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Mal de mer

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  • jpranson
    Bonjour à tous et merci de tous ces aveux qui suppriment la moindre honte qui aurait pu me rester d avoir eu aussi le mal de mer. Le pire, comme beaucoup l on
    Message 1 de 10 , 1 dc. 2008
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    • 0 Pièce jointe
      Bonjour à tous et merci de tous ces aveux qui suppriment la moindre honte qui aurait pu me rester d'avoir eu aussi le mal de mer.
      Le pire, comme beaucoup l'on dit, c'était la Royale; je me souviens avec horreur de ce qu'ils appelaient poétiquement des "corvettes" sur les vieilles frégates anglaises des EOR de 1956. C'est pour cette raison que j'ai bossé pour sortir bien placé et pouvoir choisir un "gros cul" pour ne pas passer le reste de mon service à faire Raoul ! Le Jean Bart était assez confortable mais ensuite j'ai été affecté sur un LST qui roulait comme c'est pas permis et sur lequel il m'est arrivé d'être bien malade. Cela aurait aussi pu être un "lamparo".
      En général la position couchée m'évitait d'être malade sauf quand il fallait dormir dans un hamac. Quand nous partions en corvette c'était la course de vitesse pour positionner son hamac sur les caissons....
      Personne n'a évoqué le mal de l'air qui affecte assez de monde pour que soient prévus des "sacs vomitoires" sur des avions qui ne bougent pourtant pas beaucoup. J'ai failli être malade un jour où un pilote qui m'avait emmené en promenade a voulu me montrer le "glissé chasseur"
      Il aurait été intéressant d'avoir des avis médicaux pertinents sur la question.
      Jean Paul Ranson
    • Jose Créac'h
      Bonjour à tous, le mal de mer je l ai toujours connu et ce n ai pas faute d avoir navigué, puisque j ai commence à bourlinguer je n avais que quelques jours
      Message 2 de 10 , 1 dc. 2008
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      • 0 Pièce jointe
        Bonjour à tous, le mal de mer je l'ai toujours connu et ce n'ai pas faute d'avoir navigué, puisque j'ai commence à bourlinguer je n'avais que quelques jours en janvier 56 et ça dure toujours.Le pire c'est que dans les canots de la SNSM rien mais par contre l'un des pires que j'ai fait...... Le Licorne Pacifique alors la je vous dit pas quand il ce mettait à rouler ......Je crois que c'est son long roulis qui me rendais malade.Les militaires ont fait des  essais  avec  des volontaires  et  se serait  un problème  d'oreille  interne, je suis assez d'accord  puisque moi je me bouche une oreille et mon problème s'en trouve nettement amélioré .  Bonne semaine à tous  Jose Creac'h

        --- En date de : Lun 1.12.08, jpranson <jpranson@...> a écrit :
        De: jpranson <jpranson@...>
        Objet: [Messageries-maritimes] Mal de mer
        À: Messageries-maritimes@...
        Date: Lundi 1 Décembre 2008, 9h02

        Bonjour à tous et merci de tous ces aveux qui suppriment la moindre honte qui aurait pu me rester d'avoir eu aussi le mal de mer.
        Le pire, comme beaucoup l'on dit, c'était la Royale; je me souviens avec horreur de ce qu'ils appelaient poétiquement des "corvettes" sur les vieilles frégates anglaises des EOR de 1956. C'est pour cette raison que j'ai bossé pour sortir bien placé et pouvoir choisir un "gros cul" pour ne pas passer le reste de mon service à faire Raoul ! Le Jean Bart était assez confortable mais ensuite j'ai été affecté sur un LST qui roulait comme c'est pas permis et sur lequel il m'est arrivé d'être bien malade. Cela aurait aussi pu être un "lamparo".
        En général la position couchée m'évitait d'être malade sauf quand il fallait dormir dans un hamac. Quand nous partions en corvette c'était la course de vitesse pour positionner son hamac sur les caissons....
        Personne n'a évoqué le mal de l'air qui affecte assez de monde pour que soient prévus des "sacs vomitoires" sur des avions qui ne bougent pourtant pas beaucoup. J'ai failli être malade un jour où un pilote qui m'avait emmené en promenade a voulu me montrer le "glissé chasseur"
        Il aurait été intéressant d'avoir des avis médicaux pertinents sur la question.
        Jean Paul Ranson

      • leonard.drouillard@gmail.com
        Bonjour à tous, et merci, Je vous avoue bien sincèrement que je ne savais pas trop quoi attendre du sujet sur le mal de mer et surtout si vous alliez y
        Message 3 de 10 , 3 dc. 2008
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        • 0 Pièce jointe
          Bonjour à tous, et merci,

          Je vous avoue bien sincèrement que je ne savais pas trop quoi attendre
          du sujet sur le mal de mer et surtout si vous alliez y répondre.
          J'espérais peut-être que certains d'entre- vous me donnent des recettes
          d'antan qui auraient pu être recoupées avec les "conseils" émis au XIXe
          et je constate que si les remèdes ont changé le mal lui est le même.
          Pour répondre à quelques interrogations et propos, le vecteur de ce mal
          est bien l’oreille interne et notre capacité à reconnaitre notre
          position dans l’espace… terme bien approprié pour ceux qui ont marché
          sur des cloisons. Les anglais n’en sont pas dispensés, le mal est
          reconnu par leur marine… et pas que pour les touristes occasionnels. Si
          une différence pouvait se faire sur celui subit par les français et par
          les anglais lors d’une bataille, je vous donne ces informations qui ne
          sont peut-être pas des généralités mais qui ont été des principes à bord
          pour des commandants. Il était entendu que l’alcool soignait le mal de
          mer – une ivresse pour soigner les symptômes d’une autre… nous sommes au
          XVIIIe et XIXe – aussi sur les bâtiments anglais on donnait les doses de
          rhum – ou de l’alcool de service – dès le pavillon ennemi en vue, les
          hommes devaient commencer la manœuvre et les plus malades devaient avant
          cela prendre biscuits et viande salée, ou en tout cas ce qui restait à
          consommer, et surtout bouger rester en mouvement pour la manœuvre. Coté
          français la dose était donnée avant le combat simplement…. Une
          différence qui semble nous avoir coûté cher lorsque les équipages
          étaient en proie à ce mal. Sommes-nous dans ce cas plus méritants de nos
          victoires ? N’allons pas jusqu’à là…

          Aujourd’hui il semble que la chimie permet de soigner ses effets mais
          pas le mal, il n’y a pas de « vaccin » contre cela. Tout marin - et
          bravo aux exceptions - reste concerné de fait par ce mal, à des degrés
          divers et selon des situations propres à chacun.

          Merci à tous pour vos commentaires et témoignages.

          Léonard DROUILLARD





          Jose Créac'h a écrit :
          >
          > Bonjour à tous, le mal de mer je l'ai toujours connu et ce n'ai pas
          > faute d'avoir navigué, puisque j'ai commence à bourlinguer je n'avais
          > que quelques jours en janvier 56 et ça dure toujours.Le pire c'est que
          > dans les canots de la SNSM rien mais par contre l'un des pires que
          > j'ai fait...... Le Licorne Pacifique alors la je vous dit pas quand il
          > ce mettait à rouler ......Je crois que c'est son long roulis qui me
          > rendais malade.Les militaires ont fait des essais avec des volontaires
          > et se serait un problème d'oreille interne, je suis assez d'accord
          > puisque moi je me bouche une oreille et mon problème s'en trouve
          > nettement amélioré . Bonne semaine à tous Jose Creac'h
          >
          > --- En date de : *Lun 1.12.08, jpranson /<jpranson@...>/* a écrit :
          >
          > De: jpranson <jpranson@...>
          > Objet: [Messageries-maritimes] Mal de mer
          > À: Messageries-maritimes@...
          > Date: Lundi 1 Décembre 2008, 9h02
          >
          > Bonjour à tous et merci de tous ces aveux qui suppriment la
          > moindre honte qui aurait pu me rester d'avoir eu aussi le mal de mer.
          > Le pire, comme beaucoup l'on dit, c'était la Royale; je me
          > souviens avec horreur de ce qu'ils appelaient poétiquement des
          > "corvettes" sur les vieilles frégates anglaises des EOR de 1956.
          > C'est pour cette raison que j'ai bossé pour sortir bien placé et
          > pouvoir choisir un "gros cul" pour ne pas passer le reste de mon
          > service à faire Raoul ! Le Jean Bart était assez confortable mais
          > ensuite j'ai été affecté sur un LST qui roulait comme c'est pas
          > permis et sur lequel il m'est arrivé d'être bien malade. Cela
          > aurait aussi pu être un "lamparo".
          > En général la position couchée m'évitait d'être malade sauf quand
          > il fallait dormir dans un hamac. Quand nous partions en corvette
          > c'était la course de vitesse pour positionner son hamac sur les
          > caissons....
          > Personne n'a évoqué le mal de l'air qui affecte assez de monde
          > pour que soient prévus des "sacs vomitoires" sur des avions qui ne
          > bougent pourtant pas beaucoup. J'ai failli être malade un jour où
          > un pilote qui m'avait emmené en promenade a voulu me montrer le
          > "glissé chasseur"
          > Il aurait été intéressant d'avoir des avis médicaux pertinents sur
          > la question.
          > Jean Paul Ranson
          >
          >
          >
        • Jean Claude COLLIN
          Jean-Claude Collintel : 04 94 27 30 73fax: 04 94 61 05 23mob:06 13 02 60 19lazysusan@wanadoo.frhttp://perso.wanadoo.fr/lazysusan/ Voici revenu le mois de mars,
          Message 4 de 10 , 11 nov. 2009
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            Jean-Claude Collintel : 04 94 27 30 73fax: 04 94 61 05 23mob:06 13 02 60 19lazysusan@...://perso.wanadoo.fr/lazysusan/

            Voici revenu le mois de mars, avec ses tempêtes, c'est-à-dire, pour  
            les marins, au pire le naufrage, au mieux le mal de mer.
            "Les malades, plongés dans d'indicibles angoisses, insouciants de ce  
            qui se passe autour d'eux, restent sans courage, sans désir, sans  
            volonté. Leur visage est décoloré, l'appétit disparaît. Ce mal  
            augmente en raison directe de l'agitation de la mer". Ainsi  
            s'exprimait le docteur Bayle, il y a plus d'un siècle. Que de progrès  
            n'avons-nous pas faits en un siècle? Pour le mal de mer, on en est  
            resté au même point.
            Il y a des gens qui se sont retrouvés en prison pour avoir voulu y  
            échapper; ce fut la mésaventure de Jean-Casimir de Pologne, en 1639,  
            il y a 350 ans. Il se rendait en Espagne lorsqu'il se fit débarquer à  
            Saint-Tropez, tant il souffrait du fameux mal. Il continuait son  
            voyage par terre quand il fut arrêté à Port-de-Bouc par ordre de  
            Richelieu pour "complot contre la France". A Sisteron, au sommet de la  
            citadelle qui surplombe l'étranglement de la Durance, on vous montre  
            encore la cellule où il médita pendant six mois sur les inconvénients  
            du mal de mer.
            On peut même en mourir: en 43 avant notre ère, Cicéron s'était  
            embarqué pour fuir Pompilius, que Marc-Antoine avait dépêché contre  
            lui, mais il souffrait de telles nausées qu'il préféra retourner à  
            Gaète, où l'attendait une mort certaine. Et en effet on lui coupa la  
            tête, et aussi les mains. Comme on le voit, les dangers du métier  
            d'écrivain ne datent pas d'hier.
            Pierre Deloye
          • Jean FAGES
            MAL DE MER Je n ai JAMAIS eu le mal de mer…. et pourtant ! Tout gamin ,en 1938,39,, j ai fait des traversées Marseille/Ajaccio comme « passager
            Message 5 de 10 , 19 fvr.
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              MAL DE MER

               

              Je n'ai JAMAIS eu le mal de mer…. et pourtant !

              Tout gamin ,en 1938,39,, j'ai fait des traversées Marseille/Ajaccio comme « passager chaise-longue » en pontée ! J'entends encore ma mère dire à l'arrivée : nous avons eu mauvais temps mais Jean n'a pas été malade.

              En 1946 , un convoi de trois paquebots appareille de Marseille pour Dakar avec à bord, en grande majorité, des hommes ,fonctionnaires, commerçants, employés...etc, dont mon père fondé de pouvoir dans une banque. Tout ce beau monde allait prendre la relève de ceux qui venaient de passer quatre ans en Afrique. Quelques mois plus tard, ma mère, ma sœur et moi le rejoignons à Dakar et la traversée se fit , je vous le donne en mille, sur l' ex navire forceur de blocus Allemand le  « Sperbrecher Mur » rebaptisé « Ile d'Oléron ».

              Il est armé par la Marine nationale, le 29 août 1945, en bâtiment de transport et porte le nom d'Ile d'Oléron Les Allemands l'avaient transformé en navire Hôpital .Il a alors une capacité de 584 couchettes et un volume de cales de 2400m3. Il est affecté au rapatriement des familles dispersées et au transport vers l'Afrique du Nord et l'Afrique occidentale des troupes coloniales.(wikipedia)

              Transformé plus tard en navire expérimental lanceur d'engin ceux qui l'ont aperçu peuvent imaginer l'espace vital dont disposait cette meute constituée uniquement de femmes et d'enfants qui s'entassèrent dans cet hôpital à l'allure de Stalag . Beaucoup d'enfants couchèrent avec leur mère et ce fut le cas de ma sœur. Repas servi à la louche , toilettes communes , mais bonne humeur générale . Un équipage qui fut formidable et qui fit vraiment le Maximum, rendons lui ce petit hommage. Le voyage fut long ? Ce n'était pas un coursier des mers, mauvais temps en méditerranée Escale « technique« à casa , personne à terre. ! Plus de dix jours pour arriver à Dakar..J'avais 14 ans, Je n'ai pas eu le mal de mer et pourtant dans les faux-ponts ce ne fut pas la joie...

              Puis Deux fois Dakar Marseille sur le Medie II, paquebot de Fabre Pas de mal de mer .

              Deux voyages en Constellation sur l'Afrique et un vol Marseille/Lyon /Paris mémorable en DC3 non capitonné en plein mois de décembre avec distribution de couverture au départ de marignane dont l'aérogare était une cabane en bois, enfin un peu plus grande quand même mais en bois  . Toujours pas de mal de l'air .

              Et puis voici le temps du métier les cargos confortables des MM, pas de mal de mer .

              Le service militaire en Indochine sur un LSM (landing Ship Medium) puis un PC Le trident , Des coquilles de noix affreuses dans la mousson, pas de mal de mer . Aller retour Indochine en superconstellation ; Pas de mal de l'air.

              En 1968 me voilà Second Capitaine sur un paquebot , Le Calédonien. Nous sommes sur le voyage retour en escale à Papeete et vu l’inexistence des opérations commerciales je m'intègre dans une excursion de passagers à Moorea .Départ en vedette le matin , ballade dans l'ile, baignade, grand repas à l'hôtel de la baie de cook (le seul de l'ile à cette époque) A 16h30 embarquement sur une grosse vedette très puissante pour le retour. Dès la passe franchie elle se mit à danser et plonger allègrement dans le clapot soulevé par une bonne brise. Il devait bien y avoir plus de 30 passagers du calédonien , je les connaissais tous bien sur et très vite . je du aller de l'un à l'autre pour essayer de leur apporter un peu de réconfort ...Puis soudain une sueur froide m'envahit, un spasme me secoua , les jambes ...enfin vous avez compris j'avais le mal de mer. Une seule pensée me vint à l'esprit : planques toi mon vieux , que les passagers ne voient pas le second se vider comme un bleu ! Je réussi à atteindre le bord sous le vent à l'AR de la plateforme et me glisser sur la large défense à l'extérieur : la délivrance vint enfin ...J'ai eu la chance de ne pas tomber à l'eau . Je revins vers « mes ouailles » pale comme un mort et bien peu solide sur des jambes flageolantes...

              Dire que l'on jamais eu le mal de mer , c'est ne pas savoir qu'un jour peut-être on l'aura . Alors soyons modestes et c'est je crois le sentiment que chacun a exprimé ici . J.Fages

            • Christian COLOMBI
              Mon premier voyage sur le Jean Laborde. Mer d huile, Stromboli, etc...Arrive le premier dimanche d inspection du Cdt, aux environs du cap Gardafui, nous
              Message 6 de 10 , 20 fvr.
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              • 0 Pièce jointe

                Mon premier voyage sur le Jean Laborde. Mer d'huile, Stromboli, etc...Arrive le premier dimanche d'inspection du Cdt, aux environs du cap Gardafui, nous venions d'entrer dans la mousson. Responsable des classes touriste, 3emes et entrepont, je suis au garde a vous en grand blanc â l’entrée de l'entrepont, et nous voila partis en file indienne. Il faisait 45 degrés et les pauvres réunionnais retour du service militaire vomissaient depuis deux jours. Autant dire que ça clapotait et que mes belles chaussures blanches ont vite vire au rose. Malade comme un chien et derrière tout l’État Major, je profitais de chaque passage devant des sanitaires pour m'y précipiter en catimini, et j'en ressortait de plus en plus pâle et la casquette de guingois. Enfin ce cauchemar se termine, selon la tradition, â la cambuse, et le chef cambusier tout sourire nous sert une collation d'andouille de Guéméné et de Muscadet. Et bien, vous le croirez si vous voulez, je n'ai plus jamais été malade, ce qui me permet de continuer â naviguer sur le Bateau Des Autres, ou je suis très demandé comme cuisinier touts temps, étant bien mieux â l’intérieur qu'â me faire rincer sur le pont, ou je ne sors que pour mon quart (le 4 a 8, de préférence) ou pour servir l'apéro et les tapas.



                                                                                                                
                                                                                                                           COLOMBI



                To: Messageries-maritimes@...
                From: irenejeanfages@...
                Date: Thu, 20 Feb 2014 08:57:37 +0100
                Subject: [Messageries-maritimes] Mal de mer

                 
                 

                MAL DE MER

                 

                Je n'ai JAMAIS eu le mal de mer…. et pourtant !

                Tout gamin ,en 1938,39,, j'ai fait des traversées Marseille/Ajaccio comme « passager chaise-longue » en pontée ! J'entends encore ma mère dire à l'arrivée : nous avons eu mauvais temps mais Jean n'a pas été malade.

                En 1946 , un convoi de trois paquebots appareille de Marseille pour Dakar avec à bord, en grande majorité, des hommes ,fonctionnaires, commerçants, employés...etc, dont mon père fondé de pouvoir dans une banque. Tout ce beau monde allait prendre la relève de ceux qui venaient de passer quatre ans en Afrique. Quelques mois plus tard, ma mère, ma sœur et moi le rejoignons à Dakar et la traversée se fit , je vous le donne en mille, sur l' ex navire forceur de blocus Allemand le  « Sperbrecher Mur » rebaptisé « Ile d'Oléron ».

                Il est armé par la Marine nationale, le 29 août 1945, en bâtiment de transport et porte le nom d'Ile d'Oléron Les Allemands l'avaient transformé en navire Hôpital .Il a alors une capacité de 584 couchettes et un volume de cales de 2400m3. Il est affecté au rapatriement des familles dispersées et au transport vers l'Afrique du Nord et l'Afrique occidentale des troupes coloniales.(wikipedia)

                Transformé plus tard en navire expérimental lanceur d'engin ceux qui l'ont aperçu peuvent imaginer l'espace vital dont disposait cette meute constituée uniquement de femmes et d'enfants qui s'entassèrent dans cet hôpital à l'allure de Stalag . Beaucoup d'enfants couchèrent avec leur mère et ce fut le cas de ma sœur. Repas servi à la louche , toilettes communes , mais bonne humeur générale . Un équipage qui fut formidable et qui fit vraiment le Maximum, rendons lui ce petit hommage. Le voyage fut long ? Ce n'était pas un coursier des mers, mauvais temps en méditerranée Escale « technique« à casa , personne à terre. ! Plus de dix jours pour arriver à Dakar..J'avais 14 ans, Je n'ai pas eu le mal de mer et pourtant dans les faux-ponts ce ne fut pas la joie...

                Puis Deux fois Dakar Marseille sur le Medie II, paquebot de Fabre Pas de mal de mer .

                Deux voyages en Constellation sur l'Afrique et un vol Marseille/Lyon /Paris mémorable en DC3 non capitonné en plein mois de décembre avec distribution de couverture au départ de marignane dont l'aérogare était une cabane en bois, enfin un peu plus grande quand même mais en bois  . Toujours pas de mal de l'air .

                Et puis voici le temps du métier les cargos confortables des MM, pas de mal de mer .

                Le service militaire en Indochine sur un LSM (landing Ship Medium) puis un PC Le trident , Des coquilles de noix affreuses dans la mousson, pas de mal de mer . Aller retour Indochine en superconstellation ; Pas de mal de l'air.

                En 1968 me voilà Second Capitaine sur un paquebot , Le Calédonien. Nous sommes sur le voyage retour en escale à Papeete et vu l’inexistence des opérations commerciales je m'intègre dans une excursion de passagers à Moorea .Départ en vedette le matin , ballade dans l'ile, baignade, grand repas à l'hôtel de la baie de cook (le seul de l'ile à cette époque) A 16h30 embarquement sur une grosse vedette très puissante pour le retour. Dès la passe franchie elle se mit à danser et plonger allègrement dans le clapot soulevé par une bonne brise. Il devait bien y avoir plus de 30 passagers du calédonien , je les connaissais tous bien sur et très vite . je du aller de l'un à l'autre pour essayer de leur apporter un peu de réconfort ...Puis soudain une sueur froide m'envahit, un spasme me secoua , les jambes ...enfin vous avez compris j'avais le mal de mer. Une seule pensée me vint à l'esprit : planques toi mon vieux , que les passagers ne voient pas le second se vider comme un bleu ! Je réussi à atteindre le bord sous le vent à l'AR de la plateforme et me glisser sur la large défense à l'extérieur : la délivrance vint enfin ...J'ai eu la chance de ne pas tomber à l'eau . Je revins vers « mes ouailles » pale comme un mort et bien peu solide sur des jambes flageolantes...

                Dire que l'on jamais eu le mal de mer , c'est ne pas savoir qu'un jour peut-être on l'aura . Alors soyons modestes et c'est je crois le sentiment que chacun a exprimé ici . J.Fages


              • C.Lagier
                Cdt Fages Beau récit .. merci Le Jeudi 20 février 2014 11h50, Christian COLOMBI a écrit :   Mon premier voyage sur le Jean Laborde.
                Message 7 de 10 , 20 fvr.
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                • 0 Pièce jointe
                  Cdt Fages

                  Beau récit .. merci


                  Le Jeudi 20 février 2014 11h50, Christian COLOMBI <cdtsatanas@...> a écrit :
                   
                  Mon premier voyage sur le Jean Laborde. Mer d'huile, Stromboli, etc...Arrive le premier dimanche d'inspection du Cdt, aux environs du cap Gardafui, nous venions d'entrer dans la mousson. Responsable des classes touriste, 3emes et entrepont, je suis au garde a vous en grand blanc â l’entrée de l'entrepont, et nous voila partis en file indienne. Il faisait 45 degrés et les pauvres réunionnais retour du service militaire vomissaient depuis deux jours. Autant dire que ça clapotait et que mes belles chaussures blanches ont vite vire au rose. Malade comme un chien et derrière tout l’État Major, je profitais de chaque passage devant des sanitaires pour m'y précipiter en catimini, et j'en ressortait de plus en plus pâle et la casquette de guingois. Enfin ce cauchemar se termine, selon la tradition, â la cambuse, et le chef cambusier tout sourire nous sert une collation d'andouille de Guéméné et de Muscadet. Et bien, vous le croirez si vous voulez, je n'ai plus jamais été malade, ce qui me permet de continuer â naviguer sur le Bateau Des Autres, ou je suis très demandé comme cuisinier touts temps, étant bien mieux â l’intérieur qu'â me faire rincer sur le pont, ou je ne sors que pour mon quart (le 4 a 8, de préférence) ou pour servir l'apéro et les tapas.


                                                                                                                  
                                                                                                                             COLOMBI



                  To: Messageries-maritimes@...
                  From: irenejeanfages@...
                  Date: Thu, 20 Feb 2014 08:57:37 +0100
                  Subject: [Messageries-maritimes] Mal de mer

                   
                   
                  MAL DE MER
                   
                  Je n'ai JAMAIS eu le mal de mer…. et pourtant !
                  Tout gamin ,en 1938,39,, j'ai fait des traversées Marseille/Ajaccio comme « passager chaise-longue » en pontée ! J'entends encore ma mère dire à l'arrivée : nous avons eu mauvais temps mais Jean n'a pas été malade.
                  En 1946 , un convoi de trois paquebots appareille de Marseille pour Dakar avec à bord, en grande majorité, des hommes ,fonctionnaires, commerçants, employés...etc, dont mon père fondé de pouvoir dans une banque. Tout ce beau monde allait prendre la relève de ceux qui venaient de passer quatre ans en Afrique. Quelques mois plus tard, ma mère, ma sœur et moi le rejoignons à Dakar et la traversée se fit , je vous le donne en mille, sur l' ex navire forceur de blocus Allemand le  « Sperbrecher Mur » rebaptisé « Ile d'Oléron ».
                  Il est armé par la Marine nationale, le 29 août 1945, en bâtiment de transport et porte le nom d'Ile d'Oléron Les Allemands l'avaient transformé en navire Hôpital .Il a alors une capacité de 584 couchettes et un volume de cales de 2400m3. Il est affecté au rapatriement des familles dispersées et au transport vers l'Afrique du Nord et l'Afrique occidentale des troupes coloniales.(wikipedia)
                  Transformé plus tard en navire expérimental lanceur d'engin ceux qui l'ont aperçu peuvent imaginer l'espace vital dont disposait cette meute constituée uniquement de femmes et d'enfants qui s'entassèrent dans cet hôpital à l'allure de Stalag . Beaucoup d'enfants couchèrent avec leur mère et ce fut le cas de ma sœur. Repas servi à la louche , toilettes communes , mais bonne humeur générale . Un équipage qui fut formidable et qui fit vraiment le Maximum, rendons lui ce petit hommage. Le voyage fut long ? Ce n'était pas un coursier des mers, mauvais temps en méditerranée Escale « technique« à casa , personne à terre. ! Plus de dix jours pour arriver à Dakar..J'avais 14 ans, Je n'ai pas eu le mal de mer et pourtant dans les faux-ponts ce ne fut pas la joie...
                  Puis Deux fois Dakar Marseille sur le Medie II, paquebot de Fabre Pas de mal de mer .
                  Deux voyages en Constellation sur l'Afrique et un vol Marseille/Lyon /Paris mémorable en DC3 non capitonné en plein mois de décembre avec distribution de couverture au départ de marignane dont l'aérogare était une cabane en bois, enfin un peu plus grande quand même mais en bois  . Toujours pas de mal de l'air .
                  Et puis voici le temps du métier les cargos confortables des MM, pas de mal de mer .
                  Le service militaire en Indochine sur un LSM (landing Ship Medium) puis un PC Le trident , Des coquilles de noix affreuses dans la mousson, pas de mal de mer . Aller retour Indochine en superconstellation ; Pas de mal de l'air.
                  En 1968 me voilà Second Capitaine sur un paquebot , Le Calédonien. Nous sommes sur le voyage retour en escale à Papeete et vu l’inexistence des opérations commerciales je m'intègre dans une excursion de passagers à Moorea .Départ en vedette le matin , ballade dans l'ile, baignade, grand repas à l'hôtel de la baie de cook (le seul de l'ile à cette époque) A 16h30 embarquement sur une grosse vedette très puissante pour le retour. Dès la passe franchie elle se mit à danser et plonger allègrement dans le clapot soulevé par une bonne brise. Il devait bien y avoir plus de 30 passagers du calédonien , je les connaissais tous bien sur et très vite . je du aller de l'un à l'autre pour essayer de leur apporter un peu de réconfort ...Puis soudain une sueur froide m'envahit, un spasme me secoua , les jambes ...enfin vous avez compris j'avais le mal de mer. Une seule pensée me vint à l'esprit : planques toi mon vieux , que les passagers ne voient pas le second se vider comme un bleu ! Je réussi à atteindre le bord sous le vent à l'AR de la plateforme et me glisser sur la large défense à l'extérieur : la délivrance vint enfin ...J'ai eu la chance de ne pas tomber à l'eau . Je revins vers « mes ouailles » pale comme un mort et bien peu solide sur des jambes flageolantes...
                  Dire que l'on jamais eu le mal de mer , c'est ne pas savoir qu'un jour peut-être on l'aura . Alors soyons modestes et c'est je crois le sentiment que chacun a exprimé ici . J.Fages



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