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156096HS éphéméride

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  • Colette Bourdier
    16 juil. 23:16

      17 juillet

      29 messidor an 224

      Jour du blé

      Sainte Tessa

       

      Naissances

      1941 Jean-Claude Bourret, journaliste. Il participa à la naissance de la Cinq et à sa mort, le tout en direct. 

      Décès

      1793 Marie-Anne-Charlotte de Corday d’Armont, dite Charlotte Corday, est guillotinée pour le meurtre de Jean-Paul Marat. 
      1995 Juan Manuel Fangio,  coureur automobile http://366jours.free.fr/wiki/images/Puce.gif pourcentage unique de victoires sur Grands Prix disputés : 24 victoires sur 51 GP 

      Événements

      1429 Charles VII est sacré roi de France, à Reims devant Jeanne d'Arc. 
      1453 Fin de la Guerre de Cent Ans par une victoire de l'armée française de Charles VII de France face aux anglais, à Castillon. 
      1556 Jacques Cartier établit une échelle de la valeur du blé et du pain 
      1789 Adoption de la cocarde tricolore comme symbole de la France. 
      1791 Fusillade du Champ de Mars. Bailly et La Fayette font tirer la garde nationale sur la foule (5 à 6 000 personnes menées par le Club des Cordeliers) qui manifeste pour obtenir la destitution du roi et lapide la troupe : une cinquantaine de manifestants sont tués 

      1918 Nicola II, tsar de toutes les Russies est abattu avec sa famille et ses domestiques par les bolchevicks. 
      1942 Adoption de la Loi de la mobilisation générale 
      1942 Sur ordre de René Bousquet, secrétaire général de la police au ministère de l'Intérieur, 13 000 juifs, dont 4051 enfants, sont arrêtés dans la nuit par la police française et sont parqués dans la salle de sports du Vélodrome d'Hiver où ils resteront plusieurs jours avant d'être acheminés à Drancy puis à Auschwitz. C'est la rafle du "Vel' d'Hiv'". 

       

      Géant (Le) de la forêt de Brocéliande confronté au pouvoir des fées

      Voici longtemps, rapporte au début du XXe siècle Etienne Péan, sabotier un jeune homme de Plélan dans le pays Gallo, dissipa, en quelques années, une fortune péniblement gagnée par des parents laborieux. Une fois ruiné et abandonné de tous ceux qui l’avaient aidé à manger son bien, il n’eut pas assez de courage pour se mettre au travail, et, ennuyé, résolut d’en finir avec la vie.

      Afin d’exécuter son dessein, il s’en fut dans la mystérieuse forêt de Brocéliande où, jadis, l’enchanteur Merlin et la fée Viviane se donnaient rendez-vous. il se vit arrêté soudain par un Géant, qui se campa fièrement devant lui en disant : « Jeune homme, je sais ce que tu viens faire ici ; je connais aussi bien que toi l’état de ta bourse, aussi je vais t’offrir le moyen de te tirer d’embarras. Ecoute-moi bien : si tu consens à revenir ici, dans un an, te mettre à ma disposition, tu pourras jusque-là continuer ta vie de plaisir. – J’accepte, répondit l’étourdi. Donnez-moi de l’or et dans un an je serai votre esclave. – Cherche dans ta poche, reprit le Géant, tu as des louis, et il y en aura toujours. Va, amuse-toi, mais reviens ici à l’époque convenue. »

      Jean Le Gouic – c’était son nom – recommença à semer l’or à pleines mains. Mais les plaisirs qui le charmaient autrefois finirent par le fatiguer et l’ennuyer. Les bons principes que sa mère lui avait inculqués dans son enfance, germèrent enfin dans son cœur, nous apprend encore la légende. L’or, qui provenait d’une source douteuse, fut désormais employé à secourir les malheureux,

      le jour fatal arriva De retour dans les sentiers de la grande forêt, Jean aperçut un homme qui venait vers lui, courant à toutes jambes, et emportant dans ses bras une robe rose qu’il cherchait à cacher sous sa blouse.

      Jean, d’un air de mépris, repoussa du pied le voleur, s’empara du vêtement et s’empressa d’aller le rapporter aux baigneuses de l’étang. Il les découvrit, cachées sous les oseraies, au nombre de trois, jolies à ravir et couronnées de fleurs.

      Les jeunes filles le remercièrent et lui exprimèrent leur crainte de le voir en ces lieux. vous êtes sur les domaines du géant de la forêt de Brocéliande, et que s’il vous voit, c’en est fait de votre liberté. – Nous aussi, nous sommes ses esclaves .

      Celui-ci arrive bientôt et félicita Jean de son exactitude. Je te récompenserai selon tes désirs, si dans trois mois tu m’as construit sur les landes incultes que tu aperçois du côté de Concoret, une ferme avec des étables pouvant contenir un troupeau de trois cents têtes, et si tu as transformé le sol en prairies, étang et terres labourées.

      la jeune fille à la robe rose le trouva au même endroit, plus accablé que la veille. Elle releva son courage, trois mois n’étaient pas écoulés, qu’à la place du sol ingrat s’élevait une ferme magnifique Ce prodige était dû, il est vrai, au pouvoir de la jaune fille. mais cela ne suffit pas. Il faut encore que tu abattes, dans l’espace de quinze jours la moitié de la forêt qui est devant toi. –

      Le magicien ne répliqua pas et s’éloigna. Grâce encore au concours de l’enfant, la forêt fut abattue dans le délai fixé. Le géant, ravi et étonné en même temps, supposa que Le Gouic possédait un talisman, Tiens, lui dit-il, généreux envers toi, je te rends la liberté. Cependant, si tu voulais encore essayer de ravir à un magicien de mes ennemis, un oiseau d’une rare beauté, je te donnerais pour femme la plus jolie créature du monde. »

      Jean songea aussitôt à sa protectrice et répondit : « Maître, je veux bien essayer ; je ne réponds pas de réussir, Il s’en alla l’attendre sur les bords de l’étang où elle le rejoignit bientôt. En apprenant ce dont il s’agissait, elle rougit, devinant le motif qui avait guidé le jeune homme ; mais « La tâche que tu as acceptée est vraiment téméraire. Il y va de notre vie à tous les deux. Je crains bien que nous ne réussissions pas mais puisque tu as promis d’essayer, mettons-nous à l’ouvrage. » encore une fois ce fut une reussite

      Voici celle que mon cœur a choisie ! 

      Cependant les fiançailles eurent lieu le-jour même, et la noce fut fixée à bref délai malgré le mécontentement du géant

      – C’est vrai, répondit Jean tout à sa joie, mais maintenant il n’y pense plus.
      Tu ne le connais pas encore, reprit la magicienne.mais il ne nous laissera pas tranquille

      – Alors que faire ? Partons !

      – C’est le seul parti raisonnable. Allons chez mon père qui est roi d’un pays lointain. Ce pauvre vieillard est dans les larmes, depuis le jour où ma sœur et moi avons été enlevées à sa tendresse, par le géant
      – Fuyons au plus vite, répétait Jean.
      – Oui, mais pour cela, reprit la jeune fille, il faut profiter des ténèbres, et exécuter fidèlement ce que je vais te dire.
      – Lorsque la nuit sera venue, tu te glisseras dans l’écurie du géant, et là tu prendras et selleras le cheval le plus laid, le plus maigre, le plus misérable que tu rencontreras.
      – Pourquoi cela ?
      –Je n’ai pas le temps de te répondre. Cours, pendant que je vais, de mon côté, tout préparer pour notre départ.

      Le soir même, Jean se rendit à l’écurie du géant, Au lieu de suivre les conseils de sa fiancée, Jean crut qu’il valait mieux, pour eux, prendre le cheval fort et vigoureux Celle-ci jeta les hauts cris en voyant la bête, et reprocha à son ami de n’avoir pas eu confiance dans ses paroles.

      Jean s’élança sur le coursier. La jeune fille prit place en croupe derrière lui et ils partirent au galop, voyageant ainsi toute la nuit. Le matin, lorsque le soleil commença a briller, le cheval déjà fatigué ralentit le pas, et la peur d’être poursuivis s’empara des cavaliers  mais le géant les avait retrouvé

                   La jeune fugitive recouvra son sang-froid ; elle eut recours à la baguette magique qui lui avait été donnée par une fée sa marraine, en toucha son compagnon, et tous les deux, furent immédiatement changés en ablettes qui se précipitèrent dans la rivière. Le géant avait tout vu. il prit la forme d’un brochet, et continua sa poursuite au fond de l’eau. Ils  s’étaient rapprochés de la rive et métamorphosés en rats des champs, qui se sauvèrent à travers les foins. Le brochet, à son tour, se changea en belette, et la chasse recommença de plus belle.

             Les malheureux rats sentaient leur poil se soulever sous le souffle de l’animal qui les poursuivait, lorsqu’ils prirent soudain la forme de deux alouettes La belette devint faucon Les petits oiseaux se laissèrent tomber comme une balle au milieu d’un buisson touffu qui les et déroba à l’œil de l’oiseau de proie. Une fois sur le sol, ils se changèrent en vers de terre, se blottirent sous une motte de gazon, et purent ainsi échapper à leur ennemi. Celui-ci chercha vainement sans pouvoir deviner ce qu’ils étaient devenus. de guerre lasse s’en alla, croyant les avoir mangés.

                Lorsque Jean Le Gouic et sa fiancée eurent la certitude d’avoir échappé aux poursuites du géant, ils reprirent la forme humaine et continuèrent leur voyage. Ils arrivèrent dans la ville où Jean était né, et où il avait une sœur qu’il aimait tendrement. Conduis-moi dans une hôtellerie où tu viendras me reprendre, lui dit la jeune fille. Seulement n’oublie pas encore les recommandations que je vais te faire, il y va de notre bonheur. Tu ne peux être embrassé par aucune femme, pas même par ta sœur, sous peine de perdre la mémoire. Tu oublierais tout ce qui s’est passé, et tu ne songerais même plus que je t’attends pour me conduire chez mon père. »

                 Jean, bien que surpris, jura de ne se laisser embrasser par aucune femme, et se rendit chez sa sœur. Cette dernière, en revoyant l’enfant prodigue qu’elle croyait perdu, voulut s’élancer à son cou mais il sut éviter ses caresses           Exténué de fatigue il se coucha et s’endormit presque aussitôt. Sa sœur le trouvant endormi, ne voulut pas le réveiller et, s’approchant doucement de son lit, l’embrassa sur le front, comme elle le faisait lorsqu’il était enfant. Il ne se rendit compte de rien

      Le lendemain, Jean se réveilla tard. Il lui sembla avoir fait un singulier rêve, se rappelant confusément un voyage dans une forêt, la rencontre d’un géant et de magiciennes roses, blanches et bleues ; comme il était intelligent et instruit, son beau-frère lui procura un emploi suffisamment lucratif et qu’il remplit consciencieusement. Des mois et des années s’écoulèrent ainsi. De visite sur les domaines de son frère il entra dans une métairie, ce fut une servante fort jolie qui lui servit à boire. Il regarda attentivement la figure de cette jeune fille, lorsque, soudain, la main mutilée qu’il aperçut lui rappela tout son passé.

      Il se mit à pleurer comme un enfant, et se jeta aux genoux de sa fiancée pour lui demander pardon. Tu n’as pas manqué volontairement à ta promesse, la fatalité seule est cause de notre malheur. » Elle lui raconta alors ce que lui-même ignorait, c’est-à-dire le baiser de sa sœur, et par suite l’oubli complet

      – Et toi, lui dit-il, qu’es-tu devenue depuis notre séparation ?
      – Je suis restée aussi longtemps que mes ressources me l’ont permis dans l’hôtellerie où tu m’avais conduite. Puis, n’ayant plus d’argent, il me fallut chercher une occupation pour pouvoir vivre. J’aurais peut-être pu m’en aller, en mendiant, jusqu’aux états du roi mon père, mais je n’ai pas eu le courage de quitter le pays que tu habitais. Je vins ici, sous des habits de paysanne, demander à entrer comme servante ; on m’accepta et j j’y suis restée. »

      Sans plus tarder, Jean Le Gouic voulut partir pour le pays du père de sa bien aimée. cette fois, le trajet se fit sans encombre. L’infortuné roi, en revoyant sa fille, versa des larmes de joie. Lorsqu’il eut connaissance des projets formés par les deux jeunes gens, il en fut ravi, espérant bien trouver dans son gendre un fils dévoué et soumis. Le mariage eut lieu ; et aussitôt après, sur les conseils de sa femme, Jean enrégimenta des soldats, les forma à tous les exercices de la vie militaire, et ne tarda pas à avoir une armée assez forte pour lui permettre d’aller combattre, le géant de la forêt de Brocéliande, afin de délivrer les deux autres princesses.

      La nouvelle épouse voulut accompagner son mari pour l’aider de son pouvoir. Le roi, fier de leur audace, les encouragea, et le moment de la séparation arrivé, leur donna sa bénédiction. L’entreprise réussit. Le Gouic et le géant combattirent corps à corps.. Il parvint, à terrasser son ennemi. Les jeunes filles furent ainsi délivrées et ramenées à leur père. Par reconnaissance, le roi se démit de sa couronne en faveur de son gendre, qui n’accepta que sur les instances de toute la famille. Son règne fut des plus heureux, et l’union la plus parfaite ne cessa d’exister à la cour du jeune roi breton.

      Voila l’histoire de la célèbre foret de brocéliande

      Bonne journée

      colette

       

       

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