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15232Appel à communication :Journées d'histoire du m anagement et des organisations mai 2018

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  • Marie-C=c3=a9cile_Bouju
    17 juin

      Appel à communication
      23es Journées d'Histoire du Management et des Organisations Paris, Cité internationale universitaire
      22 et 23 mai 2018

      Le temps des organisations

      Les organisations, qu’il s’agisse des entreprises, des professions, des institutions, etc. sont confrontées à des contraintes de gestion (échéances comptables), à des échéances politiques (élection du président de l’ordre professionnel, échéance des mandats) inscrites dans le temps court.

      La définition de leur stratégie en revanche s’inscrit dans un futur dont l’échéance témoigne des ambitions et des capacités de projection de l’organisation. Le dynamisme d’une organisation est parfois évalué à l’aune de sa capacité et de sa volonté à se projeter dans l’avenir.

      Un troisième temps traverse les organisations qui est celui du très court terme, du quotidien. Partageant avec le futur son caractère imprévisible et incertain, le très court terme est celui qui impose de décider dans l’urgence face à des situations imprévues.

      Un quatrième temps, plus effacé, moins « conscient » mais sur lequel il reste possible d’intervenir paraît aussi décisif pour les organisations : le passé. C’est dans cette dernière temporalité que l’organisation acquiert l’expérience qui lui permet d’affronter l’immédiat, le moyen terme et de se projeter dans l’avenir. Cette temporalité façonne donc l’avenir de l’organisation. Elle peut aussi être façonnée par l’organisation qui écrit/réécrit son histoire pour légitimer telle ou telle décision, elle peut être instrumentalisée par l’organisation et par ses partenaires pour légitimer telle stratégie. Pourtant cette temporalité n’est pas celle qui passionne le plus les organisations et il conviendra d’expliquer pourquoi.

      Nous souhaitons que ce colloque permette de s’interroger sur les différentes temporalités des organisations, de les croiser et de préciser le poids du passé, de trouver ses « marqueurs » dans la façon dont elles abordent le présent et se projettent dans l’avenir. Il s’agit ainsi à travers des exemples qui pourront être très diversifiés de montrer l’importance du passé des organisations, de leur histoire et de celle de leur environnement et de tenter d’évaluer son empreinte sur les décisions.

      Il s’agit aussi de préciser quels sont les usages de l’histoire par ces organisations ; s’y intéressent-elles ? Pourquoi et comment ? Quelles sont les traces disponibles et celles qui sont mobilisées? De quelles archives dispose-t-on pour écrire l’histoire des organisations ? Quel est le rôle des archives, le poids des témoignages et celui des dynasties familiales ? Quels sont les usages de l’histoire par ces organisations ?

      Trois axes peuvent être identifiés qui susciteront chacun une approche critique :

      Les usages du passé : à quoi, à qui sert l’histoire des organisations ? Une question à situer dans des configurations politiques, économiques, sociales ou familiales différentes (on pense aux guerres, mais aussi aux périodes de tensions sociales ou de conflits, aux transmissions d’entreprise ou encore au devenir des archives des entreprises qui déposent le bilan, etc.). Les manipulations historiques, l’analyse de la propagande ou de la publicité, le regard critique sur les récits à la gloire de l’entreprise ou du fondateur rédigés pour les anniversaires, sont autant de pistes à explorer.

      Les sources du passé : de quels matériaux disposons-nous pour écrire l’histoire des organisations grandes ou petites, pérennes ou disparues ? Interroger les archives et les archivistes, s’interroger sur les fonctions des historiens des entreprises, souligner la nécessité des collaborations trans-disciplinaires et de la méthode pour croiser les temporalités des organisations constituent les objectifs de ce second axe.

      Les limites de l’histoire des organisations : à l’heure de la mondialisation et de la financiarisation, quel est le sens d’une histoire des organisations qui sont le plus souvent implantées à l’échelle nationale ? Dans quelle mesure le passé peut encore les aider à se projeter dans l’avenir ? Pourquoi les organisations sont souvent peu intéressées par leur passé ?

      Toutes les communications qui adoptent un regard critique sur la temporalité des organisations en la reliant au passé sont bienvenues qu'elles couvrent les domaines de la comptabilité, du management ainsi que ceux de la stratégie, du management public, du marketing, de la communication en particulier financière.

      Comme chaque année, toutes les propositions de communication intégrant une dimension historique sont bienvenues.

      Indications bibliographiques :

      Brunninge, O., 2009. Using history in organizations: How managers make purposeful reference to history in strategy processes, Journal of organizational Change Management, 22 (1) 8- 26.

      Bucheli, M., Wadhwani, R.D., 2014. Organizations in Time: History, Theory, Methods, Oxford, Oxford University Press.

      Cailluet, L., Lemarchand, Y., 2013. Introduction. L'école d'Orvault ? in L. Cailluet, Y. Lemarchand & M.-E. Chessel (Eds.), Histoire et sciences de gestion. Paris, FNEGE, Vuibert.

      Cerutti, M., Fayet, J.-F., Porret, M. (Eds.), 2006. Penser l'archive. Histoires d'archives - archives d'histoire, Lausanne, Editions Antipodes.

      Clark, P., Rowlinson, M., 2004. The Treatment of History in Organisation Studies: Towards an “Historic Turn”? Business History. 46, 331–352.

      Lipartito, K., 2014. Historical sources and data. in M. Bucheli & R. D. Wadhwani (Eds.), Organizations in time. History, theory, methods, Oxford, Oxford University Press.

      Potin, Y., 2013. L'historien en «ses» archives. in C. Granger (Ed.), A quoi pensent les historiens ? Faire de l'histoire au XXIe siècle, Paris, Editions Autrement.

      Prost, A., 2010. Douze leçons sur l'histoire, Paris, Editions du Seuil.
      Schultz, M., Hernes, T., 2013. A Temporal Perspective on Organizational Identity.
      Organization.

      Science. 24, 1–21.
      Suddaby, 2016. “Carte blanche” - Toward a Historical Consciousness: Following the Historic

      Turn in Management Though. M@n@gement 19, 46–60.

      Suddaby, R., Foster, W.M., Quinn Trank, C., 2010. Rhetorical history as a source of competitive advantage, in Joel A.C., B., Lampel, J. (Eds.), The Globalization of Strategy Research. Emerald Group Publishing Limited, p. 147–173.

      Whetten, D., Foreman, P., Dyer, W.G., 2014. Organizational identity and family business. Sage handbook in family business, 480–497

      Dates à retenir

      Date limite de soumission des propositions de communications (3.000 signes) : 29 janvier 2018. Les textes entiers sont aussi acceptés.

      Décision du comité de lecture : 19 mars 2018

      Chaque proposition de communication fera l’objet d’une double lecture anonyme. Les textes acceptés figureront sur le site internet du colloque sauf avis contraire.

      Version définitive des textes (30.000 à 50.000 signes) : 9 avril 2018

      Les propositions seront rédigées en français ou en anglais avec résumés en français et anglais.

      Contact : jhmo2018@... Comité Scientifique

      David Alexander, University of Birmingham
      Lise Arena, Université Côte d’Azur
      Régis Boulat, Université de Haute-Alsace
      Eugénie Briot, Université de Marne-la-Vallée
      Ludovic Cailluet, EDHEC Business School
      Garry Carnegie, RMIT University. Editeur de
      Accounting History Mathieu Floquet, Université de Lorraine

      Patrick Fridenson, EHESS, Rédacteur en chef de Entreprises et Histoire Éric Godelier, Ecole Polytechnique
      Hélène Gorge, Université de Lille-Skema Business School
      André Grelon, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

      Pierre Labardin, Université de Paris-Dauphine
      Eve Lamendour, Université de la Rochelle
      Yannick Lemarchand, Université de Nantes
      Cheryl Mc Watters, University of Alberta. Editrice de
      Accounting History Review (sous réserve) Laurence Morgana, CNAM

      Marc Nikitin, Université d’Orléans
      Éric Pezet, Université Paris X – Nanterre
      Andrew Popp, University of Liverpool. Editeur en chef de
      Enterprise and Society Nicolas Praquin, Université Paris-Sud
      Paulette Robic, Université de Nantes
      Béatrice Touchelay, Université de Lille

      Comité d'organisation

      Lise Arena, Université Côte d’Azur
      Régis Boulat, Université de Haute-Alsace Mathieu Floquet, Université de Lorraine Hélène Gorge, Université de Lille
      Pierre Labardin, Université de Paris-Dauphine Eve Lamendour, Université de la Rochelle
      Eric Pezet, Université Paris X – Nanterre Paulette Robic, Université de Nantes
      Béatrice Touchelay, Université de Lille