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#5498 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Samedi 21. Avril 2012  17:24
Sujet: RTBF (TV) 22/04 - 11h50 - Mise au point (débat dominical) "Comment parler de l'islam en Belgique?"
pylambert@...
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(ils auraient pu préciser que Sarah Turine est par ailleurs islamologue de formation; il y a par ailleurs à mon avis un "intrus" dans ce panel, ce qui prouve que la RTBF n'a toujours pas compris que dans ce genre de débat il faut un minimum se renseigner sur les invités)


http://www.rtbf.be/info/emissions/article_comment-parler-de-l-islam-en-belgique?id=7751570&eid=5017923 

"Comment parler de l'islam en Belgique?"

MISE AU POINT | Mis à jour le vendredi 20 avril 2012 à 19h40


Peux-t-on débattre de tout ? Cette semaine, la question s'impose suite à la polémique autour du reportage de "Questions à la Une" sur l'islam. Philippe Moureaux, vice-président du PS, a jugé l'émission "scandaleuse" : "c'est comme ça que Goebbels essayait aussi d'attaquer les Juifs, comme maintenant certains attaquent les musulmans".

Pour réagir à l'émission cliquez ici

Alors, comment parler de l'islam en Belgique ? La critique est-elle possible ? Selon l'Association des Journalistes Professionnels, "informer sur les religions devient de plus en plus difficile pour les journalistes". Pourquoi ? Y a-t-il des tabous ? Après les polémiques, Mise au Point élargit le débat. Le reportage posait la question de la réislamisation des communautés arabes et turques et de la radicalisation partielle d'une minorité de ses membres. Qu'en est-il ? Comment parler de l'islam intégriste sans stigmatiser l'islam intégré ?

Débat à 11h50

Olivier Maroy et Thomas Gadisseux ont invité:

 

Philippe Moureaux, vice-président du PS

Louis Michel, MR, député européen

Sarah Turine, secrétaire politique bruxelloise d'Ecolo

Hamza Fassi-Fihri, cdH, député bruxellois

Yacob Mahi, théologien et islamologue

Hamid Benichou, administrateur de BXL-Espace Intercommunautaire

Musta Largo, artiste et chanteur

Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l'information RTBF.be

Edouard Delruelle, directeur du Centre pour l'égalité des chances.

 

11H30 REVU ET CORRIGE: L'actualité de la semaine passée à la moulinette par Pierre Kroll entouré, cette semaine, de Nicolas Vadot(dessinateur L'Echo et Le Vif/L'express) et Alain Gerlache (RTBF)

 

11H50 L'INDISCRET: Bernard Wesphael, député wallon

RTBF


#5499 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Samedi 21. Avril 2012  18:41
Sujet: Bruxelles 23/04 - 14h-16h30 - Rassemblement contre le génocide perpétré contre la communauté chiite au Pakistan
pylambert@...
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Rassemblement contre le génocide perpétré contre la communauté chiite au Pakistan

Lundi 23 avril de 14h à 16h30 devant l’ambassade du Pakistan (57, Av. Delleur à 1170 Bruxelles)

Organisation : Hazara Fédération Imamia Concil Eu et Imamia Youth Eu.


#5500 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Lundi 23. Avril 2012  6:27
Sujet: France - Nicolas Sarkozy en tête en Belgique (résultats partiels)
pylambert@...
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résultats des élections précédentes parmi les Français de Belgique: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ais_%C3%A9tablis_en_Belgique

http://www.lesoir.be/dossiers_speciaux/special2/2012-04-23/nicolas-sarkozy-en-tete-en-belgique-911010.php

Nicolas Sarkozy en tête en Belgique

Rédaction en ligne
lundi 23 avril 2012, 06:45

Selon des résultats partiels, Nicolas Sarkozy arriverait en tête des votes effectués par les Français installés en Belgique, devant François Hollande.

Après le dépouillement de quelque 27.000 bulletins de vote issus de 44 bureaux sur les 54 ouverts sur le sol belge, Nicolas Sarkozy devance François Hollande, suivi de François Bayrou (MoDem), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Eva Joly (Europe Ecologie Les Verts) et Marine Le Pen (FN).

Sur ces 27.063 votes, le président sortant récoltait plus de 8.500 voix, contre environ 6.600 pour le candidat socialiste. François Bayrou était loin derrière, avec 3.380 voix.

Au total, 66.879 Français de Belgique sont inscrits sur les listes électorales pour l’élection présidentielle française, dont le deuxième tour aura lieu le 6 mai prochain. Selon le Consulat général, la participation devrait être en hausse et atteindre entre 55 et 60 %.

En 2007, 23.386 électeurs s’étaient rendus aux urnes au premier tour, sur 48.975 alors inscrits.

(Belga)



Plus d'un Français de Bruxelles sur deux a voté

(22/04/2012)

VIDEO

Sylvain Berger, consul général de France à Bruxelles, a répondu à nos questions


BRUXELLES Les Français de Bruxelles et du Brabant flamand ont massivement voté ce dimanche. 55% d'entre eux se sont rendus dans l'annexe du Palais 5 du Heysel pour glisser leur bulletin dans l'une des soixante urnes prévues à cet effet. Une participation largement supérieure à 2007 où seuls 48,5 des Français de Bruxelles et du Brabant flamand avaient fait le déplacement. "Traditionnellement, le vote des Français de l'étranger est beaucoup plus faible qu'en métropole", remarque le consul général de France à Bruxelles Sylvain Berger. "Mais avec un taux de participation de 55%, je pense que l'on est au-dessus de la moyenne mondiale". Au regard de l'épaisseur des tas et même si le dépouillement a démarré à 18 h seulement, il semble que François Hollande ne fasse pas du tout recette à Bruxelles. Au privilège de Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon.

Un Heysel bleu-blanc-rouge

En France, voter demeure un droit facultatif. En période de vacances, comme c'est le cas dans certaines parties de l'Hexagone en ce moment, cela peut donc avoir une forte influence sur le taux d'abstention. Mais, ce matin, les quelques 70,000 votants bleu-blanc-rouge disséminés au gré du plat pays avaient réglé leur réveil et pris rendez-vous avec urnes et bulletins. 

Entre 15,000 et 20,000 d'entre-eux étaient donc attendus du côté du Heysel (Hall n°2) - principalement issus de Bruxelles et du Brabant flamand - où vingt-six bureaux ont été installés à cet effet. Cela représente un bon tiers de l'ensemble des "points-vote" aménagés sur notre territoire, la plupart se situant dans les grandes villes wallonnes comme Tournai, Namur, Mons, Charleroi, Liège ou encore Mouscron, où l'on devrait connaître beaucoup d'affluence ce dimanche. 

Leslie, jeune française habitant en Belgique et soucieuse de remplir son devoir civique, a bifurqué très tôt pour éviter la cohue. "Il n'y avait pas grand monde à mon arrivée au Parc des Expositions du Heysel... ça n'a pris qu'une petite minute finalement. Il y avait deux files, selon que vous ayez ou pas reçu votre convocation. Quelqu'un vérifiait la présence des noms sur les listes. Les choses semblaient très bien organisées, les gens rentraient par vague dans le hall pour procéder à leur vote..." A 8h ce dimanche matin, tout était donc calme, mais la foule affluait peu à peu et promettait plus d'attente au pic de la journée.

M. L.



#5501 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Lundi 23. Avril 2012  19:04
Sujet: Bruxelles 27/04 - 20h15 - "Le rejet français de l'islam", à l'UPJB
pylambert@...
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(le fichier audio fait  5535 Ko, je ne le transfère pas en pièce attachée, aux intéressés de demander à Henri de le leur envoyer)

à lire et à commenter aussi sur son blog: Islam : comment alimenter la paranoïa sans avoir l’air d’y toucher ?

---------- Message transféré ----------
De : Henri Goldman <henri.goldman@...>
Date : 23 avril 2012 20:25
Objet : "Le rejet français de l'islam" à l'UPJB (vendredi 27 avril)
À :


Bonjour à tous-toutes

Pour ceux-celles que cela intéresse (difficile d'être indifférent au sujet pour quiconque suit de près l'actualité), je présente mon essai "Le rejet français de l'islam" (PUF, 2012) à l'UPJB ce vendredi 27 avril à 20:15. 

En guise d'introduction : 
- synthèse en mp3 (11'30) d'un entretien avec Alain Renon pour Radio France international 

- sommaire et introduction du livre

Présentation sur le site de l'UPJB : http://www.upjb.be/spip.php?article374

N'hésitez pas à partager cette info.







#5502 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Mardi 24. Avril 2012  5:41
Sujet: Bruxelles ce mardi 24 avril - 97ème commémoration du génocide des Arméniens
pylambert@...
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---------- Message transféré ----------
De : <fondation@...>
Date : 23 avril 2012 14:44
Objet : 97ème commémoration du génocide des Arméniens
À :



A Bruxelles, 97ème commémoration du génocide des Arméniens
 
Mardi 24 avril 2012

A 10h : Messe suivie d’un Requiem en l’église arménienne à Ixelles, rue Kindermans, 1A
 
Vers 12 h : Cérémonie au Mémorial à Ixelles, place Michaux (parc Tenbosch)

Le Comité des Arméniens de Belgique
Correspondance : Chaussée de Bruxelles, 281-283, 1190 Bruxelles
Fax : 02/372 05 82 - mahmourian@...

Rassemblement et marche:

A partir de 14h:

RASSEMBLEMENT DEVANT L’AMBASSADE DE TURQUIE
(rue Montoyer)

MARCHE JUSQU’AU CONSEIL EUROPEEN
(rond-point Schuman)

Cette manifestation a pour objectif de:

- Demander la reconnaissance formelle du génocide des Arméniens par la Turquie, qui 96 ans après les faits, continue à nier ses crimes;
- Combattre le négationnisme de l’Etat turc qui se propage aujourd’hui en Europe;
- Demander l’adoption de la loi en Belgique qui punit également le négationnisme des génocides arménien et tutsi.

Organisée par:

Le Comité de Défense de la Cause Arménienne (CDCA)
L’Association des Arméniens Démocrates de Belgique (AADB)
Le Parti Socialiste Arménien (F.R.A. Dachnaktsoutioun)
Correspondance : hacikdemirci@...

Commemorations in Istanbul on April 24

Two nongovernmental organizations have sprung into action to stage a series of demonstrations to commemorate the forced deportation of Armenians by the Ottoman Empire in 1915 and denounce racism, as the 97th anniversary of the events draws near.

“We sum up the rationale behind these activities in a single sentence: The recognition of the Armenian genocide represents the fulfillment of an ethical, legal, political and social responsibility,†AyÅŸe Günaysu, a member of the Human Rights Association (İHD), recently told the Hürriyet Daily News. 

The principal demonstration is to be staged in Istanbul’s Taksim Square, although the İHD and the “Say ‘No’ to Racism Initiative,†which are jointly organizing the commemoration, are set to announce further details pertaining to the location and timing of demonstrations in other cities across Turkey several days before the commemoration on April 24. 

“Lies cannot under any circumstances prevail until eternity, if we are willing to see the truth,†said Günaysu, who is a member of both the İHD’s administrative board and its Commission against Racism and Discrimination.

The two NGOs organized simultaneous demonstrations in Istanbul, Ankara and İzmir, as well as in other provinces across Turkey, last April 24 to commemorate the event. 

“The acknowledgement of this [past] pain will lead to real democratization in Turkey. Racism and hatred will lose ground, and we will further approach humane [standards of] living,†she said. 

Günaysu also drew attention to the death of Sevag Åžahin Balıkçı, a Turkish citizen of Armenian descent who was allegedly killed by a stray bullet on April 24, 2011, while performing his military service. 
(Hürriyet Daily News,Vercihan ZiflioÄŸlu, April 13, 2012)

Call for Genocide Commemoration in Istanbul

On April the 24th, 1915, prominent representatives of the Armenian people in politics, the sciences, literature, and other fields were arrested and summoned from their homes on the orders of the governing Committee of Union and Progress. The arrests marked the beginning of the process of Genocide which led to the deracination of the Armenian population throughout Anatolia where they had lived for thousands of years, and their annihilation as a result of starvation, destitution, and massacres.

Last year, as the Istanbul Branch of the Human Rights Association, Committee Against Racism and Discrimination, we commemorated those who were arrested on the 24th of April and the victims of genocide in front of the Museum of Turkish and Islamic Arts, which had been used as a prison in that period. “Armenian intellectuals were jailed in these cells and wards before they were sent to their deaths. This is one of the crime scenes of Istanbul!â€, we told the press.

As we were making this declaration, Sevag Şahin Balıkçı was shot dead in the city of Batman while he was on mandatory military duty. This year, on April 24, we will be making our press statement at the same place, and commemorate Sevag along with the other victims of the Armenian Genocide.

In our statement to the press, we will share with the public in Turkey and the world two letters that we will be sending to the Catholicosate of Cilicia, which was uprooted as a result of the Genocide from its centuries-old home in Sis, today Adana Kozan, and displaced to Beirut, and to the Catholicosate of All Armenians in Etchmiadzin. We will make the voices of the human rights defenders in Turkey heard through our letters to the two highest spiritual representatives of the Armenian people, and thus to all Armenians in the world.

After making our statement, we will arrive at the Sirkeci Post Office in a silent procession, in keeping with the tradition of mourning, and mail our letters. As defenders of human rights and protestors against racism and discrimination, we will then visit the grave of Sevag Şahin Balıkçı in the Şişli Armenian Cemetery and observe a moment of silence in his memory.

We invite all those who believe that the recognition of the genocide is a condition for true democracy and justice to join us at 1p.m. on April 24, 2012 in front of the Museum for Turkish and Islamic Arts.

Human Rights Association,  Istanbul Branch
Committee Against Racism and Discrimination

Exposition ‘Le génocide des Arméniens’ à Ottignies

Le 24 avril 1915, les autorités ottomanes arrêtaient 600 notables et intellectuels arméniens à Constantinople. Une rafle géante qui marqua le début du génocide des Arméniens. En un an, 75 % des 2 millions d’Arméniens de l’Empire ottoman étaient assassinés de manière plus ou moins systématique Nonante-sept ans après, la Turquie officielle ne l’a toujours pas reconnu officiellement et l’heure n’est pas à la réconciliation. Certes, certaines autorités turques ne nient plus la réalité des massacres mais continuent à ne pas admettre les visées réelles de leurs prédécesseurs au début du siècle dernier. Afin de commencer à jeter les germes d’une vraie reconnaissance historique et morale, il est important de mieux connaître ce génocide-là aussi. Et donc d’y sensibiliser jeunes et moins jeunes.

C’est l’objet d’une décade citoyenne qui a démarré à Ottignies-Louvain-la-Neuve avec une exposition interpellante et une série d’animations avec la participation de diverses personnalités dont l’écrivain Pierre Mertens, l’ancien recteur de l’UCL Bernard Coulie, grand expert de l’Arménie, le colonel Marchal, commandant de la mission de l’Onu au Rwanda en 1994 et bien d’autres encore. Dans ce contexte aussi, le centre d’éducation à la citoyenneté "La haine, je dis non" du Centre communautaire laïc juif présente une exposition qui remet le génocide de 1915 en perspective face aux trois autres génocides du XXe siècle : celui, encore plus méconnu de la tribu des Hereros par les Allemands en Namibie en 1904, et bien entendu la Shoah et le génocide rwandais. Son approche est résolument interactive puisqu’elle est basée sur la transmission et le dialogue entre les générations. L’objectif étant de réfléchir et d’envisager ensemble comment chacun peut participer à prévenir de tels crimes contre les hommes, aujourd’hui et demain. Quelque 28 panneaux rappellent la définition du mot "génocide" tout en retraçant l’histoire du peuple arménien et en abordant la question du négationnisme. Après leur prise du pouvoir en 1908, les Jeunes Turcs prônèrent un nationalisme radical qui prévoyait de réunir tous les Turcs du Moyen-Orient voire d’Asie mais les Arméniens constituaient un obstacle majeur à ce projet nationaliste. Et la Première Guerre n’arrangea rien

Une utile approche historique mais l’exposition vaut aussi le détour parce qu’elle évoque le vécu de survivants. Des passeurs de mémoires retracent le parcours de leur famille dans cet événement tragique et ce n’est pas un hasard si on y retrouve Antranig Zarmanian qui a eu l’idée de faire venir l’expo en Brabant wallon et qui propose du reste sur place le récit du génocide tel qu’il a été vécu par son père.

En soi, une histoire tout sauf banale : Dikran Zarmanian avait commencé à rédiger ce qu’il avait vécu de manière épisodique pendant les anées 20 avant qu’une revue arméno-américaine ne lui demande de les publier en 1953.

Après moult péripéties, son fils Antranig les a récupérées et les a traduites avec l’aide d’un proche. "Par piété filiale mais aussi par devoir de mémoire" commente ce dernier, visiblement ému de voir remonter tous ces souvenirs. 
(La Libre Belgique, Christian Laporte, 18 avril 2012)

Rens. : 010/45.20.61 ou info@atoutage. Le programme complet est sur www.atoutage.be


#5503 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Mardi 24. Avril 2012  21:59
Sujet: Belgique - Commémoration à Bruxelles du génocide arménien, 24 avril 2012
pylambert@...
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http://suffrage-universel.blogspot.com/2012/04/commemoration-bruxelles-du-genocide.html

Commémoration à Bruxelles du génocide arménien, 24 avril 2012


Personnalités présentes (de g. à dr.), aucun élu PS ni CDH ni FDF ni d'un parti flamand, parce que dans tous ces partis il y a des élus turcs négationnistes (au MR il y en a un aussi, ceci dit, Mustafa Öztürk): Michel Mahmourian, président du Comité de la Communauté arménienne de Belgique, un représentant d'Ibuka, association de victimes du génocide tutsi, Viviane Teitelbaum, députée régionale (MR), ancienne présidente du Centre communautaire laïc juif, Christos Doulkeridis (derrière elle), secrétaire d'Etat régional bruxellois au logement (Ecolo), Armand De Decker, vice-président du Sénat fédéral (MR), Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen (Ecolo), l'ambassadeur d'Arménie en Belgique



photos: Pierre-Yves Lambert
reproduction autorisée avec la mention de l'auteur et de la source



#5504 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Mercredi 25. Avril 2012  19:57
Sujet: Turquie - Début de retour des Assyriens à Midyat
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http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/En-Turquie-le-timide-retour-des-syriens-orthodoxes-_NG_-2012-04-17-795570

La Croix  17/4/12 - 16 H 44 MIS À JOUR LE 17/4/12 - 17 H 36 

En Turquie, le timide retour des syriens-orthodoxes

Encouragées à demi-mot par le gouvernement, une quarantaine de familles de culture syriaque se sont réinstallées définitivement dans la région du Tour Abdin, au sud-est de la Turquie

Mais les conditions de vie restent difficiles pour ce peuple qui fut contraint à un exode massif après la seconde guerre mondiale

C’est avec fierté que Yakop Gabriel ouvre les portes de sa fabrique de vin. Situé à la sortie de la ville de Midyat, le bâtiment de pierres de taille se repère de loin. « Nous produisons 150 000 bouteilles par an », explique le quinquagénaire souriant qui souhaite relancer la tradition viticole dans cette région du Tour Abdin, la « Montagne des serviteurs de Dieu », centre spirituel du monde chrétien syrien-orthodoxe.

Originaire d’un village proche de la Syrie, Yakop Gabriel est un pionnier. Après vingt-trois années d’exil en Suisse, il est rentré au pays en 2002, en famille. « Nous étions les premiers chrétiens à revenir pour de bon. Nous étions suivis et surveillés. Les difficultés ont été nombreuses mais nous ne regrettons rien. » Après avoir créé une association culturelle, il a été élu au conseil municipal de Midyat et s’apprête à ouvrir un hôtel. « Mon objectif est d’aider les syriens-orthodoxes installés en Europe à revenir. Car nous sommes les habitants de cette terre. »

La présence syriaque sur ces terres rocailleuses et sauvages est bien antérieure à celle des Kurdes, Turcs et Arabes aujourd’hui majoritaires. Par ses églises et monastères, en ruine ou en état, chaque village rappelle l’importance de cette communauté utilisant la langue du Christ, l’araméen, pour la liturgie et qui, d’après le P. Gabriel Akyüz, de Mardin, comptait près de 60 000 membres dans les années 1970 contre à peine 3 000 âmes aujourd’hui.

« NOUS ÉTIONS COINCÉS ENTRE L’ARMÉE ET LE PKK »

Le départ de ces chrétiens orientaux, rattachés au patriarche d’Antioche installé en Syrie, a débuté en 1895. Il s’est amplifié lors des massacres de la première guerre mondiale. Après la mise en place en 1942 d’un impôt visant les chrétiens, les problèmes économiques dans les années 1960, et le conflit provoqué par la guérilla du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), l’exode s’intensifie dans les années 1980-1990.

« Nous étions coincés entre l’armée et le PKK », confirme Saliba Artas, rentré l’an dernier après trente ans passés en Suisse. « Avec l’état d’urgence décrété dans la région, les meurtres non élucidés, ceux qui étaient partis, comme moi, n’ont pas pu rentrer. »

Aujourd’hui, les retours ne sont certes pas encore massifs – une quarantaine de familles se sont installées définitivement – mais presque chaque village du Tour Abdin constate le retour de quelques chrétiens, retraités ou couples avec enfants. Sans compter les centaines de vacanciers qui, chaque été, rénovent leurs maisons ou en construisent de nouvelles.

« EN SUISSE, TOUT ÉTAIT FACILE »

Aziz Demir a joué un rôle moteur dans ce processus. Après vingt et un ans en Suisse, il est rentré en 2006, non seulement avec sa femme et son fils, mais avec neuf autres familles. « Ce fut une décision collective. Rentrer ensemble était plus facile », avoue cet homme, devenu maire du village de Kafro où d’immenses villas de pierres de taille, clôturées, ont surgi du sol. « En Suisse, tout était facile », reconnaît-il, face à une cheminée où trône un crucifix. « Mais cela ne suffit pas lorsqu’on ne se sent pas chez soi. Notre amour de la patrie nous a fait revenir. »

Pour ces familles habituées aux standards européens, le changement de vie a été brutal dans cette région rurale, sous-développée, sans système de santé efficace. Dans le village voisin, des cours de syriaque sont dispensés par l’Église, mais le dernier lycée communautaire a fermé ses portes en 1926. Le P. Gabriel Akyüz demande sa réouverture et s’appuie sur le traité de Lausanne de 1923 qui accorde des avantages à des minorités non musulmanes du pays.

Pour ce prêtre, le retour d’exilés européens est un phénomène « important ». « Avant, les syriens-orthodoxes se considéraient comme chrétiens dans un pays musulman. Lorsqu’ils sont arrivés en Europe, ils ont développé un sentiment national et ont décidé de rentrer chez eux. Leur identité chrétienne est passée au second plan. »

« FAIRE DES PROCÈS REVIENT PLUS CHER QUE LA VALEUR DES TERRAINS »

Il faut ajouter à cela un retour relatif au calme dans la région. Dès 2001, le premier ministre de l’époque, Bülent Ecevit, appelle les syriaques à rentrer. Ankara redouble alors d’efforts pour entamer les négociations d’adhésion avec Bruxelles. L’état d’urgence est levé et une réforme permet aux habitants de la région d’obtenir des actes de propriété.

De nombreux chrétiens font le voyage pour obtenir ces fameux sésames mais la déception s’impose face aux confiscations de terres jugées non exploitées. « Ma famille possédait 60 hectares, nous n’en avons plus que dix » explique Lahdo, 75 ans, revenu d’Allemagne en 2004. « Faire des procès revient plus cher que la valeur des terrains et gagner contre le ministère des forêts relève du rêve. » Ce vieil homme plante toutefois des pastèques sur l’une de ses parcelles « confisquées », au pied de sa nouvelle villa.

« NOTRE AVENIR EST LIÉ À CELUI DU PAYS »

Malgré ces différends, Ankara a timidement soutenu ce phénomène de retour par une aide immobilière. Les fondations non musulmanes ont aussi obtenu le droit de récupérer certains biens confisqués et, autre première,un syriaque a été élu député en juin 2011. Longtemps absents de la scène politique, les syriens-orthodoxes ont fait entendre leur voix dans l’actuel travail constitutionnel. Toutefois, face aux fantasmes qu’éveille dans cette région très conservatrice l’idée d’un afflux de chrétiens, la communauté refuse de trop rendre publics ces retours.

« Notre avenir est lié à celui du pays et à la résolution ou non du conflit kurde » note le maire de Kafro, Aziz Demir. « Nous voulons être traités comme n’importe quel citoyen de Turquie. Si demain nous obtenons nos droits, les gens rentreront. »

Attendre des réformes d’Ankara ? Kenan Karatas, le maire de Yemisli qui a vécu trente-sept ans à Istanbul, est pressé. Après la rénovation de l’une des deux églises du village, il cherche un prêtre, veut ouvrir un café et compte convaincre dix familles de s’installer définitivement. Leurs maisons, toutes neuves, les y attendent.

DELPHINE NERBOLLIER, à Midyat (Turquie)


#5505 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Mercredi 25. Avril 2012  20:30
Sujet: France - Sarkozy invente des soutiens (Tariq Ramadan, 700 mosquées) à Hollande
pylambert@...
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http://www.lesoir.be/dossiers_speciaux/special2/2012-04-25/sarkozy-je-ne-partage-pas-le-point-de-vue-de-le-pen-911736.php 

mercredi 25 avril 2012, 21:46 

Sarkozy dit que Ramadan soutient Hollande


Nicolas Sarkozy a assuré jeudi que l’intellectuel suisse musulman controversé Tariq Ramadan avait appelé à voter pour François Hollande, s’étonnant du manque de réaction du candidat socialiste à ce sujet.

« J’ai vu que Hollande (…) parle beaucoup du Front national. Mais que dit-il, lui, quand Tariq Ramadan ose appeler à voter pour François Hollande ? Tariq Ramadan, l’homme avec qui j’ai débattu, qui proposait un moratoire sur la lapidation de la femme adultère ? C’est monstrueux ! Voilà un homme qui appelle à voter pour François Hollande. Je n’ai pas entendu François Hollande dire que cela le gênait », a affirmé Sarkozy.

Tariq Ramadan, qui a participé le 7 avril dernier à la Rencontre annuelle de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) au Bourget, avait estimé qu’« au lieu de parler de viande halal, de burqa, d’identité nationale et de diviser la France », il fallait «l’unir ».

Il avait également évoqué « la majorité de Français qui n’est pas satisfaite depuis cinq ans », critiquant en creux le président Sarkozy, mais sans le nommer, pas plus qu’il n’avait nommé Hollande.

Interrogée par l’AFP, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, a assuré que Tariq Ramadan avait appelé à voter Hollande le 11 mars 2012 à Lyon.

« Je vois sur le site de Marianne un appel de 700 mosquées à voter pour Hollande. Et on ne lui pose pas la question ? », a également lancé Sarkozy sur TF1.

Deux députés de l’UMP, Eric Ciotti et Franck Riester, ont dénoncé mardi et mercredi « un appel » supposé « de 700 mosquées » à voter en faveur de François Hollande dont le Conseil français du culte musulman (CFCM) ne trouve nulle trace.


#5506 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Jeudi 26. Avril 2012  7:44
Sujet: France - "Appel des mosquées" - suite
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[ndPYL Quand l'un ou l'autre bouffon médiatique balance une "information", la moindre des choses qu'on pourrait attendre d'un(e) journaliste serait qu'il/elle recoupe l'information. Manifestement, c'est trop demander pour certain(e)s. Et ce matin, Sarkozy en a remis une couche sur France Inter, à la fois à propos de cet "appel des mosquées", de "l'appel de Tariq Ramadan à soutenir Hollande", avec des précisions de date et de lieu (Lyon, le 11 mars 2012). Et pourquoi cela poserait-il problème ? Parce qu'il est «le frère» d’un homme qui «justifiait la lapidation des femmes adultères». Et il en a encore remis une louche sur le lien entre droit de vote des étrangers et "vote communautaire", précisant encore une fois le risque d'horaires séparés dans les piscines, et comme "preuve" les résultats des élections en Tunisie et en Egypte après les printemps arabes. Franchement, si les dirigeants d'associations musulmanes ou Tariq Ramadan n'ont pas appelé à voter contre Sarkozy, Le Pen et Hollande avant le premier tour (quand il y avait encore plusieurs autres candidats), ils ont eu tort parce que ces trois candidats incarnent à divers degrés le caractère islamophobe d'une majeure partie de la classe politico-médiatique française. Pour le second tour, c'est blanc bonnet et bonnet blanc.]



Appel des mosquées pour Hollande : l'un des animateurs conseillait Sarkozy

Mercredi 25 Avril 2012 à 18:00

L’UMP s’indigne… Suite à l’article publié vendredi sur « Marianne2 » annonçant l’appel de recteurs de mosquées et d’associations musulmanes à faire barrage à Nicolas Sarkozy, la polémique enfle. Rappelons que l'un de ses initiateurs, Abderrahmane Dahman, était l'un des conseillers « Diversité » du Président.


Franck Riester (député de Seine-et-Marne) et Eric Ciotti (député des Alpes-Maritimes), Thierry Mariani (secrétaire d’Etat aux transports)... Les plus (fines ?) gâchettes de la droite d’une UMP de plus en plus à droite ont cru bon de « récupérer » l’information que nous publiions vendredi, deux jours avant le premier tour. Selon eux, l’appel de certains musulmans à se mobiliser contre Nicolas Sarkozy serait« une transgression insupportable du principe de laïcité », les prémices d’une « République communautarisée ».

Est-il nécessaire de souligner le ridicule de cette indignation à géométrie variable : ni Riester, ni Ciotti, ni Mariani ne se sont révoltés lorsque Nicolas Sarkozy a assuré, prononçant le discours de Latran, que « l’instituteur ne pourra jamais remplacé le curé ou le pasteur ». En revanche, il est sans doute utile de rappeler à ces trois pharisiens (et aux sites d’extrême-droite qui les inspirent), qu’Abderrahmane Dahmane, l’un des animateurs principaux de ces initiatives, est l’ancien conseiller « Diversité » de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.

Aujourd’hui conseiller à la mosquée de Paris (qui fédère un réseau de 700 mosquées en France), il avait claqué la porte de l’Elysée en mars 2011, alors que l’UMP venait d’annoncer la tenue d’une convention sur l’islam. « L’UMP de Copé, c’est la peste pour les musulmans », avait-il alors déclaré, avant d'appeler les musulmans à ne pas renouveler leur adhésion au parti. 

La « dérive de Sarkozy vers le FN » a signé la fin d’une belle amitié entre le président de la République et son conseiller, qui gravitait dans son sillage depuis 2005. Secrétaire national de l'UMP en charge de l'immigration de 2005 à 2007, Dahmane avait mené campagne pour Nicolas Sarkozy en banlieue et dans les milieux de l'immigration, avant de le suivre à l’Elysée. Pourtant, jamais Dahmane ne fût traité comme un vulgaire rabatteur de voix communautaires. Il jouissait d’un accès direct au président, ainsi qu’à son ex-bras droit Claude Guéant. 
Décoré de la Légion d'honneur, il est nommé inspecteur général de l'Education nationale en 2009. Avant que Sarkozy ne le rappelle à ses côtés en janvier 2011. Campagne présidentielle oblige… Jusqu’en mars 2011, Dahmane a sillonné la France, réactivé  les réseaux de la « diversité ». L’émissaire franco-algérien de Sarkozy, ancien animateur en France des campagnes du FLN, s’était aussi rendu discrètement en Algérie à deux reprises pour réchauffer les relations entre Paris et Alger. « Il s’agissait de mettre en place un comité de soutien à Nicolas Sarkozy », en prévision de l’élection présidentielle disait-il. A l’époque, personne, à l’UMP, n’hurlait au « communautarisme »
  
De même que sans doute, on n’entendra peu de protestations à droite face aux appels à voter Nicolas Sarkozy au deuxième tour, dispensés dans les milieux catholiques les plus conservateurs. Ainsi, dans un communiqué intitulé « Les catholiques et le second tour », signé par trois abbés de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, on peut lire que « l’un des programmes proposé, porté par le candidat socialiste, démontre une volonté évidente de rupture avec les éléments premiers du Droit Naturel ; les conséquences de l’application d’un tel programme seraient dramatiques pour la vie quotidienne comme pour l’avenir des Français ». Selon eux, l’arrivée de François Hollande à l’Elysée signerait « la fin du respect de la vie et les expériences et manipulations sur les embryons », bref, « le formatage des consciences dans la culture de mort ». Les catholiques intégristes s’affolent aussi à la perspective de la fin de « la famille traditionnelle » avec la reconnaissance par les socialistes « de la famille homosexuelle », et des difficultés de financement que rencontreront immanquablement les écoles hors-contrat. 

Qu’en pensent messieurs Mariani, Ciotti, Riester ?



Des recteurs de mosquées vont appeler à voter pour François Hollande

Vendredi 20 Avril 2012 à 12:50 

L’initiative risque de faire du bruit. Aujourd’hui à 13h, à l’heure où les musulmans de France se rassemblent pour la prière du vendredi, plusieurs centaines de recteurs de mosquées vont appeler à voter pour François Hollande. Une réponse à la « citoyenneté d’appartenance » évoquée par Nicolas Sarkozy…


48h du premier tour de l’élection présidentielle, le Conseil démocratique des musulmans de France mobilise ses réseaux et lance un « appel citoyen pour un vote massif hallal» aux « musulmans d’apparence ». Selon Mohamed Salah Hamza, recteur de la mosquée du 18ème arrondissement de Paris, qui accueille ses ouailles dans la cour de la caserne de pompiers de l’arrondissement faute de place, voter est le meilleur moyen « pour défendre notre dignité contre l’islamophobie et la stigmatisation des membres de notre communauté »« L’abstention et le vote blanc sont haram (interdit) », glissera-t-il à ses milliers de fidèles. 

La même scène se déroulera dans une vingtaine de mosquées de Lyon et sa région. « Les musulmans de France ne doivent pas rester les bras croisés. Ils ne peuvent plus se contenter d’êtres les «spectateurs» de ces élections. Ils doivent devenir acteurs de leur propre changement. Et pour être entendus, ils doivent prendre leur destin en main en exerçant leur droit de vote en leur âme et conscience », prêchent Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Azzedine Gaci, de la mosquée de Villeurbanne, Laid Bendidi, de Saint-Fons, ou Fawzi Hamdi, recteur à Vaulx-en-Velin. 

A la Défense, dans la salle de prière de la mosquée provisoire de Puteaux, nichée au pied de la tour de la Société Générale, le message sera encore plus explicite. Devant un millier de fidèles, un appel au vote sera lancé en faveur de François Hollande par les militants du Front des Banlieues Indépendants, qui redoute une abstention massive dans les quartiers populaires. Ils exhorteront les fidèles à « voter contre ceux qui n’ont eu de cesse depuis des mois de criminaliser la communauté musulmane (…) et à voter utile, c'est-à-dire François Hollande ».

En tout, c’est un réseau de quelques 700 mosquées qui devrait se mobiliser en faveur du candidat socialiste. Ironie de l’histoire : l’organisateur de l’opération n’est autre qu’Abderrahmane Dahmane, ancien conseiller « Diversité » de Nicolas Sarkozy. Désormais conseiller à la mosquée de Paris, il avait claqué la porte de l’Elysée en mars 2011, alors que l’UMP venait d’annoncer la tenue d’une convention sur l’islam. « L’UMP de Copé, c’est la peste pour les musulmans », avait-il alors déclaré, avant  d'appeler les musulmans à ne pas renouveler leur adhésion à l'UMP. « J’ai toujours gardé des liens avec Bertrand Delanoë (maire PS de Paris), Jean-Paul Huchon (président socialiste du Conseil Régional d’Ile-de-France) et Daniel Vaillant (député maire PS du 18ème arrondissement de Paris) », plaide Dahmane, qui a rencontré François Hollande le mois dernier, en pleine polémique sur le hallal. Les deux hommes devraient se revoir entre les deux tours. 

L’initiative ne manquera pas d’être instrumentalisée par la droite… Même si, fût un temps pas si lointain, où Dahmane avait ses entrées chez Sarkozy !

#5507 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Samedi 28. Avril 2012  7:32
Sujet: France - "Vote musulman" & blague de Tariq Ramadan
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rétroactes:
http://fr.groups.yahoo.com/group/suffrage-universel/message/5505
http://fr.groups.yahoo.com/group/suffrage-universel/message/5506

http://www.huffingtonpost.fr/2012/04/27/tariq-ramadan-votez-nicolas-sarkozy-francois-hollande_n_1458130.html 

Tariq Ramadan feint d'appeler à voter pour Nicolas Sarkozy

Le HuffPost  |  Publication: 27/04/2012 10h46 Mis à jour: 27/04/2012 10h46


Le nom de Tariq Ramadan apparaît vendredi 27 avril au matin parmi les sujets les plus discutés sur les réseaux sociaux et sites Internet d'infos. Il aura suffi d'une phrase prononcée par Nicolas Sarkozymercredi 25 avril sur TF1 pour faire de l'intellectuel suisse la figure d'une fin de campagne houleuse.

Dans une note publiée sur son blog vendredi, Tariq Ramadan appelle avec ironie à voter pour le président sortant: "Mes interlocuteurs allemands m’ont profondément convaincu que l’actuel Président français est la chance, la gloire et la bénédiction ultimes de la France et de l’Europe", écrit-il. "Nicolas Sarkozy, c’est la dignité, Nicolas Sarkozy la sécurité ! En France, en Allemagne et à l’étranger !", s'amuse-t-il en feignant de s'enthousiasmer.

"C’est pourquoi depuis Berlin, convaincu par les arguments allemands, je lance un appel solennel à tous les Français, tous sans exception, partisans et électeurs de François Hollande ou de Marine Le Pen, de Jean-Luc Mélenchon ou de François Bayrou, voire même de Philippe Poutou... Pour sauver la France: peuple de France, le 6 mai. votez Nicolas Sarkozy", écrit-il.

"Jamais de ma vie, je n'ai appelé à voter François Hollande"

Semble-t-il décidé à manier les formules, Tariq Ramadan avait indiqué la veille n'avoir "jamais appelé à voter François Hollande" comme l'avait affirmé Nicolas Sarkozy. "Jamais de ma vie, je n'ai appelé à voter François Hollande. Je ne suis pas Français, je n'ai pas donné de consigne de vote. J'ai dit qu'il ne devait pas y avoir de consigne de vote musulman, que cela ne voulait rien dire. J'ai simplement appelé les citoyens français, de confession musulmane ou autre, à voter en conscience et à faire le bilan de la politique de Nicolas Sarkozy, qui est très mauvaise", a-t-il déclaré.

Lors d'une conférence le 4 mars à Nanterre, le professeur d'études islamiques évoquait le scrutin: "Aujourd'hui, moi je n'ai pas du tout de consigne de vote", disait-il, faisant l'amalgame entre les deux candidats et appelant à voter "contre" Nicolas Sarkozy au second tour.

Regardez un extrait de son discours:

Dans une autre intervention, celle citée par le candidat UMP sur TF1, le 11 mars 2012 à Lyon, Tariq Ramadan évoque encore l'élection présidentielle, mais ne donne aucune consigne de vote en faveur de François Hollande, ne prononçant ni le nom du candidat socialiste - contrairement à ce qu'avait affirmé Nicolas Sarkozy et contrairement à ce que laisserait entendre une note policière citée par Atlantico - ni celui du candidat UMP, se contentant de fustiger les thèmes responsables de "l'islamophobie en France" et portés par Nicolas Sarkozy pendant son mandat.

Regardez la longue intervention de Tariq Ramadan:

» Tariq Ramadan, Sarkozy et Hollande se disputent par médias interposés
» Les représentants des associations musulmanes s'insurgent contre les "manipulations" politiques



Les musulmans ont signifié leur désamour à Nicolas Sarkozy

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 24/04/2012 16h19 Mis à jour: 24/04/2012 16h19


Les musulmans ont sanctionné Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle. Majoritairement installés dans les quartiers populaires où le taux d'abstention est très élevé, ils ont été déçu par le président qui les avait attirés en 2007. Nicolas Sarkozy a perdu cet électorat en courtisant l'électorat du Front National sur le thème de l'immigration et de la viande halal.

En Seine-Saint-Denis, département qui abrite le plus grand nombre de musulmans, le président sortant a dégringolé, passant de 26,85% au 1er tour en 2007 à 19,48% en 2012. Ce n'est pas une surprise pour Raphaël Liogier, professeur de sociologie à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Ce dernier a d'ailleurs observé une "variable musulmane dans les quartiers nord" de Marseille. "Il a pu y avoir à un moment donné un vote musulman en faveur de Sarkozy mais avec ce qui s'est passé au sein même de l'UMP, et notamment les sorties de Guaino, ce n'était plus possible", selon lui.

Pourtant "ils sont plus proches de la droite sur les questions sociétales (mariage, famille, autorité) mais aussi sur les options économiques puisqu'il défendent le libéralisme, l'économie de marché et se méfient de la fiscalité", explique Samir Amghar, sociologue. En plus de défendre ces valeurs, Nicolas Sarkozy "a porté un discours sur la laïcité qui a séduit les musulmans" en 2003, date à laquelle il a créé le Conseil français du culte musulman (CFCM)" analyse Karim Amellal, maître de conférence à Siences Po Paris. Il a ainsi donné un statut officiel à l'islam. Ce qui lui a permis à l'élection présidentielle de 2007 d'attirer des associations de musulmans, qui ont formé des comités de soutien à sa candidature toujours selon Karim Amellal.


Un désamour récent

Le grand tournant arrive en 2010. "Le discours de Grenoble sur l'immigration, la convention de l'UMP sur l'islam, la loi anti-burqa et la polémique sur le halal ont été perçus, par les musulmans, comme des attaques contre leur religion", ajoute Karim Amellal. Le candidat de l'UMP "a estimé que l'électorat frontiste est plus important et vote plus que dans les quartiers populaires", présume Samir Amghar. Le nombre des musulmans inscrits sur les listes électorales n'est pas connu. Mais la France compte 2,1 millions de "musulmans déclarés" de 18 à 50 ans, selon l'INSEE. L'institut IFOP évalue quant à elle, cette communauté à 3,5 millions de personnes.

En outre le 22 avril, "ce n'est plus le même Sarkozy" qui s'est présenté au premier tour de la présidentielle" abonde Karim Amellal. Même s'il "avait certainement prévu de gagner à droite au premier tour avant de tenter de rassembler au second", selon lui, "il est obligé de poursuivre sur la même ligne puisqu'il ne peut gagner qu'avec les électeurs du FN". "Chez les musulmans des nouvelles classes moyennes qui sont plutôt conservateurs, il n'y en a plus un seul qui va voter Sarkozy", pronostique Raphaël Liogier.


Boycotter Sarkozy

À la vieille du premier tour de l'élection, des responsables musulmans avaient appelé les fidèles à "participer massivement" à l'élection présidentielle. Ainsi, Mohamed Hamza, recteur de la mosquée du 18e arrondissement de Paris, les a invités à défendre leur "dignité contre l'islamophobie" par "un vote massif halal", sans donner de consigne précise. Sur son site internet, l'Union des Associations musulmanes du 93 a diffusé un appel de l'imam Abou Houdeïfa,de la mosquée Sunna de Brest où il demandait aux musulmans de voter pour le candidat du "moindre mal", excluant nommément Marine Le Pen.

Lundi 23 avril, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, a appelé à ne pas laisser l'islam s'immiscer dans le scrutin, ce qui "serait dommageable pour la communauté musulmane". Trois sondages réalisés avant le 22 avril par l'UAM 93, l'association culturelle J Plus et le site Saphir News donnaient Jean-Luc Mélenchon et François Hollande largement vainqueurs chez les musulmans.




#5508 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Samedi 28. Avril 2012  8:26
Sujet: Bruxelles 08/05 - 09h-17h - Colloque international - Diversité ou diversion?
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---------- Message transféré ----------
De : daniel zamora <daniel.zamora.vargas@...>
Date : 28 avril 2012 10:21
Objet : Colloque international - Diversité ou diversion?
À :


Colloque international - 8 Mai 2012 


 

Images intégrées 2

Diversité ou Diversion?

De la question sociale à la question ethnique?

Salle Baugniet 9h00-17h00 - ULB Institut de sociologie, premier étage.

 

Les fortes critiques menées par l’ensemble du monde politique de droite européen à l’égard du multiculturalisme (Cameron, Merkel, Sarkozy ou Leterme en Belgique) nous laissent aujourd'hui présager un changement important des discours publics sur la diversité. Les récentes émeutes Londoniennes ne font que renforcer la charge portée contre le « multiculturalisme » et la « diversité ». Cette actualité pose des questions à la problématique de la diversité et de l’identité. C’est cette actualité qui nous a poussés à organiser un colloque contradictoire sur la question. 

Ces questions opposent traditionnellement les auteurs autour du rapport que la gauche entretient avec la diversité culturelle – doit-elle se concentrer sur l’égalité (peu importe la dimension culturelle) ou doit-elle promouvoir la diversité culturelle comme facteur d’égalité ? Certains y voient une manière d’occulter la question de l’égalité et d’autres une nécessité étant donné les discriminations réelles et spécifiques auxquelles sont soumis les populations stigmatisées. Loin de vouloir simplement prolonger ces discussions, nous voudrions plutôt en discuter les fondements théoriques, historiques et sociologiques. 

 

Avec 

 

Walter Benn Michaels : La diversité contre l’égalité.

Université de Chicago

 Marco Martiniello : La démocratie multiculturelle

Université de Liège

 Roland Pfefferkorn : Articuler les rapports sociaux

Université de Strasbourg

 Jean-Loup Amselle : Les diviseurs du peuple.

EHESS Paris


Inscription au colloque ici: https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dEp6UnV0TVJFR2JCcVd3NVNjdFdUb0E6MQ#gid=0


 

Grande conférence du soir

 

La lutte des femmes et des minorités contre la lutte des classes?

A 19h30 à la salle Dupréel

 

Avec Nacira Guénif Souilamas  et Walter Benn Michaels.

 

La soirée est organisée en collaboration avec Bruxelles Laïque, la revue Politique et l’institut Marcel Liebman



Images intégrées 3


--
Daniel Zamora
GERME
0472/ 41 83 47
FNRS - Sociologie
Université Libre de Bruxelles
Avenue Jeanne, 44 - 1050 Bruxelles
CP-124
bureau - S14.119



#5509 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Vendredi 27. Avril 2012  19:23
Sujet: France - Pour qui vont voter les juifs, les catholiques, les protestants, les musulmans?
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Présidentielle 2012: pour qui vont voter les juifs, les catholiques, les protestants, les musulmans?

Malgré la laïcisation de la société française, la variable religieuse reste déterminante dans le vote des citoyens.

 Publié le 08/04/2012

Y a-t-il un vote juif? Ou catholique? Ou protestant? Ou musulman? Les politologues interrogés répondent par l’affirmative. Malgré la laïcisation de la société française, la variable religieuse reste déterminante dans le vote des citoyens. Elle renforce des tendances historiquement lourdes. Depuis quelques années, elle subit des inflexions, confirmées dans les intentions de vote pour la prochaine élection présidentielle que révèlent les enquêtes d’opinion.

Le virage à droite du vote juif

Très minoritaire (moins de 1% de l’électorat), le vote juif n’est plus spontanément identifié à la gauche émancipatrice et assimilatrice, héritière des combats révolutionnaires, adversaire de la droite antisémite et stigmatisante de l’entre-deux guerres et de Vichy.

Sous la Ve République, la position du général de Gaulle sur Israël («sûr de lui et dominateur») et la diplomatie pro-arabe de la France avaient puissamment contribué à cette méfiance pour la droite de l’électorat juif. Celui-ci avait largement participé aux victoires de François Mitterrand en 1981 et 1988.

Cette situation a changé. Le vote juif est plus hétérogène qu’autrefois. Il s’est rapproché de la droite traditionnelle. Selon Jérôme Fourquet, politologue spécialiste des études d’opinion à l’Ifop, le basculement s’est produit au début des années 2000 avec l’éclatement de la seconde Intifada dans les territoires palestiniens et la recrudescence des actes antisémites, d’origine arabe, dans une société française devenue la transposition du conflit moyen-oriental. En 2002, la communauté juive avait voté pour Jacques Chirac et même Alain Madelin, de préférence à Lionel Jospin.

Nicolas Sarkozy, par sa politique sécuritaire, par son parti-pris pro-israélien et pro-américain, a achevé de convertir à la droite cet électorat juif auquel, comme Président, il n’a cessé de donner des gages. Au premier tour de la présidentielle de 2007, il avait obtenu 45% des voix juives, soit quatorze points de plus que sa moyenne nationale. En 2012, les instituts de sondage ne donnent pas de chiffres sur les intentions de vote d’une communauté juive numériquement très faible. Mais ils s’attendent à une confirmation assez large du vote Sarkozy.

Les catholiques, à droite toute toujours 

La proximité avec la droite est encore plus forte dans l’électorat catholique. De 50% à 60% d’électeurs français se définissent comme catholiques, dont 14% comme «pratiquants». Leur comportement électoral est d’autant plus frappant à étudier qu’il s’écarte de la moyenne nationale. «Plus on est catholique pratiquant, plus on vote à droite, notamment vers l’UMP, et avec une prime très nette à Nicolas Sarkozy», observe Jérôme Fourquet.

 Quand il rassemble autour de 28% des intentions de vote de l’ensemble des Français au premier tour, le président sortant «monte» à 34% chez les catholiques non pratiquants et à 45% chez les pratiquants. A l’inverse, le candidat socialiste François Hollande ne recueille que 16% des intentions de vote des catholiques pratiquants (24% des non-pratiquants). La tendance s’amplifie au second tour: Nicolas Sarkozy réunirait 70% des suffrages des pratiquants et même 55% des non pratiquants.

Cette préférence à droite de l’électorat catholique —probablement accentué par la variable de l’âge (l’électorat catholique est plus âgé que la moyenne)— remonte à loin dans l’histoire politique de la France, depuis la Révolution et les combats laïques des XIXe et XXe siècles. Elle s’identifie à des «valeurs» d’ordre, de sécurité, de légitimité.

Au delà des préoccupations communes (emploi, éducation) qui sont prioritaires, les principaux «marqueurs» du vote catholique sont, selon les spécialistes, la défense de la famille, le choix de l’école privée, le refus de l’euthanasie active et de la revendication homosexuelle (mariage gay, adoption).      

Ce vote Sarkozy dans l’électorat catholique justifie le discours du président sur la «laïcité positive». Il confirme la stratégie «droitière» de Patrick Buisson, son conseiller qui, il y a quelques mois encore, avait organisé un déplacement présidentiel au Puy-en-Velay, haut lieu de pèlerinage, où Nicolas Sarkozy avait exalté le patrimoine chrétien de la France.

Il reste que le candidat doit rester attentif à la façon de s’adresser à cet électorat. En juillet 2010, le discours de Grenoble sur la délinquance et les Roms avait provoqué de fortes réticences dans la hiérarchie catholique. «Sa cote de popularité n’avait toutefois pas diminué chez les catholiques en général, se rappelle Jérôme Fourquet. La baisse, dans ce segment de l’électorat, avait eu lieu bien avant, au moment de la polémique sur la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad de la Défense et le double salaire d’Henri Proglio.»

Dans cet électorat, le candidat centriste François Bayrou ne jouit plus de la «surcote» dont il avait bénéficié en 2007, mais il reste un peu au dessus de la moyenne nationale: il est à 15% chez les catholiques pratiquants et à 12% chez les non-pratiquants. Il y a cinq ans, il était à 27% chez les pratiquants contre 20% en moyenne nationale.

Le rapport avec Marine Le Pen et le Front national bouge également. A l’époque de la montée en puissance de Jean-Marie Le Pen, il existait une corrélation forte entre la pratique catholique et le rejet du vote Front national. C’est moins vrai aujourd’hui. Le vote catholique n’est plus aussi hermétique aux idées frontistes.

Le passage de témoin entre Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine explique sans doute ce glissement, l’autre raison étant probablement liée à la question de l’immigration et aux peurs provoquées dans la population catholique par l’influence grandissante de l’islam. Quoiqu’il en soit, Marine Le Pen est à 13% des intentions de vote chez les catholiques pratiquants —très légèrement en dessous de la moyenne nationale— et à 18% chez les catholiques non-pratiquants.

Des disparités régionales dans le vote protestant

Longtemps classé à gauche, le vote protestant (entre 2 et 3% de l’électorat) a également opéré un basculement à droite, comme le montre la récente enquête de l’IFOP pour l’hebdomadaire Réforme du 31 mars 2012. Nicolas Sarkozy figure loin devant ses concurrents. Il est victorieux dans les intentions de vote des protestants au deuxième tour par 53,5% contre 46,5% à François Hollande.

On peut avancer plusieurs facteurs d’explication: le vieillissement de cette population, le poids croissant des protestants évangéliques, et aussi, comme pour une partie de l’électorat catholique, le fait que «certains protestants perçoivent assez mal que l’islam tienne le haut du pavé dans le débat public» (Jerôme Fourquet).

Mais on doit relever, dans ce vote protestant, de fortes disparités régionales. Ainsi François Hollande ne recueille que 13% des intentions de vote du premier tour chez les protestants luthériens, plus traditionnels, de l’Est de la France (Alsace et Lorraine), mais il est à 37% dans le Sud (Drôme, Ardèche, etc) d’obédience plus réformée et plus progressiste.

Nicolas Sarkozy est respectivement à 35% dans l’Est et à 31% dans les zones protestantes du Midi cévenol. Quant à Marine Le Pen, elle rassemblerait 28% des électeurs protestants de l’Est et seulement 9% dans le Sud.

Le vota à gauche massif des musulmans

Reste le vote musulman, estimé à 5% de l’électorat. Il est très marqué par l’abstention. Moins de la moitié des musulmans se déplacent pour aller voter, ce qui est la traduction électorale de leur faible niveau d’intégration dans la société française. Mais il est très homogène et très marqué à gauche. Selon les derniers sondages d’intentions de vote, 80% des électeurs musulmans s’apprêteraient à voter François Hollande au second tour de l’élection dans le cadre d’un duel avec Nicolas Sarkozy.

Ce vote massif pour la gauche est ancien. Celle-ci bénéficie de son image émancipatrice et décolonisatrice. Le débat récurrent sur la place de l’islam dans l’espace public renforce aussi le réflexe anti-droite. L’islam reste perçu par ses membres comme une minorité marginalisée et stigmatisée et, à cet égard, la droite au pouvoir porterait une grande responsabilité. Si le Front national reste l’ennemi numéro un, l’image de Nicolas Sarkozy est très écornée.

Si on ne peut nier la place du facteur religieux dans le vote des 22 avril et 6 mai prochains, on doit relever que ces électorats religieux demeurent très minoritaires. Avec 14 % de catholiques pratiquants, 2 % à 3% de protestants, 5 % à 6 % de musulmans, moins de 1% de juifs, cet électorat religieux forme à peine 30% de l’électorat. Nous sommes bien loin des États-Unis.

Henri Tincq  


#5510 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
Date: Dimanche 29. Avril 2012  16:24
Sujet: Belgique - Aller MR-PS en 2005, retour PS-MR en 2012
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[ndPYL Il ne s'agit pas d'un cas isolé d'aller-retour politique, il y avait déjà eu Amina Derbaki Sbaï, passée du FDF au PS en 2003 et du PS au FDF en 2008, ou encore Florimond Mayeur Mayele, "Alliance" (droite poujadiste menée par un ex-UDRT) en 1999, MR-PRL en 2000, PS en 2003, 2004 et 2006, MR en 2007 et Parti populaire (extrême droite) en 2010. Ca ne semble pas entamer le niveau de crédibilité des partis politiques qui tolèrent ce genre de bouffonneries.]

http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=439802 

Date: 27/01/2005
Section: REGION
Sous Section: BRUXELLES 

JETTE

Le conseiller CPASJoseph Amisi passe au PS

Le conseiller au CPAS de Jette Joseph Amisi vient de changer de casquette politique. Elu sur la liste MR en octobre 2000, ce travailleur hospitalier père de six enfants vient en effet d'annoncer son passage chez les socialistes.


http://www.jette.be/fr/00_outils/actualites/jetteinfo/jetteinfo2006/fevrier/sommaire.htm

Jette Info février 2006

Le conseil communal de janvier s’est tenu le mercredi 25. Différents aspects de la vie communale y ont comme d’habitude été débattus. Nous revenons ici sur les points marquants de cette séance.

INSTALLATION D’UN NOUVEAU CONSEILLER. Suite à la démission d’André Van Dromme (MR) en décembre dernier, il y avait lieu de pourvoir le siège laissé vacant. C’est le deuxième suppléant venant en ordre utile sur la liste sur laquelle André Van Dromme avait été élu qui a prêté serment; la première suppléante, épouse d’un conseiller communal, ne pouvant pas siéger car elle se trouve dans un cas d’incompatibilité prévu par la loi. Joseph Amisi Yemba a donc été installé dans ses fonctions et a rejoint les rangs du groupe PS.


Jette: Joseph Amisi repasse au MR

Amisi: retour vers le futur! D.R.

Amisi: retour vers le futur! D.R.

Manoeuvres préélectorales à Jette: ainsi, le conseiller Joseph Amisi quitte le PS à l’approche des communales, pour regagner la liste MR... parti qu’il avait pourtant largué à grand fracas pour cause de “ racisme †en 2006! Retournement que le PS qualifie d’alimentaire.

Rédaction en ligne

Publié le Jeudi 26 Avril 2012 à 16h00

La valse-hésitation de Joseph Amisi lui vaut les foudres de Merry Hermanus, leader du PS sortant, sur son blog: dilettantisme, vu son peu de présence et d’activité à la section PS, bilan quasi nul en termes de propositions et de préparation des dossiers.

Mais aussi, plus vilainement, absence de versement à la section de ses jetons, tout y passe. Merry Hermanus parle carrément de retournement bassement alimentaire. En laissant entendre que l’intéressé a apprécié le PS et son soutien pour sortir la tête hors de l’eau de son association, “ I have a dream â€, vouée à l’intégration des jeunes africains et proche de la faillite. Ambiance!



Date: 28/04/2012
Section: REGION
Sous Section: BRUXELLES
Un PS dégoûté revient chez les réformateurs Nouvelle Recherche

Le MR, en ordre de marche pour la jamaïcaine. Des jeunes pointent le bout du nez

ÉLECTIONS JETTE “Pas possible de parler, au PS : il faut avaliser ce que Merry Hermanus a lu pour vous !â€

Sans avoir l’air d’y toucher Joseph Amisi égratigne ses anciennes couleurs. Parce que c’est, semble-t-il, l’unique raison qui a poussé cet infirmier d’origine congolaise de 56 ans à annoncer, avant-hier soir, son come-back, six ans après, au sein de la “famille†MR.

Le “municipaliste†qui siège au conseil communal et au CPAS, est déçu. Mais il s’interdit tout coup sous la ceinture. À l’inverse, sur son blog vitriolé, Merry Hermanus eut tôt fait de poursuivre son quotidien jeu de massacre : “Ton ralliement à la majorité Arlequin de Pinocchio en chef (ainsi dénomme-t-il depuis un moment son ennemi juré, le maïeur CDH, Hervé Doyen, NDLR) te permettra peut-être de trouver un arrangement ou une combinazione quelconque avec la commune pour tenter d’éponger ton importante dette.â€

Une attaque que le néolibéral se contente de contrer : “J’ai des dettes. Comme tout le monde. Mon père n’est pas Mobutu.†Total ? Joseph Amisi rafle la 12e place sur la liste MR présentée, hier, par son leader, Marc Bertrand. “Si les électeurs nous en donnent mandat…â€, a expliqué celui-ci les réformateurs (dont 5 Open VLD : Herman Mennekens en 5, ou Sven Gatz en 7) reconduiront la jamaïcaine actée en 2009. Soit l’alliance avec la liste du bourgmestre. “Après 33 ans d’opposition…â€

Que défendront les Nathalie Gobbe (conseillère communale, 2e), Josiane De Kock (conseillère communale, 3e), Steve Hendrick (4e) ou Geoffrey Lepers, le président du Foyer qui poussera la liste ?

“La poursuite de la baisse de la pression fiscale, la participation citoyenne, le soutien aux commerces, etc.â€, a énuméré Marc Bertrand. Soit des éléments de la “Convergence†d’avec le CDH d’Hervé Doyen. A l’identique du vÅ“u de pôle culturel (“Un évé par semaine ?â€) de la place Cardinal Mercier.

Guy Bernard




AMISI YEMBA Joseph

Fonctions au sein du Parti

    Fonctions actuelles
    • Conseiller communal (JETTE)
    • Conseiller au CPAS (JETTE)

    Date de naissance
    10 octobre 1955

    #5511 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Lundi 30. Avril 2012  14:55
    Sujet: Belgique-France - Discriminations antimusulmanes: Amnesty, les pieds dans le plat
    pylambert@...
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    voir aussi: Le rejet français de l'islam (Henri Goldman) - Différences. La revue

    ---------- Message transféré ----------
    De : Henri Goldman <henri.goldman@...>
    Date : 30 avril 2012 15:40
    Objet : Amnesty, les pieds dans le plat
    À :


    Une nouvelle livraison sur mon blog, à consulter sur

    Vos commentaires sont les bienvenus.

    (PS : ce billet, comme tous ceux qui sont publiés sur les blogs de POLITIQUE, n'engage que son auteur.)












    #5512 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Lundi 30. Avril 2012  20:14
    Sujet: Belgique - Parce que d'origine marocaine, un échevin catholique est "suspecté" de vouloir "islamiser" sa commune
    pylambert@...
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    [ndPYL C'est un article raciste et islamophobe du Vif/L'Express qui est à l'origine de cette polémique (la rumeur d'"islamisation" court depuis des années au sein de l'administration communale de Saint-Josse, avec dans le même sac la fin de l'installation dans la maison communale d'une crèche et d'un sapin de Noël), cette fois à l'encontre d'un élu qui échappe aux grossiers clichés "vifiens": Eric Jassin, échevin CDH (qui y a adhéré à l'époque où il s'appelait encore Parti social-chrétien, après avoir initialement été élu tête de liste Ecolo en 1994), gay et catholique, issu d'un couple mixte maroco-belge, et dont le compagnon est un catholique d'origine vietnamienne, membre de la fabrique d'église ! ]

    http://www.rtbf.be/info/regions/detail_premiere-polemique-de-campagne-a-saint-josse?id=7756832 

    Première polémique de campagne à Saint-Josse

    REGIONS | lundi 30 avril 2012 à 7h35


    Un article du Vif/l'Express accuse l'échevin cdH Eric Jassin de vouloir gommer les caractères chrétiens des fêtes du calendrier communal. Le bourgmestre de Saint-Josse, Jean Demannez, écrit alors au magazine pour désavouer son échevin. Problème : la décision n'est pas seulement celle de l'échevin, mais celle de tout le collège, bourgmestre inclus.

    L'histoire débute en forme de mini-polémique montée en épingle par l'hebdomadaire Le Vif. Pour refléter le caractère multi-confessionnel de Saint-Josse, l'échevin des Classes moyennes, Eric Jassin (cdH), a gommé les références à Pâques et à Noël dans le calendrier des dérogations à la fermeture hebdomadaire pour les commerçants. Il est question des vacances du printemps et des fêtes de fin d'année.

    Le Vif/L’Express en fait un écho piquant en relevant l'origine marocaine de l'échevin Jassin, accusé de négliger les racines chrétiennes de Saint-Josse. Mauvais procès dans la mesure où Jassin lui-même, issu d'un couple mixte, se revendique chrétien et non musulman.

    Mais l'affaire se corse. En réaction à l'article, le bourgmestre socialiste Jean Demannez écrit au Vif/L'Express pour se désolidariser de son échevin. "Ni le collège, ni moi-même ne souscrivons à cette démarche", écrit Jean Demannez. Le bourgmestre précise : il n'y a eu aucune décision collégiale. Faux, archi-faux : le collège des bourgmestre et échevins du 21 février a bien approuvé le calendrier 2012 des dérogations au repos hebdomadaire. Et le bourgmestre était présent. A Saint-Josse, la campagne électorale s'annonce riche en coups bas.  

    Philippe Carlot


    #5513 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Mercredi 2. Mai 2012  8:14
    Sujet: Bruxelles 02/05 - 20h - Rencontre avec le prof Dasseto sur l'Islam dans nos communes
    pylambert@...
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    ----- Forwarded Message -----
    From: ECOLO St-Josse <ecolo.stjosse@...>
    Sent: Monday, 16 April 2012, 22:50

    Cher-e-s ami-e-s,

    à vos agendas !
    • Mercredi 2 mai 20h : Rencontre avec le professeur Dasseto sur l'Islam dans nos communes
    Avec Ecolo Schaerbeek, au superbe café investi par ECOLO St Josse Le Thé au Harem d'Archi Ahmed (52, chaussée de Louvain, près de Madou)
    Il s’agit d’une occasion à saisir d’entendre puis d’échanger  avec l’auteur de l’ouvrage « L'iris et le croissant. Bruxelles et l'islam au défi de la co-inclusion », Monsieur Felice Dassetto, sociologue et professeur émérite de l’UCL.
    Bruxelles compte près d’un quart d’habitants d’origine musulmane. Il s’agit d’une des réalités organisées les plus importantes dans la ville, mais qui est néanmoins souvent occultée, minimisée ou caricaturée.


    #5514 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Jeudi 3. Mai 2012  20:49
    Sujet: Belgique - Ihsane Jarfi serait-il la première victime officielle d'un meurtre homophobe en Belgique ?
    pylambert@...
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    http://www.lesoir.be/regions/liege/2012-05-03/jarfi-a-t-il-ete-victime-d-un-crime-homophobe-913546.php 

    Jarfi a-t-il été victime d’un crime homophobe ?

    Rédaction en ligne

    jeudi 03 mai 2012, 21:46

    « Le caractère homophobe de l’agression d’Ihsane Jafri est bien avéré », selon Arc-en-Ciel Wallonie. Le corps sans vie d’Ishane Jafri avait été découvert dans un champ dans un bois. Trois personnes ont été placées sous mandat d’arrêt.

    Ihsane Jarfi, 32 ans, avait disparu dans la nuit du 22 au 23 avril après avoir passé la soirée dans une boîte homo du centre de Liège. Il avait alors accepté de monter dans une voiture à bord de laquelle se trouvaient quatre hommes. Son corps a été retrouvé mardi dans un champ isolé, près de Nandrin. Il a été « frappé à mort », a indiqué une porte-parole du parquet de Liège, Valérie Schaaps.

    « Le caractère homophobe de l’agression d’Ihsane Jafri est avéré, selon nos informations», a déclaré Vincent Bonhomme, de l’association Arc-en-Ciel Wallonie. « Il s’agit du premier meurtre homophobe en Belgique, ce qui nous amène à penser que l’homophobie est sous-estimée par la population et les pouvoirs publics, qui doivent proposer un plan de lutte contre la discrimination. »

    « Il ne s’agirait probablement pas du premier meurtre homophobe mais du premier qualifié comme tel. La police et les parquets sont obligés, depuis 2006, de noter officiellement dans la procédure de traitement de la plainte que le délit a été inspiré par l’homophobie, quand la victime le leur signale » nuance Edouard Delruelle, directeur-adjoint du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme.

    Le parquet ne retient pas pour le moment le caractère « homophobe »

    Trois suspects ont été interpellés le 30 avril et inculpés de « détention arbitraire » et de « coups » a précisé la représentante du parquet, qui réclamera vendredi que leur inculpation soit requalifiée en « assassinat ». Un quatrième homme recherché a été interpellé jeudi. Le parquet « ne retient pas à l’heure actuelle » la discrimination comme mobile du meurtre, a précisé Mme Schaaps. « Les suspects font état de propositions homosexuelles faites par la victime, mais on n’a pas d’éléments à l’heure actuelle disant que c’était le mobile premier du crime » Deux des quatre suspects sont « Connus de la justice pour des faits de violence grave et gratuite » a-t-elle indiqué. Jugeant qu’il s’agit de « bagarreurs » la représentante du parquet estime qu’ils « voulaient ’chercher misère’ à quelqu’un mais que ce n’était nécessairement dirigé à l’égard d’un homosexuel dès le départ »

    Milquet « bouleversée »

    Dans un communiqué, Ecolo a plaidé pour que « la lutte contre les discriminations et les violences homophobes devienne une véritable priorité nationale ».

    « Le PS appelle à la plus grande fermeté par rapport aux auteurs de ce crime ignoble. Un crime homophobe, à l’instar de toutes les violences dictées par des motifs racistes ou discriminatoires, est tout simplement insupportable dans notre société démocratique », a réagi le président du PS, Thierry Giet.

    « Si la justice devait confirmer qu’il s’agit en outre d’un crime homophobe, nous serions confrontés au franchissement intolérable des frontières d’une nouvelle forme abjecte de haine de la différence de l’autre, légitimant la nécessité de mesures fortes » a indiqué la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, qui s’est dit « particulièrement touchée et bouleversée ».

    (avec afp et Belga)


    #5515 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Vendredi 4. Mai 2012  21:23
    Sujet: Belgique - Un musulman victime de l'homophobie, un autre condamné pour incitation à la haine
    pylambert@...
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    Belgique - Un musulman victime de l'homophobie, un autre condamné pour incitation à la haine

    [ndPYL Ce téléscopage de deux infos du jour (avec il y a quelques jours l'affaire de l'"échevin islamisateur" de Saint-Josse) devrait interpeller certains journalistes auteurs d'articles ou de reportages caricaturaux sur "les musulmans de Belgique" et la crainte qu'ils devraient inspirer. Un jeune homosexuel belge d'origine maghrébine est victime d'un crime homophobe commis par quatre jeunes en état d'intoxication à l'alcool et à des drogues illicites, trois Belgo-belges (ou "présumés tels" de par leurs patronymes et leurs prénoms) et un Belgo-turc (probablement lui aussi issu d'une famille musulmane). Le père, la mère, les deux sœurs, les deux frères et la grand-mère paternelle de la victime organisent ses funérailles dans une mosquée, le font enterrer dans la parcelle musulmane du cimetière communal de Jupille, et mandatent deux avocats pour une constitution de partie civile pour assassinat avec circonstances aggravantes de crime homophobe et raciste. Et le jour de cet enterrement, un tribunal belge condamne à un an ferme pour incitation à la haine contre des non-musulmans un ("ex-")délinquant également d'origine maghrébine, qui se réclame de la même religion que la victime du meurtre homophobe, que sa famille et que les fidèles de la mosquée où ont eu lieu ses funérailles... Hé oui, mais tout ça c'est un peu trop complexe à saisir pour des Deborsu, des Royen, des Demelenne et des Destexhe.]


    Ishane Jarfi: il s’agit bien d’un meurtre homophobe

     

    (04/05/2012)

    Le 4e auteur arrêté, les faits requalifiés de meurtre homophobe

    LIEGE Le quatrième individu impliqué dans la mort de Ihsane Jarfi a été placé, vendredi après-midi, sous mandat d'arrêt par la juge d'instruction Pascale Gossens pour des faits qui ont été requalifiés, pour l'ensemble des quatre personnes arrêtées dans le dossier, de meurtre homophobe. Eric Parmentier (BIEN Parmentier), 33 ans, habitant Flémalle, a été inculpé, vendredi, de vol avec violence avec la circonstance aggravante que les faits se sont passés durant la nuit et en bande, avec usage d'un véhicule. Il est également inculpé pour détention arbitraire, meurtre, traitements inhumains et indignes et actes commis par haine de l'appartenance sexuelle de la victime.
    Eric Parmentier venait de fêter, en compagnie de Jeremy Wintgens, Jonathan Lekeut et Mutlu Kiziaslan, l'anniversaire de la mère de l'un d'eux. Dans la nuit, de passage rue des Mineurs à Liège, les quatre individus, qui étaient sous l'influence d'alcool et de drogues, ont demandé à une jeune femme de les accompagner dans leur virée. Celle-ci a refusé au contraire d'Ihsane, 32 ans. La voiture a quitté Liège en direction de Marche.

    L'enquête a permis de découvrir que la victime a été frappée avec acharnement durant la demi-heure qu'a duré le trajet entre Liège et un champ de Nandrin-Modave, où le corps a été retrouvé une semaine plus tard. Les occupants du véhicule ont extrait la victime de force avant de la rouer de coups de poings et de pieds. Ihsane était encore en vie selon Jeremy Wintgens et Jonathan Lekeut lorsque ceux-ci ont quitté les lieux.

    Les coups qui ont été portés avec les poings et avec les pieds par les quatre individus ont provoqué un défoncement de la cage thoracique de la victime dont plusieurs organes ont éclaté. Le jeune homosexuel a également souffert de strangulation.

    Interrogé vendredi dans la matinée, Eric Parmentier a reconnu avoir frappé le premier malgré le fait qu'il conduisait la voiture. Les trois personnes placées mercredi sous mandat d'arrêt, dont deux sont en aveux partiels tandis que le troisième nie les faits, verront leurs inculpations de vol avec violence requalifiées de la même manière que pour Eric Parmentier. 

    © La Dernière Heure 2012

    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-05-04/agression-d-ihsane-jarfi-les-inculpes-nient-le-caractere-homophobe-des-faits-913662.php

    La famille se constitue partie civile

    La famille et les proches d'Ihsane Jarfi ont annoncé leur intention de se constituer partie civile dans le dossier. Me Omari et Me Hollanders ont été mandatés par la famille de la victime et se constituent pour assassinat avec circonstances aggravantes de crime homophobe et raciste.

    Le père, la mère, les deux sœurs, les deux frères et la grand-mère paternelle d'Ihsane Jarfi se constitueront parties civiles dans le dossier actuellement reproché à Mutlu K. (Kizicaslan), Jonathan L. (Lekeu), Jérémy W. (Wintgens) et Eric C. (Carpentier). Pour les avocats de la victime, le caractère homophobe des faits ne fait pas de doute.

    « Ils n'ont laissé aucune chance à la victime. Leur intention était bel et bien de le tuer. Toute autre version serait contraire aux éléments du dossier. Le corps d'Ihsane Jarfi a été retrouvé dans un champ isolé. Cet élément démontre l'issue réservée à la victime par les auteurs des faits », a précisé Me Omari.

    Par ailleurs, plusieurs associations représentant la communauté homosexuelle pourraient se constituer prochainement parties civiles mais attendront l'évolution de l'enquête avant de réaliser cette démarche.

    Les funérailles d'Ihsane Jarfi auront lieu ce vendredi. La cérémonie aura lieu à 13 h 30 à la mosquée Assabile de Bressoux et à 15 h au cimetière de Jupille. La famille du défunt a annoncé qu'elle ne souhaite pas la présence des médias à l'intérieur de la mosquée et du cimetière.

    (belga)

    http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/393887/un-an-ferme-pour-le-porte-parole-de-sharia4belgium.html

    Un an ferme pour le porte-parole de Sharia4Belgium

     

    (04/05/2012)

    Fouad Belkacem a régulièrement diffusé des vidéos sur internet dans lesquelles il appelait son public à engager la lutte contre les non-musulmans

    ANVERS Le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné vendredi Fouad Belkacem (30 ans), le porte-parole du mouvement islamique radical Sharia4Belgium, à deux ans de prison dont un ferme et à une amende de 550 euros pour incitation à la haine contre des non-musulmans et pour harcèlement sur Frank Vanhecke, veuf de Marie-Rose Morel et ancien président du Vlaams Belang. Ces dernières années, Fouad Belkacem a régulièrement diffusé des vidéos sur internet dans lesquelles il appelait son public à, entre autres, engager la lutte contre les non-musulmans. Ses propos étaient incendiaires. Belkacem a démenti avoir fait appel à la violence. Le tribunal a épinglé toutefois les propos haineux du prévenu.

    Ce dernier a en outre été aussi condamné pour avoir harcelé Frank Vanhecke. Dans une vidéo diffusée un jour après le décès de Marie-Rose Morel, il insulte la défunte, lui adressant notamment toute une série de malédictions.

    Fouad Belkacem avait déjà été condamné par défaut pour tous ces faits en février à deux ans de prison ferme et à 550 euros d'amende mais avait fait opposition de sa condamnation.

    © La Dernière Heure 2012


    #5516 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Samedi 5. Mai 2012  9:09
    Sujet: Belgique Film: "Bons baisers de la colonie"
    pylambert@...
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    extrait:  http://www.cbai.be/news/436/0/ 

    ---------- Message transféré ----------
    De : <tanju.goban@...>
    Date : 5 mai 2012 03:01
    Objet : [Communiqué] Bons baisers de la colonie
    À : 


     
    Communiqué 04/05/2012
    Bons baisers de la colonie
     
    Un film documentaire de Nathalie Borgers (74'•2011• Belgique)
     
    "En 1926, Suzanne naît de l'union entre un administrateur territorial belge et une femme rwandaise. A l'époque, ces unions sont sanctionnées par le pouvoir colonial. A l'âge de 4 ans, son père embarque Suzanne vers la Belgique pour qu'elle y reçoive une éducation européenne. Elle est ce qu'on appelle alors « une mulâtresse sauvée d'un destin nègre ». Suzanne est ma tante. Son père est mon grand-père. Pourtant, je n'ai appris son existence qu'à 27 ans. Ce film vient rompre le silence qui a pesé sur ses origines, au croisement de l'histoire familiale et de l'Histoire coloniale."
     
    Une production du Centre Vidéo de Bruxelles (CVB) | En coproduction avec Cargo Films, Limited Adventures, RTBF Télévision belge - Unité Documentaire, ARTE Belgique, ARTE GEIE
     
    Le film Bons baisers de la colonie sort en salle à Bruxelles, Mons et Liège.
     
    La séance du 9 mai, au Vendôme, sera suivie d'un débat animé par notre consoeur Nathalie Caprioli en présence de la réalisatrice Nathalie Borgers, d'Amandine Lauro, historienne à l’ULB, professeure invitée aux Facultés Universitaires Saint-Louis et auteure de l’ouvrage Coloniaux, ménagères et prostituées au Congo Belge 1885-1930, et de Martine Bourgeois, témoin.
     
     
     
     
     
    A Bruxelles
    Cinéma Vendôme
    Du mercredi 9 au mardi 15 mai 2012
    Débat après la séance du 9 mai
     
    A Mons
    Cinéma Plaza Art
    Jeudi 10 mai 2012 à 20h00 (en présence de la réalisatrice) + séances le 20, 21, 25 et 28 mai
     
    A Liège
    Cinéma Le Churchill
    Lundi 14 mai 2012 à 20h00
    Projection suivie d'un échange avec Lissia Jeurissen (Professeur d'Histoire à la Province de Liège, Doctorante en Histoire - ULg, collaboratrice scientifique au CEDEM) et Nathalie Borgers (réalisatrice).
     
     
    CONCOURS !
     
    Le CBAI et le Centre Vidéo de Bruxelles ont le plaisir de vous offrir :
    5 X 2 places pour une séance au choix au cinéma Vendôme (Bruxelles)
    5 X 2 places pour une séance au choix au Plaza Art (Mons)
    5 X 2 places pour la séance au choix au Churchill (Liège)
     
    Pour recevoir les places, il vous suffit d'envoyer un courriel à philippe.cotte@... avec en communication :
    OFFRE CBAI - nom/prénom - ville et date de votre choix.
    Un courriel de confirmation vous sera envoyé.
    Dépêchez-vous: les premiers arrivés seront les premiers servis!
     
     

     
    CBAI asbl
    Avenue de Stalingrad 24
    1000 Bruxelles
    Tél: 02/289 70 50
    Fax: 02/512 17 96
     
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    #5517 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Samedi 5. Mai 2012  20:51
    Sujet: France - "Le racisme des intellectuels", Par Alain Badiou
    pylambert@...
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    [ndPYL A la veille du second tour des présidentielles, j'hésite encore entre ne pas aller voter et aller remettre un bulletin pour Eva Joly dans l'enveloppe, ce qui sera considéré comme "vote nul". La tribune d'Alain Badiou dans Le Monde de ce samedi (voir ci-dessous) me renforce encore dans ma décision, prise dès la victoire de Hollande aux primaires socialistes (où j'avais été voter Aubry aux deux tours) de ne voter pour aucun des deux candidats en lice, comme aux seconds tours en 2007 et en 2002 (un facho contre un mafieux). En 1995, j'avais voté Voynet, puis Jospin, en 1988 Juquin, puis Mitterrand. En 1981 j'avais 16 ans, j'aurais hésité entre Michel Crépeau (MRG) et Huguette Bouchardeau (PSU), mais je n'aurais pas hésité au second tour. L'UMP s'est lepénisée, mais le PS est tout aussi infect.]


    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/05/05/le-racisme-des-intellectuels-par-alain-badiou_1696292_1471069.html 

    Le racisme des intellectuels

    LE MONDE | 05.05.2012 à 14h46

    Par Alain Badiou, philosophe, dramaturge et écrivain

    L'importance du vote pour Marine Le Pen accable et surprend. On cherche des explications. Le personnel politique y va de sa sociologie portative : la France des gens d'en bas, des provinciaux égarés, des ouvriers, des sous-éduqués, effrayée par la mondialisation, le recul du pouvoir d'achat, la déstructuration des territoires, la présence à leurs portes d'étranges étrangers, veut se replier sur le nationalisme et la xénophobie.

    C'est déjà du reste cette France "retardataire" qu'on accusait d'avoir voté non au référendum sur le projet de Constitution européenne. On l'opposait aux classes moyennes urbaines éduquées et modernes, qui font tout le sel social de notre démocratie bien tempérée.

    Disons que cette France d'en bas est quand même, en la circonstance, le baudet de la fable, le pelé et le galeux "populiste" d'où nous vient tout le mal lepéniste. Etrange, au demeurant, cette hargne politico-médiatique contre le "populisme". Lepouvoir démocratique, dont nous sommes si fiers, serait-il allergique à ce qu'on se soucie du peuple ? C'est l'avis dudit peuple, en tout cas, et de plus en plus. A la question "les responsables politiques se préoccupent-ils de ce que pensent les gens comme vous ?", la réponse entièrement négative "pas du tout" est passée de 15 % de l'ensemble en 1978 à 42 % en 2010 ! Quant au total des réponses positives ("beaucoup" ou "assez"), il est passé de 35 % à 17 % (on se reportera, pour cette indication statistique et d'autres d'un très grand intérêt, au numéro hors série de la revue La Pensée titré "Le peuple, la crise et la politique" et réalisé par Guy Michelat et Michel Simon). La relation entre le peuple et l'Etat n'est pas faite de confiance, c'est le moins qu'on puisse dire.

    Faut-il conclure que notre Etat n'a pas le peuple qu'il mérite, et que le sombre vote lepéniste atteste cette insuffisance populaire ? Il faudrait alors, pour renforcer la démocratie, changer le peuple, comme le proposait ironiquement Brecht...

    Ma thèse est plutôt que deux autres grands coupables doivent être mis en avant : les responsables successifs du pouvoir d'Etat, de gauche comme de droite, et un ensemble non négligeable d'intellectuels.

    En définitive, ce ne sont pas les pauvres de nos provinces qui ont décidé de limiterautant que faire se peut le droit élémentaire d'un ouvrier de ce pays, quelle que soit sa nationalité d'origine, de vivre ici avec sa femme et ses enfants. C'est une ministre socialiste, et tous ceux de droite ensuite qui se sont engouffrés dans la brèche. Ce n'est pas une campagnarde sous-éduquée qui a proclamé en 1983, que les grévistes de Renault - en effet majoritairement algériens ou marocains - étaient des "travailleurs immigrés (...)agités par des groupes religieux et politiques qui se déterminent en fonction de critères ayant peu à voir avec les réalités sociales françaises".

    C'est un premier ministre socialiste, bien entendu à la grande joie de ses "ennemis" de la droite. Qui a eu la bonne idée de déclarer que Le Pen posait les vrais problèmes ? Un militant alsacien du Front national ? Non, c'est un premier ministre de François Mitterrand. Ce ne sont pas des sous-développés de l'intérieur qui ont créé les centres de rétention pour y emprisonner, hors de tout droit réel, ceux qu'on privait par ailleurs de la possibilité d'acquérir les papiers légaux de leur présence.

    Ce ne sont pas non plus des banlieusards excédés qui ont ordonné, partout dans le monde, qu'on ne délivre aux gens des visas pour la France qu'au compte-gouttes, pendant qu'on fixait ici même des quotas d'expulsions que devait à tout prix réaliser la police. La succession des lois restrictives, attaquant, sous prétexte d'étrangeté, la liberté et l'égalité de millions de gens qui vivent et travaillent ici, n'est pas l'oeuvre de "populistes" déchaînés.

    A la manoeuvre de ces forfaits légaux, on trouve l'Etat, tout simplement. On trouve tous les gouvernements successifs, dès François Mitterrand, et sans répit par la suite. En la matière, et ce ne sont que deux exemples, le socialiste Lionel Jospin a fait savoir dès son arrivée au pouvoir qu'il n'était pas question d'abolir les lois xénophobes de Charles Pasqua ; le socialiste François Hollande fait savoir qu'on ne décidera pas les régularisations de sans-papiers autrement sous sa présidence que sous celle de Nicolas Sarkozy. La continuité dans cette direction ne fait aucun doute. C'est cet encouragement obstiné de l'Etat dans la vilenie qui façonne l'opinion réactive et racialiste, et non l'inverse.

    Je ne crois pas être suspect d'ignorer que Nicolas Sarkozy et sa clique ont été constamment sur la brèche du racisme culturel, levant haut le drapeau de la "supériorité" de notre chère civilisation occidentale et faisant voter une interminable succession de lois discriminatoires dont la scélératesse nous consterne.

    Mais enfin, nous ne voyons pas que la gauche se soit levée pour s'y opposer avec la force que demandait un pareil acharnement réactionnaire. Elle a même bien souvent fait savoir qu'elle "comprenait" cette demande de "sécurité", et a voté sans état d'âme des décisions persécutoires flagrantes, comme celles qui visent à expulser de l'espace public telle ou telle femme sous le prétexte qu'elle se couvre les cheveux ou enveloppe son corps.

    Ses candidats annoncent partout qu'ils mèneront une lutte sans merci, non tant contre les prévarications capitalistes et la dictature des budgets ascétiques que contre les ouvriers sans papiers et les mineurs récidivistes, surtout s'ils sont noirs ou arabes. Dans ce domaine, droite et gauche confondues ont piétiné tout principe. Ce fut et c'est, pour ceux qu'on prive de papiers, non l'Etat de droit, mais l'Etat d'exception, l'Etat de non-droit. Ce sont eux qui sont en état d'insécurité, et non les nationaux nantis. S'il fallait, ce qu'à Dieu ne plaise, se résigner à expulserdes gens, il serait préférable qu'on choisisse nos gouvernants plutôt que les très respectables ouvriers marocains ou maliens.

    Et derrière tout cela, de longue date, depuis plus de vingt ans, qui trouve-t-on ? Qui sont les glorieux inventeurs du "péril islamique", en passe selon eux de désintégrer notre belle société occidentale et française ? Sinon des intellectuels, qui consacrent à cette tâche infâme des éditoriaux enflammés, des livres retors, des "enquêtes sociologiques" truquées ? Est-ce un groupe de retraités provinciaux et d'ouvriers des petites villes désindustrialisées qui a monté patiemment toute cette affaire du "conflit des civilisations", de la défense du "pacte républicain", des menaces sur notre magnifique "laïcité", du "féminisme" outragé par la vie quotidienne des dames arabes ?

    N'est-il pas fâcheux qu'on cherche des responsables uniquement du côté de la droite extrême - qui en effet tire les marrons du feu - sans jamais mettre à nu la responsabilité écrasante de ceux, bien souvent - disaient-ils - "de gauche", et plus souvent professeurs de "philosophie" que caissières de supermarché, qui ont passionnément soutenu que les Arabes et les Noirs, notamment les jeunes, corrompaient notre système éducatif, pervertissaient nos banlieues, offensaient nos libertés et outrageaient nos femmes ? Ou qu'ils étaient "trop nombreux" dans nos équipes de foot ? Exactement comme on disait naguère des juifs et des"métèques" que par eux la France éternelle était menacée de mort.

    Il y a eu, certes, l'apparition de groupuscules fascistes se réclamant de l'islam. Mais il y a tout aussi bien eu des mouvements fascistes se réclamant de l'Occident et du Christ-roi. Cela n'empêche aucun intellectuel islamophobe devanter à tout bout de champ notre supérieure identité "occidentale" et de parvenir àloger nos admirables "racines chrétiennes" dans le culte d'une laïcité dont Marine Le Pen, devenue une des plus acharnées pratiquantes de ce culte, révèle enfin de quel bois politique il se chauffe.

    En vérité, ce sont des intellectuels qui ont inventé la violence antipopulaire, singulièrement dirigée contre les jeunes des grandes villes, qui est le vrai secret de l'islamophobie. Et ce sont les gouvernements, incapables de bâtir une société de paix civile et de justice, qui ont livré les étrangers, et d'abord les ouvriers arabes et leurs familles, en pâture à des clientèles électorales désorientées et craintives. Comme toujours, l'idée, fût-elle criminelle, précède le pouvoir, qui à son tour façonne l'opinion dont il a besoin. L'intellectuel, fût-il déplorable, précède le ministre, qui construit ses suiveurs.

    Le livre, fût-il à jeter, vient avant l'image propagandiste, laquelle égare au lieu d'instruire. Et trente ans de patients efforts dans l'écriture, l'invective et la compétition électorale sans idée trouvent leur sinistre récompense dans les consciences fatiguées comme dans le vote moutonnier.

    Honte aux gouvernements successifs, qui ont tous rivalisé sur les thèmes conjoints de la sécurité et du "problème immigré", pour que ne soit pas trop visible qu'ils servaient avant tout les intérêts de l'oligarchie économique ! Honte aux intellectuels du néo-racialisme et du nationalisme bouché, qui ont patiemment recouvert le vide laissé dans le peuple par la provisoire éclipse de l'hypothèse communiste d'un manteau d'inepties sur le péril islamique et la ruine de nos "valeurs" !

    Ce sont eux qui doivent aujourd'hui rendre des comptes sur l'ascension d'un fascisme rampant dont ils ont encouragé sans relâche le développement mental.


    Né en 1937, professeur de philosophie à l'Ecole normale supérieure, Alain Badiouarticule pensée formelle et récit littéraire, argumentation conceptuelle et intervention politique. Il est notamment l'auteur d'Entretiens I (Nous, 2011), de La République de Platon (Fayard, 596 p., 24,50 €) et, dans la série "Circonstances", aux Nouvelles Editions Lignes, de Sarkozy : pire que prévu, les autres : prévoir le pire (94 p., 9,50 €).

    Alain Badiou, philosophe, dramaturge et écrivain


    #5518 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Lundi 7. Mai 2012  10:36
    Sujet: Bruxelles 08/05 (c'est demain !) - 09h-17h - Colloque international - Diversité ou diversion?
    pylambert@...
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    ---------- Message transféré ----------
    De : daniel zamora <daniel.zamora.vargas@...>
    Date : 7 mai 2012 09:18
    Objet : RAPPEL: Colloque international - Diversité ou diversion?
    À :


    Pour rappel n'oubliez pas de vous inscrire ici:  Inscription au colloque ici: https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dEp6UnV0TVJFR2JCcVd3NVNjdFdUb0E6MQ#gid=0 

    ---------- Message transféré ----------
    De : daniel zamora <daniel.zamora.vargas@...>
    Date : 28 avril 2012 10:21
    Objet : Colloque international - Diversité ou diversion?
    À : 


    Colloque international - 8 Mai 2012 


     

    Images intégrées 2

    Diversité ou Diversion?

    De la question sociale à la question ethnique?

    Salle Baugniet 9h00-17h00 - ULB Institut de sociologie, premier étage.

     

    Les fortes critiques menées par l’ensemble du monde politique de droite européen à l’égard du multiculturalisme (Cameron, Merkel, Sarkozy ou Leterme en Belgique) nous laissent aujourd'hui présager un changement important des discours publics sur la diversité. Les récentes émeutes Londoniennes ne font que renforcer la charge portée contre le « multiculturalisme » et la « diversité ». Cette actualité pose des questions à la problématique de la diversité et de l’identité. C’est cette actualité qui nous a poussés à organiser un colloque contradictoire sur la question. 

    Ces questions opposent traditionnellement les auteurs autour du rapport que la gauche entretient avec la diversité culturelle – doit-elle se concentrer sur l’égalité (peu importe la dimension culturelle) ou doit-elle promouvoir la diversité culturelle comme facteur d’égalité ? Certains y voient une manière d’occulter la question de l’égalité et d’autres une nécessité étant donné les discriminations réelles et spécifiques auxquelles sont soumis les populations stigmatisées. Loin de vouloir simplement prolonger ces discussions, nous voudrions plutôt en discuter les fondements théoriques, historiques et sociologiques. 

     

    Avec 

     

    Walter Benn Michaels : La diversité contre l’égalité.

    Université de Chicago

     Marco Martiniello : La démocratie multiculturelle

    Université de Liège

     Roland Pfefferkorn : Articuler les rapports sociaux

    Université de Strasbourg

     Jean-Loup Amselle : Les diviseurs du peuple.

    EHESS Paris


    Inscription au colloque ici: https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dEp6UnV0TVJFR2JCcVd3NVNjdFdUb0E6MQ#gid=0


     

    Grande conférence du soir

     

    La lutte des femmes et des minorités contre la lutte des classes?

    A 19h30 à la salle Dupréel

     

    Avec Nacira Guénif Souilamas  et Walter Benn Michaels.

     

    La soirée est organisée en collaboration avec Bruxelles Laïque, la revue Politique et l’institut Marcel Liebman



    Images intégrées 3


    -- 
    Daniel Zamora
    GERME
    0472/ 41 83 47
    FNRS - Sociologie
    Université Libre de Bruxelles
    Avenue Jeanne, 44 - 1050 Bruxelles
    CP-124
    bureau - S14.119


    #5519 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Lundi 7. Mai 2012  10:52
    Sujet: Bruxelles : Forte affluence des électeurs
    pylambert@...
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    http://www.horizons-dz.com/?Vote-de-la-communaute-algerienne-a 

    Vote de la communauté algérienne à l’étranger

    Publié le 6 mai 2012

    Bruxelles : Forte affluence des électeurs 
    Les électeurs issus de la communauté algérienne établie en Belgique étaient nombreux à se rendre, hier, au deuxième jour des élections législatives, au bureau de vote installé au siège du consulat général d’Algérie à Bruxelles. Les électeurs, accompagnés souvent de leurs enfants, se sont succédé tout au long de la matinée de ce dimanche (hier) au bureau de vote pour accomplir leur devoir électoral, confirmant ainsi les prévisions des employés du consulat qui avaient indiqué s’attendre à un nombre important d’électeurs pour cette journée de week-end. Cela dit, les contrôleurs déplorent, dans les autres bureaux installés en Belgique, l’absence d’affichage des listes des candidats.



    Pour ce qui est de la représentation des Algériens résidants à l’étranger, elle passe de 6 à 8 sièges; dont obligatoirement 4 femmes.


    La Belgique fait partie de la Zone 4, recouvrant l’Amérique du Nord, Canada  et l’Europe (hors la France) et ouvre ses bureaux de vote du 5 au 10 mai à :

    • Bruxelles (Consulat général : rue d'Edimbourg, 28 - 1050 Bruxelles)
    • Charleroi (rue Ferrer, 7 - 6031 Monceau-Sur-Sambre)
    • Mons (rue des Arquebustiers, 3 - 7000 Mons)

    Cinq candidat(e)s se présentent aux suffrages :


    Par ordre alphabétique :

     

    • Belkacem AMROUCHE, candidat tête de liste FFS et  BOUDISSA, suppléante. Equipe : Ryma Leila
      BOURAS – 2ème candidate (USA) et Slimane ARROUDJ - suppléant (Allemagne).
    • Touria BENMOUSSAT,  titulaire pour le parti MPA (Mouvement Populaire d'Algérie).
    • Lynda CHAOUCHI, 1ère suppléante pour le RND. Son équipe : Lahouari BENARBA - 1er de liste (Espagne), Nadera BAHBAH - 2ème de listen (Washington), Abdelaziz LAGHA (Canada).
    • Jamila LOUAHED, candidate UFDS (Union des Forces Démocratiques et Sociales) avec le représentant d’Amérique du nord Camel BOUDGEMLINE.
    • Samia SEMDANI colistière de Noreddine BELMEDDAH (Espagne), tête de liste du Parti FLN.
    • Samia SMAHI, candidate titulaire 2ème sur la liste du Parti El Karama El DjazairiL et son équipe : Mohamed Gahche (USA), Mouna Hamitouche et Zinedinne Kedjour.


    Les électeurs issus de la communauté algérienne établie en Belgique étaient nombreux à se rendre dimanche, au deuxième jour des élections législatives, au bureau de vote installé au siège du Consulat général d’Algérie à Bruxelles.

    Les électeurs, jeunes et moins jeunes, accompagnés souvent de leurs enfants, se sont succédé tout au long de la matinée du dimanche au bureau de vote pour accomplir leur devoir électoral, confirmant ainsi les prévisions des employés du Consulat qui avaient indiqué la veille s’attendre à un nombre important d’électeurs pour cette journée de week-end en Belgique.

    Deux contrôleurs de partis politiques du Front des forces socialistes (FFS) et le Front national algérien (FNA), respectivement MM. Ahcene Lamri et Hassen Bouazza, rencontrés sur place, ont indiqué que le vote pour l’élection des deux représentants de la communauté algérienne de la zone 4 (Europe en dehors de la France et les deux Amériques) en Belgique  »se déroule dans de bonnes conditions ».

    M. Bouazza, qui a relevé qu’au premier jour du scrutin samedi,  »il y avait une affluence plutôt modeste », a expliqué que la grande partie des électeurs de la communauté installée à Bruxelles  »va se rendre, comme à l’accoutumée, aux urnes ce dimanche ». Un constat partagé par M. Lamri, qui a cependant déploré, dans les autres bureaux installés en Belgique, l’absence d’affichage des listes des candidats.

    Venue s’acquitter de son devoir électoral, Melle Bentchicou Nassima, fraîchement installée à la tête de la Fédération communautaire algérienne en Belgique (FCAB), a affirmé que de par le geste qu’elle venait d’accomplir, elle faisait perpétuer une tradition familiale.

    En Belgique, la famille Bentchicou est très connue et appréciée au sein de la communauté algérienne, mais également maghrébine, et respectée par les autorités de ce pays. Pour Nassima, ces élections sont  »un moment fort pour réaffirmer l’attachement au pays et apporter sa part dans cet édifice appelé Algérie ».

    Les Algériens installés en Belgique avaient commencé à affluer aux bureaux de vote samedi. Selon le consul général à Bruxelles, M. Haïf Si Haïf, cette opération qui s’étalera du 5 au 10 mai, de 8h du matin à 19h, concerne 17.276 électeurs inscrits à la faveur de la révision des listes électorales effectuée durant le mois de février dernier.

    Les électeurs de la communauté algérienne établie en Belgique font partie de la circonscription électorale de la zone 4, qui comprend les pays d’Europe en dehors de la France et les deux Amériques.


    #5520 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Lundi 7. Mai 2012  13:00
    Sujet: Allemagne - Elections régionales au Schleswig-Holstein: Serpil Midyatli, née Alkan (SPD) réélue
    pylambert@...
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    Elections régionales au Schleswig-Holstein: Serpil Midyatli, née Alkan (SPD) réélue

    Pierre-Yves Lambert

    L'unique élue d'origine non européenne du Parlement régional du Schleswig-Holstein, Serpil Midyatli, née Alkan (SPD), a été réélue (et y reste la seule) via le scrutin de liste (Zweitstimme). Elle a été battue au scrutin majoritaire dans la neuvième circonscription, par 33,3% contre 35,7% pour le candidat de la CDU. Les autres candidats d'origine non-européenne (issus de familles turques, kurdes ou arabes originaires de Turquie) figuraient en place non éligible sur les listes fermées (sans possibilité de vote de préférence) à la proportionnelle, Ali Demirhan et Gülser Dönen (15ème et 16ème sur la liste Die Grünen, qui avait obtenu 12 sièges en 2009 et n'en a conservé que 10 en 2012) et Seyran Papo (3ème place sur la liste Die Linke, qui avait obtenu 6 sièges en 2009 mais qui n'a pas atteint le seuil électoral de 5% en 2012; née à Cizre, près de la frontière turco-syro-irakienne, dans une famille kurdo-arabe).

    Voir les résultats complets: http://www.landtagswahl-sh.de/

    Serpil Midyatli, née Alkan (SPD, déjà élue en 2009-2012), née à Kiel le 08/08/1975, musulmane, mariée, 2 enfants, indépendante (dans le catering) après avoir dirigé un restaurant (source: sa fiche sur le site du Landtag, 
    Serpil MidyatliLandtagsinformationssystem Schleswig-Holstein )

    Sur sa page de présentation sur le site de son parti, elle écrit que "Le tourbillon médiatique qu'a déclenché mon élection comme première femme musulmane dans le parlement de l'État est la meilleure preuve que je suis au bon endroit. (Der Wirbel, den meine Wahl als erste Muslimin im Kieler Landtag in den Medien ausgelöst hat, ist der beste Beweis dafür, dass ich am richtigen Platz bin.)". Elle ajoute que "Un objectif important demeure d'aller de l'avant en ce qui concerne l'intégration  jusqu'à ce qu'il soit évident que les hommes et les femmes musulmanes  jouent leur rôle sociétal légitime dans la vie politique et dans l'économie. Pour cela, les conditions sont le droit de vote local pour les ressortissants non-UE et la reconnaissance des diplômes étrangers. (Ein wichtiges Ziel das bleibt: Integration so weit vorantreiben, dass es selbstverständlich wird, dass muslimische Männer und Frauen in Politik und Wirtschaft, die ihnen gesellschaftlich zustehende Rolle spielen. Dazu sind das kommunale Wahlrecht für Nicht-EU-Bürger und die Anerkennung ausländischer Bildungsabschlüsse Voraussetzung.)"

    #5521 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Lundi 7. Mai 2012  22:51
    Sujet: Bruxelles 10/05 - 19h30 - Conférence-débat "Le racisme a-t-il changé de visage ? "
    pylambert@...
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    [ndPYL L'organisateur de ce débat, "SOS-RacismeS  - Le Grand Forum des Diversités", est une association d'ex-employés du MRAX (voir la liste des administrateurs parue au Moniteur belge). Les intervenants et le thème sont intéressants, ce pourquoi je rediffuse l'info. Tout en précisant que je garde mes distances tant avec SOS-RacismeS  qu'avec le MRAX. L'ensemble des protagonistes de la guerre d'abord interne puis externe entre membres, puis ex-membres du MRAX a abouti à mes yeux à décrédibiliser totalement tant l'association que les personnes qui y ont été impliquées et toute nouvelle structure formée par les mêmes personnes en vue de se substituer au MRAX pour bénéficier de la reconnaissance institutionnelle et des subsides et autres emplois qui y sont liés.]

    ---------- Message transféré ----------
    De : <sos-racismes-gdf@...>
    Date : 7 mai 2012 23:26
    Objet : [SOS-RacismeS] Conférence-débat, ce jeudi 10 mai à 19h30 (ULB, Campus du Solbosch - auditoire H1309)
    À : sos-racismes-gdf@...


    Images intégrées 1
     

    "Le racisme a-t-il changé de visage ? "
    Conférence-débat, ULB, jeudi 10 mai 2012, 19h30, Auditoire H1309.
    Aujourd'hui, la lutte organisée conte le racisme n'est plus un terrain consensuel. Différentes visions de l'antiracisme s'affrontent, notamment sur la place du religieux dans l'espace public, la reconnaissance des spécificités culturelles des minorités ou encore la dénonciation des rapports de domination. Ces divergences traduisent-elles une évolution du racisme lui-même ?  Ces différents courants de l'antiracisme poursuivent-ils encore les mêmes cibles ? Qu’est-ce que le racisme et qui sont les racistes aujourd’hui?

    Intervenants :
    Anne Morelli (auteure de “Principes élémentaires de propagande de guerre”, éd. Aden)
    Henri Goldman (auteur de “Le rejet français de l’Islam, une souffrance républicaine”, Presses Universitaires de France)
    Souhail Chichah (auteur de “Quitter la réserve et refuser l’arène”, éd. du Souffle)

    Modérateur : Benoît Feyt, journaliste

    Un débat organisé par SOS-RacismeS asbl, avec la collaboration d'Attac-ULB.


    Visitez notre site : www.sos-racismes.be
    Contact : contact@...

    Images intégrées 1

    _______________________________________________
    SOS-RacismeS-gdf mailing list
    SOS-RacismeS-gdf@...
    http://lists.allmansland.net/cgi-bin/mailman/listinfo/sos-racismes-gdf



    #5522 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Mardi 8. Mai 2012  10:12
    Sujet: France - 93% des musulmans ont voté Hollande (59% au 1er tour)
    pylambert@...
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    [ndPYL Après la campagne d'entre-deux-tours de Sarkozy et de ses acolytes, ce vote n'est pas trop surprenant, il ne s'agit pas d'un vote d'adhésion mais d'un vote de rejet, comme le vote contre Le Pen au second tour en 2002, du même ordre de grandeur d'ailleurs.]

    http://www.lavie.fr/actualite/93-des-musulmans-ont-vote-pour-francois-hollande-07-05-2012-27212_3.php

    Élection présidentielle

    93% des musulmans ont voté pour François Hollande

    Marie-Pia Rieublanc - publié le 07/05/2012

    Une étude réalisée par l'institut de sondages OpinionWay le jour du deuxième tour révèle une adhésion massive des musulmans au parti socialiste. Elle témoigne d'un rejet du sarkozysme mais pas de toutes les valeurs de la droite, notamment sur les questions sociétales comme l'homosexualité.

     

    Les musulmans réclamaient le changement, et ils l'ont eu. Selon une étude du corps électoral menée par OpinionWay et Fiducial le 6 mai pour Le Figaro sur 10 000 votants, 93% des pratiquants ont glissé un bulletin « François Hollande » dans leur enveloppe. Seuls 7% d'entre eux ont voté pour Nicolas Sarkozy.
     
    Le candidat socialiste est plébicité depuis le début de la campagne par cette partie de la population, qui représente environ 2 millions d'électeurs selon l'institut de sondages. Déjà au premier tour, la même étude avait montré que 59% d'entre eux avaient voté pour lui. Les deuxième et troisième places revenaient au candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon (23%) et au centriste François Bayrou (7%). Le président sortant, lui, arrivait quatrième, avec seulement 4% des suffrages.
     

    « C'est la marque d'un véritable rejet de Nicolas Sarkozy », explique Julien Goarant, directeur d'études chez Opinionway, spécialisé dans les enquêtes d'opinions politiques. « Ils ne veulent plus de son discours qui, selon eux, a stigmatisé leur communauté et beaucoup instrumentalisé leur religion », poursuit-il. La stratégie de l'UMP visant à séduire les électeurs du Front National en remettant souvent en question la place de l'Islam en France ne les a pas laissés insensibles. Les attaques à répétition de Claude Guéant sur le halal ou sur la supposée infériorité de la civilisation musulmane ne sont pas tombées dans l'oreille de sourds.

     

    « Pour autant, il ne s'agit pas d'un rejet de la droite en général », précise Julien Goarant. Selon le spécialiste, les musulmans pratiquants adhèrent à certaines valeurs de droite. « Quand on leur pose la question, ils disent être pour plus de sécurité et contre la carte scolaire, des sujets défendus par la droite ». Il est même un point qui les oppose totalement à la gauche et qui les rapproche du vote catholique : la libéralisation des moeurs. « C'est un électorat très conservateur, qui rejette en bloc l'homosexualité par exemple ».
     
    Malgré ces divergences, le coeur des musulmans bat plus naturellement à gauche. « Cela reste tout de même un vote d'adhésion, explique Julien Goarant. Les musulmans que nous avons interrogés mettent l'égalité au centre de leurs revendications. Ils souhaitent être traités de la même façon que l'ensemble de la population, et c'est plutôt la gauche qui peut leur assurer cela ». Depuis les années 1980 et la création de SOS Racisme, à laquelle plusieurs personnalités issues du parti socialiste ont participé, le PS apparaît en effet comme le parti défenseur des populations victimes de discriminations. Reste à savoir si le prochain gouvernement socialiste saura satisfaire leurs autres revendications.


    La religion, le facteur le plus explicatif du vote !

    Publié le 07/05/2012 à 16:27

    ÉTUDE POLITIQUE - Un catholique pratiquant sur quatre a voté pour François Hollande.

    Par Pierre Bréchon, professeur à Sciences Po Grenoble

    Ce 6 mai 2012, François Hollande n'a recueilli qu'un quart des suffrages des catholiques pratiquants réguliers, environ 45 % du vote des catholiques non pratiquants, mais autour de 70 % de celui des sans religion (aussi bien d'après les sondages Ipsos pour France Télévisons, Radio France, Le Monde et Le Point que TNS Sofres pour Sciences Po Bordeaux, Grenoble et Paris). Cette division électorale des deux France - catholique et séculière - se rencontre à toutes les élections. En 1974, le vote pour François Mitterrand passait de 23 % chez les pratiquants réguliers à 86 % chez les sans religion. L'écart entre ces groupes extrêmes était alors de 63 points ; il est encore aujourd'hui, dans une société beaucoup plus sécularisée et où le catholicisme a perdu une grande partie de sa prégnance, de 44 points. Autrement dit, les catholiques bien intégrés à leur système religieux sont beaucoup moins nombreux qu'autrefois mais ils sont toujours politiquement très favorables aux candidats de droite.

    C'est en fait surtout le comportement électoral des sans-religion qui a évolué: en devenant plus nombreux au fil des décennies, ils sont politiquement un peu plus composites et un peu moins unanimement des fervents de la gauche politique.

    Ce clivage politique en fonction de l'attitude religieuse ne s'explique donc pas par des éléments conjoncturels mais par l'intégration de systèmes de valeurs. La culture catholique a toujours valorisé le devoir d'aller voter (il n'y a d'ailleurs eu dimanche que 10 % d'abstentionnistes chez les catholiques pratiquants réguliers), mais elle a aussi toujours soutenu la famille traditionnelle, le besoin d'autorité et d'ordre social, la possession d'un patrimoine, le sens du travail, la liberté d'entreprendre.

    Bien sûr, les campagnes électorales réactivent cette culture traditionnelle. Les positions de la gauche sur le mariage gay, l'homoparentalité, l'euthanasieont probablement contribué à dissuader les catholiques convaincus de voter pour François Hollande. Certains ont aussi pu être confortés dans leur vote sarkozyste par les propos du président sortant sur l'identité chrétienne de la France, sa défense d'un nouveau modèle social français autour du vrai travail, générateur d'un patrimoine que l'on doit pouvoir transmettre à ses descendants.

    La culture des sans-religion est au contraire très proche des valeurs de gauche: volonté d'égalité, de justice et de redistribution, refus des discriminations selon les origines, liberté de vivre sa vie privée comme chacun l'entend, solidarité avec les catégories défavorisées.

    Il est plus difficile de préciser le vote des religions minoritaires, du fait du faible nombre de leurs membres dans les échantillons de sondages. On sait cependant que les protestants sont très divers mais qu'en moyenne, ils votent aujourd'hui de manière assez semblable aux catholiques. Par contre, le vote musulman est très nettement orienté à gauche.

    D'après l'enquête TNS Sofres pour le réseau Sciences Po, 85 % des musulmans ont voté Hollande (ils étaient en 2007 95 % à choisir Ségolène Royal). Mais l'abstention est chez eux nettement plus forte que dans la moyenne de la population. Ce vote musulman n'est en fait pas un vote religieux mais un vote de groupe social, très traditionnel sur les questions familiales.

    Ce vote musulman soutient néanmoins la gauche parce qu'elle favorise son intégration.



    Présidentielle 2012 : les organisations musulmanes réagissent à la victoire de Hollande


    Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Mardi 8 Mai 2012

    Au lendemain de la victoire de François Hollande, Saphirnews a souhaité faire réagir les responsables d’organisations musulmanes en France. A la différence notoire du Conseil français du culte musulman (CFCM) et de la Grande Mosquée de Paris, qui continuent de rester discrets, plusieurs organisations musulmanes de France ont déjà délivré leurs premières impressions. Toutes appellent de leurs vœux à une égalité réelle entre les citoyens et espèrent vivement que la nouvelle présidence se focalise, enfin, non pas sur la présence musulmane en France, mais sur les réelles préoccupations économiques et sociales de la population.


    « Sarkozy, c’est fini ! » C’est un « ouf » de soulagement que pousse Samy Debah, président duCollectif contre l’islamophobie en France (CCIF) au lendemain de l’élection présidentielle. La défaite de Nicolas Sarkozy désormais actée, il a « l’espoir de voir s’arrêter les discours qui ont divisé les Français pendant cinq ans et cette mise au pilori de la communauté musulmane, remettant en cause presque quotidiennement la présence musulmane dans notre pays »

    Du côté du Collectif des musulmans de France (CMF), c’est également avec « grand soulagement » de voir la période Sarkozy prendre fin « parce qu’elle a vraiment été marquée par l’arrogance, le mépris des classes populaires. » Quant à la xénophobie, « Sarkozy a été beaucoup trop loin (…) dans le traitement des étrangers, de l’islam », ajoute Nabil Ennasri, président du CMF, fustigeant « la dérive ultradroitière qu’il a donnée à son quinquennat et à sa campagne ».

    François Hollande, une présidence « à surveiller »

    Cependant, le CCIF comme le CMF restent sur leurs gardes. « Autant la présidence de Nicolas Sarkozy est à oublier, autant celle de François Hollande est à surveiller. Il faut être extrêmement vigilant vis-à-vis de cette nouvelle page de l’Histoire de France et sur les possibles dérives de cette présidence », affirme M. Ennasri, citant Manuel Valls, directeur de communication du candidat socialiste. La présence dans le futur gouvernement du député-maire d’Evry n'est pas souhaitée par M. Debah, en raison de « sa réelle hostilité vis-à-vis de la pratique des musulmans de France »« Il est de ceux qui instrumentalisent la laïcité pour diaboliser la communauté musulmane », affirme le président du CMF. 

    « Ma crainte est que cet espoir ne soit en réalité qu’illusion et que la politique initiée par les gouvernements de droite ne devienne que le prolongement, sous une autre forme, de celle du gouvernement socialiste », ajoute le CCIF. Non seulement la présence de Manuel Valls l’inquiète mais il craint aussi que le projet de loi « anti-nounous voilées » soit remis à l’ordre du jour ainsi que d’autres projets « visant à restreindre davantage la visibilité des musulmans sur le champ politique »« Ce sera aussi sur ces deux points qu’on va juger le réel changement dont souhaite se prévaloir le candidat Hollande », indique M. Debah.

    L’UOIF et la Grande Mosquée de Lyon félicitent le choix démocratique

    Du côté des fédérations musulmanes, on est plus soft. « La France est une démocratie et on ne peut que se féliciter du choix final du peuple, qu’il soit le résultat d’un vote d’adhésion ou de rejet de M. Sarkozy », souligne Ahmed Jaballah, président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). « Nous espérons pour le nouveau président élu qu’il saura faire face aux défis et aux enjeux économiques et sociaux car la tâche n’est pas facile. Le pays connaît de grandes difficultés, nous lui souhaitons toute la réussite possible. » 

    Pour Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon, rien n’est encore joué pour le PS, soulignant que l’écart entre les deux candidats est assez faible (51,6 % contre 48,4 %). « La France est divisée, cela va être très difficile à gérer compte tenu que la majeure partie des Français n’adhère pas à ses idées ». Tout dépendra « des résultats des législatives, si les socialistes vont avoir une majorité relative au Parlement qui puisse l’aider à réaliser ses promesses », ajoute-t-il. Le temps du rassemblement est venu.

    Les musulmans plus mobilisés qu’hier

    Le recteur de la Grande Mosquée de Lyon souligne aussi le dynamisme de la communauté musulmane lors de ces élections. De son expérience acquise sur le terrain, « l’abstention a été faible, cela prouve que lorsque la communauté musulmane se mobilise, elle peut faire pencher la balance, d’où la nécessité aujourd’hui d’appeler les musulmans à remplir leur devoir citoyen »

    Même constat pour M. Ennasri : « On est dans un élan politique, dynamique et prometteur, qui fait qu’élections après élections on est de plus en plus de musulmans à nous inscrire sur les listes électorales (…), soucieux de prend part au vote et d’avoir voix au chapitre. » 

    « On n’a jamais connu autant de stigmatisations que ces dernières années, (…) des moments où il a fallu montrer patte blanche en permanence, nous expliquer sur nos pratiques. Les musulmans ont été mis à rude épreuve, nous espérons que le nouveau candidat va nous étonner, apporter une contribution positive au pays et tenir ses engagements », poursuit le recteur de Lyon.

    Oui à la laïcité et à l’égalité de traitement

    L’UOIF, qui a été au cœur de polémiques à la suite de l’affaire Merah, ne devrait sans doute pas pleurer le départ de Sarkozy. « Nous avons déploré l’attitude politique du gouvernement dans le dossier de l’islam, qui n’a pas su toujours garder une certaine distance contrairement à ce qui a prévalu à l'égard des autres religions », finit par déclarer M. Jaballah. 

    « Que la laïcité soit respectée. On a entendu (de Hollande, ndlr) un discours qui affirme que tous les citoyens sont égaux et qu’ils doivent se sentir Français loin de toutes divisions : on espère que les actes suivront ce discours, que tout le monde partage », conclut-il. Oui au respect de ce principe, mais il ne devra pas être dévoyé à « des fins purement politiciennes pour attiser des peurs au sein de notre société et diaboliser une communauté », précise M. Ennasri. 

    UOIF, GML, CMF, CCIF... Tous leurs responsables attendent du nouveau président de la République que les musulmans soient respectés comme des citoyens à part entière au nom de l’égalité, qu’ils puissent pratiquer leur culte sans avoir à être montrés du doigt et participer à la construction du pays. Surtout ils l'appellent à s'atteler aux véritables problèmes des Français que sont le chômage, la crise économique ou encore les discriminations, dont fait partie intégrante l'islamophobie. François Hollande ne manquera pas de boulot. 

    #5523 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Mardi 8. Mai 2012  19:07
    Sujet: Belgique - Statistiques sur les étrangers inscrits sur les listes électorales pour les élections communales
    pylambert@...
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    rétroactes:

    Le nombre d'inscrits a diminué en un mois (naturalisations, décès, départs vers l'étranger, radiations d'office), ceci dit le nombre d'électeurs potentiels a lui aussi diminué pour les mêmes raisons, au total et dans les trois régions. Il y a une très faible augmentation des électeurs potentiels à BXL (+37), et une diminution en Flandre (-66) et en Wallonie (-97) pour les Européens, et une diminution pour les non-Européens dans les trois régions:

    92.405 Européens inscrits sur 651.641 potentiels  (14,18%), 6.545 non-Européens sur 148.696 potentiels (4,40%)
    (en 2006: 110.973 sur 529.878, soit 20,94% et 17.065 sur 108.617, soit 15,71%)

    92.279 Eur. (14,13%), 6.439 non-Eur. (4,36%)



    Le "Passeport de l'électeur" veut promouvoir le vote des étrangers aux communales

    BELGIQUE | Mis à jour le lundi 7 mai 2012 à 18h43


    Le "Passeport de l'Electeur" vient d'être lancé à l'attention des personnes d'origine étrangère afin de les sensibiliser à la participation au scrutin communal du 14 octobre 2012 en Wallonie.

    La Wallonie compte quelque 260.000 personnes d'origine étrangère susceptibles de se rendre aux urnes les 14 octobre 2012 pour les élections communales. Lors des élections précédentes de 2006 en Wallonie, seul 1 ressortissant étranger sur 4 s'était rendu au bureau de vote. On en comptait 1 sur 5 à l'échelle de la Belgique.

    A moins de 160 jours du scrutin, l'objectif de l'action "Ma commune j'y vis, ma commune j'y vote" soutenue par Paul Furlan, Ministre wallon des Pouvoirs Publics Locaux, et Eliane Tillieux, ministre wallonne de l'Egalité des Chances, est de conscientiser les citoyens d'origine étrangère, européens et non-européens, à se rendre au bureau de vote le 14 octobre. Différents outils ont été mis en place, dont le "Passeport de l'électeur", un livret réalisé par le "Dispositif de Concertation et d'Appui aux Centres Régionaux d'Intégration (DISCRI)" qui explique notamment les grands principes du système électoral belge.

    Des actions de sensibilisation seront menées prochainement dans plusieurs villes wallonnes. Les citoyens étrangers européens qui souhaitent participer aux élections communales doivent s'inscrire auprès de leur commune pour le 31 juillet 2012 au plus tard. Les ressortissants non-européens doivent quant à eux faire valoir cinq années ininterrompues de résidence principale en Belgique.

    Plus d'infos sur le site elections2012.wallonie.be
     

    Belga


    #5524 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Mercredi 9. Mai 2012  6:43
    Sujet: France - L'arbitraire préfectoral en matière de naturalisation
    pylambert@...
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    [ndPYL Les organisations citoyennes devront faire pression sur la nouvelle majorité pour que l'arbitraire et les humiliations en matière de procédure de naturalisation cesse, c'est certainement aussi important que l'instauration du droit de vote pour les étrangers. En Belgique, où ce droit existe depuis les élections communales de 2006, mais où les procédures d'acquisition de la nationalité ont été (à mon avis trop) radicalement modifiées (plus aucune obligation de connaissance même minimale d'une des langues officielles et diminution à 3 ans, 2 pour les réfugiés reconnus, de la condition de résidence) en 2000, le nombre d'électeurs étrangers inscrits a diminué en six ans, selon toute probabilité parce que les plus politiquement motivés de ces électeurs ont franchi le pas logique de la naturalisation. En France, il serait temps que les autorités, avec les moyens qui sont les leurs (chercheurs académiques et services ex-RG de la DCRI), déterminent quelles sont les motivations de non-acquisition de la nationalité française parmi les résidents de longue durée. Les expériences d'humiliations par des fonctionnaires coloniaux de métropole (enseignants laïcistes, employés préfectoraux etc.) subies depuis des décennies ne jouent-elles pas un rôle à cet égard ? Et les organisations citoyennes, les syndicats, les sections locales des partis politiques devraient sans attendre les municipales de 2014 travailler sur le terrain, tant pour inciter que pour accompagner les candidats à l'acquisition de la nationalité que, dès que cette mesure aura été adopter, convaincre les résidents étrangers (y compris les Européens) à s'inscrire sur les listes électorales. Mais tout cela ne servira pas à grand-chose si ces organisations ne s'attaquent pas frontalement à la revalorisation de la participation électorale chez les citoyens français dans toutes ces zones (en ce compris outremer) où les taux de non-inscription et d'abstention atteignent des sommets à chaque élection. La nouvelle majorité ne pourra pas non plus faire l'économie d'une réforme du système d'inscription sur les listes électorales, la France appartient sur ce plan (et sur d'autres, e.a. droits à l'euthanasie, au mariage et à l'adoption pour tous les couples) à la catégorie des pays arriérés, au contraire des pays du Benelux, aux pays scandinaves et à l'Allemagne où les listes d'électeurs sont générées à partir des registres de population informatisés et tenus à jour dans la mesure du possible, l'inscription volontaire sur ces listes étant limitée aux résidents étrangers.]

    http://www.leprogres.fr/ain/2012/05/08/oyonnax-en-attente-de-sa-naturalisation-depuis-sept-ans 

    Ain.

    Oyonnax : en attente de sa naturalisation depuis sept ans

    Vu 3190 fois | 

     

    Publié le 08/05/2012 à 15:57


    Arrivée en France il y a bientôt vingt-six ans, dix jours après sa naissance au Maroc, Fadoua El Alami attend toujours sa naturalisation. Et doit se contenter d’un titre de séjour renouvelable chaque année.

    Née au Maroc le 29 juillet 1986, Fadoua, mère de deux enfants de 4 et 6 ans, est dans l'impasse. «Ma mère m’a eue au Maroc alors que mes parents étaient déjà installés en France. Qui peut me dire que je ne suis pas intégrée ? Je suis musulmane mais je ne porte pas le voile. Je parle parfaitement le français, je sais lire et écrire et suis allée à l’école. »

    La jeune femme n’a pas hésité à écrire à Nicolas Sarkozy. Le chef de cabinet du président de la République lui a répondu qu’il avait pris attentivement connaissance de ses préoccupations et qu’il les signalerait au préfet de l’Ain. Depuis, plus rien.

    «Avec une carte de séjour valable seulement un an, les employeurs sont réticents à me recruter. »

    #5525 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Jeudi 10. Mai 2012  11:14
    Sujet: Tunisie - Sophie Bessis : Tunisiens Juifs
    pylambert@...
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    voir aussi:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Bessis 

    ---------- Message transféré ----------
    De : Tarek BEN HIBA <t.benhiba@...>
    Date : 10 mai 2012 11:04
    Objet : Sophie Bessis : Tunisiens Juifs
    À :


    Article de notre camarade Sophie Bessis à lire absolument, il éclaire magnifiquement la situation de nos concitoyens juifs tunisiens, paru sur le site tunisien Leaders.
    Sophie nous interpelle, du moins elle interpelle les démocrates en ces temps où la haine, l'intolérance et le rejet de l'autre marquent de terribles points en Tunisie. Cet éclairage doit nous conduire à mettre la lutte contre l'escamotage de l'histoire de la Tunisie et ses habitants et de tous ses habitants comme une urgence d'une part et de l'autre et même si c'est difficile de se battre avec acharnement contre toutes les formes de discriminations entre les tunsiens comme celle instaurées par l'article 8 de la mini constitution votée par la constituante qui empêche les bi-nationaux et les non musulmans d'accéder à la résidence de la République.
    Battons nous pour une citoyenneté tunisienne basée sur des valeurs d'égalité entre les tunisiens et sur le rejet du régionalisme et du nationalisme exacerbé. Les valeurs de citoyenneté pleine et entière ne peuvent pas choquer les croyances de la grande majorité de tunisiens au contraire elle les renforce dans ce qu'il y a de tolérant et de juste
    Tarek BEN HIBA


     

    Tunisiens juifs

    2012-05-08
     2733 Visites |  8 Commentaires
    Par Sophie Bessis
    Tunisiens juifs
    Partager883     
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    Ceci n’est pas un jeu, dans l’histoire suivante il faut chercher l’erreur : depuis l’indépendance de la Tunisie, mais plus encore depuis que la révolution de 2011 a libéré toutes les paroles, les meilleures comme les pires, chaque acte antijuif commis par les islamistes radicaux est suivi d’un concert de mises au point de la part des responsables du pays et des principaux partis politiques : de tels comportements seraient le fait d’une minorité et les juifs, qu’ils se rassurent, sont des citoyens à part entière, jurent-ils tous la main sur le coeur.

    Dont acte. Cela montre, et tant mieux, qu’en Tunisie on ne peut lancer d’appel à la haine sans provoquer de réactions. Mais, d’un autre côté, les mêmes hommes publics répètent, chaque fois que la question identitaire est évoquée, que tous les Tunisiens sont une fois pour toutes musulmans et qu’il n’y a pas lieu de revenir sur cette évidence indiscutable. Or de deux choses l’une : ou les juifs tunisiens sont des Tunisiens juifs (l’ordre des mots a ici son importance) et, dans ce cas, tous les Tunisiens ne sont pas musulmans, ou tous les Tunisiens sont musulmans et les juifs ne sont pas vraiment tunisiens. Ni d’ailleurs les chrétiens ou les bahaï, ou les bouddhistes si l’on découvre un Tunisien adepte de cette religion. 

    Pas «vraiment». Dans cet adverbe se situe toute l’ambiguïté du rapport que la Tunisie entretient avec ce fait minoritaire qui a, durant des millénaires et jusqu’aux années 60 du XXe siècle, été constitutif de sa société. Autochtones judaïsés par les premiers juifs venus avec les Phéniciens commercer sur les côtes de Berbérie, migrants issus des diasporas successives ayant dispersé le peuple de Judée, sépharades chassés de la très catholique Espagne à la fin du XVe siècle, ayant cherché directement refuge dans un Maghreb plus accueillant ou arrivés après un long détour par les villes italiennes de Livourne et de Pise, telles sont les strates successives qui ont composé au fil des millénaires la population juive de Tunisie. 

    Mais peu importe de savoir depuis combien de temps les juifs sont présents sur le sol tunisien. Un millénaire de plus ou de moins n’a pas grande importance. A cette aune, les Berbères d’origine seraient à coup sûr plus tunisiens que les Arabes, arrivés pour la plupart avec les invasions hilaliennes du XIIe siècle. Il s’agit plutôt de déterminer ce qui fait le Tunisien et s’il peut exister des hiérarchies dans la tunisianité. Si oui, sur quels critères reposeraient-elles ?

    Il faut bien en convenir, la majorité des Tunisiens est intimement convaincue qu’on ne peut être totalement tunisien si l’on n’est pas musulman. Certes, on n’est pas dans ce cas tout à fait un étranger, mais on ne saurait avoir les mêmes prérogatives que la majorité. L’histoire est têtue car, sous cette conviction, c’est toute l’architecture de la dhimma - le statut des minorités du Livre - qui refait ici surface sous d’autres formes. Les Ahl El Kitab, juifs ou chrétiens, avaient jadis - sous les pouvoirs musulmans - le droit de pratiquer leur culte et d’être régis sur le plan communautaire par leurs propres lois, à condition de payer un impôt spécifique et de faire soumission à l’autorité protectrice. Quand celle-ci était éclairée, les juifs vécurent en paix et certains d’entre eux accédèrent dans l’histoire à de hautes fonctions. Mais, dans les périodes d’interrègne ou de conflits, ils servirent - comme sous d’autres cieux - de bouc émissaire aux malheurs du temps.

    Le «pas tout à fait comme les autres» n’est pas seulement affaire de religion ou de coutumes. Il induit de la discrimination. On peut avancer que les notions d’égalité et de citoyenneté sont récentes et qu’avant l’époque contemporaine, l’inégalité était la règle. C’est vrai, et le statut des juifs tunisiens a changé avec la promulgation du Pacte fondamental de 1857 qui supprima le statut de dhimmi et leur accorda des droits. Durant la période coloniale, ceux qui n’acquirent pas la nationalité française ou qui n’étaient pas italiens, c’est-à-dire l’immense majorité, étaient sujets du Bey comme les musulmans, et devinrent à l’indépendance citoyens tunisiens. 

    Oui mais. Dans les faits, on leur fit voir de mille manières qu’ils ne l’étaient pas pleinement. De l’article 1 de la Constitution de 1959 à sa disposition obligeant le président de la République à être musulman et à l’exclusion de certaines fonctions, on institua une sorte de citoyenneté de seconde zone, aggravée par nombre d’humiliations petites et grandes dont ils furent l’objet. Malgré l’ancienneté de leur présence sur la terre tunisienne, les juifs sont, dès 1956, gommés de son histoire et de sa mémoire officielles, effacés même de la topographie, comme à Jerba où l’on changea dans les années 70 les noms séculaires des deux villages de Hara Kbira et Hara Sghira pour les rebaptiser... Soueni et Riyadh. Les juifs existent en somme sans exister. En fait, la posture majoritaire chez les hommes politiques et les intellectuels tunisiens est celle qui ne nie pas l’ancienneté de la présence juive, mais la cantonne dans une position d’extériorité par rapport à la société: celle-ci est arabo-musulmane mais a des branches héritées du passé, pas tout à fait étrangères sans être vraiment nationales. C’est ainsi que, privés d’avenir et de reconnaissance sur leur terre natale, les juifs furent poussés au départ. Et de quelque 100.000 à l’indépendance, ils ne sont plus aujourd’hui qu’un gros millier. 

    Certes, les causes de cet exode sont complexes, quoique l’hégémonie du nationalisme arabo-musulman en ait été la principale. Une petite partie de cette population, ayant vu dans la colonisation un agent d’émancipation et craignant une indépendance aux conséquences incertaines pour elle, serait de toute façon partie avec la France. Une autre minorité, gagnée au sionisme, migra dès les années 50 vers Israël. 

    L’existence même de cet Etat a en outre transformé en fracture la différence communautaire. Dès sa création, en effet, débuta l’ère de la confusion entre sionistes et juifs, ces derniers étant vus par beaucoup comme la cinquième colonne potentielle de l’ennemi.

    Ainsi, le 5 juin 1967, les échoppes des commerçants juifs de Tunis furent saccagées par des manifestants... qui protestaient contre le déclenchement de la guerre des Six-Jours. Pourtant, le monde arabe n’a pas encore mesuré à quel point il a aidé Israël à se construire en se débarrassant de ses juifs. Le fantasme arabe d’une construction nationale ethniquement et - au Maghreb - religieusement homogène a répondu à l’ardent souhait de l’Etat hébreu d’accroître sa population juive, créant une convergence objective d’intérêts entre des adversaires par ailleurs irréductibles.
    En ce qui concerne les juifs tunisiens, les plus pauvres partirent vers l’Orient tandis que les élites et les classes moyennes de la communauté choisirent la rive nord de la Méditerranée. L’histoire des relations entre juifs et musulmans en Tunisie se résumerait-elle donc à une longue mésentente, plus ou moins cordiale selon les époques ? Non heureusement. On ne comprendrait pas comment, sinon, la présence juive a résisté, bien que très amoindrie, à toutes les avanies. Car les juifs se sentent et se vivent comme tunisiens. L’histoire tunisienne, sa culture, sa musique, sa cuisine, sa vie politique et sociale sont tissées de cette longue intimité. Il n’y avait pas une ville, pas une bourgade du pays qui n’abritât sa communauté. Des juifs furent à bien des époques conseillers des souverains. Plus près de nous, nombre d’entre eux luttèrent pour l’indépendance de leur pays.

    Les mariages «mixtes» n’étaient pas exceptionnels, malgré l’endogamie qui régit les sociétés fortement communautarisées. Contrairement à l’Algérie voisine, la nationalité tunisienne est régie par le sol et déconnectée de l’appartenance religieuse. La richesse de cette histoire explique qu’un chef d’Etat puisse se rendre dans une synagogue, comme l’a fait Moncef Marzouki le 11 avril dernier en allant à la Ghriba de Jerba, pour déclarer que la violation des droits des juifs «constitue une agression contre tous les Tunisiens». Et, aujourd’hui, ces derniers ne sont pas rares à estimer que le pays a perdu une part de lui-même en perdant cette minorité.

    Dans quelques années, les juifs auront probablement disparu du paysage tunisien. La majorité les aura oubliés, car on n’a rien dit aux jeunes de leur millénaire enracinement. A la réalité du juif local s’est substitué chez la plupart d’entre eux le fantasme du sioniste international. Certes, on pourra difficilement aller à rebours de cette dérive tant que le peuple palestinien n’aura pas été restauré dans son droit à disposer de sa patrie. Mais au-delà de cette question principielle, les Tunisiens devront un jour endosser leur part de responsabilité dans la disparition d’une des plus vieilles composantes de leur société. Tout peuple, pour avoir un avenir, doit assumer tout son passé. Il y va de la solidité de la démocratie qu’ils veulent commencer de construire.


    S.B.


    #5526 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Jeudi 10. Mai 2012  17:09
    Sujet: Belgique - Didier Reynders (ministre MR): "J'aurais mieux fait d'aller à Molenbeek, c'est l'étranger aussi..."
    pylambert@...
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    Ce matin (jeudi 10 mai 2012), sur La Première, Reynders avait ironisé sur l’état lamentable de nos routes: “ Je rentre d’Afghanistan, les routes ne sont pas bonnes... Mais quand on vient de Wallonie, on s’habitue... ” Alors, du coup, quand Reynders est monté au perchoir ce mercredi après-midi, Philippe Moureaux, le bourgmestre de Molenbeek, lui a lancé: “ Ah, voilà l’Afghanistan. ” La réponse de Reynders? "J’aurais mieux fait d’aller à Molenbeek, c’est plus près..."  (CB, "Maladresse de Didier Reynders: "J'aurais mieux fait d'aller à Molenbeek, c'est l'étranger aussi...", Sud-Info, 10 mai 2012)

    A Molenbeek, "il semble qu’il y ait plutôt eu une grande différence dans les comportements électoraux selon l’origine. La liste du bourgmestre sortant (PS en coalition avec le CdH) a reçu un soutien écrasant des électeurs d’origine non européenne (81 % sont de nationalité belge), surtout d’origine marocaine (93 % sont de nationalité belge). Ce soutien est beaucoup moins franc parmi les Belgo-Belges : ces électeurs ont soutenu le parti libéral (MR). Dans notre sondage, tous les soutiens pour l’extrême droite (Vlaams Belang ou FN) proviennent du groupe des Belgo-Belges. À l’inverse de la situation de Schaerbeek et Forest, les écologistes se sont maintenus dans tous les groupes ethniques, mais relevons que le parti Écolo a obtenu un score plus mauvais dans cette commune que partout ailleurs à Bruxelles. On pourrait conclure que les minorités ethniques, à Molenbeek, votent de manière préférentielle et écrasante pour la gauche." (Andrea Rea, Dirk Jacobs, Céline Teney et Pascal Delwit, « Les comportements électoraux des minorités ethniques à Bruxelles », Revue française de science politique, 2010, 60, 4, pp. 1-26 )



    Un mariage de raison

    BOUVRY,FANNY
    Page 14
    Mardi 10 octobre 2006
    MOLENBEEK

    C'est signé ! Dame Schepmans et le seigneur Moureaux convoleront en juste noce le long du canal. Exit l'Olivier molenbeekois. La liste du bourgmestre (PS, SP.A, CD&V et CDH) emmène avec elle, sur les bancs de la majorité, le MR. Lundi matin, les deux chefs de file se sont rencontrés pour sceller ce mariage... plus de raison que d'amour.

    Car Dieu sait si ces pointures se sont déjà opposées. Suite au scrutin de 2000, la libérale Françoise Schepmans avait de sérieuses raisons d'en vouloir au maïeur socialiste qui l'avait rejetée dans l'opposition, au profit d'un Olivier naissant.

    Des tensions ont longtemps été palpables entre les deux meneurs. Mais, en politique plus qu'ailleurs encore, il faut savoir tourner la page... surtout quand la logique mathématique l'impose. Si Moureaux avait voulu reconduire aujourd'hui son partenariat avec Ecolo, il n'aurait en effet obtenu qu'une courte majorité de 22 sièges sur 41.

    Les yeux en face des trous

    « Les négociations avec le MR ont été assez faciles. Il était difficile d'envisager autre chose et chacun a bien été obligé de garder les yeux en face des trous », explique Philippe Moureaux. « Ca aurait pu être plus compliqué. J'avais digéré nos différends. Dans la vie politique, il ne faut pas oublier mais tirer une force des périodes difficiles. Mon travail dans l'opposition m'a permis de mûrir », concède Françoise Schepmans.

    De là à dire que les événements schaerbeekois, où les Verts ont lâché le PS au profit du MR, ont influencé son choix... Philippe Moureaux ne dément pas. « Ce n'est pas une conséquence directe, mais c'est un argument supplémentaire qui a plaidé en faveur de notre rapprochement. »

    Ensemble, les deux partenaires bénéficieront d'une confortable majorité de 35 sièges sur 41. Ecolo (3), VB (2) et FN (1) animeront les rangs de l'opposition. Concrètement, Philippe Moureaux conservera son écharpe et Françoise Schepmans deviendra première échevine. La LB disposera de 5 échevins et de la présidence du CPAS. Le MR aura lui 4 échevins. Les noms des mandataires et les attributions devraient être déterminés dans les prochains jours. Restera alors à se mettre au travail pour continuer le renouveau entamer à Molenbeek...

    Une tâche qui ne sera probablement pas de tout repos. « Il faudra se réhabituer à travailler ensemble, concède le maïeur. La proximité idéologique est moins grande. »



    Site officiel de la commune de Molenbeek-Saint-Jean

    Les conseillers communaux

    MR

    Jean-Claude PRETLOT (MR) 
    Pierre VERMEULEN (MR) Enveloppe.jpg
    Mohammed BARKHANE (MR) Enveloppe.jpg
    Dina BASTIN (MR) Enveloppe.jpg
    Michel EYLENBOSCH (MR) Enveloppe.jpg
    Luc LEONARD (MR) Enveloppe.jpg
    Danielle EVRAUD (MR) Enveloppe.jpg
    Marie POCHET (MR) Enveloppe.jpg
    Hicham CHAKIR (MR) 
    Mohamed EL ABBOUDI (MR) Enveloppe.jpg
    Olivier MAHY (MR) Enveloppe.jpg
    Marvin URBAIN (FDF) Enveloppe.jpg


    #5527 De: Pierre-Yves Lambert <pylambert@...>
    Date: Jeudi 10. Mai 2012  20:36
    Sujet: Belgique - Perquisitions à l’Exécutif des musulmans
    pylambert@...
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    voir aussi:
    - le blog http://mediation.blogs.lalibre.be/ (le seul à être principalement consacré à ce sujet, et régulièrement mis à jour par son gestionnaire, ancien membre de l'Assemblée générale des musulmans de Belgique)
    - et sur Suffrage Universel, taper "executif des musulmans" dans le moteur de recherches (idem dans les archives du Soir, le journal le mieux renseigné sur le sujet grâce à l'excellent journaliste Ricardo Gutiérrez)


    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2012-05-10/perquisitions-a-l-executif-des-musulmans-de-belgique-914955.php 

    Perquisitions à l’Exécutif des musulmans de Belgique

    Des perquisitions ont eu lieu mercredi à l’Exécutif des musulmans de Belgique. Elles étaient menées par la DR7, la section des affaires spéciales de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, annonce le Vif-L’Express sur son site internet.« Une instruction a été ouverte suite à la plainte, avec constitution de partie civile, de la vice-présidente de l’Exécutif des musulmans de Belgique, Isabelle Praile, évincée des organes représentatifs de l’EMB, ainsi que deux autres de ses collègues », explique le magazine. Les enquêteurs ont saisi le dossier de la procédure d’éviction où des faux et usages de faux sont suspectés. Ni le parquet ni l’Exécutif des musulmans n’étaient joignables jeudi pour une réaction.


    Le vice-président de l’Exécutif des Musulmans de Belgique démissionne

    n.c.

    Jeudi 23 février 2012

    Le vice-président de l’Exécutif des Musulmans de Belgique (EMB), Mohamed Adahchour, qui occupe ce poste depuis 2005, a présenté sa démission mercredi soir. Il souhaite cependant rester membre de l’assemblée générale de l’ASBL Collège de l’Exécutif des Musulmans de Belgique. L’Exécutif connaît depuis un temps quelques tensions entre ses membres « conservateurs » et « réformateurs », rassemblés au sein de l’Alternative démocratique des musulmans de Belgique (ADMB). La raison de la démission du vice-président ne se trouverait néanmoins pas là, a estimé le président de l’EMB, Ugurlu Semsettin, dont le mandat a été prolongé à la mi-janvier ainsi que les mandats des huit autres membres composant l’Exécutif, dont Mohamed Adahchour.


    Coup de théâtre à l’Exécutif musulman

    Vendredi 13 janvier 2012

    L’AG de l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB), l’institution chargée de gérer chez nous le temporel du culte islamique a procédé vendredi soir à un vote de défiance visant ses membres « rénovateurs » prônant une représentation accrue des femmes et des minorités.

    Ce vote entraîne l’exclusion de ces membres, ce que ceux-ci contestent dénonçant la mainmise des autorités diplomatiques turques et marocaines sur l’EMB. concrètement, le vote de défiance exclu de l’EMB toutes les femmes et la minorité chiite. Le vote de vendredi soir a été organisé alors que treize membres de l’assemblée générale étaient présents sur les 43 élus. L’éviction des trois membres actifs de l’association démocratique des musulmans de Belgique (ADMB) n’était pas prévue à l’ordre du jour, les exclus plaident l’irrégularité de la procédure en appelle à l’arbitrage de la ministre fédérale des cultes, Annemie Turtelboom (Open VLD). Voici quelques jours, le rapport annuel de la sûreté de l’Etat mettait en cause l’ingérence persistante de la Turquie et du Maroc dans la gestion de l’EMB.

    (R.G.)

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