Depuis quelques mois, des alertes ont été émises pour attirer
l'attention du CMJD et du Gouvernement sur les dangers possibles qui
pourraient nuire fortement à la transition, voire même de la
transformer à un retour vers un passé pas encore lointain synonyme
du chaos national.
Il nous parait important, à quelques trois mois du début des
premières échéances électorales, de relever les points qui nous
semble être des facteurs déstabilisateurs pendant, mais également à
l'issue de la période de transition, en espérant que le cadre de
concertation qui est désormais accepté par le CMJD permettra
d'apporter des remèdes:
S'il faut se réjouir de l'adoption du bulletin unique qui a fait ces
preuves ailleurs, l'autorisation des candidatures indépendantes dans
les conditions actuelles, aux municipales et plus particulièrement
aux législatives, pourra jouer un facteur d'instabilité politique
majeur.
Malgré de multiples mis en garde sur les conséquences négatives de
cette mesure, le CMJD l'a quand même adopté.
Si la proportionnelle intégrale est une mesure démocratique qu'il
faut saluer qui était d'ailleurs une proposition de la classe
politique et acceptée par le CMJD, le mode d'élection du maire tel
qu'il a été décidé, et malgré les quelques amendements apportés,
présente encore beaucoup de lacunes, qui pourront être source de
tous les marchandages politico-financiers, donc le retour de
vieilles méthodes et pratiques mafieuses.
Des garde-fous nécessaires qui auraient pu atténuer des effets
pervers de cette procédure n'ont pas été acceptés.
Le problème des déportés reste au même niveau et entier, même si le
tabou qui entourait cet épineux problème est définitivement brisé.
Mais le manque d'entrain de nos responsables de la transition pour
trouver une issue favorable à ce lourd héritage, au cours de cette
période, est de nature à encore plus peser sur le fardeau déjà
redoutable de l'après transition.
L'exclusion de centaines de milliers de mauritaniens vivant à
l'étranger du droit de vote dans cette période cruciale de la vie de
notre pays est inconsolable. Cette situation est nécessairement
source de frustrations et d'indignations qui pourront à terme nuire
à la cohésion nationale.
Le plus grave de tous les facteurs déstabilisants cités ci-dessus
est la carence de neutralité. Le vote de la constitution a montré
des cas significatifs des manquements à la neutralité.
Si l'absence de volonté politique devrait conduire les prochaines
élections à souffrir du manque de neutralité de l'administration,
alors les conséquences pourront être dramatiques pour la stabilité
du pays.
L'actualité nous apprend quotidiennement que seul la neutralité, la
transparence et le consensus politique peuvent être les garants
d'élections paisibles. Il est donc du devoir du CMJD et de tous les
acteurs de la vie nationale à tout faire pour éviter à notre pays
des lendemains incertains.
Des informations en provenance de l'intérieur du pays font état de
comportements, dans certaines localités, qui ne sont conformes ni à
l'esprit ni à la lettre aux instructions données officiellement pour
livrer les états civils.
Il est très inquiétant de constater que des autorités persistent
encore à dresser des obstacles artificiels pour refuser ou pour
retarder au maximum l'acquisition des états civils cela à quelques
jours de la réouverture des inscriptions et qui ne dureront qu'un
petit mois au plus.
Il est plus que urgent que le CMJD prennent des mesures rapides et
adéquates, pour que ceux qui continuent de faire obstacles et
entravent l'instauration d'un véritable processus de démocratie et
les nostalgiques de l'ancien système soient mis hors d'état de nuire
et le plus tôt sera le mieux..
En mettant fin à ces comportements, le CMJD prouvera ainsi sa
détermination et son engagement à respecter les promesses faites au
peuple mauritanien et à l'opinion internationale. Car la
crédibilité de ces élections sera celle du CMJD et inversement.
En tout état de cause l'UFP avec l'ensemble des forces de
changements sont déterminés à œuvrer pour éviter à notre pays de
retomber dans l'impasse et le chaos.
Maréga Baba / France
Secrétaire général de la Ligue Démocratique – Mouvement pour le Parti du Travail (LD–MPT)
Vendredi 11 août 2006, à 11 :00 TU, BÂ Boubakar Moussa, premier Vice Président de
l’Union des Forces de Progrès (UFP), a été reçu par Yéro Dé, Secrétaire général de la Ligue Démocratique – Mouvement pour le Parti du Travail (LD – MPT).
JERUSALEM (Reuters) - Le nombre croissant de victimes israéliennes et la poursuite des tirs de roquettes sur Israël par le Hezbollah ont fortement entamé la popularité dans leur pays du Premier ministre israélien Ehud Olmert et de son ministre de la Défense, selon un sondage publié vendredi.
Selon cette enquête d'opinion publiée par le quotidien Haaretz, seuls 48% des Israéliens sont satisfaits de la politique d'Olmert, alors qu'ils étaient plus de 75% au début de l'offensive israélienne contre le Hezbollah, d'après des sondages similaires.
Le soutien de l'opinion publique pour le ministre de la Défense, Amir Peretz, tombe quant à lui de 65% à 37%.
"Olmert doit partir", titre le quotidien de gauche en "une".
Mais à en croire un autre sondage, publié par le Yedioth, le recul de la cote de popularité d'Olmert serait moindre puisque 66% d'Israéliens se disent satisfaits de l'action du Premier ministre, contre 73% auparavant. Selon cette même enquête, le soutien de la population pour Peretz passerait de 64% à 59%.
Au total, 73% des personnes sondées par Yedioth se disent cependant insatisfaites par la façon dont le gouvernement a géré la crise des personnes déplacées dans le nord d'Israël du fait des tirs de roquettes du Hezbollah.
"Si Olmert se retire maintenant de la guerre qu'il a engagée, il ne pourra demeurer Premier ministre un jour de plus", peut-on lire dans un éditorial signé dans le Haaretz par Ari Shavit.
"On ne peut pas faire entrer en guerre un pays entier, n'obtenir qu'une humiliante défaite et demeurer au pouvoir".
Le Haaretz explique le recul du gouvernement dans son sondage par la poursuite des hostilités, qui ont débuté le 12 juillet après l'enlèvement par le Hezbollah de deux soldats lors d'un raid transfrontalier, l'alourdissement du bilan côté israélien et la persistance des tirs de roquettes sur Israël.
Le conflit a tué 122 Israéliens et au moins 1.018 Libanais.
Le Hezbollah a tiré en moins de cinq semaines plus de 3.400 roquettes sur le nord d'Israël. Elles paralysent une région où vivent un million de personnes, et ont chassé de chez eux un tiers de ses habitants, tandis que les autres se terrent dans des abris ou dans leur maison.
Selon l'étude du Haaretz, seuls 20% des sondés pensent qu'Israël pourrait se déclarer vainqueur si le conflit cessait aujourd'hui
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Envoyé le : Jeu 10 Aoû 2006 14:21
Sujet : [ufpweb] 3août 2005-3 août 2006 : le rêve incertain
3août 2005-3 août 2006 : le rêve incertain
Nouakchott, 03 août 2005. Depuis deux jours, le maître incontestable du pays est en voyage à la Mecque pour présenter ses condoléances aux Saoudiens suite au décès du roi Fahd. Il ne savait pas, en quittant le pays, qu'on venait de le convaincre du plus mauvais choix qu'il eût à prendre durant tout son règne. En survolant le Tchad, il se rendra compte qu'il était parti pour un aller simple, voyage sans retour. Un an plus tard, la Mauritanie est toujours là, mais...
Le sort de Ould Taya, a été scellé le 3 août 2005. Le pays qui se confondait à lui, voyait ainsi son avenir bouleversé ce jour-là. Les compagnons d'armes du président dorénavant déchu, associés d'un pouvoir à responsabilités très limitées que fut la Mauritanie, avaient décidé de le virer par bâbord, tant le navire qui lui était confié, commençait à tanguer dangereusement depuis longtemps.
Acte déterminant
L'acte déterminant de cet énième coup d'Etat avait commencé deux mois plus tôt. Une caserne militaire, située aux confins du désert était attaquée en juin, par une bande terroriste s'identifiant au GSPC algérien. Le carnage. Une dizaine de militaires mauritaniens y laisseront la vie. L'armée mauritanienne se sent humiliée. L'ennemi était venu, avait frappé puis s'était fondu dans la nature, après avoir pris tout son temps. Le président Ould Taya, obsédé par la sécurité et hanté par les complots quelques fois imaginaires, n'acceptera jamais que la puissance de son armée soit mise en cause. La vulnérabilité dans l'arrogance était sienne. Deux ans plus tôt, le 8 juin 2003, il avait été pris de court par un groupe d'officiers de l'armée mauritanienne. Lemgheity aussi se révéla une autre surprise. La chasse aux Cavaliers du changement, toujours résolus dans leur objectif de le renverser par la force, se dédoublait d'une implacable chasse aux terroristes algériens, derrière l'ombre desquels, il voyait la menace cauchemardesque de Ould Hannena, Ould Cheikhna et compagnie. La chasse aux fantômes, qui avait déjà épuisé l'armée algérienne, ne faisait que débuter. Ould Taya en fit une obsession. Douze mille hommes sont lancés sur les trousses du GSPC. Les militaires, jamais remis de la débâcle du Sahara, voyaient se profiler une défaite fatale dans cette chasse au vide. Tous les officiers sont jetés dans la bataille du désert. L'entourage immédiat du Chef de l'Etat est même mis en branle. Tout le monde doit enfiler la tenue de combat et rejoindre le champ des opérations. C'était le début d'une remise en cause d'un pouvoir et d'un dispositif de « guerre » vieux de vingt ans. La disgrâce s'approchait pour certains. Et la disgrâce ne fait point bon ménage avec la fidélité...
Toile d'araignée
Ainsi, les colonels Ould Abdel Aziz du BASEP, Ould Ghazouani du B2, Ould Znagui de la 7eme Région militaire et Ould Boubacar de l'Etat-
major, devaient se joindre à leur aîné, le Colonel Ey, fidèle compagnon et gardien indéboulonnable du temple, pour une chasse à l'outarde terroriste, en plein désert. Sentant l'impossibilité de la tâche et l'irréalisme d'un Commandant en chef des armées, coupé aussi bien des réalités du terrain militaire que de celui de la vie du pays tout court, ils décidèrent de changer les règles du jeu. Il fallait se débarrasser du Roi. En professionnel de coups d'Etat, Ely qui en avait paré plus d'un, réussira le sien. Sa connaissance du terrain, qu'il a eu à contrôler des décennies durant l'aidera dans son plan. Ses expériences en 1978, en 1979 et en 1984 s'avèreront providentielles. Après le CMRN (78-79) et les CMSN 1 et 2 (79-84), la Mauritanie entre tranquillement dans l'ère du CMJD. Le slogan est prometteur. D'autant qu'il n'y eut aucun coup de feu, ni un couvre-
feu. La Mauritanie efface dans la joie, 21 années de «Tayisme». Le peuple accueillera la nouvelle avec liesse. Comme de tradition, la joie s'exprima partout, dans les foyers, dans les demeures, dans l'administration ...L'espoir renaît en attendant de juger les nouveaux maîtres par leurs actes...
Le temps de grâce
Une fois installés aux commandes, les nouveaux hommes forts tentent de remettre de l'ordre dans la maison. Des engagements qui font état d'acte liant le CMJD au peule mauritanien sont pris : Justice, Egalité, Démocratie et Bonne Gouvernance. Désormais, promettent-ils, rien ne sera plus comme avant. L'économie sera redressée, l'administration assainie, la justice profondément réformée, la démocratie participative, ultime rempart contre l'arbitraire et la dictature, efficacement mise en place. Le chantier de l'alternance prend corps. Les militaires s'engagent aussi à quitter le pouvoir dans 24 mois. Juste le temps qu'il faut, selon eux, pour mettre en place de véritables institutions démocratiques. Les partis politiques et la société civile jubilent, comme la presse, libérée de ses lourdes chaînes et de l'oppressante censure. Un peu plus tard, les pressions internationales, notamment américaines, accentuées par une situation économique plus que désastreuse, poussent la junte à réduire le délai de la transition à 19 mois.
Auparavant, les militaires avaient désigné un gouvernement civil. Premier bain froid. Le gouvernement civil, en charge de la mise en exécution de tout ce programme, est un pur produit de l'ancien système. Oublier le passé, éviter la chasse aux sorcières, devient une fenêtre entrouverte pour le maintien des symboles du régime déchu. Les adeptes de la rupture totale commencent à douter sans que la crédibilité des militaires soit ternie.
Ensuite, suivront les « grandes » réalisations du CMJD et de son gouvernement en matière politique : les journées nationales de concertation qui mettent la Mauritanie face à elle-même sans tapage ni bruit. Un diagnostic «participatif » et surtout assez critique de la situation du pays est présenté. Des solutions préconisées, la révision de la Constitution, afin de garantir l'alternance, l'application des règles de la bonne gouvernance, l'assainissement de la gestion des biens publics, la mise en place de la CENI, la révision des textes fondateurs de la «démocratie », les chantiers sortent du chaos. L'unanimité se fait autour des questions les plus sensibles : esclavage, passif humanitaire, déportés, passif économique. La Mauritanie décide aussi de revisiter, sans passion, les pages le plus sombres de son histoire. Des esquisses de solution sont dessinées. Dans la foulée, les erreurs de gestion (ou sabotages de gestion) du régime déchu sont découvertes. Les faux chiffres passés aux institutions financières internationales, les contrats secrets avec Woodside, les Avenants spoliant le pays d'une bonne part de ses ressources pétrolières sont démasqués. Un bras de fer est engagé. Le pays qui s'était habitué à la gabegie est appelé à serrer la ceinture. La gestion est devenue plus sereine. Les ressources générées par la restitution des biens mal acquis, et l'arrêt de l'hémorragie des moyens publics, feront vivre seuls l'Etat pendant quelques temps. Les robinets de l'extérieur resteront longtemps fermés...Les réformes de base sont mises en place. Elles seront légitimées par un référendum réussi, le 25 juin 2006. La révision constitutionnelle sera plébiscitée par les électeurs.
Le temps du doute
Malgré les bonnes intentions du CMJD et les timides actions du gouvernement, les Mauritaniens demeurent sceptiques. S'ils sont presque sûrs que les militaires quitteront le pouvoir au bout de la transition, ils demeurent circonspects sur l'avenir du pays. Leurs craintes sont justifiées. La concertation qui avait fondé la confiance des partis, de la société civile et des autres partenaires a été vite oubliée. Le pouvoir, noyauté par les caciques de l'ancien régime, est vite revenu à des réflexes qui ne lui sont pas propres. Des décisions de plus en plus contestables sont prises, tant sur le plan des nominations aux hauts postes de responsabilité que sur la gestion de certains aspects de la vie publique du pays. La transparence tant clamée dans la gestion des deniers publics et des ressources de la collectivité n'est pas suivie à tous les niveaux. Le pouvoir du CMJD secrète, lui aussi, ses nouveaux budgétivores, ses nouveaux riches et ses lobbies financiers occultes, qui se cachent derrière les épouses, les enfants et les fils des hauts responsables de l'Etat.. Le chef de l'Etat monte au créneau pour crier sa colère. La corruption, le détournement des deniers publics, le trafic d'influence, quoi qu'ayant diminués d'intensité, sont toujours une normalité banale dans nos moeurs, constatera Ely Ould Mohamed Vall au cours d'une réunion tenue au Palais des Congrès. Ainsi, de nouvelles villas flambant neuf, des cheptels et des grosses cylindrées font leur apparition dans les entourages familiaux des nouveaux gouvernants du pays. Les réformes timidement entreprises dans beaucoup de secteurs demeurent loin d'être appliquées sur le terrain. L'administration, la justice et le service public en général se débattent dans les torpeurs et les lourdeurs du passé. Le peuple qui ne sent les réformes qu'à travers les médias, demeure circonspect et sent la déception de plus en plus le gagner.
Durant toute cette période de transition, le CMJD et le pouvoir de transition ont joué carrément la continuité dans les dossiers les plus sensibles et les plus dangereux pour l'avenir du pays. Il s'agit notamment de ceux relatifs au problème des Islamistes. Ceux-
ci sont d'abord gardés en prison avant de bénéficier, en même temps que les Cavaliers du Changement, d'une grâce présidentielle. Ely Ould Mohamed Vall a décidé de ne juger ni Ould Deddew et ses amis, ni le commandant- civil Saleh Ould Hannena et les membres de son organisation. Plus tard, le CMJD décidera d'élargir sa clémence sur d'autres membres présumés d'Al Qaïda : sur la quarantaine de personne incarcérées à Nouakchott, il ne restait plus que dix. Autre question d'importance gérée par la junte au pouvoir à la manière du régime déchu : la question de l'unité nationale. Les victimes des innombrables injustices passées demeurent marginalisées. Certains segments du CMJD, alliés aux grosses pointures du gouvernement s'érigent même en rempart contre une éventuelle solution de leurs problèmes, préférant ignorer la disponibilité et la modération des victimes. Il a découlé de cette situation que d'importantes franges de notre peuple, hier laissées en marge, continuent de regarder la transition passer avec l'impression qu'elle ne les concerne point. La religion du CMJD est restée toute faite : étouffer les questions sensibles et gérer les autres avec un maximum de minutie. Les « chiens » aboient et la caravane de la transition passe!... Tel semble être le credo d'un régime qui voit venir doucement mais sûrement mars 2007, date ultime des élections du processus de transition.
Omar El Moctar
L'Authentique n351 du jeudi 3 août 2006
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3août 2005-3 août 2006 : le rêve incertain
Nouakchott, 03 août 2005. Depuis deux jours, le maître incontestable
du pays est en voyage à la Mecque pour présenter ses condoléances
aux Saoudiens suite au décès du roi Fahd. Il ne savait pas, en
quittant le pays, qu'on venait de le convaincre du plus mauvais
choix qu'il eût à prendre durant tout son règne. En survolant le
Tchad, il se rendra compte qu'il était parti pour un aller simple,
voyage sans retour. Un an plus tard, la Mauritanie est toujours là,
mais…
Le sort de Ould Taya, a été scellé le 3 août 2005. Le pays qui se
confondait à lui, voyait ainsi son avenir bouleversé ce jour-là. Les
compagnons d'armes du président dorénavant déchu, associés d'un
pouvoir à responsabilités très limitées que fut la Mauritanie,
avaient décidé de le virer par bâbord, tant le navire qui lui était
confié, commençait à tanguer dangereusement depuis longtemps.
Acte déterminant
L'acte déterminant de cet énième coup d'Etat avait commencé deux
mois plus tôt. Une caserne militaire, située aux confins du désert
était attaquée en juin, par une bande terroriste s'identifiant au
GSPC algérien. Le carnage. Une dizaine de militaires mauritaniens y
laisseront la vie. L'armée mauritanienne se sent humiliée. L'ennemi
était venu, avait frappé puis s'était fondu dans la nature, après
avoir pris tout son temps. Le président Ould Taya, obsédé par la
sécurité et hanté par les complots quelques fois imaginaires,
n'acceptera jamais que la puissance de son armée soit mise en cause.
La vulnérabilité dans l'arrogance était sienne. Deux ans plus tôt,
le 8 juin 2003, il avait été pris de court par un groupe
d'officiers de l'armée mauritanienne. Lemgheity aussi se révéla une
autre surprise. La chasse aux Cavaliers du changement, toujours
résolus dans leur objectif de le renverser par la force, se
dédoublait d'une implacable chasse aux terroristes algériens,
derrière l'ombre desquels, il voyait la menace cauchemardesque de
Ould Hannena, Ould Cheikhna et compagnie. La chasse aux fantômes,
qui avait déjà épuisé l'armée algérienne, ne faisait que débuter.
Ould Taya en fit une obsession. Douze mille hommes sont lancés sur
les trousses du GSPC. Les militaires, jamais remis de la débâcle du
Sahara, voyaient se profiler une défaite fatale dans cette chasse au
vide. Tous les officiers sont jetés dans la bataille du désert.
L'entourage immédiat du Chef de l'Etat est même mis en branle. Tout
le monde doit enfiler la tenue de combat et rejoindre le champ des
opérations. C'était le début d'une remise en cause d'un pouvoir et
d'un dispositif de « guerre » vieux de vingt ans. La disgrâce
s'approchait pour certains. Et la disgrâce ne fait point bon ménage
avec la fidélité…
Toile d'araignée
Ainsi, les colonels Ould Abdel Aziz du BASEP, Ould Ghazouani du B2,
Ould Znagui de la 7eme Région militaire et Ould Boubacar de l'Etat-
major, devaient se joindre à leur aîné, le Colonel Ey, fidèle
compagnon et gardien indéboulonnable du temple, pour une chasse à
l'outarde terroriste, en plein désert. Sentant l'impossibilité de la
tâche et l'irréalisme d'un Commandant en chef des armées, coupé
aussi bien des réalités du terrain militaire que de celui de la vie
du pays tout court, ils décidèrent de changer les règles du jeu. Il
fallait se débarrasser du Roi. En professionnel de coups d'Etat, Ely
qui en avait paré plus d'un, réussira le sien. Sa connaissance du
terrain, qu'il a eu à contrôler des décennies durant l'aidera dans
son plan. Ses expériences en 1978, en 1979 et en 1984 s'avèreront
providentielles. Après le CMRN (78-79) et les CMSN 1 et 2 (79-84),
la Mauritanie entre tranquillement dans l'ère du CMJD. Le slogan est
prometteur. D'autant qu'il n'y eut aucun coup de feu, ni un couvre-
feu. La Mauritanie efface dans la joie, 21 années de «Tayisme». Le
peuple accueillera la nouvelle avec liesse. Comme de tradition, la
joie s'exprima partout, dans les foyers, dans les demeures, dans
l'administration …L'espoir renaît en attendant de juger les nouveaux
maîtres par leurs actes…
Le temps de grâce
Une fois installés aux commandes, les nouveaux hommes forts tentent
de remettre de l'ordre dans la maison. Des engagements qui font état
d'acte liant le CMJD au peule mauritanien sont pris : Justice,
Egalité, Démocratie et Bonne Gouvernance. Désormais, promettent-ils,
rien ne sera plus comme avant. L'économie sera redressée,
l'administration assainie, la justice profondément réformée, la
démocratie participative, ultime rempart contre l'arbitraire et la
dictature, efficacement mise en place. Le chantier de l'alternance
prend corps. Les militaires s'engagent aussi à quitter le pouvoir
dans 24 mois. Juste le temps qu'il faut, selon eux, pour mettre en
place de véritables institutions démocratiques. Les partis
politiques et la société civile jubilent, comme la presse, libérée
de ses lourdes chaînes et de l'oppressante censure.
Un peu plus tard, les pressions internationales, notamment
américaines, accentuées par une situation économique plus que
désastreuse, poussent la junte à réduire le délai de la transition à
19 mois.
Auparavant, les militaires avaient désigné un gouvernement civil.
Premier bain froid. Le gouvernement civil, en charge de la mise en
exécution de tout ce programme, est un pur produit de l'ancien
système. Oublier le passé, éviter la chasse aux sorcières, devient
une fenêtre entrouverte pour le maintien des symboles du régime
déchu. Les adeptes de la rupture totale commencent à douter sans que
la crédibilité des militaires soit ternie.
Ensuite, suivront les « grandes » réalisations du CMJD et de son
gouvernement en matière politique : les journées nationales de
concertation qui mettent la Mauritanie face à elle-même sans tapage
ni bruit. Un diagnostic «participatif » et surtout assez critique de
la situation du pays est présenté. Des solutions préconisées, la
révision de la Constitution, afin de garantir l'alternance,
l'application des règles de la bonne gouvernance, l'assainissement
de la gestion des biens publics, la mise en place de la CENI, la
révision des textes fondateurs de la «démocratie », les chantiers
sortent du chaos. L'unanimité se fait autour des questions les plus
sensibles : esclavage, passif humanitaire, déportés, passif
économique. La Mauritanie décide aussi de revisiter, sans passion,
les pages le plus sombres de son histoire. Des esquisses de solution
sont dessinées.
Dans la foulée, les erreurs de gestion (ou sabotages de gestion) du
régime déchu sont découvertes. Les faux chiffres passés aux
institutions financières internationales, les contrats secrets avec
Woodside, les Avenants spoliant le pays d'une bonne part de ses
ressources pétrolières sont démasqués. Un bras de fer est engagé.
Le pays qui s'était habitué à la gabegie est appelé à serrer la
ceinture. La gestion est devenue plus sereine. Les ressources
générées par la restitution des biens mal acquis, et l'arrêt de
l'hémorragie des moyens publics, feront vivre seuls l'Etat pendant
quelques temps. Les robinets de l'extérieur resteront longtemps
fermés…Les réformes de base sont mises en place. Elles seront
légitimées par un référendum réussi, le 25 juin 2006. La révision
constitutionnelle sera plébiscitée par les électeurs.
Le temps du doute
Malgré les bonnes intentions du CMJD et les timides actions du
gouvernement, les Mauritaniens demeurent sceptiques. S'ils sont
presque sûrs que les militaires quitteront le pouvoir au bout de la
transition, ils demeurent circonspects sur l'avenir du pays. Leurs
craintes sont justifiées. La concertation qui avait fondé la
confiance des partis, de la société civile et des autres partenaires
a été vite oubliée. Le pouvoir, noyauté par les caciques de l'ancien
régime, est vite revenu à des réflexes qui ne lui sont pas propres.
Des décisions de plus en plus contestables sont prises, tant sur le
plan des nominations aux hauts postes de responsabilité que sur la
gestion de certains aspects de la vie publique du pays. La
transparence tant clamée dans la gestion des deniers publics et des
ressources de la collectivité n'est pas suivie à tous les niveaux.
Le pouvoir du CMJD secrète, lui aussi, ses nouveaux budgétivores,
ses nouveaux riches et ses lobbies financiers occultes, qui se
cachent derrière les épouses, les enfants et les fils des hauts
responsables de l'Etat.. Le chef de l'Etat monte au créneau pour
crier sa colère. La corruption, le détournement des deniers publics,
le trafic d'influence, quoi qu'ayant diminués d'intensité, sont
toujours une normalité banale dans nos mœurs, constatera Ely Ould
Mohamed Vall au cours d'une réunion tenue au Palais des Congrès.
Ainsi, de nouvelles villas flambant neuf, des cheptels et des
grosses cylindrées font leur apparition dans les entourages
familiaux des nouveaux gouvernants du pays. Les réformes timidement
entreprises dans beaucoup de secteurs demeurent loin d'être
appliquées sur le terrain. L'administration, la justice et le
service public en général se débattent dans les torpeurs et les
lourdeurs du passé. Le peuple qui ne sent les réformes qu'à travers
les médias, demeure circonspect et sent la déception de plus en
plus le gagner.
Durant toute cette période de transition, le CMJD et le pouvoir de
transition ont joué carrément la continuité dans les dossiers les
plus sensibles et les plus dangereux pour l'avenir du pays. Il
s'agit notamment de ceux relatifs au problème des Islamistes. Ceux-
ci sont d'abord gardés en prison avant de bénéficier, en même temps
que les Cavaliers du Changement, d'une grâce présidentielle. Ely
Ould Mohamed Vall a décidé de ne juger ni Ould Deddew et ses amis,
ni le commandant- civil Saleh Ould Hannena et les membres de son
organisation. Plus tard, le CMJD décidera d'élargir sa clémence sur
d'autres membres présumés d'Al Qaïda : sur la quarantaine de
personne incarcérées à Nouakchott, il ne restait plus que dix.
Autre question d'importance gérée par la junte au pouvoir à la
manière du régime déchu : la question de l'unité nationale. Les
victimes des innombrables injustices passées demeurent
marginalisées. Certains segments du CMJD, alliés aux grosses
pointures du gouvernement s'érigent même en rempart contre une
éventuelle solution de leurs problèmes, préférant ignorer la
disponibilité et la modération des victimes. Il a découlé de cette
situation que d'importantes franges de notre peuple, hier laissées
en marge, continuent de regarder la transition passer avec
l'impression qu'elle ne les concerne point. La religion du CMJD est
restée toute faite : étouffer les questions sensibles et gérer les
autres avec un maximum de minutie. Les « chiens » aboient et la
caravane de la transition passe!... Tel semble être le credo d'un
régime qui voit venir doucement mais sûrement mars 2007, date ultime
des élections du processus de transition.
Omar El Moctar
L'Authentique n351 du jeudi 3 août 2006
Le président de l'UFP à Tidjikja
Profitant de ses vacances à Tidjikja, le président de l'UFP Mohamed
Ould Maouloud, s'est longuement entretenu avec les militants de son
parti, dans- une réunion organisée au siège de l'UFP, ouvert à
Tidjikja il y a à peine deux mois.
Dans son exposé, il mettra d'abord l'accent sur les principaux axes
du programme politique défendu par son parti. Il apportera ensuite
des éclaircissements sur la position de l'UFP par rapport à
certaines questions sensibles telles que : le financement -des
partis politiques, la rumeurs de l'impartialité du CMJD et sur la
composition de la coalition des forces du changement démocratique
(CFCD) et la nature des liens qui unissent les différents partis
formant ce bloc. Il répondra enfin, à différentes questions qui lui
ont été adressées par certains cadres de son parti.
Parlant des axes du programme politique défendu par l'UFP, il dira
que c'est un parti ouvert, fondant son action sur la création d'un
Etat de droit garant de la liberté et l'épanouissement de tous ses
citoyens. Ce parti selon lui, doit être forcément un parti modéré,
un parti qui milite toujours pour le juste milieu. C'est la raison
pour laquelle l'UFP, selon Ould Maouloud, privilégie continuellement
le dialogue et la concertation pour le règlement des problèmes
auxquels fait face le pays.
Parlant du financement des partis politiques, il soutiendra que les
critères retenus sont inappropriés pour la simple raison qu'ils
mettent au même pieds d'égalité des partis respectables qui ont une
existence effective et d'autres qui le sont moins.
Pour ce qui est de l'impartialité du CMJD, le président de l'UFP
précisera à l'adresse des militants du Tagant, qu'ils n'ont aucune
raison de douter de la bonne foi des autorités. Selon lui, les
rumeurs sur l'impartialité de l'équipe au pouvoir ne sont pas
fondées. Il dira, qu'après sa rencontre avec le président, il a
acquis la certitude que ce dernier n'a de penchant pour aucun
candidat.
Pour ce qui est de la question des coalitions avec les autres partis
politiques, le président de l'UFP dira que cette question est
soumise à l'étude et que la meilleure formule sera trouvée au cours
des débats et concertations avec les acteurs politiques concernés.
Répondant à la question d'un militant qui voulait avoir une idée de
la situation du parti au niveau national, il dira que l'UFP est
actuellement au meilleur de sa forme. Selon lui, les localités comme
Monguel, Barkéol et une grande partie du Guidimakha, ont basculé à
l'UFP. Il dira ensuite que son parti a réalisé de réelles avancés au
niveau de la vallée du fleuve où à côté des localités qui lui sont
acquises traditionnellement, ce parti a enregistré récemment de
nombreux ralliements de Dar El Barka jusqu'à Mbagne. Pour ce qui est
du Brakna Nord là aussi, il parlera d'une forte percée réalisée par
son parti surtout à Sangrava et à Mokta Lahjar.
L'UFP selon Ould Maouloud, est également fortement représentée au
niveau de Kiffa et ses alentours, au Gorgol où, il compte de très
nombreux sympathisants mais aussi au niveau des deux Hodhs surtout à
Tamchaket et à Kobony. Ce parti, selon lui, compte également, de
nombreux sympathisants à Zouérate, à Akjout et à Atar.
Parlant de Nouadhibou, le président de l'UFP dira, que son parti est
en mesure de gagner la mairie dans cette ville tout comme, il est
capable de remporter l'un des trois sièges de députation réservés à
cette Moughataa.
Mahomed Ould Maouloud se dira d'autre part, très confiant pour ce
qui est de Nouakchott où son parti est très bien installé.
Avant de terminer son discours, le président de l'UFP mettra
l'accent sur la grande confiance qu'il place sur les militants de
Tagant auxquels, il fera savoir auparavant, qu'il ne doit y avoir
aucune différence entre les anciens militants et ceux qui viennent
d'adhérer à l'UFP. Selon lui, la formation qu'il préside, n'est la
propriété de personne. Tous ceux qui y adhèrent ont les mêmes
droits, les mêmes devoirs et reçoivent les mêmes traitements.
Mohamed Ould Maouloud dira par ailleurs aux militants de Tidjikja de
se mettre dés à présent au travail car, la campagne de 15 jours
n'est pas suffisante pour mener un réel travail de profondeur". «
C'est dés à présent que vous devez commencer à travailler pour
mettre toutes les chances de votre côté » sou-tiendra-t-il.
Notons que, trois jours avant la tenue de cette réunion, les
militants UFP de Tidjikja s'étaient donnés rendez-vous au niveau de
leur siège pour soutenir la cause Libano- Palestinienne face à
l'invasion Israélienne. Les cadres locaux de ce parti dont
Abdarahmane Ould Lehbib, Cheikhna Ould Cheikhawi, Yislim Ould
H'meîd, Mohamed Ould Kory, Sidi Mohamed Ould Abdel Jelil et Ella
Ould Abdel Jelil se sont relayés à la tribune pour fustiger la
barbarie Israélienne et le deux poids et deux mesures Onusiens. Ce
meeting de soutien a vu la participation de nombreux militants de
l'UFP.
KHALIL1965@...
Nouakchott Info Quotidien du 07-08-06
Commune de Kiffa, le pari lancé par l'UFP
Les partis politiques se préparent avec acharnement aux prochaines
échéances électorales. L'UFP a pris une longueur d'avance en
annonçant depuis quelques mois la candidature de son président à la
magistrature suprême même si elle n'est pas encore entérinée par le
Conseil national. Cette anticipation concerne aussi bien les autres
échéances dont entre autres les communes. L'UFP cible, dans ses
priorités trois communes au niveau du pays qui sont Nouadhibou,
Kiffa et Boghé. Le pari de l'UFP peut bien être gagné car la
deuxième tendance qui composait le PRDR a basculé dans l'autre camp
regagnant le RFD, un parti qui est au même titre que l'UFP, membre
de la Coalition des Forces du Changement Démocratique. Une Coalition
déterminée à tout prix à barrer la route au passage du PRDR. C'est
ainsi qu'un travail en amont est entrepris par ce parti depuis
plusieurs mois dans cette région. La Coordination régionale
travaille d'arrache pied pour une bonne préparation des futures
échéances. La dite coordination a annoncé la couleur en désignant
Samba Dicko comme futur candidat à la tête de la commune. Ce
syndicaliste irréductible est un chevronné qui a consacré et
sacrifié sa vie et son travail au militantisme politique et au
syndicalisme engagé. Vice-président du Conseil national de l'UFP,
Samba Dicko est aussi le 2ème Secrétaire Général de la CGTM. Depuis
quelques temps, il fait la navette entre Kiffa et Nouakchott
ponctuant réunions et rencontres dans le cadre d'une mobilisation
tout azimuts. A Kiffa, Samba est un autochtone qui jouit d'un grand
capital d'estime de la part des siens, surtout dans le vieux
quartier de la Kadima qui est un quartier déterminant dans les
consultations électorales. L'UFP est un parti qui a été toujours
présent sur la scène politique régionale. Le nouveau contexte actuel
augure d'un avenir radieux pour le parti avec ce sang nouveau qui
rompt avec une certaine fossilisation qui caractérisait la formation
en un certain moment. La déflagration du duo omniprésent, Mint
Sideyni Khalilou ouvre des perspectives nouvelles pour le parti. La
première a regagné le PRDR la mort dans l'âme, perdant ainsi son
statut et son privilège de femme modèle du militantisme politique,
Khalilou par contre, 5ème vice-président du parti est un brillant
intellectuel doctorant actuellement en France. On lui reprochait
souvent ses écarts de la base. C'est tout le contraire de Samba
Dicko plus proche et plus réceptif au sein de la communauté.
HAROUNA CISSE
Nouakchott info quotidien du 07-08-06
Le Souverain préconise une vaste stratégie panafricaine pour le développement du continent
(Le Matin 05/08/2006)
S.M. le Roi Mohammed VI a adressé un message aux participants au colloque sur le thème «Le projet des Etats-Unis d'Afrique : quel avenir ?» organisé dans le cadre de la 21e session de l'Université d'été Al Moatamid Ibn Abbad à Assilah qui a ouvert ses travaux vendredi.
Voici le texte intégral du message Royal dont lecture a été donnée par Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération :
Louange à Dieu,
Prière et salut sur le Prophète,
Sa famille et Ses compagnons,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Il nous plaît de nous adresser aux participants à cette session de l'Université d'Eté Al Moatamid Ibn Abbad, organisée dans le cadre du Forum d'Assilah, qui s'est affirmé au fil des années, comme un espace de dialogue serein, un cadre d'échanges fructueux et une enceinte de débat constructif autour des grandes questions culturelles, politiques et sociales.
En choisissant de débattre du thème : «Le projet des Etats-Unis d'Afrique : quel avenir ?», et en décidant de faire de cette manifestation l'occasion de commémorer le centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor, un des plus éminents défenseurs de l'Afrique et de son identité culturelle, et parmi les plus fervents apôtres de l'intégration régionale, le Forum d'Assilah confirme sa vocation africaine constructive, ainsi que l'attachement du Royaume du Maroc à faire sienne et à développer cette vocation.
Nous saisissons cette occasion pour réitérer, en toute déférence, l'estime profonde que nous portons à ce leader historique, à l'intellectuel engagé, et sans doute, à l'un des pionniers de la littérature africaine, qui ont défendu la diversité culturelle de leur continent. Chantre parmi les chantres de la négritude et fier, comme eux, d'y appartenir, Senghor, grâce à la vision perspicace qui fut la sienne, a érigé ce mouvement culturel en véritable idéologie politique africaine.
Défenseur acharné du métissage, il définit l'Africanité comme la " symbiose complémentaire des valeurs de l'arabité et des valeurs de la négritude " et considérait que la fondation de l'unité africaine sur la seule base de l'anticolonialisme fragilisait les chances de succès du projet panafricain.
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Riche de ses multiples affluents, l'identité du Maroc compte des spécificités africaines, qui n'ont cessé de se renforcer, à travers les liens divers et multiséculaires qui unissent le Royaume à son continent, et qui se sont approfondis à la faveur d'une lutte commune contre les affres du colonialisme et d'une aspiration partagée pour un lendemain meilleur. Depuis son indépendance, le Maroc a constitué un terreau favorable à l'épanouissement de la conscience collective panafricaine. Outre le fait d'avoir abrité la première conférence dédiée à l'unité africaine, il a joué, en effet, un rôle majeur en faveur de nombreux mouvements de libération africains qui y ont trouvé les conditions appropriées pour mener leur combat en faveur de la liberté et de l'émancipation.
De même, la Conférence de Casablanca, qui a eu lieu à l'aimable initiative de notre auguste grand-père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V, que Dieu l'ait en Sa Sainte Miséricorde, a été la première à défendre l'idéal d'une unité africaine, jetant ainsi les bases de l'action africaine commune et permettant une harmonisation des visions et une coordination des efforts pour assurer aux peuples africains les conditions d'une vie digne, et à l'abri de la peur et du besoin. Les participants à cette rencontre historique nourrissaient l'ambition d'une nouvelle ère, celle d'une Afrique émancipée, libre et résolument tournée vers l'avenir.
Notre auguste père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait son âme, alors qu'il venait d'accéder au Trône, a réuni en avril 1961, la Conférence des Mouvements de Libération des colonies sous domination portugaise en Afrique.
Aujourd'hui encore, "l'esprit de Casablanca" garde toute son ambition et son actualité et devrait inspirer notre réflexion et notre action pour assurer un meilleur avenir à notre continent.
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
L'euphorie qui a régné au lendemain de l'indépendance des pays africains a, rapidement, cédé le pas à la désillusion, et le rêve d'unité et de solidarité caressé par leurs leaders a été, sitôt, brisé. Cet état de choses s'est fait jour sous l'effet combiné d'une conjoncture internationale marquée par l'affrontement bipolaire, d'un système économique et financier inéquitable, de la montée de visions nationalistes étroites, de la primauté de tentations hégémoniques et de politiques socio-économiques défaillantes.
L'Afrique a fini, donc, par rater le pari de l'intégration régionale, et s'est éloignée de l'idéal de l'unité authentique. En effet, le continent africain continue de cristalliser les maux de notre monde, qui y prennent, souvent, l'allure de crises aigues. Les conflits régionaux, les guerres internes, la famine, la sécheresse, les déplacements forcés, les pandémies meurtrières, et les violations des droits de l'Homme constituent le quotidien d'une large partie de la population des Etats africains.
La situation économique du continent et le faible engagement de la communauté internationale compromettant la réalisation des objectifs de développement du Millénaire en Afrique, comme la généralisation de l'enseignement et la réduction du seuil de la pauvreté, deux finalités qui ne sauraient se concrétiser dans l'état actuel des choses.
De plus, l'Afrique fait face à des défis considérables en matière de sécurité. Près de la moitié des Etats de notre continent sont, parfois, et depuis de très longues années, confrontés à la guerre. Bon nombre d'entre eux ont été, de ce fait, le théâtre de conflits armés menaçant des régions dans leur ensemble, sans oublier les pandémies et les maladies meurtrières qui constituent les ingrédients d'une "guerre permanente".
Si aucune approche de développement humain et économique n'a été développée pour appréhender la problématique démographique, qui représente l'un des défis majeurs pour notre continent, la dette cumulée des pays africains ne cesse, quant à elle, de s'accroître. Le continent se trouve ainsi prolongé dans un tourbillon de violence et d'extrémisme, et sa jeunesse acculée à emprunter le chemin d'une émigration massive, anarchique et hautement périlleuse, tant pour la vie des individus que pour la stabilité des Etats.
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Devant cette situation critique, deux choix incontournables sont possibles : l'un, fataliste et passif, juge que " l'Afrique, c'est trop compliqué " et que tous les remèdes ont été épuisés pour sortir le continent de la situation de détresse dont il pâtit.
L'autre choix, celui que le Royaume du Maroc prône et défend, depuis toujours, rejette la logique de "l'afro-pessimisme" et appelle à une action solidaire, déterminée, volontariste et imaginative pour l'émergence d'une "nouvelle Afrique".
Car, loin de se résumer à cette face sombre, le continent africain recèle de grandes potentialités et des ressources naturelles et humaines considérables. Ce sont là autant d'atouts qui permettront à notre continent plein de générosité et imprégné de l'esprit de solidarité de réussir à s'imposer par la mise en oeuvre de réformes courageuses. Les multiples "histoires réussies" dans les différentes sous-régions africaines confirment que les facteurs d'épanouissement démocratique et de progrès socio-économique dans le continent semblent l'emporter sur les facteurs de régression et d'immobilisme.
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Aujourd'hui, plus que jamais, nous devons poser les jalons d'une stratégie de développement intégrée du continent, permettant aux Africains de vivre à l'abri de la peur et du besoin, et d'échapper au couperet de la misère et des maladies infectieuses. Le salut du continent passe irrémédiablement par une intégration alliant pragmatisme et ambition et tirant parti du potentiel extraordinaire dont regorge l'Afrique.
En effet, l'harmonisation des efforts d'intégration régionale dans un projet fédérateur constitue la condition sine qua none pour le resserrement des solidarités et l'atténuation des tensions. Profondément attaché à notre continent et confiant en son avenir, nous nous engageons à oeuvrer inlassablement pour alerter, sensibiliser et catalyser les volontés.
A cet égard, toute réflexion sur "les Etats-Unis d'Afrique" ne saurait se concevoir pleinement sans le renforcement des structures sous-régionales, qui devraient constituer le leitmotiv de toute action africaine commune. Elle passe également par une intégration politique crédible et consensuelle prenant en compte les impératifs du respect des constantes nationales, de l'intégrité territoriale des Etats, du bon voisinage et de la sécurité collective.
L'objectif ultime de l'intégration de notre continent est de permettre aux pays africains d'aboutir à une complémentarité de leurs économies respectives et de rassembler leurs capacités, leurs ressources et leurs énergies pour un développement axé sur les idéaux d'unité et de solidarité, devenus incontournables face au défi d'une mondialisation tous azimuts.
De même, il conviendrait de développer une coopération sud-sud fructueuse, mutuellement bénéfique, fondée sur le partage des expériences et prospectant des mécanismes novateurs, tels que la coopération décentralisée, le partenariat entre secteurs privés, les alliances économiques stratégiques et la coopération triangulaire.
Toute stratégie développée, à cet égard, devrait consacrer la centralité du facteur humain. La jeunesse africaine, jusqu'ici négligée, constitue un véritable vivier de croissance qu'il convient d'intégrer par le biais de politiques audacieuses dans les secteurs de l'éducation, de la formation et de l'emploi.
Les tournées que Nous avons effectuées depuis notre intronisation dans plusieurs pays africains frères, procèdent de cette vision qui aspire à mobiliser les ressources et les énergies pour appuyer et consolider l'irréversibilité des processus de stabilisation régionale, de développement socio-économique, de démocratisation et de modernité dans le continent.
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Que l'on rende hommage à ses leaders charismatiques qu'animaient une ambitieuse vision panafricaine, dont Léopold Sédar Senghor, voilà qui devrait inciter les générations africaines actuelles à se prévaloir de cette veine panafricaine et à assumer les responsabilités qui leur incombent, en poursuivant les combats engagés contre la pauvreté, la marginalisation sociale, les maladies dévastatrices, l'analphabétisme, la corruption et la mauvaise gouvernance.
Ce serait aussi une noble manière de remercier et rendre hommage à ces leaders, et exprimer la haute estime dans laquelle nous les tenons. Ils avaient, en effet, rêvé d'une Afrique politiquement stable et démocratique, économiquement développée et intégrée, socialement solidaire et généreuse, et respectueuse des droits et de la dignité de ses citoyens.
Pour conclure, Nous souhaitons la bienvenue aux participants à cette importante rencontre, rendons hommage au Forum d'Assilah pour ses initiatives constructives, et formons le voeu que vos travaux soient couronnés de succès.
Wassalamou alaikoum wa rahmatoullahi wabarakatouh.
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Envoyé le : Lun 7 Aoû 2006 15:16
Sujet : [ufpweb] Le pétrole poursuit sa flambée après la fermeture d'un site de BP
La Tribune - édition électronique du 07/08/06 à 14:40
<< Retour pétrole
Le pétrole poursuit sa flambée après la fermeture d'un site de BP Les prix du pétrole se rapprochent aujourd'hui de leur plus haut historique. Le groupe pétrolier BP a annoncé la fermeture d'un site majeur en Alaska, et la situation au Proche-Orient se dégrade. Le titre chute à la Bourse de Londres.
Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les marchés pétroliers. Non seulement la situation continue de se dégrader au Proche-Orient, mais le géant britannique BP a annoncé la fermeture du plus gros champ pétrolier des Etats-Unis. De son côté, l'Iran refuse de suspendre ses activités nucléaires, malgré la menace de sanctions. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a bondi jusqu'à 77,73 dollars, son plus haut niveau depuis le 17 juillet, lorsqu'il avait atteint un record historique à 78,18 dollars. A New York, le baril de light sweet crude pour livraison en septembre était lui aussi en forte hausse, de 1,80 dollar (2,4%) à 76,56 dollars, et plus très loin de son record enregistré le 14 juillet à 78,40 dollars. Publicité
Le groupe pétrolier britannique BP a commencé aujourd'hui à fermer progressivement les sites du champ de Prudhoe Bay en Alaska, après la découverte d'une fuite sur un oléoduc. Au total, la fermeture du champ, qui prendra plusieurs jours à mettre en oeuvre, réduira la production de 400.000 barils par jour, soit près de 8% de la production américaine. BP s'est abstenu de spéculer sur la date d'une reprise des opérations. Le titre a cédé 2,0% à la Bourse de Londres dans l'après midi. Il faut dire que le site de Prudhoe Bay compte pour 1% de ses bénéfices annuels, selon les estimations de Ivir Peter, chez Royal London Asset management, interrogé par l'agence Bloomberg à Londres. L'analyste estimé néanmoins que la flamblée des prix du pétrole devrait largement compenser cette perte. Le coup dur est donc principalement porté au cours du pétrole, déjà en hausse de 25% depuis le début de l'année. "400.000 barils par jour dans un contexte d'approvisionnement déjà assez restreint, c'est beaucoup de brut retiré du marché", a réagi Bruce Evers, analyste à la banque Investec, interrogé par l'AFP. "On ne sait pas quand la production du champ redémarrera. Cela pourrait prendre des jours, des semaines ou même des mois", a-t-il souligné. La nouvelle intervient dans un contexte déjà tendu en raison des inquiétudes géopolitiques au Liban et en Iran, d'une production au Nigeria amputée de 30% par des attaques de séparatistes, et des risques liés à la saison des ouragans dans l'Atlantique. "Les tensions au Moyen-Orient après le week-end restent importantes, l'Iran ayant juré dimanche de continuer à étendre ses travaux d'enrichissement nucléaire et menacé d'utiliser l'arme du pétrole s'il se voyait imposer par l'Occident des sanctions onusiennes", observe Michael Davies, analyste à la maison de courtage Sucden. Téhéran a rejeté hier la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies lui demandant de suspendre son enrichissement d'uranium d'ici au 31 août, et a même annoncé une expansion de son programme nucléaire. Or dans l'éventualité de son rejet par l'Iran, la résolution prévoit l'adoption de sanctions pour contraindre Téhéran à cesser ses activités nucléaires. Le marché craint qu'en cas de sanctions, l'Iran, quatrième producteur de brut avec 4 millions de barils par jour (mbj), ne réplique en recourant à l'arme du pétrole, c'est à dire en perturbant volontairement l'approvisionnement mondial. Il pourrait réduire ses exportations, estimées à 2,6 mbj, ou encore bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les tankers venant chercher le pétrole de géants tels que l'Arabie saoudite, le Koweït ou les Emirats arabes unis. Dans une étude citée par des analystes, Standard and Poor's a prédit aujourd'hui que les prix du pétrole pourraient atteindre 250 dollars si l'Iran bloquait ce détroit. "Il n'y a toujours aucun signe de paix entre le Liban et Israël", a aussi remarqué Michael Davies, notant que l'espoir d'une résolution des Nations Unies sur le conflit avait disparu après que Beyrouth eut exigé le retrait immédiat des forces israéliennes du territoire libanais, provoquant des désaccords entre les cinq Grands. Israël a lancé ce matin une vague de bombardements au Liban, faisant au moins quatorze morts, au lendemain des tirs de roquettes les plus sanglants du Hezbollah contre l'Etat hébreu depuis le début du conflit. latribune.fr Liens Yahoo! Groupes
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Le secrétaire général de And Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads, mouvance présidentielle), Landing Savané, a annoncé samedi, lors d´un point de presse tenu à Diourbel (centre), sa candidature à l´élection présidentielle du 25 février. « Notre Secrétariat exécutif politique a dit qu´il comptait proposer ma candidature à l´élection présidentielle et une liste du parti aux législatives », a notamment déclaré Landing Savané, soulignant que « tout ceci sera confirmé en principe par le prochain Conseil national » du parti .
Landing Savané, ministre d´État auprès du président de la République, s´exprimait en marge d´une tournée effectuée dans le Baol pour rencontrer ses militants et visiter le nouveau siège de son parti.
M. Savané a toutefois indiqué que son parti « entend poursuivre sa coopération et son alliance » avec le Parti démocratique sénégalais (Pds, au pouvoir) dans le cadre de l´alternance. Il a, en outre, exhorté ses camarades à se mobiliser pour une inscription massive sur les listes électorales en vue de la préparation des prochaines élections.
Interpellé sur de prétendues bisbilles qui existeraient entre lui et Mamadou Diop Decroix, le leader de Aj/Pads a déclaré que « ce sont des inventions, des affabulations pures et simples ».
Auparavant, il s´est rendu à Touba pour une visite de courtoisie au khalife général des mourides, Serigne Saliou Mbacké.
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Sujet : [ufpweb] Le pétrole poursuit sa flambée après la fermeture d'un site de BP
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Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les marchés pétroliers. Non seulement la situation continue de se dégrader au Proche-Orient, mais le géant britannique BP a annoncé la fermeture du plus gros champ pétrolier des Etats-Unis. De son côté, l'Iran refuse de suspendre ses activités nucléaires, malgré la menace de sanctions. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a bondi jusqu'à 77,73 dollars, son plus haut niveau depuis le 17 juillet, lorsqu'il avait atteint un record historique à 78,18 dollars. A New York, le baril de light sweet crude pour livraison en septembre était lui aussi en forte hausse, de 1,80 dollar (2,4%) à 76,56 dollars, et plus très loin de son record enregistré le 14 juillet à 78,40 dollars. Publicité
Le groupe pétrolier britannique BP a commencé aujourd'hui à fermer progressivement les sites du champ de Prudhoe Bay en Alaska, après la découverte d'une fuite sur un oléoduc. Au total, la fermeture du champ, qui prendra plusieurs jours à mettre en oeuvre, réduira la production de 400.000 barils par jour, soit près de 8% de la production américaine. BP s'est abstenu de spéculer sur la date d'une reprise des opérations. Le titre a cédé 2,0% à la Bourse de Londres dans l'après midi. Il faut dire que le site de Prudhoe Bay compte pour 1% de ses bénéfices annuels, selon les estimations de Ivir Peter, chez Royal London Asset management, interrogé par l'agence Bloomberg à Londres. L'analyste estimé néanmoins que la flamblée des prix du pétrole devrait largement compenser cette perte. Le coup dur est donc principalement porté au cours du pétrole, déjà en hausse de 25% depuis le début de l'année. "400.000 barils par jour dans un contexte d'approvisionnement déjà assez restreint, c'est beaucoup de brut retiré du marché", a réagi Bruce Evers, analyste à la banque Investec, interrogé par l'AFP. "On ne sait pas quand la production du champ redémarrera. Cela pourrait prendre des jours, des semaines ou même des mois", a-t-il souligné. La nouvelle intervient dans un contexte déjà tendu en raison des inquiétudes géopolitiques au Liban et en Iran, d'une production au Nigeria amputée de 30% par des attaques de séparatistes, et des risques liés à la saison des ouragans dans l'Atlantique. "Les tensions au Moyen-Orient après le week-end restent importantes, l'Iran ayant juré dimanche de continuer à étendre ses travaux d'enrichissement nucléaire et menacé d'utiliser l'arme du pétrole s'il se voyait imposer par l'Occident des sanctions onusiennes", observe Michael Davies, analyste à la maison de courtage Sucden. Téhéran a rejeté hier la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies lui demandant de suspendre son enrichissement d'uranium d'ici au 31 août, et a même annoncé une expansion de son programme nucléaire. Or dans l'éventualité de son rejet par l'Iran, la résolution prévoit l'adoption de sanctions pour contraindre Téhéran à cesser ses activités nucléaires. Le marché craint qu'en cas de sanctions, l'Iran, quatrième producteur de brut avec 4 millions de barils par jour (mbj), ne réplique en recourant à l'arme du pétrole, c'est à dire en perturbant volontairement l'approvisionnement mondial. Il pourrait réduire ses exportations, estimées à 2,6 mbj, ou encore bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les tankers venant chercher le pétrole de géants tels que l'Arabie saoudite, le Koweït ou les Emirats arabes unis. Dans une étude citée par des analystes, Standard and Poor's a prédit aujourd'hui que les prix du pétrole pourraient atteindre 250 dollars si l'Iran bloquait ce détroit. "Il n'y a toujours aucun signe de paix entre le Liban et Israël", a aussi remarqué Michael Davies, notant que l'espoir d'une résolution des Nations Unies sur le conflit avait disparu après que Beyrouth eut exigé le retrait immédiat des forces israéliennes du territoire libanais, provoquant des désaccords entre les cinq Grands. Israël a lancé ce matin une vague de bombardements au Liban, faisant au moins quatorze morts, au lendemain des tirs de roquettes les plus sanglants du Hezbollah contre l'Etat hébreu depuis le début du conflit. latribune.fr Liens Yahoo! Groupes
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Le pétrole poursuit sa flambée après la fermeture d'un site de BP
Les prix du pétrole se rapprochent aujourd'hui de leur plus haut
historique. Le groupe pétrolier BP a annoncé la fermeture d'un site
majeur en Alaska, et la situation au Proche-Orient se dégrade. Le
titre chute à la Bourse de Londres.
Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les marchés pétroliers.
Non seulement la situation continue de se dégrader au Proche-Orient,
mais le géant britannique BP a annoncé la fermeture du plus gros
champ pétrolier des Etats-Unis. De son côté, l'Iran refuse de
suspendre ses activités nucléaires, malgré la menace de sanctions.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en
septembre a bondi jusqu'à 77,73 dollars, son plus haut niveau depuis
le 17 juillet, lorsqu'il avait atteint un record historique à 78,18
dollars. A New York, le baril de light sweet crude pour livraison en
septembre était lui aussi en forte hausse, de 1,80 dollar (2,4%) à
76,56 dollars, et plus très loin de son record enregistré le 14
juillet à 78,40 dollars.
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Le groupe pétrolier britannique BP a commencé aujourd'hui à fermer
progressivement les sites du champ de Prudhoe Bay en Alaska, après
la découverte d'une fuite sur un oléoduc. Au total, la fermeture du
champ, qui prendra plusieurs jours à mettre en oeuvre, réduira la
production de 400.000 barils par jour, soit près de 8% de la
production américaine. BP s'est abstenu de spéculer sur la date
d'une reprise des opérations.
Le titre a cédé 2,0% à la Bourse de Londres dans l'après midi. Il
faut dire que le site de Prudhoe Bay compte pour 1% de ses bénéfices
annuels, selon les estimations de Ivir Peter, chez Royal London
Asset management, interrogé par l'agence Bloomberg à Londres.
L'analyste estimé néanmoins que la flamblée des prix du pétrole
devrait largement compenser cette perte.
Le coup dur est donc principalement porté au cours du pétrole, déjà
en hausse de 25% depuis le début de l'année. "400.000 barils par
jour dans un contexte d'approvisionnement déjà assez restreint,
c'est beaucoup de brut retiré du marché", a réagi Bruce Evers,
analyste à la banque Investec, interrogé par l'AFP. "On ne sait pas
quand la production du champ redémarrera. Cela pourrait prendre des
jours, des semaines ou même des mois", a-t-il souligné.
La nouvelle intervient dans un contexte déjà tendu en raison des
inquiétudes géopolitiques au Liban et en Iran, d'une production au
Nigeria amputée de 30% par des attaques de séparatistes, et des
risques liés à la saison des ouragans dans l'Atlantique. "Les
tensions au Moyen-Orient après le week-end restent importantes,
l'Iran ayant juré dimanche de continuer à étendre ses travaux
d'enrichissement nucléaire et menacé d'utiliser l'arme du pétrole
s'il se voyait imposer par l'Occident des sanctions onusiennes",
observe Michael Davies, analyste à la maison de courtage Sucden.
Téhéran a rejeté hier la résolution du Conseil de sécurité des
Nations Unies lui demandant de suspendre son enrichissement
d'uranium d'ici au 31 août, et a même annoncé une expansion de son
programme nucléaire.
Or dans l'éventualité de son rejet par l'Iran, la résolution prévoit
l'adoption de sanctions pour contraindre Téhéran à cesser ses
activités nucléaires.
Le marché craint qu'en cas de sanctions, l'Iran, quatrième
producteur de brut avec 4 millions de barils par jour (mbj), ne
réplique en recourant à l'arme du pétrole, c'est à dire en
perturbant volontairement l'approvisionnement mondial. Il pourrait
réduire ses exportations, estimées à 2,6 mbj, ou encore bloquer le
détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les tankers venant
chercher le pétrole de géants tels que l'Arabie saoudite, le Koweït
ou les Emirats arabes unis.
Dans une étude citée par des analystes, Standard and Poor's a prédit
aujourd'hui que les prix du pétrole pourraient atteindre 250 dollars
si l'Iran bloquait ce détroit. "Il n'y a toujours aucun signe de
paix entre le Liban et Israël", a aussi remarqué Michael Davies,
notant que l'espoir d'une résolution des Nations Unies sur le
conflit avait disparu après que Beyrouth eut exigé le retrait
immédiat des forces israéliennes du territoire libanais, provoquant
des désaccords entre les cinq Grands. Israël a lancé ce matin une
vague de bombardements au Liban, faisant au moins quatorze morts, au
lendemain des tirs de roquettes les plus sanglants du Hezbollah
contre l'Etat hébreu depuis le début du conflit.
latribune.fr
Des cancers dus aux essais nucléaires français Jean-Luc Nothias et
Martine Perez . Publié le 03 août 2006Actualisé le 03 août 2006 :
08h29 La France a procédé à 193 essais nucléaires en
Polynésie, notamment sur l'atoll de Mururoa, entre 1960 et 1996.
(DR)
La France a procédé à 193 essais nucléaires en Polynésie, notamment
sur l'atoll de Mururoa, entre 1960 et 1996.
(DR).
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fourchette ? Des cancers dus aux essais nucléaires français Retour
| Rubrique Sciences & MédecineUne étude non encore publiée mettrait
en évidence pour la première fois des complications liées à ces
essais en Polynésie.
Pour la première fois, une enquête épidémiologique française conclut
que les essais nucléaires français réalisés en Polynésie entre 1969
et 1996 auraient entraîné une augmentation des cancers de la
thyroïde. Les résultats de cette étude, non encore publiée,
effectuée par Florent de Vathaire, directeur de l'unité 605 sur
l'épidémiologie des cancers de l'Inserm, suscitent des remous au
sein de l'armée française et des associations de victimes.
«Nous confirmons que nous avons établi un lien entre les retombées
dues aux essais nucléaires réalisés par la France et le risque de
cancer ultérieur de la thyroïde. Ce lien explique un faible nombre
de cancers thyroïdiens, mais il est significatif, explique Florent
de Vathaire. Nous avons communiqué, chose exceptionnelle, ces
résultats dans leurs grandes lignes avant leur publication dans une
revue scientifique, car nous avions promis d'en réserver la primeur
aux Polynésiens.»
L'étude en question a porté sur 239 cas de cancers de la thyroïde
survenus entre 1966 et 1999, qui ont été comparés à un nombre
équivalent de témoins. La relation entre ce cancer et les essais
nucléaires a été mise en évidence à partir d'une reconstitution
dosimétrique et des données météorologiques disponibles durant les
vingt et un jours suivant chaque essai.
Le nombre de cancers lié avec certitude à ces essais serait très
faible, de l'ordre d'une dizaine de cas. «Cette relation est nette,
poursuit le chercheur de l'Inserm, si l'on prend en compte la dose
reçue, quel que soit l'âge au moment de l'irradiation et elle est
même renforcée si l'on étudie la dose reçue avant l'âge de 15 ans et
avant l'âge de 10 ans.»
Afin de pouvoir quantifier avec plus de précision les conséquences
des essais nucléaires, les chercheurs estiment nécessaire que
l'armée fasse déclasser certains rapports des services de
radioprotection du Centre d'expérimentation du Pacifique. Ce qui n'a
pas été fait, malgré certaines déclarations en ce sens. «Il est
nécessaire que nous puissions compléter nos études sur le cancer de
la thyroïde dans la population générale, notamment afin de
quantifier avec plus de précision le nombre de cancers attribuables
aux essais et afin d'étudier les susceptibilités génétiques aux
radiations en Polynésie française, ajoute Florent de Vathaire. Il
est aussi absolument nécessaire que nous puissions réaliser enfin
une étude de cohorte sur les travailleurs qui ont participé à ces
essais, toutes choses que nous ne pouvons pas réaliser actuellement,
faute de financement. Nous demandons donc à l'armée française de
financer ces études.»
Une nocivité tardivement reconnue
L'Aven (Association des vétérans des essais nucléaires) soutient
quant à elle que : «La France est un des derniers pays à reconnaître
la nocivité des essais nucléaires alors que la législation des États-
Unis reconnaît, depuis 1988, 31 types de maladies dont 25 cancers
qui peuvent être provoqués par les essais nucléaires sur des
personnes présentes dans un rayon de 700 kilomètres autour du point
zéro.» Le ministère de la Défense attend pour sa part la publication
de l'étude avant de s'exprimer.
Mais depuis plusieurs années, l'armée a tout de même rendu publics
de nombreux documents permettant de mieux connaître ces essais et
leurs éventuelles conséquences.
La France a effectué, entre le 13 février 1960 et le 27 juillet 1996
un total de 210 essais nucléaires : 17 ont eu lieu en Afrique du
Nord entre 1960 et 1966 – 4 atmosphériques dans le Sahara et 13
souterrains dans le Hoggar –, et 193 essais nucléaires ont été
réalisés en Polynésie, de 1966 à 1996 sur les îles de Mururoa et
Fangataufa – dont 46 atmosphériques et 147 souterrains. D'autres
îles d'Océanie furent elles aussi le théâtre d'essais nucléaires,
les atolls Eniwetak et Bikini, Johnston et Christmas pour les essais
américains, Christmas et Malden pour les britanniques.
Le 2 juillet 1966, une première bombe nucléaire de moins de quelque
30 kilotonnes explosait sur une barge au centre de l'atoll de
Mururoa. La bombe Little Boy à l'uranium lâchée sur Hiroshima en
1945 avait une puissance de 20 kilotonnes. Celle larguée sur
Nagasaki, au plutonium, était de 17 kilotonnes. Le 24 août 1968, la
première bombe H, d'une puissance de plus de 1 000 kilotonnes,
explosait au-dessus de Fangataufa, suspendue à un ballon. Les 41
essais atmosphériques menés entre 1966 et 1974 se sont faits à
partir de barges, de ballons, d'avions (Mirage III, IV et Jaguar) ou
de tours.
Des doses d'irradiation dépassées
Pendant cette période, de légères augmentations de la radioactivité
ont été mesurées par des laboratoires néo-zélandais et australiens
aux confins de la Polynésie française. Et le gouvernement français a
reconnu que plusieurs expériences avaient entraîné des dépassements
de doses d'irradiation admises pour les populations. Ainsi, en
juillet 1966 (deux essais à 17 jours d'intervalle), des dépassements
de 5 fois la dose annuelle admise ont été constatés aux îles Gambier
(les plus proches atolls habités des essais nucléaires), à 1 700
kilomètres à l'est de Papeete. En juillet 1967 (un essai) et en juin
1971 (deux essais dont un très gros), de légers dépassements étaient
enregistrés sur l'atoll de Tureia, proche du site de tir. En août
1971 (un gros essai), nouveau petit dépassement aux îles Gambier. Et
en juillet 1974 (trois essais dont un gros), l'irradiation maximale
annuelle était approchée à Tahiti.
On estime que 527 tests nucléaires atmosphériques ont été effectués
sur la planète entre 1945 et 1980 (date du dernier test de ce type
par la Chine) pour une puissance cumulée de 479 mégatonnes (soit
l'équivalent de 30 000 Hiroshima).
ARMES CLIMATIQUES - 17/05/2005
Les USA et les Russes disposent-ils de moyens insoupçonnés pour
modifier le climat?
UN REGARD TERRIFIANT SUR LA MANIPULATION MÉTÉOROLOGIQUE - UN REGARD
SUR HAARP
(Traduit d'un article en anglais sur Cutting edge)
L'idée derrière la manipulation météo est simple, quand vous y
pensez sérieusement. Quand arrive un orage puissant, avec beaucoup
d'éclairs et du tonerre, qu'est-ce qui vous frappe le plus de cet
orage? N'êtes vous pas impressionnés par la puissante manifestation
d'énergie que vous voyez? L'énergie est l'ingrédient principal
derrière la manifestation d'orages. Donc, vous devriez croire que
peut-être, si l'énergie est le facteur dominant dans toute sorte
d'orages, alors l'énergie peut être le facteur clé pour créer de
tels orages.
Alors vous vous demandez, combien d'énergie est nécessaire pour
créer, et ensuite diriger un orage? La réponse à cette question
dépend de plusieurs facteurs, mais laissez-nous vous informer sur la
capacité de transmission de puissance de la nouvelle station
d'émission d'Alaska. Ces tours de transmission d'énergie ne sont pas
des tours communes, puisqu'elles ont été créées pour générer de la
puissance d'une telle manière qu'elle soit projetée dans
l'ionosphère en quantités gigantesques.
"Le projet de 30 millions $US (du Pentagone), nommé non
officiellement HAARP (High Frequency Auroral Research Program), est
conçu pour projeter plus de 1.7 gigawatts (millions de watts) de
puissance électromagnétique dans l'ionosphère - la couche chargée
électriquement juste au-dessus de l'atmosphère terrestre. Pour
simplifier, l'appareil est l'opposé d'une antenne radio -
transmettant au lieu de recevoir. Ça 'fera bouillir l'atmosphère
élevée'". Après avoir chauffé et déstabilisé l'ionosphère, les
radiations vont rebondir sur la terre de manière à former de longues
ondes qui vont pénétrer nos corps, le sol et les océans. ("Angels
don't play this HAARP", page 8)
Laissez Monsieur Begich nous expliquer ce concept "... cette
invention fournit la capacité d'envoyer des quantités énormes
d'énergie dans l'atmosphère terrestre à des endroits stratégiques et
à maintenir cette puissance à ce niveau, particulièrement si des
pulsations à répétitions sont utilisées, d'une manière bien plus
précise et mieux controlé qu'accompli par la technologie
précédente..." (Page 28)
"... le but est d'apprendre comment manipuler l'ionosphère sur une
plus grande échelle que l'Union soviétique avec ses moyens
similaires. HAARP serait le plus grand radiateur ionosphérique dans
le monde, situé à une latitude idéale pour mettre l'invention de
Eastlund en pratique." (Page 29) De plus, de cette latitude
nordique, l'énergie peut être dirigée dans l'ionosphère afin qu'elle
reflète sur la terre à l'endroit choisi par les scientifiques. Le
secret était d'apprendre comment et ou le diriger pour frapper la
terre à l'endroit précis de leur choix, créant le genre de désastre
ou de météo qu'ils désirent.
Brièvement, c'est le summum de l'expertise récemment acquise pour
manipuler la météo. En déversant des quantités précises d'énergie
qui sont ciblées dans certaines parties de l'ionosphère, les
scientifiques peuvent créer toute sorte d'orages, d'ouragans,
d'innondations, de tornades et de sécheresses. Dans NEWS1198, "U.N.
Treaty Proves Wheather Control Is Real", nous raportons les
nouvelles selon lesquelles la Malaisie a déjà signé un contrat avec
une compagnie Russe de modification de la météo pour créer un
ouragan qui serait assez près pour éloigner la fumée et le "smog"
des villes de Malaisie sans rien détruire sur le territoire. Cette
compagnie Russe a fait le travail, et la Malaisie a eu un ciel
clair.
Nos informations nous disent aussi que non seulement on peut créer
des ouragans, mais on peut aussi les annéantir à la volonté des
scientifiques. Et certainement ils peuvent être dirigés dans l'océan
de la même façon qu'on amène nos autos sur les autoroutes. Ainsi, on
peut se demander pourquoi les scientifiques américains ont permi aux
nombreux ouragans, comme Andrew, d'atteindre les côtes. Pourquoi est-
ce que les scientifiques américains permettent des dommages si
élevés et des pertes de vies par les derniers événements météo,
puisqu'ils ont la capacité d'éloigner ces maux?
Est-ce que notre propre gouvernement américain a nos meilleurs
intérêts à coeur?
Gardez en tête, comme nous examinerons encore plus d'aspects de la
technologie HAARP qui déverse d'énormes quantités d'énergie dans
l'atmosphère juste au dessus. Les recherches ont rapidement démontré
que cette technologie pourrait être utilisée de d'autres manières
que de contrôler la météo. Ils ont découvert qu'ils sont tombés sur
une arme qui peut être utilisée plus efficacement pour détruire,
détruire et détruire encore plus, avec la grande majorité des gens
étant complètement dans l'ignorance de ce qu'il leur arrive. Après
tout, la plupart des gens aujourd'hui croient toujours que le
contôle de la météo est hors de portée à l'humanité.
Les chrétiens croient que seulement Dieu peut contrôler la météo, et
nous prenons confiance en cette croyance. Après tout, nous savons
que la terre est une toute petite planète se déplaçant dans un
espace vide, froid et inhospitalier à plus de 60 000 milles par
heure. La plupart de nous savons instinctivement que nous pouvons
seulement faire confiance à un Dieu omnipotent et parfaitement sage
pour contrôler les systèmes opérationnels de base de notre planète.
Si nous aurions seulement pensé que l'homme, avec sa méchanceté
inhérente, pourrait prendre contôle des systèmes opérationnels de
base de la terre et que la terre entière pourrait être ruinée par la
méchanceté de l'homme ou par son manque de compréhension de la
puissance maintenant dans ses mains, nous aurions une panique d'une
échelle jamais vue auparavant! Ne vous méprenez pas; la terre
pourrait être détruite, rendue inhabitable pour les humains, par des
erreurs accidentellement créées.
Les scientifiques du nouvel âge de "Angels Don't Play This HAARP"
sont inquiets de ce genre d'accident sur la terre. Ils s'inquiètent
de ce que cela pourrait arriver sur la terre, la rendant
inhabitable. Si vous êtes un [...]
Israël utilise des bombes prohibées internationalement
Agecne France-Presse
Beyrouth
L'aviation israélienne utilise des bombes prohibées
internationalement dans son pilonnage de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah chiite, a déclaré à l'AFP un porte-parole militaire libanais.
«Des bombes à charges spéciales, dont certaines pourraient être des bombes à implosion, ou bombes à vide, sont utilisées dans le bombardement de la banlieue», a précisé cette source, se référant à des experts de l'armée libanaise.
«Israël a également usé à large échelle de bombes au phosphore dans son bombardement du Liban sud», a ajouté cette source, sans écarter la possibilité du recours à ce genre de bombes sur la banlieue sud de Beyrouth.
Des photographes de l'AFP ont pu voir dans cette banlieue des immeubles de huit étages et plus, disparaître en cinq minutes dans un nuage de poussière blanche pour ne plus former qu'un amas de débris de quelques mètres.
Au moins 20
immeubles, notamment dans les quartiers de Haret Hreik et Bir al-Abed, qui constituent le «périmètre de sécurité» du Hezbollah dans la banlieue, ont été détruits de cette manière, ont-ils estimé.
Après trois jours de bombardements de l'aviation et de la marine israélienne, ce secteur de la banlieue sud de Beyrouth était quasiment réduit en ruines.
Agecne France-Presse
Beyrouth
L'aviation israélienne utilise des bombes prohibées internationalement dans son pilonnage de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah chiite, a déclaré à l'AFP un porte-parole militaire libanais.
«Des bombes à charges spéciales, dont certaines pourraient être des bombes à implosion, ou bombes à
vide, sont utilisées dans le bombardement de la banlieue», a précisé cette source, se référant à des experts de l'armée libanaise.
«Israël a également usé à large échelle de bombes au phosphore dans son bombardement du Liban sud», a ajouté cette source, sans écarter la possibilité du recours à ce genre de bombes sur la banlieue sud de Beyrouth. Des photographes de l'AFP ont pu voir dans cette banlieue des immeubles de huit étages et plus, disparaître en cinq minutes dans un nuage de poussière blanche pour ne plus former qu'un amas de débris de quelques mètres.
Au moins 20 immeubles, notamment dans les quartiers de Haret Hreik et Bir al-Abed, qui constituent le «périmètre de sécurité» du Hezbollah dans la banlieue, ont été détruits de cette manière, ont-ils estimé.
Après trois jours de bombardements de l'aviation et de la marine israélienne, ce secteur de la banlieue sud de Beyrouth était quasiment réduit en ruines.
Ex-professeur chargé de cour ÉNAP et Université de Montréal, Directeur de service à l’UQAM
Ainsi donc, suite à l’enlèvement de deux de tes soldats au sud du Liban, j’écris bien deux, tu en es rendu à détruire, à brûler et à tuer de pauvres innocents dans un Liban déjà aux prises avec des forces étrangères malicieuses. D’où te vient donc ce droit de tuer ainsi, impunément, sans remords et sans retenue? Ce droit absolu qui te fait tuer absolument, est-ce vraiment toi?
Te vient-il de tes puissants amis des États-Unis, eux-mêmes enfoncés dans la mort jusqu’au cou en Irak? De la force incomparable de tes armes, lesquelles tu refuses à tes adversaires? De la certitude absolue que tu as acquise en tuant impunément alors que tu dénonces ces terreurs chez les autres? Tu tues quatre ou cinq ennemis pour un seul de tes morts. Cela
ne te rappelle-t-il pas ton histoire récente où ce sont les tiens qui étaient tués? Ce droit te vient-il d’un pouvoir divin que toi seul, comme peuple élu, tu possèdes? Dis-moi donc d’où te vient cette facilité d’agir ainsi dans le mal et, en même temps, implorer la pitié sur toi, toi la victime des terroristes. N’as-tu pas assez connu la peine, la misère et la mort depuis ces quatre mille ans où on crie ton nom?
Pourquoi, après Gaza, détruire les infrastructures du Liban: ponts, routes, autoroutes, centrales électriques, aéroports, etc. Pour deux soldats prisonniers de tes adversaires? Pour quelques roquettes insignifiantes, par rapport à ta riposte et à tes propres bombes, injustement lancées sur ton territoire? Ne leur jalouses-tu pas plutôt leur industrie touristique naissante? Leur pénible relève économique? Leur sympathie auprès de la communauté internationale? Pourquoi le Liban tout entier et non pas que les cryptoterroristes bien ciblés du Hezbollah?
Veux-tu éliminer un concurrent économique aussi faiblard soit-il?
Ces deux prisonniers aux mains du Hezbollah au Liban et cet autre à Gaza, pourquoi ne négocies-tu pas de les échanger contre quelques prisonniers du Hezbollah que tu détiens par centaines? Pourquoi ne pas prendre cette voie plutôt que celle de la force illusoire que te donne ta suprématie armée? Ne sais-tu donc pas que chacune de tes balles de fusil, que chacun de tes obus, que chacune de tes bombes ne sont que des graines de haine mise en terre qui feront pousser des forêts de vengeance et des lacs de sang?
Ne sais-tu donc pas que le temps et les murs que tu construis pour te cacher ne sauront jamais te protéger? Tu te crées des terroristes pour légitimer tes assassinats, tes spoliations, tes destructions et tes exactions alors que tu es maintenant le plus fort. Mais demain Israël, demain ou après demain, le seras-tu encore? Pourquoi ne
vois-tu pas dans l’âme et le cœur des Libanais, dont tu tues les maris, les femmes et les enfants, dont tu détruis les villes et l’économie, que tu pousses dans les bras de la Syrie haletante, monter la haine que tu sèmes pour l’éternité?
Ce sont mes amis et mes parents que tu tues là bas. Que tu blesses et que tu mets à la rue aussi. Que tu humilies et que tu prives de vivre en humain digne de ce nom! Moi je vis ici. À l’abri. Mais c’est aussi moi que tu vises et que tu atteins. C’est aussi moi que tu blesses et que tu fais rager. Moi qui défends ton droit d’être. Moi qui supporte toutes les tempêtes en expliquant tes raisons auprès des amis. Moi qui, avec beaucoup d’autres, se mettons les nôtres à dos pour toi, Israël.
Mais aujourd’hui, je ne comprends pas tes attaques destructrices, que tu sais parfaitement inutiles, sur le Liban de mes rêves et de mes amours. C’est pour cela que je te demande de m’expliquer. Explique-moi!
Bien sûr
tu souffres aussi. Bien sûr il y a les Palestiniens. Bien sûr il y a eu l’Holocauste. Bien sûr tu dois te défendre. Mais comment tout cela te donne-t-il un tel droit à un tel abus de pouvoir? Il ne te reste que quelques appuis. Bush et Blair, Harper ici. Mais quelle est donc leur légitimité? Bush et Blair seront demain des monstres du passé que le tribunal international convoquera. Mon premier ministre est un malheureux pee-wee politique inexpérimenté aux bottines trop grandes. Mes ministres québécois, sourds à mes appels, ignorent même où se trouve Beyrouth. Ils ne voient que Washington et encore, ils la voient à genoux. Que me reste-t-il donc à faire? J’implore tes amis à te rendre à la raison. J’implore ta diaspora à intervenir pour t’éclairer. Surtout, celle d’ici si habile et si présente dans les universités et les journaux.
Dis-moi Israël, toi qui est riche et forte, toi qui es puissante et sévère, combien de vies encore prendra-tu pour tes deux soldats
prisonniers au Liban? Ou cet autre à Gaza? Combien de mal feras-tu autour de toi avant de comprendre toute la haine qui monte contre toi sur cette planète? Quand donc auras-tu une âme et un cœur pour te guider? Quand donc pourras-tu m’aider à encore pouvoir t’aider?
Israël, Israël entends-tu ma voix dans ce désert de feu et de sang qui te transforme en assassin que l’Histoire attend? Israël, Israël, je t’appelle et je t’implore, négocie et oublie cette drogue que ta force militaire te donne. Elle n’est qu’illusion. Israël, Israël tu peux encore être la plus grande. Israël, ISRAËL, m’entend-tu?
Bonne initiative, mais aussi sachons differentier
entre nos adversaires et nos concurents. Il y avait eu
tout dernierement un regroupemnt dit " Coalition des
Forces de Changement Democtratique" CFCD, pour ce
regroupement tous les efforts doivent etre multiplier
pour que l'esprit de democratie et de consensus mutuel
reste la base de toutes les decisions, c'est dans
cette esprit nous devons avoir comme obectif de
trouver le maximum possible des ententes au niveau du
CFCD. Dans les cas ou il n'y a pas eu de consensus,
sensibiliser militants et les sympatisants sur le fait
que les membres du CFCD sont des concurents alors que
les autres sont nos adversaires, le traitement alors
et le comportements vis a vis des uns et des autres
doit etre tres tres differents.
Ensemble pour changer dans le bon sens
myh: RD
--- gourmolo@... a écrit :
> Dans trois mois, la donne politique au pays
> pourrait changer, dans le bon sens. Pour approfondir
> notre vision de ce qui pourrait et devrait arriver,
> sachons utiliser au mieux, l'ensemble de nos
> ressources humaines, matérielles et intellectuelles.
> Internet, à travers notamment le forum, pourrait
> grandement contribuer à une telle mission. Dussions
> nous nous en servir avec intelligence et respect
> pour tous. Bravo aux responsables de ce nouveau
> secteur stratégique du parti et bonne continuation.
>
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Dans trois mois, la donne politique au pays pourrait changer, dans le bon sens. Pour approfondir notre vision de ce qui pourrait et devrait arriver, sachons utiliser au mieux, l'ensemble de nos ressources humaines, matérielles et intellectuelles. Internet, à travers notamment le forum, pourrait grandement contribuer à une telle mission. Dussions nous nous en servir avec intelligence et respect pour tous. Bravo aux responsables de ce nouveau secteur stratégique du parti et bonne continuation.
mercredi 12 juillet 2006, 14h30
Internet comme territoire
Par Thierry Crouzet, sa biographie
Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal
média citoyen qui vous donne la parole.
Chaque fois que je dis qu'Internet est une nouvelle démocratie, on
me répond : Internet n'est qu'un média comme un autre, avec quelques
particularités, mais aucune susceptible d'avoir une influence
profonde sur la société, en tout cas pas plus profonde que celle des
médias.
Selon le Robert, un média est un procédé de transmission massive de
l'information.
Je suis d'accord. Internet est bien un média, et même un média de
masse. Il participe au quatrième pouvoir, lui donnant de nouvelles
armes, notamment l'interactivité. Mais Internet n'est pas seulement
un média, c'est avant tout un territoire. Un nouveau monde que nous
sommes en train de coloniser. Internet dépasse le média pour une
multitude de raisons.
1/ Sur Internet, pour quelques euros, nous pouvons acheter une
adresse sous la forme d'un nom de domaine. La notion d'adresse n'a
de sens que sur un territoire. Sur un média, nous achetons des
espaces publicitaires, mais ils sont toujours volatiles, limités
dans le temps, jamais situés tout à fait aux mêmes endroits. Un nom
de domaine dispose de la même pérennité qu'une propriété ordinaire.
Il n'est pas éternel mais fait pour durer.
2/ Sur Internet, une fois possesseur d'une adresse, nous pouvons
acheter du terrain, autant de terrain que nous voulons. La surface
du territoire est extensible à volonté. Le terrain peut être plus ou
moins bien placé, c'est-à-dire plus ou moins bien desservi par les
lignes haut débit, mais il y a du terrain pour tous. Sur un média,
nous louons de la surface publicitaire, toujours en quantité
limitée. Nous ne pouvons rien y construire de personnel.
3/ Sur Internet, nous pouvons travailler en offrant nos services ou
en ouvrant des boutiques. Sur un média, nous montrons tout au plus
la vitrine de la boutique grâce à la publicité, mais nous ne pouvons
pas y placer les rayonnages et les caisses. Un média permet de
transmettre de l'information, pas d'effectuer des transactions qui
exigent une communication bidirectionnelle.
4/ Sur Internet, nous traçons de nouvelles routes en installant de
nouvelles connexions entre les serveurs. Deux utilisateurs WiFi
peuvent développer le début d'une nouvelle infrastructure qui vient
irriguer une partie du territoire encore déserte. Nous créons encore
des routes en liant les sites Web ou en liant des bases de données.
Quel est l'équivalent sur un média ? Je n'en vois pas. Deux médias
peuvent se lier par un accord de partenariat, mais ce n'est pas une
route que n'importe qui peut emprunter. En plus, la route ne se
trouve pas sur le média lui-même mais en dehors de lui. Les routes
Internet participent à l'essence même d'Internet. Elles en dessinent
la topologie sous la forme d'un réseau décentralisé.
5/ Sur Internet, nous faisons des rencontres, nous pouvons les mener
jusqu'au bout, en restant sur le territoire. Sur les médias, nous ne
publions que des petites annonces. Il n'y a pas de rencontre par
hasard, comme sur un territoire. Sur Internet, on se croise sur un
forum et on peut devenir ami. C'est comme si on se tenait côte-à-
côte au comptoir d'un café. Tout cela est bien de l'ordre du
territoire et non pas de la transmission massive d'information.
6/ Sur Internet, la communication est avant tout point à point, d'un
individu à un autre, exactement comme sur un territoire quand deux
personnes se rencontrent. Si Internet permet la communication de
masse, sa particularité est de faire du point à point (de type
téléphonique) et du point à plusieurs (de type médiatique). Encore
une fois, Internet est bien plus qu'un média.
7/ Sur Internet, nous nous exprimons comme nous le faisons dans la
vie. La parole appartient à qui la veut. Sur un média, elle est à la
disposition des journalistes, parfois de quelques lecteurs choisis.
Sur Internet, nous disposons de la même liberté que sur un
territoire vierge. Sur un média, nous ne disposons d'aucune liberté.
8/ Sur Internet, nous pouvons jouer avec des amis et des inconnus.
Sur les médias, nous jouons en solitaires (mots-croisés) ou nous
regardons d'autres gens jouer (Roue de la fortune). C'est peut-être
la différence essentielle. Un média informe sur un jeu ou en donne
l'énoncé. Internet nous fait participer. Il nous engage dans la
partie, il nous engage dans la vie.
J'espère que cette liste, sans doute incomplète, montre qu'Internet
n'est pas un territoire virtuel, mais un territoire réel. On y
rencontre de vrais amis, on dispose des vraies boutiques, on y gagne
du vrai argent, on y vit de vraies aventures. Parce qu'Internet est
beaucoup plus qu'un média, les choses qui s'y passent sont beaucoup
plus importantes que celles qui occupent les médias.
Nous venons de découvrir un nouveau territoire. Sa conquête a
commencé, elle rappelle celle de l'Ouest américain. Un jour
prochain, il faudra écrire une constitution pour ce territoire, et
non plus utiliser les constitutions des pays depuis lesquels sont
partis les aventuriers. La quête de l'indépendance a commencé. Les
vieilles nations vont finir par reconnaître Internet comme une
nation en elle-même. J'invoque dès à présent le droit à la double
nationalité. Je ne veux pas utiliser Internet que comme un média.
RENVERSANT !
Par VIEUX SAVANE
L'Italie a « battu une équipe qui, pour obtenir des résultats, a
sacrifié son identité en alignant des Noirs, des musulmans et des
communistes ». Ces propos intolérables, racistes et xénophobes ont
été prononcés par Roberto Calderoli, un sénateur italien de droite.
En fêtant la victoire de la « Squadra Azzurra » de si vilaine
manière, le sénateur a du même coup donné raison à son compatriote
Marco Materazzi qui, selon Zidane , lui a balancé à la figure, à
trois reprises, des insultes qui ont pris pour cible sa famille . «
On sait tous que tu es le fils d'une pute terroriste » , lui aurait-
il dit, si l'on en croit le décryptage des experts en lecture
labiale consultés par des journaux britanniques, comme The Times,
The Sun et le Daily Mail. Qu'est-ce que la maman et la sœur d'un
joueur de football ont-elles à être convoquées sur un terrain de
football? Pourquoi entend-on souvent sur les gradins d'Europe des
vertes et des pas mûres débitées par des supporteurs autour de
plaisanteries outageantes et de mimiques outrancières qui convoquent
des gestes de singes pour traduire l'être nègre, réduit à un
macaque ? Drôles de façons de se comporter, d'autant que le drapeau
du fair-play est agité à chaque début de match.
Zidane a tout a fait raison de dire que son geste est impardonnable
car il dévoile une violence insoutenable portée par une icône et qui
s'est invitée subrepticement dans le salon de millards de
spectateurs et proposée à la vue d'enfants. Pour cela, il s'est
excusé tout en signifiant qu'il ne pouvait exprimer ses regrets.
Regretter comme s'il n'avait pas à le faire quoique cela puisse lui
coûter, regretter comme s'il fallait donner raison à tous les
provocateurs racistes. Eux peuvent impunément déverser leurs biles
et les victimes n'ont qu'à baisser la tête et avaler leurs
rancoeurs. Que neni. Le meneur de jeu des Bleus met au contraire
l'accent sur l'important rôle d'éducation en amont et en aval dévolu
à la Fifa. Lui a été sanctionné par un carton rouge, que faire alors
du provocateur? L'absoudre, l'ignorer en disant que à ce niveau
Zidane devait pouvoir maîtriser ses nerfs. Il n'en disconvient pas
lui qui s'est excusé auprès de ses 22 coéquipiers et de tous les
amateurs de beau football. Mais doit on pour autant s'en arrêter là.
Absolument pas. Le racisme et la xénophobie sont à combattre sans
concession, des sanctions prises contre ceux et celles, supporteurs,
joueurs, encadrements qui en sont coupables. Parcequ'il s'agit
justement de sport. C'est à dire de loyauté, de compétition où l'on
doit donner le meilleur de soi, sans triche, en allant jusqu'au bout
de l'effort pour escompter décrocher la victoire.
Les vertus du sport invitent par conséquent à ne pas le parasiter
par des considérations qui lui sont étrangères parcequ'aux antipodes
des valeurs qu'il charrie.
Aussi pourrait –on se désoler, nonobstant leurs préférences, du fait
que certains de nos compatriotes, amateurs de football se soient
réjouis de la défaite de l'équipe de France au motif que l'Italie
délivre plus facilement des visas. Encore qu'il faille plutôt
s'interroger sur le pourquoi de ce besoin de sortie qui s'apparente
à une fuite exprimée de plus en plus par des fractions importantes
de sjeunesse des pays en développement. Cela est une autre affaire.
Pour l'heure, il importe simplement de toujours mettre l'accent sur
les principes et de refuser qu'ils soient bradés à l'autel des
intérêts. Les principes, c'est ici le respect de l'adversaire et des
règles du jeu. On ne peut donc sanctionner une réaction contre
l'insulte raciste et xénophobe et faire mine d'oublier et de donner
une prime à la provocation qui en est la cause.
Renversant non.
Le dérapage du sénateur italien nous rappelle si besoin en était ce
retour nécessaire à la défense des principes, au respect de l'autre,
de la différence . C'est à cela que doit appeler le sport. Et en
fédérant pendant le temps du mondial toutes les convictions
religieuses, les identités nationales, autour de la planète foot, le
ballon rond a mis en touche ,le temps d'une coupe du monde, la
prétention mortifère des clivages assassins, en indiquant qu' « un
autre monde est possible ».
Aussi, le sénateur Roberto Calderoli et le défenseur Marco Materazzi
doivent –ils présenter leurs excuses à toutes les mamans , à tous
les croyants, aux enfants,à tous les hommes et femmes qui rêvent de
vivre ensemble . Assurément le racisme et la xénophobie sont à
combattre sur tous les terrains du monde, afin que ne meurent les
principes. Le mépris n'est pas de mise. Il est encore moins
pardonnable.
Vieux SAVANE
DÉCLARATION : Changement du 3 août et persistance de pratiques de violation des droits de l'Homme
Le changement du 03 août 2005 a suscité un espoir réel chez les mauritaniens aspirant à voir s'opérer des améliorations substantielles en matière de droits de l'homme particulièrement ceux qui ont souffert par le passé de ces violations.
Aujourd'hui, un an après le changement, de nombreux mauritaniens observent la persistance de pratiques anachroniques telles que les arrestations arbitraires, la violation des droits des
prisonniers et l'atteinte à leur dignité humaine.
Un des exemples les plus criants dans ce domaine est la situation du groupe des islamistes incarcérés dans la prison centrale depuis plus d'un an.
Ce groupe composé de onze (11) éléments était supposé bénéficier d'une liberté provisoire depuis déjà neuf mois. Ce qui a été confirmé par la cour de cassation en dépit de la réserve émise par le parquet. Cependant, le dossier a mystérieusement disparu du circuit et le groupe s'est retrouvé victime d'une arrestation en violation de la loi.
Un autre groupe incarcéré depuis plus d'un mois et accusé d'avoir participé à l'opération de Limghaithi composé de 11 éléments parmi lesquels une femme aurait subi des traitements humiliants avant d'être présenté à la cour avec les mains et pieds ligotés. Pour ce qui est des éléments arrêtés depuis plus de 2 semaines, les accusations qui pèsent sur eux concerneraient une tentative de perturber le référendum constitutionnel et la transition en cours dans le pays.
Leur situation est dans l'opacité la plus totale et les proches n'ont aucune idée de leur état. A cela s'ajoute le cas des prisonniers de Guantanamo dont les parents et proches espéraient voir le nouveau climat contribuer à leur trouver une solution.
S'y ajoute aussi la situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali dont le calvaire dure depuis plus de 17 ans et qui étaient censés bénéficier à la faveur du nouveau climat d'ouverture, d'un règlement définitif de leur problème.
L'union des Forces de Progrès considère toutes ces situations comme autant de violations des droits de l'homme et des conventions internationales ratifiées par l'Etat mauritanien qui s'inscrivent en faux par rapport aux engagements proclamés par le conseil militaire pour la justice et la démocratie de même que par rapport aux aspirations du peuple mauritanien. Ces pratiques nuisent en outre à la crédibilité et à l'efficience du processus de la transition et aux espoirs qu'y place l'ensemble des
mauritaniens.
L'UFP appelle les autorités à procéder à des enquêtes rigoureuses et immédiates sur les graves accusations de torture et d'en juger les responsables.
L'UFP condamne fermement la persistance de toutes les pratiques préjudiciables aux droits de l'homme, réclame des procès équitables pour les coupables et la libération immédiate des prisonniers dont l'innocence est avérée.
L'UFP appelle le gouvernement à intervenir pour délivrer et ramener nos compatriotes incarcérés à Guantanamo et juge nécessaire
d'œuvrer à mettre fin à la souffrance des
Nouakchott le 07/07/2006
La présidence
Yahoo! Groupes <notify@...> a écrit :
Impossible d'envoyer le message de à .
L'adresse e-mail utilisée pour l'envoi de votre message ne vous permet pas de participer à ce groupe. Si vous êtes membre de ce groupe, sachez que vous ne pouvez y participer que si vous utilisez une adresse Yahoo! Groupes.
Pour vous inscrire à ce groupe : Allez sur http://fr.groups.yahoo.com/group/ufpweb/join ou Envoyez un e-mail à ufpweb-abonnement@....
Pour en savoir plus, consultez nos pages d'aide sur
http://help.yahoo.com/help/fr/groups/ Date: Mon, 10 Jul 2006 19:53:56 +0200 (CEST) De: bocar bâ <bokarba@...> Objet: DÉCLARATION : Changement du 3 août et pe rsistance de pratiques À: ufpweb@...
DÉCLARATION : Changement du 3 août et persistance de pratiques de violation des droits de l'Homme
Le changement du 03 août 2005 a suscité un espoir réel chez les mauritaniens aspirant à voir s'opérer des améliorations substantielles en matière de droits de l'homme particulièrement ceux qui ont souffert par le passé de ces violations.
Aujourd'hui, un an après le changement, de nombreux mauritaniens observent la persistance de pratiques anachroniques telles que les arrestations arbitraires, la violation des droits des prisonniers et l'atteinte à leur dignité humaine.
Un des exemples les plus criants dans ce domaine est la situation du groupe des islamistes incarcérés dans la prison centrale depuis plus d'un an.
Ce groupe composé de onze (11) éléments était supposé bénéficier d'une liberté provisoire depuis déjà neuf mois. Ce qui a été confirmé par la cour de cassation en dépit de la réserve émise par le parquet. Cependant, le dossier
a mystérieusement disparu du circuit et le groupe s'est retrouvé victime d'une arrestation en violation de la loi.
Un autre groupe incarcéré depuis plus d'un mois et accusé d'avoir participé à l'opération de Limghaithi composé de 11 éléments parmi lesquels une femme aurait subi des traitements humiliants avant d'être présenté à la cour avec les mains et pieds ligotés. Pour ce qui est des éléments arrêtés depuis plus de 2 semaines, les accusations qui pèsent sur eux concerneraient une tentative de perturber le référendum constitutionnel et la transition en cours dans le pays.
Leur situation est dans l'opacité la plus totale et les proches n'ont aucune idée de leur
état. A cela s'ajoute le cas des prisonniers de Guantanamo dont les parents et proches espéraient voir le nouveau climat contribuer à leur trouver une solution.
S'y ajoute aussi la situation des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali dont le calvaire dure depuis plus de 17 ans et qui étaient censés bénéficier à la faveur du nouveau climat d'ouverture, d'un règlement définitif de leur problème.
L'union des Forces de Progrès considère toutes ces situations comme autant de violations des droits de l'homme et des conventions internationales ratifiées par l'Etat mauritanien qui s'inscrivent en faux par rapport aux engagements proclamés par le conseil militaire pour
la justice et la démocratie de même que par rapport aux aspirations du peuple mauritanien. Ces pratiques nuisent en outre à la crédibilité et à l'efficience du processus de la transition et aux espoirs qu'y place l'ensemble des mauritaniens.
L'UFP appelle les autorités à procéder à des enquêtes rigoureuses et immédiates sur les graves accusations de torture et d'en juger les responsables.
L'UFP condamne fermement la persistance de toutes les pratiques préjudiciables aux droits de l'homme, réclame des procès équitables pour les coupables et la libération immédiate des prisonniers dont l'innocence est avérée.
L'UFP appelle le gouvernement à intervenir pour délivrer et ramener nos compatriotes incarcérés à Guantanamo et juge nécessaire d'œuvrer à mettre fin à la souffrance des