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Le témoin a changé de main !

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  • soleo.flandre
    L’étape Ardèche/Dombes terminée, je rentre en contact avec le Jura à travers Gilles. Nous discutons ensemble des options de lieu de passation possibles,
    Message 1 de 3 , 10 avr. 13:34
      L’étape Ardèche/Dombes terminée, je rentre en contact avec le Jura à travers Gilles. Nous discutons ensemble des options de lieu de passation possibles, en partant de l’idée initiale de Lons-le-Saunier. Au final, nous restons entre les 2 options de Lons et Arbois.
      Le premier weekend a été caractérisé par une météo exécrable, mais le suivant est plus prometteur. Ca sera un peu chaud côté timing familial pour moi, mais ça le sera encore plus après, et il faut avancer. Je contacte quelques volants locaux pour leur proposer de m’accompagner, mais c’est un peu court pour eux pour s’organiser sur les navettes, donc je repars sur une option de vol en solitaire. Enfin pas tout à fait, parce que ma fille de 13 ans veut absolument m’accompagner, ce qui ne peut que me faire plaisir … En plus elle fera les photos. Nickel.
      La préparation est plus simple que l’étape précédente. Déjà, je pars de chez moi, donc une décision de dernière minute suivant la météo est aisée. Ensuite, la nav est on ne peut plus simple : tout droit ! Il y a bien la R45S à traverser, mais est n’est généralement pas activée le weekend, et la vérification AZBA est rapide.
      Après avoir évidemment suivi de près l’évolution de la météo toute la semaine, je sens de mieux en mieux le samedi matin. Le vent est plutôt annoncé contraire, mais pas trop fort. Pas de nuitée prévue, car il faut que l’on soit à la maison en fin d’après-midi, donc juste à prévoir un pique-nique. Pas besoin de porte-carte encombrant vu la complexité de la nav. Par contre, ma fille remplaçant mon sac à bazar de vol, il faut que répartisse entre nos poches à tous les deux tout le matos utile, pour qu’il soit accessible facilement et sécurisé contre la chute.
      Par ailleurs, le terrain où j’ai atterri la dernière fois à été cultivé entre deux, du coup nous allons devoir partir de l’aérodrome de Pizay à un peu plus de 10km de là. Détail ballot : j’ai 2 supports de plaque de feux pour la route, mais un seul timon. Je regarde comment fixer le timon en vol, mais aucune option ne me semble sécure. Heureusement, ma navette préférée me propose non seulement d’aller nous chercher dans le Jura, mais en plus de nous poser au déco. Cool, aspect navette 100% réglé.
      Comme d’hab’, je fais une prévol préventive dans le garage, histoire de limiter les mauvaises surprises de dernière minutes, je fais le plein … au max possible parce qu’avec le vent contraire, je ne sais pas trop le temps que l’on mettra.
      Allez, on se couche, tout est prêt à voler dans le garage, y’a plus qu’à !
      Samedi matin, réveil, dernier point météo, et route vers le terrain. Pas trop tôt histoire de gagner quelques degrés et d’avoir un peu moins de rosée. Il fait un temps splendide.
      Au sol, un léger vent de sud, pour un bon nord/nord-est annoncé. On s’installe, on checke, et on décolle !
      Une fois en l’air, la visi en bonne, mais tout ce qui est un peu loin paraît embrumé. On voit bien le Beaujolais d’où l’on part, mais on ne fait que deviner les pointes des sommets du Bugey et du Jura, et tout juste repérer les Alpes et le Mont-Blanc. Une nav tout droit oui, mais entre la brume de distance, et la platitude extrême du pays des ventres jaunes, pas facile de se donner des amers.
      Un point nous tracasse : on croise à à peine plus de 30 km/h, et on a mini 85 km à faire. Ma passagère ne pèse que 40 kg, mais je ne sais pas trop combien de temps en plus des 2h assurées on peut espérer. Au bout de 45 minutes, on tombe même à 25 km/h ! Je m’étais fixé mini Lons, avec un espoir sur Arbois, et là … je me demande bien si on atteindra Lons !
      J’essaie de descendre pour voir si on gagne de la vitesse, et effectivement ça paye un peu. Mais on se retrouve entre 2 couches, et je n’ai pas envie que ma passagère me repeigne le vaisseau. Donc je nous place juste au-dessus, en tentant une petite remontée de temps à autre pour vérifier que plus haut c’est toujours moins bien.
      Bon, de toutes façons, on est là, on en profite pour partager ce vol tous les deux. Ceci dit, un vol tout droit, sur une zone toute plate, on a beau voir de belles maison, et des petites rivières dessinant de superbes courbes, avec le frais on trouve un peu le temps long au bout d’une bonne heure de vol. Alors on tape la discute, on refait le monde, en mode croisière. Jusqu’à ce que je réalise que le sol défile plus vite … effectivement, on zone autour de 50 km/h. Un rapide calcul : l’objectif redevient accessible ! Cool, en plus on gagne quelques degrés, et les monts du Jura sont de moins en moins embrumés. La période de monotonie n’aura pas durée, on reprend la gagne ;o) ! On passe non loin du circuit de la Bresse, où des voitures jouent à la course pour de vrai et sans radars. Ca fait du bien de revoir du relief. Nous finissons par atteindre Lons, après tout pile 2h de vol. Objectif mini atteint, yes ! Qu’est-ce qu’on fait ? Je n’arrive pas à voir mon niveau d’essence. Est-ce que c’est qu’il n’y en a presque plus ? Dans la direction d’Arbois, une belle zone boisée à traverser pour attaquer les 30 bons km restants. Si on veut continuer en sécurité, il faut prendre de l’altitude, mais du coup on perd carrément en vitesse … La tentation est grande de continuer, mais on ne peut pas jouer avec la sécurité, donc on double : prise d’altitude, et déviation de la direction pour ne pas se retrouver en plein milieu des bois.
      Pendant que l’on prend nos décisions stratégiques, la radio s’exprime : “Laurent pour Gilles, Laurent pour Gilles”. Hey, mais elle marche finalement cette radio ! Ca fait plaisir d’avoir Gilles en contact. Je lui fais part de notre décision finale : on vole en direction d’Arbois jusqu’à la panne sèche. De son côté il nous voit et décide de nous suivre à vue.
      Bon on n’avance pas très vite à cette altitude, mais même si on a passé la zone boisée, en comptant s’arrêter par surprise à la panne sèche il faut garder une bonne marge. On renforce la gestion du cône de sécurité en repérant les vaches possibles les mieux placées pour la récup, et on avance ainsi de vache potentielle en vache potentielle.
      Le Mont-Blanc a décidé de lever son voile : salut vieille branche, je suis content que tu nous accompagne une fois de plus. Il commence à il y avoir des vignes, mais heureusement sur des zones restreintes et elles laissent la part belle aux pâtures. Arbois se rapproche, mais … peuf, peuf, peuf … ça y’est on a atteint la dernière goutte. Après avoir validé la vache élue, et attaqué son approche, on informe Gilles, et on finit en mode parapente pour se poser entre un bois, une vigne, un champ de colza, et un champ tout juste semé, dans un champ dimensionné tout pile pour nous accueillir et bordé par une route. Et voilà, notre contribution au transport du relai s’arrête là, après une 2e étape de 110km pour 2h40 de vol, à 10 km d’Arbois, au pays du vin jaune et du Comté !
      Gilles nous rejoint (merci le partage de position Whatsapp), on fini de plier la voile, et on tape la discute en attendant la navette. Encore un paramotoriste avec lequel on a de nombreux points communs, à croire qu’il y a un profil de recrutement sur le tour ;o) !
      Petit pique-nique dans le champ de la vache sous un soleil radieux, puis direction Poligny pour partager une petite bière bien méritée ;o), avant de se quitter, mais en gardant contact. Merci Gilles d’être venu à notre rencontre, c’était un plaisir de faire ta connaissance, et l’envie de voler ensemble est bien là. A bientôt donc, et bons vols pour la suite du tour !


    • Henri FIORIDO
      Félicitations Laurent pour ce beau vol et ce récit que l’on vit pleinement. Au fur et à mesure de la lecture de ces comptes rendus d’étapes, je me dis
      Message 2 de 3 , 10 avr. 14:36

        Félicitations Laurent pour ce beau vol et ce récit que l’on vit pleinement.

        Au fur et à mesure de la lecture de ces comptes rendus  d’étapes, je me dis que si quelqu’un avait la bonne idée de les rassembler dans un même document, cela ferait un magnifique récit.

        Bonne continuation,

        Henri

         

        De : France-Paramoteur@... [mailto:France-Paramoteur@...]
        Envoyé : lundi 10 avril 2017 22:34
        À : France-Paramoteur@...
        Objet : [FP] Le témoin a changé de main !

         

         

        L’étape Ardèche/Dombes terminée, je rentre en contact avec le Jura à travers Gilles. Nous discutons ensemble des options de lieu de passation possibles, en partant de l’idée initiale de Lons-le-Saunier. Au final, nous restons entre les 2 options de Lons et Arbois.

        Le premier weekend a été caractérisé par une météo exécrable, mais le suivant est plus prometteur. Ca sera un peu chaud côté timing familial pour moi, mais ça le sera encore plus après, et il faut avancer. Je contacte quelques volants locaux pour leur proposer de m’accompagner, mais c’est un peu court pour eux pour s’organiser sur les navettes, donc je repars sur une option de vol en solitaire. Enfin pas tout à fait, parce que ma fille de 13 ans veut absolument m’accompagner, ce qui ne peut que me faire plaisir … En plus elle fera les photos. Nickel.

        La préparation est plus simple que l’étape précédente. Déjà, je pars de chez moi, donc une décision de dernière minute suivant la météo est aisée. Ensuite, la nav est on ne peut plus simple : tout droit ! Il y a bien la R45S à traverser, mais est n’est généralement pas activée le weekend, et la vérification AZBA est rapide.

        Après avoir évidemment suivi de près l’évolution de la météo toute la semaine, je sens de mieux en mieux le samedi matin. Le vent est plutôt annoncé contraire, mais pas trop fort. Pas de nuitée prévue, car il faut que l’on soit à la maison en fin d’après-midi, donc juste à prévoir un pique-nique. Pas besoin de porte-carte encombrant vu la complexité de la nav. Par contre, ma fille remplaçant mon sac à bazar de vol, il faut que répartisse entre nos poches à tous les deux tout le matos utile, pour qu’il soit accessible facilement et sécurisé contre la chute.

        Par ailleurs, le terrain où j’ai atterri la dernière fois à été cultivé entre deux, du coup nous allons devoir partir de l’aérodrome de Pizay à un peu plus de 10km de là. Détail ballot : j’ai 2 supports de plaque de feux pour la route, mais un seul timon. Je regarde comment fixer le timon en vol, mais aucune option ne me semble sécure. Heureusement, ma navette préférée me propose non seulement d’aller nous chercher dans le Jura, mais en plus de nous poser au déco. Cool, aspect navette 100% réglé.

        Comme d’hab’, je fais une prévol préventive dans le garage, histoire de limiter les mauvaises surprises de dernière minutes, je fais le plein … au max possible parce qu’avec le vent contraire, je ne sais pas trop le temps que l’on mettra.

        Allez, on se couche, tout est prêt à voler dans le garage, y’a plus qu’à !

        Samedi matin, réveil, dernier point météo, et route vers le terrain. Pas trop tôt histoire de gagner quelques degrés et d’avoir un peu moins de rosée. Il fait un temps splendide.

        Au sol, un léger vent de sud, pour un bon nord/nord-est annoncé. On s’installe, on checke, et on décolle !

        Une fois en l’air, la visi en bonne, mais tout ce qui est un peu loin paraît embrumé. On voit bien le Beaujolais d’où l’on part, mais on ne fait que deviner les pointes des sommets du Bugey et du Jura, et tout juste repérer les Alpes et le Mont-Blanc. Une nav tout droit oui, mais entre la brume de distance, et la platitude extrême du pays des ventres jaunes, pas facile de se donner des amers.

        Un point nous tracasse : on croise à à peine plus de 30 km/h, et on a mini 85 km à faire. Ma passagère ne pèse que 40 kg, mais je ne sais pas trop combien de temps en plus des 2h assurées on peut espérer. Au bout de 45 minutes, on tombe même à 25 km/h ! Je m’étais fixé mini Lons, avec un espoir sur Arbois, et là … je me demande bien si on atteindra Lons !

        J’essaie de descendre pour voir si on gagne de la vitesse, et effectivement ça paye un peu. Mais on se retrouve entre 2 couches, et je n’ai pas envie que ma passagère me repeigne le vaisseau. Donc je nous place juste au-dessus, en tentant une petite remontée de temps à autre pour vérifier que plus haut c’est toujours moins bien.

        Bon, de toutes façons, on est là, on en profite pour partager ce vol tous les deux. Ceci dit, un vol tout droit, sur une zone toute plate, on a beau voir de belles maison, et des petites rivières dessinant de superbes courbes, avec le frais on trouve un peu le temps long au bout d’une bonne heure de vol. Alors on tape la discute, on refait le monde, en mode croisière. Jusqu’à ce que je réalise que le sol défile plus vite … effectivement, on zone autour de 50 km/h. Un rapide calcul : l’objectif redevient accessible ! Cool, en plus on gagne quelques degrés, et les monts du Jura sont de moins en moins embrumés. La période de monotonie n’aura pas durée, on reprend la gagne ;o) ! On passe non loin du circuit de la Bresse, où des voitures jouent à la course pour de vrai et sans radars. Ca fait du bien de revoir du relief. Nous finissons par atteindre Lons, après tout pile 2h de vol. Objectif mini atteint, yes ! Qu’est-ce qu’on fait ? Je n’arrive pas à voir mon niveau d’essence. Est-ce que c’est qu’il n’y en a presque plus ? Dans la direction d’Arbois, une belle zone boisée à traverser pour attaquer les 30 bons km restants. Si on veut continuer en sécurité, il faut prendre de l’altitude, mais du coup on perd carrément en vitesse … La tentation est grande de continuer, mais on ne peut pas jouer avec la sécurité, donc on double : prise d’altitude, et déviation de la direction pour ne pas se retrouver en plein milieu des bois.

        Pendant que l’on prend nos décisions stratégiques, la radio s’exprime : “Laurent pour Gilles, Laurent pour Gilles”. Hey, mais elle marche finalement cette radio ! Ca fait plaisir d’avoir Gilles en contact. Je lui fais part de notre décision finale : on vole en direction d’Arbois jusqu’à la panne sèche. De son côté il nous voit et décide de nous suivre à vue.

        Bon on n’avance pas très vite à cette altitude, mais même si on a passé la zone boisée, en comptant s’arrêter par surprise à la panne sèche il faut garder une bonne marge. On renforce la gestion du cône de sécurité en repérant les vaches possibles les mieux placées pour la récup, et on avance ainsi de vache potentielle en vache potentielle.

        Le Mont-Blanc a décidé de lever son voile : salut vieille branche, je suis content que tu nous accompagne une fois de plus. Il commence à il y avoir des vignes, mais heureusement sur des zones restreintes et elles laissent la part belle aux pâtures. Arbois se rapproche, mais … peuf, peuf, peuf … ça y’est on a atteint la dernière goutte. Après avoir validé la vache élue, et attaqué son approche, on informe Gilles, et on finit en mode parapente pour se poser entre un bois, une vigne, un champ de colza, et un champ tout juste semé, dans un champ dimensionné tout pile pour nous accueillir et bordé par une route. Et voilà, notre contribution au transport du relai s’arrête là, après une 2e étape de 110km pour 2h40 de vol, à 10 km d’Arbois, au pays du vin jaune et du Comté !

        Gilles nous rejoint (merci le partage de position Whatsapp), on fini de plier la voile, et on tape la discute en attendant la navette. Encore un paramotoriste avec lequel on a de nombreux points communs, à croire qu’il y a un profil de recrutement sur le tour ;o) !

        Petit pique-nique dans le champ de la vache sous un soleil radieux, puis direction Poligny pour partager une petite bière bien méritée ;o), avant de se quitter, mais en gardant contact. Merci Gilles d’être venu à notre rencontre, c’était un plaisir de faire ta connaissance, et l’envie de voler ensemble est bien là. A bientôt donc, et bons vols pour la suite du tour !

         


        Garanti sans virus. www.avast.com
      • soleo.flandre
        C est un bonne idée Henri. En fin de tour, on pourrait se faire une petite compilation de récits et photos, à partager pour le grand BBQ final ! A suivre
        Message 3 de 3 , 20 avr. 02:43
          C'est un bonne idée Henri. En fin de tour, on pourrait se faire une petite compilation de récits et photos, à partager pour le grand BBQ final !
          A suivre ...
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