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Le témoin avance !

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  • soleo.flandre
    J’avais un peu la pression. Depuis mi-décembre c’est mon tour, mais pas de bol c’est arrivé la veille de l’opération de ma main. Période
    Message 1 de 6 , 27 mars
      J’avais un peu la pression. Depuis mi-décembre c’est mon tour, mais pas de bol c’est arrivé la veille de l’opération de ma main. Période d’attente pour retour à la normale programmée par le chirurgien : 3 mois. Au bout d’un bon mois, je sens que déjà ça va mieux, et je me vois déjà en l’air, mais mon impatience est de toutes manières calmée par des épisodes météo hivernaux pas franchement propices. Certes le tour a mis un an pour démarrer concrètement, mais Sylvain a assuré comme un malade en faisant son étape rapidement malgré le froid. Il faut que ça avance maintenant que c’est parti !
      Bref, je prépare mon tronçon, le but premier étant de se rapprocher de la maison, dans la Dombes. Contact avec Sylvain qui a le relais, étude des cartes aéro, des terrains amicaux sur la route, préparation du matos pour le vol … En fait la première partie est celle qui me parait la moins aisée. Rien d’extraordinaire, mais il faut que la météo donne un minimum de garanties pour ne pas avoir à faire le trajet pour rien jusqu’au point de départ, et il faut slalomer entre les TMA de St-Exupéry, l’agglomération Lyonnaise et sa couronne, le relief des mont du Lyonnais, … et les obligations de boulot et de famille !
      Le bon côté, c’est que l’Ardèche c’est sympa. Probablement la première fois que j’y vais en voiture (d’ailleurs c’est une camionnette), j’y ai jusqu’ici plutôt traîné mes guêtre en moto dans les petites routes viroleuses à souhait.
      Ce samedi c’est parti, on charge le camion avec une voile, un chariot en remorque, des filles (mes enfants, pas des pompom girls …), une gentille moitié qui fait la navette, quelques victuailles, du couchage, … Pour aujourd’hui, on annonce du vent et de la grisaille, avec même un épisode pluvieux, mais je mise sur demain qui devrait être meilleur.
      Après une heure et demi d’autoroute et de nationale, on attaque les virolos pour monter dans les collines de l’Ardèche. Malgré le ciel gris et les gouttes, le paysage vert et pigmenté de maisons en pierres est toujours aussi sympa.
      Arrivée sur le terrain du club de Sylvain, pas de doute, je ne risquait pas de partir aujourd’hui. Par ailleurs, le terrain me paraît un peu juste pour un décollage chariot. Il y a de la longueur, mais la largeur bordée par des fruitiers est limite pour une voile souple qui est censée décoller avec un angle de 90° ouvert devant.
      Sylvain arrive un quart d’heure après nous. On remarque toute de suite qu’il a comme nous un multivan avec toit-tente. Comme le vol, la maison ambulante correspond souvent à un art de vivre.
      Les filles sont serrées dans le camion pour un petit goûter, les conditions extérieures ne les motivant pas à sortir ! Je fais connaissance avec Sylvain tout en faisant un tour du terrain. On convient ensemble que s’il y a une autre option, ça pourrait être bien. Mais d’abord, un peu de bricolage pour accompagner nos discussions. Il faut redresser le nouveau club-house, caravane qui penche un brin au bord du terrain. Puis quelques bricolages sur le Sky Ranger, avant de partir repérer le plan bis décollage.
      A travers les routes de la largeur d’un véhicule, et serpentant en 3D, je me demande bien où on peut trouver un déco dans ce décor escarpé et arboré ! Mais nous finissons par rejoindre un terrain … juste parfait ! Ultra dégagé, grand, prenant quasiment toutes les directions de vent … idéal !
      La nuit est arrivée, nous roulons jusque chez Sylvain qui nous a sympathiquement proposé de passer tous les 5 la soirée et dormir chez lui. Je vous passe les détails de nos discussions, mais nous avons trouvé moult sujets d’échange et passé un moment très sympa.
      L’heure a changé, mais comme d’hab je me réveille automatiquement avec le jour. Ô surprise, non seulement la grisaille d’hier est partie, mais il fait carrément super beau ! Cool, j’attends l’heure convenue pour réveiller femme et enfants, et retrouver Sylvain. Pas facile de regarder un ciel pareil et de devoir attendre au sol ... Petit dej’, pliage, chargement, on y va !
      Le programme prévu : Sylvain décolle avec moi, pour m’accompagner pendant 15 minutes, et du côté de Brindas à l’ouest de Lyon, Jacques doit me rejoindre en l’air avec son pendulaire. Pour l’objectif, c’est simple : se rapprocher le plus possible de la maison. Les météos ne sont pas d’accord : elles annoncent entre 15 de sud et un petit 10 de nord. Disons que si j’arrive à passer la vallée du Giers ce sera bien, car la navette pour le prochain vol sera plus facile. Maintenant, si les conditions n’étaient pas bonnes, je m’arrête avant et tant pis on recommencera.
      Tout mis bout à bout, le temps à pas mal avancé et il est presque 10h quand on arrive au terrain, où nous attendent 2 volants locaux venus en spectateurs. Le vent de sud est déjà bien présent au sol. Le temps de m’installer et il est 10h15 quand je suis prêt. Sylvain est encore en cours. Une poignée de main, des remerciements, je m’installe définitivement … et je décolle ! Ca y’est, enfin le tour reprend concrètement !
      J’attends un peu Sylvain, mais je vois que sa voile au sol ne bouge pas. Je n’arrive plus à communiquer à la radio, malgré nos tests concluants avant décollage. En l’air aussi c’est sud, et ça commence déjà à bien bourgeonner au-dessus des montagnes. Je me projette sur le trajet à faire, et me dis que l’heure est déjà bien avancée si je veux rester au moins 2h en l’air. Sans succès de contact avec Sylvain, je décide de tracer.
      Yes, le vent est avec moi, je croise à près de 75Km/h, l’air est stable. A ma droite le Rhône, à ma gauche les monts de l’Ardèche, je remonte sur Annonay. 15 minutes de vol et j’ai déjà les doigts gelés. J’ai pris 1000m et il fait 2°, je décide de redescendre un peu pour gagner quelques degrés tout en lâchant les freins pour réchauffer mes doigts.
      Je passe le safari de Peaugres, où mes filles vont passer la journée, avec des doigts requinqués, et tire sur Pelussin, toujours parallèle au Rhône mais le long du Pilat avec ses 2 sommets le crêt de la Perdrix et le crêt de l'Œillon. A Pélussin, c’est le début des contraintes légales : il faut passer juste entre l’agglo et la zone interdite de la centrale nucléaire si je ne veux pas remonter me peler les miches. Pas grave, c’est sur ma route.
      J’avance vraiment bien. Sauf avarie, je devrais passer la vallée du Gier.
      Pour la rejoindre, je dois quitter la vallée du Rhône en passant les derniers monts du massif du Pilat. En m’approchant du Mont Ministre et des petits nuages épars qui le chapeautent lui et ses copains, je quitte la mer d’huile. Entre le relief et l’heure qui avance, c’est un peu normal.
      Ca fait une heure que je vole, et ça y’est, je passe le Gier ! Je tente d’appeler Jacques pour l’informer, mais je n’ai pas plus de succès qu’avec Sylvain. Je ne sais pas ce qu’il se passe avec ma radio, tout à l’air correct visuellement, mais ya un hic. Dommage …
      A partir de maintenant, je peux me poser sans avoir à craindre une navette compliquée pour le vol suivant. Mais même si ça secoue un peu, et si j’ai perdu 25Km/h, ça serait dommage de s’arrêter à seulement une grosse heure de vol. Je décide donc de continuer et regarde de haut les terrains que j’avais repérés comme étapes possibles avec Jacques qui connaît bien le coin.
      Lyon à droite, les monts du lyonnais à gauche, et en-dessous … la ligne haute-tension qui matérialise le chemin à suivre pour respecter les espaces aériens. Faut pas que je monte trop haut pour ne pas rentrer dans la TMA, pas trop bas pour garder la hauteur règlementaire, pas que je sorte à gauche ou à droite de la ligne pour respecter les zones urbaines … j’ai un peu l’impression d’être dans un tuyau !
      Au bout du tuyau, je commence à voir mes terrains de jeu habituels : les monts du Beaujolais, la vallée de la Saône, la Dombes. Je traverse l’Azergues en mode concentration sur le contrôle de la voile qui a décidé que j’avais assez roupillé et me secoue dans toutes les directions. C’est pas le mode essorage de la machine à laver, mais ça bouge quand même en non-stop. Et en-dessous les terrains vachables ne se battent pas entre les lignes électriques, les agglomérations, les axes routiers, les bois, ...
      Je rejoint la Saône. Villefranche à gauche, Lyon vu par le Nord à droite, les Alpes embrumées en face … Ca sent l’écurie ! Ca thermique toujours, mais le terrain en-dessous est moins encombré. Ya plus qu’à tirer sur la maison …
      Je coupe le moteur, et descend me poser à côté de la maison. 125 bornes, 2h15, de la montagne, de la ville, de la plaine, un bon moment sympa passé chez Sylvain juste avant. Merci le tour et merci Sylvain pour ces riches 24h !


    • Alain Roy
      Bravo Laurent pour ton périple qqpeu mouvementé : 12h15 en l air dimanche, ça devait un peu bougé : ta quoi comme aile ? et y a fallu que tu montes à
      Message 2 de 6 , 28 mars
        Bravo Laurent pour ton périple qqpeu mouvementé : 12h15 en l'air dimanche, ça devait un peu bougé : ta quoi comme aile ? et y'a fallu que tu montes à combien ?
        Bientôt, ce sera pour nous dans le Grand Est.
        Bons vols
        Au fait, ta radio, Jacques et Sylvain : des news ?

        @+
        @lain d'Epinal
        0630093556
        0329347758

        Le 27 mars 2017 à 21:53, laurent.flandre@... [France-Paramoteur] <France-Paramoteur@...> a écrit :
         

        J’avais un peu la pression. Depuis mi-décembre c’est mon tour, mais pas de bol c’est arrivé la veille de l’opération de ma main. Période d’attente pour retour à la normale programmée par le chirurgien : 3 mois. Au bout d’un bon mois, je sens que déjà ça va mieux, et je me vois déjà en l’air, mais mon impatience est de toutes manières calmée par des épisodes météo hivernaux pas franchement propices. Certes le tour a mis un an pour démarrer concrètement, mais Sylvain a assuré comme un malade en faisant son étape rapidement malgré le froid. Il faut que ça avance maintenant que c’est parti !
        Bref, je prépare mon tronçon, le but premier étant de se rapprocher de la maison, dans la Dombes. Contact avec Sylvain qui a le relais, étude des cartes aéro, des terrains amicaux sur la route, préparation du matos pour le vol … En fait la première partie est celle qui me parait la moins aisée. Rien d’extraordinaire, mais il faut que la météo donne un minimum de garanties pour ne pas avoir à faire le trajet pour rien jusqu’au point de départ, et il faut slalomer entre les TMA de St-Exupéry, l’agglomération Lyonnaise et sa couronne, le relief des mont du Lyonnais, … et les obligations de boulot et de famille !
        Le bon côté, c’est que l’Ardèche c’est sympa. Probablement la première fois que j’y vais en voiture (d’ailleurs c’est une camionnette), j’y ai jusqu’ici plutôt traîné mes guêtre en moto dans les petites routes viroleuses à souhait.
        Ce samedi c’est parti, on charge le camion avec une voile, un chariot en remorque, des filles (mes enfants, pas des pompom girls …), une gentille moitié qui fait la navette, quelques victuailles, du couchage, … Pour aujourd’hui, on annonce du vent et de la grisaille, avec même un épisode pluvieux, mais je mise sur demain qui devrait être meilleur.
        Après une heure et demi d’autoroute et de nationale, on attaque les virolos pour monter dans les collines de l’Ardèche. Malgré le ciel gris et les gouttes, le paysage vert et pigmenté de maisons en pierres est toujours aussi sympa.
        Arrivée sur le terrain du club de Sylvain, pas de doute, je ne risquait pas de partir aujourd’hui. Par ailleurs, le terrain me paraît un peu juste pour un décollage chariot. Il y a de la longueur, mais la largeur bordée par des fruitiers est limite pour une voile souple qui est censée décoller avec un angle de 90° ouvert devant.
        Sylvain arrive un quart d’heure après nous. On remarque toute de suite qu’il a comme nous un multivan avec toit-tente. Comme le vol, la maison ambulante correspond souvent à un art de vivre.
        Les filles sont serrées dans le camion pour un petit goûter, les conditions extérieures ne les motivant pas à sortir ! Je fais connaissance avec Sylvain tout en faisant un tour du terrain. On convient ensemble que s’il y a une autre option, ça pourrait être bien. Mais d’abord, un peu de bricolage pour accompagner nos discussions. Il faut redresser le nouveau club-house, caravane qui penche un brin au bord du terrain. Puis quelques bricolages sur le Sky Ranger, avant de partir repérer le plan bis décollage.
        A travers les routes de la largeur d’un véhicule, et serpentant en 3D, je me demande bien où on peut trouver un déco dans ce décor escarpé et arboré ! Mais nous finissons par rejoindre un terrain … juste parfait ! Ultra dégagé, grand, prenant quasiment toutes les directions de vent … idéal !
        La nuit est arrivée, nous roulons jusque chez Sylvain qui nous a sympathiquement proposé de passer tous les 5 la soirée et dormir chez lui. Je vous passe les détails de nos discussions, mais nous avons trouvé moult sujets d’échange et passé un moment très sympa.
        L’heure a changé, mais comme d’hab je me réveille automatiquement avec le jour. Ô surprise, non seulement la grisaille d’hier est partie, mais il fait carrément super beau ! Cool, j’attends l’heure convenue pour réveiller femme et enfants, et retrouver Sylvain. Pas facile de regarder un ciel pareil et de devoir attendre au sol ... Petit dej’, pliage, chargement, on y va !
        Le programme prévu : Sylvain décolle avec moi, pour m’accompagner pendant 15 minutes, et du côté de Brindas à l’ouest de Lyon, Jacques doit me rejoindre en l’air avec son pendulaire. Pour l’objectif, c’est simple : se rapprocher le plus possible de la maison. Les météos ne sont pas d’accord : elles annoncent entre 15 de sud et un petit 10 de nord. Disons que si j’arrive à passer la vallée du Giers ce sera bien, car la navette pour le prochain vol sera plus facile. Maintenant, si les conditions n’étaient pas bonnes, je m’arrête avant et tant pis on recommencera.
        Tout mis bout à bout, le temps à pas mal avancé et il est presque 10h quand on arrive au terrain, où nous attendent 2 volants locaux venus en spectateurs. Le vent de sud est déjà bien présent au sol. Le temps de m’installer et il est 10h15 quand je suis prêt. Sylvain est encore en cours. Une poignée de main, des remerciements, je m’installe définitivement … et je décolle ! Ca y’est, enfin le tour reprend concrètement !
        J’attends un peu Sylvain, mais je vois que sa voile au sol ne bouge pas. Je n’arrive plus à communiquer à la radio, malgré nos tests concluants avant décollage. En l’air aussi c’est sud, et ça commence déjà à bien bourgeonner au-dessus des montagnes. Je me projette sur le trajet à faire, et me dis que l’heure est déjà bien avancée si je veux rester au moins 2h en l’air. Sans succès de contact avec Sylvain, je décide de tracer.
        Yes, le vent est avec moi, je croise à près de 75Km/h, l’air est stable. A ma droite le Rhône, à ma gauche les monts de l’Ardèche, je remonte sur Annonay. 15 minutes de vol et j’ai déjà les doigts gelés. J’ai pris 1000m et il fait 2°, je décide de redescendre un peu pour gagner quelques degrés tout en lâchant les freins pour réchauffer mes doigts.
        Je passe le safari de Peaugres, où mes filles vont passer la journée, avec des doigts requinqués, et tire sur Pelussin, toujours parallèle au Rhône mais le long du Pilat avec ses 2 sommets le crêt de la Perdrix et le crêt de l'Œillon. A Pélussin, c’est le début des contraintes légales : il faut passer juste entre l’agglo et la zone interdite de la centrale nucléaire si je ne veux pas remonter me peler les miches. Pas grave, c’est sur ma route.
        J’avance vraiment bien. Sauf avarie, je devrais passer la vallée du Gier.
        Pour la rejoindre, je dois quitter la vallée du Rhône en passant les derniers monts du massif du Pilat. En m’approchant du Mont Ministre et des petits nuages épars qui le chapeautent lui et ses copains, je quitte la mer d’huile. Entre le relief et l’heure qui avance, c’est un peu normal.
        Ca fait une heure que je vole, et ça y’est, je passe le Gier ! Je tente d’appeler Jacques pour l’informer, mais je n’ai pas plus de succès qu’avec Sylvain. Je ne sais pas ce qu’il se passe avec ma radio, tout à l’air correct visuellement, mais ya un hic. Dommage …
        A partir de maintenant, je peux me poser sans avoir à craindre une navette compliquée pour le vol suivant. Mais même si ça secoue un peu, et si j’ai perdu 25Km/h, ça serait dommage de s’arrêter à seulement une grosse heure de vol. Je décide donc de continuer et regarde de haut les terrains que j’avais repérés comme étapes possibles avec Jacques qui connaît bien le coin.
        Lyon à droite, les monts du lyonnais à gauche, et en-dessous … la ligne haute-tension qui matérialise le chemin à suivre pour respecter les espaces aériens. Faut pas que je monte trop haut pour ne pas rentrer dans la TMA, pas trop bas pour garder la hauteur règlementaire, pas que je sorte à gauche ou à droite de la ligne pour respecter les zones urbaines … j’ai un peu l’impression d’être dans un tuyau !
        Au bout du tuyau, je commence à voir mes terrains de jeu habituels : les monts du Beaujolais, la vallée de la Saône, la Dombes. Je traverse l’Azergues en mode concentration sur le contrôle de la voile qui a décidé que j’avais assez roupillé et me secoue dans toutes les directions. C’est pas le mode essorage de la machine à laver, mais ça bouge quand même en non-stop. Et en-dessous les terrains vachables ne se battent pas entre les lignes électriques, les agglomérations, les axes routiers, les bois, ...
        Je rejoint la Saône. Villefranche à gauche, Lyon vu par le Nord à droite, les Alpes embrumées en face … Ca sent l’écurie ! Ca thermique toujours, mais le terrain en-dessous est moins encombré. Ya plus qu’à tirer sur la maison …
        Je coupe le moteur, et descend me poser à côté de la maison. 125 bornes, 2h15, de la montagne, de la ville, de la plaine, un bon moment sympa passé chez Sylvain juste avant. Merci le tour et merci Sylvain pour ces riches 24h !



      • christophe chappet
        Merci à toi pour ce récit et à tes filles et ta moitié pour le support. Heureux de lire que le Tour t a permis de sortir un peu du bocal , ça a été
        Message 3 de 6 , 28 mars
          Merci à toi pour ce récit et à tes filles et ta moitié pour le support.
          Heureux de lire que le Tour t'a permis de sortir un peu du "bocal", ça a été notre cas aussi !
          On est preneur de photos ... mais bon le texte est plutôt imagé alors on s'y voit quand même.
          Je vais aller voir ton périple sur la carte.
          On est avec toi pour la suite !!!
          Chappette


          Le 27 mars 2017 à 21:53, laurent.flandre@... [France-Paramoteur] <France-Paramoteur@...> a écrit :
           

          J’avais un peu la pression. Depuis mi-décembre c’est mon tour, mais pas de bol c’est arrivé la veille de l’opération de ma main. Période d’attente pour retour à la normale programmée par le chirurgien : 3 mois. Au bout d’un bon mois, je sens que déjà ça va mieux, et je me vois déjà en l’air, mais mon impatience est de toutes manières calmée par des épisodes météo hivernaux pas franchement propices. Certes le tour a mis un an pour démarrer concrètement, mais Sylvain a assuré comme un malade en faisant son étape rapidement malgré le froid. Il faut que ça avance maintenant que c’est parti !
          Bref, je prépare mon tronçon, le but premier étant de se rapprocher de la maison, dans la Dombes. Contact avec Sylvain qui a le relais, étude des cartes aéro, des terrains amicaux sur la route, préparation du matos pour le vol … En fait la première partie est celle qui me parait la moins aisée. Rien d’extraordinaire, mais il faut que la météo donne un minimum de garanties pour ne pas avoir à faire le trajet pour rien jusqu’au point de départ, et il faut slalomer entre les TMA de St-Exupéry, l’agglomération Lyonnaise et sa couronne, le relief des mont du Lyonnais, … et les obligations de boulot et de famille !
          Le bon côté, c’est que l’Ardèche c’est sympa. Probablement la première fois que j’y vais en voiture (d’ailleurs c’est une camionnette), j’y ai jusqu’ici plutôt traîné mes guêtre en moto dans les petites routes viroleuses à souhait.
          Ce samedi c’est parti, on charge le camion avec une voile, un chariot en remorque, des filles (mes enfants, pas des pompom girls …), une gentille moitié qui fait la navette, quelques victuailles, du couchage, … Pour aujourd’hui, on annonce du vent et de la grisaille, avec même un épisode pluvieux, mais je mise sur demain qui devrait être meilleur.
          Après une heure et demi d’autoroute et de nationale, on attaque les virolos pour monter dans les collines de l’Ardèche. Malgré le ciel gris et les gouttes, le paysage vert et pigmenté de maisons en pierres est toujours aussi sympa.
          Arrivée sur le terrain du club de Sylvain, pas de doute, je ne risquait pas de partir aujourd’hui. Par ailleurs, le terrain me paraît un peu juste pour un décollage chariot. Il y a de la longueur, mais la largeur bordée par des fruitiers est limite pour une voile souple qui est censée décoller avec un angle de 90° ouvert devant.
          Sylvain arrive un quart d’heure après nous. On remarque toute de suite qu’il a comme nous un multivan avec toit-tente. Comme le vol, la maison ambulante correspond souvent à un art de vivre.
          Les filles sont serrées dans le camion pour un petit goûter, les conditions extérieures ne les motivant pas à sortir ! Je fais connaissance avec Sylvain tout en faisant un tour du terrain. On convient ensemble que s’il y a une autre option, ça pourrait être bien. Mais d’abord, un peu de bricolage pour accompagner nos discussions. Il faut redresser le nouveau club-house, caravane qui penche un brin au bord du terrain. Puis quelques bricolages sur le Sky Ranger, avant de partir repérer le plan bis décollage.
          A travers les routes de la largeur d’un véhicule, et serpentant en 3D, je me demande bien où on peut trouver un déco dans ce décor escarpé et arboré ! Mais nous finissons par rejoindre un terrain … juste parfait ! Ultra dégagé, grand, prenant quasiment toutes les directions de vent … idéal !
          La nuit est arrivée, nous roulons jusque chez Sylvain qui nous a sympathiquement proposé de passer tous les 5 la soirée et dormir chez lui. Je vous passe les détails de nos discussions, mais nous avons trouvé moult sujets d’échange et passé un moment très sympa.
          L’heure a changé, mais comme d’hab je me réveille automatiquement avec le jour. Ô surprise, non seulement la grisaille d’hier est partie, mais il fait carrément super beau ! Cool, j’attends l’heure convenue pour réveiller femme et enfants, et retrouver Sylvain. Pas facile de regarder un ciel pareil et de devoir attendre au sol ... Petit dej’, pliage, chargement, on y va !
          Le programme prévu : Sylvain décolle avec moi, pour m’accompagner pendant 15 minutes, et du côté de Brindas à l’ouest de Lyon, Jacques doit me rejoindre en l’air avec son pendulaire. Pour l’objectif, c’est simple : se rapprocher le plus possible de la maison. Les météos ne sont pas d’accord : elles annoncent entre 15 de sud et un petit 10 de nord. Disons que si j’arrive à passer la vallée du Giers ce sera bien, car la navette pour le prochain vol sera plus facile. Maintenant, si les conditions n’étaient pas bonnes, je m’arrête avant et tant pis on recommencera.
          Tout mis bout à bout, le temps à pas mal avancé et il est presque 10h quand on arrive au terrain, où nous attendent 2 volants locaux venus en spectateurs. Le vent de sud est déjà bien présent au sol. Le temps de m’installer et il est 10h15 quand je suis prêt. Sylvain est encore en cours. Une poignée de main, des remerciements, je m’installe définitivement … et je décolle ! Ca y’est, enfin le tour reprend concrètement !
          J’attends un peu Sylvain, mais je vois que sa voile au sol ne bouge pas. Je n’arrive plus à communiquer à la radio, malgré nos tests concluants avant décollage. En l’air aussi c’est sud, et ça commence déjà à bien bourgeonner au-dessus des montagnes. Je me projette sur le trajet à faire, et me dis que l’heure est déjà bien avancée si je veux rester au moins 2h en l’air. Sans succès de contact avec Sylvain, je décide de tracer.
          Yes, le vent est avec moi, je croise à près de 75Km/h, l’air est stable. A ma droite le Rhône, à ma gauche les monts de l’Ardèche, je remonte sur Annonay. 15 minutes de vol et j’ai déjà les doigts gelés. J’ai pris 1000m et il fait 2°, je décide de redescendre un peu pour gagner quelques degrés tout en lâchant les freins pour réchauffer mes doigts.
          Je passe le safari de Peaugres, où mes filles vont passer la journée, avec des doigts requinqués, et tire sur Pelussin, toujours parallèle au Rhône mais le long du Pilat avec ses 2 sommets le crêt de la Perdrix et le crêt de l'Œillon. A Pélussin, c’est le début des contraintes légales : il faut passer juste entre l’agglo et la zone interdite de la centrale nucléaire si je ne veux pas remonter me peler les miches. Pas grave, c’est sur ma route.
          J’avance vraiment bien. Sauf avarie, je devrais passer la vallée du Gier.
          Pour la rejoindre, je dois quitter la vallée du Rhône en passant les derniers monts du massif du Pilat. En m’approchant du Mont Ministre et des petits nuages épars qui le chapeautent lui et ses copains, je quitte la mer d’huile. Entre le relief et l’heure qui avance, c’est un peu normal.
          Ca fait une heure que je vole, et ça y’est, je passe le Gier ! Je tente d’appeler Jacques pour l’informer, mais je n’ai pas plus de succès qu’avec Sylvain. Je ne sais pas ce qu’il se passe avec ma radio, tout à l’air correct visuellement, mais ya un hic. Dommage …
          A partir de maintenant, je peux me poser sans avoir à craindre une navette compliquée pour le vol suivant. Mais même si ça secoue un peu, et si j’ai perdu 25Km/h, ça serait dommage de s’arrêter à seulement une grosse heure de vol. Je décide donc de continuer et regarde de haut les terrains que j’avais repérés comme étapes possibles avec Jacques qui connaît bien le coin.
          Lyon à droite, les monts du lyonnais à gauche, et en-dessous … la ligne haute-tension qui matérialise le chemin à suivre pour respecter les espaces aériens. Faut pas que je monte trop haut pour ne pas rentrer dans la TMA, pas trop bas pour garder la hauteur règlementaire, pas que je sorte à gauche ou à droite de la ligne pour respecter les zones urbaines … j’ai un peu l’impression d’être dans un tuyau !
          Au bout du tuyau, je commence à voir mes terrains de jeu habituels : les monts du Beaujolais, la vallée de la Saône, la Dombes. Je traverse l’Azergues en mode concentration sur le contrôle de la voile qui a décidé que j’avais assez roupillé et me secoue dans toutes les directions. C’est pas le mode essorage de la machine à laver, mais ça bouge quand même en non-stop. Et en-dessous les terrains vachables ne se battent pas entre les lignes électriques, les agglomérations, les axes routiers, les bois, ...
          Je rejoint la Saône. Villefranche à gauche, Lyon vu par le Nord à droite, les Alpes embrumées en face … Ca sent l’écurie ! Ca thermique toujours, mais le terrain en-dessous est moins encombré. Ya plus qu’à tirer sur la maison …
          Je coupe le moteur, et descend me poser à côté de la maison. 125 bornes, 2h15, de la montagne, de la ville, de la plaine, un bon moment sympa passé chez Sylvain juste avant. Merci le tour et merci Sylvain pour ces riches 24h !



        • Nicolas
          Bravo Laurent ,merci pour ce beau récit du parcours du témoin.tu as bien décrit ton vol et j ai eu l impression de le faire avec toi.une belle aventure de
          Message 4 de 6 , 29 mars
            Bravo Laurent ,
            merci pour ce beau récit du parcours du témoin.
            tu as bien décrit ton vol et j'ai eu l'impression de le faire avec toi.
            une belle aventure de rencontre et de navigation auprès de chez soit.
            à bientôt pour la suite du périple.
            Nico


            Le Mardi 28 mars 2017 23h08, "christophe chappet christophe.chappet@... [France-Paramoteur]" <France-Paramoteur@...> a écrit :


             
            Merci à toi pour ce récit et à tes filles et ta moitié pour le support.
            Heureux de lire que le Tour t'a permis de sortir un peu du "bocal", ça a été notre cas aussi !
            On est preneur de photos ... mais bon le texte est plutôt imagé alors on s'y voit quand même.
            Je vais aller voir ton périple sur la carte.
            On est avec toi pour la suite !!!
            Chappette


            Le 27 mars 2017 à 21:53, laurent.flandre@... [France-Paramoteur] <France-Paramoteur@...> a écrit :
             
            J’avais un peu la pression. Depuis mi-décembre c’est mon tour, mais pas de bol c’est arrivé la veille de l’opération de ma main. Période d’attente pour retour à la normale programmée par le chirurgien : 3 mois. Au bout d’un bon mois, je sens que déjà ça va mieux, et je me vois déjà en l’air, mais mon impatience est de toutes manières calmée par des épisodes météo hivernaux pas franchement propices. Certes le tour a mis un an pour démarrer concrètement, mais Sylvain a assuré comme un malade en faisant son étape rapidement malgré le froid. Il faut que ça avance maintenant que c’est parti !
            Bref, je prépare mon tronçon, le but premier étant de se rapprocher de la maison, dans la Dombes. Contact avec Sylvain qui a le relais, étude des cartes aéro, des terrains amicaux sur la route, préparation du matos pour le vol … En fait la première partie est celle qui me parait la moins aisée. Rien d’extraordinaire, mais il faut que la météo donne un minimum de garanties pour ne pas avoir à faire le trajet pour rien jusqu’au point de départ, et il faut slalomer entre les TMA de St-Exupéry, l’agglomération Lyonnaise et sa couronne, le relief des mont du Lyonnais, … et les obligations de boulot et de famille !
            Le bon côté, c’est que l’Ardèche c’est sympa. Probablement la première fois que j’y vais en voiture (d’ailleurs c’est une camionnette), j’y ai jusqu’ici plutôt traîné mes guêtre en moto dans les petites routes viroleuses à souhait.
            Ce samedi c’est parti, on charge le camion avec une voile, un chariot en remorque, des filles (mes enfants, pas des pompom girls …), une gentille moitié qui fait la navette, quelques victuailles, du couchage, … Pour aujourd’hui, on annonce du vent et de la grisaille, avec même un épisode pluvieux, mais je mise sur demain qui devrait être meilleur.
            Après une heure et demi d’autoroute et de nationale, on attaque les virolos pour monter dans les collines de l’Ardèche. Malgré le ciel gris et les gouttes, le paysage vert et pigmenté de maisons en pierres est toujours aussi sympa.
            Arrivée sur le terrain du club de Sylvain, pas de doute, je ne risquait pas de partir aujourd’hui. Par ailleurs, le terrain me paraît un peu juste pour un décollage chariot. Il y a de la longueur, mais la largeur bordée par des fruitiers est limite pour une voile souple qui est censée décoller avec un angle de 90° ouvert devant.
            Sylvain arrive un quart d’heure après nous. On remarque toute de suite qu’il a comme nous un multivan avec toit-tente. Comme le vol, la maison ambulante correspond souvent à un art de vivre.
            Les filles sont serrées dans le camion pour un petit goûter, les conditions extérieures ne les motivant pas à sortir ! Je fais connaissance avec Sylvain tout en faisant un tour du terrain. On convient ensemble que s’il y a une autre option, ça pourrait être bien. Mais d’abord, un peu de bricolage pour accompagner nos discussions. Il faut redresser le nouveau club-house, caravane qui penche un brin au bord du terrain. Puis quelques bricolages sur le Sky Ranger, avant de partir repérer le plan bis décollage.
            A travers les routes de la largeur d’un véhicule, et serpentant en 3D, je me demande bien où on peut trouver un déco dans ce décor escarpé et arboré ! Mais nous finissons par rejoindre un terrain … juste parfait ! Ultra dégagé, grand, prenant quasiment toutes les directions de vent … idéal !
            La nuit est arrivée, nous roulons jusque chez Sylvain qui nous a sympathiquement proposé de passer tous les 5 la soirée et dormir chez lui. Je vous passe les détails de nos discussions, mais nous avons trouvé moult sujets d’échange et passé un moment très sympa.
            L’heure a changé, mais comme d’hab je me réveille automatiquement avec le jour. Ô surprise, non seulement la grisaille d’hier est partie, mais il fait carrément super beau ! Cool, j’attends l’heure convenue pour réveiller femme et enfants, et retrouver Sylvain. Pas facile de regarder un ciel pareil et de devoir attendre au sol ... Petit dej’, pliage, chargement, on y va !
            Le programme prévu : Sylvain décolle avec moi, pour m’accompagner pendant 15 minutes, et du côté de Brindas à l’ouest de Lyon, Jacques doit me rejoindre en l’air avec son pendulaire. Pour l’objectif, c’est simple : se rapprocher le plus possible de la maison. Les météos ne sont pas d’accord : elles annoncent entre 15 de sud et un petit 10 de nord. Disons que si j’arrive à passer la vallée du Giers ce sera bien, car la navette pour le prochain vol sera plus facile. Maintenant, si les conditions n’étaient pas bonnes, je m’arrête avant et tant pis on recommencera.
            Tout mis bout à bout, le temps à pas mal avancé et il est presque 10h quand on arrive au terrain, où nous attendent 2 volants locaux venus en spectateurs. Le vent de sud est déjà bien présent au sol. Le temps de m’installer et il est 10h15 quand je suis prêt. Sylvain est encore en cours. Une poignée de main, des remerciements, je m’installe définitivement … et je décolle ! Ca y’est, enfin le tour reprend concrètement !
            J’attends un peu Sylvain, mais je vois que sa voile au sol ne bouge pas. Je n’arrive plus à communiquer à la radio, malgré nos tests concluants avant décollage. En l’air aussi c’est sud, et ça commence déjà à bien bourgeonner au-dessus des montagnes. Je me projette sur le trajet à faire, et me dis que l’heure est déjà bien avancée si je veux rester au moins 2h en l’air. Sans succès de contact avec Sylvain, je décide de tracer.
            Yes, le vent est avec moi, je croise à près de 75Km/h, l’air est stable. A ma droite le Rhône, à ma gauche les monts de l’Ardèche, je remonte sur Annonay. 15 minutes de vol et j’ai déjà les doigts gelés. J’ai pris 1000m et il fait 2°, je décide de redescendre un peu pour gagner quelques degrés tout en lâchant les freins pour réchauffer mes doigts.
            Je passe le safari de Peaugres, où mes filles vont passer la journée, avec des doigts requinqués, et tire sur Pelussin, toujours parallèle au Rhône mais le long du Pilat avec ses 2 sommets le crêt de la Perdrix et le crêt de l'Œillon. A Pélussin, c’est le début des contraintes légales : il faut passer juste entre l’agglo et la zone interdite de la centrale nucléaire si je ne veux pas remonter me peler les miches. Pas grave, c’est sur ma route.
            J’avance vraiment bien. Sauf avarie, je devrais passer la vallée du Gier.
            Pour la rejoindre, je dois quitter la vallée du Rhône en passant les derniers monts du massif du Pilat. En m’approchant du Mont Ministre et des petits nuages épars qui le chapeautent lui et ses copains, je quitte la mer d’huile. Entre le relief et l’heure qui avance, c’est un peu normal.
            Ca fait une heure que je vole, et ça y’est, je passe le Gier ! Je tente d’appeler Jacques pour l’informer, mais je n’ai pas plus de succès qu’avec Sylvain. Je ne sais pas ce qu’il se passe avec ma radio, tout à l’air correct visuellement, mais ya un hic. Dommage …
            A partir de maintenant, je peux me poser sans avoir à craindre une navette compliquée pour le vol suivant. Mais même si ça secoue un peu, et si j’ai perdu 25Km/h, ça serait dommage de s’arrêter à seulement une grosse heure de vol. Je décide donc de continuer et regarde de haut les terrains que j’avais repérés comme étapes possibles avec Jacques qui connaît bien le coin.
            Lyon à droite, les monts du lyonnais à gauche, et en-dessous … la ligne haute-tension qui matérialise le chemin à suivre pour respecter les espaces aériens. Faut pas que je monte trop haut pour ne pas rentrer dans la TMA, pas trop bas pour garder la hauteur règlementaire, pas que je sorte à gauche ou à droite de la ligne pour respecter les zones urbaines … j’ai un peu l’impression d’être dans un tuyau !
            Au bout du tuyau, je commence à voir mes terrains de jeu habituels : les monts du Beaujolais, la vallée de la Saône, la Dombes. Je traverse l’Azergues en mode concentration sur le contrôle de la voile qui a décidé que j’avais assez roupillé et me secoue dans toutes les directions. C’est pas le mode essorage de la machine à laver, mais ça bouge quand même en non-stop. Et en-dessous les terrains vachables ne se battent pas entre les lignes électriques, les agglomérations, les axes routiers, les bois, ...
            Je rejoint la Saône. Villefranche à gauche, Lyon vu par le Nord à droite, les Alpes embrumées en face … Ca sent l’écurie ! Ca thermique toujours, mais le terrain en-dessous est moins encombré. Ya plus qu’à tirer sur la maison …
            Je coupe le moteur, et descend me poser à côté de la maison. 125 bornes, 2h15, de la montagne, de la ville, de la plaine, un bon moment sympa passé chez Sylvain juste avant. Merci le tour et merci Sylvain pour ces riches 24h !




          • soleo.flandre
            Mon aile est une X-Presso 38. A partir du moment où j ai décidé de redescendre à cause du froid, je suis resté aux environs de 500m/sol. De toutes
            Message 5 de 6 , 29 mars
              Mon aile est une X-Presso 38. A partir du moment où j'ai décidé de redescendre à cause du froid, je suis resté aux environs de 500m/sol. De toutes manières avec les TMA, j'étais plafonné sur la moitié du trajet.
              La première chose que j'ai faite après avoir atterri, c'est passer des coups de fils pour prendre des news. Sylvain a eu une bricole de mise en place, mais a fini par décoller et faire son vol local. Jacques était allé voler dans la matinée, et attendait encore mon appel au terrain. Donc tout le monde a volé, mais tout seul ... On va essayer de faire mieux la prochaine fois !

              Je commence à préparer la suite, le contact est en cours avec Gilles.
              Préparez-vous !

              Laurent.
            • Sylvain CANTAN
              Bon, j ai raté l heure de décollage. Mais, je dis que tout ça  c est de la faute  à  Monsieur Chapette. Si il n avait pas lancé son idée de tour en
              Message 6 de 6 , 30 mars

                Bon, j'ai raté l'heure de décollage.
                Mais, je dis que tout ça  c'est de la faute  à  Monsieur Chapette.
                Si il n'avait pas lancé son idée de tour en relais je n'aurais pas rencontré  Laurent et on n'aurait  pas eu tout ces bons sujets de discussion qui vous font coucher tard et vous laissent fatigué  au petit matin.
                Et comme je n'avais pas tout préparé le lendemain matin j'ai  vu Laurent faire 15 aller-retour le temps que je fasse mon mélange  et prépare  ma radio... alors une fois sur le terrain, lui c'est un rapide. Il m'a filé  d'entre les doigts comme la savonnette.  Pfuittt, déjà  en l'air le bonhomme... j'avais  bien vu quil ne m'attendrait pas, du coup je suis retourné  à  la voiture chercher des bouchons d'oreilles puisqu'il n'y avait pas de radio.
                Et après j'ai fait mon petit vol sans le voir à  l'horizon pour rentrer me poser sur la piste du club où un copain m'avait ramené  le fourgon.  j'y ai retrouvé les copains un peu dépités.  Pareil, ils avaient prévu  de décoller en pendulaire pour accompagner  Laurent un bout mais il est parti comme une fusée  vers le Nord. Rassurez vous, on s'est bien vite consolé, puisque le pendulaire était sorti ça aurait été bête de ne pas en profiter...
                Ah, la la,  c'est  qu'il  s'était retenu trop longtemps Laurent. Il a filé le bougre. Mais il a eu raison vu qu'il s'est bien fait brasser sur la fin du vol, et je lui présente mes excuses pour l'avoir ralenti dans son ardeur.
                Allez, on trouvera bien une autre occasion de voler ensemble sans pression d'objectif.

                Merci pour cette belle idée et bon vent aux relayeurs suivants !

                Sylvain d'Ardèche

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