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Media francophones/ Sélection de presse du 20 /21 11.04

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    SOMMAIRE 1. TERRITOIRES OCCUPES - DROITS HUMAINS - Lettre ouverte aux membres du Parlement Européen Strasbourg 2. ALGERIE - MAROC - AFP: M. Bouteflika pour
    Message 1 de 1 , 21 nov. 2004
      Media francophones/ Sélection de presse du 20 /21 11.04
      SOMMAIRE

      1. TERRITOIRES OCCUPES - DROITS HUMAINS
      - Lettre ouverte aux membres du Parlement Européen Strasbourg

      2. ALGERIE - MAROC
      - AFP: M. Bouteflika pour "un nouveau départ" dans les relations algéro-marocaines  

      3. UA - MAROC - SAHARA
      - JEUNE AFRIQUE/L'INTELLIGENT: Une aussi longue absence

      4. DIVERS - MAROC - SAHARA
      - Tel Quel : Escalade. Un Basri en cache un autre / TV Laâyoune. Pourtant, elle tourneŠ / Vite!
      - Al Bayane: Rabat : Table ronde du PPS sur le Sahara marocain
      - Al Bayane: Deux questions à Abdelmoughit Benmessoud Tredano

      5. ESPAGNE - MAROC

      - AFP: Le roi d'Espagne en visite au Maroc le 17 janvier

      6. MAROC - Amérique du Sud

      - AP: Le roi du Maroc en visite d'Etat dans cinq pays d'Amérique du sud

      7. BELGIQUE - SOLIDARITE - COLLOQUE

      - COMMUNIQUE  de la  Représentation du Front POLISARIO en Belgique


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      1. TERRITOIRES OCCUPES - DROITS HUMAINS

      Comité local de Soutien de la Campagne Internationale pour la protection des défenseurs des droits de l'homme au Sahara Occidental
      http://alisalemtamek.site.voila.fr/CIPDDHSLOEP201104.html >
      Lettre ouverte aux membres du Parlement Européen Strasbourg
      Depuis des années, les défenseurs sahraouis des droits de l'homme continuent avec courage et détermination de dénoncer et de faire connaître les violations des droits de l'homme commises ; depuis 1975 ; par l'état marocain contre la population civile sahraouie. C'est pourquoi les autorités marocaines multiplient les intimidations et les menaces à leur encontre.
      Les campagnes d'intimidations perpétrées à leur encontre se sont accentuées juste après les audiences accordées ; à Laâyoune le 12/02/2002; aux différentes composantes du mouvement sahraoui des droits de l'homme, par la commission ad hoc Sahara Occidental du Parlement Européen présidée par Mme Catherine Lalumière. C'est ainsi que les autorités marocaines refusent toujours de délivrer les passeports aux défenseurs sahraouis des droits de l'homme qui n'en ont pas et les confisquent à ceux qui tentent de quitter le territoire marocain pour participer aux travaux des congrès et des rencontres internationales des droits de l'homme. Les défenseurs sahraouis des droits de l'homme sont constamment surveillés et harcelés par les services des renseignements marocains. Souvent ils sont convoqués par ces services des renseignements et emmenés dans leurs locaux où ils sont interrogés et intimidés. Plusieurs d'entre eux ont été arrêtés et leurs procès étaient inéquitables . D'autres ont été transférés abusivement aux villes marocaines pour les éloigner du Sahara Occidental, les soumettre à des conditions de vie difficiles et les réduire par conséquent au silence. D'autres sont simplement licenciés de leurs emplois de manière abusive ou leurs salaires se sont trouvés gelés. Les associations de défense des droits de l'homme constituées par les défenseurs sahraouis des droits de l'homme sont souvent soumises à des restrictions très sévères voire même dissoutes comme c'était le cas ;en juin 2003 ; pour la Section Sahara du Forum pour la Vérité et la Justice. Les organes de presse marocains mènent; sur ordre des autorités marocaines; des campagnes médiatiques de dénigrement contre eux. En parallèle à ces campagnes médiatiques de dénigrement , ils sont souvent menacés de représailles s'ils ne mettent pas fin à leurs actions nobles de défense des droits de l'homme. Lors des premières visites échangées cette année entre les familles sahraouies , sous l'égide du Haut Commissariat pour les Refugiés de l'ONU, les autorités marocaines se sont mobilisés encore une fois et ont exercé des pressions et persécutions à l'encontre des défenseurs sahraouis des droits de l'homme pour les empêcher de rendre visite aux réfugiés sahraouis en visite à Laâyoune.
      En réaction à ces intimidations récidives, le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara Occidental (BIRDHSO) vient de lancer une campagne internationale pour la protection des défenseurs sahraouis des droits de l'homme. D'autres organisations internationales des droits de l'homme ont à plusieurs reprises exprimé leur préoccupation de la situation des défenseurs sahraouis des droits de l'homme. Parmi ces organisations on cite Amnesty International, l'Association Française de l'Amitié et de la Solidarité avec les Peuples d'Afrique, la Fondation France LibertésŠetc. En parallèle à ces réactions exprimées par les organisations internationales des droits de l'homme, la situation des défenseurs sahraouis des droits de l'homme a été examinée par les instruments de l'ONU des droits de l'homme et en particulier par le bureau de la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies pour les Défenseurs des Droits de l'Homme et le Comité de l'ONU contre la Torture lors de ses entretiens ; au siège de l'ONU à Genève ; avec les autorités marocaines ; en 2003 et 2004 ; sur le dossier de l'application des dispositions de la convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
      Enfin, pour la promotion des droits de l'homme au Sahara Occidental et vu que les défenseurs sahraouis des droits de l'homme se trouvent dans l'impossibilité d'accomplir leur mission noble de défense des droits de l'homme à cause des actes d'intimidations récidives perpétrées à leur encontre par les autorités marocaines, le Comité Local de Soutien de la Campagne Internationale pour la Protection des Défenseurs des Droits de l'Homme au Sahara Occidental vous interpelle et vous appelle à réagir et intervenir ;en urgence ; auprès des autorités marocaines pour exiger la protection des défenseurs sahraouis des droits de l'homme et l'annulation par conséquent de toutes les mesures abusives prises à leur encontre.
      Fait à Laâyoune, Sahara Occidental, le 20/11/2004

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      2. ALGERIE - MAROC

      AFP
      M. Bouteflika pour "un nouveau départ" dans les relations algéro-marocaines  
       ALGER, 19 nov (AFP)   http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php? >doc=041119184815.4l7erj1g.xml
        Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a exprimé le voeux d'"un nouveau départ" dans les relations entre son pays et le Maroc empoisonnées depuis 30 ans par le conflit du Sahara occidental.  
       Dans un message de félicitations au roi Mohamed VI, à l'occasion du 49ème anniversaire de l'indépendance du Maroc, M. Bouteflika a estimé que cet événement devrait "constituer un nouveau départ dans le renforcement des liens de fraternité, de bon voisinage et de complémentarité entre les deux pays pour le parachèvement de l'édifice du Maghreb Arabe".  
       De son côté, le roi Mohamed VI avait affirmé que les deux pays devaient "construire un avenir commun" pour la stabilité dans le Maghreb, dans un message au président Bouteflika à l'occasion de la fête nationale algérienne, le 1er novembre.  
       Les deux pays, membres de l'Union du Maghreb arabe (UMA-Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie), sont en froid, Rabat reprochant à Alger son soutien au mouvement indépendantiste du Polisario qui lui dispute l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental qu'il avait annexée en 1975.  
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      3. UA - MAROC - SAHARA

      JEUNE AFRIQUE/L'INTELLIGENT
      14-21.11.04
      Une aussi longue absence
      Il y a tout juste vingt ans, le royaume claquait la porte de l'OUA pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
      >http://www.jeuneafrique.com/gabarits/articleJAI_online.asp?art_cle=LIN14114uneauecnesb0
      « En attendant des jours plus sages, il est temps de vous dire au revoir. » C'est par ces simples mots lus par son fidèle conseiller, Ahmed Reda Guedira, chef de la délégation marocaine au sommet d'Addis-Abeba, que Hassan II annonça le retrait de son pays de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), l'ancêtre de l'actuelle Union africaine. C'était le 12 novembre 1984, il y a tout juste vingt ans.

      L'annonce royale ne surprit pas véritablement. Elle fut même accueillie avec un discret soulagement par nombre de pays subsahariens. Sommés à tout bout de champ de choisir entre l'Algérie et le Maroc dans l'affaire du Sahara occidental, ces derniers avaient fini par se lasser de cette « querelle d'Arabes » qui perturbait le fonctionnement de l'organisation continentale. En juillet 1982, la question sahraouie avait notamment entraîné l'annulation du sommet de Tripoli, faute d'un nombre suffisant de participants. À l'instigation du Maroc, une vingtaine de pays, essentiellement francophones et/ou pro-occidentaux, avaient en effet boycotté cette réunion pour protester contre l'admission, au mois de février précédent, de la République arabe sahraouie démocratique en tant que cinquante et unième membre de la « famille » africaine. Cette décision était l'oeuvre d'Edem Kodjo, le secrétaire général de l'époque.

      Un modus vivendi provisoire fut trouvé, l'année suivante, pour permettre la tenue du sommet de juin 1983, à Addis : désireuse de calmer le jeu, l'Algérie fit pression sur ses protégés du Front Polisario pour qu'ils ne siègent pas. Mais ce compromis bancal ne résista pas au rapprochement entre le Maroc et la Libye que scellèrent les accords d'Oujda, le 13 août 1984. Ce renversement d'alliances opéré par l'imprévisible Mouammar Kaddafi, jusque-là défenseur intransigeant de la cause sahraouie, provoqua la colère algérienne. Pour se venger de l'humiliation d'Oujda, le président Chadli Bendjedid leva ses objections à la participation des délégués de la RASD au sommet d'Addis, en novembre. Le résultat ne se fit pas attendre, et le Maroc quitta définitivement l'OUA. Le processus d'affaiblissement du royaume sur la scène diplomatique africaine commençait.

      Les Marocains sont-ils tombés dans un piège ? « Il leur était difficile de faire moins, estime Rémy Leveau, professeur à Sciences-Po Paris, tant la marocanité du Sahara est ici une cause sacrée. L'opinion n'aurait pas compris que ses dirigeants acceptent de siéger avec des représentants du Polisario. Hassan II savait qu'il venait de perdre des points face à une Algérie "progressiste" très à l'aise sur la scène africaine. Il a choisi de rebondir sur la scène arabe et internationale, où son entregent faisait merveille - notamment auprès des souverains de la région du Golfe et des dirigeants israéliens. Dans son esprit, ceci compensait largement cela. »

      Reste qu'en dépit de la reconnaissance de la RASD par une majorité de pays membres de l'OUA, le Maroc a peut-être négligé certaines possibilités d'action au sein même des instances panafricaines. C'est en tout cas l'avis de notre confrère Paul-Marie de La Gorce : « En réalité, le roi avait le choix entre deux solutions. L'une consistait à se battre au sein de l'OUA pour infléchir le cours des choses ; l'autre, à quitter l'organisation pour atténuer la portée de la reconnaissance du Polisario, en la dévalorisant. La plupart des États membres n'étaient pas hostiles au Maroc. Ils ne souhaitaient pas être entraînés dans une querelle qui ne les concernait pas directement et se montraient disposés à appuyer un compromis. D'autant que le dossier marocain était parfaitement défendable. L'article 27 de la charte de l'OUA ne réservait-il pas expressément la qualité de membre aux pays indépendants et souverains ? Or c'était loin d'être le cas de la RASD... »

      Longtemps, le royaume est resté prisonnier d'une position intransigeante consistant à rompre toute relation diplomatique avec les pays ayant reconnu le Polisario. Il fallut attendre la fin des années 1980 pour que cette position s'assouplisse, puis soit abandonnée. Abderrahmane Youssoufi, qui dirigea le gouvernement de 1997 à 2002, réussit même quelques jolis coups en parvenant à « retourner » l'Inde et plusieurs pays d'Amérique latine, qui, dans un premier temps, avaient établi des relations avec la RASD. Aujourd'hui encore, malgré le rappel « pour consultation » de l'ambassadeur du royaume à Pretoria, tous les ponts ne sont pas coupés avec l'Afrique du Sud de Thabo Mbeki.

      Les Marocains ont sans doute tardé à prendre la mesure réelle de la situation au Sahara. Des années durant, ils ont pratiqué la diplomatie du rocking-chair, plutôt que de se rendre sur le terrain pour expliquer ce qui leur paraissait une évidence : la marocanité du territoire. En face, les émissaires du Polisario, volontiers bluffeurs, ont fait le forcing et grappillé des points partout où c'était possible, notamment dans les petits pays. « Il ne faut pas croire que tous les États qui ont reconnu la RASD l'aient fait en connaissance de cause, commente Abdelaziz Dahmani, un ancien collaborateur de Jeune Afrique. En Afrique, en Amérique latine ou dans le Pacifique, de nombreux dirigeants ont cru ce que leur disaient leurs interlocuteurs sahraouis, à savoir que la RASD contrôlait effectivement une partie substantielle du Sahara occidental. Les Marocains, eux, n'ont pas immédiatement saisi l'intérêt qu'il y avait pour eux à communiquer tous azimuts. La situation militaire avait largement tourné à leur avantage et ils s'estimaient dans leur bon droit. Dans leur esprit, cela suffisait. »

      Négligence, arrogance ou manque d'imagination ? Quelle que soit l'interprétation retenue, une chose est certaine : la diplomatie chérifienne a, dans cette affaire, singulièrement manqué d'initiative, de réactivité et d'opportunisme. Contrairement aux Algériens et à leurs protégés du Polisario. « La raison de cette carence tient moins aux hommes qu'au système, estime Rémy Leveau. C'est le Makhzen qui est en cause. Hassan II, dont le savoir-faire était remarquable, gérait directement le dossier du Sahara, mais il ne pouvait tout faire tout seul. Quand d'aventure il déléguait, il le faisait au profit de Driss Basri, son ministre de l'Intérieur, car le Sahara était avant tout une affaire de sécurité. Au final, les diplomates ont été largement dessaisis du dossier. »

      Aujourd'hui, les relations entre le Maroc et les instances panafricaines restent au point mort. Le royaume continue de cultiver des liens privilégiés avec la plupart des pays francophones d'Afrique subsaharienne, au premier rang desquels le Sénégal, mais, plus de deux ans après la création de l'UA, les conditions de son admission ne sont toujours pas réunies. Pendant longtemps, ses dirigeants ont estimé que cette absence ne leur était pas vraiment préjudiciable. Le sérieux revers diplomatique qu'ils ont essuyé, début septembre, avec la reconnaissance de la RASD par l'Afrique du Sud va-t-il les amener à reconsidérer leur position ? Même dans l'hypothèse de leur intégration, les Marocains auront du mal à se ménager une place à la mesure de l'idée qu'ils se font de leur pays et de son prestige. Car la construction africaine s'est faite sans eux, et l'axe Alger-Pretoria, qui en est le moteur, est appelé à prendre à l'avenir de plus en plus d'importance...

      Samy Ghorbal


      4. DIVERS - MAROC - SAHARA

      TELQUEL
      No 151 - http://www.telquel-online.com/151/actu_151.shtml
      Escalade. Un Basri en cache un autre
      Driss Basri multiplie les sorties médiatiques. L'ancien vizir a accordé de nouveaux entretiens aux médias algériens (le journal Al Watan et la télévision algérienne), mais aussi à Al-Jazira qui lui aurait consacré une émission, Zyara khassa toujours en instance de diffusion. Basri travaillerait également sur une grande interview avec le quotidien Le Monde. Sans oublier le feuilleton entamé, depuis deux semaines, dans les colonnes du journal espagnol La Razon. Au Maroc, les autorités judiciaires s'apprêtent, quant à elles, à écouter son fils, Hicham, en qualité de témoin dans l'affaire Laâfora et Slimani. Réponse du berger à la bergère ?

      TV Laâyoune. Pourtant, elle tourneŠ
      Lancée dans la précipitation des festivités du 6 novembre, la télé peine à démarrer correctement et bute sur des obstacles logistiques et techniques (elle ne dispose même pas de standard téléphonique). Pourtant, elle tourne, 2 heures et demi par jour, à partir de 21 heures 30, en décrochage sur la chaîne hertzienne et sur l'Arab sat. Au programme, de la variété locale (en hassani) et un journal local en arabe. La télé ne fait pas que des heureux. Depuis son lancement, sa seule ligne téléphonique est constamment occupée par des appels anonymes qui traitent son personnel de traîtres et deŠ Marocains.

      Vite !
      Ali Lmrabet est dorénavant le premier journaliste marocain à s'être rendu à Tindouf pour faire son travail de journaliste-reporter. Son atout, la double nationalité, maroco-française, son poste à plein temps à El Mundo et son illustre statut de victime de la liberté d'expression du royaume heureux. Merci qui ? Le Makhzen.

      Al Bayane
      19.11.04
      >http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=44435&categorie=National
      Rabat : Table ronde du PPS sur le Sahara marocain (11/19/2004)
      Le front intérieur véritable parade face aux appétits d'Alger


      Depuis presque trente ans, l'Algérie s'opposait farouchement à l'intégrité territoriale du Maroc en se cachant derrière, soi-disant, le principe des droits des peuples. Or, les causes réelles de ce conflit relèvent d'une vision hégémonique du voisin dans la région du Maghreb. Tous les plans de règlement de l'ONU ont été avortés pour aboutir à une situation d'impasse. Vision non partagée actuellement par les grandes puissances concernées par ce conflit.
      Ces derniers temps, l'affaire du Sahara a connu des développements inquiétants: reconnaissance de la RASD par l'Afrique du Sud et le vote de la 4e commission de l'ONU d'une résolution soufflée par l'Algérie.
      En vue d'apporter des éclaircissements sur l'objectif et les motivations des man¦uvres algériennes dans le passé et aujourd'hui, la section centrale du PPS à Rabat a organisé une conférence-débat animée par Abdelmoughit Benmessoud Tredano, professeur à l'université Mohammed V, qui a déjà réalisé des écrits et des publications sur la question du Sahara.
      Lors de son intervention d'orientation, Ismaïl Alaoui, secrétaire général du parti, a tenu à apporter un éclairage sur un certain nombre de questions d'aspect historique confirmant le fondement et la légalité de la cause marocaine.
      En effet, concernant le problème des frontières, le secrétaire général a souligné qu'en cas d'application de l'approche algérienne, le Maroc serait certainement décomposé en plusieurs micro-états. Le Maroc pourra de sa part, alors, reposer le principe des frontières héritées de l'époque coloniale.
      Quant au principe des droits des peuples avancé sans cesse par l'Algérie, Ismaïl Alaoui s'est interrogé s'il y avait effectivement un peuple sahraoui avant l'occupation espagnole réclamant son indépendance du Royaume.
      A travers ce déblayage historique, le S.G. juge utile de lancer un débat serein et transparent entre les deux peuples frères, algérien et marocain, afin de mettre un terme aux séquelles du passé.
      Mais, face aux développements inquiétants de la question nationale durant ces derniers temps, la vigilance est de mise, rappelle toutefois l'orateur.
      «Cette situation devrait interpeller les forces vives du pays en vue d'¦uvrer ensemble pour la consolidation du front intérieur à travers le renforcement du processus démocratique», a conclu le Secrétaire général.
      Dans son exposé, le professeur Tredano a essayé d'expliquer les positions des grandes puissances envers la question du Sahara. Cela à travers une lecture de l'apport des différents plans de règlement de l'ONU.
      Ces positions, en particulier celle des U.S.A, changent en fonction des intérêts de chaque pays dans la région.
      A cet égard, le conférencier s'interroge sur les raisons du revirement radical de ce pays en épousant le plan Baker II. Au moment où le plan antécédent Baker I (solution politique) a fait l'objet d'un soutien de la part de la communauté internationale, conjugué à une garantie de la part des Américains et des Français.
      Actuellement, il semble que ces derniers, avec les Espagnols, sont convaincus de la nécessité de la stabilité de la région dans son ensemble et ce, pour assurer la sauvegarde de leurs intérêts dans le pays du Maghreb.
      Leur neutralité lors du vote de la 4e commission de l'ONU constitue alors un message fort au Maroc et à l'Algérie pour trouver une solution négociée entre eux au conflit.
      De même, cette lecture analytique des plans de règlement onusiens a permis de mettre en lumière les sept péchés de l'ONU selon Tredano, et également les griefs de la diplomatie marocaine.
      N. EL AISSI

      Deux questions à Abdelmoughit Benmessoud Tredano

      En marge de cette rencontre, le professeur Tredano a bien voulu nous accorder l'entretien suivant dans lequel sont développés d'autres aspects de l'affaire du Sahara marocain.

      Pouvez-vous nous rappeler les origines réelles de ce conflit qui n'a que trop duré ? La recherche par l'Algérie d'un accès direct vers l'atlantique est souvent avancée.
      La recherche de cet accès n'est qu'un objectif. Par contre, les origines sont d'ordre historique et politiquo-diplomatique.
      Normalement, le conflit du Sahara devrait trouver sa fin au moment de son déclenchement.
      Mais l'Algérie s'est opposée au retour du Sahara au Maroc. Malheureusement, les Algériens nourrissent un complexe vis-à-vis du Maroc. On ne dit pas ça parce que nous sommes des Marocains. Il faut rappeler que l'Algérie n'a jamais constitué une entité autonome, contrairement au Maroc. Ce dernier, depuis l'installation de Moulay Driss, était toujours une entité étatique relativement structurée. Il faut évoquer également le problème des frontières. L'Algérie n'a pas honoré ses engagements pris par son leader de l'époque, Ferhat Abbas, lors de sa visite au Maroc en 1961.
      Ce différend frontalier va conduire à la guerre des sables en 1963, qualifiée par le président Ben Bella de «Hougra».

      L'Espagne dispose-t-elle d'une vision stratégique envers la question du Sahara, ou sa position change avec la couleur du parti au pouvoir ?
      Cette question nécessite une analyse à deux niveaux : la société civile et les gouvernements. Pour la société civile espagnole, en particulier chez l'élite, on enregistre une position favorable à la thèse du Polisario.
      Ceci n'est pas par conviction, mais plutôt, en particulier, par manque de présence et d'efforts de communication de la part de la diplomatie marocaine face à un activisme permanent des adversaires. Par contre, au niveau du gouvernement actuel, on constate un recentrage positif de la position espagnole après un alignement systématique à la thèse algérienne durant l'époque d'Aznar. Mais il ne faut pas attendre un changement radical en faveur du Maroc.
      A ce propos, doit-on rappeler que l'Espagne comme la France ont des intérêts dans les deux pays. Pour cela, ils déploient des efforts en vue de pousser le Maroc et l'Algérie à trouver une solution négociée au conflit.

      * M. Tredano est professeur et ancien chef du département de droit public, Université Mohammed V, Rabat Suissi et auteur de nombreux articles et ouvrages portant sur des questions internes et internationales. Parmi ses ouvrages, on peut citer :
      * Le Sahara marocain, une décolonisation pas comme les autres (1991)
      * La question saharienne. Du référendum à la troisième voie (2002)
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      5. ESPAGNE - MAROC

      AFP
      Le roi d'Espagne en visite au Maroc le 17 janvier

      RABAT, 19 nov (AFP) - le roi d'Espagne Juan Carlos et la reine Sofia effectueront une visite d'Etat au Maroc du 17 au 19 janvier prochain, a indiqué vendredi le palais royal à Rabat.

      Juan Carlos et Sofia se rendront dans le royaume chérifien sur invitation du roi Mohammed VI, selon un communiqué de la Maison royale.

      La visite du couple royal espagnol survient après une nette amélioration des relations diplomatiques entre Madrid et Rabat. Elles s'étaient détériorées sous le gouvernement dirigé par le Parti populaire de Jose Maria Aznar.


      6. MAROC - Amérique du Sud

      AP
      Le roi du Maroc en visite d'Etat dans cinq pays d'Amérique du sud
      21.11.04
      RABAT (AP) - Le roi Mohammed VI entame à partir de mardi, une visite d'Etat dans cinq pays d'Amérique latine, apprend-on de source marocaine autorisée.
      Le souverain marocain se rendra au Mexique, au Brésil, au Pérou, au Chili et en Argentine, pour une tournée qui devrait s'achever le 7 décembre.
      Il s'agit de la première visite officielle de Mohammed VI dans la région depuis son accession au trône en juillet 1999. Le roi du Maroc sera notamment accompagné par Mohammed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères, ainsi que de plusieurs hommes d'affaires marocains.
      Le Mexique est le seul des cinq pays à reconnaître la République arabe sahraouie démocratique (RASD, autoproclamée). De source diplomatique occidentale, «il n'est pas exclu qu'à cette occasion, Mexico infléchisse quelque peu sa position sur le dossier du Sahara occidental».
      Le Maroc et le Brésil sont les principaux initiateurs du sommet qui doit se tenir en mai 2005 au Brésil, entre chefs d'Etat de la Ligue arabe et ceux de plusieurs pays d'Amérique latine.


      7. BELGIQUE - SOLIDARITE - COLLOQUE

      La Représentation du Front POLISARIO en Belgique
      COMMUNIQUE

      A l'initiative de l'Intergroupe parlementaire belge " Paix pour le Peuple sahraoui " un  colloque sur le Sahara Occidental a été organisé, le 19 novembre 2004, au Parlement belge à BRUXELLES. Madame Jacinta De ROECK, Sénateur SP.A-Spirit et Présidente de l'Intergroupe parlementaire " Paix pour le Peuple sahraoui, a présidé les travaux de ce colloque qui entre dans le cadre des activités que s'est fixé l'intergroupe pour soutenir le peuple sahraoui dans sa lutte légitime pour l'autodétermination et pour la dignité. Lors de l'ouverture Madame Jacinta De ROECK, a salué l'importante délégation sahraouie ainsi que les nombreux participants au colloque sur le Sahara Occidental. La Présidente de l'intergroupe belge PAIX pour le Sahara occidental a rappelé le travail déjà entrepris par l'intergroupe et le contexte dans lequel se tient ce colloque, en mettant l'accent sur la nécessité d'agir pour remédier au déni de justice dont souffre le peuple sahraoui depuis de nombreuses années. De son côté, Monsieur Pierre GALAND, Sénateur PS et Président du Comité belge de Soutien au Peuple sahraoui et de la Coordination européenne de Soutien au Peuple sahraoui, a mis en relief l'action à entreprendre pour une meilleure visibilité de la cause sahraouie en Belgique et en Europe.
      Mohamed SIDATI, Ministre Conseiller pour l'Europe, dans l'exposé d'introduction, a souligné l'importance que revêt la tenue de ce colloque au moment où " le Maroc non seulement refuse au peuple sahraoui l'exercice de son droit inaliénable à l'autodétermination, mais  fait  fi aussi de la légalité internationale en toute impunitéŠ Il a rappelé par ailleurs les responsabilités de la France qui piège la politique de l'Union Européenne sur la question, emploie la politique de deux poids et deux mesures, contrariant de la sorte les efforts de l'ONU visant le parachèvement d'une solution juste et pacifique  au  Sahara Occidental, "
      Ensuite, le Président du Conseil National sahraoui Mahfoud ALI BEIBA fait un exposé sur la situation politique actuelle toute en remerciant l'intergroupe pour cette initiative et en appelant à la vigilance et la mobilisation pour faire respecter la légalité internationale.
      Plusieurs intervenants ont également pris la parole dont Paulette PIERSON-MATHY, professeur et juriste belge, sur le Sahara Occidental et le droit international
      Madame Jacinta De ROECK a également fait un compte-rendu et a témoigné de la mission parlementaire à Alger et dans les campements de réfugiés situés près de Tindouf, en Algérie suivie  d'une projection de photos.
      La situation  humanitaire était aussi au rendez vous à travers une projection vidéo réalisé par OXFAM sur la situation dans les campements de réfugiés sahraouis et dans les territoires libérés de la RASD. Suivi du résumé de l'exposé du Président du Croissant Rouge sahraoui, Monsieur Bohubeini YAHYA.
      Ensuite Monsieur Pierre GILLET, du Collectif International de Soutien aux Pêcheurs. A fait un exposé sur l'exploitation des ressources maritimes du Sahara Occidental.
      Les graves violations des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental ont fait l'objet d'une intervention de Abdeslam OMAR LAHCEN, Président de l'AFAPREDESA A la fin des travaux du colloque, Pierre Galand a fait lecture des conclusions générales et présenté le programme d'actions belgo-européennes.
      Bruxelles , le 20 novembre 2004
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