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Spécial Le Journal Hebdomadaire: MAROC-ARMÉE-SAHARA (11-II-2005)

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  • Carlos Ruiz Miguel
    ********CAMPAIGNE CONTRE KERR MCGEE******** ********Coalition Internationale pour la Protection des Ressources Naturelles au Sahara Occidental*********
    Message 1 de 1 , 11 févr. 2005
      ********CAMPAIGNE CONTRE KERR MCGEE********
      ********Coalition Internationale pour la Protection des Ressources Naturelles au
      Sahara Occidental*********
      ********http://www.arso.org/KerrMG05.htm**********

      S O M M A I R E

      1. SAHARA-MAROC-ARMÉE

      1.1. MAROC-ARMÉE-SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-CORRUPTION
      - LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Corruption. Le nerf de la guerre
      ["le défunt Monarque laissera les hauts gradés s'accaparer, peu à peu, les
      carrières de sable et les agréments de transport avant d'investir le secteur de
      la pêche"]
      - LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Les FAR et la transition démocratique
      ["malversations dénoncées par Mustapha Adib, les zones d'ombres de la
      gestion militaire de la zone Nord ou encore les octrois de licences de pêche ou
      d'exploitation de carrières de sables au bénéfice de quelques hauts gradés"

      1.2. MAROC-ARMÉE-SAHARA-ISLAMISME
      - LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Les FAR en mutation ?
      ["un rapport indique que les troupes stationnées depuis une vingtaine d'années
      dans le "Sud marocain" seraient les plus réceptives aux thèses islamistes"]

      1.3. MAROC-ARMÉE-SAHARA
      - LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Les hommes forts des Forces Armées Royales
      ["Laanigri devrait jouer, dans les mois à venir, un rôle prépondérant dans le
      dossier du Sahara. Il a déjà contacté, il y a près d'un an, le chef du
      Polisario, Abdelaziz 'El Marrakchi', dans le but d'entamer des négociations
      directes"]

      1.4. MAROC-ARMÉE-REPRESSION-INTIFADA SAHRAOUIE
      - LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: L'armée :le grand ta bou

      1.5. MAROC-ARMÉE-OTAN-INSTABILITÉ POLITIQUE
      - LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: L'inconnue de l'Après-Sahara
      - LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Entretien : Pierre Vermeren: « L'armée joue un rôle
      dissuasif sur l'ensemble des acteurs »

      1.6. MAROC-ARMÉE-HISTOIRE
      - LE JOURNAL HEBDOMADAIRE: Chronologie. Une histoire de trauma tismes


      ===========================================================
      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
      ===========================================================


      1. SAHARA-MAROC-ARMÉE

      1.1. MAROC-ARMÉE-SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-CORRUPTION
      http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=3254

      Corruption
      Le nerf de la guerre

      « Je peux vous aider à passer votre cargaison (…) Nous n'avons pas à solliciter
      mon supérieur, il n'intervient que pour des montants plus sérieux ». La scène se
      passe dans le nord du Maroc, la déclaration émane d'un militaire qui vient de se
      faire piéger par un journaliste de l'émission Thalassa. Diffusée dans tout le
      monde francophone, l'émission épingle, en flagrant délit, un militaire marocain
      qui se proposait d'aider le faux trafiquant (journaliste) à faire passer de la
      drogue en Espagne. Ces images sont d'autant plus embarrassantes que l'armée a
      entamé, depuis l'avènement du nouveau Monarque, une régénération de ses
      effectifs et une mise à niveau de ses structures. La proximité des hauts gradés
      avec l'affairisme a été mise en place par Hassan II. Au lendemain des coups
      d'Etat, le défunt Monarque laissera les hauts gradés s'accaparer, peu à peu, les
      carrières de sable et les agréments de transport avant d'investir le secteur de
      la pêche. Ce mouvement sera appelé, avec une pointe d'ironie, « la marche bleue
      ». Ce volet affairisme sera étroitement surveillé par le Palais qui veillera à
      confiner les militaires aux rentes et à leur interdire d'investir le capitalisme
      marocain. La dichotomie entre le secteur privé et l'armée permettra au Royaume
      de préserver l'image de son capitalisme et d'éviter le « syndrome algérien ».
      Après le scandale de l'affaire Adib (le capitaine qui avait dénoncé les
      malversations de ses supérieurs et qui écopera pour la peine de deux ans de
      prison), le roi aurait réuni les hauts pontes de l'armée pour leur soumettre un
      choix binaire : capitaliser pour leur carrière, où continuer à gérer leurs
      affaires. Suite à quoi, des hauts gradés ont désinvesti le secteur de la pêche
      en cédant leur société à des investisseurs espagnols, d'autres ont tout
      simplement pris leur retraite. Reste aujourd'hui , entre autres, la délicate
      question des carrières de sable.

      ------------>
      http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=3229

      Les FAR et la transition démocratique

      Peut-on débattre de processus démocratique sans évoquer le rôle de l'armée ? Le
      centralisme de l'armée dans l'exercice du pouvoir par le régime actuel a déjà
      été soulignée par Rémy Leveau. Partant de l'observation que le mode de
      dissidence violente le plus probable dans le contexte marocain sont les révoltes
      urbaines et que la seule institution sécuritaire équipée pour y faire face est
      l'armée, il conclut que celle-ci est forcément un acteur politique nodal. Dans
      un article lumineux écrit en 1972, deux autres politologues français, J.J
      Regnier et J.C Santucci, mettaient en exergue le rôle de « coercition
      potentielle » joué par l'armée en faveur du régime. Le régime a constamment
      utilisé cette ressource pour négocier avec les autres acteurs politiques. Cette
      stratégie a réussi au point que les partis politiques l'ont internalisée dans
      leur mode de pensée. Le prétexte étant souvent que sous l'égide de la monarchie,
      l'armée serait « apolitique ». L'expérience passée ne plaide certainement pas en
      faveur de cette vision imaginaire. A part le conflit du Sahara et la très brève
      campagne de la Guerre des sables au début des années 60, l'armée marocaine a été
      utilisée comme élément de répression interne. Elle a été l'instrument de
      l'horreur dans l'affaire du mouroir de Tazmamart, une affaire qui marquera pour
      toujours le règne de Hassan II. Plus récemment, l'image des FAR a été ternie par
      la piteuse conclusion de l'affaire de l'îlot Perejil et par les incessantes
      accusations sur son « incapacité » á éradiquer le trafic de cannabis dans le
      nord du pays. Les images des militaires espagnols expulsant les militaires
      marocains a profondément choqué l'opinion publique. De même que les témoignages
      sur la complicité de militaires dans le trafic de drogue n'ont guère contribué à
      rehausser l'image de marque des FAR. Il serait pourtant injuste de ne voir
      l'institution militaire qu'à la lumière de ces événements. D'abord parce qu'elle
      n'est pas monolithique. Si elle a abrité en son sein des éléments corrompus,
      l'écrasante majorité des militaires marocains souffrent pour joindre les deux
      bouts et beaucoup d'entre eux ont fait preuve d'un esprit de sacrifice réel lors
      du conflit armé au Sahara. De plus, cette armée a souffert de la contradiction
      entre le discours officiel et la réalité de son action. C'est peut-être ce
      hiatus entre l'image d'une armée protectrice des valeurs de la nation et son
      rôle exclusif de protéger le régime contre les autres composantes de la nation
      qui ont contribué a l'organisation des coups d'Etat de 1971 et 1972. Nous savons
      aujourd'hui que la tentative de putsch d'août 1972 impliquait des personnalités
      politiques importantes de gauche et que les militaires qui ont conçu l'opération
      étaient des idéalistes plutôt que des gradés corrompus avides de pouvoir.
      Intéressants par leur contenu contestataire, ces cas extrêmes sont toutefois
      condamnables dans leur forme. A cet égard, l'affaire du Capitaine Mustapha Adib
      illustre mieux les tensions que vit une jeune génération d'officiers pour
      lesquels l'honneur de l'uniforme n'est pas un vain mot, et qui plus est,
      inscrivent cet honneur dans le comportement éthique qu'il doit commander. Que ce
      soit les malversations dénoncées par Mustapha Adib, les zones d'ombres de la
      gestion militaire de la zone Nord ou encore les octrois de licences de pêche ou
      d'exploitation de carrières de sables au bénéfice de quelques hauts gradés, il
      ne s'agit là que de la traduction d'un système de gouvernance : la subordination
      de l'armée á la protection des intérêts de quelques-uns au détriment de la
      collectivité. C'est au changement de ce paradigme que les démocrates et les
      militaires ayant une haute idée de leur mission devront s'atteler.

      Aboubakr Jamaï

      <-------------------------------->
      1.2. MAROC-ARMÉE-SAHARA-ISLAMISME
      http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=3252

      Les FAR en mutation ?

      Au lendemain des attentats du 16 mai 2003, une réunion est organisée au Cabinet
      royal entre les différents responsables de la sécurité nationale. Six généraux
      sont au rendez-vous : H. Benslimane, patron de la gendarmerie, H. Laânigri
      directeur de la DST à l'époque, Larbi Belbachir, patron du 5ème Bureau, A.
      Harchi chef de la DGED, le Général A. Bennani, chef de la zone Sud et enfin A.
      Kadiri, inspecteur général des FAR de l'époque. Le but : proposer au Souverain
      une refonte des différents services de sécurité militaire et civile. Une idée
      fait son chemin. Créer un ministère de la sécurité intérieure qui chapeauterait
      les différents départements civils de la sécurité. Les défenseurs de cette
      opinion prônent une meilleure coordination entre la Direction des Affaires
      générales, qui dépend du ministère de l'Intérieur, la Direction de la
      Surveillance du Territoire et les Renseignements généraux. Sur le plan
      militaire, le Général Kadiri devait préparer le départ en retraite de plusieurs
      généraux et la nomination de jeunes officiers supérieurs dans des postes-clés.
      Affaibli par la maladie, il demandera au Souverain d'être remplacé par son ami
      de toujours, le chef de la zone "Sud", Abdelaziz Bennani.

      Avant même la prise de fonction de ce dernier, plusieurs éléments avaient
      interpelé les responsables de la sécurité militaire.
      - D'abord, le vol de kalachnikovs dans la caserne de Taza par un soldat et qui
      devaient être utilisées dans des attentats terroristes.
      - Ensuite, des enquêtes ont révélé que plusieurs suspects dans la nébuleuse
      terroriste sont d'anciens militaires.

      La décision est prise. L'armée devra s'adapter et combattre ce phénomène. Le
      5ème Bureau, dirigé par le Général Larbi Belbachir et qui gère la sécurité
      militaire, sera transformé en direction de la sécurité militaire. Elle aura pour
      charge d'identifier les éléments proches des mouvements salafistes et de les
      révoquer. De plus, cette direction dépendra directement du Souverain. Une
      centaine de soldats, 86 sous-officiers et quelques officiers auraient été
      limogés de l'armée au cours de cette année. Les différentes unités des FAR sont
      appelées à faire face à toute forme d'islamisme. Des militaires seront même
      appelés à s'expliquer concernant des membres de leurs familles identifiés comme
      proches de mouvements islamistes. Les divisions de l'armée marocaine basées dans
      la zone "Sud" sont les plus touchées par cette campagne. Et pour cause, un
      rapport indique que les troupes stationnées depuis une vingtaine d'années dans
      le "Sud marocain" seraient les plus réceptives aux thèses islamistes.


      Changement de cap
      Après une purge au sein des troupes, Benani décide de nommer de jeunes officiers
      supérieurs à des postes-clés. Les critères de choix sont clairs : une expérience
      suffisante dans la zone Sud et un passage par l'étranger. Les nouveaux chefs de
      l'armée récemment nommés ont généralement été en mission lors de la guerre du
      Golfe en 1991 ou ont participé avec les troupes de maintien de la paix en
      Somalie et au Kosovo. Mais cette approche ne date pas d'aujourd'hui. Depuis
      plusieurs années déjà, les responsables des FAR ont quasiment changé de cap. Dès
      l'arrêt des hostilités dans le Sahara en 1989, l'Etat-Major des FAR a compris
      qu'il fallait une refonte des différents corps de l'armée. Le but, une armée
      professionnelle. Dès lors, le principal chantier a été la formation. Des examens
      obligatoires seront mis en avant pour toute promotion des officiers. Le cours de
      capitaine, le cours de l'officier supérieur seront systématiquement imposés aux
      jeunes officiers pour passer d'un grade à un autre. L'objectif : imposer un
      système de méritocratie au sein des FAR. De plus, l'école d'Etat-Major et celle
      de la guerre sont mises en avant. Ce changement d'orientation est justifié par
      la collaboration avec les forces de l'OTAN. C'est dans ce climat que de jeunes
      généraux ( voir shéma) ont pris la tête des différentes inspections et de
      certains bureaux de l'Etat-Major. Un renouvellement nécessaire, d'autant que la
      génération des Benslimane, Bennani s'apprête à quitter ses fonctions.

      <---------------------->
      1.3. MAROC-ARMÉE-SAHARA
      http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=3251

      Les hommes forts des Forces Armées Royales

      Général Hamidou Laânigri

      Bien que son nom soit généralement associé à la nouvelle ère, l'homme est un
      vieux routier de l'armée. Il est le gendarme qui aurait cueilli le pilote Kouira
      qui s'était éjecté en lançant son F5 contre le Boeing royal en 1972. Mais
      Laânigri connaîtra la consécration, quelques mois après l'avènement de Mohammed
      VI, quand il est nommé à la tête de la DST. Il prendra par la suite les rênes de
      la Sûreté Nationale confirmant ainsi une tendance de l'époque Hassan II. En
      fait, c'est le troisième militaire, après Ahmed Dlimi et M. Ouazzani, qui se
      retrouve à la tête de la DGSN. Il devrait jouer, dans les mois à venir, un rôle
      prépondérant dans le dossier du Sahara. Il a déjà contacté, il y a près d'un an,
      le chef du Polisario, Abdelaziz El Marrakchi, dans le but d'entamer des
      négociations directes.


      Chef Suprême des Armées

      Depuis la suppression du ministère de la Défense au lendemain du coup d'Etat de
      1972, le Roi occupe le sommet de la hiérarchie militaire. Mohammed VI n'a pas la
      même méfiance envers l'armée que son père.
      Une année après son intronisation, il a assisté à des manœuvres militaires, ce
      qui ne s'était pas fait depuis 30 ans.


      les inspections

      L'inspection de l'Infanterie est gérée, depuis 2001, par le Général Aameur. Le
      personnage est connu pour ses états de service et reste l'un des piliers de la
      réorganisation de la formation des jeunes sous-officiers.

      Le Général Zegaoui dirige l'inspection des blindés. Issu de ce même corps
      d'armée où il a écoulé la majeure partie de sa carrière, ce proche du Général
      Bennani a marqué les esprits ces dernières années en gagnant rapidement des
      galons.

      L'inspection du Génie est confiée depuis une vingtaine d'années au Général
      Kamili. On l'a souvent donné partant à la retraite, mais il a toujours réussi à
      maintenir son poste.

      L'aviation, chapeautée par le Général El Mrani, est un des plus prestigieux
      corps d'armée. En 2002, l'Arabie Saoudite a fait don d'une vingtaine de F16 à
      l'armée marocaine.

      Avant de quitter la DGED pour l'inspection des FAR, Kadiri a pu placer un de ses
      fidèles, le Gl. Hrichi, comme remplaçant. Mais Kadiri ne restera pas longtemps à
      son nouveau poste puisqu'il partira en retraite pour des raisons de santé. Il
      sera remplacé par le Gl. Bennani qui confiera le commandement de la zone "Sud" à
      son adjoint, le Gl.Zhouri.


      Les bureaux

      Le 2ème Bureau est un des plus sensibles. Il s'occupe des renseignements de
      l'armée. Son patron, le jeune Colonel major Hamdoune, est un pur produit de la
      zone, qui a gagné ses galons lors de la première guerre du Golfe.

      Le 3ème Bureau est incontestablement le plus important de tous puisque chargé de
      la coordination inter-armées. Il est confié à un des hommes les plus influents
      de l'armée marocaine : le Général Aaroub.

      Le Général Tamadi est chargé du 4ème Bureau qui s'occupe de l'achat et la
      distribution de tout le matériel.

      Chargé de la sécurité militaire, le 5ème Bureau est dirigé par le Général
      Belbachir. Ami intime de Laânigri, l'homme est connu pour sa ligne dure.


      Les brigades

      La Brigade Légère de Sécurité (BLS) est chapeautée par Général El Doughmi. Il a
      été nommé par Hassan II après le départ à la retraite du Général Moulay Tahar.
      Son unité reste importante dans la protection du Souverain.

      Le Général Mimoun est à la tête de la Garde royale qu'il a modernisée sur
      instructions de Hassan II. Ancien chef de corps d'un bataillon au Sahara, il a
      gagné en prestige après le défilé des troupes marocaines le 14 juillet 1999 en
      France.

      Le bataillon de garde est confié au Général Beniaïche. Il a fait toute sa
      carrière au sein de la Maison royale. Discret, il s'occupe de la garde
      rapprochée de la famille royale.

      Le Général Sorllah est en charge de la Brigade des parachutistes depuis 1974.
      Inamovible, il a été chargé de la sécurité du Souverain lorsqu'il était Prince
      héritier.


      gendarmerie
      Général Housni Benslimane

      Ancien gouverneur, ce natif d'El Jadida a pris de l'envergure après les deux
      coups d'Etat de 1971 et 1972. Il a été chargé par Hassan II de moderniser la
      Gendarmerie afin de pouvoir contrôler l'armée. Chose qu'il réussira en imposant
      ce corps et en le dotant de moyens très importants. Aux côtés de Kadiri et
      Bennani, Housni Benslimane mènera la refonte de l'armée après la disparition
      d'Ahmed Dlimi en 1983. Mis en cause dans l'affaire des déportés de Tazmamart, il
      sera maintenu par Mohammed VI.
      Si Abdelaziz Bennani prépare déjà la relève au sein des différentes inspections
      de l'armée, Benslimane refuse toujours l'émergence d'un dauphin susceptible de
      reprendre la direction de la Gendarmerie.

      <--------------------------------------------->
      1.4. MAROC-ARMÉE-REPRESSION-INTIFADA SAHRAOUIE
      http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=3250

      L'armée :le grand ta bou
      Tantôt soutien, tantôt menace pour le régime, l'armée marocaine tire-t-elle son
      pouvoir de cet équilibre délicat ? Radioscopie.

      La « Grande muette » porte bien son nom. Dans le Royaume de Mohammed VI, l'armée
      reste toujours aussi secrète et son budget aussi important. Est-ce à dire que
      derrière la longue muraille blanche qui protège des regards indiscrets,
      l'Etat-Major de l'armée marocaine, avenue Mohammed V à Rabat, rien ne se passe ?
      La vieille garde est toujours aussi puissante, et les soldats aussi massivement
      présents dans le "Sud". Mais la relève se prépare sous l'aile protectrice de
      hauts gradés inamovibles dont la loyauté au jeune Monarque a été testée dès le
      premier jour de règne.

      ********
      Durant trente ans, après les deux tentatives de coups d'Etat, Hassan II a
      construit, d'une main de fer, l'antagonisme entre l'Intérieur et l'armée. Son
      fils s'en sert pour asseoir le début de son règne. Le prix : garder auprès de
      lui des hommes impliqués dans les années de plomb. Basri, qui n'avale pas
      l'affront, distille insidieusement le venin. Dans une de ses sorties
      médiatiques, en avril 2003, il rappelle, sans en avoir l'air, les casseroles que
      traînent les militaires marocains. « Concernant l'affaire des détenus de
      Tazmamart, je n'en avais aucune connaissance. C'était une affaire militaire ».
      Réponse indirecte mais immédiate des concernés, par voie de presse. Un article
      paraît, quelques semaines plus tard, dans « El Ousboue », rappelant au grand
      vizir que le jour de la mort de Hassan II, Basri, encadré de militaires, n'a dû
      son salut qu'à Moulay Hicham, le cousin du Roi.
      ******

      Fin de règne
      Vendredi 23 juillet 1999, la RTM interrompt ses programmes et passe en boucle
      des versets du Coran. La rumeur sur la mort de Hassan II, entré en clinique
      quelques heures plus tôt, se propage dans tout le Royaume. Les supermarchés des
      quartiers chics de Rabat et de Casablanca se vident, l'émotion mêlée d'angoisse
      est à son comble. Au Méchouar, dans une pièce à l'abri des regards, Driss Basri
      est maintenu sous bonne garde par quelques généraux. La scène est prémonitoire.
      Mohammed VI va s'appuyer sur l'armée pour « dégommer » l'homme de main de son
      père.

      *********
      Les événements de El Aaiun, deux mois plus tard, seront la seule partie visible
      du « nettoyage » discret opéré par l'armée. Dans la nuit du 28 septembre, une
      manifestation d'environ 200 étudiants sahraouis dégénère avec des jets de
      pierres et des incendies de voitures. Les forces de l'ordre, après quelques
      hésitations, reviennent à leurs vieilles habitudes et font usage de leurs
      matraques. Après deux jours d'échauffourées entre la police et les manifestants,
      l'armée intervient. Les militaires prennent position autour des quartiers pris
      en otages par les Compagnies d'intervention mobile qui, elles, répondent aux
      ordres de l'Intérieur. Les hélicoptères militaires sillonnent le ciel de
      Laâyoune et l'armée est accueillie en « libératrice » par la population
      sahraouie.
      C'est la fin de l'ère Basri dans les "Provinces du Sud". Un mois plus tard, le
      ministre de l'Intérieur est limogé.
      *********


      Entre loyauté et prébende
      Est-ce par reconnaissance que le Roi Mohammed VI n'a coupé aucune tête au sein
      de l'armée, laissant l'horloge biologique réguler le renouvellement des
      générations ? Nul ne le sait, même si on peut le présumer. Mais une chose est
      sûre : rien n' a été entrepris pour redorer le blason d'une armée que l'on dit
      rongée par la corruption. Manière de perpétuer la tradition hassanienne qui en a
      fait une méthode de régulation, permettant aussi de décrédibiliser le corps dans
      le cas où de hauts gradés auraient des aspirations de « grand soir ».
      Aujourd'hui, la question qui reste en suspens est toujours la même qu'hier :
      quel avenir pour l'armée marocaine en dehors du cantonnement au Sahara ?
      D'autant que les 200.000 militaires marocains ne sont pas imperméables aux
      courants qui traversent la société marocaine : l'islamisme, combattu avec
      vigueur après le 16 mai, n'épargne pas les troupes. La relève saura-t-elle tenir
      ses hommes ? « Quand Basri a été limogé, on aurait pu penser que ses hommes
      allaient bouger, et puis, finalement, rien ne s'est passé. Pour l'armée, ce sera
      probalement la même chose », explique ce fin connaisseur du régime. Le système
      Basri était basé sur la loyauté et la prébende. Celui mis en place par les hauts
      gradés de l'armée marocaine lui ressemble. Il était donc inutile de procéder au
      « grand nettoyage » d'une institution qui intègrera les réformes, comme à
      l'accoutumée, à doses homéopatiques.

      Nadia Hachimi Alaoui, Fahd Iraqi, Mohammed Jamaï & Mouaad Rhandi

      <------------------------------------------>
      1.5. MAROC-ARMÉE-OTAN-INSTABILITÉ POLITIQUE
      http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=3253

      L'inconnue de l'Après-Sahara

      Hassan II avait fait du Sahara l'occupation majeure d'une armée qui avait tenté
      par deux fois de le renverser. A Mohammed VI d'imaginer un scénario de
      redéploiement.

      En une phrase, un spécialiste étranger de l'armée marocaine pose crument le
      problème : « faire remonter les soldats au nord d'Agadir, c'est réduire de
      moitié leur solde. Quand il s'agit de 200 000 hommes cela risque de créer une
      atmosphère propice à un coup d'Etat ! ». Le trait est forcé, mais la formule
      n'est pas dénuée de sens. Que faire de ces deux cent mille soldats gardiens du
      mur en cas de pacification de la zone ? La question pourtant ne taraude pas les
      jeunes officiers. Eux, ils évoquent l'âge moyen de ces soldats du "Sud" amenés
      un jour à prendre leur retraite, le faible ratio soldats par nombre d'habitants
      qui, ainsi permettrait d'envisager sans danger un redéploiement militaire dans
      les garnisons du reste du pays, et la professionnalisation des bataillons qui
      est en cours. Optimisme que le corps politique ne semble pas partager. Ni même
      les chancelleries étrangères.


      Qui financera la mise à niveau de l'armée ?
      Dès 2003, quand James Baker, l'émissaire onusien au Sahara, était encore en
      poste, une idée était dans l'air. Pressé de résoudre un conflit sur lequel il
      planchait depuis sept ans, Baker, appuyé par les Américains, avait plus ou moins
      évoqué l'avenir des troupes marocaines en poste dans la zone "sud". Une fois
      dégagée du conflit, les troupes marocaines pourraient être déployés dans des
      forces d'interposition à l'étranger, et notamment dans le Monde arabe. Pour les
      Américains, le bourbier irakien a de ce point de vue agi comme révélateur :
      l'invasion américaine en Irak a montré que les forces armées occidentales
      n'avaient aucune crédibilité au regard de la population. Des forces
      d'interpositon issues d'un pays musulman, jouissant jusque-là d'une réputation
      de neutralité comme le Maroc pouraient être mieux acceptées. Or, redéployer les
      soldats marocains à l'international suppose une mise à niveau. ********La
      décision, le 24 juin dernier, de faire du Maroc un allié stratégique de l'Otan
      va entre autres dans ce sens.******** Sauf qu'une mise à niveau nécessite des
      fonds. Le Maroc n'en a pas. On pourrait alors imaginer une aide, notamment
      américaine. Or, celle-ci est soumise à une condition : l'envoi par le Maroc de
      troupes en Irak. Le refus catégorique de Rabat qui a su résister jusque-là à la
      pression de Washington empêche très probablement un soutien financier massif
      pour la modernisation de l'armée marocaine. Aujourd'hui, le scénario d'un
      redéploiement dans des forces internationales est d'autant moins d'actualité que
      la résolution du conflit, après le départ de Baker, n'est pas pour demain.


      Algérie/Maroc : la compétition pour l'OTAN
      Entre-temps, Alger s'est positionnée. Ses revenus pétroliers sont au plus haut,
      et les ambitions de Bouteflika à l'égard de l'OTAN sont claires. Le président
      algérien milite avec force pour faire de l'Algérie un pays à qui l'on
      déléguerait des responsabilités en Méditerranée. Lors d'une rencontre sur
      l'Algérie à l'Institut français de recherche internationale (IFRI) à Paris le 13
      mai dernier, une conseillère auprès du Collège de défense de l'OTAN, Laure
      Borgomano-Loup, a fait une intervention non dénuée d'intérêt. Après avoir
      expliqué que l'Algérie, entrée dans le dialogue euro-méditerranéen en 2000,
      était « l'élève le plus enthousiaste, celui qui avait une vision la plus claire
      de ce qu'il voulait », l'experte a toutefois précisé que « la question du Sahara
      occidental était une question qui bloquait toute la coopération dans la région
      ». Est-ce que le fait que l'Algérie et le Maroc se retrouvent désormais à la
      même table dans les cénacles de l'OTAN permettra de rapprocher les états-majors
      des deux pays, et donc de finir par trouver une solution au Sahara ? L'Otan,
      elle, l'espère. En attendant, les soldats marocains sont toujours dans le "Sud".

      ------------->
      http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=3255

      Entretien : Pierre Vermeren(*)
      « L'armée joue un rôle dissuasif sur l'ensemble des acteurs »

      Quel rôle doit jouer l'armée dans un pays qui se veut en transition ?

      L'armée joue un grand rôle au Maroc depuis que le général Lyautey a signé le
      Traité de Fès. Sous le Protectorat, l'armée française a largement « sous-traité
      » la question marocaine pour Paris. Et quand le Maroc recouvre son indépendance,
      le corps des officiers supérieurs marocains est la seule institution marocaine
      d'encadrement digne de ce nom que la France laisse derrière elle. Dans les
      années soixante, c'est l'armée qui construit le Maroc indépendant à travers les
      fortes personnalités de Hassan II et Oufkir, faute de cadres civils marocains
      compétents au sein de l'appareil d'État. Le Prince héritier ne s'y est pas
      trompé, puisque les F.A.R. sont mises sur pied dans les mois qui suivent
      l'indépendance, placées sous sa direction. Il est de coutume de dire que l'armée
      trop envahissante de Oufkir a été remise à sa place à la suite de sa
      disparition, c'est-à-dire sous la tutelle du politique... et de l'Intérieur.
      C'est oublier que le Maroc des années 70 et 80 est un pays en guerre, et qu'à ce
      titre, comme tous les pays en guerre les militaires y jouent un rôle essentiel.
      Certes, à Rabat, c'est le Palais et l'Intérieur qui gèrent la scène politique et
      administrative, mais l'armée a la haute main sur les relations internationales
      (liens avec les militaires français et américains, car la guerre au Sahara est
      un « conflit périphérique » de Guerre froide), relations avec l'Algérie
      (Dlimi/Chadli). Sans parler de la coopération militaire en Afrique, et de la
      part du lion que se taille l'armée au sein du budget de l'État.

      Mais qu'en est-il aujourd'hui ?

      Il est certain que cette armée discrète et choyée a un rôle essentiel. Elle est
      une institution qui fonctionne bien et assure la sécurité du pays. Elle est une
      assurance-vie pour le pays. Elle permet de négocier avec les Etats-Unis, l'Otan
      et l'Espagne, et de tenir l'Algérie en respect. Elle est un domaine essentiel de
      coopération avec l'ancienne puissance protectrice ainsi qu'en Afrique noire. Ce
      n'est donc pas parce qu'elle est discrète que cette armée n'existe pas.
      Bien au contraire. Elle joue un rôle dissuasif sur l'ensemble des acteurs, ce
      qui est en soi une stratégie non-nulle, bien que peu visible. En interne, les
      multiples crises traversées par les États arabes ou africains montrent que la
      dissuasion est essentielle pour éviter la plongée dans l'inconnu de la violence.
      L'armée marocaine n'a jamais failli pour rétablir l'ordre, ni pour laisser
      entendre qu'elle ne tolèrerait pas une « dérive à l'Algérienne ».


      Comment peut-on redéployer les effectifs mobilisés aujourd'hui dans le "Sud" à
      l'issue du conflit du Sahara ?

      Plusieurs hypothèses sont à envisager, mais il reviendra au Pouvoir, à l'armée
      et au peuple marocains de choisir une option.
      - La plus courante est celle du redéploiement au Nord du pays, c'est-à-dire le
      retour à une situation ante bellum. Mais si tel est le cas, ce qui justifiait la
      puissance d'une forte armée en 1975 aura disparu : si l'armée remonte au Nord,
      c'est que la paix aura été signée avec l'Algérie. La menace sera donc écartée,
      surtout si le Maghreb se construit et que l'Algérie, elle aussi, désarme.
      D'autre part, la guerre froide est finie, ce qui rend moins nécessaire la
      présence d'une forte armée de conscription ou de métier. Une évolution à la
      franco-allemande est alors possible.
      - La seconde option est celle d'un « dégraissage » important de l'armée, sur le
      modèle des armées européennes depuis 1989. Elle s'accompagnerait en contrepartie
      d'une professionnalisation accrue, alliée à une spécialisation autour de la
      défense du territoire et de la constitution de forces de projection pour les
      missions ONU, que ce soit dans le Monde arabe ou en Afrique.
      - La troisième option est le maintien d'une armée de terre de plus grand volume,
      avec maintien d'une conscription. Dans un pays en développement et dans un jeune
      État comme le Maroc, l'armée joue un rôle social, éducatif et de sécurisation
      sans équivalent. Elle est la seule institution qui peut intervenir massivement
      en cas de catastrophe naturelle. Elle a aussi les moyens de former à des métiers
      techniques des milliers de jeunes gens que l'école et l'entreprise ne peuvent
      prendre en charge. Enfin, si l'on se rappelle l'histoire de l'Europe, on
      constate que les armées ont joué un rôle fondamental dans la constitution d'un
      esprit civique et national, du fait des brassages régionaux et sociaux qu'elles
      ont mis en œuvre. Cette fonction de l'armée serait d'ailleurs une manière de
      restituer à la nation une partie des sommes si longtemps accaparées par la
      guerre.
      - Dernière option, la voie chinoise actuelle, qui mêle deux évolutions
      conjointes a priori peu compatibles : la transformation des officiers en chefs
      d'entreprises, et de certains régiments en unités de production économique, et
      dans le même temps, course aux armements et fuite en avant des budgets
      militaires. Mais la Chine est une puissance mondiale qui a beaucoup de retard à
      combler sur les Etats-Unis...

      (*)Historien

      <------------------------>
      1.6. MAROC-ARMÉE-HISTOIRE
      http://www.lejournal-hebdo.com/article.php3?id_article=3256

      Chronologie
      Une histoire de trauma tismes

      1958
      Le clash avec l'ALN
      Français et Espagnols se sont alliés pour déloger les « rebelles » de l'ALN
      -"Sud". Ce triste épisode reste un sujet controversé puisque le Palais aurait
      procédé à des alliances avec les colonisateurs pour écraser le "Sud" et se
      débarrasser ainsi des dernières zones de résistance qui menacent l'équilibre de
      la monarchie. Le sujet est tellement sensible que Youssoufi s'en est servi pour
      justifier l'interdiction de journaux en 2000.

      1959
      Mission : mater le Rif
      L'aviation marocaine a été utilisée pour bombarder le Rif et en finir avec les
      insurrections et les velléités d'indépendance de la région du Pouvoir central.
      Depuis le temps, et tout au long d'une ère, le Rif restera enclavé.

      1963
      La guerre des sables
      Dans les confins du Sahara, une guerre-éclair oppose le Maroc à l'Algérie qui
      venait d'obtenir son indépendance. Cette guerre, la seule entre Etats
      maghrébins, a consacré l'interminable conflit sur le tracé des frontières qui ne
      sera officiellement établi que sur le segment nord (Oujda-Figuig). Ce tracé
      demeure jusqu'à présent un objet de discorde.

      1965
      Casablanca mitraillée
      Une grève d'étudiants au mois de mars dégénère et se transforme en véritable
      émeute urbaine. Pour rétablir l'ordre, l'armée a dû intervenir en ouvrant le
      feu. Certains vont jusqu'à affirmer que le tout- puissant Général Oufkir aurait
      mitraillé des civils depuis son hélicoptère. Hassan II, de son côté, déclara
      l'état d'exception.

      1971
      Le putsch de Skhirat
      Les jeunes élèves sous-officiers de l'école de Harmoumou conduits par Ababou et
      Medbouh font irruption, armes à la main, dans le palais de Skhirat où Hassan II
      fête son anniversaire. S'ensuit une véritable tuerie, mais le coup d'Etat se
      soldera par un échec qui conduira à l'exécution sommaire de plusieurs hauts
      gradés soupçonnés d'y avoir contribué. L'armée est divisée.

      1972
      Des F5 contre le bœing royal
      La deuxième tentative contre la personne du Roi se déroule dans les airs quand
      des avions de chasse décollent de la base de Kénitra pour abattre le Boeing
      ramenant Hassan II de France. La « baraka » est à nouveau du côté du Roi qui
      préfère garder secrète l'implication de la gauche dans ce coup d'Etat. Pendant
      une trentaine d'années, la version officielle n'évoquera que la seule
      responsabilité du Général Oufkir.

      1973
      Double front
      L'année connaîtra d'abord les accrochages de Moulay Bouazza où l'armée a dû
      mener bataille contre la rébellion armée de la branche radicale de l'UNFP,
      conduite par Fqih Basri, mais aussi l'envoi d'un bataillon combattre pour la
      cause arabe aux côtés des Syriens sur le plateau du Golan. Les troupes
      marocaines auraient évité néanmoins de croiser le chemin des troupes
      israéliennes dans lesquelles de nombreux juifs d'origine marocaine ont été
      mobilisés.

      1975
      Un convoi au Sahara
      Malgré ses airs de « Reconquista pacifique et populaire », la Marche verte doit
      aussi son succès à l'armée. Les soldats marocains auraient été les premiers à
      traverser les frontières, suivis par les « volontaires ». Quoi qu'il en soit,
      l'armée aura joué au moins un rôle logistique crucial.

      Années 80
      Sables mouvants
      Amgala, Zag et Mahlis : trois batailles durant lesquelles les troupes marocaines
      essuyèrent un sérieux revers devant le Polisario. La décision fut ainsi prise de
      construire le mur de protection sous l'assistance, officiellement, des
      Américains. Officieusement, néanmoins, ce serait les Israéliens qui auraient
      contribué à la mise en place de ce remblai hérissé de capteurs électroniques qui
      s'inspire fortement de la ligne Barleev. C'est le prélude à la pacification du
      Sahara.

      1981
      « Chouhadae Koumira »
      La grève déclarée par les centrales syndicales, en réaction à la hausse des prix
      de denrées alimentaires, avait tourné en un soulèvement incontrôlé des faubourgs
      de Casablanca. Pour y mettre fin, des véhicules blindés de l'armée envahirent la
      ville. Bilan officiel : 66 morts et une centaine de blessés alors que
      l'opposition évoquait plus de 600 morts. Basri déclarera narquoisement au
      Parlement que ce sont des " Chouhadae Koumira ".

      1990
      La déferlante sur Fès
      Bis repetita à Fès ? Là aussi, l'émeute urbaine déclenchée suite à des
      manifestations contre la guerre en Irak - où un contingent marocain de défense a
      été envoyé - a été maîtrisée par l'armée. Mais cette fois-ci, la manoeuvre ne
      sera pas totalement assumée. Aux soldats débarqués directement de la zone "Sud",
      on distribuera des insignes de poches des forces auxiliaires.

      2003
      L'humiliation de Perejil
      Le séjour de la poignée de gendarmes marocains partis s'installer sur un rocher
      au large du "préside" de Ceuta n'aura duré que quelques heures avant que ces
      gendarmes soient spectaculairement débarqués par l'armée espagnole. Cette crise,
      intervenue au moment où les relations maroco-espagnoles étaient extrêmement
      tendues, avait failli, en plein mariage royal, tourner à la confrontation armée.

      2002
      Les officiers libres ?
      Un communiqué signé par un mouvement dit des officiers libres dénonçait la
      corruption au sein de l'armée et exigeait, entre autres, la mise à la retraite
      de plusieurs hauts gradés. Le mystérieux communiqué n°1 (il n'y en aura pas
      d'autres), précisait également que ses auteurs étaient prêts à "passer à
      l'action directe". Tout porte à croire qu'il n'y avait qu'un seul auteur qui,
      selon la version officielle, serait l'ex-Lt. Ichou. Un déserteur qui aurait agi
      pour le compte des services espagnols.



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