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3190Droits de l'homme (mars 2015)

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    5 avr. 2015
      S O M M A I R E


      1. VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME PAR LE MAROC-DÉNONCES ET PLAINTES INTERNATIONALES
      - SPS (24-III-2015): Un prisonnier politique sahraoui entame une grève de la faim illimitée
      - ALTER MONDE (20-III-2015): Les sahraouis victimes de l’indifférence générale
      - AMDH (22-III-2015): Situation des droits de l’Homme au Maroc et au Sahara occidental
      - MAGHREB CONFIDENTIEL N°1146 (5-III-2015): A Paris, la plainte contre Hammouchi reste une patate chaude


      2. RESPONSABILITÉ INTERNATIONALE POUR LA PROTECTION DES DROITS DE L'HOMME
      - YABILADI (31-III-2015): Espagne : L'expulsion du Sahraoui condamné pour Gdim Izik suspendue
      - YABILADI (30-III-2015): Sahara [OCCIDENTAL]: Le Polisario envoie Amintou Haidar défendre ses thèses aux Etats-Unis
      - SPS (29-III-2015): L’activiste sahraouie des droits humains, Aminatou Haidar appelle au respect des droits des Sahraouis
      - SPS (26-III-2015): La Minurso n'avait pas le droit de rencontrer les prisonniers sahraouis
      - SPS (25-III-2015): "La question des droits de L’homme au Sahara Occidental doit relever du mandat de la MINURSO", estime un ancien responsable onusien (général Kurt Mosgaard, ex commandant en chef de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental - MINURSO)
      - LE 360 (12-III-2015): SAHARA [OCCIDENTAL]: NOUVELLE DÉFAITE DES ADVERSAIRES DU MAROC AU PARLEMENT EUROPÉEN


      3. BLOCUS INFORMATIVE DU MAKHZEN
      - SPS/LE TEMPS D'ALGÉRIE (11-III-2015): Droits de l'homme: l'UE déplore les difficultés d'accès dans les territoires sahraouis occupés
      - SPS (30-III-2015): Les autorités marocaines empêchent deux norvégiennes de visiter la ville occupée de Dakhla


      4. FARCE DU MAKHZEN
      - LIBÉRATION-MA (25-II-2015): L'UE se félicite du renforcement des antennes du CNDH au Sahara [OCCIDENTAL]. Un programme européen doté de 2,9 millions d'euros


      5. CINISME DU MAKHZEN
      - LIBÉRATION-MA (6-III-2015): Le Maroc condamne les <violations> des droits humains à Tindouf



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      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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      1. VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME PAR LE MAROC-DÉNONCES ET PLAINTES INTERNATIONALES
      http://www.spsrasd.info/fr/content/un-prisonnier-politique-sahraoui-entame-une-gr%c3%a8ve-de-la-faim-illimit%c3%a9e-0

      Un prisonnier politique sahraoui entame une grève de la faim illimitée

      mar, 24/03/2015 - 21:54


      Salé(Maroc) l 24 mars 2015 (SPS) Le prisonnier politique sahraoui Ahmed S'bai a entamé lundi une grève de la faim illimitée pour réclamer l’ouverture d’une enquête impartiale sur les conditions inhumaines et les mauvais traitements infligés à son encontre par les autorités pénitentiaires à la prison marocaine de Salé1, a indiqué une source judiciaire sahraouie.

      Cette grève de la faim est un moyen pour faire pression sur l'administration de la prison marocaine afin d’ouvrir une encquête sur la torture physique et psychologique contre le prisonnier sahraoui pour sa participation aux manifestations pacifiques réclamant les droits légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, a ajouté la même source.

      Il convient de rappeler que le prisonnier politique sahraoui Ahmed S'bai est un membre du groupe de prisonniers politiques sahraouis "GdeimIzik" , condamné à une peine d'emprisonnement à perpétuité.


      (SPS).

      90/97/TRD 242200 MAR 015 SPS

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      http://enprofondeur.altermondes.org/les-sahraouis-victimes-de-lindifference-generale/

      Les Sahraouis victimes de l’indifférence générale

      par OLIVIER QUARANTE


      Engagé depuis 1975 – et l’annexion du Sahara occidental par le Maroc ­ dans une lutte pour la reconnaissance de son territoire et de ses droits, le peuple sahraoui fait toujours face à la répression de la part des autorités marocaines. Un combat peu médiatisé, occulté même par une grande partie de la presse, sur lequel revient Altermondes, cinq ans après les événements de Gdeim Izik.

      À la mi-­octobre 2010, cela faisait déjà quelques mois que l’idée germait dans l’esprit d’activistes du Sahara occidental, territoire occupé par le Maroc depuis quarante ans : dresser un campement de tentes traditionnelles (les khaimas) à l’extérieur de la ville d’El Aaiún pour rassembler des milliers de Sahraouis et dénoncer la discrimination économique, sociale et politique dont souffre cette population. Après quelques tentatives avortées, le 10 octobre, une cinquantaine de tentes est montée à Gdeim Izik, à 12 km de la « capitale ». Le mouvement s’amplifie très vite. Le « camp de la dignité », comme il sera rapidement baptisé, comptera jusqu’à 6 610 khaimas, selon une estimation de l’Onu (1).

      Toujours selon l’organisation, le nombre de participants, qui a considérablement varié tout au long des trois semaines qu’a duré la mobilisation, aurait dépassé les quinze mille.

      Venant des environs mais aussi d’Espagne, où vit une diaspora importante, ou des camps de réfugiés installés près de Tindouf, en Algérie, les Sahraouis, femmes, jeunes, enfants ont le sentiment de vivre à Gdeim Izik un événement exceptionnel dans l’histoire de la lutte qu’ils mènent depuis 1975 et l’occupation du Sahara occidental par le royaume du Maroc, et plus particulièrement depuis le lancement, en 2005, de leur « intifada pacifique ». L’ampleur de la mobilisation est en effet considérable si on la ramène à la proportion, devenue très minoritaire, des Sahraouis dans ce territoire mais aussi compte tenu de la répression qu’exercent les forces de l’ordre marocaines contre tous ceux qui réclament le référendum d’autodétermination qu’une mission onusienne, la Mission des Nations­Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), doit organiser depuis 1991.

      Signe d'une colonisation durable. Le quartier de Wakkala à Dakhla, où des centaines de Marocains ont pu quitter un bidonville et construire « en dur » grâce à l'aide financière des pouvoirs publics. (Crédit photo : Olivier Quarante)

      Pour les Sahraouis, ce regroupement à Gdeim Izik permet de se compter et de montrer aux yeux du monde l’existence d’un peuple sahraoui. Un enjeu de taille tant, depuis le lancement en novembre 1975 de la légendaire « Marche verte », soi-disant pacifique quand elle fut autant politique que militaire, la stratégie marocaine consiste bien à annihiler les Sahraouis, en les noyant dans la masse des civils Marocains. En mettant sur les routes 350 000 Marocains pour « récupérer » les « provinces du sud », selon les termes de la propagande marocaine, Hassan II voulait montrer sa détermination et installer durablement ses sujets au Sahara occidental. Dans le même temps, plusieurs dizaines de milliers de Sahraouis ­peut-être 40 000­ quittent leurs terres pour se réfugier dans l’extrême sud-ouest de l’Algérie (où ils sont désormais entre 100 et 150 000).

      L’ONU, qui considère depuis 1963 le Sahara occidental comme un territoire non autonome, c’est-à-dire à décoloniser, n’a jamais empêché l’arrivée de nouveaux colons, attirés par les investissements importants réalisés par le royaume pour développer cette région au fort potentiel économique et essentielle pour la survie du Makhzen. Le Conseil de sécurité a beau réaffirmé, année après année, « sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », le niveau désormais atteint par la population marocaine ­qu’on ne connaît pas avec précision est un obstacle majeur à la tenue de cette consultation référendaire.


      SILENCE MÉDIATIQUE

      « Gdeim Izik, ça a été l’histoire d’un peuple libre, raconte aujourd’hui M., président d’une association pour la protection de la culture et du patrimoine sahraouis, interdite par le Maroc comme toutes les associations sahraouies.On y avait retrouvé une solidarité, une vie collective, loin de celles que nous vivons en ville. » Organisé trois mois avant les révoltes populaires en Tunisie, en Égypte, en Lybie et dans d’autres pays arabes, le camp de Gdeim Izik a pourtant été très peu médiatisé en France. Les suites encore moins.

      Dans cette émission de Là-bas si j'y suis, l’intellectuel américain Noam Chomsky affirme que Gdeim Izik aurait représenté les prémisses des révolutions arabes

      Pourtant, pour les Sahraouis, il y a bien un avant et un après Gdeim Izik. « Depuis, les gens n’ont plus peur, veut croire Mohamed Daddach, président du Comité de défense du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental (Codapso), après avoir été condamné à mort (5) puis détenu de 1976 à 2001. Maintenant, les Sahraouis descendent dans la rue et entonnent la chanson de la lutte pour notre droit à l’autodétermination. »

      Quelques 4 à 500 Sahraouis ont été arrêtés, majoritairement dans les années 1975­-1976, et détenus au secret dans les bagnes marocains. En 1991, plus de 300 ont été libérés. A ce jour, on reste sans nouvelles de plusieurs centaines de Sahraouis, morts en détention ou tués par l'armée marocaine.

      À El Aaiún, Boujdour, Dakhla et Smara, les grandes villes du Sahara occidental, ils n’hésitent plus à s’exposer pour témoigner devant les quelques journalistes qui parviennent à travailler sur place. Des manifestations pacifiques sont fréquemment organisées, comme celle de mai 2013, qui avait rassemblé au moins 2 000 personnes à El Aaiún, malgré l’état de siège militaire permanent et le quadrillage des quartiers sahraouis, pour protester contre la décision du Conseil de sécurité de l’Onu de renoncer à donner mandat à la Minurso de surveiller le respect des droits humains. Cette question de la surveillance des droits de l’homme est devenue une revendication centrale des militants sahraouis, et aussi du Front polisario, d’ONG et de plusieurs pays. D’abord parce qu’à ce jour, la mission de l’ONU sur place n’en a pas la compétence, alors que la plupart des missions onusiennes ­en tout cas les plus récentes intègrent un volet « droits de l’homme ». Ensuite, parce que le mouvement des Sahraouis à Gdeim Izik a démontré l’inadaptation de la Minurso au vu de l’évolution de la situation. La preuve la plus criante est le fait que, comme le souligne le rapport de Ban Ki­ moon présenté au Conseil de sécurité en avril 2011, « les tentatives de patrouilles militaires et les visites par le personnel de sécurité et de police des Nations Unies ont été empêchées ou stoppées à plusieurs reprises » par les forces de l’ordre marocaines, alors qu’elles souhaitaient observer la situation à Gdeim Izik. Un acte qui sera dénoncé par le secrétaire général de l’ONU car il a constitué une violation du cessez-le-feu et a entravé les capacités de la Minurso. Son mandat prévoit en effet que la mission « (…) est chargée de fonctions ordinaires de maintien de la paix comme le suivi, l’évaluation et la communication d’information concernant les événements locaux qui touchent ou intéressent la situation dans le Territoire ».


      DÉMANTÈLEMENT DANS LA VIOLENCE

      En l’absence d’observateurs internationaux (les journalistes étrangers, mais pas français, réussissant à aller sur place seront extrêmement rares), la situation à Gdeim Izik va dégénérer. Le 24 octobre 2010, un Sahraoui de 14 ans est tué par les forces marocaines à l’entrée du camp. Le 8 novembre, jour du démantèlement du village de tentes, « des membres des forces auxiliaires et de la police marocaines ont dispersé les manifestants par la force, à l’aide de gaz lacrymogènes, de canons à eau, de bâtons et de haut-parleurs montés sur des véhicules et des hélicoptères, et ont détruit le camp », a expliqué alors Ban Ki­ moon, Secrétaire général des Nations unies. Côté marocain, on annonçait la mort de onze membres des forces de sécurité et de deux Sahraouis, le second étant décédé lors des affrontements survenus par la suite dans El Aaiún. Mais, aucune enquête indépendante ne sera menée ni au moment du démantèlement, ni tout de suite après. Le 16 novembre 2010, une réunion exceptionnelle ­à huis clos­ du conseil de sécurité de l’ONU a eu lieu à la demande de plusieurs pays membres, mais la demande d’envoi d’une mission internationale pour faire la lumière sur les événements est rejetée. Pour le Maroc, cela aurait été un réel casus belli.

      Certains pays membres permanents préfèrent ménager la susceptibilité du royaume.


      Deux français (Lise Trégloze, 33 ans, et Anthony Jean, 31 ans) se sont rendus à trois reprises dans le campement de Gdeim Izik, entre le 23 et le 31 octobre 2010. Lise Trégloze revient sur ce « printemps sahraoui ».


      Quelles ont été vos premières impressions ?
      Lise Trégloze : Nous étions impressionnés ! Nous avions tous les deux beaucoup voyagé et vécu plusieurs expériences incroyables mais celle­-ci dépassait tout ! Je n’avais jamais vu de camp de réfugiés et celui-­ci y ressemblait beaucoup, mais sans le côté triste et déprimant. Au contraire, une fois les barrages policiers et militaires passés, nous entrions dans un grand village où tout le monde circulait librement, saluait son voisin dans la joie, échangeait des discussions sans peur d’être écoutés, bref un grand sentiment de liberté alors que depuis notre départ, plus de deux mois auparavant, nous étions dans une pression permanente (tout le temps suivis, sur écoute…) à cause de notre reportage sur les mouvements sociaux au Maroc.

      Quels aspects de cette vie au milieu du désert retenez-­vous, dans ces conditions matérielles précaires et, rapidement, dans un contexte sécuritaire particulier, avec un encerclement policier et militaire ?
      L.T. : C’est vrai que les conditions de vie étaient difficiles dans le campement et l’armée marocaine faisait tout pour la rendre impossible : le mur qui encerclait le campement empêchait son développement et allait tôt ou tard poser un problème sanitaire à cause des déchets. L’armée bloqua quelques jours après notre arrivée l’entrée de nouvelles tentes et de matériel pour la construction de sanitaires. La survie des personnes dans le campement dépendait des aller­-retours avec El Aaiun pour l’approvisionnement en eau, gaz (pour les repas et le thé), nourriture. Il n’y avait qu’un puits avec de l’eau sale et le comité d’organisation avait imposé une restriction d’eau pour chaque famille. Mais tout était bien organisé. Chacun allait manger chez son voisin. Il y avait même un « magasin gratuit » où la nourriture en trop était déposée pour qui en avait besoin.

      Avec le recul, que pensez-­vous de la médiatisation de Gdeim Izik ?
      L.T. : Pour nous qui étions à l’intérieur et après avoir mieux compris l’histoire du peuple sahraoui et ce que représentait cette mobilisation, nous nous attendions naïvement que ce soit sur toutes les TV. Or, ce ne fut absolument pas le cas. Nous avons été très déçus des médias français, mais nous avons pris conscience de l’embargo médiatique bien plus tard, de retour en France. Quelques mois plus tard commençait le printemps arabe et là, la presse française a été beaucoup plus réactive. Je pense que c’est aussi une question politique. Mais qui sait comment Gdeim Izik aurait été médiatisé s’il était survenu entre la chute du dictateur tunisien et le dictateur égyptien ?


      Retrouver l’intégralité du témoignage surwww.nouvellesdusahara.fr

      Le bilan précis des violences in situ et qui ont embrasé la ville d’El Aaiun dans les heures suivantes restera donc inconnu. Sur le nombre de morts, l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture (Acat­ France), le CCFD­Terre Solidaire, Human Rights Watch et Oxfam France préfèrent utiliser le conditionnel dans un communiqué commun le 25 novembre 2010. Y a­-t-­il eu d’autres morts côté sahraoui ? L’Association sahraouie des victimes de violations graves des droits de l’Homme commises par l’État marocain (ASVDH) cite dans son rapport le cas d’un autre Sahraoui, ce que relève également Human Rights Watch. Le rapport de l’ONU d’avril 2011 souligne que : « Les troubles qui se sont poursuivis avant de se calmer au cours des jours suivants ont fait de nombreux morts et blessés et causé d’importants dommages matériels ».


      DOCUMENT
      Rapport du Secrétaire général de l'ONU sur la situation concernant le Sahara occidental - Avril 2011

      La réaction des forces de sécurité a été d’arrêter des centaines de Sahraouis. Ghalia Djimi, vice-présidente de l’ASVDH, avance le chiffre de plus de 400. « Plus de deux cents ont été détenus au commissariat pendant quelques jours puis ont été libérés sans qu’ils soient présentés devant un tribunal, explique-­t-­elle. Cent quarante autres personnes sont passées devant le tribunal, qui les a renvoyées à la prison noire d’El Aaiún. Elles y sont restées entre un et cinq mois. Elles ont été torturées ou maltraitées, puis relâchées. Toutes en liberté provisoire… Cette situation empêche toujours la quasi­majorité d’entre elles de poursuivre leur militantisme. »

      Interview étonnante en juillet 2013 du président de l'antenne de El Aaiun du Conseil national des droits de l'homme du Maroc


      Les mains libres, la communauté internationale préférant se maintenir à distance de cet événement le plus violent depuis le cessez-le-feu de 1991, l’Etat marocain laissera faire, voire orchestrera, les attaques de maisons de Sahraouis par des civils Marocains. Il va aussi chercher très vite à neutraliser les leaders ou ceux considérés comme tels, comme il le fait dans chaque ville où des mouvements sahraouis commencent à prendre une certaine ampleur. Entre le 7 novembre 2010 et décembre 2012, vingt-cinq Sahraouis seront arrêtés. Jugés le 17 février 2013 par le tribunal militaire de Rabat, ils ont été condamnés à des peines très lourdes – dont neuf à la perpétuité, quatre à 30 ans de prison, sept à 25 ans et trois à 20 ans. Il faut dire que l’acte d’accusation était très grave. Le pouvoir marocain leur reprochait de « retenir un nombre considérable de citoyens » et d’avoir utilisé armes blanches, de cocktails Molotov et de voitures 4×4 pour tuer « intentionnellement » la mort d’un groupe de membres des forces de l’ordre, lorsque ces dernières intervenaient pour « libérer les citoyens retenus par les accusés ».

      Le procès a été dénoncé par de nombreuses ONG. L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a demandé la libération immédiate du groupe et Amnesty International a dénoncé un jugement « inique ». De son côté, l’Acat­ France a relevé que « aucune preuve n’a jamais pu être apportée pour démontrer (leur) implication dans (les) morts (des policiers), si ce n’est les aveux qu’ils ont tous signés sous la torture ».

      En vain. Ils sont toujours détenus dans la prison de Salé, près de Rabat, et mènent régulièrement des grèves de la faim pour dénoncer leur situation carcérale et le caractère politique de leur procès. Aucune enquête n’a été ouverte sur ces allégations de torture.


      C’est en France que la situation d’un de ces prisonniers, Naama Asfari, a connu un rebondissement avec le dépôt par lui, son épouse française (Claude Mangin) et l’Acat, d’une plainte à Paris en février 2014 pour torture ou complicité de torture et mauvais traitements. En septembre de la même année, la plainte est déclarée recevable et crée même un précédent en France en reconnaissant le statut de victime directe à l’épouse du militant dans une affaire de torture.

      L’engagement d’Acat ­France auprès d’un des détenus, le militant Naama Asfari, à travers les plaintes déposées en France et auprès du Comité contre la torture des Nations unies, a valu à l’ONG d’être poursuivie à son tour fin janvier 2015 par le ministère de Justice du Maroc.

      Autre point important : la plainte vise nommément 23 policiers, dont une quinzaine ferait partie de la DGST, le service de contre-espionnage marocain dont le directeur, Abdelatif Hammouchi. Celui-là même qui a été au centre de la crise diplomatique franco-marocaine puisqu’il avait été convoqué en février 2014 par la vice-­doyenne des juges d’instruction du TGI de Paris chargée d’instruire une autre plainte pour torture, déposée par un franco-marocain.

      Que deviendra cette instruction ? Pas plus que lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU s’est saisi des événements de Gdeim Izik, le pouvoir français semble volontaire pour laisser la vérité éclatée. En effet, le nouvel accord de coopération judiciaire, négocié entre les deux pays pour mettre fin à leur brouille, rend plus qu’incertaine la possibilité qu’aurait encore la justice française de poursuivre un Marocain pour un acte commis au Maroc. Dans ce contexte, il est aussi improbable que le prochain Conseil de sécurité dédié à la question sahraouie puisse prendre une décision qui imposerait une réelle avancée à un royaume qui a fait du Sahara occidental une cause sacrée.


      Olivier Quarante – Journaliste et animateur de www.nouvellesdusahara.fr

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      http://amdhparis.org/wordpress/?p=2250

      Situation des droits de l’Homme au Maroc et au Sahara occidental.

      22 mars 2015


      Bien que certains progrès aient été constatés en matière de respect des droits de l’Homme, ces derniers doivent encore être garantis dans la législation et dans la pratique et sont soumis actuellement à des restrictions inquiétantes, a déclaré le REMDH aujourd’hui dans son rapport de mission.

      Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) a organisé une mission au Maroc et au Sahara occidental du 14 au 21 septembre 2014, afin d’y évaluer la situation en matière de respect des droits de l’Homme.

      En 2011, des manifestations de masse ont secoué le pays, en même temps que des soulèvements historiques frappaient le monde arabe. En réponse à ces protestations, le roi Mohammed VI a lancé une réforme constitutionnelle et une nouvelle constitution a été adoptée en 2011. Le Royaume a ratifié de nombreuses conventions internationales dont l’instrument nécessaire à l’intervention du rapporteur spécial sur la torture. En revanche, trois ans plus tard, de nombreuses dispositions constitutionnelles ne sont toujours pas appliquées, que ce soit dans la législation ou dans la pratique.

      S’Il convient de relever certains progrès dans le domaine des droits de l’Homme au Maroc, notamment la campagne, fût-elle imparfaite, de régularisation des étrangers en situation irrégulière, le harcèlement de plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme, en particulier de l’AMDH, constitue une violation de l’article 29 de la nouvelle constitution. Les autorités marocaines tentent ainsi d’entraver le travail des défenseurs des droits de l’Homme, d’autant plus depuis les déclarations du ministre de l’intérieur, Mohamed Hassad, devant le parlement marocain le 15 juillet de l’année dernière. M. Hassad a en effet accusé les organisations non gouvernementales de subir des influences étrangères et de compromettre la réputation et la sécurité du pays. Les poursuites engagées contre ceux et celles qui dénoncent la torture relèvent d’une volonté d’intimidation de même nature.

      Au Sahara occidental, des restrictions à la liberté de réunion et de manifestation continuent d’être imposées plus qu’ailleurs. Les manifestations politiques et de solidarité sont systématiquement interdites ou réprimées dans la violence par les forces de police qui agissent en toute impunité. La torture demeure également une pratique courante. De plus, la situation des droits économiques et sociaux est négligée, et les libertés individuelles et publiques sont limitées par des contrôles de police draconiens.

      Les autorités marocaines doivent veiller à ce que les libertés de réunion, d’expression, d’association et de manifestation pacifique puissent être exercées par tout individu ou groupe d’individus sans discrimination fondée sur l’origine, l’opinion, le sexe et la religion. Le Maroc doit mener sans tarder des enquêtes indépendantes et impartiales quant aux plaintes de violations des droits de l’Homme par les membres des forces de l’ordre. Il doit également veiller à traduire les coupables présumés en justice.
      Toutes les lois organiques prévues par la constitution doivent être adoptées sans tarder et les réformes attendues en matière judiciaire comme dans la lutte contre les violences faites aux femmes doivent être mises en œuvre.

      Dans ses recommandations aux autorités marocaines, l’Union européenne doit accorder la priorité aux libertés d’association, d’expression et de manifestation, à la fin des mauvais traitements en prison et dans les centres pénitentiaires, ainsi qu’à l’indépendance de la justice. L’UE devrait par ailleurs intégrer la composante des droits de l’Homme pour le Sahara occidental dans son accord PEV avec le Maroc et soutenir la mise en place de mécanismes internationaux permanents pour contrôler et garantir le respect des droits de l’Homme dans le Sahara occidental.
      Enfin, le REMDH a pris acte du silence que le Front Polisario a opposé à sa demande de visiter les camps de Tinduf, ce qui n’est pas de nature à dissiper ses inquiétudes en matière de droits de l’Homme dans ces lieux.

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/hommes-de-pouvoir/2015/03/05/a-paris-la-plainte-contre-hammouchi-reste-une-patate-chaude%2C108064628-BRC?did=48352664&eid=214677

      CERCLES DE POUVOIR
      N°1146 DU 05/03/2015

      A Paris, la plainte contre Hammouchi reste une patate chaude

      Selon des sources judiciaires, le dossier brûlant de Naama Asfari passe de main en main chez les juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris.
      La plainte du militant sahraoui, qui poursuit le patron de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), Abdellatif Hammouchi, se trouve dorénavant dans les bureaux de la magistrate Nathalie Turquey. Elle est la quatrième à être chargée du dossier. Celui-ci a d'abord été confié à la juge Sabine Kheris - qui avait tenté de convoquer le chef du renseignement en février 2014 -, avant d'être transféré au nouveau pôle "crimes contre l'humanité" et au juge David De Pas. Ce dernier se l'était vu retirer au profit de Marie-Pierre Coquel, qui s'est empressée de le transmettre à Nathalie Turquey avant de rejoindre le cabinet de la maire de Paris, Anne Hidalgo.


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      2. RESPONSABILITÉ INTERNATIONALE POUR LA PROTECTION DES DROITS DE L'HOMME
      http://www.yabiladi.com/articles/details/34720/espagne-l-expulsion-sahraoui-condamne-pour.html

      Espagne : L'expulsion du Sahraoui condamné pour Gdim Izik suspendue

      Publié le 31.03.2015 à 13h22 |
      Par La rédaction


      L'expulsion de l’activiste sahraoui condamné à la prison à perpétuité au Maroc pour sa participation aux événements de Gdim Izik en 2011, Hassan Aalia, a été finalement suspendue, rapporte la presse espagnole. L’Audience Nationale, la plus haute juridiction du pays, a décidé dans une résolution, datée du vendredi 26 mars, de suspendre temporairement le renvoi au Maroc de Hassana Aalia comme décidé précédemment par le ministère espagnol de l’Intérieur.

      Le cas Aalia avait suscité des réactions au Parlement espagnol. La Commission d’Aide aux Refugiés du Pays Basque (CEAR Euskadi) avait plaidé pour que le Sahraoui reste dans le pays, alors que l’Intérieur avait décidé son expulsion.

      « Cette personne, si elle remplit les conditions pour rester légalement en Espagne, ne se verra pas obligé d'être expulsée de notre pays en vertu du refus de cette demande d'asile », avait ensuite fait savoir Jorge Fernández Diaz, le ministre de l’Intérieur, rappelant que Hassana Aalia avait déjà déposé un recours auprès de l’Audience Nationale.

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      http://www.yabiladi.com/articles/details/34676/sahara-polisario-envoie-amintou-haidar.html

      Sahara [OCCIDENTAL]: Le Polisario envoie Amintou Haidar défendre ses thèses aux Etats-Unis

      Publié le 30.03.2015 à 13h15 |
      Par Mohammed Jaabouk


      Si Mohamed Abdelaziz est loin des camps de Tindouf, puisque de nouveau hospitalisé en Italie, le Polisario joue la carte Aminatou Haidar. La native de Tan-Tan a été missionnée pour répandre la parole du Front aux Etats-Unis, auprès de membres du Conseil de sécurité, des responsables de l'ONU et d’organisations des droits de l’Homme.

      Le Polisario joue la carte Aminatou Haidar. La présidente de l’association CODESA a été dépêchée aux Etats-Unis en vue de plaider l’élargissement des prérogatives de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental. Encore une fois, c’est le Centre Robert Kennedy, dirigé par Kerry Kennedy, qui s’est chargé de préparer l’agenda américain d’Aminatou.

      La sahraouie a déjà eu des réunions avec deux représentants de pays membres du Conseil de sécurité, à savoir l’Irlande et le Nigéria, deux Etats entièrement acquis aux thèses du Polisario. Elle a également rencontré quelques hauts cadres au sein de l’organisation des Nations Unies, notamment le directeur de cabinet de Ban Ki-moon et le directeur des missions de paix de l’ONU.

      En pariant sur Aminatou, la direction du Front tente de rattraper le terrain perdu au Parlement européen, notamment suite au scandale du détournement massif des aides destinées à la population des camps. La présidente de la CODESA, lauréate du prix Robert Kennedy en 2008, joui en effet d’une bonne notoriété aux Etats-Unis, notamment auprès des organisations des droits de l’Homme, tel le Centre RK ou Human Rights Watch. Une réputation totalement mise au profit du Polisario et de l’Algérie.


      Une réaction de la partie marocaine ?

      Cette offensive diplomatique intervient à un moment crucial pour le dossier du Sahara occidental. Mi-avril, le secrétaire général de l’ONU devra présenter au Conseil de sécurité, un nouveau rapport sur la question. Généralement, cette période est propice à l’action diplomatique, et le Polisario a pris l’initiative. Le Maroc devrait riposter par l’envoi d’une délégation à New York et Washington pour défendre sa position.

      Une mission qui sera sans doute confiée à des représentants d’institutions constitutionnelles comme le CNDH et le Conseil économique, social et environnemental qui sont mieux armés pour une telle mission. Ce sont en effet deux organismes ayant développé, chacun dans son domaine, des approches réussies dans le traitement des revendications de la population de la province.


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      http://www.spsrasd.info/fr/content/l%e2%80%99activiste-sahraouie-des-droits-humains-aminatou-haidar-appelle-au-respect-des-droits-des-s

      L’activiste sahraouie des droits humains, Aminatou Haidar appelle au respect des droits des Sahraouis

      dim, 29/03/2015 - 10:13


      Washington (USA), 29 mars 2015 (SPS) L’activiste sahraouie des droits humains, Aminetou Haidar a appelé le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités en élargissant les pouvoirs de la MINURSO pour inclure la surveillance, la protection et le rapport de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental occupé.

      Elle a également demandé au Haut commissariat des droits de l’homme de l’ONU à intensifier les visites de ses rapporteurs au Sahara occidental et à dépêcher une mission pour enquêter sur les violations des droits humains des Sahraouis commises par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental, pour avoir appelé au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

      Mme Haidar, également présidente du Collectif sahraoui des droits humains (CODESA) se trouve depuis quelques jours en visite de travail aux Etats-Unis en partenariat avec la Fondation Robert F. Kennedy pour la justice et droits de l'homme, afin de sensibiliser l’opinion publique des USA sur les graves violations des droits humains perpétrées par le Maroc contre les civils sahraouis sans défense dans les territoires occupés du Sahara occidental.

      Mme Aminatou Haidar a reçu de la plupart des membres du Conseil de sécurité: les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Espagne, Nouvelle-Zélande, l'Irlande et le Nigeria. Elle a aussi reçu le directeur du Bureau du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et le directeur des missions de maintien de la paix et des membres du Haut Commissairiat aux droits de l'homme.

      Durant ces réunions Mme Aminatou Haidar, a insisté sur la nécessité pour que le Conseil de sécurité assume ses responsabilités en élargissant les pouvoirs de la MINURSO pour inclure la surveillance et la protection des droits de l'homme au Sahara occidental, ainsi que l’intensification des visites des rapporteurs spéciaux du Haut Commissariat aux droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, appelant à accélérer l’envoi d’une mission pour enquêter sur les violations commises dans les villes sahraouies occupées.


      (SPS)

      020/090/TRD 291106 MARS 015 SPS

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      http://www.spsrasd.info/fr/content/la-minurso-navait-pas-le-droit-de-rencontrer-les-prisonniers-sahraouis

      La Minurso n'avait pas le droit de rencontrer les prisonniers sahraouis

      jeu, 26/03/2015 - 11:40


      Strasbourg, 26 mars 2015 (SPS) La Mission Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) n'avait pas le droit de se rendre aux manifestations qui se déroulaient dans le zones occupés par le Maroc et encore moins rencontrer les prisonniers sahraouis, a révélé jeudi à Strasbourg le général Kurt Mosgaard, ancien commandant en chef de la Minurso.

      Le général Mosgaard qui était l'invité de l'Intergroupe sur le Sahara occidental au Parlement Européen, pour se prononcer notamment sur la question des droits de l’homme dans les zones occupées par le Maroc, a indiqué que la Minurso n'était également pas autorisée à rencontrer les populations locales.

      Il a indiqué que "les droits de l'homme doivent être respectés au Sahara Occidental qui est toujours une colonie", estimant que la supervision de cette question, également dans les campements des réfugiés, doit relever du mandat de la Minurso.

      Dans le même cadre, l'ancien commandant en chef de la Minurso (2005-2007) n'a pas manqué de parler sur les richesses naturelles du Sahara Occidental exploitées illégalement par le Maroc, soulignant l'importance de s’en tenir à l'avis juridique de l'ancien sous-secrétaire aux Affaires étrangères et conseiller juridique des Nations unies, le suédois Hans Corell, de 2002, qui stipule que "l'exploitation de ces mêmes ressources est illégale selon le droit international".

      Le général a également mis en évidence le positif et le bénéfique que constitue l'avènement d'une solution "juste" et "pacifique" du conflit du Sahara Occidental pour l'Europe, critiquant au passage l'Union Européenne pour ne pas s'impliquer davantage dans la recherche d'une telle solution.

      Il a rappelé à cet effet, que la mission assigné à la Minurso est l'organisation du référendum. "Le Front Polisario a accepté le plan Baker III alors que le Maroc l'a rejeté", a-t-il insisté.

      Rappelant brièvement l'historique du colonialisme marocain contre le Sahara Occidental, en dressant le bilan de la situation difficile du peuple sahraoui, le général a démenti que l'aide humanitaire ait été détournée par les sahraouis, pour avoir effectué lui-même des tournées d'inspection sur le terrain, pendant qu'il était commandant en chef de la Minurso.

      Dressant un bilan négatif sur la situation qui prévaut au Sahara occidental, le général a rappelé notamment le danger que représentent les mines (estimées à 6,5 millions unités) tout le long et autour, du mur de plus de 2300km, bâti par les forces marocaines et divisant en deux le territoire du Sahara Occidental.

      L'exposé de M. Mosgaard a été suivi par des questions et des commentaires, notamment par celle de l'eurodéputé Ivo Vagl qui a réitéré la responsabilité des membres du Conseil de sécurité vis-à-vis de la décolonisation du Sahara Occidental, qui selon lui, doivent cesser toute complaisance à l'endroit du Maroc et sa politique d'occupation et de répression au Sahara Occidental.

      Il a demandé à la France de ne pas continuer son rôle négatif au Sahara Occidental. Les Eurodéputées Jytti Guteland et Bodil Ceballos ont pour ce qui les concerne, dénoncé l'instrumentalisation politique de l'aide humanitaire octroyé aux réfugiés sahraouis et les violations par le Maroc des droits du peuple sahraoui pour l'autodétermination et la liberté.


      (SPS)

      020/090/700 261136 MARS 015 SPS

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      http://www.spsrasd.info/fr/content/la-question-des-droits-de-l%e2%80%99homme-au-sahara-occidental-doit-relever-du-mandat-de-la-minurso-

      "La question des droits de L’homme au Sahara Occidental doit relever du mandat de la MINURSO", estime un ancien responsable onusien

      mer, 25/03/2015 - 10:30


      Chahid ElHafed, 25 mars 2015 (SPS) Le général Kurt Mosgaard ex commandant en chef de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) a estimé "que la supervision de la question des droits de L’homme au Sahara Occidental, comme aux campements de réfugiés, doit relever du mandat de la MINURSO.

      Le général Kurt Mosgaard ex commandant en chef de la MINURSO de 2005 à 2007 qui était l’invité de l’Intergroupe sur le Sahara Occidental au Parlement Européen, a appelé au respect des droits de l’homme au Sahara Occidental "qui est toujours une colonie".

      Dans son exposé aux participants á cette réunion, il a fait état de son expérience au Sahara Occidental, rappelant brièvement l’historique du conflit, puis dressant le bilan de la situation difficile faite au peuple sahraoui.

      II a rappelé notamment le danger que représentent les mines (estimées à 6,5 millions unités) tout le long et autour, du mur de plus de 2300km, bâti par les forces marocaines, et divisant en deux le territoire du Sahara Occidental.

      Il a par ailleurs rappelé que la mission assignée à la MINURSO est l’organisation du referendum. Le Front POLISARIO a accepté le plan Baker III alors que le Maroc l’a rejeté.

      S’agissant de l’aide humanitaire destinée au réfugiés sahraouis, l’ex Commandant de la MINURSO a démenti que "l’aide humanitaire ait été détournée par les sahraouis, pour avoir effectué lui-même des tournées d’inspection sur le terrain, pendant qu’il était commandant en chef de la MINURSO".

      Il aussi rappelé l’épisode d’avoir ordonné d’ôter les drapeaux marocains du dessus du quartier général de la MINURSO á El Aaiun occupée. Ce qui a provoqué l’ire des autorités marocaines.

      Au sujet des droits de l’homme dans les zones occupés par le Maroc "la MINURSO ne pouvait pas rencontrer les prisonniers sahraouis, ni se rendre aux manifestations, et n’est autorisée à rencontrer les populations locale", a-t-il relevé.

      Il a évoqué le positif et le bénéfique que constitue l’avènement d’une solution juste et pacifique du conflit du Sahara Occidental, pour l’Europe, critiquant au passage l’Union Européenne pour ne pas s’impliquer davantage dans la recherche d’une telle solution.

      Au sujet de des richesses naturelles du Sahara Occidental il a martelé qu’il faut s’en tenir à l’avis juridique de Hans Corell de 2002, qui stipule que l’exploitation de ces mêmes ressources est illégale selon le droit international.

      L’exposé du Gl. Kurt Mosgaard a été suivi de questions et de commentaires de députés présents. Ainsi le député José Inácio Faria a dénoncé les violations des droits de l’homme dans le Sahara Occidental occupé et l’expulsion des observateurs indépendants comme ce fut le cas pour Isabelle Lourenço récemment d’El Aaiun occupée.

      L’eurodéputé Ivo Vagl a pour sa part réitéré la responsabilité des membres de Conseil de Sécurité vis á avis de la décolonisation du Sahara Occidental, qui selon lui, doivent cesser toute complaisance á l’endroit du Maroc et sa politique d’occupation et de répression au Sahara Occidental, appelant la France de ne pas continuer son rôle négatif au Sahara Occidental.

      Les Eurodéputées Jytti Guteland et Bodil Ceballos ont pour leur part, dénoncé l’instrumentalisation politique de l’aide humanitaire octroyé aux réfugiés sahraouis, et les violations par le Maroc des droits du peuple sahraoui á l’autodétermination et á la liberté.


      (SPS)

      020/090/000 251008 MARS 015 SPS

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      http://www.le360.ma/fr/politique/sahara-nouvelle-defaite-des-adversaires-du-maroc-au-parlement-europeen-34561

      SAHARA [OCCIDENTAL]: NOUVELLE DÉFAITE DES ADVERSAIRES DU MAROC AU PARLEMENT EUROPÉEN

      Par Bouthaina Azami (Twitter)
      le 12/03/2015 à 12h58 (mise à jour le 12/03/2015 à 16h28)


      Le Parlement européen a infligé une nouvelle et cinglante défaite , jeudi à l'Algérie et à ses acolytes, en adoptant le rapport annuel sur les Droits de l'Homme qui , dans son volet sur le Maroc, soutient les efforts du royaume.

      Le rapport annuel sur les Droits de l'Homme, qui soutient dans son volet sur le Maroc les efforts du royaume en matière de promotion des droits de l'Homme, a été adopté par le Parlement européen.

      Ce rapport favorable au Maroc a été adopté en plénière à Strasbourg par 390 voix d'eurodéputés contre 155. Le Parlement européen a ainsi une nouvelle fois rejeté les amendements hostiles à nos Provinces du Sud, a appris Le360 de sources parlementaires européennes.

      La mobilisation des eurodéputés amis , ainsi que celle de la Commission parlementaire mixte Union européenne/Maroc que copréside le marocain Abderrahim Atmoun , a donc porté ses fruits. Ainsi, note-t-on à Strasbourg, c'est la première fois que les provinces du Sud ne sont pas mentionnées textuellement dans ce rapport annuel du Parlement européen sur les Droit de l'homme dans le monde. Ce rapport positif a été présenté par le rapporteur et eurodéputé socialiste, l'Italien Pier Antonio Panzeri, selon les mêmes sources.

      Les eurodéputés hostiles au Maroc étaient conduits par l'Allemand Nobert Neuser et la Portugaise Ana Gomez. Ces adversaires du Maroc "se sont vus rejeter leur amendement sur l'élargissement de la MINURSO aux Droits de l'Homme". "C'est une énorme victoire pour le Maroc aujourd'hui au Parlement européen", a déclaré Abderrahim Atmoun à Le360. "A travers ce vote, les élus européens ont exprimé leur soutien au Maroc dans ses efforts de consolidation des Droits de l'Homme dans notre pays", a-t-il conclu.


      Par Bouthaina Azami


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      3. BLOCUS INFORMATIVE DU MAKHZEN
      http://www.letempsdz.com//content/view/146490/1/
      http://www.spsrasd.info/fr/content/droits-de-lhomme-lue-d%c3%a9plore-les-difficult%c3%a9s-dacc%c3%a8s-dans-les-territoires-sahraouis-occup%c3%a9s

      Droits de l'homme: l'UE déplore les difficultés d'accès dans les territoires sahraouis occupés

      11-03-2015


      L'Union européenne (UE) a déploré, par la voix de la vice-présidente de la Commission en charge des Affaires étrangères et de la politique de sécurité, Federica Mogherini, les entraves rencontrées par les différentes organisations, notamment celles de défense des droits de l'homme, ainsi que les parlementaires européens désirant se rendre dans les territoires sahraouis occupés.

      Dans sa réponse à des parlementaires européens sur cette question, Mme Mogherini a évoqué les "difficultés rencontrées par certaines organisations internationales, mais aussi par les délégations parlementaires, y compris les membres du

      Parlement européen, et les organisations des droits de l'homme dans l'accès au territoire du Sahara occidental" occupé.
      Elle a précisé, à ce propos, que l'UE est "favorable à une approche constructive et de dialogue sur des questions sensibles".

      Il est à rappeler que la déclaration finale de la 39e édition de la EUCOCO, tenue à Madrid en novembre dernier, a évoqué les difficultés rencontrées par les diverses organisations internationales dans l'exécution de leur travail dans les territoires occupés du Sahara occidental.

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      http://www.spsrasd.info/fr/content/les-autorit%c3%a9s-marocaines-emp%c3%aachent-deux-norv%c3%a9giennes-de-visiter-la-ville-occup%c3%a9e-de-dakhla

      Les autorités marocaines empêchent deux norvégiennes de visiter la ville occupée de Dakhla

      lun, 30/03/2015 - 15:42


      Dakhla (territoires occupés du Sahara occidental), 30 mars 2015 (SPS) Les autorités d'occupation marocaines ont empêché deux étudiantes norvégiennes de se rendre à la ville de Dakhla sans donner des raisons de cette interdiction, a-t-on appris de source judiciaire sahraouie.

      Les agents de services de renseignements marocains ont arrêté dimanche matin au nord de Dakhla occupée, les militantes norvégiennes, Thea Njåstad et Martine Jahre en provenance de la ville occupée de Boujdour où elles sont arrivées samedi pour s’enquérir de a situation des droits de l'homme dans les zones occupées, a indiqué le militant sahraoui des droits humains, Mehdi Mayara, qui accompagnait les deux norvégiennes.

      Les mêmes agents les ont informés qu’elles ne doivent pas entrer dans la ville de Dakhla occupé sans plus de détail, selon la même source.

      Durant leur séjour à Boujdour, les deux militantes ont rencontré des militants sahraouis et des victimes de violations des droits humains de la part des autorités d'occupation marocaines.

      Depuis dimanche les deux norvégiennes se trouvent à la ville d’El Aaiun occupée sous une "stricte" surveillance des services de renseignements marocains, a souligné la même source.


      (SPS)

      020/090/TRD 301636 MARS 015 SPS


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      4. FARCE DU MAKHZEN
      http://www.libe.ma/%E2%80%8BL-UE-se-felicite-du-renforcement-des-antennes-du-CNDH-au-Sahara_a59414.html

      L'UE se félicite du renforcement des antennes du CNDH au Sahara [OCCIDENTAL]
      Un programme européen doté de 2,9 millions d'euros


      L'Union européenne (UE) se félicite du renforcement des antennes du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) à Laâyoune et Dakhla, a affirmé la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.
      Dans une réponse écrite, publiée dernièrement, au nom de la Commission européenne à une question d'un eurodéputé, Mme Mogherini a souligné que le Maroc et l'UE mettent en œuvre un programme de coopération bilatérale pour la protection et la promotion des droits de l'Homme qui soutient les bureaux locaux du CNDH au Sahara.
      Signé en 2013, ce programme doté de 2,9 millions d'euros, permettra, selon l'UE, de renforcer la capacité institutionnelle du CNDH et de ses antennes régionales y compris à Laâyoune et Dakhla ainsi que leurs compétences professionnelles en matière de surveillance de la situation des droits de l'Homme.
      La haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité a ajouté que l'UE soutient les efforts de l'ONU pour parvenir à une solution politique juste et durable à la question du Sahara et suit de près l'évolution de ce conflit qui dure depuis plusieurs années.
      Elle a rappelé que l'UE a exprimé sa préoccupation à propos de la longue durée du conflit du Sahara et de ses conséquences pour la sécurité, les droits de l'Homme (dans les camps de Tindouf) et la coopération dans la région.
      La question du Sahara, rappelle-t-on, est un conflit imposé au Maroc par l'Algérie qui finance et héberge sur son territoire à Tindouf le mouvement séparatiste du Polisario.


      Mercredi 25 Février 2015


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      5. CINISME DU MAKHZEN
      http://www.libe.ma/%E2%80%8BLe-Maroc-condamne-les-violations-des-droits-humains-a-Tindouf_a59774.html

      Le Maroc condamne les <violations> des droits humains à Tindouf


      Le Maroc a condamné, mardi devant le Conseil des droits de l'Homme (CDH), les violations des droits et libertés des populations des camps de Tindouf, en réitérant son appel à leur recensement et à la levée du blocus qui leur est imposé.
      S'exprimant lors du segment de haut niveau du CDH à Genève, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a attiré l'attention sur la situation tragique des habitants des camps en raison de la violation de leurs droits et du détournement des aides humanitaires.
      Ce détournement des aides, a-t-elle ajouté, a été révélé par le rapport de l'Office de lutte anti-fraude de l'UE ainsi que par d'autres rapports internationaux.
      La ministre a saisi l'occasion pour lancer un nouvel appel à la levée du blocus sur les populations des camps de Tindouf, à la protection de leurs droits fondamentaux et de leurs libertés individuelles, dans la perspective de leur retour à la mère patrie, le Maroc.
      Elle a également exhorté la communauté internationale à intervenir pour amener le pays hôte à faciliter la mission du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) afin qu'il puisse effectuer un recensement global et transparent des habitants des camps.
      La ministre a fait observer que les réformes et les réalisations accomplies bénéficient à toutes les régions du Royaume, y compris ses provinces du Sud qui ont connu des progrès soutenus aux plans économique et social et dont la cadence a été confortée grâce au nouveau modèle de développement de la région.
      Les populations du Sahara marocain sont pleinement intégrées et participent massivement à toutes les échéances électorales locales et nationales depuis 1976, a poursuivi la ministre. Elle a, à cet égard, rappelé que le Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'ONU et le Haut-commissariat aux droits de l'Homme ont salué le rôle pionnier des mécanismes nationaux, en particulier le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) et ses commissions régionales à Laâyoune et Dakhla.
      «Le Maroc, qui réitère son engagement à coopérer avec le secrétaire général de l'ONU et son envoyé personnel, appelle les autres parties à s'impliquer avec sérieux dans la recherche d'une solution consensuelle à ce différend artificiel, sur la base de l'initiative d'autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume», a-t-elle ajouté.
      Par ailleurs, la ministre a expliqué que la stratégie adoptée par le Maroc en matière de consolidation de l'Etat de droit est fondée sur la mise en œuvre de réformes juridiques et institutionnelles, mais aussi sur la consécration du concept de proximité.
      Il s'agit, selon elle, de mettre en place de nouveaux mécanismes pour la promotion des droits de l'Homme dans leur acception globale, économique, socioculturelle et environnementale à travers toutes les régions du Royaume.
      Cette dynamique est marquée, a-t-elle ajouté, par la création d'antennes pour les institutions nationales des droits de l'Homme, dont le CNDH et l'institution du médiateur, et l'adoption de l'initiative de développement des provinces du Sud lancée par SM le Roi Mohammed VI.
      L'initiative a été préparée et est mise en œuvre par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en vue de garantir les droits fondamentaux des citoyens de ces provinces, dans le cadre du projet de régionalisation avancée prévu par la Constitution.
      A l'échelle internationale, a-t-elle poursuivi, le Maroc a adhéré au protocole facultatif à la Convention contre la torture, a invité officiellement huit Procédures spéciales à visiter le Royaume durant les années 2014 et 2015, de même qu'il a présenté plusieurs rapports périodiques à l'ONU. La ministre a aussi rappelé les visites effectuées au Maroc par la Haut-commissaire aux droits de l'Homme (mai 2014) et le président du Conseil des droits de l'Homme (novembre 2014) dans le cadre de l'interaction continue du Royaume avec les deux institutions.
      Dans le même ordre d'idées, elle a plaidé en faveur d'une approche globale et réaliste des droits de l'Homme fondée sur la tolérance et le dialogue inter-civilisationnel, en tant que préalable à la lutte contre le phénomène de terrorisme.
      «Le Conseil des droits de l'Homme et ses mécanismes peuvent jouer un rôle fondamental dans le combat contre des phénomènes interdépendants, particulièrement le terrorisme, par le biais d'une approche globale et réaliste des droits humains», a-t-elle déclaré.
      La ministre déléguée a expliqué qu'une telle approche devrait être basée, d'une part, sur la diffusion des valeurs de tolérance, de rejet de la violence et de l'incitation à la haine ainsi que sur le dialogue des civilisations, le respect de l'autre, de son identité, ses valeurs religieuses et ses spécificités.
      Il s'agit, d'autre part, de promouvoir plus efficacement les droits économiques et sociaux, de s'attaquer aux racines de la pauvreté et de la vulnérabilité et de concrétiser le développement humain durable, a-t-elle ajouté.
      Le Maroc, a-t-elle dit, exprime sa satisfaction de la nouvelle vision prônée par les Nations unies sur la prolongation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) post-2015 et l'orientation visant à mettre les droits de l'Homme au cœur des nouveaux OMD. C'est la même orientation qui permettra au Royaume d'atteindre à plus de 90% l'ensemble des Objectifs du millénaire.


      Vendredi 6 Mars 2015