vers un cadre méditerranéen,
      maghrébin ou arabe. Ni de sortir de la démarche visant à aboutir à un exercice
      effectif du principe des droits des peuples à l’autodétermination.

      Car il ne faut pas se leurrer et faire la politique de l’autruche: les appels à
      un «dialogue direct» de Paris et la recherche d’un «consensus» entre les
      différentes parties participent d’une seule et même démarche: sortir de l’option
      du référendum d’autodétermination comme le veut Rabat.

      Non seulement il est demandé à Alger de transiger avec ce principe qui est à la
      base de sa politique extérieure depuis des décennies, mais l’on veut qu’elle use
      de son «influence» auprès des Sahraouis pour les amener à renoncer. Il était
      inévitable que Abdelaziz Belkhadem rappelle que les Sahraouis existent et que
      les Algériens ne sont pas leurs «tuteurs» et ne «peuvent se substituer» à eux.
      En rappelant que les Sahraouis ont leur propre avis, les officiels algériens
      semblent signifier qu’il serait vain d’attendre d’eux qu’ils exercent des
      pressions pour amener les Sahraouis à aller dans le sens des exigences du Maroc.

      On peut constater que l’activisme diplomatique autour de la question sahraouie
      qui se déploie en vue de «dépasser» le plan Baker et le recours à
      l’autodétermination est en train de ramener les choses à la case départ. Il est,
      en effet, difficile d’imaginer un «rôle décisif» de l’Onu sur le dossier alors
      qu’elle en a la charge depuis des années et qu’elle a déployé des trésors de
      diplomatie pour élaborer des solutions «viables». Le fond du problème est que le
      Maroc a créé une situation inextricable en décidant après des années de
      collaboration et de guérilla politique avec la Minurso - en charge de la
      préparation du référendum - que jamais il n’acceptera la tenue d’un scrutin
      d’autodétermination. Il y a une situation d’impasse et on voit mal comment un
      «dialogue direct» entre Alger et Rabat pourrait y changer quelque chose. En
      affaiblissant - en dépit des déclarations - le rôle de l’Onu, Paris et
      maintenant Madrid risquent en fin de compte de relancer un «dialogue direct»
      armé entre le Maroc et les Sahraouis.

      ---------->
      http://www.quotidien-oran.com/quot2901/even.htm

      Zapatero à propos du Sahara Occidental

      La prudence de Madrid

      Faisant fi du plan Baker et des résolutions onusiennes, le président du
      gouvernement espagnol lance à partir d’Alger un appel à «un plan d’accord pour
      la résolution du conflit sahraoui dont l’ONU sera le leader et qui satisfait
      tous les partenaires».

      Fraîchement élu aux commandes du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez
      Zapatero ne semble pas détenir tous les éléments nécessaires pour faire une
      proposition claire et précise d’un règlement à la question sahraouie. Il tient
      seulement à ce qu’un plan de paix soit initié par les Nations unies dans les
      plus brefs délais.

      «J’insiste pour cela que l’ONU soit le leader et la référence de la légalité
      internationale et avec l’accord de tous les partenaires», avait-il soutenu hier
      lors de son point de presse à la résidence El-Mithak. Les partenaires auxquels
      il fait allusion sont «ceux qui ont avec le conflit un intérêt direct pour des
      raisons historiques ou autres, à savoir la RASD, le Maroc, l’Espagne, la France,
      et l’Algérie si elle est disposée à le faire». Par cette précision sur
      l’Algérie, Zapatero veut certainement être prudent et ne pas donner l’air
      d’acculer ce qu’il qualifie de «partenaire fondamental dans le dialogue
      euro-méditerranéen et la relance du processus de Barcelone». L’Algérie est aussi
      pour lui ce pays avec lequel l’Espagne compte renforcer ses relations à tous les
      niveaux. Le plan Baker compte aux yeux du responsable espagnol «des points
      positifs», qu’il faudra peut-être exploiter pour arriver à trouver un plan
      d’accord. Zapatero veut ainsi revenir au point zéro. «Notre position doit être
      raisonnable», dira-t-il, pour préciser que «j’ai expliqué la position espagnole
      au président Bouteflika mais je n’ai absolument rien réclamé».

      Ce à quoi le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz
      Belkhadem, répondra que «les parties concernées dans ce conflit sont
      exclusivement le Front Polisario et le Maroc et l’Algérie pourra aider à toute
      solution qui prendra en compte la légalité internationale». Belkhadem a répondu
      hier aux questions des journalistes présents à El-Mithak, mais après que
      Zapatero eut quitté son pupitre de conférencier et fut sorti de la salle. Pour
      être plus clair, le ministre algérien dira: «Nous ne pouvons nous substituer au
      peuple sahraoui et s’il y a une conférence à quatre, c’est-à-dire Maroc,
      Espagne, France, Algérie, pour parler des problèmes de bon voisinage, nous
      sommes d’accord pour y participer. Mais si c’est pour discuter du Sahara
      Occidental, il faut remplacer l’Algérie par le Front Polisario». Voilà une
      réponse on ne peut plus claire aux propos de Zapatero, qui marquent un net recul
      par rapport à la position exprimée par l’Espagne sur ce dossier sous le règne
      d’Aznar. Belkhadem tiendra à souligner que «l’appellation du plan d’accord n’a
      pas d’importance mais tout ce qui concerne l’autodétermination est le bienvenu».
      En tenant à réitérer la position d’Alger, le chef de la diplomatie algérienne ne
      manquera pas de noter «une petite sympathie entre la France et l’Espagne à
      propos du dossier sahraoui pour aller dans un sens autre que celui qui a été
      décidé dans le cadre du plan Baker. Nous ne portons pas de jugement, mais
      l’Espagne a une responsabilité particulière: elle représente l’ancienne
      administration coloniale du Sahara Occidental». Tout en rappelant l’arrivée ces
      jours-ci à Alger du Premier ministre marocain ainsi que de son ministre de
      l’Intérieur, Belkhadem précisera que ces visites seront pour discuter du
      renforcement de la coopération bilatérale entre l’Algérie et le Maroc. Avant de
      partir, Zapatero annoncera la réunion, en janvier 2005 à Madrid, de la haute
      commission mixte algéro-espagnole du traité de bon voisinage et la tenue d’un
      sommet pour fêter la 10ème année du lancement du processus de Barcelone.
      Belkhadem a fait part de projets «encore à l’étude» entre les deux pays dans la
      coopération judiciaire, des discussions sur la circulation des personnes, d’une
      rencontre sur l’émigration clandestine qui se tiendra en octobre prochain à
      Oran, sous l’égide de l’Algérie en tant que présidente du Conseil des ministres
      des 5+5.

      Ghania Oukazi

      ------------>
      http://www.lexpressiondz.com/T20040715/ZA2-17.htm

      L’EDITORIAL DU 15/07/2004
      Nivellement par le bas
      15 juillet 2004 - Page : 3

      La gauche ibérique n’a jamais caché son «penchant» immodéré pour le royaume
      chérifien. Le règne précédent de Felipe Gonzales en est une des nombreuses
      illustrations. Si les socialistes étaient au pouvoir en 2002, au lieu et place
      d’Aznar, nul doute que le caractère velléitaire du Maroc aurait été toléré à la
      suite de la «prise» militaire de l’îlot du Persil. A vrai dire, il ne faut
      nullement s’étonner que Madrid revienne à la charge de cette manière directe, et
      si peu diplomatique, pour annoncer la «mort brutale» du plan Baker, un homme
      dont la rectitude force l’admiration à l’entour, et, partant, du droit du peuple
      sahraoui à l’autodétermination.
      Pour déguiser cette sorte de «pronunciamiento» d’un genre tout à fait nouveau,
      mené dans les salons les plus huppés de la planète, il serait question de la
      mise en place d’une commission dont seraient membres des Français, des Espagnols
      et des Marocains. Nulle trace, en revanche, des principaux concernés, les
      Sahraouis en l’occurrence. L’Algérie, en sa qualité de voisin et d’observateur
      onusien accordant refuge aux populations opprimées et traqués par la soldatesque
      de Mohammed VI, est invité à faire partie de ce groupe.
      Que l’ONU adhère ou pas à cette démarche qui pèche par la crudité de ses
      intentions, intégralement acquises aux desiderata de Rabat, il ne fait aucun
      doute qu’un nouveau foyer de tension risque de se faire jour dans ces provinces
      qui avaient réussi à renouer avec la paix grâce à la sagesse du Polisario et les
      forces d’interposition internationales. Un peuple, en effet, ne peut se laisser
      dominer sans mot dire à l’ère des technologies de pointe et des plus pures
      valeurs humaines alors que des libérateurs voyaient le jour, souffraient et
      mouraient en martyrs même du temps des pires barbaries médiévales.
      Partant de ce postulat, il est permis de se demander si Paris et Madrid, que
      Washington semble soutenir du bout des lèvres, ne cherchent pas à créer une
      nouvelle zone de tension, au moment où l’humanité aspire à vivre en paix, et où
      les phalanges terroristes recherchent éperdument ce genre d’îlots pour s’y
      implanter, se redéployer, et planifier de nouveaux attentats spectaculaires.
      Mais il est encore trop tôt pour conclure à ce «véritable nivellement par le
      bas» puisque rien n’a encore été décidé et que les résolutions onusiennes, de
      même que les accords d’Houston et le plan Baker demeurent encore de mise, mais
      aussi la seule référence légale, si tant est qu’il existât encore quelqu’un qui
      y crusse depuis l’invasion de l’Irak et les terribles conséquences qu’on lui
      connaît.

      Mohamed ABDOUN

      ---------->
      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=26464

      L’Algérie rejette les propositions de Madrid et de Paris
      Sahara occidental : La polémique

      Par Lyès Bendaoud

      Le Chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a recommandé,
      hier à Alger, un accord entre les “acteurs” du conflit avant d’aller vers un
      “Plan-accord” sous l’égide exclusif des Nations unies.
      La visite, hier, à Alger du Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez
      Zapatero, a révélé des divergences de fond entre l’Algérie et l’Espagne à propos
      de la question du Sahara occidental. Alger et Madrid, même en se regardant l’une
      l’autre, ne regardent plus exactement dans la même direction. Abdelaziz
      Belkhadem, ministre des Affaires étrangères, s’est d’ailleurs empressé de
      programmer un point de presse afin de répliquer au successeur de José Maria
      Aznar, longuement reçu par le président Bouteflika.
      Zapatero, tout en se permettant d’identifier les parties concernées par cette
      question, a clairement plaidé en faveur d’une nouvelle démarche, manifestant à
      peine de la courtoisie pour le plan James Baker. “S’il y a une volonté des pays
      concernés, nous pouvons arriver à une solution finale au conflit du Sahara
      occidental ; une solution dont le leader sera évidemment l’Organisation des
      Nations unies en dehors de laquelle rien ne peut se faire. Cette solution passe
      pour nous par un Plan-accord”. “Pour cela, il faut la contribution de tous et de
      la disponibilité”, a-t-il déclaré, au cours de sa conférence de presse à la
      résidence El-Mithak.

      Un accord inacceptable pour Alger
      Ce Plan-accord est une sorte de reniement déguisé des diverses recommandations
      et résolutions onusiennes, présenté sous forme de suggestions diplomatiques
      fermes et, du reste, rejetées catégoriquement par Alger. En l’occurrence,
      Belkhadem a sans doute raison de soupçonner “cet air de sympathie entre Madrid
      et Paris”, les deux capitales parlant désormais le même langage, favorables dans
      les deux cas au royaume chérifien. Michel Barnier, le ministre français des
      Affaires étrangères, avait lui-même pressé les Algériens de la nécessité de
      dialoguer avec le Maroc. Son homologue algérien a rappelé (hier) que les
      “discussions entre l’Algérie et le Maroc n’ont jamais cessé, sauf qu’elles
      portent sur l’ensemble des aspects de leur coopération bilatérale que nous
      voulons bien sûr développer. Nous n’avons besoin ni de tuteurs ni
      d’intermédiaires”.
      De son côté, le Premier ministre espagnol a cru utile de rappeler, en réponse
      aux questions des journalistes, que les pays concernés par le conflit étaient au
      nombre de cinq : le Maroc, le Front Polisario, l’Espagne, la France et l’Algérie
      (“si elle le veut”). Il a ajouté ensuite : " Nous réitérons la place de leader
      des Nations unies et la prééminence de la légalité et du droit internationaux.
      Le Plan Baker ? On peut toujours intégrer les éléments susceptibles de faire
      avancer les choses, sans pour autant que cela nous empêche de parvenir à ce
      Plan-accord dont nous parlions”. L’identification de ces pays par Zapatero est
      important. Il dit plus tard qu’”au-delà du fait de devoir aider l’ONU à jouer ce
      rôle de leader et de maître d’œuvre du règlement définitif du conflit, il me
      paraît un outil fondamental qui est l’accord entre les acteurs eux-mêmes”.
      L’approche diverge naturellement de celle énoncée, quelques minutes après son
      départ, par Abdelaziz Belkhadem. “Nous avons toujours dit qu’il y avait, à
      propos de la question du Sahara occidental, deux parties exclusivement
      concernées, à savoir le Maroc et le Front-Polisario, a-t-il affirmé ; l’Algérie
      ne peut en aucun cas s’ériger en tuteur du peuple sahraoui, mais elle soutient
      son droit à l’autodétermination car la dernière résolution de l’ONU stipule
      clairement qu’il s’agit d’un problème de décolonisation”.

      “Les Sahraouis sont souverains”
      José Luis Rodriguez Zapatero, lui, a pris le soin de préciser avoir seulement
      “transmis la position du gouvernement espagnol sur le Sahara occidental”, au
      président Abdelaziz Bouteflika.
      Il a néanmoins répété qu’”après tant d’années sans lumière, il faut
      impérativement réussir à construire ce plan, à le rendre possible et à le faire
      adopter par et sous l’égide des Nations unies. Nous avons pour obligation
      d’arriver à une solution définitive. Dans le cadre de l’ordre international,
      beaucoup d’affaires ont été réglées, cela vaut donc la peine d’essayer. Il ne
      faut pas préjuger de la fin. En tout cas, l’Espagne va mettre tout son poids
      pour la réalisation de cet accord”. Belkhadem a fait savoir que l’Algérie
      “n’accepterait d’assister à une quelconque réunion à quatre (avec les deux pays
      en conflit plus l’Espagne) que si l’ordre du jour portait sur les questions de
      bon voisinage, autrement tout ce que les Sahraouis accepteront, nous
      l’accepterons ; ils en sont souverains”.
      Cela dit, il considère que l’”Espagne a une responsabilité particulière dans le
      conflit sahraoui vu qu’il était le pays administrateur des territoires”. Quant à
      Zapatero, il a émis le vœu de renforcer le dialogue entre son pays et le nôtre
      et de “lutter contre les tentatives du choc des civilisations et contre le
      terrorisme international”.

      L. B.

      L’Algérie, “une priorité pour les investisseurs espagnols”
      José Luis Rodriguez Zapatero, “satisfait” de sa visite à Alger, a indiqué que
      l’Algérie était un “objectif prioritaire pour les investisseurs espagnols”. Mais
      il a ajouté que cela “dépendrait de l’évolution de l’économie algérienne et des
      capacités de nos entreprises à trouver des opportunités d’investissement”. Cela
      dépendrait bien entendu de l’avancée des réformes économiques prônées par l’État
      depuis quelques années déjà.
      De ces réformes, Zapatero en a parlé avec le président de la République,
      Abdelaziz Bouteflika. Selon M. Belkhadem, les pourparlers ont aussi porté sur la
      coopération juridique, la libre circulation des personnes et la lutte contre
      l’immigration illégale et le terrorisme. Les deux pays ont décidé de relancer le
      projet Medgaz, qui permettra, dans un premier temps, des exportations de l’ordre
      de quatre milliards de m3.

      ----------->
      http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?idc=4&ida=14118&key=20&cahed=1

      Après Michel Barnier, Zapatero ne convainc pas Alger

      La première visite en Algérie du Premier ministre espagnol, José-Luis Rodriguez
      Zapatero, a été largement consacrée à la discussion avec les autorités
      algériennes de la question du Sahara occidental. C’est en tout cas ce qui
      ressort de la conférence de presse animée hier par l’hôte de l’Algérie à Djenane
      El Mithak. La résolution du conflit sahraoui s’est taillée la part du lion des
      questions des journalistes algériens et espagnols qui ont relevé que le ballet
      diplomatique que reçoit Alger ces derniers jours à la faveur d’un rapprochement
      algéro-marocain au détriment de l’autodétermination du peuple du Sahara
      occidental n’a pas eu l’effet escompté de la part de la partie algérienne qui
      campe sur sa position de léguer la résolution à la seule compétence des Nations
      unies.

      José-Luis Rodriguez Zapatero a noté que la position espagnole consiste en la
      garantie du maintien de la position de leader des Nations unies dans le
      règlement du conflit mais en se basant sur un accord entre les pays acteurs ou
      partenaires que sont «le peuple sahraoui, le Maroc, l’Espagne, la France et
      évidemment l’Algérie, si elle est bien disposée à le faire», explique le Premier
      ministre espagnol qui précise qu’il faudra compter sur l’accord de tous les
      partenaires qui ont des intérêts dans la région et son pays va tout faire pour
      que ce problème soit résolu dans un délai proche.

      Le Chef du gouvernement ibérique, qui note que le Président algérien a écouté
      son analyse, ********estime qu’«il ne faudra pas préjuger de la fin»******, ceci
      en notant qu’il n’a pas été porteur, à l’image du chef de la diplomatie
      française, d’un appel au dialogue entre Alger et Rabat mais juste d’avoir
      transmis la position espagnole. «Il y a eu une ambiance de réceptivité des deux
      côtés.»

      Quant au plan Baker, le chef de l’Exécutif espagnol estime que «le Front
      Polisario connaît parfaitement la position espagnole et je suis convaincu qu’il
      n’y aura pas de solution s’il n’y a pas d’accord entre tous les acteurs… Quel
      que soit le nom de l’accord, il ne sera bon que s’il y a l’accord de tout le
      monde», en soulignant que le plan Baker comporte certains points positifs que
      l’Espagne compte maintenir dans sa proposition de solution du conflit en prenant
      le temps toutefois de faire le travail diplomatique nécessaire.

      Aussitôt la conférence de presse de Zapatero terminée, le chef de la diplomatie
      improvisa un point de presse afin de mettre l’accent sur la position algérienne
      par rapport à ce conflit en réaffirmant que l’Algérie n’a pas besoin de tuteur
      ni de médiateur pour dialoguer avec son voisin marocain en ajoutant toutefois :
      «Nous ne sommes pas non plus les tuteurs des Sahraouis.» Abdelaziz Belkhadem
      soulignera que les parties concernées par le conflit sont exclusivement le Maroc
      et le Sahara occidental. «Nous ne pouvons en aucun cas nous substituer au peuple
      sahraoui, nous restons attachés à une solution onusienne dans le cadre de la
      légalité internationale garantissant le droit à l’autodétermination des
      peuples.» Le ministre des Affaires étrangères, et dans sa réponse au ballet
      diplomatique franco-espagnol, ajoutera qu’«il y a une petite sympathie franco-
      espagnole pour aller dans un sens autre que ce qui a été tracé dans le plan
      Baker». Le chef de la diplomatie algérienne indiquera que si le dialogue entre
      les quatre pays auquel il est appelé concerne le bon voisinage entre ces mêmes
      pays, l’Algérie ne pourra qu’y participer, mais s’il s’agit de discuter de la
      question du Sahara occidental, «il faudra alors remplacer l’Algérie par le Front
      Polisario».

      «L’Espagne est prêt à investir en Algérie»
      Au sujet des relations bilatérales entre l’Espagne et l’Algérie, le Premier
      ministre espagnol a noté une nette progression de la coopération bilatérale qui
      toutefois devrait aller vers plus de renforcement. «L’objectif de ma visite est
      de relancer la coopération politique, économique et culturelle, ce pourquoi nous
      allons établir un calendrier de visites entre les ministres des deux pays.» Pour
      ce qui est de la coopération régionale, il a été question lors des entretiens
      bilatéraux de le volonté partagée de lutter contre l’émigration clandestine. Un
      sujet qui sera sur la table de la réunion des 5+5 à Oran, en octobre prochain,
      comme étant un prélude à la célébration en 2005 du dixième anniversaire du
      processus de Barcelone favorisant le dialogue euroméditerranéen. L’accélération
      de la concrétisation du projet Medgaz reliant Béni-Saf à Almeria est le projet
      par excellence déterminant la coopération économique bilatérale. «L’Espagne est
      intéressée par le processus de privatisation en Algérie», note Zapatero. Et à
      Belkhadem d’ajouter que l’Espagne s’intéresse, entre autres projets, à celui du
      retour du tramway à Alger et Oran, le dessalement d’eau de mer, le transport
      public, les secteurs de la pêche et du tourisme.

      15-07-2004
      Nadjia Bouaricha

      ----------->
      http://www.lematin-dz.net/quotidien/lire.php?ida=21724&idc=41&taj=1&refresh=1

      « Nous ne sommes pas les tuteurs des Sahraouis »

      «Il y a une petite sympathie franco-espagnole pour aller dans un sens autre que
      celui du plan Baker », a déclaré hier aux journalistes le ministre des affaires
      étrangères, Abdelaziz Belkhadem, en marge de la conférence de presse animée
      quelques minutes plus tôt par le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero,
      à la résidence El Mithak, au terme d'une visite de quelques heures dans notre
      pays. Une occasion pour le chef de la diplomatie algérienne de revenir encore
      une fois sur l'épineux dossier du conflit sahraoui, en faisant des mises au
      point à même de lever le doute sur certains équivoques. « Nous ne sommes pas les
      tuteurs des Sahraouis, nous ne voulons nous substituer au peuple sahraoui. De
      même que nous n'avons pas de besoin de tuteurs pour dialoguer avec les Sahraouis
      », a-t-il déclaré en substance.

      Cette énième précision de Belkhadem intervient dans un contexte de polémique sur
      les positions de certains pays à l'égard du conflit sahraoui, notamment la
      France et l'Espagne, depuis qu'il a été question d'une initiative à quatre
      (outre ces deux pays, le Maroc et l'Algérie) en vue d'aboutir à une solution à
      ce conflit.

      Notre pays, à travers son ministre des affaires étrangères, a eu à préciser son
      opposition à toute démarche qui exclurait le principal concerné, à savoir la
      république arabe sahraouie et démocratique (Rasd). « S'il s'agit d'un dialogue
      de bon voisinage, nous n'y voyons aucun problème, mais s'il s'agit du conflit
      sahraoui, nous disons que les deux parties concernées sont le Maroc et le Sahara
      occidental. Nous pouvons aider à toute solution allant dans le sens du droit des
      Sahraouis à l'autodétermination, en dialoguant avec les deux parties. » Et
      d'annoncer la prochaine visite dans notre pays du premier ministre et du
      ministre de l'intérieur marocains.

      Dans ses réponses aux questions des journalistes, le chef du gouvernement
      espagnol a défendu une position « juste et claire » de son pays vis-à-vis du
      conflit sahraoui. Tout en avouant que son pays n'adhérait pas entièrement aux
      clauses du plan Baker, M. Zapatero a donné l'impression de remettre en cause la
      bonne volonté des Nations unies pour venir à bout de ce dossier, au moment où
      son gouvernement est accusé par les observateurs du conflit sahraoui, les
      Espagnols en premier lieu, de n'avoir pas tranché sa position : « Je suis
      convaincu que si les Nations unies se mettaient à la tâche avec la contribution
      de toutes les parties, on arriverait à la meilleure solution qui soit », a-t-il
      déclaré avant de convier l'organisation onusienne à explorer toutes les voies
      possibles pour y arriver.

      Pourtant, les dirigeants sahraouis n'ont eu de cesse d'affirmer s'en tenir au
      plan Baker et de réclamer sa mise en oeuvre, le qualifiant de meilleur «
      compromis » qui eut été trouvé à ce jour.

      Quant à savoir le contenu des entretiens qu'il a eus avec le président
      Bouteflika sur cette question, le conférencier dira avoir juste transmis la
      position espagnole et n'avoir « rien demandé » à ce dernier étant donné qu'il ne
      considère pas notre pays comme étant impliqué dans le conflit mais pouvant jouer
      un rôle important pour son solutionnement, mais seulement si elle « le
      souhaitait ». S'agissant des relations bilatérales, algéro-espagnoles, Zapatero
      a soutenu la volonté des deux pays de consolider un partenariat déjà « au beau
      fixe » à travers l'exploration des différents secteurs d'activité susceptibles
      d'intéresser les investisseurs ibériques. Il s'agit essentiellement du domaine
      énergétique mais également de la pêche, du dessalement de l'eau de mer, des
      transports et du tourisme. La célébration en 2005 du 10e anniversaire du
      processus de Barcelone, a déclaré Zapatero, sera l'occasion de relancer le
      rapprochement auro-méditerranéen. A ce sujet,
      M. Belkhadem informera de la tenue d'une rencontre des 5+5 en octobre 2004 à
      Oran où il sera question de l'immigration illégale sur laquelle une commission
      mixte algéro-espagnole devra se pencher. « Nous ferons tout pour la relance du
      projet Med-Gaz », a notamment souligné l'hôte de l'Algérie. Un projet qui
      devrait fournir 4 milliards de mètres cubes de gaz à l'Espagne et 112 milliards
      de mètres cubes à la France.

      Mekioussa Chekir

      ----------->
      http://www.latribune-online.com/1507/politique.htm

      Zapatero plaide pour un «accord viable» sur la question du Sahara occidental

      Jeudi 15 juillet 2004

      Par Younes Hamidouche

      Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a effectué
      hier une visite de travail en Algérie durant laquelle divers domaines et
      secteurs des relations algéro-espagnoles ont été passés en revue. C’est la
      première visite en Algérie de Zapatero, arrivé au pouvoir en avril dernier. Il
      était accompagné à Alger notamment par son chef de la diplomatie, Miguel Angel
      Moratinos, et par son ministre de l’Industrie, du Tourisme et du Commerce, José
      Montilla. Nombre d’hommes d’affaires ont également fait le déplacement à Alger,
      essentiellement des secteurs de l’énergie et de la
      construction.L’approfondissement du dialogue politique et de la coopération
      entre les deux pays est évidemment mis en avant par le président du gouvernement
      espagnol lors de sa conférence de presse d’hier en fin d’après-midi. Au-delà des
      relations bilatérales algéro-espagnoles, par ailleurs au beau fixe du fait
      qu’elles s’inscrivent dans le cadre d’un «Traité d’amitié» que les deux parties
      entendent consolider, et en termes d’objectifs assignés à sa visite en Algérie,
      Zapatero cite notamment le renforcement des «relations intenses avec les pays
      méditerranéens, surtout avec le Maghreb». C’est sans doute pourquoi il n’a pas
      hésité un instant à mettre l’accent sur la nécessité de trouver une «solution
      juste et définitive», à travers un «accord viable», à la question du Sahara
      occidental qui, de l’avis de bon nombre d’observateurs, retarde l’avènement d’un
      espace maghrébin stable avec lequel l’Union européenne -dans laquelle l’Espagne
      fait figure de membre actif- peut traiter efficacement et durablement. Lors de
      la conférence de presse qu’il a animée hier à la fin de sa visite de travail en
      Algérie, Zapatero déclare transmettre la position du gouvernement espagnol sur
      la question du Sahara occidental en des termes condensés en substance dans ce
      qui suit : l’Espagne se place dans la «position la plus efficace» assise, selon
      lui, sur un accord ou «plan concerté» entre «toutes les parties». Zapatero
      insinue donc que le plan Baker est dépassé et seul un plan concerté entre
      «toutes les parties» pourrait débloquer la situation relative à la question
      sahraouie. Le chef du gouvernement espagnol prend néanmoins le soin de relever
      que «la feuille de route doit être la légalité internationale» et qu’il faut
      «donner plus d’autorité aux Nations unies» afin de «satisfaire les droits de
      toutes les parties» en garantissant «les aspirations du peuple sahraoui». Bien
      que la référence première exprimée hier par le chef du gouvernement espagnol
      reste la «légalité internationale» et «les Nations unies», organisation qui doit
      demeurer dans son rôle «leader», il n’en reste pas moins que le deuxième
      principe que défend Madrid, c’est-à-dire la référence aux relations entre
      «toutes les parties» -les pays de la région (Algérie y compris), insinue-t-il-,
      est loin d’être partagé par Alger puisque, durant la conférence de presse qu’a
      animée juste après lui le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères,
      Abdelaziz Belkhadem, l’Algérie a réitéré que dans le dialogue entrant dans le
      cadre de ses relations avec le Maroc, les deux voisins n’ont point besoin de
      «tuteurs». Avec l’Algérie, l’Espagne par la voix de son chef du gouvernement,
      plaide en faveur d’une coopération relancée et renforcée et affiche une volonté
      de consolider des «relations fluides». Sur ce plan, Zapatero se réjouit des
      «bonnes relations» entre les deux pays et exprime sa «satisfaction». Plus
      largement, la relance du dialogue euro-méditerranéen dans le cadre du processus
      de Barcelone constitue une préoccupation certaine chez le président du
      gouvernement espagnol. A ce propos, il est fait référence au sommet des chefs
      d’Etat et de gouvernement de l’espace Euromed prévu l’année prochaine en terre
      ibérique à l’occasion du dixième anniversaire de ce processus. Un espace,
      indique Zapatero, qui est nécessairement appelé à «prendre de l’essor». Ce
      sommet de 2005 à Barcelone, sous la présidence britannique de l’Union
      européenne, devrait relancer ce Processus, selon le gouvernement espagnol. Avant
      cette conférence, et en milieu de journée au siège de la présidence de la
      République, a eu lieu, avec en toile de fond le «Traité d’amitié, de coopération
      et de bon voisinage», signé par les deux pays voilà maintenant une vingtaine de
      mois (octobre 2002), le tête-à-tête entre MM. Bouteflika et Zapatero avant que
      les travaux ne s’étalent et s’élargissent aux membres des délégations des deux
      pays. Côté algérien étaient notamment présents le chef du gouvernement, Ahmed
      Ouyahia, le ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz
      Belkhadem, le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, le ministre des
      Transports, Mohammed Maghlaoui, le ministre du Commerce, Noureddine Boukrouh, le
      ministre de l’Industrie, Hachemi Djaboub, le ministre des Finances, Abdelatif
      Benachenhou, et le ministre délégué chargé de l’Investissement, Yahia Hamlaoui.
      Une réunion de haut niveau est prévue dans le cadre de la commission mixte
      algéro-espagnole au début de l’année prochaine en Espagne. Ce sera l’occasion,
      comme cela a été le cas hier à Alger, d’évaluer la volonté partagée des deux
      pays de lutter contre l’immigration clandestine, d’évaluer l’avancée des travaux
      concernant le projet Medgaz, ainsi que d’autres chantiers d’infrastructures tels
      que ceux des stations de dessalement de l’eau de mer, etc. «Il va y avoir
      d’importants investissements espagnols en Algérie», résume M. Zapatero pour qui
      le volet culturel et linguistique n’est pas en marge puisque le nouveau
      gouvernement de gauche, à dominante PSOE, met l’accent sur l’importance de la
      place de la langue espagnole dans le secteur de l’éducation.

      Y. H.

      *********
      Position de l’Algérie : seul le cadre de l’ONU…

      Réitérant les propos qu’il avait tenus la veille lors de la conférence de presse
      conjointe avec son homologue français, Michel Barnier, le chef de la diplomatie
      algérienne, Abdelaziz Belkhadem, a souligné, hier durant une conférence de
      presse animée juste après celle du président du gouvernement espagnol, José Luis
      Rodriguez Zapatero, que seul le cadre de l’ONU est à même de solutionner le
      problème du Sahara occidental. «Nous voulons que ce processus soit maintenu dans
      le cadre des Nations unies et qu’il ne soit déplacé nulle part ailleurs, ni dans
      le cadre méditerranéen, ni dans le cadre maghrébin, ni dans le cadre arabe»,
      réaffirme Belkhadem. «Il y a deux parties concernées», indique Belkhadem. «Pour
      dialoguer avec nos frères marocains, nous n’avons pas besoin de tuteurs», relève
      le chef de la diplomatie algérienne avant d’ajouter que «nous ne sommes pas les
      tuteurs des Sahraouis».Selon les propos de Belkhadem, l’Algérie et l’Espagne
      s’attachent à une «solution juste et définitive dans le cadre de la légalité
      internationale, des résolutions des Nations unies qui consacrent le droit des
      peuples à l’autodétermination». Tout en soulignant «la maturité et
      l’exemplarité» des relations algéro-espagnoles, Belkhadem cite le cas de la
      coopération dans la lutte contre le terrorisme ainsi que la lutte contre
      l’immigration clandestine. Sur ce dernier point, Belkhadem annonce la tenue en
      septembre prochain à Oran de la réunion ministérielle du groupe dit des «5+5»
      des pays du pourtour de la Méditerranée occidentale.

      ----------->
      http://80.88.0.236/stories.php?story=04/07/14/3454027

      La visite en Algérie, de M. José Luiz Rodriguez Zapatero, Président du
      gouvernement espagnol
      Alger- Madrid
      Des relations très fortes
      Par : EL MOUDJAHID Le : mercredi 14 juillet 2004

      Le président du gouvernement espagnol, M. José Luiz Rodriguez Zapatero, est
      arrivé hier matin à Alger pour une visite d’une journée.
      M. Zapatero a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international
      Houari-Boumediene par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.
      Etaient également présents, les présidents du Conseil de la nation, M.
      Abdelkader Bensalah, et de l’Assemblée Populaire nationale, M. Amar Saidani,
      ainsi que le chef du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, des membres du
      gouvernement, de hauts responsables de l’Etat, et des représentants du corps
      diplomatique accrédité à Alger.

      (...)
      Conférence de presse de M. Zapatero

      Sahara occidental : Pour une solution “juste et définitive dans le cadre des
      Nations unies”
      Le Président du gouvernement espagnol, M. Jose Luis Rodriguez Zapatero, a tenue
      hier à la résidence EL Mithak, une conférence de presse à laquelle étaient
      conviés les médias nationaux et internationaux, plus particulièrement la presse
      espagnole venue en force pour la circonstance. Durant cette rencontre, M.
      Zapatero a passé en revue les différents domaines sur lesquels se sont articulés
      les entretiens avec les hauts responsables algériens, et notamment avec le
      Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika. A ce sujet, M. Zapatero a
      dit «j’ai eu un long entretien fort intéressant et enrichissant avec M.
      Bouteflika». L’Espagne qui cherche, selon le Président du gouvernement espagnol
      à établir des relations intéressantes avec l’ensemble des pays de la
      Méditerranée et plus particulièrement avec ceux du Maghreb, a profité de cette
      occasion pour exposer ses analyses en matière de questions régionales
      qu’internationales. Pour M. Zapatero, ce déplacement dans la capitale algérienne
      a permis aussi de faire le bilan de la coopération entre les deux pays ainsi que
      de définir d’autres secteurs susceptibles d’intéresser les investisseurs
      espagnols. Selon le diplomate espagnol, «l’Algérie et l’Espagne entament
      actuellement une étape de bonnes relations marquée surtout par le traité
      d’amitié existant entre les deux parties. L’objectif est aussi de définir un
      calendrier périodique de rencontres ministérielles entre les deux pays ».
      D’ailleurs, comme gage de promotion de cette coopération, le Président du
      gouvernement espagnol a annoncé la tenue en 2005 d’une réunion algéro-espagnole
      de haut niveau à Madrid. Parmi les dossiers abordés entre les deux parties,
      figurent la lutte contre l’immigration clandestine, la promotion de
      l’investissement. Dans ce domaine, la partie espagnole n’a pas manqué d’exprimer
      tout son intérêt pour le projet Medgaz. Un projet qui alimentera dans un premier
      temps l’Espagne, avec une capacité de 4,5 milliards de m3 de gaz, pour se
      généraliser à l’ensemble de l’Europe avec 11 milliards de m3. Selon M. Zapatero,
      d’autres secteurs suscitent un intérêt particulier chez les opérateurs
      économiques ibériques, entre autres le domaine des infrastructures comme le
      tramway Alger– Oran, la rocade sud, le secteur du bâtiment, le dessalement d’eau
      de mer, les travaux publics, la pêche, le tourisme… Les aspects culturels et
      scientifiques ne sont pas en reste. A ce sujet, M. Zapatero a émis le vœu de
      voir l’enseignement de la langue de Cervantes introduit dans le calendrier
      éducatif. Passant à un autre axe de sa visite, M. Zapatero a aussi exprimé sa
      volonté de passer à la relance du processus de Barcelone signé en 1994. A ce
      sujet, selon le Président du gouvernement espagnol, «la célébration du 10e
      anniversaire de ce processus, l’année prochaine en Espagne, sera une occasion
      justement pour le relancer». Un processus qualifié d’ailleurs par M. Zapatero de
      «fondamental» tant pour les pays de la Méditerranée que pour l’ensemble des pays
      européens. Une Europe qui, tout entamant un élargissement vers l’Est, «ne doit
      pas rompre le dialogue avec la rive sud du Bassin méditerranéen. Et c’est à
      l’Espagne, justement, que revient la mission de veiller à maintenir constamment
      et à approfondir ce dialogue et à promouvoir la coopération avec ces pays», note
      M. Zapatero.
      La question sahraouie a été longuement évoquée lors de cette rencontre. A cet
      effet, le Président du gouvernement espagnol a tenu à apporter certaines
      précisions comme l’attachement de son pays à une «solution juste et définitive»
      de ce conflit, et cela «dans le cadre de la légalité internationale».
      «La solution à cette question doit être trouvée au sein des Nations unies à
      travers un accord entre tous les partenaires afin de satisfaire les droits de
      toutes les parties», a souligné M. Zapatero, précisant, en outre, que «la
      référence demeure la feuille de route, qui est la légalité internationale», et
      qu'il existe un «consensus pour satisfaire les aspirations du peuple sahraoui».
      Tout en réaffirmant que les Nations unies doivent être «les leaders de ce
      processus», M. Zapatero s'est déclaré «convaincu» qu'un plan «ne sera efficace
      que s'il bénéficie de l'appui de toutes les parties». «Le gouvernement
      espagnol, a-t-il dit, va travailler dans ce sens et ne ménagera aucun effort
      pour parvenir à une solution juste et définitive qui permettrait au peuple
      sahraoui de voir le bout du tunnel». Dans ce contexte, l’Espagne s’apprête, à
      partir du mois de septembre, à assurer la présidence du Conseil de sécurité.
      «L’Espagne, a ajouté M. Zapatero, est très respectueuse des engagements et de la
      position de l’Algérie».
      Concernant le plan Baker, M. Zapatero a indiqué qu’il «ne faut pas être soumis à
      un plan mais qu’il ne faut pas non plus le marginaliser».
      Sur les questions d’ordre international, M. Zapatero a fait part aussi des
      convergences de vue entre Alger et Madrid notamment en ce qui concerne «la lutte
      contre les tentations de chocs civilisationnels», le renforcement du rôle des
      Nations unies, la légalité internationale et la lutte contre le terrorisme.
      Mourad Termoul

      ----------------

      A retenir

      - “L'Espagne et l'Algérie entretiennent des bonnes relations dans tous les
      domaines et sont liées par un traité d'amitié, de coopération et de bon
      voisinage que nous sommes disposés à renforcer”, a souligné M.Zapatero.
      - Il a plaidé pour l'élaboration d'un «calendrier périodique» pour des
      rencontres entre les membres des deux gouvernements, et ce, «avant la tenue du
      sommet algéro-espagnol prévu pour début de l'année prochaine».
      - Parlant des investissements des entreprises espagnoles en Algérie, M.
      Zapatero, qui a fait part de «la volonté» de son gouvernement à les encourager
      dans ce sens, a cité les secteurs porteurs, à savoir l'énergie, les
      infrastructures, le bâtiment, l'hydraulique, le tourisme, la pêche, l'éducation
      et la culture.
      - «L'éventail de créneaux d'investissement que renferme le marché algérien,
      aideront l'Algérie, compte tenu des capacités des entreprises espagnoles à
      réaliser le développement économique et social et le bien-être».
      - Abordant le processus de Barcelone, M. Zapatero a réaffirmé «la volonté de
      l'Espagne de (le) relancer» au profit des pays de la région, avec lesquels elle
      entretient de bonnes relations, notamment l'Algérie».
      - A cet égard, il a annoncé que l'Espagne abritera en 2005, la célébration du
      10e anniversaire du processus de Barcelone, qui sera une occasion pour les pays
      membres de réfléchir à sa relance.
      - M. Zapatero a également indiqué qu'Alger et Madrid «partagent les mêmes
      objectifs, notamment l'entente entre les pays méditerranéens et entre les pays
      de cultures différentes».
      - Dans ce contexte, il a indiqué que les deux parties «encouragent le dialogue
      entre les cultures, s'opposent au choc des civilisations et coopèrent
      étroitement dans la lutte contre le terrorisme».
      - M. Jose Luis Zapatero a réaffirmé l'attachement de son pays à une «solution
      juste et définitive» du conflit du Sahara occidental «dans le cadre de la
      légalité internationale». «La solution à cette question doit être trouvée au
      sein des Nations unies à travers un accord entre tous les partenaires afin de
      satisfaire les droits de toutes les parties», a ajouté M. Zapatero .
      - M. Zapatero a précise en outre que «la référence demeure la «feuille de route»
      qui est la légalité internationale» et qu'il existe un «consensus pour
      satisfaire les aspirations du peuple sahraoui».
      - «Aussi, faut-il trouver un accord définitif en donnant l'autorité aux Nations
      unies qui ont la capacité de parvenir a un règlement définitif du problème»,
      a-t-il souligné.
      - Dans ce contexte, M. Zapatero s'est déclaré «convaincu» qu'un plan «ne sera
      efficace que s'il bénéficie de l'appui de toutes les parties», en rappelant les
      «nombreuses années d'échec qu'a connues le processus de règlement».
      - «Le gouvernement espagnol va travailler dans ce sens et ne ménagera aucun
      effort pour parvenir à une solution juste et définitive qui permettrait au
      peuple sahraoui de voir le bout du tunnel», a -t-il dit, soulignant que «cela
      vaudrait la peine de le tenter». Cependant, il a indiqué que le «le chemin exige
      beaucoup de sérénité et de dialogue» entre toutes les parties.

      -------------

      “Attachement à la paix, à la sécurité et à la légalité internationale”,
      souligne le communiqué commun

      L’Espagne a réitéré son engagement politique dans l’appui du processus de
      réformes entamé par le président Bouteflika et la politique de réconciliation
      nationale ainsi que le processus de modernisation et libéralisation économique.
      Un communiqué final rendu public mercredi au terme de la visite officielle en
      Algérie du président du gouvernement espagnol, M. José Luis Rodriguez Zapatero,
      souligne également que les deux parties ont décidé de «renforcer la coopération
      et la coordination aux niveaux politique et opérationnel en matière de lutte
      contre le terrorisme».
      A cet égard, les deux parties ont souligné la nécessite pour la communauté
      international de s’engager «plus fermement dans le combat et l’éradication de ce
      fléau transnational qui porte atteinte à la sécurité et à la stabilité de
      plusieurs régions du monde».
      Alger et Madrid, ont réaffirmé «l’intérêt vital» qu’elles attachent à la
      «promotion continue du dialogue politique de haut niveau et de la coopération
      économique, dans le cadre du Traité d’amitié, de coopération et de bon
      voisinage, confirmant ainsi le caractère stratégique d’un partenariat politique
      et économique que les deux pays s’engagent à édifier», ajoute le communiqué.
      Elles sont aussi convenues de poursuivre leurs efforts visant à la consolidation
      du cadre juridique et institutionnel bilatéral.
      (...)
      Au chapitre de la coopération économique, les deux pays sont convenus de la
      nécessité de «lancer et accélérer la mise en œuvre des projets d’envergure entre
      les deux parties, en particulier, précise-t-on, le gazoduc MEDGAZ et le câble
      électrique sous-marin.
      Ils sont convenus également de «favoriser et le renforcement d’un partenariat
      fécond et diversifié, a travers l’encouragement des opérateurs économiques des
      deux pays, à saisir l’opportunité qui s’offre à la coopération dans le domaine
      de l’investissement direct et de la création de sociétés mixtes et à s’impliquer
      dans le processus de privatisation.
      A ce propos, les deux parties, ajoute le communiqué final, œuvreront à la
      conclusion d’un accord de coopération économique et financière.
      L’Algérie et l’Espagne ont décidé, en outre, de donner une «impulsion» à la
      coopération culturelle sur une «base rénovée», a travers, précise-t-on, la
      promotion des contacts entre la société civile des deux pays et le développement
      des cultures.
      Dans ce contexte, les deux parties sont convenues que des initiatives comme
      l’Institut Cervantès a Alger et Oran et des activités similaires de la partie
      algérienne en Espagne sont des moyens appropriés dans cet objectif.
      Le président Bouteflika et M. Zapatero qui ont procédé à un large échange de
      vues sur l’état des relations internationales et en particulier sur les
      questions régionales d’intérêt commun, ont relevé leur «attachement à la paix, à
      la sécurité et à la légalité internationale».
      Les deux parties qui ont exprimé également leur volonté à renforcer le processus
      de Barcelone qui constitue le «cadre de coopération prioritaire» ont formé le
      vœu que le dixième anniversaire de la déclaration de Barcelone marque un «nouvel
      élan» dans la rénovation de ce processus.
      Dans ce contexte, elles se sont félicitées des résultats obtenus à travers les
      consultations politiques et de coopération des «5+5» et l’Espagne a manifesté à
      ce titre son soutien à la présidence algérienne de ce cadre.
      Abordant la question de l’intégration régionale et de stabilité dans la région
      du Maghreb arabe, les deux parties ont souligné la «convergence» de leurs
      analyses quant à la nécessité de parachever le processus d’édification de
      l’Union du Maghreb arabe (UMA).

      *******Pour ce qui est du Sahara occidental, l’Algérie et l’Espagne ont
      réaffirmé leur attachement à une «solution juste et durable» de ce conflit «dans
      le cadre de la légalité internationale et des résolutions pertinentes des
      Nations unies, en particulier les résolutions 1495 et 1541 du conseil de
      sécurité qui consacrent le droit à l’autodétermination du peuple
      sahraoui».********

      (...)

      --------------

      M. Belkhadem au cours d’une conférence de presse
      “Le problème du Sahara occidental est un problème de décolonisation”

      M.Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères a
      déclaré hier à Alger, au cours d’une conférence de presse, qu’il est à relever,
      concernant les relations entre Alger et Madrid «la «maturité dans les relations
      entre les deux parties» reflétée à travers les entretiens, et qui ont réaffirmé
      «l’intérêt vital de ces relations et la nécessité de les promouvoir». Pour M.
      Belkhadem, cette visite a été l’occasion d’aborder la question de la
      transparence et les élections du 8 avril, les réformes initiées dans le pays
      ainsi que la lutte contre le terrorisme. D’autres domaines ont été aussi
      soulevés lors des différents entretiens notamment, la relation consulaire, la
      coopération en matière judiciaire, la question de la circulation des biens et
      des personnes, ainsi que la lutte contre l’immigration clandestine. Sur ce
      point, M. Belkhadem a affirmé que ce thème sera débattu lors de la prochaine
      conférence ministérielle des 5+5 que présidera l’Algérie et qui se tiendra à
      Oran. M. Belkhadem a aussi affirmé que les deux parties travaillent pour aboutir
      à un accord de coopération économique et financier.
      Revenant sur le sujet du Sahara occidental, M. Belkhadem a encore une fois
      réitéré la position de l’Algérie qui depuis le début considère que « le problème
      du Sahara occidental est un problème de décolonisation et que son règlement
      passe par l'application des résolutions des Nations unies». «Les Nations unies
      ont défini les parties concernées, à savoir le Maroc et le front Polisario», a
      précisé M. Belkhadem, ajoutant que l'ONU avait parlé «de parties intéressées»
      dans le conflit, pour désigner les pays voisins, «la France et l'Espagne, qui a
      une responsabilité particulière en tant qu'ancienne puissance administrante». A
      ce sujet et en réponse à ceux qui veulent impliquer l’Algérie dans ce dossier,
      M. Belkhadem a souligné que «si on nous convie à une réunion de bon voisinage,
      dans ce cadre là nous sommes partant. Mais si c’est pour parler du Sahara
      occidental, alors là il faut remplacer le siège de l’Algérie par celui du Front
      Polisario», rappelant ainsi la position «constante de l’Algérie» à savoir le
      droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. «L'Algérie peut aider à trouver
      toute solution qui prenne en charge les droits du peuple sahraoui, et qui serait
      acceptée par celui-ci. Mais, a-t-il indiqué, nous ne pouvons nous substituer à
      ce peuple».
      Abordant les relations algéro- marocaines, M. Belkhadem a rappelé que l'Algérie
      entretient de bonnes relations avec le Maroc, et est disposée à diversifier la
      coopération bilatérale, ajoutant qu'elle dialogue avec ce pays au plan bilatéral
      et multilatéral. Dans ce cadre, il a annoncé la prochaine visite à Alger, des
      ministres marocains des Affaires étrangères et de l'Intérieur.

      Mourad Termoul

      ------------>
      http://www.liberte-algerie.com/rub.php?rubrique=%c3%89ditorial

      Malentendu

      Par Mustapha Hammouche

      La mésentente entre l’Algérie, d’un côté, et l’Espagne et la France de l’autre,
      était prévisible, au vu de sa position traditionnelle.
      Ce qui rend incompréhensible ces deux ratages diplomatiques.
      Deux visiteurs, français et espagnol, de haut niveau. Des entretiens, et deux
      conférences de presse conjointes, à chaque fois marquées par un désaccord
      manifeste sur l’impasse du Sahara occidental.
      Il se précise désormais qu’il est question, pour la France et l’Espagne, d’une
      nouvelle démarche de résolution du conflit. Longtemps occulté par le processus
      suggéré par les accords d’Houston, sa remise en cause a commencé avec la
      présentation par les Nations unies, en juin 2001, d’un accord-cadre qui
      contredit le processus prévu dans le plan Baker.
      Reconsidérée à la lumière des pressions franco-espagnoles en cours, la démission
      de James Baker n’était peut-être pas un geste de dépit devant les mauvaises
      volontés qui ont longtemps contrarié son plan. Ce serait plutôt un passage de
      témoin transatlantique dans la perspective de faire changer son fusil d’épaule à
      la communauté nationale.
      Le Front Polisario, qui s'accroche au processus des accords d’Houston, et
      l’Algérie, attachée au principe d’autodétermination du peuple, se retrouve
      isolée face au Maroc qui semble avoir acquis le soutien des puissances
      intéressées pour une solution qui pose sa souveraineté sur le Sahara occidental
      comme incontestable.
      La mésentente entre l’Algérie, d’un côté, et l’Espagne et la France de l’autre,
      était prévisible, au vu de sa position traditionnelle. Ce qui rend
      incompréhensible ces deux ratages diplomatiques. Pourquoi n’a-t-on donc pas fait
      l’économie des polémiques que se sont imposées Barnier et Belkhadem, puis
      Zapatero et le même Belkhadem ?
      Les deux évènements offrent le spectacle de rencontres improvisées, un peu comme
      si les rencontres devaient finaliser des accords dont ils n’étaient pas
      préalablement convenus. Si, sur place, il fallait quelques efforts pour sauver,
      c’est que la polémique ne peut que s’amplifier dans les jours et les semaines à
      venir.
      Il reste tout de même étrange qu’il ait fallu en venir à ce niveau de contact
      pour constater la divergence. Volte-face algérienne ou audace franco-espagnole ?
      D’ici octobre, date de fin de mandat de la Minurso, on en saura sûrement plus
      sur les intentions de chacun et les véritables raisons de ces inhabituelles
      rencontres où il s’est agi de constater le malentendu.

      --------->
      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=26462

      Les déclarations se multiplient sur le dossier du Sahara
      Que cache ce nouveau plan d’accord ?

      Par Nabila Saïdoun

      S’agit-il, à travers ce luxe de déclarations, de forcer la main à l’Algérie,
      pour l’amener à souscrire à un nouveau plan.
      Le dossier du Sahara occidental, qui était depuis des années dans une sorte de
      latence chronique, revient brusquement au devant de l’actualité. En fait, depuis
      quelque temps, nous assistons à la mise en place progressive d’un plan, à
      travers toute une série de déclarations tous azimuts, obéissant à une même
      finalité : trouver une solution urgente, au nom des impératifs stratégiques
      régionaux, qui rendent tout aussi urgente la construction du Maghreb. Un Maghreb
      qui bute sur l’épine sahraouie, pour le moment. D’où la nécessité de faire
      bouger les choses.

      Et c’est le ministre des Affaires étrangères français qui est désigné pour
      sonner la charge au nom de cette “nouvelle solution”. Dans un entretien accordé
      à la presse, Michel Barnier s’est fait l’avocat du “dialogue direct” entre Alger
      et Rabat. “Un dialogue direct entre l’Algérie et le Maroc est nécessaire pour
      favoriser l’émergence de cette nouvelle solution, en prenant en compte les
      impératifs de stabilité régionale et l’intérêt des deux peuples et des
      populations concernées”. Revenant à la charge, dans sa conférence de presse,
      mardi, il a soutenu que “le dialogue entre les deux pays sera utile et
      fondamental et nous l’encourageons”.

      Hier, le Premier ministre espagnol a dit la même chose, ou presque. Pour lui,
      l’impasse a trop duré et par conséquent, il convient, selon lui, de prospecter
      d’autres voies pour aboutir à une solution définitive. Et cette solution, selon
      M. Zapatero, consisterait à associer cinq parties autour d’une même table pour
      discuter.
      Ces parties sont le Maroc, l’Algérie “si elle le veut”, le Sahara, la France et
      l’Espagne. Pourquoi et comment autant de pays pour ce tour de table ? Zapatero
      n’en dit pas plus. Mais en revanche, il estime que le plan Backer, bien qu’ayant
      “des côtés positifs” doit être remisé, comme les précédents, au profit du
      nouveau plan de règlement sous les auspices de l’instance onusienne. Cette
      convergence entre les propos de Michel Barnier et de Luis Zapatero montre que,
      désormais, la France et l’Espagne sont sur une même longueur d’onde et que cette
      longueur d’onde les rapproche de l’orbite marocaine, dont les autorités n’ont
      jamais désespéré d’avoir gain de cause en donnant au temps le temps. Et dire que
      jusque-là la position espagnole a été de soutenir la démarche de l’ONU.

      À quoi obéit un tel glissement ? Question à laquelle les prochains jours
      apporteront sans doute une réponse. Mais on peut constater que cette action
      concertée coïncide aussi avec la visite du souverain marocain aux USA, dans le
      but évident de solliciter un soutien pour ce nouveau plan de règlement.
      Mais dans cette affaire, c’est l’Algérie qui est l’objet de la pression. Hier,
      Abdelaziz Belkhadem s’est cru devoir remettre les pendules à l’heure, en
      martelant que “l’Algérie n’est pas le tuteur du peuple sahraoui”.
      L’autre question est de savoir jusqu’à quand l’Algérie résistera devant cette
      pression convergente, pour l’impliquer dans un nouveau processus, alors que
      jusque-là, elle s’en est tenue à une position de “partie non concernée ”.
      Véritable dilemme cornélien pour les responsables politiques algériens, en pôle
      position, le président Bouteflika, qui sont aujourd’hui partagés entre une
      position de principe et les impératifs de la realpolitik.


      ---------->
      http://www.lexpressiondz.com/T20040715/ZA4-0.htm

      Zapatero l’avocat du diable
      15 juillet 2004 - Page : 4

      «Aucun plan ne sera efficace s’il ne bénéficie pas de l’appui de toutes les
      parties».

      Les relations algéro-espagnoles ont été examinées, hier de long en large par les
      responsables politiques des deux pays. La visite éclair du président du
      gouvernement espagnol en Algérie, à la tête d’une importante délégation d’hommes
      d’affaires représentant les secteurs du bâtiment, des infrastructures, de
      l’énergie et les usines de dessalage d’eau de mer, s’inscrit dans le sillage du
      traité d’amitié et de bon voisinage conclu l’année dernière à Madrid entre
      l’ex-président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar et le chef de l’Etat
      Abdelaziz Bouteflika. En plus de la «révision des relations politiques
      bilatérales», indique M. Zapatero, il est temps de mettre au point, sur le plan
      économique, «un calendrier périodique» de réunions entre les responsables des
      deux pays. La relance du processus de Barcelone à l’occasion de la
      commémoration, l’année prochaine du dixième anniversaire de cette rencontre
      euroméditerranéenne de 1995, la lutte contre l’immigration clandestine et la
      lutte antiterroriste nécessitent, selon le président Zapatero, une stabilité
      politique dans le Bassin méditerranéen.

      Parmi les facteurs de blocage de l’intégration euromaghrébine figure en pole
      position le conflit du Sahara occidental. A ce propos, Zapatero a réaffirmé
      l’attachement de son pays à une «solution juste et définitive» du conflit du
      Sahara occidental «dans le cadre de la légalité internationale», contrairement
      au ministre français des Affaires étrangères qui appelait la veille à un
      «dialogue direct entre Alger et Rabat», le conférencier estime que la question
      du Sahara occidental doit être réglée conformément à la légalité internationale,
      dans lequel les Nations unies doivent jouer le rôle de «leader». Pour
      M.Zapatero, seul le peuple sahraoui et le Maroc sont concernés par ce conflit.
      Un conflit, poursuit Zapatero, qui ne verra son dénouement que grâce à un accord
      global entre les parties en conflit. «La solution à cette question doit être
      trouvée au sein des Nations unies à travers un accord entre tous les partenaires
      afin de satisfaire les droits de toutes les parties», souligne l’orateur. Par
      ailleurs, il a tenu à préciser qu’«aucun plan ne sera efficace s’il ne bénéficie
      pas de l’appui de toutes les parties. «Le gouvernement espagnol va travailler
      dans ce sens et ne ménagera aucun effort pour parvenir à une solution juste et
      définitive qui permettrait au peuple sahraoui de voir le bout du tunnel».
      Cependant, il a indiqué que le «le chemin exige beaucoup de sérénité et de
      dialogue» entre toutes les parties. «Même l’Algérie peut contribuer à trouver
      une solution si elle le désire», poursuit M.Zapatero. A entendre parler le
      conférencier, on comprend que le plan de paix au Sahara occidental est mort et
      enterré après la démission de James Baker.

      Par ailleurs, le ministre algérien des Affaires étrangères M.Abdelaziz Belkhadem
      a improvisé un point de presse après le départ de M.Zapatero et au cours duquel
      il a réitéré la position de principe de l’Algérie par rapport au dossier
      sahraoui. «Nous ne sommes pas les tuteurs des Sahraouis... Comme nous n’avons
      pas non plus besoin de tuteurs pour dialoguer avec nos frères marocains». Avant
      de poursuivre que «les seules parties concernées par le conflit sont le Maroc et
      Le Front Polisario».

      Arezki LOUNI

      ----------->
      http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=8657

      Zapatero propose un dialogue entre l’Espagne, la France, l’Algérie et le Maroc
      au sujet du Sahara occidental

      Belkhadem : le Polisario est le mieux indiqué

      par Sihem H.

      Le président du gouvernement espagnol, M. José Luis Zapatero a plaidé pour la
      «nécessaire» intervention «exclusive» des Nations unies dans le règlement du
      conflit du Sahara occidental, tout en affirmant que les principaux partenaires
      concernés doivent participer au processus.

      Dans une conférence de presse, qu’il a animée hier, à l’issue de sa visite
      officielle d’une journée à Alger, M. Zapatero a expliqué que les partenaires
      directs et limitrophes sont, notamment, le Maroc, l’Espagne, la France et
      l’Algérie.

      Il est question, selon lui, d’associer ces pays «de manière fructueuse» au
      règlement du conflit «pour peu que les Nations unies affichent une claire
      volonté de privilégier le chemin du dialogue pour parvenir, dans le strict cadre
      du respect de légalité internationale, à une solution».

      Il s’agit, selon cette proposition, d’inviter tous ces pays, qualifiés de
      «facteurs fondamentaux», à ne pas «préjuger de la fin» et à «contribuer d’une
      manière efficace en se concertant et en relançant le dialogue autour d’un
      dénouement durable».

      Tout cela évidemment, «sous la coupe des Nations unies». Pour le président du
      gouvernement espagnol, cette instance internationale a eu à régler des questions
      beaucoup plus délicates dans le monde. Il suffit, selon lui, de mettre un grain
      de bonne volonté «pour explorer toutes les voix et moyens susceptibles de venir
      à terme d’un conflit qui n’a que trop duré».

      Parlant du plan Baker, M. Zapatero a affirmé, non sans préciser que son
      gouvernement n’a pas encore bouclé ses 100 jours d’existence, que l’Espagne,
      dans le cadre du dialogue, «va faire des efforts pour que les aspects positifs
      proposés dans ce plan soient maintenus par l’ONU».

      La réaction de la diplomatie algérienne à la proposition de l’invité espagnol,
      par la voix de Belkhadem, ne s’est pas fait attendre. Dans un point de presse
      succédant l’hôte de l’Algérie, le ministre algérien des Affaires étrangères a
      usé de tact et de subtilité pour remettre les pendules à l’heure sur la question
      du Sahara occidental.

      Il a tenu d’emblée à rappeler le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination
      et que le Front du Polisario et le Maroc sont les seules principales parties de
      ce conflit. «Si les quatre pays cités par mon ami Zapatero discuteront de
      l’avenir du peuple sahraoui, je dis tout de suite que l’Algérie cédera sa place
      inconditionnellement au Front Polisario», a-t-il tenu à souligner.

      Il a rappelé, dans ce sens, que «le peuple sahraoui n’a pas besoin de tuteur et
      que l’Algérie n’a pas besoin d’intermédiaire pour entamer un dialogue avec le
      Maroc». M. Zapatero, qui était accompagné d’une importante délégation
      ministérielle, s’est entretenu dans la matinée d’hier avec le président de la
      République, Abdelaziz Bouteflika.

      Un entretien axé principalement, selon M. Zapatero, sur les moyens de renforcer,
      au plan bilatéral, le dialogue et la concertation politique, la coopération
      économique et le partenariat. Le premier responsable du gouvernement espagnol a,
      d’ailleurs, estimé que l’Algérie, après avoir entamé un processus de réforme et
      de privatisation, est un terrain très fertile à l’investissement.

      Les domaines suscitant de l’intérêt sont notamment celui des travaux publics, du
      transport ferroviaire et le dessalement de l’eau de mer.

      ---------->
      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/15/cad_actualite.htm

      Zapatero et le conflit du Sahara-Occidental / Madrid clarifie sa position

      Partisane du règlement du conflit du Sahara-Occidental dans le cadre de l’ONU,
      l’Espagne entend le rester, appuyant par là même fermement la position
      algérienne.

      «Les Nations unies doivent être le leader dans le processus de règlement du
      conflit du Sahara-Occidental», a déclaré l<br/><br/>(Message over 64 KB, truncated)
    Votre message a été soumis avec succès et sera remis aux destinataires brièvement.