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Eglises, justices économique et ecologique

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  • Paul LOWENTHAL by way of Jean-Pierre LE
    L Alliance mondiale des Eglises réformées a fait un pas important en août 2004 à Acra : elle a fait de la condamnation de la mondialisation néo-libérale
    Message 1 de 1 , 1 mars 2005
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      L'Alliance mondiale des Eglises réformées a fait
      un pas important en août 2004 à Acra :
      elle a fait de la condamnation de la
      mondialisation néo-libérale un "acte de foi".
      Autrement dit, cette mondialisation est décrétée
      incompatible avec la foi chrétienne. Voici le
      document:

      Alliance réformée mondiale
      24ème Assemblée générale, Accra, Ghana
      30 juillet - 13 août 2004
      DOCUMENT GC 28-f
      FRANÇAIS
      Alliance pour la justice économique et écologique
      (Covenanting for Justice in the Economy and the Earth)
      Introduction
      1. En réponse à l'appel urgent présenté par les
      Églises membres d'Afrique australe qui se sont
      rencontrées à Kitwe en 1995, et consciente du
      caractère de plus en plus urgent de la question de
      l'injustice économique mondiale et de la
      destruction de l'environnement, la 23ème Assemblée
      générale (Debrecen, Hongrie, 1997) avait invité
      les Églises membres de l'Alliance réformée
      mondiale à entrer dans un processus de
      «reconnaissance, d'éducation et de confession»
      (processus
      confessionis). Les Églises ont réfléchi sur le
      texte d'Ésaïe 58,6 «Šbriser les chaînes de
      l'oppression
      et le joug de l'injustice, et libérer les
      opprimés», alors qu'elles entendaient les cris de
      leurs frères et
      soeurs du monde entier et se rendaient compte des
      menaces qui pèsent sur la création en tant que
      don de Dieu.
      2. Depuis lors, neuf Églises membres se sont
      engagées par une déclaration de foi (faith
      stance);
      certaines sont en train d'entrer dans un
      processus d'alliance ; d'autres ont étudié la
      question et en
      sont arrivées à reconnaître la profondeur de la
      crise. En outre, l'Alliance réformée mondiale, -
      en
      partenariat avec le Conseil oecuménique des
      Églises, la Fédération luthérienne mondiale et des
      organisations oecuméniques régionales - , s'est
      engagée dans des colloques dans toutes les régions
      du monde, depuis Séoul/Bangkok en 1999 jusqu'à
      Stony-Point en 2004. D'autres colloques ont eu
      lieu, avec des Églises du Sud à Buenos-Aires en
      2003, et avec des Églises du Sud et du Nord à
      Londres-Colney en 2004.
      3. Réunis à Accra (Ghana) en Assemblée générale
      de l'Alliance réformée mondiale, nous sommes
      allés visiter les prisons d'esclaves d'Elmina et
      de Cape Coast, où des millions d'Africains ont été
      traités en marchandises, vendus et soumis à
      l'horreur de la répression et de la mort. Les
      cris qui
      proclament « plus jamais cela » sont démentis par
      la persistance des réalités du trafic d'êtres
      humains et par l'oppression due au système économique mondial.
      4. Aujourd'hui, nous en arrivons à prendre une
      décision qui engage notre foi (faith commitment).
      Lire les signes des temps
      5. Nous savons que la création continue de gémir,
      qu'elle est réduite en esclavage, qu'elle attend
      d'être libérée (Romains 8, 22). Les cris de ceux
      qui souffrent nous interpellent, ainsi que les
      blessures de la création elle-même. Nous voyons
      un rapport tragique entre les souffrances des
      personnes et les dommages causés au reste de la création.
      6. Les signes des temps sont maintenant encore
      plus inquiétants, et il convient de les
      interpréter. Les
      racines de ces menaces massives envers la vie
      sont avant tout le résultat d'un système
      économique
      injuste défendu et protégé par de puissants
      moyens politiques et militaires. Les systèmes
      économiques sont une question de vie ou de mort.
      7. Nous vivons dans un monde scandaleux qui
      refuse l'appel de Dieu à la vie pour tous. Le
      revenu
      annuel des personnes les plus riches,
      représentant 1% de la population du monde, est
      égal à celui
      des 57% les plus pauvres, et 24.000 personnes
      meurent chaque jour des conséquences de la misère
      et de la malnutrition. La dette des pays pauvres
      ne cesse de croître, alors que ceux-ci ont déjà
      remboursé plusieurs fois le montant des emprunts
      initiaux. Des guerres, déclenchées par la
      2
      recherche de ressources, coûtent la vie à des
      millions de gens, tandis que des millions d'autres
      meurent des suites de maladies qu'on aurait pu
      prévenir. La pandémie universelle du VIH/sida
      atteint la vie dans toutes les parties du monde
      et touche les plus pauvres, là où il est
      impossible de
      se procurer des médicaments génériques. La
      majorité des personnes pauvres sont des femmes et
      des
      enfants, et le nombre des gens vivant dans la
      pauvreté absolue avec moins d'un dollar (États
      Unis)
      par jour continue d'augmenter.
      8. La politique de croissance illimitée dans les
      pays industrialisés, et la recherche du profit
      par les
      sociétés transnationales ont abouti au pillage de
      la planète et endommagé sérieusement
      l'environnement. En 1989, c'était chaque jour
      qu'une espèce disparaissait, vers 2000, c'était
      chaque
      heure. Le changement climatique, la diminution
      des réserves de poisson, la déforestation,
      l'érosion
      des sols et les menaces qui pèsent sur l'eau
      douce font partie de ces conséquences tragiques.
      Des
      groupes humains sont désorganisés, des moyens
      d'existence sont perdus, les régions côtières et
      les
      îles du Pacifique sont menacées de submersion et
      les tempêtes augmentent. Des taux élevés de
      radioactivité menacent la santé et
      l'environnement. Des formes de vie et des
      connaissances
      culturelles sont brevetées en vue de profits financiers.
      9. Cette crise se rattache directement au
      développement de la mondialisation économique
      néolibérale qui se fonde sur les convictions suivantes:
      * une concurrence sans restriction, la
      consommation à tout prix, la croissance économique
      illimitée et l'accumulation de richesse sont ce
      qu'il y a de mieux pour l'ensemble du
      monde ;
      * la (possession de) propriété privée
      n'implique aucune obligation sociale ;
      * la spéculation sur le capital, la
      libéralisation et la dérégulation des marchés, la
      privatisation
      des services publics et des ressources
      nationales, un accès sans restriction accordé aux
      investissements étrangers et aux importations, la
      réduction des impôts et l'absolue liberté
      des mouvements de capitaux assureront la richesse de tous ;
      * les obligations sociales, la protection des
      pauvres et des faibles, les syndicats et les
      relations
      entre les personnes, sont subordonnés
      au processus de croissance économique et
      d'accumulation du capital.
      10. Il s'agit là d'une idéologie qui prétend être
      la seule possible, sans solution de rechange, qui
      demande un flot incessant de sacrifices de la
      part des pauvres et de la création. Elle fait la
      promesse
      fallacieuse de sauver le monde grâce à la
      création de richesse et à la prospérité,
      affirmant sa
      primauté sur la vie et exigeant une soumission
      absolue, équivalant à de l'idolâtrie.
      11. Nous reconnaissons le caractère démesuré et
      complexe de la situation. Nous ne recherchons pas
      de réponse simpliste. Parce que nous sommes à la
      recherche de la vérité et de la justice et que
      nous
      regardons à travers les yeux des personnes qui
      sont pauvres et qui souffrent, nous voyons bien
      que
      le (dés)ordre mondial actuel a ses racines dans
      un système économique extrêmement complexe et
      immoral qui est défendu par un empire. Par le
      terme d'« empire », nous entendons le concours de
      pouvoirs économiques, culturels, politiques et
      militaires constituant un système de domination
      sous
      la conduite de nations puissantes en vue de
      protéger et de défendre leurs intérêts.
      12. En économie libérale classique, l'état est là
      pour protéger la propriété et les contrats privés
      dans
      le cadre du marché concurrentiel. Grâce aux
      luttes du mouvement ouvrier, l'état a commencé à
      réguler les marchés et à veiller au bien-être du
      peuple. Depuis les années 1980, du fait de la
      transnationalisation du capital, le
      néolibéralisme a entrepris le démantèlement des
      fonctions de
      protection sociale de l'état. Sous le
      néolibéralisme, l'objectif de l'économie consiste
      à augmenter
      les profits et le rendement pour les
      propriétaires des capitaux de production et de
      financement, tout
      en en excluant la majorité de la population et en
      traitant la nature comme une marchandise.
      13. Les marchés sont devenus mondiaux, tout comme
      les institutions politiques et juridiques qui les
      protègent. Le gouvernement des États Unis
      d'Amérique et ses alliés, avec les institutions
      internationales de la finance et du commerce
      (Fonds monétaire international, Banque mondiale,
      3
      Organisation mondiale du commerce) utilisent des
      alliances politiques, économiques ou militaires
      pour protéger et avantager
      les intérêts des détenteurs de capitaux.
      14. Nous constatons la convergence dramatique
      entre la crise économique d'une part, et
      l'intégration de la mondialisation économique et
      de la géopolitique d'autre part, le tout étant
      appuyée par l'idéologie néolibérale. Il s'agit
      d'un système mondial qui défend et qui protège les
      intérêts des puissants. Ce système affecte et
      enchaîne tout le monde. En termes bibliques, ce
      genre
      de système d'accumulation de la richesse aux
      dépens des pauvres est une forme d'infidélité à
      l'égard de Dieu et porte la responsabilité de
      souffrances humaines qui auraient pu être
      évitées, et
      cela s'appelle Mamon. Jésus nous dit que nous ne
      pouvons servir à la fois Dieu et Mamon (Luc 16,
      13).
      Confession de foi (confession of faith) face à
      l'injustice économique et à la destruction
      écologique
      15. Une décision engageant notre foi (faith
      commitment) peut être exprimée de diverses
      manières en
      fonction des traditions régionales et
      théologiques: comme confession (confession),
      comme acte de
      confesser notre foi avec d'autres (confessing
      together), comme déclaration de foi (faith
      stance),
      comme décision d'être fidèles à l'alliance de
      Dieu. Nous choisissons le mot confession, non
      dans le
      sens d'une confession doctrinale classique, -
      l'Alliance réformée mondiale n'étant pas
      habilitée à
      faire ce genre de confession - , mais pour
      manifester la nécessité et l'urgence d'une réponse
      concrète aux problèmes de notre temps et à
      l'appel de Debrecen. Nous invitons les Églises
      membres
      à recevoir notre témoignage commun et à y répondre.
      16. Prenant appui sur notre tradition réformée,
      et ayant lu les signes des temps, l'Assemblée
      générale de l'Alliance réformée mondiale affirme
      que la justice économique au niveau mondial est
      un élément essentiel pour l'intégrité de notre
      foi en Dieu et pour notre qualité de disciples en
      tant
      que chrétiens. Nous croyons que l'intégrité de
      notre foi est en jeu si nous gardons le silence
      ou si
      nous refusons d'agir face au système actuel de la
      mondialisation économique néolibérale, en
      conséquence de quoi, nous faisons cette
      confession (we confess), devant Dieu et les uns
      en face des
      autres.
      17. Nous croyons en Dieu, le Créateur, celui qui
      maintient toute vie, qui nous appelle à être ses
      partenaires dans la création et la rédemption du
      monde. Nous vivons dans la promesse que Jésus
      Christ est venu afin que tous aient la vie en
      plénitude (Jean 10,10). Guidés et soutenus par le
      Saint-
      Esprit, nous nous ouvrons à la réalité de notre monde.
      18. Nous croyons que Dieu est souverain sur toute
      la création. « Au Seigneur, la terre et ses
      richesses » (Psaume 24,1).
      19. C'est pourquoi nous rejetons (reject) l'ordre
      économique mondial actuel imposé par le
      capitalisme néolibéral et tout autre système
      économique, y compris les économies entièrement
      planifiées, qui défie l'alliance de Dieu en
      excluant de la plénitude de la vie les pauvres,
      ceux qui
      sont vulnérables et l'ensemble de la création.
      Nous refusons toute prétention de l'empire
      économique, politique et militaire qui porte
      atteinte à la souveraineté de Dieu sur la vie et
      qui agit
      en opposition à la juste loi de Dieu.
      20. Nous croyons que Dieu a fait une alliance
      avec toute la création (Genèse 9,8-12). Dieu a
      suscité
      sur terre une communauté fondée sur la
      perspective de la justice et de la paix.
      L'alliance est un don
      de la grâce qui ne saurait être vendu au marché
      (Ésaïe 55,1). C'est une économie de grâce pour
      toute la création et ses habitants. Jésus montre
      qu'il s'agit d'une alliance sans exclusive dans
      laquelle les pauvres et les marginaux sont des
      partenaires préférentiels, et il nous appelle à
      placer la
      justice « envers ces plus petits » (Matthieu
      25,40) au centre de la vie de la communauté.
      Toute la
      création est bénie et intégrée
      dans cette alliance (Osée 2,18 ss.)..
      4
      21. C'est pourquoi nous rejetons la culture de la
      consommation triomphante et l'avidité basée sur
      la compétition et l'égoïsme du système néolibéral
      du marché mondial, - ou de tout autre système -
      qui prétend représenter la seule et unique solution.
      22. Nous croyons que toute économie, dans la
      maison de la vie qui nous a été donnée par
      l'alliance
      de Dieu en vue de protéger la vie, doit rendre
      compte devant Dieu. Nous croyons que l'économie
      existe pour être au service de la dignité et du
      bien-être des personnes dans la communauté
      humaine,
      dans les limites de ce que la création peut
      supporter. Nous croyons que les êtres humains sont
      appelés à choisir Dieu plutôt que Mamon et que
      confesser notre foi est un acte d'obéissance.
      23. C'est pourquoi nous rejetons l'accumulation
      sans réglementation de la richesse et la
      croissance sans limite qui ont déjà coûté la vie
      à des millions de personnes et détruit une si
      grande
      partie de la création de Dieu.
      24. Nous croyons que Dieu est un Dieu de justice.
      Dans un monde de corruption, d'exploitation et
      de convoitise, Dieu est, de façon toute spéciale,
      le Dieu des indigents, des pauvres, des
      exploités, de
      ceux à qui on fait du tort et que l'on maltraite
      (Psaume 146,7-9). Dieu demande des relations
      justes
      avec toute la création.
      25. C'est pourquoi nous rejetons toute idéologie,
      tout régime économique plaçant le profit avant
      les personnes, qui n'a nul souci de la création
      et qui privatise les dons de Dieu destinés à
      tous. Nous
      refusons tout enseignement qui apporte sa caution
      - au nom de l'Évangile - à ceux qui supportent
      ce genre d'idéologie ou qui
      refusent de résister à celle-ci.
      26. Nous croyons que Dieu nous appelle à nous
      tenir aux côtés de ceux et celles qui sont
      victimes
      de l'injustice. Nous savons ce que le Seigneur
      demande de nous: pratiquer la justice, aimer la
      miséricorde et marcher humblement avec Dieu
      (Michée 6,8). Nous sommes appelés à nous dresser
      contre toute forme d'injustice économique et
      écologique, «afin que le droit jaillisse comme
      les eaux
      et la justice comme un torrent intarissable» (Amos 5,24).
      27. C'est pourquoi nous rejetons toute théologie
      qui prétendrait que Dieu n'est qu'avec les riches
      et que la pauvreté est de la faute des pauvres.
      Nous refusons toute forme d'injustice détruisant
      les
      relations justes - pour motif de genre, de race,
      de classe sociale, de handicap ou de caste. Nous
      refusons toute théologie affirmant
      que les intérêts humains dominent la nature.
      28. Nous croyons que Dieu nous appelle à entendre
      les cris des pauvres et les gémissements de la
      création, ainsi qu'à suivre la trace de la
      mission publique de Jésus Christ, venu pour que
      tous aient
      la vie, et qu'ils l'aient en plénitude (Jean
      10,10). Jésus apporte la justice à ceux et celles
      qui sont
      opprimés et donne du pain à ceux et celles qui
      ont faim; il libère les prisonniers et rend la
      vue aux
      aveugles (Luc 4,18); il apporte soutien et
      protection à ceux et celles qui sont brisés, aux
      étrangers,
      aux orphelins et aux veuves.
      29. C'est pourquoi nous rejetons toute pratique
      ou tout enseignement de l'Église qui exclurait les
      pauvres et le souci de la création de sa mission
      ou qui apporterait sa caution à ceux qui sont
      venus
      « pour voler, tuer et perdre » (Jean 10,10)
      plutôt que pour suivre le Bon Berger, venu pour
      la vie de
      tous (Jean 10,11).
      30. Nous croyons que Dieu appelle les hommes, les
      femmes, les enfants de tous lieux à se
      rassembler, riches et pauvres, pour soutenir
      l'unité de l'Église et sa mission, afin que la
      réconciliation, à laquelle le
      Christ nous appelle, devienne visible.
      31. C'est pourquoi nous rejetons toute tentative
      de séparer, dans la vie de l'Église, justice et
      unité.
      5
      32. Nous croyons que nous sommes appelés, par
      l'Esprit, à rendre compte de l'espérance qui est
      en
      nous par Jésus-Christ, et nous croyons que la
      justice prévaudra et que la paix règnera.
      33. Nous nous engageons à rechercher une alliance
      universelle pour la justice économique et
      écologique dans la maison de Dieu.
      34. Nous confessons humblement cette espérance,
      sachant que nous aussi nous sommes sous le
      jugement de la justice de Dieu.
      * Nous reconnaissons la complicité et la
      culpabilité de ceux et celles qui, consciemment ou
      non, bénéficient du système économique mondial
      néolibéral actuel; nous reconnaissons que
      cela concerne des Eglises et des membres notre
      propre famille réformée et c'est pourquoi
      nous appelons à une confession des péchés.
      * Nous reconnaissons que nous nous sommes laissés
      captiver par la culture de la
      consommation et par l'avidité et l'égoïsme
      concurrentiels du système économique actuel.
      Cela a bien trop souvent pénétré jusqu'à notre spiritualité.
      * Nous confessons notre péché pour avoir mal usé
      de la création et manqué de jouer notre rôle
      d'intendants et de compagnons de la nature.
      * Nous confessons comme notre péché le fait que
      l'absence d'unité au sein de la famille
      réformée a diminué notre capacité à être
      pleinement au service de la mission de Dieu.
      35. Nous croyons, dans l'obéissance à Jésus
      Christ, que l'Église est appelée à la confession,
      au
      témoignage et à l'action, même si les autorités
      et la loi humaines devaient l'interdire et s'il
      devait en
      résulter châtiments et souffrances (Actes 4,18 ss.).
      Jésus est le Seigneur.
      36. Nous nous joignons à la louange envers Dieu,
      Créateur, Rédempteur, Esprit, qui a « jeté les
      puissants à bas de leurs trônes et élevé les
      humbles, comblé les affamés de biens et renvoyé
      les
      riches les mains vides » (Luc 1,52 s.).
      Faire alliance pour la justice
      37. En confessant ensemble notre foi, nous
      faisons alliance, dans l'obéissance à la volonté
      de Dieu,
      par un acte de fidélité, en solidarité réciproque
      et dans des relations responsables. Cela nous lie
      les
      uns aux autres pour travailler en faveur de la
      justice économique et écologique, à la fois dans
      le
      contexte mondial et dans nos
      divers cadres régionaux et locaux.
      38. Sur cette voie qui nous est commune,
      certaines Églises ont déjà exprimé leur
      engagement par
      une confession de foi. Nous les exhortons à
      traduire cette confession en actes concrets, tant
      sur le
      plan régional que localement. D'autres Églises
      ont déjà commencé à s'engager dans ce processus;
      nous les exhortons à aller plus loin, au moyen de
      l'éducation, de la confession et de l'action. Aux
      autres Églises qui se situent encore au stade de
      la reconnaissance du problème, nous demandons, sur
      la base de notre responsabilité mutuelle dans
      cette alliance, d'approfondir le stade de
      l'éducation et
      d'avancer vers celui de la confession.
      39. L'Assemblée générale appelle les Églises
      membres, sur la base de nos relations d'alliance,
      à
      entreprendre la tâche ardue et prophétique
      consistant à faire comprendre le sens de cette
      confession
      à leurs communautés locales.
      40. L'Assemblée générale exhorte les Églises
      membres à compléter cette confession en donnant
      suite aux recommandations du Comité des affaires
      internationales sur la justice économique et
      écologique.
      41. L'Assemblée générale engage l'Alliance
      réformée mondiale à collaborer avec d'autres
      communions, avec la communauté oecuménique, les
      autres communautés religieuses, les
      mouvements de la société civile et les mouvements
      populaires en vue d'une économie juste et de la
      6
      sauvegarde de la création. Elle appelle
      nos Églises membres à faire de même.
      42. Et maintenant, nous proclamons avec passion
      que nous allons nous engager, nous-mêmes, notre
      temps et notre énergie, en vue de changer, de
      renouveler et de restaurer l'économie et la
      terre, en
      choisissant la vie afin que nos descendants et
      nous puissions vivre (Deutéronome 30,19).
      10.8.04 14:42
      relecture :18/09/2004 11:44 (RR)
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