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Professeur de FLE à l'étranger?

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  • fle_riste
    Bonjour à tous. Je travaille dans une institution dédiée à l enseignement du FLE en Amérique Latine, en tant qu enseignant et également pour le
    Message 1 de 5 , 17 oct. 2008
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    • 0 Pièce jointe
      Bonjour à tous.

      Je travaille dans une institution dédiée à l'enseignement du FLE en
      Amérique Latine, en tant qu'enseignant et également pour le
      recrutement des professeurs.

      Un constat préoccupant: le recrutement de professeurs de FLE devient
      de plus en plus difficile et il y a plusieurs causes à cela.

      L'Europe traverse une crise économique, certes, mais même avant cette
      crise, les billets d'avion coûtaient très cher, et leur tarif est
      souvent un frein à la venue des candidats. Je dois bien sûr préciser
      que l'institution ne peut pas prendre en charge le vol.
      Mais cette barrière économique n'est que la première étape dans le
      découragement du candidat moyen à un poste de FLE dans l'institution.
      A la vue du salaire proposé, qu'il s'empresse de convertir en Euros,
      le candidat se sent soudain "dévalué", "exploité" et "contraint à la
      précarité".
      Il me semble en effet qu'au niveau mondial, le salaire moyen d'un
      professeur de FLE est de moins de 300 euros par mois. Le loyer du
      moindre studio à Paris avoisinant le double de ce salaire, on croit à
      une farce, à une erreur, ou à une réelle tentative de retour à
      l'esclavage!

      Il faut ici prendre en compte que la plupart des institutions
      proposant des postes de professeurs de FLE à l'étranger sont des
      entreprises ou même des associations locales, qui demandent donc à
      leurs élèves des prix de cours en rapport avec le pouvoir d'achat
      local, et qui paient leurs professeurs en monnaie locale, avec un
      contrat de travail local. Il est donc bien évident que ces
      institutions ne peuvent pas payer, en euros, un salaire "à la
      française" lorsqu'elles se trouvent dans un pays ne faisant pas partie
      des pays dits "riches".

      Professeur de FLE à l'étranger, oui, mais quel "étranger", donc? Même
      nombre d'heures de cours, mêmes compétences, mais un salaire 5 ou 6
      fois plus faible, en valeur absolue, au Guatemala qu'au Japon? Mais
      qu'en est-il du pouvoir d'achat du professeur dans ce deux pays?
      Est-il si différent?

      En outre, devient-on professeur de FLE pour un petit moment, ou pour
      s'installer dans le pays où l'on va travailler? On peut très bien
      vivre avec 300 ou 400 Euros par mois dans de nombreux pays d'Amérique
      latine si l'on y réside, mais on n'aura pas les moyens de retourner
      voir sa famille en France à chaque vacances. Ce sont les jeux de
      l'économie mondiale, des diversités économiques et des distances.

      Ma réflexion me pousse donc à m'interroger sur la préparation des
      futurs professeurs de FLE. Ils ne sont pas forcément conscients de ces
      réalités économiques, car les départements de sciences du langage ou
      de didactique des langue n'abordent probablement pas ces aspects
      concrets dans leurs amphithéâtres.

      De plus, être professeur de FLE, pour beaucoup, se limite à faire du
      tourisme d'une manière différente, faire une pause d'un an ou deux
      pour des titulaires de l'éducation nationale, apprendre une langue
      étrangère en s'amusant ou encore fuir un problème de cœur... Nous
      avons vu tous les cas de figure.

      Lorsque l'on décide de s'expatrier pour travailler, il faut donc bien
      savoir si l'on part pour revenir un jour ou pour rester sur place à
      plus long terme. Il faut aussi savoir si l'on veut être à l'étranger
      un enseignant de langue, ou une personne reconnue professionnellement,
      à la "juste valeur" que l'on s'est définie avec des critères français.
      Travailler à Londres, Mexico, Santiago de Chile ou Tokyo, c'est le
      plus souvent être un employé local, comme les autres, avec le même
      statut et le même revenu.

      Il n'y a ni attaque, ni recherche de conflit dans mes propos,
      simplement le sentiment qu'il manque une certaine réflexion sur la
      définition même de ce qu'est un professeur de FLE, et que si l'on doit
      chercher à lui donner un statut, comment l'uniformiser au niveau
      international.

      Salutations à tous, chers collègues.
    • catarina galhardo
      Bonjour,   Je suis tout a fait d accord avec vous. Je suis enseignante de Fle en Irlande et je rencontre ici des collegues italiens, portugais ou russes qui
      Message 2 de 5 , 17 oct. 2008
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      • 0 Pièce jointe
        Bonjour,
         
        Je suis tout a fait d'accord avec vous. Je suis enseignante de Fle en Irlande et je rencontre ici des collegues italiens, portugais ou russes qui viennent enseigner leur langue. On travaille souvent dans les memes ecoles et ils ont les memes problemes que nous, (notamment en ce qui concerne le statut). Pourquoi ne pas se mettre tous ensemble pour
        envisager des solutions : au niveau du complement d'information a inclure dans la formation, mais aussi au niveau du statut.
        Bien cordialement,
        Cat

        De: fle_riste <fle_riste@...>
        Objet: [[ flemploi ]] Professeur de FLE à l'étranger?
        À: flemploi@...
        Date: Vendredi 17 Octobre 2008, 18h45

        Bonjour à tous.

        Je travaille dans une institution dédiée à l'enseignement du FLE en
        Amérique Latine, en tant qu'enseignant et également pour le
        recrutement des professeurs.

        Un constat préoccupant: le recrutement de professeurs de FLE devient
        de plus en plus difficile et il y a plusieurs causes à cela.

        L'Europe traverse une crise économique, certes, mais même avant cette
        crise, les billets d'avion coûtaient très cher, et leur tarif est
        souvent un frein à la venue des candidats. Je dois bien sûr préciser
        que l'institution ne peut pas prendre en charge le vol.
        Mais cette barrière économique n'est que la première étape dans le
        découragement du candidat moyen à un poste de FLE dans l'institution.
        A la vue du salaire proposé, qu'il s'empresse de convertir en Euros,
        le candidat se sent soudain "dévalué", "exploité" et "contraint à la
        précarité".
        Il me semble en effet qu'au niveau mondial, le salaire moyen d'un
        professeur de FLE est de moins de 300 euros par mois. Le loyer du
        moindre studio à Paris avoisinant le double de ce salaire, on croit à
        une farce, à une erreur, ou à une réelle tentative de retour à
        l'esclavage!

        Il faut ici prendre en compte que la plupart des institutions
        proposant des postes de professeurs de FLE à l'étranger sont des
        entreprises ou même des associations locales, qui demandent donc à
        leurs élèves des prix de cours en rapport avec le pouvoir d'achat
        local, et qui paient leurs professeurs en monnaie locale, avec un
        contrat de travail local. Il est donc bien évident que ces
        institutions ne peuvent pas payer, en euros, un salaire "à la
        française" lorsqu'elles se trouvent dans un pays ne faisant pas partie
        des pays dits "riches".

        Professeur de FLE à l'étranger, oui, mais quel "étranger", donc? Même
        nombre d'heures de cours, mêmes compétences, mais un salaire 5 ou 6
        fois plus faible, en valeur absolue, au Guatemala qu'au Japon? Mais
        qu'en est-il du pouvoir d'achat du professeur dans ce deux pays?
        Est-il si différent?

        En outre, devient-on professeur de FLE pour un petit moment, ou pour
        s'installer dans le pays où l'on va travailler? On peut très bien
        vivre avec 300 ou 400 Euros par mois dans de nombreux pays d'Amérique
        latine si l'on y réside, mais on n'aura pas les moyens de retourner
        voir sa famille en France à chaque vacances. Ce sont les jeux de
        l'économie mondiale, des diversités économiques et des distances.

        Ma réflexion me pousse donc à m'interroger sur la préparation des
        futurs professeurs de FLE. Ils ne sont pas forcément conscients de ces
        réalités économiques, car les départements de sciences du langage ou
        de didactique des langue n'abordent probablement pas ces aspects
        concrets dans leurs amphithéâtres.

        De plus, être professeur de FLE, pour beaucoup, se limite à faire du
        tourisme d'une manière différente, faire une pause d'un an ou deux
        pour des titulaires de l'éducation nationale, apprendre une langue
        étrangère en s'amusant ou encore fuir un problème de cœur... Nous
        avons vu tous les cas de figure.

        Lorsque l'on décide de s'expatrier pour travailler, il faut donc bien
        savoir si l'on part pour revenir un jour ou pour rester sur place à
        plus long terme. Il faut aussi savoir si l'on veut être à l'étranger
        un enseignant de langue, ou une personne reconnue professionnellement ,
        à la "juste valeur" que l'on s'est définie avec des critères français.
        Travailler à Londres, Mexico, Santiago de Chile ou Tokyo, c'est le
        plus souvent être un employé local, comme les autres, avec le même
        statut et le même revenu.

        Il n'y a ni attaque, ni recherche de conflit dans mes propos,
        simplement le sentiment qu'il manque une certaine réflexion sur la
        définition même de ce qu'est un professeur de FLE, et que si l'on doit
        chercher à lui donner un statut, comment l'uniformiser au niveau
        international.

        Salutations à tous, chers collègues.


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      • cedric ramirez
        Bonjour, de mon côté je suis un peu moins d accord. Je suis tout récemment diplômé de FLE, je ne suis pas titulaire de l EN et je ne me vois pas en
        Message 3 de 5 , 17 oct. 2008
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        • 0 Pièce jointe
          Bonjour,

          de mon côté je suis un peu moins d'accord. Je suis tout récemment diplômé de FLE, je ne suis pas titulaire de l'EN et je ne me vois pas en touriste d'un autre genre. La réalité économique fait que non ce n'est pas facile de prendre un billet d'avion pour l'autre bout du monde et non ce n'est pas évident de partir s'installer à l'étranger sans une garantie financière à moyen terme (l'année scolaire).
          Je débute au Royaume-Uni parceque:
          1- c'est facile c'est pas trop loin, si je m'étais planté je serais rentré chez maman
          2- les employeurs n'ont pas de scrupules à payer leurs employés en fonction de leurs qualifications, voire même de paye les déplacements (incroyable non?)
          Alors oui, nous sommes au courant que le FLE c'est souvent du précaire et souvent pas très bien payé et oui nous savons comparer un salaire avec un niveau de vie local, ça ne veut pas dire pour autant que l'on doive accepter de se contenter du minimum local pour survivre.
          Et puisque nous parlons de monde concurentiel, quand accepterons-nous que les employés aussi aillent chez les employeurs qui paient le mieux?
          cordialement,
          Cédric.

          --- On Fri, 17/10/08, catarina galhardo <galhardocat@...> wrote:
          From: catarina galhardo <galhardocat@...>
          Subject: Re : [[ flemploi ]] Professeur de FLE à l'étranger?
          To: flemploi@...
          Date: Friday, 17 October, 2008, 7:17 PM

          Bonjour,
           
          Je suis tout a fait d'accord avec vous. Je suis enseignante de Fle en Irlande et je rencontre ici des collegues italiens, portugais ou russes qui viennent enseigner leur langue. On travaille souvent dans les memes ecoles et ils ont les memes problemes que nous, (notamment en ce qui concerne le statut). Pourquoi ne pas se mettre tous ensemble pour
          envisager des solutions : au niveau du complement d'information a inclure dans la formation, mais aussi au niveau du statut.
          Bien cordialement,
          Cat

          De: fle_riste <fle_riste@yahoo. fr>
          Objet: [[ flemploi ]] Professeur de FLE à l'étranger?
          À: flemploi@yahoogroup es.fr
          Date: Vendredi 17 Octobre 2008, 18h45

          Bonjour à tous.

          Je travaille dans une institution dédiée à l'enseignement du FLE en
          Amérique Latine, en tant qu'enseignant et également pour le
          recrutement des professeurs.

          Un constat préoccupant: le recrutement de professeurs de FLE devient
          de plus en plus difficile et il y a plusieurs causes à cela.

          L'Europe traverse une crise économique, certes, mais même avant cette
          crise, les billets d'avion coûtaient très cher, et leur tarif est
          souvent un frein à la venue des candidats. Je dois bien sûr préciser
          que l'institution ne peut pas prendre en charge le vol.
          Mais cette barrière économique n'est que la première étape dans le
          découragement du candidat moyen à un poste de FLE dans l'institution.
          A la vue du salaire proposé, qu'il s'empresse de convertir en Euros,
          le candidat se sent soudain "dévalué", "exploité" et "contraint à la
          précarité".
          Il me semble en effet qu'au niveau mondial, le salaire moyen d'un
          professeur de FLE est de moins de 300 euros par mois. Le loyer du
          moindre studio à Paris avoisinant le double de ce salaire, on croit à
          une farce, à une erreur, ou à une réelle tentative de retour à
          l'esclavage!

          Il faut ici prendre en compte que la plupart des institutions
          proposant des postes de professeurs de FLE à l'étranger sont des
          entreprises ou même des associations locales, qui demandent donc à
          leurs élèves des prix de cours en rapport avec le pouvoir d'achat
          local, et qui paient leurs professeurs en monnaie locale, avec un
          contrat de travail local. Il est donc bien évident que ces
          institutions ne peuvent pas payer, en euros, un salaire "à la
          française" lorsqu'elles se trouvent dans un pays ne faisant pas partie
          des pays dits "riches".

          Professeur de FLE à l'étranger, oui, mais quel "étranger", donc? Même
          nombre d'heures de cours, mêmes compétences, mais un salaire 5 ou 6
          fois plus faible, en valeur absolue, au Guatemala qu'au Japon? Mais
          qu'en est-il du pouvoir d'achat du professeur dans ce deux pays?
          Est-il si différent?

          En outre, devient-on professeur de FLE pour un petit moment, ou pour
          s'installer dans le pays où l'on va travailler? On peut très bien
          vivre avec 300 ou 400 Euros par mois dans de nombreux pays d'Amérique
          latine si l'on y réside, mais on n'aura pas les moyens de retourner
          voir sa famille en France à chaque vacances. Ce sont les jeux de
          l'économie mondiale, des diversités économiques et des distances.

          Ma réflexion me pousse donc à m'interroger sur la préparation des
          futurs professeurs de FLE. Ils ne sont pas forcément conscients de ces
          réalités économiques, car les départements de sciences du langage ou
          de didactique des langue n'abordent probablement pas ces aspects
          concrets dans leurs amphithéâtres.

          De plus, être professeur de FLE, pour beaucoup, se limite à faire du
          tourisme d'une manière différente, faire une pause d'un an ou deux
          pour des titulaires de l'éducation nationale, apprendre une langue
          étrangère en s'amusant ou encore fuir un problème de cœur... Nous
          avons vu tous les cas de figure.

          Lorsque l'on décide de s'expatrier pour travailler, il faut donc bien
          savoir si l'on part pour revenir un jour ou pour rester sur place à
          plus long terme. Il faut aussi savoir si l'on veut être à l'étranger
          un enseignant de langue, ou une personne reconnue professionnellement ,
          à la "juste valeur" que l'on s'est définie avec des critères français.
          Travailler à Londres, Mexico, Santiago de Chile ou Tokyo, c'est le
          plus souvent être un employé local, comme les autres, avec le même
          statut et le même revenu.

          Il n'y a ni attaque, ni recherche de conflit dans mes propos,
          simplement le sentiment qu'il manque une certaine réflexion sur la
          définition même de ce qu'est un professeur de FLE, et que si l'on doit
          chercher à lui donner un statut, comment l'uniformiser au niveau
          international.

          Salutations à tous, chers collègues.


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        • Philippe Valax
          Bonjour, Tu as tout à fait raison, il n est pas question d accepter n importe quoi, et c est vrai que la concurrence joue. Ceci dit, Fle_riste n a pas parlé
          Message 4 de 5 , 18 oct. 2008
          Afficher la source
          • 0 Pièce jointe
            Bonjour,
             
            Tu as tout à fait raison, il n'est pas question d'accepter n'importe quoi, et c'est vrai que la concurrence joue. Ceci dit, Fle_riste n'a pas parlé d'accepter d'être payé au salaire minimum, mais simplement au salaire normal dans le pays d'accueil, bien que cela puisse paraître bien inférieur aux salaires européens. Mais le coût de la vie, lui aussi, n'est pas le même. Donc, pour un salaire inférieur à ceux de l'Europe, je tiens à dire qu'on peut vivre bien plus confortablement qu'en Europe (c'est mon cas à Taiwan). Ceci dit, le problème se pose de savoir pour combien de temps on reste, et aussi, il faut mettre des sous de côté pour ses vieux jours, se poser la question au bout d'un certain temps de savoir si on va rester dans ce pays, allers dans un autre, rentrer en France ou en Europe... et où se voit-on passer ses vieux jours?
            Tout cela, bien entendu, relève de choix et de décisions personnelles. Pour en revenir aux salaires, je pense que l'idée de base c'est de ne pas demander aux pays d'acueil de nous verser des salaires européens, ni de rejeter des salaires qui ont l'air trop bas vus d'Europe sans regarder d'autres détails tels que le coût de la vie sur place, les avantages matériels, la qualité de vie, également notre attraction personnelle pour le pays et sa culture (c'est un facteur important !), etc. tout en prenant compte les facteurs personnels dont j'ai parlé plus haut.
            En tout cas, c'est un fait, la plupart des emplois de FLE sont hors de France, donc il vaut mieux ne pas hésiter à bouger. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas oser aller loin, surtout lorsqu'on est encore jeune et qu'on peut davantage se le permettre? Ça en vaut vraiment le coup ! Après, c'est parfois plus dur.

            Bon week-end à tous,
             
            Philippe

             
             



            To: flemploi@...
            From: cedricramirez@...
            Date: Sat, 18 Oct 2008 05:43:05 +0000
            Subject: Re: Re : [[ flemploi ]] Professeur de FLE à l'étranger?

            Bonjour,

            de mon côté je suis un peu moins d'accord. Je suis tout récemment diplômé de FLE, je ne suis pas titulaire de l'EN et je ne me vois pas en touriste d'un autre genre. La réalité économique fait que non ce n'est pas facile de prendre un billet d'avion pour l'autre bout du monde et non ce n'est pas évident de partir s'installer à l'étranger sans une garantie financière à moyen terme (l'année scolaire).
            Je débute au Royaume-Uni parceque:
            1- c'est facile c'est pas trop loin, si je m'étais planté je serais rentré chez maman
            2- les employeurs n'ont pas de scrupules à payer leurs employés en fonction de leurs qualifications, voire même de paye les déplacements (incroyable non?)
            Alors oui, nous sommes au courant que le FLE c'est souvent du précaire et souvent pas très bien payé et oui nous savons comparer un salaire avec un niveau de vie local, ça ne veut pas dire pour autant que l'on doive accepter de se contenter du minimum local pour survivre.
            Et puisque nous parlons de monde concurentiel, quand accepterons- nous que les employés aussi aillent chez les employeurs qui paient le mieux?
            cordialement,
            Cédric.

            --- On Fri, 17/10/08, catarina galhardo <galhardocat@ yahoo.fr> wrote:
            From: catarina galhardo <galhardocat@ yahoo.fr>
            Subject: Re : [[ flemploi ]] Professeur de FLE à l'étranger?
            To: flemploi@yahoogroup es.fr
            Date: Friday, 17 October, 2008, 7:17 PM

            Bonjour,
             
            Je suis tout a fait d'accord avec vous. Je suis enseignante de Fle en Irlande et je rencontre ici des collegues italiens, portugais ou russes qui viennent enseigner leur langue. On travaille souvent dans les memes ecoles et ils ont les memes problemes que nous, (notamment en ce qui concerne le statut). Pourquoi ne pas se mettre tous ensemble pour
            envisager des solutions : au niveau du complement d'information a inclure dans la formation, mais aussi au niveau du statut.
            Bien cordialement,
            Cat

            De: fle_riste <fle_riste@yahoo. fr>
            Objet: [[ flemploi ]] Professeur de FLE à l'étranger?
            À: flemploi@yahoogroup es.fr
            Date: Vendredi 17 Octobre 2008, 18h45

            Bonjour à tous.

            Je travaille dans une institution dédiée à l'enseignement du FLE en
            Amérique Latine, en tant qu'enseignant et également pour le
            recrutement des professeurs.

            Un constat préoccupant: le recrutement de professeurs de FLE devient
            de plus en plus difficile et il y a plusieurs causes à cela.

            L'Europe traverse une crise économique, certes, mais même avant cette
            crise, les billets d'avion coûtaient très cher, et leur tarif est
            souvent un frein à la venue des candidats. Je dois bien sûr préciser
            que l'institution ne peut pas prendre en charge le vol.
            Mais cette barrière économique n'est que la première étape dans le
            découragement du candidat moyen à un poste de FLE dans l'institution.
            A la vue du salaire proposé, qu'il s'empresse de convertir en Euros,
            le candidat se sent soudain "dévalué", "exploité" et "contraint à la
            précarité".
            Il me semble en effet qu'au niveau mondial, le salaire moyen d'un
            professeur de FLE est de moins de 300 euros par mois. Le loyer du
            moindre studio à Paris avoisinant le double de ce salaire, on croit à
            une farce, à une erreur, ou à une réelle tentative de retour à
            l'esclavage!

            Il faut ici prendre en compte que la plupart des institutions
            proposant des postes de professeurs de FLE à l'étranger sont des
            entreprises ou même des associations locales, qui demandent donc à
            leurs élèves des prix de cours en rapport avec le pouvoir d'achat
            local, et qui paient leurs professeurs en monnaie locale, avec un
            contrat de travail local. Il est donc bien évident que ces
            institutions ne peuvent pas payer, en euros, un salaire "à la
            française" lorsqu'elles se trouvent dans un pays ne faisant pas partie
            des pays dits "riches".

            Professeur de FLE à l'étranger, oui, mais quel "étranger", donc? Même
            nombre d'heures de cours, mêmes compétences, mais un salaire 5 ou 6
            fois plus faible, en valeur absolue, au Guatemala qu'au Japon? Mais
            qu'en est-il du pouvoir d'achat du professeur dans ce deux pays?
            Est-il si différent?

            En outre, devient-on professeur de FLE pour un petit moment, ou pour
            s'installer dans le pays où l'on va travailler? On peut très bien
            vivre avec 300 ou 400 Euros par mois dans de nombreux pays d'Amérique
            latine si l'on y réside, mais on n'aura pas les moyens de retourner
            voir sa famille en France à chaque vacances. Ce sont les jeux de
            l'économie mondiale, des diversités économiques et des distances.

            Ma réflexion me pousse donc à m'interroger sur la préparation des
            futurs professeurs de FLE. Ils ne sont pas forcément conscients de ces
            réalités économiques, car les départements de sciences du langage ou
            de didactique des langue n'abordent probablement pas ces aspects
            concrets dans leurs amphithéâtres.

            De plus, être professeur de FLE, pour beaucoup, se limite à faire du
            tourisme d'une manière différente, faire une pause d'un an ou deux
            pour des titulaires de l'éducation nationale, apprendre une langue
            étrangère en s'amusant ou encore fuir un problème de cœur... Nous
            avons vu tous les cas de figure.

            Lorsque l'on décide de s'expatrier pour travailler, il faut donc bien
            savoir si l'on part pour revenir un jour ou pour rester sur place à
            plus long terme. Il faut aussi savoir si l'on veut être à l'étranger
            un enseignant de langue, ou une personne reconnue professionnellement ,
            à la "juste valeur" que l'on s'est définie avec des critères français.
            Travailler à Londres, Mexico, Santiago de Chile ou Tokyo, c'est le
            plus souvent être un employé local, comme les autres, avec le même
            statut et le même revenu.

            Il n'y a ni attaque, ni recherche de conflit dans mes propos,
            simplement le sentiment qu'il manque une certaine réflexion sur la
            définition même de ce qu'est un professeur de FLE, et que si l'on doit
            chercher à lui donner un statut, comment l'uniformiser au niveau
            international.

            Salutations à tous, chers collègues.


            ____________ _________ _________ _________ _________ __
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          • GP
            Bonjour, Ces messages me rappellent ce que j ai écrit sur mon blogue (pachatierra.canalblog.com) il y a déjà un an, et que je me permets de vous remettre
            Message 5 de 5 , 18 oct. 2008
            Afficher la source
            • 0 Pièce jointe
              Bonjour,

              Ces messages me rappellent ce que j'ai écrit sur mon blogue
              (pachatierra.canalblog.com) il y a déjà un an, et que je me permets de
              vous remettre ici en guise de réponse:
              * * * * * * * * * * *
              Être ou ne pas être fleette, telle est la question! ;-)

              Être fleette, c'est avoir envie d'enseigner le français langue étrangère.
              Être fleette, c'est avoir envie de partir enseigner le français langue
              étrangère .... à l'étranger!
              Être fleette, c'est être passionnée par les autres et leurs cultures.
              Être fleette, c'est aimer la culture francophone et avoir envie de la
              partager.
              Être fleette, c'est aimer rencontrer les autres, apprendre d'eux,
              découvrir leur univers, échanger...
              Être fleette, c'est avoir l'esprit ouvert.
              Être fleette, c'est ne pas courir après l'argent.
              Être fleette, c'est aimer les langues.
              Être fleette, c'est avoir des amis un peu partout dans le monde.
              Être fleette, c'est enseigner à tous les niveaux, dans différentes
              institutions.

              Être fleette, c'est aussi....
              ... accepter d'être payée $500 par mois avec un bac +5 et un poste à
              responsabilités. Pourquoi? Parce qu'être fleette ce n'est (pas
              toujours/souvent) presque jamais être payée comme une "expat", et
              accepter donc d'être payée au même niveau que les profs locaux;
              ... accepter de laisser des amis derrière soi;
              ... accepter de changer de pays -presque- tous les ans;
              ... enseigner dans toutes les conditions possibles, (avec ou) sans
              préparation;
              ... payer son billet d'avion, ses frais de visa et son assurance
              sociale, parce que là encore, ce n'est pas notre cher gouvernement qui
              nous envoie;
              ... ne pas être officiellement reconnue comme professionnelle par son
              propre gouvernement (mais reconnue comme telle par de nombreux autres
              gouvernements, institutions, etc.);
              ... ne pas rester en France, ne pas passer de concours et ne pas être
              (mal)menée "par le bout du nez", baladée d'un endroit à l'autre au gré
              du MEN.

              Être fleette, pour moi, c'est tout ça et surtout, lorsque je regarde
              en arrière, je me dis qu'être fleette m'a rendue follement heureuse...

              * * * * * * * * * * *
              Aujourd'hui encore, plus d'un an après avoir écrit ce billet, je reste
              ravie de mon parcours (qui se poursuit), enchantée par les pays dans
              lesquels j'ai séjourné (5 en 10 ans), liée aux amis que j'ai
              rencontrés un peu partout dans le monde, amoureuse de ma profession.
              Et le salaire n'a jamais été un problème; d'ailleurs, si j'avais
              vraiment été intéressée par l'argent, c'est définitivement aux
              États-Unis que je serais restée travailler, puisque -en comparant ce
              qui n'est pas comparable ;-)- mon salaire y était 10 fois supérieur à
              celui que j'avais en Équateur ;-)))

              Cordialement,
              Fleette

              --- Dans flemploi@..., "fle_riste" <fle_riste@...> a écrit :
              >
              > Bonjour à tous.
              >
              > Je travaille dans une institution dédiée à l'enseignement du FLE en
              > Amérique Latine, en tant qu'enseignant et également pour le
              > recrutement des professeurs.
              >
              > Un constat préoccupant: le recrutement de professeurs de FLE devient
              > de plus en plus difficile et il y a plusieurs causes à cela.
              >
              > L'Europe traverse une crise économique, certes, mais même avant cette
              > crise, les billets d'avion coûtaient très cher, et leur tarif est
              > souvent un frein à la venue des candidats. Je dois bien sûr préciser
              > que l'institution ne peut pas prendre en charge le vol.
              > Mais cette barrière économique n'est que la première étape dans le
              > découragement du candidat moyen à un poste de FLE dans l'institution.
              > A la vue du salaire proposé, qu'il s'empresse de convertir en Euros,
              > le candidat se sent soudain "dévalué", "exploité" et "contraint à la
              > précarité".
              > Il me semble en effet qu'au niveau mondial, le salaire moyen d'un
              > professeur de FLE est de moins de 300 euros par mois. Le loyer du
              > moindre studio à Paris avoisinant le double de ce salaire, on croit à
              > une farce, à une erreur, ou à une réelle tentative de retour à
              > l'esclavage!
              >
              > Il faut ici prendre en compte que la plupart des institutions
              > proposant des postes de professeurs de FLE à l'étranger sont des
              > entreprises ou même des associations locales, qui demandent donc à
              > leurs élèves des prix de cours en rapport avec le pouvoir d'achat
              > local, et qui paient leurs professeurs en monnaie locale, avec un
              > contrat de travail local. Il est donc bien évident que ces
              > institutions ne peuvent pas payer, en euros, un salaire "à la
              > française" lorsqu'elles se trouvent dans un pays ne faisant pas partie
              > des pays dits "riches".
              >
              > Professeur de FLE à l'étranger, oui, mais quel "étranger", donc? Même
              > nombre d'heures de cours, mêmes compétences, mais un salaire 5 ou 6
              > fois plus faible, en valeur absolue, au Guatemala qu'au Japon? Mais
              > qu'en est-il du pouvoir d'achat du professeur dans ce deux pays?
              > Est-il si différent?
              >
              > En outre, devient-on professeur de FLE pour un petit moment, ou pour
              > s'installer dans le pays où l'on va travailler? On peut très bien
              > vivre avec 300 ou 400 Euros par mois dans de nombreux pays d'Amérique
              > latine si l'on y réside, mais on n'aura pas les moyens de retourner
              > voir sa famille en France à chaque vacances. Ce sont les jeux de
              > l'économie mondiale, des diversités économiques et des distances.
              >
              > Ma réflexion me pousse donc à m'interroger sur la préparation des
              > futurs professeurs de FLE. Ils ne sont pas forcément conscients de ces
              > réalités économiques, car les départements de sciences du langage ou
              > de didactique des langue n'abordent probablement pas ces aspects
              > concrets dans leurs amphithéâtres.
              >
              > De plus, être professeur de FLE, pour beaucoup, se limite à faire du
              > tourisme d'une manière différente, faire une pause d'un an ou deux
              > pour des titulaires de l'éducation nationale, apprendre une langue
              > étrangère en s'amusant ou encore fuir un problème de cœur... Nous
              > avons vu tous les cas de figure.
              >
              > Lorsque l'on décide de s'expatrier pour travailler, il faut donc bien
              > savoir si l'on part pour revenir un jour ou pour rester sur place à
              > plus long terme. Il faut aussi savoir si l'on veut être à l'étranger
              > un enseignant de langue, ou une personne reconnue professionnellement,
              > à la "juste valeur" que l'on s'est définie avec des critères français.
              > Travailler à Londres, Mexico, Santiago de Chile ou Tokyo, c'est le
              > plus souvent être un employé local, comme les autres, avec le même
              > statut et le même revenu.
              >
              > Il n'y a ni attaque, ni recherche de conflit dans mes propos,
              > simplement le sentiment qu'il manque une certaine réflexion sur la
              > définition même de ce qu'est un professeur de FLE, et que si l'on doit
              > chercher à lui donner un statut, comment l'uniformiser au niveau
              > international.
              >
              > Salutations à tous, chers collègues.
              >
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