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Media francophones/ Sélection de presse du 14-VII-2004

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  • Carlos Ruiz Miguel
    S O M M A I R E 1. SAHARA-ESPAGNE-FRANCE-USA-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT 1.1. FRONT POLISARIO - LE QUOTIDIEN D ORAN: Le Polisario s’en prend à Paris et Madrid -
    Message 1 de 1 , 14 juil. 2004
      S O M M A I R E

      1. SAHARA-ESPAGNE-FRANCE-USA-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT

      1.1. FRONT POLISARIO
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN: Le Polisario s’en prend à Paris et Madrid
      - SPS: "La solution par référendum est une solution démocratique, globale, donc
      politique", déclare Sidati

      1.2. PRESSE ALGÉRIENNE
      - L'EXPRESSION: Une conférence régionale sur le Sahara occidental
      - LIBERTÉ: Message
      - LIBÉRTÉ: Sahara occidental: Belkhadem répond à Barnier: “Nous n’avons pas
      besoin d’intermédiaire”
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN: Les pressions amicales de Paris
      - LE JEUNE INDÉPENDANT: Réagissant aux sollicitations pour renouer le dialogue
      avec le royaume chérifien. Belkhadem : «L’Algérie et le Maroc n’ont pas besoin
      de tuteurs»
      - EL WATAN: La ligne rouge
      - EL WATAN: Sahara-occidental / Des thèses rejetées
      - EL WATAN: L’Algérie maintient sa position
      - EL WATAN: Algérie-Espagne / La politique du balancier
      - L'EXPRESSION: L’Algérie rejette toute tutelle
      - LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Belkhadem, hier, lors de sa conférence de presse avec
      Barnier: «Nous sommes prêts à dialoguer avec le Maroc»
      - LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Point de presse de Michel Barnier, ministre des
      Affaires étrangères français

      1.3. PRESSE MAROCAINE
      - AUJOURD'HUI LE MAROC: Sahara "marocain": L’appel de Paris
      - L'OPINION: Sahara, Un conflit entre le Maroc et l’Algérie
      - AL BAYANE: Saisir la chance
      - L'ÉCONOMISTE: Sahara: Ballet diplomatique
      - LIBÉRATION: Sahara: Vaste action diplomatique pour un dialogue entre le Maroc
      et l’Algérie

      1.4. PRESSE FRANÇAISE
      - LIBÉRATION (france): Michel Barnier resserre les liens sécuritaires avec Alger

      1.5. AGENCES DE PRESSE
      - SPS: L'Algérie réaffirme son soutien au règlement du conflit entre le Maroc et
      le Polisario dans le cadre de l'ONU

      2. USA-FRANCE-MAGHREB
      - EL WATAN: La course au Maghreb

      3. ESPAGNE-ALGÉRIE-SAHARA
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN: ZAPATERO AUJOURD’HUI A ALGER. Les firmes espagnoles en
      force
      - LE JEUNE INDÉPENDANT: A la tête d’une importante délégation. Rodriguez
      Zapatero aujourd’hui à Alger
      - APS: Zapatero à Alger pour consolider les relations politiques et économiques
      - LIBERTÉ: Visite de Zapatero à Alger. De grands groupes dans la délégation
      - EL MOUDJAHID: Algérie-Espagne - A l’invitation du Président Bouteflika
      M. Jox Luis Zapatero, Président du gouvernement espagnol, aujourd’hui à Alger

      4. FRANCE-ALGÉRIE-SAHARA
      - LA TRIBUNE: Pour Barnier la France est mobilisé pour concrétiser la
      coopération avec l’Algérie
      - APS: Algérie-France: les deux pays pour "un partenariat d'exception"
      - AFP: Les relations franco-algériennes "dans une ère qualitativement nouvelle"
      (Bouteflika)
      - EL MOUDJAHID: La visite du ministre français des AE en Algérie. 4 heures
      d’entretien avec Bouteflika/ Conférence de presse des ministres des AE algérien
      et français

      5. ALGÉRIE-MAROC
      - LE JEUNE INDÉPENDANT/LA TRIBUNE: Le chef du gouvernement et le ministre de
      l’Intérieur marocains attendus à Alger
      - L'EXPRESSION: Alger et Rabat, sur la même longueur d’onde?

      5. RASD-PARLEMENT
      - SPS: Le conseil national (Parlement) a clôturé sa session en adoptant son
      règlement intérieur

      ===========================================================
      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
      ===========================================================


      1. SAHARA-ESPAGNE-FRANCE-USA-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT

      1.1. FRONT POLISARIO
      http://www.quotidien-oran.com/quot2900/even.htm

      Le Polisario s’en prend à Paris et Madrid

      Par une réaction tranchante aux propos du chef de la diplomatie espagnole, le
      ministre délégué sahraoui pour l’Europe accuse clairement la France d’avoir une
      position qui empêche le règlement du conflit opposant la RASD au royaume
      chérifien.

      « L’intention exprimée par le ministre espagnol d’inscrire leur démarche dans le
      cadre d’actions coordonnées avec la France est un motif supplémentaire de
      préoccupation», écrit dans son communiqué le ministre délégué pour l’Europe,
      Mohamed Sidati, qui est en même temps membre du secrétariat national du Front
      Polisario. Prononcés à partir de Bruxelles, les propos de Sidati sont une
      réponse à Angel Moratinos, le MAE espagnol.

      Ils lui rappellent que «l’on sait la position notoire de soutien inconditionnel
      de la France aux thèses coloniales du Maroc sur le Sahara Occidental». Ce qui
      pour Sidati «a contrarié à ce jour les efforts de la communauté internationale
      les empêchant d’aboutir».

      Voilà des propos sahraouis qui ne s’encombrent pas de formules protocolaires
      pour accuser clairement Paris de bloquer le règlement du conflit sahraoui. Il
      faut reconnaître que le ministre délégué sahraoui pour l’Europe a recouru au
      même ton tranchant pour répondre au chef de la diplomatie espagnole dont les
      déclarations, dimanche dernier, au journal «El Mundo» ont suscité, selon lui,
      étonnement et inquiétude. Surtout quand le mandataire espagnol considère que
      l’organisation de ce référendum provoquerait «une crise politique généralisée en
      Afrique du Nord», estime le responsable sahraoui. «Les propos du ministre
      espagnol sont regrettables, prêtent à confusion et ne laissent pas de préoccuper
      le peuple sahraoui qui lutte pour sa liberté et son droit inaliénable à
      l’autodétermination», a-t-il ajouté.

      Les rappels de Sidati sont pour remettre le dossier sahraoui dans son contexte
      initial de règlement, à savoir celui onusien. Les efforts de la communauté
      internationale qui ont réussi à convaincre de la nécessaire organisation d’un
      référendum «libre et impartial qui a été d’ailleurs solennellement accepté par
      le Royaume du Maroc en 1997 est de nature à permettre une solution juste et
      pacifique, conforme à la légalité internationale, pour un problème que d’aucuns
      diront de décolonisation», écrit le ministre sahraoui. Le plan Baker est
      présenté à cet effet comme étant «un package inclusif du référendum dont la
      finalité est l’aboutissement du processus d’autodétermination du peuple
      sahraoui». Il est ainsi vu comme un «exercice suprême de la démocratie politique
      et ne peut donc être rétrogradé à une solution technique, ni évoqué comme
      prélude à une quelconque crise». Depuis quand, s’interroge Sidati, «l’exercice
      démocratique par un peuple de son droit à l’autodétermination peut générer une
      crise ?».

      Le responsable sahraoui estime que «le rôle du gouvernement espagnol n’est pas
      de permettre au Maroc d’enfreindre le droit international et de contourner le
      référendum mais d’exiger de celui-ci de renoncer à ses manoeuvres dilatoires, à
      sa politique intransigeante pour que le peuple sahraoui puisse exercer son droit
      légitime à se déterminer librement, pour que la légalité internationale soit
      enfin consacrée au Sahara Occidental». C’est ce qui renforcera et garantira,
      selon lui, «la sécurité et la stabilité à tous les peuples maghrébins».

      L’envoi du communiqué sahraoui aux rédactions algériennes tombe à point avec
      l’arrivée aujourd’hui à Alger de Luis Rodriguez Zapatero, le président du
      gouvernement espagnol. Il est clair que la coïncidence entre les deux faits n’a
      rien de fortuit. L’on s’attend, en effet, à ce que les discussions entre
      Zapatero et les responsables algériens tournent, en plus des relations
      bilatérales, autour du règlement du conflit sahraoui. Un conflit pour lequel
      Washington vient de tracer le juste milieu en appelant Rabat et Alger à en
      discuter entre eux deux avec comme référents le plan Baker et les résolutions
      onusiennes. C’est probablement cette «ambiance nouvelle», comme la qualifie la
      diplomatie algérienne, qui a amené le représentant sahraoui à rappeler au MAE
      espagnol les principes de base onusiens du règlement du conflit, saisissant de
      surcroît l’occasion de la visite à Alger de son premier responsable.

      Ghania Oukazi

      ---------->
      http://www.spsrasd.info/sps-130704.html#2

      "La solution par référendum est une solution démocratique, globale, donc
      politique", déclare Sidati

      Bruxelles, 13/07/04 (SPS) Le Ministre Conseiller auprès de la Présidence,
      Mohamed Sidati, a affirmé lundi que l'autodétermination du peuple sahraoui reste
      l'unique voix "démocratique, globale, donc politique", pour un règlement juste
      et définitive du conflit du Sahara occidental, regrettant les dernières
      déclarations de Mouratinos au quotidien espagnole "El Mundo" dans son édition du
      dimanche.

      "Le Référendum c'est l'exercice suprême de la démocratie politique et ne peut
      donc être dégradé à une solution technique, ni invoqué comme prélude à une
      quelconque crise. La solution par référendum est belle et bien une solution
      démocratique, globale, donc politique", a souligné M. Sidati dans une
      déclaration rendu publique lundi, en réponse aux déclarations du ministre des
      affaires étrangères espagnole, Miguel Angel Moratinos, selon lesquelles la tenu
      du referendum provoquerait "une crise" politique dans la région du Maghreb.

      Les déclarations de M. Moratinos "suscitent l'étonnement et l'inquiétude",
      "prêtant à confusion" sur la position du Gouvernement espagnole vis à vis du
      conflit, surtout que la dernière visite officielle effectué par M. Bernardino
      Leon, Secrétaire d'Etats aux affaires étrangères, le mois dernier, avait soutenu
      une position complètement différente et conforme avec la légalité international.

      "On peut apprécier que l'Espagne manifeste son intérêt et sa volonté de
      contribuer à une solution politique", au conflit a souligné le diplomate
      sahraoui, mais cette dite contribution ne doit en aucun cas "permettre au Maroc
      d'enfreindre le droit international et de contourner le référendum", ce qui
      semble être le résultat possible d'une telle position espagnole aussi confuse
      que celle déclaré par Moratinos, sans oublié que le Plan Baker est en effet un
      compromis et une solution politique "raisonnable" au conflit.

      Le Gouvernement espagnole, qui à part de devoir être théoriquement tranchant
      dans son soutien au processus de décolonisation au Sahara occidental,
      conformément à la légalité international et en cohérence avec sa position en
      Irak, a une responsabilité historique envers "le peuple sahraoui qui lutte pour
      sa liberté et son droit inaliénable a l'autodétermination", a insisté Sidati.

      En ce sens, si l'Espagne veut vraiment honorer sa dette envers son ex-colonie,
      elle doit "exiger du Maroc de renoncer à ses manœuvres dilatoires, à sa
      politique intransigeante, pour que le peuple sahraoui puisse exercer son droit
      légitime à se déterminer librement, pour que la légalité internationale soit en
      fin consacrée au Sahara Occidental, et pour que la sécurité et la stabilité
      soient renforcées et garanties au bénéfice de tous les peuples maghrébins", a
      t-il martelé.

      En plus, s'interroge Sidati, "depuis quand en effet l'exercice démocratique par
      un peuple de son droit à l'autodétermination peut dégénérer en crise!",
      exprimant l'inquiétude de voir, "L'intention exprimée par le Ministre espagnol
      d'inscrire leur démarche dans le cadre d'actions cordonnées avec" Paris se
      concrétiser en une adoption espagnole de "la position notoire de soutien
      inconditionnel de la France aux thèses coloniales du Maroc sur le Sahara
      Occidental", qui a toujours contrarié les efforts et la volonté "de la
      communauté international, les empêchant d'aboutir", a-t-il regretté.

      D'autre part, cette position, si adopté, serait certainement un nouveau coup
      pour la légalité international, puisque "la Communauté internationale, qui,
      s'est investi depuis plusieurs années dans la recherche d'une solution
      définitive", n'a trouvé de meilleur solution au terme de patients efforts, que
      "l'organisation d'un Référendum libre et impartial, qui a été d'ailleurs
      solennellement accepté par le Royaume du Maroc en 1997, est de nature à
      permettre une solution juste et pacifique, conforme à la légalité
      internationale, pour un problème que d'aucuns diront de décolonisation", a
      encore souligné Sidati. (SPS)

      060/090/100 131429 juil 04 SPS

      --------->
      1.2. PRESSE ALGÉRIENNE
      http://www.lexpressiondz.com/T20040714/ZCQ.htm

      Une conférence régionale sur le Sahara occidental

      Des sources diplomatiques ont indiqué à L’Expression que les Américains ont
      proposé au roi Mohammed VI l’idée d’organiser une conférence régionale sur la
      question du Sahara occidental.
      Le monarque marocain trouve la proposition séduisante, mais ne veut pas entendre
      parler de la République arabe sahraouie démocratique. C’est justement sur ce
      point qu’il y a un grand désaccord.
      Selon Washington, la présence de la Rasd est une condition sine qua non pour la
      tenue de la conférence. D’où dit-on, la déception de Rabat.

      ---------->
      http://www.liberte-algerie.com/rub.php?rubrique=%c3%89ditorial

      Message

      Par Abdelkamel K.

      Paris, désireuse de raffermir ses relations avec l’Algérie, devra peut-être
      faire le douloureux choix d’élaguer le Sahara Occidental des dossiers à traiter
      dans les discussions bilatérales, pour éviter de briser cet élan dans la
      coopération entre les deux parties.
      Sans doute indisposée par la pression exercée sur elle depuis quelques jours au
      sujet du Sahara Occidental, par l’axe Paris-Madrid-Washington, Alger a vite fait
      de remettre les pendules à l’heure. À la première occasion, en effet, le chef de
      la diplomatie algérienne a clairement réaffirmé la position algérienne sur ce
      dossier, déniant à quiconque le droit de s’ingérer dans les relations
      algéro-marocaines, ni encore moins dans la politique étrangère de l’Algérie. Le
      moment était opportun, du fait que l’Élysée est l’un des plus puissants soutiens
      du royaume alaouite dans son entreprise expansionniste. Paris, désireuse de
      raffermir ses relations avec l’Algérie, devra peut-être faire le douloureux
      choix d’élaguer le Sahara Occidental des dossiers à traiter dans les discussions
      bilatérales, pour éviter de briser cet élan dans la coopération entre les deux
      parties. La sortie de Abdelaziz Belkhadem constitue également un message en
      direction du Chef du gouvernement espagnol, hôte de l’Algérie aujourd’hui, et
      des États-Unis qui appuient la “solution négociée” entre Rabat et Alger pour le
      règlement du conflit sahraoui. Notre pays est toujours profondément attaché au
      sacro-saint principe du droit des peuples à l’autodétermination, et refuse
      d’être considéré comme une partie dans cette affaire de “décolonisation”. L’on
      se dirige donc vers un statu-quo sur ce point, qui réduit à néant tout effort
      visant à mettre sur les rails l’Union du Maghreb arabe. Cet ensemble, qui existe
      sur papier, n’est apparemment pas près de voir le bout du tunnel. Il faut dire
      que l’intransigeance du Maroc et de l’Algérie à camper sur leurs positions
      antérieures bloque toute initiative de sortie de crise. Une “solution négociée”
      est certes l’unique moyen de sortir de l’impasse, mais pas au détriment du
      peuple sahraoui, auquel le plan de paix de James Baker reconnaît la qualité de
      partie en conflit, mais il appartient à tous les concernés de faire preuve de
      génie politique pour créer un climat propice à un règlement équitable.

      --------->
      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=26421

      Sahara occidental : Belkhadem répond à Barnier
      “Nous n’avons pas besoin d’intermédiaire”
      Par Samia Lokmane Lu (1862 fois)


      Le ministre des Affaires étrangères a annoncé la venue prochaine du Premier
      ministre et du ministre de l’Intérieur marocains.
      Michel Barnier est reparti bredouille, du moins sur un point. Le locataire du
      Quai d’Orsay n’a pas su convaincre les autorités algériennes de négocier
      directement avec le voisin marocain le sort du Sahara Occidental. “Le dialogue
      entre Alger et Rabat ne s’est jamais interrompu. Il n’a pas besoin
      d’intermédiaire”, a répliqué notre chef de la diplomatie au cours de la
      conférence de presse qu’il a animée en compagnie de son homologue français, hier
      matin, à la résidence de Djenane El-Mithak. Défendant la position traditionnelle
      de l’État algérien, Abdelaziz Belkhadem a affirmé que l’affaire du Sahara
      Occidental pose “un problème de décolonisation”. “L'Algérie est disposée à
      aider à trouver une solution politique pour peu que celle-ci respecte le droit
      du peuple sahraoui à l'autodétermination”, a-t-il soutenu. Sa réplique est venue
      en réponse à la proposition de Michel Barnier, répercutée lors de la rencontre
      avec les journalistes. “Cette dynamique — le partenariat euro-méditerranéen —
      nécessite une solution politique au problème du Sahara Occidental agréé par les
      parties en conflit et dans le cadre de l’ONU.
      Mais, cette solution passe d’abord par un dialogue direct entre Alger et Rabat”,
      a-t-il prôné en guise de préambule. Visiblement embarrassé par la mise au point
      de son hôte, l’envoyé du Palais de l’Élysée rectifiera quelque peu le tir à la
      fin de la conférence de presse en reconnaissant qu’effectivement “l’Algérie et
      le Maroc n’ont pas besoin de tutelle pour dialoguer entre eux”. Il s’est
      contenté d’observer “une disponibilité au plus haut niveau, de part et d’autre
      pour continuer ce dialogue utile et fondamental” que la France “encourage”.
      “C’est comme ça que les choses progressent”, a préconisé Barnier. Apportant les
      preuves tangibles de cette évolution dans les relations entre les deux voisins
      maghrébins, le chef de la diplomatie algérienne évoque de nombreuses
      communications téléphoniques entre le président Bouteflika et le roi Mohamed VI.
      “Nous sommes prêts à aller le plus loin possible avec nos voisins marocains”,
      a-t-il suggéré. Dans la foulée, Belkhadem a annoncé la venue prochaine à Alger
      du Premier ministre marocain, Dris Djettou et du ministre de l’Intérieur. “Il
      est vital de développer nos relations avec le Maroc”, s’est-il encore laissé
      dire. Mais à ses yeux, la fin de la brouille ne doit en aucun cas dépendre d’une
      concession de l’Algérie sur la question du Sahara. “La création de l’UMA (Union
      du Maghreb arabe) n’a été précédée d’aucune conditionnalité. Il n’y a pas de
      raison de le faire maintenant”.
      Or, actuellement, outre la France, le Maroc s’est doté d’un nouvel allié qui à
      son tour conditionne l’essor du partenariat entre les deux rives de la
      Méditerranée par la solution du problème sahraoui.
      Ce pays se trouve être l’Espagne. Le nouveau gouvernement socialiste, sous la
      direction de Luis Rodrigez Zapatero appelle aussi à une négociation entre Alger
      et Rabat. Interpellé sur cette question, Barnier a préféré ne pas s’épancher.
      “L’Espagne comme l’Italie et la Grèce, tout comme les autres pays, ancrés dans
      la réalité méditerranéenne, vont ensemble avec les autres États de l’Union
      européenne, mutualiser leur action dans la région du Maghreb”, a-t-il tout juste
      affirmé.

      -------->
      http://www.quotidien-oran.com/quot2900/even.htm

      Les pressions amicales de Paris

      La France aussi a ses «constantes» en politique extérieure. Son soutien au Maroc
      dans le dossier du Sahara Occidental en fait partie.

      Il s’est davantage renforcé depuis que le royaume chérifien connaît des
      problèmes sécuritaires. L’islamisme radical, qui s’alimente de l’immense
      réservoir de laissés-pour-compte du Maroc, n’est pas en mesure de bouleverser
      l’ordre établi mais ses manifestations, y compris violentes, sont des indices
      sérieux de l’affaiblissement de l’allégeance à la famille royale. La question du
      Sahara Occidental, qui a permis depuis 1975 de cimenter un nouveau consensus
      autour de la famille royale, s’appréhende aussi bien à Rabat qu’à Paris sous
      l’angle de la stabilité du régime. Mohammed VI a donc franchement joué sur ce
      thème en décidant, avec le soutien de Paris, que la solution référendaire était
      «caduque». En dépit du fait que le Conseil de sécurité ait adopté le plan Baker
      prévoyant une période d’autonomie de cinq ans avant la tenue d’un référendum.
      Dans cette attitude du pouvoir marocain, on peut déceler un aveu extraordinaire:
      Rabat n’est même pas sûr que les Marocains entrés au Sahara Occidental après
      1975-et appelés à participer au référendum aux termes du plan Baker - choisiront
      de voter pour la marocanité du Sahara. Un vote en faveur de l’indépendance n’est
      donc pas une vue de l’esprit et il aurait des conséquences autrement plus
      lourdes sur la pérennité du régime que les contestations islamistes.

      C’est sans doute hors des déclarations publiques qui font appel à des
      généralités, ce que font valoir les responsables français à leurs homologues
      algériens. Paris souhaite clairement que le dossier du Sahara Occidental soit
      traité hors de l’option référendaire qui, il faut le rappeler, demeure celle de
      la communauté internationale incarnée par l’Onu.

      Michel Barnier s’est fait hier très insistant: il faut «bilatéraliser» la
      question, quitte à ce que l’Onu lui donne une onction internationale. C’est
      cette lourde insistance, plus que le fond de la position française, qui paraît
      nouvelle. Est-ce un «changement» de la position de l’Espagne-dont le Premier
      ministre Rodriguez Zapatero arrive aujourd’hui à Alger-qui donne à Paris
      l’impression qu’il y a matière à amener les responsables algériens à changer
      d’attitude et à aller vers un «dialogue fondamental» avec le Maroc sur la
      question du Sahara ?

      On aura remarqué d’ailleurs que le ministre espagnol des Affaires étrangères
      parle désormais ouvertement de la nécessité pour Paris et Madrid d’avoir une
      stratégie commune en direction des pays du Maghreb. Michel Barnier a évoqué de
      son côté l’impératif de «mutualiser» davantage l’action des pays du sud de
      l’Europe en direction du Maghreb. En clair, «mutualiser» les pressions en vue de
      «bilatéraliser» la solution au problème du Sahara Occidental.

      Les responsables algériens n’aiment apparemment pas les lectures qui font
      florès sur les pressions qui sont exercées en vue d’amener l’Algérie à changer
      de cap. Mais il est vain de nier qu’elles existent. Le passage de Rodriguo
      Zapatero à Alger - très surveillé à Rabat - permettra de mesurer si l’Espagne,
      ancienne puissance occupante du Sahara Occidental qui défend traditionnellement
      l’autodétermination du peuple sahraoui, s’est effectivement ralliée aux
      arguments français. Mais l’existence de pressions ne signifie pas nécessairement
      qu’on doive y céder, même si elles viennent de puissances importantes dans
      l’échiquier régional. Formellement, l’Algérie a une position conforme aux
      résolutions de l’Onu. C’est Rabat qui est en délicatesse avec la communauté
      internationale et non l’Algérie. Et c’est sans doute pour cette raison que
      Abdelaziz Belkhadem a indiqué qu’il n’est pas question de sortir de l’option
      référendaire dans le cadre de l’Onu. Dans l’insistance française, il y a une
      singulière occultation du fait que les Sahraouis ont leur mot à dire sur la
      question. Mais il y a aussi une sous-estimation de l’attachement de l’Etat
      algérien au principe de l’autodétermination. Le Maroc se prévaut d’un succès dû
      à sa «ténacité» dans la démission de James Baker. Mais les Sahraouis - ils
      existent, même s’ils ne trouvent aucune place dans le discours de Barnier - sont
      aussi capables de ténacité. Et le pouvoir algérien, même soucieux de ses bonnes
      relations avec les grandes capitales occidentales, paraît aujourd’hui dans une
      situation qui le rend moins enclin à céder aux pressions mêmes «amicales». Le
      plan onusien auquel est attachée l’Algérie est sans doute menacé par les actions
      diplomatiques en cours. Cela ne changera rien à la situation d’impasse qui
      prévaut actuellement et au nom de laquelle on s’emploie à essayer de
      bilatéraliser le problème. On n’aura fait en définitive que brouiller les
      perspectives de solution, avec le Maghreb comme éternel perdant.

      M. Saâdoune

      --------->
      http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=8601

      Réagissant aux sollicitations pour renouer le dialogue avec le royaume chérifien

      Belkhadem : «L’Algérie et le Maroc n’ont pas besoin de tuteurs»

      par Abdou Seghouani
      Le chef de la diplomatie algérienne a clairement répondu hier aux sollicitations
      des Espagnols, des Français et des Américains pour renouer avec le Maroc le
      dialogue sur les questions bilatérales et, par ricochet, pour réexaminer la
      question du Sahara occidental.

      Tout en encourageant le dialogue bilatéral, M. Belkhadem a affirmé que les deux
      pays [Algerie et Maroc] n’ont point besoin ni d’intermédiaires ni de tuteurs
      pour pouvoir dialoguer. Par Abdou Seghouani «Continuer à aller de l’avant !»,
      c’est ce qu’il fallait retenir, en substance, des propos des chefs de la
      diplomatie algérienne, Abdelaziz Belkhadem, et française, Michel Barnier, à
      l’issue de la conférence de presse, donnée dans la matinée d’hier, à la
      résidence Djenane El-Mithak.

      «Je suis très heureux de venir travailler avec les dirigeants de ce pays pour
      mettre en œuvre ce que nos deux chefs d’Etat ont décidé de faire : un
      partenariat exceptionnel et durable, une nouvelle étape dans l’histoire de nos
      pays», a déclaré M. Barnier à la presse.

      Sur les axes de sa visite, il précise : «La refondation de notre relation
      correspond [...] à l’attente profonde de nos deux peuples.» Sur la question du
      Sahara occidental, un point qui focalise l’actualité ces derniers jours, c’est
      Belkhadem, répondant à une question d’un journaliste, qui lance le débat,
      indiquant qu’il s’agit d’un problème de «décolonisation» et que la position
      constante de l’Algérie est d’encourager toute initiative, «pour peu que les
      droits du peuple sahraoui à l’autodétermination soient respectés».

      Il indique, au passage, que l’Algérie et le Maroc «n’ont pas besoin
      d’intermédiaire pour dialoguer». Le chef de la diplomatie algérienne souligne
      également que «l’Algérie est disposée à aller plus loin dans ses relations avec
      le Maroc», rappelant que «la création de l’UMA (Union du Maghreb arabe) n’a été
      précédée d’aucune conditionnalité, y compris sur la question du Sahara
      occidental».

      Pour sa part, M. Barnier a souligné que : «les deux pays n’ont pas besoin de
      tuteurs pour dialoguer», ajoutant toutefois que «le dialogue [sur le Sahara
      occidental, NDLR] entre le Maroc et l’Algérie sera très utile et fondamental et
      nous l’encourageons».

      Pour revenir aux relations entre la France et l’Algérie, et en dépit des
      différends manifestes qui persistent entre les deux parties, notamment sur le
      dossier du Sahara occidental, la volonté de part et d’autre incite à renforcer
      davantage les relations politiques et économiques bilatérales.

      Au sujet de son premier voyage en Algérie, M. Barnier s’est dit «mobilisé» pour
      relancer le partenariat spécifique entre les deux pays et a déclaré être «très
      touché et ému par la qualité de l’accueil». Il a exprimé également le sentiment
      du président Chirac «très touché par la présence du président Bouteflika aux
      cérémonies commémoratives du débarquement des alliés» dans le sud de la France,
      prévues dans les prochains jours.

      M. Barnier a souligné que «c’est là une occasion pour s’incliner à la mémoire
      des soldats algériens morts pendant le débarquement». Le séjour de M. Barnier à
      Alger, entamé lundi, s’est soldé par la signature de quatre accords de
      coopération portant sur l’Eau, les risques sismiques, la recherche archéologique
      et la création de l’Ecole supérieure algérienne des affaires.

      Il a annoncé également, pour rappel, que depuis l’élection du président
      Abdelaziz Bouteflika en 1999, les chefs d’Etat des deux pays se sont rencontrés
      neuf fois, alors que 16 ministres des deux pays ont effectué des visites
      officielles réciproques.

      Notons que M. Barnier a indiqué que le traité d`amitié entre Paris et Alger,
      dont les négociations sont en bonne voie, pourrait être conclu l’année prochaine
      pour consolider le «partenariat stratégique établi par les présidents Bouteflika
      et Chirac.

      Le chef de la diplomatie française a été reçu hier par le président de la
      République, M. Abdelaziz Bouteflika, au siège de la présidence de la République.

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      http://www.elwatan.com/

      La ligne rouge

      Par Ali Bahmane

      Entre Belkhadem et Barnier, deux sons de cloche différents sur la question du
      Sahara-Occidental, le premier mettant en exergue le droit à l’autodétermination
      des Sahraouis, le second y voyant une question aussi maroco-algérienne, bien que
      renvoyé poliment par son homologue algérien aux résolutions onusiennes. Les
      Algériens doivent faire leur deuil sur l’éventualité même minime que les
      Français en viennent un jour à saisir la nature essentiellement coloniale du
      dossier du Sahara-Occidental et, par voie de conséquence, à lâcher sur ce
      dossier la monarchie marocaine. Car plus qu’un «partenariat exceptionnel et
      durable» — ce modeste objectif assigné aux futures relations algéro-françaises
      —, il y a entre Paris et Rabat un «lien stratégique» puissant, le même qui
      existe entre le Maroc et les Etats-Unis, et d’autres pays développés, dont
      l’Espagne. Depuis fort longtemps, à l’égard du Maroc, ces nations ont fait leur
      choix, dicté par l’histoire, la géostratégie et l’idéologie. Il en a été
      autrement à l’égard de l’Algérie, pays, un temps, totalement rejeté, car
      imprégné de «socialisme» et de «tiers-mondisme» qu’incarnait le président
      Boumediène vu par l’Occident, au temps de la guerre froide, comme une tête de
      pont du monde soviétique. Les choix algériens du monopartisme politique et de
      l’économie étatisée n’avaient pas arrangé les choses, tout comme la «gestion» de
      l’intégrisme religieux et du terrorisme durant la décennie 1990 : un embargo
      international a été décrété sur l’Algérie au motif qu’il y avait eu dans le pays
      violence institutionnelle contre une «opposition armée». Si le 11 septembre 2001
      a quelque peu réhabilité l’image de l’Algérie, il reste que globalement et par
      rapport à son voisin de l’Ouest — et celui de l’Est —, le pays reste assez mal
      vu, son élite politique et sa société toujours soupçonnées de véhiculer de
      l’antioccidentalisme primaire. Ce qui, ces derniers temps, a rendu
      «fréquentable» le pays, c’est son vaste marché intérieur, ses hydrocarbures et
      ses devises. Les délégations étrangères qui se succèdent à Alger ne voient dans
      le pays que les bonnes affaires. Elles sont enclines pour cela à fermer les yeux
      sur les atteintes aux libertés et aux droits de l’homme, et d’autres choses
      encore, mais sans aller jusqu’à partager certains points de vue diplomatiques du
      pays hôte. C’est leur ligne rouge, celle au-delà de laquelle elles se mettront
      en porte-à-faux avec leurs options stratégiques. Le dossier du Sahara-Occidental
      en est la meilleure preuve.

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      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/14/cad_actualite.htm

      Sahara-occidental / Des thèses rejetées

      Bien souvent, des situations ressurgissent avec toutes leurs difficultés alors
      qu’on les croyait simplifiées et maîtrisées. C’est le cas de la question du
      Sahara-Occidental qui n’a jamais quitté l’agenda des Nations unies dans le cadre
      de la quatrième commission appelée aussi commission décolonisation et le Conseil
      de sécurité depuis l’adoption de la résolution 690, plus connue comme le plan de
      paix de l’ONU.

      Et la dernière résolution de l’instance onusienne est d’une incroyable clarté
      pour rappeler avec pertinence que cette question relève de la décolonisation et
      son règlement passe nécessairement par le strict respect du droit du peuple
      sahraoui à l’autodétermination. C’est au demeurant ce que viennent de réaffirmer
      à l’intention du président George W. Bush des congressmen américains qui ont
      saisi l’occasion de la visite, la semaine dernière, aux Etats-Unis du souverain
      marocain. La pertinence de ce message rappelle à quel point l’occupation
      marocaine n’a jamais pu bénéficier d’appuis décisifs ou en tout cas suffisamment
      puissants pour que soit acceptée la politique du fait accompli.

      En témoigne cette analyse d’un journal marocain à l’occasion de cette visite.
      Ainsi écrit-il,
      «bien évidemment, la question du Sahara demeure la priorité numéro un de la
      diplomatie marocaine. Les Etats-Unis étant la superpuissance mondiale
      incontestable, il est tout à fait logique que Rabat aille chercher leur soutien
      pour l'application d'une solution juste et durable qui préserve la souveraineté
      marocaine sur ses 'provinces du Sud'. Pour cela, le Maroc veut absolument faire
      admettre aux Etats-Unis que l'affaire du Sahara n'est en rien une question de
      décolonisation, mais bel et bien un conflit psychologico-politique entre le
      Maroc et l'Algérie. Si lors de la visite royale aux Etats-Unis, le président
      Bush atteste de cette réalité, le Maroc aura parcouru une distance énorme vers
      la solution de ce conflit on ne peut plus 'artificiel'.»

      Ce qui veut dire que Washington ne suit pas le Maroc sur cette question et le
      détail du vote aux Nations unies en est révélateur. L’on dit souvent que les
      Etats-Unis, soucieux de légalisme, contestent au Maroc le droit de renier ses
      propres engagements, et tout compte fait, George Bush n’a pas été au-delà du
      rappel de certaines positions de principe, comme le soutien au plan de paix de
      l’ONU. Et l’on voit mal comment une telle question peut évoluer autrement quand
      l’ONU a voulu envisager des solutions qui s’éloignent du principe de
      l’autodétermination comme la fameuse troisième voie ou encore la solution
      politique, avec à chaque fois en toile de fond l’échec des tentatives marocaines
      de ramener ce conflit à une crise avec l’Algérie. L’ONU, quant à elle, a
      clairement identifié le Maroc et le Front Polisario comme étant les parties en
      conflit. A partir de là, tout le reste n’est qu’appréciations partiales, donc
      infondées. C’est de ce principe que se prévaut l’Algérie, surtout à l’égard
      d’attitudes visant à l’éloigner de sa position. Des pays comme l’Espagne, qui
      n’a pas perdu son statut de puissance administrante du Sahara-Occidental, l’ONU
      n’ayant jamais reconnu les fameux accords de Madrid de 1975, et la France qui
      s’est toujours alignée sur la position du Maroc, n’excluent pas un processus
      auquel Alger refuse de souscrire. C’est ce qui a été dit au partenaire français,
      ainsi qu’au ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos
      quand il avait suggéré ce recours à l’occasion de la visite qu’il avait
      effectuée à Alger en mai dernier. Le dossier, dit-on sans cesse à Alger, est
      entre les mains de l’ONU, et le Maroc ne peut plus continuer à tromper l’opinion
      internationale. Le soustraire à l’organisation internationale conduirait à un
      refus de justice, à travers la négation du droit du peuple sahraoui à
      l’autodétermination, et à entériner un fait accompli colonial. C’est justement
      ce que la communauté internationale défend et l’élément fondamental de la
      démarche des ONG (organisations non gouvernementales) et des personnalités
      américaines qui viennent d’interpeller l’Administration du président Bush de la
      même manière qu’elles l’avaient fait avec son prédécesseur, au point de faire
      adopter par le Congrès des Etats-Unis une résolution soutenant le droit du
      peuple sahraoui à l’autodétermination et le plan de paix de l’ONU. L’on voit mal
      alors comment ce qui n’a pu se concrétiser en près de trente années peut l’être
      aujourd’hui. Il ne suffit pas de le vouloir. Le Maroc s’en rend compte avec une
      certaine amertume.

      Par T. Hocine

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      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/14/cad_actualite.htm

      L’Algérie maintient sa position

      La lune de miel entre l'Algérie et la France aurait pu être totale sans le
      dossier toujours pendant du Sahara-Occidental. D'accord sur presque tout, les
      deux pays continuent, en effet, à s'opposer sur la voie de règlement du conflit
      opposant depuis plus d'un quart de siècle le Maroc à la RASD.

      La visite, de deux jours à Alger, de M. Bernier a permis de confirmer cette
      divergence et d'exclure la possibilité que l'Algérie pourra passer un marché
      avec le Maroc, derrière le dos des Sahraouis. Au souhait de Paris, soutenu par
      Madrid, de voir s'établir «un dialogue politique direct entre Alger et Rabat
      destiné à rechercher une solution au problème du Sahara-Occidental», Belkhadem a
      expliqué, hier, à l'occasion de la conférence donnée conjointement avec son
      homologue français, que l'Algérie n'est pas prête à accepter un règlement de la
      question du Sahara-Occidental qui ferait l'impasse sur le principe de
      l'autodétermination du peuple sahraoui. Ayant quelque peu atténué les effets des
      nombreux superlatifs employés par Michel Barnier pour restituer «l’accueil
      chaleureux et amical des autorités algériennes», la réponse de Belkhadem a fait
      suite justement à une intervention du ministre français sur la question. Parlant
      de la dynamique de l'intégration maghrébine et des conditions de sa réussite, M.
      Barnier a estimé que «le moment est venu pour qu'une solution politique soit
      recherchée puis trouvée à la question du Sahara-Occidental». Et d'ajouter : «Le
      plus tôt serait le mieux.» De fil en aiguille, le chef de la diplomatie
      française a soutenu que «cette solution, qui est à rechercher dans le cadre des
      Nations unies, doit être agréée par les parties (sans indiquer lesquelles) et
      passer par un dialogue direct entre Rabat et Alger». Et si le «doit» utilisé par
      Michel Barnier explique sa réponse sèche, Belkhadem a insisté, pour lever les
      ambiguïtés du discours de son invité et souligner le parti pris de la France
      dans le dossier, sur l'idée que la question du Sahara-Occidental n'est pas un
      différend opposant le Maroc à l'Algérie et que ces deux pays «n'ont pas besoin
      d'intermédiaires pour discuter puisque leurs relations ne se sont jamais
      interrompues».Pour preuve de la bonne santé des rapports entre l'Algérie et le
      Maroc, il a annoncé la visite prochaine, à Alger, du Premier ministre marocain
      et de son ministre de l'Intérieur. M. Belkhadem a mis également en exergue le
      fait que le problème du Sahara-Occidental n'a jamais constitué, du point de vue
      de l'Algérie et des textes fondateurs de l'UMA, un obstacle à la construction de
      l'ensemble maghrébin. «Se rapportant à la question du Sahara-Occidental, la
      position de l'Algérie est toute connue. Nous considérons que c'est un problème
      de décolonisation et qu'il s'agit de respecter le droit des peuples à
      l'autodétermination», a-t-il précisé. Il a indiqué au passage que M. Murphy
      pourrait être le futur successeur de M. Baker au poste d'envoyé spécial de l'ONU
      pour le Sahara-Occidental. Mais refusant que le ministre français regagne son
      pays avec une frustration, M. Belkhadem a «chuté» dans son intervention en
      prouvant que la diplomatie algérienne n'est pas carrée et qu’elle peut aussi
      faire preuve d'imagination dans le cadre du traitement de ce dossier. A ce
      propos, M. Belkhadem a assuré que dans «tous les cas, l'Algérie est disposée à
      aider à trouver des solutions politiques au problème du Sahara-Occidental pour
      peu que cette solution respecte le droit du peuple sahraoui à
      l'autodétermination».

      Par Zine Cherfaoui

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      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/14/cad_actualite.htm

      Algérie-Espagne / La politique du balancier

      Le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, est attendu aujourd’hui à
      Alger pour une visite officielle. Arrivé aux affaires à l’issue des élections
      législatives d’avril dernier remportées par son mouvement, le Parti socialiste
      ouvrier espagnol (PSOE) grâce à un vote-sanction contre le Premier ministre
      conservateur sortant José Maria Aznar qui a payé sa gestion des attentats de
      Madrid, le nouveau chef du gouvernement espagnol précise davantage les contours
      de la politique étrangère de son gouvernement au niveau régional en se rendant à
      Alger.

      Avec cette seconde visite qu’il entame au Maghreb après avoir effectué une
      visite officielle au Maroc en mai dernier, quelques jours seulement après son
      investiture, le chef du gouvernement espagnol joue la carte du pragmatisme et de
      la coopération de proximité en consolidant les liens traditionnels que son pays
      entretient avec les pays de la région. A cause du conflit du Sahara-Occidental
      et des relations empreintes de méfiance, voire de défiance et de provocation
      entretenues par Rabat qui se refuse à admettre que l’Algérie n’approuve pas ses
      visées expansionnistes au Sahara-Occidental et se range du côté de la légalité
      internationale en soutenant le plan de paix onusien, les visites officielles
      dans la région de délégations étrangères de pays intéressés par le conflit sont
      toujours analysées par les observateurs politiques à l’aune de cette donne.

      Lorsque le Premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, s’était empressé, dans
      la semaine même ayant suivi son intronisation à la tête du gouvernement,
      d’effectuer une visite officielle à Rabat, la première à l’étranger depuis son
      investiture, beaucoup n’avaient pas hésité alors à voir dans ce geste un signal
      fort du nouveau gouvernement espagnol en direction de Rabat. Et un soutien
      appuyé à la thèse marocaine concernant le conflit du Sahara-Occidental
      contrariée par son prédécesseur José Maria Aznar, qui s’était montré un fervent
      partisan d’une solution négociée dans le cadre du plan de paix onusien entre les
      parties en conflit : le Maroc et le Polisario. Pourtant, les Marocains savaient
      bien que le choix du Maroc pour la première visite officielle à l’étranger du
      chef du gouvernement espagnol avait une valeur avant tout symbolique en ce sens
      qu’il entre dans la tradition "séculaire" ibérique que le Maroc soit la première
      destination à l’étranger pour tout nouveau chef de l’Exécutif espagnol.


      L’appel d’air frais de Rabat

      N’empêche, on lui avait donné à Rabat une dimension politique en relation avec
      l’actualité régionale. Rabat avait besoin d’un appel d’air frais pour desserrer
      l’étau du plan de paix onusien dont il ne sait plus désormais par quel bout le
      prendre pour se ménager une porte de sortie. Pour ne pas froisser Alger et
      préserver les intérêts espagnols dans la région, Zapatero avait aussitôt, après
      sa visite à Rabat, dépêché, une semaine plus tard, son ministre des Affaires
      étrangères, Miguel Angel Moratinos, pour rassurer le partenaire algérien. Lors
      de sa conférence de presse à l’issue de sa visite à Alger, le ministre espagnol
      des Affaires étrangères avait exprimé la volonté de son pays de «raffermir de
      façon concrète son alliance stratégique avec l’Algérie». L’Algérie et l’Espagne
      sont liées par «un traité d’amitié, de coopération et de bon voisinage» signé à
      Madrid en octobre 2002 à l’occasion de la visite du président Bouteflika en
      Espagne. M. Moratinos avait annoncé, au cours de cette conférence de presse,
      qu’une rencontre «à un haut niveau est programmée pour novembre prochain pour
      développer le traité d’amitié». M. Moratinos faisait allusion vraisemblablement
      à la présente visite du chef du gouvernement dans notre pays avancée de quelques
      mois par rapport au calendrier initial. Des raisons exceptionnelles ont-elles
      accéléré la programmation de cette rencontre au sommet algéro-espagnol ? La
      simultanéité du timing de la visite aujourd’hui du chef du gouvernement espagnol
      précédée, hier, de celle du ministre français des Affaires étrangères, qui
      inaugure, de son côté, une série de visites d’autres membres du gouvernement
      français prévues dans les prochains jours, apporte des éléments de réponse. Le
      ministre espagnol des Affaires étrangères n’a d’ailleurs pas trahi un secret en
      plaidant, dans un entretien au quotidien espagnol El Mundo publié la veille de
      la visite de Zapatero à Alger, pour que l’Espagne et la France parlent d’une
      même voix face à leurs partenaires maghrébins. Le ministre espagnol pensait bien
      évidemment au conflit du Sahara-Occidental. Après le changement de gouvernement
      intervenu en Espagne, les conditions politiques sont, de nouveau, réunies pour
      Madrid et Paris en vue de retrouver leurs convergences de vue sur ce dossier
      après la parenthèse d’Aznar qui avait opéré un recentrage de la position
      espagnole par rapport aux thèses promarocaines du PSOE.


      Des domaines de coopération variés

      Lors de sa visite à Alger en juin dernier, M. Moratinos avait échoué dans sa
      tentative de vouloir forcer la main à l’Algérie en plaidant pour un dialogue
      direct entre le Maroc et l’Algérie sur le dossier du Sahara-Occidental. Les
      autorités algériennes avaient opposé un niet catégorique à une telle initiative
      rappelant à leur hôte que l’Algérie reste attachée au plan de paix onusien qui
      identifie clairement les parties en conflit : le Maroc et le Polisario. Au-delà
      du dossier du Sahara-Occidental, la visite du chef du gouvernement espagnol à
      Alger sera également l’occasion pour les deux pays de dresser un état des lieux
      de la coopération bilatérale. Un état des lieux, au demeurant, déjà établi par
      son prédécesseur M. Aznar, qui avait effectué une visite officielle à Alger en
      janvier dernier. L’engagement avait été pris alors pour renforcer la coopération
      économique et le partenariat en encourageant, notamment, les investissements
      directs et la prise de participation dans le capital des entreprises algériennes
      éligibles à la privatisation ainsi que la création de joint-ventures. Par
      ailleurs, Alger et Madrid avaient appelé, dans le communiqué commun ayant
      sanctionné la visite d’Aznar dans notre pays, à la nécessité d’une utilisation
      optimale des instruments financiers, notamment les fonds d’aide au développement
      (FAD) et l’accord de conversion de la dette en investissements. Les deux parties
      avaient convenu en outre de donner une nouvelle impulsion à la coopération
      bilatérale dans le domaine énergétique à travers la réalisation du second
      gazoduc transeuropéen Medgaz qui doit relier Beni Saf et Alméria en Espagne et
      la concrétisation du projet de connexion électrique sous-marin. Ce dernier
      projet, qui est soutenu par la Commission européenne, doit acheminer vers
      l’Espagne l’électricité transformée en Algérie à partir du gaz algérien. Il
      devra fournir 60% de la consommation de gaz de l’Espagne. Avec ces nouveaux
      projets, l’Algérie deviendra le premier pays fournisseur de gaz de l’Espagne.
      Les domaines de la coopération sont plus vastes et ne se limitent pas au secteur
      énergétique. L’hydraulique, les infrastructures lourdes, l’environnement et la
      PME-PMI sont autant de créneaux et de domaines de coopération identifiés par les
      deux parties. Zapatero, qui a pris le train en marche, s’attachera à donner un
      coup de barre (à gauche ?) à la coopération bilatérale. Le fait qu’aucun
      contentieux n’oppose les deux pays constitue à l’évidence un atout de taille de
      nature à favoriser le climat d’affaires et la coopération bilatérale pour
      accroître quantitativement et qualitativement le volume des échanges commerciaux
      entre les deux pays qui oscille aujourd’hui autour de 4 milliards de dollars.

      Par S. Bensalem

      ---------->
      http://www.lexpressiondz.com/T20040714/ZA4-13.htm

      L’Algérie rejette toute tutelle
      14 juillet 2004 - Page : 3

      Une position de principe que même les responsables du Quai d’Orsay ne
      contesteraient pas.

      Le dossier du Sahara occidental a occupé une place importante dans les
      interventions des ministres français et algérien des Affaires étrangères. En
      effet, si pour Barnier, le règlement de la question sahraouie passe par un
      «dialogue direct entre Alger et Rabat», pour Belkhadem, la problématique est
      tout autre. Attachée à sa position de principe, à savoir le respect du droit du
      peuple sahraoui à l’autodétermination, le chef de la diplomatie algérienne,
      affirme, toutefois que «l’Algérie est disposée à aider à trouver une solution
      politique pour peu que celle-ci consacre le droit du peuple sahraoui à
      l’autodétermination et soit agréée dans le cadre des Nations unies». Selon
      Abdelaziz Belkhadem le dossier du Sahara occidental est «une question de
      décolonisation». Un volet qu’il importe de dissocier, estime le conférencier, du
      dialogue politique entre l’Algérie et le Maroc qui «n’a jamais été interrompu».
      Il est vital, indique Belkhadem, de développer nos relations avec le Maroc,
      qu’ils poursuivent leurs rencontres bilatérales dans le cadre de la réunion des
      commissions mixtes dans divers domaines. Il annoncera par là même, les
      prochaines visites en Algérie au cours du deuxième semestre 2004 du Premier
      ministre marocain, Driss Djettou, et de son ministre des Affaires étrangères
      Mohamed Benaïssa. Avant d’ajouter que «les relations entre les deux pays n’ont
      pas besoin d’intermédiaire». Une mise au point que Michel Barnier approuvera en
      déclarant que «le Maroc et l’Algérie n’ont pas besoin de tuteur ou de tutelle»
      pour dialoguer sur le Sahara occidental. Face à un Barnier qui appelle à donner
      «un nouvel élan» au dialogue fondamental entre Alger et Rabat autour du dossier
      sahraoui, Belkhadem considère que le règlement du conflit est du seul ressort de
      l’ONU. Une position de principe que même les responsables du Quai d’Orsay, qui
      fondent leur action diplomatique sur le respect de la légalité internationale,
      ne contesteraient pas. Il est utile de noter que jamais, depuis l’éclatement du
      conflit en 1974, le problème du Sahara occidental n’a été l’objet de l’intérêt
      des principales capitales occidentales. L’arrivée, aujourd’hui en Algérie, du
      chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, entre dans le sillage de
      l’axe Paris-Madrid, notamment l’initiative lancée récemment par le chef de la
      diplomatie ibérique, M.Moratinos.

      A noter que dans une déclaration rendue publique, hier, M.Mohaled Sidati,
      ministre délégué pour l’Europe et membre du secrétariat national du Front
      Polisario, a qualifié de regrettables les déclarations de M.Moratinos au journal
      espagnol El Mundo. Ce dernier avait, rappelons-le estimé que l’organisation d’un
      référendum au Sahara occidental «provoquerait une crise politique généralisée en
      Afrique du Nord»

      Arezki LOUNI

      -------->
      http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=14066&idc=4&PHPSESSID=79753fa382756cbc96f5a16e2c5674f6

      Belkhadem, hier, lors de sa conférence de presse avec Barnier
      «Nous sommes prêts à dialoguer avec le Maroc»

      En animant avec son homologue français la conférence de presse qui a eu lieu,
      hier, à Djenane El-Mithaq, le chef de la diplomatie algérienne, Abdelaziz
      Belkhadem, tout en annonçant l’arrivée prochaine du Premier ministre et du
      ministre de l’Intérieur marocains à Alger, a envoyé un message très fort au
      Maroc et donné le ton à des dispositions politiques algériennes sur le Maghreb
      qui en disent long sur le rôle que notre pays a l’intention et la capacité de
      jouer dans cette sous-région méditerranéenne dans les années à venir. S’agissant
      de l’affaire du Sahara occidental, le ministre des Affaires Etrangères algérien
      a vite précisé que ce dossier n’avait pas été un obstacle pour la constitution
      de l’UMA qui n’avait d’ailleurs été «précédée d’aucune conditionnalité». Une
      manière de signifier que le mieux, dans un contexte de blocage de ce dossier,
      serait d’évacuer l’affaire du Sahara occidental d’un dialogue entre Rabat et
      Alger, lequel dialogue, selon toujours M. Belkhadem, «n’a pas besoin
      d’intermédiaires» pour se faire. Dans sa lancée, le diplomate algérien n’a pas
      manqué d’ouvrir de grandes perspectives relativement à ce dialogue, en déclarant
      que l’Algérie «est disposée au plus loin dans ses relations avec le Maroc».
      Comment interpréter ce message sinon comme le signe d’une volonté de détente et
      d’ouverture envers le Maroc? A moins, que têtue, l’affaire du Sahara occidental
      ne demeure la pierre d’achoppement d’un processus de constitution de l’Union du
      Maghreb que, pourtant, les peuples de la région appellent de leurs vœux ?
      A ce titre, dans le sillage de ce ballet diplomatique dont Alger fait l’objet
      depuis déjà le mois de mai, il y a un fil conducteur qu’on retrouve à chaque
      escale: l’affaire du Sahara occidental. Un dossier sur lequel la position de
      l’Algérie est connue, elle qui renvoie à chaque fois sa gestion à l’instance
      onusienne chargée de trouver une solution au conflit entre les parties
      concernées. Des tentatives de médiation sont en train de se mener pour initier
      un dialogue entre Rabat et Alger sur ce dossier. A ce titre, Michel Barnier, qui
      répondait dans une interview à une question relative à cette affaire, tout en
      reconnaissant que l’ONU est l’instance ultime qui doive constituer le cadre
      d’une résolution de ce conflit, n’en a pas moins suggéré qu’un dialogue entre
      les deux pays maghrébins était nécessaire pour envisager avec sérénité
      l’avènement de cet ensemble économique tant attendu: l’UMA.
      De son côté, M. Moratinos, porte-parole du gouvernement espagnol, qui commentait
      la visite très prochaine de M. Zapatero à Alger, tout en faisant part d’une
      stratégie espagnole forte en direction du Maghreb, n’a pas manqué de souligner
      que la constitution de l’UMA et la faisabilité de cette stratégie dépendaient
      essentiellement d’une solution définitive à la question du Sahara.
      La France, elle, dont la position est connue pour être favorable à la
      souveraineté du Maroc sur les "territoires du Sud", tenterait d’exercer un
      certain lobbying à Alger en vue de favoriser un début de dialogue entre
      Marocains et Algériens. Un dialogue que l’Algérie ne voudrait en aucun cas qu’il
      ait pour objet la seule affaire du Sahara occidental, puisque notre pays ne
      s’identifie pas comme une partie en conflit, mais plutôt comme un voisin dont la
      position de principe reconnaît son droit à l’autodétermination à tout peuple qui
      en exprime la volonté.

      En tout cas, et pour peu que certaines questions soient évacuées de ce dialogue
      maroco-algérien qui se profile à l’horizon, il est possible que le premier geste
      qui résulte d’une éventuelle embellie consiste dans la réouverture des
      frontières. Pour cela, il faudra attendre pour voir venir.

      14-07-2004
      Farès N.

      --------->
      http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=14067&idc=4&PHPSESSID=79753fa382756cbc96f5a16e2c5674f6

      Point de presse de Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères français

      (...)
      Au sujet de la question sahraouie
      Pour une issue au conflit sahraoui, le ministre français, qui a réitéré la
      solution et le cadre onusiens a, en revanche, plaidé pour un dialogue direct
      entre Alger et Rabat. Ce à quoi a rétorqué le ministre algérien que l’Algérie
      n’a ni besoin d’intermédiaire, ni elle pose des conditionnalités pour un
      règlement de cette cause.

      ---------->
      1.3. PRESSE MAROCAINE
      http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=17257

      Sahara "marocain": L’appel de Paris

      "Le dialogue entre ces deux pays sera très utile et fondamental, nous
      l'encourageons", a déclaré M. Barnier lors d'une conférence de presse aux côtés
      de son homologue algérien, Abdelaziz Belkhadem.
      Tout en soulignant que le Maroc et l'Algérie "n'avaient pas besoin de tuteurs ou
      de tutelle" pour dialoguer sur le Sahara, M. Barnier, qui était à Rabat les 30
      et 31 mai, a "constaté une très grande disponibilité de part et d'autre pour
      continuer le dialogue et lui donner un nouvel élan".
      De son côté, M. Belkhadem a déclaré que l'Algérie était "déterminée à aller de
      l'avant" sur ce dossier. "C'est un problème de décolonisation, a-t-il déclaré en
      rappelant la position traditionnelle d'Alger. Il s'agit de respecter le droit
      des peuples à l'autodétermination".
      "L'Algérie est disposée à aider à trouver une solution politique pour peu que
      celle-ci respecte le droit du peuple sahraoui à l'autodertermination", a
      souligné le chef de la diplomatie algérienne. "Il est vital de développer nos
      relations avec le Maroc", a-t-il reconnu.
      La visite de M. Barnier à Alger intervient à la veille de celle du chef du
      gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, qui s'est rendu au Maroc en
      avril et qui devrait évoquer ce conflit avec le président algérien Abdelaziz
      Bouteflika. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel
      Moratinos, a estimé dimanche que son pays et la France devraient définir
      "conjointement une stratégie à l'égard de l'Afrique du Nord", afin que "le
      message reçu à Alger, Rabat et Tunis soit le même, qu'il vienne de Madrid ou
      Paris". Il a ajouté que "pour que l'unité du Maghreb se fasse, il faut résoudre
      le problème du Sahara".
      Madrid soutient traditionnellement l'idée d'un référendum et le droit des
      Sahraouis à l'auto-détermination, tandis que Paris, plus proche de la position
      marocaine, appelle à une solution politique par le biais des négociations
      directes entre les deux pays, tout en rappelant l'importance du cadre onusien.
      Interrogé sur la déclaration de M. Moratinos, M. Barnier a répondu que les pays
      du Sud de l'Europe "vont en effet ensemble mutualiser davantage" leurs
      politiques vis-à-vis du Maghreb.
      "C'est comme cela que nous sommes plus efficaces", a-t-il ajouté, tout en se
      voulant prudent et en précisant que les relations euro-méditerranéennes "ne se
      résument pas à la question du Sahara".
      M. Belkhadem a rappelé que l'Algérie "regrettait" la démission, présentée le 11
      juin, de l'envoyé de l'Onu pour le Sahara depuis 1997, James Baker. Preuve du
      chemin qui reste à parcourir, le ministre marocain des Affaires étrangères,
      Mohamed Benaïssa, avait estimé le 12 juin que cette démission était due à la
      "ténacité" de la diplomatie marocaine.
      L'Onu a soutenu le "plan Baker" qui préconise une période d'autonomie de 5 ans
      avant un référendum d'autodétermination sur le sort du sahara marocain. Rabat a
      rejeté cette perspective qu'elle considère comme "obsolète" et proposé une
      "'large' autonomie définitive", dans le cadre de la 'souveraineté' marocaine.

      Par : AFP

      --------->
      http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=4244

      Sahara
      Un conflit entre le Maroc et l’Algérie

      Le Premier ministre espagnol, M. Zapatero, est attendu aujourd’hui à Alger.
      Cette visite, qui intervient après celle du ministre français des Affaires
      étrangères, M. Barnier, entamée lundi, coïncide aussi avec l’arrivée dans la
      capitale algérienne de la déléguée du secrétaire d’Etat adjoint américain pour
      le Proche-Orient qui doit aussi se rendre au Maroc.
      Selon des sources concordantes, la question du Sahara figure au centre des
      entretiens de ces responsables avec les dirigeants algériens.

      La France, l’Espagne et les Etats-Unis considèrent à cet égard que la solution
      de ce conflit artificiel réside dans un dialogue direct entre Rabat et Alger.

      Ainsi, pour M. Barnier, « un dialogue direct entre l’Algérie et le Maroc est
      nécessaire, indépendamment d’une solution dans le cadre des Nations Unies, pour
      trouver une issue au conflit du Sahara, en prenant en compte les impératifs de
      la stabilité régionale et les intérêts des deux pays et des populations
      concernées ».

      Pour le ministre espagnol des Affaires étrangères, il est impératif de trouver
      une solution politique, car l’organisation en ce moment d’un référendum au
      Sahara pourrait conduire vers une situation de crise généralisée en Afrique du
      Nord.

      Pour Washington, un rapprochement avec Alger est de nature à favoriser un
      environnement favorable au règlement de la question du Sahara.

      Paris, Madrid et Washington ont donc des approches qui ne divergent pas sur le
      fond et qui rejoignent en fait ce que nous n’avons cessé de proclamer, à savoir
      que le conflit artificiel provoqué par Alger au sujet de nos provinces du Sud ne
      peut trouver de règlement que dans le cadre d’un dialogue entre le Maroc et
      l’Algérie et d’une solution politique garantissant l’intégrité territoriale du
      Maroc et sa souveraineté nationale sur son Sahara.

      L’intensité du ballet diplomatique que connaît la capitale algérienne et le
      Maghreb en général montre clairement que la clé de la solution se trouve à Alger
      et que si les responsables algériens font preuve d’une réelle volonté politique,
      la question du Sahara que l’ONU n’a pu résoudre trouvera inéluctablement sa
      solution logique et juste qui permettra de remettre le train de l’UMA sur les
      rails et de concrétiser les aspirations profondes des masses maghrébines qui
      attendent avec impatience l’émergence d’un ensemble régional intégré et
      complémentaire où l’on peut circuler en toute liberté et qui peut constituer un
      interlocuteur crédible pour l’Union Européenne, pour les Etats Unis et pour tous
      ses partenaires.

      Alger doit cesser de leurrer l’opinion publique par des slogans tels que « le
      droit à l’autodétermination » et « la décolonisation » car les populations du
      Sahara se sont déjà autodéterminées en proclamant leur attachement à leur
      patrie, le Maroc, et la décolonisation du Sahara a eu lieu depuis que l’ancienne
      puissance administrante a retiré ses troupes de Sakiat El Hamra et Oued Eddahab
      après la glorieuse Marche Verte et conformément aux règles et principes du droit
      international.

      Alger doit privilégier la stabilité du Maghreb et la construction de l’avenir et
      agir avec bonne foi pour clore définitivement ce dossier et parvenir à une
      solution politique négociée et durable.

      Mohammed IDRISSI KAÏTOUNI

      Edité le: mercredi 14 juillet 2004.

      -------->
      http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=42716

      Saisir la chance (7/14/2004)
      par Ahmed Zaki

      La question du Sahara "marocain" est-elle à la veille d'un dénouement définitif
      dans le cadre d'une solution politique entre le Maroc et l'Algérie ?
      Tout semble l'indiquer, depuis que le nouveau gouvernement espagnol de José Luis
      Zapatero a clairement proclamé son intention d'avoir une approche innovante,
      constructive axée sur la concertation des parties concernées et surtout sur le
      dialogue direct entre l'Algérie et le Maroc.
      Cette position intrépide espagnole développée par le ministre des Affaires
      étrangères, Miguel Angel Moratinos rejoint celle exprimée par le ministre
      français des Affaires étrangères, Michel Barnier, en visite à Alger qui, dans
      une déclaration à un quotidien d'Oran a insisté sur la nécessité d'instaurer le
      dialogue algéro-marocain pour qu'une "solution politique réaliste" au conflit du
      Sahara soit trouvée.
      Il est désormais établi que les deux principaux partenaires européens du Maroc
      et de l'Algérie, en l'occurrence l'Espagne et la France, qui ont une
      connaissance parfaite du dossier du Sahara marocain sont décidés à jouer un rôle
      actif pour dépasser le blocage qui empêche de parvenir à une solution politique
      définitive du conflit. Or, le Maroc a toujours montré sa disponibilité à œuvrer
      dans ce sens et il est d'ores et déjà certain qu'il ne manquera pas d'appuyer
      les efforts actuellement fournis par l'Espagne et la France en tendant les bras
      à l'Algérie pour qu'elle puisse se saisir de la chance qui lui est offerte.
      Quelle sera la réaction algérienne à cette nouvelle donne qui permet d'envisager
      avec optimisme l'avenir des relations algéro-marocaines et d'ouvrir un nouveau
      chapitre dans le cadre de la coopération mutuellement avantageuse, non seulement
      pour les deux pays, mais également pour l'ensemble des pays du Maghreb. C'est
      pourquoi, il importe que les autres constituantes de ce groupement régional, à
      savoir la Tunisie, la Libye et la Mauritanie agissent également dans ce sens,
      étant des acteurs essentiels de toute évolution de la situation au sein du
      Maghreb.

      ---------->
      http://www.leconomiste.com/article.html?a=56961
      Sahara: Ballet diplomatique

      · Barnier: «Le Maroc et l’Algérie n’ont pas besoin de tuteur pour dialoguer»

      Ça bouge sur la question du Sahara. La France et l’Espagne incitent les parties
      en conflit au dialogue pour parvenir à une solution. Zapatero, Moratinos,
      Barnier... les déclarations en faveur d’un traitement direct entre le Maroc et
      l’Algérie se multiplient, indépendamment d’une intervention onusienne.
      Hier à Alger, le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, est
      revenu à la charge en exhortant le gouvernement algérien à donner «un nouvel
      élan» au dialogue «fondamental» avec le Maroc.
      Tout en soulignant que le Maroc et l’Algérie «n’ont pas besoin de tuteur ou de
      tutelle» pour dialoguer, le responsable français, qui effectue sa première
      visite à Alger après s’être rendu à Rabat les 30 et 31 mai, a «constaté une très
      grande disponibilité de part et d’autre pour continuer le dialogue et lui donner
      un nouvel élan».
      Mais peut-on s’attendre à un traitement juste et concerté alors que l’Algérie
      prône encore un double discours?
      Devant Barnier, Abdelaziz Balkhadem, ministre algérien des Affaires étrangères,
      a en effet déclaré que «c’est un problème de décolonisation». Il s’agit, selon
      lui, de respecter le droit des peuples à l’autodétermination». En même temps, il
      reconnaît qu’»il est vital de développer les relations avec le Maroc». Il y a
      déjà une divergence de principe sur le conflit, d’autant que l’Algérie demande
      d’associer le Polisario à tout dialogue.
      Après Barnier, l’Algérie recevra la ministre de la Défense française
      Alliot-Marie et le ministre des Finances, Nicolas Sarkozy.
      Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, qui s’est rendu
      au Maroc en avril, est aussi attendu aujourd’hui mercredi et il devrait évoquer
      le conflit du Sahara avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika.
      La France et l’Algérie veulent hisser leurs relations au stade de l’excellence,
      mettant de côté les sujets de désaccord (allusion au Sahara).
      Barnier a également exprimé son optimisme sur la venue des investisseurs
      français, dont «la tiédeur» a été dénoncée, maintes fois par la presse et même
      par des personnalités officielles algériennes.
      Le gouvernement français «est mobilisé» pour relancer le partenariat avec
      l’Algérie afin de conclure en 2005 un traité d’amitié couvrant tous les domaines
      de coopération. «L’objectif est que ce traité d’amitié soit prêt l’an prochain»,
      a indiqué le chef de la diplomatie française.
      Le traité franco-algérien «portera sur la coopération bilatérale, sur la
      dimension euro-méditerranéenne de nos relations, sur le travail de mémoire qui
      est engagé, en même temps que sur les questions de défense et de sécurité», a
      précisé Barnier.

      Synthèse L’Economiste

      ----------->
      http://www.liberation.press.ma/default.asp?cat=1

      Sahara: Vaste action diplomatique pour un dialogue entre le Maroc et l’Algérie

      Depuis que les différentes pistes prospectées par James Baker pour trouver une
      solution au dossier du Sahara aboutissaient <br/><br/>(Message over 64 KB, truncated)
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