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Symbolisme et Hauts-Grades

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  • SEGUY Michel
    Jeudi 12 Mai 2005 symbolisme et hauts grades Vous avez reconnu, dans tous vos grades précédents, que la FrancMaçonnerie symbolique a pour base fondamentale
    Message 1 de 1 , 25 mai 2005
      Jeudi 12 Mai 2005
      symbolisme et hauts grades
      Vous avez reconnu, dans tous vos grades précédents, que la FrancMaçonnerie symbolique a pour base fondamentale le Temple célèbre qui, sous l'ancienne Loi donnée par Dieu même à Moïse, fut élevé à Jérusalem par le roi Salomon, fils de David, roi prophète qui en avait reçu les plans de Dieu même.
      Vous avez dû juger par là de la pureté d'origine et de l'antiquité des vrais principes maçonniques. Où trouver des titres plus légitimes à votre confiance ?
       
      Vous reconnaîtrez peutêtre, avec le temps, que le choix de ce type fondamental ne fut point arbitraire, et que ce Temple mémorable fut et sera toujours, tant par luimême que par les grandes et étonnantes révolutions qu'il a éprouvées, le type général de l'histoire de l'homme et de l'univers.
       
      L'homme a été créé libre ; c'estàdire avec la faculté d'agir selon sa pure et sainte volonté qui l'unissait à son Créateur.
      L'abus qu'il fit de sa liberté la lui fit perdre, car aussitôt il devint l'esclave de ses désirs déréglés, de ses penchants désordonnés, de ses passions, et de tous les vices qu'elles engendrent.
      L'orgueil fut son crime, et il le transmit avec sa seconde vie, périssable, à toute sa postérité.
      Ce vice originel est devenu le plus grand fléau du genre humain, la première cause des querelles particulières et générales et de tous les désordres qui, dans tous les temps, ont agité et dévasté la terre.
      Vice honteux, que l'homme déteste et couvre de mépris dans son semblable ; qui provoque toute son indignation quand il en voit et surtout s'il en ressent les moindres explosions.
      Et cependant il a la folie, la bassesse de le caresser dans luimême, presque toujours de s'efforcer de le justifier, et quelquefois même d'oser s'en glorifier ! Mais la Souveraine Justice le poursuit et tôt ou tard l'humilie.

      C'est cette dégradation de l'homme, ce sont l'abus de sa 1iberté, le châtiment qu'il en a reçu, l'esclavage dans lequel il est tombé et les suites funestes de son orgueil qui vous ont été représentés aujourd'hui dans le premier tableau, par le saccagement et la destruction du premier Temple de Jérusalem : image sensible de l'humiliante métamorphose qu'ils occasionnèrent dans la première forme corporelle de l'homme.
      Vous avez été introduit dans la Loge Ecossaise enchaîné et comme esclave de vos ennemis. Mais le renoncement que, sur l'interpellation du Maître, vous avez fait à vos passions, à vos vices, dont ces chaînes étaient l'emblème, la promesse que vous avez faite de travailler désormais courageusement avec vos Frères à la réédification du Temple démoli, les ont fait tomber de vos mains et vous ont rendu à la liberté.
      Employez donc, à l'exemple des Israélites convertis, toutes vos forces pour les déraciner de plus en plus en vous et pour vous soustraire à leurs dangereuses atteintes : c'est le plus sûr moyen de recouvrer votre liberté primitive, et alors tous vos pas vous rapprocheront d'elle.
       
      L'homme primitif, poursuivi par la Justice, mais repentant et gémissant de ses égarements, confessa son crime et, par un aveu sincère, il obtint de la clémence divine de puissants secours pour luimême, qu'il transmit à ses descendants.
       
      Il fit de nouvelles promesses, et il reçut à son tour de son Créateur celle des récompenses qui deviendraient le prix de sa fidélité.
      L'histoire du peuple hébreu, vraie dans toutes ses parties, n'est que la répétition à grands traits de celle de l'homme primitif et général ; et celleci est à son tour le grand type de tous les grands événements passés et à venir.
      Ne perdez jamais de vue, mon cher Frère, ce trait de lumière qui vient de vous frapper ici. Si vous savez le conserver, il agrandira souvent vos idées.
       
      De même les Israélites, réduits à une dure captivité, en punition de l'abandon qu'ils avaient fait de la Loi divine, de leur idolâtrie et de tous leurs crimes, se livrant enfin à un sincère repentir, obtinrent de la bonté divine leur pardon et leur retour à Jérusalem.
       
      Ils furent néanmoins pendant longtemps inquiétés et arrêtés dans leurs travaux par leurs faux frères, devenus leurs ennemis.
      Mais Cyrus fut l'agent choisi et prédit, qui leur fournit le moyen de rebâtir le Saint Temple sur ses anciens fondements. La parole et le feu sacrés retrouvés, et l'embrasement miraculeux de l'holocauste sur l’autel, furent les signes visibles de leur réconciliation et de l'accomplissement des promesses accordées à leur repentir.
       
      Ce sont ces choses que vous venez de nous retracer dans la seconde partie de votre réception, et qui vous ont été figurées dans le second tableau.
      Mais c’est à votre intelligence à faire les rapprochements qui doivent résulter naturellement de ces faits. C'est à vous à démêler, par votre propre travail, leurs rapports avec l'homme général et avec vous-même. Nous devons nous borner ici à vous les indiquer.
       
      Le troisième tableau vous a présenté de nouveaux objets qui sont la suite des précédents et tendent toujours au même but, car c’est toujours de l'homme général qu'il s'agit.
      Vous aviez vu, dans le troisième grade, le père et le modèle des Maçons, le Maître Hiram, ce célèbre et incomparable architecte des travaux du Temple, doué d'intelligence et de savoir, directeur général de toutes les classes des ouvriers, favori et ami intime du Roi Salomon qui se dirigeait en tout par ses conseils et par ses lumières ; vous l'aviez vu attaqué, poursuivi, assassiné par des scélérats jaloux et vindicatifs qui avaient voulu lui arracher le mot distinctif des Maîtres pour en usurper le salaire ; vous l'aviez vu résister à leurs menaces et préférer une mort certaine mais glorieuse à la lâcheté dont ces scélérats l'avaient présumé capable ; vous aviez vu enfin la mort du Juste persécuté qui fait le sacrifice de sa vie plutôt que de trahir son devoir et sa destination.
       
      Mais vous aviez pu aussi présumer sans effort qu'il s'agissait dans cette attaque de lui arracher des choses bien plus importantes que de simples mots conventionnels qu'il aurait pu si facilement remplacer, aussitôt après, pour tromper l'espérance de ses assassins.
       
      Vous le voyez maintenant sortant de son tombeau et ressuscitant glorieusement, entouré des vertus qu'il a si héroïquement pratiquées et qui le conduisent à l'heureuse immortalité.
       
      C'est ici l'accomplissement des promesses faites à l'homme de bien qui a remporté la victoire sur ses penchants désordonnés et triomphé de luimême. C'est le dernier terme de sa glorieuse destination.
      Dans le même grade, vous aviez vu, comme nous vous l'avons fait déjà remarquer, l'homme corrompu, plongé dans le tombeau du vice et retiré de cet état par les efforts du Maître qui l'a rendu à la vertu, restant cependant encore exposé à de dangereux combats.
      Mais ici vous voyez le Juste victorieux, ressuscitant avec son cortège pour l'Eternité. Nous laissons encore ici à votre intelligence le soin de faire des rapprochements qui vous seront d'autant plus utiles qu'ils deviendront le fruit de votre propre travail.
       
      Il nous reste, mon cher Frère, à vous expliquer le quatrième et dernier tableau qui devient, en ce moment, le plus important de tous par les objets nouveaux et infiniment essentiels qu'il a mis sous vos yeux.
      Ici la scène change entièrement. Les symboles cessent, comme on vous l'avait annoncé, et vous laissent dans le portique d'un nouveau Temple où vous aurez à commencer une nouvelle carrière.
      L'Ordre vous montre aujourd'hui sans mystère, quoique encore sous le voile léger d'une allégorie qui s'explique bien facilement, le but et le terme général de ses travaux. Tout ce que vous avez vu jusqu'à présent dans nos Loges a eu pour base unique l'Ancien Testament, et pour type général le Temple célèbre de Salomon à Jérusalem qui fut et sera toujours un emblème universel.
       
      Mais ici vous voyez une enceinte de murailles, percée de douze portes, telle que l'enceinte de la nouvelle Jérusalem est décrite par Saint Jean l'Evangéliste.
       
      Vous voyez au milieu de cette enceinte la montagne de la nouvelle Sion, et sur son sommet l'Agneau de Dieu triomphant, avec l'étendard de la toute-puissance qu'il a
      acquise par son immolation volontaire et réparatrice.
       
      Ce tableau allégorique, dont l'explication est si facile, figure pour les Maçons le passage de l'Ancienne Loi qui a cessé, à la Nouvelle Loi apportée aux hommes par le Christ et qu'il a volontairement scellée de son sang, pour la rendre à jamais ineffaçable et universelle.
       
      La croix de Saint André que vous voyez au bas du même tableau figure aussi le passage maçonnique de l'Ancien au Nouveau Testament, confirmé par l'Apôtre Saint André qui, d'abord disciple de Saint Jean Baptiste, né et prêchant sous l'Ancienne Loi pour préparer les cœurs à la Nouvelle, abandonna son premier Maître pour suivre sans partage JésusChrist et scella ensuite de son sang son amour et sa foi pour son vrai Maître.
      C'est cette circonstance particulière qui a fait adopter pour ce grade, dans l'intérieur de nos Loges, la dénomination de Maître Ecossais de Saint André.
       
      C'est pourquoi, depuis bien des siècles, depuis l'époque incertaine où les descendants des anciens initiés du Temple de Jérusalem, ayant été éclairés par la lumière de l'Evangile, purent, avec son secours, perfectionner leurs connaissances et leurs travaux, tous les engagements maçonniques, dans toutes les parties du monde où l'institution s'est successivement répandue, sont contractés sur l'Evangile et spécialement sur le premier chapitre de celui de Saint Jean, dans lequel ce disciple bien aimé, éclairé par une divine lumière, a établi avec tant de sublimité la divinité du Verbe incarné.
      C'est sur ce livre saint que depuis votre premier pas dans l'Ordre vous avez contracté tous les vôtres.
       
      On a voulu par là vous apprendre que la doctrine, la morale, et toutes les vérités voilées sous les symboles maçonniques, sont de tous les temps, de tous les âges, de tous les lieux, et aussi anciennes que le monde, dont l'ère de sa création est si fidèlement conservée dans nos actes ; mais qu'elles ont été propagées et perfectionnées par la Nouvelle Loi de grâce et de vraie lumière sous laquelle nous vivons. Ce que l'instruction du grade d'apprenti vous avait déjà enseigné.
       
      Malgré tous ces rapports de l'institution primitive avec la religion, les lois maçonniques interdisent expressément dans les Loges toutes discussions sur les matières de religion, de politique, et de toutes sciences profanes.
      Cette règle est infiniment sage et doit être bien conservée, car nos Loges sont partout des écoles de morale religieuse, sociale et patriotique, où l'on apprend à exercer la bienfaisance dans toute son étendue, et ne sont point des
      écoles de théologie, de politique, ni d’autres objets profanes.
      D'un autre côté, vu la diversité des opinions humaines dans tous les genres, ces lois ont dû interdire toutes discussions qui pourraient tendre à troubler la paix, l'union et la concorde fraternelle.
       
      En supposant même que le terme final de l'institution maçonnique pût donner à ceux qui l'atteignent des lumières suffisantes pour résoudre précisément les questions et discussions religieuses qui auraient pu s'élever entre les Frères s'il leur était permis de s'y livrer, où serait, dans les Loges symboliques, le tribunal assez éclairé pour apprécier leurs décisions et les faire respecter ?
      Ainsi donc, nous le répétons, les lois qui interdisent expressément toutes discussions sur ces matières sont infiniment sages et doivent être rigoureusement observées.
       
      Cependant, malgré ces sages réserves, l'Ordre n'a jamais voulu vous laisser penser qu'il fût indifférent en matière de religion.
      Il vous a souvent prouvé le contraire car, lorsque vous vous êtes présenté pour y être admis, par la première des trois questions préparatoires qui vous furent proposées, il vous fit demander ce que vous pensiez de la religion chrétienne, dont vous aviez déclaré faire profession.
       
      L'Ordre, mon cher Frère, est essentiellement tolérant et ne veut que des déclarations libres. Il considère comme frères tous les Maçons qui portent le nom de chrétien et qui ne le déshonorent pas, à quelque communion chrétienne qu'ils appartiennent.
      Mais dès lors on vous annonça que cette question importante, ainsi que les deux autres qui y étaient jointes, vous seraient souvent présentées. Elles l'ont été en effet. Mais chaque fois on vous a laissé l'entière liberté de dire franchement votre pensée sur ce sujet. Vous n'avez jamais été contesté. On s'est toujours borné à vous applaudir, à vous encourager, quand on a trouvé dans vos réponses une croyance conforme à celle de l'Ordre, ou à vous donner des conseils fraternels, si on a reconnu que vous en eussiez encore besoin. On a constamment suivi cette marche avec vous, parce que toute opinion contrainte, ou complaisamment adoptée, n'est jamais solide ni profitable et son instabilité se décèle tôt ou tard.
      Mais en même temps vous avez été prévenu qu'il viendrait un moment où vous seriez tenu de vous expliquer nettement, précisément, et de faire connaître sans détour, sans ambiguïté, vos véritables opinions religieuses, et on ne vous a pas dissimulé que vos progrès ultérieurs dépendraient toujours de leur conformité avec celles de l'Ordre.
       
      Tout vous indique aujourd'hui que le moment qui vous a été annoncé est proche, et que vous devez vous préparer sans délai, au cas que vous n'y soyez pas déjà tout prêt, à édifier sur ce point vos Frères par une déclaration qui remplisse leur attente, si vous voulez que la porte du nouveau Temple s'ouvre un jour devant vous.
      Les tableaux mis sous vos yeux, les explications que vous en avez faites, et les instructions que vous recevez depuis longtemps, vous font assez connaître pourquoi [les juifs, les mahométans, et tousceux qui ne professent pas
      la religion chrétienne, ne sont point admissibles dans nos Loges.
       
      Car il est évident que l'admission d'hommes, tant recommandables soientils d'ailleurs, mais qui ne peuvent donner pour la validité de leurs engagements dans l'Ordre la seule garantie qu'il exige partout depuis un temps immémorial, serait une contradiction inconcevable dans ses principes et sa doctrine ; ils vous expliquent assez pourquoi elles rejettent pareillement de leur sein ceux qui se mentent habituellement à euxmêmes et à leurs Frères, en déclarant ici qu'ils professent une religion à laquelle ils se glorifient ailleurs de ne pas croire. Si un usage contraire s'est introduit dans quelques Loges, c'est un abus, c'est une sorte de scandale, qui ne peuvent être attribués qu'à l'ignorance absolue des principes fondamentaux de l'institution maçonnique.
       
      Ceux de nos Frères qui ont été chargés de votre préparation pour chacun des grades précédents, vous ont toujours dit que de votre croyance religieuse, considérée comme le premier garant des vertus maçonniques, dépendraient vos progrès ultérieurs dans l'Ordre. Ce qu'ils vous ont dit alors privément, nous vous le disons aujourd'hui tout haut et sans mystère, parce que le moment est venu de le dire. Oui, l'Ordre est chrétien ; il doit l'être, et il ne peut admettre dans son sein que des chrétiens ou des hommes bien disposés à le devenir de bonne foi, à profiter des conseils fraternels par lesquels il peut les conduire à ce terme.
      Mais que le fanatisme, qui gâte et corrompt tout ce qu'il touche, ni d'injustes préventions qui surprennent et égarent souvent l'homme le plus équitable, n'influent jamais sur vos déterminations, et que la charité fraternelle soit toujours le principe de celles que vous prendrez.
       
      Soyez donc indulgent pour celui qui est encore dans l'erreur, mais qui aime la vérité et la cherche de bonne foi. Les conseils, les maximes de l'Ordre, les emblèmes, les symboles même, et plus encore les bons exemples des Frères, seront pour lui un langage éloquent qui les lui rendra profitables.
      Vous goûterez alors le plaisir pur de lui avoir rendu le plus important service.
       
      Mais que celui qui est subjugué par l'esprit d'indépendance et par les penchants déréglés de son cœur, qui, par ton, par habitude, par imitation, par légèreté, fronde les vérités religieuses, ou n’en parle qu'avec indifférence ou mépris, ne souille jamais par sa présence le Temple que les Maçons élèvent à la vertu et à la vérité.
      Et n'ayez jamais à vous reprocher d'avoir consenti à cette profanation.
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      Jeudi 12 Mai 2005
      l'Ordre maçonnique
      Le Temple de Jérusalem est le grand type général de la FrancMaçonnerie qui s’est renouvelée sous divers nom, sous diverses formes et à différentes époques. Les FrancsMaçons tirent leur origine de ce Temple même. Les révolutions qui lui sont survenues vous retracent celles qui se rapportent à l'homme même et celles qu'a éprouvées, en différents temps, l’Ordre des Maçons, le plus ancien et le plus respectable qui fut jamais. C’est sous ce dernier rapport historique et le plus moderne, que nous allons poursuivre en ce moment votre instruction.
       
      Pour peu que vous ayez réfléchi sur les causes morales qui ont occasionné les révolutions du type même, vous aurez aussi connu celles qui ont dû en produire dans l'Ordre Maçonnique et qui pourraient encore en causer la ruine.
      Nous distinguerons donc ici son origine antique et fondamentale, dont les développements sont réservés à d'autres temps, des époques plus modernes, quoique très anciennes, où, sous la dénomination conventionnelle de FrancMaçonnerie et sous le voile des emblèmes et des allégories, il a été beaucoup plus propagé et s'est trouvé par là exposé à de plus grandes et à de plus fréquentes révolutions.
       
      La FrancMaçonnerie, instituée par les chefs des ouvriers du Temple élevé par Salomon, détruit par les Assyriens et reconstruit par Zorobabel, ne présente que des principes solides, des règles sures et une morale épurée, qui tendent tous à rendre l'homme meilleur et plus utile à ses semblables, à lui faire connaître tous ses devoirs et à l'élever jusqu'à l'Auteur de son existence.
      Tant qu'elle fut pratiquée sur cette base, l'Ordre dut être, et fut, florissant, et tous ses membres furent honorés.
      Tel fut son premier état, figuré par le Temple de Jérusalem, qui fut, sous Salomon, dans sa plus grande splendeur et fit la gloire de toute la nation.
       
      Mais, dès que le relâchement fut introduit dans l'Ordre Maçonnique, dès qu'on se permit d'y admettre des sujets peu disposés à suivre ses principes fondamentaux, ses règles, sa morale, ses pratiques, on négligea les vertus qu'il prescrit, et on y introduisit les vices qui avaient été jusque là relégués dans les sociétés profanes.
      Dès lors, on y vit un mélange d'hommes respectables par leur savoir, par leur piété, par leur bienfaisance, confondus avec d'autres qui, n'ayant que l'apparence de la vertu, avec la folle arrogance du vice, portèrent une atteinte mortelle à la réputation dont avait joui jusque là cet Ordre respectable.
       
      En cet état, l'envie, la cupidité, la calomnie, lui suscitèrent de puissants ennemis ; ses cérémonies et ses pratiques mystérieuses devinrent suspectes et servirent de prétextes aux imputations les plus graves, à des injustices et à des persécutions qu'il a souvent éprouvées.
      L'unité des principes qui l'avaient fait respecter jusqu'alors avait disparu.
       
      Faut il s'étonner qu'il cessât d'être respecté luimême, lorsqu'il fut déchiré par ses propres membres ? L'orgueil, si naturel à l'homme qui a perdu de vue tout ce qui pourrait l'humilier, l'orgueil, disonsnous, d'appartenir à un corps qui avait excité pendant longtemps l'admiration des peuples qui le connaissaient, fut la cause de tous ses maux.
      Les vices qui naissent de ce premier rejaillirent sur l'Ordre entier ; il fut persécuté et perdit tout son éclat.

      C'est là le second état de l'Ordre, encore trop souvent renouvelé par l'indigne conduite des intrus qui le déshonorent, état qui vous est aujourd'hui représenté par le bouleversement et le saccagement du Temple de Jérusalem.
       
      Mais, comme dans cette douloureuse révolution du Temple ses fondements furent encore conservés, de même aussi les vrais Maçons qui ont conservé, comme Esdras, le Livre saint de la Loi, pour la méditer avec fruit, qui ont su que le Feu Sacré n'était pas éteint et pouvait se ranimer encore, cédant pour un temps au torrent des circonstances, ont gardé soigneusement le dépôt précieux qui leur était transmis.
      Lorsqu'ils ont vu les Maçons égarés se repentir, à l'exemple des Israélites, de leurs fautes, et gémir sous les abus qui s'étaient introduits presque partout, alors ils ont fait reparaître dans tout leur éclat ces règles primitives, conservées dans leur pureté fondamentale.
      Mais avant de les publier et pour ne point les exposer à de nouvelles profanations, nouveaux Esdras, ils ont fait sentir au peuple Maçon la nécessité de se réformer, de purger les Loges et leurs travaux des innovations que le second état de l'Ordre avait introduites, des abus et des systèmes nuls, faux ou dangereux, qui ne tendaient qu'à défigurer de plus en plus le saint but fondamental de l'institution.
       
      Alors, le Temple a été réédifié ; le Mot Sacré a été retrouvé et la FrancMaçonnerie a repris un nouveau lustre qu'elle conservera tant que les Maçons ne perdront pas de vue les principes invariables sur lesquels elle est fondée.
       
      C'est cet état actuel de l'Ordre dans la FrancMaçonnerie Rectifiée qui vous a été représenté par la troisième époque du Temple de Jérusalem, rebâti par Zorababel ; c’est aussi cette classe d'ouvriers désabusés et réformés, dont vous avez demandé d'augmenter le nombre. Après nous être assurés, autant qu'il dépendait de nous, de vos vraies dispositions, nous nous sommes empressés de satisfaire vos désirs ; mais n'oubliez jamais, mon cher Frère, à quelles conditions vous l'avez obtenu.
       
      Il nous reste à vous faire connaître aussi les rapports particuliers du Maître Hiram avec l'Ordre Maçonnique.
       
      Le Maître Hiram, cet ouvrier sublime, doué, selon les Saintes Ecritures, d'intelligence et d'un rare savoir, surnommé Abif, qui, selon les interprètes, signifie ‘‘envoyé de Dieu’’ ; cet homme, révéré par Hiram, Roi de Tyr, comme son père, estimé, chéri, honoré par Salomon, qui se guida en tout par ses conseils, fut le conducteur en chef de tous les ouvriers, dont il coordonna les classes, et présida à la dédicace du Temple comme il avait présidé à sa construction.
      Il est tout à la fois le père et le modèle des vrais Maçons, et en même temps le type particulier de l'Ordre Maçonnique et des trois états dont nous venons de vous présenter l'image.
       
       
      L'histoire de sa mort et de son assassinat par trois compagnons est une fiction ingénieuse, que favorise à cet égard le silence des Saintes Ecritures.
      Elle voile cependant de grandes vérités pour le Maçon qui veut s'instruire.
      Chaque circonstance de sa vie et du funeste événement que les Maçons célèbrent dans leurs travaux, font connaître les vertus qu'ils doivent pratiquer.
      Sa sortie glorieuse du tombeau, que l'on retrace devant vous en ce moment, vous en fait connaître la récompense.

      Hiram vivant, respecté, chéri et dirigeant cette grande entreprise par ses talents et ses lumières, représente l'Ordre dans son état primitif, lorsqu'il n'était encore connu que par ses bienfaits et par la juste admiration qu'il excitait.

      Hiram allant assidûment au Temple pour y faire sa prière, après la retraite des ouvriers, enseigne aux Maçons
      qu'en cette qualité, ils doivent encore plus que les autres un pur hommage à l'Etre Suprême.
      Hiram assassiné par trois Compagnons, qui veulent lui arracher le Mot de Maître pour en usurper la paie, nous fait connaître le danger des passions violentes, qui peuvent nous porter aux plus grands désordres, si on ne les réprime d'abord, et en même temps l'injustice de ceux qui, sans prendre la peine de faire sur eux-mêmes le travail nécessaire, voudraient arracher aux autres leurs découvertes et s'en approprier les fruits.
       
      Le refus d'Hiram nous apprend que la justice et la discrétion doivent être les vertus favorites des Maçons. Enfin, sa mort tragique vous indique le second état de l'Ordre, succombant par la mauvaise conduite de ses membres, désignés par trois compagnons sous les traits de l'envie, de la cupidité et de la calomnie .le travail nécessaire, voudraient arracher aux autres leurs découvertes et s'en approprier les fruits.
       
      Le refus d'Hiram nous apprend que la justice et la discrétion doivent être les vertus favorites des Maçons. Enfin, sa mort tragique vous indique le second état de l'Ordre, succombant par la mauvaise conduite de ses membres, désignés par trois compagnons sous les traits de l'envie, de la cupidité et de la calomnie.
       
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      Mercredi 11 Mai 2005
      hauts grades du rite Français
      Instruction de l’Elu : 4ème DEGRÉ
       
            D : Etes-vous élu secret ?
            R: Une caverne m'est connue, une lampe m'a éclairé, une source m'a désaltéré.

            D. : Qu'avez-vous fait en cette qualité ?
            R. : J'ai été chargé d'une commission importante dont j'ai reçu le prix. (On montre son cordon.)

            D. : Quel était votre projet ?
            R. : De punir le crime.

            D. : Quelle vengeance était permise aux MM:. ?
            R. : La juste punition des assassins d'H:., de l'exprès commandement du roi.

            D. : Où le projet de vengeance s'est-il formé ?
            R. : En un conseil secret.

            D. : A quelle heure ?
            R. : Dans l'obscurité de la nuit.

            D. : Quand êtes-vous parti ?
            R. : Avant le jour.

            D. : Qui vous éclairait ?
            R. : L'étoile du matin.

            D. : Par où avez-vous débuté ?
            R. : Par la destruction de deux coupables.

            D. : Où les avez-vous découverts ?
            R. : Fuyant à travers des rochers escarpés.

            D. : Avez-vous été plus loin ?
            R. : J'ai pénétré dans l'intérieur d'une caverne effroyable.

            D. : Qu'y avez-vous trouvé ?
            R. : Le traître, venant de rentrer, se disposant à chercher du repos.

            D. : Qu'est-il arrivé ?
            R. : Saisi de frayeur à l'aspect d'un Me:., il s'est fait justice lui-même.

            D. : Que vous restait-il à faire ?
            R. : Rien, puisque la vengeance était accomplie.

            D. : Quelle heure était-il alors ?
            R. : Le soleil venait de se cacher.

            D. : Quel âge avez-vous ?
            R. : Neuf semaines sur sept ans, à cause des neuf semaines qui se passèrent avant la punition du délit.

            D. : Que signifie la formule de votre réception ?
            R. : Ce qui s'est passé pour la formation et l'exécution du projet.

            D. : D'où viennent les huit L:. et une plus grande séparée du reste ?
            R. : Elles représentent les neuf élus ; la plus grande indique leur chef.

            D. : Que marquent les six autres L:. ?
            R. : Les six Mes:. qui leur furent joints à titre d'Elus après leur retour.

            D. : Que signifient les couleurs de la Chambre du Cons:. ?
            R. : Le noir signifie la noirceur de l'action ; les flammes expriment notre ardeur à en tirer vengeance, et le rouge dénote qu'elle ne peut être éteinte que par le sang des coupables.

            D. : Que signifient les inscriptions qu'on voit sur les poteaux où les têtes sont plantées ?
            R. : Que le ciel, qui juge les actions des hommes, en est le vengeur certain, et ne laisse jamais le crime impuni.

            D. : Que signifie le chien ?
            R. : Que le moindre indice sert souvent à découler le coupable ?

            D. : Que signifie la caverne ?
            R. : Qu'il n'est lieu si obscur et si caché qui puisse mettre les pervers à l'abri du supplice ou du remords.

            D. : Que signifie le bras tenant un poignard ?
            R. : Que les nôtres doivent être toujours prêts à frapper sur ce qui blesse et offense la vertu.

            D. : Que signifie l'étoile du matin et les huit autres ?
            R. : L'heure du départ et le nombre des Elus ; cela signifie en même temps que l'on ne saurait s'y prendre de trop bonne heure lorsqu'il s'agit de faire une bonne action.

            D. : Que signifie l'escalier difficile, taillé dans le roc ?
            R. : Qu'il faut franchir les pas les plus scabreux pour parvenir à la destruction du vice.

            D. : Que signifie la lampe ?
            R. : Que nous recevons une L:. imprévue dans les démarches dictées par le G:. A:.

            D. : Que signifie la source trouvée inopinément ?
            R. : Que la Providence n'abandonne jamais dans les besoins pressants.
        
      Instruction de L'ÉCOSSAIS : 5ème DEGRÉ


            D : Qui vous conduit ici, mon F:.?
            R : L'amour de mon devoir et le désir d'atteindre à la haute science.

            D. : Qu'apportez-vous pour vous en rendre digne ?
            R. : Un cœur pur, zélé partisan de la vertu et de la vérité.

            D. : Où avez-vous travaillé ?
            R. : Dans une voûte souterraine.

            D. : Où était-elle placée ?
            R. : Elle fut construite secrètement sous la partie la plus mystérieuse du T:.

            D. : A quoi servait-elle ?
            R. : A renfermer un dépôt précieux.

            D. : Dans quelle place était-il ?
            R. : Le Delta précieux sur lequel étaient gravés les vrais caractères de la P:. innommable, fut incrusté sur un piédestal de marbre, placé au milieu de la voûte, et recouvert avec la pierre cubique.

            D. : Quelle était la pierre cubique ?
            R. : Une pierre d'agathe taillée en forme quadrangulaire, contenant les M:. secrets de l'art royal.

            D. : Comment déchiffre-t-on les lettres qui y sont incrustées ?
            R. : En les lisant suivant l'art.

            D. : Comment avez-vous été introduit ?
            R. : Par 3, 5, 7 et 9.

            D. : Que vous est-il arrivé ?
            R. : J'ai été éprouvé rigoureusement.

            D. : A quelle épreuve vous a-t-on soumis ?
            R. : La pointe sur le cœur et le fer sur le cou, j'ai fait volontairement le sacrifice des passions.

            D. : Cela a-t-il suffi pour être admis ?
            R. : Après m'avoir purifié, on m'a envoyé faire une recherche pour mériter mon entière admission.

            D. : Avez-vous réussi dans votre recherche ?
            R. : Par une Fav:. particulière et une L:. imprévue, j'ai fait la découverte du dépôt précieux ; je suis rentré le tenant à la main, et dans l'état où j'étais en faisant la découverte.

            D. : Quel est l'objet de votre recherche ?
            R. : La connaissance de l'art de perfectionner ce qui est imparfait et d'arriver au trésor de la vraie morale.

            D. : Quelle a été votre récompense ?
            R. : Le lien des vices a été brisé sur moi : l'on m'a passé sur le front, sur les lèvres et sur le cœur, la truelle empreinte d'une mixtion préparée ; j'ai participé au banquet des G:. élus ; j'ai reçu le gage d'une nouvelle alliance ; et enfin, j'ai été admis dans un lieu de L:. et de gloire où j'ai terminé mes travaux.

            D. : De quoi était faite cette mixtion ?
            R. : De lait, d'huile, de vin et de farine.

            D. : Que signifient ces choses ?
            R. : Douceur, Sagesse, Force et Beauté, qualités essentielles aux G:. élus.

            D. : Comment se nomment les LL:. des G:. E:. écossais ?
            R. : LL:. des hautes sciences, et leurs travaux sublimes.

            D. : Comment y pénètre-t-on ?
            R. : La fermeté dans le cœur et sur le front, caractère des hommes irréprochables.

            D. : Quel est leur premier devoir ?
            R. : Observer avec respect les lois de la M:. ; pratiquer la plus saine morale, et secourir ses FF:.

            D. : Combien avez-vous de L:. ?
            R. : Trois fois neuf.

            D. : Que représentent-elles ?
            R. : Les lampes inextinguibles déposées dans la voûte secrète.

            D. : Pourquoi le nom de voûte secrète, à l'ouverture, est-il changé en celui de voûte sacrée à la fermeture ?
            R. : C'est que le dépôt une fois placé, elle ne fut plus connue que sous ce dernier titre.

            D. : Où voyagent les G:. élus ?
            R. : Dans toutes les parties du monde pour y répandre la vraie science.

            D. : Quel âge avez-vous ?
            R. : Neuf ans.

            D. : Pourquoi le nombre 81 est-il en honneur parmi nous ?
            R. : Parce que c'est celui qui contient le plus de combinaisons maçon:., et qu'en termes de l'art, il est le triple du cube ou le plus grand carré.
       
      Instruction du CHEVALIER d'Orient : 6ème DEGRÉ
            D : Etes-vous Chevalier ?
            R : J'en ai reçu le caractère.

            D. : Faites-vous mieux connaître.
            R. : Commencez, et je finirai.

            D. : J:.
            R. : B:.

            D. : Comment êtes-vous parvenu à ce grade ?
            R. : Par l'humilité et la patience.

            D. : A qui vous êtes-vous adressé ?
            R. : A celui de qui dépendait notre délivrance.

            D. : Vous a-t-il accordé votre demande ?
            R. : Après m'avoir éprouvé, il m'a rendu la liberté et à tous les FF:., et m'a honoré du titre de Chevalier d'Orient

            D. : Qu'avez-vous fait après avoir obtenu votre liberté ?
            R. : Je me suis rendu dans ma patrie pour y joindre le reste de mes FF:.

            D. : Où vous ont-ils reçu ?
            R. : Dans un conseil assemblé sur les débris du T:.

            D. : Comment le conseil était-il éclairé ?
            R. : Par dix groupes de sept LL:.

            D. : Que signifiaient-ils ?
            R. : Le temps de la captivité.

            D. : Quel était votre ouvrage ?
            R. : Travailler à réédifier le T:. du G:. A:.

            D. : Comment y avez-vous travaillé ?
            R. : Le glaive d'une main, et la truelle de l'autre.

            D. : Sur quel plan fut reconstruit le T:. ?
            R. : Sur le plan du T:. détruit.

            D. : Où furent pris les matériaux ?
            R. : Les pierres furent tirées des carrières de Tyr, et les bois des forêts du Liban, parce qu'il fallait qu'il fût en tout semblable au premier.

            D. : Quelle application doit-on faire de ceci ?
            R. : Que la M:. doit être une et ne peut souffrir de changements sans altération.

            D. : Quelle forme avaient les chaînes des captifs ?
            R. : Elles étaient triangulaires.

            D. : Pourquoi ?
            R. : Les vainqueurs connaissant le respect qu'ils avaient pour le Delta, en donnèrent la forme aux chaînes
            pour les mortifier davantage.

            D. : Que signifient les mots de reconnaissance ?
            R. : Le nom de la classe de ceux qui travaillent à la réédification.

            D. : Pourquoi avons-nous adopté la couleur vert d'eau ?
            R. : En mémoire de l'événement, par reconnaissance, et dans l'espoir du rétablissement.

            D. : Dans quel état avez-vous trouvé les MM:. en arrivant sur les débris du T:. ?
            R. : Dans le deuil et l'abattement, état de toute L:. livrée à la confusion et au désordre.

            D. : Que signifient les colonnes renversées, les instruments et les meubles déplacés ?
            R. : Que toute L:. composée de FF:. indiscrets et vicieux perd l'harmonie qui en fait le principal ornement et ne peut tarder de se détruire.

            D. : Que signifient les obstacles rencontrés au passage du P:. ?
            R. : Le désir ardent que tout bon M:. doit avoir de s'instruire, et les difficultés qu'il doit s'efforcer de vaincre pour parvenir à la découverte de la vérité.

            D. : Que signifie la résistance que firent les nouveaux constructeurs contre leurs ennemis pendant le temps de la réédification ?
            R. : Les soins avec lesquels tout M:. doit s'opposer à l'introduction des vices et des abus.

            D. : Quel art professez-vous ?
            R. : La M:.

            D. : Quels édifices bâtissez-vous ?
            R. : Des T:. et des Tab:.

            D. : Où les construisez-vous ?
            R. : Faute de terrain, nous les construisons dans le cœur.

            D. : Quel âge avez-vous ?
            R. : Dix semaines d'années.
       
       
      publié par delan dans: hauts grades
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      Mercredi 11 Mai 2005
      les grades bleus du REAA(extrait)
      ..Les hauts-grades qu’offre ce Rite sont tous antérieurs à l’apparition des grades bleus puisque ils furent élaborés entre 1740 et 1760 pour les premiers, entre 1770 et 1801 pour les deux derniers.
       Mais ces hauts-grades eux-mêmes ne forment pas un ensemble véritablement cohérent. hétérogènes et de facture variée, ils furent organisés en strates successives que ne lie, parfois, qu’une numérotation arbitraire :
       
      les grades hiramiques ou « ineffables », du 4ème au 14ème 
      les grades dits « de l’exil » fondés sur la construction du second temple, 15ème et 16ème 
      les grades chrétiens, johanniques et apocalyptiques à la fois, du 17ème au 19ème 
      les grades templiers (30ème et 32ème) et … les autres, plus difficilement classables car d’inspiration hétéroclite.
       
      A vrai dire, la question d’une éventuelle cohérence avec les grades bleus ne se pose qu’entre le grade de maître et les grades hiramiques qui achèvent le thème de la construction du premier temple puisque ce sont les seuls où l’on retrouve les questions que laissait en suspens la mort d’Hiram : l’achèvement du temple (thème des grade du 4ème au 8ème ), le châtiment des assassins (9ème au 11ème grade) et la découverte du mot perdu du maître (thème des 12ème, 13ème et 14ème degrés). En clair, le rituel de la maîtrise, s’il se veut dans la ligne droite du Rite vu dans son ensemble, doit poser ces trois questions sans équivoque et s’abstenir de toute ébauche de réponse. Dans cette optique, aucune des trois versions décrites plus haut n’est entièrement satisfaisante.
       
      La version du Guide, pour faire court, s’articule assez bien avec les grades d’achèvement, très mal avec les grades de vengeance devenus redondants, mieux avec les grades centrés sur la découverte du mot perdu. L’adoption des particularités du Rite ancien (disposition des colonnes d’orient, déplacement des surveillants, répartition des secrets) n’apporte ni n’enlève quoi que ce soit à l’économie du système, bien qu’ils ne correspondent pas aux prescrits des hauts-grades. Ceux-ci, ne l’oublions pas, furent imaginés par des maçons de tradition et de formation « Française » qui ignoraient tout du Rite Ancien d’Angleterre. Rien d’étonnant donc si les hauts-grades paraissent souvent plus « modernes » qu’ « anciens » . Ainsi les surveillants lorsqu’il y en a deux1[1], sont toujours disposés à l’occident, selon l’usage « moderne », les mots de passe sont communiqués durant la cérémonie et non avant, les colonnes sont placées suivant la règle moderne…
       
      L’adaptation romantique du REAA n’est guère plus satisfaisante car la version naturaliste de la légende d’Hiram enlève toute pertinence à la perte du mot dans la mesure où Hiram « ressuscitant» ne peut l’emmener dans la tombe. Les grades clefs du REAA (13ème et 14ème) en deviennent incongrus. Par contre, l’omission du châtiment des coupables rend leur raison d’être aux grades de vengeance.
       
      Quant aux versions contemporaines, elles tentent, maladroitement selon nous, de marier la lecture naturaliste à l’héritage ancien mais ce mariage introduit dans le grade lui-même une confusion regrettable (on ne sait finalement si le mot est perdu ou non ?).
      Ces difficultés internes aux rituels eux-mêmes entraîne une conséquence inattendue aux yeux de certains thuriféraires du REAA : qui ne verra que l’articulation entre les hauts-grades du REAA et les grades bleus homonymes ne présente rien de spécifique et que les grades symboliques des autres Rites, Français, Moderne (belge), Ecossais philosophique et autres, peuvent tout aussi aisément servir d’introduction aux hauts-grades en question puisqu’ils posent les mêmes questions?
       
      Qu’en conclure sinon qu’il a manqué au Rite un Willermoz pour établir une cohérence sans faille aux étapes successives de l’ensemble. Dans l’état actuel, aucune des variantes des grades symboliques du REAA ne justifie l’affirmation que les 33 degrés du REAA constitue un ensemble unique et obligé. Est-il hérétique de penser que les grades bleus de tout Rite prépare également à l’enseignement des hauts-grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté ?
       
       
       
       
      publié par Pierre Noël dans: hauts grades
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      Mercredi 11 Mai 2005
      alchimie et hauts grades
       
      Chevalier, vous voyez premièrement
         Un bûcher allumé
         Un bras armé d’un coutelas
         Un ange dans un nuage
       
      Ces trois figures représentent le sacrifice d’Abraham. Sa soumission aux ordres de l’Eternel mérita à ce patriarche la protection du Seigneur. Ces trois figures sont le type de la première Alliance de Dieu avec l’homme dont le signe fut la circoncision.
       
      Chevalier, vois voyez deuxièmement
          L’arche d’alliance
         Les tables de la Loi
          Un encensoir
       
      Ces trois figures rappellent la manifestation du Seigneur à Moïse qui lui ordonna de construire l’Arche d’Alliance. Les tables de la Loi contiennent le précieux décalogue qui est le principe de la religion et l’encensoir indique le culte du Vrai Dieu. Ces trois figures sont les gages de la seconde Alliance que l’Eternel fit avec son peuple.
       
      Chevalier, vous voyez troisièmement
         Une grande croix
         Une lance
         Une couronne d’épines
       
      Ces trois instruments de la passion de Jésus-Christ doivent nous rappeler sans cesse la troisième Alliance de Dieu avec son peuple. Ce sacrifice est l’emblème d’un cœur généreux qui donne son sang pour sauver ses enfants. Il est représenté dans le grade de Rose Croix par le pélican.
       
      Chevalier, vous voyez quatrièmement
       Une figure de Mercure
       Un réchaud surmonté d’on creuset
       Un lingot d’or
       
      Ces trois figures représentent le principe, l’agent et le produit du Grand Œuvre. Mercure représente le mercure des philosophes ; le réchaud et le creuset servent à décomposer et à recomposer les éléments qui entrent dans la composition du Grand Œuvre. Le lingot d’or est l’objet du Grand Œuvre.
       
      Chevalier, vous voyez enfin
       Un flambeau ardent
      Un globe tournant sur son axe
       Un triangle équilatéral d’or
       
      Ces trois figures sont l’emblème du feu central qui anime tout ce qui existe, du mouvement imprimé à l’univers et dont résulte l’Harmonie Eternelle, et enfin du Créateur de toutes choses.
      Le flambeau de l’esprit, feu central, doit éclairer tous nos travaux.
      Le globe qui n’a ni commencement ni fin est à l’image de l’univers sensible.
      Le triangle équilatéral nous rappelle cette antique conception hermétiste qu’il existe trois sortes d’or : l’or astral, substance ignée qui a son centre dans le soleil ; l’or élémentaire qui est la plus pure et la plus fixe portion de tous les Etres des trois Règnes ; l’or vulgaire enfin qui est le plus beau métal que la nature puisse produire.
      Mais ce triangle, emblème de notre Ordre, est aussi une figure qui, de tous temps, a évoqué l’Essence divine et sa manifestation. Par là, il résume tous les symboles que vous présentent ce tableau…
       
       
       
      publié par dans: hauts grades
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