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Belgique - actualités du 1er mars 2001

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  • Pierre-Yves Lambert
    BRUGELETTE Plainte après l agression d un élu PS Le bourgmestre tente de calmer le jeu Agressé lundi lors du dernier conseil communal de Brugelette par un
    Message 1 de 1 , 1 mars 2001
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      BRUGELETTE Plainte après l'agression d'un élu PS

      Le bourgmestre tente de calmer le jeu

      Agressé lundi lors du dernier conseil communal de Brugelette par un agriculteur et deux échevins, le conseiller communal Slim Baklouti (PS) a porté plainte mercredi auprès de la gendarmerie. La fédération du PS du Hainaut occidental a lancé d'autres actions.

      Sous l'emprise de la boisson?

      Lundi soir, lors du conseil communal de Brugelette près d'Ath, des agriculteurs sont venus manifester face à la maison communale. Lors de la pause, des élus sont allés rencontrer et soutenir les manifestants. A cette occasion, un conseiller socialiste de l'opposition, M. Slim Baklouti, a été agressé par un agriculteur, le beau-père du premier échevin, mais aussi par l'échevin en question et un de ses collègues. Le conseiller, d'origine tunisienne, a d'abord été victime de propos xénophobes avant d'être frappé. Un médecin a constaté les coups. «Dès mardi, M. Slim Baklouti a porté plainte auprès de la gendarmerie», a précisé M. Serge Hustache, le président de la fédération du parti socialiste du Hainaut occidental. D'autre part, plainte sera déposée auprès du procureur du Roi de Tournai sur base de la loi Moureaux qui condamne les actes racistes. Cette action sera menée de concert avec Jean Cornil, Directeur-adjoint du Centre pour l'Egalité des chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR)» et futur sénateur PS. La Fédération socialiste du Hainaut compte également interpeller la Fédération wallonne des agriculteurs afin que celle-ci condamne les gestes et propos de l'agriculteur qui a frappé Slim Baklouti. Le PS du Hainaut occidental va également interpeller le gouverneur de la Province de Hainaut, M. Tromont, ainsi que la Députation permanente du Hainaut afin que des sanctions soient prises contre les échevins en question, MM. Jean-Marc Rasse et Géry Paternotte. «Nous ferons également en sorte que le bourgmestre Claude Fortez, qui nous paraît un humaniste, réagisse aussi publiquement et fermement», a ajouté Serge Hustache. Mais pour le bourgmestre, «on en fait toute une histoire et on grossit l'événement». Pour Claude Fortez, il faut remettre les choses dans leur contexte et tenir compte du fait que «certains agriculteurs étaient éméchés lors de leur retour de la manif de Bruxelles». Le bourgmestre estime cependant que le fait que M. Baklouti ait été secoué et empoigné par un agriculteur n'est pas admissible. «Quant aux deux échevins, ils n'ont pas frappé M. Baklouti mais l'ont bousculé», a-t-il dit. Le bourgmestre compte convoquer mercredi soir un Collège extraordinaire afin d'abord d'être éclairé sur les faits et éventuellement prendre des mesures. «Mon groupe politique +Brugelette Renouveau+ va également se réunir afin d'examiner la situation. Je compte également rencontrer M. Baklouti avec les membres du collège», a conclu M. Fortez, précisant qu'il cherchait avant tout le dialogue. «Il faut assainir la situation et ramener le calme dans le Conseil communal. Je n'ai jamais connu cela en 12 ans», a-t-il dit. Quant à M. Slim Baklouti, architecte de profession, il n'était pas joignable ce mercredi.

      La Nouvelle Gazette de Charleroi 01/03/2001


      http://www.dhnet.be/dhinfos/article.phtml?id=14321

      La fièvre aphteuse plane sur l'Aïd el Kébir (01/03/2001)
      Les musulmans de Belgique doivent renoncer au sacrifice de l’Aïd el Kébir pour éviter une propagation de fièvre aphteuse

      BRUXELLES L’interdiction en Belgique de sacrifier des moutons lors de la fête rituelle de l’Aïd el Kébir, pour éviter tout risque de propagation de l’épidémie de fièvre aphteuse apparue en Grande-Bretagne, a porté un rude coup à l’importante communauté musulmane du pays.

      "La fête aura bien lieu, mais ce sera une demi-fête. Parce qu’une fête sans sacrifice n’est pas une fête. Mais bon, je pense que les musulmans comprendront et seront sages. On ne peut pas faire courir le risque au pays de contaminer tous les cheptels belges", a estimé jeudi Nordin Maloujahmoum, le président de l’Exécutif des musulmans de Belgique.

      "C’est une secousse sismique" pour les communautés islamiques qui ont "assailli de questions" les autorités, reconnaissait pour sa part Renaud Klee, chef de cabinet adjoint de la ministre écologiste de la Santé Magda Aelvoet. L’an dernier, pour la seule région de Bruxelles où vivent environ 100.000 musulmans, quelque 25.000 moutons ont été égorgés et 126 tonnes de déchets de carcasses et d’abats récoltées.

      A mesure de la découverte de nouveaux foyers britanniques de fièvre aphteuse, une maladie non transmissible à l’homme mais extrêmement contagieuse pour les animaux, la Belgique a renforcé les mesures de prévention sur son territoire.

      Après l’embargo sur tous les animaux d’élevage britanniques, puis la fermeture des marchés aux bestiaux, le gouvernement a interdit le 24 février tout transport d’ovins puis mercredi tout abattage, y compris rituel.
      Une décision prise à cinq jours de la traditionnelle fête du mouton (qui suit l’exemple d’Abraham, un des prophètes de l’Islam) et ruine tout espoir de pouvoir égorger ces bêtes.

      Traditionnellement, les familles doivent distribuer les trois quarts de l’animal abattu aux pauvres, et consommer le reste durant la fête. Dans un pays comptant 350.000 à 400.000 musulmans (pour 10,2 millions d’habitants), ce qui fait de l’Islam la deuxième religion, le coup est rude. Certains musulmans avaient déjà versé des acomptes de 3.000 francs belges (75 euros) pour acheter un mouton, explique Mohammed Jamouchi, de l’Exécutif des musulmans.

      Contraint de collaborer avec le gouvernement, l’Exécutif a défendu la mesure: "Selon la Sunna (tradition), l’abattage rituel implique que les animaux soient sains et en bonne santé, ce qui ne peut pas être garanti dans la situation actuelle, a-t-il expliqué.

      Un numéro gratuit a été mis en place et des tracts d’explication vont être diffusés en français et en néerlandais, ainsi qu’en arabe et en turc, 85% des musulmans de Belgique étant d’origines marocaine ou turque.

      "Les réactions sont partagées", relève Nordin Maloujahmoum. "Il y a des gens qui malheureusement sont très tristes. Ils demandent comment cela peut arriver quelques jours avant la fête et sont très dubitatifs. Certains pourraient égorger des poules ou d’autres volailles".
      "Et puis d’autres, qui ont peur de l’augmentation des différentes maladies bovines et ovines, sont un peu soulagés", ajoute-t-il.

      Depuis l’élection fin 1998 de l’Exécutif des musulmans, la Belgique est le seul pays européen doté d’une telle instance représentative, interlocutrice des autorités nationales. "Incontestablement, pour cette affaire, cet organe a joué un rôle d’apaisement", juge M. Jamouchi.

      def/phv/alm eaf


      commentaire

      Enfin !  Cet article de la Dernière Heure est le premier où une position claire de l'Exécutif des Musulmans de Belgique est exprimée, ainsi qu'une justification théologique claire du non-sacrifice, que certains avançaient d'ailleurs dès avant la polémique: il n'y a aucune garantie que les animaux sacrifiés seront sains, par conséquent leur sacrifice est interdit non seulement pour des raisons sanitaires-légales mais bien aussi pour des motifs religieux. Rappelons que si la bête se blesse pendant le transport par exemple elle ne peut pas non plus être sacrifiée pour l'Aïd. Le Président a enfin fait le choix de mettre en avant une personne compétente qui a la tête sur les épaules et les pieds dans ses pompes (et pas à côté), Mohamed Jamouchi, pour s'occuper des relations avec la presse.  Dommage que ce ne soient pas des gens de sa trempe qui ont été élus ou cooptés à la Constituante et à l'Exécutif, il faudrait le cloner...

      On m'informe par ailleurs "de source autorisée" qu'il n'y aurait plus qu'un seul Exécutif des Musulmans, celui nommé voici un an et demi, la nouvelle équipe intronisée par l'Assemblée constituante mi-janvier n'ayant pas été reconnue comme interlocuteur valable par le Ministère de la Justice et des Cultes. Espérons maintenant que TOUS ses membres vont vraiment se mettre à travailler, que les autorités belges s'abstiendront de saboter ce travail et décideront d'allouer un budget pour rémunérer à plein temps TOUS les membres de l'Exécutif, et non le seul président (détaché du ministère des Finances). Et que les élus politiques "musulmans" qui le souhaitent soient associés aux travaux de l'Assemblée constituante. Autre chose, il serait temps que certaines choses soient mises au point concernant la famleuse "ethnicisation" de l'Exécutif: cela signifie notamment qu'il ne serait pas acceptable que la semaine prochaine les membres turcs aillent à la réception organisée pour la Fête par l'ambassadeur de Turquie (avec d'autres personnalités, dont les deux sénatrices et les élus communaux d'origine turque), idem pour les Marocains s'il y a semblable réception du côté de l'ambassade du Maroc. A moins qu'Albert et Paola invitent les "Belges de souche" et autres Italiens convertis à venir manger des brochettes de tofu, de maïs et de soja à fêter l'Aïd au Palais royal :-)

      Voici le fameux numéro vert (appel gratuit) pour tout savoir sur le mouton et le sacrifice: 0800/23.00.00

      Un petit regret pour les tracts, la troisième communauté linguistique musulmane de Belgique, les Albanais (plus de 30.000), ont à nouveau été totalement oubliés. Espérons que l'Exécutif prendra contact avec les animateurs des émissions radios en albanais sur Radio Panik notamment (samedi et dimanche) pour réparer cet oubli au plus vite.

      Autre info: à Schaerbeek, les gens qui ont déjà acheté un mouton et qui souhaitent s'en débarrasser gratuitement peuvent téléphoner entre 9h et 17h tous les jours (samedi et dimanche inclus) au 02/244.77.30

      Apparemment, les "commentaires shaitanesques" font des émules: ce jeudi midi, j'ai eu la surprise d'entendre sur Radio Bruxelles Capitale (antenne bruxelloise de la RTBF) l'échevin FDF schaerbeekois Jean-Pierre Van Gorp se demander ce que la police devrait faire si des gens se débarrassaient de leurs moutons la nuit en les lâchant dans les rues: "Vous imaginez, tous ces moutons qui erreraient dans les rues de Schaerbeek !". Et pour les moutons qui seront emmenés au lieu d'abattage, ils seront "euthanasiés" (un terme stupide, l'analogie est totalement déplacée) mais il se posera un problème pour la destruction du cadavre, la seule société habilitée à les brûler se trouve en Flandre, et "il faudra demander un visa d'exportation". Espéront que les policiers et ouvriers communaux qui accompagneront les dépouilles ovines par-delà cette frontière (le "rideau de chicons*" ?) auront des passeports en cours de validité dûment estampillés...

      Quelqu'un a téléphoné au numéro vert pour demander si le mouton a la droit de se rendre "tout seul" jusqu'à l'abattoir, il s'agirait donc d'après cette personne d'une "promenade de mouton" et non de "transport de mouton". Je jure que je suis innocent, je vous le dis il y a d'autres shaitans qui me concurrencent :-)

      Pierre-Yves Lambert
      http://www.suffrage-universel.be/

      * chicon = endive, le légume national belge

      http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=125186

      Dernière Heure : 01/03/2001
      Edition: Bruxelles

      Section: REGION
      Sous Section: BRUXELLES

      Fête du mouton ou non?

      Annulation

      de l'installation, à Ixelles, d'un abattoir provisoire

      IXELLES Pour donner suite à la volonté politique du ministre bruxellois de l'Environnement, Didier Gosuin, le collège ixellois avait décidé d'installer, dans le cadre de la Fête du mouton des 5 et 6 mars prochains, un abattoir provisoire sur le terrain de basket, situé à côté du centre sportif du stade Albert Demuyter de la rue Volta.

      Hier, le collège a eu confirmation que tout transport de moutons et de chèvres sur le territoire belge était bel et bien interdit par le gouvernement fédéral et ceci, jusqu'au 19 mars.

      L'installation de cet abattoir provisoire est par conséquent annulé.

      Le collège des bourgmestre et échevins invite les habitants de ce quartier à une réunion d'information et de discussion sur ce thème, le vendredi 2 mars, de 18 h 30 à 19 h 30.

      Jo. M.


      Fête de l’Aïd El Kebir: le sacrifice du mouton compromis

      La ministre de l’Agriculture de la Rhénanie du Nord-Westphalie, Baerbel Hoehn (écologiste), a mis en garde jeudi contre «les risques de contamination de la fièvre aphteuse» par la personne effectuant le sacrifice à d’autres animaux. Toutefois, elle a rappelé, comme M.
      Oezdogan, qu’il n’existait aucun risque de contamination de la viande de mouton à l’homme.

      Mais, surtout, «le problème est que l’on ne peut presque plus se procurer de moutons», insiste Hasan Oezdogan. De nombreuses commandes ont dû être annulées en Allemagne à la suite de l’annonce de la maladie. Devenue denrée rare, le mouton, d’un prix de 100 à 125 euros (93 à 116 dollars) pendant la période de l’Aïd el Kebir, s’achète exceptionnellement cette année à environ 175-225 euros. La maladie de la vache folle empêche aussi de substituer la viande de boeuf à la viande de mouton.

      Une alternative a cependant été trouvée: de nombreuses organisations musulmanes telles que la Muslim Aids ou l’Islamic Relief collectent dans les mosquées de l’argent pour organiser les sacrifices à l’étranger. Pour une somme d’environ 80 à 100 euros, chaque musulman peut demander à faire égorger un mouton dans un pays étranger où la religion musulmane est représentée. La viande sera ensuite distribuée aux pauvres sur place. «Au total, estime M. Oesdagan, une centaine de milliers de bêtes devrait être saignée pour la fête du sacrifice dans les différents pays musulmans pour les musulmans allemands». Une centaine d’observateurs devraient partir en délégation pour assister au sacrifice et vérifier son bon déroulement. L’Allemagne compte 3,2 millions de musulmans, dont 2,1 millions de Turcs.

      (AFP) (via La Libre Belgique 1/3/01 http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=91&art_id=10819)


      Liège Brochure illustrant la loi de 1981

      L'antiracisme, arguments à l'appui

      En prélude à l'établissement d'une charte contre le racisme au conseil communal, Pierre Kroll illustre la loi de 1981 qui réprime les faits racistes. Une démarche didactique.

      ÉRIC RENETTE

      Même si les partis d'extrême droite liégeois n'ont plus réussi à imposer des élus dans l'assemblée communale de la Cité ardente à l'issue des élections d'octobre 2000, la lutte contre leur idéologie ne doit pas faiblir. C'est dans cet esprit que différents partenaires (la Ville, le Centre pour l'égalité des chances et le Centre pour l'intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère de Liège) veulent poursuivre sans relâche les actes (ou les intentions) racistes mais aussi aider à les combattre. Accepter le racisme est un délit. Le banaliser, une grave erreur. Le combattre est possible, synthétisent les partenaires.

      Pour concrétiser leurs intentions, ils ont donc élaboré une stratégie commune. Elle se concrétisera notamment par la réactualisation de la charte de lutte contre le racisme par le conseil communal (à l'occasion de la quinzaine interculturelle liégeoise qui se déroulera du 12 au 24 mars). Les jeunes des conseils communaux de quartiers des enfants (CCQE) sont également invités à s'inspirer de cette charte.

      Accepter le racisme est un délit, le combattre est possible

      D'une manière plus tangible, les partenaires viennent d'éditer une brochure qui permet une approche didactique d'un des vecteurs favoris de l'extrême droite sous le titre « Combattre le racisme, c'est possible ». L'idée, réussie, est de détailler les aspects concrets de la loi du 30 juillet 1981 réprimant certains actes inspirés par le racisme ou la xénophobie. Ainsi, on trouve dans cette brochure, tirée à 10.000 exemplaires qui seront distribués dans le milieu associatif et dans les écoles, non seulement le texte de la loi elle-même mais aussi une lettre type pour déposer plainte pour faits de discrimination raciale, des adresses utiles, quelques exemples de jurispridence et des références bibliographiques.

      Mais l'élément didactique déterminant de la brochure est assurée par le dessinateur Pierre Kroll (le monsieur qui est à la fois drôle et sérieux, sarcastique et poète et qui passe parfois à la télé ou à la radio) qui a assuré l'illustration de la loi de 1981, la rendant du même coup très accessible (Il est destiné à des adolescents d'environ 16 ans pour une lecture non accompagnée, pour des plus jeunes, de 10 ans et plus, dans le cadre d'une lecture accompagnée par des adultes, explique l'auteur) et son propos très concret. Pierre Kroll qui reconnaît qu'une caricature, ça ne change rien, voire ça peut même être détourné à leur avantage par ceux qu'on veut pourtant dénoncer. Il était important d'accrocher chaque dessin à un petit texte de commentaire de la loi.·

      Renseignements : Cripel, boulevard de la Constitution, 19/1, 4020 Liège (tél. : 04-340.26.20).

      Le Soir du jeudi 1 mars 2001
      © Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2001


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