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Pastis

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  • jpranson
    Je n aurais jamais cru que le sujet du pastis soit aussi fertile et suscite tant de contributions intéressantes. Je suis bien d accord que l éthylisme
    Message 1 de 19 , 30 juin 2008
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      Je n'aurais jamais cru que le sujet du pastis soit aussi fertile et suscite tant de contributions intéressantes.
      Je suis bien d'accord que l'éthylisme n'était pas réservé à une seule catégorie de navigateurs. J'ai moi même eu à souffrir, quand j'étais élève, des persécutions d'un Commandant qui aimait trop le whisky pour son propre bien et pour le mien.
      Il y avait des facteurs favorables à la propagation de cette maladie et je me suis toujours demandé ce qui me serait arrivé si j'avais continué à naviguer. Je n'ai jamais bu seul comme les vrais ivrognes mais en compagnie des copains j'en ai sifflé quelques uns sans en éprouver de remords.
      C'est vrai que les bars des paquebots étaient bien fréquentés aux escales et, pour changer le sujet, il me semble que le coiffeur aussi faisait un bon business aux escales. A bientôt. JP Ranson 
    • modsoviche@wanadoo.fr
      Bonjour à tous, allez j y vais moi aussi de mes petites anecdotes. Nous étions sur l Auray en plein Pacifique, 10,57 noeuds, léger roulis, la terre perdue
      Message 2 de 19 , 1 juil. 2008
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        Bonjour à tous,
        allez j'y vais moi aussi de mes petites anecdotes.
        Nous étions sur l'Auray en plein Pacifique, 10,57 noeuds, léger roulis, la terre perdue depuis longtemps, et sur l'avant dans très longtemps. C'était le soir de Noël. J'étais jeune chef de quart et avec ma bordée, à trois nous ne faisions pas soixante ans !
        D. P. et Soviche. Croyant bien faire Soviche avait offert pour l'occasion, une boutelille de pastis à ses deux coéquipiers. Le soir entre 20 et 24, l'ami P.  est à quinze degrés de la route. La mer est vaste, l'horizon claire et le navire trace sa route dans le vide. Mais tout de même P. continue à gouverner loin du cap. D'une voix légèrement (c'est un euphémisme) pâteuse, P. répond "j'suis à la route ... Lieut'nant. Mais non vous n'êtes pas à la route, revenez au .... Mais non j'suis à la route. Etc etc.. Je suis obligé avec l'aide de D. de le dégager de cette roue métallique à rayons qui faisait office de barre. Et il s'y accrochait le coquin. Alors, D. prend la barre. Et le poussant devant moi tout en le tenant pour qu'il ne s'étale pas de tout son long, je conduis P. à l'extérieur et le fais descendre les deux échelles qui conduisent au pont équipage. Il s'accrochait partout et j'étais obligé de le brutaliser (gentiment) pour lui faire lâcher prise. Descendant trois ou quatre marches à la fois, il me répète plusieurs fois, vous êtes un homme lieut'nant, j'ai confiance en vous ... ?

        Je le mets sur sa couchette et vais réveiller le novice qui le remplaça jusqu'à la fin du quart.

        Comme quoi, il faut bien discerner le cadeau de Noël mais j'étais jeune et nous nous entendions si bien. La grosse astuce entre eux était : P. de Paimpol chinait toujours D. de Ouessant au sujet de son île qui allait larguer ses amarres et partir en Amérique.... !

        Sur le même bateau et quelque semaines plus tard, à l'escale de Tahiti, le matelot de garde dont on n'avait jamais remarqué qu'il buvait, vient me voir à minuit alors qu'il prenait la garde et que j'étais moi-même de service, et me dit, tremblant de tout son corps, et bégayant activement : ieut'nant j'peux pas prendre le quart. 
        Effectivement il n'était pas clair mais pas clair du tout. Tout penaud d'ailleurs. Voyant son état avancé, je pars avec lui à l'hôpital et nous tombons sur un jeune médecin qui faisait son service militaire et qui nous dit, après quelques secondes d'observation : je vous garde, car vous êtes atteint de pneumopathie. ???? j'ai attendu le médecin quelques minutes, le temps qu'il aille mettre ce pauvre homme en sûreté et lui montre mon étonnement. Pneumopathie ne me semblait pas du tout le terme approprié ou alors, il faisait fausse route dans son diagnostic. Mais non me dit l'homme de l'art : votre matelot était au bord de la crise de délirium et si je lui avait dit qu'il était ivre, il partait vite fait dans la crise. Voilà, les mots ont leur utilité. Malheureusement nous n'avons pas récupéré ce matelot qui après enquête buvait seul chez lui de l'alcool blanc ... Ma grosse erreur, d'ailleurs fut de ne pas avertir le second capitaine de mon escapade ! Je me suis fais copieusement engueulé (toujours amicalement), quand je le lui ai appris le matin.

        Pour ce qui est des alambics dont il a été question, j'ai effectivement connu sur le Vanoise, un officier mécanicien qui en avait construit un pour son usage personnel.

        Bonne journée à tous.
        Marc.

      • danielguimond@free.fr
        Bonjour à tous Une petite dernière pour la route ,avant de passer à autre chose . Sur l’un des rares bateaux ou j’ai pratiqué le quart , mon chef qui
        Message 3 de 19 , 2 juil. 2008
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        • 0 Pièce jointe
          Bonjour à tous
          Une petite dernière pour la route ,avant de passer à autre chose .
          Sur l’un des rares bateaux ou j’ai pratiqué le quart , mon chef qui avait un
          très fort penchant pour la bouteille , montait souvent « prendre l’air sur le
          pont ».
          De nuit , la passerelle ayant téléphoné pour signaler que nous étions à une
          heure du paré à manœuvrer , je suis monté à mon tour pour le prévenir . Ne
          l’ayant pas trouvé , redescendu à la machine , après avoir lancé le deuxième
          groupe et commencé la descente en allure (ce n’était pas très compliqué à
          l’époque ,les chefs de quart nous apprenaient à faire cette opération ,
          démarrage et couplage , ce qui évitait de les faire descendre le matin de bonne
          heure au port avant les opérations commerciales) j’ai prévenu discrètement la
          passerelle .Le lieutenant de quart encore seul avec ses deux matelots, à
          dépêché l’un d’eux pour faire une recherche .
          Retrouvé assez rapidement , notre homme s’était assis sur le parc à aussières à
          l’arrière du bateau .
          Tombé dans le nid formé par les aussières lovées , il s’était endormi , seuls
          ses jambes dépassaient du parc .
          Les choses rentrées dans l’ordre en sont restées la , le commandant et le chef
          n’ont jamais été au courant de l’histoire .
          Tombé en arrière , mais , si tombé en avant , à l’eau … Nous aurions
          certainement eu quelques problèmes .
          Amicalement Daniel Guimond
        • Hubert Masi
          = Entre deux aller venus chez moi et l accumulation des messages, j apporte cette précision : les petites fioles d anéthol étaient embarquées à Marseille,
          Message 4 de 19 , 5 juil. 2008
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          • 0 Pièce jointe
            = Entre deux aller venus chez moi et l'accumulation des messages, j'apporte cette précision : les petites fioles d'anéthol étaient embarquées à Marseille, l'alcool à port saïd en bonbonne  et si  l'eau du bord avait mauvais gôut on utilisait l'eau des batteries. C'était les spécialistes des Noirs qui avaient cette pratique assez efficace. =Hb
            Le 30 juin 2008 18:14, jpranson <jpranson@...> a écrit :

            J'ai fait mon dernier embarquement de Lt Commissaire en 1963 et je ne me souviens pas d'avoir apostillé des notes de cave sur les bulletins de solde du personnel non officier à l'inverse des notes de tabac fournies par le CPE. Je ne me souviens pas non plus d'avoir eu à signer des bons de cave quand j'étais Sd de l'Euphrate en 1964. A vrai dire je ne sais plus comment tout cela fonctionnait....
            Les buveurs trouvaient tout de même de quoi boire et Trotobas doit se souvenir du déroutement du Saint Nazaire sur Colombo pour débarquer un matelot atteint de delirium tremens. Il faut dire que c'était le postal.
            Je me souviens aussi que sur les noirs de Madagascar l'équipage achetait du rhum blanc et fabriquait du pastis avec des sachets dont ils s'étaient préalablement munis....Est ce quelqu'un s'en souvient ?
            JP Ranson

          • Hubert Masi
            J en rajoute une nouvelle couche sur le pastis détaxé franchement utilisé sur nos navires. C est sur il fallait faire une sérieuse limite à la
            Message 5 de 19 , 5 juil. 2008
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            • 0 Pièce jointe
              J'en rajoute une nouvelle couche sur le pastis détaxé franchement utilisé  sur nos navires. C'est sur il fallait faire une sérieuse limite à la consommation. Mais cette limite était lragement transgréssée, par quel moyens? Il y avait Scholler le fameux cuisinier intendant  qui m'avait un jour fait le tableau des consommations individuelles " mais oui celui la .... M. Masi, m'avait-il révélé sous le sceau du secret dans son inimitable accent alsacien: un litre de Ricard par jour, celui-là aussi et un tel et un tel, celui-là un litre tous les deux jours et ... et... " c'était ahurissant .  Il avait d'autres révélations : le pastis était l'apéro prolo de l'équipage tandis que le whisky celui de l'étage supérieur. Mais le pastis d'aprés lui avat le grave défa

              Le 2 juillet 2008 08:27, <danielguimond@...> a écrit :



              Bonjour à tous
              Une petite dernière pour la route ,avant de passer à autre chose .
              Sur l'un des rares bateaux ou j'ai pratiqué le quart , mon chef qui avait un
              très fort penchant pour la bouteille , montait souvent « prendre l'air sur le
              pont ».
              De nuit , la passerelle ayant téléphoné pour signaler que nous étions à une
              heure du paré à manœuvrer , je suis monté à mon tour pour le prévenir . Ne
              l'ayant pas trouvé , redescendu à la machine , après avoir lancé le deuxième
              groupe et commencé la descente en allure (ce n'était pas très compliqué à
              l'époque ,les chefs de quart nous apprenaient à faire cette opération ,
              démarrage et couplage , ce qui évitait de les faire descendre le matin de bonne
              heure au port avant les opérations commerciales) j'ai prévenu discrètement la
              passerelle .Le lieutenant de quart encore seul avec ses deux matelots, à
              dépêché l'un d'eux pour faire une recherche .
              Retrouvé assez rapidement , notre homme s'était assis sur le parc à aussières à
              l'arrière du bateau .
              Tombé dans le nid formé par les aussières lovées , il s'était endormi , seuls
              ses jambes dépassaient du parc .
              Les choses rentrées dans l'ordre en sont restées la , le commandant et le chef
              n'ont jamais été au courant de l'histoire .
              Tombé en arrière , mais , si tombé en avant , à l'eau … Nous aurions
              certainement eu quelques problèmes .
              Amicalement Daniel Guimond


            • danielguimond@free.fr
              Bonjour à tous Bonjour monsieur Masi Robert Schoeller va bien .Victime d’une grave maladie la première année de sa retraite , la lèpre des centres
              Message 6 de 19 , 5 juil. 2008
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              • 0 Pièce jointe
                Bonjour à tous Bonjour monsieur Masi
                Robert Schoeller va bien .Victime d’une grave maladie la première année de sa
                retraite , la lèpre des centres nerveux , sans doute attrapée aux Indes , il
                s’en est sorti et va bien maintenant . Je le revois assez régulièrement avec son
                épouse .
                Amicalement Daniel Guimond
              • Hubert Masi
                ... Le 5 juillet 2008 19:03, Hubert Masi a écrit : J en rajoute une nouvelle couche sur le pastis détaxé franchement utilisé sur
                Message 7 de 19 , 5 juil. 2008
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                  Le 5 juillet 2008 19:03, Hubert Masi <hubert.masi@...> a écrit :
                  J'en rajoute une nouvelle couche sur le pastis détaxé franchement utilisé  sur nos navires. C'est sur il fallait établir une sérieuse limite à la consommation. Mais cette limite était lragement transgréssée, par quel moyens? Il y avait Scholler le fameux cuisinier intendant  qui m'avait un jour fait le tableau des consommations individuelles " mais oui celui la .... M. Masi, m'avait-il révélé, sous le sceau du secret dans son inimitable accent alsacien, celui-la un litre de Ricard par jour, celui-là aussi et un tel et un tel, celui-là un litre tous les deux jours et ... et... " c'était ahurissant .  Il avait d'autres révélations : le pastis était l'apéro prolo de l'équipage tandis que le whisky celui de l'étage supérieur. Mais le pastis d'aprés lui avait le grave défaut de présenter une accoutumance.  Lorsque j'ai quitté la mar mar de sérieuses campagnes anti alcoolique avaient tout de même fait leur effet, notamment sur les jeunes .  Cela s'est-il conservé ? C'est sur, l'alcool n'était pas un vice mais dans la plupart des cas une certaine façon de meubler le temps, de se retrouver pour éviter le stress et la nostalgie. Je me souviens d'un chef de quart machine qui ne pouvait supporter les traversées, il était suspendu au poste radio et à la dive bouteille.   Il ne retrouvait la santé  qu'aux escales avec le courrier et les coups de fils  envoyés et reçus. L'abus d'alcool était-il une maladie héréditaire, une tradition culturelle, un remède momentané ? . Et Jos avec qui je passais des soirée à écouter le folklore breton dont il avait été témoin. pauvre Jos il n'a pas supporté une nouvelle déchéance. Allez  bonsoir et à la prochaine = Hb+

                  Le 2 juillet 2008 08:27, <danielguimond@...> a écrit :



                  Bonjour à tous
                  Une petite dernière pour la route ,avant de passer à autre chose .
                  Sur l'un des rares bateaux ou j'ai pratiqué le quart , mon chef qui avait un
                  très fort penchant pour la bouteille , montait souvent « prendre l'air sur le
                  pont ».
                  De nuit , la passerelle ayant téléphoné pour signaler que nous étions à une
                  heure du paré à manœuvrer , je suis monté à mon tour pour le prévenir . Ne
                  l'ayant pas trouvé , redescendu à la machine , après avoir lancé le deuxième
                  groupe et commencé la descente en allure (ce n'était pas très compliqué à
                  l'époque ,les chefs de quart nous apprenaient à faire cette opération ,
                  démarrage et couplage , ce qui évitait de les faire descendre le matin de bonne
                  heure au port avant les opérations commerciales) j'ai prévenu discrètement la
                  passerelle .Le lieutenant de quart encore seul avec ses deux matelots, à
                  dépêché l'un d'eux pour faire une recherche .
                  Retrouvé assez rapidement , notre homme s'était assis sur le parc à aussières à
                  l'arrière du bateau .
                  Tombé dans le nid formé par les aussières lovées , il s'était endormi , seuls
                  ses jambes dépassaient du parc .
                  Les choses rentrées dans l'ordre en sont restées la , le commandant et le chef
                  n'ont jamais été au courant de l'histoire .
                  Tombé en arrière , mais , si tombé en avant , à l'eau … Nous aurions
                  certainement eu quelques problèmes .
                  Amicalement Daniel Guimond



                • Marc SOVICHE
                  Daniel Guimond, Quelle joie d entendre parler de l ami Scholler. Quand vous le reverrez, pouvez vous lui transmettre mes bonnes amitiés, nous avons fait deux
                  Message 8 de 19 , 6 juil. 2008
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                  • 0 Pièce jointe

                    Daniel Guimond,
                    Quelle joie d'entendre parler de l'ami Scholler. Quand vous le reverrez, pouvez vous lui transmettre mes bonnes amitiés, nous avons fait deux voyages ensemble et nous nous étions très bien entendus.
                    J'ai été désolé d'apprendre qu'il avait été victime de cette curieuse maladie, et bien heureux qu'il s'en soit sorti.

                    Rappelez-lui tout simplement l'épisode du Suédois sur rade de Dar es Salaam. Il aura un grand éclat de rire.
                    Très amicalement
                    Marc Soviche



                    > Message du 05/07/08 21:33
                    > De : danielguimond@...
                    > A : Messageries-maritimes@...
                    > Copie à :
                    > Objet : [Messageries-maritimes] Pastis
                    >
                    >

                    >
                    >
                    > Bonjour à tous Bonjour monsieur Masi
                    > Robert Schoeller va bien .Victime d’une grave maladie la première année de sa
                    > retraite , la lèpre des centres nerveux , sans doute attrapée aux Indes , il
                    > s’en est sorti et va bien maintenant . Je le revois assez régulièrement avec son
                    > épouse .
                    > Amicalement Daniel Guimond
                    >


                    >

                    ---------------------------------------------------------------------------------------
                    > Orange vous informe que cet e-mail a été contrôlé par l'anti-virus mail.
                    > Aucun virus connu à ce jour par nos services n'a été détecté.
                    >
                    >


                    >
                  • danielguimond@free.fr
                    Bonjour à tous Bonjour monsieur Soviche Je ne manquerai pas de transmettre . L’ami Scholler en était arrivé à se déplacer avec difficulté. Après
                    Message 9 de 19 , 6 juil. 2008
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                    • 0 Pièce jointe
                      Bonjour à tous Bonjour monsieur Soviche
                      Je ne manquerai pas de transmettre . L’ami Scholler en était arrivé à se
                      déplacer avec difficulté.
                      Après une incubation très longue cette forme de lèpre atteignant les centres
                      nerveux échappait au diagnostic des médecins jusqu’à ce qu’il tombe sur un
                      médecin généraliste qui avait fait sa thèse sur cette forme de la maladie .
                      Un jour avec sa permission je vous raconterai de quelle manière il en était
                      arrivé à être fiché par interpol dans tous les pays de la zone dollars .
                      Entre deux embarquements sur les bateaux récents j’avais effectué en même temps
                      que lui une tournée du Nord sur le Natal (1974) Il venait de faire un voyage
                      éprouvant . Le commandant et un électricien étaient morts à bord aux Indes .Le
                      bateau était dans un état pitoyable , les conditions sanitaires incroyables ,
                      infesté de rats avec le transport des os en vrac en cale , j’avais apprécié la
                      navigation sur les bateaux de « luxe » et je comprend l’amertume des gens qui
                      partaient en voyage devant ma situation .
                      Très fidèle en amitié , c’est un ami de quarante ans .
                      Amicalement Daniel Guimond
                    • Marc SOVICHE
                      J ai l impression que ce message n était pas passé, vous me permettrez, daniel de la faire passer en réponse à votre message actuel : Bonjour à tous,
                      Message 10 de 19 , 6 juil. 2008
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                      • 0 Pièce jointe

                        J'ai l'impression que ce message n'était pas passé, vous me permettrez, daniel de la faire passer en "réponse" à votre message actuel :
                        Bonjour à tous,
                        allez j'y vais moi aussi de mes petites anecdotes.
                        Nous étions sur l'Auray en plein Pacifique, 10,57 noeuds, léger roulis, la terre perdue depuis longtemps, et sur l'avant dans très longtemps. C'était le soir de Noël. J'étais jeune chef de quart et avec ma bordée, à trois nous ne faisions pas soixante ans !
                        D. P. et Soviche. Croyant bien faire Soviche avait offert pour l'occasion, une boutelille de pastis à ses deux coéquipiers. Le soir entre 20 et 24, l'ami P.  est à quinze degrés de la route. La mer est vaste, l'horizon claire et le navire trace sa route dans le vide. Mais tout de même P. continue à gouverner loin du cap. D'une voix légèrement (c'est un euphémisme) pâteuse, P. répond "j'suis à la route ... Lieut'nant. Mais non vous n'êtes pas à la route, revenez au .... Mais non j'suis à la route. Etc etc.. Je suis obligé avec l'aide de D. de le dégager de cette roue métallique à rayons qui faisait office de barre. Et il s'y accrochait le coquin. Alors, D. prend la barre. Et le poussant devant moi tout en le tenant pour qu'il ne s'étale pas de tout son long, je conduis P. à l'extérieur et le fais descendre les deux échelles qui conduisent au pont équipage. Il s'accrochait partout et j'étais obligé de le brutaliser (gentiment) pour lui faire lâcher prise. Descendant trois ou quatre marches à la fois, il me répète plusieurs fois, vous êtes un homme lieut'nant, j'ai confiance en vous ... ?

                        Je le mets sur sa couchette et vais réveiller le novice qui le remplaça jusqu'à la fin du quart.

                        Comme quoi, il faut bien discerner le cadeau de Noël mais j'étais jeune et nous nous entendions si bien. La grosse astuce entre eux était : P. de Paimpol chinait toujours D. de Ouessant au sujet de son île qui allait larguer ses amarres et partir en Amérique.... !

                        Sur le même bateau et quelque semaines plus tard, à l'escale de Tahiti, le matelot de garde dont on n'avait jamais remarqué qu'il buvait, vient me voir à minuit alors qu'il prenait la garde et que j'étais moi-même de service, et me dit, tremblant de tout son corps, et bégayant activement : ieut'nant j'peux pas prendre le quart. 
                        Effectivement il n'était pas clair mais pas clair du tout. Tout penaud d'ailleurs. Voyant son état avancé, je pars avec lui à l'hôpital et nous tombons sur un jeune médecin qui faisait son service militaire et qui nous dit, après quelques secondes d'observation : je vous garde, car vous êtes atteint de pneumopathie. ???? j'ai attendu le médecin quelques minutes, le temps qu'il aille mettre ce pauvre homme en sûreté et lui montre mon étonnement. Pneumopathie ne me semblait pas du tout le terme approprié ou alors, il faisait fausse route dans son diagnostic. Mais non me dit l'homme de l'art : votre matelot était au bord de la crise de délirium et si je lui avait dit qu'il était ivre, il partait vite fait dans la crise. Voilà, les mots ont leur utilité. Malheureusement nous n'avons pas récupéré ce matelot qui après enquête buvait seul chez lui de l'alcool blanc ... Ma grosse erreur, d'ailleurs fut de ne pas avertir le second capitaine de mon escapade ! Je me suis fais copieusement engueulé (toujours amicalement), quand je le lui ai appris le matin.

                        Pour ce qui est des alambics dont il a été question, j'ai effectivement connu sur le Vanoise, un officier mécanicien qui en avait construit un pour son usage personnel.

                        Bonne journée à tous.
                        Marc.





                        > Message du 06/07/08 11:29
                        > De : danielguimond@...
                        > A : Messageries-maritimes@...
                        > Copie à :
                        > Objet : [Messageries-maritimes] Pastis
                        >
                        >

                        >
                        >
                        > Bonjour à tous Bonjour monsieur Soviche
                        > Je ne manquerai pas de transmettre . L’ami Scholler en était arrivé à se
                        > déplacer avec difficulté.
                        > Après une incubation très longue cette forme de lèpre atteignant les centres
                        > nerveux échappait au diagnostic des médecins jusqu’à ce qu’il tombe sur un
                        > médecin généraliste qui avait fait sa thèse sur cette forme de la maladie .
                        > Un jour avec sa permission je vous raconterai de quelle manière il en était
                        > arrivé à être fiché par interpol dans tous les pays de la zone dollars .
                        > Entre deux embarquements sur les bateaux récents j’avais effectué en même temps
                        > que lui une tournée du Nord sur le Natal (1974) Il venait de faire un voyage
                        > éprouvant . Le commandant et un électricien étaient morts à bord aux Indes .Le
                        > bateau était dans un état pitoyable , les conditions sanitaires incroyables ,
                        > infesté de rats avec le transport des os en vrac en cale , j’avais apprécié la
                        > navigation sur les bateaux de « luxe » et je comprend l’amertume des gens qui
                        > partaient en voyage devant ma situation .
                        > Très fidèle en amitié , c’est un ami de quarante ans .
                        > Amicalement Daniel Guimond
                        >


                        >

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                        > Orange vous informe que cet e-mail a été contrôlé par l'anti-virus mail.
                        > Aucun virus connu à ce jour par nos services n'a été détecté.
                        >
                        >


                        >
                      • Hubert Masi
                        = Avec mes remerciements pour les nouvelles de Schoeller = HB+ ... = Avec mes remerciements pour les nouvelles de Schoeller = HB+ Le 5 juillet 2008 20:27,
                        Message 11 de 19 , 6 juil. 2008
                        Afficher la source
                        • 0 Pièce jointe
                          = Avec mes remerciements pour les nouvelles de Schoeller = HB+

                          Le 5 juillet 2008 20:27, <danielguimond@...> a écrit :



                          Bonjour à tous Bonjour monsieur Masi
                          Robert Schoeller va bien .Victime d'une grave maladie la première année de sa
                          retraite , la lèpre des centres nerveux , sans doute attrapée aux Indes , il
                          s'en est sorti et va bien maintenant . Je le revois assez régulièrement avec son
                          épouse .
                          Amicalement Daniel Guimond


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