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Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en fa ce" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Maga zine)

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  • yong chanthalangsy
    Bonjour Manophon,   Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés pour aller travailler à l étranger et ceux qui fuient le pays à
    Message 1 de 23 , 4 mars 2011
      Bonjour Manophon,
       
      Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
      C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
       
      J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
       
      Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande différence.
       
      Sok di

      --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...> a écrit :

      De: loung_khampha <loung_khampha@...>
      Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
      À: laos-fr@...
      Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55

       

      Bonjour Manophone ORIEL ,

      Woah !
      Une vraie littérature sociale , bravo ,

      Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
      - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
      dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
      qu'ils vous ont fait ,"

      Attendons de voir la réaction des autres internautes

      Loung Khampha

      --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :
      >
      >
      > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
      >
      > >
      > > Cher Loung Khampha,
      > >
      > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale sur
      > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire justement
      > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
      > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a toute
      > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
      > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
      > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
      > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
      > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
      > > asphixie dans des conteners.
      > >
      > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
      > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
      > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
      > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent tous
      > > a atterir en Europe.
      > >
      > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays europeens
      > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
      > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
      > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
      > > leur pays respectifs.
      > >
      > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et la
      > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
      > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
      > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en Italie
      > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
      > >
      > >
      > >
      > >
      > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
      > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
      > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
      > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si l'herbe
      > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous dites?
      > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
      > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
      > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
      > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
      > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
      > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
      > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du corps : on
      > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et lâcheté.
      > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
      > > traitent de traîtres.
      > >
      > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
      > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce choix.
      > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
      > > mes semblables.
      > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
      > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
      > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
      > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai honte.
      > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
      > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
      > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
      > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou dire
      > > que cela se justifie.
      > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
      > >
      > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller trouver
      > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir fait
      > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
      > > frontières qui s'ouvrent ?
      > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-là
      > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug et
      > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
      > > issues que celle-là.
      > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
      > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
      > > jeunes.
      > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais ses
      > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de l'économie
      > > et du pouvoir.
      > >
      > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je mesure
      > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
      > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux, c'était
      > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins que
      > > le coeur.
      > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
      > > voulu". Et c'est vrai.
      > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
      > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie, des
      > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
      > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne vaut
      > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps. L'esprit et
      > > la conscience.
      > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
      > >
      > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de rage et
      > > de colère.
      > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à maintenir
      > > les frontières bien fermés.
      > > J'en souris d'avance.
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
      > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
      > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
      > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
      > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
      > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
      > > travailler ailleurs?
      > >
      > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
      > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
      > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
      > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en legaux et
      > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas deja.
      > >
      > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
      > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
      > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
      > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la Malaisie ou
      > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
      > >
      > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
      > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
      > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
      > > pour les aider a leur reintegration.
      > >
      > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
      > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
      > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
      > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
      > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
      > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
      > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
      > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
      > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
      > > definitive et durable pour cela?
      > >
      > > Sok di
      > >
      > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@...>
      > > a écrit :
      > >
      > > De: loung khampha <loung_khampha@...>
      > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
      > > (Enfants du Mékong Magazine)
      > > À: laos-fr@...
      > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
      > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
      > >
      > >
      > >
      > > Cher Yong Chanthalangsy ,
      > >
      > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
      > >
      > > et de prendre le parti de Konekeo
      > >
      > >
      > >
      > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
      > >
      > > de vous répondre , excellence ,
      > >
      > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
      > >
      > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
      > >
      > > comme Konekeo ,
      > >
      > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de la
      > > RDPL ,
      > >
      > > depuis bien longtemps ,
      > >
      > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
      > >
      > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
      > >
      > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
      > >
      > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
      > >
      > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
      > >
      > > et la police Thaï qui les traite
      > >
      > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
      > >
      > >
      > >
      > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
      > >
      > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
      > >
      > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
      > >
      > > vous prenez des mesures administratives et politiques
      > >
      > > pour que plus jamais
      > >
      > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
      > >
      > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
      > >
      > > pour que plus jamais ils ou elles ,
      > >
      > > ces travailleurs laotiens
      > >
      > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
      > >
      > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
      > >
      > > soit respectés .
      > >
      > >
      > >
      > > Je n'aime pas intervenir
      > >
      > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
      > >
      > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
      > >
      > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
      > >
      > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
      > >
      > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
      > >
      > > des frères de sang et de souffrance ,
      > >
      > > de déportations , d'exil et de massacres ,
      > >
      > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
      > >
      > > de plus de mille ans ,
      > >
      > > je pense que vous devriez faire quelques choses
      > >
      > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
      > >
      > > et non suivre les invectives des flatteurs
      > >
      > > qui caresse la politique de la RDPL
      > >
      > > dans le sens des poils de la bête .
      > >
      > >
      > >
      > > Loung Khampha
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > > Le pays d’en face
      > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
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      > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
      > >
      > > Publicité
      > > Cher Phoui et amis,
      > >
      > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
      > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que des
      > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
      > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet emigration/
      > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
      > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
      > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
      > >
      > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a la
      > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
      > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non pas
      > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
      > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
      > > semble?
      > >
      > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
      > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
      > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial mis a
      > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
      > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
      > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le faut et
      > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le cote
      > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
      > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
      > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
      > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
      > >
      > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
      > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
      > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
      > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
      > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
      > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
      > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
      > >
      > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces braves
      > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
      > > victimes de crime organise, de trafficants humain et d'exploitation
      > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
      > > conscience.
      > >
      > > Sok di
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > > Le pays d’en face
      > >
      > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > > De :
      > > Konekèo <konekeo@...>
      > >
      > > À : laos-solidarite@...;
      > > laos-fr@...
      > >
      > >
      > >
      > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
      > >
      > >
      > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
      > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et pour
      > > aider leurs familles à vivre au Laos.
      > >
      > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
      > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
      > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs sentiments et
      > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui sera
      > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec les
      > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches de
      > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
      > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
      > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens
      > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils méritent
      > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la dignité.
      > >
      > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1w
      > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
      > > "ຈາàº�ບ້ານນາàº"້ວàº�ຮັàº�", il n'empêche
      > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui eux
      > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
      > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
      > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
      > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
      > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
      > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie normale et
      > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
      > > "ຄອງà»�ສນà»�ສບ" sous prétexte de leur dénoncer à la
      > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
      > >
      > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de "
      > > ຄອງà»�ສນà»�ສບ " les Laotiens de l'époque ont payé car
      > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de nos
      > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et clandestins
      > > paient pour quel châtiment ?
      > >
      > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
      > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de crocodile
      > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-ce
      > > pas ?
      > >
      > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au
      > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
      > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres prostituées
      > > laotiennes en Thaïlande.
      > >
      > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
      > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène le
      > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
      > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
      > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont vendre
      > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
      > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel pour le
      > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
      > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
      > >
      > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
      > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de pouvoir
      > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et la
      > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
      > > j’essaie de me cacher pour que personne ne m’aperçoive.
      > >
      > >
      > > Hak Phèng
      > >
      > >
      > >
      > >
      > > From: santypha@...
      > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
      > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
      > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
      > >
      > >
      > >
      > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
      > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est vraiment
      > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces laotiens
      > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
      > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
      > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
      > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à
      > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
      > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute à
      > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car l'argent
      > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en voient
      > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une constatation , on
      > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
      > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses femmes
      > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
      > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
      > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes
      > > pour notre communauté , le mépris ,l'exploitation ,l'humiliation ,
      > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
      > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de toutes
      > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
      > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
      > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou par
      > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme des
      > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon pays
      > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue de
      > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
      > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces
      > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et les
      > > caméras à la main .
      > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
      > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
      > > Bonne journée à tous
      > >
      > > OS
      > >
      > >
      > > De : Phoui <phoui@...>
      > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay <Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
      > > fr>
      > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
      > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
      > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
      > >
      > >
      > >
      > > Le pays d’en face
      > >
      > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
      > >
      > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la Thaïlande fait
      > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans sans
      > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants
      > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
      > >
      > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être entendu par des
      > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la dérobée
      > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq enfants.
      > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il timidement.
      > >
      > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du mal à se
      > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol terreux, ses
      > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a pas
      > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes qu’il a
      > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsqu’il
      > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin absent, la
      > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos pour tenter
      > > sa chance en Thaïlande.
      > >
      > > Partir dès 14 ans
      > >
      > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une
      > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â€" à
      > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng, dans
      > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au
      > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient franchi
      > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un atelier de
      > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
      > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour
      > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui n’a pas vu
      > > les siens depuis près d’un an.
      > >
      > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est rendu en
      > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui aussi y
      > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir
      > > emploi et faux papiers.
      > >
      > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes qui servent
      > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du matin,
      > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs qui
      > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts,
      > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
      > >
      > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas au
      > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection, saisonniers
      > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale frontalière â€"
      > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et maçons
      > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
      > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
      > >
      > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
      > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une d’elles qu’il
      > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
      > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000 bahts
      > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux qu’il peut
      > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
      > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93 euros). En
      > > Thaïlande, c’est jusqu’à 9 700 bahts (241 euros) mensuels
      > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son départ.
      > >
      > > À la merci d’une expulsion
      > >
      > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve pas
      > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de
      > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de surfaces
      > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence complète de
      > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans un pays
      > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil
      > > national de pauvreté.
      > >
      > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et la
      > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous
      > > les espoirs.
      > >
      > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne souvent
      > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh, qui doit
      > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
      > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié ses
      > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa
      > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
      > > l’entraide va de soi.
      > >
      > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve. "Beaucoup de
      > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à Tha
      > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
      > > parents, ou les parents sans enfants…"
      > >
      > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de comprendre la
      > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
      > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt
      > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi-
      > > clandestinité les met constamment à la merci d’une expulsion par
      > > la police thaïlandaise.
      > >
      > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention
      > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez nombreux. Puis on les
      > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
      > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
      > >
      > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
      > >
      > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt terminée. Cette
      > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son
      > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
      > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra travailler
      > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité des
      > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme n’importe quel
      > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture sociale.
      > >
      > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. D’ici deux
      > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la
      > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
      > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
      > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses compatriotes,
      > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte qu’il
      > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
      > >
      > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est
      > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo. Grâce
      > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts gagnés
      > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les siens
      > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici deux
      > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais rester mais je
      > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière d’excuse à
      > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre. Pourtant, il
      > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
      > >
      > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      > >
      >


    • suryaspv
      Je surligne en jaune la partie du message de Manophone ORIEL en dessous, car c est pas évident pour tout le monde de voir. Un petit conseil : pour être
      Message 2 de 23 , 4 mars 2011
        Je surligne en jaune la partie du message de Manophone ORIEL en dessous,
        car c'est pas évident pour tout le monde de voir.


        Un petit conseil : pour être efficace, il ne faut pas répondre directement dans le message d'un autre;
        ou alors il faut bien souligner son propre message.



        --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :
        >
        >
        > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
        >
        > >
        > > Cher Loung Khampha,
        > >
        > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale sur
        > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire justement
        > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
        > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a toute
        > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
        > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
        > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
        > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
        > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
        > > asphixie dans des conteners.
        > >
        > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
        > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
        > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
        > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent tous
        > > a atterir en Europe.
        > >
        > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays europeens
        > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
        > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
        > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
        > > leur pays respectifs.
        > >
        > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et la
        > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
        > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
        > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en Italie
        > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
        > >
        > >
        > >
        > >
        > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
        > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
        > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
        > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si l'herbe
        > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous dites?
        > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
        > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
        > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
        > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
        > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
        > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
        > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du corps : on
        > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et lâcheté.
        > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
        > > traitent de traîtres.
        > >
        > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
        > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce choix.
        > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
        > > mes semblables.
        > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
        > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
        > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
        > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai honte.
        > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
        > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
        > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
        > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou dire
        > > que cela se justifie.
        > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
        > >
        > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller trouver
        > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir fait
        > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
        > > frontières qui s'ouvrent ?
        > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-là
        > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug et
        > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
        > > issues que celle-là.
        > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
        > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
        > > jeunes.
        > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais ses
        > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de l'économie
        > > et du pouvoir.
        > >
        > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je mesure
        > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
        > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux, c'était
        > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins que
        > > le coeur.
        > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
        > > voulu". Et c'est vrai.
        > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
        > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie, des
        > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
        > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne vaut
        > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps. L'esprit et
        > > la conscience.
        > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
        > >
        > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de rage et
        > > de colère.
        > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à maintenir
        > > les frontières bien fermés.
        > > J'en souris d'avance.
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
        > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
        > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
        > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
        > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
        > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
        > > travailler ailleurs?
        > >
        > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
        > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
        > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
        > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en legaux et
        > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas deja.
        > >
        > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
        > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
        > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
        > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la Malaisie ou
        > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
        > >
        > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
        > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
        > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
        > > pour les aider a leur reintegration.
        > >
        > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
        > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
        > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
        > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
        > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
        > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
        > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
        > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
        > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
        > > definitive et durable pour cela?
        > >
        > > Sok di
        > >
        > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha loung_khampha@...
        > > a écrit :
        > >
        > > De: loung khampha loung_khampha@...
        > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
        > > (Enfants du Mékong Magazine)
        > > À: laos-fr@...
        > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
        > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
        > >
        > >
        > >
        > > Cher Yong Chanthalangsy ,
        > >
        > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
        > >
        > > et de prendre le parti de Konekeo
        > >
        > >
        > >
        > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
        > >
        > > de vous répondre , excellence ,
        > >
        > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
        > >
        > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
        > >
        > > comme Konekeo ,
        > >
        > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de la
        > > RDPL ,
        > >
        > > depuis bien longtemps ,
        > >
        > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
        > >
        > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
        > >
        > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
        > >
        > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
        > >
        > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
        > >
        > > et la police Thaï qui les traite
        > >
        > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
        > >
        > >
        > >
        > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
        > >
        > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
        > >
        > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
        > >
        > > vous prenez des mesures administratives et politiques
        > >
        > > pour que plus jamais
        > >
        > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
        > >
        > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
        > >
        > > pour que plus jamais ils ou elles ,
        > >
        > > ces travailleurs laotiens
        > >
        > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
        > >
        > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
        > >
        > > soit respectés .
        > >
        > >
        > >
        > > Je n'aime pas intervenir
        > >
        > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
        > >
        > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
        > >
        > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
        > >
        > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
        > >
        > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
        > >
        > > des frères de sang et de souffrance ,
        > >
        > > de déportations , d'exil et de massacres ,
        > >
        > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
        > >
        > > de plus de mille ans ,
        > >
        > > je pense que vous devriez faire quelques choses
        > >
        > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
        > >
        > > et non suivre les invectives des flatteurs
        > >
        > > qui caresse la politique de la RDPL
        > >
        > > dans le sens des poils de la bête .
        > >
        > >
        > >
        > > Loung Khampha
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > > Le pays d’en face
        > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > > Le pays d’en face Liste de messages
        > > Répondre
        > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
        > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
        > >
        > > Publicité
        > > Cher Phoui et amis,
        > >
        > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
        > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que des
        > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
        > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet emigration/
        > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
        > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
        > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
        > >
        > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a la
        > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
        > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non pas
        > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
        > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
        > > semble?
        > >
        > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
        > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
        > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial mis a
        > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
        > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
        > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le faut et
        > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le cote
        > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
        > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
        > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
        > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
        > >
        > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
        > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
        > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
        > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
        > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
        > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
        > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
        > >
        > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces braves
        > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
        > > victimes de crime organise, de trafficants humain et d'exploitation
        > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
        > > conscience.
        > >
        > > Sok di
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > > Le pays d’en face
        > >
        > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > >
        > > De :
        > > Konekèo konekeo@...
        > >
        > > À : laos-solidarite@...;
        > > laos-fr@...
        > >
        > >
        > >
        > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
        > >
        > >
        > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
        > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et pour
        > > aider leurs familles à vivre au Laos.
        > >
        > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
        > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
        > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs sentiments et
        > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui sera
        > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec les
        > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches de
        > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
        > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
        > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens
        > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils méritent
        > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la dignité.
        > >
        > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1w
        > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
        > > "ຈາກບ້ານນາàº"້ວຍຮັກ", il n'empêche
        > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui eux
        > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
        > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
        > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
        > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
        > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
        > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie normale et
        > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
        > > "ຄອງແສນແສບ" sous prétexte de leur dénoncer à la
        > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
        > >
        > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de "
        > > ຄອງແສນແສບ " les Laotiens de l'époque ont payé car
        > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de nos
        > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et clandestins
        > > paient pour quel châtiment ?
        > >
        > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
        > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de crocodile
        > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-ce
        > > pas ?
        > >
        > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au
        > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
        > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres prostituées
        > > laotiennes en Thaïlande.
        > >
        > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
        > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène le
        > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
        > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
        > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont vendre
        > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
        > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel pour le
        > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
        > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
        > >
        > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
        > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de pouvoir
        > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et la
        > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
        > > j’essaie de me cacher pour que personne ne m’aperçoive.
        > >
        > >
        > > Hak Phèng
        > >
        > >
        > >
        > >
        > > From: santypha@...
        > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
        > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
        > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
        > >
        > >
        > >
        > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
        > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est vraiment
        > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces laotiens
        > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
        > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
        > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
        > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à
        > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
        > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute à
        > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car l'argent
        > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en voient
        > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une constatation , on
        > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
        > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses femmes
        > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
        > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
        > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes
        > > pour notre communauté , le mépris ,l'exploitation ,l'humiliation ,
        > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
        > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de toutes
        > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
        > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
        > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou par
        > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme des
        > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon pays
        > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue de
        > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
        > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces
        > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et les
        > > caméras à la main .
        > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
        > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
        > > Bonne journée à tous
        > >
        > > OS
        > >
        > >
        > > De : Phoui phoui@...
        > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
        > > fr>
        > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
        > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
        > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
        > >
        > >
        > >
        > > Le pays d’en face
        > >
        > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
        > >
        > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la Thaïlande fait
        > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans sans
        > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants
        > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
        > >
        > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être entendu par des
        > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la dérobée
        > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq enfants.
        > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il timidement.
        > >
        > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du mal à se
        > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol terreux, ses
        > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a pas
        > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes qu’il a
        > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsqu’il
        > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin absent, la
        > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos pour tenter
        > > sa chance en Thaïlande.
        > >
        > > Partir dès 14 ans
        > >
        > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une
        > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â€" à
        > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng, dans
        > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au
        > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient franchi
        > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un atelier de
        > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
        > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour
        > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui n’a pas vu
        > > les siens depuis près d’un an.
        > >
        > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est rendu en
        > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui aussi y
        > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir
        > > emploi et faux papiers.
        > >
        > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes qui servent
        > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du matin,
        > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs qui
        > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts,
        > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
        > >
        > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas au
        > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection, saisonniers
        > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale frontalière â€"
        > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et maçons
        > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
        > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
        > >
        > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
        > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une d’elles qu’il
        > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
        > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000 bahts
        > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux qu’il peut
        > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
        > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93 euros). En
        > > Thaïlande, c’est jusqu’à 9 700 bahts (241 euros) mensuels
        > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son départ.
        > >
        > > À la merci d’une expulsion
        > >
        > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve pas
        > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de
        > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de surfaces
        > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence complète de
        > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans un pays
        > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil
        > > national de pauvreté.
        > >
        > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et la
        > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous
        > > les espoirs.
        > >
        > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne souvent
        > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh, qui doit
        > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
        > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié ses
        > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa
        > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
        > > l’entraide va de soi.
        > >
        > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve. "Beaucoup de
        > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à Tha
        > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
        > > parents, ou les parents sans enfants…"
        > >
        > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de comprendre la
        > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
        > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt
        > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi-
        > > clandestinité les met constamment à la merci d’une expulsion par
        > > la police thaïlandaise.
        > >
        > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention
        > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez nombreux. Puis on les
        > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
        > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
        > >
        > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
        > >
        > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt terminée. Cette
        > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son
        > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
        > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra travailler
        > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité des
        > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme n’importe quel
        > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture sociale.
        > >
        > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. D’ici deux
        > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la
        > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
        > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
        > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses compatriotes,
        > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte qu’il
        > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
        > >
        > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est
        > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo. Grâce
        > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts gagnés
        > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les siens
        > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici deux
        > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais rester mais je
        > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière d’excuse à
        > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre. Pourtant, il
        > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
        > >
        > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
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      • Sèng Bounseum
        Bonjour Manophon,   Le 2 décembre 1975, le Laos est devenu République démocratique populaire Lao, le parti révolutionnaire lao (PRPL) fut proclamé parti
        Message 3 de 23 , 4 mars 2011
          Bonjour Manophon,
           

          Le 2 décembre 1975, le Laos est devenu République démocratique populaire Lao, le parti révolutionnaire lao (PRPL) fut proclamé parti unique. Les hauts fonctionnaires et les intellectuels de Vientiane ont été envoyés dans les camps de rééducation connus sous le nom de "Samana". Environ 300000 laotiens, soit 10% da la pupulation de l'époque, ont fui le pays.
           
          A lire sur notre histoire..........

          SITUATION POLITIQUE du LAOS depuis l’ACCORD DE VIENTIANE de 1973 sur le rétablissement de la paix et de la concorde nationale


          SITUATION POLITIQUE du LAOS depuis l’ACCORD DE VIENTIANE de 1973 sur le rétablissement de la paix et de la concorde nationale

          PAIX INSTABLE  –  COMMUNISATION DU LAOS
          Après un quart de siècle d’intervention en Indochine, les Etats-Unis en sont venus à désengager. Ceci se traduit par le retrait de leurs forces militaires, de leurs aides et le sacrifice des régimes indochinois qu’ils ont entretenus et soutenus jusqu’alors. Ceci se traduit également par une perte de leur influence au profit du camp socialiste et des communistes. En d’autres termes le Etats-Unis ont admis le changement de régime politique au Laos, au Cambodge et au Sud-Viêtnam. Aussi du « containment » ils sont passés au désengagement, la conséquence immédiate et lointaine de celui-ci en Indochine est prévisible car tout retrait des Etats-Unis de cette contrée entraine la chute irrémédiable des régimes pro-américains qui y sont installés. De même que le retrait américain du Laos entraine la chute du régime pro-américain de Vientiane.
          I – PAIX INSTABLE
          L’Accord du 21 février 1973 sur le rétablissement de la paix et de la concorde nationale au Laos, signé solennellement à Vientiane par la Délégation du Gouvernement de Vientiane et la Délégation des Forces patriotiques lao « Pathet Lao », cet Accord constitue en somme une répétition d’une part de l’Accord de Zurich du 22 juin 1961, d’autre part des accords entre le Front patriotique lao et le Gouvernement royal lao de 1956-57, et de la proposition de 5 points avancée le 06 mars 1970 par le Front patriotique lao. Élaboré en 14 articles, il stipule les points essentiels suivants :
          -l’indépendance, la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale du Laos ; la neutralité avec le rappel de l’Accord de Genève de 1962 sur le Laos ; la non-ingérence étrangère ; l’application des libertés démocratiques du peuple (article 1) ;
          -la cessation des hostilités , le maintien des 2 zones provisoires ; la création d’une commission mixte en vue d’appliquer le cessez-le-feu ; l’interdiction des représailles , de l’introduction des troupes, de l’armement et du matériel de guerre au Laos ; le retrait de tout personnel militaire, des troupes régulières étrangers et la dissolution des organismes militaires et paramilitaires ainsi que des forces spéciales des pays étrangers ; libération  réciproque des prisonniers civils et militaires dans un délai de 60 jours suivant la formation du gouvernement provisoire d’union nationale et du Conseil politique national consultatif (articles 2 à 5) ;
          -les élections générales libres et démocratiques en vue de former le gouvernement d’union nationale définitif ; la formation dans les 30 jours , à partir de la date de la signature des accords, du gouvernement provisoire d’union nationale et du conseil politique national consultatif formés d’un nombre égal de représentants des deux Parties, investis par le roi et fonctionnant suivant le principe d’unanimité ; la neutralisation de la capitale royale de Luangprabang et de la capitale administrative Vientiane ; la gestion provisoire des 2 zones par chaque partie et l’établissement progressif des relations normales entre les 2 zones (articles 6 à 10) ;
          -la création et le rôle de la commission mixte pour l’exécution des accords, ainsi que le rôle de la commission internationale pour la surveillance et le contrôle composée de l’Inde, de la Pologne et le Canada, avec l’Inde comme président (articles 11 à 12).
          L’Accord du 21 Février est complété par un second accord dit Protocole de l’Accord du 21 février 1973.
          Délégation du gouvernement de Vientiane

          Délégation du gouvernement de Vientiane

          LE PROTOCOLE DU 14 SEPTEMBRE 1973.
          Si l’Accord du 21 février 1973 prévoit la formation dans un délai de 30 jours du gouvernement provisoire d’union nationale et du Conseil politique national consultatif, le Protocole du 14 septembre définit les modalités d’application des différentes clauses qu’il contient.
          1-) Le gouvernement provisoire d’union nationale bipartite
          En vertu des dispositions du Protocole, le gouvernement provisoire d’union nationale et le Conseil politique national consultatif sont formés le même jour, le 5 Avril 1974.
          Le gouvernement provisoire comporte 12 ministères et 26 membres, y compris le premier ministre, le prince Souvanna Phouma, et 2 personnalités œuvrant pour la paix , l’indépendance, la neutralité et la démocratie.
          De structure bipartite, il comporte un nombre égal de ministres et de secrétaires d’Etat appartenant à chacune des 2 Parties lao : la Partie du gouvernement de Vientiane et la Partie des Forces patriotiques lao. Soit : cinq portefeuilles ministérielles, y compris le poste de vice-premier ministre, six portefeuilles de secrétaires d’Etat, chaque secrétaire d’Etat étant adjoint à un ministre appartenant à la partie adverse. De ce dosage gouvernemental il ressort qu’apparemment la gauche lao a fait un certain nombre de concessions à la droite. En effet réservant à celle-ci la plupart des ministères-clé comme la défense nationale, l’intérieur, les finances, elle s’est contentée des ministères considérés comme secondaires, tels que les cultes, l’information et tourisme, les travaux publics, l’économie, les affaires étrangères. De même  que sachant que le prince Souvanna Phouma s’est depuis longtemps rallié à la droite, elle a tout de même consenti à ce qu’il préside le gouvernement provisoire d’union nationale  D’autre part ce dosage gouvernemental reflète par rapport à celui de 1962 une progression de la gauche lao. Car celle-ci  est passée de 4 portefeuilles ministériels en juin 1962 à 11 portefeuilles dont 6 secrétariats d’Etat en avril 1974.  Avec le bipartisme dans le dosage gouvernemental il consacre la disparition « de facto » des Neutralistes bien que ceux-ci aient été prédominants en 1962 pour avoir occupé 8 portefeuilles ministériels sur 16 (soit la moitié).   Par ailleurs subissant les contrecoups de la poussée irrésistible des Révolutionnaires vietnamiens et cambodgiens qui ont libéré dans le courant d’avril tout le Sud-Vietnam et Cambodge, le gouvernement provisoire commence à s’essouffler et connait des signes d’instabilité interne ; car à la suite de la démission forcée le 16 juin, les 8 et 9 juillet 1975, de 6 membres du gouvernement, tous appartenant à la Partie de Vientiane, ont eu lieu 3 remaniements ministériels. Ceux-ci ont consacré l’élimination définitive de la droite et le renforcement de la gauche qui a bénéficié en la circonstance du concours du moins sur le plan gouvernemental de 6 personnalités favorables à la paix et à la politique menée par le Front patriotique lao.
          Enfin en vertu de l’article 4 du Protocole à l’Accord de Vientiane qui stipule le principe de l’unanimité de vue entre chaque titulaire de ministère et son adjoint, le Protocole contient en lui-même un germe de paralysie. Car si le premier n’a aucun pouvoir sur le second, en fait, la hiérarchie administrative est abolie tandis que le secrétaire d’Etat est devenu tout simplement le contrepoids politique de son chef hiérarchique, le ministre.
          Délégation des Forces Patriotiques « Pathet Lao »

          Délégation des Forces Patriotiques « Pathet Lao »

          2-) Le Conseil politique national consultatif
          Etant donné que dans le régime transitoire procédant de l’Accord du 21 février et du Protocole du 14 septembre 1973 il n’est plus question de connaitre une compétence quelconque à l’Assemblée existante, les révolutionnaires lao ont réussi un tour de force en faisant accepter par la Partie du gouvernement  de Vientiane la création d’une nouvelle institution sous forme de Conseil politique national consultatif. Celui-ci est donc appelé à se substituer à la précédente Chambre et s’est vu assigner par ses fondateurs un rôle tant consultatif que législatif.

          1.    Structure du Conseil politique national consultatif.

          Selon les dispositions de l’article 5 du Protocole de l’Accord de Vientiane, le Conseil se compose de 42 membres qui sont répartis comme suit : 16 pour la Partie des Forces patriotiques, 16 pour la Partie du gouvernement de Vientiane et 10 personnalités choisies d’un commun accord par ces 2 parties.
          En ce qui concerne son agencement interne, le Conseil comprend :

          A/ un comité permanent de 10 membres formé à parité égale des représentants des 2 parties et coiffé d’un président, en l’occurrence le prince Souphanouvong , représentant de la Partie des Forces patriotiques , de 2 vice-présidents représentant chacun chaque Partie, le premier , appartenant à la Partie patriotique, assumant la fonction de secrétaire général (article 5 du protocole).

          B/  6 commissions,

          C/ un bureau administratif

          Cérémonie de signature de l’accord de Vientiane en 1973, assis de gauche à droite :  M. Phéng Phonsavanh et M. Phoumi Vongvichith

          Cérémonie de signature de l’accord de Vientiane en 1973, assis de gauche à droite : M. Phéng Phonsavanh et M. Phoumi Vongvichith

          2.      Fonctionnement du Conseil

          A l’instar de ce qui est en vigueur dans le fonctionnement du gouvernement, le Conseil fonctionne suivant le principe d’égalité et d’unanimité  de vue entre les 2 Parties. Il ne se réunit que 2 fois l’an, chaque session ne dure qu’un mois. Pour le reste de temps c’est le comité permanent qui fonctionne en son nom.

          3.     Compétence du Conseil

          En vertu des dispositions de l’article 7 du Protocole on voit que le Conseil est une  Assemblée ayant la même compétence que le gouvernement. D’autre part selon le même article, il apparait qu’il dépasse le gouvernement en compétence politique et législative en raison que celui-ci  doit examiner concurremment les lois et règlements relatifs aux élections générales ainsi que les recommandations adoptés par lui.
          3° ) Les autres mesures de paix et la concorde nationale

          1. Le cessez-le-feu et la libération des prisonniers.

          Il est intervenu aussitôt après la signature de l’Accord du 21 février. En vue de surveiller et de contrôler le cessez-le-feu, on a créé un Comité mixte central formé pour moitié de représentants militaires de la Partie des Forces patriotiques et pour moitié de représentants militaires de la Partie du gouvernement de Vientiane. En coopération avec la Commission internationale pour la surveillance et le contrôle du cessez-le-feu , ce Comité mixte est chargé de faire appliquer les mesures relatives au retrait des troupes et des personnels militaires étrangers.

          2. La neutralisation de VIENTIANE et de LUANGPRABANG

          Par accord du 12 octobre 1973 les 2 Parties ont abouti à la neutralisation des 2 villes. Il s’ensuit que les troupes du Front patriotique y ont été introduites à raison de 1000 hommes dans la 1ère ville et 500 dans la seconde. Ces troupes ont formé avec celles à effectif équivalent de la Partie de Vientiane, les forces de sécurité mixte chargées de maintenir l’ordre  et la sécurité du gouvernement et du conseil.

          a. Adoption d’un Programme gouvernemental en 18 points,

          Deux semaines après son entrée en fonction le Conseil politique national consultatif a adopté le 24 avril 1974 un programme politique en 18 points relatif au rétablissement de la paix, de l’indépendance, de la neutralité, de la démocratie, de l’unité et du progrès du Laos. Soumis au Gouvernement, celui-ci l’a adopté le 25 décembre.  Sur le plan intérieur il met l’accent sur les droits démocratiques, les élections démocratiques en vue de former le gouvernement de coalition nationale, le développement économique et le progrès social. Sur le plan extérieur il met l’accent sur la neutralité et les 5 Principes de coexistence pacifique.

          b. Le gouvernement provisoire d’union nationale impuissant à résoudre la crise économique.

          Si le Gouvernement a connu des succès politiques auprès des masses lao, durant la période du 5 avril 1974 à la fin de novembre 1975, il s’est montré incompétent et impuissant à résoudre la crise économique qui a assailli le Pays.  Au contraire on assiste à une aggravation de celle-ci qui se traduit par l’inflation, le désordre monétaire, le déficit de la balance des paiements et du budget, les tensions sociales, la pénurie des biens de consommation et d’équipement.

          II- LA COMMUNISATION DU LAOS
          A l’instar de la Révolution d’Octobre soviétique de 1917, durant la 2ème moitié de l’année 1975,  le processus révolutionnaire  s’est accéléré, le Parti communiste lao dit Parti Populaire Révolutionnaire lao sort de l’ombre pour diriger la phase ultime de la partie du pouvoir. Celle-ci comporte 2 phases : d’une part celle de l’extension et de consolidation des forces révolutionnaires, d’autre part, celle de l’instauration de la démocratie populaire.
          A) La phase d’extension des Forces révolutionnaires communistes.

          1°) La poursuite de la révolution nationale.

          Sans aucun doute la paix intervenue après l’Accord du 21 février 1973 constitue pour les révolutionnaires une pause. Conformément à la fameuse tactique léniniste, cette cause permet au Parti populaire révolutionnaire lao qui est sorti de l’ombre de faire des bonds en avant. Autrement dit elle lui permet de consolider et d’élargir son assise dans l’ensemble du pays, surtout dans la zone contrôlée par le régime de Vientiane, et ce, en vue de poursuivre la révolution nationale. Pour ce faire, le Parti populaire révolutionnaire applique la tactique bien connue de Mao Tsé Toung dite tactique du Front uni visant à chasser les impérialistes, à renverser les bureaucrates, les réactionnaires d’une part, et d’autre part, à constituer un gouvernement et une administration garantissant l’indépendance et la souveraineté nationale répondant aux intérêts du peuple.

          En somme il s’agit pour le Parti populaire révolutionnaire de résoudre les 2 contradictions que traverse la société lao : d’une part la contradiction entre le peuple lao multinational et les américains, d’autre part la contradiction entre le peuple multinational et les bourgeois.

          A cet égard l’Accord du 21 février et son Protocole du 14 septembre 1973 ont permis de résoudre la 1ère contradiction dont le résultat est le retrait des forces étrangères, à savoir les forces militaires américaines et thaïlandaises (et non vietnamiennes ?). Reste alors la 2ème contradiction à résoudre. Il s’agit pour ce Parti de « combattre l’oppression à l’intérieur du Pays, de réaliser l’égalité entre les ethnies, de donner la conscience de l’unité afin d’accroitre les forces de la révolution ».

          2°) Le processus révolutionnaire et la prise du pouvoir.

          Concrètement le Parti s’applique à implanter dans la zone contrôlée encore par le régime de Vientiane son appareil politique composé de cadres politiques et militaires. Ensuite une fois sur place et couverts tant par les Accords en vigueur, par le Programme en 18 points, ces cadres du Parti mènent leurs activités de sape contre la Partie de Vientiane. Dès lors s’inspirant de l’exemple de la révolution chinoise, pour la 1ère fois dans l’histoire du Laos, un mouvement de masse est né au lendemain des Accords de paix de 1973.  S’accroissant sans cesse, il regroupe 21 organisations ou Ongkane (en réalité 29 organisations) que dirige un Comité de coordination, il est à observer que ce mouvement a bénéficié de l’appui discret du Parti populaire révolutionnaire, dont le représentant spécial à Vientiane, M. Sanan Southichak, déploie fébrilement ses activités.

          Aussi dès le début de mai 1975 débutent les grandes manifestations de masse avec slogans revendicateurs. Au début elles réclament la démission des principaux politiciens et chefs militaires ; ensuite elles assiègent les ministères détenus par les droitistes, les locaux appartenant aux missions américaines : usis, usaid, ambassade américaine et réclament le retrait des Américains. Et chaque fois les masses en révolte réclament la protection des Forces du Front patriotique.  Bref les révolutionnaires en conjoncture avec les masses urbaines s’appliquent à créer dans les principales villes du Laos un climat d’insurrection digne de la tactique léniniste. Leur objectif est donc de terroriser les dirigeants droitistes et de leur rendre la vie intenable. Ils ont atteint pleinement leur but lorsque dès le 9 mai  tous les dirigeants civils et militaires les plus visés par les manifestants et appartenant à la Partie de Vientiane ont démissionné successivement de leurs postes pour se réfugier en Thaïlande.

          Leur chute entraine celle de toutes les institutions droitistes. Pour la première fois dans l’histoire du Laos les réfugiés forment un flot continu et atteint environ 400 000 personnes de toutes conditions sur une population de 3 millions d’habitants. La Thaïlande est devenue leur premier havre. Par la suite ils sont accueillis aux quatre coins du monde grâce à la générosité des gouvernements et des peuples des pays hospitaliers : France, Australie, Etats-Unis, Canada, etc.…ainsi que grâce à la bienveillance du Haut Commissariat des nations-Unies pour les réfugiés et apatrides.

          Les dirigeants de Vientiane étant renversés par la violence des masses sur l’appui des Forces du Front populaire et aidé par le Parti communiste vietnamien, la voie est libre pour le Parti populaire révolutionnaire de prendre le pouvoir.

          Communication de presse  après la signature de l’accord de Vientiane  par le Chef de la délégation du gouvernement de Vientiane M.Phéng Phonsavanh

          Communication de presse après la signature de l’accord de Vientiane par le Chef de la délégation du gouvernement de Vientiane M.Phéng Phonsavanh

          B) INSTAURATION DE LA DEMOCRATIE POPULAIRE

          1°) La mise en place des Comités populaires au Laos.

          Le mois de mai 1975 est celui où « la crise est mûr » où le prolétariat conscient est déjà prêt à lutter non pas pour un déplacement du rapport des forces mais pour la destruction du parlementarisme bourgeois, pour une république des soviets des députés  ouvriers et soldats, pour la dictature révolutionnaire du prolétariat.   Fort de l’appui qui lui est fourni par la présence de plusieurs divisions d’élite nord-vietnamiennes dans la campagne et dans les environs immédiats des grandes villes. Le Parti procède à la mise en place progressive des comités populaires afin de saisir du pouvoir.   Le 23 aout 1975, au cours d’un meeting de masse au stade de That Luang , est annoncée la formation d’un Comité administratif révolutionnaire  pour la capitale Vientiane . Saisissant le pouvoir administratif de cette ville, il occupe en fait le pouvoir central du pays. Le mois de novembre a vécu plusieurs évènements importants qui ont changé la face du Laos.  Dans les campagnes, le Parti a parachevé l’organisation des élections en vue de former les assemblées populaires de base. Celles-ci ont surgi à tous les niveaux locaux et provinciaux : villages, communes, districts. Même Vientiane possède outre son Comité administratif révolutionnaire, ses comités de quartiers. C’est la préfiguration du triomphe de la révolution.

          Le 26 novembre au cours d’un meeting de masse au stade national, le Comité administratif révolutionnaire célèbre la mise en place des Soviets lao dans l’ensemble du pays. A cette occasion il réclame ouvertement le renversement du régime de Vientiane. Deux jours après il organise une organisation monstre au cours de laquelle les manifestants réclament la dissolution du gouvernement provisoire d’union nationale, du Conseil politique national consultatif et l’abolition de la monarchie, les jours sont donc comptés pour ces institutions.

          A la fin de novembre, sur l’invitation du Front patriotique, le gouvernement et le Conseil se sont réunis en « Congrès » à Vieng Xay (Nord Laos), siège du Comité central du Front patriotique. Au même moment affirmant son autorité, le Comité administratif révolutionnaire envoie dans la province de Samneua et ailleurs une première fournée de 300 hauts fonctionnaires et chefs militaires de Vientiane pour leur faire  suivre les cours de « rééducation » politique. En fait il est bien établi que ces personnes sont tout simplement détenues comme prisonniers de guerre et traitées comme tels.

          Le 29 novembre, après délibération, le gouvernement et le Conseil, ont décidé de se dissoudre, répondant ainsi aux exigences des masses. Munis de la résolution commune de ces deux institutions, le premier ministre , le président du Conseil et le vice premier ministre, secrétaire général du Front patriotique, se sont envolés pour Luangprabang où ils sont remis au roi SAVANG VATHANA l’ultimatum de Vieng Xay lui demandant d’abdiquer, celui-ci n’a pu rien faire d’autre que s’y résigner, tant le rapport des forces est inégal. Le même jour par rescrit royal, pour son patriotisme et le bonheur du peuple lao, il a signifié son abdication, constatant qu’il y a incompatibilité entre le régime monarchique qu’il incarne et le régime démocratique populaire qui va naitre de façon imminente.

          2°) Proclamation de la REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE POPULAIRE LAO

          Ayant atteint leur objectif, ces trois personnes se sont rendues à Vientiane où des préparatifs en vue de réunir le soi-disant Congrès national des représentants du peuple se sont faits dans le secret, et ce qui devait advenir est advenu. Car durant 2 jours les 1er et 2 décembre 1975, s’est tenu à la périphérie de Vientiane ledit Congrès auquel ont participé 270 « élus » du peuple, parmi lesquels on compte un grand nombre de cadres du Parti populaire révolutionnaire. Le Congrès s’est déroulé selon le scénario préétabli. Les congressistes se sont bornés à adopter par acclamation et à main levée toutes les résolutions lues à la tribune.

          Aussi après avoir entendu la lecture du rescrit royal d’abdication faite par le prince héritier VONG SAVANG, le discours de démission du premier ministre, les congressistes ont-ils acclamé l’abolition de la monarchie et de la fondation de la République démocratique populaire lao. Ensuite ils ont élu à l’unanimité le prince Souphanouvong comme président de la République et président de l’Assemblée populaire suprême qui vient d’être créée. Ils ont désigné en outre l’ex-roi SAVANG VATHANA comme conseiller suprême du président de la République. Notons que ce poste est purement honorifique.

          Par ailleurs, sur proposition du président de la République, ils ont approuvé la constitution du Gouvernement de la  République présidé par KAYSONE PHOMVIHANE ; auprès du 1er ministre le prince SOUVANNA PHOUMA est désigné comme conseiller.

          Au lendemain de la prise du pouvoir, en appliquant son programme d’action et ces principes marxistes-léninistes relatif à la démocratie populaire, le Parti populaire révolutionnaire s’attache à renforcer son emprise sur les institutions de l’Etat et à exercer la dictature prolétarienne dite dictature du prolétariat.

          Il s’agit donc pour lui d’épurer l’Etat et le peuple. En d’autres termes, il s’agit de consolider la victoire de la révolution. Mais il s’agit aussi de rééduquer des millions de paysans, de petits patrons, des centaines de milliers d’employés, de fonctionnaires, d’intellectuels, de les subordonner tous à l’Etat prolétarien.

          Visite des Pathet Lao chez le 1er ministre Prince Souvanna PHOUMA après la signature de l’accord de Vientiane

          Visite des Pathet Lao chez le 1er ministre Prince Souvanna PHOUMA après la signature de l’accord de Vientiane

          3°) Epuration et purification de l’Etat et du peuple

          Concrètement l’Etat est épuré de ses éléments peu surs pour la révolution. Les hauts fonctionnaires, les chefs militaires sont arrêtés et envoyés dans les camps de rééducation  installés par les commissaires politiques vietnamiens pour une durée indéterminée. Des centaines de personnes y seront assassinés, enterrées vivantes par les « Can Bô » de Hanoi, et les autres sont astreints à un régime d’internement dans lequel l’instruction politique et civique s’allie au travail productif manuel. Le tout est couronné de critique et d’autocritique par lesquelles tout le monde doit faire amende honorable pour ses crimes passés ?  Il va de soi que ces « pensionnaires » sont étroitement surveillés et toute tentative d’évasion est sévèrement châtiés.

          D’autre part l’épuration et la purification atteignent également le peuple. Désormais celui-ci est quadrillé ; chaque quartier, chaque ilot urbain, chaque village a sa propre organisation de base et son propre « centre de séminaire » dans lequel tous les habitants suivent les cours de politique et apprennent à vivre une nouvelle vie et une nouvelle éthique révolutionnaire. Par contre le peuple est appelé à protéger et défendre l’ordre et la sécurité du nouveau régime, il en résulte qu’une partie de la population s’y oppose et s’exile chaque jour à l’étranger. Environ 400 000 personnes sur une population de 3 millions d’habitants ont fui le pays , il y a 95 000 morts ou disparus : morts dans les camps de « rééducation », dans les prisons, par la répression , morts en traversant le fleuve du Mékong à la nage, par la famine , par la torture…, laissant derrière eux des milliers de veuves et d’orphelins.

          Le gouvernement se débat dans beaucoup de difficultés. Après la grave hémorragie des techniciens et des capitaux due à l’exode de la majeure partie de la population, le nouveau Laos est exsangue et a besoin de capitaux, d’hommes compétents, d’équipements. A cela s’ajoutent les graves erreurs commises dans la gestion du pays. L’exaction et arrestation arbitraire commises par les cadres du Parti provoque le mécontentement populaire et la paralysie économique.

          Depuis l’instauration du régime dictatorial au Laos en 1975, le peuple lao est devenu un peuple « sourd-muet, sans droits, sans voix et sans espoirs », où la corruption juge l’honnêteté, le coupable condamne l’innocent et où le laotien n’est propriétaire de sa propriété.

          A l’heure où la situation internationale connait de profondes mutations politiques, le Laos reste fondamentalement une dictature stalinienne où le Parti unique (Parti populaire révolutionnaire) gouverne le pays sans partage sous un régime autoritaire marxiste-léniniste et que les droits de l’homme sont violés, les prisonniers d’opinion restent toujours incarcérés sans jugement et inhumainement traités et, ses habitants ont sombré dans la misère et que les expressions démocratiques  rencontrent de nombreuses entraves .

          Devant la situation alarmante, tant sur le plan politique que sur le plan économique et social, caractérisée par :

          1.) l’absence de libertés fondamentales, les violations des droits de l’homme et les conflits ethniques et religieux sont en effervescence ainsi que l’insécurité et la peur sont grandissantes ;

          2.) la présence de plus en plus nombreuse et incontrôlée des colons et des soldats communistes vietnamiens sur le territoire national en vertu du Traité spécial de vassalité signé le 18 juillet 1977 à Vientiane par les camarades Kaysone Phomvihane et Pham Van Dong , premiers ministres Lao et Vietnamien, qui officialise la dépendance et l’occupation de la République démocratique populaire lao (Laos) au profit du « Vietnam Frère » en raison des dettes de sang contractées par les dirigeants communistes lao envers le Parti communiste vietnamien qui les a aidés à prendre les pouvoirs qu’ils détiennent actuellement ;

          3.) la misère généralisée du nord au sud du pays et l’apparition des bidonvilles autour des agglomérations avec un développement qui monte en flèche des maisons closes, des boites de nuit et de la prostitution. Une corruption sans précédent dans l’histoire du Laos, nourrie et entretenue par le régime en place qui croit encore à l’illusion du marxisme-léninisme.

          A partir de 1986, la timide ouverture tentée par les communistes semble avoir répondu en priorité à la nécessité de restaurer une économie de type socialo-communiste en faillite plutôt que d’envisager une réelle démocratisation des institutions politiques du Laos.
          En 1988, environ 14 années, après la transformation du Royaume en République, une assemblée législative a été élue avec les seuls candidats désignés par le Parti populaire révolutionnaire communiste. Le 16 aout 1991, cette chambre vote à main levée une Constitution qui réaffirme la prééminence du Parti communiste lao.
          Notons que malgré l’ouverture du pays à l’économie de marché, malgré la bienveillance des pays donateurs et l’abondance des aides bilatérales et multinationales aussi bien économiques que techniques et financières , le développement économique et social du Laos n’arrive pas à prendre corps, il est inondé des prêts non déboursés , de nombreux projets et de programmes de développement sont voués à l’échec et rendus inefficaces, à cause de manque de personnels qualifiés et du régime politique du pays . Le Laos à présent,, est très dépendant de l’aide extérieure directe ,  il continue à vivre aux dépens des dons et des aides des organisations internationales et des grandes puissances ainsi que des fonds envoyés par les Laotiens d’outre-mer à leurs familles vivant au Laos dans une situation très précaire ; et de l’exploitation dévastatrice de ses ressources naturelles . Nous déplorons que les Laotiens expatriés après les évènements de 1975 qui demeurent attachés à leur pays et dont un grand nombre constitue une ressource de compétence, anxieux de pouvoir servir leur pays natal, n’aient pas été pris en compte pour pallier le manque de ressources humaines. Nous craignons que dans ces conditions, le Laos ne réalisant ni démocratisation, ni développement économique, mette en péril son existence même, en tant que nation viable et, par voie de conséquence, menace la paix et la sécurité de la Région du monde.
          L’évolution de la situation internationale s’est améliorée, en particulier en Europe de l’Est où le régime communiste se désagrège et en Asie où les pays dirigés par le régime dictatorial retrouvent ou tentent de rétablir la réconciliation et l’entente nationale après plusieurs années de conflits, c’est grâce à la clairvoyance des grandes puissances, des organisations internationales, des femmes et des hommes de bonne volonté, épris de justice et de paix que de tels résultats ont été obtenus.
          Avec force de conviction , le Conseil National Lao pour la Démocratie , composé des forces démocratiques  , des patriotes et des représentants de l’opposition à toutes les formes de dictature, en lutte pour la liberté, la démocratie, la réconciliation , la réforme et les droits de l’homme , exige :

          1.) la cessation de toutes exactions et arrestations arbitraires commises à l’encontre des patriotes qui réclament la liberté, la réconciliation, la réforme et le multipartisme ;

          2.) l’organisation d’un dialogue constructif entre les dirigeants actuels de Vientiane et les représentants des mouvements démocratiques à l’intérieur et à l’extérieur du Laos, soucieux de participer à la reconstruction de leur pays natal en Etat de droit ;

          3.) que le Laos demeure la Patrie des Laotiens de tous bords, y compris ceux qui ont adopté la nationalité de leur pays d’accueil ;

          4.) la dénonciation tous les traités qui n’ont pas été conclus d’égal à égal avec les pays étrangers, en particulier avec les pays voisins, et qui portent atteinte à la souveraineté nationale ;

          5.) la libération sans conditions des prisonniers d’opinion incarcérés sans jugement et inhumainement traités et ce, sans aucunes représailles ;

          6.) le retrait total et sans conditions, des forces étrangères du Laos, sous contrôle de l’ONU ;

          7.) les élections générales libres au suffrage universel avec la participation de toutes les formations politiques à l’intérieur et à l’extérieur du pays sous la surveillance internationale ;

          8.) l’édification d’un régime politique véritablement démocratique, libre et neutre, reflétant les aspirations les plus ardentes du peuple lao par un Référendum.

          Telles sont les bases et les conditions qui nous permettraient d’espérer, de part et d’autre, d’engager un dialogue franc et sincère en vue d’une entente fraternelle, effaçant les haines d’hier et ramener ainsi la sérénité et le bonheur dans le cœur de tous les Lao qui n’aspirent qu’à reconstruire leur unité pour l’avenir de leurs enfants dans un Etat de droit.
          Le monde bouge et évolue , avec la mondialisation ou la globalisation de l’économie et la disparition de l’ancien ordre mondial régi par la guerre froide et l’équilibre des forces , les rapports entre les nations et les hommes ont besoin d’être redéfinis pour établir un monde qui incluait tous les peuples dans le processus de développement soutenu et qui assurerait aux générations futures le droit d’être en vie. Le Laos , pour pouvoir se développer et s’intégrer dans le monde actuel, a besoin de réforme politique, économique et social et avec celle-ci  de toutes les forces de ses compatriotes à l’intérieur et à l’extérieur du Pays . Il est urgent d’engager des réformes indispensables pour sortir le pays de la pauvreté et du sous-développement.
          Dans cette perspective le Conseil National Lao pour la Démocratie est prêt à aider le Laos à réussir sa réforme et à participer de façon concrète au développement économique et social de la nation, développement qui doit déboucher durablement sur la concorde, la solidarité et la prospérité du Laos. Il reconnait que les Lao de l’intérieur et de l’extérieur du Pays, par leurs qualités humaines, culturelles et spirituelles qui leur sont propres, n’ont jamais été coupés les uns des autres, quelles que soient les barrières politiques qui leur sont dressées et par conséquent conservent des chances sérieuses pour l’entente et les dialogues constructifs.
          Le Conseil National pour la Démocratie invite la Communauté internationale, en particulier les organisations internationales et les pays donateurs à revoir leur politique d’assistance et à exiger en contrepartie de leurs aides des résultats tangibles et vérifiables tant en matière des droits de l’homme que de la démocratie et la lutte contre la corruption. Il souhaite que les Puissances et les organisations internationales ayant de bonnes relations avec le Laos, à encourager ces démarches précitées et étendre la coopération aux Organisations représentatives des aspirations démocratiques lao à l’étranger.
          Conformément aux intérêts de la nation, pour répondre aux aspirations les plus profondes du peuple lao pour établir l’entente et la concorde, et d’édifier un Laos démocratique, libre, souverain et prospère, le Conseil National Lao pour la Démocratie demande aux Autorités de Vientiane à prendre en considération ces aspirations .
          Le Conseil National Lao pour la Démocratie fait appel solennellement aux gouvernements, aux organisations internationales : ONU , CE (Communauté européenne) , ASEAN et aux personnalités, épris de liberté , de paix et de justice, ayant des relations avec le Laos, de bien vouloir exercer leur influence sur le Parti et le gouvernement de Vientiane  afin de faciliter les contacts entre les dirigeants lao actuels et les responsables des Mouvements politiques lao à l’étranger afin de rétablir l’entente et la concorde nationale, en vue de reconstruire ensemble le Laos en véritable Etat de droit, garantissant les libertés et les droits du peuple lao, et d’user de leurs droits d’ingérence auprès de la République démocratique socialiste du Viêt-Nam afin qu’elle retire ses troupes du Laos et qu’elle laisse aux Laotiens le soin de régler eux même leurs affaires intérieures par la voie pacifique.
          Le Conseil National Lao soutient sans réserve toutes les actions en faveur de la réconciliation, l’entente et la concorde nationale. Il renouvèle sa confiance aux pays amis, aux organisations internationales , aux femmes et aux hommes de bonne volonté , épris de liberté et de justice, dans l’effort qu’ils entreprennent pour trouver une solution honorable au problème laotien .
           
           
           
           
           
          Amicalement.
           
           
           
          Sèng Bounseum
          --- En date de : Ven 4.3.11, yong chanthalangsy <ychanthalangsy@...> a écrit :

          De: yong chanthalangsy <ychanthalangsy@...>
          Objet: Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
          À: laos-fr@...
          Date: Vendredi 4 mars 2011, 12h53

           
          Bonjour Manophon,
           
          Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
          C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
           
          J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
           
          Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande différence.
           
          Sok di

          --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...> a écrit :

          De: loung_khampha <loung_khampha@...>
          Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
          À: laos-fr@...
          Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55

           

          Bonjour Manophone ORIEL ,

          Woah !
          Une vraie littérature sociale , bravo ,

          Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
          - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
          dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
          qu'ils vous ont fait ,"

          Attendons de voir la réaction des autres internautes

          Loung Khampha

          --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :
          >
          >
          > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
          >
          > >
          > > Cher Loung Khampha,
          > >
          > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale sur
          > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire justement
          > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
          > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a toute
          > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
          > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
          > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
          > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
          > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
          > > asphixie dans des conteners.
          > >
          > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
          > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
          > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
          > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent tous
          > > a atterir en Europe.
          > >
          > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays europeens
          > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
          > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
          > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
          > > leur pays respectifs.
          > >
          > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et la
          > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
          > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
          > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en Italie
          > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
          > >
          > >
          > >
          > >
          > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
          > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
          > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
          > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si l'herbe
          > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous dites?
          > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
          > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
          > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
          > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
          > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
          > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
          > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du corps : on
          > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et lâcheté.
          > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
          > > traitent de traîtres.
          > >
          > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
          > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce choix.
          > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
          > > mes semblables.
          > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
          > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
          > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
          > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai honte.
          > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
          > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
          > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
          > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou dire
          > > que cela se justifie.
          > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
          > >
          > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller trouver
          > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir fait
          > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
          > > frontières qui s'ouvrent ?
          > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-là
          > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug et
          > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
          > > issues que celle-là.
          > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
          > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
          > > jeunes.
          > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais ses
          > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de l'économie
          > > et du pouvoir.
          > >
          > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je mesure
          > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
          > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux, c'était
          > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins que
          > > le coeur.
          > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
          > > voulu". Et c'est vrai.
          > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
          > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie, des
          > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
          > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne vaut
          > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps. L'esprit et
          > > la conscience.
          > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
          > >
          > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de rage et
          > > de colère.
          > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à maintenir
          > > les frontières bien fermés.
          > > J'en souris d'avance.
          > >
          > >
          > >
          > >
          > >
          > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
          > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
          > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
          > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
          > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
          > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
          > > travailler ailleurs?
          > >
          > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
          > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
          > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
          > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en legaux et
          > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas deja.
          > >
          > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
          > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
          > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
          > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la Malaisie ou
          > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
          > >
          > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
          > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
          > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
          > > pour les aider a leur reintegration.
          > >
          > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
          > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
          > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
          > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
          > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
          > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
          > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
          > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
          > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
          > > definitive et durable pour cela?
          > >
          > > Sok di
          > >
          > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@...>
          > > a écrit :
          > >
          > > De: loung khampha <loung_khampha@...>
          > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
          > > (Enfants du Mékong Magazine)
          > > À: laos-fr@...
          > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
          > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
          > >
          > >
          > >
          > >
          > >
          > >
          > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
          > >
          > >
          > >
          > > Cher Yong Chanthalangsy ,
          > >
          > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
          > >
          > > et de prendre le parti de Konekeo
          > >
          > >
          > >
          > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
          > >
          > > de vous répondre , excellence ,
          > >
          > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
          > >
          > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
          > >
          > > comme Konekeo ,
          > >
          > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de la
          > > RDPL ,
          > >
          > > depuis bien longtemps ,
          > >
          > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
          > >
          > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
          > >
          > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
          > >
          > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
          > >
          > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
          > >
          > > et la police Thaï qui les traite
          > >
          > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
          > >
          > >
          > >
          > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
          > >
          > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
          > >
          > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
          > >
          > > vous prenez des mesures administratives et politiques
          > >
          > > pour que plus jamais
          > >
          > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
          > >
          > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
          > >
          > > pour que plus jamais ils ou elles ,
          > >
          > > ces travailleurs laotiens
          > >
          > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
          > >
          > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
          > >
          > > soit respectés .
          > >
          > >
          > >
          > > Je n'aime pas intervenir
          > >
          > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
          > >
          > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
          > >
          > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
          > >
          > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
          > >
          > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
          > >
          > > des frères de sang et de souffrance ,
          > >
          > > de déportations , d'exil et de massacres ,
          > >
          > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
          > >
          > > de plus de mille ans ,
          > >
          > > je pense que vous devriez faire quelques choses
          > >
          > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
          > >
          > > et non suivre les invectives des flatteurs
          > >
          > > qui caresse la politique de la RDPL
          > >
          > > dans le sens des poils de la bête .
          > >
          > >
          > >
          > > Loung Khampha
          > >
          > >
          > >
          > >
          > >
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          > >
          > >
          > >
          > >
          > > Le pays d’en face
          > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
          > >
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          > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
          > >
          > > Publicité
          > > Cher Phoui et amis,
          > >
          > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
          > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que des
          > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
          > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet emigration/
          > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
          > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
          > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
          > >
          > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a la
          > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
          > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non pas
          > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
          > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
          > > semble?
          > >
          > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
          > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
          > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial mis a
          > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
          > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
          > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le faut et
          > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le cote
          > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
          > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
          > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
          > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
          > >
          > > D'autre part, il y a le cote sub

          (Message over 64 KB, truncated)
        • Manophone ORIEL
          De l usages de bons mots. Fuyards qu ont été mes parents, profiteurs d un régime renversé. Partis parce qu ils en avaient l opportunité. Le mot est dit :
          Message 4 de 23 , 5 mars 2011
            De l'usages de bons mots. 
            Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé. Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont des fuyards opportunistes. 
            Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide? 
            Qui?! 
            Pourquoi?! 
            A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix, au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi  tout le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir. 
            Je souris encore. 

            Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement quand c'est possible. 
            Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit,  est mise en cause, voire même répréhensible, alors quoi faire. 
            Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit que rien de mal ne leur serait fait. 
            Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat, notables. D'autres sont partis. Et ont survécu. 

            Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ? Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!! Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con  de vouloir juste avoir le droit de dire "NON". 

            Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but. 

            Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé). 
            Enfin, une opposition quoi. 
            En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M. Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que je ne subisse de représailles? 
            Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et  sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles. 
            Après ça? je veux bien discuter. 
            Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus. 
            Mais ça va venir. 
            Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En  1860, ils ne devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.  

            Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :


            Bonjour Manophon,
             
            Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
            C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
             
            J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
             
            Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande différence.
             
            Sok di

            --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...> a écrit :

            De: loung_khampha <loung_khampha@...>
            Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
            À: laos-fr@...
            Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55

             

            Bonjour Manophone ORIEL ,

            Woah ! 
            Une vraie littérature sociale , bravo ,

            Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
            - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
            dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
            qu'ils vous ont fait ,"

            Attendons de voir la réaction des autres internautes 

            Loung Khampha 

            --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :
            >
            > 
            > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
            > 
            > >
            > > Cher Loung Khampha,
            > >
            > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale sur 
            > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire justement 
            > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes 
            > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a toute 
            > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites 
            > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute 
            > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que 
            > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et 
            > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou 
            > > asphixie dans des conteners.
            > >
            > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du 
            > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a 
            > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de 
            > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent tous 
            > > a atterir en Europe.
            > >
            > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays europeens 
            > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce 
            > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles 
            > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans 
            > > leur pays respectifs.
            > >
            > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et la 
            > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils 
            > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee? 
            > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en Italie 
            > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
            > >
            > >
            > >
            > >
            > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
            > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
            > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
            > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si l'herbe 
            > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous dites?
            > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce 
            > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
            > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien, 
            > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
            > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à 
            > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
            > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du corps : on 
            > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et lâcheté. 
            > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous 
            > > traitent de traîtres.
            > >
            > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune 
            > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce choix.
            > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de 
            > > mes semblables.
            > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les 
            > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers 
            > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
            > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai honte.
            > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse 
            > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au 
            > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel 
            > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou dire 
            > > que cela se justifie.
            > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
            > >
            > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller trouver 
            > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir fait 
            > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des 
            > > frontières qui s'ouvrent ?
            > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-là 
            > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug et 
            > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres 
            > > issues que celle-là.
            > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi 
            > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent 
            > > jeunes.
            > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais ses 
            > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de l'économie 
            > > et du pouvoir.
            > >
            > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je mesure 
            > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela 
            > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux, c'était 
            > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins que 
            > > le coeur.
            > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez 
            > > voulu". Et c'est vrai.
            > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
            > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie, des 
            > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
            > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne vaut 
            > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps. L'esprit et 
            > > la conscience.
            > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
            > >
            > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de rage et 
            > > de colère.
            > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à maintenir 
            > > les frontières bien fermés.
            > > J'en souris d'avance.
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la 
            > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au 
            > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les 
            > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de 
            > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi 
            > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller 
            > > travailler ailleurs?
            > >
            > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider 
            > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans 
            > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons 
            > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en legaux et 
            > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas deja.
            > >
            > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour 
            > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la 
            > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous 
            > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la Malaisie ou 
            > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
            > >
            > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance 
            > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en 
            > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal 
            > > pour les aider a leur reintegration.
            > >
            > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour 
            > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale. 
            > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration 
            > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le 
            > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que 
            > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont 
            > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial. 
            > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins, 
            > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution 
            > > definitive et durable pour cela?
            > >
            > > Sok di
            > >
            > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@...> 
            > > a écrit :
            > >
            > > De: loung khampha <loung_khampha@...>
            > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet 
            > > (Enfants du Mékong Magazine)
            > > À: laos-fr@...
            > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
            > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
            > >
            > >
            > >
            > > Cher Yong Chanthalangsy ,
            > >
            > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
            > >
            > > et de prendre le parti de Konekeo
            > >
            > >
            > >
            > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
            > >
            > > de vous répondre , excellence ,
            > >
            > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
            > >
            > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
            > >
            > > comme Konekeo ,
            > >
            > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de la 
            > > RDPL ,
            > >
            > > depuis bien longtemps ,
            > >
            > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
            > >
            > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
            > >
            > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
            > >
            > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
            > >
            > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
            > >
            > > et la police Thaï qui les traite
            > >
            > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
            > >
            > >
            > >
            > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
            > >
            > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
            > >
            > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
            > >
            > > vous prenez des mesures administratives et politiques
            > >
            > > pour que plus jamais
            > >
            > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
            > >
            > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
            > >
            > > pour que plus jamais ils ou elles ,
            > >
            > > ces travailleurs laotiens
            > >
            > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
            > >
            > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
            > >
            > > soit respectés .
            > >
            > >
            > >
            > > Je n'aime pas intervenir
            > >
            > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
            > >
            > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
            > >
            > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
            > >
            > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
            > >
            > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
            > >
            > > des frères de sang et de souffrance ,
            > >
            > > de déportations , d'exil et de massacres ,
            > >
            > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
            > >
            > > de plus de mille ans ,
            > >
            > > je pense que vous devriez faire quelques choses
            > >
            > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
            > >
            > > et non suivre les invectives des flatteurs
            > >
            > > qui caresse la politique de la RDPL
            > >
            > > dans le sens des poils de la bête .
            > >
            > >
            > >
            > > Loung Khampha
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > > Le pays d’en face
            > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > > Le pays d’en face Liste de messages
            > > Répondre 
            > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
            > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
            > >
            > > Publicité
            > > Cher Phoui et amis,
            > >
            > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce 
            > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que des 
            > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que 
            > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet emigration/ 
            > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la 
            > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est 
            > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
            > >
            > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a la 
            > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble, 
            > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non pas 
            > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao 
            > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur 
            > > semble?
            > >
            > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en 
            > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre 
            > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial mis a 
            > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des 
            > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur 
            > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le faut et 
            > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le cote 
            > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune 
            > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la 
            > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a 
            > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
            > >
            > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain 
            > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin 
            > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger... 
            > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils 
            > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de 
            > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur 
            > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
            > >
            > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces braves 
            > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas 
            > > victimes de crime organise, de trafficants humain et d'exploitation 
            > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne 
            > > conscience.
            > >
            > > Sok di
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > > Le pays d’en face
            > >
            > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > >
            > > De : 
            > > Konekèo <konekeo@...>
            > >
            > > À : laos-solidarite@...;
            > > laos-fr@... 
            > >
            > >
            > > 
            > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
            > >
            > >
            > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers 
            > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et pour 
            > > aider leurs familles à vivre au Laos.
            > >
            > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le 
            > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs 
            > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs sentiments et 
            > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui sera 
            > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec les 
            > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches de 
            > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de 
            > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus 
            > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens 
            > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils méritent 
            > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la dignité.
            > >
            > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1w 
            > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep 
            > > "ຈາàº�ບ້ານນາàº"້ວàº�ຮັàº�", il n'empêche 
            > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui eux 
            > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là 
            > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas 
            > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers 
            > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus 
            > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir 
            > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie normale et 
            > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de 
            > > "ຄຠງà»�ສນà»�ສບ" sous prétexte de leur dénoncer à la 
            > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
            > >
            > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de " 
            > > ຄຠງà»�ສນà»�ສບ " les Laotiens de l'époque ont payé car 
            > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de nos 
            > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et clandestins 
            > > paient pour quel châtiment ?
            > >
            > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les 
            > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de crocodile 
            > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-ce 
            > > pas ?
            > >
            > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au 
            > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez 
            > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres prostituées 
            > > laotiennes en Thaïlande.
            > >
            > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la 
            > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène le 
            > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous 
            > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers 
            > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont vendre 
            > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont 
            > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel pour le 
            > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants 
            > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
            > >
            > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes 
            > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de pouvoir 
            > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et la 
            > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues, 
            > > j’essaie de me cacher pour que personne ne m’aperçoive.
            > >
            > >
            > > Hak Phèng
            > >
            > >
            > >
            > >
            > > From: santypha@...
            > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
            > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
            > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
            > >
            > >
            > >
            > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un 
            > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est vraiment 
            > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces laotiens 
            > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches 
            > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de 
            > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
            > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à 
            > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre 
            > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute à 
            > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car l'argent 
            > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en voient 
            > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une constatation , on 
            > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la 
            > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses femmes 
            > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une 
            > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
            > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes 
            > > pour notre communauté , le mépris ,l'exploitation ,l'humiliation , 
            > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces 
            > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de toutes 
            > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
            > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne 
            > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou par 
            > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme des 
            > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon pays 
            > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue de 
            > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane 
            > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces 
            > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et les 
            > > caméras à la main .
            > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des 
            > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
            > > Bonne journée à tous
            > >
            > > OS
            > >
            > >
            > > De : Phoui <phoui@...>
            > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay <Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes. 
            > > fr>
            > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
            > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
            > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
            > >
            > >
            > >
            > > Le pays d’en face
            > >
            > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
            > >
            > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la Thaïlande fait 
            > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans sans 
            > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants 
            > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
            > >
            > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être entendu par des 
            > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la dérobée 
            > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq enfants. 
            > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il timidement.
            > >
            > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du mal à se 
            > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol terreux, ses 
            > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a pas 
            > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes qu’il a 
            > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsqu’il 
            > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin absent, la 
            > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos pour tenter 
            > > sa chance en Thaïlande.
            > >
            > > Partir dès 14 ans
            > >
            > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une 
            > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â€" à 
            > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng, dans 
            > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au 
            > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient franchi 
            > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un atelier de 
            > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que 
            > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour 
            > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui n’a pas vu 
            > > les siens depuis près d’un an.
            > >
            > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est rendu en 
            > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui aussi y 
            > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir 
            > > emploi et faux papiers.
            > >
            > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes qui servent 
            > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du matin, 
            > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs qui
          • loung_khampha
            En voilà quelqu un qui a quelque chose à dire , et il la dit si bien et si justement que je vais attendre tranquillement de voir venir pour lire avec
            Message 5 de 23 , 5 mars 2011
              En voilà quelqu'un qui a quelque chose à dire ,
              et il la dit si bien et si justement
              que je vais attendre tranquillement
              de voir venir pour lire avec délectation
              ces nouvelles ( et vraiment nouvelles ,
              je vous les garantis )
              dans mon fauteuil de retraité .

              Merci Manophone ORIEL

              Loung Khampha





              --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :
              >
              > De l'usages de bons mots.
              > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé.
              > Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont
              > des fuyards opportunistes.
              > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec
              > enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
              > Qui?!
              > Pourquoi?!
              > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix,
              > au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi tout
              > le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir.
              > Je souris encore.
              >
              > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être
              > économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement
              > quand c'est possible.
              > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire
              > même répréhensible, alors quoi faire.
              > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit
              > que rien de mal ne leur serait fait.
              > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat,
              > notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.
              >
              > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ?
              > Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!!
              > Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en
              > fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste
              > avoir le droit de dire "NON".
              >
              > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes
              > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but.
              >
              > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis
              > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
              > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des
              > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
              > Enfin, une opposition quoi.
              > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de
              > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M.
              > Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que
              > je ne subisse de représailles?
              > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et
              > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays
              > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
              > Après ça? je veux bien discuter.
              > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie
              > et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement
              > se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de
              > nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
              > Mais ça va venir.
              > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne
              > devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.
              >
              > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
              >
              > >
              > > Bonjour Manophon,
              > >
              > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés
              > > pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la
              > > suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
              > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de
              > > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui
              > > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce
              > > moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour
              > > fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en
              > > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques
              > > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
              > >
              > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur
              > > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces
              > > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
              > >
              > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à
              > > l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande
              > > différence.
              > >
              > > Sok di
              > >
              > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...>
              > > a écrit :
              > >
              > > De: loung_khampha <loung_khampha@...>
              > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
              > > (Enfants du Mékong Magazine)
              > > À: laos-fr@...
              > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
              > >
              > >
              > >
              > > Bonjour Manophone ORIEL ,
              > >
              > > Woah !
              > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
              > >
              > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
              > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
              > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
              > > qu'ils vous ont fait ,"
              > >
              > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
              > >
              > > Loung Khampha
              > >
              > > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL
              > > <manophone.oriel@> a écrit :
              > > >
              > > >
              > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
              > > >
              > > > >
              > > > > Cher Loung Khampha,
              > > > >
              > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale
              > > sur
              > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire
              > > justement
              > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
              > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a
              > > toute
              > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
              > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
              > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
              > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
              > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
              > > > > asphixie dans des conteners.
              > > > >
              > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
              > > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
              > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
              > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent
              > > tous
              > > > > a atterir en Europe.
              > > > >
              > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays
              > > europeens
              > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
              > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
              > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
              > > > > leur pays respectifs.
              > > > >
              > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et
              > > la
              > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
              > > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
              > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en
              > > Italie
              > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
              > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
              > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
              > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si
              > > l'herbe
              > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous
              > > dites?
              > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
              > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
              > > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
              > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
              > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
              > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
              > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du
              > > corps : on
              > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et
              > > lâcheté.
              > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
              > > > > traitent de traîtres.
              > > > >
              > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
              > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce
              > > choix.
              > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
              > > > > mes semblables.
              > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
              > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
              > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
              > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai
              > > honte.
              > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
              > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
              > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
              > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou
              > > dire
              > > > > que cela se justifie.
              > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
              > > > >
              > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller
              > > trouver
              > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir
              > > fait
              > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
              > > > > frontières qui s'ouvrent ?
              > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-
              > > là
              > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug
              > > et
              > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
              > > > > issues que celle-là.
              > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
              > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
              > > > > jeunes.
              > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais
              > > ses
              > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de
              > > l'économie
              > > > > et du pouvoir.
              > > > >
              > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je
              > > mesure
              > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
              > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux,
              > > c'était
              > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins
              > > que
              > > > > le coeur.
              > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
              > > > > voulu". Et c'est vrai.
              > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
              > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie,
              > > des
              > > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
              > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne
              > > vaut
              > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps.
              > > L'esprit et
              > > > > la conscience.
              > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
              > > > >
              > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de
              > > rage et
              > > > > de colère.
              > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à
              > > maintenir
              > > > > les frontières bien fermés.
              > > > > J'en souris d'avance.
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
              > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
              > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
              > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
              > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
              > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
              > > > > travailler ailleurs?
              > > > >
              > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
              > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
              > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
              > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en
              > > legaux et
              > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas
              > > deja.
              > > > >
              > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
              > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
              > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
              > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la
              > > Malaisie ou
              > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
              > > > >
              > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
              > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
              > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
              > > > > pour les aider a leur reintegration.
              > > > >
              > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
              > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
              > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
              > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
              > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
              > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
              > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
              > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
              > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
              > > > > definitive et durable pour cela?
              > > > >
              > > > > Sok di
              > > > >
              > > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@>
              > > > > a écrit :
              > > > >
              > > > > De: loung khampha <loung_khampha@>
              > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
              > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
              > > > > À: laos-fr@...
              > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
              > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
              > > > >
              > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
              > > > >
              > > > > et de prendre le parti de Konekeo
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
              > > > >
              > > > > de vous répondre , excellence ,
              > > > >
              > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
              > > > >
              > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
              > > > >
              > > > > comme Konekeo ,
              > > > >
              > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de
              > > la
              > > > > RDPL ,
              > > > >
              > > > > depuis bien longtemps ,
              > > > >
              > > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
              > > > >
              > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
              > > > >
              > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
              > > > >
              > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
              > > > >
              > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
              > > > >
              > > > > et la police Thaï qui les traite
              > > > >
              > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
              > > > >
              > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
              > > > >
              > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
              > > > >
              > > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
              > > > >
              > > > > pour que plus jamais
              > > > >
              > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
              > > > >
              > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
              > > > >
              > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
              > > > >
              > > > > ces travailleurs laotiens
              > > > >
              > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
              > > > >
              > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
              > > > >
              > > > > soit respectés .
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Je n'aime pas intervenir
              > > > >
              > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
              > > > >
              > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
              > > > >
              > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
              > > > >
              > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
              > > > >
              > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
              > > > >
              > > > > des frères de sang et de souffrance ,
              > > > >
              > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
              > > > >
              > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
              > > > >
              > > > > de plus de mille ans ,
              > > > >
              > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
              > > > >
              > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
              > > > >
              > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
              > > > >
              > > > > qui caresse la politique de la RDPL
              > > > >
              > > > > dans le sens des poils de la bête .
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Loung Khampha
              > > > >
              > > > >
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              > > > >
              > > > > Le pays d’en face
              > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
              > > > >
              > > > >
              > > > >
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              > > > >
              > > > >
              > > > > Le pays d’en face Liste de messages
              > > > > Répondre
              > > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
              > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en
              > > face
              > > > >
              > > > > Publicité
              > > > > Cher Phoui et amis,
              > > > >
              > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
              > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que
              > > des
              > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
              > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet
              > > emigration/
              > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
              > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
              > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
              > > > >
              > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a
              > > la
              > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
              > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non
              > > pas
              > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
              > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
              > > > > semble?
              > > > >
              > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
              > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
              > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial
              > > mis a
              > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
              > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
              > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le
              > > faut et
              > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le
              > > cote
              > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
              > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
              > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
              > > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
              > > > >
              > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
              > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
              > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
              > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
              > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
              > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
              > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
              > > > >
              > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces
              > > braves
              > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
              > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et
              > > d'exploitation
              > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
              > > > > conscience.
              > > > >
              > > > > Sok di
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Le pays d’en face
              > > > >
              > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
              > > > >
              > > > >
              > > > >
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              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > De :
              > > > > Konekèo <konekeo@>
              > > > >
              > > > > À : laos-solidarite@...;
              > > > > laos-fr@...
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
              > > > >
              > > > >
              > > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
              > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et
              > > pour
              > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
              > > > >
              > > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
              > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
              > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs
              > > sentiments et
              > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui
              > > sera
              > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec
              > > les
              > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches
              > > de
              > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
              > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
              > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens
              > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils
              > > méritent
              > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la
              > > dignité.
              > > > >
              > > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1
              > > w
              > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
              > > > >
              > > "ຈàº
              > > ²
              > > àº
              > > �
              > > ບà
              > > »‰àº²àº™àº™àº²àº"້ວàº�ຮàº
              > > ±àº�", il n'empêche
              > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui
              > > eux
              > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
              > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
              > > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
              > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
              > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
              > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie
              > > normale et
              > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
              > > > > "ຄຠງ�ສນ�ສບ" sous
              > > prétexte de leur dénoncer à la
              > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
              > > > >
              > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de
              > > "
              > > > > ຄຠງ�ສນ�ສບ " les
              > > Laotiens de l'époque ont payé car
              > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de
              > > nos
              > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et
              > > clandestins
              > > > > paient pour quel châtiment ?
              > > > >
              > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
              > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de
              > > crocodile
              > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-
              > > ce
              > > > > pas ?
              > > > >
              > > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au
              > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
              > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres
              > > prostituées
              > > > > laotiennes en Thaïlande.
              > > > >
              > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
              > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène
              > > le
              > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
              > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
              > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont
              > > vendre
              > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
              > > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel
              > > pour le
              > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
              > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
              > > > >
              > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
              > > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de
              > > pouvoir
              > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et
              > > la
              > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
              > > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne mâ
              > > €™aperçoive.
              > > > >
              > > > >
              > > > > Hak Phèng
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > From: santypha@
              > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
              > > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
              > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
              > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est
              > > vraiment
              > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces
              > > laotiens
              > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
              > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
              > > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
              > > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à
              > > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
              > > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute
              > > à
              > > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car
              > > l'argent
              > > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en
              > > voient
              > > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une
              > > constatation , on
              > > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
              > > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses
              > > femmes
              > > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
              > > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
              > > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes
              > > > > pour notre communauté , le
              > > mépris ,l'exploitation ,l'humiliation ,
              > > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
              > > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de
              > > toutes
              > > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
              > > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
              > > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou
              > > par
              > > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme
              > > des
              > > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon
              > > pays
              > > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue
              > > de
              > > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
              > > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces
              > > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et
              > > les
              > > > > caméras à la main .
              > > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
              > > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
              > > > > Bonne journée à tous
              > > > >
              > > > > OS
              > > > >
              > > > >
              > > > > De : Phoui <phoui@>
              > > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay
              > > <Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
              > > > > fr>
              > > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
              > > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
              > > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > > Le pays d’en face
              > > > >
              > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
              > > > >
              > > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la
              > > Thaïlande fait
              > > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans
              > > sans
              > > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants
              > > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
              > > > >
              > > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être
              > > entendu par des
              > > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la
              > > dérobée
              > > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq
              > > enfants.
              > > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il
              > > timidement.
              > > > >
              > > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du
              > > mal à se
              > > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol
              > > terreux, ses
              > > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a
              > > pas
              > > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes quâ
              > > €™il a
              > > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsquâ
              > > €™il
              > > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin
              > > absent, la
              > > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos
              > > pour tenter
              > > > > sa chance en Thaïlande.
              > > > >
              > > > > Partir dès 14 ans
              > > > >
              > > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une
              > > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â
              > > €" à
              > > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng,
              > > dans
              > > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au
              > > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient
              > > franchi
              > > > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un
              > > atelier de
              > > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
              > > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour
              > > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui nâ
              > > €™a pas vu
              > > > > les siens depuis près d’un an.
              > > > >
              > > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est
              > > rendu en
              > > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui
              > > aussi y
              > > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir
              > > > > emploi et faux papiers.
              > > > >
              > > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes
              > > qui servent
              > > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du
              > > matin,
              > > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs
              > > qui
              > > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts,
              > > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
              > > > >
              > > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas
              > > au
              > > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection,
              > > saisonniers
              > > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale
              > > frontalière â€"
              > > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et
              > > maçons
              > > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
              > > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
              > > > >
              > > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
              > > > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une dâ
              > > €™elles qu’il
              > > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
              > > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000
              > > bahts
              > > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux quâ
              > > €™il peut
              > > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
              > > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93
              > > euros). En
              > > > > Thaïlande, c’est jusqu’Ã 9 700 bahts (241 euros)
              > > mensuels
              > > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son
              > > départ.
              > > > >
              > > > > À la merci d’une expulsion
              > > > >
              > > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve
              > > pas
              > > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de
              > > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de
              > > surfaces
              > > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence
              > > complète de
              > > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans
              > > un pays
              > > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil
              > > > > national de pauvreté.
              > > > >
              > > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et
              > > la
              > > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous
              > > > > les espoirs.
              > > > >
              > > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne
              > > souvent
              > > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh,
              > > qui doit
              > > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
              > > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié
              > > ses
              > > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa
              > > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
              > > > > l’entraide va de soi.
              > > > >
              > > > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve.
              > > "Beaucoup de
              > > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à
              > > Tha
              > > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
              > > > > parents, ou les parents sans enfants…"
              > > > >
              > > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de
              > > comprendre la
              > > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
              > > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt
              > > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi-
              > > > > clandestinité les met constamment à la merci d’une
              > > expulsion par
              > > > > la police thaïlandaise.
              > > > >
              > > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention
              > > > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez
              > > nombreux. Puis on les
              > > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
              > > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
              > > > >
              > > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
              > > > >
              > > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt
              > > terminée. Cette
              > > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son
              > > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
              > > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra
              > > travailler
              > > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité
              > > des
              > > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme nâ
              > > €™importe quel
              > > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture
              > > sociale.
              > > > >
              > > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. Dâ
              > > €™ici deux
              > > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la
              > > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
              > > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
              > > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses
              > > compatriotes,
              > > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte quâ
              > > €™il
              > > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
              > > > >
              > > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est
              > > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo.
              > > Grâce
              > > > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts
              > > gagnés
              > > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les
              > > siens
              > > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici
              > > deux
              > > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais
              > > rester mais je
              > > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière dâ
              > > €™excuse à
              > > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre.
              > > Pourtant, il
              > > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
              > > > >
              > > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
              > > > >
              > > > >
              > > > >
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            • Somsak NORINDR
              Bonjour Manophone, Vous savez poser les bonnes questions et je vous félicite de votre courage. Ce que je crains, c est que Mr Yong va vous rétorquer selon
              Message 6 de 23 , 5 mars 2011
                Bonjour Manophone,

                Vous savez poser les bonnes questions et je vous félicite de votre courage.

                Ce que je crains, c'est que Mr Yong va vous rétorquer selon ses vocables habituels basés sur des principes usés depuis plus de 35 ans : ceux qui ne sont pas pour le nouveau régime du Laos actuel et ceux qui adhèrent à ce régime de parti unique.

                Pas d'autre alternative, selon leur "évangélile".

                Ce que je crains, c'est que Mr Yong ne va même pas vous répondre point par point à chacune de vos questions qui, pourtant, méritent attention et réflexion.

                Plus de 35 ans au pouvoir paisible les ont renforcés dans leurs "certitudes absurdes", avalisées par le silence "indifférent" du monde international.

                Les LAO, au Laos actuel, ont l'apparence d'être heureux, même si certains (très peu, paraît-il) doivent chercher du travail ailleurs pour vivre décemment.

                C'est vrai qu'il n'y a pas lieu de s'en offusquer, comme le fait si bien Mr Yong, sur ce sujet des "migrations utiles" d'ordre économique.

                Pour ma part, je peux vous répondre au sujet de NOTRE exil commun, que nous ne sommes en rien des "fuyards", ni vos parents ni tous les autres LAO de notre malheureuse diaspora.

                Ceux qui prônent ce genre de régime politique ne peuvent que dire ce genre d'incongruité qui les arrange pour "légitimer" tant d'années de pouvoir unique, au détriment de la Liberté et du bonheur des autres citoyens.

                Une autre réponse de ma part, pour vous, quant à la possibilité d'une opposition "réelle" au Laos : celle-ci serait possible si le Laos actuel applique en toute loyauté les régles qui découlent de l'article 25 du P.I.D.C.C. (Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques - 1966) que le Laos actuel a ratifié, il y a plus d'une année déjà.

                Si ce régime voulait légitimement "pérenniser" leurs acquis, il devrait se poser la même question que vous.

                Sans attendre d'événements qui sont advenus dans certains pays du monde arabe, actuellement.

                Ou alors ils se sentent "forts" comme l'est le dictateur lybien.

                Démocratiquement Vôtre.

                Somsak NORINDR.




                --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :
                >
                > De l'usages de bons mots.
                > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé.
                > Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont
                > des fuyards opportunistes.
                > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec
                > enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
                > Qui?!
                > Pourquoi?!
                > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix,
                > au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi tout
                > le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir.
                > Je souris encore.
                >
                > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être
                > économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement
                > quand c'est possible.
                > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire
                > même répréhensible, alors quoi faire.
                > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit
                > que rien de mal ne leur serait fait.
                > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat,
                > notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.
                >
                > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ?
                > Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!!
                > Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en
                > fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste
                > avoir le droit de dire "NON".
                >
                > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes
                > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but.
                >
                > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis
                > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
                > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des
                > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
                > Enfin, une opposition quoi.
                > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de
                > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M.
                > Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que
                > je ne subisse de représailles?
                > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et
                > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays
                > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
                > Après ça? je veux bien discuter.
                > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie
                > et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement
                > se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de
                > nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
                > Mais ça va venir.
                > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne
                > devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.
                >
                > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                >
                > >
                > > Bonjour Manophon,
                > >
                > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés
                > > pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la
                > > suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de
                > > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui
                > > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce
                > > moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour
                > > fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en
                > > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques
                > > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                > >
                > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur
                > > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces
                > > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                > >
                > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à
                > > l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande
                > > différence.
                > >
                > > Sok di
                > >
                > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...>
                > > a écrit :
                > >
                > > De: loung_khampha <loung_khampha@...>
                > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                > > (Enfants du Mékong Magazine)
                > > À: laos-fr@...
                > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                > >
                > >
                > >
                > > Bonjour Manophone ORIEL ,
                > >
                > > Woah !
                > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                > >
                > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                > > qu'ils vous ont fait ,"
                > >
                > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
                > >
                > > Loung Khampha
                > >
                > > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL
                > > <manophone.oriel@> a écrit :
                > > >
                > > >
                > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                > > >
                > > > >
                > > > > Cher Loung Khampha,
                > > > >
                > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale
                > > sur
                > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire
                > > justement
                > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
                > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a
                > > toute
                > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
                > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
                > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
                > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
                > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
                > > > > asphixie dans des conteners.
                > > > >
                > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
                > > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
                > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
                > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent
                > > tous
                > > > > a atterir en Europe.
                > > > >
                > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays
                > > europeens
                > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
                > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
                > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
                > > > > leur pays respectifs.
                > > > >
                > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et
                > > la
                > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
                > > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
                > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en
                > > Italie
                > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si
                > > l'herbe
                > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous
                > > dites?
                > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
                > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                > > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
                > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
                > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du
                > > corps : on
                > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et
                > > lâcheté.
                > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
                > > > > traitent de traîtres.
                > > > >
                > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
                > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce
                > > choix.
                > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
                > > > > mes semblables.
                > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
                > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
                > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai
                > > honte.
                > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
                > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
                > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
                > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou
                > > dire
                > > > > que cela se justifie.
                > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                > > > >
                > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller
                > > trouver
                > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir
                > > fait
                > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
                > > > > frontières qui s'ouvrent ?
                > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-
                > > là
                > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug
                > > et
                > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
                > > > > issues que celle-là.
                > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
                > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
                > > > > jeunes.
                > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais
                > > ses
                > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de
                > > l'économie
                > > > > et du pouvoir.
                > > > >
                > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je
                > > mesure
                > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
                > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux,
                > > c'était
                > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins
                > > que
                > > > > le coeur.
                > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
                > > > > voulu". Et c'est vrai.
                > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie,
                > > des
                > > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne
                > > vaut
                > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps.
                > > L'esprit et
                > > > > la conscience.
                > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                > > > >
                > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de
                > > rage et
                > > > > de colère.
                > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à
                > > maintenir
                > > > > les frontières bien fermés.
                > > > > J'en souris d'avance.
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
                > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
                > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
                > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
                > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
                > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
                > > > > travailler ailleurs?
                > > > >
                > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
                > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
                > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
                > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en
                > > legaux et
                > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas
                > > deja.
                > > > >
                > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
                > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
                > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
                > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la
                > > Malaisie ou
                > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                > > > >
                > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
                > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
                > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
                > > > > pour les aider a leur reintegration.
                > > > >
                > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
                > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
                > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
                > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
                > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
                > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
                > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
                > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
                > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
                > > > > definitive et durable pour cela?
                > > > >
                > > > > Sok di
                > > > >
                > > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@>
                > > > > a écrit :
                > > > >
                > > > > De: loung khampha <loung_khampha@>
                > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                > > > > À: laos-fr@...
                > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                > > > >
                > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                > > > >
                > > > > et de prendre le parti de Konekeo
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                > > > >
                > > > > de vous répondre , excellence ,
                > > > >
                > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                > > > >
                > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                > > > >
                > > > > comme Konekeo ,
                > > > >
                > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de
                > > la
                > > > > RDPL ,
                > > > >
                > > > > depuis bien longtemps ,
                > > > >
                > > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                > > > >
                > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                > > > >
                > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                > > > >
                > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                > > > >
                > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                > > > >
                > > > > et la police Thaï qui les traite
                > > > >
                > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                > > > >
                > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                > > > >
                > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                > > > >
                > > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                > > > >
                > > > > pour que plus jamais
                > > > >
                > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                > > > >
                > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                > > > >
                > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                > > > >
                > > > > ces travailleurs laotiens
                > > > >
                > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                > > > >
                > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                > > > >
                > > > > soit respectés .
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > Je n'aime pas intervenir
                > > > >
                > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                > > > >
                > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                > > > >
                > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                > > > >
                > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                > > > >
                > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                > > > >
                > > > > des frères de sang et de souffrance ,
                > > > >
                > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                > > > >
                > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                > > > >
                > > > > de plus de mille ans ,
                > > > >
                > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                > > > >
                > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                > > > >
                > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                > > > >
                > > > > qui caresse la politique de la RDPL
                > > > >
                > > > > dans le sens des poils de la bête .
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > Loung Khampha
                > > > >
                > > > >
                > > > >
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                > > > >
                > > > >
                > > > > Le pays d’en face
                > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                > > > >
                > > > >
                > > > >
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                > > > >
                > > > >
                > > > > Le pays d’en face Liste de messages
                > > > > Répondre
                > > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en
                > > face
                > > > >
                > > > > Publicité
                > > > > Cher Phoui et amis,
                > > > >
                > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
                > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que
                > > des
                > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
                > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet
                > > emigration/
                > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
                > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
                > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                > > > >
                > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a
                > > la
                > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
                > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non
                > > pas
                > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
                > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
                > > > > semble?
                > > > >
                > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
                > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
                > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial
                > > mis a
                > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
                > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
                > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le
                > > faut et
                > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le
                > > cote
                > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
                > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
                > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
                > > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                > > > >
                > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
                > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
                > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
                > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
                > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
                > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
                > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                > > > >
                > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces
                > > braves
                > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
                > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et
                > > d'exploitation
                > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
                > > > > conscience.
                > > > >
                > > > > Sok di
                > > > >
                > > > >
                > > > >
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                > > > > Le pays d’en face
                > > > >
                > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                > > > >
                > > > >
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                > > > > De :
                > > > > Konekèo <konekeo@>
                > > > >
                > > > > À : laos-solidarite@...;
                > > > > laos-fr@...
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                > > > >
                > > > >
                > > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
                > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et
                > > pour
                > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                > > > >
                > > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
                > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
                > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs
                > > sentiments et
                > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui
                > > sera
                > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec
                > > les
                > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches
                > > de
                > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
                > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
                > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens
                > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils
                > > méritent
                > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la
                > > dignité.
                > > > >
                > > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1
                > > w
                > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
                > > > >
                > > "ຈàº
                > > ²
                > > àº
                > > �
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                > > »‰àº²àº™àº™àº²àº"້ວàº�ຮàº
                > > ±àº�", il n'empêche
                > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui
                > > eux
                > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
                > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
                > > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
                > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
                > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
                > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie
                > > normale et
                > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
                > > > > "ຄຠງ�ສນ�ສບ" sous
                > > prétexte de leur dénoncer à la
                > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                > > > >
                > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de
                > > "
                > > > > ຄຠງ�ສນ�ສບ " les
                > > Laotiens de l'époque ont payé car
                > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de
                > > nos
                > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et
                > > clandestins
                > > > > paient pour quel châtiment ?
                > > > >
                > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
                > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de
                > > crocodile
                > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-
                > > ce
                > > > > pas ?
                > > > >
                > > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au
                > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
                > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres
                > > prostituées
                > > > > laotiennes en Thaïlande.
                > > > >
                > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
                > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène
                > > le
                > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
                > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
                > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont
                > > vendre
                > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
                > > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel
                > > pour le
                > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
                > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                > > > >
                > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
                > > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de
                > > pouvoir
                > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et
                > > la
                > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
                > > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne mâ
                > > €™aperçoive.
                > > > >
                > > > >
                > > > > Hak Phèng
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > From: santypha@
                > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                > > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
                > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est
                > > vraiment
                > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces
                > > laotiens
                > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
                > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
                > > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                > > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à
                > > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
                > > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute
                > > à
                > > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car
                > > l'argent
                > > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en
                > > voient
                > > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une
                > > constatation , on
                > > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
                > > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses
                > > femmes
                > > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
                > > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                > > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes
                > > > > pour notre communauté , le
                > > mépris ,l'exploitation ,l'humiliation ,
                > > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
                > > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de
                > > toutes
                > > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                > > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
                > > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou
                > > par
                > > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme
                > > des
                > > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon
                > > pays
                > > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue
                > > de
                > > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
                > > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces
                > > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et
                > > les
                > > > > caméras à la main .
                > > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
                > > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
                > > > > Bonne journée à tous
                > > > >
                > > > > OS
                > > > >
                > > > >
                > > > > De : Phoui <phoui@>
                > > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay
                > > <Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
                > > > > fr>
                > > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                > > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                > > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                > > > >
                > > > >
                > > > >
                > > > > Le pays d’en face
                > > > >
                > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                > > > >
                > > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la
                > > Thaïlande fait
                > > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans
                > > sans
                > > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants
                > > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                > > > >
                > > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être
                > > entendu par des
                > > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la
                > > dérobée
                > > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq
                > > enfants.
                > > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il
                > > timidement.
                > > > >
                > > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du
                > > mal à se
                > > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol
                > > terreux, ses
                > > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a
                > > pas
                > > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes quâ
                > > €™il a
                > > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsquâ
                > > €™il
                > > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin
                > > absent, la
                > > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos
                > > pour tenter
                > > > > sa chance en Thaïlande.
                > > > >
                > > > > Partir dès 14 ans
                > > > >
                > > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une
                > > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â
                > > €" à
                > > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng,
                > > dans
                > > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au
                > > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient
                > > franchi
                > > > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un
                > > atelier de
                > > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
                > > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour
                > > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui nâ
                > > €™a pas vu
                > > > > les siens depuis près d’un an.
                > > > >
                > > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est
                > > rendu en
                > > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui
                > > aussi y
                > > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir
                > > > > emploi et faux papiers.
                > > > >
                > > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes
                > > qui servent
                > > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du
                > > matin,
                > > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs
                > > qui
                > > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts,
                > > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
                > > > >
                > > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas
                > > au
                > > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection,
                > > saisonniers
                > > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale
                > > frontalière â€"
                > > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et
                > > maçons
                > > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
                > > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                > > > >
                > > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
                > > > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une dâ
                > > €™elles qu’il
                > > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
                > > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000
                > > bahts
                > > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux quâ
                > > €™il peut
                > > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
                > > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93
                > > euros). En
                > > > > Thaïlande, c’est jusqu’Ã 9 700 bahts (241 euros)
                > > mensuels
                > > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son
                > > départ.
                > > > >
                > > > > À la merci d’une expulsion
                > > > >
                > > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve
                > > pas
                > > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de
                > > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de
                > > surfaces
                > > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence
                > > complète de
                > > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans
                > > un pays
                > > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil
                > > > > national de pauvreté.
                > > > >
                > > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et
                > > la
                > > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous
                > > > > les espoirs.
                > > > >
                > > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne
                > > souvent
                > > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh,
                > > qui doit
                > > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
                > > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié
                > > ses
                > > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa
                > > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
                > > > > l’entraide va de soi.
                > > > >
                > > > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve.
                > > "Beaucoup de
                > > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à
                > > Tha
                > > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
                > > > > parents, ou les parents sans enfants…"
                > > > >
                > > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de
                > > comprendre la
                > > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
                > > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt
                > > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi-
                > > > > clandestinité les met constamment à la merci d’une
                > > expulsion par
                > > > > la police thaïlandaise.
                > > > >
                > > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention
                > > > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez
                > > nombreux. Puis on les
                > > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
                > > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                > > > >
                > > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
                > > > >
                > > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt
                > > terminée. Cette
                > > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son
                > > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
                > > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra
                > > travailler
                > > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité
                > > des
                > > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme nâ
                > > €™importe quel
                > > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture
                > > sociale.
                > > > >
                > > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. Dâ
                > > €™ici deux
                > > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la
                > > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
                > > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
                > > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses
                > > compatriotes,
                > > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte quâ
                > > €™il
                > > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                > > > >
                > > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est
                > > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo.
                > > Grâce
                > > > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts
                > > gagnés
                > > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les
                > > siens
                > > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici
                > > deux
                > > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais
                > > rester mais je
                > > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière dâ
                > > €™excuse à
                > > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre.
                > > Pourtant, il
                > > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                > > > >
                > > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
                > > > >
                > > > >
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              • pierre volo
                Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde
                Message 7 de 23 , 5 mars 2011

                  Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde arabe, a livré une vision très positive de la politique étrangère française. Ce qu’il a dit et ce qu’il fallait entendre…


                  Ce qu’il a dit : « Michèle Alliot-Marie était une très bonne ministre des affaires étrangères. Les évènements ont été rapides et imprévus. Et puis c’était un voyage privé. »

                  Ce qu’il fallait entendre : Même un amateur aurait fait mieux. Faire un voyage en Tunisie en pleine révolution, c’est une faute professionnelle. Il faut être complètement stupide ou avoir des intérêts personnels à préserver.

                  Ce qu’il a dit : « Hillary Clinton passe ses vacances dans le Connecticut. Mais le contexte est différent. »
                  Ce qu’il fallait entendre : Notre ministre des Affaires étrangères passe peut-être des vacances pourries, mais au moins elle est toujours en poste.

                  Ce qu’il a dit : « Alain Juppé est très compétent. »
                  Ce qu’il fallait entendre : De toute manière, ça ne  peut pas être pire qu’avec Mam…

                  Ce qu’il a dit : «  Je ne connais pas Boris Boillon personnellement. Mais il  gère les choses à sa manière. »
                  Ce qu’il fallait entendre : J’aimerais beaucoup avoir ses tablettes de chocolat… Pour le reste, il aurait mieux fait de la fermer !

                  Ce qu’il a dit : « Il n’y a pas de compétition entre la diplomatie française et la diplomatie américaine. Nous avons les mêmes priorités. Nos relations avec le président Sarkozy sont très franches et très directes. »
                  Ce qu’il est fallait entendre : La diplomatie française n’existe plus, la Françafrique, c’est terminé. Nicolas Sarkozy nous a bien aidé. Jamais un président français n’avait été aussi servile.

                  Ce qu’il a dit : « On ne peut pas parler d’ingérence des Etats-Unis. Notre but est de promouvoir la démocratie. »
                  Ce qu’il fallait entendre : Les Etats-Unis sont les gendarmes du monde. Notre but est de nous approprier des ressources qui ne nous appartiennent pas. C’est ce qu’on appelle la realpolitik.

                  Ce qu’il a dit : « Il y a deux méthodes : la carotte et le bâton. En Irak nous avons décidé de manier le bâton. »
                  Ce qu’il fallait entendre :
                  On aurait pu s’arranger si Saddam Hussein nous avait laissé le contrôle de la manne pétrolière. Il n’a rien voulu entendre. Tant pis pour lui.

                  Ce qu’il a dit : « Moubarak  a joué un rôle important  dans la stabilité de la région. Mais le temps était venu pour lui de partir. »
                  Ce qu’il fallait entendre : C’était notre allié.  Moubarak  protégeait l’Etat israélien. Mais on a été obligé de le lâcher. On n’avait plus le choix…

                  Ce qu’il a dit : « En Libye, toutes les options sont envisageables.  On a rapproché les navires de guerre des côtes. C’est normal, en situation de crise. »
                  Ce qu’il fallait entendre : Kadhafi a intérêt à se calmer. Sinon, il va ramasser…



                  De : loung_khampha <loung_khampha@...>
                  À : laos-fr@...
                  Envoyé le : Sam 5 mars 2011, 12h 15min 44s
                  Objet : Re : Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)

                   

                  En voilà quelqu'un qui a quelque chose à dire ,
                  et il la dit si bien et si justement
                  que je vais attendre tranquillement
                  de voir venir pour lire avec délectation
                  ces nouvelles ( et vraiment nouvelles ,
                  je vous les garantis )
                  dans mon fauteuil de retraité .

                  Merci Manophone ORIEL

                  Loung Khampha

                  --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :

                  >
                  > De l'usages de bons mots.
                  > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé.
                  > Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont
                  > des fuyards opportunistes.
                  > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec
                  > enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
                  > Qui?!
                  > Pourquoi?!
                  > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix,
                  > au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi tout
                  > le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir.
                  > Je souris encore.
                  >
                  > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être
                  > économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement
                  > quand c'est possible.
                  > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire
                  > même répréhensible, alors quoi faire.
                  > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit
                  > que rien de mal ne leur serait fait.
                  > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat,
                  > notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.
                  >
                  > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ?
                  > Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!!
                  > Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en
                  > fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste
                  > avoir le droit de dire "NON".
                  >
                  > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes
                  > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but.
                  >
                  > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis
                  > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
                  > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des
                  > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
                  > Enfin, une opposition quoi.
                  > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de
                  > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M.
                  > Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que
                  > je ne subisse de représailles?
                  > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et
                  > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays
                  > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
                  > Après ça? je veux bien discuter.
                  > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie
                  > et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement
                  > se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de
                  > nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
                  > Mais ça va venir.
                  > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne
                  > devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.
                  >
                  > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                  >
                  > >
                  > > Bonjour Manophon,
                  > >
                  > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés
                  > > pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la
                  > > suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                  > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de
                  > > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui
                  > > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce
                  > > moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour
                  > > fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en
                  > > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques
                  > > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                  > >
                  > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur
                  > > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces
                  > > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                  > >
                  > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à
                  > > l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande
                  > > différence.
                  > >
                  > > Sok di
                  > >
                  > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...>
                  > > a écrit :
                  > >
                  > > De: loung_khampha <loung_khampha@...>
                  > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                  > > (Enfants du Mékong Magazine)
                  > > À: laos-fr@...
                  > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                  > >
                  > >
                  > >
                  > > Bonjour Manophone ORIEL ,
                  > >
                  > > Woah !
                  > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                  > >
                  > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                  > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                  > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                  > > qu'ils vous ont fait ,"
                  > >
                  > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
                  > >
                  > > Loung Khampha
                  > >
                  > > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL
                  > > <manophone.oriel@> a écrit :
                  > > >
                  > > >
                  > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                  > > >
                  > > > >
                  > > > > Cher Loung Khampha,
                  > > > >
                  > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale
                  > > sur
                  > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire
                  > > justement
                  > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
                  > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a
                  > > toute
                  > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
                  > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
                  > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
                  > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
                  > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
                  > > > > asphixie dans des conteners.
                  > > > >
                  > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
                  > > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
                  > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
                  > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent
                  > > tous
                  > > > > a atterir en Europe.
                  > > > >
                  > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays
                  > > europeens
                  > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
                  > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
                  > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
                  > > > > leur pays respectifs.
                  > > > >
                  > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et
                  > > la
                  > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
                  > > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
                  > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en
                  > > Italie
                  > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                  > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                  > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                  > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si
                  > > l'herbe
                  > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous
                  > > dites?
                  > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
                  > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                  > > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
                  > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                  > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
                  > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                  > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du
                  > > corps : on
                  > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et
                  > > lâcheté.
                  > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
                  > > > > traitent de traîtres.
                  > > > >
                  > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
                  > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce
                  > > choix.
                  > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
                  > > > > mes semblables.
                  > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
                  > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
                  > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                  > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai
                  > > honte.
                  > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
                  > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
                  > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
                  > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou
                  > > dire
                  > > > > que cela se justifie.
                  > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                  > > > >
                  > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller
                  > > trouver
                  > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir
                  > > fait
                  > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
                  > > > > frontières qui s'ouvrent ?
                  > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-
                  > > là
                  > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug
                  > > et
                  > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
                  > > > > issues que celle-là.
                  > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
                  > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
                  > > > > jeunes.
                  > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais
                  > > ses
                  > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de
                  > > l'économie
                  > > > > et du pouvoir.
                  > > > >
                  > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je
                  > > mesure
                  > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
                  > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux,
                  > > c'était
                  > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins
                  > > que
                  > > > > le coeur.
                  > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
                  > > > > voulu". Et c'est vrai.
                  > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                  > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie,
                  > > des
                  > > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                  > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne
                  > > vaut
                  > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps.
                  > > L'esprit et
                  > > > > la conscience.
                  > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                  > > > >
                  > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de
                  > > rage et
                  > > > > de colère.
                  > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à
                  > > maintenir
                  > > > > les frontières bien fermés.
                  > > > > J'en souris d'avance.
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
                  > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
                  > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
                  > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
                  > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
                  > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
                  > > > > travailler ailleurs?
                  > > > >
                  > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
                  > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
                  > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
                  > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en
                  > > legaux et
                  > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas
                  > > deja.
                  > > > >
                  > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
                  > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
                  > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
                  > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la
                  > > Malaisie ou
                  > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                  > > > >
                  > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
                  > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
                  > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
                  > > > > pour les aider a leur reintegration.
                  > > > >
                  > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
                  > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
                  > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
                  > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
                  > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
                  > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
                  > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
                  > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
                  > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
                  > > > > definitive et durable pour cela?
                  > > > >
                  > > > > Sok di
                  > > > >
                  > > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@>
                  > > > > a écrit :
                  > > > >
                  > > > > De: loung khampha <loung_khampha@>
                  > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                  > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                  > > > > À: laos-fr@...
                  > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                  > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                  > > > >
                  > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                  > > > >
                  > > > > et de prendre le parti de Konekeo
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                  > > > >
                  > > > > de vous répondre , excellence ,
                  > > > >
                  > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                  > > > >
                  > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                  > > > >
                  > > > > comme Konekeo ,
                  > > > >
                  > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de
                  > > la
                  > > > > RDPL ,
                  > > > >
                  > > > > depuis bien longtemps ,
                  > > > >
                  > > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                  > > > >
                  > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                  > > > >
                  > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                  > > > >
                  > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                  > > > >
                  > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                  > > > >
                  > > > > et la police Thaï qui les traite
                  > > > >
                  > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                  > > > >
                  > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                  > > > >
                  > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                  > > > >
                  > > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                  > > > >
                  > > > > pour que plus jamais
                  > > > >
                  > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                  > > > >
                  > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                  > > > >
                  > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                  > > > >
                  > > > > ces travailleurs laotiens
                  > > > >
                  > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                  > > > >
                  > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                  > > > >
                  > > > > soit respectés .
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Je n'aime pas intervenir
                  > > > >
                  > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                  > > > >
                  > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                  > > > >
                  > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                  > > > >
                  > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                  > > > >
                  > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                  > > > >
                  > > > > des frères de sang et de souffrance ,
                  > > > >
                  > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                  > > > >
                  > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                  > > > >
                  > > > > de plus de mille ans ,
                  > > > >
                  > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                  > > > >
                  > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                  > > > >
                  > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                  > > > >
                  > > > > qui caresse la politique de la RDPL
                  > > > >
                  > > > > dans le sens des poils de la bête .
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Loung Khampha
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
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                  > > > > Le pays d’en face
                  > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                  > > > >
                  > > > >
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                  > > > > Le pays d’en face Liste de messages
                  > > > > Répondre
                  > > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                  > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en
                  > > face
                  > > > >
                  > > > > Publicité
                  > > > > Cher Phoui et amis,
                  > > > >
                  > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
                  > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que
                  > > des
                  > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
                  > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet
                  > > emigration/
                  > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
                  > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
                  > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                  > > > >
                  > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a
                  > > la
                  > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
                  > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non
                  > > pas
                  > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
                  > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
                  > > > > semble?
                  > > > >
                  > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
                  > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
                  > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial
                  > > mis a
                  > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
                  > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
                  > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le
                  > > faut et
                  > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le
                  > > cote
                  > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
                  > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
                  > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
                  > > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                  > > > >
                  > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
                  > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
                  > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
                  > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
                  > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
                  > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
                  > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                  > > > >
                  > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces
                  > > braves
                  > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
                  > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et
                  > > d'exploitation
                  > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
                  > > > > conscience.
                  > > > >
                  > > > > Sok di
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
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                  > > > > Le pays d’en face
                  > > > >
                  > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                  > > > >
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                  > > > >
                  > > > > De :
                  > > > > Konekèo <konekeo@>
                  > > > >
                  > > > > À : laos-solidarite@...;
                  > > > > laos-fr@...
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
                  > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et
                  > > pour
                  > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                  > > > >
                  > > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
                  > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
                  > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs
                  > > sentiments et
                  > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui
                  > > sera
                  > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec
                  > > les
                  > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches
                  > > de
                  > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
                  > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
                  > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens
                  > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils
                  > > méritent
                  > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la
                  > > dignité.
                  > > > >
                  > > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1
                  > > w
                  > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
                  > > > >
                  > > "ຈàº
                  > > ²
                  > > àº
                  > > �
                  > > ບà
                  > > »‰àº²àº™àº™àº²àº"້ວàº�ຮàº
                  > > ±àº�", il n'empêche
                  > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui
                  > > eux
                  > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
                  > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
                  > > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
                  > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
                  > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
                  > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie
                  > > normale et
                  > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
                  > > > > "ຄຠງ�ສນ�ສບ" sous
                  > > prétexte de leur dénoncer à la
                  > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                  > > > >
                  > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de
                  > > "
                  > > > > ຄຠງ�ສນ�ສບ " les
                  > > Laotiens de l'époque ont payé car
                  > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de
                  > > nos
                  > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et
                  > > clandestins
                  > > > > paient pour quel châtiment ?
                  > > > >
                  > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
                  > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de
                  > > crocodile
                  > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-
                  > > ce
                  > > > > pas ?
                  > > > >
                  > > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au
                  > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
                  > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres
                  > > prostituées
                  > > > > laotiennes en Thaïlande.
                  > > > >
                  > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
                  > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène
                  > > le
                  > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
                  > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
                  > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont
                  > > vendre
                  > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
                  > > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel
                  > > pour le
                  > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
                  > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                  > > > >
                  > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
                  > > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de
                  > > pouvoir
                  > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et
                  > > la
                  > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
                  > > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne mâ
                  > > €™aperçoive.
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Hak Phèng
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > From: santypha@
                  > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                  > > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                  > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
                  > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est
                  > > vraiment
                  > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces
                  > > laotiens
                  > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
                  > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
                  > > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                  > > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à
                  > > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
                  > > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute
                  > > à
                  > > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car
                  > > l'argent
                  > > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en
                  > > voient
                  > > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une
                  > > constatation , on
                  > > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
                  > > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses
                  > > femmes
                  > > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
                  > > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                  > > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes
                  > > > > pour notre communauté , le
                  > > mépris ,l'exploitation ,l'humiliation ,
                  > > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
                  > > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de
                  > > toutes
                  > > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                  > > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
                  > > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou
                  > > par
                  > > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme
                  > > des
                  > > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon
                  > > pays
                  > > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue
                  > > de
                  > > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
                  > > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces
                  > > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et
                  > > les
                  > > > > caméras à la main .
                  > > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
                  > > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
                  > > > > Bonne journée à tous
                  > > > >
                  > > > > OS
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > De : Phoui <phoui@>
                  > > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay
                  > > <Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
                  > > > > fr>
                  > > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                  > > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                  > > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > > Le pays d’en face
                  > > > >
                  > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                  > > > >
                  > > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la
                  > > Thaïlande fait
                  > > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans
                  > > sans
                  > > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants
                  > > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                  > > > >
                  > > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être
                  > > entendu par des
                  > > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la
                  > > dérobée
                  > > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq
                  > > enfants.
                  > > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il
                  > > timidement.
                  > > > >
                  > > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du
                  > > mal à se
                  > > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol
                  > > terreux, ses
                  > > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a
                  > > pas
                  > > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes quâ
                  > > €™il a
                  > > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsquâ
                  > > €™il
                  > > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin
                  > > absent, la
                  > > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos
                  > > pour tenter
                  > > > > sa chance en Thaïlande.
                  > > > >
                  > > > > Partir dès 14 ans
                  > > > >
                  > > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une
                  > > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â
                  > > €" à
                  > > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng,
                  > > dans
                  > > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au
                  > > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient
                  > > franchi
                  > > > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un
                  > > atelier de
                  > > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
                  > > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour
                  > > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui nâ
                  > > €™a pas vu
                  > > > > les siens depuis près d’un an.
                  > > > >
                  > > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est
                  > > rendu en
                  > > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui
                  > > aussi y
                  > > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir
                  > > > > emploi et faux papiers.
                  > > > >
                  > > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes
                  > > qui servent
                  > > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du
                  > > matin,
                  > > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs
                  > > qui
                  > > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts,
                  > > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
                  > > > >
                  > > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas
                  > > au
                  > > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection,
                  > > saisonniers
                  > > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale
                  > > frontalière â€"
                  > > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et
                  > > maçons
                  > > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
                  > > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                  > > > >
                  > > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
                  > > > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une dâ
                  > > €™elles qu’il
                  > > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
                  > > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000
                  > > bahts
                  > > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux quâ
                  > > €™il peut
                  > > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
                  > > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93
                  > > euros). En
                  > > > > Thaïlande, c’est jusqu’Ã 9 700 bahts (241 euros)
                  > > mensuels
                  > > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son
                  > > départ.
                  > > > >
                  > > > > À la merci d’une expulsion
                  > > > >
                  > > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve
                  > > pas
                  > > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de
                  > > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de
                  > > surfaces
                  > > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence
                  > > complète de
                  > > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans
                  > > un pays
                  > > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil
                  > > > > national de pauvreté.
                  > > > >
                  > > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et
                  > > la
                  > > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous
                  > > > > les espoirs.
                  > > > >
                  > > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne
                  > > souvent
                  > > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh,
                  > > qui doit
                  > > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
                  > > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié
                  > > ses
                  > > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa
                  > > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
                  > > > > l’entraide va de soi.
                  > > > >
                  > > > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve.
                  > > "Beaucoup de
                  > > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à
                  > > Tha
                  > > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
                  > > > > parents, ou les parents sans enfants…"
                  > > > >
                  > > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de
                  > > comprendre la
                  > > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
                  > > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt
                  > > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi-
                  > > > > clandestinité les met constamment à la merci d’une
                  > > expulsion par
                  > > > > la police thaïlandaise.
                  > > > >
                  > > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention
                  > > > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez
                  > > nombreux. Puis on les
                  > > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
                  > > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                  > > > >
                  > > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
                  > > > >
                  > > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt
                  > > terminée. Cette
                  > > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son
                  > > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
                  > > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra
                  > > travailler
                  > > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité
                  > > des
                  > > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme nâ
                  > > €™importe quel
                  > > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture
                  > > sociale.
                  > > > >
                  > > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. Dâ
                  > > €™ici deux
                  > > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la
                  > > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
                  > > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
                  > > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses
                  > > compatriotes,
                  > > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte quâ
                  > > €™il
                  > > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                  > > > >
                  > > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est
                  > > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo.
                  > > Grâce
                  > > > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts
                  > > gagnés
                  > > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les
                  > > siens
                  > > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici
                  > > deux
                  > > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais
                  > > rester mais je
                  > > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière dâ
                  > > €™excuse à
                  > > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre.
                  > > Pourtant, il
                  > > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                  > > > >
                  > > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
                  > > > >
                  > > > >
                  > > > >
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                • pierre volo
                  Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde
                  Message 8 de 23 , 5 mars 2011

                    Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde arabe, a livré une vision très positive de la politique étrangère française. Ce qu’il a dit et ce qu’il fallait entendre…


                    Ce qu’il a dit : « Michèle Alliot-Marie était une très bonne ministre des affaires étrangères. Les évènements ont été rapides et imprévus. Et puis c’était un voyage privé. »

                    Ce qu’il fallait entendre : Même un amateur aurait fait mieux. Faire un voyage en Tunisie en pleine révolution, c’est une faute professionnelle. Il faut être complètement stupide ou avoir des intérêts personnels à préserver.

                    Ce qu’il a dit : « Hillary Clinton passe ses vacances dans le Connecticut. Mais le contexte est différent. »
                    Ce qu’il fallait entendre : Notre ministre des Affaires étrangères passe peut-être des vacances pourries, mais au moins elle est toujours en poste.

                    Ce qu’il a dit : « Alain Juppé est très compétent. »
                    Ce qu’il fallait entendre : De toute manière, ça ne  peut pas être pire qu’avec Mam…

                    Ce qu’il a dit : «  Je ne connais pas Boris Boillon personnellement. Mais il  gère les choses à sa manière. »
                    Ce qu’il fallait entendre : J’aimerais beaucoup avoir ses tablettes de chocolat… Pour le reste, il aurait mieux fait de la fermer !

                    Ce qu’il a dit : « Il n’y a pas de compétition entre la diplomatie française et la diplomatie américaine. Nous avons les mêmes priorités. Nos relations avec le président Sarkozy sont très franches et très directes. »
                    Ce qu’il est fallait entendre : La diplomatie française n’existe plus, la Françafrique, c’est terminé. Nicolas Sarkozy nous a bien aidé. Jamais un président français n’avait été aussi servile.

                    Ce qu’il a dit : « On ne peut pas parler d’ingérence des Etats-Unis. Notre but est de promouvoir la démocratie. »
                    Ce qu’il fallait entendre : Les Etats-Unis sont les gendarmes du monde. Notre but est de nous approprier des ressources qui ne nous appartiennent pas. C’est ce qu’on appelle la realpolitik.

                    Ce qu’il a dit : « Il y a deux méthodes : la carotte et le bâton. En Irak nous avons décidé de manier le bâton. »
                    Ce qu’il fallait entendre :
                    On aurait pu s’arranger si Saddam Hussein nous avait laissé le contrôle de la manne pétrolière. Il n’a rien voulu entendre. Tant pis pour lui.

                    Ce qu’il a dit : « Moubarak  a joué un rôle important  dans la stabilité de la région. Mais le temps était venu pour lui de partir. »
                    Ce qu’il fallait entendre : C’était notre allié.  Moubarak  protégeait l’Etat israélien. Mais on a été obligé de le lâcher. On n’avait plus le choix…

                    Ce qu’il a dit : « En Libye, toutes les options sont envisageables.  On a rapproché les navires de guerre des côtes. C’est normal, en situation de crise. »
                    Ce qu’il fallait entendre : Kadhafi a intérêt à se calmer. Sinon, il va ramasser…



                    De : loung_khampha <loung_khampha@...>
                    À : laos-fr@...
                    Envoyé le : Sam 5 mars 2011, 12h 15min 44s
                    Objet : Re : Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)

                     

                    En voilà quelqu'un qui a quelque chose à dire ,
                    et il la dit si bien et si justement
                    que je vais attendre tranquillement
                    de voir venir pour lire avec délectation
                    ces nouvelles ( et vraiment nouvelles ,
                    je vous les garantis )
                    dans mon fauteuil de retraité .

                    Merci Manophone ORIEL

                    Loung Khampha

                    --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :

                    >
                    > De l'usages de bons mots.
                    > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé.
                    > Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont
                    > des fuyards opportunistes.
                    > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec
                    > enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
                    > Qui?!
                    > Pourquoi?!
                    > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix,
                    > au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi tout
                    > le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir.
                    > Je souris encore.
                    >
                    > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être
                    > économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement
                    > quand c'est possible.
                    > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire
                    > même répréhensible, alors quoi faire.
                    > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit
                    > que rien de mal ne leur serait fait.
                    > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat,
                    > notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.
                    >
                    > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ?
                    > Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!!
                    > Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en
                    > fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste
                    > avoir le droit de dire "NON".
                    >
                    > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes
                    > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but.
                    >
                    > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis
                    > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
                    > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des
                    > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
                    > Enfin, une opposition quoi.
                    > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de
                    > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M.
                    > Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que
                    > je ne subisse de représailles?
                    > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et
                    > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays
                    > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
                    > Après ça? je veux bien discuter.
                    > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie
                    > et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement
                    > se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de
                    > nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
                    > Mais ça va venir.
                    > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne
                    > devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.
                    >
                    > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                    >
                    > >
                    > > Bonjour Manophon,
                    > >
                    > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés
                    > > pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la
                    > > suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                    > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de
                    > > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui
                    > > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce
                    > > moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour
                    > > fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en
                    > > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques
                    > > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                    > >
                    > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur
                    > > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces
                    > > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                    > >
                    > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à
                    > > l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande
                    > > différence.
                    > >
                    > > Sok di
                    > >
                    > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...>
                    > > a écrit :
                    > >
                    > > De: loung_khampha <loung_khampha@...>
                    > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                    > > (Enfants du Mékong Magazine)
                    > > À: laos-fr@...
                    > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                    > >
                    > >
                    > >
                    > > Bonjour Manophone ORIEL ,
                    > >
                    > > Woah !
                    > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                    > >
                    > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                    > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                    > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                    > > qu'ils vous ont fait ,"
                    > >
                    > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
                    > >
                    > > Loung Khampha
                    > >
                    > > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL
                    > > <manophone.oriel@> a écrit :
                    > > >
                    > > >
                    > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                    > > >
                    > > > >
                    > > > > Cher Loung Khampha,
                    > > > >
                    > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale
                    > > sur
                    > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire
                    > > justement
                    > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
                    > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a
                    > > toute
                    > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
                    > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
                    > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
                    > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
                    > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
                    > > > > asphixie dans des conteners.
                    > > > >
                    > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
                    > > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
                    > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
                    > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent
                    > > tous
                    > > > > a atterir en Europe.
                    > > > >
                    > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays
                    > > europeens
                    > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
                    > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
                    > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
                    > > > > leur pays respectifs.
                    > > > >
                    > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et
                    > > la
                    > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
                    > > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
                    > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en
                    > > Italie
                    > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                    > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                    > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                    > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si
                    > > l'herbe
                    > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous
                    > > dites?
                    > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
                    > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                    > > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
                    > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                    > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
                    > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                    > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du
                    > > corps : on
                    > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et
                    > > lâcheté.
                    > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
                    > > > > traitent de traîtres.
                    > > > >
                    > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
                    > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce
                    > > choix.
                    > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
                    > > > > mes semblables.
                    > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
                    > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
                    > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                    > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai
                    > > honte.
                    > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
                    > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
                    > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
                    > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou
                    > > dire
                    > > > > que cela se justifie.
                    > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                    > > > >
                    > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller
                    > > trouver
                    > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir
                    > > fait
                    > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
                    > > > > frontières qui s'ouvrent ?
                    > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-
                    > > là
                    > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug
                    > > et
                    > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
                    > > > > issues que celle-là.
                    > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
                    > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
                    > > > > jeunes.
                    > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais
                    > > ses
                    > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de
                    > > l'économie
                    > > > > et du pouvoir.
                    > > > >
                    > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je
                    > > mesure
                    > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
                    > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux,
                    > > c'était
                    > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins
                    > > que
                    > > > > le coeur.
                    > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
                    > > > > voulu". Et c'est vrai.
                    > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                    > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie,
                    > > des
                    > > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                    > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne
                    > > vaut
                    > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps.
                    > > L'esprit et
                    > > > > la conscience.
                    > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                    > > > >
                    > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de
                    > > rage et
                    > > > > de colère.
                    > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à
                    > > maintenir
                    > > > > les frontières bien fermés.
                    > > > > J'en souris d'avance.
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
                    > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
                    > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
                    > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
                    > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
                    > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
                    > > > > travailler ailleurs?
                    > > > >
                    > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
                    > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
                    > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
                    > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en
                    > > legaux et
                    > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas
                    > > deja.
                    > > > >
                    > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
                    > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
                    > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
                    > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la
                    > > Malaisie ou
                    > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                    > > > >
                    > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
                    > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
                    > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
                    > > > > pour les aider a leur reintegration.
                    > > > >
                    > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
                    > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
                    > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
                    > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
                    > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
                    > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
                    > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
                    > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
                    > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
                    > > > > definitive et durable pour cela?
                    > > > >
                    > > > > Sok di
                    > > > >
                    > > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@>
                    > > > > a écrit :
                    > > > >
                    > > > > De: loung khampha <loung_khampha@>
                    > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                    > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                    > > > > À: laos-fr@...
                    > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                    > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                    > > > >
                    > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                    > > > >
                    > > > > et de prendre le parti de Konekeo
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                    > > > >
                    > > > > de vous répondre , excellence ,
                    > > > >
                    > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                    > > > >
                    > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                    > > > >
                    > > > > comme Konekeo ,
                    > > > >
                    > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de
                    > > la
                    > > > > RDPL ,
                    > > > >
                    > > > > depuis bien longtemps ,
                    > > > >
                    > > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                    > > > >
                    > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                    > > > >
                    > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                    > > > >
                    > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                    > > > >
                    > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                    > > > >
                    > > > > et la police Thaï qui les traite
                    > > > >
                    > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                    > > > >
                    > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                    > > > >
                    > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                    > > > >
                    > > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                    > > > >
                    > > > > pour que plus jamais
                    > > > >
                    > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                    > > > >
                    > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                    > > > >
                    > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                    > > > >
                    > > > > ces travailleurs laotiens
                    > > > >
                    > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                    > > > >
                    > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                    > > > >
                    > > > > soit respectés .
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Je n'aime pas intervenir
                    > > > >
                    > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                    > > > >
                    > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                    > > > >
                    > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                    > > > >
                    > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                    > > > >
                    > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                    > > > >
                    > > > > des frères de sang et de souffrance ,
                    > > > >
                    > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                    > > > >
                    > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                    > > > >
                    > > > > de plus de mille ans ,
                    > > > >
                    > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                    > > > >
                    > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                    > > > >
                    > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                    > > > >
                    > > > > qui caresse la politique de la RDPL
                    > > > >
                    > > > > dans le sens des poils de la bête .
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Loung Khampha
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
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                    > > > >
                    > > > > Le pays d’en face
                    > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
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                    > > > > Le pays d’en face Liste de messages
                    > > > > Répondre
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                    > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en
                    > > face
                    > > > >
                    > > > > Publicité
                    > > > > Cher Phoui et amis,
                    > > > >
                    > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
                    > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que
                    > > des
                    > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
                    > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet
                    > > emigration/
                    > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
                    > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
                    > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                    > > > >
                    > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a
                    > > la
                    > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
                    > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non
                    > > pas
                    > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
                    > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
                    > > > > semble?
                    > > > >
                    > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
                    > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
                    > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial
                    > > mis a
                    > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
                    > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
                    > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le
                    > > faut et
                    > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le
                    > > cote
                    > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
                    > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
                    > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
                    > > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                    > > > >
                    > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
                    > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
                    > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
                    > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
                    > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
                    > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
                    > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                    > > > >
                    > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces
                    > > braves
                    > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
                    > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et
                    > > d'exploitation
                    > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
                    > > > > conscience.
                    > > > >
                    > > > > Sok di
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
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                    > > > >
                    > > > > Le pays d’en face
                    > > > >
                    > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                    > > > >
                    > > > >
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                    > > > >
                    > > > > De :
                    > > > > Konekèo <konekeo@>
                    > > > >
                    > > > > À : laos-solidarite@...;
                    > > > > laos-fr@...
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
                    > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et
                    > > pour
                    > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                    > > > >
                    > > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
                    > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
                    > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs
                    > > sentiments et
                    > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui
                    > > sera
                    > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec
                    > > les
                    > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches
                    > > de
                    > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
                    > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
                    > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens
                    > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils
                    > > méritent
                    > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la
                    > > dignité.
                    > > > >
                    > > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1
                    > > w
                    > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
                    > > > >
                    > > "ຈàº
                    > > ²
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                    > > »‰àº²àº™àº™àº²àº"້ວàº�ຮàº
                    > > ±àº�", il n'empêche
                    > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui
                    > > eux
                    > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
                    > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
                    > > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
                    > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
                    > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
                    > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie
                    > > normale et
                    > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
                    > > > > "ຄຠງ�ສນ�ສບ" sous
                    > > prétexte de leur dénoncer à la
                    > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                    > > > >
                    > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de
                    > > "
                    > > > > ຄຠງ�ສນ�ສບ " les
                    > > Laotiens de l'époque ont payé car
                    > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de
                    > > nos
                    > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et
                    > > clandestins
                    > > > > paient pour quel châtiment ?
                    > > > >
                    > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
                    > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de
                    > > crocodile
                    > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-
                    > > ce
                    > > > > pas ?
                    > > > >
                    > > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au
                    > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
                    > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres
                    > > prostituées
                    > > > > laotiennes en Thaïlande.
                    > > > >
                    > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
                    > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène
                    > > le
                    > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
                    > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
                    > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont
                    > > vendre
                    > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
                    > > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel
                    > > pour le
                    > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
                    > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                    > > > >
                    > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
                    > > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de
                    > > pouvoir
                    > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et
                    > > la
                    > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
                    > > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne mâ
                    > > €™aperçoive.
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Hak Phèng
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > From: santypha@
                    > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                    > > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                    > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
                    > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est
                    > > vraiment
                    > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces
                    > > laotiens
                    > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
                    > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
                    > > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                    > > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à
                    > > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
                    > > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute
                    > > à
                    > > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car
                    > > l'argent
                    > > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en
                    > > voient
                    > > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une
                    > > constatation , on
                    > > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
                    > > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses
                    > > femmes
                    > > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
                    > > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                    > > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes
                    > > > > pour notre communauté , le
                    > > mépris ,l'exploitation ,l'humiliation ,
                    > > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
                    > > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de
                    > > toutes
                    > > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                    > > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
                    > > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou
                    > > par
                    > > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme
                    > > des
                    > > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon
                    > > pays
                    > > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue
                    > > de
                    > > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
                    > > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces
                    > > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et
                    > > les
                    > > > > caméras à la main .
                    > > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
                    > > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
                    > > > > Bonne journée à tous
                    > > > >
                    > > > > OS
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > De : Phoui <phoui@>
                    > > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay
                    > > <Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
                    > > > > fr>
                    > > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                    > > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                    > > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > > Le pays d’en face
                    > > > >
                    > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                    > > > >
                    > > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la
                    > > Thaïlande fait
                    > > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans
                    > > sans
                    > > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants
                    > > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                    > > > >
                    > > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être
                    > > entendu par des
                    > > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la
                    > > dérobée
                    > > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq
                    > > enfants.
                    > > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il
                    > > timidement.
                    > > > >
                    > > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du
                    > > mal à se
                    > > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol
                    > > terreux, ses
                    > > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a
                    > > pas
                    > > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes quâ
                    > > €™il a
                    > > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsquâ
                    > > €™il
                    > > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin
                    > > absent, la
                    > > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos
                    > > pour tenter
                    > > > > sa chance en Thaïlande.
                    > > > >
                    > > > > Partir dès 14 ans
                    > > > >
                    > > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une
                    > > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â
                    > > €" à
                    > > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng,
                    > > dans
                    > > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au
                    > > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient
                    > > franchi
                    > > > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un
                    > > atelier de
                    > > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
                    > > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour
                    > > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui nâ
                    > > €™a pas vu
                    > > > > les siens depuis près d’un an.
                    > > > >
                    > > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est
                    > > rendu en
                    > > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui
                    > > aussi y
                    > > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir
                    > > > > emploi et faux papiers.
                    > > > >
                    > > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes
                    > > qui servent
                    > > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du
                    > > matin,
                    > > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs
                    > > qui
                    > > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts,
                    > > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
                    > > > >
                    > > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas
                    > > au
                    > > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection,
                    > > saisonniers
                    > > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale
                    > > frontalière â€"
                    > > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et
                    > > maçons
                    > > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
                    > > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                    > > > >
                    > > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
                    > > > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une dâ
                    > > €™elles qu’il
                    > > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
                    > > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000
                    > > bahts
                    > > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux quâ
                    > > €™il peut
                    > > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
                    > > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93
                    > > euros). En
                    > > > > Thaïlande, c’est jusqu’Ã 9 700 bahts (241 euros)
                    > > mensuels
                    > > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son
                    > > départ.
                    > > > >
                    > > > > À la merci d’une expulsion
                    > > > >
                    > > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve
                    > > pas
                    > > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de
                    > > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de
                    > > surfaces
                    > > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence
                    > > complète de
                    > > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans
                    > > un pays
                    > > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil
                    > > > > national de pauvreté.
                    > > > >
                    > > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et
                    > > la
                    > > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous
                    > > > > les espoirs.
                    > > > >
                    > > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne
                    > > souvent
                    > > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh,
                    > > qui doit
                    > > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
                    > > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié
                    > > ses
                    > > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa
                    > > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
                    > > > > l’entraide va de soi.
                    > > > >
                    > > > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve.
                    > > "Beaucoup de
                    > > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à
                    > > Tha
                    > > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
                    > > > > parents, ou les parents sans enfants…"
                    > > > >
                    > > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de
                    > > comprendre la
                    > > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
                    > > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt
                    > > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi-
                    > > > > clandestinité les met constamment à la merci d’une
                    > > expulsion par
                    > > > > la police thaïlandaise.
                    > > > >
                    > > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention
                    > > > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez
                    > > nombreux. Puis on les
                    > > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
                    > > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                    > > > >
                    > > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
                    > > > >
                    > > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt
                    > > terminée. Cette
                    > > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son
                    > > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
                    > > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra
                    > > travailler
                    > > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité
                    > > des
                    > > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme nâ
                    > > €™importe quel
                    > > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture
                    > > sociale.
                    > > > >
                    > > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. Dâ
                    > > €™ici deux
                    > > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la
                    > > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
                    > > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
                    > > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses
                    > > compatriotes,
                    > > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte quâ
                    > > €™il
                    > > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                    > > > >
                    > > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est
                    > > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo.
                    > > Grâce
                    > > > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts
                    > > gagnés
                    > > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les
                    > > siens
                    > > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici
                    > > deux
                    > > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais
                    > > rester mais je
                    > > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière dâ
                    > > €™excuse à
                    > > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre.
                    > > Pourtant, il
                    > > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                    > > > >
                    > > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
                    > > > >
                    > > > >
                    > > > >
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                  • pierre volo
                    Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde
                    Message 9 de 23 , 5 mars 2011

                      Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde arabe, a livré une vision très positive de la politique étrangère française. Ce qu’il a dit et ce qu’il fallait entendre…


                      Ce qu’il a dit : « Michèle Alliot-Marie était une très bonne ministre des affaires étrangères. Les évènements ont été rapides et imprévus. Et puis c’était un voyage privé. »

                      Ce qu’il fallait entendre : Même un amateur aurait fait mieux. Faire un voyage en Tunisie en pleine révolution, c’est une faute professionnelle. Il faut être complètement stupide ou avoir des intérêts personnels à préserver.

                      Ce qu’il a dit : « Hillary Clinton passe ses vacances dans le Connecticut. Mais le contexte est différent. »
                      Ce qu’il fallait entendre : Notre ministre des Affaires étrangères passe peut-être des vacances pourries, mais au moins elle est toujours en poste.

                      Ce qu’il a dit : « Alain Juppé est très compétent. »
                      Ce qu’il fallait entendre : De toute manière, ça ne  peut pas être pire qu’avec Mam…

                      Ce qu’il a dit : «  Je ne connais pas Boris Boillon personnellement. Mais il  gère les choses à sa manière. »
                      Ce qu’il fallait entendre : J’aimerais beaucoup avoir ses tablettes de chocolat… Pour le reste, il aurait mieux fait de la fermer !

                      Ce qu’il a dit : « Il n’y a pas de compétition entre la diplomatie française et la diplomatie américaine. Nous avons les mêmes priorités. Nos relations avec le président Sarkozy sont très franches et très directes. »
                      Ce qu’il est fallait entendre : La diplomatie française n’existe plus, la Françafrique, c’est terminé. Nicolas Sarkozy nous a bien aidé. Jamais un président français n’avait été aussi servile.

                      Ce qu’il a dit : « On ne peut pas parler d’ingérence des Etats-Unis. Notre but est de promouvoir la démocratie. »
                      Ce qu’il fallait entendre : Les Etats-Unis sont les gendarmes du monde. Notre but est de nous approprier des ressources qui ne nous appartiennent pas. C’est ce qu’on appelle la realpolitik.

                      Ce qu’il a dit : « Il y a deux méthodes : la carotte et le bâton. En Irak nous avons décidé de manier le bâton. »
                      Ce qu’il fallait entendre :
                      On aurait pu s’arranger si Saddam Hussein nous avait laissé le contrôle de la manne pétrolière. Il n’a rien voulu entendre. Tant pis pour lui.

                      Ce qu’il a dit : « Moubarak  a joué un rôle important  dans la stabilité de la région. Mais le temps était venu pour lui de partir. »
                      Ce qu’il fallait entendre : C’était notre allié.  Moubarak  protégeait l’Etat israélien. Mais on a été obligé de le lâcher. On n’avait plus le choix…

                      Ce qu’il a dit : « En Libye, toutes les options sont envisageables.  On a rapproché les navires de guerre des côtes. C’est normal, en situation de crise. »
                      Ce qu’il fallait entendre : Kadhafi a intérêt à se calmer. Sinon, il va ramasser…



                      De : loung_khampha <loung_khampha@...>
                      À : laos-fr@...
                      Envoyé le : Sam 5 mars 2011, 12h 15min 44s
                      Objet : Re : Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)

                       

                      En voilà quelqu'un qui a quelque chose à dire ,
                      et il la dit si bien et si justement
                      que je vais attendre tranquillement
                      de voir venir pour lire avec délectation
                      ces nouvelles ( et vraiment nouvelles ,
                      je vous les garantis )
                      dans mon fauteuil de retraité .

                      Merci Manophone ORIEL

                      Loung Khampha

                      --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :

                      >
                      > De l'usages de bons mots.
                      > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé.
                      > Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont
                      > des fuyards opportunistes.
                      > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec
                      > enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
                      > Qui?!
                      > Pourquoi?!
                      > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix,
                      > au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi tout
                      > le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir.
                      > Je souris encore.
                      >
                      > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être
                      > économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement
                      > quand c'est possible.
                      > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire
                      > même répréhensible, alors quoi faire.
                      > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit
                      > que rien de mal ne leur serait fait.
                      > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat,
                      > notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.
                      >
                      > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ?
                      > Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!!
                      > Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en
                      > fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste
                      > avoir le droit de dire "NON".
                      >
                      > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes
                      > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but.
                      >
                      > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis
                      > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
                      > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des
                      > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
                      > Enfin, une opposition quoi.
                      > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de
                      > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M.
                      > Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que
                      > je ne subisse de représailles?
                      > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et
                      > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays
                      > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
                      > Après ça? je veux bien discuter.
                      > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie
                      > et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement
                      > se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de
                      > nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
                      > Mais ça va venir.
                      > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne
                      > devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.
                      >
                      > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                      >
                      > >
                      > > Bonjour Manophon,
                      > >
                      > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés
                      > > pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la
                      > > suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                      > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de
                      > > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui
                      > > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce
                      > > moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour
                      > > fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en
                      > > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques
                      > > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                      > >
                      > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur
                      > > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces
                      > > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                      > >
                      > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à
                      > > l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande
                      > > différence.
                      > >
                      > > Sok di
                      > >
                      > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...>
                      > > a écrit :
                      > >
                      > > De: loung_khampha <loung_khampha@...>
                      > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                      > > (Enfants du Mékong Magazine)
                      > > À: laos-fr@...
                      > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                      > >
                      > >
                      > >
                      > > Bonjour Manophone ORIEL ,
                      > >
                      > > Woah !
                      > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                      > >
                      > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                      > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                      > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                      > > qu'ils vous ont fait ,"
                      > >
                      > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
                      > >
                      > > Loung Khampha
                      > >
                      > > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL
                      > > <manophone.oriel@> a écrit :
                      > > >
                      > > >
                      > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                      > > >
                      > > > >
                      > > > > Cher Loung Khampha,
                      > > > >
                      > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale
                      > > sur
                      > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire
                      > > justement
                      > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
                      > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a
                      > > toute
                      > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
                      > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
                      > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
                      > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
                      > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
                      > > > > asphixie dans des conteners.
                      > > > >
                      > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
                      > > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
                      > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
                      > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent
                      > > tous
                      > > > > a atterir en Europe.
                      > > > >
                      > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays
                      > > europeens
                      > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
                      > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
                      > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
                      > > > > leur pays respectifs.
                      > > > >
                      > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et
                      > > la
                      > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
                      > > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
                      > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en
                      > > Italie
                      > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                      > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                      > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                      > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si
                      > > l'herbe
                      > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous
                      > > dites?
                      > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
                      > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                      > > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
                      > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                      > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
                      > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                      > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du
                      > > corps : on
                      > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et
                      > > lâcheté.
                      > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
                      > > > > traitent de traîtres.
                      > > > >
                      > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
                      > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce
                      > > choix.
                      > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
                      > > > > mes semblables.
                      > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
                      > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
                      > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                      > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai
                      > > honte.
                      > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
                      > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
                      > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
                      > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou
                      > > dire
                      > > > > que cela se justifie.
                      > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                      > > > >
                      > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller
                      > > trouver
                      > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir
                      > > fait
                      > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
                      > > > > frontières qui s'ouvrent ?
                      > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-
                      > > là
                      > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug
                      > > et
                      > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
                      > > > > issues que celle-là.
                      > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
                      > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
                      > > > > jeunes.
                      > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais
                      > > ses
                      > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de
                      > > l'économie
                      > > > > et du pouvoir.
                      > > > >
                      > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je
                      > > mesure
                      > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
                      > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux,
                      > > c'était
                      > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins
                      > > que
                      > > > > le coeur.
                      > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
                      > > > > voulu". Et c'est vrai.
                      > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                      > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie,
                      > > des
                      > > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                      > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne
                      > > vaut
                      > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps.
                      > > L'esprit et
                      > > > > la conscience.
                      > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                      > > > >
                      > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de
                      > > rage et
                      > > > > de colère.
                      > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à
                      > > maintenir
                      > > > > les frontières bien fermés.
                      > > > > J'en souris d'avance.
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
                      > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
                      > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
                      > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
                      > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
                      > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
                      > > > > travailler ailleurs?
                      > > > >
                      > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
                      > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
                      > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
                      > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en
                      > > legaux et
                      > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas
                      > > deja.
                      > > > >
                      > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
                      > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
                      > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
                      > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la
                      > > Malaisie ou
                      > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                      > > > >
                      > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
                      > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
                      > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
                      > > > > pour les aider a leur reintegration.
                      > > > >
                      > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
                      > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
                      > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
                      > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
                      > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
                      > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
                      > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
                      > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
                      > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
                      > > > > definitive et durable pour cela?
                      > > > >
                      > > > > Sok di
                      > > > >
                      > > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@>
                      > > > > a écrit :
                      > > > >
                      > > > > De: loung khampha <loung_khampha@>
                      > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                      > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                      > > > > À: laos-fr@...
                      > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                      > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                      > > > >
                      > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                      > > > >
                      > > > > et de prendre le parti de Konekeo
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                      > > > >
                      > > > > de vous répondre , excellence ,
                      > > > >
                      > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                      > > > >
                      > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                      > > > >
                      > > > > comme Konekeo ,
                      > > > >
                      > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de
                      > > la
                      > > > > RDPL ,
                      > > > >
                      > > > > depuis bien longtemps ,
                      > > > >
                      > > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                      > > > >
                      > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                      > > > >
                      > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                      > > > >
                      > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                      > > > >
                      > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                      > > > >
                      > > > > et la police Thaï qui les traite
                      > > > >
                      > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                      > > > >
                      > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                      > > > >
                      > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                      > > > >
                      > > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                      > > > >
                      > > > > pour que plus jamais
                      > > > >
                      > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                      > > > >
                      > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                      > > > >
                      > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                      > > > >
                      > > > > ces travailleurs laotiens
                      > > > >
                      > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                      > > > >
                      > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                      > > > >
                      > > > > soit respectés .
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Je n'aime pas intervenir
                      > > > >
                      > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                      > > > >
                      > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                      > > > >
                      > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                      > > > >
                      > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                      > > > >
                      > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                      > > > >
                      > > > > des frères de sang et de souffrance ,
                      > > > >
                      > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                      > > > >
                      > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                      > > > >
                      > > > > de plus de mille ans ,
                      > > > >
                      > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                      > > > >
                      > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                      > > > >
                      > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                      > > > >
                      > > > > qui caresse la politique de la RDPL
                      > > > >
                      > > > > dans le sens des poils de la bête .
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Loung Khampha
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
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                      > > > >
                      > > > > Le pays d’en face
                      > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                      > > > >
                      > > > >
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                      > > > >
                      > > > > Le pays d’en face Liste de messages
                      > > > > Répondre
                      > > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                      > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en
                      > > face
                      > > > >
                      > > > > Publicité
                      > > > > Cher Phoui et amis,
                      > > > >
                      > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
                      > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que
                      > > des
                      > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
                      > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet
                      > > emigration/
                      > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
                      > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
                      > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                      > > > >
                      > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a
                      > > la
                      > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
                      > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non
                      > > pas
                      > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
                      > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
                      > > > > semble?
                      > > > >
                      > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
                      > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
                      > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial
                      > > mis a
                      > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
                      > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
                      > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le
                      > > faut et
                      > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le
                      > > cote
                      > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
                      > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
                      > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
                      > > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                      > > > >
                      > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
                      > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
                      > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
                      > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
                      > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
                      > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
                      > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                      > > > >
                      > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces
                      > > braves
                      > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
                      > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et
                      > > d'exploitation
                      > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
                      > > > > conscience.
                      > > > >
                      > > > > Sok di
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
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                      > > > >
                      > > > > Le pays d’en face
                      > > > >
                      > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                      > > > >
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                      > > > >
                      > > > > De :
                      > > > > Konekèo <konekeo@>
                      > > > >
                      > > > > À : laos-solidarite@...;
                      > > > > laos-fr@...
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
                      > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et
                      > > pour
                      > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                      > > > >
                      > > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
                      > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
                      > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs
                      > > sentiments et
                      > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui
                      > > sera
                      > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec
                      > > les
                      > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches
                      > > de
                      > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
                      > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
                      > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens
                      > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils
                      > > méritent
                      > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la
                      > > dignité.
                      > > > >
                      > > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1
                      > > w
                      > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
                      > > > >
                      > > "ຈàº
                      > > ²
                      > > àº
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                      > > ບà
                      > > »‰àº²àº™àº™àº²àº"້ວàº�ຮàº
                      > > ±àº�", il n'empêche
                      > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui
                      > > eux
                      > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
                      > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
                      > > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
                      > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
                      > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
                      > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie
                      > > normale et
                      > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
                      > > > > "ຄຠງ�ສນ�ສບ" sous
                      > > prétexte de leur dénoncer à la
                      > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                      > > > >
                      > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de
                      > > "
                      > > > > ຄຠງ�ສນ�ສບ " les
                      > > Laotiens de l'époque ont payé car
                      > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de
                      > > nos
                      > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et
                      > > clandestins
                      > > > > paient pour quel châtiment ?
                      > > > >
                      > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
                      > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de
                      > > crocodile
                      > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-
                      > > ce
                      > > > > pas ?
                      > > > >
                      > > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au
                      > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
                      > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres
                      > > prostituées
                      > > > > laotiennes en Thaïlande.
                      > > > >
                      > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
                      > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène
                      > > le
                      > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
                      > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
                      > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont
                      > > vendre
                      > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
                      > > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel
                      > > pour le
                      > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
                      > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                      > > > >
                      > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
                      > > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de
                      > > pouvoir
                      > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et
                      > > la
                      > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
                      > > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne mâ
                      > > €™aperçoive.
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Hak Phèng
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > From: santypha@
                      > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                      > > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                      > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
                      > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est
                      > > vraiment
                      > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces
                      > > laotiens
                      > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
                      > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
                      > > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                      > > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à
                      > > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
                      > > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute
                      > > à
                      > > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car
                      > > l'argent
                      > > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en
                      > > voient
                      > > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une
                      > > constatation , on
                      > > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
                      > > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses
                      > > femmes
                      > > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
                      > > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                      > > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes
                      > > > > pour notre communauté , le
                      > > mépris ,l'exploitation ,l'humiliation ,
                      > > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
                      > > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de
                      > > toutes
                      > > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                      > > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
                      > > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou
                      > > par
                      > > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme
                      > > des
                      > > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon
                      > > pays
                      > > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue
                      > > de
                      > > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
                      > > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces
                      > > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et
                      > > les
                      > > > > caméras à la main .
                      > > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
                      > > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
                      > > > > Bonne journée à tous
                      > > > >
                      > > > > OS
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > De : Phoui <phoui@>
                      > > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay
                      > > <Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
                      > > > > fr>
                      > > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                      > > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                      > > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > > Le pays d’en face
                      > > > >
                      > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                      > > > >
                      > > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la
                      > > Thaïlande fait
                      > > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans
                      > > sans
                      > > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants
                      > > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                      > > > >
                      > > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être
                      > > entendu par des
                      > > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la
                      > > dérobée
                      > > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq
                      > > enfants.
                      > > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il
                      > > timidement.
                      > > > >
                      > > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du
                      > > mal à se
                      > > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol
                      > > terreux, ses
                      > > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a
                      > > pas
                      > > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes quâ
                      > > €™il a
                      > > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsquâ
                      > > €™il
                      > > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin
                      > > absent, la
                      > > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos
                      > > pour tenter
                      > > > > sa chance en Thaïlande.
                      > > > >
                      > > > > Partir dès 14 ans
                      > > > >
                      > > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une
                      > > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â
                      > > €" à
                      > > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng,
                      > > dans
                      > > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au
                      > > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient
                      > > franchi
                      > > > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un
                      > > atelier de
                      > > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
                      > > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour
                      > > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui nâ
                      > > €™a pas vu
                      > > > > les siens depuis près d’un an.
                      > > > >
                      > > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est
                      > > rendu en
                      > > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui
                      > > aussi y
                      > > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir
                      > > > > emploi et faux papiers.
                      > > > >
                      > > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes
                      > > qui servent
                      > > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du
                      > > matin,
                      > > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs
                      > > qui
                      > > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts,
                      > > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
                      > > > >
                      > > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas
                      > > au
                      > > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection,
                      > > saisonniers
                      > > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale
                      > > frontalière â€"
                      > > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et
                      > > maçons
                      > > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
                      > > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                      > > > >
                      > > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
                      > > > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une dâ
                      > > €™elles qu’il
                      > > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
                      > > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000
                      > > bahts
                      > > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux quâ
                      > > €™il peut
                      > > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
                      > > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93
                      > > euros). En
                      > > > > Thaïlande, c’est jusqu’Ã 9 700 bahts (241 euros)
                      > > mensuels
                      > > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son
                      > > départ.
                      > > > >
                      > > > > À la merci d’une expulsion
                      > > > >
                      > > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve
                      > > pas
                      > > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de
                      > > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de
                      > > surfaces
                      > > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence
                      > > complète de
                      > > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans
                      > > un pays
                      > > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil
                      > > > > national de pauvreté.
                      > > > >
                      > > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et
                      > > la
                      > > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous
                      > > > > les espoirs.
                      > > > >
                      > > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne
                      > > souvent
                      > > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh,
                      > > qui doit
                      > > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
                      > > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié
                      > > ses
                      > > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa
                      > > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
                      > > > > l’entraide va de soi.
                      > > > >
                      > > > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve.
                      > > "Beaucoup de
                      > > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à
                      > > Tha
                      > > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
                      > > > > parents, ou les parents sans enfants…"
                      > > > >
                      > > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de
                      > > comprendre la
                      > > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
                      > > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt
                      > > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi-
                      > > > > clandestinité les met constamment à la merci d’une
                      > > expulsion par
                      > > > > la police thaïlandaise.
                      > > > >
                      > > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention
                      > > > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez
                      > > nombreux. Puis on les
                      > > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
                      > > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                      > > > >
                      > > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
                      > > > >
                      > > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt
                      > > terminée. Cette
                      > > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son
                      > > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
                      > > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra
                      > > travailler
                      > > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité
                      > > des
                      > > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme nâ
                      > > €™importe quel
                      > > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture
                      > > sociale.
                      > > > >
                      > > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. Dâ
                      > > €™ici deux
                      > > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la
                      > > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
                      > > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
                      > > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses
                      > > compatriotes,
                      > > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte quâ
                      > > €™il
                      > > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                      > > > >
                      > > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est
                      > > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo.
                      > > Grâce
                      > > > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts
                      > > gagnés
                      > > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les
                      > > siens
                      > > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici
                      > > deux
                      > > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais
                      > > rester mais je
                      > > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière dâ
                      > > €™excuse à
                      > > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre.
                      > > Pourtant, il
                      > > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                      > > > >
                      > > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
                      > > > >
                      > > > >
                      > > > >
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                    • pierre volo
                      Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde
                      Message 10 de 23 , 5 mars 2011

                        Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde arabe, a livré une vision très positive de la politique étrangère française. Ce qu’il a dit et ce qu’il fallait entendre…


                        Ce qu’il a dit : « Michèle Alliot-Marie était une très bonne ministre des affaires étrangères. Les évènements ont été rapides et imprévus. Et puis c’était un voyage privé. »

                        Ce qu’il fallait entendre : Même un amateur aurait fait mieux. Faire un voyage en Tunisie en pleine révolution, c’est une faute professionnelle. Il faut être complètement stupide ou avoir des intérêts personnels à préserver.

                        Ce qu’il a dit : « Hillary Clinton passe ses vacances dans le Connecticut. Mais le contexte est différent. »
                        Ce qu’il fallait entendre : Notre ministre des Affaires étrangères passe peut-être des vacances pourries, mais au moins elle est toujours en poste.

                        Ce qu’il a dit : « Alain Juppé est très compétent. »
                        Ce qu’il fallait entendre : De toute manière, ça ne  peut pas être pire qu’avec Mam…

                        Ce qu’il a dit : «  Je ne connais pas Boris Boillon personnellement. Mais il  gère les choses à sa manière. »
                        Ce qu’il fallait entendre : J’aimerais beaucoup avoir ses tablettes de chocolat… Pour le reste, il aurait mieux fait de la fermer !

                        Ce qu’il a dit : « Il n’y a pas de compétition entre la diplomatie française et la diplomatie américaine. Nous avons les mêmes priorités. Nos relations avec le président Sarkozy sont très franches et très directes. »
                        Ce qu’il est fallait entendre : La diplomatie française n’existe plus, la Françafrique, c’est terminé. Nicolas Sarkozy nous a bien aidé. Jamais un président français n’avait été aussi servile.

                        Ce qu’il a dit : « On ne peut pas parler d’ingérence des Etats-Unis. Notre but est de promouvoir la démocratie. »
                        Ce qu’il fallait entendre : Les Etats-Unis sont les gendarmes du monde. Notre but est de nous approprier des ressources qui ne nous appartiennent pas. C’est ce qu’on appelle la realpolitik.

                        Ce qu’il a dit : « Il y a deux méthodes : la carotte et le bâton. En Irak nous avons décidé de manier le bâton. »
                        Ce qu’il fallait entendre :
                        On aurait pu s’arranger si Saddam Hussein nous avait laissé le contrôle de la manne pétrolière. Il n’a rien voulu entendre. Tant pis pour lui.

                        Ce qu’il a dit : « Moubarak  a joué un rôle important  dans la stabilité de la région. Mais le temps était venu pour lui de partir. »
                        Ce qu’il fallait entendre : C’était notre allié.  Moubarak  protégeait l’Etat israélien. Mais on a été obligé de le lâcher. On n’avait plus le choix…

                        Ce qu’il a dit : « En Libye, toutes les options sont envisageables.  On a rapproché les navires de guerre des côtes. C’est normal, en situation de crise. »
                        Ce qu’il fallait entendre : Kadhafi a intérêt à se calmer. Sinon, il va ramasser…



                        De : loung_khampha <loung_khampha@...>
                        À : laos-fr@...
                        Envoyé le : Sam 5 mars 2011, 12h 15min 44s
                        Objet : Re : Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)

                         

                        En voilà quelqu'un qui a quelque chose à dire ,
                        et il la dit si bien et si justement
                        que je vais attendre tranquillement
                        de voir venir pour lire avec délectation
                        ces nouvelles ( et vraiment nouvelles ,
                        je vous les garantis )
                        dans mon fauteuil de retraité .

                        Merci Manophone ORIEL

                        Loung Khampha

                        --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :

                        >
                        > De l'usages de bons mots.
                        > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé.
                        > Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont
                        > des fuyards opportunistes.
                        > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec
                        > enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
                        > Qui?!
                        > Pourquoi?!
                        > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix,
                        > au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi tout
                        > le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir.
                        > Je souris encore.
                        >
                        > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être
                        > économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement
                        > quand c'est possible.
                        > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire
                        > même répréhensible, alors quoi faire.
                        > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit
                        > que rien de mal ne leur serait fait.
                        > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat,
                        > notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.
                        >
                        > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ?
                        > Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!!
                        > Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en
                        > fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste
                        > avoir le droit de dire "NON".
                        >
                        > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes
                        > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but.
                        >
                        > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis
                        > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
                        > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des
                        > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
                        > Enfin, une opposition quoi.
                        > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de
                        > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M.
                        > Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que
                        > je ne subisse de représailles?
                        > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et
                        > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays
                        > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
                        > Après ça? je veux bien discuter.
                        > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie
                        > et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement
                        > se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de
                        > nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
                        > Mais ça va venir.
                        > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne
                        > devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.
                        >
                        > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                        >
                        > >
                        > > Bonjour Manophon,
                        > >
                        > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés
                        > > pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la
                        > > suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                        > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de
                        > > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui
                        > > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce
                        > > moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour
                        > > fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en
                        > > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques
                        > > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                        > >
                        > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur
                        > > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces
                        > > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                        > >
                        > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à
                        > > l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande
                        > > différence.
                        > >
                        > > Sok di
                        > >
                        > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...>
                        > > a écrit :
                        > >
                        > > De: loung_khampha <loung_khampha@...>
                        > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                        > > (Enfants du Mékong Magazine)
                        > > À: laos-fr@...
                        > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                        > >
                        > >
                        > >
                        > > Bonjour Manophone ORIEL ,
                        > >
                        > > Woah !
                        > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                        > >
                        > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                        > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                        > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                        > > qu'ils vous ont fait ,"
                        > >
                        > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
                        > >
                        > > Loung Khampha
                        > >
                        > > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL
                        > > <manophone.oriel@> a écrit :
                        > > >
                        > > >
                        > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                        > > >
                        > > > >
                        > > > > Cher Loung Khampha,
                        > > > >
                        > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale
                        > > sur
                        > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire
                        > > justement
                        > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
                        > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a
                        > > toute
                        > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
                        > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
                        > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
                        > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
                        > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
                        > > > > asphixie dans des conteners.
                        > > > >
                        > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
                        > > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
                        > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
                        > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent
                        > > tous
                        > > > > a atterir en Europe.
                        > > > >
                        > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays
                        > > europeens
                        > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
                        > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
                        > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
                        > > > > leur pays respectifs.
                        > > > >
                        > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et
                        > > la
                        > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
                        > > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
                        > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en
                        > > Italie
                        > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                        > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                        > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                        > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si
                        > > l'herbe
                        > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous
                        > > dites?
                        > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
                        > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                        > > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
                        > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                        > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
                        > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                        > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du
                        > > corps : on
                        > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et
                        > > lâcheté.
                        > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
                        > > > > traitent de traîtres.
                        > > > >
                        > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
                        > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce
                        > > choix.
                        > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
                        > > > > mes semblables.
                        > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
                        > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
                        > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                        > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai
                        > > honte.
                        > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
                        > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
                        > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
                        > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou
                        > > dire
                        > > > > que cela se justifie.
                        > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                        > > > >
                        > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller
                        > > trouver
                        > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir
                        > > fait
                        > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
                        > > > > frontières qui s'ouvrent ?
                        > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-
                        > > là
                        > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug
                        > > et
                        > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
                        > > > > issues que celle-là.
                        > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
                        > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
                        > > > > jeunes.
                        > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais
                        > > ses
                        > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de
                        > > l'économie
                        > > > > et du pouvoir.
                        > > > >
                        > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je
                        > > mesure
                        > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
                        > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux,
                        > > c'était
                        > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins
                        > > que
                        > > > > le coeur.
                        > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
                        > > > > voulu". Et c'est vrai.
                        > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                        > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie,
                        > > des
                        > > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                        > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne
                        > > vaut
                        > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps.
                        > > L'esprit et
                        > > > > la conscience.
                        > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                        > > > >
                        > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de
                        > > rage et
                        > > > > de colère.
                        > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à
                        > > maintenir
                        > > > > les frontières bien fermés.
                        > > > > J'en souris d'avance.
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
                        > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
                        > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
                        > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
                        > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
                        > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
                        > > > > travailler ailleurs?
                        > > > >
                        > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
                        > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
                        > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
                        > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en
                        > > legaux et
                        > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas
                        > > deja.
                        > > > >
                        > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
                        > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
                        > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
                        > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la
                        > > Malaisie ou
                        > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                        > > > >
                        > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
                        > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
                        > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
                        > > > > pour les aider a leur reintegration.
                        > > > >
                        > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
                        > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
                        > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
                        > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
                        > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
                        > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
                        > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
                        > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
                        > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
                        > > > > definitive et durable pour cela?
                        > > > >
                        > > > > Sok di
                        > > > >
                        > > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@>
                        > > > > a écrit :
                        > > > >
                        > > > > De: loung khampha <loung_khampha@>
                        > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                        > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                        > > > > À: laos-fr@...
                        > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                        > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                        > > > >
                        > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                        > > > >
                        > > > > et de prendre le parti de Konekeo
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                        > > > >
                        > > > > de vous répondre , excellence ,
                        > > > >
                        > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                        > > > >
                        > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                        > > > >
                        > > > > comme Konekeo ,
                        > > > >
                        > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de
                        > > la
                        > > > > RDPL ,
                        > > > >
                        > > > > depuis bien longtemps ,
                        > > > >
                        > > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                        > > > >
                        > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                        > > > >
                        > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                        > > > >
                        > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                        > > > >
                        > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                        > > > >
                        > > > > et la police Thaï qui les traite
                        > > > >
                        > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                        > > > >
                        > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                        > > > >
                        > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                        > > > >
                        > > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                        > > > >
                        > > > > pour que plus jamais
                        > > > >
                        > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                        > > > >
                        > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                        > > > >
                        > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                        > > > >
                        > > > > ces travailleurs laotiens
                        > > > >
                        > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                        > > > >
                        > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                        > > > >
                        > > > > soit respectés .
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Je n'aime pas intervenir
                        > > > >
                        > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                        > > > >
                        > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                        > > > >
                        > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                        > > > >
                        > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                        > > > >
                        > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                        > > > >
                        > > > > des frères de sang et de souffrance ,
                        > > > >
                        > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                        > > > >
                        > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                        > > > >
                        > > > > de plus de mille ans ,
                        > > > >
                        > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                        > > > >
                        > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                        > > > >
                        > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                        > > > >
                        > > > > qui caresse la politique de la RDPL
                        > > > >
                        > > > > dans le sens des poils de la bête .
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Loung Khampha
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
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                        > > > >
                        > > > > Le pays d’en face
                        > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                        > > > >
                        > > > >
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                        > > > >
                        > > > > Le pays d’en face Liste de messages
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                        > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en
                        > > face
                        > > > >
                        > > > > Publicité
                        > > > > Cher Phoui et amis,
                        > > > >
                        > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
                        > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que
                        > > des
                        > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
                        > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet
                        > > emigration/
                        > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
                        > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
                        > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                        > > > >
                        > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a
                        > > la
                        > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
                        > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non
                        > > pas
                        > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
                        > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
                        > > > > semble?
                        > > > >
                        > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
                        > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
                        > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial
                        > > mis a
                        > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
                        > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
                        > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le
                        > > faut et
                        > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le
                        > > cote
                        > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
                        > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
                        > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
                        > > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                        > > > >
                        > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
                        > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
                        > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
                        > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
                        > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
                        > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
                        > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                        > > > >
                        > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces
                        > > braves
                        > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
                        > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et
                        > > d'exploitation
                        > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
                        > > > > conscience.
                        > > > >
                        > > > > Sok di
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Le pays d’en face
                        > > > >
                        > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                        > > > >
                        > > > >
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                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > De :
                        > > > > Konekèo <konekeo@>
                        > > > >
                        > > > > À : laos-solidarite@...;
                        > > > > laos-fr@...
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
                        > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et
                        > > pour
                        > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                        > > > >
                        > > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
                        > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
                        > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs
                        > > sentiments et
                        > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui
                        > > sera
                        > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec
                        > > les
                        > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches
                        > > de
                        > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
                        > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
                        > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens
                        > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils
                        > > méritent
                        > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la
                        > > dignité.
                        > > > >
                        > > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1
                        > > w
                        > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
                        > > > >
                        > > "ຈàº
                        > > ²
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                        > > ບà
                        > > »‰àº²àº™àº™àº²àº"້ວàº�ຮàº
                        > > ±àº�", il n'empêche
                        > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui
                        > > eux
                        > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
                        > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
                        > > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
                        > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
                        > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
                        > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie
                        > > normale et
                        > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
                        > > > > "ຄຠງ�ສນ�ສບ" sous
                        > > prétexte de leur dénoncer à la
                        > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                        > > > >
                        > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de
                        > > "
                        > > > > ຄຠງ�ສນ�ສບ " les
                        > > Laotiens de l'époque ont payé car
                        > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de
                        > > nos
                        > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et
                        > > clandestins
                        > > > > paient pour quel châtiment ?
                        > > > >
                        > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
                        > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de
                        > > crocodile
                        > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-
                        > > ce
                        > > > > pas ?
                        > > > >
                        > > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au
                        > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
                        > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres
                        > > prostituées
                        > > > > laotiennes en Thaïlande.
                        > > > >
                        > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
                        > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène
                        > > le
                        > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
                        > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
                        > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont
                        > > vendre
                        > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
                        > > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel
                        > > pour le
                        > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
                        > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                        > > > >
                        > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
                        > > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de
                        > > pouvoir
                        > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et
                        > > la
                        > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
                        > > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne mâ
                        > > €™aperçoive.
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Hak Phèng
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > From: santypha@
                        > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                        > > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                        > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
                        > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est
                        > > vraiment
                        > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces
                        > > laotiens
                        > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
                        > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
                        > > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                        > > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à
                        > > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
                        > > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute
                        > > à
                        > > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car
                        > > l'argent
                        > > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en
                        > > voient
                        > > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une
                        > > constatation , on
                        > > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
                        > > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses
                        > > femmes
                        > > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
                        > > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                        > > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes
                        > > > > pour notre communauté , le
                        > > mépris ,l'exploitation ,l'humiliation ,
                        > > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
                        > > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de
                        > > toutes
                        > > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                        > > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
                        > > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou
                        > > par
                        > > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme
                        > > des
                        > > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon
                        > > pays
                        > > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue
                        > > de
                        > > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
                        > > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces
                        > > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et
                        > > les
                        > > > > caméras à la main .
                        > > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
                        > > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
                        > > > > Bonne journée à tous
                        > > > >
                        > > > > OS
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > De : Phoui <phoui@>
                        > > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay
                        > > <Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
                        > > > > fr>
                        > > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                        > > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                        > > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > >
                        > > > > Le pays d’en face
                        > > > >
                        > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                        > > > >
                        > > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la
                        > > Thaïlande fait
                        > > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans
                        > > sans
                        > > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants
                        > > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                        > > > >
                        > > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être
                        > > entendu par des
                        > > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la
                        > > dérobée
                        > > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq
                        > > enfants.
                        > > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il
                        > > timidement.
                        > > > >
                        > > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du
                        > > mal à se
                        > > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol
                        > > terreux, ses
                        > > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a
                        > > pas
                        > > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes quâ
                        > > €™il a
                        > > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsquâ
                        > > €™il
                        > > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin
                        > > absent, la
                        > > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos
                        > > pour tenter
                        > > > > sa chance en Thaïlande.
                        > > > >
                        > > > > Partir dès 14 ans
                        > > > >
                        > > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une
                        > > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â
                        > > €" à
                        > > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng,
                        > > dans
                        > > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au
                        > > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient
                        > > franchi
                        > > > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un
                        > > atelier de
                        > > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
                        > > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour
                        > > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui nâ
                        > > €™a pas vu
                        > > > > les siens depuis près d’un an.
                        > > > >
                        > > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est
                        > > rendu en
                        > > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui
                        > > aussi y
                        > > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir
                        > > > > emploi et faux papiers.
                        > > > >
                        > > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes
                        > > qui servent
                        > > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du
                        > > matin,
                        > > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs
                        > > qui
                        > > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts,
                        > > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
                        > > > >
                        > > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas
                        > > au
                        > > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection,
                        > > saisonniers
                        > > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale
                        > > frontalière â€"
                        > > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et
                        > > maçons
                        > > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
                        > > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                        > > > >
                        > > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
                        > > > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une dâ
                        > > €™elles qu’il
                        > > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
                        > > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000
                        > > bahts
                        > > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux quâ
                        > > €™il peut
                        > > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
                        > > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93
                        > > euros). En
                        > > > > Thaïlande, c’est jusqu’Ã 9 700 bahts (241 euros)
                        > > mensuels
                        > > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son
                        > > départ.
                        > > > >
                        > > > > À la merci d’une expulsion
                        > > > >
                        > > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve
                        > > pas
                        > > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de
                        > > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de
                        > > surfaces
                        > > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence
                        > > complète de
                        > > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans
                        > > un pays
                        > > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil
                        > > > > national de pauvreté.
                        > > > >
                        > > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et
                        > > la
                        > > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous
                        > > > > les espoirs.
                        > > > >
                        > > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne
                        > > souvent
                        > > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh,
                        > > qui doit
                        > > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
                        > > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié
                        > > ses
                        > > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa
                        > > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
                        > > > > l’entraide va de soi.
                        > > > >
                        > > > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve.
                        > > "Beaucoup de
                        > > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à
                        > > Tha
                        > > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
                        > > > > parents, ou les parents sans enfants…"
                        > > > >
                        > > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de
                        > > comprendre la
                        > > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
                        > > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt
                        > > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi-
                        > > > > clandestinité les met constamment à la merci d’une
                        > > expulsion par
                        > > > > la police thaïlandaise.
                        > > > >
                        > > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention
                        > > > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez
                        > > nombreux. Puis on les
                        > > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
                        > > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                        > > > >
                        > > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
                        > > > >
                        > > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt
                        > > terminée. Cette
                        > > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son
                        > > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
                        > > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra
                        > > travailler
                        > > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité
                        > > des
                        > > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme nâ
                        > > €™importe quel
                        > > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture
                        > > sociale.
                        > > > >
                        > > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. Dâ
                        > > €™ici deux
                        > > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la
                        > > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
                        > > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
                        > > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses
                        > > compatriotes,
                        > > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte quâ
                        > > €™il
                        > > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                        > > > >
                        > > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est
                        > > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo.
                        > > Grâce
                        > > > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts
                        > > gagnés
                        > > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les
                        > > siens
                        > > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici
                        > > deux
                        > > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais
                        > > rester mais je
                        > > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière dâ
                        > > €™excuse à
                        > > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre.
                        > > Pourtant, il
                        > > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                        > > > >
                        > > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
                        > > > >
                        > > > >
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                        > > > >
                        > > >
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                        > >
                        > >
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                        >


                      • loung khampha
                        Bonsoir Pierre Volo , Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l ambassade américaine, qui, en cette période de
                        Message 11 de 23 , 5 mars 2011



                          Bonsoir  Pierre Volo , 



                          Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l'ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde arabe, a livré une vision très positive de la politique étrangère française. Ce qu'il a dit et ce qu'il fallait entendre !


                          En rouge le commentaire de Loung Khampha 

                          En noir rapporté par les journalos du centre de formation ou par Pierre Volo 


                          - Ce qu'il a dit , UN membre de l'Ambassade américaine  : « Michèle Alliot-Marie était une très bonne ministre des affaires étrangères. Les évènements ont été rapides et imprévus. Et puis c'était un voyage privé. » 

                          Ce qu'il fallait entendre , PAR les journalos du centre de formation ou par Pierre Volo  : Même un amateur aurait fait mieux. Faire un voyage en Tunisie en pleine révolution, Michèle Alliot-Marie est allée en Tunisie avant que cela ne devienne une révolution , c'est donc de la désinformation , évidemment , vous en foutez puisque c'est le lot quotidien des français d'être abreuvés de propagande par la Télé de la honte ; quand les socialo-coco vont perdre le pouvoir n'oubliez pas de débaptiser la République en République Populaire comme cela nous saurons à quoi s'en tenir et je ne dirais rien comme je le fais quotidiennement avec les chinois , la grande bien sûr , c'est une faute professionnelle. Il faut être complètement stupide ou avoir des intérêts personnels à préserver.


                          - Ce qu'il a dit : « Hillary Clinton passe ses vacances dans le Connecticut. Mais le contexte est différent. »
                          Ce qu'il fallait entendre : Notre ministre des Affaires étrangères passe peut-être des vacances pourries, mais au moins elle est toujours en poste. No comment ! 


                          - Ce qu'il a dit : « Alain Juppé est très compétent. »
                          Ce qu'il fallait entendre : De toute manière, ça ne  peut pas être pire qu'avec Mam ! No comment ! 


                          - Ce qu'il a dit : «  Je ne connais pas Boris Boillon personnellement. Mais il  gère les choses à sa manière. »
                          Ce qu'il fallait entendre : J'aimerais beaucoup avoir ses tablettes de chocolat !¦ Pour le reste, il aurait mieux fait de la fermer ! No comment ! 


                          - Ce qu'il a dit : « Il n'y a pas de compétition entre la diplomatie française et la diplomatie américaine. Nous avons les mêmes priorités. Nos relations avec le président Sarkozy sont très franches et très directes. »
                          Ce qu'il est fallait entendre : La diplomatie française n'existe plus, la Françafrique, c'est terminé => Eh , Oui , le Président de la R.F l'a déjà annoncée depuis le début du quinquennat , si les coco ne l'ont pas entendue , on n'y peut rien . Nicolas Sarkozy nous a bien aidé. Jamais un président français n'avait été aussi servile. Si c'est vraiment UN membre de l'Ambassade américaine , il ne sera pas à ce point con et stupide pour penser ainsi . 


                          - Ce qu'il a dit : « On ne peut pas parler d'ingérence des Etats-Unis. Notre but est de promouvoir la démocratie. »
                          Ce qu'il fallait entendre : Les Etats-Unis sont les gendarmes du monde. Notre but est de nous approprier des ressources qui ne nous appartiennent pas. C'est ce qu'on appelle la real-politik. Ah bon ! Ce journalo a compris qu' Obama comme tous les présidents américains , il joue la partie d'échec avec tous les pays du monde d'abord et avant tout pour eux et pour leurs concitoyens et non pour la Télé propagande française qui continue à croire qu'Obama est socialiste . 


                          - Ce qu'il a dit : « Il y a deux méthodes : la carotte et le bâton. En Irak nous avons décidé de manier le bâton. »
                          Ce qu'il fallait entendre : On aurait pu s'arranger si Saddam Hussein nous avait laissé le contrôle de la manne pétrolière. Il n'a rien voulu entendre. Tant pis pour lui. Par contre , ici , le journalo n'a rien compris , les amerloques ont bouté la France hors d'Irak . 


                          - Ce qu'il a dit : « Moubarak  a joué un rôle important  dans la stabilité de la région. Mais le temps était venu pour lui de partir. »
                          Ce qu'il fallait entendre : C'était notre allié.  Mubarak  protégeait l'Etat israélien. Mais on a été obligé de le lâcher. On n'avait plus le choix ! Toujours le beau rôle pour la cavalerie US sauvant les pauvres colons et venant juste à temps pour tuer les méchants sioux . Merci ! Ils n'avaient sûrement pas le choix , là  non plus . 


                          - Ce qu'il a dit : « En Libye, toutes les options sont envisageables.  On a rapproché les navires de guerre des côtes. C'est normal, en situation de crise. »
                          Ce qu'il fallait entendre : Kadhafi a intérêt à se calmer. Sinon, il va ramasser ! Le pôvre jounalo , il n'a toujours pas compris que la cavalerie va encore se payer le pétrole des libyens . 


                          Conclusion : 

                          Cher Pierre Volo , votre président est élu démocratiquement , 

                          laisse le travailler , la prochaine fois , ce sera peut être un autre . 

                          Loung Khampha 







                          "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)  Liste de messages  
                          RépondreMessage #47305 sur 47307 < Préc | Suivant >
                          L'art du double langage ...

                          Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde arabe, a livré une vision très positive de la politique étrangère française. Ce qu’il a dit et ce qu’il fallait entendre… 


                          Ce qu’il a dit : « Michèle Alliot-Marie était une très bonne ministre des affaires étrangères. Les évènements ont été rapides et imprévus. Et puis c’était un voyage privé. » 

                          Ce qu’il fallait entendre : Même un amateur aurait fait mieux. Faire un voyage en Tunisie en pleine révolution, c’est une faute professionnelle. Il faut être complètement stupide ou avoir des intérêts personnels à préserver.

                          Ce qu’il a dit : « Hillary Clinton passe ses vacances dans le Connecticut. Mais le contexte est différent. »
                          Ce qu’il fallait entendre : Notre ministre des Affaires étrangères passe peut-être des vacances pourries, mais au moins elle est toujours en poste.

                          Ce qu’il a dit : « Alain Juppé est très compétent. »
                          Ce qu’il fallait entendre : De toute manière, ça ne  peut pas être pire qu’avec Mam…

                          Ce qu’il a dit : «  Je ne connais pas Boris Boillon personnellement. Mais il  gère les choses à sa manière. »
                          Ce qu’il fallait entendre : J’aimerais beaucoup avoir ses tablettes de chocolat… Pour le reste, il aurait mieux fait de la fermer !

                          Ce qu’il a dit : « Il n’y a pas de compétition entre la diplomatie française et la diplomatie américaine. Nous avons les mêmes priorités. Nos relations avec le président Sarkozy sont très franches et très directes. »
                          Ce qu’il est fallait entendre : La diplomatie française n’existe plus, la Françafrique, c’est terminé. Nicolas Sarkozy nous a bien aidé. Jamais un président français n’avait été aussi servile.

                          Ce qu’il a dit : « On ne peut pas parler d’ingérence des Etats-Unis. Notre but est de promouvoir la démocratie. »
                          Ce qu’il fallait entendre : Les Etats-Unis sont les gendarmes du monde. Notre but est de nous approprier des ressources qui ne nous appartiennent pas. C’est ce qu’on appelle la realpolitik.

                          Ce qu’il a dit : « Il y a deux méthodes : la carotte et le bâton. En Irak nous avons décidé de manier le bâton. » 
                          Ce qu’il fallait entendre :
                           On aurait pu s’arranger si Saddam Hussein nous avait laissé le contrôle de la manne pétrolière. Il n’a rien voulu entendre. Tant pis pour lui.

                          Ce qu’il a dit : « Moubarak  a joué un rôle important  dans la stabilité de la région. Mais le temps était venu pour lui de partir. »
                          Ce qu’il fallait entendre : C’était notre allié.  Moubarak  protégeait l’Etat israélien. Mais on a été obligé de le lâcher. On n’avait plus le choix…

                          Ce qu’il a dit : « En Libye, toutes les options sont envisageables.  On a rapproché les navires de guerre des côtes. C’est normal, en situation de crise. »
                          Ce qu’il fallait entendre : Kadhafi a intérêt à se calmer. Sinon, il va ramasser…



                          De : loung_khampha <loung_khampha@...>
                          À : laos-fr@...
                          Envoyé le : Sam 5 mars 2011, 12h 15min 44s
                          Objet : Re : Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)

                           En voilà quelqu'un qui a quelque chose à dire ,

                          et il la dit si bien et si justement 
                          que je vais attendre tranquillement 
                          de voir venir pour lire avec délectation 
                          ces nouvelles ( et vraiment nouvelles ,
                          je vous les garantis )
                          dans mon fauteuil de retraité . 

                          Merci Manophone ORIEL

                          Loung Khampha 




                          --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :

                          >
                          > De l'usages de bons mots.
                          > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé. 
                          > Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont 
                          > des fuyards opportunistes.
                          > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec 
                          > enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
                          > Qui?!
                          > Pourquoi?!
                          > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix, 
                          > au risque de
                          perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi tout 
                          > le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir.
                          > Je souris encore.

                          > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être 
                          > économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement 
                          > quand c'est possible.
                          > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire 
                          > même répréhensible, alors quoi faire.
                          > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit 
                          > que rien de mal ne leur serait fait.
                          > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat, 
                          > notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.

                          > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ? 
                          > Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!! 
                          > Politique!!! Pas
                          économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en 
                          > fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste 
                          > avoir le droit de dire "NON".

                          > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes 
                          > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but.

                          > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis 
                          > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche 
                          > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des 
                          > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
                          > Enfin, une opposition quoi.
                          > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de 
                          > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M. 
                          > Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment
                          que 
                          > je ne subisse de représailles?
                          > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et 
                          > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays 
                          > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
                          > Après ça? je veux bien discuter.
                          > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie 
                          > et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement 
                          > se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de 
                          > nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
                          > Mais ça va venir.
                          > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne 
                          > devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.



                          > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                           Bonjour Manophon,
                          > >
                          > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés 
                          > > pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la 
                          > > suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                          > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de 
                          > > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui 
                          > > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce 
                          > > moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour 
                          > > fuire. Personne ne les a chassé ni les
                          réprimer ni au Laos ni en 
                          > > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques 
                          > > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                          > >
                          > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur 
                          > > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces 
                          > > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                          > >
                          > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à 
                          > > l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande 
                          > > différence.
                          > >
                          > > Sok di
                          >



                          --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...> 

                          > > a écrit :
                          > >
                          > > De: loung_khampha <loung_khampha@...>
                          > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet 
                          > > (Enfants du Mékong Magazine)
                          > > À: 
                          style="text-decoration: none; color: rgb(36, 124, 212); ">laos-fr@...
                          > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                           Bonjour Manophone ORIEL ,
                          > >
                          > > Woah !
                          > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                          > >
                          > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                          > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                          > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                          > > qu'ils vous ont fait ,"
                          > >
                          > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
                          > >
                          > > Loung Khampha



                           --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL 

                          > > <manophone.oriel@> a écrit :
                          > > >
                          > > >
                          > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                          > > >
                          > > > >
                          > > > > Cher Loung Khampha,
                          > > > >
                          > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale 
                          > >
                          sur
                          > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire 
                          > > justement
                          > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
                          > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a 
                          > > toute
                          > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
                          > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
                          > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
                          > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
                          > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
                          > > > > asphixie dans des conteners.
                          > > > >
                          > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
                          > > > > probleme que pose les revoltes dans
                          les pays nord africains qui a
                          > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
                          > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent 
                          > > tous
                          > > > > a atterir en Europe.
                          > > > >
                          > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays 
                          > > europeens
                          > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
                          > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
                          > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
                          > > > > leur pays respectifs.
                          > > > >
                          > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et 
                          > > la
                          > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
                          > > > > tenter
                          leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
                          > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en 
                          > > Italie
                          > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                          > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                          > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                          > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si 
                          > > l'herbe
                          > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous 
                          > > dites?
                          > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
                          > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                          > > > > Parce que la vie,
                          telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
                          > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                          > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
                          > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                          > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du 
                          > > corps : on
                          > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et 
                          > > lâcheté.
                          > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
                          > > > > traitent de traîtres.
                          > > > >
                          > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
                          > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce 
                          > > choix.
                          > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
                          > > > > mes semblables.
                          > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
                          > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
                          > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                          > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai 
                          > > honte.
                          > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
                          > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
                          > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
                          > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou 
                          > > dire
                          > > > > que cela se justifie.
                          > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                          > > > >
                          > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour
                          aller 
                          > > trouver
                          > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir 
                          > > fait
                          > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
                          > > > > frontières qui s'ouvrent ?
                          > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux- 
                          > > là
                          > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug 
                          > > et
                          > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
                          > > > > issues que celle-là.
                          > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
                          > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
                          > > > > jeunes.
                          > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais 
                          > > ses
                          > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de 
                          > > l'économie
                          > > > > et du pouvoir.
                          > > > >
                          > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je 
                          > > mesure
                          > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
                          > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux, 
                          > > c'était
                          > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins 
                          > > que
                          > > > > le coeur.
                          > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
                          > > > > voulu". Et c'est vrai.
                          > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                          > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie, 
                          > > des
                          > > > > principes qui
                          guident nos vies et notre conscience.
                          > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne 
                          > > vaut
                          > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps. 
                          > > L'esprit et
                          > > > > la conscience.
                          > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                          > > > >
                          > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de 
                          > > rage et
                          > > > > de colère.
                          > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à 
                          > > maintenir
                          > > > > les frontières bien fermés.
                          > > > > J'en souris d'avance.
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a
                          la
                          > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
                          > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
                          > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
                          > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
                          > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
                          > > > > travailler ailleurs?
                          > > > >
                          > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
                          > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
                          > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
                          > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en 
                          > > legaux et
                          > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles
                          cas 
                          > > deja.
                          > > > >
                          > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
                          > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
                          > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
                          > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la 
                          > > Malaisie ou
                          > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                          > > > >
                          > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
                          > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
                          > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
                          > > > > pour les aider a leur reintegration.
                          > > > >
                          > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
                          > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
                          > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
                          > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
                          > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
                          > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
                          > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
                          > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
                          > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
                          > > > > definitive et durable pour cela?
                          > > > >
                          > > > > Sok di
                          > >



                           --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@>

                          > > > > a écrit :
                          > > > >
                          > > > > De: loung khampha <loung_khampha@>
                          > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                          > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                          > > > > À: 
                          ymailto="mailto:laos-fr%40yahoogroupes.fr" target="_blank" href="http://fr.groups.yahoo.com/group/laos-fr/post?postID=iOautsbeHcHxXaRCm3D-Xlg9uHK4mDMqqLXrtS_rV787KkTynIS2bLgHx9QAAFpCyY5sqDDmatdIsHtQhSAT" style="text-decoration: none; color: rgb(36, 124, 212); ">laos-fr@...
                          > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                          > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37

                          Bonjour Yong Chanthalangsy ,

                          >Cher Yong Chanthalangsy ,
                          > > > >
                          > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                          > > > >
                          > > > > et de prendre le parti de Konekeo
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                          > > > >
                          > > > > de vous répondre , excellence ,
                          > > > >
                          > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                          > > > >
                          > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                          > > > >
                          > > > > comme Konekeo ,
                          > > > >
                          > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de 
                          > > la
                          > > > > RDPL ,
                          > > > >
                          > > > > depuis bien longtemps ,
                          > > > >
                          > > > > sur conditions démentielles et inhumaines
                          des laotiens
                          > > > >
                          > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                          > > > >
                          > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                          > > > >
                          > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                          > > > >
                          > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                          > > > >
                          > > > > et la police Thaï qui les traite
                          > > > >
                          > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                          > > > >
                          > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                          > > > >
                          > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                          > > > >
                          > > > >
                          vous prenez des mesures administratives et politiques
                          > > > >
                          > > > > pour que plus jamais
                          > > > >
                          > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                          > > > >
                          > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                          > > > >
                          > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                          > > > >
                          > > > > ces travailleurs laotiens
                          > > > >
                          > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                          > > > >
                          > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                          > > > >
                          > > > > soit respectés .
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > > Je n'aime pas intervenir
                          > > > >
                          > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                          > > > >
                          > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                          > > > >
                          > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                          > > > >
                          > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                          > > > >
                          > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                          > > > >
                          > > > > des frères de sang et de souffrance ,
                          > > > >
                          > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                          > > > >
                          > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                          > > > >
                          > > > > de plus de mille ans ,
                          > > > >
                          > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                          > > > >
                          > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                          > > > >
                          > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                          > > > >
                          > > > > qui caresse la politique de la RDPL
                          > > > >
                          > > > > dans le sens des poils de la bête .
                          >Loung Khampha



                           Le pays d’en face

                          > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011

                          > Le pays d’en face Liste de messages
                          > > > > Répondre
                          > > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                          > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en 
                          > > face
                          Cher Phoui et amis,
                          > > > >
                          > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
                          > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que 
                          > > des
                          > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger.
                          Le comble, c'est que
                          > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet 
                          > > emigration/
                          > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
                          > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
                          > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                          > > > >
                          > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a 
                          > > la
                          > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
                          > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non 
                          > > pas
                          > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
                          > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
                          > > > > semble?
                          > > > >
                          > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
                          > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
                          > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial 
                          > > mis a
                          > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
                          > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
                          > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le 
                          > > faut et
                          > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le 
                          > > cote
                          > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
                          > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
                          > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
                          > > > > cote et on peut y faire
                          un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                          > > > >
                          > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
                          > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
                          > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
                          > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
                          > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
                          > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
                          > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                          > > > >
                          > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces 
                          > > braves
                          > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
                          > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain
                          et 
                          > > d'exploitation
                          > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
                          > > > > conscience.
                          > > > >
                          > > > > Sok di



                           Le pays d’en face

                          > > > >
                          > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                           De :
                          > > > > Konekèo <konekeo@>
                          > > > >
                          > > > > À : laos-solidarite@...;
                          > > > > laos-fr@...
                          > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                          > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
                          > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource
                          financière et 
                          > > pour
                          > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                           Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
                          > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
                          > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs 
                          > > sentiments et
                          > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui 
                          > > sera
                          > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec 
                          > > les
                          > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches 
                          > > de
                          > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
                          > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
                          > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres
                          Laotiens
                          > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils 
                          > > méritent
                          > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la 
                          > > dignité.
                          > > > >
                          > > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1 
                          > > w
                          > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
                          , il n'empêche
                          > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui 
                          > > eux
                          > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
                          > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
                          > > > > d'adjectif
                          clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
                          > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
                          > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
                          > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie 
                          > > normale et
                          > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
                          > > > > "ຄຠງà»�ສນà»�ສບ" sous 
                          > > prétexte de leur dénoncer à la
                          > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                          > > > >
                          > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de 
                          > > "
                          > > > >
                          ຄຠງà»�ສນà»�ສບ " les 
                          > > Laotiens de l'époque ont payé car
                          > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de 
                          > > nos
                          > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et 
                          > > clandestins
                          > > > > paient pour quel châtiment ?
                          > > > >
                          > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
                          > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de 
                          > > crocodile
                          > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est- 
                          > > ce
                          > > > > pas ?
                          > > > >
                          > > > > Ce sont des putes qui rêvent
                          de vie facile. D'être une pute au
                          > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
                          > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres 
                          > > prostituées
                          > > > > laotiennes en Thaïlande.
                          > > > >
                          > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
                          > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène 
                          > > le
                          > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
                          > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
                          > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont 
                          > > vendre
                          > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
                          > > > > que la force physique de travail pénible et le corps
                          charnel 
                          > > pour le
                          > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
                          > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                          > > > >
                          > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
                          > > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de 
                          > > pouvoir
                          > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et 
                          > > la
                          > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
                          > > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne mâ 
                          > > €™aperçoive.
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > > Hak Phèng
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > > From: santypha@
                          > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                          > > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                          > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > >
                          > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
                          > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est 
                          > > vraiment
                          > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces 
                          > > laotiens
                          > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
                          > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
                          > > > > créer des activités po

                          (Message over 64 KB, truncated)
                        • loung_khampha
                          Une erreur : quand les socialo-coco vont pRENdre le pouvoir n oubliez pas de débaptiser la République en République Populaire Et non perdre LKP
                          Message 12 de 23 , 5 mars 2011
                            Une erreur :

                            "quand les socialo-coco vont pRENdre le pouvoir
                            n'oubliez pas de débaptiser la République en République Populaire"

                            Et non perdre

                            LKP




                            --- Dans laos-fr@..., loung khampha <loung_khampha@...> a écrit :
                            >
                            >
                            >
                            >
                            >
                            > Bonsoir Pierre Volo ,
                            >
                            >
                            > Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre
                            > de l'ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde arabe, a
                            > livré une vision très positive de la politique étrangère française. Ce qu'il a
                            > dit et ce qu'il fallait entendre !
                            >
                            > En rouge le commentaire de Loung Khampha
                            > En noir rapporté par les journalos du centre de formation ou par Pierre Volo
                            >
                            > - Ce qu'il a dit , UN membre de l'Ambassade américaine : « Michèle Alliot-Marie
                            > était une très bonne ministre des affaires étrangères. Les évènements ont été
                            > rapides et imprévus. Et puis c'était un voyage privé. »
                            > Ce qu'il fallait entendre , PAR les journalos du centre de formation ou par
                            > Pierre Volo :Même un amateur aurait fait mieux. Faire un voyage en Tunisie en
                            > pleine révolution, Michèle Alliot-Marie est allée en Tunisie avant que cela ne
                            > devienne une révolution , c'est donc de la désinformation , évidemment , vous en
                            > foutez puisque c'est le lot quotidien des français d'être abreuvés de propagande
                            > par la Télé de la honte ; quand les socialo-coco vont perdre le pouvoir
                            > n'oubliez pas de débaptiser la République en République Populaire comme cela
                            > nous saurons à quoi s'en tenir et je ne dirais rien comme je le fais
                            > quotidiennement avec les chinois , la grande bien sûr , c'est une faute
                            > professionnelle. Il faut être complètement stupide ou avoir des intérêts
                            > personnels à préserver.
                            >
                            > - Ce qu'il a dit : « Hillary Clinton passe ses vacances dans le Connecticut.
                            > Mais le contexte est différent. »
                            > Ce qu'il fallait entendre : Notre ministre des Affaires étrangères passe
                            > peut-être des vacances pourries, mais au moins elle est toujours en poste. No
                            > comment !
                            >
                            > - Ce qu'il a dit : « Alain Juppé est très compétent. »
                            > Ce qu'il fallait entendre : De toute manière, ça ne peut pas être pire qu'avec
                            > Mam ! No comment !
                            >
                            > - Ce qu'il a dit : « Je ne connais pas Boris Boillon personnellement. Mais il
                            > gère les choses à sa manière. »
                            > Ce qu'il fallait entendre : J'aimerais beaucoup avoir ses tablettes de chocolat
                            > !¦ Pour le reste, il aurait mieux fait de la fermer ! No comment !
                            >
                            > - Ce qu'il a dit : « Il n'y a pas de compétition entre la diplomatie française
                            > et la diplomatie américaine. Nous avons les mêmes priorités. Nos relations avec
                            > le président Sarkozy sont très franches et très directes. »
                            > Ce qu'il est fallait entendre : La diplomatie française n'existe plus, la
                            > Françafrique, c'est terminé => Eh , Oui , le Président de la R.F l'a déjà
                            > annoncée depuis le début du quinquennat , si les coco ne l'ont pas entendue , on
                            > n'y peut rien . Nicolas Sarkozy nous a bien aidé. Jamais un président français
                            > n'avait été aussi servile. Si c'est vraiment UN membre de l'Ambassade américaine
                            > , il ne sera pas à ce point con et stupide pour penser ainsi .
                            >
                            > - Ce qu'il a dit : « On ne peut pas parler d'ingérence des Etats-Unis. Notre but
                            > est de promouvoir la démocratie. »
                            > Ce qu'il fallait entendre : Les Etats-Unis sont les gendarmes du monde. Notre
                            > but est de nous approprier des ressources qui ne nous appartiennent pas. C'est
                            > ce qu'on appelle la real-politik. Ah bon ! Ce journalo a compris qu' Obama comme
                            > tous les présidents américains , il joue la partie d'échec avec tous les pays du
                            > monde d'abord et avant tout pour eux et pour leurs concitoyens et non pour la
                            > Télé propagande française qui continue à croire qu'Obama est socialiste .
                            >
                            > - Ce qu'il a dit : « Il y a deux méthodes : la carotte et le bâton. En Irak nous
                            > avons décidé de manier le bâton. »
                            >
                            > Ce qu'il fallait entendre : On aurait pu s'arranger si Saddam Hussein nous avait
                            > laissé le contrôle de la manne pétrolière. Il n'a rien voulu entendre. Tant pis
                            > pour lui. Par contre , ici , le journalo n'a rien compris , les amerloques ont
                            > bouté la France hors d'Irak .
                            >
                            > - Ce qu'il a dit : « Moubarak a joué un rôle important dans la stabilité de la
                            > région. Mais le temps était venu pour lui de partir. »
                            > Ce qu'il fallait entendre : C'était notre allié. Mubarak protégeait l'Etat
                            > israélien. Mais on a été obligé de le lâcher. On n'avait plus le choix !
                            > Toujours le beau rôle pour la cavalerie US sauvant les pauvres colons et venant
                            > juste à temps pour tuer les méchants sioux . Merci ! Ils n'avaient sûrement pas
                            > le choix , là non plus .
                            >
                            > - Ce qu'il a dit : « En Libye, toutes les options sont envisageables. On a
                            > rapproché les navires de guerre des côtes. C'est normal, en situation de crise.
                            > »
                            > Ce qu'il fallait entendre : Kadhafi a intérêt à se calmer. Sinon, il va ramasser
                            > ! Le pôvre jounalo , il n'a toujours pas compris que la cavalerie va encore se
                            > payer le pétrole des libyens .
                            >
                            > Conclusion :
                            > Cher Pierre Volo , votre président est élu démocratiquement ,
                            > laisse le travailler , la prochaine fois , ce sera peut être un autre .
                            > Loung Khampha
                            >
                            >
                            >
                            >
                            >
                            >
                            >
                            > "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) Liste de
                            > messages
                            >
                            > Répondre Message #47305 sur 47307 < Préc | Suivant >
                            > L'art du double langage ...
                            >
                            > Le Centre de formation des journalistes a reçu cette semaine à Paris un membre
                            > de l’ambassade américaine, qui, en cette période de crise dans le monde arabe,
                            > a livré une vision très positive de la politique étrangère française. Ce qu’il
                            > a dit et ce qu’il fallait entendre…
                            >
                            >
                            > Ce qu’il a dit : « Michèle Alliot-Marie était une très bonne ministre des
                            > affaires étrangères. Les évènements ont été rapides et imprévus. Et puis
                            > c’était un voyage privé. »
                            >
                            > Ce qu’il fallait entendre : Même un amateur aurait fait mieux. Faire un voyage
                            > en Tunisie en pleine révolution, c’est une faute professionnelle. Il faut être
                            > complètement stupide ou avoir des intérêts personnels à préserver.
                            > Ce qu’il a dit : « Hillary Clinton passe ses vacances dans le Connecticut.
                            > Mais le contexte est différent. »
                            > Ce qu’il fallait entendre : Notre ministre des Affaires étrangères passe
                            > peut-être des vacances pourries, mais au moins elle est toujours en poste.
                            > Ce qu’il a dit : « Alain Juppé est très compétent. »
                            > Ce qu’il fallait entendre : De toute manière, ça ne peut pas être pire
                            > qu’avec Mam…
                            > Ce qu’il a dit : « Je ne connais pas Boris Boillon personnellement. Mais il
                            > gère les choses à sa manière. »
                            > Ce qu’il fallait entendre : J’aimerais beaucoup avoir ses tablettes de
                            > chocolat… Pour le reste, il aurait mieux fait de la fermer !
                            > Ce qu’il a dit : « Il n’y a pas de compétition entre la diplomatie française
                            > et la diplomatie américaine. Nous avons les mêmes priorités. Nos relations avec
                            > le président Sarkozy sont très franches et très directes. »
                            > Ce qu’il est fallait entendre : La diplomatie française n’existe plus, la
                            > Françafrique, c’est terminé. Nicolas Sarkozy nous a bien aidé. Jamais un
                            > président français n’avait été aussi servile.
                            > Ce qu’il a dit : « On ne peut pas parler d’ingérence des Etats-Unis. Notre
                            > but est de promouvoir la démocratie. »
                            > Ce qu’il fallait entendre : Les Etats-Unis sont les gendarmes du monde. Notre
                            > but est de nous approprier des ressources qui ne nous appartiennent pas. C’est
                            > ce qu’on appelle la realpolitik.
                            > Ce qu’il a dit : « Il y a deux méthodes : la carotte et le bâton. En Irak nous
                            > avons décidé de manier le bâton. »
                            > Ce qu’il fallait entendre : On aurait pu s’arranger si Saddam Hussein nous
                            > avait laissé le contrôle de la manne pétrolière. Il n’a rien voulu entendre.
                            > Tant pis pour lui.
                            > Ce qu’il a dit : « Moubarak a joué un rôle important dans la stabilité de la
                            > région. Mais le temps était venu pour lui de partir. »
                            > Ce qu’il fallait entendre : C’était notre allié. Moubarak protégeait
                            > l’Etat israélien. Mais on a été obligé de le lâcher. On n’avait plus le
                            > choix…
                            > Ce qu’il a dit : « En Libye, toutes les options sont envisageables. On a
                            > rapproché les navires de guerre des côtes. C’est normal, en situation de
                            > crise. »
                            > Ce qu’il fallait entendre : Kadhafi a intérêt à se calmer. Sinon, il va
                            > ramasser…
                            >
                            >
                            >
                            > ________________________________
                            > De : loung_khampha <loung_khampha@>
                            > À : laos-fr@
                            > Envoyé le : Sam 5 mars 2011, 12h 15min 44s
                            > Objet : Re : Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                            > (Enfants du Mékong Magazine)
                            >
                            > En voilà quelqu'un qui a quelque chose à dire ,
                            > et il la dit si bien et si justement
                            > que je vais attendre tranquillement
                            > de voir venir pour lire avec délectation
                            > ces nouvelles ( et vraiment nouvelles ,
                            > je vous les garantis )
                            > dans mon fauteuil de retraité .
                            >
                            > Merci Manophone ORIEL
                            >
                            > Loung Khampha
                            >
                            >
                            >
                            > --- Dans laos-fr@, Manophone ORIEL <manophone.oriel@> a écrit :
                            > >
                            > > De l'usages de bons mots.
                            > > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé.
                            > > Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont
                            > > des fuyards opportunistes.
                            > > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec
                            > > enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
                            > > Qui?!
                            > > Pourquoi?!
                            > > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix,
                            > > au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi tout
                            > > le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir.
                            > > Je souris encore.
                            > >
                            > > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être
                            > > économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement
                            > > quand c'est possible.
                            > > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire
                            > > même répréhensible, alors quoi faire.
                            > > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit
                            > > que rien de mal ne leur serait fait.
                            > > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat,
                            > > notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.
                            > >
                            > > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ?
                            > > Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!!
                            > > Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en
                            > > fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste
                            > > avoir le droit de dire "NON".
                            > >
                            > > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes
                            > > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but.
                            > >
                            > > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis
                            > > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
                            > > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des
                            > > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
                            > > Enfin, une opposition quoi.
                            > > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de
                            > > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M.
                            > > Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que
                            > > je ne subisse de représailles?
                            > > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et
                            > > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays
                            > > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
                            > > Après ça? je veux bien discuter.
                            > > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie
                            > > et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement
                            > > se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de
                            > > nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
                            > > Mais ça va venir.
                            > > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne
                            > > devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.
                            >
                            >
                            >
                            >
                            > > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                            > Bonjour Manophon,
                            > > >
                            > > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés
                            > > > pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la
                            > > > suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                            > > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de
                            > > > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui
                            > > > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce
                            > > > moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour
                            > > > fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en
                            > > > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques
                            > > > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                            > > >
                            > > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur
                            > > > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces
                            > > > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                            > > >
                            > > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à
                            > > > l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande
                            > > > différence.
                            > > >
                            > > > Sok di
                            > >
                            >
                            >
                            > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@>
                            > > > a écrit :
                            > > >
                            > > > De: loung_khampha <loung_khampha@>
                            > > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet
                            > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                            > > > À: laos-fr@
                            > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                            > Bonjour Manophone ORIEL ,
                            > > >
                            > > > Woah !
                            > > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                            > > >
                            > > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                            > > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                            > > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                            > > > qu'ils vous ont fait ,"
                            > > >
                            > > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
                            > > >
                            > > > Loung Khampha
                            >
                            >
                            >
                            >
                            > --- Dans laos-fr@, Manophone ORIEL
                            > > > <manophone.oriel@> a écrit :
                            > > > >
                            > > > >
                            > > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                            > > > >
                            > > > > >
                            > > > > > Cher Loung Khampha,
                            > > > > >
                            > > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale
                            > > > sur
                            > > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire
                            > > > justement
                            > > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
                            > > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a
                            > > > toute
                            > > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
                            > > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
                            > > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
                            > > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
                            > > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
                            > > > > > asphixie dans des conteners.
                            > > > > >
                            > > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
                            > > > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
                            > > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
                            > > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent
                            > > > tous
                            > > > > > a atterir en Europe.
                            > > > > >
                            > > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays
                            > > > europeens
                            > > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
                            > > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
                            > > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
                            > > > > > leur pays respectifs.
                            > > > > >
                            > > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et
                            > > > la
                            > > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
                            > > > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
                            > > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en
                            > > > Italie
                            > > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                            > > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                            > > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                            > > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si
                            > > > l'herbe
                            > > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous
                            > > > dites?
                            > > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
                            > > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                            > > > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
                            > > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                            > > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à
                            > > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                            > > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du
                            > > > corps : on
                            > > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et
                            > > > lâcheté.
                            > > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
                            > > > > > traitent de traîtres.
                            > > > > >
                            > > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
                            > > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce
                            > > > choix.
                            > > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
                            > > > > > mes semblables.
                            > > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
                            > > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers
                            > > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                            > > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai
                            > > > honte.
                            > > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
                            > > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au
                            > > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel
                            > > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou
                            > > > dire
                            > > > > > que cela se justifie.
                            > > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                            > > > > >
                            > > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller
                            > > > trouver
                            > > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir
                            > > > fait
                            > > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
                            > > > > > frontières qui s'ouvrent ?
                            > > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-
                            > > > là
                            > > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug
                            > > > et
                            > > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres
                            > > > > > issues que celle-là.
                            > > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi
                            > > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
                            > > > > > jeunes.
                            > > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais
                            > > > ses
                            > > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de
                            > > > l'économie
                            > > > > > et du pouvoir.
                            > > > > >
                            > > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je
                            > > > mesure
                            > > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
                            > > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux,
                            > > > c'était
                            > > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins
                            > > > que
                            > > > > > le coeur.
                            > > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
                            > > > > > voulu". Et c'est vrai.
                            > > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                            > > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie,
                            > > > des
                            > > > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                            > > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne
                            > > > vaut
                            > > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps.
                            > > > L'esprit et
                            > > > > > la conscience.
                            > > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                            > > > > >
                            > > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de
                            > > > rage et
                            > > > > > de colère.
                            > > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à
                            > > > maintenir
                            > > > > > les frontières bien fermés.
                            > > > > > J'en souris d'avance.
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
                            > > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
                            > > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
                            > > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
                            > > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
                            > > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
                            > > > > > travailler ailleurs?
                            > > > > >
                            > > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
                            > > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
                            > > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
                            > > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en
                            > > > legaux et
                            > > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas
                            > > > deja.
                            > > > > >
                            > > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
                            > > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
                            > > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
                            > > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la
                            > > > Malaisie ou
                            > > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                            > > > > >
                            > > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
                            > > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
                            > > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
                            > > > > > pour les aider a leur reintegration.
                            > > > > >
                            > > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
                            > > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
                            > > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
                            > > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
                            > > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
                            > > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
                            > > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
                            > > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
                            > > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
                            > > > > > definitive et durable pour cela?
                            > > > > >
                            > > > > > Sok di
                            > > >
                            >
                            >
                            > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@>
                            > > > > > a écrit :
                            > > > > >
                            > > > > > De: loung khampha <loung_khampha@>
                            > > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays dÃÆ'¢â‚¬â„¢en face" Geoffroy
                            > >Caillet
                            > > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                            > > > > > À: laos-fr@
                            > > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                            > > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                            >
                            >
                            > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                            > >Cher Yong Chanthalangsy ,
                            > > > > >
                            > > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                            > > > > >
                            > > > > > et de prendre le parti de Konekeo
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                            > > > > >
                            > > > > > de vous répondre , excellence ,
                            > > > > >
                            > > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                            > > > > >
                            > > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                            > > > > >
                            > > > > > comme Konekeo ,
                            > > > > >
                            > > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de
                            > > > la
                            > > > > > RDPL ,
                            > > > > >
                            > > > > > depuis bien longtemps ,
                            > > > > >
                            > > > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                            > > > > >
                            > > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                            > > > > >
                            > > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                            > > > > >
                            > > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                            > > > > >
                            > > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                            > > > > >
                            > > > > > et la police Thaï qui les traite
                            > > > > >
                            > > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                            > > > > >
                            > > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                            > > > > >
                            > > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                            > > > > >
                            > > > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                            > > > > >
                            > > > > > pour que plus jamais
                            > > > > >
                            > > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                            > > > > >
                            > > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                            > > > > >
                            > > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                            > > > > >
                            > > > > > ces travailleurs laotiens
                            > > > > >
                            > > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                            > > > > >
                            > > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                            > > > > >
                            > > > > > soit respectés .
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > > Je n'aime pas intervenir
                            > > > > >
                            > > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                            > > > > >
                            > > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                            > > > > >
                            > > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                            > > > > >
                            > > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                            > > > > >
                            > > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                            > > > > >
                            > > > > > des frères de sang et de souffrance ,
                            > > > > >
                            > > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                            > > > > >
                            > > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                            > > > > >
                            > > > > > de plus de mille ans ,
                            > > > > >
                            > > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                            > > > > >
                            > > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                            > > > > >
                            > > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                            > > > > >
                            > > > > > qui caresse la politique de la RDPL
                            > > > > >
                            > > > > > dans le sens des poils de la bête .
                            > >Loung Khampha
                            >
                            >
                            >
                            >
                            > Le pays dÃÆ'¢â‚¬â„¢en face
                            > > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                            > > Le pays dÃÆ'¢â‚¬â„¢en face Liste de messages
                            > > > > > Répondre
                            > > > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                            > > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays
                            > >dÃÆ'ƒÂ¢ÃÆ'¢â€šÂ¬ÃÆ'¢â€žÂ¢en
                            > > > face
                            > Cher Phoui et amis,
                            > > > > >
                            > > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
                            > > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que
                            > > > des
                            > > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
                            > > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet
                            > > > emigration/
                            > > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
                            > > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
                            > > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                            > > > > >
                            > > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a
                            > > > la
                            > > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
                            > > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non
                            > > > pas
                            > > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
                            > > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
                            > > > > > semble?
                            > > > > >
                            > > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
                            > > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
                            > > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial
                            > > > mis a
                            > > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
                            > > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
                            > > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le
                            > > > faut et
                            > > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le
                            > > > cote
                            > > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
                            > > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
                            > > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
                            > > > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                            > > > > >
                            > > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
                            > > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
                            > > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
                            > > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
                            > > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
                            > > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
                            > > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                            > > > > >
                            > > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces
                            > > > braves
                            > > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
                            > > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et
                            > > > d'exploitation
                            > > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
                            > > > > > conscience.
                            > > > > >
                            > > > > > Sok di
                            >
                            >
                            >
                            >
                            > Le pays dÃÆ'¢â‚¬â„¢en face
                            > > > > >
                            > > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                            > De :
                            > > > > > Konekèo <konekeo@>
                            > > > > >
                            > > > > > À : laos-solidarite@;
                            > > > > > laos-fr@
                            > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                            > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
                            > > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et
                            > > > pour
                            > > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                            > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le
                            > > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
                            > > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs
                            > > > sentiments et
                            > > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui
                            > > > sera
                            > > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec
                            > > > les
                            > > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches
                            > > > de
                            > > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
                            > > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
                            > > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens
                            > > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils
                            > > > méritent
                            > > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la
                            > > > dignité.
                            > > > > >
                            > > > > > En regardant le clip vidéo de Tai
                            > >Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1
                            > > > w
                            > > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
                            > , il n'empêche
                            > > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui
                            > > > eux
                            > > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là
                            > > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
                            > > > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
                            > > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
                            > > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir
                            > > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie
                            > > > normale et
                            > > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de
                            > > > > > "à º„ÃÆ' º
                            > >à º‡ÃÆ' »�à ºªà º™ÃÆ' »�à ºªà ºš" sous
                            > > > prétexte de leur dénoncer à la
                            > > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                            > > > > >
                            > > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de
                            > > > "
                            > > > > > à º„ÃÆ' º
                            > >à º‡ÃÆ' »�à ºªà º™ÃÆ' »�à ºªà ºš " les
                            > > > Laotiens de l'époque ont payé car
                            > > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de
                            > > > nos
                            > > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et
                            > > > clandestins
                            > > > > > paient pour quel châtiment ?
                            > > > > >
                            > > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
                            > > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de
                            > > > crocodile
                            > > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-
                            > > > ce
                            > > > > > pas ?
                            > > > > >
                            > > > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au
                            > > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez
                            > > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres
                            > > > prostituées
                            > > > > > laotiennes en Thaïlande.
                            > > > > >
                            > > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
                            > > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène
                            > > > le
                            > > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous
                            > > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers
                            > > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont
                            > > > vendre
                            > > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont
                            > > > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel
                            > > > pour le
                            > > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants
                            > > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                            > > > > >
                            > > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
                            > > > > > larmes ne mÃÆ'¢â‚¬â„¢apporte pas ni la gloire ni la fierté de
                            > > > pouvoir
                            > > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et
                            > > > la
                            > > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues,
                            > > > > > jÃÆ'¢â‚¬â„¢essaie de me cacher pour que personne ne mâ
                            > > > €™aperçoive.
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > > Hak Phèng
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > > From: santypha@
                            > > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                            > > > > > To: laos-solidarite@ ; laos-fr@
                            > > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays dÃÆ'¢â‚¬â„¢en face
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > >
                            > > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
                            > > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est
                            > > > vraiment
                            > > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces
                            > > > laotiens
                            > > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches
                            > > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de
                            > > > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                            > > > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à
                            > > > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
                            > > > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute
                            > > > à
                            > > > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car
                            > > > l'argent
                            > > > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en
                            > > > voient
                            > > > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une
                            > > > constatation , on
                            > > > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
                            > > > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses
                            > > > femmes
                            > > > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
                            > > > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                            > > > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes
                            > > > > > pour notre communauté , le
                            > > > mépris ,l'exploitation ,l'humiliation ,
                            > > > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
                            > > > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de
                            > > > toutes
                            > > > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                            > > > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
                            > > > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou
                            > > > par
                            > > > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme
                            > > > des
                            > > > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon
                            > > > pays
                            > > > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue
                            > > > de
                            > > > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
                            > > > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces
                            > > > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et
                            > > > les
                            > > > > > caméras à la main .
                            > > > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
                            > > > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
                            > > > > > Bonne journée à tous
                            > > > > >
                            > > > > > OS
                            >
                          • yong chanthalangsy
                            Cher Manophone,   Entre ceux (la minorité) qui ont decidé de fuire en avant (ໄປຕາຍດາບໜ້າ) et ceux (majorité écrasante) qui ont
                            Message 13 de 23 , 7 mars 2011
                              Cher Manophone,
                               
                              Entre ceux (la minorité) qui ont decidé de fuire en avant (ໄປຕາຍດາບໜ້າ) et ceux (majorité écrasante) qui ont décidé de rester quelque soit les difficultés et l'incertitude du moment à la suite des évènements de 1975, le Constat est que pour les 1er, la remorce du retour reste encore a faire tandis que les derniers, ils sont de mieux en mieux barrés dans leur propre pays qui n'arrête pas de progresser. Je constate aussi actuellement une vague croissante de candidats au retour pour soit visiter et tater le terrain ou soit pour un retour définitif ert pour de bon.
                               
                              C'est encourageant et réjouissant que de voir ce phénomène se réaliser tout naturellement sans bousculade ni propagande de la part de qui que ce soit. Quoi de plus naturel que de rentrer au pays pour finir ses jours. Je souhaite que ce mouvement s'amplifie et nous, au pays on fera la maximum pour aider ces gens à se sentir à l'aise dans leur décision car on comprend tout à fait les épreuves douloureuses avant que ces gens puissent sauter le pas.
                               
                              Et c'est cela qui compte... Le reste c'est le passé et on peut d'Ore et Déja mettre un point final sur ce chapitre. Bien sur, il reste un nombre minime de revanchards mais ces derniers ne vont pas loin et même si ces derniers viennent à changer d'idée, ils seront à leur tour les Bienvenus au Laos.
                               
                              Sok di

                              n date de : Sam 5.3.11, Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :

                              De: Manophone ORIEL <manophone.oriel@...>
                              Objet: Re: Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                              À: laos-fr@...
                              Date: Samedi 5 mars 2011, 11h14

                               
                              De l'usages de bons mots. 
                              Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé. Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont des fuyards opportunistes. 
                              Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide? 
                              Qui?! 
                              Pourquoi?! 
                              A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix, au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi  tout le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir. 
                              Je souris encore. 

                              Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement quand c'est possible. 
                              Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit,  est mise en cause, voire même répréhensible, alors quoi faire. 
                              Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit que rien de mal ne leur serait fait. 
                              Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat, notables. D'autres sont partis. Et ont survécu. 

                              Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ? Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!! Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con  de vouloir juste avoir le droit de dire "NON". 

                              Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but. 

                              Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé). 
                              Enfin, une opposition quoi. 
                              En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M. Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que je ne subisse de représailles? 
                              Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et  sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles. 
                              Après ça? je veux bien discuter. 
                              Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus. 
                              Mais ça va venir. 
                              Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En  1860, ils ne devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.  

                              Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :


                              Bonjour Manophon,
                               
                              Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                              C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                               
                              J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                               
                              Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande différence.
                               
                              Sok di

                              --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha <loung_khampha@...> a écrit :

                              De: loung_khampha <loung_khampha@...>
                              Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                              À: laos-fr@...
                              Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55

                               

                              Bonjour Manophone ORIEL ,

                              Woah ! 
                              Une vraie littérature sociale , bravo ,

                              Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                              - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                              dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                              qu'ils vous ont fait ,"

                              Attendons de voir la réaction des autres internautes 

                              Loung Khampha 

                              --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL <manophone.oriel@...> a écrit :
                              >
                              > 
                              > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                              > 
                              > >
                              > > Cher Loung Khampha,
                              > >
                              > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale sur 
                              > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire justement 
                              > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes 
                              > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a toute 
                              > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites 
                              > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute 
                              > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que 
                              > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et 
                              > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou 
                              > > asphixie dans des conteners.
                              > >
                              > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du 
                              > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a 
                              > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de 
                              > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent tous 
                              > > a atterir en Europe.
                              > >
                              > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays europeens 
                              > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce 
                              > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles 
                              > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans 
                              > > leur pays respectifs.
                              > >
                              > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et la 
                              > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils 
                              > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee? 
                              > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en Italie 
                              > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                              > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                              > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                              > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si l'herbe 
                              > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous dites?
                              > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce 
                              > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                              > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien, 
                              > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                              > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à 
                              > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                              > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du corps : on 
                              > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et lâcheté. 
                              > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous 
                              > > traitent de traîtres.
                              > >
                              > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune 
                              > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce choix.
                              > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de 
                              > > mes semblables.
                              > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les 
                              > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers 
                              > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                              > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai honte.
                              > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse 
                              > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au 
                              > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel 
                              > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou dire 
                              > > que cela se justifie.
                              > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                              > >
                              > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller trouver 
                              > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir fait 
                              > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des 
                              > > frontières qui s'ouvrent ?
                              > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-là 
                              > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug et 
                              > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres 
                              > > issues que celle-là.
                              > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi 
                              > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent 
                              > > jeunes.
                              > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais ses 
                              > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de l'économie 
                              > > et du pouvoir.
                              > >
                              > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je mesure 
                              > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela 
                              > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux, c'était 
                              > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins que 
                              > > le coeur.
                              > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez 
                              > > voulu". Et c'est vrai.
                              > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                              > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie, des 
                              > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                              > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne vaut 
                              > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps. L'esprit et 
                              > > la conscience.
                              > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                              > >
                              > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de rage et 
                              > > de colère.
                              > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à maintenir 
                              > > les frontières bien fermés.
                              > > J'en souris d'avance.
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la 
                              > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au 
                              > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les 
                              > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de 
                              > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi 
                              > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller 
                              > > travailler ailleurs?
                              > >
                              > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider 
                              > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans 
                              > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons 
                              > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en legaux et 
                              > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas deja.
                              > >
                              > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour 
                              > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la 
                              > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous 
                              > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la Malaisie ou 
                              > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                              > >
                              > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance 
                              > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en 
                              > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal 
                              > > pour les aider a leur reintegration.
                              > >
                              > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour 
                              > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale. 
                              > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration 
                              > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le 
                              > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que 
                              > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont 
                              > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial. 
                              > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins, 
                              > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution 
                              > > definitive et durable pour cela?
                              > >
                              > > Sok di
                              > >
                              > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha <loung_khampha@...> 
                              > > a écrit :
                              > >
                              > > De: loung khampha <loung_khampha@...>
                              > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet 
                              > > (Enfants du Mékong Magazine)
                              > > À: laos-fr@...
                              > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                              > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                              > >
                              > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                              > >
                              > > et de prendre le parti de Konekeo
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                              > >
                              > > de vous répondre , excellence ,
                              > >
                              > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                              > >
                              > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                              > >
                              > > comme Konekeo ,
                              > >
                              > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de la 
                              > > RDPL ,
                              > >
                              > > depuis bien longtemps ,
                              > >
                              > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                              > >
                              > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                              > >
                              > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                              > >
                              > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                              > >
                              > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                              > >
                              > > et la police Thaï qui les traite
                              > >
                              > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                              > >
                              > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                              > >
                              > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                              > >
                              > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                              > >
                              > > pour que plus jamais
                              > >
                              > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                              > >
                              > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                              > >
                              > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                              > >
                              > > ces travailleurs laotiens
                              > >
                              > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                              > >
                              > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                              > >
                              > > soit respectés .
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > Je n'aime pas intervenir
                              > >
                              > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                              > >
                              > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                              > >
                              > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                              > >
                              > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                              > >
                              > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                              > >
                              > > des frères de sang et de souffrance ,
                              > >
                              > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                              > >
                              > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                              > >
                              > > de plus de mille ans ,
                              > >
                              > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                              > >
                              > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                              > >
                              > > et non suivre les invectives des flatteurs
                              > >
                              > > qui caresse la politique de la RDPL
                              > >
                              > > dans le sens des poils de la bête .
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > Loung Khampha
                              > >
                              > >
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                              > >
                              > > Le pays d’en face
                              > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                              > >
                              > >
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                              > >
                              > > Le pays d’en face Liste de messages
                              > > Répondre 
                              > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                              > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                              > >
                              > > Publicité
                              > > Cher Phoui et amis,
                              > >
                              > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce 
                              > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que des 
                              > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que 
                              > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet emigration/ 
                              > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la 
                              > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est 
                              > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                              > >
                              > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a la 
                              > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble, 
                              > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non pas 
                              > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao 
                              > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur 
                              > > semble?
                              > >
                              > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en 
                              > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre 
                              > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial mis a 
                              > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des 
                              > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur 
                              > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le faut et 
                              > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le cote 
                              > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune 
                              > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la 
                              > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a 
                              > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                              > >
                              > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain 
                              > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin 
                              > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger... 
                              > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils 
                              > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de 
                              > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur 
                              > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                              > >
                              > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces braves 
                              > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas 
                              > > victimes de crime organise, de trafficants humain et d'exploitation 
                              > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne 
                              > > conscience.
                              > >
                              > > Sok di
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > Le pays d’en face
                              > >
                              > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                              > >
                              > >
                              > >
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                              > >
                              > >
                              > >
                              > > De : 
                              > > Konekèo <konekeo@...>
                              > >
                              > > À : laos-solidarite@...;
                              > > laos-fr@... 
                              > >
                              > >
                              > > 
                              > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                              > >
                              > >
                              > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers 
                              > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et pour 
                              > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                              > >
                              > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le 
                              > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs 
                              > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs sentiments et 
                              > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui sera 
                              > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec les 
                              > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches de 
                              > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de 
                              > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus 
                              > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens 
                              > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils méritent 
                              > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la dignité.
                              > >
                              > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1w 
                              > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep 
                              > > "ຈາàº�ບ້ານນາàº"້ວàº�ຮັàº�", il n'empêche 
                              > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui eux 
                              > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là 
                              > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas 
                              > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers 
                              > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus 
                              > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir 
                              > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie normale et 
                              > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de 
                              > > "ຄຠງà»�ສນà»�ສບ" sous prétexte de leur dénoncer à la 
                              > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                              > >
                              > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de " 
                              > > ຄຠງà»�ສນà»�ສບ " les Laotiens de l'époque ont payé car 
                              > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de nos 
                              > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et clandestins 
                              > > paient pour quel châtiment ?
                              > >
                              > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les 
                              > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de crocodile 
                              > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-ce 
                              > > pas ?
                              > >
                              > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au 
                              > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez 
                              > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres prostituées 
                              > > laotiennes en Thaïlande.
                              > >
                              > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la 
                              > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène le 
                              > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous 
                              > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers 
                              > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont vendre 
                              > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont 
                              > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel pour le 
                              > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants 
                              > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                              > >
                              > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes 
                              > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de pouvoir 
                              > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et la 
                              > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues, 
                              > > j’essaie de me cacher pour que personne ne m’aperçoive.
                              > >
                              > >
                              > > Hak Phèng
                              > >
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > From: santypha@...
                              > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                              > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                              > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un 
                              > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est vraiment 
                              > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces laotiens 
                              > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches 
                              > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de 
                              > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                              > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à 
                              > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre 
                              > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute à 
                              > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car l'argent 
                              > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en voient 
                              > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une constatation , on 
                              > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la 
                              > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses femmes 
                              > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une 
                              > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                              > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes 
                              > > pour notre communauté , le mépris ,l'exploitation ,l'humiliation , 
                              > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces 
                              > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de toutes 
                              > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                              > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne 
                              > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou par 
                              > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme des 
                              > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon pays 
                              > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue de 
                              > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane 
                              > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces 
                              > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et les 
                              > > caméras à la main .
                              > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des 
                              > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
                              > > Bonne journée à tous
                              > >
                              > > OS
                              > >
                              > >
                              > > De : Phoui <phoui@...>
                              > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay <Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes. 
                              > > fr>
                              > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                              > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                              > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                              > >
                              > >
                              > >
                              > > Le pays d’en face
                              > >
                              > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                              > >
                              > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la Thaïlande fait 
                              > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans sans 
                              > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants 
                              > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                              > >
                              > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être entendu par des 
                              > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la dérobée 
                              > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq enfants. 
                              > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il timidement.
                              > >
                              > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du mal à se 
                              > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol terreux, ses 
                              > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a pas 
                              > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes qu’il a 
                              > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsqu’il 
                              > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin absent, la 
                              > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos pour tenter 
                              > > sa chance en Thaïlande.
                              > >
                              > > Partir dès 14 ans
                              > >
                              > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une 
                              > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â€" à 
                              > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng, dans 
                              > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au 
                              > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient franchi 
                              > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un atelier de 
                              > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que 
                              > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour 
                              > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui n’a pas vu 
                              > > les siens depuis près d’un an.
                              > >
                              > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est rendu en 
                              > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui aussi y 
                              > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir 
                              > > emploi et faux papiers.
                              > >
                              > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes qui servent 
                              > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du matin, 
                              > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs qui 
                              > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts, 
                              > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
                              > >
                              > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas au 
                              > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection, saisonniers 
                              > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale frontalière â€" 
                              > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et maçons 
                              > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50 
                              > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                              > >
                              > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se 
                              > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une d’elles qu’il 
                              > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses 
                              > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000 bahts 
                              > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux qu’il peut 
                              > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine 
                              > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93 euros). En 
                              > > Thaïlande, c’est jusqu’à 9 700 bahts (241 euros) mensuels 
                              > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son départ.
                              > >
                              > > À la merci d’une expulsion
                              > >
                              > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve pas 
                              > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de 
                              > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de surfaces 
                              > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence complète de 
                              > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans un pays 
                              > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil 
                              > > national de pauvreté.
                              > >
                              > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et la 
                              > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous 
                              > > les espoirs.
                              > >
                              > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne souvent 
                              > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh, qui doit 
                              > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400 
                              > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié ses 
                              > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa 
                              > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait, 
                              > > l’entraide va de soi.
                              > >
                              > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve. "Beaucoup de 
                              > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à Tha 
                              > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans 
                              > > parents, ou les parents sans enfants…"
                              > >
                              > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de comprendre la 
                              > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la 
                              > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt 
                              > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi- 
                              > > clandestinité les met constamment à la merci d’une expulsion par 
                              > > la police thaïlandaise.
                              > >
                              > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention 
                              > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez nombreux. Puis on les 
                              > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200 
                              > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                              > >
                              > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
                              > >
                              > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt terminée. Cette 
                              > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son 
                              > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000 
                              > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra travailler 
                              > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité des 
                              > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme n’importe quel 
                              > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture sociale.
                              > >
                              > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. D’ici deux 
                              > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la 
                              > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une 
                              > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens. 
                              > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses compatriotes, 
                              > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte qu’il 
                              > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                              > >
                              > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est 
                              > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo. Grâce 
                              > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts gagnés 
                              > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les siens 
                              > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici deux 
                              > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais rester mais je 
                              > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière d’excuse à 
                              > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre. Pourtant, il 
                              > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                              > >
                              > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
                              > >
                              > >
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                            • suryaspv
                              Personnellement, quand je rentrerai au Laos, ce sera en portant ce drapeau ! [170] ... (ໄປຕາຍຠາບໜ້າ)
                              Message 14 de 23 , 7 mars 2011
                                Personnellement, quand je rentrerai au Laos, ce sera en portant ce drapeau !

                                170





                                --- Dans laos-fr@..., yong chanthalangsy <ychanthalangsy@...> a écrit :
                                >
                                > Cher Manophone,
                                >  
                                > Entre ceux (la minorité) qui ont decidé de fuire en avant (ໄປຕາຍàº"າບໜ້າ) et ceux (majorité écrasante) qui ont décidé de rester quelque soit les difficultés et l'incertitude du moment à la suite des évènements de 1975, le Constat est que pour les 1er, la remorce du retour reste encore a faire tandis que les derniers, ils sont de mieux en mieux barrés dans leur propre pays qui n'arrête pas de progresser. Je constate aussi actuellement une vague croissante de candidats au retour pour soit visiter et tater le terrain ou soit pour un retour définitif ert pour de bon.
                                >  
                                > C'est encourageant et réjouissant que de voir ce phénomène se réaliser tout naturellement sans bousculade ni propagande de la part de qui que ce soit. Quoi de plus naturel que de rentrer au pays pour finir ses jours. Je souhaite que ce mouvement s'amplifie et nous, au pays on fera la maximum pour aider ces gens à se sentir à l'aise dans leur décision car on comprend tout à fait les épreuves douloureuses avant que ces gens puissent sauter le pas.
                                >  
                                > Et c'est cela qui compte... Le reste c'est le passé et on peut d'Ore et Déja mettre un point final sur ce chapitre. Bien sur, il reste un nombre minime de revanchards mais ces derniers ne vont pas loin et même si ces derniers viennent à changer d'idée, ils seront à leur tour les Bienvenus au Laos.
                                >  
                                > Sok di
                                >
                                > n date de : Sam 5.3.11, Manophone ORIEL manophone.oriel@... a écrit :
                                >
                                >
                                > De: Manophone ORIEL manophone.oriel@...
                                > Objet: Re: Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                                > À: laos-fr@...
                                > Date: Samedi 5 mars 2011, 11h14
                                >
                                >
                                >  
                                >
                                >
                                >
                                > De l'usages de bons mots. 
                                > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé. Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont des fuyards opportunistes. 
                                > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide? 
                                > Qui?! 
                                > Pourquoi?! 
                                > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix, au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi  tout le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir. 
                                > Je souris encore. 
                                >
                                >
                                > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement quand c'est possible. 
                                > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit,  est mise en cause, voire même répréhensible, alors quoi faire. 
                                >
                                > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit que rien de mal ne leur serait fait. 
                                > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat, notables. D'autres sont partis. Et ont survécu. 
                                >
                                >
                                > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ? Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!! Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con  de vouloir juste avoir le droit de dire "NON". 
                                >
                                >
                                > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but. 
                                >
                                >
                                > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé). 
                                > Enfin, une opposition quoi. 
                                > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M. Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que je ne subisse de représailles? 
                                > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et  sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles. 
                                > Après ça? je veux bien discuter. 
                                > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus. 
                                > Mais ça va venir. 
                                > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En  1860, ils ne devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.  
                                >
                                >
                                >
                                > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                                >
                                >
                                >
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                                >
                                > Bonjour Manophon,
                                >  
                                > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                                >
                                > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                                >  
                                > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                                >  
                                > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande différence.
                                >  
                                > Sok di
                                >
                                > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha loung_khampha@... a écrit :
                                >
                                >
                                > De: loung_khampha loung_khampha@...
                                > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                                > À: laos-fr@...
                                > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                                >
                                >
                                >  
                                >
                                >
                                > Bonjour Manophone ORIEL ,
                                >
                                > Woah ! 
                                > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                                >
                                > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                                > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                                > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                                > qu'ils vous ont fait ,"
                                >
                                > Attendons de voir la réaction des autres internautes 
                                >
                                > Loung Khampha 
                                >
                                > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL manophone.oriel@ a écrit :
                                > >
                                > > 
                                > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                                > > 
                                > > >
                                > > > Cher Loung Khampha,
                                > > >
                                > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale sur 
                                > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire justement 
                                > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes 
                                > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a toute 
                                > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites 
                                > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute 
                                > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que 
                                > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et 
                                > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou 
                                > > > asphixie dans des conteners.
                                > > >
                                > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du 
                                > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a 
                                > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de 
                                > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent tous 
                                > > > a atterir en Europe.
                                > > >
                                > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays europeens 
                                > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce 
                                > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles 
                                > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans 
                                > > > leur pays respectifs.
                                > > >
                                > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et la 
                                > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils 
                                > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee? 
                                > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en Italie 
                                > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                                > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                                > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                                > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si l'herbe 
                                > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous dites?
                                > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce 
                                > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                                > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien, 
                                > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                                > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à 
                                > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                                > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du corps : on 
                                > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et lâcheté. 
                                > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous 
                                > > > traitent de traîtres.
                                > > >
                                > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune 
                                > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce choix.
                                > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de 
                                > > > mes semblables.
                                > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les 
                                > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers 
                                > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                                > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai honte.
                                > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse 
                                > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au 
                                > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel 
                                > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou dire 
                                > > > que cela se justifie.
                                > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                                > > >
                                > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller trouver 
                                > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir fait 
                                > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des 
                                > > > frontières qui s'ouvrent ?
                                > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-là 
                                > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug et 
                                > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres 
                                > > > issues que celle-là.
                                > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi 
                                > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent 
                                > > > jeunes.
                                > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais ses 
                                > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de l'économie 
                                > > > et du pouvoir.
                                > > >
                                > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je mesure 
                                > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela 
                                > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux, c'était 
                                > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins que 
                                > > > le coeur.
                                > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez 
                                > > > voulu". Et c'est vrai.
                                > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                                > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie, des 
                                > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                                > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne vaut 
                                > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps. L'esprit et 
                                > > > la conscience.
                                > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                                > > >
                                > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de rage et 
                                > > > de colère.
                                > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à maintenir 
                                > > > les frontières bien fermés.
                                > > > J'en souris d'avance.
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la 
                                > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au 
                                > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les 
                                > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de 
                                > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi 
                                > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller 
                                > > > travailler ailleurs?
                                > > >
                                > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider 
                                > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans 
                                > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons 
                                > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en legaux et 
                                > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas deja.
                                > > >
                                > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour 
                                > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la 
                                > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous 
                                > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la Malaisie ou 
                                > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                                > > >
                                > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance 
                                > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en 
                                > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal 
                                > > > pour les aider a leur reintegration.
                                > > >
                                > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour 
                                > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale. 
                                > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration 
                                > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le 
                                > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que 
                                > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont 
                                > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial. 
                                > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins, 
                                > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution 
                                > > > definitive et durable pour cela?
                                > > >
                                > > > Sok di
                                > > >
                                > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha loung_khampha@ 
                                > > > a écrit :
                                > > >
                                > > > De: loung khampha loung_khampha@
                                > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet 
                                > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                                > > > À: laos-fr@...
                                > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                                > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                                > > >
                                > > >
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                                > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                                > > >
                                > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                                > > >
                                > > > et de prendre le parti de Konekeo
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                                > > >
                                > > > de vous répondre , excellence ,
                                > > >
                                > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                                > > >
                                > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                                > > >
                                > > > comme Konekeo ,
                                > > >
                                > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de la 
                                > > > RDPL ,
                                > > >
                                > > > depuis bien longtemps ,
                                > > >
                                > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                                > > >
                                > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                                > > >
                                > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                                > > >
                                > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                                > > >
                                > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                                > > >
                                > > > et la police Thaï qui les traite
                                > > >
                                > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                                > > >
                                > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                                > > >
                                > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                                > > >
                                > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                                > > >
                                > > > pour que plus jamais
                                > > >
                                > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                                > > >
                                > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                                > > >
                                > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                                > > >
                                > > > ces travailleurs laotiens
                                > > >
                                > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                                > > >
                                > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                                > > >
                                > > > soit respectés .
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > Je n'aime pas intervenir
                                > > >
                                > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                                > > >
                                > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                                > > >
                                > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                                > > >
                                > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                                > > >
                                > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                                > > >
                                > > > des frères de sang et de souffrance ,
                                > > >
                                > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                                > > >
                                > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                                > > >
                                > > > de plus de mille ans ,
                                > > >
                                > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                                > > >
                                > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                                > > >
                                > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                                > > >
                                > > > qui caresse la politique de la RDPL
                                > > >
                                > > > dans le sens des poils de la bête .
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > Loung Khampha
                                > > >
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                                > > > Le pays d’en face
                                > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                                > > >
                                > > >
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                                > > > Le pays d’en face Liste de messages
                                > > > Répondre 
                                > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                                > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                > > >
                                > > > Publicité
                                > > > Cher Phoui et amis,
                                > > >
                                > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce 
                                > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que des 
                                > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que 
                                > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet emigration/ 
                                > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la 
                                > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est 
                                > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                                > > >
                                > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a la 
                                > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble, 
                                > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non pas 
                                > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao 
                                > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur 
                                > > > semble?
                                > > >
                                > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en 
                                > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre 
                                > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial mis a 
                                > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des 
                                > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur 
                                > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le faut et 
                                > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le cote 
                                > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune 
                                > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la 
                                > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a 
                                > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                                > > >
                                > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain 
                                > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin 
                                > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger... 
                                > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils 
                                > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de 
                                > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur 
                                > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                                > > >
                                > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces braves 
                                > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas 
                                > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et d'exploitation 
                                > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne 
                                > > > conscience.
                                > > >
                                > > > Sok di
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > >
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                                > > > Le pays d’en face
                                > > >
                                > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
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                                > > > De : 
                                > > > Konekèo konekeo@
                                > > >
                                > > > À : laos-solidarite@...;
                                > > > laos-fr@... 
                                > > >
                                > > >
                                > > > 
                                > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                                > > >
                                > > >
                                > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers 
                                > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et pour 
                                > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                                > > >
                                > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le 
                                > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs 
                                > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs sentiments et 
                                > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui sera 
                                > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec les 
                                > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches de 
                                > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de 
                                > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus 
                                > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens 
                                > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils méritent 
                                > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la dignité.
                                > > >
                                > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1w 
                                > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep 
                                > > > "ຈາàº�ບ້ານນາàº"້ວ�ຮັ�", il n'empêche 
                                > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui eux 
                                > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là 
                                > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas 
                                > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers 
                                > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus 
                                > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir 
                                > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie normale et 
                                > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de 
                                > > > "ຄຠງ�ສນ�ສບ" sous prétexte de leur dénoncer à la 
                                > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                                > > >
                                > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de " 
                                > > > ຄຠງ�ສນ�ສບ " les Laotiens de l'époque ont payé car 
                                > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de nos 
                                > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et clandestins 
                                > > > paient pour quel châtiment ?
                                > > >
                                > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les 
                                > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de crocodile 
                                > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-ce 
                                > > > pas ?
                                > > >
                                > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au 
                                > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez 
                                > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres prostituées 
                                > > > laotiennes en Thaïlande.
                                > > >
                                > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la 
                                > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène le 
                                > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous 
                                > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers 
                                > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont vendre 
                                > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont 
                                > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel pour le 
                                > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants 
                                > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                                > > >
                                > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes 
                                > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de pouvoir 
                                > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et la 
                                > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues, 
                                > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne m’aperçoive.
                                > > >
                                > > >
                                > > > Hak Phèng
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > From: santypha@
                                > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                                > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                                > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un 
                                > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est vraiment 
                                > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces laotiens 
                                > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches 
                                > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de 
                                > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                                > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à 
                                > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre 
                                > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute à 
                                > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car l'argent 
                                > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en voient 
                                > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une constatation , on 
                                > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la 
                                > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses femmes 
                                > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une 
                                > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                                > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes 
                                > > > pour notre communauté , le mépris ,l'exploitation ,l'humiliation , 
                                > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces 
                                > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de toutes 
                                > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                                > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne 
                                > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou par 
                                > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme des 
                                > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon pays 
                                > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue de 
                                > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane 
                                > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces 
                                > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et les 
                                > > > caméras à la main .
                                > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des 
                                > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
                                > > > Bonne journée à tous
                                > > >
                                > > > OS
                                > > >
                                > > >
                                > > > De : Phoui phoui@
                                > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes. 
                                > > > fr>
                                > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                                > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                                > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                > > >
                                > > >
                                > > >
                                > > > Le pays d’en face
                                > > >
                                > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                                > > >
                                > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la Thaïlande fait 
                                > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans sans 
                                > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants 
                                > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                                > > >
                                > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être entendu par des 
                                > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la dérobée 
                                > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq enfants. 
                                > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il timidement.
                                > > >
                                > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du mal à se 
                                > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol terreux, ses 
                                > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a pas 
                                > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes qu’il a 
                                > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsqu’il 
                                > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin absent, la 
                                > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos pour tenter 
                                > > > sa chance en Thaïlande.
                                > > >
                                > > > Partir dès 14 ans
                                > > >
                                > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une 
                                > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â€" à 
                                > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng, dans 
                                > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au 
                                > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient franchi 
                                > > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un atelier de 
                                > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que 
                                > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour 
                                > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui n’a pas vu 
                                > > > les siens depuis près d’un an.
                                > > >
                                > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est rendu en 
                                > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui aussi y 
                                > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir 
                                > > > emploi et faux papiers.
                                > > >
                                > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes qui servent 
                                > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du matin, 
                                > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs qui 
                                > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts, 
                                > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
                                > > >
                                > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas au 
                                > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection, saisonniers 
                                > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale frontalière â€" 
                                > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et maçons 
                                > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50 
                                > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                                > > >
                                > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se 
                                > > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une d’elles qu’il 
                                > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses 
                                > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000 bahts 
                                > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux qu’il peut 
                                > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine 
                                > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93 euros). En 
                                > > > Thaïlande, c’est jusqu’à 9 700 bahts (241 euros) mensuels 
                                > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son départ.
                                > > >
                                > > > À la merci d’une expulsion
                                > > >
                                > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve pas 
                                > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de 
                                > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de surfaces 
                                > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence complète de 
                                > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans un pays 
                                > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil 
                                > > > national de pauvreté.
                                > > >
                                > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et la 
                                > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous 
                                > > > les espoirs.
                                > > >
                                > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne souvent 
                                > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh, qui doit 
                                > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400 
                                > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié ses 
                                > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa 
                                > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait, 
                                > > > l’entraide va de soi.
                                > > >
                                > > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve. "Beaucoup de 
                                > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à Tha 
                                > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans 
                                > > > parents, ou les parents sans enfants…"
                                > > >
                                > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de comprendre la 
                                > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la 
                                > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt 
                                > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi- 
                                > > > clandestinité les met constamment à la merci d’une expulsion par 
                                > > > la police thaïlandaise.
                                > > >
                                > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention 
                                > > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez nombreux. Puis on les 
                                > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200 
                                > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                                > > >
                                > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
                                > > >
                                > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt terminée. Cette 
                                > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son 
                                > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000 
                                > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra travailler 
                                > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité des 
                                > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme n’importe quel 
                                > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture sociale.
                                > > >
                                > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. D’ici deux 
                                > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la 
                                > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une 
                                > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens. 
                                > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses compatriotes, 
                                > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte qu’il 
                                > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                                > > >
                                > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est 
                                > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo. Grâce 
                                > > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts gagnés 
                                > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les siens 
                                > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici deux 
                                > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais rester mais je 
                                > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière d’excuse à 
                                > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre. Pourtant, il 
                                > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                                > > >
                                > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
                                > > >
                                > > >
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                              • Fabrice Mignot
                                Bonjour cher Yong Chanthalangsy, Il faudrait surtout que le Laos rétablisse la possibilité de double nationalité, comme la majorité des pays ayant
                                Message 15 de 23 , 9 mars 2011
                                  Bonjour cher Yong Chanthalangsy,

                                  Il faudrait surtout que le Laos rétablisse la possibilité de double nationalité, comme la majorité des pays ayant conservé des liens de sang avec la France.

                                  J'ai un ami de Djibouti, dont la femme et les enfants sont rentrés au pays. Ils n'ont aucun problème pour circuler et utiliser le passeport de la nationalité
                                  nécessaire, comme le passeport français pour entrer en France (vous savez qu'il est difficile d'y entrer maintenant) et le passeport djiboutien pour vivre
                                  tranquille à Djibouti et circuler dans la région (Yémen, Ethiopie, etc.). Ses enfants pourront rentrer en France pour suivre des études universitaires, y
                                  travailler ou non, revenir tranquillement voir leur famille en France (quasi-impossible pour les majeurs sans nationalité française), etc.

                                  Le Laos n'aurait que des avantages à faciliter les liens entre les humains de nos deux pays cousins, et sur le fond, je ne pense pas que votre régime
                                  politique bien établi (qui va fournir les cadres de l'Etat et des services publics ? Sûrement pas la diaspora) soit menacé par la double nationalité (le
                                  communisme de guerre est bien fini, et les Français ne risquent pas de coloniser le Laos à nouveau).

                                  Bien cordialement

                                  Fabrice


                                  > Message du 07/03/11 18:06
                                  > De : "yong chanthalangsy"
                                  > A : laos-fr@...
                                  > Copie à :
                                  > Objet : Re: Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                                  >
                                  > Cher Manophone,
                                  >  
                                  > Entre ceux (la minorité) qui ont decidé de fuire en avant (ໄປຕາຍດາບໜ້າ) et ceux (majorité écrasante) qui ont décidé de rester quelque soit les difficultés
                                  et l'incertitude du moment à la suite des évènements de 1975, le Constat est que pour les 1er, la remorce du retour reste encore a faire tandis que les
                                  derniers, ils sont de mieux en mieux barrés dans leur propre pays qui n'arrête pas de progresser. Je constate aussi actuellement une vague croissante de
                                  candidats au retour pour soit visiter et tater le terrain ou soit pour un retour définitif ert pour de bon.
                                  >  
                                  > C'est encourageant et réjouissant que de voir ce phénomène se réaliser tout naturellement sans bousculade ni propagande de la part de qui que ce soit.
                                  Quoi de plus naturel que de rentrer au pays pour finir ses jours. Je souhaite que ce mouvement s'amplifie et nous, au pays on fera la maximum pour aider
                                  ces gens à se sentir à l'aise dans leur décision car on comprend tout à fait les épreuves douloureuses avant que ces gens puissent sauter le pas.
                                  >  
                                  > Et c'est cela qui compte... Le reste c'est le passé et on peut d'Ore et Déja mettre un point final sur ce chapitre. Bien sur, il reste un nombre minime de
                                  revanchards mais ces derniers ne vont pas loin et même si ces derniers viennent à changer d'idée, ils seront à leur tour les Bienvenus au Laos.
                                  >  
                                  > Sok di
                                  >
                                  > n date de : Sam 5.3.11, Manophone ORIEL a écrit :
                                  >
                                  >
                                  > De: Manophone ORIEL
                                  > Objet: Re: Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                                  > À: laos-fr@...
                                  > Date: Samedi 5 mars 2011, 11h14
                                  >
                                  >
                                  >  
                                  >
                                  >
                                  >
                                  > De l'usages de bons mots. 
                                  > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime renversé. Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est dit : ce sont des fuyards
                                  opportunistes. 
                                  > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie, avec enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide? 
                                  > Qui?! 
                                  > Pourquoi?! 
                                  > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce choix, au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière moi  tout le fruit de mon
                                  labeur. C'est de fait la chose à faire. Fuir. 
                                  > Je souris encore. 
                                  >
                                  >
                                  > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être économique et sociale, la sécurité dans son foyer, l'enrichissement quand c'est possible. 
                                  > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit,  est mise en cause, voire même répréhensible, alors quoi faire. 
                                  >
                                  > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a dit que rien de mal ne leur serait fait. 
                                  > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin, avocat, notables. D'autres sont partis. Et ont survécu. 
                                  >
                                  >
                                  > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer d'air ? Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!! Politique!!! Pas économique. Ils
                                  ont perdu plus qu'ils n'ont gagné en fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con  de vouloir juste avoir le droit de dire "NON". 
                                  >
                                  >
                                  > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le même but. 
                                  >
                                  >
                                  > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
                                  (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé). 
                                  > Enfin, une opposition quoi. 
                                  > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M. Bayrou, M. Dupont-Aignan, M.
                                  Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans évidemment que je ne subisse de représailles? 
                                  > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et  sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays occidentaux ont mis en
                                  oeuvre depuis des siècles. 
                                  > Après ça? je veux bien discuter. 
                                  > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en Tunisie et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le mouvement se déplace
                                  lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont plutôt de nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus. 
                                  > Mais ça va venir. 
                                  > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En  1860, ils ne devaient pas être nombreux à envisager cette idée. Inconcevable.  
                                  >
                                  >
                                  >
                                  > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                                  >
                                  >
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                                  >
                                  > Bonjour Manophon,
                                  >  
                                  > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont optés pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le pays à la suite du soulèvement
                                  populaire au Laos en 1975.
                                  >
                                  > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui s'entassent chaque
                                  jour d'avantage sur les quai italiens en ce moment. Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour fuire. Personne ne les a chassé ni les réprimer ni
                                  au Laos ni en Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                                  >  
                                  > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces gens la n'ont jamais
                                  travaillé au Laos.
                                  >  
                                  > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler à l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la grande différence.
                                  >  
                                  > Sok di
                                  >
                                  > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha  a écrit :
                                  >
                                  >
                                  > De: loung_khampha
                                  > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                                  > À: laos-fr@...
                                  > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                                  >
                                  >
                                  >  
                                  >
                                  >
                                  > Bonjour Manophone ORIEL ,
                                  >
                                  > Woah ! 
                                  > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                                  >
                                  > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                                  > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois vous
                                  > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                                  > qu'ils vous ont fait ,"
                                  >
                                  > Attendons de voir la réaction des autres internautes 
                                  >
                                  > Loung Khampha 
                                  >
                                  > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL a écrit :
                                  > >
                                  > > 
                                  > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                                  > > 
                                  > > >
                                  > > > Cher Loung Khampha,
                                  > > >
                                  > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale sur 
                                  > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire justement 
                                  > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes 
                                  > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a toute 
                                  > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites 
                                  > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute 
                                  > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que 
                                  > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et 
                                  > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou 
                                  > > > asphixie dans des conteners.
                                  > > >
                                  > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du 
                                  > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a 
                                  > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de 
                                  > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent tous 
                                  > > > a atterir en Europe.
                                  > > >
                                  > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays europeens 
                                  > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce 
                                  > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles 
                                  > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans 
                                  > > > leur pays respectifs.
                                  > > >
                                  > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et la 
                                  > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils 
                                  > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee? 
                                  > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en Italie 
                                  > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                                  > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                                  > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                                  > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si l'herbe 
                                  > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous dites?
                                  > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce 
                                  > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                                  > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien, 
                                  > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                                  > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite à 
                                  > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                                  > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du corps : on 
                                  > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et lâcheté. 
                                  > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous 
                                  > > > traitent de traîtres.
                                  > > >
                                  > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune 
                                  > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce choix.
                                  > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de 
                                  > > > mes semblables.
                                  > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les 
                                  > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe 1 vers 
                                  > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                                  > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai honte.
                                  > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse 
                                  > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule au 
                                  > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir à quel 
                                  > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou dire 
                                  > > > que cela se justifie.
                                  > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                                  > > >
                                  > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller trouver 
                                  > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir fait 
                                  > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des 
                                  > > > frontières qui s'ouvrent ?
                                  > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent, ceux-là 
                                  > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug et 
                                  > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas d'autres 
                                  > > > issues que celle-là.
                                  > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs, parmi 
                                  > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent 
                                  > > > jeunes.
                                  > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais ses 
                                  > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de l'économie 
                                  > > > et du pouvoir.
                                  > > >
                                  > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je mesure 
                                  > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela 
                                  > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux, c'était 
                                  > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins que 
                                  > > > le coeur.
                                  > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez 
                                  > > > voulu". Et c'est vrai.
                                  > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                                  > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la vie, des 
                                  > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                                  > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle ne vaut 
                                  > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps. L'esprit et 
                                  > > > la conscience.
                                  > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au ventre.
                                  > > >
                                  > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde de rage et 
                                  > > > de colère.
                                  > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à maintenir 
                                  > > > les frontières bien fermés.
                                  > > > J'en souris d'avance.
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la 
                                  > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au 
                                  > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les 
                                  > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de 
                                  > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi 
                                  > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller 
                                  > > > travailler ailleurs?
                                  > > >
                                  > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider 
                                  > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans 
                                  > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons 
                                  > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en legaux et 
                                  > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas deja.
                                  > > >
                                  > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour 
                                  > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la 
                                  > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous 
                                  > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la Malaisie ou 
                                  > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                                  > > >
                                  > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance 
                                  > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en 
                                  > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal 
                                  > > > pour les aider a leur reintegration.
                                  > > >
                                  > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour 
                                  > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale. 
                                  > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration 
                                  > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le 
                                  > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que 
                                  > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont 
                                  > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial. 
                                  > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins, 
                                  > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution 
                                  > > > definitive et durable pour cela?
                                  > > >
                                  > > > Sok di
                                  > > >
                                  > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha  
                                  > > > a écrit :
                                  > > >
                                  > > > De: loung khampha
                                  > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy Caillet 
                                  > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                                  > > > À: laos-fr@...
                                  > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                                  > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                                  > > >
                                  > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                                  > > >
                                  > > > et de prendre le parti de Konekeo
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très embarrassé
                                  > > >
                                  > > > de vous répondre , excellence ,
                                  > > >
                                  > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                                  > > >
                                  > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                                  > > >
                                  > > > comme Konekeo ,
                                  > > >
                                  > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités de la 
                                  > > > RDPL ,
                                  > > >
                                  > > > depuis bien longtemps ,
                                  > > >
                                  > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                                  > > >
                                  > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                                  > > >
                                  > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                                  > > >
                                  > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                                  > > >
                                  > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                                  > > >
                                  > > > et la police Thaï qui les traite
                                  > > >
                                  > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                                  > > >
                                  > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                                  > > >
                                  > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                                  > > >
                                  > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                                  > > >
                                  > > > pour que plus jamais
                                  > > >
                                  > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                                  > > >
                                  > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                                  > > >
                                  > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                                  > > >
                                  > > > ces travailleurs laotiens
                                  > > >
                                  > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                                  > > >
                                  > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                                  > > >
                                  > > > soit respectés .
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > Je n'aime pas intervenir
                                  > > >
                                  > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                                  > > >
                                  > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                                  > > >
                                  > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                                  > > >
                                  > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes humaines
                                  > > >
                                  > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                                  > > >
                                  > > > des frères de sang et de souffrance ,
                                  > > >
                                  > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                                  > > >
                                  > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                                  > > >
                                  > > > de plus de mille ans ,
                                  > > >
                                  > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                                  > > >
                                  > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                                  > > >
                                  > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                                  > > >
                                  > > > qui caresse la politique de la RDPL
                                  > > >
                                  > > > dans le sens des poils de la bête .
                                  > > >
                                  > > >
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                                  > > > Loung Khampha
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                                  > > > Le pays d’en face
                                  > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
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                                  > > > Le pays d’en face Liste de messages
                                  > > > Répondre 
                                  > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                                  > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                  > > >
                                  > > > Publicité
                                  > > > Cher Phoui et amis,
                                  > > >
                                  > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce 
                                  > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que des 
                                  > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que 
                                  > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet emigration/ 
                                  > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la 
                                  > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est 
                                  > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                                  > > >
                                  > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a la 
                                  > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble, 
                                  > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non pas 
                                  > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao 
                                  > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur 
                                  > > > semble?
                                  > > >
                                  > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en 
                                  > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre 
                                  > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial mis a 
                                  > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des 
                                  > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur 
                                  > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le faut et 
                                  > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le cote 
                                  > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune 
                                  > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la 
                                  > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a 
                                  > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                                  > > >
                                  > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain 
                                  > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin 
                                  > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger... 
                                  > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils 
                                  > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de 
                                  > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur 
                                  > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                                  > > >
                                  > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces braves 
                                  > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas 
                                  > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et d'exploitation 
                                  > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne 
                                  > > > conscience.
                                  > > >
                                  > > > Sok di
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
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                                  > > > Le pays d’en face
                                  > > >
                                  > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
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                                  > > > De : 
                                  > > > Konekèo
                                  > > >
                                  > > > À : laos-solidarite@...;
                                  > > > laos-fr@... 
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > 
                                  > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers 
                                  > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et pour 
                                  > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                                  > > >
                                  > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion sur le 
                                  > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs 
                                  > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs sentiments et 
                                  > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui sera 
                                  > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande. Avec les 
                                  > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les tâches de 
                                  > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de 
                                  > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus 
                                  > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres Laotiens 
                                  > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils méritent 
                                  > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la dignité.
                                  > > >
                                  > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1w%c2%a0
                                  > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep 
                                  > > > "ຈາàº�ບ້ານນາàº"້ວàº�ຮັàº�", il n'empêche 
                                  > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens qui eux 
                                  > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir là 
                                  > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas 
                                  > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers 
                                  > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus 
                                  > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un avenir 
                                  > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie normale et 
                                  > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps de 
                                  > > > "ຄຠງà»�ສນà»�ສບ" sous prétexte de leur dénoncer à la 
                                  > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                                  > > >
                                  > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération, l'époque de " 
                                  > > > ຄຠງà»�ສນà»�ສບ " les Laotiens de l'époque ont payé car 
                                  > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de nos 
                                  > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et clandestins 
                                  > > > paient pour quel châtiment ?
                                  > > >
                                  > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les 
                                  > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de crocodile 
                                  > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin n'est-ce 
                                  > > > pas ?
                                  > > >
                                  > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute au 
                                  > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous gagnez 
                                  > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres prostituées 
                                  > > > laotiennes en Thaïlande.
                                  > > >
                                  > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la 
                                  > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui mène le 
                                  > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous nous 
                                  > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens vers 
                                  > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont vendre 
                                  > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne sont 
                                  > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel pour le 
                                  > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos dirigeants 
                                  > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                                  > > >
                                  > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes 
                                  > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté de pouvoir 
                                  > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse et la 
                                  > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes joues, 
                                  > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne m’aperçoive.
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > Hak Phèng
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > From: santypha@...
                                  > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                                  > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                                  > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un 
                                  > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est vraiment 
                                  > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces laotiens 
                                  > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos riches 
                                  > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la capacité de 
                                  > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                                  > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours à 
                                  > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre 
                                  > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous saute à 
                                  > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car l'argent 
                                  > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en voient 
                                  > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une constatation , on 
                                  > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la 
                                  > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses femmes 
                                  > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une 
                                  > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                                  > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences énormes 
                                  > > > pour notre communauté , le mépris ,l'exploitation ,l'humiliation , 
                                  > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces 
                                  > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de toutes 
                                  > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                                  > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne 
                                  > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée ou par 
                                  > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme des 
                                  > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon pays 
                                  > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la langue de 
                                  > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane 
                                  > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour ces 
                                  > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et les 
                                  > > > caméras à la main .
                                  > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des 
                                  > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de Vientiane..
                                  > > > Bonne journée à tous
                                  > > >
                                  > > > OS
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > De : Phoui

                                  > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay > > fr>
                                  > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                                  > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                                  > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > >
                                  > > > Le pays d’en face
                                  > > >
                                  > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                                  > > >
                                  > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la Thaïlande fait 
                                  > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans sans 
                                  > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs puissants 
                                  > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                                  > > >
                                  > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait d’être entendu par des 
                                  > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la dérobée 
                                  > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq enfants. 
                                  > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il timidement.
                                  > > >
                                  > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois du mal à se 
                                  > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec son sol terreux, ses 
                                  > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng n’a pas 
                                  > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes qu’il a 
                                  > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et lorsqu’il 
                                  > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme, d’un voisin absent, la 
                                  > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté le Laos pour tenter 
                                  > > > sa chance en Thaïlande.
                                  > > >
                                  > > > Partir dès 14 ans
                                  > > >
                                  > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions d’une 
                                  > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface misérable â€" à 
                                  > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha Teng, dans 
                                  > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel au 
                                  > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans, avaient franchi 
                                  > > > le pas l’un après l’autre. Employés dans un atelier de 
                                  > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que 
                                  > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans pour 
                                  > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui n’a pas vu 
                                  > > > les siens depuis près d’un an.
                                  > > >
                                  > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh s’est rendu en 
                                  > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a voulu lui aussi y 
                                  > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour obtenir 
                                  > > > emploi et faux papiers.
                                  > > >
                                  > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes Laotiennes qui servent 
                                  > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du matin, 
                                  > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à 18h. Les mineurs qui 
                                  > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500 bahts, 
                                  > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure Soubanh.
                                  > > >
                                  > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent pas au 
                                  > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection, saisonniers 
                                  > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région rurale frontalière â€" 
                                  > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à Phuket… Et maçons 
                                  > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50 
                                  > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                                  > > >
                                  > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se 
                                  > > > réjouit-il. C’est à la réfection de l’une d’elles qu’il 
                                  > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses 
                                  > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000 bahts 
                                  > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux qu’il peut 
                                  > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine 
                                  > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à 93 euros). En 
                                  > > > Thaïlande, c’est jusqu’à 9 700 bahts (241 euros) mensuels 
                                  > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son départ.
                                  > > >
                                  > > > À la merci d’une expulsion
                                  > > >
                                  > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve pas 
                                  > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont susceptibles de 
                                  > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de surfaces 
                                  > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et l’absence complète de 
                                  > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas isolé dans un pays 
                                  > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du seuil 
                                  > > > national de pauvreté.
                                  > > >
                                  > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et la 
                                  > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre tous 
                                  > > > les espoirs.
                                  > > >
                                  > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne souvent 
                                  > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de Soubanh, qui doit 
                                  > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400 
                                  > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a confié ses 
                                  > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge sa 
                                  > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait, 
                                  > > > l’entraide va de soi.
                                  > > >
                                  > > > L’éloignement les met pourtant à rude épreuve. "Beaucoup de 
                                  > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent à Tha 
                                  > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans 
                                  > > > parents, ou les parents sans enfants…"
                                  > > >
                                  > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage de comprendre la 
                                  > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la 
                                  > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré l’intérêt 
                                  > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon marché, leur semi- 
                                  > > > clandestinité les met constamment à la merci d’une expulsion par 
                                  > > > la police thaïlandaise.
                                  > > >
                                  > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en détention 
                                  > > > provisoire jusqu’à ce qu’ils soient assez nombreux. Puis on les 
                                  > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200 
                                  > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                                  > > >
                                  > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le choix"
                                  > > >
                                  > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera bientôt terminée. Cette 
                                  > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer son 
                                  > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000 
                                  > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra travailler 
                                  > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la mobilité des 
                                  > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme n’importe quel 
                                  > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une couverture sociale.
                                  > > >
                                  > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr. D’ici deux 
                                  > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever la 
                                  > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une 
                                  > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens. 
                                  > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses compatriotes, 
                                  > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte qu’il 
                                  > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                                  > > >
                                  > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des retours est 
                                  > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo. Grâce 
                                  > > > à l’argent qu’elle a économisé sur les 150 bahts gagnés 
                                  > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les siens 
                                  > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir d’ici deux 
                                  > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais rester mais je 
                                  > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière d’excuse à 
                                  > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le faire vivre. Pourtant, il 
                                  > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                                  > > >
                                  > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong Magazine
                                  > > >
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                                • santyybout o
                                  Comment allez vous faire, vous critiquez et démolir les dirigeants laotiens actuels , vous n avez qu à aller diriger votre révolte là bas. Comme çà vous
                                  Message 16 de 23 , 11 mars 2011
                                    Comment allez vous faire, vous critiquez et démolir les dirigeants laotiens actuels , vous n'avez qu'à aller diriger votre révolte là bas. Comme çà vous seriez plus crédible...La royauté n'a rien de démocratique , c'est aussi une forme de soumission au roi qui ne serait rien d'autre qu'un futur monarque à la charge de la collectivité...

                                    --- Dans laos-fr@..., "suryaspv" <suryaspv@...> a écrit :
                                    >
                                    > Personnellement, quand je rentrerai au Laos, ce sera en portant ce
                                    > drapeau !
                                    >
                                    > [170]
                                    >
                                    >
                                    >
                                    > --- Dans laos-fr@..., yong chanthalangsy
                                    > <ychanthalangsy@> a écrit :
                                    > >
                                    > > Cher Manophone,
                                    > >
                                    > > Entre ceux (la minorité) qui ont decidé de fuire en avant
                                    > (ໄປຕາຍàº"າບໜ້າ) et ceux (majorité
                                    > écrasante) qui ont décidé de rester quelque soit les
                                    > difficultés et l'incertitude du moment à la suite des
                                    > évènements de 1975, le Constat est que pour les 1er, la remorce du
                                    > retour reste encore a faire tandis que les derniers, ils sont de mieux
                                    > en mieux barrés dans leur propre pays qui n'arrête pas de
                                    > progresser. Je constate aussi actuellement une vague croissante de
                                    > candidats au retour pour soit visiter et tater le terrain ou soit pour
                                    > un retour définitif ert pour de bon.
                                    > >
                                    > > C'est encourageant et réjouissant que de voir ce phénomène se
                                    > réaliser tout naturellement sans bousculade ni propagande de la part
                                    > de qui que ce soit. Quoi de plus naturel que de rentrer au pays pour
                                    > finir ses jours. Je souhaite que ce mouvement s'amplifie et nous, au
                                    > pays on fera la maximum pour aider ces gens à se sentir à l'aise
                                    > dans leur décision car on comprend tout à fait les épreuves
                                    > douloureuses avant que ces gens puissent sauter le pas.
                                    > >
                                    > > Et c'est cela qui compte... Le reste c'est le passé et on peut
                                    > d'Ore et Déja mettre un point final sur ce chapitre. Bien sur, il
                                    > reste un nombre minime de revanchards mais ces derniers ne vont pas loin
                                    > et même si ces derniers viennent à changer d'idée, ils seront
                                    > à leur tour les Bienvenus au Laos.
                                    > >
                                    > > Sok di
                                    > >
                                    > > n date de : Sam 5.3.11, Manophone ORIEL manophone.oriel@ a écrit
                                    > :
                                    > >
                                    > >
                                    > > De: Manophone ORIEL manophone.oriel@
                                    > > Objet: Re: Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face"
                                    > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                                    > > À: laos-fr@...
                                    > > Date: Samedi 5 mars 2011, 11h14
                                    > >
                                    > >
                                    > >
                                    > >
                                    > >
                                    > >
                                    > > De l'usages de bons mots.
                                    > > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime
                                    > renversé. Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est
                                    > dit : ce sont des fuyards opportunistes.
                                    > > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie,
                                    > avec enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
                                    > > Qui?!
                                    > > Pourquoi?!
                                    > > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce
                                    > choix, au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière
                                    > moi tout le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire.
                                    > Fuir.
                                    > > Je souris encore.
                                    > >
                                    > >
                                    > > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être
                                    > économique et sociale, la sécurité dans son foyer,
                                    > l'enrichissement quand c'est possible.
                                    > > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire
                                    > même répréhensible, alors quoi faire.
                                    > >
                                    > > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a
                                    > dit que rien de mal ne leur serait fait.
                                    > > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin,
                                    > avocat, notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.
                                    > >
                                    > >
                                    > > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer
                                    > d'air ? Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!!
                                    > Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné
                                    > en fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste
                                    > avoir le droit de dire "NON".
                                    > >
                                    > >
                                    > > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes
                                    > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le
                                    > même but.
                                    > >
                                    > >
                                    > > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis
                                    > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
                                    > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des
                                    > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
                                    > > Enfin, une opposition quoi.
                                    > > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de
                                    > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M.
                                    > Bayrou, M. Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans
                                    > évidemment que je ne subisse de représailles?
                                    > > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et
                                    > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays
                                    > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
                                    > > Après ça? je veux bien discuter.
                                    > > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en
                                    > Tunisie et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le
                                    > mouvement se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont
                                    > plutôt de nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
                                    > > Mais ça va venir.
                                    > > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne
                                    > devaient pas être nombreux à envisager cette idée.
                                    > Inconcevable.
                                    > >
                                    > >
                                    > >
                                    > > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                                    > >
                                    > >
                                    > >
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                                    > >
                                    > > Bonjour Manophon,
                                    > >
                                    > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont
                                    > optés pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le
                                    > pays à la suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                                    > >
                                    > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de
                                    > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui
                                    > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce moment.
                                    > Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour fuire.
                                    > Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en
                                    > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques
                                    > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                                    > >
                                    > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur
                                    > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces
                                    > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                                    > >
                                    > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler
                                    > à l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la
                                    > grande différence.
                                    > >
                                    > > Sok di
                                    > >
                                    > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha loung_khampha@ a
                                    > écrit :
                                    > >
                                    > >
                                    > > De: loung_khampha loung_khampha@
                                    > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy
                                    > Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                                    > > À: laos-fr@...
                                    > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                                    > >
                                    > >
                                    > >
                                    > >
                                    > >
                                    > > Bonjour Manophone ORIEL ,
                                    > >
                                    > > Woah !
                                    > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                                    > >
                                    > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                                    > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois
                                    > vous
                                    > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                                    > > qu'ils vous ont fait ,"
                                    > >
                                    > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
                                    > >
                                    > > Loung Khampha
                                    > >
                                    > > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL manophone.oriel@ a
                                    > écrit :
                                    > > >
                                    > > >
                                    > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                                    > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Cher Loung Khampha,
                                    > > > >
                                    > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale
                                    > sur
                                    > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire
                                    > justement
                                    > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
                                    > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a
                                    > toute
                                    > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
                                    > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
                                    > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
                                    > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
                                    > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
                                    > > > > asphixie dans des conteners.
                                    > > > >
                                    > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
                                    > > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
                                    > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
                                    > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent
                                    > tous
                                    > > > > a atterir en Europe.
                                    > > > >
                                    > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays
                                    > europeens
                                    > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
                                    > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
                                    > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
                                    > > > > leur pays respectifs.
                                    > > > >
                                    > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et
                                    > la
                                    > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
                                    > > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
                                    > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en
                                    > Italie
                                    > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                                    > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                                    > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                                    > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si
                                    > l'herbe
                                    > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous
                                    > dites?
                                    > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
                                    > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                                    > > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
                                    > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                                    > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite
                                    > à
                                    > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                                    > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du corps
                                    > : on
                                    > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et
                                    > lâcheté.
                                    > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
                                    > > > > traitent de traîtres.
                                    > > > >
                                    > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
                                    > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce
                                    > choix.
                                    > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
                                    > > > > mes semblables.
                                    > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
                                    > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe
                                    > 1 vers
                                    > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                                    > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai
                                    > honte.
                                    > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
                                    > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule
                                    > au
                                    > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir
                                    > à quel
                                    > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou
                                    > dire
                                    > > > > que cela se justifie.
                                    > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                                    > > > >
                                    > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller
                                    > trouver
                                    > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir
                                    > fait
                                    > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
                                    > > > > frontières qui s'ouvrent ?
                                    > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent,
                                    > ceux-là
                                    > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug
                                    > et
                                    > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas
                                    > d'autres
                                    > > > > issues que celle-là.
                                    > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs,
                                    > parmi
                                    > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
                                    > > > > jeunes.
                                    > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais
                                    > ses
                                    > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de
                                    > l'économie
                                    > > > > et du pouvoir.
                                    > > > >
                                    > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je
                                    > mesure
                                    > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
                                    > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux,
                                    > c'était
                                    > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins
                                    > que
                                    > > > > le coeur.
                                    > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
                                    > > > > voulu". Et c'est vrai.
                                    > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                                    > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la
                                    > vie, des
                                    > > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                                    > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle
                                    > ne vaut
                                    > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps.
                                    > L'esprit et
                                    > > > > la conscience.
                                    > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au
                                    > ventre.
                                    > > > >
                                    > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde
                                    > de rage et
                                    > > > > de colère.
                                    > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à
                                    > maintenir
                                    > > > > les frontières bien fermés.
                                    > > > > J'en souris d'avance.
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
                                    > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
                                    > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
                                    > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
                                    > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
                                    > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
                                    > > > > travailler ailleurs?
                                    > > > >
                                    > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
                                    > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
                                    > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
                                    > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en legaux
                                    > et
                                    > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas
                                    > deja.
                                    > > > >
                                    > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
                                    > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
                                    > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
                                    > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la Malaisie
                                    > ou
                                    > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                                    > > > >
                                    > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
                                    > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
                                    > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
                                    > > > > pour les aider a leur reintegration.
                                    > > > >
                                    > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
                                    > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
                                    > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
                                    > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
                                    > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
                                    > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
                                    > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
                                    > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
                                    > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
                                    > > > > definitive et durable pour cela?
                                    > > > >
                                    > > > > Sok di
                                    > > > >
                                    > > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha loung_khampha@
                                    > > > > a écrit :
                                    > > > >
                                    > > > > De: loung khampha loung_khampha@
                                    > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy
                                    > Caillet
                                    > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                                    > > > > À: laos-fr@...
                                    > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                                    > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                                    > > > >
                                    > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                                    > > > >
                                    > > > > et de prendre le parti de Konekeo
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très
                                    > embarrassé
                                    > > > >
                                    > > > > de vous répondre , excellence ,
                                    > > > >
                                    > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                                    > > > >
                                    > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                                    > > > >
                                    > > > > comme Konekeo ,
                                    > > > >
                                    > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités
                                    > de la
                                    > > > > RDPL ,
                                    > > > >
                                    > > > > depuis bien longtemps ,
                                    > > > >
                                    > > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                                    > > > >
                                    > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                                    > > > >
                                    > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                                    > > > >
                                    > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                                    > > > >
                                    > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                                    > > > >
                                    > > > > et la police Thaï qui les traite
                                    > > > >
                                    > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                                    > > > >
                                    > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                                    > > > >
                                    > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                                    > > > >
                                    > > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                                    > > > >
                                    > > > > pour que plus jamais
                                    > > > >
                                    > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                                    > > > >
                                    > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                                    > > > >
                                    > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                                    > > > >
                                    > > > > ces travailleurs laotiens
                                    > > > >
                                    > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                                    > > > >
                                    > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                                    > > > >
                                    > > > > soit respectés .
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Je n'aime pas intervenir
                                    > > > >
                                    > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                                    > > > >
                                    > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                                    > > > >
                                    > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                                    > > > >
                                    > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes
                                    > humaines
                                    > > > >
                                    > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                                    > > > >
                                    > > > > des frères de sang et de souffrance ,
                                    > > > >
                                    > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                                    > > > >
                                    > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                                    > > > >
                                    > > > > de plus de mille ans ,
                                    > > > >
                                    > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                                    > > > >
                                    > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                                    > > > >
                                    > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                                    > > > >
                                    > > > > qui caresse la politique de la RDPL
                                    > > > >
                                    > > > > dans le sens des poils de la bête .
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Loung Khampha
                                    > > > >
                                    > > > >
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                                    > > > > Le pays d’en face
                                    > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                                    > > > >
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                                    > > > > Le pays d’en face Liste de messages
                                    > > > > Répondre
                                    > > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                                    > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays
                                    > d’en face
                                    > > > >
                                    > > > > Publicité
                                    > > > > Cher Phoui et amis,
                                    > > > >
                                    > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
                                    > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que
                                    > des
                                    > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
                                    > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet
                                    > emigration/
                                    > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
                                    > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
                                    > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                                    > > > >
                                    > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a
                                    > la
                                    > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
                                    > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non
                                    > pas
                                    > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
                                    > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
                                    > > > > semble?
                                    > > > >
                                    > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
                                    > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
                                    > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial mis
                                    > a
                                    > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
                                    > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
                                    > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le faut
                                    > et
                                    > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le
                                    > cote
                                    > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
                                    > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
                                    > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
                                    > > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                                    > > > >
                                    > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
                                    > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
                                    > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
                                    > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
                                    > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
                                    > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
                                    > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                                    > > > >
                                    > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces
                                    > braves
                                    > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
                                    > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et
                                    > d'exploitation
                                    > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
                                    > > > > conscience.
                                    > > > >
                                    > > > > Sok di
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
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                                    > > > > Le pays d’en face
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                                    > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
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                                    > > > > De :
                                    > > > > Konekèo konekeo@
                                    > > > >
                                    > > > > À : laos-solidarite@...;
                                    > > > > laos-fr@...
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
                                    > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et
                                    > pour
                                    > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                                    > > > >
                                    > > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion
                                    > sur le
                                    > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
                                    > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs
                                    > sentiments et
                                    > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui
                                    > sera
                                    > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande.
                                    > Avec les
                                    > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les
                                    > tâches de
                                    > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
                                    > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
                                    > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres
                                    > Laotiens
                                    > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils
                                    > méritent
                                    > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la
                                    > dignité.
                                    > > > >
                                    > > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai
                                    > http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1w
                                    > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
                                    > > > > "à ºˆà º²à º�à ºšà »‰à º²Ã
                                    > º™à º™à º²à º"à »‰à º§à º�Ã
                                    > º®à º±à º�", il n'empêche
                                    > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens
                                    > qui eux
                                    > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir
                                    > là
                                    > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
                                    > > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
                                    > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
                                    > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un
                                    > avenir
                                    > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie normale
                                    > et
                                    > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps
                                    > de
                                    > > > > "à º„à º à º‡à »�à ºªÃ
                                    > º™à »�à ºªà ºš" sous prétexte de leur
                                    > dénoncer à la
                                    > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                                    > > > >
                                    > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération,
                                    > l'époque de "
                                    > > > > à º„à º à º‡à »�à ºªÃ
                                    > º™à »�à ºªà ºš " les Laotiens de l'époque ont
                                    > payé car
                                    > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de
                                    > nos
                                    > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et
                                    > clandestins
                                    > > > > paient pour quel châtiment ?
                                    > > > >
                                    > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
                                    > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de
                                    > crocodile
                                    > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin
                                    > n'est-ce
                                    > > > > pas ?
                                    > > > >
                                    > > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute
                                    > au
                                    > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous
                                    > gagnez
                                    > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres
                                    > prostituées
                                    > > > > laotiennes en Thaïlande.
                                    > > > >
                                    > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
                                    > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui
                                    > mène le
                                    > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous
                                    > nous
                                    > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens
                                    > vers
                                    > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont
                                    > vendre
                                    > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne
                                    > sont
                                    > > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel
                                    > pour le
                                    > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos
                                    > dirigeants
                                    > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                                    > > > >
                                    > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
                                    > > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté
                                    > de pouvoir
                                    > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse
                                    > et la
                                    > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes
                                    > joues,
                                    > > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne
                                    > m’aperçoive.
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > Hak Phèng
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > From: santypha@
                                    > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                                    > > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                                    > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
                                    > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est
                                    > vraiment
                                    > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces
                                    > laotiens
                                    > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos
                                    > riches
                                    > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la
                                    > capacité de
                                    > > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                                    > > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours
                                    > à
                                    > > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
                                    > > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous
                                    > saute à
                                    > > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car
                                    > l'argent
                                    > > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en
                                    > voient
                                    > > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une constatation ,
                                    > on
                                    > > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
                                    > > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses
                                    > femmes
                                    > > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
                                    > > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                                    > > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences
                                    > énormes
                                    > > > > pour notre communauté , le mépris ,l'exploitation
                                    > ,l'humiliation ,
                                    > > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
                                    > > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de
                                    > toutes
                                    > > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                                    > > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
                                    > > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée
                                    > ou par
                                    > > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme
                                    > des
                                    > > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon
                                    > pays
                                    > > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la
                                    > langue de
                                    > > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
                                    > > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour
                                    > ces
                                    > > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et
                                    > les
                                    > > > > caméras à la main .
                                    > > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
                                    > > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de
                                    > Vientiane..
                                    > > > > Bonne journée à tous
                                    > > > >
                                    > > > > OS
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > > De : Phoui phoui@
                                    > > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay
                                    > Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
                                    > > > > fr>
                                    > > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                                    > > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                                    > > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                    > > > >
                                    > > > >
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                                    > > > > Le pays d’en face
                                    > > > >
                                    > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                                    > > > >
                                    > > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la
                                    > Thaïlande fait
                                    > > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans
                                    > sans
                                    > > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs
                                    > puissants
                                    > > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                                    > > > >
                                    > > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait
                                    > d’être entendu par des
                                    > > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la
                                    > dérobée
                                    > > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq
                                    > enfants.
                                    > > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il
                                    > timidement.
                                    > > > >
                                    > > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois
                                    > du mal à se
                                    > > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec
                                    > son sol terreux, ses
                                    > > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng
                                    > n’a pas
                                    > > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes
                                    > qu’il a
                                    > > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et
                                    > lorsqu’il
                                    > > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme,
                                    > d’un voisin absent, la
                                    > > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté
                                    > le Laos pour tenter
                                    > > > > sa chance en Thaïlande.
                                    > > > >
                                    > > > > Partir dès 14 ans
                                    > > > >
                                    > > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions
                                    > d’une
                                    > > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface
                                    > misérable â€" à
                                    > > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha
                                    > Teng, dans
                                    > > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel
                                    > au
                                    > > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans,
                                    > avaient franchi
                                    > > > > le pas l’un après l’autre. Employés
                                    > dans un atelier de
                                    > > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
                                    > > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans
                                    > pour
                                    > > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui
                                    > n’a pas vu
                                    > > > > les siens depuis près d’un an.
                                    > > > >
                                    > > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh
                                    > s’est rendu en
                                    > > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a
                                    > voulu lui aussi y
                                    > > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour
                                    > obtenir
                                    > > > > emploi et faux papiers.
                                    > > > >
                                    > > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes
                                    > Laotiennes qui servent
                                    > > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du
                                    > matin,
                                    > > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à18h. Les
                                    > mineurs qui
                                    > > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500
                                    > bahts,
                                    > > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure
                                    > Soubanh.
                                    > > > >
                                    > > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent
                                    > pas au
                                    > > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection,
                                    > saisonniers
                                    > > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région
                                    > rurale frontalière â€"
                                    > > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à
                                    > Phuket… Et maçons
                                    > > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
                                    > > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                                    > > > >
                                    > > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
                                    > > > > réjouit-il. C’est à la réfection de
                                    > l’une d’elles qu’il
                                    > > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
                                    > > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000
                                    > bahts
                                    > > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux
                                    > qu’il peut
                                    > > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
                                    > > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à
                                    > 93 euros). En
                                    > > > > Thaïlande, c’est jusqu’à9 700
                                    > bahts (241 euros) mensuels
                                    > > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son
                                    > départ.
                                    > > > >
                                    > > > > À la merci d’une expulsion
                                    > > > >
                                    > > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve
                                    > pas
                                    > > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont
                                    > susceptibles de
                                    > > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de
                                    > surfaces
                                    > > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et
                                    > l’absence complète de
                                    > > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas
                                    > isolé dans un pays
                                    > > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du
                                    > seuil
                                    > > > > national de pauvreté.
                                    > > > >
                                    > > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et
                                    > la
                                    > > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre
                                    > tous
                                    > > > > les espoirs.
                                    > > > >
                                    > > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne
                                    > souvent
                                    > > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de
                                    > Soubanh, qui doit
                                    > > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
                                    > > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a
                                    > confié ses
                                    > > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge
                                    > sa
                                    > > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
                                    > > > > l’entraide va de soi.
                                    > > > >
                                    > > > > L’éloignement les met pourtant à rude
                                    > épreuve. "Beaucoup de
                                    > > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent
                                    > à Tha
                                    > > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
                                    > > > > parents, ou les parents sans enfants…"
                                    > > > >
                                    > > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage
                                    > de comprendre la
                                    > > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
                                    > > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré
                                    > l’intérêt
                                    > > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon
                                    > marché, leur semi-
                                    > > > > clandestinité les met constamment à la merci
                                    > d’une expulsion par
                                    > > > > la police thaïlandaise.
                                    > > > >
                                    > > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en
                                    > détention
                                    > > > > provisoire jusqu’àce qu’ils soient
                                    > assez nombreux. Puis on les
                                    > > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
                                    > > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                                    > > > >
                                    > > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le
                                    > choix"
                                    > > > >
                                    > > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera
                                    > bientôt terminée. Cette
                                    > > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer
                                    > son
                                    > > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
                                    > > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra
                                    > travailler
                                    > > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la
                                    > mobilité des
                                    > > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme
                                    > n’importe quel
                                    > > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une
                                    > couverture sociale.
                                    > > > >
                                    > > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr.
                                    > D’ici deux
                                    > > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever
                                    > la
                                    > > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
                                    > > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
                                    > > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses
                                    > compatriotes,
                                    > > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte
                                    > qu’il
                                    > > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                                    > > > >
                                    > > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des
                                    > retours est
                                    > > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo.
                                    > Grâce
                                    > > > > à l’argent qu’elle a économisé
                                    > sur les 150 bahts gagnés
                                    > > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les
                                    > siens
                                    > > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir
                                    > d’ici deux
                                    > > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais
                                    > rester mais je
                                    > > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière
                                    > d’excuse à
                                    > > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le
                                    > faire vivre. Pourtant, il
                                    > > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                                    > > > >
                                    > > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong
                                    > Magazine
                                    > > > >
                                    > > > >
                                    > > > >
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                                    >
                                  • suryaspv
                                    Qui parle de royauté ? Pas moi ! Vous racontez que des conneries, comme d hab ! Freedom flag, mon pote, Freedom flag ! [170] ... laotiens actuels , vous
                                    Message 17 de 23 , 11 mars 2011
                                      Qui parle de royauté ? Pas moi !
                                      Vous racontez que des conneries, comme d'hab !

                                      Freedom flag, mon pote, Freedom flag !

                                      170


                                      --- Dans laos-fr@..., "santyybout o" <santypha@...> a écrit :
                                      >
                                      > Comment allez vous faire, vous critiquez et démolir les dirigeants laotiens actuels , vous n'avez qu'à aller diriger votre révolte là bas. Comme çà vous seriez plus crédible...La royauté n'a rien de démocratique , c'est aussi une forme de soumission au roi qui ne serait rien d'autre qu'un futur monarque à la charge de la collectivité...
                                      >
                                      > --- Dans laos-fr@..., "suryaspv" suryaspv@ a écrit :
                                      > >
                                      > > Personnellement, quand je rentrerai au Laos, ce sera en portant ce
                                      > > drapeau !
                                      > >
                                      > > 170
                                      > >
                                      > >
                                      > >
                                      > > --- Dans laos-fr@..., yong chanthalangsy
                                      > > <ychanthalangsy@> a écrit :
                                      > > >
                                      > > > Cher Manophone,
                                      > > >
                                      > > > Entre ceux (la minorité) qui ont decidé de fuire en avant
                                      > > (ໄປຕາຍàº"າບໜ້າ) et ceux (majorité
                                      > > écrasante) qui ont décidé de rester quelque soit les
                                      > > difficultés et l'incertitude du moment à la suite des
                                      > > évènements de 1975, le Constat est que pour les 1er, la remorce du
                                      > > retour reste encore a faire tandis que les derniers, ils sont de mieux
                                      > > en mieux barrés dans leur propre pays qui n'arrête pas de
                                      > > progresser. Je constate aussi actuellement une vague croissante de
                                      > > candidats au retour pour soit visiter et tater le terrain ou soit pour
                                      > > un retour définitif ert pour de bon.
                                      > > >
                                      > > > C'est encourageant et réjouissant que de voir ce phénomène se
                                      > > réaliser tout naturellement sans bousculade ni propagande de la part
                                      > > de qui que ce soit. Quoi de plus naturel que de rentrer au pays pour
                                      > > finir ses jours. Je souhaite que ce mouvement s'amplifie et nous, au
                                      > > pays on fera la maximum pour aider ces gens à se sentir à l'aise
                                      > > dans leur décision car on comprend tout à fait les épreuves
                                      > > douloureuses avant que ces gens puissent sauter le pas.
                                      > > >
                                      > > > Et c'est cela qui compte... Le reste c'est le passé et on peut
                                      > > d'Ore et Déja mettre un point final sur ce chapitre. Bien sur, il
                                      > > reste un nombre minime de revanchards mais ces derniers ne vont pas loin
                                      > > et même si ces derniers viennent à changer d'idée, ils seront
                                      > > à leur tour les Bienvenus au Laos.
                                      > > >
                                      > > > Sok di
                                      > > >
                                      > > > n date de : Sam 5.3.11, Manophone ORIEL manophone.oriel@ a écrit
                                      > > :
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > > De: Manophone ORIEL manophone.oriel@
                                      > > > Objet: Re: Re : [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face"
                                      > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                                      > > > À: laos-fr@...
                                      > > > Date: Samedi 5 mars 2011, 11h14
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > > De l'usages de bons mots.
                                      > > > Fuyards qu'ont été mes parents, profiteurs d'un régime
                                      > > renversé. Partis parce qu'ils en avaient l'opportunité. Le mot est
                                      > > dit : ce sont des fuyards opportunistes.
                                      > > > Depuis quand abandonne-t-on une situation confortable et établie,
                                      > > avec enfants et une valise en carton pour aller quémander de l'aide?
                                      > > > Qui?!
                                      > > > Pourquoi?!
                                      > > > A l'âge que j'ai de mes parents au moment où ils ont fait ce
                                      > > choix, au risque de perdre mes racines, mes biens, laisser derrière
                                      > > moi tout le fruit de mon labeur. C'est de fait la chose à faire.
                                      > > Fuir.
                                      > > > Je souris encore.
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > > Les motivations des hommes sont universelles : le bien-être
                                      > > économique et sociale, la sécurité dans son foyer,
                                      > > l'enrichissement quand c'est possible.
                                      > > > Quand tout ou partie de ce pourquoi on vit, est mise en cause, voire
                                      > > même répréhensible, alors quoi faire.
                                      > > >
                                      > > > Comme ses milliers de juifs allemands à qui le régime nouveau a
                                      > > dit que rien de mal ne leur serait fait.
                                      > > > Ils sont restés. Ils étaient chez eux après tout. Médecin,
                                      > > avocat, notables. D'autres sont partis. Et ont survécu.
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > > Se soustraire ou rester. Elle est où l'opportunité ? Changer
                                      > > d'air ? Avoir le statut fortement enviable de réfugié politique!!!
                                      > > Politique!!! Pas économique. Ils ont perdu plus qu'ils n'ont gagné
                                      > > en fuyant comme vous dites. On est vraiment trop con de vouloir juste
                                      > > avoir le droit de dire "NON".
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > > Je ne mélange rien. Je persiste et suis convaincue que les hommes
                                      > > d'où qu'ils soient et d'où qu'ils viennent , recherchent le
                                      > > même but.
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > > Une question simple : y-a-t-il une opposition au Laos? Quand je dis
                                      > > opposition, je veux dire des Tories contre un Labour, une gauche
                                      > > (socialiste/communiste/LCR) contre une droite (UMP/Modem/FN), des
                                      > > socio-démocrates / ?! (je ne connais pas le parti opposé).
                                      > > > Enfin, une opposition quoi.
                                      > > > En gros, est-ce que j'ai le droit d'aller si j'ai envie, essayer de
                                      > > fédérer des gens à mes idées (comme M. De Villepin, M.
                                      > > Bayrou, M. Dupont-Aignan, M. Chivardi; M. Mélenchon....)? Et sans
                                      > > évidemment que je ne subisse de représailles?
                                      > > > Est-ce que j'ai le droit de dire que la politique économique et
                                      > > sociale du gouvernement va à l'encontre des principes que les pays
                                      > > occidentaux ont mis en oeuvre depuis des siècles.
                                      > > > Après ça? je veux bien discuter.
                                      > > > Sinon, j'attendrai que les gens là-bas se soulèvent comme en
                                      > > Tunisie et en Egypte. Et encore, c'est pas fini, on constate que le
                                      > > mouvement se déplace lentement vers l'ouest. Comme les laotiens sont
                                      > > plutôt de nature pacifiste. je vais attendre 50 ans de plus.
                                      > > > Mais ça va venir.
                                      > > > Comme il y un métisse noir à la Maison-Blanche. En 1860, ils ne
                                      > > devaient pas être nombreux à envisager cette idée.
                                      > > Inconcevable.
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > > Le 4 mars 11 à 12:53, yong chanthalangsy a écrit :
                                      > > >
                                      > > >
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                                      > > > Bonjour Manophon,
                                      > > >
                                      > > > Il ne faut melanger les travailleurs émigrés Lao qui se sont
                                      > > optés pour aller travailler à l'étranger et ceux qui fuient le
                                      > > pays à la suite du soulèvement populaire au Laos en 1975.
                                      > > >
                                      > > > C'est deux chosse a part quoique pour les fuyards Lao a la suite de
                                      > > 1975, il y a beaucoup de similitude avec les fuyards tunisiens qui
                                      > > s'entassent chaque jour d'avantage sur les quai italiens en ce moment.
                                      > > Ils ont fuit parcequ'il y a une bonne opportunité pour fuire.
                                      > > Personne ne les a chassé ni les réprimer ni au Laos ni en
                                      > > Tunisie... S'ils sont partis, c'était pour des raisons économiques
                                      > > et c'est aussi pour pouvoir aller à l'étranger.
                                      > > >
                                      > > > J'ai aussi beaucoup d'amis qui reste à l'étranger juste par leur
                                      > > propre choix. Personne ne les ont jamais chassé ni brimé car ces
                                      > > gens la n'ont jamais travaillé au Laos.
                                      > > >
                                      > > > Tandis que les travailleurs émigrés Lao qui partent travailler
                                      > > à l'étranger, ils partent pour revenir au Laos. C'est cela la
                                      > > grande différence.
                                      > > >
                                      > > > Sok di
                                      > > >
                                      > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung_khampha loung_khampha@ a
                                      > > écrit :
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > > De: loung_khampha loung_khampha@
                                      > > > Objet: [www.laofr.net] Re : "Le pays d’en face" Geoffroy
                                      > > Caillet (Enfants du Mékong Magazine)
                                      > > > À: laos-fr@...
                                      > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 20h55
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > >
                                      > > > Bonjour Manophone ORIEL ,
                                      > > >
                                      > > > Woah !
                                      > > > Une vraie littérature sociale , bravo ,
                                      > > >
                                      > > > Heureusement que j'ai mis cette phrase dans mon dernier E-Mail :
                                      > > > - "que le problème n'est pas facile à résoudre sans toutefois
                                      > > vous
                                      > > > dédouaner de toutes les responsabilités et de tous les reproches
                                      > > > qu'ils vous ont fait ,"
                                      > > >
                                      > > > Attendons de voir la réaction des autres internautes
                                      > > >
                                      > > > Loung Khampha
                                      > > >
                                      > > > --- Dans laos-fr@..., Manophone ORIEL manophone.oriel@ a
                                      > > écrit :
                                      > > > >
                                      > > > >
                                      > > > > Le 3 mars 11 à 17:22, yong chanthalangsy a écrit :
                                      > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Cher Loung Khampha,
                                      > > > > >
                                      > > > > > A Geneve ou se trouve le siege de l'Organisation Internationale
                                      > > sur
                                      > > > > > la Migration (OIM), on travaille d'arrache pied pour faire
                                      > > justement
                                      > > > > > que cela c a d comment prevenir que les Migrants soient tombes
                                      > > > > > victimes du Crime organise et des Trafficquants humains. On a
                                      > > toute
                                      > > > > > sorte de strategies, de programme, de plan d'action et d'activites
                                      > > > > > pour faire aboutir ce but mais savez vous qu'on (communaute
                                      > > > > > mondiale) est encore loin loin loin de ce but. Et on ne fait que
                                      > > > > > constater que la migration va de croissant d'annee en annee et
                                      > > > > > chaque annee, des centaines de clandestins perissent en mer ou
                                      > > > > > asphixie dans des conteners.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Je suis en ce moment au Conseil de Droit de l'Homme qui discute du
                                      > > > > > probleme que pose les revoltes dans les pays nord africains qui a
                                      > > > > > cause un desastre humanitaire avec le depart des centaines de
                                      > > > > > milliers de personnes qui a leur propre risque et peril, visent
                                      > > tous
                                      > > > > > a atterir en Europe.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Au Conseil de Droit de l'Homme, je note que tous les pays
                                      > > europeens
                                      > > > > > sont inquiets et l'ensemble de l'UE s'est prononce pour stopper ce
                                      > > > > > flux en proposant de les aider sur place tout en proposant milles
                                      > > > > > solutions pour les fixer sur place et les prevenir d'atterir dans
                                      > > > > > leur pays respectifs.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Dites moi, pourquoi ces Tunisines, une fois obtenu la liberte et
                                      > > la
                                      > > > > > democratie tant desire, prennent ils le baluchon et partent ils
                                      > > > > > tenter leur chance dans les pays du Nord de la Mediterrannee?
                                      > > > > > Pourquoi prennent ils tant de risque pour tenter d'entrer en
                                      > > Italie
                                      > > > > > avec l'espoir de trouver un boulot, mieux paye?
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > C'est une plaisanterie ou de la mauvaise foi?!
                                      > > > > > Tiens mieux, les 2 en même temps.
                                      > > > > > Pourquoi est-ce que les gens fuient le pays de leur naissance?
                                      > > > > > A vous lire, c'est par curiosité, envie de voir ailleurs si
                                      > > l'herbe
                                      > > > > > est plus verte.... non, sérieusement, vous croyez ce que vous
                                      > > dites?
                                      > > > > > Bon, sans faire une dissertation dessus, merde alors : mais parce
                                      > > > > > qu'on ne voit pas d'issue aux choses, pardi.
                                      > > > > > Parce que la vie, telle que l'autorité de l'Etat (tunisien,
                                      > > > > > égyptien, libyen.....laotien) nous l'impose, est sans "espoir".
                                      > > > > > Soit c'est grandiloquent, sans espoir. Mais l'horizon se limite
                                      > > à
                                      > > > > > devoir obéir ou partir. Où est le choix?
                                      > > > > > C'est soit la mort de l'âme (la conscience) soit celle du corps
                                      > > : on
                                      > > > > > reste et on se tait ou on parle et on meurt. Lâcheté et
                                      > > lâcheté.
                                      > > > > > On se tait pour survivre ou on part et les gens du dedans nous
                                      > > > > > traitent de traîtres.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Personnellement, je n'ai rien trahi, parce que je suis trop jeune
                                      > > > > > pour avoir eu à choisir, mes parents l'ont fait pour moi ce
                                      > > choix.
                                      > > > > > Mais je vous assure que bien que je sois "jeune", je me soucie de
                                      > > > > > mes semblables.
                                      > > > > > Pour info, le même journaliste qui a fait un reportage sur les
                                      > > > > > Hmongs diffusé il y a 5/6 ans de ça est passé sur Europe
                                      > > 1 vers
                                      > > > > > 19h45 pour reparler des Hmongs.
                                      > > > > > Et rien que de revoir en tête les images de ce reportage, j'ai
                                      > > honte.
                                      > > > > > Honte de ce que le gouvernement du pays de mes ancêtres puisse
                                      > > > > > traiter de manière aussi inhumaine ces hommes : j'ai une boule
                                      > > au
                                      > > > > > ventre. Et un énorme dégoût. Vous ne pouvez pas savoir
                                      > > à quel
                                      > > > > > point. Ca m'écoeure de lire que des types puissent écrire ou
                                      > > dire
                                      > > > > > que cela se justifie.
                                      > > > > > Il n'y a rien qui justifie cela. RIEN.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Pourquoi les (des) tunisiens fuient-ils leur pays pour aller
                                      > > trouver
                                      > > > > > ailleurs ce qu'on n'a pas peu leur offrir chez eux? Faut avoir
                                      > > fait
                                      > > > > > un doctorat pour répondre et argumenter ça sur le dos des
                                      > > > > > frontières qui s'ouvrent ?
                                      > > > > > Mais parce que les laos/tunisiens qui fuient, qui partent,
                                      > > ceux-là
                                      > > > > > savent trop bien que le régime qui les a maintenus sous le joug
                                      > > et
                                      > > > > > qui les maintient encore dans cet état, ne laissent pas
                                      > > d'autres
                                      > > > > > issues que celle-là.
                                      > > > > > Quant à ceux qui restent, je ne les blâme pas. D'ailleurs,
                                      > > parmi
                                      > > > > > les tunisiens qui partent, la plupart sont des hommes...souvent
                                      > > > > > jeunes.
                                      > > > > > Malgré leur jeunesse, ils ne sont pas dupes. Le chef tombe mais
                                      > > ses
                                      > > > > > vassaux sont toujours là, qui détiennent les clefs de
                                      > > l'économie
                                      > > > > > et du pouvoir.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Je remercie mon père de m'avoir amené ici. En France. Car je
                                      > > mesure
                                      > > > > > tous les jours qui passent, que toute la souffrance que cela
                                      > > > > > représente pour les miens de s'être arraché de chez eux,
                                      > > c'était
                                      > > > > > pour moi. Oui s'arracher. Une amputation. On s'arrache pas moins
                                      > > que
                                      > > > > > le coeur.
                                      > > > > > Mais vous vous en foutez. Vous me direz "c'est vous qui l'avez
                                      > > > > > voulu". Et c'est vrai.
                                      > > > > > Mais c'est pour quelque chose de plus grand que soi.
                                      > > > > > Ca s'appelle une idée. L'idée que l'on a des choses, de la
                                      > > vie, des
                                      > > > > > principes qui guident nos vies et notre conscience.
                                      > > > > > Voilà, ce qu'on m'a transmis. Une idée. Ma conscience. Elle
                                      > > ne vaut
                                      > > > > > rien ....mais c'est ce qui reste après la mort du corps.
                                      > > L'esprit et
                                      > > > > > la conscience.
                                      > > > > > On apprend ça là bas ? Avoir du coeur et de la rage au
                                      > > ventre.
                                      > > > > >
                                      > > > > > C'est pour que que ça pète : parce que le coeur déborde
                                      > > de rage et
                                      > > > > > de colère.
                                      > > > > > Mais vous faites bien votre boulot : surtout continuer à
                                      > > maintenir
                                      > > > > > les frontières bien fermés.
                                      > > > > > J'en souris d'avance.
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Pour moi, la mondialisation qui a donne lieu a l'ouverture et a la
                                      > > > > > democratisation de tous les pays qui accordent la liberte au
                                      > > > > > deplacement de leur peuple, et c'est tout a fait legitime que les
                                      > > > > > gens (y compris le Lao) bougent et s'aventurent a trouver de
                                      > > > > > meilleures condition de vie ailleurs. Ou est le mal? Pourquoi
                                      > > > > > s'acharner sur le Laos qui permet a notre population d'aller
                                      > > > > > travailler ailleurs?
                                      > > > > >
                                      > > > > > Oui, je suis d'accord sur un point avec vous qui consiste a aider
                                      > > > > > ces braves gens a partir legalement et travailler legalement dans
                                      > > > > > leur pays hotes. En ce qui concerne la Thailande, nous travaillons
                                      > > > > > depuis 2002 a transformer les travailleurs Lao illegaux en legaux
                                      > > et
                                      > > > > > a ce jour, nous avons traite avec succes plus de 50 milles cas
                                      > > deja.
                                      > > > > >
                                      > > > > > En plus de cela, l'Etat Lao negocie avec ses partenaires pour
                                      > > > > > arracher des contrats de travail pour sa population. A part la
                                      > > > > > Thailande ou il y a plus de 70 milles travailleurs legaux, nous
                                      > > > > > avons maintenant des contrats avec la coree du sud et la Malaisie
                                      > > ou
                                      > > > > > de milliers de Lao travaillent en toute legalite.
                                      > > > > >
                                      > > > > > A part cela, nous avons aussi des programmes d'aide et assistance
                                      > > > > > aux victimes de crime organise et de trafficquants humain en
                                      > > > > > Thailande et nous les accompagnons jusqu'a dans leur village natal
                                      > > > > > pour les aider a leur reintegration.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Voila, cher Loung Khampha, comment nous esseyons de faire pour
                                      > > > > > soulager leur souffrance et pour augmenter leur protection legale.
                                      > > > > > Mais comme je vous le dis, l'emigration/l'immigration/la migration
                                      > > > > > est devenu un probleme universel. Tout le monde bouge et tout le
                                      > > > > > monde tente sa chance partout comme bon leur semble. Bien sur que
                                      > > > > > cela peut causer beaucoup de problemes et parfois, les Etats n'ont
                                      > > > > > pas de solution durable pour traiter ce nouveaux probleme mondial.
                                      > > > > > Souvenez vous de Dunkerque et ce lugubre camps des clandestins,
                                      > > > > > croyez vous que l'Etat francais ait deja trouve une solution
                                      > > > > > definitive et durable pour cela?
                                      > > > > >
                                      > > > > > Sok di
                                      > > > > >
                                      > > > > > --- En date de : Jeu 3.3.11, loung khampha loung_khampha@
                                      > > > > > a écrit :
                                      > > > > >
                                      > > > > > De: loung khampha loung_khampha@
                                      > > > > > Objet: [www.laofr.net] "Le pays d’en face" Geoffroy
                                      > > Caillet
                                      > > > > > (Enfants du Mékong Magazine)
                                      > > > > > À: laos-fr@...
                                      > > > > > Cc: freelaos@yahoogroups.com
                                      > > > > > Date: Jeudi 3 mars 2011, 16h37
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Bonjour Yong Chanthalangsy ,
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Cher Yong Chanthalangsy ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > Je prends le risque de ne pas être un homme respectable
                                      > > > > >
                                      > > > > > et de prendre le parti de Konekeo
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Car ce qui me laisse " perplexe ", c'est à dire très
                                      > > embarrassé
                                      > > > > >
                                      > > > > > de vous répondre , excellence ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > ce n'est pas les interventions des Lao de la diaspora ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > ceux qui sont libre de parler et de dénoncer ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > comme Konekeo ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > et qui cherchent en vain à attirer l'attention des autorités
                                      > > de la
                                      > > > > > RDPL ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > depuis bien longtemps ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > sur conditions démentielles et inhumaines des laotiens
                                      > > > > >
                                      > > > > > qui s'expatrient pour aller travailler ailleurs ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > parce que chez eux les bons emplois sont réservés ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > et ils vont particulièrement en Thaïlande ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > ballotés entre les patrons Thaï voyous et criminels
                                      > > > > >
                                      > > > > > et la police Thaï qui les traite
                                      > > > > >
                                      > > > > > pour moins que des animaux qu'on mène à l'abattoir ,
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Mais le fait que vous , vous ne semblez pas comprendre
                                      > > > > >
                                      > > > > > qu'ils vous interpellent pour que vous ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > les autorités compétentes et responsables de l'Etat ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > vous prenez des mesures administratives et politiques
                                      > > > > >
                                      > > > > > pour que plus jamais
                                      > > > > >
                                      > > > > > les travailleurs laotiennes qui s'expatrient ne doivent tomber
                                      > > > > >
                                      > > > > > dans les griffes des trafiquants de la main- d'oeuvre ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > pour que plus jamais ils ou elles ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > ces travailleurs laotiens
                                      > > > > >
                                      > > > > > ne soit plus jamais exploités , méprisés ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > et pour que leurs droits en tant qu'être humain
                                      > > > > >
                                      > > > > > soit respectés .
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Je n'aime pas intervenir
                                      > > > > >
                                      > > > > > dans les affaires sociaux et économiques du Laos ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > mais quand je vois que des intervenants sincères et honnêtes
                                      > > > > >
                                      > > > > > comme Konekeo qui doive se cacher pour pleurer au vu
                                      > > > > >
                                      > > > > > de la misère et des abus intolérables sur des personnes
                                      > > humaines
                                      > > > > >
                                      > > > > > et cela d'autant plus que ce sont des laotiens ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > des frères de sang et de souffrance ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > de déportations , d'exil et de massacres ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > sans oublier des frères partageant une histoire commune
                                      > > > > >
                                      > > > > > de plus de mille ans ,
                                      > > > > >
                                      > > > > > je pense que vous devriez faire quelques choses
                                      > > > > >
                                      > > > > > pour les émigrants Lao en Thaïlande
                                      > > > > >
                                      > > > > > et non suivre les invectives des flatteurs
                                      > > > > >
                                      > > > > > qui caresse la politique de la RDPL
                                      > > > > >
                                      > > > > > dans le sens des poils de la bête .
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Loung Khampha
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
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                                      > > > > > Le pays d’en face
                                      > > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                                      > > > > >
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                                      > > > > > Le pays d’en face Liste de messages
                                      > > > > > Répondre
                                      > > > > > Message #31236 sur 31243 < Préc | Suivant >
                                      > > > > > RE: [www.laofr.net] Re : [Laos-Sol] Le pays
                                      > > d’en face
                                      > > > > >
                                      > > > > > Publicité
                                      > > > > > Cher Phoui et amis,
                                      > > > > >
                                      > > > > > Oui justement, je suis perplexe de lire ici regulierement dans ce
                                      > > > > > forum plusieurs interventions qui s'acharnent contre le fait que
                                      > > des
                                      > > > > > Lao s'emigrent pour travailler a l'etranger. Le comble, c'est que
                                      > > > > > cela provient des gens qui sont eux meme le fruit de cet
                                      > > emigration/
                                      > > > > > immigration. Maintenant qu'ils sont bien installes grace a la
                                      > > > > > generosite de leur pays hotes, ils oublient trop vite que c'est
                                      > > > > > grace a cette emigration qu'ils sont a leur place actuellement.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Un autre paradoxe c'est que pour ces gens, peut- etre le Droit a
                                      > > la
                                      > > > > > liberte de deplacement et d'installation ou bon leur semble,
                                      > > > > > devrait- il peut etre, leur revenir a eux et a eux seuls et non
                                      > > pas
                                      > > > > > aux autres... Et pourquoi et de quel droit. Pourquoi le peuple Lao
                                      > > > > > n'a t il pas le droit de s'emigrer et de s'installer ou bon leur
                                      > > > > > semble?
                                      > > > > >
                                      > > > > > Est ce honteux que de prendre la ballot et d'aller travailler en
                                      > > > > > Thailande parmi tant d'autres pays? Ou est la difference entre
                                      > > > > > travailler en Thailande ou bosser en France? Le cote salarial mis
                                      > > a
                                      > > > > > part, je vois beaucoup davantage pour les Lao qui deviennent des
                                      > > > > > travailleurss saisonnier en Thailande et revenir labourer leur
                                      > > > > > champs, repiquer leur riz et recolter leur paddy quand il le faut
                                      > > et
                                      > > > > > puis retourner en Thailande pour travailler. D'abord il y a le
                                      > > cote
                                      > > > > > linguistique qui ne pose pas de probleme ni ne dresse aucune
                                      > > > > > barriere et a part cela, il n'y la similitude de la culture, la
                                      > > > > > religion et les habitudes culinaires... Et puis, c'est la porte a
                                      > > > > > cote et on peut y faire un saut Ou et Quand on veut, n'est ce pas?
                                      > > > > >
                                      > > > > > D'autre part, il y a le cote subjectif de tout un individu humain
                                      > > > > > reve toujours de se lancer dans des aventures plus ou moin
                                      > > > > > exaltantes que d'aller tenter sa chance dans un pays etranger...
                                      > > > > > Tous ces bons esprits critiques ont ils oublies que eux aussi, ils
                                      > > > > > etaient pousses par cette meme force, quand ils ont decider de
                                      > > > > > quitter le pays auparavent. Pourquoi s'acharner maintenant, sur
                                      > > > > > d'autres, qui sont motives par le meme desir?
                                      > > > > >
                                      > > > > > Allons y, chers amis, soyons serieux et cherchons a aider ces
                                      > > braves
                                      > > > > > gens pourqu'ils partent dans la legalite et qu'ils ne soient pas
                                      > > > > > victimes de crime organise, de trafficants humain et
                                      > > d'exploitation
                                      > > > > > ehontee au lieu de s'acharner sur eux juste pour avoir la bonne
                                      > > > > > conscience.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Sok di
                                      > > > > >
                                      > > > > >
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                                      > > > > > Le pays d’en face
                                      > > > > >
                                      > > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                                      > > > > >
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                                      > > > > > De :
                                      > > > > > Konekèo konekeo@
                                      > > > > >
                                      > > > > > À : laos-solidarite@...;
                                      > > > > > laos-fr@...
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Le destin de travailleurs laotiens en Thaïlande.
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > La Thaïlande est la terre promise pour des centaines milliers
                                      > > > > > laotiens qui ont choisi pour gagner une ressource financière et
                                      > > pour
                                      > > > > > aider leurs familles à vivre au Laos.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Avec la démocratie où nous aurons un libre débat opinion
                                      > > sur le
                                      > > > > > sujet, où ces immigrés officiels et clandestins auront leurs
                                      > > > > > représentants et leurs syndicats qui exprimeront leurs
                                      > > sentiments et
                                      > > > > > leurs souhaits et peut-être un autre espoir sur leur avenir qui
                                      > > sera
                                      > > > > > un autre que de vendre leur unité de travail en Thaïlande.
                                      > > Avec les
                                      > > > > > basses besognes que les Thaïlandais leur réservent, les
                                      > > tâches de
                                      > > > > > coulis, de femmes de ménage, de serveurs, de maçons et de
                                      > > > > > prostitutions que les ouvriers thaïlandais ne veulent plus
                                      > > > > > accomplir. En plus, ils se sont méprisés par les autres
                                      > > Laotiens
                                      > > > > > que ces immigrés laotiens cherchent et trouvent ce qu'ils
                                      > > méritent
                                      > > > > > au lieu de rester et vivre avec la misère au Laos avec la
                                      > > dignité.
                                      > > > > >
                                      > > > > > En regardant le clip vidéo de Tai Orathai
                                      > > http://www.youtube.com/watch?v=1yMUrUIh1w
                                      > > > > > A sur la vie d'une paysanne qui migre vers Bangkok ou Krungthep
                                      > > > > > "à ºˆà º²à º�à ºšà »‰à º²Ã
                                      > > º™à º™à º²à º"à »‰à º§à º�Ã
                                      > > º®à º±à º�", il n'empêche
                                      > > > > > chaque fois que je pense à ces jeunes Laotiennes et Laotiens
                                      > > qui eux
                                      > > > > > aussi prennent ce chemin pour se construire la vie et l'avenir
                                      > > là
                                      > > > > > bas. Dans le clip, c'est une paysanne thaïlandaise qui n'a pas
                                      > > > > > d'adjectif clandestin ou officiel, mais les centaines milliers
                                      > > > > > laotiennes et laotiens sont clandestins dont un obstacle en plus
                                      > > > > > d'éviter d'être contrôlés, une barrière pour un
                                      > > avenir
                                      > > > > > incertain, un obstacle en plus pour pouvoir mener une vie normale
                                      > > et
                                      > > > > > surtout d'être exploités comme des esclavages dans le temps
                                      > > de
                                      > > > > > "à º„à º à º‡à »�à ºªÃ
                                      > > º™à »�à ºªà ºš" sous prétexte de leur
                                      > > dénoncer à la
                                      > > > > > police s'ils n'acceptent pas ce basse besogne et des conditions.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Quel destin pour ces Laotiens de cette génération,
                                      > > l'époque de "
                                      > > > > > à º„à º à º‡à »�à ºªÃ
                                      > > º™à »�à ºªà ºš " les Laotiens de l'époque ont
                                      > > payé car
                                      > > > > > le Roi de Vientiane se révoltait contre le Roi de Siam. Mais de
                                      > > nos
                                      > > > > > jours, ces travailleurs immigrés laotiens officiels et
                                      > > clandestins
                                      > > > > > paient pour quel châtiment ?
                                      > > > > >
                                      > > > > > La mondialisation donc les travailleurs immigrés sont les
                                      > > > > > phénomènes courants, pourquoi nous perdront de larme de
                                      > > crocodile
                                      > > > > > sur les sorts de ces immigrés laotiens ? C'est leur destin
                                      > > n'est-ce
                                      > > > > > pas ?
                                      > > > > >
                                      > > > > > Ce sont des putes qui rêvent de vie facile. D'être une pute
                                      > > au
                                      > > > > > Laos vous gagnez peu, d'être une pute en Thaïlande vous
                                      > > gagnez
                                      > > > > > beaucoup plus, c'est l'image qu'on vous dessine. Pauvres
                                      > > prostituées
                                      > > > > > laotiennes en Thaïlande.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Oui, en réalité, nous sommes en train de payer pour la
                                      > > > > > consécration de politique de dictature dans notre pays qui
                                      > > mène le
                                      > > > > > destin de laotiens depuis plus de trente ans à ici où nous
                                      > > nous
                                      > > > > > trouvons. Il ne faut pas rêver que ces immigrés laotiens
                                      > > vers
                                      > > > > > Thaïlande où ailleurs ce sont la fuite de cerveaux qui vont
                                      > > vendre
                                      > > > > > leur intelligent, leur capacité technologie. Mais non, ce ne
                                      > > sont
                                      > > > > > que la force physique de travail pénible et le corps charnel
                                      > > pour le
                                      > > > > > marché sexuel qui sont parmi des marchandises que nos
                                      > > dirigeants
                                      > > > > > savent commercialiser pour gagner la devise pour notre pays.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Je pleure pour vous, pour votre destin tragique. Assurez que mes
                                      > > > > > larmes ne m’apporte pas ni la gloire ni la fierté
                                      > > de pouvoir
                                      > > > > > dénoncer votre situation tragique mais seulement la tristesse
                                      > > et la
                                      > > > > > résignation. Quelques gouttes de larme qui traversent mes
                                      > > joues,
                                      > > > > > j’essaie de me cacher pour que personne ne
                                      > > m’aperçoive.
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Hak Phèng
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > From: santypha@
                                      > > > > > Sent: Wednesday, March 02, 2011 11:04 AM
                                      > > > > > To: laos-solidarite@... ; laos-fr@...
                                      > > > > > Subject: Re : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > L'air est vraiment plus verte en face du Mekhong, ce n'est pas un
                                      > > > > > mirage , la Thailande attire toujours les laotiens . C'est
                                      > > vraiment
                                      > > > > > dommage que notre société n'a pas su faire pour garder ces
                                      > > laotiens
                                      > > > > > chez eux ,car le pays a un potentiel énorme . Hélas nos
                                      > > riches
                                      > > > > > hommes d'affaires n'ont pas la volonté et surtout la
                                      > > capacité de
                                      > > > > > créer des activités pour donner du travail aux gens.
                                      > > > > > Selon vous ,pour quelles raisons nous sommes restés toujours
                                      > > à
                                      > > > > > la traine . Vous avez voyagé en Asie comme beaucoup d'entre
                                      > > > > > nous ,n'est il pas temps de constater la réalité qui nous
                                      > > saute à
                                      > > > > > la gorge , quel gâchis pour un pays comme le nôtre , car
                                      > > l'argent
                                      > > > > > arrive , hélas ceux qui sont loin du centre de décision n'en
                                      > > voient
                                      > > > > > pas la couleur ...Ce n'est une critique ,c'est une constatation ,
                                      > > on
                                      > > > > > ne peut pas attendre que les autres viennent nous sortir de la
                                      > > > > > misère, il faut appeler le chat le chat , ces hommes et ses
                                      > > femmes
                                      > > > > > qui sont clandestins en Thailande , ils fuient la misère d'une
                                      > > > > > manière très courageuse pour trouver une vie meilleure.
                                      > > > > > Cette fuite de la misère entraine des conséquences
                                      > > énormes
                                      > > > > > pour notre communauté , le mépris ,l'exploitation
                                      > > ,l'humiliation ,
                                      > > > > > en face le royaume de thailande ne ferait rien pour ces
                                      > > > > > clandestins ,c'est des esclaves ,corvéables et à la merci de
                                      > > toutes
                                      > > > > > sortes d'exploitations des officiels locaux ...
                                      > > > > > C'est triste à pleurer , mais aucune voix officielle laotienne
                                      > > > > > n'ose dire quoi que ce soir par peur de perdre sa place dorée
                                      > > ou par
                                      > > > > > peur de ne pas avoir de visas ... Il est temps de réagir comme
                                      > > des
                                      > > > > > tunisiens , il faut chanter comme des chanteurs ivoiriens " Mon
                                      > > pays
                                      > > > > > va mal??? ce n'est pas un mensonge , ou préfère t on la
                                      > > langue de
                                      > > > > > bois pour avoir droit de visiter tous les monuments de Vientiane
                                      > > > > > comme le reportage récent de Settha... La vie est belle pour
                                      > > ces
                                      > > > > > touristes lao nork ,ils sont beaux avec leurs lunettes noires et
                                      > > les
                                      > > > > > caméras à la main .
                                      > > > > > Il ne faut pas oublier la réalité sombre des démunis des
                                      > > > > > provinces et à la périphérie des grandes rues de
                                      > > Vientiane..
                                      > > > > > Bonne journée à tous
                                      > > > > >
                                      > > > > > OS
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > De : Phoui phoui@
                                      > > > > > À : laos-solidarite@...; Véthi Pasathipatay
                                      > > Groupe_Vethi_Paxathipatay_lao@yahoogroupes.
                                      > > > > > fr>
                                      > > > > > Cc : freelaos@yahoogroups.com
                                      > > > > > Envoyé le : Mer 2 mars 2011, 9h 01min 18s
                                      > > > > > Objet : [Laos-Sol] Le pays d’en face
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > > Le pays d’en face
                                      > > > > >
                                      > > > > > Geoffroy Caillet (Enfants du Mékong Magazine) 27/02/2011
                                      > > > > >
                                      > > > > > Aux portes d’un Laos aux ressources limitées, la
                                      > > Thaïlande fait
                                      > > > > > figure de terre promise. Comme Soubanh, des milliers de paysans
                                      > > sans
                                      > > > > > avenir sont contraints à chercher du travail chez leurs
                                      > > puissants
                                      > > > > > voisins. Reportage dans le sud du Laos.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Soubanh chuchote, comme s’il craignait
                                      > > d’être entendu par des
                                      > > > > > oreilles indiscrètes. De sa besace de toile, il sort à la
                                      > > dérobée
                                      > > > > > un livret de famille où il désigne les photos de ses cinq
                                      > > enfants.
                                      > > > > > "Les trois aînés sont partis, eux aussi", déclare-t-il
                                      > > timidement.
                                      > > > > >
                                      > > > > > En arpentant l’unique rue de son village, il a parfois
                                      > > du mal à se
                                      > > > > > convaincre qu’il est encore d’ici. Avec
                                      > > son sol terreux, ses
                                      > > > > > simples maisons de bois et sa modeste école, Tha Teng
                                      > > n’a pas
                                      > > > > > grand-chose à voir avec les agglomérations modernes
                                      > > qu’il a
                                      > > > > > traversées il y a dix jours pour rentrer au pays. Et
                                      > > lorsqu’il
                                      > > > > > s’enquiert auprès de Vanxay, sa femme,
                                      > > d’un voisin absent, la
                                      > > > > > réponse ne l’étonne pas: lui aussi a quitté
                                      > > le Laos pour tenter
                                      > > > > > sa chance en Thaïlande.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Partir dès 14 ans
                                      > > > > >
                                      > > > > > Soubanh a 44 ans. En 2007, il a tiré les conclusions
                                      > > d’une
                                      > > > > > énième mauvaise récolte de riz sur une surface
                                      > > misérable â€" à
                                      > > > > > peine 100 m2 . À quelques dizaines de kilomètres de Tha
                                      > > Teng, dans
                                      > > > > > le sud du Laos, la frontière thaïlandaise était un appel
                                      > > au
                                      > > > > > départ. Ses trois aînés, âgés de 14 à 20 ans,
                                      > > avaient franchi
                                      > > > > > le pas l’un après l’autre. Employés
                                      > > dans un atelier de
                                      > > > > > confection de la région de Sakaeo, ils ne reviennent plus que
                                      > > > > > rarement à Tha Teng. "Ici, les enfants partent dès 14 ans
                                      > > pour
                                      > > > > > quelques mois ou quelques années", déplore Vanxay, qui
                                      > > n’a pas vu
                                      > > > > > les siens depuis près d’un an.
                                      > > > > >
                                      > > > > > C’est pour leur rendre visite que Soubanh
                                      > > s’est rendu en
                                      > > > > > Thaïlande la première fois. Mais lorsqu’il a
                                      > > voulu lui aussi y
                                      > > > > > travailler, il a dû payer 3 500 bahts à un passeur pour
                                      > > obtenir
                                      > > > > > emploi et faux papiers.
                                      > > > > >
                                      > > > > > L’équivalent du salaire mensuel des jeunes
                                      > > Laotiennes qui servent
                                      > > > > > dans les restaurants thaïlandais. Levées à deux heures du
                                      > > matin,
                                      > > > > > elles y travaillent chaque jour jusqu’à18h. Les
                                      > > mineurs qui
                                      > > > > > décrochent un emploi de domestique sont payés, eux, 2 500
                                      > > bahts,
                                      > > > > > "la moitié de ce qui est payé aux Thaïlandais", assure
                                      > > Soubanh.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Pour les candidats au départ, les petits boulots ne manquent
                                      > > pas au
                                      > > > > > Pays du sourire. Employés d’ateliers de confection,
                                      > > saisonniers
                                      > > > > > agricoles dans l’Isan â€" la grande région
                                      > > rurale frontalière â€"
                                      > > > > > ouvriers à Bangkok, employés de pêche à
                                      > > Phuket… Et maçons
                                      > > > > > comme Soubanh, qui a trouvé du travail dans le sud, à 50
                                      > > > > > kilomètres de la frontière avec la Malaisie.
                                      > > > > >
                                      > > > > > "Il y a beaucoup de routes en construction en Thaïlande", se
                                      > > > > > réjouit-il. C’est à la réfection de
                                      > > l’une d’elles qu’il
                                      > > > > > est employé depuis plusieurs mois avec une soixantaine de ses
                                      > > > > > compatriotes. Un travail pénible mais qui lui rapporte 9 000
                                      > > bahts
                                      > > > > > (225 euros) par mois, un salaire bien supérieur à ceux
                                      > > qu’il peut
                                      > > > > > espérer au Laos. "Ici, même en ville on gagne à peine
                                      > > > > > l’équivalent de 2 900 à 3 700 bahts (de 74 à
                                      > > 93 euros). En
                                      > > > > > Thaïlande, c’est jusqu’à9 700
                                      > > bahts (241 euros) mensuels
                                      > > > > > qu’on peut espérer", reprend-il pour justifier son
                                      > > départ.
                                      > > > > >
                                      > > > > > À la merci d’une expulsion
                                      > > > > >
                                      > > > > > À Tha Teng, rares sont les familles dont un membre ne se trouve
                                      > > pas
                                      > > > > > en Thaïlande. Père, mère et enfants, tous sont
                                      > > susceptibles de
                                      > > > > > quitter le village selon les besoins du foyer. Le manque de
                                      > > surfaces
                                      > > > > > cultivables, la mauvaise qualité du riz et
                                      > > l’absence complète de
                                      > > > > > débouchés économiques ici n’est pas un cas
                                      > > isolé dans un pays
                                      > > > > > où près de la moitié de la population vit en-dessous du
                                      > > seuil
                                      > > > > > national de pauvreté.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Pour beaucoup de Laotiens, partir est une question de survie. Et
                                      > > la
                                      > > > > > proximité avec leur florissant voisin thaïlandais concentre
                                      > > tous
                                      > > > > > les espoirs.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Dans ces conditions, la moindre dépense imprévue entraîne
                                      > > souvent
                                      > > > > > un départ. C’est le cas de Chinda, la sÅ"ur de
                                      > > Soubanh, qui doit
                                      > > > > > rembourser une dette faramineuse de 15 millions de kips (1 400
                                      > > > > > euros), contractée pour soigner son fils malade. Elle a
                                      > > confié ses
                                      > > > > > autres enfants à sa belle-sÅ"ur, qui a aussi pris en charge
                                      > > sa
                                      > > > > > propre petite-fille. Pour ces familles décomposées de fait,
                                      > > > > > l’entraide va de soi.
                                      > > > > >
                                      > > > > > L’éloignement les met pourtant à rude
                                      > > épreuve. "Beaucoup de
                                      > > > > > villageois contractent le sida en Thaïlande et le rapportent
                                      > > à Tha
                                      > > > > > Teng, explique Vanxay. Et les enfants grandissent souvent sans
                                      > > > > > parents, ou les parents sans enfants…"
                                      > > > > >
                                      > > > > > Les travailleurs immigrés laotiens ont l’avantage
                                      > > de comprendre la
                                      > > > > > langue thaïe, proche de la leur. Une garantie minime contre la
                                      > > > > > précarité de leur situation là-bas. Malgré
                                      > > l’intérêt
                                      > > > > > représenté par une main-d’Å"uvre bon
                                      > > marché, leur semi-
                                      > > > > > clandestinité les met constamment à la merci
                                      > > d’une expulsion par
                                      > > > > > la police thaïlandaise.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Soubanh est explicite: "Les clandestins sont placés en
                                      > > détention
                                      > > > > > provisoire jusqu’àce qu’ils soient
                                      > > assez nombreux. Puis on les
                                      > > > > > renvoie au Laos dans des camions à double étage. Environ 200
                                      > > > > > Laotiens sont renvoyés ainsi chaque mois."
                                      > > > > >
                                      > > > > > "J’aimerais rester mais je n’ai pas le
                                      > > choix"
                                      > > > > >
                                      > > > > > Pour Soubanh, l’époque des passeurs sera
                                      > > bientôt terminée. Cette
                                      > > > > > fois, il est rentré à Tha Teng avec un objectif: préparer
                                      > > son
                                      > > > > > dossier pour obtenir un passeport de travailleur. Moyennant 12 000
                                      > > > > > bahts dont son patron lui a fait l’avance, il pourra
                                      > > travailler
                                      > > > > > officiellement en Thaïlande sans être astreint à la
                                      > > mobilité des
                                      > > > > > clandestins et sans menace d’expulsion. Comme
                                      > > n’importe quel
                                      > > > > > Thaïlandais, il bénéficiera aussi d’une
                                      > > couverture sociale.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Rentrer définitivement au Laos, il y pense, bien sûr.
                                      > > D’ici deux
                                      > > > > > ans, il espère avoir économisé suffisamment pour achever
                                      > > la
                                      > > > > > construction de sa maison à Tha Teng et, surtout, acheter une
                                      > > > > > surface cultivable assez vaste pour pouvoir nourrir les siens.
                                      > > > > > L’eldorado thaïlandais dont rêvent tant de ses
                                      > > compatriotes,
                                      > > > > > Soubanh en connaît les limites. Il sait au bout du compte
                                      > > qu’il
                                      > > > > > lui permettra seulement, un jour, de mieux vivre ici.
                                      > > > > >
                                      > > > > > À Tha Teng, le chassé-croisé des départs et des
                                      > > retours est
                                      > > > > > permanent. La fille de Soubanh va bientôt rentrer de Sakaeo.
                                      > > Grâce
                                      > > > > > à l’argent qu’elle a économisé
                                      > > sur les 150 bahts gagnés
                                      > > > > > chaque jour comme couturière, elle a de quoi faire vivre les
                                      > > siens
                                      > > > > > pendant longtemps. Soubanh, lui, espère repartir
                                      > > d’ici deux
                                      > > > > > semaines, une fois son passeport obtenu. "J’aimerais
                                      > > rester mais je
                                      > > > > > n’ai pas le choix", glisse-t-il en manière
                                      > > d’excuse à
                                      > > > > > l’adresse d’un pays qui ne peut pas le
                                      > > faire vivre. Pourtant, il
                                      > > > > > repart soulagé: cette fois au moins, Vanxay sera du voyage.
                                      > > > > >
                                      > > > > > Cet article est tiré du numéro 166 d'Enfants du Mékong
                                      > > Magazine
                                      > > > > >
                                      > > > > >
                                      > > > > >
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