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3197Développements politiques et économiques (avril-2015)

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    30 mai 2015
      S O M M A I R E


      1. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-MAROC-PROVOCATIONS DU MAKHZEN
      - EL MOUDJAHID (28-IV-2015): Le Prix Gernika 2015 décerné au Président sahraoui Mohamed Abdelaziz
      - ORIENT XXI (23-IV-2015): Difficile équilibre de la politique espagnole au Sahara occidental
      - LE 360 (13-IV-2015): MADRID VEUT PRÉSERVER SES BONNES RELATIONS AVEC RABAT
      - YABILADI (10-IV-2015): L'Espagne craint une crise avec le Maroc suite aux accusations de crime au Sahara [OCCIDENTAL]
      - YABILADI (2-IV-2015): L'Espagne comptait 770 735 résidents réguliers marocains à fin 2014
      - LE 360 (19-IV-2015): VIDÉO. TARIK BNOU ZYAD ET LA CONQUÊTE DE L’ANDALOUS
      - LIBÉRATION-MA (10-IV-2015): “Notre Histoire, notre fierté” Une série inédite pour faire découvrir les grandes pages de l’Histoire marocaine
      - MAP/LE MAG(KHZEN) (9-IV-2015): Projection en première de la nouvelle série de Medi 1 TV "Notre Histoire, Notre fierté"
      - LE 360 (19-IV-2015): VIDÉO. LE TIFO DES MAROCAINS DE LA PENA MADRIDISTA
      - LE 360 (15-IV-2015): MÉLILLA: DES INSCRIPTIONS MURALES PRO-DAECH METTENT À RUDE ÉPREUVE LES AUTORITÉS ESPAGNOLES


      2. SAHARA OCCIDENTAL-USA-MAROC-ALGÉRIE
      - LE SOIR D'ALGÉRIE (11-IV-2015): DE WASHINGTON, EN PRÉSENCE DE LAMAMRA, JOHN KERRY MET LE CAP SUR LE RÉFÉRENDUM AU SAHARA OCCIDENTAL. Bruxelles note une évolution significative américaine sur le dossier
      - REPORTERS (11-IV-2015): A quelques jours de la présentation du rapport de Ross sur le Sahara occidental au Conseil de sécurité: Les Américains se mettent de la partie
      - YABILADI (10-IV-2015): Sahara [OCCIDENTAL]: Les Etats-Unis ménagent le Maroc et l’Algérie
      - LE 360 (10-IV-2015): SAHARA [OCCIDENTAL]: WASHINGTON RÉAFFIRME SON SOUTIEN À L’OFFRE MAROCAINE D’<AUTONOMIE>
      - LE 360 (9-IV-2015): MAROC-USA: OUVERTURE DE LA 3ÈME SESSION DU DIALOGUE STRATÉGIQUE MAROC-ETATS-UNIS
      - YABILADI (2-IV-2015): Aides au Maroc : Washington est à la traine par rapport aux monarchies du Golfe et à l’UE
      - MAGHREB CONFIDENTIEL Nº 1153 (30-IV-2015): Echaudée, la MCC s'appuie sur la due diligence de Deloitte


      3. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE-MAROC-ALGÉRIE
      - NOUVELLES DU SAHARA (27-IV-2015): Rôle de la France : une fausse neutralité
      - LE COURRIER D'ALGÉRIE (11-IV-2015): Sahara Occidental : plein soutien de Paris à la colonisation marocaine
      - YABILADI (10-IV-2015): Sahara [OCCIDENTAL]: Les Etats-Unis ménagent le Maroc et l’Algérie
      - LE 360 (9-IV-2015): MANNUEL VALLS: "LA FRANCE EST UN ALLIÉ DU MAROC DANS L'AFFAIRE DU SAHARA [OCCIDENTAL]"
      - LE 360 (9-IV-2015): MAROC-FRANCE. QUAND TROIS ONG JOUENT LES TROUBLE-FÊTES
      - AFP (13-IV-2015): Paris veut renforcer le lien économique avec Rabat à l'aide des PME
      - LE MONDE (30-IV-2015): Maroc-Algérie, l'interminable guerre froide


      4. SAHARA OCCIDENTAL-RUSSIE
      - LE MAG(KHZEN) (4-IV-2015): Expert russe: La Russie réinventerait son style diplomatique par la portière du Sahara [OCCIDENTAL]


      5. RASD-NIGERIA-MAROC
      - YABILADI (2-IV-2015): Elections au Nigeria : Mohammed VI parie sur l’avenir contrairement au Polisario


      6. MALI-SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-MAROC-MANOEUVRES DU MAKHZEN
      - ALGÉRIE PATRIOTIQUE (16-IV-2015): Un journal malien accuse le Maroc de vouloir saboter les accords de paix d’Alger
      - L'EXPRESSION (8-IV-2015): ACCORD POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION AU MALI Bamako et l'Azawad boutent le Maroc
      - LES DÉBATS (7-IV-2015): Mali : le Makhzen en boutefeu
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN (5-IV-2015): Nouveau dérapage marocain
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN (5-IV-2015): Mali : Le Maroc veut torpiller l'Accord de paix d'Alger
      - LE 360 (10-IV-2015): COLÈRE À BAMAKO APRÈS LE REFUS D’ALGER DE RECEVOIR UN BLESSÉ MALIEN
      - YABILADI (22-IV-2015): Des Marocaines prostituées à Bamako citées dans un scandale sexuel du commandement américain en Afrique


      7. SAHARA OCCIDENTAL-MAURITANIE-MAROC-ALGÉRIE
      - TSA (27-IV-2015): Crise diplomatique entre l’Algérie et la Mauritanie à cause du Maroc
      - YABILADI (24-IV-2015): Mauritanie : Un diplomate algérien expulsé à cause d'un article sur le Maroc
      - YABILADI (22-IV-2015): Mauritanie : Un journaliste accusé d’être hostile au Maroc arrêté
      - LE MAG(KHZEN) (21-IV-2015): Politiques mauritaniens: L’Iran veut 'noyauter' le Maroc à partir de la Mauritanie
      - LE 360 (9-IV-2015): BIADILLAH REÇOIT LE PRÉSIDENT DU PARTI AU POUVOIR EN MAURITANIE


      8. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE
      - LE SOIR D'ALGÉRIE (14-IV-2015): OULD KHELIFA ET LE SOUTIEN DE L’ALGÉRIE À LA CAUSE SAHRAOUIE : «Il n’y a aucune visée expansionniste»


      9. MAROC-ISRAEL
      - YABILADI (19-IV-2015): Maroc : Des avocats réclament l’arrestation de Shimon Pères


      10. RASD-TANZANIE-AFRIQE-MAROC-ALGÉRIE
      - LE 360 (20-IV-2015): MARRAKECH: LE PRÉSIDENT TANZANIEN INVITÉ VEDETTE DE LA FONDATION CLINTON
      - MAGHREB CONFIDENTIEL Nº 1153 (30-IV-2015): Ciments de l'Afrique : fin de mission pour Patrick David à Douala
      - MAGHREB CONFIDENTIEL Nº 1153 (30-IV-2015): Djamel Bouras, patron du Parlement de l'UA ?


      11. UE-MAROC-COMPLICITÉS
      - LE 360 (17-IV-2015): UE: 10 MILLIONS D'EUROS POUR SOUTENIR LA POLITIQUE MIGRATOIRE DU MAROC



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      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
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      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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      1. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE-MAROC
      http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/76739

      Le Prix Gernika 2015 décerné au Président sahraoui Mohamed Abdelaziz

      PUBLIE LE : 28-04-2015 | 0:00


      L'édition 2015 du prix Gernika pour la «Paix et la Réconciliation» a été décerné, dimanche, au Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, à l’issue d’une cérémonie commémorant le 78e anniversaire du bombardement de la ville de Guernica (Espagne), rapporte hier l'agence de presse sahraouie SPS. Ce prix démontre que nous ne sommes pas seuls dans notre lutte et réitère l’engagement du peuple basque à soutenir le peuple sahraoui dans les moments difficiles de sa lutte», a indiqué le président du parlement sahraoui, Khatri Addouh, qui a reçu la distinction au nom du Président sahraoui. «Le bombardement aveugle et criminel de Guernica par l'aviation de l'Allemagne nazie contre une population civile désarmée et qui dormait paisiblement, au soir du 26 avril 1937, demeure le symbole de l'atrocité et du mépris pour l'humanité», a rappelé M. Addouh. «Le peuple sahraoui a vécu la même expérience trente-neuf ans plus tard, à l'aube du 23 février1976, en fuyant la terreur des troupes d'invasion marocaines lesquelles ont bombardé au napalm et au phosphore blanc la ville d'Oum Dreiga, la Guernica sahraouie», a-t-il poursuivi. Déplorant «la poursuite de l'occupation marocaine du territoire sahraoui», le président du parlement sahraoui a dénoncé «la violation systématique des droits humains des Sahraouis, otages dans leur propre pays (...), de même que le pillage frénétique et au mépris du droit international, des ressources naturelles par l'occupant marocain». «Le peuple sahraoui, sous la direction de son seul représentant légitime, le Front Polisario, aboutira à son indépendance quels qu'en soient les sacrifices», a conclu le responsable sahraoui.


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      http://orientxxi.info/magazine/difficile-equilibre-de-la,0878

      Difficile équilibre de la politique espagnole au Sahara occidental
      QUARANTE ANS DE CONFLIT AU SAHARA OCCIDENTAL

      IGNACIO CEMBRERO
      23 AVRIL 2015


      « Notre relation bilatérale dépend à 90 % de ce que dira l’Espagne sur le Sahara ». Une poignée d’hommes politiques et de diplomates espagnols se souviennent d’avoir entendu cette phrase dans la bouche de Taieb Fassi-Fihri, à l’époque ministre des affaires étrangères du Maroc — et aujourd’hui conseiller du roi Mohammed VI. Lui ne se souvient pas de l’avoir prononcée mais il n’en nie pas la teneur.

      Aux yeux du Maroc, l’Espagne est un élément-clé dans ce conflit qui dure maintenant depuis quarante ans1. Ancienne puissance coloniale, elle fait partie du Groupe des amis du Sahara occidental, avec les États-Unis, la Russie, la France et le Royaume-Uni. Son avis, quand elle en émet un, est écouté dans ce cadre et dans d’autres forums. Et le sera d’autant plus que depuis janvier 2015 et jusqu’à la fin de 2016, elle dispose d’un siège comme membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU2.

      L’Espagne accueille sur son territoire plusieurs milliers de Sahraouis, souvent des universitaires qui, s’ils ne sont pas tous proches du Front Polisario, sont dans leur grande majorité hostiles à l’« occupation » marocaine. C’est de l’Espagne qu’est envoyée une bonne partie de l’aide humanitaire aux réfugiés sahraouis regroupés près de Tindouf, en Algérie. C’est depuis l’archipel espagnol des Canaries que le Front Polisario, qui revendique l’indépendance du territoire, tente d’aider ceux qui, au Sahara, s’opposent à la présence marocaine.


      « ILS NOUS TIENNENT À LA GORGE »

      Pour manifester son mécontentement au sujet, notamment, de la position espagnole sur ce bout de désert grand comme la moitié de la France, le souverain marocain n’a pas hésité en 2001-2002 à provoquer une crise majeure avec son voisin du nord en s’appropriant l’îlot Persil, que les Espagnols appellent « Perejil » et les Marocains « Tourah »3. Ce fut la crise la plus grave depuis les tensions créées par la Marche verte de 1975 qui força l’Espagne à remettre les deux tiers du Sahara occidental au Maroc et le tiers restant à la Mauritanie, laquelle s’en retira en 1979 au profit du Maroc.

      Si l’on en juge par le résultat de la médiation du secrétaire d’État américain Colin Powell, la dispute au sujet de l’îlot Persil n’a pas tourné à l’avantage du Maroc. Rabat a accepté de revenir au statu quo qui prévalait avant son coup de force. Ce scénario correspondait exactement au vœu du premier ministre espagnol de l’époque, José María Aznar. Malgré cela, les différents gouvernements espagnols, qu’ils soient socialistes ou de centre droit comme le Parti populaire (PP), ne veulent plus de rapports tendus avec le Maroc. « Ils nous tiennent à la gorge » est une phrase souvent prononcée par les politiques espagnols quand ils évoquent en privé les relations avec le voisin méridional.

      La preuve que Rabat peut « serrer la gorge » espagnole quand bon lui semble a été faite les 11 et 12 août 2014, quand plus de 1 100 immigrés subsahariens ont pu débarquer sur les côtes andalouses — un record en 48 heures. Ils n’ont eu en effet, ces jours-là, aucune difficulté à quitter le Maroc : la surveillance des gendarmes ou des forces auxiliaires s’était relâchée, au dire de ceux qui ont traversé ce bout de Méditerranée. Cet épisode s’explique sans doute par la colère du souverain après que son yacht avait été stoppé, quatre jours plus tôt, par la guardia civil dans les eaux de Ceuta. Le ministre de l’intérieur espagnol Jorge Fernández Díaz s’est ensuite rendu à Tétouan pour s’excuser de cette « méprise ».


      SOUTIEN SANS FAILLE AU PLAN MAROCAIN D’AUTONOMIE

      À la crainte des réactions disproportionnées du Maroc s’ajoute la conviction des grands partis politiques et de l’exécutif espagnol que les revers au Sahara occidental peuvent déstabiliser la monarchie marocaine. Cette hypothèse a toujours inquiété la diplomatie espagnole, mais elle préoccupe encore davantage aujourd’hui quand on observe les problèmes dont pâtit l’Italie, voisine d’une Libye en plein chaos après la chute de Mouammar Kadhafi.

      Pour ne pas subir les foudres marocaines et éviter tout faux pas qui fasse vaciller le royaume, la diplomatie espagnole soutient discrètement depuis des années la proposition marocaine d’autonomie formulée en 2007 pour résoudre le conflit du Sahara occidental. Cela apparaît, par exemple, dans les câbles dévoilés fin 2010 par Wikileaks. L’ambassadeur d’Espagne au Maroc de l’époque, Luis Planas, y raconte aux diplomates américains qu’il a offert ses services aux Marocains pour les aider à peaufiner leur plan d’autonomie.

      Cela ressort également des réunions du Groupe des amis du Sahara occidental à New York, début avril 2013. Ainsi, les diplomates espagnols étaient aux côtés des Français pour faire avorter l’initiative de l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Susan Rice, qui voulait élargir le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) afin qu’elle ait des compétences en matière de droits humains. Le Maroc y était totalement opposé et il a eu gain de cause : le mandat n’a finalement pas été modifié.

      Il arrive que les hommes politiques — surtout les socialistes — laissent entrevoir leur sympathie pour les thèses marocaines. En 2008, José Luis Rodríguez Zapatero, alors chef du gouvernement, osait dire par exemple que l’offre d’autonomie était une « contribution positive » à la solution du conflit. Quatre ans plus tard, en juin 2012, le ministre des affaires étrangères du PP, José Manuel García-Margallo, est allé jusqu’à soutenir en public la réprobation manifestée par Rabat à l’encontre de Christopher Ross, l’envoyé personnel pour le Sahara du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

      « À l’exception de quelques rares voix, le Parti populaire et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) ont une approche qui encourage l’option de l’autonomie », a confié, dans un élan de sincérité, José María Beneyto, porte-parole du Parti populaire pour les affaires étrangères, à un groupe de journalistes marocains qu’il a reçu en novembre dernier. « Notre position est proche de celle du Maroc », a-t-il ajouté pour rassurer ses hôtes.

      Plus explicite encore, le principal think tank espagnol, l’Institut royal Elcano (Real Instituto Elcano), écrivait en 2014 dans l’un de ses rapports4 qu’un État indépendant n’était pas viable au Sahara. En conséquence, l’Espagne devait avoir un rôle plus actif en faveur d’une « autonomie authentique ». Or, il faut savoir que l’institut reflète, en général, un point de vue proche du gouvernement. Mais c’est la langue de bois qui prévaut quand les hommes politiques espagnols, socialistes ou de centre droit, doivent s’exprimer sur le Sahara. « Nous sommes aux côtés de l’ONU », avait martelé à la presse l’actuel chef du gouvernement Mariano Rajoy lors de son premier voyage officiel à Rabat en janvier 2012. Ministres et diplomates espagnols ne ratent plus une occasion de vanter les mérites de la coopération avec le Maroc, que ce soit en matière d’immigration ou de lutte contre le terrorisme. Ils expriment également leur satisfaction quant aux avancées du Maroc en matière de respect des droits humains.


      LA MAUVAISE CONSCIENCE DES ESPAGNOLS

      En octobre 2013, dans un élan de sincérité, García-Margallo expliqua à son homologue marocain Salaheddine Mezouar pourquoi le soutien de Madrid à Rabat à propos du Sahara ne pouvait pas être plus explicite. Il y a, lui dit-il, « des pressions de la société civile et des forces politiques [à gauche des socialistes] ainsi que des médias et de l’opinion publique pour essayer d’influer sur la position officielle de l’Espagne ». Ses propos apparaissent dans un câble mis en ligne par un profil anonyme qui, d’octobre 2014 à janvier 2015, a dévoilé des centaines de documents confidentiels de la diplomatie et des services secrets marocains (DGED).

      Avant que la crise économique ne chamboule les priorités et suscite un intérêt inusité pour les élections législatives grecques, le Sahara occidental était l’un des rares sujets de politique étrangère auquel l’homme de la rue en Espagne prêtait attention. Le démantèlement, par les forces de l’ordre marocaines, du campement de protestation sahraoui de Gdeim Izik le 8 novembre 2010 a ainsi été de toutes les conversations.

      Quarante ans après la remise administrative de la plus grande partie du Sahara occidental au Maroc par les accords de Madrid du 14 novembre 1975, l’opinion publique espagnole a toujours une sorte de mauvaise conscience à avoir « abandonné » un peuple à « l’occupant » marocain. Il n’y a pas une ville, un village en Espagne ou il n’y ait pas une association d’amitié avec « le peuple sahraoui » qui organise des activités solidaires. La plus grande expression de solidarité est sans doute l’accueil, pendant deux mois en été, de 5 000 enfants sahraouis par des familles espagnoles souvent très modestes. Elles les nourrissent et les habillent et vont jusqu’à les emmener chez le médecin pour faire un bilan de santé. Ces séjours, qui ont commencé dans les années 1980, tissent des liens affectifs qui expliquent en partie l’intérêt populaire pour la cause sahraouie.

      Cette cause n’est pas seulement l’apanage de la gauche, de l’extrême gauche et des syndicalistes espagnols : elle transcende les clivages politiques. Bien qu’ils soient minoritaires, il y a aussi des cadres et des élus du PP qui ont, par exemple, essayé de se rendre au Sahara pour témoigner de leur solidarité aux indépendantistes. C’est ainsi qu’en septembre dernier, Rosa Valdeón, maire PP de la ville de Zamora, se faisait expulser d’El Ayoun par la police marocaine. Embarrassée, la « numéro deux » du PP, María Dolores de Cospedal, a demandé à l’élue de Zamora d’observer « une attitude prudente » car « le Maroc est un voisin privilégié ».


      SUR LA CORDE RAIDE

      Pour ne pas heurter la société civile très sensible à la question sahraouie et en même temps ne pas froisser le Maroc, les gouvernements espagnols jouent donc les équilibristes. « Je me sentais comme un trapéziste ; toujours sur la corde raide », reconnaissait un diplomate espagnol en se remémorant le temps où il était directeur général de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient au ministère des affaires étrangères...« Et puis, il nous a fallu en avaler, des couleuvres », regrettait-il.

      Après parfois quelques hésitations, les gouvernements espagnols n’ont jamais levé la voix pour protester contre les expulsions de délégations, y compris de députés, qui voulaient se rendre au Sahara. Fin 2010, après Gdeim Izik, les autorités marocaines se sont même mises à expulser tous les Espagnols qui débarquaient dans les aéroports de Marrakech, Casablanca ou Tanger et écrivaient « journaliste » sur la case profession de leur fiche d’entrée. Même s’ils ont acheté un séjour touristique, « ils risquent de se rendre au Sahara », argumente un diplomate marocain. Cet emballement pour les expulsions a fait également des « victimes » parmi les employés d’agences de publicité ou de cabinets de communication espagnols qui se rendaient en vacances en Maroc. Cela dura plus d’un mois sans que Madrid ne bronche.

      Autre moment gênant : la visite à Madrid, l’été dernier, de Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique nommé envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour le Sahara occidental. Il a rappelé à ses interlocuteurs qu’aux yeux des 53 pays de l’Union, l’Espagne est toujours la puissance administrative de ce territoire, comme le stipule l’avis légal rendu en 2002 par Hans Corell, alors secrétaire général adjoint aux affaires juridiques de l’ONU, et qu’elle devait donc jouer un rôle plus actif et promouvoir l’autodétermination. L’Espagne, a répliqué Ignacio Ibañez, secrétaire d’État aux affaires étrangères, « souhaite préserver le processus de négociation » mis en œuvre par l’ONU, même s’il est maintenant en hibernation. Les Marocains avaient demandé, en vain, au ministère des affaires étrangères espagnol de ne pas recevoir Chissano.

      Même si elle a mis une sourdine à sa revendication sur Ceuta et Melilla — les deux villes espagnoles sur la côte africaine —, Rabat ne baisse pas la garde sur le Sahara occidental. Il y a un an, Mbarka Bouaida, la « numéro deux » de la diplomatie marocaine, avait demandé à García-Margallo d’étendre la coopération espagnole au Sahara. Elle avait néanmoins précisé que dans les projets de développement, le territoire devrait être décrit comme faisant partie du Maroc et non pas comme étant « sous administration » marocaine. Pour le moment l’aide espagnole n’inclut pas cette ancienne colonie.


      INTÉRÊTS RÉCIPROQUES MAIS ARMES INÉGALES

      Depuis la grande crise de 2001-2002, provoquée, dans une large mesure, par un Aznar qui a un peu modifié la position de l’Espagne sur le Sahara, le Maroc a acquis plus de poids aux yeux de l’Espagne. Il y a maintenant plus de 800 000 immigrés marocains sur son territoire et le Maroc est son deuxième partenaire commercial en dehors de l’Union européenne (UE). Le royaume freine assez efficacement — sauf quand le roi se fâche — les vagues migratoires maritimes ou terrestres, à Ceuta et Melilla. Enfin, il fournit une aide dans la lutte antiterroriste d’autant plus précieuse que le nord-ouest du Maroc, d’où sont originaires un tiers des djihadistes marocains, a des liens très étroits avec ces deux villes.

      Mais l’Espagne est aussi devenue plus importante pour le Maroc. Devançant à présent la France comme partenaire commercial, elle lui fournit son deuxième contingent de touristes. Elle s’efforce, en tant que membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, de faire en sorte que le Royaume ne soit pas trop bousculé sur le Sahara. Elle est le pays de transit que traversent bon nombre d’immigrés qui rentrent pour les vacances, et pour les produits agricoles marocains. Elle est surtout, avec la France, la porte d’entrée dans l’UE par où passent tant d’intérêts marocains.

      Si les classes politiques espagnole et marocaine appuient ce rapprochement entre les deux pays, elles ne sont pas soumises aux mêmes règles politiques. En effet, alors qu’au Maroc les acteurs politiques ne rendent pas compte de leurs décisions aux citoyens, en Espagne, la prise en compte de l’opinion publique est nécessaire. Il n’y a même pas eu de débat à la chambre des représentants à propos des fuites massives sur les réseaux sociaux, cet automne, de documents officiels compromettants ! Malgré son interdépendance avec la France, le Maroc l’a « sanctionnée », pendant onze mois, interrompant la coopération judiciaire et antiterroriste.

      La marge de manœuvre de la classe politique espagnole est, de ce fait infiniment plus réduite que la classe politique marocaine, car il y a une opinion publique qui veut être informée et une légalité européenne qu’elle se doit de respecter. « Il ne sera jamais question de bloquer les immigrés marocains dans les ports d’Algeciras et d’Almeria pour les empêcher de rentrer chez eux », souligne un diplomate espagnol de haut rang. C’est pourtant ce que Mohammed VI craignait en 2001, au tout début de la crise avec l’Espagne. Il envoya alors rapidement à Madrid son ministre des affaires étrangères, Mohamed Benaïssa et celui de l’intérieur, Ahmed Midaoui, pour arracher des garanties sur le déroulement normal de l’opération transit des immigrés marocains à travers l’Espagne pendant l’été 2001. Il les obtint.

      « Nous ne jouons pas avec les même armes. Si nous le faisions, le royaume finirait par être ébranlé, comme il commençait déjà à l’être après la récupération militaire de Persil », poursuit le diplomate. Et de conclure : « Quand les Marocains resserrent l’étau, nous sommes perdants ».


      IGNACIO CEMBRERO

      1Le 14 novembre 1975, l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie signent à Madrid un accord tripartite sur l’avenir du Sahara occidental qui exclut totalement l’Algérie. Cet accord, que ne reconnaît pas l’ONU, prévoit le retrait de l’Espagne le 28 février 1976.

      2NDLR. Le Conseil de sécurité de l’ONU est composé des cinq membres permanents que sont la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie, et de dix membres non permanents élus par l’Assemblée générale pour un mandat de deux ans.

      3NDLR. L’îlot Persil est situé en Méditerranée, à 200 m de la côte marocaine et à 6 km à l’ouest de l’enclave espagnole de Ceuta.

      4Ignacio Molina (coord.), Hacia una renovación estratégica de la política exterior española, Informe elcano 15, 2014.



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      http://www.le360.ma/fr/politique/madrid-veut-preserver-ses-bonnes-relations-avec-rabat-37309

      MADRID VEUT PRÉSERVER SES BONNES RELATIONS AVEC RABAT

      Par Mohamed Chakir Alaoui
      le 13/04/2015 à 20h40 (mise à jour le 14/04/2015 à 04h35)



      En marge d’une réunion ministérielle tenue à Barcelone, les ministres des Affaires étrangères marocain et espagnol ont eu un entretien pour s’expliquer au sujet de la décision de la justice espagnole de remettre au goût du jour un vieux dossier traitant du Sahara.

      Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Garcia-Margallo, s'est entretenu à Barcelone avec son homologue marocain, Salaheddine Mezouar, au sujet des récents incidents qui ont entaché les relations maroco-espagnoles, a appris Le360 de sources diplomatiques. Les entretiens ont eu lieu en tête-à-tête et ce, en marge d'une réunion ministérielle de l'Union européenne avec les pays du Sud de la Méditerranée.

      En demandant à rencontrer Salaheddine Mezouar, Madrid veut ainsi jouer l'apaisement au lendemain de la décision d’un magistrat espagnol d'ouvrir un ancien dossier des années 1970 sur les provinces sahariennes.

      Le ministère marocain des Affaires étrangères considère que "le timing choisi pour ressusciter cette pseudo-affaire à l'approche des échéances onusiennes annuelles sur le Sahara renseigne sur les parties qui sont derrière ces manoeuvres". Selon les observateurs, l'Algérie et le Polisario sont à l'origine de ces tentatives qui visent notamment à porter atteinte aux relations entre deux pays alliés.


      Par Mohamed Chakir Alaoui


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      http://www.yabiladi.com/articles/details/35030/l-espagne-craint-crise-avec-maroc.html

      L'Espagne craint une crise avec le Maroc suite aux accusations de crime au Sahara [OCCIDENTAL]

      Publié le 10.04.2015 à 15h50 |
      Par Mohammed Jaabouk


      Vingt-quatre heures après l’annonce de la volonté d’un juge espagnol de poursuivre onze sécuritaires marocains pour crime au Sahara, Rabat n’a pas encore fait le moindre commentaire. Si l’Espagne peut craindre une répercussion diplomatique, le silence du Maroc pourrait plutôt laisser penser le contraire.

      La décision du juge Pablo Ruz de poursuivre 11 hauts responsables marocains pour « crime de guerre » au Sahara occidental aura-t-elle des répercussions sur l’entente entre Rabat et Madrid ? Le journaliste Ignacio Cembrero fait part de craintes de certains milieux politiques et diplomatiques de voir la coopération avec le Maroc entrer dans une zone de turbulence identique à celle qu’ont connue pendant presque une année les relations franco-marocaines. Le parallèle peut d’ailleurs être fait entre les deux affaires, puisque c’est une procédure judicaire lancée par un juge français contre le patron de la DGST, Abdellatif Hammouchi, qui a été à l’origine des tensions entre la France et le Maroc.


      Le timing profite aux thèses du Polisario

      Pour le moment, les autorités marocaines se murent dans un silence absolu. Une attitude qui contraste avec la rapide réaction dont avait preuvre le Maroc contre la France. Le royaume avait en effet très vite répliqué en décidant une suspension unilatérale de la convention judicaire entre les deux pays. La sanction a été ensuite aggravée par le gel par le royaume de la coopération sécuritaire avec Paris.

      Ce silence serait-il la conséquence d’une mobilisation du gouvernement Rajoy auprès de ses amis au royaume en vue de circonscrire l’onde de protestation des officiels de Rabat ? Si c’est le cas, ils auront été efficaces, surtout que le Maroc ne risque guère d’apprécier le timing de l’annonce de la saisine adressée par Pablo Ruz au tribunal de l’Audience Nationale.

      Le magistrat donne ainsi du grain à moudre à la propagande du Polisario, seulement à quelques jours de la présentation devant les membres du Conseil de sécurité d’un nouveau rapport du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur la question du Sahara occidental. Reste à savoir quand la procédure sera lancée contre les mis en causes, du moins pour ceux encore en vie puisque quatre des personnes citées dans la liste de Ruz seraient déjà mortes.

      Le Maroc n’est pas le seul à être dans le viseur du juge espagnol. Depuis août 2013, ce magistrat madrilène instruit également une plainte déposée par l'Association des portés disparus au Polisario (APDP) contre deux responsables du Polisario pour « génocide » et « torture ». Il s’agit de Brahim Ghali, l’ex-représentant du Front à Madrid, actuellement au même poste à Alger, et Mahjoub Lincoln, un membre des services de la sûreté. Les deux mis en cause avaient refusé de comparaitre devant Pablo Ruz.


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      http://www.yabiladi.com/articles/details/34797/l-espagne-comptait-residents-reguliers-marocains.html

      L'Espagne comptait 770 735 résidents réguliers marocains à fin 2014

      Publié le 02.04.2015 à 13h20 |
      Par La rédaction


      Le nombre de résidents réguliers marocains en Espagne s’élevait à fin 2014 à 770 735 selon les statistiques de l'Observatoire Permanent de l’Immigration. Le nombre de résidents étrangers en Espagne, avec certificat d'immatriculation ou permis de séjour en vigueur a diminué de 0,37% en 2014 et s’élevait à fin décembre à 4 925 089 personnes.
      Chez les Marocains, une légère baisse de 1,84% en 1 an a été notée. Les ressortissants du royaume restent la deuxième population étrangère la plus importante en Espagne derrière les Roumains, soit 15,65% des étrangers en situation régulière. Ces chiffres ne prennent toutefois pas compte les binationaux.

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      http://www.le360.ma/fr/medias/video-tarik-bnou-zyad-et-la-conquete-de-landalous-37801

      VIDÉO. TARIK BNOU ZYAD ET LA CONQUÊTE DE L’ANDALOUS

      Par Le360
      le 19/04/2015 à 12h41


      Ce soir sera diffusé à 21h30 sur Medi1 TV, le deuxième épisode de la nouvelle fiction historique «Notre histoire, notre fierté». A découvrir, les moments forts de la deuxième partie de l’opus réservé au chef de guerre musulman Tarik Bnou Zyad.

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      http://www.libe.ma/%E2%80%8B-Notre-Histoire-notre-fierte-Une-serie-inedite-pour-faire-decouvrir-les-grandes-pages-de-l-Histoire-marocaine_a60959.html

      “Notre Histoire, notre fierté” Une série inédite pour faire découvrir les grandes pages de l’Histoire marocaine


      «Notre Histoire, notre fierté » est la première série marocaine qui propose aux téléspectateurs de voyager à travers le temps et la vie des personnages qui ont forgé le Royaume du Maroc. Elle propose de suivre les trajectoires de rois, d’héroïnes, de chefs militaires, de conseillères, d’érudits ou encore de savants... Autant de personnages qui, à travers les plus grandes pages de notre passé, ont contribué à inscrire le Maroc aux premières loges de l’Histoire du monde.
      «Avec «Notre Histoire, notre fierté», Medi1 Tv propose aux familles marocaines, d’ici et d’ailleurs, de revenir sur les grandes périodes et les grands personnages de l’Histoire du Royaume. La chaîne entend ainsi développer la connaissance commune que les Marocains ont de leur passé mais encore et surtout offrir des moments de partage et d’échange dans tous les foyers. Le programme revêt ainsi une portée éducationnelle et intergénérationnelle qui en fait un véritable moment de partage», indiquent les producteurs dans un communiqué.
      Produite par Medi1 Tv, cette série qui se décline en plusieurs épisodes, quatre épisodes étant à chaque fois dédiés à un personnage historique, sera diffusée pour la première fois le dimanche 12 avril à 21h30. Les quatre premiers épisodes seront ainsi consacrés à Tarek Ibnou Ziad, commandant militaire, initiateur, entre 711 et 718, de la conquête islamique de la péninsule ibérique. Agissant sur ordre de Moussa Ibn Nocayr, gouverneur de l’Afrique sous le règne du calife omeyyade Alwalid ibn Abdul Malik, Tarek Ibnou Ziad est considéré comme un modèle d’héroïsme et un symbole d’ouverture et de tolérance, valeurs portées par les dirigeants musulmans, auprès des juifs et des chrétiens au temps des grandes conquêtes arabo-musulmanes.
      Ce premier volet rassemble des acteurs marocains de premier plan, ainsi que de jeunes espoirs. Parmi eux, Mourad Zaoui qui interprète le rôle de Tarek Ibnou Zyad ou encore Mehdi Ouazzani qui joue le rôle du Roi Rodrigue.
      Après Tarek Ibnou Ziad, « Notre Histoire, notre fierté » présentera d’autres personnages, toujours selon le même dispositif, à savoir quatre épisodes par personnalité. Trois autres figures historiques sont d’ores et déjà programmées. Le prochain volet nous fera donc découvrir Sayda Al Hora : épouse du Sultan Ahmed Alwattassi. Elle gouverna Tétouan au 16ème siècle et joua un rôle essentiel dans la libération de Ceuta. Elle est le modèle de la femme marocaine instruite et engagée dans la bonne gouvernance. Le programme prévoit également de proposer aux téléspectateurs des épisodes sur Abdeslam Ben Mchiche et Ahmad Al Mansour Addahbi.
      Il est, par ailleurs, à rappeler que pour permettre aux téléspectateurs de prolonger l’expérience Tarikhouna Fakhrouna, Medi1 Tv a en effet lancé un site Web entièrement consacré à la série et à l’Histoire du Maroc. Les internautes peuvent ainsi approfondir leurs connaissances des personnages de la série, de Tarek Ibnou Ziad à Sayda al Hora, en passant par Ahmad Al Mansour Addahbi et partir à la découverte des temps forts de leurs vies, tout en comprenant mieux le contexte historique dans lequel ils ont évolué. Le site propose aussi des informations sur les coulisses, des anecdotes de tournage et des entrevues avec les principaux protagonistes de cette fabuleuse aventure.


      Les lieux de tournage

      Le tournage de la première série de «Notre Histoire, notre fierté» s’est déroulé dans plusieurs régions du Maroc, puisque « notre pays dispose en effet d’un patrimoine architectural et naturel unique, qui offre une riche palette de décors », expliquent les producteurs. Tanger, Fès, Meknès, Kénitra, Bouknadel, Azzemmour ou encore Marrakech... La série a planté son décor dans des lieux et sites exceptionnels que le public marocain redécouvrira avec émotion.


      Les magnificences de la série Tarek Ibnou Ziad

      La porte dorée : en bronze et laiton ajourée, ciselée et dorée au mercure et à l’or 22 carats.
      Le lit à baldaquin royal : en bronze coulé et doré au mercure, avec une couverture en velours de soie.
      La couronne du roi Rodrigue : en or blanc, sertie de pierres précieuses (saphirs et diamants) avec des motifs en forme de croissant et d’étoile dans le style de l’empire ottoman du 17e siècle.
      L’épée de Tarek Ibnou Ziad : sertie de pierres turquoise avec une lame en acier et un cordon en soie naturel avec une teinte végétale, datant de la fin du 15e-début 16e.
      La cuirasse de cheval de Tarek Ibnou Ziad : cuirasse de chef de guerre en acier doré à la feuille d’or, datant du 16e siècle.
      Le costume d’Oum Lkhir : en brocard tissé a la main en soie et fil d’or dans le style de Fès, datant de la fin du 18e-début du 19e.


      Mehdi Ouassat
      Vendredi 10 Avril 2015

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      http://www.lemag.ma/Projection-en-premiere-de-la-nouvelle-serie-de-Medi-1-TV-Notre-Histoire-Notre-fierte_a89265.html

      Projection en première de la nouvelle série de Medi 1 TV "Notre Histoire, Notre fierté"

      MAP - publié le Mercredi 8 Avril 2015 à 16:05


      Casablanca - La nouvelle série TV "Notre Histoire, Notre fierté", qui sera diffusée par la chaîne de télévision Medi 1 TV à partir du 12 avril (21h30) a été projetée en première, mardi à Casablanca.

      Diffusée en présence des acteurs et du staff technique de production, ainsi qu'un parterre de journalistes, cette fiction, basée sur des faits historiques, retrace le parcours de personnages ayant marqué l'Histoire du Maroc.

      Après le premier épisode qui traitera de l'histoire de Tarik Ibn Zyad, la série présentera d'autres personnages, toujours selon le même dispositif, à savoir quatre épisodes par personnalité. Ainsi, la prochaine programmation fera découvrir la personnalité de Sayida Al Hora, épouse du Sultan Ahmed Al Wattassi qui gouverna Tétouan au 16ème siècle et joua un rôle essentiel dans la libération de Sebta. Elle est le modèle de la femme marocaine instruite et engagée dans la bonne gouvernance.

      Promesse de partage et de connaissance autour du patrimoine civilisationnel marocain, "Notre Histoire, Notre fierté" entend non seulement développer la connaissance commune que les Marocains ont de leur passé mais encore et surtout offrir des moments de rassemblement et d'échanges dans tous les foyers.

      Le programme revêt une portée éducationnelle et intergénérationnelle très forte. Il s'adresse en effet à tous les membres de la famille et est interprété en darija afin de permettre une meilleure transmission pour tout un chacun.

      Pour permettre aux familles et aux internautes de prolonger l'expérience de "Notre Histoire, Notre fierté", Medi 1 TV a créé un site web "www.tarikhounafakhrouna.ma ''. Consacré à l'histoire du Maroc, il proposera un univers très riche en contenu dédié à la série. Photos, vidéos, informations sur les coulisses de la série, anecdotes de tournage et entrevues avec les protagonistes de cette fabuleuse aventure, les internautes seront invités à vivre l'histoire du Maroc.

      Le premier volet de cette série, consacré à l'initiateur de la conquête islamique de la péninsule ibérique (8ème siècle), Tarik Ibn Zyad, rassemble des acteurs marocains de premier plan, ainsi que de jeunes espoirs. Parmi eux, Mourad Zaoui (dans le rôle de Tarek Ibn Zyad) et Mehdi Ouazzani (dans le rôle du Roi Rodriguez).

      La série a été tournée dans plusieurs régions du Maroc emblématiques de par la richesse du patrimoine architectural et naturel dont elles regorgent, en l'occurrence Tanger, Fès, Meknès, Kénitra, Bouknadel, Azemmour et Marrakech.


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      http://www.le360.ma/fr/sports/video-le-tifo-des-marocains-de-la-pena-madridista-37781

      VIDÉO. LE TIFO DES MAROCAINS DE LA PENA MADRIDISTA

      Par Mohamed Darouiche
      le 19/04/2015 à 10h45 (mise à jour le 19/04/2015 à 10h53)


      Le tifo a été déployé par un club de supporters basé à Casablanca

      Sa centaine de membres a encouragé l'équipe du Real Madrid lors du match contre Malaga (3-1), ce samedi, en hissant un tifo géant dans les tribunes du Santiago Bernabeu.

      Près de 80 000 supporters conquis, ont applaudi l'initiative préparée avec les associations des supporters du Real Madrid en Espagne et la direction du club à la "decima".Les membres de la Pena Madridista qui ont voyagé spécialement ce week-end à Madrid pour assister à la rencontre contre Malaga, ont déployé un tifo spectaculaire lorsque les Merengues sont apparus sur le terrain. Une image représentant l’union entre le Maroc et l’Espagne à travers une poignée de main et le club de la capitale espagnole en toile de fond.

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      http://www.le360.ma/fr/sports/la-pena-madridista-en-force-au-bernabeu-37735

      LA PENA MADRIDISTA EN FORCE AU BERNABEU

      Par Mohamed Darouiche
      le 18/04/2015 à 20h15


      La Peña Madridista avait mis le feu l'an dernier à Casablanca après le titre en Ligue des Champions.

      Une association de supporters du Real Madrid venue tout droit de Casablanca sera présente au stade Santiago Bernabeu pour assister à la rencontre face à Malaga, lors de la 32ème journée de Liga ce samedi soir.
      Un tifo géant sera notamment déployé.

      Les adhérents de la Pena Madridista sont près à tous les <sacrifices> pour suivre leur équipe favorite même en Espagne. Après le spectacle offert pendant la Coupe du Monde des clubs l’hiver dernier à Marrakech, ces derniers vont remettre le couvert, cette fois avec la bénédiction de la direction du club dans l’antre du Real Madrid, au Santiago Bernabeu. Samedi soir, un tifo de 400 m2 sera déployé dans les tribunes lors de la rencontre face au FC Malaga.
      Un total de 107 membres de cette association, dont des femmes, sont arrivés vendredi à la capitale espagnole pour accomplir les préparatifs nécessaires afin de porter ce tifo durant les 6 premières minutes, nous apprend la MAP.

      La présence de cette association à Madrid n'est pas passée inaperçue dans les médias locaux. Les journaux sportifs qui suivent l'actualité du Real Madrid ont consacré un large espace à la visite d'une centaine de ces supporters en Espagne. Le quotidien ''AS'' a même diffusé sur son site Internet un reportage audiovisuel de 2'35 minutes sur l'arrivée des membres de l'association à l'aéroport de Madrid.


      Par Mohamed Darouiche


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      http://www.le360.ma/fr/politique/mellilia-des-inscriptions-murales-pro-daech-mettent-a-rude-epreuve-les-autorites

      MÉLILLA: DES INSCRIPTIONS MURALES PRO-DAECH METTENT À RUDE ÉPREUVE LES AUTORITÉS ESPAGNOLES

      Par Ziad Alami
      le 15/04/2015 à 15h06 (mise à jour le 15/04/2015 à 16h14)


      Des inscriptions faisant l’apologie de l'organisation de"l'Etat islamique"ont été découvertes sur les murs du <préside> <occupé> de Mélilla. Les autorités espagnoles locales sont sur le grill.

      Stupéfaction générale à Méllilia, après la découverte le 12 avril, d’inscriptions pro-Daech taguées sur les murs du quartier périphérique du <préside> <occupé>, dit «Cañada Hidum», réputé être le QG des islamistes radicaux imprégnés de l’idéologie «jihadie».

      Ces inscriptions apologétiques de la littérature terroriste, accompagnées du sinistre emblème de Daech, ont suscité l’indignation de différentes sensibilités politiques de Méllilia, à l’image du parti «Coalition pour Méllilia» et le «Parti populaire» (PP, au pouvoir). Les deux formations ont jugé «inadmissible» ce genre d’actes dans un pays démocratique.

      Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de cet acte rédhibitoire. Les doigts sont pointés vers le groupe takfiri «Attawhid», qui a été coiffé par l’hispano-marocain Mostafa Allal Mohamed, alias «Abou Abderrahmane», alias «Baghou» (en détention à Madrid).


      Par Ziad Alami


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      2. SAHARA OCCIDENTAL-USA-MAROC-ALGÉRIE
      http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/04/11/article.php?sid=177117&cid=2

      DE WASHINGTON, EN PRÉSENCE DE LAMAMRA, JOHN KERRY MET LE CAP SUR LE RÉFÉRENDUM AU SAHARA OCCIDENTAL
      Bruxelles note une évolution significative américaine sur le dossier

      De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari


      A Bruxelles, le représentant de Robert-F Kennedy, proche de B. Obama, prédisait une évolution significative de la position américaine sur le dossier sahraoui. Le communiqué rendu public, à l’issue de la 3e session du dialogue stratégique Etats-unis-Algérie, valide les prédictions du think-tank américain...
      A Bruxelles, lors d’un prestigieux prix décerné à Aminatou Haidar, figure emblématique de la résistance sahraouie, le représentant du Centre Robert-F. Kennedy, fondation proche de Barack Obama, avait dit en aparté à quelques journalistes (dont celui du Soir d’Algérie) : «Sous le mandat d’Obama, la question sahraouie sortira du statu quo, la doctrine du président actuel s’accommode, parfaitement, du référendum d’autodétermination et des résolutions onusiennes sur le dossier.»
      Depuis, les indices apparents ou les indiscrétions «diplomatiques» tant à New York (siège de l’ONU) ou à Bruxelles, place forte et plaque tournante des enjeux et des conciliabules planétaires, tendent à accréditer les prédictions du think-tank américain. Les Etats-Unis n’ont pas cessé depuis l’investiture d’Obama, notamment lors du mandat actuel, de multiplier les gestes en faveur du Sahara occidental. L’an dernier, les Américains étaient sur le point de parrainer une résolution contraignante pour le Maroc destinée à l’élargissement des prérogatives de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis, sous colonisation marocaine. Le Conseil de sécurité de l’ONU a évité, de justesse, cette option mais en exigeant de Rabat des progrès sur la question. A la veille de l’étude de la question sahraouie par l’instance décisionnelle onusienne (fin avril en cours), rien n’indique, cependant, que le Maroc ait emprunté cette voie. Le palais royal et ses démembrements makhzéniens s’enferment, davantage aujourd’hui qu’hier, dans leur fuite en avant, dans le déni des réalités. Le Maroc travaille sur des bases de données erronées, se croyant important comme il l’était avant, aux yeux des Etats-Unis, incontournable même, se convainc-t-il. Pas plus faux comme analyse, pourtant. Les priorités américaines, l’Union européennes, voire de l’Otan dans la région ont muté profondément. Présentement, c’est l’Algérie qui est «la prunelle des yeux» de tout ce beau monde. Sur la lutte antiterroriste, le Sahel, la Libye, la Tunisie, fragile et traversant une crise économique sans précédent qu’une profonde relation avec Alger devient vitale pour ce pays voisin, l’immigration subsaharienne, autant de dossiers chauds qui nécessitent la coopération, la pleine coopération de l’Algérie. Alors que la diplomatie marocaine ne cesse de «fournir» à ses interlocuteurs occidentaux de fausses pistes, des mensonges emballés sous forme d’informations «prioritaires», concernant, notamment, la supposée implication du Polisario dans le terrorisme. Cette démarche cinglée est vouée, évidemment, à l’échec.
      Les fins limiers des renseignements des Etats-unis, de l’Otan et des pays européens qui savent — et travaillent même — avec le Polisario et la RASD sur le dossier de la lutte antiterroriste, remettent régulièrement des rapports qui invalident les élucubrations marocaines.
      Le communiqué commun signé et rendu public à l’issue de la 3e session du dialogue stratégique Etats-Unis-Alger et relatif à la question sahraouie marque, cependant, un tournant majeur. Les deux délégations aux pourparlers, conduites par Lamamra et John Kerry, conviennent d’une «solution politique mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Un peu plus loin dans le texte, relever que le tout doit être dans le cadre «d’arrangements conformes aux buts et principes de la Charte des Nations-Unies».
      Mohamed Abdelaziz, président de la République sahraouie, n’aurait pas hésité, un seul instant, à produire une telle déclaration tant elle est, point par point, conforme aux revendications de son peuple depuis quatre décennies. Ce qui donne du crédit, beaucoup de crédit, aux fuites, savamment distillées par le Robert-F. Kennedy Center à Bruxelles.


      A. M.

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      http://www.reporters.dz/a-quelques-jours-de-la-presentation-du-rapport-de-ross-sur-le-sahara-occidental-au-conseil-de-securite-les-americains-se-mettent-de-la-partie/48868

      A quelques jours de la présentation du rapport de Ross sur le Sahara occidental au Conseil de sécurité: Les Américains se mettent de la partie

      6 h 09 min


      Sur le plan diplomatique, la cause sahraouie avance lentement peut-être, mais à pas rassurants permettant aux Sahraouis de concrétiser l’objectif principal qu’est l’indépendance, d’autant que cette même cause ne cesse de marquer des points.

      La communauté internationale semble, en effet, de plus en plus consciente du droit des Sahraouis à l’autodétermination. En tout cas, les Etats-Unis ont exprimé leur soutien en faveur de la résolution 2152 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental et ont fait part de leur engagement à aider les parties au conflit (le Front Polisario et le Maroc) en vue de parvenir à une solution politique «juste, durable et mutuellement acceptable, qui assurera l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».
      En effet, dans un communiqué commun rendu public à l’issue de la troisième session du dialogue stratégique algéro-américain, tenue mercredi dernier à Washington, l’Algérie et les USA «ont exprimé leur soutien en faveur de la résolution 2152 du Conseil de sécurité des Nations unies et leur engagement à aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui assurera l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte des dispositions conformes aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations unies, relevant dans ce cadre le rôle et les responsabilités des parties». La troisième session du dialogue stratégique algéro-américain, rappelons-le a été co-présidée par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le secrétaire d’État, John Kerry.
      Le chef de la diplomatie algérienne a, à l’occasion, réaffirmé que l’Algérie continue de soutenir les efforts du secrétaire général de l’ONU ainsi que son envoyé spécial pour le Sahara occidental en vue d’une solution politique acceptable à même de permettre d’assurer l’autodétermination du Sahara occidental, conformément à la Charte de l’ONU et ses résolutions pertinentes.
      «Pour l’Algérie, il n’y a aucune alternative au règlement du conflit, en dehors de l’organisation d’un référendum libre et équitable d’autodétermination du Sahara occidental», a réaffirmé M. Lamamra.


      PLAIDOYER POUR L’ÉLARGISSEMENT DES PRÉROGATIVES DE LA MINURSO A LA SURVEILLANCE DES DROITS DE L’HOMME

      Nous ne quitterons pas les USA sans évoquer le Centre Robert-F.-Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (RFK Center) qui, dans un rapport accablant publié en 2012, au lendemain de son retour des territoires occupés du Sahara occidental, fustigeait le Maroc pour sa violation des droits des Sahraouis. C’est pourquoi RFK Center ne cesse d’appeler à l’urgence de l’instauration d’un «mécanisme international permanent afin de protéger les droits de l’homme du peuple sahraoui».
      Trois ans après, cette visite suivie de deux rapports, la fondation Kennedy maintient sa position sur la nécessité pour la Minurso d’avoir un droit de regard sur le respect ou non des droits fondamentaux des Sahraouis en territoires occupés. Dans son dernier rapport, publié il y a quelques jours, elle affirme que « les autorités marocaines continuent de commettre de graves violations des droits de l’Homme contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés ». Elle déplore « l’absence dans le mandat de la Minurso d’un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental » et exhorte à nouveau l’ONU à concrétiser cette démarche, précisant qu’il s’agit de la seule «mission onusienne de maintien de la paix qui n’inclut pas un tel mécanisme ».
      Dans le document de la fondation, il est fait état de près de 90 cas de violation des droits de l’Homme, notamment « des arrestations arbitraires, la violation du droit à la liberté de rassemblement et de circulation pratiquées contre les Sahraouis dans les territoires occupés ». Dans le même contexte, des organisations danoises, dont Afrika Kontakt, et le député danois Rina Ronja Kari ont souligné l’«urgente» nécessité de doter la Minurso d’une composante pour surveiller la situation des droits humains et protéger les ressources naturelles dans la Sahara occidental, exploitées illégalement par le Maroc et certaines entreprises étrangères. Idem en Italie où la Chambre italienne des députés a adopté, lors de l’examen, récemment à Rome, de la question de participation de l’Italie à la mission des Minurso, deux motions de soutien en faveur du peuple sahraoui.
      La première motion engage le gouvernement italien à «évaluer l’opportunité de poursuivre, le plus rapidement possible, la participation italienne à la Minurso et aux initiatives de soutien en faveur du peuple sahraoui, et à poursuivre l’activité diplomatique visant à parvenir à une solution juste et équitable du problème du Sahara occidental».

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      http://www.yabiladi.com/articles/details/35015/sahara-etats-unis-menagent-maroc-l-algerie.html

      Sahara [OCCIDENTAL]: Les Etats-Unis ménagent le Maroc et l’Algérie

      Publié le 10.04.2015 à 10h50 |
      Par Mohammed Jaabouk


      Le 8 et 9 avril, Washington a accueilli de nouvelles sessions du Dialogue stratégique avec respectivement l’Algérie et le Maroc. Sur le dossier du Sahara occidental, les Etats-Unis ont tenu à satisfaire leurs deux alliés régionaux. Chacun des deux pays maghrébins rivaux peut se prévaloir du soutien de l’Oncle Sam.

      Le Maroc attend le prochain examen de la question du Sahara occidental au Conseil de sécurité avec optimisme. Washington, le principal acteur sur ce dossier, a une nouvelle fois qualifié le plan d’autonomie proposé par Rabat en 2007 de « sérieux, réaliste et crédible », ajoutant qu’il « représente une approche potentielle qui pourrait satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité », indique le communiqué conjoint publié à l’issue de la 3ième session du Dialogue stratégique entre le royaume et les Etats-Unis tenu le jeudi 9 avril dans la capitale fédérale américaine.


      L’administration Obama donne satisfaction au Maroc

      Ce passage satisfait entièrement les officiels marocains à quelques jours de la présentation du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, d’un nouveau rapport sur le différend territorial opposant le royaume au Polisario, soutenu par l’Algérie. John Kerry a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement de son pays « en vue d’une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable à la question du Sahara », ajoute le texte.

      Le secrétaire d’Etat et son homologue marocain ont exprimé « leur attachement partagé pour l’amélioration des conditions de vie des populations du Sahara et ont examiné les voies appropriées pour atteindre cet objectif ». Cette mention était déjà apparue dans le communiqué sanctionnant le sommet de 2013 entre le président Barack Obama et le roi Mohammed VI. Il faut dire que les collaborateurs de Mezouar et Kerry n’ont pas eu à forcer leurs talents pour la rédaction de ce communiqué. Ils ont puisé de larges extraits du texte du 22 novembre 2013.


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      http://www.le360.ma/fr/politique/sahara-washington-reaffirme-son-soutien-a-loffre-marocaine-dautonomie-37005

      SAHARA [OCCIDENTAL]: WASHINGTON RÉAFFIRME SON SOUTIEN À L’OFFRE MAROCAINE D’<AUTONOMIE>

      Par Ziad Alami
      le 10/04/2015 à 08h30 (mise à jour le 10/04/2015 à 09h52)


      Le secrétaire d'Etat John Kerry et son homologue marocain, Salaheddine Mezouar, à l'issue des travaux de la 3ème session du Dialogue stratégique Maroc-Etats-Unis.

      La Maison Blanche a réitéré, par la voix de son secrétaire d’Etat John Kerry, son appui au plan marocain d’autonomie au Sahara, en le qualifiant de « sérieux, crédible et réaliste ».

      «Le plan marocain d’autonomie est sérieux, réaliste et crédible et représente une approche potentielle qui pourrait satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité», soulignent les Etats-Unis, dans le communiqué conjoint qui a sanctionné les travaux de la 3ème session du Dialogue Maroc-Etats-Unis, clôturée hier jeudi 9 avril à Washington.
      Dans ce communiqué, les Etats-Unis ont précisé, par la voix de leur secrétaire d’Etat John Kerry, qui a co-présidé avec son homologue Salaheddine Mezouar les travaux de cette 3ème session du Dialogue stratégique entre les deux pays alliés, que la position de Wasingtion sur la question saharienne est «demeurée constante depuis des années».
      Une constance inspirée par le bien-fondé de l'initiative marocaine pour octroyer un statut d’autonomie au Sahara, laquelle donne à la population des provinces du Sud de larges prérogatives d’autogestion, dans le cadre de la souveraineté marocaine.
      Evoquant le processus de pourparlers, engagé en 2007 sur la base de la proposition marocaine d’autonomie, mais resté bloqué depuis début 2008 en raison de la position contreproductive d’Alger, partie au conflit, et du Polisario, les Etats-Unis soulignent la nécessité du retour à la table des négociations pour trouver une solution politique acceptable au conflit créé autour des provinces sahariennes marocaines.
      Par la même occasion, les deux pays amis expriment leur disposition partagée à œuvrer pour «l’amélioration des conditions de vie des populations du Sahara» et «examiner les voies appropriées pour atteindre cet objectif».


      Par Ziad Alami


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      http://www.le360.ma/fr/politique/ouverture-de-la-3eme-session-du-dialogue-strategique-maroc-etats-unis-36955

      MAROC-USA: OUVERTURE DE LA 3ÈME SESSION DU DIALOGUE STRATÉGIQUE MAROC-ETATS-UNIS

      Par Ziad Alami
      le 09/04/2015 à 16h15 (mise à jour le 09/04/2015 à 19h53)


      Le coup d’envoi de la 3ème session du Dialogue stratégique Maroc-Etats-Unis a été donné, ce jeudi 9 avril à Washington, par le secrétaire d’Etat John Kerry et son homologue Salaheddine Mezouar.

      C’est parti pour la 3ème session du Dialogue stratégique Maroc-Etats-Unis, ce jeudi après-midi à Washington. Cette session, présidée par le secrétaire d’Etat John Kerry et le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar, est placée sous le signe du «Partenariat rénové, mutuellement avantageux».
      Lancé en septembre 2012, sous le mandat de l’ex-secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le Dialogue stratégique Maroc-Etats-Unis vise à approfondir davantage les relations entre les deux alliés historiques.
      Pour rappel, le Maroc est l’un des vingt pays alliés à avoir institué un «Dialogue stratégique» avec les Etats-Unis.


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      http://www.yabiladi.com/articles/details/34785/aides-maroc-washington-traine-rapport.html

      Aides au Maroc : Washington est à la traine par rapport aux monarchies du Golfe et à l’UE

      Publié le 02.04.2015 à 11h00 |
      Par Mohammed Jaabouk


      « Chris Coleman » poursuit la publication de documents confidentiels sur le Maroc. Sa dernière livraison est une étude sur les aides extérieurs allouées au royaume par des Etats et des groupements régionaux. Elle est l’œuvre de la Direction de la promotion et des affaires économiques du ministère des Affaires étrangères.

      L’apport des aides internationales est capital pour le Maroc. Le royaume ne peut s’en passer. Chaque année, il reçoit en moyenne 5,22 milliiards de dollars. A titre de comparaison, en 2013, Rabat a réservé presque le même chiffre aux interventions de la Caisse de compensation. Les flux financiers en provenance de l’Union européenne et les monarchies du Golfe tiennent le haut du pavé, assurant les moyens nécessaires à la réalisation de projets socio-économiques.

      Une évidence que le document publié sur Twitter par « Chris Coleman » vient de confirmer. Il s’agit d’une note sur les financements extérieurs alloués au Maroc. Une étude élaborée par la Direction de la promotion et des affaires économiques, relevant du ministère des Affaires étrangères, sur des périodes disparates, allant des années soixante jusqu’à 2017.


      L’Arabie saoudite et les Etats-Unis absents du top 5 des premiers contributeurs

      La France, le Japon, l’Allemagne les Emirats Arabes Unis et le Koweït sont les premiers contributeurs avec 11,94 milliards de dollars. Au niveau régional, l’Europe avec un total de 6,45 MM $ devance les Etats du Golfe et leur 3,53 MM $. L’Asie est troisième avec 3,41 MM $. En revanche, l’Amérique est quatrième avec seulement 829,5 millions $. Une position qui permet de nuancer certains discours faisant l’éloge de la solidité des relations entre Rabat et Washington.

      Entre 2007 à 2013, les Etats-Unis ont consenti une aide annuelle au royaume de 139 M$ dans le cadre du programme du Millennium Challenge Corporation. En revanche l’apport de l’USAID n’a même pas dépassé les 26 M$. Des chiffres très modestes par rapport aux 1562,7 millions de dollars de dons annuels en provenance des Emirats arabe unies entre 2000 et 2010 ou les 769 M$ annuels du Koweït entre 2002 à 2010.


      Les pays du CCG dépassent l’Union européenne

      Grâce aux 5 milliards de dollars d’aides accordées au Maroc pour la période 2012-2017, les membres du Conseil de coopération du Golfe se classent premiers contributeurs régionaux avec 833,3 millions dollars par an. L’Union européenne est deuxième avec 325,4 M$ annuellement, et ce depuis 1976, année de la signature d’un important accord de coopération entre le royaume et la Communauté économique européenne (CEE).

      La place de plus en plus prépondérante des Etats du CCG est un fort indicateur des liens solides unissant le Maroc à cette région. Le « Printemps arabe » a nettement contribué à les raffermir davantage pour toucher l’économie. « Le montant des contributions des pays du Golfe réaffirme l’importance de ces partenaires pour le Maroc. En effet, ces derniers atteignent 86% du total des contributions bilatérales dont bénéficie le royaume annuellement, avec au 1er rang les Emirats », indique la note de la Direction de la promotion et des affaires économiques.

      Cette tendance est appelée à durer dans le temps. Le danger Daesh et la menace chiite qui pèsent sur la stabilité et la sécurité dans la région devraient profiter à l'économie marocaine et notamment son budget général.

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/affaires-reseaux/2015/04/30/echaudee-la-mcc-s-appuie-sur-ladue-diligence-de-deloitte%2C108071375-ART?did=48352664&eid=217069

      RÉSEAUX D'AFFAIRES
      N°1153 DU 30/04/2015

      Echaudée, la MCC s'appuie sur la due diligence de Deloitte

      En pleine préparation de son grand retour au Maroc, la Millennium Challenge Corporation (MCC) multiplie les précautions pour pouvoir traquer, au centime près, les fonds qu'elle va y engager. L'agence américaine d'aide n'a pas oublié la fin peu glorieuse de son précédent programme dans le royaume : il s'était achevé en 2013 avec le limogeage du patron de l'Agence du partenariat pour le progrès (APP, chargée de mettre en œuvre les programmes de la MCC), Morad Abid, pour "usage inapproprié" des fonds (MC nº1072).

      Début avril, la MCC a donc chargé Deloitte d'assurer la due diligence de son programme d'aide au développement du foncier industriel, et ce jusqu'en 2020. Les enjeux sont énormes : les ministres de l'industrie, Moulay Hafid Elalamy, de l'urbanisme, Mohand Laenser, et de l'économie, Mohamed Boussaid (MC nº1135), ont réclamé la bagatelle de 280 millions de dollars pour financer ces réformes. Les terres industrielles sont très convoitées par les investisseurs - et les spéculateurs…

      La mission de Deloitte, facturée 4,7 millions $, devrait être réalisée en grande partie par Deloitte Maroc. Son patron, Fawzi Britel, ancien membre du cabinet de l'ex-ministre des finances Mohamed Berrada, préside l'Association marocaine de comptabilité.


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      3. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE-MAROC
      http://www.nouvellesdusahara.fr/role-de-la-france-une-fausse-neutralite/

      Rôle de la France : une fausse neutralité

      27 avril 2015
      Par Olivier Quarante


      Le texte proposé ici, dans une version remaniée et enrichie, est publié dans le livre « Lutter au Sahara », sorti mi-avril et disponible sur commande auprès de apsolument@...

      L’implication de la France dans le conflit du Sahara Occidental n’est pas récente et, selon de nombreux observateurs, elle explique en grande partie le statu quo qui touche ce territoire considéré comme non-autonome par l’ONU.

      En mai 2013, l’assemblée générale de l’ONU a remis la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser et a affirmé « le droit inaliénab<br/><br/>(Message over 64 KB, truncated)