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Re: [Re-Co-Naissances] Re: article episiotomie dans PARENTS

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  • florence
    Florence MARION Maman,Comptable (titulaire du DESCF et du DESS Audit) Membre de l AFAR Juste une intervention entre les**************** C est juste mon
    Message 1 de 23 , 10 juin 2004
      Florence MARION
      Maman,Comptable (titulaire du DESCF et du DESS Audit)
      Membre de l'AFAR

      Juste une intervention entre les****************
      C'est juste mon ressenti, ne pouvant rien apporter de plus en terme
      d'arguments "scientifiques" ou "statistiques".


      PARENTS, juillet 2004, p.100-103

      LA VÉRITÉ SUR L'épisiotomie

      Nathalie Chahine

      AVEC: Françoise Bardes, du réseau Sages-femmes Île-de-France et le Pr
      Bernard-Jean Paniel, chef du service de gynécologie obstétrique de
      l'hôpital intercommunal de Créteil.



      Trois femmes sur quatre en ont une à la naissance de leur premier
      enfant: geste courant donc, l'épisiotomie est aussi une incision
      chirurgicale qui peut laisser des traces. Réponses à quelques questions
      que l'on n'ose pas forcément poser à son gynécologue!

      Où se situe exactement l'incision?

      La plupart du temps, la sage-femme ou le gynécologue obstétricien incise
      le périnée depuis le bord inférieur de la vulve, en diagonale, vers la
      droite. Réalisée avec des ciseaux chirurgicaux, l'incision atteint la
      peau, le muscle et la muqueuse, sur une longueur allant de 3 à 5-6
      centimètres. Ce geste intervient le plus souvent lorsque la naissance
      est imminente.

      Dans quels cas le médecin ou la sage-femme décident-ils de la pratiquer?

      Le principal avantage de l'épisiotomie est d'éviter les déchirures des
      muscles périnéaux situés entre la vulve et l'anus, voire ceux du
      sphincter anal : ces dernières peuvent entraîner des incontinences
      difficiles à traiter. Elle est donc pratiquée généralement juste avant
      l'expulsion, quand on craint une déchirure, c'est-à-dire lorsque le bébé
      est un peu gros et que le périnée est très tonique ou particulièrement
      fragile et quasi "friable". De nombreux praticiens l'envisagent aussi
      quand le foetus naît prématuré ou que son rythme cardiaque ralentit et
      que l'on estime plus prudent d'accélérer la naissance. Certains de ces
      signaux sont pourtant souvent mis en doute par la recherche médicale.
      L'expérience du médecin accoucheur, sa réaction au stress influent aussi
      sur la décision : certains y ont très rarement recours, d'autres plus
      fréquemment. Pourtant, cette incision chirurgicale n'est pas sans
      inconvénient. Plus grande qu'une déchirure spontanée, elle nécessite
      toujours une suture, entraîne des saignements beaucoup plus importants,
      et cicatrise moins bien.

      ****************************************************************************
      *********

      Flo : Si je comprends bien, l'episiotomie est pratiquée pour prévenir une
      déchirure. Mais quand je lis qu'épisiotomie est plus grande qu'une déchirure
      spontanée, qu'elle nécessite toujours une suture ( sous entendu une
      déchirure pas toujours), qu'elle entraîne des saignements beaucoup plus
      importants, et qu'elle cicatrise moins bien, je ne comprends plus. On
      pratique un acte soit disant anodin sachant qu'il est pire que ce qu'il est
      censé prévenir. Il y aurait-il en France, une tradition qui voudrait qu'un
      medecin ou une sage femme laisse sa marque sur le corps des femmes qui ont
      eu un enfant. Peut être il y a des signes distinctif, peut être un medecin
      en voyant la cicatrice laissé par l'episiotomie peut deviner où sa patiente
      a été accouché (lapsus revelateu). Quand je pense à mon accouchement et aux
      sages femmes qui etaient en train de me recoudre et qui discutaient du point
      à utiliser : la sage femme expliquait qu'à l'élève qu'à Lyon il pratiquait
      tel point, qu'à Grenoble il pratiquait tel autre point, qu'elle preferait
      celui là pour tel raison.... . Je me suis crue à une réunion de point de
      croix alors que je perdais mon sang et que mon mari n'osait plus me
      regardait.... .
      Et quand je lis que j'ai été coupée alors que l'on sait que cet acte est
      nocif. J'ENRAGE et le mot est faible.

      Tout pour dire, je comprends qu'on veuille faire des épisiotomies en raison
      du principe "il vaut mieux prévenir que guérir" mais quand il faut aussi
      guérir le geste fait en prévention, où est l'intérêt ?

      ****************************************************************************
      **************




      Est-il vrai que certaines maternités y ont recours systématiquement?

      En France, on pratique en moyenne 60% d'épisiotomies. Avec des
      disparités selon les établissements, allant de 40 à 90% !

      Ce geste étant beaucoup plus fréquent en France que dans d'autres pays
      d'Europe :il est de 13% en Grande-Bretagne et de 6% en Suède.
      L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère d'ailleurs que ce
      taux ne devrait pas dépasser 20%. Vous pouvez vous renseigner auprès de
      la maternité dans laquelle vous envisagez d'accoucher pour connaître le
      taux d'épisiotomies qu'elle pratique, mais l'information est
      généralement assez difficile à obtenir


      En a-t-on toujours une pour le premier enfant?

      En France 71% des femmes ont une épisiotomie a la naissance de leur
      premier enfant. La principale raison invoquée est la tonicité du
      périnée, plus importante que pour les accouchements ultérieurs. Ce taux
      chute à 36% dès le deuxième enfant.


      Comment se passe la cicatrisation?

      Après la pose des fils, il faut compter cinq à six jours au cours
      desquels la cicatrice est le plus souvent douloureuse. Les fils peuvent
      aussi "tirer ce qui augmente la sensation d'inconfort. Il arrive assez
      fréquemment qu'un fil lâche et s'élimine tout seul, ce qui n'empêche pas
      la cicatrisation de se poursuivre normalement. Parfois, tous les fils
      cèdent, entraînant dans certains cas une réouverture de la cicatrice :
      une infection peut alors survenir, qu'il faut traiter avant de recoudre
      à nouveau. Les fils sont retirés cinq à sept jours après l'accouchement.
      Certaines femmes trouvent ce moment douloureux, d'autres non. La
      cicatrice devient ensuite moins sensible au fil du temps, dans un délai
      qui varie généralement de 1 à 4 mois.


      Peut-on refuser d'en subir une?

      En principe, oui. Mais pour que votre souhait soit respecté, il est
      préférable de préparer le terrain en l'exprimant à plusieurs reprises au
      cours des consultations prénatales, et en veillant à ce que votre
      demande figure dans votre dossier. Sachez néanmoins que ce geste peut
      être jugé nécessaire, le moment venu, par l'équipe médicale qui va vous
      accoucher.


      Est-elle systématique en cas de forceps?

      Quasiment. Pour faciliter les manoeuvres nécessaires à la pose de
      forceps ou de ventouse, un grand nombre de praticiens préfèrent élargir
      l'ouverture périnéale. Néanmoins, certains obstétriciens posent des
      forceps sans faire d'épisiotomie.


      Est-ce douloureux?

      L'incision est presque indolore car elle est, en principe, pratiquée au
      cours d'une contraction qui insensibilise la zone de la vulve, et au
      moment où la tête du bébé appuie sur le plexus nerveux, situé entre la
      partie moyenne et la partie basse du bassin. La péridurale peut aussi
      diminuer la sensation de douleur. Le moment où la sage-femme ou le
      médecin recousent l'incision peut, en revanche, se révéler un peu
      douloureux, la peau et la muqueuse étant nettement plus sensibles que
      les muscles, qui sont recousus en deux, voire trois plans. Une
      anesthésie locale à la xylocaïne peut s'avérer nécessaire. C'est surtout
      dans les jours qui suivent l'incision, parfois durant plusieurs
      semaines, que l'épisiotomie est la plus sensible.


      Est-il possible de faciliter ou d'accélérer la cicatrisation?

      Aucune mesure d'hygiène spécifique n'est préconisée après une
      épisiotomie. Vous pouvez faire votre toilette en utilisant votre savon
      habituel (pas de gant de toilette, dont les bouclettes risqueraient
      d'accrocher les fils). Séchez la région vulvaire en tamponnant avec une
      compresse gaze stérile (durant les premiers jours, évitez d'utiliser des
      serviettes, qui peuvent contenir des microbes). Contrairement aux idées
      reçues, l'usage du séchoir est à proscrire il projette en effet de l'air
      ambiant chauffé, ce qui potentialise le risque de transmission des
      microbes. Chercher à maintenir la zone cicatricielle sèche est
      illusoire, les lochies (pertes de sang) consécutives à l'accouchement
      ayant pour effet d'humecter la vulve en permanence. Pour améliorer votre
      confort en position assise, optez pour une bouée en plastique (la région
      de la cicatrice étant placée au centre). Ou bien asseyez-vous sur une
      grosse serviette de toilette que vous aurez roulée en forme de fer à
      cheval.


      Que faire si les rapports sexuels sont douloureux ensuite?

      Le cas est fréquent: 91% des femmes ont des rapports douloureux un mois
      après l'accouchement, ce chiffre tombant à 59% deux mois après et à 33%
      trois mois plus tard*. Ces douleurs peuvent être perçues comme une
      distension lors des rapports sexuels, quand la suture a légèrement
      rétréci l'orifice vaginal. Cette sensibilité s'atténue toujours au fil
      du temps, à mesure que la cicatrice s'assouplit. Il y a aussi parfois
      des sensations de brûlure au moindre contact. L'épisiotomie n'en est pas
      toujours la cause mais, en modifiant l'image que la femme a de cette
      partie de son corps, elle accentue souvent un problème antérieur. Le
      vécu d'un accouchement douloureux peut aussi en être responsable. Dans
      ce cas, le fait d'en parler a un gynécologue averti, capable d'offrir
      une écoute compréhensive, peut apporter une amélioration. Une pommade
      anesthésique puis cicatrisante peut aussi être prescrite. Enfin,
      certaines femmes souffrent de contractures réflexes qui empêchent les
      rapports : des séances de kinésithérapie basées sur la relaxation et le
      biofeedback, associées à un traitement anxiolytique sur une courte
      durée, améliorent souvent la situation.


      * Source : Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté (AFAR).
      www.fraternet.org/afar


      Peut-on ensuite aller aux toilettes normalement?

      Bien sûr. L'urine étant un liquide stérile, elle ne risque en aucun cas
      d'infecter votre cicatrice. Vous pouvez aussi aller à la selle, les
      poussées que vous exercez ne risquent pas de faire céder la cicatrice
      (pour éviter la constipation, fréquente après l'accouchement, pensez à
      boire suffisamment d'eau au cours de la journée). Après chaque selle,
      essuyez-vous de l'avant vers l'arrière pour éviter de contaminer le
      vagin avec des germes fécaux. A la place du papier toilette, qui risque
      d'accrocher les fils de la suture ou de "pelucher", mieux vaut utiliser
      une compresse textile sèche (de la gaze) que vous jetterez ensuite.


      Réparer, c'est toujours possible

      Certains problèmes de cicatrisation sont responsables de troubles
      durables et pour lesquels des solutions chirurgicales sont possibles.
      Ainsi, si la cicatrice a "lâché", il est possible de recoudre les plans
      musculaires. Cette intervention est pratiquée quand les séances de
      rééducation musculaire n'ont pas donné de résultats suffisants, mais
      aussi quand la femme n'envisage pas d'avoir un autre enfant dans un
      avenir proche dans cette zone sensible, mieux vaut, en effet, éviter de
      multiplier les cicatrices. Il arrive aussi qu'un côté de la cicatrice se
      rétracte plus que l'autre, ce qui entraîne un décalage sur toute sa
      longueur on peut alors refaire l'épisiotomie en tenant compte de cette
      asymétrie de rétraction physiologique. L'intervention, effectuée après
      les règles, permet une cicatrisation dans un milieu moins humide et donc
      plus propice qu'après l'accouchement.
    • manu
      Comme JC, dans le texte ... mais je vous préviens, y en a une tartine !!! Blandine ******************* PARENTS, juillet 2004, p.100-103 LA VÉRITÉ SUR
      Message 2 de 23 , 13 juin 2004
        Comme JC, dans le texte ... mais je vous préviens, y'en a une tartine
        !!!


        Blandine



        *******************



        PARENTS, juillet 2004, p.100-103

        LA VÉRITÉ SUR L'épisiotomie

        *******ah bon ? Il y a une vérité unique, intangible, immuable, valable
        pour toutes les femmes, dans toutes les situations d'accouchement, par
        dela les siècles et quelles que soient les cultures et sociétés
        concernées ?

        ##################

        ben évidemment !
        ;-ppppppppp
        manu






        [Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été supprimées]
      • celine david
        Vos témoignages me remémorent effectivement la réflexion tout en finesse de ce qui était alors mon gynéco chéri . Genre au bout de 2 poussées : quelle
        Message 3 de 23 , 13 juin 2004
          Vos témoignages me remémorent effectivement la
          réflexion tout en finesse de ce qui était alors mon
          "gynéco chéri". Genre au bout de 2 poussées : quelle
          flemmarde, je sais qu'elle (c'est surtout cette
          manière de s'adresser à moi indirectement qui est le
          plus horripilant) peut pousser mieux ...
          Mais contrairement à vous j'ai apprécié la présence de
          mon conjoint et qui n'a jamais eu de réflexions
          déplacées, elles ne lui ont même pas effleurées
          l'esprit. Au moins un qui ne se laisse pas
          endoctriner.

          céline DAVID maman



          --- Poitel Blandine <searchb@...> a écrit :
          ---------------------------------


          "joelle: En voilà un autre sujet... l'endoctrinement
          des hommes!, l'endoctrinement de l'humain!
          Il me prend les tripes ce sujet là, parce que je me
          souviens avoir copieusement injurié les "mâles" qui me
          reprochaient de pas pousser correctement pour mon
          premier accouchement, que mon homme était de
          leur côté avec des mots doux comme tu cites :-((((
          Qu'après la naissance, il considerait que
          "franchement, trois minutes, faut pas te plaindre..."
          J'ai fini par me passer de la présence des hommes, y
          compris du mien, et la dernière naissance fut le plus
          grand délice!"


          Oh Joelle, comme cela me parle ce que tu dis la !!! je
          me souviens de mon premier accouchement, et du "ta
          gueule, c'est moi qui accouche" qui a fuse sechement
          alors que l'interne (ou le toubib, j'en sais rien)
          m'eng..... pour la enieme fois en un quart d'heure,
          parce que "trois poussees par contractions ma tite
          dame, pas deux, trois, on va pas y passer la journee
          !!!) (et kesk'y crois cet abruti qui ne vivra jamais
          cela ??? que je fais du tricot, une balade de sante,
          et que je ne pousse deux fois au lieu de trois que
          pour l'em......... ???? et je suis pas "ma tite dame",
          on n'a pas eleve les cochons ensemble, que je sache -
          d'abord moi j'ai jamais eleve de cochons, lui, je ne
          sais pas ...) du coup, le monsieur, vexe, a tourne les
          talons et a debarrasse le plancher. Bon vent, et au
          plaisir de jamais vous revoir !!!

          moi aussi ensuite je n'ai pas supporte la presence
          d'hommes a mes accouchements suivants, et il s'est
          trouve comme par hasard sans determination ni vouloir
          que le papa ne put etre la que ... juste a l'expulsion
          ... quel soulagement a pouvoir "etre" en accouchement
          ainsi, quelle liberte retrouvee de ne pas sentir une
          presence masculine "jugeante" (ou plutot que je
          ressens comme telle ... mon ressenti, pas la realite,
          hein, JC ???) ...

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        • Bernard Bel
          (Suite) Vous trouverez sur le site de l AFAR la lettre adressée par Françoise Bardes à la rédaction de PARENTS, ainsi que le texte qu elle leur a soumis au
          Message 4 de 23 , 30 juin 2004
            (Suite)

            Vous trouverez sur le site de l'AFAR la lettre adressée par Françoise
            Bardes à la rédaction de PARENTS, ainsi que le texte qu'elle leur a
            soumis au titre du droit de réponse, suite à l'article "La vérité sur
            l'épisiotomie" publié dans le dernier numéro.

            Les liens sont au sommet de la page:
            http://www.fraternet.org/afar/presse/parents-juillet2004/
            --
            ---
            Bernard Bel <bel@...-aix.fr>
            Webmaster du portail <http://naissance.ws>
            Secrétaire de l'AFAR <http://www.afar.info>
          Votre message a été soumis avec succès et sera remis aux destinataires brièvement.