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Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education

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  • S.PHABMIXAY Phongsavanh
    Cher Yong,   Après la nausée, c est la menace et l intimidation. Décidément, vous ne changerez jamais. De plus, vous m accordez trop d importance que je
    Message 1 de 17 , 6 avr. 2010
      Cher Yong,
       
      Après la nausée, c'est la menace et l'intimidation. Décidément, vous ne changerez jamais. De plus, vous m'accordez trop d'importance que je ne mérite. Vous l'avez répété à plusieurs reprises, je ne suis qu'un pauvre type qui écrit ce qu'il pense, dans un forum de discussion, que personne ne connait. En homme intelligent que vous êtes, j'aurais aimé que vous me répondiez sur le fond et non sur mon pauvre sort qui n'intéresse personne.
       
      Même si cela flatte mon ego, je n'aurai pas la prétention d'être un leader d'opinion lao Nork comme l'a dit si amicalement Surya. Pourquoi voulez-vous que je déclare la guerre à un pays puisque personne ne lit mon message ? Si vous lisez bien mon propos, vous verrez que je répondais à une affirmation qui me paraissait injuste, avec des arguments, sans cependant prétention aucune de détenir la vérité. C'est l'usage dans un forum de débats d'idées.
       
      Mon propos ne visait pas en particulier la RDPL que vous représentez car, pour moi, ce n'est pas le seul pays à régime autoritaire dans le monde ni l'unique pays qui traverse le processus démocratique, que l'on veuille ou non. J'ai cité seulement un fait connu de tous concernant la RDPL : la suspension depuis 2007 de la politique des concessions des terres pour la culture de l'hévéa.
       
      Je vous remercie néanmoins de votre porte ouverte au cas où j'aurai définitivement renoncé à ma modeste liberté de parole. Je ne saurais vous dire si je mériterais ce privilège car comme vous le dites, je ne suis pas
      assez intelligent pour savoir mettre de l'eau dans mon vin. Laissons l'avenir décider pour cela.
       
      Désolé de cette réponse sans intérêt pour les autres internautes.
       
      Phongsavanh
       

      --- En date de : Mar 6.4.10, yong chanthalangsy <ychanthalangsy@...> a écrit :

      De: yong chanthalangsy <ychanthalangsy@...>
      Objet: Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education
      À: laos-fr@..., laos-solidarie@...
      Date: Mardi 6 avril 2010, 18h53

       
      Cher Phonsavanh,
       
      A votre place, je me montrerais plus serein, plus objectif et plus impartial.
       
      Je sais que ceux qui sont intelligents, se montrent moins virulents envers le pays, quitte a maintenir une porte ouverte pour l'avenir.
       
      Il en est de votre propre choix et c'est a vous de decider quel chemin choisir. si vous voulez faire la guerre contre le pays, il en va de votre responsabilite car vous etes le seul a assumer toutes les consequences.
       
      Pour nous on est ouvert et c'est a vous de faire le choix approprie.
       
      Sok di


      De : S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@ yahoo.fr>
      À : laos-fr@yahoogroupe s.fr; laos-solidarite@ yahoogroupes. fr
      Envoyé le : Mar 6 avril 2010, 10 h 35 min 11 s
      Objet : [www.laofr.net] Démocratie & Education

       
      Bonjour à tous,
       
      A intervalles réguliers, on ressert la soupe de la démocratie. Cette fois-ci, ce sont les défenseurs des régimes autoritaires, qualifiés de stables et propices au développement qui remettent l'antienne selon laquelle il y aurait deux catégories de peuples, ceux que l'on qualifie de développés (sur tous les plans) qui sont aptes à la démocratie, et les autres, arrièrés, pauvres, incultes, qui ne méritent pas encore cette forme de gouvernance. Il faut qu'ils attendent.
       
      Encore une fois, ceux qui disent le contraire sont traités d'arrogants et ignorants car loin du terrain mais jamais on ne se regarde dans le miroir car  l'intolérance et la vanité nous empêchent de se remettre en question.
       
      Pourtant, ce débat d'idées mérite que l'on l'aborde à la lumière de ce qui se passe dans le pays voisin mais d'une façon réfléchie, distancée et dépassionnée. Au lieu de se contenter d'un commentaire laconique, du style : "Voyez ce qui se passe en Thailande, avec l'incapacité d'un régime démocratique de régler les problèmes internes. On voit bien que les partis politiques thailandais, instables, pirouettes d'une vie politique superficielle et propice à la démagogie, ne sont pas adaptés à un pays de développement dont la population, pauvre, se laisse berner par des discours populistes." Il faut donc de l'ordre et de l'autorité !
       
      C'est évidemment un raccourci facile. Ceux qui l'utilisent ne cherchent qu'à excuser les régimes de parti unique qui musellent l'opposition et éludent les questions de fond.
       
      La corellation entre la pauvreté, le développement et la démocratie est un faux débat. Comment expliquer qu'un pays comme l'Inde, avec un milliard d'habitants dont la grande majorité de pauvres arrive à organiser, à échéances régulières, ses élections dans tout le pays. Exercice difficile certes, dans un pays aussi diversifié sur les plans linguistique, géographique, culturel, avec ses classes et ses castes, mais "la plus grande démocratie du monde" montre l'exemple, par le démenti qu'un pays émergent n'a pas besoin d'attendre le niveau de développement élevé pour appliquer la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui en découlent.
       
      Aujourd'hui, nombreux sont les Etats qui ont adhéré à la Charte des droits de l'homme et à ses deux instruments cités ci-dessus mais la mise en application de ces pactes est très inégale. Pour certains, ce n'est qu'une adhésion de façade, pour plaire aux exigences des donneurs de fonds et aux organisations financières internationales. La signature des innombrables traités internationaux ne sont que des alibi camouflant leur vraie nature de régimes autoritaires. Le progrès dans la démocratisation de ces pays n'est malheureusement pas à la hauteur du nombre des traités signés.
       
      La démocratie n'est pas un luxe. Elle doit être adaptée à chaque pays mais elle ne doit pas être édulcorée car la participation des citoyens à la gestion du pays, même si elle peut être organisée de mille manières, n'a qu'un seul objectif : le respect des droits de chacun. L'idée selon laquelle ce qui est bon pour le Pari au pouvoir est bon pour le peuple est largement démentie dans certains dérapages de la politique des concessions de terres en RDPL, par exemple, où l'on était obligé de reculer et suspendre cette politique de "développement rapide".
       
      De même, le slogan selon lequel il faut attendre que le gâteau augmente pour être partagé est tout aussi fallacieux car la deuxième étape ne se réalise pas. Plus grave, la croissance n'est jamais équitablement distribuée car une petite élite s'approprie des bénéfices sans que le petit peuple puisse lever le droit et réclamer son dû.
       
      Ce modèle de développement à deux étages est voué à l'échec. L'exemple de la lutte des "Chemises Rouges" en Thailande est là pour nous le démontrer. La légitimité d'une démocratie moderne dépend de l'équilibe des politiques gouvernementales respectueuses et protectrices des droits civils et politiques des citoyens et qui offrent une réponse effective à leurs besoins économiques et sociaux. En d'autres termes, trouver un équilibre entre libertés individuelles et équité.
       
      On peut trouver des excuses que l'on veut et évoquer des raisons aussi scientifiques que rationnelles que l'on désire, au nom de n'importe quelle urgence historique, mais lorsque l'individu est pauvre et en plus on lui vole ses droits,  il les réclamera un jour ou l'autre. C'est ça la démocratie. Sauf si on le muselle, et c'est la dictature.
       
      Phongsavanh
       
       
       
       



    • Sèng Bounseum
      C est quoi ça? Quelle diplomatie? voilà le vrai visage d un diplomate de La RDPL.  C est honteux et j ai honte de votre place.....
      Message 2 de 17 , 6 avr. 2010
        C'est quoi ça? Quelle diplomatie? voilà le vrai visage d'un diplomate de La RDPL.
         C'est honteux et j'ai honte de votre place.....


        De : yong chanthalangsy <ychanthalangsy@...>
        À : laos-fr@...; laos-solidarie@...
        Envoyé le : Mar 6 avril 2010, 18 h 53 min 08 s
        Objet : Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education

         

        Cher Phonsavanh,
         
        A votre place, je me montrerais plus serein, plus objectif et plus impartial.
         
        Je sais que ceux qui sont intelligents, se montrent moins virulents envers le pays, quitte a maintenir une porte ouverte pour l'avenir.
         
        Il en est de votre propre choix et c'est a vous de decider quel chemin choisir. si vous voulez faire la guerre contre le pays, il en va de votre responsabilite car vous etes le seul a assumer toutes les consequences.
         
        Pour nous on est ouvert et c'est a vous de faire le choix approprie.
         
        Sok di


        De : S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@ yahoo.fr>
        À : laos-fr@yahoogroupe s.fr; laos-solidarite@ yahoogroupes. fr
        Envoyé le : Mar 6 avril 2010, 10 h 35 min 11 s
        Objet : [www.laofr.net] Démocratie & Education

         

        Bonjour à tous,
         
        A intervalles réguliers, on ressert la soupe de la démocratie. Cette fois-ci, ce sont les défenseurs des régimes autoritaires, qualifiés de stables et propices au développement qui remettent l'antienne selon laquelle il y aurait deux catégories de peuples, ceux que l'on qualifie de développés (sur tous les plans) qui sont aptes à la démocratie, et les autres, arrièrés, pauvres, incultes, qui ne méritent pas encore cette forme de gouvernance. Il faut qu'ils attendent.
         
        Encore une fois, ceux qui disent le contraire sont traités d'arrogants et ignorants car loin du terrain mais jamais on ne se regarde dans le miroir car  l'intolérance et la vanité nous empêchent de se remettre en question.
         
        Pourtant, ce débat d'idées mérite que l'on l'aborde à la lumière de ce qui se passe dans le pays voisin mais d'une façon réfléchie, distancée et dépassionnée. Au lieu de se contenter d'un commentaire laconique, du style : "Voyez ce qui se passe en Thailande, avec l'incapacité d'un régime démocratique de régler les problèmes internes. On voit bien que les partis politiques thailandais, instables, pirouettes d'une vie politique superficielle et propice à la démagogie, ne sont pas adaptés à un pays de développement dont la population, pauvre, se laisse berner par des discours populistes." Il faut donc de l'ordre et de l'autorité !
         
        C'est évidemment un raccourci facile. Ceux qui l'utilisent ne cherchent qu'à excuser les régimes de parti unique qui musellent l'opposition et éludent les questions de fond.
         
        La corellation entre la pauvreté, le développement et la démocratie est un faux débat. Comment expliquer qu'un pays comme l'Inde, avec un milliard d'habitants dont la grande majorité de pauvres arrive à organiser, à échéances régulières, ses élections dans tout le pays. Exercice difficile certes, dans un pays aussi diversifié sur les plans linguistique, géographique, culturel, avec ses classes et ses castes, mais "la plus grande démocratie du monde" montre l'exemple, par le démenti qu'un pays émergent n'a pas besoin d'attendre le niveau de développement élevé pour appliquer la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui en découlent.
         
        Aujourd'hui, nombreux sont les Etats qui ont adhéré à la Charte des droits de l'homme et à ses deux instruments cités ci-dessus mais la mise en application de ces pactes est très inégale. Pour certains, ce n'est qu'une adhésion de façade, pour plaire aux exigences des donneurs de fonds et aux organisations financières internationales. La signature des innombrables traités internationaux ne sont que des alibi camouflant leur vraie nature de régimes autoritaires. Le progrès dans la démocratisation de ces pays n'est malheureusement pas à la hauteur du nombre des traités signés.
         
        La démocratie n'est pas un luxe. Elle doit être adaptée à chaque pays mais elle ne doit pas être édulcorée car la participation des citoyens à la gestion du pays, même si elle peut être organisée de mille manières, n'a qu'un seul objectif : le respect des droits de chacun. L'idée selon laquelle ce qui est bon pour le Pari au pouvoir est bon pour le peuple est largement démentie dans certains dérapages de la politique des concessions de terres en RDPL, par exemple, où l'on était obligé de reculer et suspendre cette politique de "développement rapide".
         
        De même, le slogan selon lequel il faut attendre que le gâteau augmente pour être partagé est tout aussi fallacieux car la deuxième étape ne se réalise pas. Plus grave, la croissance n'est jamais équitablement distribuée car une petite élite s'approprie des bénéfices sans que le petit peuple puisse lever le droit et réclamer son dû.
         
        Ce modèle de développement à deux étages est voué à l'échec. L'exemple de la lutte des "Chemises Rouges" en Thailande est là pour nous le démontrer. La légitimité d'une démocratie moderne dépend de l'équilibe des politiques gouvernementales respectueuses et protectrices des droits civils et politiques des citoyens et qui offrent une réponse effective à leurs besoins économiques et sociaux. En d'autres termes, trouver un équilibre entre libertés individuelles et équité.
         
        On peut trouver des excuses que l'on veut et évoquer des raisons aussi scientifiques que rationnelles que l'on désire, au nom de n'importe quelle urgence historique, mais lorsque l'individu est pauvre et en plus on lui vole ses droits,  il les réclamera un jour ou l'autre. C'est ça la démocratie. Sauf si on le muselle, et c'est la dictature.
         
        Phongsavanh
         
         
         
         



      • yong chanthalangsy
        Cher Phongsavanh, Je n ai pas change d un seul iota quant a l amour pour mon pays. Par consequence, je me suis engage dans la voie de la defence et la
        Message 3 de 17 , 7 avr. 2010
          Cher Phongsavanh,
          Je n'ai pas change d'un seul iota quant a l'amour pour mon pays. Par consequence, je me suis engage dans la voie de la defence et la promotion de mon pays depuis le jour premier quand j'ai su que les etrangers bombardaient a l'outrance mon pays en 1970. Cela fait exactement 40 ans que je suis dans ce combat et cela va continuer encore pour une decennie.
          Vous souhaitez connaitre le fond de l'histoire? C'est tout simple. La Legitime Defence. Il n'y a pas de raison de se laisser faire. Si on nous attaque gratutement on contre-attaque par des moyens legaux et c'est efficace.
          Je connais des dizaines de gens qui etaient encore beaucoup plus virulents que vous et en fin de compte, je suis oblige d'intervenir pour leur permettre de rentrer au bercail.
          Voila, Phongsavanh. A vous de voir, on ne recolte que ce qu'on seme.
          Sok di


          De : S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@...>
          À : laos-fr@...; laos-solidarite@...
          Envoyé le : Mar 6 avril 2010, 23 h 04 min 39 s
          Objet : Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education

           

          Cher Yong,
           
          Après la nausée, c'est la menace et l'intimidation. Décidément, vous ne changerez jamais. De plus, vous m'accordez trop d'importance que je ne mérite. Vous l'avez répété à plusieurs reprises, je ne suis qu'un pauvre type qui écrit ce qu'il pense, dans un forum de discussion, que personne ne connait. En homme intelligent que vous êtes, j'aurais aimé que vous me répondiez sur le fond et non sur mon pauvre sort qui n'intéresse personne.
           
          Même si cela flatte mon ego, je n'aurai pas la prétention d'être un leader d'opinion lao Nork comme l'a dit si amicalement Surya. Pourquoi voulez-vous que je déclare la guerre à un pays puisque personne ne lit mon message ? Si vous lisez bien mon propos, vous verrez que je répondais à une affirmation qui me paraissait injuste, avec des arguments, sans cependant prétention aucune de détenir la vérité. C'est l'usage dans un forum de débats d'idées.
           
          Mon propos ne visait pas en particulier la RDPL que vous représentez car, pour moi, ce n'est pas le seul pays à régime autoritaire dans le monde ni l'unique pays qui traverse le processus démocratique, que l'on veuille ou non. J'ai cité seulement un fait connu de tous concernant la RDPL : la suspension depuis 2007 de la politique des concessions des terres pour la culture de l'hévéa.
           
          Je vous remercie néanmoins de votre porte ouverte au cas où j'aurai définitivement renoncé à ma modeste liberté de parole. Je ne saurais vous dire si je mériterais ce privilège car comme vous le dites, je ne suis pas
          assez intelligent pour savoir mettre de l'eau dans mon vin. Laissons l'avenir décider pour cela.
           
          Désolé de cette réponse sans intérêt pour les autres internautes.
           
          Phongsavanh
           

          --- En date de : Mar 6.4.10, yong chanthalangsy <ychanthalangsy@ yahoo.fr> a écrit :

          De: yong chanthalangsy <ychanthalangsy@ yahoo.fr>
          Objet: Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education
          À: laos-fr@yahoogroupe s.fr, laos-solidarie@ yahoogroupes. fr
          Date: Mardi 6 avril 2010, 18h53

           
          Cher Phonsavanh,
           
          A votre place, je me montrerais plus serein, plus objectif et plus impartial.
           
          Je sais que ceux qui sont intelligents, se montrent moins virulents envers le pays, quitte a maintenir une porte ouverte pour l'avenir.
           
          Il en est de votre propre choix et c'est a vous de decider quel chemin choisir. si vous voulez faire la guerre contre le pays, il en va de votre responsabilite car vous etes le seul a assumer toutes les consequences.
           
          Pour nous on est ouvert et c'est a vous de faire le choix approprie.
           
          Sok di


          De : S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@ yahoo.fr>
          À : laos-fr@yahoogroupe s.fr; laos-solidarite@ yahoogroupes. fr
          Envoyé le : Mar 6 avril 2010, 10 h 35 min 11 s
          Objet : [www.laofr.net] Démocratie & Education

           
          Bonjour à tous,
           
          A intervalles réguliers, on ressert la soupe de la démocratie. Cette fois-ci, ce sont les défenseurs des régimes autoritaires, qualifiés de stables et propices au développement qui remettent l'antienne selon laquelle il y aurait deux catégories de peuples, ceux que l'on qualifie de développés (sur tous les plans) qui sont aptes à la démocratie, et les autres, arrièrés, pauvres, incultes, qui ne méritent pas encore cette forme de gouvernance. Il faut qu'ils attendent.
           
          Encore une fois, ceux qui disent le contraire sont traités d'arrogants et ignorants car loin du terrain mais jamais on ne se regarde dans le miroir car  l'intolérance et la vanité nous empêchent de se remettre en question.
           
          Pourtant, ce débat d'idées mérite que l'on l'aborde à la lumière de ce qui se passe dans le pays voisin mais d'une façon réfléchie, distancée et dépassionnée. Au lieu de se contenter d'un commentaire laconique, du style : "Voyez ce qui se passe en Thailande, avec l'incapacité d'un régime démocratique de régler les problèmes internes. On voit bien que les partis politiques thailandais, instables, pirouettes d'une vie politique superficielle et propice à la démagogie, ne sont pas adaptés à un pays de développement dont la population, pauvre, se laisse berner par des discours populistes." Il faut donc de l'ordre et de l'autorité !
           
          C'est évidemment un raccourci facile. Ceux qui l'utilisent ne cherchent qu'à excuser les régimes de parti unique qui musellent l'opposition et éludent les questions de fond.
           
          La corellation entre la pauvreté, le développement et la démocratie est un faux débat. Comment expliquer qu'un pays comme l'Inde, avec un milliard d'habitants dont la grande majorité de pauvres arrive à organiser, à échéances régulières, ses élections dans tout le pays. Exercice difficile certes, dans un pays aussi diversifié sur les plans linguistique, géographique, culturel, avec ses classes et ses castes, mais "la plus grande démocratie du monde" montre l'exemple, par le démenti qu'un pays émergent n'a pas besoin d'attendre le niveau de développement élevé pour appliquer la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui en découlent.
           
          Aujourd'hui, nombreux sont les Etats qui ont adhéré à la Charte des droits de l'homme et à ses deux instruments cités ci-dessus mais la mise en application de ces pactes est très inégale. Pour certains, ce n'est qu'une adhésion de façade, pour plaire aux exigences des donneurs de fonds et aux organisations financières internationales. La signature des innombrables traités internationaux ne sont que des alibi camouflant leur vraie nature de régimes autoritaires. Le progrès dans la démocratisation de ces pays n'est malheureusement pas à la hauteur du nombre des traités signés.
           
          La démocratie n'est pas un luxe. Elle doit être adaptée à chaque pays mais elle ne doit pas être édulcorée car la participation des citoyens à la gestion du pays, même si elle peut être organisée de mille manières, n'a qu'un seul objectif : le respect des droits de chacun. L'idée selon laquelle ce qui est bon pour le Pari au pouvoir est bon pour le peuple est largement démentie dans certains dérapages de la politique des concessions de terres en RDPL, par exemple, où l'on était obligé de reculer et suspendre cette politique de "développement rapide".
           
          De même, le slogan selon lequel il faut attendre que le gâteau augmente pour être partagé est tout aussi fallacieux car la deuxième étape ne se réalise pas. Plus grave, la croissance n'est jamais équitablement distribuée car une petite élite s'approprie des bénéfices sans que le petit peuple puisse lever le droit et réclamer son dû.
           
          Ce modèle de développement à deux étages est voué à l'échec. L'exemple de la lutte des "Chemises Rouges" en Thailande est là pour nous le démontrer. La légitimité d'une démocratie moderne dépend de l'équilibe des politiques gouvernementales respectueuses et protectrices des droits civils et politiques des citoyens et qui offrent une réponse effective à leurs besoins économiques et sociaux. En d'autres termes, trouver un équilibre entre libertés individuelles et équité.
           
          On peut trouver des excuses que l'on veut et évoquer des raisons aussi scientifiques que rationnelles que l'on désire, au nom de n'importe quelle urgence historique, mais lorsque l'individu est pauvre et en plus on lui vole ses droits,  il les réclamera un jour ou l'autre. C'est ça la démocratie. Sauf si on le muselle, et c'est la dictature.
           
          Phongsavanh
           
           
           
           




        • PHANEKHAM aRoun
          son excellence nous offre des choix. peu importe notre choix pourvu que ca soit le seul bon choix de cirer ses bottes ses bottes comme un certain
          Message 4 de 17 , 7 avr. 2010
            son excellence nous offre des choix. peu importe notre choix pourvu que ca soit le seul bon choix de cirer ses bottes ses bottes comme un certain ex-journalo de la rfi  et ces bons samaritains d'ONG qui le font evec excellence et distinction.
             
            aRoun
             
            nous n'avons qu'a regarder ses souliers qui rayonnent et sillonnent comme un vrai miroir.
             
            --- Dans laos-solidarite@..., Yong <ychanthalangsy@...> a écrit :
            >
            > Cher Phongsavanh,
            > Vous etes le seul Maitre de votre choix. Si vous decidez de joindre le rang des detracteurs du Laos, on prendra aussi une decision appropriee. Car il est de notre droit legitime.
            > Donc, je vous laisse le choix.
            > Sok di
            >
            > On Apr 6, 2010, at 23:04, "S.PHABMIXAY Phongsavanh" <sophabmixayp@...> wrote:
            >
            > Cher Yong,

            > Après la nausée, c'est la menace et l'intimidation. Décidément, vous ne changerez jamais. De plus, vous m'accordez trop d'importance que je ne mérite. Vous l'avez répété à plusieurs reprises, je ne suis qu'un pauvre type qui écrit ce qu'il pense, dans un forum de discussion, que personne ne connait. En homme intelligent que vous êtes, j'aurais aimé que vous me répondiez sur le fond
            et non sur mon pauvre sort qui n'intéresse personne.

            > Même si cela flatte mon ego, je n'aurai pas la prétention d'être un leader d'opinion lao Nork comme l'a dit si amicalement Surya. Pourquoi voulez-vous que je déclare la guerre à un pays puisque personne ne lit mon message ? Si vous lisez bien mon propos, vous verrez que je répondais à une affirmation qui me paraissait injuste, avec des arguments, sans cependant prétention aucune de détenir la vérité. C'est l'usage dans un forum de débats d'idées.

            > Mon propos ne visait pas en particulier la RDPL que vous représentez car, pour moi, ce n'est pas le seul pays à régime autoritaire dans le monde ni l'unique pays qui traverse le processus démocratique, que l'on veuille ou non. J'ai cité seulement un fait connu de tous concernant la RDPL : la suspension depuis 2007 de la politique des concessions des terres pour la culture de
            l'hévéa.

            > Je vous remercie néanmoins de votre porte ouverte au cas où j'aurai définitivement renoncé à ma modeste liberté de parole. Je ne saurais vous dire si je mériterais ce privilège car comme vous le dites, je ne suis pas
            > assez intelligent pour savoir mettre de l'eau dans mon vin. Laissons l'avenir décider pour cela.

            > Désolé de cette réponse sans intérêt pour les autres internautes.

            > Phongsavanh

            >
            > --- En date de : Mar 6.4.10, yong chanthalangsy <ychanthalangsy@...> a écrit :
            >
            > De: yong chanthalangsy <ychanthalangsy@...>
            > Objet: Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education
            > À: laos-fr@..., laos-solidarie@...
            > Date: Mardi 6 avril 2010, 18h53
            >

            > Cher Phonsavanh,

            > A votre place, je me montrerais plus serein, plus objectif et plus impartial.

            > Je sais que ceux qui sont intelligents, se montrent moins virulents envers le pays, quitte a maintenir une porte ouverte pour l'avenir.

            > Il en est de votre propre choix et c'est a vous de decider quel chemin choisir. si vous voulez faire la guerre contre le pays, il en va de votre responsabilite car vous etes le seul a assumer toutes les consequences.

            > Pour nous on est ouvert et c'est a vous de faire le choix approprie.

            > Sok di


            --- En date de : Mer 7.4.10, S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@...> a écrit :

            De: S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@...>
            Objet: Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education
            À: laos-fr@..., laos-solidarite@...
            Date: Mercredi 7 avril 2010, 7h04

             
            Cher Yong,
             
            Après la nausée, c'est la menace et l'intimidation. Décidément, vous ne changerez jamais. De plus, vous m'accordez trop d'importance que je ne mérite. Vous l'avez répété à plusieurs reprises, je ne suis qu'un pauvre type qui écrit ce qu'il pense, dans un forum de discussion, que personne ne connait. En homme intelligent que vous êtes, j'aurais aimé que vous me répondiez sur le fond et non sur mon pauvre sort qui n'intéresse personne.
             
            Même si cela flatte mon ego, je n'aurai pas la prétention d'être un leader d'opinion lao Nork comme l'a dit si amicalement Surya. Pourquoi voulez-vous que je déclare la guerre à un pays puisque personne ne lit mon message ? Si vous lisez bien mon propos, vous verrez que je répondais à une affirmation qui me paraissait injuste, avec des arguments, sans cependant prétention aucune de détenir la vérité. C'est l'usage dans un forum de débats d'idées.
             
            Mon propos ne visait pas en particulier la RDPL que vous représentez car, pour moi, ce n'est pas le seul pays à régime autoritaire dans le monde ni l'unique pays qui traverse le processus démocratique, que l'on veuille ou non. J'ai cité seulement un fait connu de tous concernant la RDPL : la suspension depuis 2007 de la politique des concessions des terres pour la culture de l'hévéa.
             
            Je vous remercie néanmoins de votre porte ouverte au cas où j'aurai définitivement renoncé à ma modeste liberté de parole. Je ne saurais vous dire si je mériterais ce privilège car comme vous le dites, je ne suis pas
            assez intelligent pour savoir mettre de l'eau dans mon vin. Laissons l'avenir décider pour cela.
             
            Désolé de cette réponse sans intérêt pour les autres internautes.
             
            Phongsavanh
             

            --- En date de : Mar 6.4.10, yong chanthalangsy <ychanthalangsy@ yahoo.fr> a écrit :

            De: yong chanthalangsy <ychanthalangsy@ yahoo.fr>
            Objet: Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education
            À: laos-fr@yahoogroupe s.fr, laos-solidarie@ yahoogroupes. fr
            Date: Mardi 6 avril 2010, 18h53

             
            Cher Phonsavanh,
             
            A votre place, je me montrerais plus serein, plus objectif et plus impartial.
             
            Je sais que ceux qui sont intelligents, se montrent moins virulents envers le pays, quitte a maintenir une porte ouverte pour l'avenir.
             
            Il en est de votre propre choix et c'est a vous de decider quel chemin choisir. si vous voulez faire la guerre contre le pays, il en va de votre responsabilite car vous etes le seul a assumer toutes les consequences.
             
            Pour nous on est ouvert et c'est a vous de faire le choix approprie.
             
            Sok di


            De : S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@ yahoo.fr>
            À : laos-fr@yahoogroupe s.fr; laos-solidarite@ yahoogroupes. fr
            Envoyé le : Mar 6 avril 2010, 10 h 35 min 11 s
            Objet : [www.laofr.net] Démocratie & Education

             
            Bonjour à tous,
             
            A intervalles réguliers, on ressert la soupe de la démocratie. Cette fois-ci, ce sont les défenseurs des régimes autoritaires, qualifiés de stables et propices au développement qui remettent l'antienne selon laquelle il y aurait deux catégories de peuples, ceux que l'on qualifie de développés (sur tous les plans) qui sont aptes à la démocratie, et les autres, arrièrés, pauvres, incultes, qui ne méritent pas encore cette forme de gouvernance. Il faut qu'ils attendent.
             
            Encore une fois, ceux qui disent le contraire sont traités d'arrogants et ignorants car loin du terrain mais jamais on ne se regarde dans le miroir car  l'intolérance et la vanité nous empêchent de se remettre en question.
             
            Pourtant, ce débat d'idées mérite que l'on l'aborde à la lumière de ce qui se passe dans le pays voisin mais d'une façon réfléchie, distancée et dépassionnée. Au lieu de se contenter d'un commentaire laconique, du style : "Voyez ce qui se passe en Thailande, avec l'incapacité d'un régime démocratique de régler les problèmes internes. On voit bien que les partis politiques thailandais, instables, pirouettes d'une vie politique superficielle et propice à la démagogie, ne sont pas adaptés à un pays de développement dont la population, pauvre, se laisse berner par des discours populistes." Il faut donc de l'ordre et de l'autorité !
             
            C'est évidemment un raccourci facile. Ceux qui l'utilisent ne cherchent qu'à excuser les régimes de parti unique qui musellent l'opposition et éludent les questions de fond.
             
            La corellation entre la pauvreté, le développement et la démocratie est un faux débat. Comment expliquer qu'un pays comme l'Inde, avec un milliard d'habitants dont la grande majorité de pauvres arrive à organiser, à échéances régulières, ses élections dans tout le pays. Exercice difficile certes, dans un pays aussi diversifié sur les plans linguistique, géographique, culturel, avec ses classes et ses castes, mais "la plus grande démocratie du monde" montre l'exemple, par le démenti qu'un pays émergent n'a pas besoin d'attendre le niveau de développement élevé pour appliquer la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui en découlent.
             
            Aujourd'hui, nombreux sont les Etats qui ont adhéré à la Charte des droits de l'homme et à ses deux instruments cités ci-dessus mais la mise en application de ces pactes est très inégale. Pour certains, ce n'est qu'une adhésion de façade, pour plaire aux exigences des donneurs de fonds et aux organisations financières internationales. La signature des innombrables traités internationaux ne sont que des alibi camouflant leur vraie nature de régimes autoritaires. Le progrès dans la démocratisation de ces pays n'est malheureusement pas à la hauteur du nombre des traités signés.
             
            La démocratie n'est pas un luxe. Elle doit être adaptée à chaque pays mais elle ne doit pas être édulcorée car la participation des citoyens à la gestion du pays, même si elle peut être organisée de mille manières, n'a qu'un seul objectif : le respect des droits de chacun. L'idée selon laquelle ce qui est bon pour le Pari au pouvoir est bon pour le peuple est largement démentie dans certains dérapages de la politique des concessions de terres en RDPL, par exemple, où l'on était obligé de reculer et suspendre cette politique de "développement rapide".
             
            De même, le slogan selon lequel il faut attendre que le gâteau augmente pour être partagé est tout aussi fallacieux car la deuxième étape ne se réalise pas. Plus grave, la croissance n'est jamais équitablement distribuée car une petite élite s'approprie des bénéfices sans que le petit peuple puisse lever le droit et réclamer son dû.
             
            Ce modèle de développement à deux étages est voué à l'échec. L'exemple de la lutte des "Chemises Rouges" en Thailande est là pour nous le démontrer. La légitimité d'une démocratie moderne dépend de l'équilibe des politiques gouvernementales respectueuses et protectrices des droits civils et politiques des citoyens et qui offrent une réponse effective à leurs besoins économiques et sociaux. En d'autres termes, trouver un équilibre entre libertés individuelles et équité.
             
            On peut trouver des excuses que l'on veut et évoquer des raisons aussi scientifiques que rationnelles que l'on désire, au nom de n'importe quelle urgence historique, mais lorsque l'individu est pauvre et en plus on lui vole ses droits,  il les réclamera un jour ou l'autre. C'est ça la démocratie. Sauf si on le muselle, et c'est la dictature.
             
            Phongsavanh
             
             
             
             




          • Sengdad Chanthapanya
            Cher Phongsavanh, Face à tant de nausée et de cynisme de la part d’un personnage ayant pignon sur rue , nous apparaissons, à l’image de Ferdinand
            Message 5 de 17 , 7 avr. 2010

              Cher Phongsavanh,

               

              Face à tant de nausée et de cynisme de la part d’un personnage "ayant pignon sur rue", nous apparaissons, à l’image de Ferdinand Bardamu(*), comme des garçons sans importance collective, tout juste des individus…

               

              … mais alors, en quoi sommes-nous dérangeants dans ces "églises" appelées "forums" ?

               

              Ce soir, c’est l’ine de mes "questions du jour".

              Sereinement, Objectivement et Impartialement Vôtre,

              SD

               

              (*) : Qui se meut avec son barda, son fardeau (?)

               

              ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              From: S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@...>
              To: laos-fr@...; laos-solidarite@...
              Sent: Wed, April 7, 2010 8:48:48 PM
              Subject: Re: [Laos-Sol] Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education

              Cher Yong,

               

              Ceci sera ma dernière intervention sur ce sujet ( sauf si on continue sur le fond) car tout est dit dans mon précdent message. Mon choix a été fait depuis le jour où j'ai quitté le Laos. J'ai choisi la liberté comme des centaines de milliers de nos compatriotes. Depuis, il n'a pas changé.

               

              Vous me connaissez assez. Je n'ai pas besoin de me faire un streapteese ici. Comme beaucoup, j'ai oeuvré d'abord dans la résistance. Ensuite, sans renier mes convictions, j'ai travaillé pour aider le Laos, à travers la Chambre de commerce de Versailles, mon employeur. Je n'ai pas leçons à recevoir ni de chantage à accepter de quiconque. Sachez quand même que j'ai participé à quelques organisations mais pas celle que votre enquêteur pied-niclé l'a signalée.

               

              Sok Di,

              Phongsavanh

               

              ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              De: Yong <ychanthalangsy@ yahoo.fr>
              Objet: Re: [Laos-Sol] Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education
              À: "laos-solidarite@ yahoogroupes. fr" <laos-solidarite@ yahoogroupes. fr>
              Cc: "laos-fr@yahoogroup es.fr" <laos-fr@yahoogroupe s.fr>, "laos-solidarite@ yahoogroupes. fr" <laos-solidarite@ yahoogroupes. fr>
              Date: Mercredi 7 avril 2010, 14h59

               

              Cher Phongsavanh,


              Vous etes le seul Maitre de votre choix. Si vous decidez de joindre le rang des detracteurs du Laos, on prendra aussi une decision appropriee. Car il est de notre droit legitime.

              Donc, je vous laisse le choix.


              Sok di

               

              ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

              On Apr 6, 2010, at 23:04, "S.PHABMIXAY Phongsavanh" <sophabmixayp@ yahoo.fr> wrote:

               

              Cher Yong,

               

              Après la nausée, c'est la menace et l'intimidation. Décidément, vous ne changerez jamais. De plus, vous m'accordez trop d'importance que je ne mérite. Vous l'avez répété à plusieurs reprises, je ne suis qu'un pauvre type qui écrit ce qu'il pense, dans un forum de discussion, que personne ne connait. En homme intelligent que vous êtes, j'aurais aimé que vous me répondiez sur le fond et non sur mon pauvre sort qui n'intéresse personne.

               

              Même si cela flatte mon ego, je n'aurai pas la prétention d'être un leader d'opinion lao Nork comme l'a dit si amicalement Surya. Pourquoi voulez-vous que je déclare la guerre à un pays puisque personne ne lit mon message ? Si vous lisez bien mon propos, vous verrez que je répondais à une affirmation qui me paraissait injuste, avec des arguments, sans cependant prétention aucune de détenir la vérité. C'est l'usage dans un forum de débats d'idées.

               

              Mon propos ne visait pas en particulier la RDPL que vous représentez car, pour moi, ce n'est pas le seul pays à régime autoritaire dans le monde ni l'unique pays qui traverse le processus démocratique, que l'on veuille ou non. J'ai cité seulement un fait connu de tous concernant la RDPL : la suspension depuis 2007 de la politique des concessions des terres pour la culture de l'hévéa.

               

              Je vous remercie néanmoins de votre porte ouverte au cas où j'aurai définitivement renoncé à ma modeste liberté de parole. Je ne saurais vous dire si je mériterais ce privilège car comme vous le dites, je ne suis pas

              assez intelligent pour savoir mettre de l'eau dans mon vin. Laissons l'avenir décider pour cela.

               

              Désolé de cette réponse sans intérêt pour les autres internautes.

               

              Phongsavanh

               

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              De: yong chanthalangsy <ychanthalangsy@yahoo.fr>
              Objet: Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education
              À: laos-fr@yahoogroupes.fr, laos-solidarie@ yahoogroupes. fr
              Date: Mardi 6 avril 2010, 18h53

               

              Cher Phonsavanh,

               

              A votre place, je me montrerais plus serein, plus objectif et plus impartial.

               

              Je sais que ceux qui sont intelligents, se montrent moins virulents envers le pays, quitte a maintenir une porte ouverte pour l'avenir.

               

              Il en est de votre propre choix et c'est a vous de decider quel chemin choisir. si vous voulez faire la guerre contre le pays, il en va de votre responsabilite car vous etes le seul a assumer toutes les consequences.

               

              Pour nous on est ouvert et c'est a vous de faire le choix approprie.

               

              Sok di

               

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              De : S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@ yahoo.fr>
              À : laos-fr@yahoogroupe s.fr; laos-solidarite@ yahoogroupes. fr
              Envoyé le : Mar 6 avril 2010, 10 h 35 min 11 s
              Objet : [www.laofr.net] Démocratie & Education

              Bonjour à tous,

               

              A intervalles réguliers, on ressert la soupe de la démocratie. Cette fois-ci, ce sont les défenseurs des régimes autoritaires, qualifiés de stables et propices au développement qui remettent l'antienne selon laquelle il y aurait deux catégories de peuples, ceux que l'on qualifie de développés (sur tous les plans) qui sont aptes à la démocratie, et les autres, arrièrés, pauvres, incultes, qui ne méritent pas encore cette forme de gouvernance. Il faut qu'ils attendent.

               

              Encore une fois, ceux qui disent le contraire sont traités d'arrogants et ignorants car loin du terrain mais jamais on ne se regarde dans le miroir car  l'intolérance et la vanité nous empêchent de se remettre en question.

               

              Pourtant, ce débat d'idées mérite que l'on l'aborde à la lumière de ce qui se passe dans le pays voisin mais d'une façon réfléchie, distancée et dépassionnée. Au lieu de se contenter d'un commentaire laconique, du style : "Voyez ce qui se passe en Thailande, avec l'incapacité d'un régime démocratique de régler les problèmes internes. On voit bien que les partis politiques thailandais, instables, pirouettes d'une vie politique superficielle et propice à la démagogie, ne sont pas adaptés à un pays de développement dont la population, pauvre, se laisse berner par des discours populistes." Il faut donc de l'ordre et de l'autorité !

               

              C'est évidemment un raccourci facile. Ceux qui l'utilisent ne cherchent qu'à excuser les régimes de parti unique qui musellent l'opposition et éludent les questions de fond.

               

              La corellation entre la pauvreté, le développement et la démocratie est un faux débat. Comment expliquer qu'un pays comme l'Inde, avec un milliard d'habitants dont la grande majorité de pauvres arrive à organiser, à échéances régulières, ses élections dans tout le pays. Exercice difficile certes, dans un pays aussi diversifié sur les plans linguistique, géographique, culturel, avec ses classes et ses castes, mais "la plus grande démocratie du monde" montre l'exemple, par le démenti qu'un pays émergent n'a pas besoin d'attendre le niveau de développement élevé pour appliquer la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui en découlent.

               

              Aujourd'hui, nombreux sont les Etats qui ont adhéré à la Charte des droits de l'homme et à ses deux instruments cités ci-dessus mais la mise en application de ces pactes est très inégale. Pour certains, ce n'est qu'une adhésion de façade, pour plaire aux exigences des donneurs de fonds et aux organisations financières internationales. La signature des innombrables traités internationaux ne sont que des alibi camouflant leur vraie nature de régimes autoritaires. Le progrès dans la démocratisation de ces pays n'est malheureusement pas à la hauteur du nombre des traités signés.

               

              La démocratie n'est pas un luxe. Elle doit être adaptée à chaque pays mais elle ne doit pas être édulcorée car la participation des citoyens à la gestion du pays, même si elle peut être organisée de mille manières, n'a qu'un seul objectif : le respect des droits de chacun. L'idée selon laquelle ce qui est bon pour le Pari au pouvoir est bon pour le peuple est largement démentie dans certains dérapages de la politique des concessions de terres en RDPL, par exemple, où l'on était obligé de reculer et suspendre cette politique de "développement rapide".

               

              De même, le slogan selon lequel il faut attendre que le gâteau augmente pour être partagé est tout aussi fallacieux car la deuxième étape ne se réalise pas. Plus grave, la croissance n'est jamais équitablement distribuée car une petite élite s'approprie des bénéfices sans que le petit peuple puisse lever le droit et réclamer son dû.

               

              Ce modèle de développement à deux étages est voué à l'échec. L'exemple de la lutte des "Chemises Rouges" en Thailande est là pour nous le démontrer. La légitimité d'une démocratie moderne dépend de l'équilibe des politiques gouvernementales respectueuses et protectrices des droits civils et politiques des citoyens et qui offrent une réponse effective à leurs besoins économiques et sociaux. En d'autres termes, trouver un équilibre entre libertés individuelles et équité.

               

              On peut trouver des excuses que l'on veut et évoquer des raisons aussi scientifiques que rationnelles que l'on désire, au nom de n'importe quelle urgence historique, mais lorsque l'individu est pauvre et en plus on lui vole ses droits,  il les réclamera un jour ou l'autre. C'est ça la démocratie. Sauf si on le muselle, et c'est la dictature.

               

              Phongsavanh


            • Sengdad Chanthapanya
              Sabaïdi thouk thane, Veuillez trouver ci-après une des versions françaises de celle reconnue par la Fondation Martin Niemöller du poème qui est attribué
              Message 6 de 17 , 11 avr. 2010

                Sabaïdi thouk thane,


                Veuillez trouver ci-après une des versions françaises de celle reconnue par la Fondation Martin Niemöller du poème qui est attribué à ce pasteur allemand et récemment posté en version anglaise sur le forum d’à coté par Om Phien.


                « « Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes
                Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
                Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
                Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
                Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
                Je me suis tu, je n'étais pas juif.
                Lorsqu'ils sont venus chercher les catholiques,
                Je me suis tu, je n’étais pas catholique.

                Puis ils sont venus me chercher
                Et il ne restait plus personne pour protester. » »


                Le pasteur Martin Niemöller fut arrêté en 1937 et transféré au camp de concentration de Dachau en 1941.

                Il est devenu militant pacifiste après sa libération en 1945.


                Bonne méditation.

                SD


                -----------------------------------------------------------------------------------------------

                De : Om Phien <omphien@... >
                À : laos-solidarite@ yahoogroupes. fr
                Envoyé le : Jeu 8 avril 2010, 22 h 06 min
                Objet : RE: [Laos-Sol] Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education




                Sbaidee Ai Phongsavanh,

                Thank you for speaking up against the tyranny and to stand up for your principle of freedom of expression.

                Allwo me to share this popular poem written by a German priest just after the end of WWII:

                "THEY CAME FIRST for the Communists,
                and I didn't speak up because I wasn't a Communist.

                THEN THEY CAME for the Jews,
                and I didn't speak up because I wasn't a Jew.

                THEN THEY CAME for the trade unionists,
                and I didn't speak up because I wasn't a trade unionist.

                THEN THEY CAME for the Catholics,
                and I didn’t speak up because I was a Protestant.

                THEN THEY CAME for me
                and by that time no one was left to speak up."

                Have a good day!

                OP

                -----------------------------------------------------------------------------------------------

                To: laos-fr@...; laos-solidarite@...
                From: sophabmixayp@...
                Date: Tue, 6 Apr 2010 21:04:39 +0000
                Subject: [Laos-Sol] Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education

                Cher Yong,


                Après la nausée, c'est la menace et l'intimidation. Décidément, vous ne changerez jamais. De plus, vous m'accordez trop d'importance que je ne mérite. Vous l'avez répété à plusieurs reprises, je ne suis qu'un pauvre type qui écrit ce qu'il pense, dans un forum de discussion, que personne ne connait. En homme intelligent que vous êtes, j'aurais aimé que vous me répondiez sur le fond et non sur mon pauvre sort qui n'intéresse personne.


                Même si cela flatte mon ego, je n'aurai pas la prétention d'être un leader d'opinion lao Nork comme l'a dit si amicalement Surya. Pourquoi voulez-vous que je déclare la guerre à un pays puisque personne ne lit mon message ? Si vous lisez bien mon propos, vous verrez que je répondais à une affirmation qui me paraissait injuste, avec des arguments, sans cependant prétention aucune de détenir la vérité. C'est l'usage dans un forum de débats d'idées.


                Mon propos ne visait pas en particulier la RDPL que vous représentez car, pour moi, ce n'est pas le seul pays à régime autoritaire dans le monde ni l'unique pays qui traverse le processus démocratique, que l'on veuille ou non. J'ai cité seulement un fait connu de tous concernant la RDPL : la suspension depuis 2007 de la politique des concessions des terres pour la culture de l'hévéa.


                Je vous remercie néanmoins de votre porte ouverte au cas où j'aurai définitivement renoncé à ma modeste liberté de parole. Je ne saurais vous dire si je mériterais ce privilège car comme vous le dites, je ne suis pas

                assez intelligent pour savoir mettre de l'eau dans mon vin. Laissons l'avenir décider pour cela.


                Désolé de cette réponse sans intérêt pour les autres internautes.


                Phongsavanh


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                De: yong chanthalangsy <ychanthalangsy@...>
                Objet: Re : [www.laofr.net] Démocratie & Education
                À: laos-fr@..., laos-solidarie@...
                Date: Mardi 6 avril 2010, 18h53

                Cher Phonsavanh,


                A votre place, je me montrerais plus serein, plus objectif et plus impartial.


                Je sais que ceux qui sont intelligents, se montrent moins virulents envers le pays, quitte a maintenir une porte ouverte pour l'avenir.


                Il en est de votre propre choix et c'est a vous de decider quel chemin choisir. si vous voulez faire la guerre contre le pays, il en va de votre responsabilite car vous etes le seul a assumer toutes les consequences.


                Pour nous on est ouvert et c'est a vous de faire le choix approprie.


                Sok di


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                De : S.PHABMIXAY Phongsavanh <sophabmixayp@ yahoo.fr>
                À : laos-fr@yahoogroupe s.fr; laos-solidarite@ yahoogroupes. fr
                Envoyé le : Mar 6 avril 2010, 10 h 35 min 11 s
                Objet : [www.laofr.net] Démocratie & Education


                Bonjour à tous,


                A intervalles réguliers, on ressert la soupe de la démocratie. Cette fois-ci, ce sont les défenseurs des régimes autoritaires, qualifiés de stables et propices au développement qui remettent l'antienne selon laquelle il y aurait deux catégories de peuples, ceux que l'on qualifie de développés (sur tous les plans) qui sont aptes à la démocratie, et les autres, arrièrés, pauvres, incultes, qui ne méritent pas encore cette forme de gouvernance. Il faut qu'ils attendent.


                Encore une fois, ceux qui disent le contraire sont traités d'arrogants et ignorants car loin du terrain mais jamais on ne se regarde dans le miroir car  l'intolérance et la vanité nous empêchent de se remettre en question.


                Pourtant, ce débat d'idées mérite que l'on l'aborde à la lumière de ce qui se passe dans le pays voisin mais d'une façon réfléchie, distancée et dépassionnée. Au lieu de se contenter d'un commentaire laconique, du style : "Voyez ce qui se passe en Thailande, avec l'incapacité d'un régime démocratique de régler les problèmes internes. On voit bien que les partis politiques thailandais, instables, pirouettes d'une vie politique superficielle et propice à la démagogie, ne sont pas adaptés à un pays de développement dont la population, pauvre, se laisse berner par des discours populistes." Il faut donc de l'ordre et de l'autorité !


                C'est évidemment un raccourci facile. Ceux qui l'utilisent ne cherchent qu'à excuser les régimes de parti unique qui musellent l'opposition et éludent les questions de fond.


                La corellation entre la pauvreté, le développement et la démocratie est un faux débat. Comment expliquer qu'un pays comme l'Inde, avec un milliard d'habitants dont la grande majorité de pauvres arrive à organiser, à échéances régulières, ses élections dans tout le pays. Exercice difficile certes, dans un pays aussi diversifié sur les plans linguistique, géographique, culturel, avec ses classes et ses castes, mais "la plus grande démocratie du monde" montre l'exemple, par le démenti qu'un pays émergent n'a pas besoin d'attendre le niveau de développement élevé pour appliquer la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui en découlent.


                Aujourd'hui, nombreux sont les Etats qui ont adhéré à la Charte des droits de l'homme et à ses deux instruments cités ci-dessus mais la mise en application de ces pactes est très inégale. Pour certains, ce n'est qu'une adhésion de façade, pour plaire aux exigences des donneurs de fonds et aux organisations financières internationales. La signature des innombrables traités internationaux ne sont que des alibi camouflant leur vraie nature de régimes autoritaires. Le progrès dans la démocratisation de ces pays n'est malheureusement pas à la hauteur du nombre des traités signés.


                La démocratie n'est pas un luxe. Elle doit être adaptée à chaque pays mais elle ne doit pas être édulcorée car la participation des citoyens à la gestion du pays, même si elle peut être organisée de mille manières, n'a qu'un seul objectif : le respect des droits de chacun. L'idée selon laquelle ce qui est bon pour le Pari au pouvoir est bon pour le peuple est largement démentie dans certains dérapages de la politique des concessions de terres en RDPL, par exemple, où l'on était obligé de reculer et suspendre cette politique de "développement rapide".


                De même, le slogan selon lequel il faut attendre que le gâteau augmente pour être partagé est tout aussi fallacieux car la deuxième étape ne se réalise pas. Plus grave, la croissance n'est jamais équitablement distribuée car une petite élite s'approprie des bénéfices sans que le petit peuple puisse lever le droit et réclamer son dû.


                Ce modèle de développement à deux étages est voué à l'échec. L'exemple de la lutte des "Chemises Rouges" en Thailande est là pour nous le démontrer. La légitimité d'une démocratie moderne dépend de l'équilibe des politiques gouvernementales respectueuses et protectrices des droits civils et politiques des citoyens et qui offrent une réponse effective à leurs besoins économiques et sociaux. En d'autres termes, trouver un équilibre entre libertés individuelles et équité.


                On peut trouver des excuses que l'on veut et évoquer des raisons aussi scientifiques que rationnelles que l'on désire, au nom de n'importe quelle urgence historique, mais lorsque l'individu est pauvre et en plus on lui vole ses droits,  il les réclamera un jour ou l'autre. C'est ça la démocratie. Sauf si on le muselle, et c'est la dictature.


                Phongsavanh


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