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3189Démocratie à la marocaine (mars 2015)

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    4 avr. 2015
      S O M M A I R E


      1. LE MAKHZEN
      - DEMAIN (7-III-2015): France inter : Selon un voisin de Mohamed VI celui-ci aurait des « problèmes intestinaux »
      - DEMAIN (7-III-2015): Paris : Rencontre avec le journaliste Omar Brouksy auteur du livre « Mohammed VI, derrières les masques »


      2. "DÉMOCRATIE" À LA MAROCAINE-LA FARCE DES "RÉFORMES"-LA "MODÉRNISATION" DU MAROC
      - DEMAIN (30-III-2015): Le roi déclare la guerre aux houthistes sans passer par le gouvernement et le parlement
      - LE NOUVEL OBSERVATEUR (27-III-2015): MAROC. Le grand écart du roi Mohammed VI
      - LE 360 (15-III-2015): LA RÉFORME DES TRIBUNAUX MILITAIRES AU MAROC SALUÉE PAR L’ONU
      - MAGHREB CONFIDENTIEL Nº 1148 (19-III-2015): Le baromètre de Moubdii stresse ses collègues


      3. CORRUPTION, ESCROC ET AFFAIRES DU MAKHZEN
      - YABILADI (31-III-2015): La holding royale SNI a vu son bénéfice chuter
      - DEMAIN (2-III-2015): Manque de respect dû au roi : Trois milliardaires marocains sont plus riches que « Sidna »
      - MAGHREB CONFIDENTIEL Nº 1147 (12-III-2015): Radaco, discret cyber-armurier de la police
      - MAGHREB CONFIDENTIEL Nº 1147 (12-III-2015): Christian Aghroum en mission séduction pour Sicpa
      - MAGHREB CONFIDENTIEL Nº 1148 (19-III-2015): Précision de Sicpa
      - MAGHREB CONFIDENTIEL N°1149 (26-III-2015): Alliance BERD-Koweït-BAD pour Nador West Med ?


      4. MAROC-NARCO ÉTAT
      - SPS (19-III-2015): Le Maroc reste le principal fournisseur de hachich en Europe (rapport)
      - ALGÉRIE PATRIOTIQUE (3-III-2015): Production de cannabis : un organisme mondial accable le Maroc


      5. CRIMES DU MAKHZEN
      - LE MONDE (23-III-2015): Révélations en Israël sur l’implication du Mossad dans l’affaire Ben Barka
      - LE QUOTIDIEN D'ORAN (25-III-2015): Affaire Ben Barka : Comment Hassan II s'est allié avec le Mossad
      - ALGÉRIE 1 (25-III-2015): Assassinat de Ben Barka : Le roi et le Mossad
      - TEL QUEL (23-III-2015): Affaire Ben Barka : le Mossad a enterré le corps de l’opposant
      - YABILADI (23-III-2015): Mossad, Hassan II et Ben Barka : De nouvelles révélations sur d'obscures relations


      6. DROITS DE L'HOMME

      6.1. TORTURES
      - DEMAIN (6-III-2015): Une ONG française dénonce la France comme la « nouvelle alliée du système tortionnaire marocain »

      6.2. LIBERTÉ D'EXPRESSION
      - MAGHREB CONFIDENTIEL Nº 1148 (19-III-2015): Nouveau journal signé Ali Amar, Omar Radi et Christophe Guguen
      - DEMAIN (7-III-2015): Maroc : la presse électronique, nouvelle cible du pouvoir
      - DEMAIN (5-III-2015): Maroc, RSF dénonce un durcissement de la répression à l’égard des journalistes
      - DEMAIN (31-III-2015): Un journaliste condamné à 10 mois de prison pour entretenir une liaison avec une femme divorcée



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      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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      1. LE MAKHZEN
      http://www.demainonline.com/?p=38652
      http://www.demainonline.com/2015/03/07/france-inter-selon-un-voisin-de-mohamed-vi-celui-ci-aurait-des-problemes-intestinaux/

      France inter : Selon un voisin de Mohamed VI celui-ci aurait des « problèmes intestinaux »


      Un voisin du roi du Maroc dans le village de Betz, dans le département de l’Oise, en France, a déclaré à une équipe de journalistes français que selon « un bruit qui court [Mohamed VI] aurait des problèmes intestinaux, et c’est pour cela qu’il vient se soigner en France ».

      Ce voisin, qui a l’air de très bien connaître le château « royal » de Betz, ses anciens propriétaires, ses « barbouzes », sa mosquée et son abri anti-atomique l’a dit lors du magazine « Comme un bruit qui court » de la radio française France Inter (7-3-2015).


      Demain

      Posté par admin le 07/03/20

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      http://www.demainonline.com/?p=38637
      http://www.demainonline.com/2015/03/07/paris-rencontre-avec-le-journaliste-omar-brouksy-auteur-du-livre-mohammed-vi-derrieres-les-masques/

      Paris : Rencontre avec le journaliste Omar Brouksy auteur du livre « Mohammed VI, derrières les masques »


      L’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF vous invite à une rencontre avec le journaliste et universitaire Omar Brouksy.

      Brouksy a été rédacteur en chef du Journal hebdomadaire, titre phare de la presse écrite marocaine avant sa fermeture par les autorités en janvier 2010, puis journaliste de l’Agence France Presse (AFP) jusqu’à 2014.

      L’auteur du livre « Mohammed VI, derrière les masques », préfacé par Gilles Perrault, nous parlera notamment de la situation politique et sociale quinze ans après l’accession au trône du roi Mohammed VI.

      La place de la monarchie, le rôle de la religion dans la légitimation du pouvoir politique, les espérances brisées du « nouveau règne » et de l’après 20 février, ainsi que les violations des libertés individuelles sont les principales thématiques qui seront abordées lors de cette rencontre avec Omar Brouksy. L’actualité donne à cette rencontre un intérêt indéniable.

      En janvier, les forces de l’ordre ont forcé la porte de l’AMDH à Rabat pour arrêter deux journalistes qui tournaient un reportage pour France 3. Juste après, les deux journalistes sont expulsés. En conséquence, le jury du Prix Albert Londres a renoncé à l’organiser au Maroc. Le communiqué du Prix précise : « les conditions – précaires – de la liberté de la presse dans le royaume [du Maroc] sont de notoriété publique et le prix Albert-Londres ne comptait certes pas les passer sous silence. Mais cette volonté systématique d’obstruction au travail d’enquête de journalistes courageux et intègres fait preuve d’un irrespect total à l’égard d’un métier et de valeurs que nous défendons »[1]

      Des journalistes sont en prison, d’autres sont poursuivis par la justice. Plusieurs sont régulièrement intimidés, tandis qu’une partie des journalistes est forcée à l’exil.

      Omar Brouksy a vu juste en février 2013 quand il déclarait : « Actuellement, les thématiques restent les mêmes, malgré la nouvelle constitution, malgré le printemps arabe: l’autoritarisme, la prééminence de la monarchie, la non-indépendance de la justice, les détentions politiques (plus de cent militants du 20 février sont encore en prison), les atteintes à la liberté d’expression, les pressions économiques qui continuent, tout est toujours là. »[2]

      La rencontre aura lieu le mercredi 18 mars 2015 à 18h30 à la Librairie Résistances (4, Villa Compoint 75017 Paris (Angle du 40, rue Guy Môquet) Station Métro Guy Môquet)

      Pour tout contact : amdh.paris@..., (+33) 06.18.66.15.58, www.amdhparis.org.


      [1] http://www.prixalbertlondres.com/Actualites/ArticleId/2584/Annulation-des-Prix-2015-au-Maroc.aspx

      [2] http://blog.lesoir.be/baudouinloos/2013/02/22/lhistoire-dun-journal-qui-deplaisait-au-roi-du-maroc/


      Posté par admin le 07/03/20


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      2. "DÉMOCRATIE" À LA MAROCAINE-LA FARCE DES "RÉFORMES"-LA "MODÉRNISATION" DU MAROC
      http://www.demainonline.com/?p=38729
      http://www.demainonline.com/2015/03/30/le-roi-declare-la-guerre-aux-houthistes-sans-passer-par-le-gouvernement-et-le-parlement/

      Le roi déclare la guerre aux houthistes sans passer par le gouvernement et le parlement


      Ce n’est pas une interprétation hasardeuse, mais en se joignant à la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite, le royaume du Maroc a manifestement« déclaré la guerre » au Yémen, ou plus exactement aux houthistes, ces membres d’une secte chiite dissidente qui ont pris le pouvoir dans ce pays.

      Pourquoi Mohamed VI a-t-il décidé de se joindre à une coalition armée pour attaquer militairement un lointain pays où le Maroc n’a aucun intérêt, ni économique ni stratégique ? Les houthistes n’ont jamais menacé le Maroc, et l’eussent-ils fait, ce serait de la vaine rhétorique.

      C’est l’Arabie saoudite, une autre monarchie qui n’est ni exemplaire ni démocratique, qui a forcé la main au Maroc. Comme elle l’avait fait en 2009 quand elle avait poussé Rabat à rompre ses relations diplomatiques avec Téhéran après une insipide déclaration des Iraniens mettant en cause la souveraineté de … Bahreïn. Une lointaine taïfa arabe.

      Ce zèle diplomatique avait à l’époque « surpris » l’Iran, et fait sourire nombre d’analystes internationaux amusés de voir comment les Marocains suivaient à la lettre les « recommandations » saoudiennes autour de conflits qui ont lieu à l’autre bout du monde.

      Aujourd’hui, l’histoire se répète. Le Maroc s’implique dans une guerre qui ne le concerne ni de près ni de loin. L’immense majorité des Marocains ne sait rien de la rébellion houthie, ni des houthistes en général, et encore moins des conflits fratricides qui opposent les uns aux autres dans ce pays arabe depuis toujours instable. Quant à la menace chiite mise en avant par l’Arabie saoudite il faut savoir que cinq pays sunnites séparent géographiquement le royaume chérifien du Yémen.

      Le président Abd Rabbo Mansour Hadi, déposé par les Houthis et leurs alliés (sunnites), est incontestablement le chef d’Etat constitutionnel du Yémen, mais est-ce le rôle du Maroc d’aller guerroyer pour tenter de le rétablir dans ses fonctions ?

      Autant que faire, si le Maroc et ses alliés arabes veulent jouer à Zorro, ils devraient commencer par remettre sur son fauteuil le président égyptien démocratiquement élu Mohamed Morsi, déposé par des hommes en armes qui ont, au passage, massacré ses partisans dans la rue. Et si nos vaillantes forces armées arabes en ont le courage, et la capacité !, elles devraient pousser un peu leur noble élan réparateur en s’en prenant militairement à Israël qui, l’été dernier, a pu tranquillement massacrer pendant un long mois plus de deux mille civils palestiniens.


      Selon l’article 49 de la constitution marocaine, octroyée en 2011, c’est le conseil des ministres présidé par le roi qui délibère de la déclaration de guerre. Puis, selon l’article 99 de la même charte, cette déclaration de guerre est communiquée par le souverain au parlement qui en prend acte. Cela n’a pas été fait.

      On rétorquera que le roi n’a pas besoin de déclarer la guerre au Yémen parce que ce n’est pas une guerre à proprement parler. Il s’agit d’une « action militaire limitée », d’une « opération de maintien de l’ordre », justifieront certains. Mais tout ceci est un euphémisme. Car il s’agit bien d’une guerre, même si elle est « non déclarée » pour contourner les lois de la guerre qui empêchent, comme c’est le cas aujourd’hui au Yémen, que des civils innocents soient tués.

      Ce conflit risque de durer, et le Maroc va-t-en-guerre devrait se souvenir de la précédente guerre civile yéménite (1962-1970) durant laquelle l’Egypte, l’une des parties prenantes, perdit 26 000 hommes sur un contingent de 70 000 soldats.


      Ali Lmrabet

      Posté par admin le 30/03/2015

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      http://tempsreel.nouvelobs.com/chroniques/20150324.OBS5332/maroc-le-grand-ecart-du-roi-mohammed-vi.html

      MAROC. Le grand écart du roi Mohammed VI

      Par Pierre Haski
      Publié le 27-03-2015 à 13h01


      Appelons ça de la nervosité plutôt que de la peur. Le Maroc a accusé le coup de l’attaque du Musée du Bardo, à Tunis, qui lui a rappelé un mauvais souvenir : l’attentat commis le 28 avril 2011 place Jemaa-el-Fna, au cœur de Marrakech, faisant dix-sept morts dont huit Français. Une cible touristique, des victimes étrangères, un choc immense...

      Aujourd’hui, le Maroc redoute d’être de nouveau la cible des djihadistes, au sein desquels figure un important contingent de jeunes Marocains, comme le rappelait en couverture le magazine "TelQuel" la semaine de l’attentat de Tunis.

      A Rabat, où je me trouvais cette semaine-là, les patrouilles militaires et policières étaient omniprésentes, et la Tunisie dans tous les esprits. Il y a même eu un rassemblement spontané de solidarité devant l’ambassade de Tunisie, et le ministre marocain des Affaires étrangères a été dépêché à Tunis avec un message du roi.

      Le contexte marocain est très différent de celui de la Tunisie, mais il n’en est pas moins exposé à l’offensive djihadiste.


      Audace royale...

      Le Maroc vit une drôle de cohabitation entre un monarque tout-puissant, Mohammed VI, un gouvernement qu’il a confié aux "islamistes du Palais", comme on surnomme le Premier ministre Abdelilah Benkirane et ses amis du Parti de la Justice et du Développement (PJD), et une société civile, vivante et remuante, qui a accompagné le "printemps arabe" en 2011 avant de revenir à un rapport de forces plus classique.

      Mohammed VI mène le jeu à sa manière, en surprenant parfois tout le monde. Ainsi, le 16 mars, le roi a "ordonné" au gouvernement, ainsi qu’au Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) du Maroc, de préparer, avant un mois, une réforme de la loi visant à légaliser sous conditions l’avortement ; sujet sensible s’il en est, surtout s’agissant d’un gouvernement (modérément) islamiste.

      Le souverain réagissait à une polémique surgie au début de l’année, lorsqu’un médecin marocain, le docteur Chafik Chraïbi, actif dans la lutte contre l’avortement clandestin, a été mis à pied dans son hôpital pour avoir participé à un reportage de France 2. L’affaire avait fait grand bruit et attiré l’attention sur les quelque 600 à 800 avortements clandestins quotidiens au Maroc, entraînant de nombreux décès.

      En prenant position sur une telle question, Mohammed VI se met du côté de la société contre les plus conservateurs, à l’opposé de ce qui s’est plusieurs fois produit lorsque, pour combattre les islamistes, les pouvoirs arabes ont renforcé le poids de la tradition.


      ...et rétrécissement des libertés

      Dans le même temps, pourtant, cette audace royale se double d’un rétrécissement de l’espace de liberté au Maroc. Liberté de la presse en berne, arbitraire policier, justice aux ordres... Tous les indicateurs sont en régression. La semaine dernière, Hicham Mansouri, membre de l’Association marocaine des journalistes d’investigation, était arrêté lors d’une descente de police chez lui et accusé… d’adultère ! Tout se passe comme si le roi voulait moderniser la société sans perdre son contrôle absolu sur celle-ci, un grand écart difficile à tenir.

      Parmi les jeunes citadins marocains, dont les aspirations à plus de liberté restent intactes malgré l’échec des "printemps arabes", cette régression inquiète, comme j’ai pu le constater lors d’un échange avec des étudiants à Rabat.

      S’il veut que les "modernistes", selon le vocabulaire à la mode, fassent rempart contre la menace djihadiste, le roi doit aussi entendre cette jeunesse-là. La génération internet marocaine ne veut ni de l’intégrisme ni du retour de l’autoritarisme.


      Pierre Haski


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      http://www.le360.ma/fr/politique/la-reforme-des-tribunaux-militaires-au-maroc-saluee-par-lonu-34747

      LA RÉFORME DES TRIBUNAUX MILITAIRES AU MAROC SALUÉE PAR L’ONU

      Par Le360 (avec MAP)
      le 15/03/2015 à 09h15 (mise à jour le 15/03/2015 à 11h18)


      Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a rendu hommage, dans un rapport, au Maroc pour la réforme de la justice militaire qui en fait un pays leader en la matière à l'échelle régionale.

      Un rapport présenté devant la 28e session du Conseil des droits de l'Homme (CDH) a salué la décision du royaume de mettre fin à toute poursuite des civils devant les tribunaux militaires. Il estime que cela représente l'une des avancées significatives dans le pays au cours des dernières années. "Les tribunaux militaires dans nombre de pays de la région conservent toujours un mandat étendu en matière de poursuite et de jugement des civils, mais ils sont aussi habilités à statuer sur les violations des droits de l'Homme commises par des militaires ou des personnes assimilées", souligne ce rapport réalisé par Said Benarbia, directeur du programme MENA au sein de la Commission internationale des juristes.

      Pour rappel, le projet de loi relatif à la justice militaire adopté par le parlement révise profondément le mandat des juridictions militaires qui ne peuvent plus juger des civils qu'en cas de guerre, ni être saisies de crimes de droit commun commis par des militaires ou des paramilitaires.


      Par Le360 (avec MAP)

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/hommes-de-pouvoir/2015/03/19/le-barometre-de-moubdii-stresse-ses-collegues%2C108066293-BRC?did=48352664&eid=215395

      HOMMES DE POUVOIR
      N°1148 DU 19/03/2015

      Le baromètre de Moubdii stresse ses collègues

      Le ministre chargé de la fonction publique et de la modernisation de l' administration, Mohamed Moubdii, membre du Mouvement populaire (MP), se risque sur le terrain miné de la qualité des services publics.
      Son ministère lancera au deuxième trimestre un appel d'offres visant à mettre en place un "baromètre de la qualité des services publics" et à réaliser un sondage d'opinion. Les résultats risquent d'être plutôt désagréables pour nombre de ses collègues du gouvernement !
      Mohamed Moubdii s'est aussi lancé dans la chasse aux fonctionnaires fantômes.


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      3. CORRUPTION, ESCROC ET AFFAIRES DU MAKHZEN
      http://www.yabiladi.com/articles/details/34710/holding-royale-benefice-chuter.html

      La holding royale SNI a vu son bénéfice chuter

      Publié le 31.03.2015 à 11h14 |
      Par La rédaction


      Le holding royal SNI a affiché un bénéfice en baisse de 42,3% en 2014, après sa décision de céder ses parts dans l’industrie agro-alimentaire et de se concentrer sur d'autres secteurs tels que l'énergie.

      Le bénéfice net attribuable aux actionnaires s’établit ainsi à 3,56 milliards de dirhams contre 6,18 milliards de dirhams en 2013, selon les résultats de la SNI publiés lundi par le quotidien Le Matin et repris par Reuters. Le chiffre d’affaires consolidé, lui, a diminué de 18,6% à 33,88 milliards de dirhams alors que les actifs ont légèrement baissé à 100,3 milliards de dirhams.

      En 2013, la SNI a vendu ses participations dans l'entreprise laitière Centrale Laitière au partenaire français Danone, et les 50% restants dans la biscuiterie marocaine Bimo à Kraft Foods, devenu entre temps Mondelez International. Il a également vendu ses parts dans Cosumar.

      En février, la société a embauché Goldman Sachs et Rothschild pour le conseiller sur la vente d'une participation minoritaire dans Attijariwafa Bank, car il entend axer sa stratégie de croissance future sur des secteurs tels que le tourisme, les télécommunications et l'énergie.


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      http://www.demainonline.com/?p=38540
      http://www.demainonline.com/2015/03/02/manque-de-respect-du-au-roi-trois-milliardaires-marocains-font-mieux-que-sidna/

      Manque de respect dû au roi : Trois milliardaires marocains sont plus riches que « Sidna »


      Le magazine américain Forbes qui élabore le classement mondial des milliardaires de la planète vient de publier la liste de 2015.

      Cette année, en pleine crise économique mondiale et alors que les gens crèvent de faim il y 1 826 milliardaires. 290 de plus que l’année dernière.

      Pour les Marocains, trois grosses têtes sortent du lot. Il s’agit d’Aziz Akhannouch, le ministre de l’agriculture, patron de presse et heureux propriétaire d’une multitude d’entreprises. A ce qu’il paraît, Akhannouch est tellement riche qu’il a refusé de toucher un salaire pour son travail de ministre. Il travaille pour le plaisir. Normal, sa fortune est estimée par Forbes à 1,7 milliards de dollars.

      Puis il y a Othman Benjelloun, le banquier et patron de la BMCE. La fortune du banquier, qui a fait dans un passé récent dans le commerce des armes, est estimée à 2,4 milliards de dollars. Il est le premier de la classe.

      Enfin, Miloud Chaabi, le patron du groupe Ynna Holding, est le plus pauvred’entre les trois. Il n’a que 1,3 milliards de dollars dans ses comptes bancaires.

      Bizarrement, « Sidna », le roi du Maroc, qui contrôle le royaume, sa vie politique, économique, sociale, ses affaires et même sa religion, n’apparait pas sur la liste Forbes.

      Dans un pays où le roi est le number one de tout (premier patriote, premier architecte, premier pâtissier, etc..), c’est quoi ce manque de respect envers le chef de l’Etat ? Comment trois marocains, dont la fortune n’est pas gérée par le brillantissime Mohamed Mounir Majidi, et qui n’ont pas de pouvoir de police, n’ont pas sous leurs ordres l’armée, les services secrets et tout le Makhzen, et ne sont pas surtout titulaires d’un immense pouvoir de « persuasion », en fait du chantage et des menaces en tous genres, peuvent-ils être plus riches que Mohamed VI ?

      Peut-être, avancent quelques mauvaises langues, parce que leur argent n’est pas planqué dans des comptes bancaires numérotés en Suisse.


      Demain

      Posté par admin le 02/03/2015

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/affaires-reseaux/2015/03/12/radaco-discret-cyber-armurier-de-la-police%2C108065426-ART?did=48352664&eid=215104

      RÉSEAUX D'AFFAIRES
      N°1147 DU 12/03/2015

      Radaco, discret cyber-armurier de la police


      Dirigé par Miloudi Razani, le groupe casablancais Radaco veut s'imposer comme le fournisseur attitré de matériel high-tech de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Jusqu'à présent plutôt spécialisé dans la distribution de matériel de laboratoire, il fournissait déjà aux policiers du royaume des produits d'investigation criminelle (relevé d' empreintes, etc.).
      Mais il s'est récemment mis en quête, pour le compte de la DGSN, de fournisseurs européens de logiciels d'enquête anti-cybercriminalité et d'équipements d'expertise technico-légale (forensics). Ces outils sont utilisés pour accéder aux mémoires des ordinateurs et smartphones saisis dans le cadre d'enquêtes.

      Plus prosaïquement, Radaco cherche aussi, pour le même client, des solutions antivirus et des portiques détecteurs de métaux.
      Les services de sécurité marocains sont en pleine frénésie d'achats high-tech. La DGSN a déjà approché Morpho (filiale de Safran) pour un logiciel de reconnaissance faciale (MC nº1093) et veut se doter de robots démineurs made in France (MC nº1131).
      Quant au français Tracip, il fournit du matériel de forensics à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST, MC nº1111).

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/businessmen/2015/03/12/christian-aghroum-en-mission-seduction-pour-sicpa%2C108065435-BRC?did=48352664&eid=215104

      DÉCIDEURS
      N°1147 DU 12/03/2015

      Christian Aghroum en mission séduction pour Sicpa

      L'ancien directeur de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) français, le commissaire divisionnaire Christian Aghroum, sera l'une des guest-stars du panel sur la cybersécurité du congrès Préventica à Casablanca, le 17 mars. En coulisses, l'ex-policier s'attachera sans doute à faire oublier les polémiques entourant le contrat marocain de Sicpa, dont il est le responsable sécurité...

      Le groupe suisse spécialisé dans la traçabilité assure depuis 2010 le "marquage fiscal" des alcools, tabacs, eaux minérales et autres limonades pour le compte du ministère des finances. Mais les tarifs pratiqués par Sicpa font l'objet de débats et la polémique a repris de plus belle ces derniers mois, pile au moment où le contrat de l'entreprise arrive à terme.

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/businessmen/2015/03/19/precision-de-sicpa%2C108066288-BRC?did=48352664&eid=215395

      DÉCIDEURS
      N°1148 DU 19/03/2015

      Précision de Sicpa

      A la suite de la parution dans notre dernière édition de l'article "Christian Aghroum en mission séduction pour Sicpa" (MC nº1147), le groupe suisse tient à préciser que Christian Aghroum ne sera plus son responsable sécurité à partir de la fin mars. L'ex-commissaire divisionnaire français s'est donc rendu pour son propre compte au salon Préventica pour parler de cybersécurité. Sicpa indique par ailleurs que son contrat de "marquage fiscal" avec le ministère marocain des finances a été reconduit en décembre.

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/entreprises/2015/03/26/alliance-berd-koweit-bad-pour-nador-west-med%2C108067197-BRC?did=48352664&eid=215741

      ENTREPRISES
      N°1149 DU 26/03/2015

      Alliance BERD-Koweït-BAD pour Nador West Med ?


      Selon des sources proches du dossier, le projet portuaire Nador West Med est au cœur de tractations entre la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et ledéveloppement), la BAD (Banque africaine de développement) et l'Etat du Koweït. Ces trois bailleurs de fonds pourraient constituer un tour de table pour financer la construction de ce "chantier de règne" voulu par Mohammed VI pour booster le développement économique de l' Oriental.
      La BERD, en particulier, pourrait y allouer jusqu'à 200 millions €, sur un coût total estimé, pour le moment, à 950 millions.
      Quant à la BEI (Banque européenne d'investissement), elle pourrait plutôt financer les infrastructures permettant de connecter Nador West Med à la région.
      Il ne s'agit cependant que d'hypothèses de travail ; le montage financier définitif pourrait être sensiblement différent.
      Ce qui n'a pas empêché la société Nador West Med (publique) de lancer, en décembre, l'appel d'offres pour la construction du port.

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/diplomatie/2015/03/26/hakima-el-haite-fete-le-retour-au-vert%2C108067189-BRC?did=48352664&eid=215741

      LES INFLUENCEURS
      N°1149 DU 26/03/2015

      Hakima El Haite fête le retour au vert


      Hakima El Haite fête à sa manière le retour à la concorde entre Paris et Rabat. Après une rencontre avec le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, le 24 mars, la ministre marocaine de l'environnement était le lendemain l'une des invités d'honneur du premier colloque international organisé par la nouvelle agence de coopération technique française Expertise France.
      Paris avait appelé Rabat à prendre le leadership en Afrique sur les questions liées au changement climatique, en amont de la 21e conférence sur le climat (Cop21) qui se tiendra en décembre à Paris. Le Maroc doit abriter la Cop22 en 2016.
      Hakima El Haite, qui est en outre directrice générale de l'entreprise marocaine d'ingénierie en environnement S.EAU Globe et vice- présidente de l'US-Napeo (North African Partnership for Economic Opportunities), avait auparavant fait escale à Barcelone le 23 mars afin de rencontrer le secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UPM), Fathallah Sijilmassi.


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      4. MAROC-NARCO ÉTAT
      http://www.spsrasd.info/fr/content/le-maroc-reste-le-principal-fournisseur-de-hachich-en-europe-rapport

      Le Maroc reste le principal fournisseur de hachich en Europe (rapport)

      jeu, 19/03/2015 - 18:37


      Washington, 19 mars 2015 (SPS) Le Maroc reste le plus grand fournisseur de hachich vers l'Europe et occupe le deuxième rang après l'Afghanistan dans la culture et la production de résine de cannabis (hachich), a recueilli un rapport sur la stratégie International Narcotics Control présenté par le United States Department of State d'Amérique au Congrès le mercredi 18 mars 2015.

      Le rapport fournit une évaluation des efforts internationaux visant à freiner la production, l'utilisation et le trafic de stupéfiants dans le monde au cours de l’année 2014 et la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

      Le rapport souligne qu’ à travers l'Espagne, le Maroc reste le principal fournisseur de haschich en Europe et la source de la plupart de haschisch saisi en Europe et dont l’Armée et la police marocaine sont impliqués dans le trafic de drogue.


      (SPS)

      020/090/TRD 191830 MARS 015 SPS

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      http://www.algeriepatriotique.com/article/production-de-cannabis-un-organisme-mondial-accable-le-maroc

      Production de cannabis : un organisme mondial accable le Maroc

      3. MARS 2015 - 17:13


      La drogue demeure la principale source de revenus du royaume marocain. D. R.

      Le Maroc continue à survivre grâce aux narcodollars, la drogue étant sa principale source de revenus. Le royaume alaouite est le premier producteur de cannabis en Afrique et figure parmi les premiers producteurs mondiaux de cette drogue douce, selon l’édition 2014 du rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS). La narco-monarchie inonde le continent noir et l’Europe de cette substance illicite et nocive. L’Afrique du Nord reste son marché de prédilection, mais aussi la zone par laquelle transite ce poison qui détruit la vie de milliers, voire de millions de personnes. «L’Afrique du Nord, qui a enregistré une augmentation des saisies de résine, demeure la sous-région de ce continent où sont saisies les plus grandes quantités de cette substance», indique le rapport de l’OICS. Les services de sécurité algériens sont à l’affût de la moindre incursion des narcotrafiquants marocains. De nombreuses saisies sont réalisées. Elles sont passées de 53 tonnes en 2011 à plus de 211 tonnes en 2013. Un bilan récent des services algériens de lutte contre les stupéfiants avait indiqué que 182 tonnes ont été saisies en 2014. Ces chiffres prouvent, si besoin est, que le Makhzen, dans une volonté délibérée de nuire à l’Algérie, s’échine à inonder le marché algérien avec cette drogue dite douce, mais qui laisse des séquelles pernicieuses et irréversibles sur ses consommateurs. Plus de 80% des saisies sont effectués au niveau des frontières Ouest. Sans les efforts des services de sécurité, cette drogue atterrirait entre les mains des nombreux dealers qui pullulent dans différentes villes en Algérie et alimenterait le fléau de la toxicomanie qui prend des proportions alarmantes dans nos contrées. L'OICS, qui est un système indépendant chargé de surveiller l'application des conventions internationales des Nations unies relatives au contrôle des drogues, épingle donc le Maroc dont le rôle dans l’«essor» du trafic de drogue est un secret de polichinelle, mais très peu de voix s’élèvent pour dénoncer cet état de fait.


      Sonia Baker


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      5. CRIMES DU MAKHZEN
      http://www.lemonde.fr/acces-restreint/international/article/2015/03/23/6d6a6b9f676c6fc5946d6568639e69_4599477_3210.html
      http://pastebin.com/BXDDq1Q1

      Révélations en Israël sur l’implication du Mossad dans l’affaire Ben Barka

      Le Monde.fr | 23.03.2015 à 14h33 • Mis à jour le 24.03.2015 à 12h32 |
      Propos recueillis par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)


      Quel rôle a joué le Mossad dans l’affaire Ben Barka ? L’enlèvement de l’opposant marocain en plein Paris, le 29 octobre 1965, puis son assassinat, ont fait l’objet d’innombrables thèses, rumeurs et conclusions plus ou moins fiables. Le corps de Mehdi Ben Barka n’a jamais été retrouvé, mais l’implication de plusieurs parties a été établie.
      En 1966, deux journalistes israéliens avaient été arrêtés pour avoir publié dans l’hebdomadaire Bul un article laissant entendre que les Israéliens auraient été mêlés à l’enlèvement, devant la brasserie Lipp. L’hebdomadaire, aussitôt retiré de la circulation par les autorités, mettait en cause le général Meïr Amit, chef du Mossad à l’époque. En 1987, le Haaretz écrivait que le gouvernement israélien (dirigé alors par Lévi Eshkol) avait été tenu dans l’ignorance de cette opération.

      Le 20 mars, deux journalistes du quotidien Yediot Aharonot, Ronen Bergman et Shlomo Nakdimon, ont publié une enquête fleuve dévoilant les coulisses de l’implication logistique du Mossad, en soutien des assassins marocains de l’opposant. Une enquête qui a été soumise, comme l’exige la loi en Israël, à la relecture de la censure militaire. Les journalistes ont mis au jour les détails de l’incroyable conflit politique survenu en Israël, entre le chef du Mossad, le premier ministre et celui qui fut chargé d’enquêter sur cette affaire d’État, Isser Harel. Mort en 2003, Harel fut une figure mythique des services israéliens, d’abord fondateur du Shin Bet (renseignement intérieur) après l’établissement de l’Etat en 1948, puis directeur du Mossad entre 1952 et 1963. L’enquête s’appuie sur les minutes des rencontres entre ces trois hommes, ainsi que sur des témoignages de certains des acteurs.

      Ronen Bergman, célèbre journaliste d’investigation en Israël, spécialisé dans les questions militaires et les services de renseignement, revient sur les coulisses d’une opération du Mossad à l’issue non préméditée, qui s’est fini en désastre. Ronen Bergman met actuellement la dernière main à un livre sur l’histoire du Mossad.

      – Pouvez-vous revenir sur les circonstances dans lesquelles le Mossad s’est retrouvé impliqué dans l’affaire Ben Barka ?
      Le Mossad ne souhaitait pas être impliqué. Cela apparaît clairement dans les documents et les rencontres entre les dirigeants de l’époque. Le service voulait parvenir à l’impossible : ne pas être partie prenante, tout en parvenant à satisfaire leurs homologues marocains, en leur fournissant ce qu’ils souhaitaient. Les relations secrètes avec les Marocains étaient considérées comme stratégiques, de la plus haute importance. Elles relevaient de ce que le Mossad appelait la théorie de la périphérie, consistant à développer des relations avec des pays entourant Israël et les ennemis d’Israël, comme l’Iran, l’Ethiopie, la Turquie, et donc le Maroc. Le Maroc représentait un grand défi car c’est un pays arabe, aux très fortes relations avec la Ligue arabe, et n’entretenant pas de conflit avec une partie du monde arabe, comme l’Iran. Le Mossad a réussi à créer des intérêts communs avec le roi Hassan II et ses services. Cela a commencé en convainquant le roi de laisser les juifs de son pays émigrer vers Israël. Puis Israël a fourni une aide militaire et en matière de renseignement. En échange, on a obtenu un accès à des informations par le Maroc.

      – Un mois et demi avant l’enlèvement de Ben Barka, il y a un sommet crucial de la Ligue arabe à Casablanca…
      Effectivement, il y a eu un sommet arabe en septembre 1965, lors duquel le Mossad a obtenu la possibilité d’observer. Les Marocains ont fourni au Mossad des documents décrivant les délibérations. Je ne peux m’appesantir sur le détail de ces activités car elles sont en partie couvertes par le secret militaire. Mais le contenu des discussions a été qualifié comme étant le plus grand succès en matière de renseignement de notre histoire. L’un des sujets du sommet était de savoir si les pays présents étaient prêts à une nouvelle guerre contre Israël. Les informations obtenues ont été une des bases de la confiance en eux des chefs militaires israéliens, au moment de la guerre des Six Jours, en 1967. Pourtant, à l’époque, beaucoup pensaient que le pays serait rayé de la carte.

      – Mais cet accès privilégié a eu un prix…
      Oui. Trois jours après le sommet, les Marocains ont réclamé le paiement pour ces informations : il s’agissait d’aider à localiser et à tuer Ben Barka. Il y a eu des versions divergentes sur ce sujet. Selon le professeur Yigal Ben-Nun, que nous citons dans l’article, qui a beaucoup travaillé sur l’affaire et recueilli de nombreux témoignages auprès des services marocains et israéliens, le plan initial était d’enlever Ben Barka, de l’amener au Maroc et de lui faire une proposition qu’il ne pouvait refuser : accepter un poste de ministre sous peine d’être poursuivi pour haute trahison.
      Je ne suis pas sûr que ce soit vrai. Les documents rapportant les entretiens entre le directeur du Mossad, Meïr Amit, et le premier ministre, Lévi Eshkol, suggèrent clairement qu’Amit avait appris des Marocains qu’ils voulaient le tuer. Par ailleurs, dans le cadre de leur aide logistique, le Mossad s’est vu demander à deux reprises de fournir aux Marocains des poisons différents. Pourquoi demander du poison si on ne veut pas le tuer ?

      – Quelle est la nature des documents que vous citez, concernant les rencontres officielles ?
      Ce sont les minutes, rédigées par l’un des plus proches conseillers du premier ministre, au moment de ces rencontres. Ils sont très secrets. On nous les a montrés. Ils ne sont pas publics. Ce genre de document était scellé, selon la loi, pour cinquante ans. Il y a cinq ans, je me suis adressé à la Cour suprême pour obtenir la publication de toutes les archives confidentielles antérieures à cinquante ans. Le gouvernement a fait savoir à la Cour que le délai était dorénavant porté de cinquante à soixante-dix ans.

      – Vous citez une rencontre, le 4 octobre 1965, entre le premier ministre et Meïr Amit, le directeur du Mossad, qui dit : « Le roi Hassan a donné l’ordre de tuer Ben Barka. »
      Amit comprend qu’ils veulent le tuer. Mais ça laisse une question en suspens : pourquoi ne pas assassiner Ben Barka en pleine rue à Paris ? Ça serait bien plus simple que de le conduire dans un appartement, de le torturer, si ce n’est pour leur plaisir personnel. Les Marocains avaient donc peut-être d’autres objectifs, même s’ils envisageaient de le tuer à la fin.
      Amit et peut-être le premier ministre avaient l’impression que l’opération n’aurait pas lieu, que les Marocains laisseraient les choses en l’état. Amit pensait pouvoir recueillir le bénéfice de la coopération, en apparaissant comme un bon partenaire, sans être impliqué dans un assassinat. Il ne ment pas quand il rapporte au premier ministre que le Mossad n’est pas impliqué directement dans l’assassinat de Ben Barka. Ce ne sont pas des mains israéliennes qui ont serré le cou, le Mossad n’était pas présent au moment des faits et n’a pas autorisé sa mise à mort. Mais il minimise le rôle joué par le service.

      – Quelle a été l’implication logistique du Mossad ? On sait que, dans la phase initiale, ils avaient aidé à repérer Ben Barka en Suisse, à Genève…
      Ils ont ensuite aidé en fournissant de faux documents pour louer des voitures et ils ont donné des passeports aux Marocains et aux mercenaires français pour pouvoir prendre rapidement la fuite après les faits. Il est clair aussi que le Mossad a fourni un appartement, une cache aux Marocains, mais on n'est pas certain que ce fut celui où Ben Barka a été conduit.

      – Et le corps de Ben Barka ?
      Quelques minutes après le drame, Ahmed Dlimi [adjoint du ministre de l’intérieur, Mohammed Oufkir] a appelé le Mossad de l’appartement en disant : « Je ne voulais pas, il est mort. » Selon certains témoignages de premier ordre dont nous disposons, le Mossad s’est chargé d’évacuer le corps de l’appartement, puis de s’en débarrasser. Les agents connaissaient une forêt près de Paris, très prisée pour les pique-niques familiaux. Le service a eu l’idée de dissoudre le corps avant de l’enterrer avec de l’acide, à base de produits chimiques achetés dans plusieurs pharmacies. Cette nuit-là, il a plu. La pluie a accéléré le processus. C’est l’aspect le plus visuel, le plus dramatique de l’implication du Mossad. Le service était très réticent à l’idée d’être impliqué dans l’opération. Au début des années 1960, Ben Barka avait été en contact avec les Israéliens, notamment les services, qui n’avaient aucune hostilité contre lui. Mais ils avaient une énorme dette envers les Marocains.

      – Quel a été le rôle d’Issa Harel, figure mythique de la communauté du renseignement israélienne, dans la crise politique qui s’est nouée après l’assassinat, en Israël même ?
      Il faut rappeler le contexte. Harel avait dû démissionner comme directeur du Mossad deux ans plus tôt. Il y avait eu une dispute très sévère entre lui et David Ben Gourion [alors premier ministre]. Il pensait que Ben Gourion ne pourrait gérer le Mossad sans lui. Mais Ben Gourion a accepté sa démission et a nommé le chef du renseignement militaire, Meïr Amit, à la tête du service. Harel était convaincu que le Mossad, c’était lui, et qu’Israël, c’était le Mossad.
      Par la suite, il y a eu un clash interne au sein du camp travailliste, pour capter l’héritage de Ben Gourion, entre Eshkol, Golda Meir et d’autres. Harel, lui, voulait se venger et prouver que son successeur était incompétent. Il a alors entendu parler de l’affaire Ben Barka. Nommé conseiller du premier ministre Eshkol, il lui a dit qu’il devait virer Amit. Eshkol a refusé. Harel lui a dit alors : Vous devez démissionner vous-même ! Il menaçait, dans le cas contraire, de tout dire en public et de causer un énorme tourbillon.

      – Est-il possible d’imaginer que le premier ministre n’ait pas été au courant de l’opération Ben Barka ?
      Je ne suis pas sûr qu’il était courant de tout. Quand on compare ce que savaient les acteurs sur le terrain et ce que Amit rapportait à Eshkol, il y a une grande différence. Cela concerne le degré d’implication du Mossad, ses contacts directs avec les Marocains avant et après l’assassinat de Ben Barka, les informations fournies aux Marocains pour pouvoir localiser Ben Barka, le fait que le Mossad était derrière le piège destiné à attirer Ben Barka à Paris (un projet de documentaire sur lui). Je n’ai trouvé aucun rapport d’Amit au premier ministre détaillant le niveau d’implication du Mossad. Eshkol a fini par demander l’ouverture d’une enquête sur cette affaire, une enquête extrêmement superficielle. Deux feuilles manuscrites, après un travail de trois jours.


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      http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5211449&archive_date=2015-03-25
      http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5211449

      Affaire Ben Barka : Comment Hassan II s'est allié avec le Mossad

      par R. N.


      Les services secrets israéliens auraient joué un rôle dans l'affaire de l'assassinat de l'opposant marocain, Mehdi Ben Barka. Dans son édition du 23 mars, le quotidien français ‘Le Monde' attribue au Mossad un rôle dans l'affaire Ben Barka, enlevé en plein Paris, le 29 octobre 1965, puis assassiné.

      Dans un entretien au journal français, Ronen Bergman, «célèbre journaliste d'investigation en Israël, spécialisé dans les questions militaires et les services de renseignement», a révélé que le «Mossad ne souhaitait pas être impliqué» mais voulait aussi «satisfaire» les services secrets marocains. «Le Mossad a réussi à créer des intérêts communs avec le roi Hassan II et ses services», a-t-il déclaré. «Cela a commencé en convainquant le roi de laisser les juifs de son pays émigrer vers Israël. Puis Israël a fourni une aide militaire et en matière de renseignement. En échange, on a obtenu un accès à des informations par le Maroc». L'échange concernait la position des pays arabes, lors du «sommet arabe, en septembre 1965», lors duquel «le Mossad a obtenu la possibilité d'observer». «Les Marocains ont fourni au Mossad des documents décrivant les délibérations», affirme Ronen Bergman.

      «Trois jours après le sommet, les Marocains ont réclamé le paiement pour ces informations : il s'agissait d'aider à localiser et à tuer Ben Barka», ajoute le journaliste israélien qui fait état de travaux d'historiens, citant de «nombreux témoignages auprès des services marocains et israéliens». «Les documents rapportant les entretiens entre le directeur du Mossad, Meïr Amit, et le Premier ministre, Lévi Eshkol, suggèrent clairement qu'Amit avait appris des Marocains qu'ils voulaient le tuer». Le Mossad s'est donc vu demander «à deux reprises» de fournir aux Marocains «des poisons différents».

      Mais, dit-il, citant Amit, que «ce ne sont pas des mains israéliennes qui ont serré le cou, le Mossad n'était pas présent, au moment des faits, et n'a pas autorisé sa mise à mort». Le Mossad a, selon lui, fourni «de faux documents pour louer des voitures» et a donné «des passeports aux Marocains et aux mercenaires français pour pouvoir prendre, rapidement, la fuite, après les faits». «Il est clair, aussi, que le Mossad a fourni un appartement, une cache aux Marocains, mais on n'est pas certain que ce fut celui où Ben Barka a été conduit», dit-il.

      «Quelques minutes», après la mort de Ben Barka, «Ahmed Dlimi [adjoint du ministre de l'Intérieur, Mohammed Oufkir] a appelé le Mossad de l'appartement, en disant : «Je ne voulais pas, il est mort», ajoute le journaliste israélien.

      Selon lui, c'est le Mossad qui «s'est chargé d'évacuer le corps». «Les agents connaissaient une forêt près de Paris, très prisée pour les pique-niques familiaux. Le service a eu l'idée de dissoudre le corps avant de l'enterrer avec de l'acide, à base de produits chimiques achetés dans plusieurs pharmacies. Cette nuit-là, il a plu. La pluie a accéléré le processus. C'est l'aspect le plus visuel, le plus dramatique de l'implication du Mossad», affirme-t-il.

      Il poursuit : «le service était très réticent à l'idée d'être impliqué dans l'opération. Au début des années 1960, Ben Barka avait été en contact avec les Israéliens, notamment les services, qui n'avaient aucune hostilité contre lui. Mais ils avaient une énorme dette envers les Marocains».


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      http://www.algerie1.com/zoom/assassinat-de-ben-barka-le-roi-et-le-mossad/

      Assassinat de Ben Barka : Le roi et le Mossad

      Par Rafik Benasseur |
      25/03/2015 | 17:49


      L’affaire risque de souiller un peu plus le palais royal et son makhzen. Les services secrets marocains (le Mossad) ont donné un sacré de pouce au roi Hassan II pour se débarrasser de l’illustre opposant Mehdi Benbarka. Cet assassinat coordonné entre Rabat et Tel Aviv fait les choux gras de la presse israélienne, française et même marocaine.

      L’hebdomadaire marocain Tel Quel a publié de larges extraits de l’enquête. Premier à ouvrir la boite de pandore, le quotidien israélien Yedioth Aharonoth a publié le 23 de ce mois une enquête exhaustive sur les relations entre le Mossad et le Maroc et établi preuve à l’appui l’implication des services secrets israéliens dans l’enlèvement puis l’assassinat atroce de l’opposant Mehdi Ben Barka.

      Cette sulfureuse enquête s’appuie sur des «sources israéliennes», qui avouent l’existence de contacts entre le Mossad et le général Oufkir, ministre de l’Intérieur et de la Défense sous Hassan II. Pis encore, ces gorges profondes d’Israël racontent même les circonstances horribles dans lesquelles se serait déroulé l’assassinat de l’opposant d’Hassan II.

      Ronen Bergman et Shlomo Nakdmon, les deux journalistes à l’origine de ces révélations, ont expliqué s’être notamment appuyés sur des documents officiels israéliens secrets. Ils ont ainsi pu consulter des archives de l’un des plus proches conseillers du Premier ministre qui confirme des rencontres entre le chef du Mossad, Meir Amit, et le Premier ministre israélien Levi Eshkol.


      Une enquête explosive

      Pourquoi le Mossad a-t-il jugé utile de donner un coup de main au roi Hassan II pour tuer Ben Barka ? Explication des enquêteurs israéliens : «Au début des années 1960, le Mossad se fixe comme objectif de rentrer en contact avec les services marocains. Car le Maroc est un pays arabe en contact rapproché avec les principaux ennemis d’Israël. De plus, Hassan II est perçu comme un chef d’État « relativement pro-occidental».

      Ronen Bergman et Shlomo Nakdmon expliquent que la relation entre le royaume et l’État hébreu a débuté en 1960, lorsque ’Hassan II était encore prince héritier. Un an plus tard, suite à son couronnement, Israël demande au roi Hassan II de permettre aux Juifs marocains d’émigrer en Israël. Mohammed Oufkir, responsable des services secrets à l’époque, aurait servi d’intermédiaire et c’est lui qui aurait conclu l’accord avec les agents du Mossad, instituant le versement de 250 dollars pour chaque citoyen juif marocain, avancent les deux journalistes. La rétribution financière concernant le transfert
      de 80 000 citoyens juifs marocains (deux millions de dollars) aurait été placée, selon le Yedioth Aharonoth, sur un compte secret en Europe.


      Guerre des «Six Jours», le roi aux côtés d’Israël…

      Suite à la mise en place de ces contacts, Hassan II aurait demandé une protection rapprochée de la part des agents du Mossad. « Le roi avait peur d’être assassiné […], il avait beaucoup d’ennemis », a confié l’un de ses anciens gardes du corps, David Shmoron, au quotidien israélien.

      On y apprend aussi que le roi Hassan II était soucieux de la stabilité de son régime et soupçonnait l’Algérie et l’Égypte de soutenir «plusieurs éléments de l’opposition monarchique». Les choses s’accélèrent avec le début de la «guerre des Sables», en 1963, quand le Maroc a envahi le sud ouest algérien. L’enquête révèle que le chef du Mossad, Meir Amit, embarque dans un avion en direction de Marrakech, avec un faux passeport, et rencontre le roi Hassan II, lui déclarant : « Nous pouvons aider et nous voulons aider ».

      Une proposition qui aurait été acceptée par Hassan II, et qui aurait permis au Maroc de bénéficier des renseignements provenant d’Israël, mais aussi de pilotes aguerris ainsi que d’armement israélien. En échange, les services de l’État hébreu avaient accès aux prisonniers égyptiens venus combattre aux côtés des Algériens. Durant le même temps, le Mossad a également installé une station permanente à Rabat. «Vendre» ses frères pour la peau de Ben Barka Pire, l’agent du Mossad, Rafi Eitan a reconnu à Yedioth Ahronoth que les services marocains ont informé leurs homologues israéliens des «faiblesses militaires des pays arabes exposées lors de la conférence de la Ligue arabe de 1965 à Casablanca».

      De précieux renseignements qui ont été décisifs dans la défaite militaire des arabes lors de la guerre des «Six Jours» en 1967. Une collaboration marocaine qui a été «payée» auparavant par Israël dont les services de renseignements furent chargés de repérer puis liquider l’opposant marocain Mehdi Ben Barka en 1963.

      Le journal Yedioth Aharonoth souligne que dans les documents des services israéliens, le nom de code de l’opposant est généralement «BB». Mehdi Ben Barka est localisé à Genève et aurait débarqué à Paris le 29 octobre 1965, «équipé d’un passeport diplomatique algérien » selon le journal. Ce jour-là, il part à la rencontre d’un journaliste à la brasserie Lipp. Une rencontre qui n’aurait été qu’un leurre censé attirer Ben Barka, selon l’historien Yigal Ben-Nun. A quelques encablures du restaurant, l’opposant est embarqué par deux policiers, qui n’auraient été en fait que des mercenaires français payées par le second d’Oufkir, Ahmed Dlimi. Il aurait ensuite été emmené vers un appartement où il aurait été torturé pendant au moins 3 jours : «battu, et brûlé avec des cigarettes».
      Des agents du Mossad racontent l’horrible crime

      La victime a, ensuite selon le Yedioth Ahronoth, été électrocuté et sa tête plongée dans une baignoire. « Ils (les Marocains, ndlr) ont rempli une baignoire d’eau. Dlimi a plongé sa tête et voulait qu’il (Ben Barka, ndlr) révèle des informations […], ils ont mis sa tête sous l’eau un peu trop longtemps jusqu’à ce qu’il devienne complètement bleu», a témoigné Elizer Sharon, un agent du Mossad qui s’est confié aux deux journalistes avant son décès.

      Une fois la mort de l’opposant constatée, les agents du Mossad, lit-on encore, «se sont emparés de son corps et ont décidé de s’en débarrasser en l’enterrant dans le bois de Saint-Germain-en-Laye et en le saupoudrant de produits chimiques qui devaient consumer le corps». Le corps de Mehdi Ben Barka est certes réduit en poudre, mais son cri d’outre tombe résonne encore dans les oreilles des anciens du makhzen.

      Bien que l’establishment français maintienne la chape de plomb sur cette scabreuse affaire d’assassinat politique, la vérité commence à faire son chemin. Le journal Le Monde a publié lundi un entretien avec l’un des journalistes auteur de l’enquête qui confirme l’implication du Mossad dans le meurtre de Ben Barka. La justice française pourra-t-elle rester indéfiniment aveugle face à de telles révélations ? Pas si sûr.


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      http://telquel.ma/2015/03/23/affaire-ben-barka-mossad-enterre-corps-lopposant_1439482
      http://jforum.fr/2015/03/affaire-ben-barka-le-mossad-a-enterre-le-corps-de-lopposant/

      Affaire Ben Barka : le Mossad a enterré le corps de l’opposant

      23 mars
      17:46
      2015

      Par Yassine Majdi


      Le premier témoignage public et crédible sur la disparition du corps de Mehdi Ben Barka depuis un demi-siècle passe presque inaperçu. Il s’agit de celui de Rafi Eitan (photo), célèbre agent du Mossad à la retraite. Dans une émission de la télévision israélienne, diffusée le 1er décembre dernier, l’ex-agent se livre à une étonnante confession. Il aurait été sollicité par Ahmed Dlimi pour faire disparaître le corps de l’ancien leader de l’UNFP à Paris. Il déclare avoir répondu favorablement à la demande de ce dernier, à l’époque chef du Cab1, les services secrets du régime de Hassan II.

      Selon l’enquête de deux journalistes israéliens, le Mossad a fourni les voitures utilisées dans l’enlèvement de Mehdi Ben Barka et a également enterré le corps de l’ancien opposant dans une forêt aux alentours de Paris.

      Dans son édition du 20 mars, le quotidien israélien Yediot Aharonot a publié un dossier consacré à l’implication des services secrets israéliens, le Mossad, dans l’enlèvement de l’homme politique marocain Mehdi Ben Barka le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp à Paris. Les deux auteurs de l’article, Ronen Bergman et Shlomo Nakdmon, ont accordé une interview au quotidien français Le Monde dans laquelle ils dévoilent l’implication des services secrets israéliens dans la disparition du leader de l’opposition Hassan II.

      Des informations notamment tirées de documents officiels israéliens secrets, que les journalistes ont réussi à consulter. En particulier les minutes, « rédigées par l’un des plus proches conseillers du premier ministre » lors des rencontres entre le chef du Mossad, Meir Amit, et le premier ministre israélien Levi Eshkol.


      Echange de bons procédés

      Ainsi, le Mossad ne souhaitait pas être impliqué dans l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, selon les journalistes de Yediot Aharonot, qui indiquent que cette volonté apparaissait « clairement dans les documents et les rencontre entre les dirigeants de l’époque ». Mais, les hauts dignitaires de l’état hébreu considéraient les relations secrètes avec le Maroc comme « stratégiques » et avait réussi à créer des intérêts communs avec le roi Hassan II en le convainquant notamment « de laisser les juifs de son pays émigrer vers Israël ».

      D’après les documents consultés par les journalistes, l’état israélien fournissait « une aide militaire et en matière de renseignement au Maroc » tandis que les services du royaume transmettaient des informations à leurs homologues israéliens. Un échange de bons procédés qui a pris une toute autre dimension lorsque « les Marocains ont fourni au Mossad des documents » décrivant les délibérations du sommet de Ligue arabe organisé en septembre 1965 à Casablanca. Ces documents montraient que les pays arabes n’étaient pas prêts à entrer en guerre contre Israël et qui « ont été une des bases de la confiance en eux des chefs militaires israéliens, au moment de la guerre des Six jours, en 1967 ». Un conflit qui s’était soldé par une victoire éclatante de l’armée israélienne au détriment des armées égyptiennes, syriennes, et jordaniennes.


      Dissous à l’acide

      Néanmoins la transmission de ces informations par les services secrets marocains avait un prix. Selon les journalistes d’Yediot Aharonot, les services marocains ont demandé de l’aide à leurs homologues israéliens afin de « localiser et […] tuer Ben Barka ».

      Ainsi, suite à cette demande, le Mossad a aidé à repérer Ben Barka à Genève et a ensuite fourni de « faux documents pour louer des voitures et ils (le Mossad, ndlr) ont donné des passeports aux Marocains et aux mercenaires français pour pouvoir prendre rapidement la fuite après les faits ». Les services secrets israéliens ont également fourni un logement ayant servi de cache aux services marocains. Toutefois il n’est pas certain que ce logement « fut celui où Ben Barka a été conduit »,précisent les deux journalistes.

      Ronen Bergman et Shlomo Nakdmon ajoutent que « le Mossad n’était pas présent au moment des faits et n’a pas autorisé sa mise à mort » mais a néanmoins participé à l’évacuation du corps de l’homme politique. Le service a ainsi eu l’idée de « dissoudre le corps […]avec de l’acide». Les restes ont ensuite été enterrés dans « une forêt près de Paris, très prisée pour les pique-niques familiaux ». A ce jour, l’ « affaire Ben Barka » n’a toujours pas été élucidée par la justice marocaine.


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      http://www.yabiladi.com/articles/details/34465/mossad-hassan-barka-nouvelles-revelations.html

      Mossad, Hassan II et Ben Barka : De nouvelles révélations sur d'obscures relations

      Publié le 20.03.2015 à 19h00 |
      Par Mohammed Jaabouk


      Six semaines avant l’assassinat de Ben Barka, le Maroc avait permis au Mossad de mettre la main sur les documents et les enregistrements d’une réunion de la Ligue arabe, tenue en septembre 1965 à Casablanca. C’est ce que vient de révéler, aujourd’hui, un quotidien israélien.

      De nouvelles révélations sur les liens entre le roi Hassan II, le Mossad et l’assassinat de l’opposant Mehdi Ben Barka. Aujourd’hui, un site palestinien publie un article du quotidien Yediot Ahronot, annonçant que la hiérarchie militaire israélienne vient d’autoriser la diffusion d’informations, avec le témoignage de Meit Amir, le chef du Mossad de l'époque, sur une opération menée par le contre-espionnage israélien au Maroc durant les années soixante. Elle consistait à mettre sur écoute une session de la Ligue arabe, tenue du 13 au 18 septembre 1965 au royaume. Une réunion très connue dans l’Histoire du panarabisme par la signature d'un pacte de solidarité entre les différents membres de la ligue dit « Pacte de Casablanca».


      Des agents du Mossad présents ?

      Le journal israélien indique que Hassan II était initialement prêt à réserver aux agents du Mossad tout un pavillon de l’hôtel où devait se dérouler le sommet des chefs d’Etats arabes afin de suivre de très près leurs interventions mais surtout celles des chefs des armées. A la dernière minute, le roi craignant que des membres des délégations arabes puissent reconnaitre la véritable identité de Meir Amit, le directeur général du Mossad (1963-1968), dans les couloirs de l’hôtel casablancais, avait changé d’avis.

      En dépit de ce revirement, la partie israélienne a eu accès à tous les documents et aux précieux enregistrements des interventions des militaires arabes. Ceux-ci avaient permis aux responsables de Tel-Aviv de jauger de la capacité des armées des pays de la Ligue à livrer bataille contre l'armée israélienne. En juin 1967, Israël sortait victorieuse de sa rapide guerre contre l’Egypte et la Syrie, occupant le Sinaï, le Golan, Gaza et Al Qods.


      Ben Barka assassiné six semaines après la réunion de Casablanca

      En échange du service rendu par le Maroc à Israël, le Mossad s’était engagé à suivre les déplacements de Mehdi Ben Barka en Europe. Une mission facilitée par la présence sur le territoire français, avec la bénédiction de Charles de Gaulle, d’une antenne du Mossad. C’est justement ce bureau qui avait permis d'une part de piéger Ben Barka avec le projet de film historique et d’autre part faciliter aux agents des services secrets marocains l'entrée en France avec de faux passeports.

      A l’époque, l’opposant vivait des moments difficiles. Le coup d’Etat, du 10 juin 1965 en Algérie, contre le président Ahmed Ben Bella, avait impacté ses finances et la réalisation de son projet de la Tricontinentale. La suite est connue et ne fait que corroborer les révélations de l’ex-agent du Mossad, Rafi Eitan. Celui-ci déclarait, en décembre 2014, à une chaîne israélienne qu’il avait conseillé à Ahmed Dlimi de se débarrasser du corps de Ben Barka dans un récipient rempli de chaux pour ensuite brûler le tout.


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      6. DROITS DE L'HOMME

      6.1. TORTURES
      http://www.demainonline.com/?p=38585
      http://www.demainonline.com/2015/03/06/une-ong-francaise-denonce-la-france-comme-la-nouvelle-alliee-du-systeme-tortionnaire-marocain/

      Une ONG française dénonce la France comme la « nouvelle alliée du système tortionnaire marocain »


      L’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), une importante ONG chrétienne française de défense des droits de l’homme créée en 1974, et qui s’appuie sur un réseau actif de 39 000 membres adhérents, donateurs et salariés, a publié un communiqué dans lequel elle accuse la France, ce pays berceau, dit-on, des droits de l’homme, de s’allier avec les tortionnaires marocains.

      Le communiqué, détaillé, est une volée de bois vert donnée à la France, berceau planétaire, dit-on, de ces pauvres droits de l’homme pourtant malmenés partout.

      Le gouvernement français de l’avant et de l’après-Charlie était déjà le champion de la liberté d’expression en France, au Danemark et ailleurs, mais pas au Maroc, un Etat où on peut fermer illégalement des journaux, agresser et incarcérer des journalistes, prendre d’assaut les sièges des associations humanitaires et même bousculer, séquestrer et expulser des journalistes français, Claude Juvénal (AFP) et Joseph Tual (France3) dans le passé, Jean-Louis Pérez et Pierre Chautard, récemment. Et la liste est longue.

      Maintenant la France de François Hollande, de Manuel Valls, de Bernard Cazeneuve et de cette pauvre Christiane Taubira est devenue officiellement l’alliée d’un Etat où la torture se pratique encore de nos jours.

      Difficile de faire mieux.

      L’ACAT qui a pu obtenir le texte de l’amendement aux accords de coopération judiciaire franco-marocains qui fait de la France la complice officielle des tortionnaires marocains le publie dans ce communiqué.


      Demain



      http://solidmar.blogspot.com.es/2015/03/acat-et-ancile-avocats-la-france.html

      LA FRANCE, NOUVELLE ALLIÉE DU SYSTÈME TORTIONNAIRE MAROCAIN

      Le 31 janvier, la France et la Maroc ont signé un « amendement très important », aux accords de coopération judiciaire franco-marocains, que l’ACAT a pu se procurer. Un accord outrageant, taillé sur mesure.

      Le 31 janvier, la France et la Maroc ont signé un « amendement très important[1] », aux accords de coopération judiciaire franco-marocains, que le Canard enchaîné a transmis à l’ACAT. Outre les problèmes de constitutionalité qu’il pose, ce texte contient des dispositions exceptionnelles et dangereuses qui mettent en péril la défense des victimes de crimes françaises et marocaines, en rendant de facto quasi-impossible toute poursuite en justice de ressortissants marocains si le Maroc s’y oppose. Un accord outrageant, taillé sur mesure pour apaiser le royaume chérifien après un an de brouille diplomatique entre les deux pays. Et qui piétine les droits de l’homme.

      À tout prix, il fallait apaiser le Maroc. L’accord que la France vient de signer pour ce faire véhicule un message problématique : il donne l’image d’une France disposée à créer une justice à géométrie variable, soumise aux exigences des États partenaires, au détriment de la défense constante et inconditionnelle des droits de l’homme dont elle se prévaut pourtant. En effet, l’accord conclu le 31 janvier garantit au Maroc la possibilité d’enterrer toute affaire qu’il juge gênante. Au vu des conséquences graves qu’il engendre sur l’accè<br/><br/>(Message over 64 KB, truncated)