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Sauvons le Français !

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    Sauvons le Français ! C’est un triste constat que nous devons faire aujourd’hui : la langue française est morte ou en tout cas est sur le point de
    Message 1 de 1 , 1 dc. 2008
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      Sauvons le Français !

       

       C’est un triste constat que nous devons faire aujourd’hui : la langue française est morte ou en tout cas est sur le point de l’être. Snobée à l’étranger, maltraitée par les Français eux-mêmes, notre langue est sur le déclin. Personne ne tente de la sauver. Elle est en péril. A tous les étages de la société française, on s’en moque.

      Les politiques, qui devraient pourtant montrer l’exemple, sont les premiers pourfendeurs du Français : un Président de la République qui commet de nombreuses fautes de syntaxes ou qui n’hésite pas à user, voire abuser, de mots grossiers, des ministres qui empruntent le langage de la rue comme la célèbre « glandouille » de Fadela Amara, une ex-candidate au pouvoir suprême qui invente des mots. Victor Hugo, Lamartine, Baudelaire doivent se retourner dans leur tombe. Eux, qui ont porté le Français au-delà de nos frontières, ont été les ambassadeurs d’une certaine idée de la France qui passait par sa langue. Charles Quint roi d’Espagne et Empereur du Saint Empire, ennemi de François Ier reconnaissait la grande place du français « La langue Française est langue d’Etat, la seule propre aux grandes affaires ».

      La puissance française s’est longtemps expliquée par la place prépondérante qu’avait sa langue. Ainsi lors des conquêtes Napoléoniennes on a imposé cette langue. Au XIXe siècle, la cour du tsar de toutes les Russie parlait français, c’était une, si ce n’est la langue noble par excellence. La langue parlée par les Grands. Elle s’alliait également avec la puissance et le rayonnement culturels français. C’est fini. Pourtant elle est belle notre langue. Anatole France en donnait une définition magnifique « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu’on l’aime de toute son âme et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle. »

      Pourtant nous Français nous nous en éloignons petit à petit. Le langage utilisé par les jeunes s’installe, détruisant peu à peu des siècles de littérature. Chaque année le Larousse, le Robert se font complice de cet assassinat. On crée des néologismes, on inverse les syllabes et pis on parle le franglais. De la « bravitude » de Madame Royal à « bonificatoire » utilisé il y a peu par un commentateur cycliste, on atteint des sommets. Nicolas Sarkozy doit sa victoire à cette évolution de la société. Il a tout compris. Il a délaissé les grandes phrases, les mots compliqués afin de toucher un plus grand électorat. Les ouvriers ont adhéré.

      Rappelez-vous lorsque Georges Pompidou, Valery Giscard d’Estaing ou François Mitterrand (grand homme de lettres s’exprimaient cela avait une autre allure que les discours de Guaino ! Le « verlan » fait des ravages dans les cours de récréation. Tout comme les « SMS » qui poussent les adolescents à mâcher, gâcher les mots. Et tout cela, bien sûr, se retrouve dans les copies. Les professeurs s’étranglent en lisant des sommités comme « de Golle » ou « keske que la liberté ». Un fossé se creuse entre anciens pour qui le Français est la mère de la patrie, le symbole même de l’identité française et les jeunes pour qui ce langage est juste un moyen de communiquer. Pourtant l’objectif de la langue est de permettre le contact entre personnes différentes.

      Walther von Wartburg déclare que « Comme moyen d’expression individuelle la langue française est peut-être inférieure à d’autres langues, en particulier à l’allemand. Mais la langue a une autre fonction : elle sert de lien entre les différents membres de la société ; elle met en rapport les différents individus du même groupe linguistique. Envisagé de ce point de vue le français, grâce à sa clarté, est supérieur à toutes les autres langues. Ce n’est pas en vain que trois siècles y ont travaillé avec une ardeur incomparable. » Cela s’associe à un déclin de l’idée de patrie.

      Camus disait que « Ma patrie c’est la langue française ». Certains ont honte d’être français, crachent sur les symboles de la République et sur le premier d’entre eux, la langue. Enfin, le franglais. Le pire de tous. L’entrée de l’anglais dans les classes a été une catastrophe. Déjà parce qu’il a restreint, en heure, l’apprentissage de la grammaire, de l’orthographe. De plus les élèves ont mélangé les deux langues. Ainsi on assiste à une disparition des accents dans les copies. En effet dans la langue de Shakespeare il n’y a pas d’accent. La langue de Molière en fait donc les frais au nom de la globalisation. Il faut parler Anglais absolument.

      Bientôt la langue d’Outre-manche sera langue officielle. Déjà les médias ont adopté cette posture. On utilise des mots anglais alors que notre belle langue compte des traductions très appropriées. Ainsi le programme diffusé à vingt et une heure est appelé le prime time au lieu de première partie de soirée. Le Président de la République a organisé le 14 juillet une garden party. Au cinéma on assiste à des remake, en musique on sort des best of et en télévision on crée des spin off. Voilà l’état dans lequel se trouve notre langue.

      Dans un état végétatif. Prêt à recevoir le coup final. Il faut donc sauver le français pour pouvoir laisser à nos enfants ce merveilleux don fruit d’âpres batailles et comme a dit Paul Valery « Écrire purement en français, c’est un soin et un amusement qui récompense quelque peu l’ennui d’écrire ».

       
      M i K E

        
         
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