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Media francophones/ Sélection de presse du 13-VII-2004

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  • Carlos Ruiz Miguel
    S O M M A I R E 1. SAHARA-ESPAGNE-FRANCE-USA-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT 1.1. DÉCLARATION DU POLISARIO - ARSO: Déclaration de Mohamed SIDATI, Ministre délégué
    Message 1 de 1 , 13 juil. 2004
      S O M M A I R E

      1. SAHARA-ESPAGNE-FRANCE-USA-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT
      1.1. DÉCLARATION DU POLISARIO
      - ARSO: Déclaration de Mohamed SIDATI, Ministre délégué pour l'Europe, Membre du
      secrétariat national du Front POLISARIO

      1.2. PRESSE MAROCAINE
      - L'OPINION: Moratinos: Un référendum sans solution politique pourrait provoquer
      une "crise généralisée en Afrique du Nord"
      - AUJOURD'HUI LE MAROC: Sahara: Ballet diplomatique à Alger
      ["Moratinos, a clarifié la position de Madrid"]
      - LE MATIN (maroc): La France appelle à un «dialogue direct» entre Rabat et
      Alger: le nécessaire «travail d'imagination et d'audace» pour sortir du guêpier
      du Sahara
      - AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA: Paris, Madrid et Washington considèrent que le conflit
      concerne le Maroc et l'Algérie.
      - ACH-CHARK AL-AWSAT: Le Maroc attend les résultats de la visite de Zapatero en
      Algérie et ses retombées sur l'affaire du Sahara.
      - MAP: France-Algérie-Sahara: Michel Barnier plaide pour "le dialogue direct
      entre l'Algérie et le Maroc"

      1.3. AGENCES DE PRESSE
      - AP: Sahara-Occidental: le dialogue entre l'Algérie et le Maroc «n'a pas besoin
      d'intermédiaire», selon Alger
      - AFP: Barnier appelle l'Algérie à "un nouvel élan" sur le Sahara occidental
      - AFP: Alger et Paris veulent aller de l'avant malgré quelques désaccords
      - AP: Sahara-Occidental: Paris prône un dialogue direct entre Alger et Rabat

      1.4. PRESSE ALGÉRIENNE
      - LE JEUNE INDÉPENDANT: Le Maghreb au centre des questions internationales :
      Pressing diplomatique sur l’Algérie
      - L'EXPRESSION: Une question stratégique
      - L'EXPRESSION: L’escale décisive d’Alger
      - L'EXPRESSION: Le chaud et le froid
      - EL WATAN: L'ECHIQUIER DU GRAND MAGHREB / Un trublion nommé José Luis Zapatero
      - LIBERTÉ: Paris et Madrid prônent un dialogue direct entre Alger et Rabat.
      Quelle solution pour les Sahraouis?
      - LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Visite de Michel Barnier en Algérie. Le gage de
      continuité rassure la France

      2. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
      - L'ÉCONOMISTE: La FAO traque les braconniers de la mer/ Au "Maroc", la pêche
      illicite de poulpe menace sa régénération

      3. USA-FRONT POLISARIO
      - AL-OUSBOU: Des dirigeants du Polisario auraient-ils adhéré au nouveau projet
      américain au Sahara?

      4. SAHARA-MAROC-UNION AFRICAINE
      - LA VIE ECONOMIQUE: Peut-on envisager le retour du Maroc à l'OUA ?

      5. ALGÉRIE-MAROC
      - L'EXPRESSION: CONTREBANDE AUX FRONTIÈRES ALGÉRO-MAROCAINES. Des gendarmes de
      Mohammed VI impliqués

      6. USA-FRANCE-MAGHREB
      - LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Les dessous des cartes

      7. ESPAGNE-ALGÉRIE
      - EL MOUDJADHID: Zapatero, demain, à Alger
      - APS/LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE: Développement notable de la coopération économique
      entre l'Algérie et l'Espagne

      8. USA-MAROC
      - MAP: Message de remerciements de SM le Roi au Président George Bush
      - LE MATIN (maroc): Modèle historique de coopération: l'amitié maroco-américaine
      dans le nouveau millénaire
      - LE MATIN (maroc): Après une visite de travail aux Etats-Unis, S.M. le Roi
      regagne le Royaume: un partenariat stratégique renforcé

      9. OTAN-MAROC
      - AFP: Le Maroc associé à des manoeuvres de l'Otan au large de ses côtes

      10. MAROC-MOSSAD
      - LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Le Maroc et le Mossad.

      11. MAROC-TERRITOIRES OCCUPÉS
      - LE MATIN (maroc): Fin de l'année scolaire : à El Aaiun Les meilleurs élèves
      primés

      ===========================================================
      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
      ===========================================================


      1. SAHARA-ESPAGNE-FRANCE-USA-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT

      1.1. DÉCLARATION DU POLISARIO
      http://www.arso.org/Sidati120704.htm

      Mohamed SIDATI, Ministre délégué pour l'Europe
      Membre du secrétariat national du Front POLISARIO

      DECLARATION

      Les déclarations faites au journal "El Mundo"
      [http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/message/2724 ;
      http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=36273
      http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=4235]
      du dimanche 11 juillet par Monsieur Angel Moratinos, Ministre des affaires
      étrangères espagnoles au sujet du conflit du Sahara Occidental suscitent
      l'étonnement et l'inquiétude. Surtout quand le mandataire espagnol considère que
      l'organisation de ce Référendum provoquerait "une crise politique généralisé en
      Afrique du Nord". Autrement dit le Référendum ne serait plus de mise à ses yeux.

      Les propos du Ministre espagnol sont regrettables, prêtent à confusion et ne
      laissent pas de préoccuper le peuple sahraoui qui lutte pour sa liberté et son
      droit inaliénable a l'autodétermination.

      La Communauté internationale s'est investi depuis plusieurs années dans la
      recherche d'une solution définitive. Elle est parvenue, au terme de patients
      efforts, à la conclusion selon laquelle seul l'organisation d'un Référendum
      libre et impartial, qui a été d'ailleurs solennellement accepté par le Royaume
      du Maroc en 1997, est de nature à permettre une solution juste et pacifique,
      conforme à la légalité internationale, pour un problème que d'aucuns diront de
      décolonisation. . C'est l'objectif assigné au plan proposé par James Baker, mais
      récusé par le Maroc à ce jour. Ce plan constitue un "package" inclusif du
      Référendum dont la finalité est l'aboutissement du processus d'autodétermination
      du peuple sahraoui. Donc le Référendum c'est l'exercice supréme de la democratie
      politique et ne peut donc être dégradé à une solution technique, ni invoqué
      comme prélude à une quelconque crise. La solution par référendum est belle et
      bien une solution démocratique, globale, donc politique. Son résultat ne peut et
      ne doit être redouté de qui que soit. Depuis quand en effet l'exercice
      démocratique par un peuple de son droit à l'autodétermination peut dégénérer en
      crise !

      . Le rôle du gouvernement espagnol n'est pas de permettre au Maroc d'enfreindre
      le droit international et de contourner le référendum, mais d'exiger de celui-ci
      de renoncer à ses manœuvres dilatoires, à sa politique intransigeante, pour que
      le peuple sahraoui puisse exercer son droit légitime à se déterminer librement,
      pour que la légalité internationale soit en fin consacrée au Sahara Occidental,
      et pour que la sécurité et la stabilité soient renforcées et garanties au
      bénéfice de tous les peuples maghrébins.

      On peut apprécier que l'Espagne manifeste son intérêt et sa volonté de
      contribuer à une solution politique, mais faudra -t-il encore que celle-ci soit
      basée sur l'autodétermination donc inclusive du Référendum comme ne cesse de le
      proclamer les résolutions pertinentes de l'ONU. Cependant l'intention exprimée
      par le Ministre espagnol d'inscrire leur démarche dans le cadre d'actions
      cordonnées avec la France est un motif supplémentaire de préoccupation. Car l'on
      sait la position notoire de soutien inconditionnel de la France aux thèses
      coloniales du Maroc sur le Sahara Occidental. Ce qui a contrarié à ce jour les
      efforts de la communauté internationale les empêchant d'aboutir.

      Bruxelles 12 juillet 2004

      --------->
      1.2. PRESSE MAROCAINE

      http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=4235

      Moratinos:
      Un référendum sans solution politique pourrait provoquer une "crise généralisée
      en Afrique du Nord"

      Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos a averti
      que l’organisation, en ce moment, d’un référendum au Sahara sans une solution
      politique au problème pourrait provoquer "une crise généralisée en Afrique du
      Nord", appelant les parties à trouver une solution politique qui garantit leurs
      droits respectifs dans le cadre de l’ONU.
      "En ces moments, un référendum (au Sahara) sans une solution politique pourrait
      nous conduire vers une situation de crise généralisée en Afrique du Nord", a
      affirmé le chef de la diplomatie espagnole dans un entretien au journal
      madrilène "El Mundo", publié dimanche.

      Soulignant qu’"il n’y a pas de solution technique sans solution politique", M.
      Moratinos a estimé que "la solution politique est celle qui devrait stabiliser
      l’Afrique du Nord et, par conséquent, résoudre" le problème du Sahara. Il a
      estimé que "le moment historique est venu pour que les parties fassent un effort
      pour trouver une solution satisfaisante".

      Quand au rôle de l’Espagne dans la contribution aux efforts visant à trouver
      cette solution, le chef de la diplomatie espagnole a déclaré que son pays a deux
      options devant lui : "Se tourner vers l’ONU et se cacher comme nous l’avons fait
      jusqu’ici ou retrousser les manches et se mettre à l’oeuvre". "Peu importe, je
      suis prêt à payer le prix si au bout du compte nous pourrions les aider à
      trouver une solution", a-t-il tranché.

      Il a indiqué que la politique de son pays concernant la question du Sahara va
      changer pour passer d’une "neutralité quelque peu hypocrite" menée par tous les
      précédents gouvernements espagnols à "un engagement actif" qui aiderait à
      trouver une "solution définitive".

      Concernant une précédente déclaration du nouveau Premier ministre espagnol José
      Luis Rodriguez Zapatero qui avait affirmé qu’il aura une solution au problème du
      Sahara dans six mois, M. Moratinos a souligné que cette déclaration n’a pas été
      correctement interprétée.

      M. Zapatero voulait dire que "le conseil de sécurité a approuvé une résolution
      (sur le Sahara) et qu’il adoptera une nouvelle résolution en octobre prochain.
      Ce sont les six mois auxquels faisait référence le président du gouvernement, a
      expliqué le chef de la diplomatie espagnole.

      "Certainement nous aimerions bien résoudre en six mois cette question qui dure
      depuis 30 ans, mais nous n’avons pas cette ingénuité", a-t-il ajouté.

      "Si nous sommes vraiment un pays engagé dans une nouvelle relation avec
      l’Afrique du Nord, nous devons faire tous les efforts pour aider à sortir de
      cette crise", a dit M. Moratinos qui a plaidé pour une "stratégie conjointe"
      hispano-française envers l’Afrique du Nord.

      "Le rapprochement (de l’Espagne) avec la France est aussi un rapprochement pour
      concevoir conjointement une stratégie à l’égard de l’Afrique du Nord, afin que
      le message reçu à Alger, Rabat et Tunis soit le même, qu’il émane de Madrid ou
      de Paris", a expliqué M. Moratinos.

      Le chef de la diplomatie espagnole s’est dit satisfait de la relation
      privilégiée entre l’Union européenne (UE) et les pays de l’Afrique du Nord,
      estimant que le Maroc et l’Espagne devraient résoudre d’une façon bilatérale"
      les problèmes vraiment importants" dans leurs relations.

      Il a, à cet égard, rappelé la visite réussie du Premier ministre espagnol le 24
      mai dernier au Maroc, soulignant l’importance du voyage de M. Zapatero la
      semaine prochaine en Algérie et la visite qu’il entreprendra prochainement en
      Tunisie.

      Edité le: mardi 13 juillet 2004

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      http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=17186

      Sahara: Ballet diplomatique à Alger

      Au cœur du ballet diplomatique à Alger, le Sahara. La presse algérienne ne fait
      pas de mystère sur le sujet. Quelle que soit la nature de l’interprétation
      donnée à la visite du ministre français et à celle du chef du gouvernement
      espagnol, les observateurs algériens sont unanimes à reconnaître qu’elle vise à
      «trouver une solution définitive» au dossier du Sahara.
      Pour atteindre cet objectif, Paris et Madrid tentent de rapprocher Rabat et
      Alger. L’idée d’un dialogue direct entre le Maroc et l’Algérie, en vue de
      trouver une solution au problème du Sahara, gagne du chemin. A preuve, elle ne
      suscite plus les réactions de rejet qu’elle avait entraînées quand le ministre
      français des Affaires étrangères, Michel Barnier, en avait parlé pour la
      première fois lors de sa dernière visite à Rabat. Il n’a pas changé de position
      depuis. Interrogé par le Quotidien d’Oran sur le Sahara, Michel Barnier a
      répondu : «un dialogue direct entre l’Algérie et le Maroc est nécessaire pour
      favoriser l’émergence de cette solution, en prenant en compte les impératifs de
      la stabilité régionale et les intérêts des deux pays et des populations
      concernées. Il y a un travail d’imagination et d’audace à faire pour dépasser
      les blocages hérités du passé».

      Dans le même ordre d’idées, le journal Le Jeune indépendant, pourtant fervent
      défenseur des thèses du Polisario, écrit : «Dans les semaines ou les mois à
      venir, il faut s’attendre à ce que l’Espagne entreprenne des initiatives visant
      à aplanir les différends entre le Maroc et l’Algérie, les deux piliers de
      l’ensemble maghrébin.»

      L’idée d’un rapprochement entre Alger et Rabat fait donc son chemin dans la
      presse de nos voisins. Le Quotidien d’Oran la juge même inéluctable : «au rythme
      où vont les choses, des concessions devront absolument être faites du côté
      marocain comme du côté algérien.
      L’entrée des Etats-Unis dans cette logique bousculera, à l’évidence, les choses
      et amènera les deux parties à se rencontrer autour d’une même table».

      A cet égard, la presse algérienne commente abondamment les déclarations du
      porte-parole de la Maison-Blanche, suite à l’entretien, jeudi, de SM le Roi
      Mohammed VI avec le président George W. Bush. Ce dernier avait préconisé un
      «rapprochement avec le voisin, l’Algérie, afin de créer un environnement
      favorable au règlement de la question du Sahara occidental».
      Et justement le ballet diplomatique qui aura pour théâtre Alger, n’est pas
      seulement franco-espagnol, mais aussi américain. La déléguée du secrétaire
      d’État adjoint pour le Proche-Orient, chargée de l’initiative de partenariat au
      Moyen-Orient, Alina Romanowski, effectuera une visite du 14 au 16 juillet à
      Alger dans le cadre d’une tournée maghrébine qui la conduira également au Maroc.

      Et pour couronner tous ces déplacements, le ministre espagnol des Affaires
      étrangères, Miguel Angel Moratinos, a clarifié la position de Madrid.
      Dans un entretien publié dimanche au quotidien EL Mundo, M. Moratinos a affirmé
      qu’un référendum au Sahara «sans une solution politique pourrait nous conduire
      vers une situation de crise généralisée en Afrique du Nord». Il a estimé que «la
      solution politique est celle qui devrait stabiliser l’Afrique du Nord». À ses
      yeux, la réalisation d’une unité maghrébine dépend essentiellement de la
      solution du conflit du Sahara. « Le moment historique est venu pour que les
      parties fassent un effort pour trouver une solution satisfaisante». Selon toute
      vraisemblance, ce moment historique sera scellé par Rabat et Alger.

      Par: Aziz DAKI

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      http://www.lematin.ma/journal/printarticle.asp?id=36305

      La France appelle à un «dialogue direct» entre Rabat et Alger: le nécessaire
      «travail d'imagination et d'audace» pour sortir du guêpier du Sahara

      12.07.2004 | 16h12

      «Un dialogue entre l'Algérie et le Maroc est nécessaire» pour qu'une “solution
      politique réaliste” au conflit du Sahara occidental : puisse être trouvé dans le
      cadre des Nations Unies … Ces propos ne sont pas ceux d'un responsable ou d'un
      analyste marocain mais bien ceux du chef de la diplomatie française. Dans un
      entretien publié, hier lundi, par le Quotidien d'Oran, Michel Barnier qui était
      attendu à Alger le même jour pour une visite officielle a affirmé en substance :
      «La France pense qu'une solution politique réaliste doit être recherchée entre
      les parties au conflit du Sahara occidental, dans le cadre des Nations Unies (…)
      mais nous disons aussi qu'un dialogue direct entre l'Algérie et le Maroc est
      nécessaire». Et M. Barnier de préciser : ce dialogue direct devrait «favoriser
      l'émergence de cette solution en prenant en compte les impératifs de la
      stabilité régionale et les intérêts des deux pays et des populations concernées»
      ajoutant qu'il y a un «travail d'imagination et d'audace à faire pour dépasser
      les blocages du passé».

      Exprimés sur les colonnes d'un journal algérien et parus le jour même de
      l'arrivée de M. Barnier à Alger, ces propos revêtent une signification et une
      portée exceptionnelles du fait même du contexte et de la situation où ils ont
      été tenus mais aussi en raison du sens aigü des réalités régionales et
      internationales qu'ils dégagent et du souci de leur auteur (aussi bien que de la
      puissance dont il se fait ainsi l'interprête) de ménager l'avenir et de
      concilier les points de vue et les intérêts de deux pays amis et partenaires
      privilégiés de longue date de la France.

      Mis à part quelques circonlocutions et jeux de mots très «diplomatiques» et
      fréquemment mis à contribution en pareilles circonstances par les hauts
      responsables politiques du genre «Sahara occidental», «parties au conflit» ou
      «populations concernées» (allusion au Polisario et aux populations sahraouies) ,
      ce qu'il y a lieu de retenir, après tout, c'est que Paris est désormais persuadé
      que la seule solution possible au conflit du Sahara est et doit être
      «politique», «réaliste» et que pour ce faire, elle doit nécessairement passer
      par ce non moins indispensable et incontournable «dialogue direct» entre Alger
      et Rabat.

      Thèse à laquelle le Maroc souscrit volontiers depuis longtemps déjà et qu'il a
      toujours préconisée comme étant la seule issue possible et honorable sans pour
      autant fermer les portes devant l'éventuelles négociations élargies aux
      séparatistes du Polisario et quelques aménagements institutionnels qui
      donneraient voix au chapitre aux “ populations concernées ”. Une issue qu'Alger
      a maintenue constamment et obstinément fermée en revanche et qu'il appartient
      désormais aux amis communs de l'Algérie et du Maroc comme la France
      d'entrouvrir.

      En persuadant l'autre partie de reconsidérer sa position puisqu'en définitive,
      dans cette “ guerre (larvée) de trente ans ”- comme dans tout autre conflit, il
      n'y a que des perdants et que parmi ceux-ci, ceux qui soutiennent les mauvaises
      causes et vont à contre-sens de l'histoire, du bons sens et de la logique
      perdent toujours plus que les autres.

      La France qui connaît bien l'Algérie pour l'avoir administrée pendant près de
      deux siècles, qui connaît le Maroc pour l'avoir en comme protectorat pendant 44
      ans ,qui connaît- à ce double titre justement d'ancienne puissance tutélaire de
      l'an et de l'autre – les tenants et aboutissants du conflit du Sahara dit
      occidental et qui a connu les affres de bien des guerres fratricides avec ses
      voisins et riveaux européens, saura certainement trouver les mots justes et les
      arguments qu'il faut pour ramener les responsables algériens à de meilleures
      dispositions et leur rappeler que tous les efforts, tout l'argent et toute
      l'énergie dépensés depuis bientôt trente ans ne valent pas un grain de sable du
      Sahara.

      Et que , surtout, les sacrifices consentis par plus d'une génération de
      Marocains et d'Algériens auraient certainement mieux servi – s'ils avaient été
      exploités différemment – à préparer un meilleur avenir pour tous les peuples de
      la région et a édifier un ensemble régional harmonieux, complémentaire,
      solidaire et viable politiquement, socialement, économiquement…

      Ahmed El Fadili

      -------->
      AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA

      Paris, Madrid et Washington considèrent que le conflit concerne le Maroc et
      l'Algérie.

      La région du Maghreb arabe, et plus précisément l'Algérie connaît ces derniers
      jours un balai diplomatique ayant pour thème principal la question du Sahara
      "marocain". () Le Chef de la diplomatie française, Michel Barnier a effectué
      hier une visite officielle de 24 heures en Algérie, tandis que le Premier
      Ministre espagnol, Zapatero devrait également s'y rendre demain. On ignore
      toujours si la visite rapprochée des deux responsables européens correspond à
      une simple coïncidence ou plutôt à un accord préalable entre la France et
      l'Espagne.
      Par ailleurs, l'Algérie devrait également accueillir demain () une responsable
      au sein du Secrétariat d'Etat américain aux Affaires étrangères, qui tient la
      fonction d'émissaire du Président Georges Bush. Ce balais diplomatique qui fait
      de l'Algérie sa scène principale, laisse entendre que la clé du règlement du
      conflit du Sahara "marocain" se trouve effectivement en Algérie, et que ce
      conflit mis en scène ne concerne que le Maroc et l'Algérie. () Il semble
      néanmoins que l'approche française est la plus claire (), car elle est fondée
      sur une vision logique du conflit, () considérant que le règlement du conflit ne
      se ferait qu'à travers l'ouverture de négociations directes entre le Maroc et
      l'Algérie. ()

      --------->
      ACH-CHARK AL-AWSAT

      Le Maroc attend les résultats de la visite de Zapatero en Algérie et ses
      retombées sur l'affaire du Sahara.

      La classe politique marocaine attend les résultats de la visite officielle que
      doit entamer demain à Alger le Premier ministre espagnol. () Si ce sont les
      sujets économiques qui domineront les entretiens, il est cependant prévu que
      l'affaire du Sahara occidental et la situation générale au Maghreb arabe
      occupent une large place dans les affaires d'ordre politique. () Les
      observateurs espèrent que l'Algérie assouplira sa position, les récentes
      déclarations des responsables espagnols préconisant une solution pacifique
      n'ayant pas été rejetées de façon catégorique par les Algériens. () (Rabat,
      Mohammed Boukhazzar)

      -------->
      http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004/algerie_sahara_barnier.htm

      France-Algérie-Sahara: Michel Barnier plaide pour "le dialogue direct entre
      l'Algérie et le Maroc"

      Alger, 12/07/04 - Le ministre français des Affaires étrangères, M. Michel
      Barnier, a estimé que "dans le contexte d'intégration maghrébine, une solution
      politique réaliste doit être recherchée entre les parties au conflit du Sahara
      occidental dans le cadre des Nations-Unies, et que rien ne doit leur être
      imposé".

      Le chef de la diplomatie française, qui s'exprimait dans un entretien publié
      lundi par "le Quotidien d'Oran", a considéré qu'"un dialogue direct entre
      l'Algérie et le Maroc est nécessaire pour favoriser l'émergence de cette
      solution, en prenant en compte les impératifs de la stabilité régionale et les
      intérêts des deux pays".

      "Il y a un travail d'imagination et d'audace à faire pour dépasser les blocages
      hérités du passé", a-t-il estimé.

      Le ministre français, qui est arrivé lundi après-midi à Alger pour une visite
      officielle de deux jours, la première depuis sa nomination à ce poste, a
      souligné qu'il ne faisait pas partie de "ceux qui se résignaient au blocage de
      l'intégration maghrébine, en estimant, en premier lieu, que "le mouvement
      d'intégration régionale est général sur tous les continents et qu'il y a des
      complémentarités à mettre en valeur, des intérêts communs et des solidarités
      naturelles".

      Le ministre a évoqué, en deuxième lieu, "cette nécessité dans le monde actuel de
      s'unir pour être mieux entendu: les grands ensembles régionaux sont et seront,
      de plus en plus, les acteurs du monde multipolaire".

      Il a souligné, en troisième lieu, que "l'Europe a besoin d'un Maghreb uni dans
      le cadre de la relation si importante que nous entretenons à travers le
      processus de Barcelone".

      --------->
      1.3. AGENCES DE PRESSE

      http://www.24heures.ch/home/journal/index.php?Page_ID=12437&id=189385&rubrique_news=international

      Sahara-Occidental: le dialogue entre l'Algérie et le Maroc «n'a pas besoin
      d'intermédiaire», selon Alger

      15:32 ALGER (AP) - Le ministre algérien des Affaires étrangères Abdelaziz
      Belkhadem a assuré mardi que le dialogue entre Alger et Rabat sur la question du
      Sahara-Occidental «n'a pas besoin d'intermédiaire».
      M. Belkhadem, qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse conjointe avec
      son homologue français Michel Barnier, a ajouté que le dialogue algéro-marocain
      «n'a jamais été interrompu» et que «le président Bouteflika reçoit beaucoup de
      communications de sa Majesté Mohammed VI».
      Réaffirmant la position traditionnelle de son pays, le ministre a déclaré que
      «l'Algérie se soucie du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination dans le
      cadre de l'ONU».
      Il a par ailleurs estimé que la coopération entre les deux pays doit dépasser le
      problème sahraoui. «Il est vital de développer les relations avec le Maroc, nous
      ne posons aucune conditionnalité», a-t-il dit, annonçant comme «preuve de cette
      coopération» la prochaine visite à Alger du Premier ministre marocain Dris
      Djettou, qui sera suivie de celle du ministre de l'Intérieur.
      Les propos du chef de la diplomatie algérienne constituent une réponse aux
      propos de son collègue français, qui a préconisé un »dialogue direct entre Alger
      et Rabat». C'est aussi une mise au point à l'adresse de la presse algérienne,
      qui a fait état de »pressions» de Paris et Madrid pour amener l'Algérie à
      accepter la solution de la «troisième voie». AP

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      http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=040713130545.mi834f8d.xml

      La France appelle l'Algérie à un "nouvel élan" sur la Sahara occidental

      ALGER, 13 juil (AFP)
      Le chef de la diplomatie française Michel Barnier a appelé mardi l'Algérie à
      donner "un nouvel élan" au dialogue "fondamental" avec le Maroc sur le Sahara
      occidental, à la veille d'une visite du chef du gouvernement espagnol José Luis
      Zapatero qui doit aborder cette même question.
      "Le dialogue entre ces deux pays sera très utile et fondamental, nous
      l'encourageons", a déclaré M. Barnier lors d'une conférence de presse aux côtés
      de son homologue algérien Abdelaziz Belkhadem.
      Tout en soulignant que le Maroc et l'Algérie "n'avaient pas besoin de tuteurs
      ou de tutelle" pour dialoguer sur le Sahara occidental, M. Barnier, qui était à
      Rabat les 30 et 31 mai, a "constaté une très grande disponibilité de part et
      d'autre pour continuer le dialogue et lui donner un nouvel élan".

      De son côté, M. Balkhadem a déclaré que l'Algérie était "déterminée à aller de
      l'avant" sur ce dossier. "C'est un problème de décolonisation, a-t-il déclaré en
      rappelant la position traditionnelle d'Alger. Il s'agit de respecter le droit
      des peuples à l'autodétermination".
      "L'Algérie est disposée à aider à trouver une solution politique pour peu que
      celle-ci respecte le droit du peuple sahraoui à l'autodertermination", a
      souligné le chef de la diplomatie algérienne. "Il est vital de développer nos
      relations avec le Maroc", a-t-il reconnu.

      La visite de M. Barnier à Alger intervient à la veille de celle du chef du
      gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, qui s'est rendu au Maroc en
      avril et qui devrait évoquer ce conflit avec le président algérien Abdelaziz
      Bouteflika.
      Le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos a estimé
      dimanche que son pays et la France devaient définir "conjointement une stratégie
      à l'égard de l'Afrique du Nord" afin que "le message reçu à Alger, Rabat et
      Tunis soit le même, qu'il vienne de Madrid ou Paris".
      Il a ajouté que "pour que l'unité du Maghreb se fasse, il faut résoudre le
      problème du Sahara".
      Madrid soutient traditionnellement l'idée d'un référendum et le droit des
      Sahraouis à l'auto-détermination, tandis que Paris, plus proche de la
      position marocaine, appelle à une solution politique par le biais des
      négociations directes entre les deux pays, tout en rappelant l'importance du
      cadre onusien.
      Interrogé sur la déclaration de M. Moratinos, M. Barnier a répondu que les pays
      du sud de l'Europe "vont en effet ensemble mutualiser davantage" leurs
      politiques vis-à-vis du Maghreb.
      "C'est comme cela que nous sommes plus efficaces", a-t-il ajouté, tout en se
      voulant prudent et en précisant que les relations euro-méditerranéennes "ne se
      résument pas à la question du Sahara occidental".

      M. Balkhadem a rappelé que l'Algérie "regrettait" la démission, présentée le 11
      juin, de l'envoyé de l'Onu pour le Sahara occidental depuis 1997, James Baker.
      Preuve du chemin qui reste à parcourir, le ministre marocain des Affaires
      étrangères, Mohamed Benaïssa, avait estimé le 12 juin que cette démission était
      due à la "ténacité" de la diplomatie marocaine.
      L'Onu a soutenu le "plan Baker" qui préconise une période d'autonomie de 5 ans
      avant un référendum d'autodétermination sur le sort de cette ancienne colonie
      espagnole annexée par le Maroc en 1975.
      Rabat a rejeté cette perspective qu'il considère comme "obsolète" et proposé
      une "large autonomie définitive", dans le cadre de la souveraineté marocaine.

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      http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=040713101725.cjyidx27.xml
      Alger et Paris veulent aller de l'avant malgré quelques désaccords

      ALGER, 13 juil (AFP)
      Le chef de la diplomatie française Michel Barnier, en visite officielle à
      Alger depuis lundi a réaffirmé la volonté de Paris d'aller de l'avant dans le
      partenariat entre l'Algérie et la France, mettant de côté les sujets de
      désaccord.
      "Je suis très heureux de venir travailler avec les dirigeants de ce pays pour
      mettre en oeuvre ce que nos deux chefs d'Etat ont décidé de faire: un
      partenariat exceptionnel et durable, une nouvelle étape dans l'histoire de nos
      pays", a-t-il déclaré à la presse dès son arrivée lundi à l'aéroport d'Alger,
      relevant que "La refondation de notre relation correspond (...) à l'attente
      profonde de nos deux peuples".
      Le plus important des sujets sur lesquels les deux capitales s'opposent est
      celui du Sahara occidental qui empoisonne les relations entre l'Algérie et son
      voisin marocain depuis 1974 et hypothèque l'avenir de l'Union du Maghreb arabe
      (UMA-Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et tunisie).
      M. Barnier a, de nouveau, défendu l'idée d'un "dialogue direct entre l'Algérie
      et le Maroc", indépendamment d'une solution dans le cadre des Nations unies,
      pour trouver une issue à ce conflit, dans un entretien lundi au journal algérien
      Le Quotidien d'Oran.
      L'Algérie, qui soutient le mouvement indépendantiste du Polisario, considère
      que ce conflit est un problème de décolonisation relevant des compétences
      exclusives de l'ONU et est opposée à tout dialogue direct avec le Maroc,
      excluant le Polisario.
      Mais au nom d'un pragmatisme dont les présidents Abdelaziz Bouteflika et
      Jacques Chirac semblent avoir fait leur credo, "les sujets qui fâchent", selon
      l'expression de la presse algérienne et qui, il y a quelques années, avaient
      mené les deux capitales au bord de la rupture, ne déteignent plus sur des
      relations désormais "apaisées" et "sereines".
      Ainsi, pour le problème de "la circulation des personnes", expression
      diplomatique signifiant la délivrance des visas aux Algériens désireux de se
      rendre en France, jugée parcimonieuse par Alger, M. Barnier a promis que "des
      efforts considérables" seraient faits pour "faciliter la délivrance des visas
      aux ressortissants algériens," en "r enforçant les postes consulaires à Alger
      et Annaba (est) et en préparant la réouverture du consulat général d'Oran
      (ouest) à l'horizon 2005".
      M. Barnier a, également, exprimé son optimisme sur la venue des investisseurs
      français, dont "la tiédeur" a été dénoncée, maintes fois par la presse et même
      par des personnalités officielles algériennes.
      "Il faut aller plus loin, consolider, faire vivre ce partenariat d'exception
      dans son temps au coeur de l'espace euro méditerranéen, accroître la coopération
      dans de multiples domaines, économique politique, culturel, humain", a-t-il
      affirmé devant la communauté française d'Algérie, saluant "les entrepreneurs
      français qui ont choisi de s'implanter ici"
      Cette volonté d'aller de l'avant a été soulignée par M. Barnier, en annonçant
      lundi la signature de trois accords avec l'Algérie, sur les ressources en eau,
      le risque sismique et l'archéologie pour la datation des gravures rupestres du
      Sahara.

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      http://fr.news.yahoo.com/040712/5/3yp4u.html
      lundi 12 juillet 2004, 21h35
      Sahara-Occidental : Paris prône un dialogue direct entre Alger et Rabat

      ALGER (AP) - Le ministre français des affaires étrangères, Michel Barnier, qui a
      entamé lundi une visite de vingt-quatre heures à Alger, se prononce pour un
      dialogue direct entre Alger et Rabat en vue du règlement du problème du
      Sahara-Occidental.

      "Un dialogue direct entre l'Algérie et le Maroc est nécessaire pour favoriser,
      l'émergence de cette solution, en prenant en compte les impératifs de stabilité
      régionale et les intérêts des deux pays et des populations concernées", a
      déclaré M. Barnier au Quotidien d'Oran de lundi.

      Faisant valoir la nécessité d'un "travail d'imagination et d'audace pour
      dépasser les blocages hérités du passé", la France, ajoute-t-il, "pense qu'une
      solution politique réaliste doit être recherchée entre les parties en conflit au
      Sahara-Occidental, dans le cadre des Nations unies, et que rien ne doit être
      imposé".

      Malgré la présence de réfugiés sahraouis sur son territoire, le gouvernement
      algérien affirme ne pas être partie prenante du conflit qui oppose le Maroc au
      front Polisario et refuse donc de négocier sur ce sujet qui empoisonne les
      relations entre les deux voisins. Ce dernier revendique l'indépendance de
      l'ancien Sahara espagnol annexé par le Maroc. Mais à en croire la presse
      algérienne, des pressions seraient actuellement exercée sur Alger, à la fois par
      Washington, Paris et Madrid, pour souscrire à un nouveau plan de règlement.

      Le précédent plan, sous les auspices des Nations unies, prévoyait l'organisation
      d'un référendum d'autodétermination. Si les parties prenantes étaient d'accord
      sur le principe d'un tel vote, elles n'ont jamais pu se mettre d'accord sur le
      corps électoral et sur la participation ou non des Marocains installés au
      Sahara-Occidental depuis l'annexion par Rabat.

      Interrogé sur ces "pressions", Mohamed Beisset, le représentant de la République
      arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée par le Polisario), déclare au
      quotidien Liberté de lundi: "L'Algérie à son mot à dire, le Maroc a son mot à
      dire, mais aussi les Sahraouis, même s'ils possèdent un petit pays". AP

      Bg/oao

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      1.4. PRESSE ALGÉRIENNE

      http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=8574

      Le Maghreb au centre des questions internationales : Pressing diplomatique sur
      l’Algérie

      par Mohamed Tayeb

      Le roi du Maroc Mohamed VI a achevé hier une visite de travail de plusieurs
      jours, au cours de laquelle il a évoqué avec le président Bush, entre autres
      sujets abordés, la question du Sahara occidental. Sur ce point précis,
      souligne-t-on, les deux dirigeants ont relevé l’intérêt encore une fois d’une
      solution politique négociée entre les parties au service du Maghreb, de la
      stabilité et de la prospérité des pays de la région.

      Dans le message de remerciements adressé à Bush au terme de la visite, Mohamed
      VI s’est dit «fier de la profondeur des entretiens fructueux et des résultats
      sur lesquels ils ont débouché». Il a également tenu à évoquer le partenariat
      stratégique «exemplaire et prometteur au service de la sécurité, de la stabilité
      et de la prospérité commune à l’ensemble des peuples du monde».

      Pour rappel, Bush et son hôte marocain ont convenu, lors de leurs entretiens à
      Washington, de la nécessité de trouver une solution «le plus tôt possible» à la
      question du Sahara occidental, d’une manière qui renforce au mieux la sécurité
      et la prospérité des peuples «marocain, algérien et mauritanien».

      L’omission commise par la porte-parole de la Maison-Blanche, rappelle-t-on, a
      été rattrapée par son collègue du département d’Etat, qui s’était empressé de
      souligner que le communiqué de la Maison-Blanche n’a pas repris, en fait,
      l’intégralité de ce qui a été discuté entre les deux parties.

      Tout en réaffirmant la position des Etats-Unis sur cette question, Richard
      Boucher a précisé que le monarque chérifien avait été «exhorté» par Bush et par
      Powell de se rapprocher de l’Algérie et de créer, ainsi, un environnement
      favorable au règlement du conflit.

      A ce niveau de la question, les observateurs auront été certainement nombreux à
      relever l’insistance de l’Administration Bush en faveur de l’instauration d’un
      dialogue entre les deux pays et de la nécessité de trouver une solution
      politique négociée (dans le cadre de l’ONU toujours) entre les parties, avec
      comme principale préoccupation afférente à ce sujet de préserver la stabilité du
      Maghreb.

      Cette position rejoint dans ses grandes lignes et dans ses fondements celles
      adoptée par la France et l’Espagne ; ces deux derniers pays, rappelle-t-on,
      soutiennent en effet, avec insistance ces derniers temps l’idée d’un dialogue
      entre Rabat et Alger, leur souci étant principalement de préserver la région
      d’une crise généralisée.

      Cette crainte a été d’ailleurs très clairement exprimée récemment par le MAE
      espagnol, Moratinos, qui a laissé entendre qu’à ce moment précis, un référendum
      sans solution politique serait générateur de crise en Afrique du Nord et
      déstabilisateur pour les régimes en place, faisant indirectement référence au
      Maroc, où, a-t-il dit, l’armée pourrait réagir à un référendum négatif et, par
      conséquent, mettre en péril le pouvoir du jeune souverain.

      Pour ce qui est de l’Espagne, le chef de la diplomatie espagnole a réaffirmé que
      le gouvernement de Zapatero était «prêt à payer le prix nécessaire si au bout du
      compte on peut aider les deux pays à trouver une solution», annonçant par la
      même la fin de la neutralité de l’Espagne, qualifiée d’hypocrite, et le début
      d’une nouvelle politique marquée par un «engagement actif qui aiderait à trouver
      une solution définitive».

      La France aussi, par la voix de son MAE, Michel Barnier, arrivé hier à Alger,
      pense également qu’une «solution politique doit être recherchée entre les
      parties au conflit au Sahara occidental dans le cadre de l’ONU, sans que rien ne
      soit imposé à quiconque», «mais nous disons aussi, a-t-on ajouté, qu’un dialogue
      direct entre l’Algérie et le Maroc est nécessaire pour favoriser l’émergence de
      cette solution».

      De l’avis des responsables français, il y a urgence donc à veiller à préparer la
      stabilité régionale et les intérêts des deux pays, ce qui nécessite, selon M.
      Barnier, un «travail d’imagination et d’audace à faire pour dépasser les
      blocages hérités du passé».

      Les analystes auront inéluctablement retenu ce souci de la part des trois pays
      (Etats-Unis, Espagne et France) de préserver la stabilité du Maghreb, un souci
      qui revient tel un leitmotiv dans la déclaration de leurs responsables
      respectifs, alors même que la situation sur le terrain est toujours caractérisée
      par le statut qui est issu du cessez-le feu et de la mise en œuvre du plan
      onusien de règlement qui prévoit un référendum, et ce, en dépit de l’impasse
      actuelle générée par les blocages créés par la partie marocaine.

      En tout état de cause, maintenant que la cause marocaine est entendue et
      acceptée dans les trois capitales, la balle est placée dans le camp algérien de
      fait. Les autorités algériennes sont ainsi mises devant leurs responsabilités de
      se convaincre et, par ricochet, de convaincre les dirigeants sahraouis, de la
      nécessité d’accepter une issue au conflit autre que celle qui passe
      impérativement par un référendum d’autodétermination.

      On sait qu’en cela, un précédent a été créé par l’Algérie et le Polisario en
      acceptant une autonomie relative de cinq ans. Ce qu’on ne sait pas, par contre,
      c’est ce que prévoient les Etats-Unis, l’Espagne et la France comme garanties et
      gages pour satisfaire l’Algérie et les Sahraouis.

      Un travail diplomatique est en œuvre actuellement pour faire accréditer cette
      thèse, et c’est dans ce cadre qu’il convient assurément d’insérer et de
      comprendre le chassé-croisé diplomatique actuel dans la capitale algérienne.

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      http://www.lexpressiondz.com/T20040713/ZA4-18.htm

      Une question stratégique
      13 juillet 2004 - Page : 3

      La solution politique préconisée par l’Espagne et la France cache mal les
      desseins d’un lobbying dont le Maroc est l’instigateur.

      Jamais la question du Sahara occidental n’a suscité autant d’intérêt comme c’est
      le cas actuellement avec le «chassé-croisé» diplomatique que mènent dans la
      région, «conjointement» mais chacun à sa façon, les Etats-Unis, la France et
      l’Espagne. Les Français, «partie prenante» dans le conflit, qui continue, à ce
      jour, d’opposer la Rasd au royaume chérifien, semblent vouloir accélérer la
      cadence dans le but de trouver une issue qui mettra fin, une fois pour toutes, à
      cette crise qui dure depuis 30 années. Sauf que les bons offices français, s’ils
      portent une volonté de régler la crise au profit des parties en conflit, cachent
      mal cependant, une duplicité «flagrante» dans leur politique vis-à-vis de
      l’Algérie. Car au moment où le partenaire «exceptionnel» qu’est la France, dit
      appuyer le gouvernement algérien dans ses réformes politiques et économiques,
      l’appui dont a besoin notre pays dans la crise du Sahara occidental n’a pas eu,
      semble-t-il, le même droit de cité. Bien au contraire.
      Alger qui tient, en permanence, à la légalité internationale, sous la bannière
      de l’ONU, n’en est pas moins soumise à des pressions qui se font, soudainement,
      de plus en plus insistantes de la part de l’axe Paris-Madrid. Ces deux pays
      s’évertuent à pousser les autorités algériennes à lâcher du lest et à donner le
      feu vert, sous une forme ou une autre, pour l’autonomie du Sahara occidental
      sous la tutelle, bien sûr, du Maroc. Les desseins franco-espagnols traduisent, à
      cet effet, la similarité «frappante» qui caractérise leurs positions officielles
      : à savoir l’appel à un dialogue direct entre Alger et Rabat, pour trouver une
      issue politique à ce problème. Le nouveau chef du gouvernement, José Luis
      Zapatero, nouvellement élu, sera demain, en visite officielle à Alger, pour,
      entre autres, préconiser aux autorités algériennes la «recette» ibérique :
      appeler les parties concernées pour trouver une solution politique qui
      garantisse leurs droits respectifs dans le cadre de l’ONU. Son ministre des
      Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, dans un entretien paru dimanche
      dans le quotidien espagnol El Mundo, qui avait jeté un pavé dans la mare en
      qualifiant la politique engagée par les précédents gouvernements de son pays,
      allusion faite à José Maria Aznar, de «neutralité hypocrite», avait mis l’accent
      sur l’urgence d’arriver à un accord politique. Cela dit, M.Moratinos a mis en
      garde en ces termes : «L’organisation, en ce moment, d’un référendum au Sahara
      sans solution politique, entraînerait, ni plus ni moins, une crise généralisée
      en Afrique du Nord.» L’Espagne, à en croire les déclarations de M.Moratinos, a
      décidé de prendre le taureau par les cornes, en faisant montre d’un «engagement
      actif» dans la région. Restent les Américains qui, eux non plus, ne veulent pas
      jouer les seconds rôles dans une question aux contours politico-économiques,
      voire stratégiques extrêmement importants. Le département d’Etat n’a cessé, tout
      au long de ces dernières années, d’appeler au règlement de la crise dans le
      cadre de la légalité internationale en dépêchant ses représentants, et non des
      moindres à l’image de William Burns, sous-secrétaire d’Etat aux affaires du
      Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
      La politique américaine relative à la crise «insoluble?» du Sahara occidental,
      consiste notamment à aider l’ONU à travers, la Minurso, sa mission au Sahara
      occidental, pour faire pression sur les parties concernées, Alger et Rabat de
      façon plus particulière. En tout cas, dialogue ou pas, le gouvernement algérien
      est plus que jamais, soumis à des pressions accrues qu’exercent intensément les
      Français et les Espagnols dont, l’«entente» est manifestement dévoilée. Les
      Américains, soucieux de ne pas laisser la région leur filer entre les doigts,
      tentent, eux aussi, d’imposer leur point de vue et garantir par là même leurs
      intérêts régionaux.

      Amine GOUTALI

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      http://www.lexpressiondz.com/T20040713/ZA4-0.htm

      SAHARA OCCIDENTAL
      L’escale décisive d’Alger
      13 juillet 2004 - Page : 3

      Coup sur coup, dans des déclarations à la presse, les chefs de la diplomatie
      française et espagnole reviennent sur la question du dossier sahraoui.

      Les deux ministres français et espagnol, Michel Barnier et Miguel Angel
      Moratinos appellent à une solution politique du contentieux sahraoui. A la bonne
      heure, aurait-on pu dire si dans le même temps les deux hommes avaient
      clairement identifiés les belligérants impliqués dans l’affaire du Sahara
      occidental: le Maroc et le Front Polisario. En mettant une nouvelle fois en
      avant, le « dialogue direct » que, selon M. Barnier, le Maroc et l’Algérie sont
      censés initier pour trouver la solution au problème sahraoui, le chef de la
      diplomatie française frappe à l’évidence à côté, notamment en désignant comme
      partie prenante l’Algérie. L’Algérie, dont le rôle dans cette affaire, -en tant
      qu’observateur au même titre d’ailleurs que la Mauritanie-, est de veiller à
      l’application du plan international tracé par les Nations unies et devant donner
      au peuple sahraoui l’occasion de faire valoir son droit à l’autodétermination
      par l’organisation d’un référendum loyal et transparent. Dans un entretien
      accordé à notre confrère Le Quotidien d’Oran, Michel Barnier indique «la France
      pense qu’une solution politique réaliste doit être recherchée entre les parties
      au conflit du Sahara occidental, dans le cadre des Nations unies, et que rien ne
      doit leur être imposé. Mais nous disons aussi qu’un dialogue direct entre
      l’Algérie et le Maroc est nécessaire pour favoriser l’émergence de cette
      solution, en prenant en compte les impératifs de la stabilité régionale et les
      intérêts des deux pays et des populations concernées. Il y a un travail
      d’imagination et d’audace à faire pour dépasser les blocages hérités du passé.»
      Le problème est que le seul blocage reste du fait de Rabat qui refuse
      l’application d’un plan de paix auquel le Maroc avait pourtant souscrit en 1997
      en cosignant, avec son belligérant le Front Polisario, l’accord d’Houston, sous
      l’égide de James Baker, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU,
      Kofi Annan. Il est clair, pour la communauté internationale que les «deux
      parties» en cause sont le Maroc et le Front Polisario, l’Algérie n’ayant jamais
      revendiqué aucune parcelle du territoire sahraoui. Bien au contraire, Alger a
      toujours soutenu qu’elle était prête à reconnaître la «marocanité» du Sahara
      occidental, pour peu que le peuple sahraoui puisse s’exprimer en toute liberté
      et transparence et que le résultat du référendum soit bien le souhait du peuple
      sahraoui et non point le résultat d’un référendum «confirmatif» qu’appelait de
      ses voeux le défunt Hassan II. Aussi, aux yeux de l’ONU et des institutions
      internationales, les seules parties concernées par cette affaire sont le Front
      Polisario et le Maroc. De son côté, le chef de la diplomatie espagnole, Michel
      Angel Moratinos, dans un entretien au journal madrilène El Mundo avertissait que
      «l’organisation, en ce moment», d’un référendum au Sahara «sans une solution
      politique au problème pourrait provoquer une crise généralisée en Afrique du
      Nord» appelant lui aussi les «parties» à trouver une «solution politique» sans
      préciser pour autant à quelles parties il songe, encore qu’on peut en déduire
      que dans son esprit les «parties» qui peuvent solutionner le problème soient le
      Maroc et l’Algérie. Il semble là aussi, que M.Moratino fasse fausse route en
      n’évoquant à aucun moment le belligérant principal dans cette affaire qui reste
      le Front Polisario. De fait, la seule solution politique est celle qui prenne en
      compte le plan de paix de l’ONU avec, en prime, des négociations directes entre
      le Maroc et le Front Polisario. Car, hors de ses deux parties au conflit, il y
      aurait hypocrisie à y impliquer une partie tierce : l’Algérie en l’occurrence.
      L’hypocrisie aujourd’hui est encore de feindre de croire que la solution réside
      dans un accord entre Alger et Rabat, alors que cette solution a toujours été
      dans l’application du plan onusien refusé par le royaume chérifien.
      En fait, le seul obstacle à la stabilité de la région reste le Maroc qui veut
      «imposer» sa solution à un territoire dont la population est frustrée de son
      droit à l’autodétermination et c’est celle-là la réalité de la problématique
      sahraouie. Car, si solution politique il y a, elle ne peut se concevoir que dans
      le cadre des Nations unies et dans l’application du plan de paix de l’ONU par le
      Maroc et le Front Polisario.

      N. KRIM

      --------->
      http://www.lexpressiondz.com/T20040713/ZA2-20.htm

      L’EDITORIAL DU 13/07/2004
      Le chaud et le froid
      13 juillet 2004 - Page : 3

      Certes, le simple quidam, à la faveur de l’historique visite d’Etat de Chirac à
      Alger, puis de l’autre qui avait suivi d’une semaine la réélection de
      Bouteflika, était en droit d’en escompter le «niveau d’excellence» annoncé par
      l’Elysée à qui voulait l’entendre. Pourtant, à suivre les pérégrinations et
      positions, pour le moins discutables, de Paris concernant la question du Sahara
      occidental, le moins que l’on puisse en dire, c’est que les deux pays sont loin
      d’être sur la même longueur d’onde. Or, au moment où le passé commun, douloureux
      s’il en est, s’étiolait au profit d’un présent «dépassionné», et où la
      coopération bilatérale connaissait une embellie sans pareille à tous les
      niveaux, voilà que cette question, qui se trouve être du ressort exclusif de
      l’ONU, vient empoisonner de nouveau une «lune de miel» que l’on aurait été tenté
      de croire moins éphémère, à la lumière de la procession de ministres français
      dans la capitale algérienne. Partant des valeurs universelles que Paris s’est
      toujours évertuée à défendre, et qui lui a valu l’animosité de Washington à la
      faveur du conflit irakien, Paris aurait pu faire l’économie de ses déclarations
      impliquant Alger dans un conflit qui n’est en rien le sien, et qui a maintes
      fois été débattu au sein des instances internationales habilitées, jusqu’à faire
      l’objet de résolutions onusiennes ne souffrant guère la moindre équivoque sur la
      nécessité impérieuse de permettre au peuple sahraoui de décider souverainement
      de son sort. Notre pays ne dit rien de plus. Mais rien de moins non plus. Que
      Paris soutienne une thèse différente, pour ne pas dire marocaine, n’est pas
      condamnable en soi, quoiqu’il y va du droit international et des valeurs
      universelles dont l’Hexagone se targue d’en être la capitale. Qu’elle aille
      jusqu’à contrer la Rasd et ses alliés légalistes de plus en plus nombreux dans
      le monde n’est pas non plus répréhensible en soi, chacun étant libre de dire et
      d’agir selon ce que lui dicte sa conscience. Mais qu’un véritable «plan
      d’attaque» soit déployé par l’axe Paris-Madrid, pour le grand bonheur de Rabat,
      et que les déclarations en ce sens soient multipliées à quelques heures à peine
      de l’arrivée à Alger du chef de la diplomatie française, relève de la
      provocation gratuite. A la lumière de ce qui se passe en Irak, il est permis de
      supposer que les dures lois de la jungle primeront de plus en plus sur le droit
      international, lors même que l’ONU en est réduite au triste rôle stérile qui
      était celui de la défunte Société des Nations ; le risque est grand qu’une
      «pacification» soit imposée au peuple sahraoui, réprimé et contraint de se
      mettre dans le giron de Sa Majesté Mohammed VI. Quant à l’embellie
      algéro-française, force est de conclure qu’elle en demeurerait encore au simple
      stade des déclarations d’intention.

      Mohamed ABDOUN

      ----------->
      http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/13/actualite.htm#L'ECHIQUIER%20DU%20GRAND%20MAGHREB%20/%20Un%20trublion%20nomm%c3%a9%20Jos%c3%a9%20Luis%20Zapatero

      L'ECHIQUIER DU GRAND MAGHREB / Un trublion nommé José Luis Zapatero

      Les observateurs n'avaient pas tort d'affirmer que l'arrivée du socialiste José
      Luis Rodriguez Zapatero au pouvoir, en Espagne, allait induire une révolution
      dans les relations franco-espagnoles. Fondée sur la rivalité sous l'ère José
      Aznar, la politique de rapprochement tous azimuts prônée par le gouvernement de
      M. Zapatero en direction de Paris arrive déjà à faire oublier que l'Espagne a
      été, ces dernières années, l'un des plus fidèles alliés européens des Etats-Unis
      après la Grande-Bretagne.

      Mais, selon toute vraisemblance, ce n'était pas là le but essentiel recherché
      par Madrid. En ordonnant, immédiatement après son élection, le retrait des
      militaires espagnols du territoire irakien et en chargeant son ministre des
      Affaires étrangères de convaincre son homologue français d'élaborer «une
      stratégie conjointe à l'égard de l'Afrique du Nord», l'enfant terrible du PSOE
      prend plus que ses distances vis-à-vis de Washington. Il devient un pilier
      précieux de l'opposition anti-Bush construite par la France, l'Allemagne et la
      Russie, à la veille de la seconde campagne d'Irak. Le successeur de José Maria
      Aznar se taille aussi le costume d'un partisan farouche d'une Europe émancipée
      de l'influence américaine. Un comportement qui a dû provoquer de nombreux
      froncements de sourcils à Washington. La preuve : l'affirmation par Madrid de
      son européanisme a déjà un impact concret sur le bras de fer opposant le camp
      anti-Bush à l'Administration américaine dans les discussions concernant la
      gestion des grands dossiers internationaux (Irak et Palestine). Les retombées de
      l'impressionnante volte-face espagnole devraient aussi se faire ressentir sur
      l'échiquier maghrébin. L'alignement du gouvernement de M. Zapatero sur la
      politique maghrébine de la France, y compris concernant la question du
      Sahara-Occidental, plaide pour le moment en faveur de cette lecture. Côté
      algérien : à l'exception de leur position sur le Sahara-Occidental, jugée
      promarocaine, qui a déjà commencé à susciter des réactions d'indignation de la
      partie sahraouie, Alger ne devrait pas souffrir du changement sensible de la
      politique extérieure de l'Espagne. Comme la France, l'Espagne se montre
      aujourd'hui favorable à l'émergence d'un monde multipolaire qui lui sied. Pour
      les sujets qui fâchent, comme le Sahara-Occidental, il faut s'attendre à ce que
      les autorités algériennes refusent de sortir du cadre légal de l'ONU. La visite,
      en cours à Alger, de Michel Barnier et celle attendue de M. Zapatero permettront
      d'apprécier plus clairement les nouvelles ambitions du nouveau «couple terrible
      de l'UE» avec lequel l'Algérie entretient d'intenses échanges commerciaux. Du
      statut, donc, «d'adversaire économique dont il faut réduire la présence dans la
      région» (dixit un diplomate espagnol de passage à Alger avant l'élection de
      Zapatero), la France devient pour Madrid un partenaire stratégique. Situation
      qui tombe à point nommé pour Paris qui déploie de gros moyens, soutenus par une
      campagne de charme de son Président et de ses ministres en direction des pays de
      l'UMA pour protéger son précarré maghrébin de l’influence américaine.
      Officiellement, les Français ne reconnaissent pas l'existence d'une rivalité
      entre eux et les Etats-Unis sur l'Algérie. Un pays actuellement choyé par
      Washington. Paris préfère parler d'une répartition des rôles. Cependant, la
      sérénité affichée par le Quai d'Orsay est contredite par le terrain. Car si le
      terme «rivalité» ne convient peut-être pas le mieux pour qualifier les présences
      américaine et française au Maghreb, il y a lieu de se rendre à l'évidence que la
      politique maghrébine des Etats-Unis n'est pas amicale à l'égard de la France. En
      témoigne l'ignorance dans laquelle les Américains et les Britanniques ont laissé
      la France dans le cas des discussions menées avec la Libye concernant l'abandon
      de son programme nucléaire. Les exemples sont encore nombreux et ne portent pas
      uniquement sur des aspects militaires ou sécuritaires. Les enjeux économiques et
      énergétiques prennent une grande place dans cette «rivalité» depuis que
      l'Algérie a retrouvé sa santé financière. Depuis l'accession de Zapatero au
      pouvoir, la France semble avoir trouvé une réponse à ces problèmes. Le
      rapprochement avec Madrid permet à Paris de sécuriser la route européenne du gaz
      en provenance de l'Algérie. L'Espagne étant avec l'Italie les deux interfaces
      entre l'Europe et l'Algérie dans la commercialisation du gaz algérien. Il en
      sera de même d'ailleurs pour l'énergie électrique. Alger sera également le
      principal point de passage du pétrole nigérian qu’il est prévu de faire
      transiter par le Sahel. Une région investie depuis une année par des experts
      militaires américains, venus officiellement déloger le GSPC, et qui commence
      sérieusement à susciter l’intérêt de Paris.

      Par Zine Cherfaoui

      ------------>
      http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=26380

      Paris et Madrid prônent un dialogue direct entre Alger et Rabat
      Quelle solution pour les Sahraouis?

      Par Samia Lokmane

      Le ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, est attendu sur cette
      question au cours de la conférence qu’il animera ce matin conjointement avec son
      homologue français.
      “La France pense qu’une solution politique réaliste doit être recherchée entre
      les parties en conflit du Sahara Occidental, dans le cadre des Nations unies
      (…), mais nous disons aussi qu’un dialogue direct entre l’Algérie et le Maroc
      est nécessaire”.
      Cette opinion exprimée, hier, par le ministre français des Affaires étrangères,
      Michel Barnier, sur les colonnes du Quotidien d’Oran, corrobore les soupçons sur
      les véritables motivations de son déplacement à Alger. Le locataire du Quai
      d’Orsay est chargé d’une mission capitale : convaincre ses hôtes d’aller à une
      solution négociée avec les autorités marocaines dans l’affaire du Sahara
      Occidental. Dans l’interview accordée à notre confrère, l’envoyé du Palais de
      l’Élysée a finement exhorté Alger “à faire preuve d’audace et d’imagination”
      pour “dépasser les blocages du passé”. La finalité d’une telle entreprise
      réside, selon lui, dans “l’émergence d’une solution en prenant en compte les
      impératifs de la stabilité dans la région et les intérêts des deux pays et des
      populations concernées”. En réalité, ces trois paramètres ne font qu’un. Pour
      l’Hexagone, la priorité étant l’épuration du Bassin méditeranéen du terrorisme
      islamique, l’obstacle qui empêchait jusque-là, la mise en place d’un axe
      maghrébin doit être surmonté. Exit alors le droit du peuple sahraoui à
      l’autodétermination. Auparavant, si la France était plus prompte que quiconque à
      sacrifier le Polisario et militait pour un arrangement entre Alger et Rabat,
      elle jouit aujourd’hui d’appuis avérés de la part de Madrid et de Washington.
      Les évènements du 11 septembre 2001 ont imposé d’autres enjeux. Il n’est plus
      question pour les grandes puissances de s’encombrer de querelles de voisinages
      “dont elles prennent partie selon ce que leur dictent leurs intérêts, mais de
      créer dans toutes les régions de la planète des fronts locaux dans la guerre
      contre Al-Qaïda”.
      Ce souci de “stabilité” est défendu par le chef de la diplomatie hexagonale. Il
      est également mis en évidence par son homologue espagnol, Miguel Angle
      Moratinos, qui dans un entretien au quotidien El Mundo dimanche dernier, a
      plaidé pour une approche franco-ibérique des relations avec les pays de
      l’Afrique du Nord.
      À cet égard, le chef de la diplomatie espagnole préconise à son tour un plan de
      paix pour le Sahara Occidental, concerté entre l’Algérie et le Maroc.
      Outre-Atlantique, les États-Unis mettent également leur grain de sel et
      suggèrent une démarche identique. Reste à savoir maintenant, quelle appréciation
      fera Alger de toutes ces recommandations.
      Officiellement, notre pays soutient toujours l’application du plan de paix
      onusien sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination. En juin dernier,
      il avait déploré la démission du concepteur de ce plan, James Baker,
      représentant de l’ONU au Sahara Occidental et ancien secrétaire d’État américain
      aux Affaires étrangères.
      Depuis, l’Algérie garde le silence. Le ministre des Affaires étrangères,
      Abdelaziz Belkhadem, est attendu sur cette question au cours de la conférence
      qu’il animera ce matin conjointement avec son homologue français.

      -------->
      http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=14026&idc=4

      Visite de Michel Barnier en Algérie
      Le gage de continuité rassure la France

      Beaucoup de dossiers promettent de figurer à l’ordre du jour des discussions qui
      sont programmées entre le ministre des Affaires étrangères français, Michel
      Barnier, et ses interlocuteurs algériens. De la sphère économique à celles
      sécuritaire et humaine, en passant par les volets culturel et de politique
      internationale, il y a tout un éventail de potentiel de coopération qui reste à
      défricher. En répondant, hier, aux questions de nos confrères Le Quotidien
      d’Oran et El Khabar, M. Barnier a parcouru un ensemble de domaines sur lesquels
      des escales sont très utiles pour mieux évaluer le travail qui attend les deux
      pays dans le cadre de la dynamisation du partenariat d’exception dont il est
      question aujourd’hui. Ainsi, sur le plan économique, s’il existe réellement une
      volonté commune de relancer l’investissement mutuel et celui direct en Algérie,
      la perception de cette bonne volonté diffère selon que l’on se situe côté
      français ou côté algérien. Les Algériens, eux, estiment que les signes
      politiques sont très forts, mais que dans les faits, les investissements ne
      reflètent pas les attentes et le potentiel. Les Français, eux, ne cessent de se
      montrer optimistes et exhibent des chiffres par rapport auxquels ils expriment
      une certaine satisfaction. L’explication : pour peu que les réformes économiques
      arrivent à leur terme, le plus fort de cette bonne volonté est à venir.
      Sur le plan sécuritaire et de la défense, M. Barnier a infirmé l’embargo
      français sur l’Algérie durant la décennie rouge. Selon lui, la France a eu, au
      contraire, une attitude solidaire vis-à-vis du peuple algérien, même si par
      ailleurs, le chef de la diplomatie française n’exclut pas des malentendus, des
      divergences de vues et de positions qui auraient pu survenir à l’époque. Sur le
      plan de la coopération militaire, la visite attendue de la ministre française de
      la Défense, est pour Michel Barnier, le signe d’un renouveau dans ce domaine, et
      ce, en dépit d’un passé commun douloureux que les deux pays s’attellent
      aujourd’hui à dépasser, sans toutefois l’oublier. Dans le domaine de la
      circulation des biens et des personnes entre les deux pays, Michel Barnier
      préfère se référer aux efforts consentis ces dernières années pour améliorer le
      volume des flux, les conditions d’octroi des visas ainsi que les questions de
      proximité des services consulaires. L’exemple du consulat général d’Oran est
      invoqué, qui coïncide avec l’arrivée du MAE à Alger. Autre perspective dans ce
      domaine, le prochain retour complet du traitement des dossiers de visas de
      Nantes vers les services consulaires français en Algérie. Pour ce qui est du
      dossier du Sahara Occidental, Michel Barnier, interpellé sur sa perception de la
      divergence évidente qui existe entre la France et l’Algérie, préfère parler,
      lui, de la question de l’intégration maghrébine. Une manière pour lui d’aller
      plus loin et de voir dans la question du Sahara Occidental un obstacle à la
      constitution d’un ensemble régional aussi complémentaire. Dans les faits, la
      perception française du conflit est de s’en tenir à un règlement onusien entre
      les parties en conflit. Une perception qui n’exclut pas, cependant, un dialogue
      entre l’Algérie et le Maroc, selon M. Barnier, lequel dialogue serait à même de
      mener à cette solution onusienne tant recherchée. Evoquées aussi, les questions
      africaine et moyen-orientale laissent transparaître une grande proximité entre
      les visions algérienne et française.
      Quoi qu'il en soit, de grandes perspectives de coopération et de refondation des
      relations algéro-françaises se sont ouvertes dès le 8 avril de cette année, la
      France ayant eu, à travers la réélection par un taux écrasant du président
      Bouteflika, le gage d'une légitimité populaire et donc aussi d'une continuité
      des grandes orientations politiques et économiques de l'Etat algérien. Une
      perception qui se répercute sur cette bonne volonté exceptionnelle de Paris de
      construire, non plus seulement des relations dépassionnées et mutuellement
      profitables, mais plutôt un partenariat d'exception.
      Par ailleurs, c'est aussi en perspective de la très prochaine adhésion de notre
      pays à l’OMC et de l’ouverture qu’elle induit que la France, l’Espagne et
      d’autres pays méditerranéens opèrent une offensive politico-économique pour se
      placer dans le sein d'un environnement économique vierge où pratiquement tout
      est encore à faire.

      13-07-2004
      Madjid Bekkouche

      <---------------------------------------------------------------->
      2. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-SPOLIATION DES RICHESSES NATURELLES
      http://www.leconomiste.com/article.html?a=56927

      La FAO traque les braconniers de la mer

      · 47% des pêcheries mondiales sont surexploitées, selon l’Organisation

      · Au "Maroc", la pêche illicite de poulpe menace sa régénération

      · La FAO invite les Etats à renforcer leurs dispositifs juridiques

      Le phénomène de la pêche illicite continue de sévir partout dans le monde. La
      sonnette d’alarme a été tirée par l’Organisation des Nations unies pour
      l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon les rapports de l’Organisation,
      présentés lors d’une consultation technique tenue à son siège à Rome du 24 au 29
      juin derniers, les ressources halieutiques mondiales sont menacées d’épuisement,
      notamment par la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). En
      effet, un nombre grandissant de pêcheurs n’hésitent pas à contourner les règles
      visant à remédier à la baisse des stocks mondiaux de pêche.
      Un phénomène dont le Maroc n’est pas exempt. La situation est particulièrement
      grave puisque «47% des pêcheries mondiales sont déjà pleinement exploitées, 18%
      des espèces sont surexploitées alors que 10% ont été considérablement appauvries
      ou encours de reconstruction», indique le rapport. Il est également précisé que
      des pêcheurs sans scrupule opèrent dans des zones où la pêche n’est pas
      autorisée ou emploient des techniques interdites.

      *********Au "Maroc", le poulpe, espèce à forte valeur com<br/><br/>(Message over 64 KB, truncated)
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