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Dossier special papas dans enfant magazine (etait : article episiotomie dans PARENTS)

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  • JC
    Tu pourrais faire en sorte que cet article soit accessible sur le net ... Jean-Claude Verduyckt pere et sage-femme independant (Belgique)
    Message 1 de 23 , 9 juin 2004
      Tu pourrais faire en sorte que cet article soit accessible sur le net
      ...

      Jean-Claude Verduyckt
      pere et sage-femme independant (Belgique)
      http://users.swing.be/carrefour.naissance


      > De : florence [mailto:maya.f@...]
      > [...]
      > Tiens dans le dernier numero d'enfant magazine. Dossier spécial papas.
      > 10 questions que se posent les pères. Je vous retranscris
      > celle qui parle de
      > l'episio :
      >
      > "Ma femme risque t'elle de garder des séquelles ? :
      >
      > Sauf cas particulier, une jeune accouchée doit encore se
      > ménager ( veiller à
      > ne pas porter de poids lourds, ne pas mener d'activités
      > fatiguantes,etc.)
      > durant 40 jours après l'accouchement. Quand elle a eu une episiotomie
      > (incision du muscle du périnée, entre le vagin et l'anus,
      > destiné à éviter
      > une déchirure au moment de la sortie du bébé), les suites de
      > couches sont
      > parfois douloureuses. Si l'incision est cicatrisée en cinq jours, la
      > cicatrice peut rester sensible les premiers mois et gêner la
      > reprise des
      > relations sexuelles. Cet acte chirurgical est, en général, pratiqué
      > discretement pendant la phase d'expulsion. Notre compagne, toute à son
      > effort, ne s'apercoit en général de rien. Ce qui n'est pas
      > toujours notre
      > cas. Cette vision sanglannte s'avère parfois traumatisante et
      > peut avoir des
      > repercussions sur la reprise de notre vie amoureuse.
      > L'important est de
      > pouvoir, au moment opportun, dire à notre compagne ce que nous avons
      > ressenti à ce moment là."
      >
      >
      > en recopiant cet article j'avais envie de faire trois tonnes
      > de commentaires
      > mais cela n'apporterait rien de neuf sous le soleil. Ce que
      > je vois c'est
      > qu'après avoir endoctriné les femmes, on endoctrine les
      > hommes. Comme ca si
      > j'avais certaines ont des envies de rebellions, même leurs
      > hommes pourront
      > les remettre à leur place presumée. Plus besoin que le
      > medecin le fasse.
      > vous savez ce petit geste fait parfois par nos hommes qui
      > nous dit : "du
      > calme ma cherie, fais confiance a ceux qui savent....."
      > ce geste mon homme l'a fait et ca a failli couter notre
      > couple..... Mais ca
      > on ne le dis pas comme cet article ne parle pas du stress
      > post traumatique,
      > ni de la souffrance d'un accouchement volé.....
      >
      > bon voila, je ne voulais pas faire de commentaires mais c'est raté.
      >
      > pas le courage de relire..

      ---
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      Version: 6.0.701 / Virus Database: 458 - Release Date: 7/06/2004
    • loup@caha.es
      Ce texte est je dirais assez curieux, alliant un réel effort pour dire certaines choses d habitude tabous, tout en étant incapable de se départir de la
      Message 2 de 23 , 10 juin 2004
        Ce texte est je dirais assez curieux, alliant un réel effort pour
        dire certaines choses d'habitude tabous, tout en étant incapable de se
        départir de la vision médicale traditionaliste française. Comme les
        autres je donne quelques réponses personnelles plus détaillées dans le
        texte (entre lignes =====).

        Cécile Loup
        Mère de deux enfants
        Membre de l'AFAR
        Gestionnaire de la liste Re-Co-Naissances
        Astrophysicienne (CNRS)

        ------------------------------------------------------------------------------

        PARENTS, juillet 2004, p.100-103

        LA VÉRITÉ SUR L'épisiotomie

        Nathalie Chahine

        AVEC: Françoise Bardes, du réseau Sages-femmes Île-de-France et le Pr
        Bernard-Jean Paniel, chef du service de gynécologie obstétrique de
        l'hôpital intercommunal de Créteil.



        Trois femmes sur quatre en ont une à la naissance de leur premier
        enfant: geste courant donc, l'épisiotomie est aussi une incision
        chirurgicale qui peut laisser des traces. Réponses à quelques questions
        que l'on n'ose pas forcément poser à son gynécologue!

        ==============================================================================

        CL:

        Donc au moins 60% des mères françaises ont eu le périnée coupé au
        moins une fois, et 17% ont eu une césarienne (en prenant les chiffres de
        l'enquête périnatale de 1998). C'est beaucoup de chirurgie, 77%, pour un
        évènement absolument normal dans la vie d'une femme.

        L'épisiotomie laisse forcément des traces, au strict minimum une
        cicatrice. La coupure au niveau de la fourche modifie définitivement
        l'anatomie féminine, ce qui faisait titrer au Dr. Jakoby:
        "Are you happy with the Epi(siotomy) ?"
        (http://www.ima.org.il/imaj/ar03aug-11.pdf)

        ============================================================================

        Où se situe exactement l'incision?

        La plupart du temps, la sage-femme ou le gynécologue obstétricien incise
        le périnée depuis le bord inférieur de la vulve, en diagonale, vers la
        droite. Réalisée avec des ciseaux chirurgicaux, l'incision atteint la
        peau, le muscle et la muqueuse, sur une longueur allant de 3 à 5-6
        centimètres. Ce geste intervient le plus souvent lorsque la naissance
        est imminente.

        ============================================================================

        CL:
        L'episiotomie médiolatérale coupe en effet la vulve depuis la fourche,
        et les faisceaux de fibres musculaires. Cela correspond très exactement
        dans la nomenclature internationale à une déchirure du second degré.
        Dans tous les cas une épisiotomie est bien plus profonde qu'une
        déchirure spontanée du premier degré, et souvent plus qu'une déchirure
        spontanée du second degré.

        Cela correspond aussi aux définitions de mutilation sexuelle
        de l'OMS. Il existe d'ailleurs dans certaines tribus une pratique de
        mutilation sexuelle qui consiste à déchirer le périnée vers l'anus. Il
        serait interessant de savoir quelle en est la justification dans ces
        peuplades.

        ============================================================================

        Dans quels cas le médecin ou la sage-femme décident-ils de la pratiquer?

        Le principal avantage de l'épisiotomie est d'éviter les déchirures des
        muscles périnéaux situés entre la vulve et l'anus, voire ceux du
        sphincter anal : ces dernières peuvent entraîner des incontinences
        difficiles à traiter. Elle est donc pratiquée généralement juste avant
        l'expulsion, quand on craint une déchirure, c'est-à-dire lorsque le bébé
        est un peu gros et que le périnée est très tonique ou particulièrement
        fragile et quasi "friable". De nombreux praticiens l'envisagent aussi
        quand le foetus naît prématuré ou que son rythme cardiaque ralentit et
        que l'on estime plus prudent d'accélérer la naissance. Certains de ces
        signaux sont pourtant souvent mis en doute par la recherche médicale.
        L'expérience du médecin accoucheur, sa réaction au stress influent aussi
        sur la décision : certains y ont très rarement recours, d'autres plus
        fréquemment. Pourtant, cette incision chirurgicale n'est pas sans
        inconvénient. Plus grande qu'une déchirure spontanée, elle nécessite
        toujours une suture, entraîne des saignements beaucoup plus importants,
        et cicatrise moins bien.

        =============================================================================

        CL:
        Combien de fois encore faudra-t-il rappeler que ni le médecin ni la
        sage-femme ne sont en droit de décider quoi que ce soit sans le
        consentement éclairé de la parturiente ?! En France, on pratique encore
        l'épisiotomie en se cachant de la femme. C'est non seulement illégal
        depuis plus de deux ans (loi "Kouchner" de mars 2002), mais aussi tout
        simplement inadmissible. C'est une violation du droit à l'intégrité
        physique le plus basique. Mais peut-être les femmes en couches ont-elles
        raison d'avoir peur de cet acte mutilant et inutile ? On peut se
        demander pourquoi une sage-femme hospitalière, accouchant dans son propre
        établissement, décide d'envoyer un coup de pied à sa collègue qu'elle
        connait pourtant bien afin de faire tomber les ciseaux ...

        Il est correct de dire que l'épisiotomie prévient les déchirures
        spontanées du second degré, du premier degré, ... et même les périnées
        intacts ...!

        Il est incorrect de dire que l'épisiotomie prévient les déchirures
        sévères (3ieme et 4ieme degré) touchant les sphinters anals. L'épisiotomie
        médiane, surtout pratiquée dans les pays anglo-saxons, les aggravent
        (taux records allant jusqu'à 5-10% de déchirures graves aux
        Etats-Unis). L'épisiotomie médiolatérale a en moyenne, d'après toutes
        les références parues sur le sujet, un effet négligeable sur ces
        déchirures graves. Il est également correct de dire que, en général,
        l'épisiotomie médiolatérale provoque plus de douleur et de dyspareunie
        à moyen et long terme que les déchirures spontanées du second degré,
        ainsi qu'un tonus musculaire amoindri. On sait rarement qu'elle est
        aussi très hémorragique, d'après les mesures de médecins de l'Hôpital
        Jean-Bernard, Poitiers. Elle requiert aussi
        (http://perinatalite.chez.tiscali.fr/episio-deperditionssanguines.htm).
        plus de temps et de matériel de suture. On se demande alors vraiment
        pourquoi le corps médical français s'obstine à mutiler 60% des mères
        françaises au lieu de laisser faire (hors cas pathologiques).

        Les facteurs de risque de déchirures sévères robustes sont : la
        nulliparité, le poids du bébé (sans parler de macrosomie puisque cela
        commence dès 3kg), les extractions assistées (pression sur le ventre,
        ventouse, forceps), le déclenchement, l'accélération du travail par
        ocytocines de synthèse (syntocinon). Les poussées dirigées en position
        lithotomique sont aussi très fortement suspectées d'être dangereuses
        pour le périnée, en particulier lorsque les poussées dirigées se font
        sous péridurale, en l'absence de toute sensation et donc de tout
        contrôle de la femme en couche.

        Dans les pratiques où les femmes accouchent dans une position
        spontanée (nouvelle génération de sages-femmes à domicile, pratique
        suédoise), et où elles poussent aussi de façon spontanée, les taux de
        déchirures sévères sont du même ordre ou inférieurs aux taux hospitaliers
        européens, alors que les taux d'épisiotomies sont infimes, de l'ordre
        de 0 à 3%. Ce n'est donc pas l'épisiotomie qui protège le périnée !

        ============================================================================

        Est-il vrai que certaines maternités y ont recours systématiquement?

        En France, on pratique en moyenne 60% d'épisiotomies. Avec des
        disparités selon les établissements, allant de 40 à 90% !

        Ce geste étant beaucoup plus fréquent en France que dans d'autres pays
        d'Europe :il est de 13% en Grande-Bretagne et de 6% en Suède.
        L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère d'ailleurs que ce
        taux ne devrait pas dépasser 20%. Vous pouvez vous renseigner auprès de
        la maternité dans laquelle vous envisagez d'accoucher pour connaître le
        taux d'épisiotomies qu'elle pratique, mais l'information est
        généralement assez difficile à obtenir


        En a-t-on toujours une pour le premier enfant?

        En France 71% des femmes ont une épisiotomie a la naissance de leur
        premier enfant. La principale raison invoquée est la tonicité du
        périnée, plus importante que pour les accouchements ultérieurs. Ce taux
        chute à 36% dès le deuxième enfant.


        Comment se passe la cicatrisation?

        Après la pose des fils, il faut compter cinq à six jours au cours
        desquels la cicatrice est le plus souvent douloureuse. Les fils peuvent
        aussi "tirer ce qui augmente la sensation d'inconfort. Il arrive assez
        fréquemment qu'un fil lâche et s'élimine tout seul, ce qui n'empêche pas
        la cicatrisation de se poursuivre normalement. Parfois, tous les fils
        cèdent, entraînant dans certains cas une réouverture de la cicatrice :
        une infection peut alors survenir, qu'il faut traiter avant de recoudre
        à nouveau. Les fils sont retirés cinq à sept jours après l'accouchement.
        Certaines femmes trouvent ce moment douloureux, d'autres non. La
        cicatrice devient ensuite moins sensible au fil du temps, dans un délai
        qui varie généralement de 1 à 4 mois.

        ============================================================================

        CL:
        Qu'en termes galants ces choses-là sont dites .... mais je reconnais que
        au moins elles sont plus dites que d'habitude. Voyons, je cicatrise très
        bien, et j'ai rangé ma bouée au bout de six semaines, date à laquelle
        j'ai repris mon travail - travail assis - je fus obligée de travailler
        la moitié du temps debout les premières semaines....

        A l'heure actuelle la plupart des fils sont résorbables en France.Mais
        n'oublions pas trop vite que nos mères avaient droit à l'horreur des
        agrafes, et que dans certains pays, pas loin de chez nous, elles y ont
        encore droit, avec le même genre de discours médical censé faire passer
        la pilule.

        ============================================================================

        Peut-on refuser d'en subir une?

        En principe, oui. Mais pour que votre souhait soit respecté, il est
        préférable de préparer le terrain en l'exprimant à plusieurs reprises au
        cours des consultations prénatales, et en veillant à ce que votre
        demande figure dans votre dossier. Sachez néanmoins que ce geste peut
        être jugé nécessaire, le moment venu, par l'équipe médicale qui va vous
        accoucher.

        =============================================================================

        CL:
        Il n'y a pas de "en principe oui". Aucun acte ne doit être posé sans
        l'accord éclairé du patient, c'est la loi. Quant à l'urgence, cela ne
        prend pas plus de 15 secondes montre en main pour poser la question.

        ============================================================================

        Est-elle systématique en cas de forceps?

        Quasiment. Pour faciliter les manoeuvres nécessaires à la pose de
        forceps ou de ventouse, un grand nombre de praticiens préfèrent élargir
        l'ouverture périnéale. Néanmoins, certains obstétriciens posent des
        forceps sans faire d'épisiotomie.


        Est-ce douloureux?

        L'incision est presque indolore car elle est, en principe, pratiquée au
        cours d'une contraction qui insensibilise la zone de la vulve, et au
        moment où la tête du bébé appuie sur le plexus nerveux, situé entre la
        partie moyenne et la partie basse du bassin. La péridurale peut aussi
        diminuer la sensation de douleur. Le moment où la sage-femme ou le
        médecin recousent l'incision peut, en revanche, se révéler un peu
        douloureux, la peau et la muqueuse étant nettement plus sensibles que
        les muscles, qui sont recousus en deux, voire trois plans. Une
        anesthésie locale à la xylocaïne peut s'avérer nécessaire. C'est surtout
        dans les jours qui suivent l'incision, parfois durant plusieurs
        semaines, que l'épisiotomie est la plus sensible.

        ============================================================================

        CL:
        Je viens de parler à une jeune mère de mon entourage, dont la péridurale
        n'avait pris que du côté gauche, à qui on a recousu l'épisiotomie du
        côté droit, sans anesthésie locale. Elle a mis environ 15mn avant d'en
        parler ... L'anesthésie locale doit être proposée (pas imposée non plus)
        systématiquement. Ce n'est pas au praticien de juger de son utilité, la
        femme en couche est seule juge de sa propre douleur.

        ==============================================================================

        Est-il possible de faciliter ou d'accélérer la cicatrisation?

        Aucune mesure d'hygiène spécifique n'est préconisée après une
        épisiotomie. Vous pouvez faire votre toilette en utilisant votre savon
        habituel (pas de gant de toilette, dont les bouclettes risqueraient
        d'accrocher les fils). Séchez la région vulvaire en tamponnant avec une
        compresse gaze stérile (durant les premiers jours, évitez d'utiliser des
        serviettes, qui peuvent contenir des microbes). Contrairement aux idées
        reçues, l'usage du séchoir est à proscrire il projette en effet de l'air
        ambiant chauffé, ce qui potentialise le risque de transmission des
        microbes. Chercher à maintenir la zone cicatricielle sèche est
        illusoire, les lochies (pertes de sang) consécutives à l'accouchement
        ayant pour effet d'humecter la vulve en permanence. Pour améliorer votre
        confort en position assise, optez pour une bouée en plastique (la région
        de la cicatrice étant placée au centre). Ou bien asseyez-vous sur une
        grosse serviette de toilette que vous aurez roulée en forme de fer à
        cheval.


        Que faire si les rapports sexuels sont douloureux ensuite?

        Le cas est fréquent: 91% des femmes ont des rapports douloureux un mois
        après l'accouchement, ce chiffre tombant à 59% deux mois après et à 33%
        trois mois plus tard*. Ces douleurs peuvent être perçues comme une
        distension lors des rapports sexuels, quand la suture a légèrement
        rétréci l'orifice vaginal. Cette sensibilité s'atténue toujours au fil
        du temps, à mesure que la cicatrice s'assouplit. Il y a aussi parfois
        des sensations de brûlure au moindre contact. L'épisiotomie n'en est pas
        toujours la cause mais, en modifiant l'image que la femme a de cette
        partie de son corps, elle accentue souvent un problème antérieur. Le
        vécu d'un accouchement douloureux peut aussi en être responsable. Dans
        ce cas, le fait d'en parler a un gynécologue averti, capable d'offrir
        une écoute compréhensive, peut apporter une amélioration. Une pommade
        anesthésique puis cicatrisante peut aussi être prescrite. Enfin,
        certaines femmes souffrent de contractures réflexes qui empêchent les
        rapports : des séances de kinésithérapie basées sur la relaxation et le
        biofeedback, associées à un traitement anxiolytique sur une courte
        durée, améliorent souvent la situation.

        ============================================================================

        CL:
        C'est un peu trop facile de faire surgir toujours un problème antérieur.
        Qui a eu une vie idyllique sans aucun chagrin ni aucun traumatisme ?
        Savez vous que entre 1/5 à 1/3 des femmes ont subi des abus sexuels ?
        Qui s'en préoccupe le jour de l'accouchement où la femme est soumise à
        une batterie d'examens invasifs réalisés souvent sans aucune humanité,
        et sa pudeur mise à très rude épreuve ? Comment peut-on dire que
        l'épisiotomie n'en est pas toujours la cause alors qu'une cicatrice de
        cette pronfondeur se fait sentir pendant des années, occasionellement
        dans la majorité des cas (selon le temps, la température, un effort
        sportif, et effectivement l'humeur). Un
        gynécologue averti offrant une écoute compréhensive ne doit pas se
        trouver sous le pas d'un cheval. Il y en a, ce n'est pas la majorité. Ce
        n'est pas leur formation non plus.

        Qui se préoccupe aussi de l'impact
        psychique de l'épisiotomie ? La femme est coupée sous les yeux de
        son compagnon, sans en avoir été avertie. Le compagnon assiste
        impuissant, le cerveau lavé de l'utilité de cet acte. Il voit un autre
        homme ou une femme, souvent des inconnus, couper le sexe de sa compagne.
        Il voit le sang et éventuellement la suture. Comment se réapproprier
        ensuite une sexualité épanouie avec ces images dans la tête ? Si l'on
        vient avec une vision raisonnable, du type on ne fait pas d'omelette
        sans casser des oeufs, ou, l'on ne peut pas créer la vie sans donner une
        part de son énergie vitale, il est beaucoup moins difficile
        psychiquement d'accepter une déchirure spontanée. On accepte que le
        bébé laisse sa trace, puisque le couple lui a donné la vie. On accepte
        beaucoup moins la froide coupure des ciseaux chirurgicaux, et
        l'intervention d'une main totalement étrangère à la vie de la famille.
        Si l'on vient avec une vision déraisonnable, en voulant le beurre et
        l'argent du beurre, l'idée de la déchirure parait inacceptable, mais les
        complications et souffrances induites par l'épisiotomie deviennent
        facilement une trahison du corps médical. Vu l'information fournie en
        général, au minimum un mensonge par omission, c'est est une
        effectivement.

        ===============================================================================

        * Source : Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté (AFAR).
        www.fraternet.org/afar


        Peut-on ensuite aller aux toilettes normalement?

        Bien sûr. L'urine étant un liquide stérile, elle ne risque en aucun cas
        d'infecter votre cicatrice. Vous pouvez aussi aller à la selle, les
        poussées que vous exercez ne risquent pas de faire céder la cicatrice
        (pour éviter la constipation, fréquente après l'accouchement, pensez à
        boire suffisamment d'eau au cours de la journée). Après chaque selle,
        essuyez-vous de l'avant vers l'arrière pour éviter de contaminer le
        vagin avec des germes fécaux. A la place du papier toilette, qui risque
        d'accrocher les fils de la suture ou de "pelucher", mieux vaut utiliser
        une compresse textile sèche (de la gaze) que vous jetterez ensuite.


        Réparer, c'est toujours possible

        Certains problèmes de cicatrisation sont responsables de troubles
        durables et pour lesquels des solutions chirurgicales sont possibles.
        Ainsi, si la cicatrice a "lâché", il est possible de recoudre les plans
        musculaires. Cette intervention est pratiquée quand les séances de
        rééducation musculaire n'ont pas donné de résultats suffisants, mais
        aussi quand la femme n'envisage pas d'avoir un autre enfant dans un
        avenir proche dans cette zone sensible, mieux vaut, en effet, éviter de
        multiplier les cicatrices. Il arrive aussi qu'un côté de la cicatrice se
        rétracte plus que l'autre, ce qui entraîne un décalage sur toute sa
        longueur on peut alors refaire l'épisiotomie en tenant compte de cette
        asymétrie de rétraction physiologique. L'intervention, effectuée après
        les règles, permet une cicatrisation dans un milieu moins humide et donc
        plus propice qu'après l'accouchement.
      • terrienjoelle
        ... a écrit ... ********** joelle terrien sage femme Si simple.... enlever sa blouse..., poser son étiquette... et sentir a
        Message 3 de 23 , 10 juin 2004
          --- Dans Re-Co-Naissances@..., "JC"
          <jeanclaude.verduyckt@s...> a écrit
          > C'est si simple, Joelle ...
          > Comme pour toute chose et toute personne : reconnaitre ce qui est
          > en-dedans (cad au-dela de ce qui est exprime en surface) !
          >
          > Jean-Claude Verduyckt
          > pere et sage-femme independant (Belgique)
          > http://users.swing.be/carrefour.naissance

          **********

          joelle terrien sage femme

          Si simple.... enlever sa blouse..., poser son étiquette... et sentir
          a travers les ciseaux qui coupent, les tissus qui crient, sentir ce
          cri au plus profond de ses tripes... Et devenir soi-même....

          **********************

          >
          >
          >
          > > --- Dans Re-Co-Naissances@..., "florence"
          <maya.f@l...>
          > >
          > > >......... qu'après avoir endoctriné les femmes, on endoctrine
          les
          > > hommes. Comme ca si
          > > > j'avais certaines ont des envies de rebellions, même leurs
          hommes
          > > pourront
          > > > les remettre à leur place presumée. Plus besoin que le medecin
          le
          > > fasse.
          > > > vous savez ce petit geste fait parfois par nos hommes qui nous
          > > dit : "du
          > > > calme ma cherie, fais confiance a ceux qui savent....."
          > > > ce geste mon homme l'a fait et ca a failli couter notre
          > > couple..... Mais ca
          > > > on ne le dis pas comme cet article ne parle pas du stress post
          > > traumatique,
          > > > ni de la souffrance d'un accouchement volé.....
          > > >
          > > > bon voila, je ne voulais pas faire de commentaires mais c'est
          raté.
          > > >
          > > > pas le courage de relire..
          > > >
          > > >
          > > >
          > > joelle: En voilà un autre sujet.... l'endoctrinnement des
          hommes!,
          > > l'endoctrinement de l'humain!
          > > Il me prend les tripes ce sujet là, parce que je me souviens
          avoir
          > > copieusement injurié les "mâles" qui me reprochaient de pas
          pousser
          > > correctement pour mon premier accouchement, que mon homme était
          de
          > > leur côté avec des mots doux comme tu cites :-((((
          > > Qu'après la naissance, il considerait que "franchement, trois
          > > minutes, faut pas te plaindre..."
          > > J'ai fini par me passer de la présence des hommes, y compris du
          > > mien, et la dernière naissance fut le plus grand délice!
          > >
          > > C'est tout une histoire cette emprise des hommes sur la
          > > naissance...et les femmes gynéco, comme les sage femmes sont à
          > > mettre dans le sac des hommes.... voilà pourquoi on est si loin
          > > de "l'homme enceint", Jean Claude.... Comment dans une population
          > > entièrement masculinisée peut-on imaginer un concept relevant
          autant
          > > de la "femellitude"?
          >
          > ---
          > Ce mail est envoye sans virus.
          > Checked by AVG anti-virus system (http://www.grisoft.com).
          > Version: 6.0.701 / Virus Database: 458 - Release Date: 7/06/2004
        • florence
          Je veux bien mais si on m explique comment faire parce que mes competences en informatique consistent a envoyer et recevoir des mails, surfer un peu et surtout
          Message 4 de 23 , 10 juin 2004
            Je veux bien mais si on m'explique comment faire parce que mes competences
            en informatique consistent a envoyer et recevoir des mails, surfer un peu et
            surtout raler quand ca fait pas ce que je veux ;o).

            sinon je devrais pouvoir trouver le temps de le recopier demain ou le
            scanner si mon scanner daigne marcher avec seulement le bouton on/off ;o).

            Flo


            ----- Original Message -----
            From: "JC" <jeanclaude.verduyckt@...>
            To: <Re-Co-Naissances@...>
            Sent: Thursday, June 10, 2004 8:52 AM
            Subject: [Re-Co-Naissances] Dossier special papas dans enfant magazine
            (etait : article episiotomie dans PARENTS)


            > Tu pourrais faire en sorte que cet article soit accessible sur le net
            > ...
            >
            > Jean-Claude Verduyckt
            > pere et sage-femme independant (Belgique)
            > http://users.swing.be/carrefour.naissance
            >
            >
            > > De : florence [mailto:maya.f@...]
            > > [...]
            > > Tiens dans le dernier numero d'enfant magazine. Dossier spécial papas.
            > > 10 questions que se posent les pères. Je vous retranscris
            > > celle qui parle de
            > > l'episio :
            > >
            > > "Ma femme risque t'elle de garder des séquelles ? :
            > >
            > > Sauf cas particulier, une jeune accouchée doit encore se
            > > ménager ( veiller à
            > > ne pas porter de poids lourds, ne pas mener d'activités
            > > fatiguantes,etc.)
            > > durant 40 jours après l'accouchement. Quand elle a eu une episiotomie
            > > (incision du muscle du périnée, entre le vagin et l'anus,
            > > destiné à éviter
            > > une déchirure au moment de la sortie du bébé), les suites de
            > > couches sont
            > > parfois douloureuses. Si l'incision est cicatrisée en cinq jours, la
            > > cicatrice peut rester sensible les premiers mois et gêner la
            > > reprise des
            > > relations sexuelles. Cet acte chirurgical est, en général, pratiqué
            > > discretement pendant la phase d'expulsion. Notre compagne, toute à son
            > > effort, ne s'apercoit en général de rien. Ce qui n'est pas
            > > toujours notre
            > > cas. Cette vision sanglannte s'avère parfois traumatisante et
            > > peut avoir des
            > > repercussions sur la reprise de notre vie amoureuse.
            > > L'important est de
            > > pouvoir, au moment opportun, dire à notre compagne ce que nous avons
            > > ressenti à ce moment là."
            > >
            > >
            > > en recopiant cet article j'avais envie de faire trois tonnes
            > > de commentaires
            > > mais cela n'apporterait rien de neuf sous le soleil. Ce que
            > > je vois c'est
            > > qu'après avoir endoctriné les femmes, on endoctrine les
            > > hommes. Comme ca si
            > > j'avais certaines ont des envies de rebellions, même leurs
            > > hommes pourront
            > > les remettre à leur place presumée. Plus besoin que le
            > > medecin le fasse.
            > > vous savez ce petit geste fait parfois par nos hommes qui
            > > nous dit : "du
            > > calme ma cherie, fais confiance a ceux qui savent....."
            > > ce geste mon homme l'a fait et ca a failli couter notre
            > > couple..... Mais ca
            > > on ne le dis pas comme cet article ne parle pas du stress
            > > post traumatique,
            > > ni de la souffrance d'un accouchement volé.....
            > >
            > > bon voila, je ne voulais pas faire de commentaires mais c'est raté.
            > >
            > > pas le courage de relire..
            >
            > ---
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          • JC
            C est exactement ce que j ai ressenti la premiere fois que j ai **du** faire une episiotomie. Cette femme - qu elle veuille bien me pardonner -, je ne l ai
            Message 5 de 23 , 10 juin 2004
              C'est exactement ce que j'ai ressenti la premiere fois que j'ai **du**
              faire une episiotomie.
              Cette femme - qu'elle veuille bien me pardonner -, je ne l'ai meme pas
              regarde quand je coupais son sexe ! J'etais tellement stresse par le
              geste a realise, au professeur derriere moi ... tellement stresse en
              sentant la resistance des tissus ... qui ne voulaient pas ...
              Mais se preoccupe-t-on de ce genre de chose quand "il faut que" ... ?

              J'en etais pleinement conscient.
              J'ai voulu en parler avec mon professeur, puis avec la sage-femme
              presente aussi, puis avec le medecin ....
              Je vous laisse deviner la suite ... :'-(]

              Jean-Claude
              Verduyckt
              pere et sage-femme independant (Belgique)
              http://users.swing.be/carrefour.naissance





              > -----Message d'origine-----
              > De : terrienjoelle [mailto:lotus-sf@...]
              > Envoyé : jeudi 10 juin 2004 17:29
              > À : Re-Co-Naissances@...
              > Objet : [Re-Co-Naissances] Re : article episiotomie dans PARENTS
              >
              >
              > --- Dans Re-Co-Naissances@..., "JC"
              > <jeanclaude.verduyckt@s...> a écrit
              > > C'est si simple, Joelle ...
              > > Comme pour toute chose et toute personne : reconnaitre ce qui est
              > > en-dedans (cad au-dela de ce qui est exprime en surface) !
              > >
              > > Jean-Claude Verduyckt
              > > pere et sage-femme independant (Belgique)
              > > http://users.swing.be/carrefour.naissance
              >
              > **********
              >
              > joelle terrien sage femme
              >
              > Si simple.... enlever sa blouse..., poser son étiquette... et sentir
              > a travers les ciseaux qui coupent, les tissus qui crient, sentir ce
              > cri au plus profond de ses tripes... Et devenir soi-même....
              >
              > **********************
              >
              > >
              > >
              > >
              > > > --- Dans Re-Co-Naissances@..., "florence"
              > <maya.f@l...>
              > > >
              > > > >......... qu'après avoir endoctriné les femmes, on endoctrine
              > les
              > > > hommes. Comme ca si
              > > > > j'avais certaines ont des envies de rebellions, même leurs
              > hommes
              > > > pourront
              > > > > les remettre à leur place presumée. Plus besoin que le medecin
              > le
              > > > fasse.
              > > > > vous savez ce petit geste fait parfois par nos hommes qui nous
              > > > dit : "du
              > > > > calme ma cherie, fais confiance a ceux qui savent....."
              > > > > ce geste mon homme l'a fait et ca a failli couter notre
              > > > couple..... Mais ca
              > > > > on ne le dis pas comme cet article ne parle pas du stress post
              > > > traumatique,
              > > > > ni de la souffrance d'un accouchement volé.....
              > > > >
              > > > > bon voila, je ne voulais pas faire de commentaires mais c'est
              > raté.
              > > > >
              > > > > pas le courage de relire..
              > > > >
              > > > >
              > > > >
              > > > joelle: En voilà un autre sujet.... l'endoctrinnement des
              > hommes!,
              > > > l'endoctrinement de l'humain!
              > > > Il me prend les tripes ce sujet là, parce que je me souviens
              > avoir
              > > > copieusement injurié les "mâles" qui me reprochaient de pas
              > pousser
              > > > correctement pour mon premier accouchement, que mon homme était
              > de
              > > > leur côté avec des mots doux comme tu cites :-((((
              > > > Qu'après la naissance, il considerait que "franchement, trois
              > > > minutes, faut pas te plaindre..."
              > > > J'ai fini par me passer de la présence des hommes, y compris du
              > > > mien, et la dernière naissance fut le plus grand délice!
              > > >
              > > > C'est tout une histoire cette emprise des hommes sur la
              > > > naissance...et les femmes gynéco, comme les sage femmes sont à
              > > > mettre dans le sac des hommes.... voilà pourquoi on est si loin
              > > > de "l'homme enceint", Jean Claude.... Comment dans une population
              > > > entièrement masculinisée peut-on imaginer un concept relevant
              > autant
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            • Poitel Blandine
              PARENTS, juillet 2004, p.100-103 LA VÉRITÉ SUR L épisiotomie *******ah bon ? Il y a une vérité unique, intangible, immuable, valable pour toutes les
              Message 6 de 23 , 10 juin 2004
                PARENTS, juillet 2004, p.100-103



                LA VÉRITÉ SUR L'épisiotomie

                *******ah bon ? Il y a une vérité unique, intangible, immuable, valable pour toutes les femmes, dans toutes les situations d'accouchement, par dela les siècles et quelles que soient les cultures et sociétés concernées ?

                L'épisiotomie est elle une telle évidence qu'elle relève de LA vérité ?

                La désinformation commence dès ce titre. Commence par dire qu'à ce sujet il y a une vérité indiscutable, et que l'article va l'énoncer. Et qu'une fois énoncée, il n'y a qu'à s'incliner devant, et l'accepter. Sans discuter, sans débattre.******



                Nathalie Chahine

                AVEC: Françoise Bardes, du réseau Sages-femmes Île-de-France et le Pr
                Bernard-Jean Paniel, chef du service de gynécologie obstétrique de
                l'hôpital intercommunal de Créteil.

                ---



                Trois femmes sur quatre en ont une à la naissance de leur premier enfant:
                geste courant donc, l'épisiotomie est aussi une incision chirurgicale qui peut laisser des traces.

                ********Moi ce qui me choque, c'est l'apposition entre "geste courant - trois femmes sur quatre" - et "incision chirurgicale qui peut laisser des traces". Ce geste, aussi courant soit il, n'en est donc pas anodin, puisqu'il peut marquer le corps. Longtemps ? A vie ?

                Et a la réflexion ... si ce geste est courant, c'est d'abord qu'il est considéré comme nécessaire, indispensable souvent - un geste qui peut marquer le corps a vie n'est pas censé être fait à la légère - ... or a priori, un corps de femme est concu pour accoucher : l'uterus pour abriter et nourrir le foetus, le col pour l'empêcher de descendre tant qu'il n'est pas temps et s'ouvrir quand l'heure est venue, et le périnée pour s'amplier et laisser le bébé passer et retrouver ensuite sa tonicité, indispensable à toute la statique du corps et gage d'une vie qui ne soit pas empoisonnée par des soucis de "plomberie défectueuse" ... qu'il y ait quelques "ratés" ici et là, nécessitant une "correction par incision chirurgicale", cela pourrait à la rigueur s'admettre et se comprendre - à la rigueur.


                QUE 70% DES FEMMES à leur premier accouchement connaissent ces "ratés nécessitant une correction chirurgicale" pose quand même drôlement question. C'est comme si 70% des femmes à leur premier rapport sexuel avaient besoin d'une tite incision pour permettre à l'hymen de laisser passer le pénis de leur partenaire. Ou si 70% des bébés à leur naissance avaient besoin d'une réanimation respiratoire, parce que leurs poumons ne remplissent pas correctement leur fonction ...

                a moins que les conditions d'accouchement soient telles que le périnée ne puisse remplir correctement sa fonction, et soit soumis à des contraintes qui l'empêchent de s'amplier correctement ... si vous mettez cent nouveaux nés dans une athmosphère totalement enfumée (genre boite de nuit) pour leur première inspiration d'air, la oui, il y en a beaucoup qui vont avoir des difficultés respiratoires ...

                et dans le cas qui nous occupe, si vous obligez le périnée à s'amplier dans une position inadéquate, telle que couchée à plat dos les pieds dans les étriers, alors oui il va travailler "en force" et risque fort de se déchirer plus facilement, gravement et souvent ... donc ce n'est pas que le périnée féminin soit fragile, friable, trop tonique ou je ne sais quoi, c'est qu'il n'est pas fait pour travailler comme les médecins lui imposent de le faire...**********



                Réponses à quelques questions que l'on n'ose pas
                forcément poser à son gynécologue!

                *****et pourquoi ?

                parce que Monsieur le gynécologue est tellement impressionnant - "l'aura" du détenteur de la connaissance médicale ? Celui par qui on est sûre d'avoir un accouchement réussi et un beau bébé parfait, et qu'il ne faut surtout pas importuner, parce qu'on ne sait jamais ???

                parce que Monsieur le gynécologue n'a pas de temps à perdre avec ces histoires de femmes ?

                pourquoi n'ose-t-on pas poser ces questions a la personne qui est censée être celle la plus apte à répondre ?*********



                ---

                Où se situe exactement l'incision?

                La plupart du temps, la sage-femme ou le gynécologue obstétricien incise le périnée depuis le bord inférieur de la vulve, en diagonale, vers ladroite. Réalisée avec des ciseaux chirurgicaux, l'incision atteint la peau, le muscle et la muqueuse,

                ******* l'incision n'atteint pas "le muscle" ; l'incision tranche dans "les muscles" ... il y a plus d'une dizaine de muscles qui se croisent et s'entrecroisent dans le périnée ...******



                sur une longueur allant de 3 à 5-6 centimètres. Ce geste intervient le plus souvent lorsque la naissance est imminente.


                ******les précisions "centimétriques" me sidèrent : ils font cela avec un double décimètre à la main, pour rester "dans les normes" ? Et les déchirures surajoutées, elles rallongent la petite incision de combien ? Par contre, il n'est pas précisé qu'il existe deux techniques d'épisiotomie, que l'une est encensée par la France, l'autre par les USA ... les femmes sont elles accessibles a la compréhension des centimètres, mais pas à celles des techniques d'incisions du périnée ? Ou ne veut on surtout pas introduire un doute, une question : ils ne font pas tous pareils ? ah ??? donc il n'y a pas une vérité, mais au moins deux ???******



                Dans quels cas le médecin ou la sage-femme décident-ils de la pratiquer?

                ******le ton est donné : c'est le médecin ou la sage femme qui décide ... la femme n'a apparemment aucun mot à dire sur la question ...******




                Le principal avantage de l'épisiotomie est d'éviter les déchirures

                ********moi, cela me pose quand meme beaucoup question, cet aveuglement du corps médical qui se manifeste ici via un professeur d'obstétrique ... parce que, quand même, cela fait quelque chose comme quinze, vingt ans (voire plus ?) qu'il y a des études, et des compilations d'études qui vont toutes dans le même sens : l'épisiotomie n'évite pas les déchirures ; l'épisiotomie est même source de déchirures surajoutées, bien plus graves. L'épisiotomie ne protège pas le périnée. Au mieux, elle n'a strictement aucun effet. Au mieux.*****



                des muscles périnéaux situés entre la vulve et l'anus, voire ceux du sphincter anal : ces dernières peuvent entraîner des incontinences difficiles à traiter.

                ******voilà, histoire de convaincre, le grand épouvantail que l'on sort : les déchirures du sphincter anal, qui "peut" entraîner des incontinences ... et on en rajoute une couche : "difficiles à traiter" ... bigre, qui voudrait prendre un risque pareil ???*******



                Elle est donc pratiquée généralement juste avant l'expulsion, quand on craint une déchirure,

                ******vu le taux d'épisiotomie des primipares, c'est apparemment très souvent qu'"on craint une déchirure" ... 7 femmes sur 10 sont elles à ce point mal foutues qu'ils faillent agrandir le passage ????****



                c'est-à-dire lorsque le bébé est un peu gros et que le périnée est très tonique ou particulièrementfragile et quasi "friable". De nombreux praticiens l'envisagent aussi quand le foetus naît prématuré ou que son rythme cardiaque ralentit et que l'on estime plus prudent d'accélérer la naissance.

                ******il y a deux choses soigneusement mélangées, ici ... d'abord le bébé "gros", "prématuré", "en souffrance foetale" ... causes différentes, mais même traitement ... avec comme discours culpabilisant : "madame, c'est pour le bien de votre enfant, quand même, vous n'allez pas mettre en jeu le pronostic vital de votre enfant parce que vous avez peur d'une petite coupure de rien, quand même, soyez raisonnable !!!"

                Indication non valable, contredite par les études médicales. A ma connaissance, aucun bébé n'est mort ni ne s'est retrouvé en souffrance parce que il n'y a pas eu épisiotomie.

                ensuite l'état du périnée : s'il est "tonique", "fragile" ou "quasi friable", on va arranger les choses : on coupe ... (pour des indications totalement contraires, mais on n'est pas à une invraisemblance près ... c'est comme si on appliquait le même régime à une personne obèse et une personne anorexique) ...********



                Certains de ces signaux sont pourtant souvent mis en doute par la recherche médicale.

                ***** j'adore le "souvent" ... cela ne semble pas être venu aux oreilles de nombre de professionnels de la naissance en France. A vrai dire, c'est royalement ignoré par 9 praticiens sur dix. Va quand même falloir leur dire, non ?

                Il eut été, là, passionnant qu'il y ait les conclusions et les références de quelques unes de ces études ... mais c'est vrai, j'oubliais : il y a "une vérité" sur l'épisiotomie. UNE vérité ; pas plusieurs ... Et elle est détenue par les médecins Francais.*******




                L'expérience du médecin accoucheur, sa réaction au stress influent aussi sur la décision : certains y ont très rarement recours, d'autres plus
                fréquemment.

                ***** si je traduis bien, cela dépend de la vitesse du vent et de l'âge du capitaine ... si le dit capitaine a eut sa "gâterie" du matin, s'il n'a pas été coincé trois plombes dans les embouteillages, et n'a pas eu affaire en prime a une de ces inconscientes qui ose demander des choses invraisemblables comme la liberté de position pour accoucher ... et cela dépend aussi, apparemment, de sa "religion" personnelle à ce sujet ... bigre, pour un acte qui se réclame de "la vérité", il me semble soumis à des facteurs drôlement aléatoires, et qui n'ont strictement rien à voir avec la nécessité reconnue ou non d'un acte chirurgical sur le corps d'une femme ...****



                Pourtant, cette incision chirurgicale n'est pas sans inconvénient. Plus grande qu'une déchirure spontanée, elle nécessite toujours une suture, entraîne des saignements beaucoup plus importants, et cicatrise moins bien.

                *******si il n'y avait que cela !!!!********




                Est-il vrai que certaines maternités y ont recours systématiquement?

                En France, on pratique en moyenne 60% d'épisiotomies. Avec des disparités selon les établissements, allant de 40 à 90% !

                Ce geste étant beaucoup plus fréquent en France que dans d'autres pays d'Europe :il est de 13% en Grande-Bretagne et de 6% en Suède.

                ******vous avez bien dit "la vérité" ??? comment une vérité serait elle nécessaire à 60% ici, 6% là et 90% ailleurs ??? et pourquoi ne pas mentionner que dans les pays ou son recours et le plus faible, les femmes ont le choix de position pour accoucher, donc que cela fait chuter les risques de déchirures ... qu'elles ont donc un taux "scandaleusement élevé" de périnées intacts, et surtout pas plus de soucis périnéaux que nous, si ce n'est moins ???*********



                L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère d'ailleurs que ce taux ne devrait pas dépasser 20%.

                ****déjà ils auraient pu mettre l'url des "recommandations pour un accouchement normal", dans la foulée ... mais c'est vrai que les pratiques Francaises sont souvent classées dans paragraphes "pratiques nocives ou inefficaces", et "pratiques utilisées à tort" ... cela pourrait surprendre quelques femmes, quand meme ... et les amener à se questionner ... à questionner leur obstétricien ... et à s'interroger sur le bien fondé de ces pratiques françaises tellement encensées dans les journaux tels que celui ou parait cet article ...

                ensuite ... 20% ... alors que la Suède est à 6% sans dommages, et l'Angleterre à 13% ... il semble que ces 20% sont à réévaluer ...*******



                Vous pouvez vous renseigner auprès de la maternité dans laquelle vous envisagez d'accoucher pour connaître le taux d'épisiotomies qu'elle pratique, mais l'information est généralement assez difficile à obtenir.

                *****cela, cela me fait irrésistiblement penser à ces jeux de cartes à collectionner, qu'adorent les enfants ... vous pouvez en théorie avoir le jeu complet, mais ... en pratique, il y a toujours deux ou trois cartes tellement rares et introuvables ... et bien là, vous pouvez demander, hein, on n'est pas des bêtes ... mais pour la réponse, faut pas rêver ...

                et pourquoi cette information est difficile à obtenir ? pourquoi "LA" vérité a t elle besoin de se dissimuler ???*******




                En a-t-on toujours une pour le premier enfant?

                En France 71% des femmes ont une épisiotomie a la naissance de leur premier enfant. La principale raison invoquée est la tonicité du périnée, plus importante que pour les accouchements ultérieurs. Ce taux chute à 36% dès le deuxième enfant.

                *****alors il faut croire que ni les anglaises ni les suedoises n'ont un périnée particulièrement tonique à leur premier accouchement ... mais si c'est le cas, elle doivent rencontrer de sacrés soucis de fuite ensuite, parce qu'un périnée pas tonique, bonjour les dégâts, il n'y a qu'à voir ceux que rencontrent les françaises qui elles, ont un périnée drôlement trop tonique à leur premier accouchement ... non ??? elles n'ont pas plus de fuites ? Meme moins ??? Euh ... quelqu'un peut m'expliquer ???

                Donc si je comprends bien, au premier accouchement, le périnée perd sa légendaire tonicité de primipare (un périnée tonique, si je me souviens bien, c'est très souvent un périnée de grande sportive ... bigre, j'avais pas remarqué que 7 femmes sur dix en France étaient des grandes sportives juste avant leur premier accouchement... on en apprends, dans ces journaux !) ...

                est ce pour cela, parce qu'il perd sa tonicité au premier accouchement, qu'il y a autant de fuites après le premier accouchement et que la rééducation périnéale est d'office (même pour les suivants, d'ailleurs, parce que le périnée a tellement perdu de sa tonicité au premier), à l'heure où la sécu racle ses fonds de tiroirs ???

                Et il y a encore un truc que je ne comprends pas :

                l'épisiotomie est censée protéger le périnée. Donc lui permettre de conserver son intégrité et ses fonctions telles qu'avant l'accouchement ... donc sa tonicité, non ? ce qui n'est pas le cas de toute évidence, puisque il y a rééducation périnéale proposée systématiquement d'une part, et que le taux d'épisios chute pour le deuxième, parce que le périnée est bien moins tonique ... et s'il est moins tonique, c'est bien que l'épisiotomie n'a pas rempli le role qu'on lui a assigne, non ? ... y'a quand même des trucs qui m'échappent ...*******




                Comment se passe la cicatrisation?

                Après la pose des fils, il faut compter cinq à six jours au cours desquels la cicatrice est le plus souvent douloureuse. Les fils peuvent aussi "tirer ce qui augmente la sensation d'inconfort. Il arrive assez fréquemment qu'un fil lâche et s'élimine tout seul, ce qui n'empêche pas la cicatrisation de se poursuivre normalement. Parfois, tous les fils
                cèdent, entraînant dans certains cas une réouverture de la cicatrice :
                une infection peut alors survenir, qu'il faut traiter avant de recoudre à nouveau. Les fils sont retirés cinq à sept jours après l'accouchement.
                Certaines femmes trouvent ce moment douloureux, d'autres non. La cicatrice devient ensuite moins sensible au fil du temps, dans un délai qui varie généralement de 1 à 4 mois.


                Peut-on refuser d'en subir une?

                En principe, oui. Mais pour que votre souhait soit respecté, il est préférable de préparer le terrain en l'exprimant à plusieurs reprises au cours des consultations prénatales, et en veillant à ce que votre demande figure dans votre dossier. Sachez néanmoins que ce geste peut être jugé nécessaire, le moment venu, par l'équipe médicale qui va vous accoucher.

                ****ca, c'est "le" morceau de bravoure.

                Alors bien évidemment, par principe, que vous avez le droit de refuser ...

                déjà, "par principe" ... en théorie, quoi, mais en pratique, dans la vie de tous les jours, ce n'est pas la même chanson ...

                ensuite, votre demande est considérée comme un souhait, ce n'est pas une volonté délibérée ancrée sur une information avérée, fiable et sérieuse, non, un souhait, limite caprice ou lubie de gamine irresponsable ...

                et bien penser a préparer le terrain ... "à plusieurs reprises", on ne sait jamais, que le médecin ne comprenne pas bien (cent fois sur le métier ...), et puis, faut faire noter, des fois que la sage femme qui soit la pour votre accouchement ne vous croit pas sur parole ... par exemple que vous soyez prise, du fait du travail de l'accouchement, d'une crise de folie furieuse qui vous fasse perdre les pédales et le sens des réalités et refuser un acte aussi anodin (mais indispensable, paradoxal, non ?) qu'une petite épisiotomie (et vous avez remarqué ? elle est toujours "petite", l'épisiotomie) ...

                et enfin ... ne vous cassez pas la tête de toute facons, parce que quoi que vous ayez dit ou écrit, si "l'équipe médicale le juge nécessaire ..."

                l'a jamais entendu parler de la loi, l'équipe médicale (et cette journaliste ? Et le magazine qui accepte ses article ?) ?

                La loi Kouchner ... l'article L 1111-4 du Code de Santé publique ? qui dit très explicitement, et sans aucune ambiguité possible que :

                "aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne, et ce consentement peut être retiré à tout moment" ... Nécessité ne fait pas loi, dans ce cas précis. Si la femme qui accouche a précisé et écrit explicitement qu'elle refusait l'épisiotomie et préférait prendre le risque (le risque, ce qui n'est absolument pas une certitude) d'une déchirure, quelles que soient les circonstances, l'équipe médicale n'a qu'une chose à faire légalement : ne pas outrepasser la volonté manifeste de cette femme.

                Et dans quelle mesure le fait d'affirmer que "ce geste peut etre jugé nécessaire par l'équipe médicale" et qu'alors votre "souhait" passe à la trappe, ce n'est pas quelque part "hors la loi", et une incitation a la soumission pour les femmes, voire une incitation à enfreindre la loi pour l'équipe médicale ??? C'est légal d'inciter à enfreindre la loi ???

                Pour finir ... une femme ne se fait pas accoucher par ... Elle accouche. ********



                Est-elle systématique en cas de forceps?

                Quasiment. Pour faciliter les manoeuvres nécessaires à la pose de forceps ou de ventouse, un grand nombre de praticiens préfèrent élargir l'ouverture périnéale. Néanmoins, certains obstétriciens posent des forceps sans faire d'épisiotomie.

                *****alors, une fois de plus l'exception française : les forceps sont de plus en plus abandonnés ailleurs dans le monde : trop à risques ... ensuite ... on en revient à la vitesse du vent et de l'âge du capitaine. Y'en a qui le font, d'autres pas. On ne sait pas vraiment pourquoi, encore une fois c'est la loterie. Vous aviez dit "LA" vérité ???********




                Est-ce douloureux?

                L'incision est presque indolore car elle est, en principe, pratiquée au cours d'une contraction qui insensibilise la zone de la vulve, et au moment où la tête du bébé appuie sur le plexus nerveux, situé entre la partie moyenne et la partie basse du bassin.

                ******J'aime bien les "en principe" qui parsèment cet article. Mais ... la réalité du vécu de centaines de femmes se moque de ces principes, de toute évidence ... parce que, pratiqué au moment d'une contraction ou non, il y a des femmes pour qui ce moment du coup de ciseau dans leur périnée reste leur pire souvenir de douleur de leur accouchement ... alors OUI, c'est souvent douloureux, voire très douloureux.

                Le beau roman de "la tête du bébé qui appuie sur ..." qu'est ce que cela ressemble à la jolie construction faite jusque dans les années 90 à propos de la douleur des prématurés et des nouveaux nés : la myelinalisation des gaines n'étant pas terminées, ces touts petits ne pouvaient pas, de toute évidence, ressentir la douleur, quand bien même ils en manifestaient tous les signes ... donc on les opéraient à vif, jusque dans les années 90. Non, pas 1890. 1990. On sait aujourd'hui que, pour eux, la douleur passe par d'autres circuits. Et que très probablement, ils la ressentent pire que nous.
                Bel exemple d'aveuglement de la médecine devant l'évidence de la douleur des nouveau nés, qui n'était pas possible théoriquement, mais tellement réelle dans leurs corps crucifiés par les chirurgiens qui leurs sauvaient la vie ...******



                La péridurale peut aussi diminuer la sensation de douleur.

                *******ben comme le dit si bien Jean Claude, si la péridurale ne le fait pas, on se demande franchement à quoi elle sert ...*******



                Le moment où la sage-femme ou le médecin recousent l'incision peut, en revanche, se révéler un peu douloureux, la peau et la muqueuse étant nettement plus sensibles que les muscles, qui sont recousus en deux, voire trois plans.

                ******être recousue, à cet endroit aussi sensible qui de plus vient d'être sérieusement mis à l'épreuve, et sur trois plans de tissus le plus souvent, sans aucun soulagement de la douleur induite par cette suture, c'est un acte de torture et de barbarie sans aucune justification.

                Ce n'est pas "une peu" douloureux. C'est atrocement douloureux. Si ces mots sortent de la bouche de ce professeur, c'est plus qu'inquiétant quant à l'écoute de ses patientes et son attention à soulager leurs douleurs.



                Une anesthésie locale à la xylocaïne peut s'avérer nécessaire. C'est surtout dans les jours qui suivent l'incision, parfois durant plusieurs semaines, que l'épisiotomie est la plus sensible.


                ****non, pas "peut s'avérer nécessaire" ... est absolument indispensable. Tout autre comportement est indigne d'un médecin ou d'une sage femme, et doit faire l'objet d'une sanction. La torture est interdite.******




                Est-il possible de faciliter ou d'accélérer la cicatrisation?

                Aucune mesure d'hygiène spécifique n'est préconisée après une épisiotomie. Vous pouvez faire votre toilette en utilisant votre savon habituel (pas de gant de toilette, dont les bouclettes risqueraient
                d'accrocher les fils). Séchez la région vulvaire en tamponnant avec une compresse gaze stérile (durant les premiers jours, évitez d'utiliser des
                serviettes, qui peuvent contenir des microbes). Contrairement aux idées reçues, l'usage du séchoir est à proscrire il projette en effet de l'air
                ambiant chauffé, ce qui potentialise le risque de transmission des microbes.

                ****** à ca y est ? il ont changés de credo sur le séchoir comme accessoire indispensable - avec la bouée - à emmener à la maternité dans son petit sac ? C'est tout récent, alors, parce qu'il n'y a pas si longtemps, c'était encore fortement recommandé ... y compris dans les pages de ce magazine ...

                un jour blanc,le lendemain rouge, le troisième noir ... la cohérence, la crédibilité, cela a t il une quelconque signification pour cette revue ? le respect aux lectrices, l'information juste et avérée, la remise en cause de la sacro sainte parole des médecins - surtout lorsque les études les contredisent avec une si belle unanimité, pour ce qui est de l'épisiotomie - ne sont ils que des voeux pieux, de jolies paroles ronflantes et creuses que l'on met en avant pour se donner bonne conscience ?******



                Chercher à maintenir la zone cicatricielle sèche est illusoire,les lochies (pertes de sang) consécutives à l'accouchement ayant pour effet d'humecter la vulve en permanence. Pour améliorer votre confort en
                position assise, optez pour une bouée en plastique (la région de la cicatrice étant placée au centre). Ou bien asseyez-vous sur une grosse serviette de toilette que vous aurez roulée en forme de fer à cheval.

                ******la bouée a encore le vent en poupe, apparemment ... pour combien de temps ? Six mois, un an, plus ? et puis un jour, le discours va s'inverser, tout comme pour le sèche cheveux ???*****



                Que faire si les rapports sexuels sont douloureux ensuite?

                ****"docteur, docteur, je ne comprends pas, j'ai mal a la tete quand je me cogne la tete contre les murs ...

                - et bien, arrêtez de vous cogner la tête contre les murs, et vous n'aurez plus mal à la tête !!!

                - oh merci docteur, je vous dois combien docteur ?"******




                Le cas est fréquent: 91% des femmes ont des rapports douloureux un mois après l'accouchement, ce chiffre tombant à 59% deux mois après et à 33% trois mois plus tard*.

                ********et cela, pour une tite incision de rien du tout ...*****



                Ces douleurs peuvent être perçues comme une distension lors des rapports sexuels, quand la suture a légèrement rétréci l'orifice vaginal.

                ******"je vous fais un point de plus pour votre mari, ma petite dame" ... ce n'est pas une légende ..****



                Cette sensibilité s'atténue toujours au fil du temps, à mesure que la cicatrice s'assouplit. Il y a aussi parfois des sensations de brûlure au moindre contact. L'épisiotomie n'en est pas toujours la cause mais, en modifiant l'image que la femme a de cette partie de son corps, elle accentue souvent un problème antérieur.

                *****autrement, c'est dans ta tête, ma belle ... l'obstétricien n'y est pour rien même si tu as 10 points de suture sur trois plans de tissus ...****



                Le vécu d'un accouchement douloureux peut aussi en être responsable. Dans ce cas, le fait d'en parler a un gynécologue averti, capable d'offrir une écoute compréhensive, peut apporter une amélioration.

                ****je veux l'adresse de ces gynécos capables d'offrir une écoute compréhensive et qui peuvent apporter une amélioration !!! parce que ce que les femmes entendent le plus souvent, c'est : "c'est dans votre tête" ou "c'est un prétexte pour refuser les rapports avec votre époux" ou "je n'y comprends rien : vous ne devez pas avoir mal" ou "vous vous écoutez" ou "faut vous reprendre" ...********



                Une pommade anesthésique puis cicatrisante peut aussi être prescrite. Enfin, certaines femmes souffrent de contractures réflexes qui empêchent les rapports : des séances de kinésithérapie basées sur la relaxation et le biofeedback, associées à un traitement anxiolytique sur une courte durée, améliorent souvent la situation.

                ******c'est magique, sur le papier, il y a une solution pour tout ... alors pourquoi certaines femmes souffrent en silence durant des années, courrent les toubibs ou renoncent en désespoir de cause et sombrent dans la dépression ???*******



                * Source : Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté (AFAR).
                www.fraternet.org/afar


                ****la journaliste n'a pas du vraiment lire les informations sur ce site, sinon elle ne l'aurait jamais cité ...*******





                Peut-on ensuite aller aux toilettes normalement?

                *****bien sur que non, faut se retenir tout le temps de la cicatrisation, et cela peut prendre des semaines ...

                est ce que cela arrive que la personne qui pose la question réfléchisse deux secondes avant de la poser, c'est possible, cela ???*******



                Bien sûr. L'urine étant un liquide stérile, elle ne risque en aucun casd'infecter votre cicatrice. Vous pouvez aussi aller à la selle, lespoussées que vous exercez ne risquent pas de faire céder la cicatrice (pour éviter la constipation, fréquente après l'accouchement, pensez à boire suffisamment d'eau au cours de la journée). Après chaque selle,
                essuyez-vous de l'avant vers l'arrière pour éviter de contaminer le vagin avec des germes fécaux.

                *****c'est ce qu'il faut faire tout le temps, non ? même si on n'a pas d'épisiotomie, même si on n'a pas accouché ...******



                A la place du papier toilette, qui risque d'accrocher les fils de la suture ou de "pelucher", mieux vaut utiliser une compresse textile sèche (de la gaze) que vous jetterez ensuite.

                *****euh ... bonjour la sensation ... les compresses stériles étant aussi douces que du papier émeri, je ne sais pas vraiment si c'est une bonne solution ...***




                Réparer, c'est toujours possible

                Certains problèmes de cicatrisation sont responsables de troubles durables et pour lesquels des solutions chirurgicales sont possibles.
                Ainsi, si la cicatrice a "lâché", il est possible de recoudre les plans musculaires. Cette intervention est pratiquée quand les séances de rééducation musculaire n'ont pas donné de résultats suffisants, mais aussi quand la femme n'envisage pas d'avoir un autre enfant dans un avenir proche dans cette zone sensible, mieux vaut, en effet, éviter de multiplier les cicatrices. Il arrive aussi qu'un côté de la cicatrice se rétracte plus que l'autre, ce qui entraîne un décalage sur toute sa longueur on peut alors refaire l'épisiotomie en tenant compte de cette
                asymétrie de rétraction physiologique. L'intervention, effectuée après les règles, permet une cicatrisation dans un milieu moins humide et donc plus propice qu'après l'accouchement.

                -------
                *****... quand tous les muscles se sont rétractés en une boule dure et douloureuse sur le périnée ... ou quand divers plans de tissus se sont soudés entre eux ... ou quand un nerf vital pour la continence urinaire a été sectionné ... et encore d'autres, que je ne connais pas ... joli palmarès pour une petite incision de rien, inutile neuf fois sur dix et qui n'apporte aucun des bénéfices attendus ...******



                Blandine Poitel, maman de trois enfants, auteure, membre du Comité de Rédaction des Dossiers de l'Obstétrique, France



                Bernard Bel <bel@...-aix.fr> wrote:
                Pour que je fasse un lien propre il faut poster ton texte sur cette liste
                sans mettre aucun autre commentaire au dessus, et mettre ta signature
                nominative complète, avec tes fonctions associatives, administratives,
                médailles militaires, etc. ;-))))

                Bernard Bel

                >
                >
                >voila, la je crois que c'est bon (pis j'en ai rajoute un peu, que j'avais
                >omis hier soir ...)
                >
                >blandine
                >(perfectionniste ...)
                >
                >
                >Poitel Blandine <searchb@...> wrote:
                >
                >euh ... Bernard, y'a kek tites phoootteeeeeessssssss ...
                >tu peux attendre les corrections (faites ce matin) avant de mettre en
                >ligne ???
                >(vu l'heure ou j'ai tape ce texte ... )
                >
                >Merci
                >
                >blandine
                >




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                [Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été supprimées]
              • fbardes@freesurf.fr
                je trouve ta reponse tres bien!!! FB
                Message 7 de 23 , 10 juin 2004
                  je trouve ta reponse tres bien!!! FB

                  >
                  >
                  > Ce texte est je dirais assez curieux, alliant un r�el effort pour
                  > dire certaines choses d'habitude tabous, tout en �tant incapable de se
                  > d�partir de la vision m�dicale traditionaliste fran�aise. Comme les
                  > autres je donne quelques r�ponses personnelles plus d�taill�es dans le
                  > texte (entre lignes =====).
                  >
                  > C�cile Loup
                  > M�re de deux enfants
                  > Membre de l'AFAR
                  > Gestionnaire de la liste Re-Co-Naissances
                  > Astrophysicienne (CNRS)
                  >
                  > ------------------------------------------------------------------------------
                  >
                  > PARENTS, juillet 2004, p.100-103
                  >
                  > LA V�RIT� SUR L'�pisiotomie
                  >
                  > Nathalie Chahine
                  >
                  > AVEC: Fran�oise Bardes, du r�seau Sages-femmes �le-de-France et le Pr
                  > Bernard-Jean Paniel, chef du service de gyn�cologie obst�trique de
                  > l'h�pital intercommunal de Cr�teil.
                  >
                  >
                  >
                  > Trois femmes sur quatre en ont une � la naissance de leur premier
                  > enfant: geste courant donc, l'�pisiotomie est aussi une incision
                  > chirurgicale qui peut laisser des traces. R�ponses � quelques questions
                  > que l'on n'ose pas forc�ment poser � son gyn�cologue!
                  >
                  > ==============================================================================
                  >
                  > CL:
                  >
                  > Donc au moins 60% des m�res fran�aises ont eu le p�rin�e coup� au
                  > moins une fois, et 17% ont eu une c�sarienne (en prenant les chiffres de
                  > l'enqu�te p�rinatale de 1998). C'est beaucoup de chirurgie, 77%, pour un
                  > �v�nement absolument normal dans la vie d'une femme.
                  >
                  > L'�pisiotomie laisse forc�ment des traces, au strict minimum une
                  > cicatrice. La coupure au niveau de la fourche modifie d�finitivement
                  > l'anatomie f�minine, ce qui faisait titrer au Dr. Jakoby:
                  > "Are you happy with the Epi(siotomy) ?"
                  > (http://www.ima.org.il/imaj/ar03aug-11.pdf)
                  >
                  > ============================================================================
                  >
                  > O� se situe exactement l'incision?
                  >
                  > La plupart du temps, la sage-femme ou le gyn�cologue obst�tricien incise
                  > le p�rin�e depuis le bord inf�rieur de la vulve, en diagonale, vers la
                  > droite. R�alis�e avec des ciseaux chirurgicaux, l'incision atteint la
                  > peau, le muscle et la muqueuse, sur une longueur allant de 3 � 5-6
                  > centim�tres. Ce geste intervient le plus souvent lorsque la naissance
                  > est imminente.
                  >
                  > ============================================================================
                  >
                  > CL:
                  > L'episiotomie m�diolat�rale coupe en effet la vulve depuis la fourche,
                  > et les faisceaux de fibres musculaires. Cela correspond tr�s exactement
                  > dans la nomenclature internationale � une d�chirure du second degr�.
                  > Dans tous les cas une �pisiotomie est bien plus profonde qu'une
                  > d�chirure spontan�e du premier degr�, et souvent plus qu'une d�chirure
                  > spontan�e du second degr�.
                  >
                  > Cela correspond aussi aux d�finitions de mutilation sexuelle
                  > de l'OMS. Il existe d'ailleurs dans certaines tribus une pratique de
                  > mutilation sexuelle qui consiste � d�chirer le p�rin�e vers l'anus. Il
                  > serait interessant de savoir quelle en est la justification dans ces
                  > peuplades.
                  >
                  > ============================================================================
                  >
                  > Dans quels cas le m�decin ou la sage-femme d�cident-ils de la pratiquer?
                  >
                  > Le principal avantage de l'�pisiotomie est d'�viter les d�chirures des
                  > muscles p�rin�aux situ�s entre la vulve et l'anus, voire ceux du
                  > sphincter anal : ces derni�res peuvent entra�ner des incontinences
                  > difficiles � traiter. Elle est donc pratiqu�e g�n�ralement juste avant
                  > l'expulsion, quand on craint une d�chirure, c'est-�-dire lorsque le b�b�
                  > est un peu gros et que le p�rin�e est tr�s tonique ou particuli�rement
                  > fragile et quasi "friable". De nombreux praticiens l'envisagent aussi
                  > quand le foetus na�t pr�matur� ou que son rythme cardiaque ralentit et
                  > que l'on estime plus prudent d'acc�l�rer la naissance. Certains de ces
                  > signaux sont pourtant souvent mis en doute par la recherche m�dicale.
                  > L'exp�rience du m�decin accoucheur, sa r�action au stress influent aussi
                  > sur la d�cision : certains y ont tr�s rarement recours, d'autres plus
                  > fr�quemment. Pourtant, cette incision chirurgicale n'est pas sans
                  > inconv�nient. Plus grande qu'une d�chirure spontan�e, elle n�cessite
                  > toujours une suture, entra�ne des saignements beaucoup plus importants,
                  > et cicatrise moins bien.
                  >
                  > =============================================================================
                  >
                  > CL:
                  > Combien de fois encore faudra-t-il rappeler que ni le m�decin ni la
                  > sage-femme ne sont en droit de d�cider quoi que ce soit sans le
                  > consentement �clair� de la parturiente ?! En France, on pratique encore
                  > l'�pisiotomie en se cachant de la femme. C'est non seulement ill�gal
                  > depuis plus de deux ans (loi "Kouchner" de mars 2002), mais aussi tout
                  > simplement inadmissible. C'est une violation du droit � l'int�grit�
                  > physique le plus basique. Mais peut-�tre les femmes en couches ont-elles
                  > raison d'avoir peur de cet acte mutilant et inutile ? On peut se
                  > demander pourquoi une sage-femme hospitali�re, accouchant dans son propre
                  > �tablissement, d�cide d'envoyer un coup de pied � sa coll�gue qu'elle
                  > connait pourtant bien afin de faire tomber les ciseaux ...
                  >
                  > Il est correct de dire que l'�pisiotomie pr�vient les d�chirures
                  > spontan�es du second degr�, du premier degr�, ... et m�me les p�rin�es
                  > intacts ...!
                  >
                  > Il est incorrect de dire que l'�pisiotomie pr�vient les d�chirures
                  > s�v�res (3ieme et 4ieme degr�) touchant les sphinters anals. L'�pisiotomie
                  > m�diane, surtout pratiqu�e dans les pays anglo-saxons, les aggravent
                  > (taux records allant jusqu'� 5-10% de d�chirures graves aux
                  > Etats-Unis). L'�pisiotomie m�diolat�rale a en moyenne, d'apr�s toutes
                  > les r�f�rences parues sur le sujet, un effet n�gligeable sur ces
                  > d�chirures graves. Il est �galement correct de dire que, en g�n�ral,
                  > l'�pisiotomie m�diolat�rale provoque plus de douleur et de dyspareunie
                  > � moyen et long terme que les d�chirures spontan�es du second degr�,
                  > ainsi qu'un tonus musculaire amoindri. On sait rarement qu'elle est
                  > aussi tr�s h�morragique, d'apr�s les mesures de m�decins de l'H�pital
                  > Jean-Bernard, Poitiers. Elle requiert aussi
                  > (http://perinatalite.chez.tiscali.fr/episio-deperditionssanguines.htm).
                  > plus de temps et de mat�riel de suture. On se demande alors vraiment
                  > pourquoi le corps m�dical fran�ais s'obstine � mutiler 60% des m�res
                  > fran�aises au lieu de laisser faire (hors cas pathologiques).
                  >
                  > Les facteurs de risque de d�chirures s�v�res robustes sont : la
                  > nulliparit�, le poids du b�b� (sans parler de macrosomie puisque cela
                  > commence d�s 3kg), les extractions assist�es (pression sur le ventre,
                  > ventouse, forceps), le d�clenchement, l'acc�l�ration du travail par
                  > ocytocines de synth�se (syntocinon). Les pouss�es dirig�es en position
                  > lithotomique sont aussi tr�s fortement suspect�es d'�tre dangereuses
                  > pour le p�rin�e, en particulier lorsque les pouss�es dirig�es se font
                  > sous p�ridurale, en l'absence de toute sensation et donc de tout
                  > contr�le de la femme en couche.
                  >
                  > Dans les pratiques o� les femmes accouchent dans une position
                  > spontan�e (nouvelle g�n�ration de sages-femmes � domicile, pratique
                  > su�doise), et o� elles poussent aussi de fa�on spontan�e, les taux de
                  > d�chirures s�v�res sont du m�me ordre ou inf�rieurs aux taux hospitaliers
                  > europ�ens, alors que les taux d'�pisiotomies sont infimes, de l'ordre
                  > de 0 � 3%. Ce n'est donc pas l'�pisiotomie qui prot�ge le p�rin�e !
                  >
                  > ============================================================================
                  >
                  > Est-il vrai que certaines maternit�s y ont recours syst�matiquement?
                  >
                  > En France, on pratique en moyenne 60% d'�pisiotomies. Avec des
                  > disparit�s selon les �tablissements, allant de 40 � 90% !
                  >
                  > Ce geste �tant beaucoup plus fr�quent en France que dans d'autres pays
                  > d'Europe :il est de 13% en Grande-Bretagne et de 6% en Su�de.
                  > L'Organisation Mondiale de la Sant� (OMS) consid�re d'ailleurs que ce
                  > taux ne devrait pas d�passer 20%. Vous pouvez vous renseigner aupr�s de
                  > la maternit� dans laquelle vous envisagez d'accoucher pour conna�tre le
                  > taux d'�pisiotomies qu'elle pratique, mais l'information est
                  > g�n�ralement assez difficile � obtenir
                  >
                  >
                  > En a-t-on toujours une pour le premier enfant?
                  >
                  > En France 71% des femmes ont une �pisiotomie a la naissance de leur
                  > premier enfant. La principale raison invoqu�e est la tonicit� du
                  > p�rin�e, plus importante que pour les accouchements ult�rieurs. Ce taux
                  > chute � 36% d�s le deuxi�me enfant.
                  >
                  >
                  > Comment se passe la cicatrisation?
                  >
                  > Apr�s la pose des fils, il faut compter cinq � six jours au cours
                  > desquels la cicatrice est le plus souvent douloureuse. Les fils peuvent
                  > aussi "tirer ce qui augmente la sensation d'inconfort. Il arrive assez
                  > fr�quemment qu'un fil l�che et s'�limine tout seul, ce qui n'emp�che pas
                  > la cicatrisation de se poursuivre normalement. Parfois, tous les fils
                  > c�dent, entra�nant dans certains cas une r�ouverture de la cicatrice :
                  > une infection peut alors survenir, qu'il faut traiter avant de recoudre
                  > � nouveau. Les fils sont retir�s cinq � sept jours apr�s l'accouchement.
                  > Certaines femmes trouvent ce moment douloureux, d'autres non. La
                  > cicatrice devient ensuite moins sensible au fil du temps, dans un d�lai
                  > qui varie g�n�ralement de 1 � 4 mois.
                  >
                  > ============================================================================
                  >
                  > CL:
                  > Qu'en termes galants ces choses-l� sont dites .... mais je reconnais que
                  > au moins elles sont plus dites que d'habitude. Voyons, je cicatrise tr�s
                  > bien, et j'ai rang� ma bou�e au bout de six semaines, date � laquelle
                  > j'ai repris mon travail - travail assis - je fus oblig�e de travailler
                  > la moiti� du temps debout les premi�res semaines....
                  >
                  > A l'heure actuelle la plupart des fils sont r�sorbables en France.Mais
                  > n'oublions pas trop vite que nos m�res avaient droit � l'horreur des
                  > agrafes, et que dans certains pays, pas loin de chez nous, elles y ont
                  > encore droit, avec le m�me genre de discours m�dical cens� faire passer
                  > la pilule.
                  >
                  > ============================================================================
                  >
                  > Peut-on refuser d'en subir une?
                  >
                  > En principe, oui. Mais pour que votre souhait soit respect�, il est
                  > pr�f�rable de pr�parer le terrain en l'exprimant � plusieurs reprises au
                  > cours des consultations pr�natales, et en veillant � ce que votre
                  > demande figure dans votre dossier. Sachez n�anmoins que ce geste peut
                  > �tre jug� n�cessaire, le moment venu, par l'�quipe m�dicale qui va vous
                  > accoucher.
                  >
                  > =============================================================================
                  >
                  > CL:
                  > Il n'y a pas de "en principe oui". Aucun acte ne doit �tre pos� sans
                  > l'accord �clair� du patient, c'est la loi. Quant � l'urgence, cela ne
                  > prend pas plus de 15 secondes montre en main pour poser la question.
                  >
                  > ============================================================================
                  >
                  > Est-elle syst�matique en cas de forceps?
                  >
                  > Quasiment. Pour faciliter les manoeuvres n�cessaires � la pose de
                  > forceps ou de ventouse, un grand nombre de praticiens pr�f�rent �largir
                  > l'ouverture p�rin�ale. N�anmoins, certains obst�triciens posent des
                  > forceps sans faire d'�pisiotomie.
                  >
                  >
                  > Est-ce douloureux?
                  >
                  > L'incision est presque indolore car elle est, en principe, pratiqu�e au
                  > cours d'une contraction qui insensibilise la zone de la vulve, et au
                  > moment o� la t�te du b�b� appuie sur le plexus nerveux, situ� entre la
                  > partie moyenne et la partie basse du bassin. La p�ridurale peut aussi
                  > diminuer la sensation de douleur. Le moment o� la sage-femme ou le
                  > m�decin recousent l'incision peut, en revanche, se r�v�ler un peu
                  > douloureux, la peau et la muqueuse �tant nettement plus sensibles que
                  > les muscles, qui sont recousus en deux, voire trois plans. Une
                  > anesth�sie locale � la xyloca�ne peut s'av�rer n�cessaire. C'est surtout
                  > dans les jours qui suivent l'incision, parfois durant plusieurs
                  > semaines, que l'�pisiotomie est la plus sensible.
                  >
                  > ============================================================================
                  >
                  > CL:
                  > Je viens de parler � une jeune m�re de mon entourage, dont la p�ridurale
                  > n'avait pris que du c�t� gauche, � qui on a recousu l'�pisiotomie du
                  > c�t� droit, sans anesth�sie locale. Elle a mis environ 15mn avant d'en
                  > parler ... L'anesth�sie locale doit �tre propos�e (pas impos�e non plus)
                  > syst�matiquement. Ce n'est pas au praticien de juger de son utilit�, la
                  > femme en couche est seule juge de sa propre douleur.
                  >
                  > ==============================================================================
                  >
                  > Est-il possible de faciliter ou d'acc�l�rer la cicatrisation?
                  >
                  > Aucune mesure d'hygi�ne sp�cifique n'est pr�conis�e apr�s une
                  > �pisiotomie. Vous pouvez faire votre toilette en utilisant votre savon
                  > habituel (pas de gant de toilette, dont les bouclettes risqueraient
                  > d'accrocher les fils). S�chez la r�gion vulvaire en tamponnant avec une
                  > compresse gaze st�rile (durant les premiers jours, �vitez d'utiliser des
                  > serviettes, qui peuvent contenir des microbes). Contrairement aux id�es
                  > re�ues, l'usage du s�choir est � proscrire il projette en effet de l'air
                  > ambiant chauff�, ce qui potentialise le risque de transmission des
                  > microbes. Chercher � maintenir la zone cicatricielle s�che est
                  > illusoire, les lochies (pertes de sang) cons�cutives � l'accouchement
                  > ayant pour effet d'humecter la vulve en permanence. Pour am�liorer votre
                  > confort en position assise, optez pour une bou�e en plastique (la r�gion
                  > de la cicatrice �tant plac�e au centre). Ou bien asseyez-vous sur une
                  > grosse serviette de toilette que vous aurez roul�e en forme de fer �
                  > cheval.
                  >
                  >
                  > Que faire si les rapports sexuels sont douloureux ensuite?
                  >
                  > Le cas est fr�quent: 91% des femmes ont des rapports douloureux un mois
                  > apr�s l'accouchement, ce chiffre tombant � 59% deux mois apr�s et � 33%
                  > trois mois plus tard*. Ces douleurs peuvent �tre per�ues comme une
                  > distension lors des rapports sexuels, quand la suture a l�g�rement
                  > r�tr�ci l'orifice vaginal. Cette sensibilit� s'att�nue toujours au fil
                  > du temps, � mesure que la cicatrice s'assouplit. Il y a aussi parfois
                  > des sensations de br�lure au moindre contact. L'�pisiotomie n'en est pas
                  > toujours la cause mais, en modifiant l'image que la femme a de cette
                  > partie de son corps, elle accentue souvent un probl�me ant�rieur. Le
                  > v�cu d'un accouchement douloureux peut aussi en �tre responsable. Dans
                  > ce cas, le fait d'en parler a un gyn�cologue averti, capable d'offrir
                  > une �coute compr�hensive, peut apporter une am�lioration. Une pommade
                  > anesth�sique puis cicatrisante peut aussi �tre prescrite. Enfin,
                  > certaines femmes souffrent de contractures r�flexes qui emp�chent les
                  > rapports : des s�ances de kin�sith�rapie bas�es sur la relaxation et le
                  > biofeedback, associ�es � un traitement anxiolytique sur une courte
                  > dur�e, am�liorent souvent la situation.
                  >
                  > ============================================================================
                  >
                  > CL:
                  > C'est un peu trop facile de faire surgir toujours un probl�me ant�rieur.
                  > Qui a eu une vie idyllique sans aucun chagrin ni aucun traumatisme ?
                  > Savez vous que entre 1/5 � 1/3 des femmes ont subi des abus sexuels ?
                  > Qui s'en pr�occupe le jour de l'accouchement o� la femme est soumise �
                  > une batterie d'examens invasifs r�alis�s souvent sans aucune humanit�,
                  > et sa pudeur mise � tr�s rude �preuve ? Comment peut-on dire que
                  > l'�pisiotomie n'en est pas toujours la cause alors qu'une cicatrice de
                  > cette pronfondeur se fait sentir pendant des ann�es, occasionellement
                  > dans la majorit� des cas (selon le temps, la temp�rature, un effort
                  > sportif, et effectivement l'humeur). Un
                  > gyn�cologue averti offrant une �coute compr�hensive ne doit pas se
                  > trouver sous le pas d'un cheval. Il y en a, ce n'est pas la majorit�. Ce
                  > n'est pas leur formation non plus.
                  >
                  > Qui se pr�occupe aussi de l'impact
                  > psychique de l'�pisiotomie ? La femme est coup�e sous les yeux de
                  > son compagnon, sans en avoir �t� avertie. Le compagnon assiste
                  > impuissant, le cerveau lav� de l'utilit� de cet acte. Il voit un autre
                  > homme ou une femme, souvent des inconnus, couper le sexe de sa compagne.
                  > Il voit le sang et �ventuellement la suture. Comment se r�approprier
                  > ensuite une sexualit� �panouie avec ces images dans la t�te ? Si l'on
                  > vient avec une vision raisonnable, du type on ne fait pas d'omelette
                  > sans casser des oeufs, ou, l'on ne peut pas cr�er la vie sans donner une
                  > part de son �nergie vitale, il est beaucoup moins difficile
                  > psychiquement d'accepter une d�chirure spontan�e. On accepte que le
                  > b�b� laisse sa trace, puisque le couple lui a donn� la vie. On accepte
                  > beaucoup moins la froide coupure des ciseaux chirurgicaux, et
                  > l'intervention d'une main totalement �trang�re � la vie de la famille.
                  > Si l'on vient avec une vision d�raisonnable, en voulant le beurre et
                  > l'argent du beurre, l'id�e de la d�chirure parait inacceptable, mais les
                  > complications et souffrances induites par l'�pisiotomie deviennent
                  > facilement une trahison du corps m�dical. Vu l'information fournie en
                  > g�n�ral, au minimum un mensonge par omission, c'est est une
                  > effectivement.
                  >
                  > ===============================================================================
                  >
                  > * Source : Alliance Francophone pour l'Accouchement Respect� (AFAR).
                  > www.fraternet.org/afar
                  >
                  >
                  > Peut-on ensuite aller aux toilettes normalement?
                  >
                  > Bien s�r. L'urine �tant un liquide st�rile, elle ne risque en aucun cas
                  > d'infecter votre cicatrice. Vous pouvez aussi aller � la selle, les
                  > pouss�es que vous exercez ne risquent pas de faire c�der la cicatrice
                  > (pour �viter la constipation, fr�quente apr�s l'accouchement, pensez �
                  > boire suffisamment d'eau au cours de la journ�e). Apr�s chaque selle,
                  > essuyez-vous de l'avant vers l'arri�re pour �viter de contaminer le
                  > vagin avec des germes f�caux. A la place du papier toilette, qui risque
                  > d'accrocher les fils de la suture ou de "pelucher", mieux vaut utiliser
                  > une compresse textile s�che (de la gaze) que vous jetterez ensuite.
                  >
                  >
                  > R�parer, c'est toujours possible
                  >
                  > Certains probl�mes de cicatrisation sont responsables de troubles
                  > durables et pour lesquels des solutions chirurgicales sont possibles.
                  > Ainsi, si la cicatrice a "l�ch�", il est possible de recoudre les plans
                  > musculaires. Cette intervention est pratiqu�e quand les s�ances de
                  > r��ducation musculaire n'ont pas donn� de r�sultats suffisants, mais
                  > aussi quand la femme n'envisage pas d'avoir un autre enfant dans un
                  > avenir proche dans cette zone sensible, mieux vaut, en effet, �viter de
                  > multiplier les cicatrices. Il arrive aussi qu'un c�t� de la cicatrice se
                  > r�tracte plus que l'autre, ce qui entra�ne un d�calage sur toute sa
                  > longueur on peut alors refaire l'�pisiotomie en tenant compte de cette
                  > asym�trie de r�traction physiologique. L'intervention, effectu�e apr�s
                  > les r�gles, permet une cicatrisation dans un milieu moins humide et donc
                  > plus propice qu'apr�s l'accouchement.
                  >
                  >
                  >
                  >
                  >
                  > Accueil : http://fr.groups.yahoo.com/group/Re-Co-Naissances/
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                • florence
                  Florence MARION Maman,Comptable (titulaire du DESCF et du DESS Audit) Membre de l AFAR Juste une intervention entre les**************** C est juste mon
                  Message 8 de 23 , 10 juin 2004
                    Florence MARION
                    Maman,Comptable (titulaire du DESCF et du DESS Audit)
                    Membre de l'AFAR

                    Juste une intervention entre les****************
                    C'est juste mon ressenti, ne pouvant rien apporter de plus en terme
                    d'arguments "scientifiques" ou "statistiques".


                    PARENTS, juillet 2004, p.100-103

                    LA VÉRITÉ SUR L'épisiotomie

                    Nathalie Chahine

                    AVEC: Françoise Bardes, du réseau Sages-femmes Île-de-France et le Pr
                    Bernard-Jean Paniel, chef du service de gynécologie obstétrique de
                    l'hôpital intercommunal de Créteil.



                    Trois femmes sur quatre en ont une à la naissance de leur premier
                    enfant: geste courant donc, l'épisiotomie est aussi une incision
                    chirurgicale qui peut laisser des traces. Réponses à quelques questions
                    que l'on n'ose pas forcément poser à son gynécologue!

                    Où se situe exactement l'incision?

                    La plupart du temps, la sage-femme ou le gynécologue obstétricien incise
                    le périnée depuis le bord inférieur de la vulve, en diagonale, vers la
                    droite. Réalisée avec des ciseaux chirurgicaux, l'incision atteint la
                    peau, le muscle et la muqueuse, sur une longueur allant de 3 à 5-6
                    centimètres. Ce geste intervient le plus souvent lorsque la naissance
                    est imminente.

                    Dans quels cas le médecin ou la sage-femme décident-ils de la pratiquer?

                    Le principal avantage de l'épisiotomie est d'éviter les déchirures des
                    muscles périnéaux situés entre la vulve et l'anus, voire ceux du
                    sphincter anal : ces dernières peuvent entraîner des incontinences
                    difficiles à traiter. Elle est donc pratiquée généralement juste avant
                    l'expulsion, quand on craint une déchirure, c'est-à-dire lorsque le bébé
                    est un peu gros et que le périnée est très tonique ou particulièrement
                    fragile et quasi "friable". De nombreux praticiens l'envisagent aussi
                    quand le foetus naît prématuré ou que son rythme cardiaque ralentit et
                    que l'on estime plus prudent d'accélérer la naissance. Certains de ces
                    signaux sont pourtant souvent mis en doute par la recherche médicale.
                    L'expérience du médecin accoucheur, sa réaction au stress influent aussi
                    sur la décision : certains y ont très rarement recours, d'autres plus
                    fréquemment. Pourtant, cette incision chirurgicale n'est pas sans
                    inconvénient. Plus grande qu'une déchirure spontanée, elle nécessite
                    toujours une suture, entraîne des saignements beaucoup plus importants,
                    et cicatrise moins bien.

                    ****************************************************************************
                    *********

                    Flo : Si je comprends bien, l'episiotomie est pratiquée pour prévenir une
                    déchirure. Mais quand je lis qu'épisiotomie est plus grande qu'une déchirure
                    spontanée, qu'elle nécessite toujours une suture ( sous entendu une
                    déchirure pas toujours), qu'elle entraîne des saignements beaucoup plus
                    importants, et qu'elle cicatrise moins bien, je ne comprends plus. On
                    pratique un acte soit disant anodin sachant qu'il est pire que ce qu'il est
                    censé prévenir. Il y aurait-il en France, une tradition qui voudrait qu'un
                    medecin ou une sage femme laisse sa marque sur le corps des femmes qui ont
                    eu un enfant. Peut être il y a des signes distinctif, peut être un medecin
                    en voyant la cicatrice laissé par l'episiotomie peut deviner où sa patiente
                    a été accouché (lapsus revelateu). Quand je pense à mon accouchement et aux
                    sages femmes qui etaient en train de me recoudre et qui discutaient du point
                    à utiliser : la sage femme expliquait qu'à l'élève qu'à Lyon il pratiquait
                    tel point, qu'à Grenoble il pratiquait tel autre point, qu'elle preferait
                    celui là pour tel raison.... . Je me suis crue à une réunion de point de
                    croix alors que je perdais mon sang et que mon mari n'osait plus me
                    regardait.... .
                    Et quand je lis que j'ai été coupée alors que l'on sait que cet acte est
                    nocif. J'ENRAGE et le mot est faible.

                    Tout pour dire, je comprends qu'on veuille faire des épisiotomies en raison
                    du principe "il vaut mieux prévenir que guérir" mais quand il faut aussi
                    guérir le geste fait en prévention, où est l'intérêt ?

                    ****************************************************************************
                    **************




                    Est-il vrai que certaines maternités y ont recours systématiquement?

                    En France, on pratique en moyenne 60% d'épisiotomies. Avec des
                    disparités selon les établissements, allant de 40 à 90% !

                    Ce geste étant beaucoup plus fréquent en France que dans d'autres pays
                    d'Europe :il est de 13% en Grande-Bretagne et de 6% en Suède.
                    L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère d'ailleurs que ce
                    taux ne devrait pas dépasser 20%. Vous pouvez vous renseigner auprès de
                    la maternité dans laquelle vous envisagez d'accoucher pour connaître le
                    taux d'épisiotomies qu'elle pratique, mais l'information est
                    généralement assez difficile à obtenir


                    En a-t-on toujours une pour le premier enfant?

                    En France 71% des femmes ont une épisiotomie a la naissance de leur
                    premier enfant. La principale raison invoquée est la tonicité du
                    périnée, plus importante que pour les accouchements ultérieurs. Ce taux
                    chute à 36% dès le deuxième enfant.


                    Comment se passe la cicatrisation?

                    Après la pose des fils, il faut compter cinq à six jours au cours
                    desquels la cicatrice est le plus souvent douloureuse. Les fils peuvent
                    aussi "tirer ce qui augmente la sensation d'inconfort. Il arrive assez
                    fréquemment qu'un fil lâche et s'élimine tout seul, ce qui n'empêche pas
                    la cicatrisation de se poursuivre normalement. Parfois, tous les fils
                    cèdent, entraînant dans certains cas une réouverture de la cicatrice :
                    une infection peut alors survenir, qu'il faut traiter avant de recoudre
                    à nouveau. Les fils sont retirés cinq à sept jours après l'accouchement.
                    Certaines femmes trouvent ce moment douloureux, d'autres non. La
                    cicatrice devient ensuite moins sensible au fil du temps, dans un délai
                    qui varie généralement de 1 à 4 mois.


                    Peut-on refuser d'en subir une?

                    En principe, oui. Mais pour que votre souhait soit respecté, il est
                    préférable de préparer le terrain en l'exprimant à plusieurs reprises au
                    cours des consultations prénatales, et en veillant à ce que votre
                    demande figure dans votre dossier. Sachez néanmoins que ce geste peut
                    être jugé nécessaire, le moment venu, par l'équipe médicale qui va vous
                    accoucher.


                    Est-elle systématique en cas de forceps?

                    Quasiment. Pour faciliter les manoeuvres nécessaires à la pose de
                    forceps ou de ventouse, un grand nombre de praticiens préfèrent élargir
                    l'ouverture périnéale. Néanmoins, certains obstétriciens posent des
                    forceps sans faire d'épisiotomie.


                    Est-ce douloureux?

                    L'incision est presque indolore car elle est, en principe, pratiquée au
                    cours d'une contraction qui insensibilise la zone de la vulve, et au
                    moment où la tête du bébé appuie sur le plexus nerveux, situé entre la
                    partie moyenne et la partie basse du bassin. La péridurale peut aussi
                    diminuer la sensation de douleur. Le moment où la sage-femme ou le
                    médecin recousent l'incision peut, en revanche, se révéler un peu
                    douloureux, la peau et la muqueuse étant nettement plus sensibles que
                    les muscles, qui sont recousus en deux, voire trois plans. Une
                    anesthésie locale à la xylocaïne peut s'avérer nécessaire. C'est surtout
                    dans les jours qui suivent l'incision, parfois durant plusieurs
                    semaines, que l'épisiotomie est la plus sensible.


                    Est-il possible de faciliter ou d'accélérer la cicatrisation?

                    Aucune mesure d'hygiène spécifique n'est préconisée après une
                    épisiotomie. Vous pouvez faire votre toilette en utilisant votre savon
                    habituel (pas de gant de toilette, dont les bouclettes risqueraient
                    d'accrocher les fils). Séchez la région vulvaire en tamponnant avec une
                    compresse gaze stérile (durant les premiers jours, évitez d'utiliser des
                    serviettes, qui peuvent contenir des microbes). Contrairement aux idées
                    reçues, l'usage du séchoir est à proscrire il projette en effet de l'air
                    ambiant chauffé, ce qui potentialise le risque de transmission des
                    microbes. Chercher à maintenir la zone cicatricielle sèche est
                    illusoire, les lochies (pertes de sang) consécutives à l'accouchement
                    ayant pour effet d'humecter la vulve en permanence. Pour améliorer votre
                    confort en position assise, optez pour une bouée en plastique (la région
                    de la cicatrice étant placée au centre). Ou bien asseyez-vous sur une
                    grosse serviette de toilette que vous aurez roulée en forme de fer à
                    cheval.


                    Que faire si les rapports sexuels sont douloureux ensuite?

                    Le cas est fréquent: 91% des femmes ont des rapports douloureux un mois
                    après l'accouchement, ce chiffre tombant à 59% deux mois après et à 33%
                    trois mois plus tard*. Ces douleurs peuvent être perçues comme une
                    distension lors des rapports sexuels, quand la suture a légèrement
                    rétréci l'orifice vaginal. Cette sensibilité s'atténue toujours au fil
                    du temps, à mesure que la cicatrice s'assouplit. Il y a aussi parfois
                    des sensations de brûlure au moindre contact. L'épisiotomie n'en est pas
                    toujours la cause mais, en modifiant l'image que la femme a de cette
                    partie de son corps, elle accentue souvent un problème antérieur. Le
                    vécu d'un accouchement douloureux peut aussi en être responsable. Dans
                    ce cas, le fait d'en parler a un gynécologue averti, capable d'offrir
                    une écoute compréhensive, peut apporter une amélioration. Une pommade
                    anesthésique puis cicatrisante peut aussi être prescrite. Enfin,
                    certaines femmes souffrent de contractures réflexes qui empêchent les
                    rapports : des séances de kinésithérapie basées sur la relaxation et le
                    biofeedback, associées à un traitement anxiolytique sur une courte
                    durée, améliorent souvent la situation.


                    * Source : Alliance Francophone pour l'Accouchement Respecté (AFAR).
                    www.fraternet.org/afar


                    Peut-on ensuite aller aux toilettes normalement?

                    Bien sûr. L'urine étant un liquide stérile, elle ne risque en aucun cas
                    d'infecter votre cicatrice. Vous pouvez aussi aller à la selle, les
                    poussées que vous exercez ne risquent pas de faire céder la cicatrice
                    (pour éviter la constipation, fréquente après l'accouchement, pensez à
                    boire suffisamment d'eau au cours de la journée). Après chaque selle,
                    essuyez-vous de l'avant vers l'arrière pour éviter de contaminer le
                    vagin avec des germes fécaux. A la place du papier toilette, qui risque
                    d'accrocher les fils de la suture ou de "pelucher", mieux vaut utiliser
                    une compresse textile sèche (de la gaze) que vous jetterez ensuite.


                    Réparer, c'est toujours possible

                    Certains problèmes de cicatrisation sont responsables de troubles
                    durables et pour lesquels des solutions chirurgicales sont possibles.
                    Ainsi, si la cicatrice a "lâché", il est possible de recoudre les plans
                    musculaires. Cette intervention est pratiquée quand les séances de
                    rééducation musculaire n'ont pas donné de résultats suffisants, mais
                    aussi quand la femme n'envisage pas d'avoir un autre enfant dans un
                    avenir proche dans cette zone sensible, mieux vaut, en effet, éviter de
                    multiplier les cicatrices. Il arrive aussi qu'un côté de la cicatrice se
                    rétracte plus que l'autre, ce qui entraîne un décalage sur toute sa
                    longueur on peut alors refaire l'épisiotomie en tenant compte de cette
                    asymétrie de rétraction physiologique. L'intervention, effectuée après
                    les règles, permet une cicatrisation dans un milieu moins humide et donc
                    plus propice qu'après l'accouchement.
                  • manu
                    Comme JC, dans le texte ... mais je vous préviens, y en a une tartine !!! Blandine ******************* PARENTS, juillet 2004, p.100-103 LA VÉRITÉ SUR
                    Message 9 de 23 , 13 juin 2004
                      Comme JC, dans le texte ... mais je vous préviens, y'en a une tartine
                      !!!


                      Blandine



                      *******************



                      PARENTS, juillet 2004, p.100-103

                      LA VÉRITÉ SUR L'épisiotomie

                      *******ah bon ? Il y a une vérité unique, intangible, immuable, valable
                      pour toutes les femmes, dans toutes les situations d'accouchement, par
                      dela les siècles et quelles que soient les cultures et sociétés
                      concernées ?

                      ##################

                      ben évidemment !
                      ;-ppppppppp
                      manu






                      [Les parties de ce message comportant autre chose que du texte seul on été supprimées]
                    • celine david
                      Vos témoignages me remémorent effectivement la réflexion tout en finesse de ce qui était alors mon gynéco chéri . Genre au bout de 2 poussées : quelle
                      Message 10 de 23 , 13 juin 2004
                        Vos témoignages me remémorent effectivement la
                        réflexion tout en finesse de ce qui était alors mon
                        "gynéco chéri". Genre au bout de 2 poussées : quelle
                        flemmarde, je sais qu'elle (c'est surtout cette
                        manière de s'adresser à moi indirectement qui est le
                        plus horripilant) peut pousser mieux ...
                        Mais contrairement à vous j'ai apprécié la présence de
                        mon conjoint et qui n'a jamais eu de réflexions
                        déplacées, elles ne lui ont même pas effleurées
                        l'esprit. Au moins un qui ne se laisse pas
                        endoctriner.

                        céline DAVID maman



                        --- Poitel Blandine <searchb@...> a écrit :
                        ---------------------------------


                        "joelle: En voilà un autre sujet... l'endoctrinement
                        des hommes!, l'endoctrinement de l'humain!
                        Il me prend les tripes ce sujet là, parce que je me
                        souviens avoir copieusement injurié les "mâles" qui me
                        reprochaient de pas pousser correctement pour mon
                        premier accouchement, que mon homme était de
                        leur côté avec des mots doux comme tu cites :-((((
                        Qu'après la naissance, il considerait que
                        "franchement, trois minutes, faut pas te plaindre..."
                        J'ai fini par me passer de la présence des hommes, y
                        compris du mien, et la dernière naissance fut le plus
                        grand délice!"


                        Oh Joelle, comme cela me parle ce que tu dis la !!! je
                        me souviens de mon premier accouchement, et du "ta
                        gueule, c'est moi qui accouche" qui a fuse sechement
                        alors que l'interne (ou le toubib, j'en sais rien)
                        m'eng..... pour la enieme fois en un quart d'heure,
                        parce que "trois poussees par contractions ma tite
                        dame, pas deux, trois, on va pas y passer la journee
                        !!!) (et kesk'y crois cet abruti qui ne vivra jamais
                        cela ??? que je fais du tricot, une balade de sante,
                        et que je ne pousse deux fois au lieu de trois que
                        pour l'em......... ???? et je suis pas "ma tite dame",
                        on n'a pas eleve les cochons ensemble, que je sache -
                        d'abord moi j'ai jamais eleve de cochons, lui, je ne
                        sais pas ...) du coup, le monsieur, vexe, a tourne les
                        talons et a debarrasse le plancher. Bon vent, et au
                        plaisir de jamais vous revoir !!!

                        moi aussi ensuite je n'ai pas supporte la presence
                        d'hommes a mes accouchements suivants, et il s'est
                        trouve comme par hasard sans determination ni vouloir
                        que le papa ne put etre la que ... juste a l'expulsion
                        ... quel soulagement a pouvoir "etre" en accouchement
                        ainsi, quelle liberte retrouvee de ne pas sentir une
                        presence masculine "jugeante" (ou plutot que je
                        ressens comme telle ... mon ressenti, pas la realite,
                        hein, JC ???) ...

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                        Créez votre adresse sur http://mail.yahoo.fr
                      • Bernard Bel
                        (Suite) Vous trouverez sur le site de l AFAR la lettre adressée par Françoise Bardes à la rédaction de PARENTS, ainsi que le texte qu elle leur a soumis au
                        Message 11 de 23 , 30 juin 2004
                          (Suite)

                          Vous trouverez sur le site de l'AFAR la lettre adressée par Françoise
                          Bardes à la rédaction de PARENTS, ainsi que le texte qu'elle leur a
                          soumis au titre du droit de réponse, suite à l'article "La vérité sur
                          l'épisiotomie" publié dans le dernier numéro.

                          Les liens sont au sommet de la page:
                          http://www.fraternet.org/afar/presse/parents-juillet2004/
                          --
                          ---
                          Bernard Bel <bel@...-aix.fr>
                          Webmaster du portail <http://naissance.ws>
                          Secrétaire de l'AFAR <http://www.afar.info>
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