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description de Mont Saint Vincent

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  • Patrick Notel
    A la demande d un membre de cette liste voici ce qu écrit Courtépée sur Mont Saint Vincent. Ce texte est placé en archivage dans les fichiers de la liste
    Message 1 de 1 , 14 déc. 2004
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      A la demande d'un membre de cette liste voici ce qu'écrit Courtépée sur Mont
      Saint Vincent.
      Ce texte est placé en archivage dans les fichiers de la liste


      MONT-SAINT-VINCENT, bourg.

      Castrum Montis S. Vincentii, ainsi appelé en 1279 (Voyez Per., p. 547);
      archiprêtre et paroisse du diocèse de Chalon, patronage de l'abbé de Cluny,
      qui avait là un prieuré dont les moines se sont retirés vers 1506. Le prieur
      obtint de Louis XII , en 1501, des lettres de garde-gardienne pour les
      droits de langue de boeuf dont il jouit encore, de caponage de blé (aboli
      depuis), lides, cens, servis; mais les langues de bêtes bovines, dit un
      titre, qui se tuent ou se débitent les jours fériés, appartiennent au
      seigneur ou à ses officiers, et ceux du roi les perçoivent ces jours-là.
      L'église, autrefois sous le vocable de la Croix, Ecclesia de Monte Sanctae
      Crucis, humide, quoique située sur une haute montagne, fut dédiée par André
      de Poupet, évêque de Chalon, en 1484. Beau choeur neuf rebâti en 1775 pour
      3,000 liv. payées par l'abbé de Cluny, décima­teur, qui l'a orné d'un bel
      autel à la romaine; huit mépartistes au XVIè siècle. Sous le portail, tombe
      de Charles Leclerc, curé du lieu, l'exemple des pasteurs, le père des
      pauvres, mort le 28 décembre 1681; il a laissé un domaine rendant 300
      livres, et a fondé une bourse de 50 écus au sémi­naire. Chambre de charité,
      due en partie aux bienfaits de ce curé. En l'église était jadis la tombe
      d'Isabelle Rabutin, femme de Robert, comte de Charollais, au XIIIè siècle,
      selon Palliot qui l'avait copiée en 1660.
      Eudes IV ayant acquis par échange le comté de Chalon et la baronnie du
      Charollais en 1237, en hommage à Louis IX de Charolles, du Mont-St.-Vincent
      et de leurs châtellenies; ces deux places sont appelées Villes murées en
      1390, lorsque les Armagnacs vendirent le Charollais au duc Philippe. La 2è
      était la première des quatre baronnies de ce comté, unie à la Couronne en
      1477, et depuis 1765, châtellenie royale dont la justice ressortit au
      bailliage de Charolles.
      Il y avait jadis un bailli auquel ressortissaient par appel les causes des
      justices seigneuriales et surtout les moyens et bas-justiciers qui
      relevaient de cette baronnie. Mlle de Sens obligea encore, il y a 18 ans,
      les héri­tiers Sauroy à reprendre de fief au Mont-Saint-Vincent pour la
      terre de Saint-Vallier.
      Anciennement jeu d'arquebuse composé d'environ 40 chevaliers; ils rendirent
      le grand prix en 1722; ceux de Martigny, Charolles, Toulon, Perrecy,
      Montcenis y assistèrent. La première ville remporta le prix qu'elle rendit,
      et c'est au Mont-Saint-Vincent à le rendre à son tour.

      Le régisseur du roi pour tout le comté de Charollais est établi en ce lieu
      depuis 1761 ; le bureau de la poste est à Joncy; mais il n'y a point de
      messager piéton de là au Mont-Saint-Vincent, quoique les régisseurs des
      postes en aient établi à Charolles pour porter les lettres à Paray, à Toulon
      et Perrecy, et un autre pour Montcenis.
      Ce bourg, situé sur une des plus hautes montagnes de la province, avait une
      forteresse qui fut assiégée et démantelée par Louis VII en 1161 , pour punir
      Guillaume, comte de Chalon, qui s'y était réfugié, de ses ravages sur les
      terres de Cluny. La place fut livrée aux flammes pour avoir osé résister à
      une armée royale : elle fut prise par les Orléanais, ennemis du duc, en 1433
      , reprise l'année suivante par les soins de la duchesse ; elle eut depuis
      1237 les mêmes seigneurs que le Charollais dont on a parlé au long dans le
      coup-d'oeil sur ce comté. Louis XV en fit l'acquisition de Mlle. de Sens,
      pour la terre de Palaiseau en 1761. S. M., par édit de 1765, a supprimé la
      baronnie et conservé la châtellenie qui comprend 4 clochers et la prévôté de
      Marizy.
      L'emplacement de l'ancien château, situé sur la pointe de la montagne au
      sud, a été acquis du roi par Antoine Febvre, commissaire à terrier, qui a
      fait construire une belle maison. La léproserie était au bas du bourg à 400
      pas au nord, dans un champ encore appelé la Maladière, et dont il n'y a plus
      de vestiges.
      De 400 communiants en 1709, la famine en enleva 200 ; de 12 mé­tairies, 6
      furent abandonnées : actuellement 500 communiants et 100 feux, 637 ames, 131
      habitants imposables en 1679, 115 en 1751. Les dépendances, de 30 feux, sont
      : Bourgueil, autrefois annexe, fief à Phil. Febvre, notaire, possédé par J.
      de Montfaulcon en 1430; Maumont , fief à Cl. de Thésut, d'Aumont; Crusol,
      appelé maintenant Chéfretin; le Brouillat, les Places, la Vernée, le Bois
      haut de 12 feux, alternatif avec Marry, du diocèse de Mâcon ; Montmartin,
      qui fut affranchi en 1555 pour 18 liv. 5 s. ; les justiciables de la
      baronnie le furent par Henri II en 1554, malgré la dame de Vaudrey ; le
      bourg, clos de murs avec 4 portes, était franc : il devait être alors bien
      peuplé, puisqu'on y comp­tait 14 bouchers.
      Il a 220 toises de long du nord au sud, et 100 de l'est à l'ouest, et la
      montagne, du midi au nord, a 330 toises en longueur et 120 en largeur.
      Mairie pour les affaires économiques, depuis 1693. Le premier maire fut
      Philibert Febvre, bailli en même temps; son fils, Lazare, lui a succédé; son
      petit-fils, Charles-Léonard, maire actuel depuis 1752, est aussi châtelain ;
      il entre aux États alternativement avec Paray et Per­recy : c'était à son
      tour en 1778.
      Ce bourg députait aux États du Charollais avant leur réunion à ceux du duché
      en 1751, et le curé avait droit d'y entrer. Grenier à sel du temps des ducs,
      dont dépendent 43 paroisses ou hameaux de la direction de Chalon. Entrepôt
      de tabac. Subdélégation et recette de Charolles.
      Six foires, dont deux très anciennes, puisqu'il en est fait mention au XIè
      siècle, dans le saec. bened., tome IV; un marché le samedi depuis 1768. Il
      est étonnant qu'aucun chemin public n'aboutisse à cette montagne ; il serait
      bien avantageux qu'une branche tirée de Joncy passât au pied, d'où elle
      tendrait à Perrecy et à Toulon, par Genelard ; c'est le seul bourg du
      Charollais qui soit privé de cet avantage. Le chemin serait fa­cile à faire,
      le terrain étant sablonneux et la pierre commune. A peine faudrait-il un
      seul pont : une route rendrait ce bourg l'entrepôt du Cha­rollais, du
      Chalonnais et du Mâconnais, étant entre les trois provinces.
      On est encore plus étonné de trouver sur cette éminence isolée plus de 40
      puits, et de voir sortir de ses flancs quantité de sources qui en rendent
      l'accès très difficile. Le terrain, spongieux, est abreuvé par les neiges et
      les brouillards. Une terre grasse et marneuse à une certaine profondeur
      retient l'eau qui fournit les puits et les fontaines.
      Le fief de Thésut, avec terrier, à Jacques Calard de Chalon depuis 20 ans, a
      donné le nom à une ancienne famille, dont plusieurs magistrats distingués à
      Dijon, et un conseiller d'État sous la régence. Elle est par­tagée en 4
      branches. Antoine Malteste, dans sa Description du Charol­lais, dit : «
      Familia Thesusiorum semper habuit bonos et illustres viros », et fait
      l'éloge de Louis et Jean de Thésut qui vivaient de son temps (1570).
      Louis de Thésut-Ragi fonda une chapelle aux Carmes de Chalon, où il fut
      inhumé en 1489 ; Jacques de Thésut, depuis capitaine-châtelain du
      Mont-Saint-Vincent, en 1475; Jean, son fils, en 1526; Jean, fils de
      celui-ci, capitaine-gouverneur de Joncy, par arrêt du Parlement, en 1556.
      Les anciennes familles sont les Chofflet, le Clerc, Denis, Thomasset, dont
      Louis était bailli en 1560 ; les Febvre, originaires de St.-Micault, où on
      les voit au XIV è siècle; les Bonamour, les Calard qui sortent de Montcenis
      et possèdent depuis 1510 le fief de Montsarin ; les Thomassin, d'une bonne
      noblesse du comté, dont les ancêtres étaient capitaines du château, baillis
      du lieu, d'où sort Etienne de Thomassin, écuyer, dont le fils unique est
      garde du roi. Philippe de Thomassin, élu de la noblesse aux Etats du
      Charollais en 1700, est l'aïeul de Guillaume Thomassin, ancien officier,
      établi à Nuits. On voit Jean Thomassin, conseiller du duc, en 1403 ; un
      autre du même nom, président au Parlement de Dole, en 1603; ambassadeur du.
      roi Cath. en Suisse, mort en 1631. (Voyez Dunod , tome 3, page 294.)
      Etienne du Mont-St.-Vincent était garde-scel du comte de Clermont en 1299;
      Jean Mathey en 1358 ; Jean de Clugny, lieutenant du bailli du Charollais,
      tint les assises au Mont-St.-Vincent en 1398; J. de St.-Just était châtelain
      en 1410.
      A cinq lieues de Cluny, six de Charolles, sept de Chalon, neuf d'Au­tun,
      quatre de Montcenis, dix-huit de Dijon, une de Joncy ; bureau de la poste.
      Lat. 46, 37' 3" ; long. 2, 9' 38".


      Patrick Notel
      patrick.notel@...
      site personnel: http://www.ifrance.com/notel/
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