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3185Développements politiques et économiques (1/13-III-2015)

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    13 mars 2015
      S O M M A I R E


      1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-MAROC-PANIQUE DU MAKHZEN
      - YABILADI (13-III-2015): Maroc : Le ministère de l’Intérieur s’apprête à reconnaitre des ONG pro-Polisario


      2. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE-MAROC-ALGÉRIE
      - JEUNE AFRIQUE (12-III-2015): Jean François-Girault, un chiraquien à Rabat?
      - TEL QUEL (12-III-2015): Un nouvel ambassadeur français au Maroc?
      - MAGHREB CONFIDENTIEL N°1147 (12-III-2015): Maître Breham titille Taubira
      - LE CANARD ENCHAINÉ (18-II-2015): Le vrai prix de la réconciliation franco-marocaine
      - LES CRISES (19-III-2015): Le vrai prix de la réconciliation franco-marocaine.
      - EL WATAN (19-II-2015): France-Maroc : «Le vrai prix de la réconciliation»
      - DEMAIN (6-III-2015): Petite avalanche d’émissions françaises sur le roi et Abdellatif Hammouchi
      - DEMAIN (7-III-2015): Une ONG française dénonce la France comme la « nouvelle alliée du système tortionnaire marocain »
      - MAROC HEBDO N°1146 (5-III-2015): Fabius attendu en mai pour faire oublier l'accord avec Rabat
      - LE MONDE (4-III-2015): Maroc : l'affligeante complicité de Paris
      - DEMAIN (2-III-2015): Pourquoi Mustapha El Khalfi a été envoyé en France pour faire le ridicule ?
      - DEMAIN (7-III-2015): L’hebdomadaire français « Le Point » tacle Benkirane et l’Istiqlal
      - LIBÉRATION-MA (10-III-2015): Pierre Vermeren : Il faut reconstruire les relations maroco-françaises sur des bases plus saines et plus égalitaires
      - ALGÉRIE PATRIOTIQUE (8-III-2015): Interview – Denis Véricel explique pourquoi la France prolonge le statu quo au Sahara Occidental


      3. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-FORUM CRANS MONTANA
      - MAGHREB CONFIDENTIEL N°1147 (13-III-2015): Les invités européens du Crans Montana de Dakhla-Villa Cisneros enfin dévoilés
      - MAGHREB CONFIDENTIEL N°1146 (5-III-2015): Saïd Alj d'Unimer sponsor du Forum de Crans Montana
      - YABILADI (13-III-2015): Sahara [OCCIDENTAL]: L’ONU, invité de marque au Forum Crans Montana à Dakhla-Villa Cisneros
      - MAGHREB NAUTE (3-III-2015): Sahara Occidental: l'ONU gifle et interdit le Maroc au forum Dakhla-Villa Cisneros
      - MAP (13-III-2015): Dakhla-Villa Cisneros, ouverture du 25è forum Crans Montana avec la participation de 112 pays
      - LE 360 (13-III-2015): MEZOUAR: "LE FORUM DE DAKHLA-VILLA CISNEROS EST LA MEILLEURE RÉPONSE AUX ALGÉRIENS"
      - ATS/TRIBUNE DE GENEVE/LE MATIN (9-III-2015): La tenue à Dakhla-Villa Cisneros du Forum de Crans Montana dénoncée
      - YABILADI (11-III-2015): Forum Crans Montana : Dakhla-Villa Cisneros en état d’alerte en prévision de <manoeuvre> des pro-Polisario
      - LIBÉRATION-MA (11-III-2015): Le Forum Crans Montana, une réponse ferme aux vociférations des ennemis de l'intégrité territoriale


      4. SAHARA OCCIDENTAL-MALI-ALGÉRIE
      - TSA (1-III-2015): Abdelaziz Rahabi : « L’Algérie a recouvré la dimension africaine de sa diplomatie »


      5. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-MAROC
      - TSA (7-III-2015): Le Maroc se retire du Tour d’Algérie de cyclisme
      - DEMAIN (7-III-2015): L’équipe marocaine de cyclisme se retire du Tour d’Algérie


      6. RASD-NIGERIA-MAROC
      - JEUNE AFRIQUE (6-III-2015): Pourquoi M6 a snobé Goodluck Jonathan?
      - DIRECT INFO (11-III-2015): Pourquoi M6 a snobé Goodluck Jonathan?
      - JEUNE AFRIQUE (11-III-2015): Maroc : après avoir snobé Jonathan, Mohammed VI rappelle son ambassadeur au Nigeria


      7. SAHARA OCCIDENTAL-FANTAISIES DU MAKHZEN
      - LE 360 (4-III-2015): MOHAMED ABDELAZIZ, GRAVEMENT MALADE ET DÉPRIMÉ


      8. UE-MAROC
      - LIBÉRATION-MA (12-III-2015): Le Maroc mis à l’index par Frontex. Les Marocains figurent en tête des passeurs et des personnes qui utilisent de faux documents pour entrer en Europe


      9. MAROC-ARMES
      - TEL QUEL (12-III-2015): L’armée marocaine accélère son effort d’armement
      - TEL QUEL (23-II-2015): L’armée marocaine se hisse au 49e rang mondial


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      SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

      SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
      http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

      SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
      http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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      1. SAHARA OCCIDENTAL-ONU-MAROC-PANIQUE DU MAKHZEN
      http://www.yabiladi.com/articles/details/34240/maroc-ministere-l-interieur-s-apprete-reconnaitre.html

      Maroc : Le ministère de l’Intérieur s’apprête à reconnaitre des ONG pro-Polisario

      Publié le 13.03.2015 à 12h08 |
      Par Mohammed Jaabouk


      Il a fallu 16 mois d’attente pour que le ministère de l’Intérieur accède à la demande du CNDH visant à reconnaitre des associations très proches du Polisario. Désormais, la balle est dans le camp de ces ONG pour solliciter des autorités marocaines des récépissés d’exercer en toute liberté et même prétendre à des aides publiques.

      Le ministère de l’Intérieur s’apprête à reconnaitre des associations proches du Polisario. La CODESA (Collectif des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara occidental), présidée par Aminatou Haïdar, et l’ASVVDH ( l’Association sahraouie des victimes de violations des droits de l’Homme), dirigée par Brahim Dahan, devraient bénéficier du feu vert des autorités.

      L’ASVVDH avait tenu son assemblée constituante en 2005 à Laâyoune sans parvenir par la suite à arracher le fameux récépissé des autorités. En revanche, la CODESA avait reçu une interdiction pour l'organisation de son congrès en 2009. Bien que les deux ONG ne soient pas reconnues et adoptent des positions hostiles au royaume sur le dossier du Sahara occidental, elles tiennent régulièrement des réunions dans des maisons et reçoivent des délégations étrangères.


      Cette reconnaissance est-elle conforme à l’article 12 de la constitution ?

      Cette main tendue du département de Mohamed Hassad à ces ONG est la conséquence d’une intervention directe du CNDH. Il faut dire que le ministère a pris tout son temps avant de répondre favorablement à la recommendation de l’institution consultative.

      Pour mémoire, c’est en novembre 2013, et précisément à la veille de la rencontre à Washington entre le roi Mohammed VI et le président Barack Obama du 20 novembre, que Mohamed Sebbar, le secrétaire général du CNDH avait annoncé le projet de recommander à l’Administration territoriale de légaliser des associations défendant le droit à l’autodétermination du Sahara occidental et à l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme dans la province.

      Mais juridiquement, cette reconnaissance est-elle conforme à la loi fondamentale du 1er juillet 2011 ? L’article 12 précise que « les associations de la société civile et les organisations non gouvernementales se constituent et exercent leurs activités en toute liberté, dans le respect de la Constitution et de la loi ». Or « l’unité nationale et l’intégrité territoriale », au même titre que la religion musulmane, sont parmi les fondements du royaume.

      Cette contradiction avec la loi pourrait être éclipsée par les bénéfices attendus par le Maroc sur la scène internationale. En effet l'ONU, et surtout les Etats-Unis, accueilleraient très favorablement cette reconnaissance d’associations pro-Polisario.


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      2. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE-MAROC-ALGÉRIE
      http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2826p006.xml9/france-diplomatie-maroc-jacques-chirac-france-maroc-maroc-france-jean-fran-ois-girault-un-chiraquien-rabat.html

      Jean François-Girault, un chiraquien à Rabat?

      2/03/2015 à 15:07
      Par Jeune Afrique


      Qui sera le prochain ambassadeur de France au Maroc ? Le chiraquien Jean-François Girault est fortement pressenti.

      Les présidents changent, mais les ambassadeurs de France au Maroc ont une caractéristique commune : leur sensibilité politique de droite. Pour succéder à Rabat, à la mi-2015, à Charles Fries, un ancien conseiller diplomatique de François Fillon qui fut l'un des derniers ambassadeurs nommés par Nicolas Sarkozy, le choix de François Hollande et de Laurent Fabius pourrait se porter sur le chiraquien Jean-François Girault, que l'on dit fortement pressenti en ce sens.

      Actuel directeur Afrique du Nord et Moyen-Orient au Quai d'Orsay, Girault (59 ans) est un bon connaisseur du monde arabe. En poste en Irak puis en Iran, il a été par la suite ambassadeur à Damas et à Bagdad avant d'être "éloigné" à Hanoi par Sarkozy, qui n'appréciait guère cet ancien conseiller diplomatique de Jacques Chirac à la mairie de Paris, puis à l'Élysée.

      Compétent et "socialo-compatible", Girault aura, si sa nomination est confirmée, à gérer une relation franco-marocaine en voie d'apaisement, mais toujours délicate.

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      http://telquel.ma/2015/03/12/nouvel-ambassadeur-francais-au-maroc_1438181

      Un nouvel ambassadeur français au Maroc?

      12 mars2015
      Par Yassine Majdi


      La France penserait à nommer le diplomate Jean-Francois Girault au poste d’ambassadeur au Maroc.

      Un nouvel ambassadeur français à Rabat ? Selon le site de l’hebdomadaire Jeune Afrique, l’actuel directeur Afrique du Nord et Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères français, Jean-François Girault, pourrait être nommé ambassadeur de France au Maroc. Le diplomate est considéré comme« un bon connaisseur du monde arabe ».

      Il a notamment occupé le poste d’ambassadeur à Damas et Bagdad. Jean-François Girault est aussi considéré comme un homme de droite : il a été le conseiller diplomatique de Jacques Chirac « à la mairie de Paris, puis à l’Elysée » selon Jeune Afrique. Il a occupé le même poste auprès de l’ancien Premier ministre François Fillon. S’il est nommé, Jean-Francois Girault remplacera Charles Fries, qui occupe le poste d’ambassadeur au Maroc depuis mai 2012. Les relations entre la France et le Maroc,marquées par un an de tension, semblent avoir repris leurs cours normal depuis la signature des accords de coopération judiciaire entre les deux pays le 31 janvier dernier.


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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/hommes-de-pouvoir/2015/03/12/maitre-breham-titille-taubira%2C108065441-BRC?did=48352664&eid=215104

      HOMMES DE POUVOIR
      N°1147 DU 12/03/2015

      Maître Breham titille Taubira


      Joseph Breham s'apprête à "tester" le tout nouvel accord franco-marocain de coopération judiciaire, entré en vigueur le 31 janvier.
      L'avocat d'Adil Lamtalsi et de Naama Asfari (qui avaient porté plainte en France contre le patron de la Direction générale de la surveillance du territoire marocaine, Abdellatif Hammouchi) a envoyé la semaine dernière une missive à la ministre de la justice, Christiane Taubira, dans laquelle il feint de s'interroger sur les modalités à suivre pour déposer une nouvelle plainte pour tortures subies par un ressortissant franco-algérien sur le sol marocain. En lui demandant la marche à suivre, il espère pousser la ministre à s'exprimer sur la constitutionnalité du nouvel accord.
      Adopté pour mettre fin à la brouille diplomatique née de la tentative de convoquer Abdellatif Hammouchi, il stipule que la justice française doit avertir et associer les magistrats de liaison à toutes les procédures engagées dans l'Hexagone contre de hauts responsables marocains.

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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/diplomatie/2015/03/05/fabius-attendu-en-mai-pour-faire-oublier-l-accord-avec-rabat%2C108064608-BRC?did=48352664&eid=214677

      CERCLES DE POUVOIR
      N°1146 DU 05/03/2015

      Fabius attendu en mai pour faire oublier l'accord avec Rabat

      Le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a, selon nos sources , prévu de se rendre à Alger au mois de mai. Les objectifs précis de la visite n'ont pas encore filtré ; les dossiers libyen et malien devraient être évoqués. Paris, qui vient de mettre un terme à un an de brouille diplomatique avec le Maroc, tient peut-être aussi à rassurer Alger que ce rabibochage ne fera pas d'ombre à l' idylle franco-algérienne. Les relations bilatérales n'ont jamais été aussi intenses. La coopération entre services de renseignement est au zénith et Paris n'a pas manqué de féliciter Alger pour sa "médiation efficace" en faveur du règlement de la crise malienne, sans même attendre que les groupes rebelles signent l'accord...

      La prochaine visite de Laurent Fabius est balisée par Jean-Louis Bianco, son représentant spécial pour les relations algéro-françaises, reçu le 1er mars à Alger par le premier ministre, Abdelmalek Sellal, et celui de l'industrie, Abdessalem Bouchouareb.

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      http://www.les-crises.fr/pas-de-probleme-un-dignitaire-marocain-accuse-de-torture-decore-par-la-france/

      Le vrai prix de la réconciliation franco-marocaine.


      Depuis le 31 janvier, la France et le Maroc se sont – c’est officiel – cordialement rabibochés après une bonne année de brouille. Cadeau de réconciliation: ” un amendement très important” à la convention franco-marocained’entraide pénale, dixit le site du ministère des Affaires étrangères. Il couronne ” des discussions entamées depuis plusieurs mois par les gouvernements des deux pays?
      Congratulations et satisfaicit baignent le communiqué, rédigé en langage diplomatique. Mais rien, aucune explication sur ce que recouvre le “très important amendement”. Un peu de gêne, peut-être? Car le texte sur lequel “Le Canard” a posé son bec révèle, en quatre paragraphes, une conception toute nouvelle des relations judiciaires entre la France et un pays étranger. Du sur-mesure pour arranger des affaires comme celle d’Abdellatif Hammouchi, le chef du contre-espionnage marocain, visé, en France, par des plaintes pour torture émanant de plusieurs associations et ressortissants franco-marocains.
      Ces plaintes, suivies de procédures judiciaires, avaient déclenché, il y a un an, la colère du roi Mohammed VI. Interruption de toute coopération judiciaire avec la France, refus de participer, avec les autres chefs d’État, à la marche du 11 janvier. Et crainte de Hollande que le Maroc ne lui fasse défaut dans la lutte contre le terrorisme, son souci essentiel.


      Hochet de consolation

      Tout est donc réuni, dans ce texte, pour complaire au roi. Ainsi, “chaque partie informe immédiatement l’autre parties des procédures relatives à des faits pénalement punissables”. Traduction: les plaintes déposées en France contre un marocain ( au hasard, Hammouchi ) devrons “immédiatement” être transmises à Rabat. Et inversement, en vertu du principe de réciprocité. Ensuite, il appartiendra “prioritairement” au Maroc ( ou à la France ) de décider de ” toutes les mesures ( … ) appropriées” et des “suites à donner”. Soit l’ouverture d’une procédure” dans un des deux pays, soit son renvoi dans l’autre. Et, surtout, le pays saisi pourra décider tout simplement de la “clôture” du dossier. Circulez, l’affaire est enterrée.
      “On peut parier que le Maroc demandera toujours la transmission de la procédure, assurera que ses magistrats s’occupent de tout et rendra ainsi impossible n’importe quelle enquête ou recherche de preuves et indices!” s’emporte un haut fonctionnaire.
      Sur ordre du président de la République, c’est Christiane Taubira qui a paraphé avec son homologue marocain, un accord qui retire donc aux juges français tout pouvoir de se mêler des affaires de Sa Majesté Mohammed VI. Le texte doit encore être ratifié par les Parlements des deux pays et, donc, être rendu public. Mais nul ne sait encore quand.
      En attendant, sous les hurlements des ONG, Abdellatif Hammouchi sera bientôt décoré de la Légion d’honneur, comme l’a annoncé, le 14 février à Rabat, le ministre de l’Intérieur, Bernard Caseneuve.
      C’est tout? Même pas une décoration pour le chef de la police, le ministre de l’intérieur ou le Premier ministre du royaume? On est aux limites de la mesquinerie.


      Dominique Simonnot

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      http://www.elwatan.com/international/france-maroc-le-vrai-prix-de-la-reconciliation-19-02-2015-287915_112.php
      http://solidmar.blogspot.com.es/2015/02/france-maroc-le-vrai-prix-de-la.html

      France-Maroc : «Le vrai prixde la réconciliation»

      le 19.02.15 | 10h00


      Le «très important amendement» qui a couronné «des discussions entamées depuis plusieurs mois par les gouvernements des deux pays», selon les termes diplomatiques du Quai d’Orsay, à la convention franco-marocaine d’entraide pénale, est révélé par Le Canard enchaîné qui le qualifie de «vraiprix de la réconciliation franco-marocaine».

      De quoi s’agit-il ? Quel en est le contenu ? Selon Le Canard enchaîné, qui a pu en prendre connaissance, il s’agit d’une «conception toute nouvelle des relations judiciaires entre la France et un pays étranger». «Du sur-mesure pour arranger des affaires, comme celles de Abdelatif Hammouchi, le chef du contre-espionnage marocain, visé en France par des plaintes pour torture émanant de plusieurs associations et ressortissants franco-marocains.» Ces plaintes, suivies de procédures, avaient entraîné, il y a un an, le froid entre Rabat et Paris.

      Non seulement, les deux pays se sont réconciliés, mais, cerise sur le gâteau, le chef du contre-espionnage marocain, n’est plus poursuivi par la justice française, mieux, il sera récompensé de la Légion d’honneur, a annoncé le ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve, en visite à Rabat, le 14 février. Quant au contenu proprement dit de l’«important amendement», il stipule que «chaque partie informe immédiatement l’autre partie des procédures relatives à des faits pénalement punissables».

      Autrement dit, les plaintes déposées en France contre un Marocain devront «immédiatement» être transmises à Rabat. Et inversement, en vertu du principe de réciprocité. Ensuite, il appartiendra «prioritairement» au Maroc (ou à la France) de décider de «toutes les mesures (…) appropriées» et des «suites à donner». Soit l’«ouverture d’une procédure» dans l’un des deux pays, soit son renvoi dans l’autre, rapporte Le Canard. Et précision de taille : le pays saisi pourra décider tout simplement de la «clôture» du dossier. Ainsi, les magistrats français saisis de l’affaire Hammouchi n’ont plus qu’à classer le dossier.


      Nadjia Bouzeghrane

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      http://www.demainonline.com/?p=38647
      http://www.demainonline.com/2015/03/07/petite-avalanche-demissions-francaises-sur-le-roi-et-abdellatif-hammouchi/

      Petite avalanche d’émissions françaises sur le roi et Abdellatif Hammouchi


      La presse française se lâche. La télévision et la radio françaises ne se gênent plus pour parler, et pas en bien, du roi Mohamed VI et de son patron de la DST, la police politique marocaine, Abdellatif Hammouchi.

      Dans ces émissions les noms de Mohamed VI, son château de Betz, son compte bancaire en Suisse, les tortures à la chaîne de prisonniers menées à Témara, sans oublier l’évocation du cas du directeur du cabinet privé du roi, Mohamed Mounir Majidi, y sont cités.

      Canal + a dédié une partie de son émission « Le Supplément » du dimanche 1 mars au Maroc avec un reportage intitulé « Maroc-France : c’est compliqué »(pour voir l’émission cliquer ici).

      Puis, samedi 7 mars, une émission de France Inter, « Comme un bruit qui court », est vouée entièrement au roi, son château et encore une fois Hammouchi. (Pour écouter l’émission cliquer ici).


      Demain

      Posté par admin le 07/03/2015

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      http://www.demainonline.com/?p=38585
      http://www.demainonline.com/2015/03/06/une-ong-francaise-denonce-la-france-comme-la-nouvelle-alliee-du-systeme-tortionnaire-marocain/

      Une ONG française dénonce la France comme la « nouvelle alliée du système tortionnaire marocain »


      L’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), une importante ONG chrétienne française de défense des droits de l’homme créée en 1974, et qui s’appuie sur un réseau actif de 39 000 membres adhérents, donateurs et salariés, a publié un communiqué dans lequel elle accuse la France, ce pays berceau, dit-on, des droits de l’homme, de s’allier avec les tortionnaires marocains.

      Le communiqué, détaillé, est une volée de bois vert donnée à la France, berceau planétaire, dit-on, de ces pauvres droits de l’homme pourtant malmenés partout.

      Le gouvernement français de l’avant et de l’après-Charlie était déjà le champion de la liberté d’expression en France, au Danemark et ailleurs, mais pas au Maroc, un Etat où on peut fermer illégalement des journaux, agresser et incarcérer des journalistes, prendre d’assaut les sièges des associations humanitaires et même bousculer, séquestrer et expulser des journalistes français, Claude Juvénal (AFP) et Joseph Tual (France3) dans le passé, Jean-Louis Pérez et Pierre Chautard, récemment. Et la liste est longue.

      Maintenant la France de François Hollande, de Manuel Valls, de Bernard Cazeneuve et de cette pauvre Christiane Taubira est devenue officiellement l’alliée d’un Etat où la torture se pratique encore de nos jours.

      Difficile de faire mieux.

      L’ACAT qui a pu obtenir le texte de l’amendement aux accords de coopération judiciaire franco-marocains qui fait de la France la complice officielle des tortionnaires marocains le publie dans ce communiqué.


      Demain



      LA FRANCE, NOUVELLE ALLIÉE DU SYSTÈME TORTIONNAIRE MAROCAIN

      Le 31 janvier, la France et la Maroc ont signé un « amendement très important », aux accords de coopération judiciaire franco-marocains, que l’ACAT a pu se procurer. Un accord outrageant, taillé sur mesure.

      Le 31 janvier, la France et la Maroc ont signé un « amendement très important[1] », aux accords de coopération judiciaire franco-marocains, que le Canard enchaîné a transmis à l’ACAT. Outre les problèmes de constitutionalité qu’il pose, ce texte contient des dispositions exceptionnelles et dangereuses qui mettent en péril la défense des victimes de crimes françaises et marocaines, en rendant de facto quasi-impossible toute poursuite en justice de ressortissants marocains si le Maroc s’y oppose. Un accord outrageant, taillé sur mesure pour apaiser le royaume chérifien après un an de brouille diplomatique entre les deux pays. Et qui piétine les droits de l’homme.

      À tout prix, il fallait apaiser le Maroc. L’accord que la France vient de signer pour ce faire véhicule un message problématique : il donne l’image d’une France disposée à créer une justice à géométrie variable, soumise aux exigences des États partenaires, au détriment de la défense constante et inconditionnelle des droits de l’homme dont elle se prévaut pourtant. En effet, l’accord conclu le 31 janvier garantit au Maroc la possibilité d’enterrer toute affaire qu’il juge gênante. Au vu des conséquences graves qu’il engendre sur l’accès des victimes à la justice, l’amendement devra impérativement être soumis au parlement.



      Décryptage juridique par l’ACAT et Ancile Avocats :

      Le devoir d’informer : une menace sur l’efficacité des enquêtes

      Désormais, si une infraction (délit ou crime) commise au Maroc, par un Marocain, est dénoncée devant la justice française, alors, la France devra informer immédiatement le Maroc de cette procédure et vice-versa.

      Texte de l’amendement : «1/ Dans le cadre de leurs engagements respectifs et afin de contribuer à la bonne mise en œuvre des conventions internationales qui les lient, les parties s’emploient à favoriser une coopération plus efficace ainsi que tous échanges entre les autorités judiciaires aux fins de bonne conduite des procédures, notamment lorsque les faits dénoncés ont été commis sur le territoire de l’autre.

      2/ Dans cette dernière hypothèse, chaque Partie informe immédiatement l’autre Partie des procédures relatives à des faits pénalement punissables dans la commission desquels des ressortissants de cette dernière sont susceptibles de voir leur responsabilité engagée. »

      Décryptage : En s’obligeant à informer immédiatement le Maroc de l’ouverture d’une procédure en France mettant potentiellement en cause un de ses ressortissants, la France laisse tout loisir aux autorités chérifiennes d’entraver le bon déroulement d’une enquête qu’elles estimeraient politiquement sensible, en intimidant les victimes et les témoins, en détruisant les éléments de preuves ou encore en prévenant les suspects potentiels du risque d’arrestation en cas de visite en France.

      Normalement, au stade de l’enquête, le travail du juge français est couvert par le secret, élément qui est justement indispensable à l’efficacité et à la sérénité des investigations ainsi protégées des pressions et autres manœuvres pouvant entraver la découverte des faits. Dans cette idée, il revient normalement au juge de décider du moment approprié pour informer les autorités étrangères d’une enquête et éventuellement solliciter leur concours.

      La disposition sur le devoir d’informer prévue dans l’amendement est particulièrement inquiétante quand on sait que les plaignants déposant plainte à l’encontre d’agents de sécurité marocains font régulièrement l’objet de manœuvres d’intimidation allant des menaces au harcèlement judiciaire.

      La réciproque (cas de ressortissants français mis en cause par des victimes marocaines) est également rendue possible par l’amendement mais, compte tenu du motif de la brouille entre le Maroc et la France (la mise en cause du responsable du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, pour complicité de torture par une juge d’instruction française), il est difficile de ne pas y voir la garantie octroyée au Maroc de pouvoir « couvrir » ses agents.

      Fin de la compétence universelle pour les crimes graves commis au Maroc

      Désormais, la justice marocaine, informée de l’ouverture d’une procédure en France concernant un ressortissant étranger victime d’un crime au Maroc, pourra décider des suites à lui donner : dans les cas où le juge marocain décidera d’ouvrir lui-même une procédure au Maroc, la justice française devra « prioritairement » se dessaisir du dossier. Une fois l’affaire transférée à la justice marocaine, cette dernière aura toute latitude pour l’enterrer.

      Texte de l’amendement : « 3/ S’agissant de procédures engagées auprès de l’autorité judiciaire d’une Partie par une personne qui n’en possède pas la nationalité et pour des faits commis sur le territoire de l’autre Partie par un de ses ressortissants, l’autorité judiciaire saisie recueille dès que possible auprès de l’autorité judiciaire de l’autre partie ses observations ou informations

      Cette dernière prend toutes les mesures qu’elle juge appropriées y compris le cas échéant l’ouverture d’une procédure.

      Au vu des éléments ou informations reçus, l’autorité judiciaire saisie détermine les suites à donner à la procédure, prioritairement son renvoi à l’autorité judiciaire de l’autre partie ou sa clôture. En l’absence de réponse ou en cas d’inertie de l’autre Partie, l’autorité judiciaire saisie poursuit la procédure »

      Décryptage : Cette disposition est strictement relative aux affaires de compétence universelle, c’est à dire les cas où un non-Français, victime de torture ou de disparition forcée au Maroc, par des agents de l’État marocains, porte plainte en France, à l’occasion du passage dans l’hexagone d’un de ses bourreaux.

      Actuellement, le Code de procédure pénale français prévoit, conformément aux engagements internationaux de la France, la compétence du juge français pour enquêter et juger ces crimes d’une gravité telle qu’ils ne peuvent demeurer impunis.

      Selon l’amendement, si le crime en question est commis au Maroc par des marocains, le juge français devra en priorité se dessaisir au profit du juge marocain, dont on sait pourtant pertinemment qu’il ne diligentera pas une enquête sérieuse, indépendante et impartiale dès lors que des agents de l’Etat sont mis en cause. On ne compte plus les nombreux rapports d’organes des Nations unies et d’ONG qui dénoncent l’impunité dont jouissent les auteurs de crimes graves au Maroc. Cette dernière année, la justice marocaine s’est d’ailleurs davantage illustrée dans la poursuite judiciaire de victimes de torture ayant porté plainte, que dans la poursuite de tortionnaires[2].

      En se dessaisissant ainsi auprès de la justice marocaine, le juge français se rendra tout simplement coupable d’un déni de justice.

      L’accès à la justice des français victimes de crimes au Maroc mise en danger

      Le dernier alinéa de l’amendement, rédigé d’une façon aussi lapidaire que floue, est potentiellement très dangereux. Il prévoit en effet que le juge français se dessaisisse prioritairement au profit de la justice marocaine, même si la victime du crime est française !

      Texte de l’amendement : « 4/ Les dispositions du paragraphe 3 du présent article s’appliquent aux individus possédant la nationalité de l’une ou l’autre Partie. »

      Décryptage : Si l’amendement est adopté, il introduira une « exception marocaine ». On imagine sans peine les conséquences particulièrement désastreuses qu’une telle démarche aura sur les plaintes concernant des crimes commis par des agents de l’Etat marocains.

      Cette disposition, comme toutes les autres, est taillée sur mesure. Elle vise principalement Adil Lamtalsi, Mostafa Naïm et Zakariya Moumni, trois citoyens français qui ont porté plainte en France pour des crimes de torture subis au Maroc.

      Des dispositions illégales ?

      Au-delà des problèmes évidents que pose cet amendement au regard de la défense des victimes et, plus généralement, de la défense des droits de l’homme dont la France fait officiellement une priorité, le texte soulève de fortes interrogations au regarde de sa légalité et de sa compatibilité avec la Constitution française et les engagements internationaux de la France :

      La transmission d’informations devant être fournies au Maroc par la France et vice-versa, sur les enquêtes en cours est potentiellement contraire au principe du secret d’instruction, de l’enquête et des poursuites. Elle est à cet égard possiblement illégale.
      A plusieurs égards, le texte de l’amendement est si vague qu’il pourrait être inconstitutionnel, car il enfreint le principe de la légalité juridique. La loi pénale française doit définir les procédures avec précision, sans quoi elle viole le principe de légalité, pourtant garantie tant par la Constitution que par la Convention européenne des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
      En l’état, le texte viole l’égalité d’accès à la justice entre les Français victimes de crimes à l’étranger. Prenons l’exemple du traitement de deux plaintes déposées en France par une victime française, pour un crime commis au Maroc (viol, torture), l’un par un Marocain, l’autre par un Tunisien. Si le crime met en cause un Tunisien, la justice française aura la possibilité (sans y être contrainte) de transférer le dossier à la justice marocaine, mais elle ne le fera pas si, par exemple, la justice marocaine ne présente pas de garanties de sérieux et d’équité. En revanche, la justice française aura l’obligation (et non la simple option) de dénoncer le crime au Maroc si l’auteur présumé du crime est Marocain. Et si le juge marocain décide d’ouvrir une enquête, le juge français sera obligé d’opter en priorité pour l’option du dessaisissement.


      ACAT

      [1] Selon la déclaration du Ministère français des Affaires étrangères

      [2] Rapporteur du Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture ; Rapport du Comité contre la torture des Nations unies


      Posté par admin le 06/03/2015


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      http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/03/maroc-l-affligeante-complicite-de-paris_4586548_3232.html

      Maroc : l'affligeante complicité de Paris
      Légion d'honneur au chef du contre-espionnage marocain, amendement de la convention d'entraide pénale... A Rabat, la France s'est reniée et déshonorée

      LE MONDE | 03.03.2015 à 12h18 • Mis à jour le 04.03.2015 à 17h47 |
      Par Patrick Baudouin (Avocat et président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme - FIDH)


      La France est-elle dans les actes aussi vertueuse que dans les discours, lorsqu'il s'agit de lutte contre la torture, de poursuite de crimes contre l'humanité, de défense de la liberté d'expression ? La réponse est hélas négative, à l'aune des récentes péripéties des relations franco-marocaines.

      A la suite de plusieurs plaintes pour torture déposées en France, le patron de la Direction générale de la surveillance du territoire marocain, Abdellatif Hammouchi, s'était vu notifier lors d'un passage à Paris, en février 2014, une demande d'audition de la justice française. Pareille audace, incompréhensible pour un Etat où la magistrature n'a nulle indépendance par rapport au pouvoir politique, a suscité une réaction courroucée de Rabat, qui s'est traduite par une suspension des coopérations judiciaire et sécuritaire.

      Si la France a cherché à mettre un terme à cette situation préjudiciable, elle aurait pu éviter de le faire au prix d'un arrangement honteux. C'est ainsi que le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve, en visite au Maroc à la mi-février, a solennellement annoncé que M. Hammouchi, celui-là même qui est poursuivi pour torture, allait se voir remettre les insignes d'officier de la Légion d'honneur. Sans aucun souci d'un minimum de décence, et pas davantage d'une élémentaire prudence, Paris n'a pas craint d'accomplir un geste déshonorant en décernant une décoration, méritant d'être réservée à des personnalités irréprochables, au chef des services de sécurité d'un pays pour lequel le recours à la torture est dénoncé par des organisations de défense des droits de l'homme. En termes de symbole politique, judiciaire, moral, le message est désastreux.


      Prime à l'impunité

      Plus grave encore, afin d'éviter à l'avenir tout risque de désagrément pour des responsables marocains soupçonnés de torture de passage sur le territoire français, il a été prévu en catimini d'amender la convention franco-marocaine d'entraide pénale. Désormais, toute plainte pénale visant un Marocain se trouvant en France sera aussitôt transférée à ce pays pour qu'il exerce sa compétence. Cela signifie par exemple, dans le cas de M. Hammouchi, que, même pour une plainte déposée par un citoyen français, la justice française serait dessaisie, avec les suites qu'on imagine, au vu de la protection dont bénéficient les présumés tortionnaires au Maroc.

      Autrement dit, c'est une prime donnée à l'impunité. Alors que, selon le droit applicable, la France a l'obligation de poursuivre, arrêter et juger toute personne suspectée d'actes de torture se trouvant sur son territoire, un tel précédent serait d'autant plus dangereux que d'autres pays que le Maroc ne manqueront pas alors de formuler les mêmes exigences. Cet abandon de fait de la notion de justice universelle ne sera rien d'autre qu'un signal de bienvenue pour tous bourreaux et autres tortionnaires.

      La France s'est aussi déshonorée en abandonnant à leur sort les deux journalistes français qui ont été interpellés au Maroc puis expulsés à leurs frais. En présence de cette atteinte caractérisée à la liberté de la presse, aucune voix officielle n'a jugé bon de protester ou de s'indigner, là encore pour ne pas heurter la susceptibilité du grand ami marocain. Qui aurait pu penser que le gouvernement opère un tel reniement, peu après avoir rassemblé le monde entier autour de la défense des libertés d'expression ?

      Un tel signal de complaisance donné aux censeurs et bourreaux ne peut que discréditer la parole de la France. Ni la logique du business ni les impératifs sécuritaires ne doivent conduire à céder au chantage pour en arriver à trahir les valeurs universelles que la France devrait défendre et promouvoir sans relâche. Il ne suffit pas d'exceller dans l'art des belles envolées lyriques sur les droits et libertés, encore faut-il pour convaincre se montrer exemplaire dans leur mise en œuvre.


      Patrick Baudouin (Avocat et président d’honneur de la Fédération internationale des droits de l’homme - FIDH)

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      http://www.demainonline.com/?p=38536
      http://www.demainonline.com/2015/03/02/pourquoi-mustapha-el-khalfi-a-ete-envoye-en-france-pour-faire-le-ridicule/

      Pourquoi Mustapha El Khalfi a été envoyé en France pour faire le ridicule ?


      Depuis son passage sur la radio française Europe 1, l’intervention du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, fait le bonheur des internautes, surtout les francophones.

      Plus de 130 000 personnes ont visionné en quelques jours la vidéo de l’interview du ministre.

      Découverte il y a peu alors qu’il est passé sur Europe 1 le 26 février dernier, cette intervention a très mal commencé quand l’animateur Emmanuel Faux a lancé à son invité de manière comminatoire : « On attend de vous des paroles de vérité et non pas des phrases officielles déconnectées ».

      Mais qui a donc pu renseigner si bien Emmanuel Faux sur la pratique de la langue de bois par ce ministre islamiste ? En tout cas au lieu de s’offusquer ou de protester pour cette manière peu amène d’interviewer un invité, El Khalfi a ri. Mais il a ri jaune.

      Première question du journaliste. « A votre avis, faut-il dialoguer, rencontrer le président syrien Bachar El Assad ? ». Dans un français hésitant, le ministre a déclaré que « le Maroc ne peut pas faire des commentaires sur des actions menées par d’autres pays comme la France ». Et devant l’insistance du journaliste, El Khalfi a répondu à trois reprises « je suis clair », sans qu’on sache de quelle « clarté » il s’agit.

      Le reste de l’interview atteint alors le sommet de la langue de bois, tant El Khalfi esquive toutes les questions, surtout celle où il est question d’Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST, la police politique marocaine, poursuivi en France pour « torture ».

      Si le Palais a envoyé le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement pour faire le ridicule à la radio française, c’est réussi.

      Bon visionnage et amusez-vous bien !


      Demain

      Posté par admin le 02/03/2015

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      http://www.demainonline.com/?p=38606
      http://www.demainonline.com/2015/03/07/lhebdomadaire-francais-le-point-tacle-benkirane-et-listiqlal/

      L’hebdomadaire français « Le Point » tacle Benkirane et l’Istiqlal


      Dans un papier intitulé « Le Maroc se remet au français », publié sur le site de l’hebdomadaire Le Point, le gouvernement islamiste d’Abdelilah Benkiraneainsi que le Parti de l’Istiqlal en prennent gentiment pour leur grade.

      Evoquant la visite du ministre français des affaires étrangères, Le Point en profite pour annoncer la création au Maroc d’un lycée international francophone et de rappeler au passage « l’échec brutal de l’arabisation » dans l’enseignement public.

      Un échec qu’il attribue au Parti de l’Istiqlal qui s’est lancé dans cette aventure de diabolisation du français dans les années 1970. Le Point se fait donc un plaisir de tacler le gouvernement islamiste d’Abdelilah Benkirane, et de rappeler les turpitudes passées de l’Istiqlal.

      Il aurait dû rappeler que les dirigeants de l’Istiqlal inscrivaient à l’époque leurs progénitures dans les écoles et les lycées français puis les expédiaient à l’étranger pour poursuivre leurs études.

      Un exemple ? Celui de l’ancien ministre istiqlalien du tourisme Adil Douiri. Son père M’hamed Douiri, l’éternel numéro deux de M’hamed Boucetta, le secrétaire général de l’Istiqlal entre 1974 et 1998, a été l’un des hérauts forcenés de l’arabisation de l’enseignement public marocain. Pourtant Adil Douiri a étudié dans un lycée français (Saint-Louis de Paris), puis a poursuivi ses études dans la capitale française.

      Ce qui est bon pour le petit peuple ne l’est pas pour les enfants des dirigeants de l’Istiqlal.


      Demain

      Posté par admin le 07/03/2015

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      http://www.libe.ma/Pierre-Vermeren-Il-faut-reconstruire-les-relations-maroco-francaises-sur-des-bases-plus-saines-et-plus-egalitaires_a59836.html

      Pierre Vermeren : Il faut reconstruire les relations maroco-françaises sur des bases plus saines et plus égalitaires


      Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1, Pierre Vermeren est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le Maroc dont «Le Maroc de Mohammed VI, la transition inachevée (Poches La découverte, 2012).
      Né en 1966 à Verdun, normalien et agrégé d’histoire, Pierre Vermeren a enseigné pendant six ans au Lycée Descartes de Rabat. Sa thèse portant sur la formation des élites maghrébines a été distinguée par le Prix Le Monde de la recherche universitaire 2001. Il a également vécu en Egypte et en Tunisie. Ses travaux de recherches portent sur le Maghreb contemporain. Pierre Vermeren est aujourd’hui maître de conférences en histoire du Maghreb contemporain à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, et membre du Laboratoire CEMAF (Centre d’études des mondes africains).


      Libé : Les relations franco-marocaines ont vécu une année très difficile. Comment expliquez-vous cela? Des relations pourtant qualifiées par les deux parties d’exceptionnelles, amicales, profondes qui se sont dégradées rapidement.
      Pierre Vermeren : Elles ont cessé d’être exceptionnelles. Un an de crise et de mauvais signaux envoyés par les deux côtés. On dirait que les deux pays sont dans une sorte de compétition. Ce qui est assez étonnant. Au départ, il y a plusieurs interprétations. Je continue à penser que c’est l’affaire Hamouchi, le patron du renseignement intérieur qui a déclenché la crise. Mais en arrière fond, il y a plusieurs phénomènes : les tensions autour du Sahara à l’ONU, les événements qui se sont succédé d’ordre judiciaire ou d’ordre politique, des mauvaises paroles, des reproches, des annulations de visites, de voyages. Il y a quelque chose de rompu provisoirement et c’est lié aux relations franco-algériennes. Les autorités françaises se sont délibérément rapprochées de l’Algérie depuis les élections de 2012.

      Est-ce que les relations franco-marocaines sont condamnées à être le thermomètre des relations franco-algériennes?
      Non, je ne crois pas. La France est obligée d’avoir de bonnes relations avec les deux pays voisins et même avec la Tunisie. Elle ne peut pas avoir de mauvaises relations avec eux pour plein de raisons. Il faut trouver un modus vivendi. De plus, il y a des crises et des relations très difficiles et très houleuses entre le Maroc et l’Algérie. Il va falloir trouver un nouveau modus vivendi, parce qu’il y a des milliers de Marocains et d’Algériens qui vivent en France et cela nécessite dans plusieurs domaines de la coopération et la France ne peut pas choisir entre les deux. Elle doit être en bons termes avec les deux pays.

      On a remarqué que depuis la fin du Protectorat au Maroc, les relations franco-marocaines se détériorent chaque fois que la gauche est au pouvoir. On a remarqué cela à l’époque de Mitterrand et encore aujourd’hui. Comment expliquez-vous cela ? Est-ce que c’est lié à la gauche qui ne possède pas les codes pour avoir de bonnes relations avec le Maroc ou n’a-t-elle pas les outils ou simplement a-t-elle une préférence pour l’Algérie ?
      Il y a les faits historiques de la guerre d’Algérie toujours, en toile de fond. Les socialistes français ont envoyé des contingents en Algérie. Ils ont aussi à se faire pardonner de ce côté-là. Mais il y a eu de mauvaises relations avec la droite à l’indépendance du Maroc pour commencer et avec l’affaire Ben Barka. Il y a eu des tensions historiques et à l’époque de Mitterrand, les relations avec le Maroc ont fini par être bonnes. Mais on peut ajouter à l’histoire de la République française et à l’histoire dans laquelle les socialistes s’inscrivent, un rapport difficile dès les origines de la Monarchie. Mais ce n’est pas le cas de tous les socialistes en France.

      Les propos tenus par le ministre marocain des Affaires étrangères contre la France, pendant la crise ont été pour la première fois très durs, genre «l’époque du colonialisme est révolue». C’est un changement définitif dans les relations entre les deux pays?
      Je crois que le Roi du Maroc a utilisé aussi les mêmes termes avant le ministre, dans sa dernière allocution devant l’Assemblée générale des Nations unies le 25 septembre 2014. En s’adressant évidemment aux puissances mondiales sans nommer la France. Ça reflète la profondeur de la crise et en même temps il a raison : la période coloniale est bel et bien terminée ; on en est très loin maintenant et il faut reconstruire les relations sur des bases plus saines et plus égalitaires. Cette crise peut-être aura des conséquences positives. C’est vrai, il y avait des relations exceptionnelles, elles l’étaient peut-être trop, il faut sans doute des relations plus normales qu’exceptionnelles.

      Pendant la crise entre les deux pays qui a duré environ un an, on a remarqué que des voix de la droite s’inquiétaient de la dégradation de ces relations entre les deux pays et du manque de coopération. Même l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy et Luc Châtel et d’autres s’en sont émus, mais on n’a entendu aucune voix de gauche. Qu’en pensez-vous ?
      Ce que vous dites est vrai. Sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, les relations entre les deux pays étaient exceptionnelles. En ce moment, elles sont tendues, cela dépend des moments. C’est vrai pour la France, il faut bien réussir à s’entendre avec ses deux voisins.
      Il est clair que pendant la campagne électorale présidentielle en France, le Maroc n’a pas caché sa préférence pour Nicolas Sarkozy, alors que l’Algérie ne cachait pas sa préférence pour François Hollande. C’est aussi aux pays du Maghreb à ne pas prendre position dans les campagnes électorales françaises, cela a des conséquences aussi.

      Au moment de la crise, d’autre pays européens en ont profité pour développer leurs relations avec le Maroc surtout l’Espagne et d’autres pays comme l’Allemagne. Comment voyez-vous cette évolution ?
      De la même façon que la droite profite de cette situation de crise, d’autres pays comme l’Espagne le font aussi. On se rappelle il y a dix ans que c’était l’inverse. L’Espagne était en mauvais termes avec le Maroc et la France en a profité. C’est peut-être un point prêté pour un point rendu.

      Vous avez écrit que la diplomatie française ne prenait pas en considération le côté religieux dans les relations diplomatiques. Est-ce que cela a joué dans les relations avec le Maroc ?
      C’est certain. La religion est aussi importante pour le Maroc que pour tous les pays arabes de la région. Quand on dit que la Tunisie est dirigée par un groupe laïc, c’est fou. C’est un groupe séculier, séculariste. Mais en France, on a une mauvaise appréciation du fait religieux. On a du mal à comprendre que la laïcité dans le monde arabe n’existe pas, que l’islamisme est combattu par tous les régimes arabes et que chercher des attentes avec les islamistes est quelque chose de très compliqué. Mais il n’y a pas que des laïcs ou des islamistes. 80% des habitants de la région ne sont ni l’un ni l’autre. C’est entre les deux, c’est quelque chose qui dépasse la gauche française, car il y a une très mauvaise connaissance voire une hostilité envers le phénomène religieux par une partie de la classe politique française.

      Les Français semblent avoir découvert cela après les attentats de Paris et la publication des caricatures du Prophète des musulmans. Les télés anglo-saxonnes n’ont pas montré les caricatures, pourtant ce sont de grandes démocraties et la caricature n’est pas interdite dans ces pays.
      La laïcité est propre à la France et à la Belgique. La question de la caricature nous vient de Voltaire et de l’histoire de la France. Elle est très ancrée dans la culture historique, politique et intellectuelle française. Le 18ème siècle, qui a préparé la Révolution, s’est fondé sur la lutte pour le droit au blasphème. C’est cela Voltaire, c’est notre histoire, mais les autres pays du monde ont une autre histoire.
      C
      omment voyez-vous la dernière rencontre à Paris entre les deux ministres de la Justice du Maroc et de la France?
      Comme les problèmes entre les deux pays sont nés sur les questions judiciaires, je trouve normal que les deux pays attaquent en premier ce dossier.


      Repères

      La majorité de ses publications porte sur le Maroc et le Maghreb :
      - Maghreb : La démocratie impossible (Fayard, 2004)
      - Histoire du Maroc depuis l’indépendance (La Découverte, 2002)
      - Formation des élites marocaines (La Découverte, 2002)
      - Ecole, élite et pouvoir (Alizée, 2002) : la thèse d’histoire sociale de l’auteur.
      - Le Maroc en transition (La Découverte, 2001).
      -La mutation sociale de l’enseignement supérieur musulman sous le Protectorat au Maroc : avènement d’une nouvelle légitimation universitaire de la classe dirigeante, chapitre du livre Parcours d’intellectuels maghrébins sous la direction d’Aïssa Kadri, (Karthala/Institut Maghreb-Europe, 1999)


      Propos recueillis par Youssef Lahlali
      Mardi 10 Mars 2015

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      http://www.algeriepatriotique.com/article/interview-denis-vericel-explique-pourquoi-la-france-prolonge-le-statu-quo-au-sahara-occident

      Interview – Denis Véricel explique pourquoi la France prolonge le statu quo au Sahara Occidental

      8. MARS 2015 - 10:32


      Algeriepatriotique : Vous avez réalisé, en 2011, le filmDe l'autre côté du mur : les indignés du Sahara Occidental. Pensez-vous que les choses ont évolué depuis pour les Sahraouis ?
      Denis Véricel : Il est très difficile dans une situation qui s’éternise maintenant depuis 40 ans de parler d’évolution. Depuis la sortie du film, il y a bien entendu plusieurs événements importants qui sont venus marquer notre attention : les lourdes condamnations des Sahraouis arrêtés à Gdeym Izik et leur procès devant un tribunal militaire, les rebondissements autour de l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne, sans compter un «printemps arabe» qui conserve un arrière-goût amer d’inachèvement dans cette partie du Maghreb. Pourtant, les propositions de sortie de cette crise, qu’elles proviennent des Nations unies ou bien des Etats impliqués, ne laissent entrevoir que peu d’espoir. Pour répondre à votre question, pour les Sahraouis, les choses n’ont pas du tout évolué !

      Votre film qui a porté à l'écran la situation dramatique que vit le peuple du Sahara Occidental a-t-il eu l'écho escompté ?
      Nous pouvons dire de façon générale que le problème du Sahara Occidental reste à ce jour complètement inconnu de la majeure partie de l’opinion publique occidentale. Tel était le but du film : parler de la crise que subit la population sahraouie, prisonnière entre exil et occupation alors que le droit international lui donne raison. L’objectif du film était d’amener l’histoire de ce peuple vers des spectateurs qui ignorent tout de ce drame humanitaire. La production a été difficile et c’est donc Apso, les Amis du peuple du Sahara Occidental, qui a produit le film et qui travaille à sa diffusion. La production n’a bénéficié d’aucune aide ou de soutien financier et sa distribution se déroule uniquement au travers de festivals et de projections débats organisées par Apso ou par des réseaux militants soucieux d’aborder cette question. Là encore, la diffusion est très difficile, notamment en France. Trouver les espaces de dialogue pour aborder cette thématique sans attirer des réactions parfois violentes de personnes qui ne reconnaissent pas la crise que vivent les Sahraouis est parfois délicat. Toutefois, un grand nombre de projections ont été organisées depuis 2011 et chacune a été l’occasion de présenter le Sahara Occidental à un public attentif et étonné de ne pas être informé sur ce «petit pays oublié».

      Qu'est-ce qui explique le manque de couverture par les médias occidentaux des violations des droits des Sahraouis par les autorités d'occupation marocaines ?
      Je ne parlerai que de la situation en France. Le silence est autant politique que médiatique, et donc plus difficile encore à briser. Si presque aucun média ne parle du Sahara Occidental, il faut dire qu’il n’y a pas plus de prise de position de la part de la classe politique. De droite comme de gauche, elle se cache derrière les déclarations officielles et nie littéralement le drame que vit le peuple sahraoui. Entendre parler de la question dans les médias est vraiment exceptionnel. Imaginez que même le film de Javier Bardem, Les Enfants des Nuages, n’a eu qu’une diffusion très limitée. Il est aujourd’hui très difficile de créer des espaces de dialogue sur la question, de pouvoir débattre pour faire avancer le problème. Nous allons publier le 15 avril en France Lutter au Sahara, un ouvrage collectif qui réunit une quinzaine d’auteurs, diplomates, journalistes, juristes, anthropologues, défenseurs des droits de l’Homme, autour de la question du Sahara Occidental. Ce livre est une première, car des auteurs du monde entier abordent la question à travers de nombreux biais et apportent une image unique du Sahara Occidental de 2015, 40 ans tout juste après le départ de l’Espagne et le début de l’occupation marocaine. Un ouvrage unique une nouvelle fois autopublié par Apso… faute d’avoir trouvé un éditeur.

      Le Maroc continue de violer le droit international, à réprimer violemment le peuple sahraoui et à exploiter ses richesses alors que la décolonisation du Sahara Occidental est inscrite depuis 1963 dans le calendrier des Nations unies. A part le Maroc, qui a intérêt à ce que cette situation perdure et pourquoi ?
      Nous nous rendons compte aujourd’hui combien les raisons économiques sont au centre du problème. Non, le Sahara Occidental n’est pas seulement le garant de l’intégrité du Maroc, c’est avant tout un moyen pour certains de faire beaucoup d’argent. Le pillage des ressources naturelles, en violation encore une fois avec le droit international comme Hans Corell l’a à nouveau souligné, est considérable. Le phosphate et le poisson sont les principales ressources pillées. Il faut aussi ajouter le sable et l’exploitation intensive agricole qui vide les réserves d’eau du pays, et à présent la menace de Total et Kosmos à l’affût du pétrole. Ces ressources représentent des sources considérables de revenus pour des entreprises de nombreux pays. Saluons le travail exemplaire de Western Sahara Resource Watch sur cette question-là et les incroyables rapports que l’ONG sort régulièrement sur le pillage des ressources (www.wsrw.org).

      La France est l'Espagne sont pointées du doigt par la République sahraouie pour être les principales causes du drame que vit le peuple sahraoui et accusées d'avoir financé et alimenté une guerre génocidaire contre ce dernier. Peut-on connaître votre avis là-dessus ?
      Je ne peux pas me prononcer sur le terme génocide qui est un terme juridique plus complexe qu’il n’en a l’air ni sur le fait que l’Espagne et la France soient la cause «principale» du drame. Ce qui est par contre évident, c’est qu’aucun des deux pays, mais je parlerai surtout de la France, n’a adopté ces 40 dernières années la moindre volonté de résoudre le problème. Et le problème est bien là. Alors que la France serait en mesure d’apporter des réponses et des solutions, elle ne fait que prolonger le statu quo en protégeant son allié marocain quoi que ce dernier fasse. La France devra reconnaître son devoir moral envers le peuple sahraoui, sa politique et son image ressortent considérablement salies par les jeux d’allégeance qui sont en train de se jouer avec le Maroc. Les déclarations du ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, annonçant la future décoration d’Abdellatif Hammouchi, inculpé dans une enquête de torture et complicité de torture, sont totalement accablantes pour la France et son gouvernement.

      Dans une interview accordée à notre journal, le président sahraoui Mohamed Abdelaziz n'a pas écarté l'éventualité d'un retour à la lutte armée, vu que le Maroc rejette toute décision des Nations unies visant à organiser un référendum. Cette option est-elle possible selon vous ? Avez-vous ressenti chez les Sahraouis que vous avez rencontrés une volonté de reprendre la lutte armée ?
      La lutte armée est très certainement la dernière voie à prendre pour le peuple sahraoui. Il a fallu des années pour sortir de la guerre et la construction de la paix est plus longue encore. Mais reprendre les combats serait à nouveau une perte de temps considérable, et un échec humain pire encore. Saluons les Sahraouis qui luttent pacifiquement malgré la répression dans les territoires occupés. Saluons les Sahraouis qui résistent dans les camps des réfugiés, loin de tout. Saluons les Sahraouis qui refusent toute tentation extrémiste. Saluons enfin, à l’occasion du 8 Mars, les femmes sahraouies qui gardent la tête haute dans leur combat quotidien.



      Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi


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      3. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-FORUM CRANS MONTANA
      http://www.africaintelligence.fr/MC-/alerte-mc-/2015/03/13/les-invites-europeens-du-crans-montana-devoiles%2C108065794-ART?did=48352664&eid=215196

      ALERTE
      N°1147 DU 13/03/2015

      Les invités européens du Crans Montana de Dakhla-Villa Cisneros enfin dévoilés


      Tenue secrète jusqu'à présent pour "des raisons de sécurité", la liste des participants au Forum Crans Montana, grand raout organisé du 12 au 14 mars par le lobbyiste suisse Jean-Paul Carteron à Dakhla-Villa Cisneros, au Sahara occidental, prend enfin forme.
      Outre l'ex-premier ministre espagnol José Luis Zapatero, plusieurs personnalités européennes se sont associées à l'événement.
      Côté français, si le gouvernement n'a missionné aucun représentant, l'UMP (opposition) est quant à elle venue en nombre célébrer la réconciliation entre Paris et Rabat. Au premier rang : l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, ainsi que les ex-ministres Jean Louis Borloo, Eric Besson et, surtout, Michèle Alliot-Marie, en pointe dans les discussions entre les deux pays.
      Philippe Douste-Blazy est lui aussi présent en tant qu'envoyé spécial de Ban Ki- moon, secrétaire général des Nations unies.
      L'événement accueille également le prince George du Liechtenstein, le prince Jean du Luxembourg et le président de Macédoine Gjorge Ivanov.


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      http://www.africaintelligence.fr/MC-/businessmen/2015/03/05/said-alj-d-unimer-sponsor-du-forum-de-crans-montana%2C108064621-BRC?did=48352664&eid=214677

      RÉSEAUX D'AFFAIRES
      N°1146 DU 05/03/2015

      Saïd Alj d'Unimer sponsor du Forum de Crans Montana

      Le patron d'Unimer, Saïd Alj s'est offert une place d'honneur au prochain Forum de Crans Montana, organisé à Dakhla du 12 au 14 mars par le lobbyiste Jean-Paul Carteron (MC nº1144). Principal exportateur de sardines et d'anchois du pays, il sponsorisera la table ronde sur la "gestion durable des ressources halieutiques".
      L'homme d'affaires, qui a lancé sa filiale Unimer Africa sur la place financière Casablanca Finance City en janvier, s'approvisionne depuis de nombreuses années dans les ports sahraouis (MC nº769). Et il permet aux chalutiers de certains groupes européens (en particulier suédois et norvégiens) pêchant en eaux sahraouies de bénéficier d'immatriculations marocaines grâce à un astucieux montage légal (MC nº1129).

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      http://www.yabiladi.com/articles/details/34257/sahara-l-onu-invite-marque-forum.html

      Sahara [OCCIDENTAL]: L’ONU, invité de marque au Forum Crans Montana à Dakhla-Villa Cisneros

      Publié le 13.03.2015 à 17h31 |
      Par Mohammed Jaabouk


      Malgré la campagne menée par le Polisario et l’Algérie, le Forum Crans Montana à Dakhla-Villa Cisneros connait la présence remarquée de l’ONU. Un succès pour le Maroc.

      L’ONU est incontestablement, l’invité surprise du Forum Crans Montana à Dakhla-Villa Cisneros. L’organisation internationale y est représentée par Philipe Douste-Blazy en sa qualité de secrétaire général adjoint des Nations Unies, chargé des sources novatrices du financement du développement.

      Le Français occupait, hier soir, une chaise sur l’estrade aux côtés des autres invités de marque de l’événement. Une présence effectuée à titre officiel et du coup, engageant bel et bien l’ONU.

      Par ailleurs, le président du Forum, le Suisse Jean-Paul Carteron a révélé lors d’une allocution devant l’assistance, que le SG Ban Ki-moon en personne lui a souhaité, dans une lettre datant du 9 mars, la pleine réussite du Forum à Dakhla-Villa Cisneros.

      Pour le moment, la direction du Polisario n’a pas encore protesté contre la présence de Douste-Blazy ou les amabilités du secrétaire général des Nations Unies. En revanche, elle a sortie l'artillerie lourde contre José Luis Rodriguez Zapatero. L’ancien premier ministre a été, aujourd’hui, la cible d’attaques de la part du représentant du Front en Espagne.


      Des responsables politiques à Dakhla-Villa Cisneros

      Il n’y a pas que des ex-ministres ou ex-chefs de gouvernement qui ont répondu présent à l’invitation des organisateurs de la nouvelle édition du Forum Crans Montana.
      Preuve en est la participation
      - du chef d’Etat de la république de la Macédoine, Gjorge Ivanov ;
      - de Raila Odinga, Premier ministre du Kenya, l’un des orateurs à la session : « une nécessité urgente : renforcer le dialogue entre l’Afrique, le Maghreb et l’Europe ». Il faut préciser que le Kenya vit une situation particulière : le président reconnait la RASD alors que son premier ministre est pro-marocain.
      - Par ailleurs, le Soudan participe à Dakhla avec une importante délégation conduite par le ministre du Conseil des ministres et comprenant également le vice-président du parlement.
      - Concernnant l'Europe, le Maroc a également réussi à convaincre le Premier ministre roumain, Peter Roman
      - et les ex-chefs de l’exécutif de la Croatie et de l’Islande à prendre part à la réunion de Dakhla.


      Le Forum a montré que le Maroc n’est pas isolé sur la scène africaine et internationale, comme l'ont prétendu les médias du Polisario et de l’Algérie.


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      http://www.maghrebnaute.com/a-la-une/article/sahara-occidental-lonu-gifle-et-interdit-le-maroc-au-forum-dakhla_4859.html#.VPcz5vmfUPs.twitter

      Sahara Occidental: l'ONU gifle et interdit le Maroc au forum Dakhla-Villa Cisneros

      Publié le 04.03.2015, 15h15
      par La Rédaction


      L'Organisation des Nations unies que le secrétaire général, Ban Ki-moon, vient de donner une instruction ferme pour qu'aucun représentant du système onusien ne prenne part, même à titre privé, à la session Crans Montana à Dakhla, jugée illégale.

      Cette instruction fait suite à la lettre que le président de la République sahraouie (RASD), Mohamed Abdelaziz, lui a adressée et dans laquelle il l’invite «à veiller à ce qu'aucun fonctionnaire de l'ONU ne participe à ce forum». La tenue du Forum Crans Montana dans la ville de Dakhla occupée est «une violation flagrante du droit international», a ajouté Mohamed Abdelaziz.

      Le président de la RASD a expliqué que «la tenue d'une réunion comme celle-là risquerait également de saper les efforts déployés par l’ONU à travers l’envoyé personnel du SG, l'ambassadeur Christopher Ross». L’instruction de Ban Ki-moon vient après l’annonce du boycott du Forum Crans Montana par plusieurs pays et ONG.

      Ainsi, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a annoncé, il y a quelques jours, que son organisation ne participera pas à la prochaine session du Forum de Crans Montana prévu à Dakhla, «territoire contesté aux fins du droit international et au<br/><br/>(Message over 64 KB, truncated)