Chargement ...
Désolé, une erreur est survenue lors du chargement du contenu.

1757Le procureur demande la suspension de l’immunité parlementaire de Sam Rainsy

Agrandir la zone des messages
  • MUNYSARA@aol.com
    17 juin 2008
      Le procureur demande la suspension de l’immunité parlementaire de Sam Rainsy
      17-06-2008
       
      Sam Rainsy : "Cette histoire va trop loin". ©Pring Samrang
       
      Suite à la plainte déposée par le ministre des affaires étrangères à l’encontre du leader du PSR, le magistrat estime avoir suffisamment d’éléments pour faire avancer la procédure.

      Sam Rainsy : "Cette histoire va trop loin". ©Pring SamrangDernier rebondissement en date, dans le différend qui oppose le ministre des affaires étrangères Hor Nam Hong à Sam Rainsy. Dans une lettre rendue publique mardi 17 juin, le bureau du procureur de la cour municipale de Phnom Penh demande au président de l’assemblée nationale, via le ministère de la justice, « de suspendre l’immunité » du député de l’opposition.

      Une requête qui fait suite à la plainte pour diffamation et diffusion de fausse nouvelle, déposée le 22 avril dernier par Hor Nam Hong, à la suite des déclarations de Sam Rainsy du 17 avril à Choeung Ek, au sujet du rôle du vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères dans la prison de Boeng Trabek, durant la période des Khmers rouges.
       
      Au terme de l’enquête préliminaire, le procureur a estimé détenir suffisamment d’éléments pour lancer cette procédure visant à suspendre l’immunité parlementaire de Sam Rainsy.
       
      De son côté, le dirigeant du PSR reste serein. « Ce n’est pas possible, c’est l’époque des élections, il s’agit juste d’une menace politique. Je ne suis pas inquiet, mais cette histoire va trop loin », a-t-il réagi par téléphone. Du reste, il campe sur sa position en publiant sur le site internet du PSR, les extraits d’un livre écrit en français par Ong Thong Hoeung. Dans « J’ai cru aux Khmers rouges » paru en 2003 aux Editions Buchet-Chastel, l’auteur qui vit à présent en Belgique, évoque son internement dans le fameux camp de rééducation de Boeng Trabek, où il a croisé le chemin de Hor Nam Hong.

      Le vice-président de l’assemblée nationale, Nguon Nhel, affirme pour sa part qu’« il n’a pas encore reçu la lettre du bureau du procureur ». Toutefois, il a tenu à expliquer que « la convocation des députés juste avant les élections de juillet lui paraissait difficile ». En effet, pour ce type d’ordre du jour un peu exceptionnel, il faut le vote de deux tiers des députés, soit 82 des 123 élus de l’hémicycle, pour suspendre l’immunité de l’un d’entre eux. Or l’assemblée nationale est actuellement en période de vacances et une telle une session plénière extraordinaire ne saurait être convoquée qu’à l’initiative de son président, du premier ministre, ou du roi.

      Alain Ney et Leang Delux
      http://www.cambodgesoir.info/