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« Que soy era Immaculada Councepciou »

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  • lafitte.yan
    Bonjour à tous, « Que soy era Immaculada Councepciou » est l inscription portée par l Église sous la statue de la Vierge à la Grotte de Lourdes. Photo
    Message 1 de 1 , 30 juil. 2008
      Bonjour à tous,

      « Que soy era Immaculada Councepciou » est l'inscription portée par
      l'Église sous la statue de la Vierge à la Grotte de Lourdes. Photo
      ci-jointe. Au tout début du culte marial à la Grotte, c'était en
      français, et l'ardente poétesse bigourdane Philadelphe de Gerde s'en est
      suffisamment indignée pour que l'on affiche enfin la phrase en gascon.

      Vous remarquez :
      -- « soy », avec un "o" (fermé) pas encore passé à [ou] dans cette
      région, mais aussi jusqu'à Pau quand fut effectuée l'enquête de l'ALG
      vers 1950; « souy » noté "soi" en graphie occitane est la prononciation
      de l'Ouest, donc d'Orthez, de Per noste et des enseignants occitanistes...
      -- le "-a" de « era », qui ne se prononce JAMAIS autrement (traité comme
      "intérieur", l'article étant un "proclitique" qui fait un tout
      sémantique et phonétique avec le nom qu'il précède);
      -- le "-a" de « Immaculada », prononciation primitive encore vivante en
      Azun et vers Pontacq et Nay; rien à voir avec une notation occitane;
      -- la finale de « Councepciou » sans "-n", parce que le "ou" a perdu
      toute nasalisation à Loures et environs.

      Toutes choses que la graphie occitane est incapable de noter. D'où la
      réflexion du Pr. Jean-Pierre Chambon à l'auteur d'une thèse qui usait de
      la graphie moderne : « Au moins, on sait comment vous prononcez ».
      Mais bien évidemment, tout cela est inutile pour une langue morte, telle
      qu'est devenu le gascon des écoles occitanisées. Comme le latin de
      l'Église et des notaires après la réforme orthographique d'Alcuin.

      Guilhem Pépin écrit à ce sujet :

      « C'est ainsi que l'on me rapporte régulièrement que des chorales
      chantant en gascon et en gascon béarnais chantent maintenant de
      manière fréquente des chansons en gascon en prononçant les "a"
      situés à la fin des mots tout en ignorant qu'ils se prononcent en
      fait "e" ou "o" (suivant la zone linguistique).
      « Et même sort pour les "o" dont les accents ne suffisent pas à
      faire comprendre que certains se prononcent "o" et d'autres "ou"... »

      C'est tout-à-fait exact, malheureusement. C'est ainsi qu'une chorale de
      Sceaux, qui chante tous les ans à la messe félibréenne de juin, prononce
      "senor" et non "segnou" et autres... Mais le Félibrige est lui aussi
      occitanisé, au grand dam de « la langue d'oc » qu'il prétend conserver !

      Allez donc sur le site du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, et
      spécialement sur la page « Langue béarnaise »

      http://www.cg64.fr/fr/pagesEditos.asp?id=9A58CA0F&IDPAGE=217&ms=1
      <http://www.cg64.fr/fr/pagesEditos.asp?id=9A58CA0F&IDPAGE=217&ms=1>

      Vous y trouverez un petit lexique de conversation, bien évidemment en
      graphie occitane, tellement les occitanistes ont placé leurs amis à tous
      les points-clés de l'administration, comme une armée d'occupation ses
      chars à tous les carrefours importants.

      Or vous y verrez les mots français « prés de l'Eglise » et « prés de la
      mairie ».

      Voici ce que je viens d'écrire à ce sujet :
      « ...on lit deux fois « prés » avec accent aigu, comme on prononce chez
      nous, et non le « près » de l'orthographe française, béarnaise... et
      occitane. Quand un agent public censé de bon niveau se trompe sur les
      accents aigus et graves, il ne détonne pas sans doute dans sa
      génération, mais cela montre combien est illusoire l'idée que les
      lecteurs de la graphie occitane savent bien distinguer les « ó » [ou]
      des « ò » [o]. »

      Quand donc les VRAIS PÉDAGOGUES en prendront-ils conscience pour
      transmettre facilement et fidèlement la langue parlée de nos aïeux ?

      Pourtat-ve plân.

      J.L.








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