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Re: [Re-Co-Naissances] Dossier special papas dans enfant magazine (etait : article episiotomie dans PARENTS)

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  • florence
    Je veux bien mais si on m explique comment faire parce que mes competences en informatique consistent a envoyer et recevoir des mails, surfer un peu et surtout
    Message 1 de 23 , 10 juin 09:42
      Je veux bien mais si on m'explique comment faire parce que mes competences
      en informatique consistent a envoyer et recevoir des mails, surfer un peu et
      surtout raler quand ca fait pas ce que je veux ;o).

      sinon je devrais pouvoir trouver le temps de le recopier demain ou le
      scanner si mon scanner daigne marcher avec seulement le bouton on/off ;o).

      Flo


      ----- Original Message -----
      From: "JC" <jeanclaude.verduyckt@...>
      To: <Re-Co-Naissances@...>
      Sent: Thursday, June 10, 2004 8:52 AM
      Subject: [Re-Co-Naissances] Dossier special papas dans enfant magazine
      (etait : article episiotomie dans PARENTS)


      > Tu pourrais faire en sorte que cet article soit accessible sur le net
      > ...
      >
      > Jean-Claude Verduyckt
      > pere et sage-femme independant (Belgique)
      > http://users.swing.be/carrefour.naissance
      >
      >
      > > De : florence [mailto:maya.f@...]
      > > [...]
      > > Tiens dans le dernier numero d'enfant magazine. Dossier spécial papas.
      > > 10 questions que se posent les pères. Je vous retranscris
      > > celle qui parle de
      > > l'episio :
      > >
      > > "Ma femme risque t'elle de garder des séquelles ? :
      > >
      > > Sauf cas particulier, une jeune accouchée doit encore se
      > > ménager ( veiller à
      > > ne pas porter de poids lourds, ne pas mener d'activités
      > > fatiguantes,etc.)
      > > durant 40 jours après l'accouchement. Quand elle a eu une episiotomie
      > > (incision du muscle du périnée, entre le vagin et l'anus,
      > > destiné à éviter
      > > une déchirure au moment de la sortie du bébé), les suites de
      > > couches sont
      > > parfois douloureuses. Si l'incision est cicatrisée en cinq jours, la
      > > cicatrice peut rester sensible les premiers mois et gêner la
      > > reprise des
      > > relations sexuelles. Cet acte chirurgical est, en général, pratiqué
      > > discretement pendant la phase d'expulsion. Notre compagne, toute à son
      > > effort, ne s'apercoit en général de rien. Ce qui n'est pas
      > > toujours notre
      > > cas. Cette vision sanglannte s'avère parfois traumatisante et
      > > peut avoir des
      > > repercussions sur la reprise de notre vie amoureuse.
      > > L'important est de
      > > pouvoir, au moment opportun, dire à notre compagne ce que nous avons
      > > ressenti à ce moment là."
      > >
      > >
      > > en recopiant cet article j'avais envie de faire trois tonnes
      > > de commentaires
      > > mais cela n'apporterait rien de neuf sous le soleil. Ce que
      > > je vois c'est
      > > qu'après avoir endoctriné les femmes, on endoctrine les
      > > hommes. Comme ca si
      > > j'avais certaines ont des envies de rebellions, même leurs
      > > hommes pourront
      > > les remettre à leur place presumée. Plus besoin que le
      > > medecin le fasse.
      > > vous savez ce petit geste fait parfois par nos hommes qui
      > > nous dit : "du
      > > calme ma cherie, fais confiance a ceux qui savent....."
      > > ce geste mon homme l'a fait et ca a failli couter notre
      > > couple..... Mais ca
      > > on ne le dis pas comme cet article ne parle pas du stress
      > > post traumatique,
      > > ni de la souffrance d'un accouchement volé.....
      > >
      > > bon voila, je ne voulais pas faire de commentaires mais c'est raté.
      > >
      > > pas le courage de relire..
      >
      > ---
      > Ce mail est envoye sans virus.
      > Checked by AVG anti-virus system (http://www.grisoft.com).
      > Version: 6.0.701 / Virus Database: 458 - Release Date: 7/06/2004
      >
      >
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    • Poitel Blandine
      PARENTS, juillet 2004, p.100-103 LA VÉRITÉ SUR L épisiotomie *******ah bon ? Il y a une vérité unique, intangible, immuable, valable pour toutes les
      Message 2 de 23 , 10 juin 10:59
        PARENTS, juillet 2004, p.100-103



        LA VÉRITÉ SUR L'épisiotomie

        *******ah bon ? Il y a une vérité unique, intangible, immuable, valable pour toutes les femmes, dans toutes les situations d'accouchement, par dela les siècles et quelles que soient les cultures et sociétés concernées ?

        L'épisiotomie est elle une telle évidence qu'elle relève de LA vérité ?

        La désinformation commence dès ce titre. Commence par dire qu'à ce sujet il y a une vérité indiscutable, et que l'article va l'énoncer. Et qu'une fois énoncée, il n'y a qu'à s'incliner devant, et l'accepter. Sans discuter, sans débattre.******



        Nathalie Chahine

        AVEC: Françoise Bardes, du réseau Sages-femmes Île-de-France et le Pr
        Bernard-Jean Paniel, chef du service de gynécologie obstétrique de
        l'hôpital intercommunal de Créteil.

        ---



        Trois femmes sur quatre en ont une à la naissance de leur premier enfant:
        geste courant donc, l'épisiotomie est aussi une incision chirurgicale qui peut laisser des traces.

        ********Moi ce qui me choque, c'est l'apposition entre "geste courant - trois femmes sur quatre" - et "incision chirurgicale qui peut laisser des traces". Ce geste, aussi courant soit il, n'en est donc pas anodin, puisqu'il peut marquer le corps. Longtemps ? A vie ?

        Et a la réflexion ... si ce geste est courant, c'est d'abord qu'il est considéré comme nécessaire, indispensable souvent - un geste qui peut marquer le corps a vie n'est pas censé être fait à la légère - ... or a priori, un corps de femme est concu pour accoucher : l'uterus pour abriter et nourrir le foetus, le col pour l'empêcher de descendre tant qu'il n'est pas temps et s'ouvrir quand l'heure est venue, et le périnée pour s'amplier et laisser le bébé passer et retrouver ensuite sa tonicité, indispensable à toute la statique du corps et gage d'une vie qui ne soit pas empoisonnée par des soucis de "plomberie défectueuse" ... qu'il y ait quelques "ratés" ici et là, nécessitant une "correction par incision chirurgicale", cela pourrait à la rigueur s'admettre et se comprendre - à la rigueur.


        QUE 70% DES FEMMES à leur premier accouchement connaissent ces "ratés nécessitant une correction chirurgicale" pose quand même drôlement question. C'est comme si 70% des femmes à leur premier rapport sexuel avaient besoin d'une tite incision pour permettre à l'hymen de laisser passer le pénis de leur partenaire. Ou si 70% des bébés à leur naissance avaient besoin d'une réanimation respiratoire, parce que leurs poumons ne remplissent pas correctement leur fonction ...

        a moins que les conditions d'accouchement soient telles que le périnée ne puisse remplir correctement sa fonction, et soit soumis à des contraintes qui l'empêchent de s'amplier correctement ... si vous mettez cent nouveaux nés dans une athmosphère totalement enfumée (genre boite de nuit) pour leur première inspiration d'air, la oui, il y en a beaucoup qui vont avoir des difficultés respiratoires ...

        et dans le cas qui nous occupe, si vous obligez le périnée à s'amplier dans une position inadéquate, telle que couchée à plat dos les pieds dans les étriers, alors oui il va travailler "en force" et risque fort de se déchirer plus facilement, gravement et souvent ... donc ce n'est pas que le périnée féminin soit fragile, friable, trop tonique ou je ne sais quoi, c'est qu'il n'est pas fait pour travailler comme les médecins lui imposent de le faire...**********



        Réponses à quelques questions que l'on n'ose pas
        forcément poser à son gynécologue!

        *****et pourquoi ?

        parce que Monsieur le gynécologue est tellement impressionnant - "l'aura" du détenteur de la connaissance médicale ? Celui par qui on est sûre d'avoir un accouchement réussi et un beau bébé parfait, et qu'il ne faut surtout pas importuner, parce qu'on ne sait jamais ???

        parce que Monsieur le gynécologue n'a pas de temps à perdre avec ces histoires de femmes ?

        pourquoi n'ose-t-on pas poser ces questions a la personne qui est censée être celle la plus apte à répondre ?*********



        ---

        Où se situe exactement l'incision?

        La plupart du temps, la sage-femme ou le gynécologue obstétricien incise le périnée depuis le bord inférieur de la vulve, en diagonale, vers ladroite. Réalisée avec des ciseaux chirurgicaux, l'incision atteint la peau, le muscle et la muqueuse,

        ******* l'incision n'atteint pas "le muscle" ; l'incision tranche dans "les muscles" ... il y a plus d'une dizaine de muscles qui se croisent et s'entrecroisent dans le périnée ...******



        sur une longueur allant de 3 à 5-6 centimètres. Ce geste intervient le plus souvent lorsque la naissance est imminente.


        ******les précisions "centimétriques" me sidèrent : ils font cela avec un double décimètre à la main, pour rester "dans les normes" ? Et les déchirures surajoutées, elles rallongent la petite incision de combien ? Par contre, il n'est pas précisé qu'il existe deux techniques d'épisiotomie, que l'une est encensée par la France, l'autre par les USA ... les femmes sont elles accessibles a la compréhension des centimètres, mais pas à celles des techniques d'incisions du périnée ? Ou ne veut on surtout pas introduire un doute, une question : ils ne font pas tous pareils ? ah ??? donc il n'y a pas une vérité, mais au moins deux ???******



        Dans quels cas le médecin ou la sage-femme décident-ils de la pratiquer?

        ******le ton est donné : c'est le médecin ou la sage femme qui décide ... la femme n'a apparemment aucun mot à dire sur la question ...******




        Le principal avantage de l'épisiotomie est d'éviter les déchirures

        ********moi, cela me pose quand meme beaucoup question, cet aveuglement du corps médical qui se manifeste ici via un professeur d'obstétrique ... parce que, quand même, cela fait quelque chose comme quinze, vingt ans (voire plus ?) qu'il y a des études, et des compilations d'études qui vont toutes dans le même sens : l'épisiotomie n'évite pas les déchirures ; l'épisiotomie est même source de déchirures surajoutées, bien plus graves. L'épisiotomie ne protège pas le périnée. Au mieux, elle n'a strictement aucun effet. Au mieux.*****



        des muscles périnéaux situés entre la vulve et l'anus, voire ceux du sphincter anal : ces dernières peuvent entraîner des incontinences difficiles à traiter.

        ******voilà, histoire de convaincre, le grand épouvantail que l'on sort : les déchirures du sphincter anal, qui "peut" entraîner des incontinences ... et on en rajoute une couche : "difficiles à traiter" ... bigre, qui voudrait prendre un risque pareil ???*******



        Elle est donc pratiquée généralement juste avant l'expulsion, quand on craint une déchirure,

        ******vu le taux d'épisiotomie des primipares, c'est apparemment très souvent qu'"on craint une déchirure" ... 7 femmes sur 10 sont elles à ce point mal foutues qu'ils faillent agrandir le passage ????****



        c'est-à-dire lorsque le bébé est un peu gros et que le périnée est très tonique ou particulièrementfragile et quasi "friable". De nombreux praticiens l'envisagent aussi quand le foetus naît prématuré ou que son rythme cardiaque ralentit et que l'on estime plus prudent d'accélérer la naissance.

        ******il y a deux choses soigneusement mélangées, ici ... d'abord le bébé "gros", "prématuré", "en souffrance foetale" ... causes différentes, mais même traitement ... avec comme discours culpabilisant : "madame, c'est pour le bien de votre enfant, quand même, vous n'allez pas mettre en jeu le pronostic vital de votre enfant parce que vous avez peur d'une petite coupure de rien, quand même, soyez raisonnable !!!"

        Indication non valable, contredite par les études médicales. A ma connaissance, aucun bébé n'est mort ni ne s'est retrouvé en souffrance parce que il n'y a pas eu épisiotomie.

        ensuite l'état du périnée : s'il est "tonique", "fragile" ou "quasi friable", on va arranger les choses : on coupe ... (pour des indications totalement contraires, mais on n'est pas à une invraisemblance près ... c'est comme si on appliquait le même régime à une personne obèse et une personne anorexique) ...********



        Certains de ces signaux sont pourtant souvent mis en doute par la recherche médicale.

        ***** j'adore le "souvent" ... cela ne semble pas être venu aux oreilles de nombre de professionnels de la naissance en France. A vrai dire, c'est royalement ignoré par 9 praticiens sur dix. Va quand même falloir leur dire, non ?

        Il eut été, là, passionnant qu'il y ait les conclusions et les références de quelques unes de ces études ... mais c'est vrai, j'oubliais : il y a "une vérité" sur l'épisiotomie. UNE vérité ; pas plusieurs ... Et elle est détenue par les médecins Francais.*******




        L'expérience du médecin accoucheur, sa réaction au stress influent aussi sur la décision : certains y ont très rarement recours, d'autres plus
        fréquemment.

        ***** si je traduis bien, cela dépend de la vitesse du vent et de l'âge du capitaine ... si le dit capitaine a eut sa "gâterie" du matin, s'il n'a pas été coincé trois plombes dans les embouteillages, et n'a pas eu affaire en prime a une de ces inconscientes qui ose demander des choses invraisemblables comme la liberté de position pour accoucher ... et cela dépend aussi, apparemment, de sa "religion" personnelle à ce sujet ... bigre, pour un acte qui se réclame de "la vérité", il me semble soumis à des facteurs drôlement aléatoires, et qui n'ont strictement rien à voir avec la nécessité reconnue ou non d'un acte chirurgical sur le corps d'une femme ...****



        Pourtant, cette incision chirurgicale n'est pas sans inconvénient. Plus grande qu'une déchirure spontanée, elle nécessite toujours une suture, entraîne des saignements beaucoup plus importants, et cicatrise moins bien.

        *******si il n'y avait que cela !!!!********




        Est-il vrai que certaines maternités y ont recours systématiquement?

        En France, on pratique en moyenne 60% d'épisiotomies. Avec des disparités selon les établissements, allant de 40 à 90% !

        Ce geste étant beaucoup plus fréquent en France que dans d'autres pays d'Europe :il est de 13% en Grande-Bretagne et de 6% en Suède.

        ******vous avez bien dit "la vérité" ??? comment une vérité serait elle nécessaire à 60% ici, 6% là et 90% ailleurs ??? et pourquoi ne pas mentionner que dans les pays ou son recours et le plus faible, les femmes ont le choix de position pour accoucher, donc que cela fait chuter les risques de déchirures ... qu'elles ont donc un taux "scandaleusement élevé" de périnées intacts, et surtout pas plus de soucis périnéaux que nous, si ce n'est moins ???*********



        L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère d'ailleurs que ce taux ne devrait pas dépasser 20%.

        ****déjà ils auraient pu mettre l'url des "recommandations pour un accouchement normal", dans la foulée ... mais c'est vrai que les pratiques Francaises sont souvent classées dans paragraphes "pratiques nocives ou inefficaces", et "pratiques utilisées à tort" ... cela pourrait surprendre quelques femmes, quand meme ... et les amener à se questionner ... à questionner leur obstétricien ... et à s'interroger sur le bien fondé de ces pratiques françaises tellement encensées dans les journaux tels que celui ou parait cet article ...

        ensuite ... 20% ... alors que la Suède est à 6% sans dommages, et l'Angleterre à 13% ... il semble que ces 20% sont à réévaluer ...*******



        Vous pouvez vous renseigner auprès de la maternité dans laquelle vous envisagez d'accoucher pour connaître le taux d'épisiotomies qu'elle pratique, mais l'information est généralement assez difficile à obtenir.

        *****cela, cela me fait irrésistiblement penser à ces jeux de cartes à collectionner, qu'adorent les enfants ... vous pouvez en théorie avoir le jeu complet, mais ... en pratique, il y a toujours deux ou trois cartes tellement rares et introuvables ... et bien là, vous pouvez demander, hein, on n'est pas des bêtes ... mais pour la réponse, faut pas rêver ...

        et pourquoi cette information est difficile à obtenir ? pourquoi "LA" vérité a t elle besoin de se dissimuler ???*******




        En a-t-on toujours une pour le premier enfant?

        En France 71% des femmes ont une épisiotomie a la naissance de leur premier enfant. La principale raison invoquée est la tonicité du périnée, plus importante que pour les accouchements ultérieurs. Ce taux chute à 36% dès le deuxième enfant.

        *****alors il faut croire que ni les anglaises ni les suedoises n'ont un périnée particulièrement tonique à leur premier accouchement ... mais si c'est le cas, elle doivent rencontrer de sacrés soucis de fuite ensuite, parce qu'un périnée pas tonique, bonjour les dégâts, il n'y a qu'à voir ceux que rencontrent les françaises qui elles, ont un périnée drôlement trop tonique à leur premier accouchement ... non ??? elles n'ont pas plus de fuites ? Meme moins ??? Euh ... quelqu'un peut m'expliquer ???

        Donc si je comprends bien, au premier accouchement, le périnée perd sa légendaire tonicité de primipare (un périnée tonique, si je me souviens bien, c'est très souvent un périnée de grande sportive ... bigre, j'avais pas remarqué que 7 femmes sur dix en France étaient des grandes sportives juste avant leur premier accouchement... on en apprends, dans ces journaux !) ...

        est ce pour cela, parce qu'il perd sa tonicité au premier accouchement, qu'il y a autant de fuites après le premier accouchement et que la rééducation périnéale est d'office (même pour les suivants, d'ailleurs, parce que le périnée a tellement perdu de sa tonicité au premier), à l'heure où la sécu racle ses fonds de tiroirs ???

        Et il y a encore un truc que je ne comprends pas :

        l'épisiotomie est censée protéger le périnée. Donc lui permettre de conserver son intégrité et ses fonctions telles qu'avant l'accouchement ... donc sa tonicité, non ? ce qui n'est pas le cas de toute évidence, puisque il y a rééducation périnéale proposée systématiquement d'une part, et que le taux d'épisios chute pour le deuxième, parce que le périnée est bien moins tonique ... et s'il est moins tonique, c'est bien que l'épisiotomie n'a pas rempli le role qu'on lui a assigne, non ? ... y'a quand même des trucs qui m'échappent ...*******




        Comment se passe la cicatrisation?

        Après la pose des fils, il faut compter cinq à six jours au cours desquels la cicatrice est le plus souvent douloureuse. Les fils peuvent aussi "tirer ce qui augmente la sensation d'inconfort. Il arrive assez fréquemment qu'un fil lâche et s'élimine tout seul, ce qui n'empêche pas la cicatrisation de se poursuivre normalement. Parfois, tous les fils
        cèdent, entraînant dans certains cas une réouverture de la cicatrice :
        une infection peut alors survenir, qu'il faut traiter avant de recoudre à nouveau. Les fils sont retirés cinq à sept jours après l'accouchement.
        Certaines femmes trouvent ce moment douloureux, d'autres non. La cicatrice devient ensuite moins sensible au fil du temps, dans un délai qui varie généralement de 1 à 4 mois.


        Peut-on refuser d'en subir une?

        En principe, oui. Mais pour que votre souhait soit respecté, il est préférable de préparer le terrain en l'exprimant à plusieurs reprises au cours des consultations prénatales, et en veillant à ce que votre demande figure dans votre dossier. Sachez néanmoins que ce geste peut être jugé nécessaire, le moment venu, par l'équipe médicale qui va vous accoucher.

        ****ca, c'est "le" morceau de bravoure.

        Alors bien évidemment, par principe, que vous avez le droit de refuser ...

        déjà, "par principe" ... en théorie, quoi, mais en pratique, dans la vie de tous les jours, ce n'est pas la même chanson ...

        ensuite, votre demande est considérée comme un souhait, ce n'est pas une volonté délibérée ancrée sur une information avérée, fiable et sérieuse, non, un souhait, limite caprice ou lubie de gamine irresponsable ...

        et bien penser a préparer le terrain ... "à plusieurs reprises", on ne sait jamais, que le médecin ne comprenne pas bien (cent fois sur le métier ...), et puis, faut faire noter, des fois que la sage femme qui soit la pour votre accouchement ne vous croit pas sur parole ... par exemple que vous soyez prise, du fait du travail de l'accouchement, d'une crise de folie furieuse qui vous fasse perdre les pédales et le sens des réalités et refuser un acte aussi anodin (mais indispensable, paradoxal, non ?) qu'une petite épisiotomie (et vous avez remarqué ? elle est toujours "petite", l'épisiotomie) ...

        et enfin ... ne vous cassez pas la tête de toute facons, parce que quoi que vous ayez dit ou écrit, si "l'équipe médicale le juge nécessaire ..."

        l'a jamais entendu parler de la loi, l'équipe médicale (et cette journaliste ? Et le magazine qui accepte ses article ?) ?

        La loi Kouchner ... l'article L 1111-4 du Code de Santé publique ? qui dit très explicitement, et sans aucune ambiguité possible que :

        "aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne, et ce consentement peut être retiré à tout moment" ... Nécessité ne fait pas loi, dans ce cas précis. Si la femme qui accouche a précisé et écrit explicitement qu'elle refusait l'épisiotomie et préférait prendre le risque (le risque, ce qui n'est absolument pas une certitude) d'une déchirure, quelles que soient les circonstances, l'équipe médicale n'a qu'une chose à faire légalement : ne pas outrepasser la volonté manifeste de cette femme.

        Et dans quelle mesure le fait d'affirmer que "ce geste peut etre jugé nécessaire par l'équipe médicale" et qu'alors votre "souhait" passe à la trappe, ce n'est pas quelque part "hors la loi", et une incitation a la soumission pour les femmes, voire une incitation à enfreindre la loi pour l'équipe médicale ??? C'est légal d'inciter à enfreindre la loi ???

        Pour finir ... une femme ne se fait pas accoucher par ... Elle accouche. ********



        Est-elle systématique en cas de forceps?

        Quasiment. Pour faciliter les manoeuvres nécessaires à la pose de forceps ou de ventouse, un grand nombre de praticiens préfèrent élargir l'ouverture périnéale. Néanmoins, certains obstétriciens posent des forceps sans faire d'épisiotomie.

        *****alors, une fois de plus l'exception française : les forceps sont de plus en plus abandonnés ailleurs dans le monde : trop à risques ... ensuite ... on en revient à la vitesse du vent et de l'âge du capitaine. Y'en a qui le font, d'autres pas. On ne sait pas vraiment pourquoi, encore une fois c'est la loterie. Vous aviez dit "LA" vérité ???********




        Est-ce douloureux?

        L'incision est presque indolore car elle est, en principe, pratiquée au cours d'une contraction qui insensibilise la zone de la vulve, et au moment où la tête du bébé appuie sur le plexus nerveux, situé entre la partie moyenne et la partie basse du bassin.

        ******J'aime bien les "en principe" qui parsèment cet article. Mais ... la réalité du vécu de centaines de femmes se moque de ces principes, de toute évidence ... parce que, pratiqué au moment d'une contraction ou non, il y a des femmes pour qui ce moment du coup de ciseau dans leur périnée reste leur pire souvenir de douleur de leur accouchement ... alors OUI, c'est souvent douloureux, voire très douloureux.

        Le beau roman de "la tête du bébé qui appuie sur ..." qu'est ce que cela ressemble à la jolie construction faite jusque dans les années 90 à propos de la douleur des prématurés et des nouveaux nés : la myelinalisation des gaines n'étant pas terminées, ces touts petits ne pouvaient pas, de toute évidence, ressentir la douleur, quand bien même ils en manifestaient tous les signes ... donc on les opéraient à vif, jusque dans les années 90. Non, pas 1890. 1990. On sait aujourd'hui que, pour eux, la douleur passe par d'autres circuits. Et que très probablement, ils la ressentent pire que nous.
        Bel exemple d'aveuglement de la médecine devant l'évidence de la douleur des nouveau nés, qui n'était pas possible théoriquement, mais tellement réelle dans leurs corps crucifiés par les chirurgiens qui leurs sauvaient la vie ...******



        La péridurale peut aussi diminuer la sensation de douleur.

        *******ben comme le dit si bien Jean Claude, si la péridurale ne le fait pas, on se demande franchement à quoi elle sert ...*******



        Le moment où la sage-femme ou le médecin recousent l'incision peut, en revanche, se révéler un peu douloureux, la peau et la muqueuse étant nettement plus sensibles que les muscles, qui sont recousus en deux, voire trois plans.

        ******être recousue, à cet endroit aussi sensible qui de plus vient d'être sérieusement mis à l'épreuve, et sur trois plans de tissus le plus souvent, sans aucun soulagement de la douleur induite par cette suture, c'est un acte de torture et de barbarie sans aucune justification.

        Ce n'est pas "une peu" douloureux. C'est atrocement douloureux. Si ces mots sortent de la bouche de ce professeur, c'est plus qu'inquiétant quant à l'écoute de ses patientes et son attention à soulager leurs douleurs.



        Une anesthésie locale à la xylocaïne peut s'avérer nécessaire. C'est surtout dans les jours qui suivent l'incision, parfois durant plusieurs semaines, que l'épisiotomie est la plus sensible.


        ****non, pas "peut s'avérer nécessaire" ... est absolument indispensable. Tout autre comportement est indigne d'un médecin ou d'une sage femme, et doit faire l'objet d'une sanction. La torture est interdite.******




        Est-il possible de faciliter ou d'accélérer la cicatrisation?

        Aucune mesure d'hygiène spécifique n'est préconisée après une épisiotomie. Vous pouvez faire votre toilette en utilisant votre savon habituel (pas de gant de toilette, dont les bouclettes risqueraient
        d'accrocher les fils). Séchez la région vulvaire en tamponnant avec une compresse gaze stérile (durant les premiers jours, évitez d'utiliser des
        serviettes, qui peuvent contenir des microbes). Contrairement aux idées reçues, l'usage du séchoir est à proscrire il projette en effet de l'air
        ambiant chauffé, ce qui potentialise le risque de transmission des microbes.

        ****** à ca y est ? il ont changés de credo sur le séchoir comme accessoire indispensable - avec la bouée - à emmener à la maternité dans son petit sac ? C'est tout récent, alors, parce qu'il n'y a pas si longtemps, c'était encore fortement recommandé ... y compris dans les pages de ce magazine ...

        un jour blanc,le lendemain rouge, le troisième noir ... la cohérence, la crédibilité, cela a t il une quelconque signification pour cette revue ? le respect aux lectrices, l'information juste et avérée, la remise en cause de la sacro sainte parole des médecins - surtout lorsque les études les contredisent avec une si belle unanimité, pour ce qui est de l'épisiotomie - ne sont ils que des voeux pieux, de jolies paroles ronflantes et creuses que l'on met en avant pour se donner bonne conscience ?******



        Chercher à maintenir la zone cicatricielle sèche est illusoire,les lochies (pertes de sang) consécutives à l'accouchement ayant pour effet d'humecter la vulve en permanence. Pour améliorer votre confort en
        position assise, optez pour une bouée en plastique (la région de la cicatrice étant placée au centre). Ou bien asseyez-vous sur une grosse serviette de toilette que vous aurez roulée en forme de fer à cheval.

        ******la bouée a encore le vent en poupe, apparemment ... pour combien de temps ? Six mois, un an, plus ? et puis un jour, le discours va s'inverser, tout comme pour le sèche cheveux ???*****



        Que faire si les rapports sexuels sont douloureux ensuite?

        ****"docteur, docteur, je ne comprends pas, j'ai mal a la tete quand je me cogne la tete contre les murs ...

        - et bien, arrêtez de vous cogner la tête contre les murs, et vous n'aurez plus mal à la tête !!!

        - oh merci docteur, je vous dois combien docteur ?"******




        Le cas est fréquent: 91% des femmes ont des rapports douloureux un mois après l'accouchement, ce chiffre tombant à 59% deux mois après et à 33% trois mois plus tard*.

        ********et cela, pour une tite incision de rien du tout ...*****



        Ces douleurs peuvent être perçues comme une distension lors des rapports sexuels, quand la suture a légèrement rétréci l'orifice vaginal.

        ******"je vous fais un point de plus pour votre mari, ma petite dame" ... ce n'est pas une légende ..****



        Cette sensibilité s'atténue toujours au fil du temps, à mesure que la cicatrice s'assouplit. Il y a aussi parfois des sensations de brûlure au moindre contact. L'épisiotomie n'en est pas toujours la cause mais, en modifiant l'image que la femme a de cette partie de son corps, elle accentue souvent un problème antérieur.

        *****autrement, c'est dans ta tête, ma belle ... l'obstétricien n'y est pour rien même si tu as 10 points de suture sur trois plans de tissus ...****



        Le vécu d'un accouchement douloureux peut aussi en être responsable. Dans ce cas, le fait d'en parler a un gynécologue averti, capable d'offrir une écoute compréhensive, peut apporter une amélioration.

        ****je veux l'adresse de ces gynécos capables d'offrir une écoute compréhensive et qui peuvent apporter une amélioration !!! parce que ce que les femmes entendent le plus souvent, c'est : "c'est dans votre tête" ou "c'est un prétexte pour refuser les rapports avec votre époux" ou "je n'y comprends rien : vous ne devez pas avoir mal" ou "vous vous écoutez" ou "faut vous reprendre" ...********



        Une pommade anesthésique puis cicatrisante peut aussi être prescrite. Enfin, certaines femmes souffrent de contractures réflexes qui empêchent les rapports : des séances de kinésithérapie basées sur la relaxation et le biofeedback, associées à un traitement anxiolytique sur une courte durée, améliorent souvent la situation.

        ******c'est magique, sur le papier, il y a une solution pour tout ... alors pourquoi certaines femmes souffrent en silence durant des années, courrent les toubibs ou renoncent en désespoir de cause et sombrent dans la dépression ???*******



        * Source : Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté (AFAR).
        www.fraternet.org/afar


        ****la journaliste n'a pas du vraiment lire les informations sur ce site, sinon elle ne l'aurait jamais cité ...*******





        Peut-on ensuite aller aux toilettes normalement?

        *****bien sur que non, faut se retenir tout le temps de la cicatrisation, et cela peut prendre des semaines ...

        est ce que cela arrive que la personne qui pose la question réfléchisse deux secondes avant de la poser, c'est possible, cela ???*******



        Bien sûr. L'urine étant un liquide stérile, elle ne risque en aucun casd'infecter votre cicatrice. Vous pouvez aussi aller à la selle, lespoussées que vous exercez ne risquent pas de faire céder la cicatrice (pour éviter la constipation, fréquente après l'accouchement, pensez à boire suffisamment d'eau au cours de la journée). Après chaque selle,
        essuyez-vous de l'avant vers l'arrière pour éviter de contaminer le vagin avec des germes fécaux.

        *****c'est ce qu'il faut faire tout le temps, non ? même si on n'a pas d'épisiotomie, même si on n'a pas accouché ...******



        A la place du papier toilette, qui risque d'accrocher les fils de la suture ou de "pelucher", mieux vaut utiliser une compresse textile sèche (de la gaze) que vous jetterez ensuite.

        *****euh ... bonjour la sensation ... les compresses stériles étant aussi douces que du papier émeri, je ne sais pas vraiment si c'est une bonne solution ...***




        Réparer, c'est toujours possible

        Certains problèmes de cicatrisation sont responsables de troubles durables et pour lesquels des solutions chirurgicales sont possibles.
        Ainsi, si la cicatrice a "lâché", il est possible de recoudre les plans musculaires. Cette intervention est pratiquée quand les séances de rééducation musculaire n'ont pas donné de résultats suffisants, mais aussi quand la femme n'envisage pas d'avoir un autre enfant dans un avenir proche dans cette zone sensible, mieux vaut, en effet, éviter de multiplier les cicatrices. Il arrive aussi qu'un côté de la cicatrice se rétracte plus que l'autre, ce qui entraîne un décalage sur toute sa longueur on peut alors refaire l'épisiotomie en tenant compte de cette
        asymétrie de rétraction physiologique. L'intervention, effectuée après les règles, permet une cicatrisation dans un milieu moins humide et donc plus propice qu'après l'accouchement.

        -------
        *****... quand tous les muscles se sont rétractés en une boule dure et douloureuse sur le périnée ... ou quand divers plans de tissus se sont soudés entre eux ... ou quand un nerf vital pour la continence urinaire a été sectionné ... et encore d'autres, que je ne connais pas ... joli palmarès pour une petite incision de rien, inutile neuf fois sur dix et qui n'apporte aucun des bénéfices attendus ...******



        Blandine Poitel, maman de trois enfants, auteure, membre du Comité de Rédaction des Dossiers de l'Obstétrique, France



        Bernard Bel <bel@...-aix.fr> wrote:
        Pour que je fasse un lien propre il faut poster ton texte sur cette liste
        sans mettre aucun autre commentaire au dessus, et mettre ta signature
        nominative complète, avec tes fonctions associatives, administratives,
        médailles militaires, etc. ;-))))

        Bernard Bel

        >
        >
        >voila, la je crois que c'est bon (pis j'en ai rajoute un peu, que j'avais
        >omis hier soir ...)
        >
        >blandine
        >(perfectionniste ...)
        >
        >
        >Poitel Blandine <searchb@...> wrote:
        >
        >euh ... Bernard, y'a kek tites phoootteeeeeessssssss ...
        >tu peux attendre les corrections (faites ce matin) avant de mettre en
        >ligne ???
        >(vu l'heure ou j'ai tape ce texte ... )
        >
        >Merci
        >
        >blandine
        >




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        [Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été supprimées]
      • fbardes@freesurf.fr
        je trouve ta reponse tres bien!!! FB
        Message 3 de 23 , 10 juin 15:20
          je trouve ta reponse tres bien!!! FB

          >
          >
          > Ce texte est je dirais assez curieux, alliant un r�el effort pour
          > dire certaines choses d'habitude tabous, tout en �tant incapable de se
          > d�partir de la vision m�dicale traditionaliste fran�aise. Comme les
          > autres je donne quelques r�ponses personnelles plus d�taill�es dans le
          > texte (entre lignes =====).
          >
          > C�cile Loup
          > M�re de deux enfants
          > Membre de l'AFAR
          > Gestionnaire de la liste Re-Co-Naissances
          > Astrophysicienne (CNRS)
          >
          > ------------------------------------------------------------------------------
          >
          > PARENTS, juillet 2004, p.100-103
          >
          > LA V�RIT� SUR L'�pisiotomie
          >
          > Nathalie Chahine
          >
          > AVEC: Fran�oise Bardes, du r�seau Sages-femmes �le-de-France et le Pr
          > Bernard-Jean Paniel, chef du service de gyn�cologie obst�trique de
          > l'h�pital intercommunal de Cr�teil.
          >
          >
          >
          > Trois femmes sur quatre en ont une � la naissance de leur premier
          > enfant: geste courant donc, l'�pisiotomie est aussi une incision
          > chirurgicale qui peut laisser des traces. R�ponses � quelques questions
          > que l'on n'ose pas forc�ment poser � son gyn�cologue!
          >
          > ==============================================================================
          >
          > CL:
          >
          > Donc au moins 60% des m�res fran�aises ont eu le p�rin�e coup� au
          > moins une fois, et 17% ont eu une c�sarienne (en prenant les chiffres de
          > l'enqu�te p�rinatale de 1998). C'est beaucoup de chirurgie, 77%, pour un
          > �v�nement absolument normal dans la vie d'une femme.
          >
          > L'�pisiotomie laisse forc�ment des traces, au strict minimum une
          > cicatrice. La coupure au niveau de la fourche modifie d�finitivement
          > l'anatomie f�minine, ce qui faisait titrer au Dr. Jakoby:
          > "Are you happy with the Epi(siotomy) ?"
          > (http://www.ima.org.il/imaj/ar03aug-11.pdf)
          >
          > ============================================================================
          >
          > O� se situe exactement l'incision?
          >
          > La plupart du temps, la sage-femme ou le gyn�cologue obst�tricien incise
          > le p�rin�e depuis le bord inf�rieur de la vulve, en diagonale, vers la
          > droite. R�alis�e avec des ciseaux chirurgicaux, l'incision atteint la
          > peau, le muscle et la muqueuse, sur une longueur allant de 3 � 5-6
          > centim�tres. Ce geste intervient le plus souvent lorsque la naissance
          > est imminente.
          >
          > ============================================================================
          >
          > CL:
          > L'episiotomie m�diolat�rale coupe en effet la vulve depuis la fourche,
          > et les faisceaux de fibres musculaires. Cela correspond tr�s exactement
          > dans la nomenclature internationale � une d�chirure du second degr�.
          > Dans tous les cas une �pisiotomie est bien plus profonde qu'une
          > d�chirure spontan�e du premier degr�, et souvent plus qu'une d�chirure
          > spontan�e du second degr�.
          >
          > Cela correspond aussi aux d�finitions de mutilation sexuelle
          > de l'OMS. Il existe d'ailleurs dans certaines tribus une pratique de
          > mutilation sexuelle qui consiste � d�chirer le p�rin�e vers l'anus. Il
          > serait interessant de savoir quelle en est la justification dans ces
          > peuplades.
          >
          > ============================================================================
          >
          > Dans quels cas le m�decin ou la sage-femme d�cident-ils de la pratiquer?
          >
          > Le principal avantage de l'�pisiotomie est d'�viter les d�chirures des
          > muscles p�rin�aux situ�s entre la vulve et l'anus, voire ceux du
          > sphincter anal : ces derni�res peuvent entra�ner des incontinences
          > difficiles � traiter. Elle est donc pratiqu�e g�n�ralement juste avant
          > l'expulsion, quand on craint une d�chirure, c'est-�-dire lorsque le b�b�
          > est un peu gros et que le p�rin�e est tr�s tonique ou particuli�rement
          > fragile et quasi "friable". De nombreux praticiens l'envisagent aussi
          > quand le foetus na�t pr�matur� ou que son rythme cardiaque ralentit et
          > que l'on estime plus prudent d'acc�l�rer la naissance. Certains de ces
          > signaux sont pourtant souvent mis en doute par la recherche m�dicale.
          > L'exp�rience du m�decin accoucheur, sa r�action au stress influent aussi
          > sur la d�cision : certains y ont tr�s rarement recours, d'autres plus
          > fr�quemment. Pourtant, cette incision chirurgicale n'est pas sans
          > inconv�nient. Plus grande qu'une d�chirure spontan�e, elle n�cessite
          > toujours une suture, entra�ne des saignements beaucoup plus importants,
          > et cicatrise moins bien.
          >
          > =============================================================================
          >
          > CL:
          > Combien de fois encore faudra-t-il rappeler que ni le m�decin ni la
          > sage-femme ne sont en droit de d�cider quoi que ce soit sans le
          > consentement �clair� de la parturiente ?! En France, on pratique encore
          > l'�pisiotomie en se cachant de la femme. C'est non seulement ill�gal
          > depuis plus de deux ans (loi "Kouchner" de mars 2002), mais aussi tout
          > simplement inadmissible. C'est une violation du droit � l'int�grit�
          > physique le plus basique. Mais peut-�tre les femmes en couches ont-elles
          > raison d'avoir peur de cet acte mutilant et inutile ? On peut se
          > demander pourquoi une sage-femme hospitali�re, accouchant dans son propre
          > �tablissement, d�cide d'envoyer un coup de pied � sa coll�gue qu'elle
          > connait pourtant bien afin de faire tomber les ciseaux ...
          >
          > Il est correct de dire que l'�pisiotomie pr�vient les d�chirures
          > spontan�es du second degr�, du premier degr�, ... et m�me les p�rin�es
          > intacts ...!
          >
          > Il est incorrect de dire que l'�pisiotomie pr�vient les d�chirures
          > s�v�res (3ieme et 4ieme degr�) touchant les sphinters anals. L'�pisiotomie
          > m�diane, surtout pratiqu�e dans les pays anglo-saxons, les aggravent
          > (taux records allant jusqu'� 5-10% de d�chirures graves aux
          > Etats-Unis). L'�pisiotomie m�diolat�rale a en moyenne, d'apr�s toutes
          > les r�f�rences parues sur le sujet, un effet n�gligeable sur ces
          > d�chirures graves. Il est �galement correct de dire que, en g�n�ral,
          > l'�pisiotomie m�diolat�rale provoque plus de douleur et de dyspareunie
          > � moyen et long terme que les d�chirures spontan�es du second degr�,
          > ainsi qu'un tonus musculaire amoindri. On sait rarement qu'elle est
          > aussi tr�s h�morragique, d'apr�s les mesures de m�decins de l'H�pital
          > Jean-Bernard, Poitiers. Elle requiert aussi
          > (http://perinatalite.chez.tiscali.fr/episio-deperditionssanguines.htm).
          > plus de temps et de mat�riel de suture. On se demande alors vraiment
          > pourquoi le corps m�dical fran�ais s'obstine � mutiler 60% des m�res
          > fran�aises au lieu de laisser faire (hors cas pathologiques).
          >
          > Les facteurs de risque de d�chirures s�v�res robustes sont : la
          > nulliparit�, le poids du b�b� (sans parler de macrosomie puisque cela
          > commence d�s 3kg), les extractions assist�es (pression sur le ventre,
          > ventouse, forceps), le d�clenchement, l'acc�l�ration du travail par
          > ocytocines de synth�se (syntocinon). Les pouss�es dirig�es en position
          > lithotomique sont aussi tr�s fortement suspect�es d'�tre dangereuses
          > pour le p�rin�e, en particulier lorsque les pouss�es dirig�es se font
          > sous p�ridurale, en l'absence de toute sensation et donc de tout
          > contr�le de la femme en couche.
          >
          > Dans les pratiques o� les femmes accouchent dans une position
          > spontan�e (nouvelle g�n�ration de sages-femmes � domicile, pratique
          > su�doise), et o� elles poussent aussi de fa�on spontan�e, les taux de
          > d�chirures s�v�res sont du m�me ordre ou inf�rieurs aux taux hospitaliers
          > europ�ens, alors que les taux d'�pisiotomies sont infimes, de l'ordre
          > de 0 � 3%. Ce n'est donc pas l'�pisiotomie qui prot�ge le p�rin�e !
          >
          > ============================================================================
          >
          > Est-il vrai que certaines maternit�s y ont recours syst�matiquement?
          >
          > En France, on pratique en moyenne 60% d'�pisiotomies. Avec des
          > disparit�s selon les �tablissements, allant de 40 � 90% !
          >
          > Ce geste �tant beaucoup plus fr�quent en France que dans d'autres pays
          > d'Europe :il est de 13% en Grande-Bretagne et de 6% en Su�de.
          > L'Organisation Mondiale de la Sant� (OMS) consid�re d'ailleurs que ce
          > taux ne devrait pas d�passer 20%. Vous pouvez vous renseigner aupr�s de
          > la maternit� dans laquelle vous envisagez d'accoucher pour conna�tre le
          > taux d'�pisiotomies qu'elle pratique, mais l'information est
          > g�n�ralement assez difficile � obtenir
          >
          >
          > En a-t-on toujours une pour le premier enfant?
          >
          > En France 71% des femmes ont une �pisiotomie a la naissance de leur
          > premier enfant. La principale raison invoqu�e est la tonicit� du
          > p�rin�e, plus importante que pour les accouchements ult�rieurs. Ce taux
          > chute � 36% d�s le deuxi�me enfant.
          >
          >
          > Comment se passe la cicatrisation?
          >
          > Apr�s la pose des fils, il faut compter cinq � six jours au cours
          > desquels la cicatrice est le plus souvent douloureuse. Les fils peuvent
          > aussi "tirer ce qui augmente la sensation d'inconfort. Il arrive assez
          > fr�quemment qu'un fil l�che et s'�limine tout seul, ce qui n'emp�che pas
          > la cicatrisation de se poursuivre normalement. Parfois, tous les fils
          > c�dent, entra�nant dans certains cas une r�ouverture de la cicatrice :
          > une infection peut alors survenir, qu'il faut traiter avant de recoudre
          > � nouveau. Les fils sont retir�s cinq � sept jours apr�s l'accouchement.
          > Certaines femmes trouvent ce moment douloureux, d'autres non. La
          > cicatrice devient ensuite moins sensible au fil du temps, dans un d�lai
          > qui varie g�n�ralement de 1 � 4 mois.
          >
          > ============================================================================
          >
          > CL:
          > Qu'en termes galants ces choses-l� sont dites .... mais je reconnais que
          > au moins elles sont plus dites que d'habitude. Voyons, je cicatrise tr�s
          > bien, et j'ai rang� ma bou�e au bout de six semaines, date � laquelle
          > j'ai repris mon travail - travail assis - je fus oblig�e de travailler
          > la moiti� du temps debout les premi�res semaines....
          >
          > A l'heure actuelle la plupart des fils sont r�sorbables en France.Mais
          > n'oublions pas trop vite que nos m�res avaient droit � l'horreur des
          > agrafes, et que dans certains pays, pas loin de chez nous, elles y ont
          > encore droit, avec le m�me genre de discours m�dical cens� faire passer
          > la pilule.
          >
          > ============================================================================
          >
          > Peut-on refuser d'en subir une?
          >
          > En principe, oui. Mais pour que votre souhait soit respect�, il est
          > pr�f�rable de pr�parer le terrain en l'exprimant � plusieurs reprises au
          > cours des consultations pr�natales, et en veillant � ce que votre
          > demande figure dans votre dossier. Sachez n�anmoins que ce geste peut
          > �tre jug� n�cessaire, le moment venu, par l'�quipe m�dicale qui va vous
          > accoucher.
          >
          > =============================================================================
          >
          > CL:
          > Il n'y a pas de "en principe oui". Aucun acte ne doit �tre pos� sans
          > l'accord �clair� du patient, c'est la loi. Quant � l'urgence, cela ne
          > prend pas plus de 15 secondes montre en main pour poser la question.
          >
          > ============================================================================
          >
          > Est-elle syst�matique en cas de forceps?
          >
          > Quasiment. Pour faciliter les manoeuvres n�cessaires � la pose de
          > forceps ou de ventouse, un grand nombre de praticiens pr�f�rent �largir
          > l'ouverture p�rin�ale. N�anmoins, certains obst�triciens posent des
          > forceps sans faire d'�pisiotomie.
          >
          >
          > Est-ce douloureux?
          >
          > L'incision est presque indolore car elle est, en principe, pratiqu�e au
          > cours d'une contraction qui insensibilise la zone de la vulve, et au
          > moment o� la t�te du b�b� appuie sur le plexus nerveux, situ� entre la
          > partie moyenne et la partie basse du bassin. La p�ridurale peut aussi
          > diminuer la sensation de douleur. Le moment o� la sage-femme ou le
          > m�decin recousent l'incision peut, en revanche, se r�v�ler un peu
          > douloureux, la peau et la muqueuse �tant nettement plus sensibles que
          > les muscles, qui sont recousus en deux, voire trois plans. Une
          > anesth�sie locale � la xyloca�ne peut s'av�rer n�cessaire. C'est surtout
          > dans les jours qui suivent l'incision, parfois durant plusieurs
          > semaines, que l'�pisiotomie est la plus sensible.
          >
          > ============================================================================
          >
          > CL:
          > Je viens de parler � une jeune m�re de mon entourage, dont la p�ridurale
          > n'avait pris que du c�t� gauche, � qui on a recousu l'�pisiotomie du
          > c�t� droit, sans anesth�sie locale. Elle a mis environ 15mn avant d'en
          > parler ... L'anesth�sie locale doit �tre propos�e (pas impos�e non plus)
          > syst�matiquement. Ce n'est pas au praticien de juger de son utilit�, la
          > femme en couche est seule juge de sa propre douleur.
          >
          > ==============================================================================
          >
          > Est-il possible de faciliter ou d'acc�l�rer la cicatrisation?
          >
          > Aucune mesure d'hygi�ne sp�cifique n'est pr�conis�e apr�s une
          > �pisiotomie. Vous pouvez faire votre toilette en utilisant votre savon
          > habituel (pas de gant de toilette, dont les bouclettes risqueraient
          > d'accrocher les fils). S�chez la r�gion vulvaire en tamponnant avec une
          > compresse gaze st�rile (durant les premiers jours, �vitez d'utiliser des
          > serviettes, qui peuvent contenir des microbes). Contrairement aux id�es
          > re�ues, l'usage du s�choir est � proscrire il projette en effet de l'air
          > ambiant chauff�, ce qui potentialise le risque de transmission des
          > microbes. Chercher � maintenir la zone cicatricielle s�che est
          > illusoire, les lochies (pertes de sang) cons�cutives � l'accouchement
          > ayant pour effet d'humecter la vulve en permanence. Pour am�liorer votre
          > confort en position assise, optez pour une bou�e en plastique (la r�gion
          > de la cicatrice �tant plac�e au centre). Ou bien asseyez-vous sur une
          > grosse serviette de toilette que vous aurez roul�e en forme de fer �
          > cheval.
          >
          >
          > Que faire si les rapports sexuels sont douloureux ensuite?
          >
          > Le cas est fr�quent: 91% des femmes ont des rapports douloureux un mois
          > apr�s l'accouchement, ce chiffre tombant � 59% deux mois apr�s et � 33%
          > trois mois plus tard*. Ces douleurs peuvent �tre per�ues comme une
          > distension lors des rapports sexuels, quand la suture a l�g�rement
          > r�tr�ci l'orifice vaginal. Cette sensibilit� s'att�nue toujours au fil
          > du temps, � mesure que la cicatrice s'assouplit. Il y a aussi parfois
          > des sensations de br�lure au moindre contact. L'�pisiotomie n'en est pas
          > toujours la cause mais, en modifiant l'image que la femme a de cette
          > partie de son corps, elle accentue souvent un probl�me ant�rieur. Le
          > v�cu d'un accouchement douloureux peut aussi en �tre responsable. Dans
          > ce cas, le fait d'en parler a un gyn�cologue averti, capable d'offrir
          > une �coute compr�hensive, peut apporter une am�lioration. Une pommade
          > anesth�sique puis cicatrisante peut aussi �tre prescrite. Enfin,
          > certaines femmes souffrent de contractures r�flexes qui emp�chent les
          > rapports : des s�ances de kin�sith�rapie bas�es sur la relaxation et le
          > biofeedback, associ�es � un traitement anxiolytique sur une courte
          > dur�e, am�liorent souvent la situation.
          >
          > ============================================================================
          >
          > CL:
          > C'est un peu trop facile de faire surgir toujours un probl�me ant�rieur.
          > Qui a eu une vie idyllique sans aucun chagrin ni aucun traumatisme ?
          > Savez vous que entre 1/5 � 1/3 des femmes ont subi des abus sexuels ?
          > Qui s'en pr�occupe le jour de l'accouchement o� la femme est soumise �
          > une batterie d'examens invasifs r�alis�s souvent sans aucune humanit�,
          > et sa pudeur mise � tr�s rude �preuve ? Comment peut-on dire que
          > l'�pisiotomie n'en est pas toujours la cause alors qu'une cicatrice de
          > cette pronfondeur se fait sentir pendant des ann�es, occasionellement
          > dans la majorit� des cas (selon le temps, la temp�rature, un effort
          > sportif, et effectivement l'humeur). Un
          > gyn�cologue averti offrant une �coute compr�hensive ne doit pas se
          > trouver sous le pas d'un cheval. Il y en a, ce n'est pas la majorit�. Ce
          > n'est pas leur formation non plus.
          >
          > Qui se pr�occupe aussi de l'impact
          > psychique de l'�pisiotomie ? La femme est coup�e sous les yeux de
          > son compagnon, sans en avoir �t� avertie. Le compagnon assiste
          > impuissant, le cerveau lav� de l'utilit� de cet acte. Il voit un autre
          > homme ou une femme, souvent des inconnus, couper le sexe de sa compagne.
          > Il voit le sang et �ventuellement la suture. Comment se r�approprier
          > ensuite une sexualit� �panouie avec ces images dans la t�te ? Si l'on
          > vient avec une vision raisonnable, du type on ne fait pas d'omelette
          > sans casser des oeufs, ou, l'on ne peut pas cr�er la vie sans donner une
          > part de son �nergie vitale, il est beaucoup moins difficile
          > psychiquement d'accepter une d�chirure spontan�e. On accepte que le
          > b�b� laisse sa trace, puisque le couple lui a donn� la vie. On accepte
          > beaucoup moins la froide coupure des ciseaux chirurgicaux, et
          > l'intervention d'une main totalement �trang�re � la vie de la famille.
          > Si l'on vient avec une vision d�raisonnable, en voulant le beurre et
          > l'argent du beurre, l'id�e de la d�chirure parait inacceptable, mais les
          > complications et souffrances induites par l'�pisiotomie deviennent
          > facilement une trahison du corps m�dical. Vu l'information fournie en
          > g�n�ral, au minimum un mensonge par omission, c'est est une
          > effectivement.
          >
          > ===============================================================================
          >
          > * Source : Alliance Francophone pour l'Accouchement Respect� (AFAR).
          > www.fraternet.org/afar
          >
          >
          > Peut-on ensuite aller aux toilettes normalement?
          >
          > Bien s�r. L'urine �tant un liquide st�rile, elle ne risque en aucun cas
          > d'infecter votre cicatrice. Vous pouvez aussi aller � la selle, les
          > pouss�es que vous exercez ne risquent pas de faire c�der la cicatrice
          > (pour �viter la constipation, fr�quente apr�s l'accouchement, pensez �
          > boire suffisamment d'eau au cours de la journ�e). Apr�s chaque selle,
          > essuyez-vous de l'avant vers l'arri�re pour �viter de contaminer le
          > vagin avec des germes f�caux. A la place du papier toilette, qui risque
          > d'accrocher les fils de la suture ou de "pelucher", mieux vaut utiliser
          > une compresse textile s�che (de la gaze) que vous jetterez ensuite.
          >
          >
          > R�parer, c'est toujours possible
          >
          > Certains probl�mes de cicatrisation sont responsables de troubles
          > durables et pour lesquels des solutions chirurgicales sont possibles.
          > Ainsi, si la cicatrice a "l�ch�", il est possible de recoudre les plans
          > musculaires. Cette intervention est pratiqu�e quand les s�ances de
          > r��ducation musculaire n'ont pas donn� de r�sultats suffisants, mais
          > aussi quand la femme n'envisage pas d'avoir un autre enfant dans un
          > avenir proche dans cette zone sensible, mieux vaut, en effet, �viter de
          > multiplier les cicatrices. Il arrive aussi qu'un c�t� de la cicatrice se
          > r�tracte plus que l'autre, ce qui entra�ne un d�calage sur toute sa
          > longueur on peut alors refaire l'�pisiotomie en tenant compte de cette
          > asym�trie de r�traction physiologique. L'intervention, effectu�e apr�s
          > les r�gles, permet une cicatrisation dans un milieu moins humide et donc
          > plus propice qu'apr�s l'accouchement.
          >
          >
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        • florence
          Florence MARION Maman,Comptable (titulaire du DESCF et du DESS Audit) Membre de l AFAR Juste une intervention entre les**************** C est juste mon
          Message 4 de 23 , 10 juin 23:39
            Florence MARION
            Maman,Comptable (titulaire du DESCF et du DESS Audit)
            Membre de l'AFAR

            Juste une intervention entre les****************
            C'est juste mon ressenti, ne pouvant rien apporter de plus en terme
            d'arguments "scientifiques" ou "statistiques".


            PARENTS, juillet 2004, p.100-103

            LA VÉRITÉ SUR L'épisiotomie

            Nathalie Chahine

            AVEC: Françoise Bardes, du réseau Sages-femmes Île-de-France et le Pr
            Bernard-Jean Paniel, chef du service de gynécologie obstétrique de
            l'hôpital intercommunal de Créteil.



            Trois femmes sur quatre en ont une à la naissance de leur premier
            enfant: geste courant donc, l'épisiotomie est aussi une incision
            chirurgicale qui peut laisser des traces. Réponses à quelques questions
            que l'on n'ose pas forcément poser à son gynécologue!

            Où se situe exactement l'incision?

            La plupart du temps, la sage-femme ou le gynécologue obstétricien incise
            le périnée depuis le bord inférieur de la vulve, en diagonale, vers la
            droite. Réalisée avec des ciseaux chirurgicaux, l'incision atteint la
            peau, le muscle et la muqueuse, sur une longueur allant de 3 à 5-6
            centimètres. Ce geste intervient le plus souvent lorsque la naissance
            est imminente.

            Dans quels cas le médecin ou la sage-femme décident-ils de la pratiquer?

            Le principal avantage de l'épisiotomie est d'éviter les déchirures des
            muscles périnéaux situés entre la vulve et l'anus, voire ceux du
            sphincter anal : ces dernières peuvent entraîner des incontinences
            difficiles à traiter. Elle est donc pratiquée généralement juste avant
            l'expulsion, quand on craint une déchirure, c'est-à-dire lorsque le bébé
            est un peu gros et que le périnée est très tonique ou particulièrement
            fragile et quasi "friable". De nombreux praticiens l'envisagent aussi
            quand le foetus naît prématuré ou que son rythme cardiaque ralentit et
            que l'on estime plus prudent d'accélérer la naissance. Certains de ces
            signaux sont pourtant souvent mis en doute par la recherche médicale.
            L'expérience du médecin accoucheur, sa réaction au stress influent aussi
            sur la décision : certains y ont très rarement recours, d'autres plus
            fréquemment. Pourtant, cette incision chirurgicale n'est pas sans
            inconvénient. Plus grande qu'une déchirure spontanée, elle nécessite
            toujours une suture, entraîne des saignements beaucoup plus importants,
            et cicatrise moins bien.

            ****************************************************************************
            *********

            Flo : Si je comprends bien, l'episiotomie est pratiquée pour prévenir une
            déchirure. Mais quand je lis qu'épisiotomie est plus grande qu'une déchirure
            spontanée, qu'elle nécessite toujours une suture ( sous entendu une
            déchirure pas toujours), qu'elle entraîne des saignements beaucoup plus
            importants, et qu'elle cicatrise moins bien, je ne comprends plus. On
            pratique un acte soit disant anodin sachant qu'il est pire que ce qu'il est
            censé prévenir. Il y aurait-il en France, une tradition qui voudrait qu'un
            medecin ou une sage femme laisse sa marque sur le corps des femmes qui ont
            eu un enfant. Peut être il y a des signes distinctif, peut être un medecin
            en voyant la cicatrice laissé par l'episiotomie peut deviner où sa patiente
            a été accouché (lapsus revelateu). Quand je pense à mon accouchement et aux
            sages femmes qui etaient en train de me recoudre et qui discutaient du point
            à utiliser : la sage femme expliquait qu'à l'élève qu'à Lyon il pratiquait
            tel point, qu'à Grenoble il pratiquait tel autre point, qu'elle preferait
            celui là pour tel raison.... . Je me suis crue à une réunion de point de
            croix alors que je perdais mon sang et que mon mari n'osait plus me
            regardait.... .
            Et quand je lis que j'ai été coupée alors que l'on sait que cet acte est
            nocif. J'ENRAGE et le mot est faible.

            Tout pour dire, je comprends qu'on veuille faire des épisiotomies en raison
            du principe "il vaut mieux prévenir que guérir" mais quand il faut aussi
            guérir le geste fait en prévention, où est l'intérêt ?

            ****************************************************************************
            **************




            Est-il vrai que certaines maternités y ont recours systématiquement?

            En France, on pratique en moyenne 60% d'épisiotomies. Avec des
            disparités selon les établissements, allant de 40 à 90% !

            Ce geste étant beaucoup plus fréquent en France que dans d'autres pays
            d'Europe :il est de 13% en Grande-Bretagne et de 6% en Suède.
            L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère d'ailleurs que ce
            taux ne devrait pas dépasser 20%. Vous pouvez vous renseigner auprès de
            la maternité dans laquelle vous envisagez d'accoucher pour connaître le
            taux d'épisiotomies qu'elle pratique, mais l'information est
            généralement assez difficile à obtenir


            En a-t-on toujours une pour le premier enfant?

            En France 71% des femmes ont une épisiotomie a la naissance de leur
            premier enfant. La principale raison invoquée est la tonicité du
            périnée, plus importante que pour les accouchements ultérieurs. Ce taux
            chute à 36% dès le deuxième enfant.


            Comment se passe la cicatrisation?

            Après la pose des fils, il faut compter cinq à six jours au cours
            desquels la cicatrice est le plus souvent douloureuse. Les fils peuvent
            aussi "tirer ce qui augmente la sensation d'inconfort. Il arrive assez
            fréquemment qu'un fil lâche et s'élimine tout seul, ce qui n'empêche pas
            la cicatrisation de se poursuivre normalement. Parfois, tous les fils
            cèdent, entraînant dans certains cas une réouverture de la cicatrice :
            une infection peut alors survenir, qu'il faut traiter avant de recoudre
            à nouveau. Les fils sont retirés cinq à sept jours après l'accouchement.
            Certaines femmes trouvent ce moment douloureux, d'autres non. La
            cicatrice devient ensuite moins sensible au fil du temps, dans un délai
            qui varie généralement de 1 à 4 mois.


            Peut-on refuser d'en subir une?

            En principe, oui. Mais pour que votre souhait soit respecté, il est
            préférable de préparer le terrain en l'exprimant à plusieurs reprises au
            cours des consultations prénatales, et en veillant à ce que votre
            demande figure dans votre dossier. Sachez néanmoins que ce geste peut
            être jugé nécessaire, le moment venu, par l'équipe médicale qui va vous
            accoucher.


            Est-elle systématique en cas de forceps?

            Quasiment. Pour faciliter les manoeuvres nécessaires à la pose de
            forceps ou de ventouse, un grand nombre de praticiens préfèrent élargir
            l'ouverture périnéale. Néanmoins, certains obstétriciens posent des
            forceps sans faire d'épisiotomie.


            Est-ce douloureux?

            L'incision est presque indolore car elle est, en principe, pratiquée au
            cours d'une contraction qui insensibilise la zone de la vulve, et au
            moment où la tête du bébé appuie sur le plexus nerveux, situé entre la
            partie moyenne et la partie basse du bassin. La péridurale peut aussi
            diminuer la sensation de douleur. Le moment où la sage-femme ou le
            médecin recousent l'incision peut, en revanche, se révéler un peu
            douloureux, la peau et la muqueuse étant nettement plus sensibles que
            les muscles, qui sont recousus en deux, voire trois plans. Une
            anesthésie locale à la xylocaïne peut s'avérer nécessaire. C'est surtout
            dans les jours qui suivent l'incision, parfois durant plusieurs
            semaines, que l'épisiotomie est la plus sensible.


            Est-il possible de faciliter ou d'accélérer la cicatrisation?

            Aucune mesure d'hygiène spécifique n'est préconisée après une
            épisiotomie. Vous pouvez faire votre toilette en utilisant votre savon
            habituel (pas de gant de toilette, dont les bouclettes risqueraient
            d'accrocher les fils). Séchez la région vulvaire en tamponnant avec une
            compresse gaze stérile (durant les premiers jours, évitez d'utiliser des
            serviettes, qui peuvent contenir des microbes). Contrairement aux idées
            reçues, l'usage du séchoir est à proscrire il projette en effet de l'air
            ambiant chauffé, ce qui potentialise le risque de transmission des
            microbes. Chercher à maintenir la zone cicatricielle sèche est
            illusoire, les lochies (pertes de sang) consécutives à l'accouchement
            ayant pour effet d'humecter la vulve en permanence. Pour améliorer votre
            confort en position assise, optez pour une bouée en plastique (la région
            de la cicatrice étant placée au centre). Ou bien asseyez-vous sur une
            grosse serviette de toilette que vous aurez roulée en forme de fer à
            cheval.


            Que faire si les rapports sexuels sont douloureux ensuite?

            Le cas est fréquent: 91% des femmes ont des rapports douloureux un mois
            après l'accouchement, ce chiffre tombant à 59% deux mois après et à 33%
            trois mois plus tard*. Ces douleurs peuvent être perçues comme une
            distension lors des rapports sexuels, quand la suture a légèrement
            rétréci l'orifice vaginal. Cette sensibilité s'atténue toujours au fil
            du temps, à mesure que la cicatrice s'assouplit. Il y a aussi parfois
            des sensations de brûlure au moindre contact. L'épisiotomie n'en est pas
            toujours la cause mais, en modifiant l'image que la femme a de cette
            partie de son corps, elle accentue souvent un problème antérieur. Le
            vécu d'un accouchement douloureux peut aussi en être responsable. Dans
            ce cas, le fait d'en parler a un gynécologue averti, capable d'offrir
            une écoute compréhensive, peut apporter une amélioration. Une pommade
            anesthésique puis cicatrisante peut aussi être prescrite. Enfin,
            certaines femmes souffrent de contractures réflexes qui empêchent les
            rapports : des séances de kinésithérapie basées sur la relaxation et le
            biofeedback, associées à un traitement anxiolytique sur une courte
            durée, améliorent souvent la situation.


            * Source : Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté (AFAR).
            www.fraternet.org/afar


            Peut-on ensuite aller aux toilettes normalement?

            Bien sûr. L'urine étant un liquide stérile, elle ne risque en aucun cas
            d'infecter votre cicatrice. Vous pouvez aussi aller à la selle, les
            poussées que vous exercez ne risquent pas de faire céder la cicatrice
            (pour éviter la constipation, fréquente après l'accouchement, pensez à
            boire suffisamment d'eau au cours de la journée). Après chaque selle,
            essuyez-vous de l'avant vers l'arrière pour éviter de contaminer le
            vagin avec des germes fécaux. A la place du papier toilette, qui risque
            d'accrocher les fils de la suture ou de "pelucher", mieux vaut utiliser
            une compresse textile sèche (de la gaze) que vous jetterez ensuite.


            Réparer, c'est toujours possible

            Certains problèmes de cicatrisation sont responsables de troubles
            durables et pour lesquels des solutions chirurgicales sont possibles.
            Ainsi, si la cicatrice a "lâché", il est possible de recoudre les plans
            musculaires. Cette intervention est pratiquée quand les séances de
            rééducation musculaire n'ont pas donné de résultats suffisants, mais
            aussi quand la femme n'envisage pas d'avoir un autre enfant dans un
            avenir proche dans cette zone sensible, mieux vaut, en effet, éviter de
            multiplier les cicatrices. Il arrive aussi qu'un côté de la cicatrice se
            rétracte plus que l'autre, ce qui entraîne un décalage sur toute sa
            longueur on peut alors refaire l'épisiotomie en tenant compte de cette
            asymétrie de rétraction physiologique. L'intervention, effectuée après
            les règles, permet une cicatrisation dans un milieu moins humide et donc
            plus propice qu'après l'accouchement.
          • manu
            Comme JC, dans le texte ... mais je vous préviens, y en a une tartine !!! Blandine ******************* PARENTS, juillet 2004, p.100-103 LA VÉRITÉ SUR
            Message 5 de 23 , 13 juin 10:43
              Comme JC, dans le texte ... mais je vous préviens, y'en a une tartine
              !!!


              Blandine



              *******************



              PARENTS, juillet 2004, p.100-103

              LA VÉRITÉ SUR L'épisiotomie

              *******ah bon ? Il y a une vérité unique, intangible, immuable, valable
              pour toutes les femmes, dans toutes les situations d'accouchement, par
              dela les siècles et quelles que soient les cultures et sociétés
              concernées ?

              ##################

              ben évidemment !
              ;-ppppppppp
              manu






              [Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été supprimées]
            • celine david
              Vos témoignages me remémorent effectivement la réflexion tout en finesse de ce qui était alors mon gynéco chéri . Genre au bout de 2 poussées : quelle
              Message 6 de 23 , 13 juin 12:59
                Vos témoignages me remémorent effectivement la
                réflexion tout en finesse de ce qui était alors mon
                "gynéco chéri". Genre au bout de 2 poussées : quelle
                flemmarde, je sais qu'elle (c'est surtout cette
                manière de s'adresser à moi indirectement qui est le
                plus horripilant) peut pousser mieux ...
                Mais contrairement à vous j'ai apprécié la présence de
                mon conjoint et qui n'a jamais eu de réflexions
                déplacées, elles ne lui ont même pas effleurées
                l'esprit. Au moins un qui ne se laisse pas
                endoctriner.

                céline DAVID maman



                --- Poitel Blandine <searchb@...> a écrit :
                ---------------------------------


                "joelle: En voilà un autre sujet... l'endoctrinement
                des hommes!, l'endoctrinement de l'humain!
                Il me prend les tripes ce sujet là, parce que je me
                souviens avoir copieusement injurié les "mâles" qui me
                reprochaient de pas pousser correctement pour mon
                premier accouchement, que mon homme était de
                leur côté avec des mots doux comme tu cites :-((((
                Qu'après la naissance, il considerait que
                "franchement, trois minutes, faut pas te plaindre..."
                J'ai fini par me passer de la présence des hommes, y
                compris du mien, et la dernière naissance fut le plus
                grand délice!"


                Oh Joelle, comme cela me parle ce que tu dis la !!! je
                me souviens de mon premier accouchement, et du "ta
                gueule, c'est moi qui accouche" qui a fuse sechement
                alors que l'interne (ou le toubib, j'en sais rien)
                m'eng..... pour la enieme fois en un quart d'heure,
                parce que "trois poussees par contractions ma tite
                dame, pas deux, trois, on va pas y passer la journee
                !!!) (et kesk'y crois cet abruti qui ne vivra jamais
                cela ??? que je fais du tricot, une balade de sante,
                et que je ne pousse deux fois au lieu de trois que
                pour l'em......... ???? et je suis pas "ma tite dame",
                on n'a pas eleve les cochons ensemble, que je sache -
                d'abord moi j'ai jamais eleve de cochons, lui, je ne
                sais pas ...) du coup, le monsieur, vexe, a tourne les
                talons et a debarrasse le plancher. Bon vent, et au
                plaisir de jamais vous revoir !!!

                moi aussi ensuite je n'ai pas supporte la presence
                d'hommes a mes accouchements suivants, et il s'est
                trouve comme par hasard sans determination ni vouloir
                que le papa ne put etre la que ... juste a l'expulsion
                ... quel soulagement a pouvoir "etre" en accouchement
                ainsi, quelle liberte retrouvee de ne pas sentir une
                presence masculine "jugeante" (ou plutot que je
                ressens comme telle ... mon ressenti, pas la realite,
                hein, JC ???) ...

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              • Bernard Bel
                (Suite) Vous trouverez sur le site de l AFAR la lettre adressée par Françoise Bardes à la rédaction de PARENTS, ainsi que le texte qu elle leur a soumis au
                Message 7 de 23 , 30 juin 14:28
                  (Suite)

                  Vous trouverez sur le site de l'AFAR la lettre adressée par Françoise
                  Bardes à la rédaction de PARENTS, ainsi que le texte qu'elle leur a
                  soumis au titre du droit de réponse, suite à l'article "La vérité sur
                  l'épisiotomie" publié dans le dernier numéro.

                  Les liens sont au sommet de la page:
                  http://www.fraternet.org/afar/presse/parents-juillet2004/
                  --
                  ---
                  Bernard Bel <bel@...-aix.fr>
                  Webmaster du portail <http://naissance.ws>
                  Secrétaire de l'AFAR <http://www.afar.info>
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