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Re: [Messageries-maritimes] Boutakoff

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  • mahedaniel
    Bien reçu msg et PJ Bien reçu msg et PJ
    Message 1 de 8 , 1 oct. 2006
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      Bien reçu msg et PJ
    • Jean-Claude DIDELOT
      Cher ami, Je réitère donc mon envoi en espérant qu il vous parviendra. Mon navire rentre en France. Ce pourrait être l André Lebon ou l Athos II... Je
      Message 2 de 8 , 1 oct. 2006
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      • 0 Pièce jointe
        Cher ami,
         
        Je réitère donc mon envoi en espérant qu'il vous parviendra. "Mon" navire rentre en France. Ce pourrait être l'André Lebon ou l'Athos II... Je crois qu'il me faut corriger la vitesse de 20 noeuds, ce serait plutôt 15 noeuds. Les réactions de la machine ne sont sans doute pas les mêmes selon qu'il s'agit d'un turbinard ou d'un diesel...
         
        Je suis né ce même mois de novembre 1939 ce qui peut expliquer mon incompétence!
         
        Cordialement.
         
        Jean-Claude Didelot 


        De : Messageries-maritimes@... [mailto:Messageries-maritimes@...] De la part de pierre.escaillas
        Envoyé : dimanche 1 octobre 2006 08:08
        À : Messageries-maritimes@...
        Objet : Re: [Messageries-maritimes] Boutakoff

        Cher J.-C. Didelot,
        Sur le site Yahoo du Groupe je ne trouve que le texte de votre mail et pas
        la P.J (mais celà est normal). Par contre sur ma messagerie perso je ne
        trouve que l'en-tête de votre mail : ni texte ni P.J ( et là, ce n'est pas
        normal ). "Votre navire" poursuit-il son voyage vers le Japon ou est-il sur
        le retour vers la métropole?
        Bon dimanche, P. Escaillas.
        ----- Original Message -----
        From: "Jean-Claude DIDELOT" <jcd@...>
        To: <Messageries-maritimes@...>
        Sent: Saturday, September 30, 2006 11:54 AM
        Subject: [Messageries-maritimes] Boutakoff


      • pierre.escaillas
        Merci, tout bien reçu cette fois! Un peu frustré car j aurais volontiers continué la lecture. Huit mois d ainesse (mars 39) ne me donnent pas la science
        Message 3 de 8 , 1 oct. 2006
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        • 0 Pièce jointe
          Merci, tout bien reçu cette fois! Un peu frustré car j'aurais volontiers continué la lecture.
          Huit mois "d'ainesse" (mars 39) ne me donnent pas la science infuse sur cette époque mais j'ai pu relever des vitesses de 14,8 nds pour le D'Artagnan, de 15,7 aux essais pour le Leconte de Lisle, de 18,5 en route libre pour l'Athos II et le Felix Roussel et de 19 nds pour le Pt. Doumer. L'Aramis était en arrêt pour transformations en croiseur auxiliaire à Saïgon à cette même époque. Tous ces navires étaient à ce moment sur la ligne d'Indochine ou d'Extrême-Orient.
          Des personnes beaucoup plus qualifiées que moi sur ce site (et pourvus de cartes plus précises) pourront, j'en suis certain, vous donner une position du navire à cinq heures du matin. Compte tenu de la manoeuvre et de la descente de la rivière de Saïgon le navire devraît se trouver dans le sud de la pointe de Camau.
          Bien cordialement,
          Pierre Escaillas.  
          ----- Original Message -----
          Sent: Sunday, October 01, 2006 1:44 PM
          Subject: RE: [Messageries-maritimes] Boutakoff

          Cher ami,
           
          Je réitère donc mon envoi en espérant qu'il vous parviendra. "Mon" navire rentre en France. Ce pourrait être l'André Lebon ou l'Athos II... Je crois qu'il me faut corriger la vitesse de 20 noeuds, ce serait plutôt 15 noeuds. Les réactions de la machine ne sont sans doute pas les mêmes selon qu'il s'agit d'un turbinard ou d'un diesel...
           
          Je suis né ce même mois de novembre 1939 ce qui peut expliquer mon incompétence!
           
          Cordialement.
           
          Jean-Claude Didelot 


          De : Messageries-maritimes@... [mailto:Messageries-maritimes@...] De la part de pierre.escaillas
          Envoyé : dimanche 1 octobre 2006 08:08
          À : Messageries-maritimes@...
          Objet : Re: [Messageries-maritimes] Boutakoff

          Cher J.-C. Didelot,
          Sur le site Yahoo du Groupe je ne trouve que le texte de votre mail et pas
          la P.J (mais celà est normal). Par contre sur ma messagerie perso je ne
          trouve que l'en-tête de votre mail : ni texte ni P.J ( et là, ce n'est pas
          normal ). "Votre navire" poursuit-il son voyage vers le Japon ou est-il sur
          le retour vers la métropole?
          Bon dimanche, P. Escaillas.
          ----- Original Message -----
          From: "Jean-Claude DIDELOT" <jcd@...>
          To: <Messageries-maritimes@...>
          Sent: Saturday, September 30, 2006 11:54 AM
          Subject: [Messageries-maritimes] Boutakoff


        • vidocq
          Mr Didelot Voici quelques réflexions que votre texte m inspire . NOTE SUR LE BOUTAKOF « un passager vient de tomber à l eau ! Vous êtes sur ? . » NOTE
          Message 4 de 8 , 2 oct. 2006
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          • 0 Pièce jointe

            Mr Didelot   Voici quelques réflexions que votre texte m'inspire .

             

            NOTE SUR LE BOUTAKOF

             

            « un passager vient de tomber à l’eau !

            Vous êtes sur ? … »

             

            NOTE  1 :  Non. Ce n’est pas le moment de poser des questions ! La vie d’un homme est en danger. Il faut réagir vite , très vite .

             

            « L’Officier saisit ses jumelles…, perte de temps , c’est le rôle des timoniers . 

             

            NOTE  2 :  Il faut hurler au timonier .. »la barre  toute à droite , annoncez les caps de dix en dix » par exemple, ou à gauche si on connaît le bord ou l’homme est tombé . Peut-être qu’il est encore temps ainsi de le faire échapper aux hélices. On appuie sur le bouton de largage d’une des deux grosses bouées lumineuses qui étaient accrochées de chaque bord à l’AR des paquebots (elles émettaient une lueur rouge et brûlaient pendant plus de deux heures en dégageant une épaisse fumée). On prévient la machine qu’il va falloir manœuvrer pour un homme à la mer.

            A ce moment seulement on préviendra  le Commandant, le Médecin (qui fait parti de l’armement de la baleinière) , on appelle au poste pour l’armement du canot ….Un homme à la veille de chaque bord…etc

            Quand le Pacha arrive la situation est claire , soit il prend ,soit il laisse le Second Capitaine continuer le Boutakof, ( à cinq heures du matin le Scd était de quart ).

             

            Le Boutakof se fait par des manœuvres de barre très franches. La barre toute d’un bord , puis quand on approche (à 10° environ) du Cap à 70° de la route , on met barre à zéro, puis on balance la barre toute, de l’autre bord. Jusqu’à venir au cap inverse. Il n’est pas question de rencontrer ce qui freinerait la giration. Là encore c’est une question de temps . Il faut aller le plus vite possible pour revenir sur la bouée .

             

            « …inscrivit sur le carnet de passerelle :  05h17 Aux ordres du Commandant, 05h18  appelé aux postes… »

             

            NOTE  3 :  Le navire est toujours aux ordres du Cdt ! Cette mention ne doit pas figurer sur le carnet.

            C’est à 5h00 que Hieu déboula sur la passerelle , donc un délais de  18 minutes avant de mettre aux postes ! je pense qu’une commission d’enquête demanderait des explications….car un boutakof doit durer entre 15 et 20 minutes environ dans ce cas .

             

            « …Nous venons de terminer un Boutakof. C’est une manœuvre qui …. »

             

            NOTE 4 :  Dans ce paragraphe le Cdt se désole , en revenant  à la bouée il ne voit pas le bonhomme ! Et pour cause . Il y a fort peu de chance qu’il y soit car la bouée a été larguée avec du retard sur sa chute et vue la vitesse du navire , le pauvre doit patauger loin derrière. Donc c’est maintenant qu’il faut entreprendre une recherche , tout dépend de l’état de la mer et du vent… On remonte sur la route ou on décrit des cercles de plus en plus grands…Enfin de toute façon on ne repart pas si vite. Il faut chercher. Oui , il y a la menace des sous-marins , et alors ? Cherchons quand même. 

             

            NOTE 5 :  Le Boutakof est une bonne manœuvre pour un homme à la mer …quand on est sur la passerelle !   Mais imaginez un instant que vous êtes à la place du bonhomme dans la patouille. Vous venez de remonter à la surface , le navire s’éloigne . Soudain, vous le voyez abattre d’un bord  . OUF . vous êtes presque sauvé. Il continu son abattée car maintenant vous le voyez presque par le travers, tous les ponts sont éclairés, vous apercevez même des gens qui s’agitent. OUI il revient vous chercher! Puis soudain brusque changement de cap il abat dans l’autre sens , il s’éloigne et avec le nez au ras de la flotte vous le voyez disparaître. Vous ne comprenez plus  Brrr…le froid de l’eau commence à vous pénétrez , la bouée est  loin ,à quoi bon lutter, car dans ces moments là comment se souvenir de Monsieur l’Amiral Boutakof.  

            Il est évident que l’autre manœuvre : ….Un homme à la mer !  Stoppez la machine ! En arrière toute ! est plus confortable sur le plan psychologique pour le naufragé ….bien que revenir en AR sur lui présente le risque d"en faire un hachis dans les hélices .. 

             Bonne soirée .

            Amicalement . J.Fages.
          • Claude Pétrelluzzi
            Toit à fait d accord avec toi Jean -La priorité des priorités pour l Officier de quart est de réagir vite sans attendre la venue du Commandant La seule
            Message 5 de 8 , 3 oct. 2006
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            • 0 Pièce jointe
              Toit à fait d'accord avec toi Jean -La priorité des priorités pour l'Officier de quart est de réagir vite sans attendre la venue du Commandant
              La seule question à poser immédiatement c'est,après l'annonce de l'homme à la mer,  << Où ? ,de quel côté ? >> et,de suite,mettre la barre
              toute à droite ou toute à gauche selon le bord indiqué,en espérant que le bonhomme n'est pas déjà passé sous l'hélice -
              Ensuite on peut demander <depuis quand ? > mais c'est simplement pour rapidement évaluer la distance parcourue : en effet,à 15 noeuds
              le navire parcourt 7,7 mètres à la seconde ou 463 mètres/minute -
              simultanément la (ou les ) bouée lumineuse est larguée,le Commandant et la machine sont prévenus,la veille renforcée pour ne pas quitter
              des yeux la bouée et ses environs,le projecteur paré ( tous les navires en avait un à l'époque) etc .....
              Le Commandant décidera de la suite à donner à la manoeuvre amorcée par l'Officier de quart.
              A noter que le Boutakof n'est pas la seule manoeuvre pour la récupération d'un homme à la mer -Si cette manoeuvre "préconisée" de
              nuit,voire "impérative" par temps boûché,permet de revenir à coup sûr sur la bouée,elle a le désavantage de prendre beaucoup de temps,
              et,comme tu l'as souligné,de décourager le naufragé qui voit ,de loin,le navire amorcer un retour vers lui,puis,tout à coup,s'éloigner de nouveau..
              D'autres manoeuvres,surtout s'il fait "clair",peuvent ètre utilisées : soit faire le 1/2 tour et revenir vers la bouée,soit battre en arrière et revenir
              sur la bouée (manoeuvre + ou - longue selon qu'on à faire à un turbinard,à une machine alternative,ou des moteurs),aucun risque de "découper"
              le naufragé avec l'hélice battant en arrière,car il est déjà loin..    Amicalement  Pétrelluzzi
              ----- Original Message -----
              From: vidocq
              Sent: Monday, October 02, 2006 8:57 PM
              Subject: Re: [Messageries-maritimes] Boutakoff

              Mr Didelot   Voici quelques réflexions que votre texte m'inspire .

               

              NOTE SUR LE BOUTAKOF

               

              « un passager vient de tomber à l’eau !

              Vous êtes sur ? … »

               

              NOTE  1 :  Non. Ce n’est pas le moment de poser des questions ! La vie d’un homme est en danger. Il faut réagir vite , très vite .

               

              « L’Officier saisit ses jumelles…, perte de temps , c’est le rôle des timoniers . 

               

              NOTE  2 :  Il faut hurler au timonier .. »la barre  toute à droite , annoncez les caps de dix en dix » par exemple, ou à gauche si on connaît le bord ou l’homme est tombé . Peut-être qu’il est encore temps ainsi de le faire échapper aux hélices. On appuie sur le bouton de largage d’une des deux grosses bouées lumineuses qui étaient accrochées de chaque bord à l’AR des paquebots (elles émettaient une lueur rouge et brûlaient pendant plus de deux heures en dégageant une épaisse fumée). On prévient la machine qu’il va falloir manœuvrer pour un homme à la mer.

              A ce moment seulement on préviendra  le Commandant, le Médecin (qui fait parti de l’armement de la baleinière) , on appelle au poste pour l’armement du canot ….Un homme à la veille de chaque bord…etc

              Quand le Pacha arrive la situation est claire , soit il prend ,soit il laisse le Second Capitaine continuer le Boutakof, ( à cinq heures du matin le Scd était de quart ).

               

              Le Boutakof se fait par des manœuvres de barre très franches. La barre toute d’un bord , puis quand on approche (à 10° environ) du Cap à 70° de la route , on met barre à zéro, puis on balance la barre toute, de l’autre bord. Jusqu’à venir au cap inverse. Il n’est pas question de rencontrer ce qui freinerait la giration. Là encore c’est une question de temps . Il faut aller le plus vite possible pour revenir sur la bouée .

               

              « …inscrivit sur le carnet de passerelle :  05h17 Aux ordres du Commandant, 05h18  appelé aux postes… »

               

              NOTE  3 :  Le navire est toujours aux ordres du Cdt ! Cette mention ne doit pas figurer sur le carnet.

              C’est à 5h00 que Hieu déboula sur la passerelle , donc un délais de  18 minutes avant de mettre aux postes ! je pense qu’une commission d’enquête demanderait des explications….car un boutakof doit durer entre 15 et 20 minutes environ dans ce cas .

               

              « …Nous venons de terminer un Boutakof. C’est une manœuvre qui …. »

               

              NOTE 4 :  Dans ce paragraphe le Cdt se désole , en revenant  à la bouée il ne voit pas le bonhomme ! Et pour cause . Il y a fort peu de chance qu’il y soit car la bouée a été larguée avec du retard sur sa chute et vue la vitesse du navire , le pauvre doit patauger loin derrière. Donc c’est maintenant qu’il faut entreprendre une recherche , tout dépend de l’état de la mer et du vent… On remonte sur la route ou on décrit des cercles de plus en plus grands…Enfin de toute façon on ne repart pas si vite. Il faut chercher. Oui , il y a la menace des sous-marins , et alors ? Cherchons quand même. 

               

              NOTE 5 :  Le Boutakof est une bonne manœuvre pour un homme à la mer …quand on est sur la passerelle !   Mais imaginez un instant que vous êtes à la place du bonhomme dans la patouille. Vous venez de remonter à la surface , le navire s’éloigne . Soudain, vous le voyez abattre d’un bord  . OUF . vous êtes presque sauvé. Il continu son abattée car maintenant vous le voyez presque par le travers, tous les ponts sont éclairés, vous apercevez même des gens qui s’agitent. OUI il revient vous chercher! Puis soudain brusque changement de cap il abat dans l’autre sens , il s’éloigne et avec le nez au ras de la flotte vous le voyez disparaître. Vous ne comprenez plus  Brrr…le froid de l’eau commence à vous pénétrez , la bouée est  loin ,à quoi bon lutter, car dans ces moments là comment se souvenir de Monsieur l’Amiral Boutakof.  

              Il est évident que l’autre manœuvre : ….Un homme à la mer !  Stoppez la machine ! En arrière toute ! est plus confortable sur le plan psychologique pour le naufragé ….bien que revenir en AR sur lui présente le risque d"en faire un hachis dans les hélices .. 

               Bonne soirée .

              Amicalement . J.Fages.

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