---------- Message transféré ---------- De : Esther Benbassa<attben@...> Date : 30 novembre 2009 10:30
Objet : Minorités visibles en politique
INVITATION
dans le cadre de l'édition 2009 du Pari(s) du Vivre-Ensemble
RENCONTRES INTERNATIONALES
organisées par Esther Benbassa, directrice d'études à l'École pratique des hautes études (Sorbonne),
et Katherine Fleming, professeur à New York University, directrice de l’Institut Remarque de NYU à l’École normale supérieure,
avec la collaboration de Jean-Christophe Attias, directeur d'études à l'EPHE (Sorbonne).
Minorités visibles en politique
11 et 12 décembre 2009
Lieu de l’événement : École normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris, Salle Dussane.
Programme complet et réservation (gratuite mais obligatoire): cliquez ici
La question des minorités visibles dans la sphère politique est devenue une problématique incontournable de la société française. Comment s’inspirer de l’exemple américain qui tente de relever le défi de la diversité ?
Des personnalités politiques chevronnées de tous bords, de jeunes militants récemment entrés en politique, des experts de renommée internationale, des acteurs du monde associatif, le chef de campagne de Barack Obama aux élections sénatoriales de 2000 échangeront autour de cette thématique essentielle.
L’élection d’Obama a, par contraste, souligné les lacunes d’un modèle républicain français remis en question.
Discrimination positive et quotas, citoyenneté, identité, intégration… Ces rencontres sur les minorités visibles en politique invitent à s’interroger sur ces enjeux déterminants pour ouvrir des perspectives et préparer l’avenir d’une France plurielle.
Traduction simultanée anglais-français et français-anglais.
Manifestation organisée dans le cadre de l’édition 2009 du Pari(s) du Vivre-Ensemble, avec le soutien du Centre Alberto-Benveniste de l’École pratique des hautes études (Sorbonne), de l’Institut Remarque de New York University à l’École normale supérieure, de la Région Île-de-France, de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, de la Ville de Paris et des Services culturels de l’Ambassade des États-Unis à Paris, et en partenariat avec Beur FM, France Culture, France Ô, Libération, Politis, Respect Mag, Rue89, Télérama.fr, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration et l’Institut de relations internationales et stratégiques.
---------- Message transféré ---------- De : Le Cercle des Etudiants Arabo-Européens<infoceae@...>
Date : 30 novembre 2009 01:30 Objet : Midi-réflexion sur les accommodements raisonnables ce mardi 1er décembre. À :
Chers amis, Chers membres,
Le Cercle des étudiants Arabo-Européens a le plaisir de vous inviter à son midi-réflexion sur le thème des accommodements raisonnables avec la participation d'Henri Goldman, rédacteur en chef de la revue Politique : http://politique.eu.org/
Le système des "accommodements raisonnables" est un dispositif juridique qui vise à lutter contre les discriminations. Ce dernier consiste en l'assouplissement d'une norme afin de contrer la discrimination que peut créer cette même norme et que subit une personne, dans le but de respecter le droit à l'égalité du citoyen.
Qu'est ce que cette notion recouvre réellement? Est-elle véritablement un outil efficace et juste de gestion du pluralisme culturel et de lutte contre les discriminations? Etc. Autant de questions que nous aborderons à l'occasion de ce midi-réflexion.
Il aura lieu ce mardi 1er décembre de 12h à 14h au local du Cercle, Avenue Buyl, 131 .
Venez nombreux !
L'équipe du CEAE
-- Le Cercle des Etudiants Arabo-Européens de l'ULB 131, Avenue Buyl 1050 Ixelles 0472/ 679 592 www.ceae.be
le site de l'Asti - Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés: http://www.asti.lu/ "Une organisation non gouvernementale, créée en 1979 pour lutter pour le
droit de vote et pour des droits égaux des immigrés au Luxembourg.
Aujourd’hui, l’ASTI est aussi à côté des demandeurs d’asile, des sans
papiers et offre un large éventail de projets et de services pour les
enfants, les jeunes et les adultes de toutes nationalités des quartiers
nord de la capitale. L’ASTI s’engage pour une société nouvelle, riche
de sa diversité."
Le Quotidien (Esch-sur-Alzette,Luxembourg) 30/11/2009 08:23:00
Laura Zuccoli est la nouvelle présidente de l'Association de
soutien aux travailleurs immigrés (ASTI). Elle succède à Serge
Kollwelter qui a occupé cette fonction depuis la création de
l'association en 1979.
Après 30 ans d'existence, l'ASTI se
donne un nouveau visage. Féminin cette fois. Laura Zuccoli, elle-même
issue de l'immigration, prend la présidence de l'association qui, au
fil des ans, a su développer de nombreux projets. En termes
d'immigration et d'intégration, elle sait de quoi elle parle. /
Entretien avec notre journaliste Geneviève Montaigu
Succéder à Serge Kollwelter, dont le nom est assimilé à l'association depuis 30 ans, ce n'est pas un peu difficile? Laura
Zuccoli: La discussion que nous avons menée pour le changement de
présidence ne date pas d'hier. Serge répétait depuis pas mal de temps
qu'il fallait songer à sa succession. Oui, historiquement, Serge est un
monument, mais il avait toute une équipe derrière lui. C'est ce que
nous avons cherché à donner comme image en changeant de présidence.
Nous avons réorganisé notre fonctionnement interne pour mieux
équilibrer le poids des salariés et celui des bénévoles.
Votre rencontre avec l'ASTI était-elle le fruit du hasard ou d'une volonté? J'y
travaille depuis 1983! J'ai toujours voulu travailler dans le milieu
des migrants, je suis assistante sociale de formation. Je suis moi-même
d'origine italienne et j'ai eu pas mal de problèmes. J'ai eu de la
chance, j'ai réussi à faire des études grâce au soutien d'un certain
nombre de personnes et j'ai voulu m'engager à mon tour. L'ASTI m'a
ouvert cette possibilité et je suis devenue une des premières
permanentes de l'association. Je me suis longtemps occupée de la maison
de quartier. Et j'ai pas mal occupé le terrain. Que pouvons-nous faire
sur le terrain pour alimenter notre discours politique? C'est la
question qui se posait à l'époque.
L'ASTI est surtout
connue pour ses prises de position en faveur des réfugiés et des
immigrés. Qu'est-ce qui a entraîné sa création? L'ASTI a
été fondée sur des bases très politiques. L'objectif poursuivi à
l'époque était le droit de vote des étrangers. C'était notre slogan qui
a débouché sur la création du festival des Migrations que le CLAE a
repris depuis. L'ASTI était très politisée, et on nous reprochait, au
début, de ne rien connaître du terrain. On a décidé de développer des
projets de terrain pour alimenter la discussion politique. Il est
certain que, l'actualité aidant, l'ASTI a été très présente dans les
médias avec ses prises de position. Nous allons continuer à nous
manifester, mais nous aimerions davantage montrer nos côtés bonnes
pratiques. Nous faisons pas mal de choses, que ce soit avec les
enfants, les jeunes et les adultes, mais le public ne les voit pas
assez.
Pensez-vous que l'ASTI soit encore trop méconnue? Non,
mais peut-être mal connue. Nous n'avons jamais voulu quitter notre
quartier pour aller développer des projets ailleurs, mais nous sommes
disposés à donner des exemples de bonnes pratiques. On aide les
communes à mettre en place des projets en mettant nos ressources à leur
disposition, notre expérience. Nous sommes surtout connus pour nos
positions politiques, mais chacune était alimentée par notre expérience
sur le terrain, ce que les gens ignorent parfois. Nous avons peut-être
une image trop revendicative, mais nous sommes aussi une force de
propositions. Et nous avons des choses à montrer.
Si vous deviez qualifier l'ASTI en un mot, lequel choisiriez-vous? Lobby.
Très clairement. Et d'ailleurs, ça va continuer. Nous sommes une
association de la société civile qui fait du lobbying en faveur d'une
catégorie de personnes. Et dans notre discours, on ne parle pas
seulement des étrangers, nous évoquons aussi le «vivre ensemble» et ça
c'est luxembourgeois. Nous essayons d'être la voix d'une minorité
silencieuse, parce que l'immigration est silencieuse. Nous sommes en
contact avec ces gens à travers nos projets sur le terrain et nous
savons de quoi nous parlons.
Dans quel état se trouve l'intégration au Luxembourg? Au
Grand-Duché, on est devant un fait. Le pays compte énormément
d'étrangers et on doit vivre avec cette réalité, qu'on le veuille ou
non. C'est un point de départ positif. Mais il y a aussi ce constat que
les gens vivent beaucoup les uns à côté des autres. Pas forcément
ensemble. Cependant, à l'ASTI, nous recevons pas mal d'appels de
Luxembourgeois qui nous contactent pour savoir comment ils peuvent
aider une connaissance qui a un problème. Ceux-là sont une masse
silencieuse. Ils se donnent beaucoup de peine pour aider un réfugié, un
sans-papiers. Ce côté invisible de la solidarité s'explique aussi par
le fait que la majorité des Luxembourgeois travaillent dans les
secteurs protégés et n'ont peut-être pas ces soucis de la vie de tous
les jours. Ils ont plus de disponibilité à donner un coup de main. Mais
l'intégration se passe sans beaucoup de contacts. Nous nous sommes
toujours dit à l'ASTI que si la crise économique avait des
répercussions vraiment terribles pour le Luxembourg, alors le gouffre
qui existe entre les employés des secteurs protégés et les immigrés se
creuserait considérablement. Nous ne sommes pas tous embarqués dans le
même bateau.
Vous vous êtes battus bec et ongles contre
les expulsions, et encore récemment, sans pouvoir arrêter le processus.
Vous le ressentez comme un échec? Nous avons quand même
sauvé deux familles lors de la dernière expulsion. Mais, soit, cela
montre le manque de clarté dans ce processus. Nous sommes présents dans
les foyers de demandeurs d'asile. Ils nous disent que cela manque de
critères. C'est une loterie. Nous ne savons pas pourquoi on expulse
telle famille et pas telle autre. Le ministre Nicolas Schmit était
présent lors de notre fête des 30 ans et nous avons bien sûr abordé le
sujet. Avec la nouvelle loi, les non-communautaires qui n'auront pas
d'autorisation de travail ou de séjour faite à partir de l'étranger
seront systématiquement refoulés. Dans le temps, le patron qui avait de
bonnes relations pouvait faire régulariser un employé, mais le migrant
qui ne connaissait personne n'avait pas cette chance. Si c'est clair
sur ce point, c'est moins évident en ce qui concerne les demandeurs
d'asile. Le ministre nous a annoncé son intention de régulariser les
gens qui disposaient d'un statut de tolérance. Actuellement, les
demandeurs d'asile déboutés ne savent pas s'ils feront partie du
prochain charter ou non. Ce n'est pas facile à expliquer aux gens.
Quand vous entendez parler d'immigration choisie, cela vous fait-il sursauter? C'est
une pure illusion. C'est complètement fou. Dans un monde globalisé,
faire de l'immigration choisie, c'est un non-sens. Aujourd'hui, même
dans les régions les plus reculées, les gens ont accès à internet, les
mouvements s'opèrent beaucoup plus facilement qu'avant. Aussi longtemps
que les plus pauvres n'auront pas de perspectives dans leur pays, ils
essayeront de venir chez nous. Si demain nous étions pauvres, plus
personne ne viendrait. Mais actuellement, il ne faut pas oublier que
nous avons besoin de l'immigration, même les Chinois en auront besoin
un jour.
Le Grand-Duché vient d'accueillir des familles
irakiennes qui ont la particularité d'être issues de la communauté
chrétienne, ce n'est pas par hasard, quand même... Le
Luxembourg, historiquement, a toujours essayé d'avoir une immigration
blanche, catholique et si possible européenne. Quand il y a eu les
réfugiés des Balkans, c'est parce qu'il y avait un accord avec la
Yougoslavie et nous avons eu alors bon nombre de musulmans qui sont
arrivés. Je crois que le Luxembourg a extrêmement peur des discussions
qui existent à l'étranger et qu'il fait tout pour l'éviter. Dans le cas
des familles irakiennes, on peut effectivement parler d'immigration
choisie (sourire). Maintenant, il faut aussi reconnaître que la
minorité chrétienne n'a pas la vie facile en Irak et que ces gens-là
ont droit aussi au respect et à l'aide. Au Luxembourg, nous avons des
conventions avec les autres religions, protestante et juive, mais pas
encore avec les musulmans qui représentent la deuxième religion du pays.
Vous prévoyez de grands mouvements de population. À quoi vous attendez-vous dans les prochaines années? Je
pense que les changements climatiques vont nous poser un certain nombre
de problèmes, c'est clair. Nous ne sommes pas encore préparés à cela.
Ces changements climatiques vont entraîner des conflits dans le monde.
La question de l'eau, des terres qui disparaissent et de la
désertification en général va faire bouger les populations.
On a peut-être tendance à oublier que les migrants sont les premiers à envoyer de l'argent dans leur pays d'origine, ça compte? Les
immigrés et même les réfugiés envoient beaucoup d'argent dans leur
pays! Ils sont de loin ceux qui soutiennent le plus le développement
dans leur pays d'origine, loin devant les gouvernements. Et dans notre
discours, nous allons clairement montrer ce rôle trop méconnu et nous
allons montrer le lien entre l'immigration et le développement.
Quel est le poids de l'entreprise ASTI? L'année
passée, et cela m'a surprise aussi, nous étions 35. Nous sommes aussi
nombreux parce que nous avons un certain nombre de projets financés de
manière stable par le gouvernement comme notre maison relais, notre
maison de jeunes, notre agence interculturelle. Et nous avons beaucoup
de personnes qui travaillent à mi-temps, ce qui explique le nombre
élevé de nos effectifs. Et nous avons beaucoup de projets européens,
car pour travailler avec les demandeurs d'asile, souvent les seuls
moyens de financement sont les moyens européens. Pas mal de gens
travaillent donc chez nous dans ce contexte.
Pourquoi ils ont fait le choix de prendre la nationalité française
LE MONDE | 27.11.09 | 14h12 • Mis à jour le 28.11.09 | 12h19
Ils vivent en France
depuis des années. Au moins cinq ans selon la loi, au moins deux s'ils
sont réfugiés politiques. Ils ont tout fait pour devenir français, et
ils le sont depuis dix mois. Depuis le jour où ils ont reçu par
courrier la copie de leur décret de naturalisation, paru dans le Journal officiel.
Ils sont 70 ce matin-là à la préfecture d'Evry, enfin convoqués à la
cérémonie de naturalisation qui clôt cette longue démarche - deux ans
et demi en moyenne dans l'Essonne. On leur a remis le décret en main
propre. Un film de six minutes a été projeté. Ce jour-là, la bande-son
ne marchait pas, ils se sont contentés des images à la gloire de la
France, Mont-Saint-Michel, avions de chasse et frontons "Liberté,
Egalité, Fraternité" sur fond musical. Le secrétaire général de la
préfecture a fait son discours, tout le monde s'est levé aux premières
notes de La Marseillaise, quelques-uns ont fredonné les paroles, et ceux qui n'étaient pas pressés ont bu le verre offert par la République.
Chaque année, plus de 100 000 étrangers deviennent français, par la
voie du mariage (environ 15 % des cas) ou en demandant la
naturalisation. La procédure n'est pas simple. Avant, il faut
rassembler les papiers, pendant, il faut répondre à une convocation au
commissariat et à la préfecture, puis il faut être patient.
NACIBA ET SON ÉCHARPE
"Moi, je n'étais pas pressée, je savais que je l'aurais",
assure une jeune femme, chapeau noir sur la tête, sourire immuable aux
lèvres. La politique, dit-elle, ne l'intéresse pas. Elle n'a pas
entendu parler du débat sur l'identité nationale. A la question "Ça veut dire quoi, être français ?", elle répond : "C'est un truc à l'intérieur, on ne peut pas le dire."
Si elle aime ce pays, c'est parce qu'il n'y a pas de guerre, parce qu'on y aide les pauvres, et parce que, "dans
l'équipe de France, il y a des Noirs, des Arabes, de tout. La France,
elle m'a apporté tout. Et moi je lui apporte des choses, puisque je
travaille avec des personnes âgées". En sortant de la préfecture, Naciba Belkhir,
28 ans, s'est rendue à la mairie de Corbeil-Essonnes pour faire une
demande de carte d'identité. Puis elle est allée acheter une bouteille
de jus d'orange, "comme si c'était du champagne", pour trinquer avec sa mère qui avait gardé sa fille de 4 ans.
Le soir, il y avait matchs à la télé. Egypte-Algérie puis
France-Irlande. Sur la fenêtre de l'appartement, deux drapeaux étaient
scotchés. L'algérien et le français, gagné grâce aux points Kinder
pendant la dernière Coupe du monde. A la main, Naciba avait deux
écharpes, la bleu-blanc-rouge, la vert-blanc-rouge. Les deux pays de
son coeur ont été qualifiés pour le Mondial, alors elle a mis les deux
écharpes l'une sur l'autre et les a cousues.
C'est dans le cadre du regroupement familial qu'elle est arrivée en
France, à l'âge de 5 ans. Son père a fait beaucoup de petits boulots
avant de finir chauffeur de bus ; il est aujourd'hui retraité. Nés en
France, ses trois frères et soeur sont français. A la fin de la soirée,
l'un de ses petits frères est passé, et lui a dit, pour rire, "Tu es des nôtres, maintenant !", avant de lui chaparder l'écharpe double face.
Naciba Belkhir est aide-soignante à domicile chez deux personnes âgées si proches que "c'est comme la famille". Le lendemain de la cérémonie, la fille de l'une des deux vieilles dames lui a dit : "On peut faire chanter le coq." A la mairie, on lui a assuré qu'elle aurait sa carte d'identité dans un mois. Elle se dit fière à l'idée de la montrer. "C'est comme un diplôme. Avant, c'était comme s'il me manquait un truc."
Quand elle était enfant, on ne fêtait pas Noël dans la famille.
Cette année, elle a déjà sorti les décorations. Elle est ravie que sa
fille soit française, "tant qu'elle n'oublie pas d'où elle vient", parce que "c'est une richesse d'avoir deux cultures" : "C'est comme d'avoir un pull et un manteau. Un manteau ça couvre bien mais avec les deux on a plus chaud."
MOHAMMED LE FRANÇAIS
Il est venu à la préfecture accompagné de sa femme Gwenaëlle, une
institutrice d'origine bretonne, et de leurs deux enfants, Inès et
Naël. Ce jour-là, Inès fêtait ses 4 ans, et lui l'aboutissement d'une
procédure à l'issue évidente. Mohammed Elmouttaqi, ancien joueur de
handball, a 45 ans. Il en avait 16 lorsqu'il a quitté ses parents et Fquih Ben Salah, près de Casablanca (Maroc), pour rejoindre son oncle et sa tante, à Evry, dans l'Essonne. Un choc : "C'était le paradis, un autre monde, tout m'impressionnait."
Il a réponse à tout, sauf à une question qu'il se pose lui-même :
pourquoi avoir attendu si longtemps ? Maintenant, avec son passeport
français, quand il passera la douane, à Tanger sur la route des
vacances, à Madrid ou Milan pour aller à un match, "ce sera "circulez !", direct !", alors que jusque-là les fouilles n'en finissaient pas - "Vous pensez, avec une tête d'Arabe..."
Au lendemain de la cérémonie, Mohammed Elmouttaqi,
agent polyvalent dans une entreprise, est parti au travail avec une
bouteille de champagne. A ses collègues qui ne votent pas, il dit que "c'est lamentable". Eux le chambrent en l'appelant "Mohammed Jean-Charles.""Mais je serai toujours Mohammed, Mohammed le Français, dit-il. Aux
matchs, quand j'entends La Marseillaise, j'ai la chair de poule, mais
l'hymne marocain me la donne aussi. J'ai toujours aimé la France. Je
dis toujours"Merci la France et vive la France". Sans oublier le Maroc."
ALEXANDRU, DIT ALEX
Costume, attaché-case, Alexandru Fanea
n'a pas eu le temps de prendre un verre à la fin de la cérémonie. Il
est un jour à Prague, le lendemain à Stockholm, toujours pressé. Il
était en France depuis un mois seulement lorsqu'il a commencé à se
renseigner sur la manière de devenir français. C'était en 2001, il
était en stage Erasmus dans un laboratoire de recherche à Grenoble
après avoir fait une école d'ingénieurs à Bucarest. Et ce qui l'a
motivé, ce sont les gens avec lesquels il travaillait, "des
Français, d'origine nord-africaine, roumaine, ou de souche, qui
savaient où ils allaient, qui donnaient envie d'être comme eux,
intègres, appréciés dans leur travail". Pour être "aussi bien qu'eux", il fallait être français. L'ingénieur se garde d'être critique à l'égard de la Roumanie, mais "ici, le travail et l'effort sont récompensés, le mérite est reconnu".
Neuf ans plus tard, Alexandru est "Alex" pour ses collaborateurs et
pour sa femme. Elle, est originaire de Romorantin. Malgré tout, Alex
pense qu'il ne sera jamais aussi français que certains de ses
collègues, qu'il sera "Alexandru jusqu'à la fin de (sa) vie", qu'il aura toujours "une expression un peu bizarre". Mais il se sent français : "Je ne pense pas que je pourrai un jour vibrer comme un Français, dit-il, mais c'est ce à quoi j'aspire, et c'est ce qui me fait avancer."
A la question "qu'est-ce qu'être français ? ", il répond "c'est être moi-même" : "Ce
décret, c'est juste la confirmation de ce que je suis ; la
concrétisation, sur le papier, d'un ensemble de choix que j'ai faits."
La lourdeur de la procédure a parfois instillé le doute. Alex a dû se
rendre à Bucarest pour obtenir un certificat de naissance, faire
traduire le document par un traducteur assermenté, répondre à une
convocation pendant une période de congé... Mais la page roumaine est
tournée : "C'est comme si j'avais fermé une porte."
Il aime se promener en voiture en Normandie, s'arrêter dans une ferme, discuter avec les propriétaires. "Ils
aiment ce qu'ils font, il y a une joie de vivre que je n'ai pas
rencontrée ailleurs. Ce sont les gens qui m'ont fait aimer la France.
J'ai rencontré ici des personnes extraordinaires."
ALEXANDRA, LA FAUSSE NAÏVE
Alexandra n'a pas attendu cette cérémonie pour se sentir française.
Elle se considère comme telle depuis qu'elle a commencé à maîtriser le
français. A son arrivée, en 2002, elle avait 15 ans et ne parlait pas
un mot. Elle en a 23, est étudiante en langues étrangères appliquées,
et a l'intention de travailler dans le commerce international.
Cette grande jeune femme aux yeux bridés passe ici pour une
Japonaise, une Coréenne, éventuellement une Chinoise. Elle est, ou
plutôt était... kazakhe, d'origine coréenne. Bouddhiste, sa famille a
obtenu le statut de réfugié politique. Les débuts ont été difficiles.
Il y a d'abord eu le choc culturel, Alexandra n'avait jamais vu
d'Arabes, sauf à la télé, et se retrouvait en Seine-Saint-Denis, dans
un quartier où les Blancs étaient rares. Puis il a fallu comprendre le
système, la Sécurité sociale, le fonctionnement de l'éducation
nationale... Mais finalement, "la France (lui) a plus apporté en sept ans que le Kazakhstan en quinze ans."
Elle ne supporte pas que certains de ses amis se plaignent de leur
pays, évoquent un éventuel départ pour le Canada ou Dubaï. Des "naïfs", raille-t-elle, "ils croient qu'ailleurs c'est mieux. Je leur dis : "Vous ne savez pas la chance que vous avez"."
Alexandra n'a jamais entendu parler du débat sur l'identité
nationale. Pour elle, être français c'est d'abord avoir le droit de
vote, et surtout "savoir que (sa) voix sera comptée" - Noursoultan Nazarbaev dirige le Kazakhstan depuis 1989, en 1990 il a été "élu" avec 98,97 % des voix.
Parfois, entre deux éclats de rire, elle s'interroge à haute voix,
se demande si ses propos ne sont pas racistes, s'il y a des choses à ne
pas dire. Un petit rappel sur la liberté d'expression, et elle conclut
: "C'est ça, être française. Etre assise là, tranquille, boire un
café, parler avec une journaliste française." Un petit silence, puis :
"C'est un peu naïf, non ?"
Des "candidats issus de la diversité en position éligible, même en cas de défaite" seront présents sur les listes de la majorité présidentielle.
C'est ce qu'a promis, vendredi 27 novembre, Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP.
Les
cadres du parti issus de la diversité, réunis depuis 2006 au sein du
Cercle de la diversité républicaine (CDR), n'ont pas attendu qu'on
vienne les chercher. Ils ont proposé 35 candidats "légitimes et actifs"
dans quinze régions. Et préviennent : si les promesses du parti ne se
traduisent pas dans les annonces qu'il doit faire courant décembre, "nous prendrons nos responsabilités et présenterons des candidats au suffrage des citoyens", comme le dit Dogad Dogoui, porte-parole et président du CRD.
Ce
club de réflexion au sein de l'UMP s'est mué, depuis décembre 2008, en
un mouvement politique autonome. Rappelant les engagements pris par le
président, le 17 décembre 2008, en faveur d'une politique de promotion
de la diversité, ces élus et militants de la "diversité républicaine" ne se retrouvent pas aujourd'hui dans la tonalité du débat sur l'identité nationale. "Bien
sûr, on a besoin de sécurité. Mais le discours est faible sur la
diversité, l'ouverture, le fait de pouvoir faire nation ensemble", relève Dodag Dogoui, déplorant que "certains à gauche et beaucoup à droite utilisent ce sujet pour stigmatiser les Français venus d'ailleurs".
Pour ce cadre, il faut laisser ce discours au FN, d'autant que "ce
n'est pas à droite mais au centre, autour d'un message de rassemblement
et de cohésion nationale, que sont les réservistes de la majorité
présidentielle". C'est, selon lui, tout l'enjeu "des élections de 2010 et au-delà de 2012".
En
ouvrant le débat sur l'identité nationale, la majorité a ravivé le
thème brûlant de la "diversité" auprès de ses élus ou militants issus
de l'immigration, décidés à ne pas faire de la figuration aux
régionales.
Un petit groupe d'élus de banlieues ont
manifesté leur inquiétude lors d'un rassemblement, le 26 novembre, dans
la capitale, en réclamant que "l'UMP se réveille et fasse sa révolution
culturelle". "On ne veut pas que 2004 se renouvelle", quand "toutes les
personnes" issues de l'immigration étaient "systématiquement en queue
de liste" aux régionales, a clamé Lynda Asmani, conseillère UMP de
Paris. "L'objectif n'est pas de remettre en question notre parti"
mais d'exprimer "une certaine inquiétude", a précisé Kamel Hamza, élu
de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). A l'heure où s'élaborent les
listes pour les régionales, "l'UMP n'a pas pensé à nous, ne nous a pas
contactés", a-t-il déploré, en relevant qu'"aucune" personne issue de
la diversité n'était tête de liste, ni en Ile-de-France ni dans aucun
des autres départements. "On a le sentiment que le travail que l'on
effectue (dans les quartiers, ndlr) n'est pas reconnu", a ajouté Kamel
Hamza.
Pas de traitement de faveur Pour
autant, ces élus et cadres UMP ont démenti vouloir un "traitement de
faveur". "Nous revendiquons de pouvoir militer, de faire une carrière
politique comme nos petits camarades, ni plus, ni moins", a souligné
Jean-Claude Beaujour, qui avait notamment conduit la liste pour les
municipales dans le XXe arrondissement. Evoquant ce "vivier" de gens
"qui se sont battus" pour l'UMP à la présidentielle ou aux municipales,
ces élus ne veulent plus que leur parti soit dans "l'affichage".
Le
porte-parole adjoint du parti, Dominique Paillé, a réagi le lendemain,
en assurant que la diversité serait "présente en nombre et en qualité"
sur les listes, dont les chefs de files seront dévoilés le 28 novembre
lors d'un conseil national. "Nous avons demandé à chaque secrétaire
départemental de faire des propositions et nous aurons bien des
candidats de la diversité en position éligible, a-t-il précisé, même en
cas de défaite." Dominique Paillé s'est engagé à faire des "annonces"
sur ce thème courant décembre, alors que l'intégralité des listes sera
établie en janvier, date du démarrage de la campagne.
L'urgence
a sonné, selon certains cadres de la majorité, d'autant que le Parti
socialiste a déjà offert à des Français issus de l'immigration la tête
de liste dans deux départements d'Ile-de-France (Seine-Saint-Denis et
Val-d'Oise). "Il ne faut pas les sortir du placard pour montrer sa
bonne volonté et les y remettre après. C'est ce que nous ne voulons
pas", estime Marie-Dominique Aeschlimann, secrétaire nationale de l'UMP
en charge des droits de l'Homme, tout en affirmant que les socialistes
n'ont "aucune leçon à donner". "Pour eux, la diversité ne compte que
dans les territoires de gauche ou quand il s'agit de donner un coup de
main à des associations où ils ont leurs 'potes'", a-t-elle ironisé.
Le symbole Rama Yade "Etre
issu de l'immigration équivalait jusqu'à peu à être de gauche.
Autrement, vous aviez une part de non-conformisme, voire de traîtrise
morale pour certains", a estimé Rama Yade, la populaire secrétaire
d'Etat d'origine sénégalaise, lors d'un débat du Cercle de la diversité
républicaine (CDR). "Est-ce que la gauche, malgré toutes ses
déclarations, a fait élire un seul candidat de la diversité à
l'Assemblée nationale ? La réponse est non", a-t-elle lancé jeudi soir
devant ce club de 3.500 adhérents, fondé en 2006 pour promouvoir la
candidature présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Présentée comme
un symbole, sa nomination au gouvernement (tout comme celles de Rachida
Dati et Fadela Amara), puis celle du commissaire à la diversité Yazid
Sabeg en décembre 2008, n'est toutefois pas un gage suffisant pour les
militants de droite. "On nous sort à chaque fois Rama Yade: elle
n'incarne pas à elle seule la diversité", s'est insurgée Leila
Leghmara, conseillère régionale du Nouveau centre, parti centriste
allié à l'UMP, élue à Colombes (Hauts-de-Seine) comme la benjamine du
gouvernement, investie dans ce département pour les régionales. "La
nomination de Rama Yade est un symbole fort et révolutionnaire pour la
diversité. Mais il faut maintenant une véritable politique, car pour
l'instant, le discours, ce n'est pas assez suivi d'effet", a affirmé
Dogad Dogoui, président du CDR. Membre du conseil exécutif de l'UMP, un
organe consultatif, ce consultant en marketing a mis en garde le parti
contre un "mauvais calcul" en vue des régionales, affirmant qu'il ne ne
doit pas "droitiser son discours pour séduire" le Front national.
COLLIN J.-P. (dir.), BHERER L. (dir.), BREUX S. (collaborateur),
DUBUC-DUMAS É (collaborateur), GAUTHIER E. (collaborateur) & DUBÉ
A. (collaborateur) (2008). La participation et la représentation
politique des membres des communautés ethnoculturelles au sein des
instances démocratiques municipales. Montréal. INRS-UCS. 47p.. (Document PDF, 510 Ko) téléchargeable en pdf: http://www.vrm.ca/documents/representation_ethnos.pdf
Le nombre de demandes de naturalisation a explosé depuis le début de l'année. Entrée en vigueur le 1er janvier 2009, la nouvelle loi sur la nationalité ...
Nom et sentiment d’appartenance sont intimement liés
Certains demandent à changer de prénom, voire de nom, pour le franciser, ou au contraire pour l’accorder à leurs origines
Noms
et prénoms se trouvent à l’articulation de l’intime et de l’officiel.
Mieux : ils figent l’intime dans l’officiel. Rien d’étonnant, dès lors,
à ce que certains cherchent à en changer. « L’un de mes clients,
originaire de Tunisie, porte un prénom arabe, Khamous, dont
l’orthographe, francisée, est devenue Camus, raconte Me Thierry Birs.
Mais depuis son arrivée en France, il s’est toujours fait appeler
Richard, de peur d’être discriminé, et veut aujourd’hui voir ce prénom
inscrit sur sa carte d’identité.
D’autres font un choix inverse, dans le but peut-être de se
singulariser. » Comme Samia (1), qui mène actuellement des démarches
que pour que sa fille d’un an et demi ne porte plus son prénom français
– auquel le père tenait beaucoup – mais soit appelée par son deuxième
prénom, arabe. « J’ai envie que son prénom soit en lien avec ses
origines, confie-t-elle, convaincue qu’un nom à consonance étrangère
n’empêche en rien d’aimer la France et de s’y sentir accepté. »
Cette conviction, Hervé Charles, substitut du procureur de Melun
(Seine-et-Marne) en charge des affaires civiles, la retrouve chez la
plupart des personnes qui demandent à reprendre leur prénom de
naissance. « Au moment de leur naturalisation, on leur a demandé s’ils
souhaitaient franciser leur prénom ou en changer carrément. Et beaucoup
l’ont fait, pensant que cela faciliterait leur naturalisation… Puis, à
l’usage, ils se sont rendu compte que le nouveau prénom ne leur
correspondait pas », explique-t-il.
Deux prénoms au quotidien
Certains,
notamment dans la communauté chinoise, utilisent d’ailleurs au
quotidien deux prénoms, comme l’explique Xia Joly, de l’Association
culturelle franco-chinoise Yangtze : « Un premier prénom français et un
second chinois, inscrit ou non sur la carte d’identité, et qui ne sert
que dans les rapports avec les personnes de la même origine. » Parce
que, selon elle, « il ne faut pas oublier son passé », cette secrétaire
pédagogique voudrait, le moment venu, donner à ses enfants un prénom
qui existe à la fois en français et en chinois, « comme Lina, pour une
fille ».
« Le prénom, désormais, tient compte des identités multiples,
bricolées, constate Alain Chenu, directeur de l’Observatoire
sociologique du changement, à Paris. Plutôt que d’appeler leur fille
Leïla, certains parents arabes opteront pour un prénom très proche,
Lila. Ou bien la nommeront Myriam, prénom plus universel. »
Dans un même temps, beaucoup, notamment parmi ceux qui se sont déjà
intégrés, « refusent de garder leur drapeau dans la poche ». Comme le
dit ce sociologue, « le prénom est représentatif du rapport que l’on
entretient avec son identité, et pas seulement son identité nationale
». À preuve, la fréquence des prénoms à consonance régionale portés en
Bretagne ou au Pays basque.
Dans ce grand village qu’est devenu le monde, il est aujourd’hui
moins difficile de porter un prénom d’origine étrangère. « Ces
dernières années, de très nombreux parents ont choisi d’appeler leur
fils Enzo ou Matteo sans avoir la moindre origine étrangère. » Pour
autant, plusieurs études montrent que l’origine des prénoms demeure un
facteur de discrimination à l’embauche.
---------- Message transféré ---------- De : Nadine Brauns<Nadine.Brauns@...>
Date : 24 novembre 2009 12:29 Objet : COMMUNIQUE CECLR - Signes convictionnels À :
COMMUNIQUE DE PRESSE
Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le
racisme
24 novembre 2009
Signes
convictionnels : un outil pour informer et engager un débat démocratique
Signes
religieux, mais aussi philosophiques et politiques : le Centre pour
l'égalité des chances et la lutte contre le racisme préfère parler de « signes
convictionnels » et entend du même coup dépasser la polémique qui entoure
le foulard. Il publie aujourd’hui un outil internet d’information
et de recommandations sur le port de signes convictionnels dans l’emploi,
les services publics et l’enseignement.
Régulièrement, à travers
des faits divers plus ou moins graves et des prises de position plus ou moins
nuancées, l’actualité ramène la question du port du foulard à
l’avant-plan. Loin de s’apaiser, le débat a tendance à se crisper
et à déraper. Or que constate le Centre dans sa pratique quotidienne? Avant
tout qu'il faut ramener la question à sa juste mesure. « Il faut pouvoir relativiser et rationaliser »,estime Edouard
Delruelle, directeur adjoint du Centre. « La Belgique n'est pas en situation de guerre civile!
Il n'y a pas deux camps qui s'affrontent. Poser la question en des termes
simplistes - "pour ou contre" - est justement le piège à éviter. »
A travers son outil
« Signes » (www.diversite.be/signes),
le Centre entend donc rappeler deux éléments essentiels:
Dans
la plupart des situations de la vie quotidienne, le port de signes
convictionnels ne devrait poser aucun problème. La question est en réalité
essentiellement circonscrite à trois
secteurs: l'emploi, les services publics et l’enseignement.
Pour chacun de ces trois secteurs, le Centre propose une méthodologie de travail et fait des recommandations concrètes, dont celle
de légiférer sur les signes
convictionnels à l’école ou dans les services publics.
Le principe de liberté d’exprimer et de manifester
pacifiquement ses convictions doit être le point de départ de la réflexion.
Bien sûr, aucune liberté, même fondamentale, n’est absolue. Mais les
éventuelles limitations
doivent être circonscrites, justifiées
et proportionnées. En d’autres termes, interdire doit
être l’exception et non la règle générale.
A partir de là, la question
n’est plus ‘pour ou contre’, mais bien quelles sont les
limites acceptables à ce principe de liberté individuelle ? Et aussi comment
concilier cette liberté avec les autres principes fondamentaux de notre
société, dont ceux de la neutralité de l’Etat et de l’égalité entre
les citoyen-nes ?
Pour fixer ces limites, le
Centre propose plusieurs pistes de travail et invite à légiférer dans les zones
d’ombre. L’outil vise donc autant à informer les citoyens sur leurs
droits qu’à aider les pouvoirs publics à aborder la question des signes
convictionnels de manière informée et constructive. « Le Centre
n’a pas vocation d’arbitre ni celle de se substituer au
législateur », rappelle Edouard
Delruelle. « Cet
outil est essentiellement un travail d’information et de recommandation,
basé sur l’analyse juridique. Il ne contient pas d’informations
inédites ou de propos sensationnels, mais il a été conçu avec la volonté de
susciter le dialogue entre acteurs de terrain. Aujourd’hui, le débat reste
en effet monopolisé par les porte-parole idéologiques. Il est temps de ‘dépassionnaliser’
les échanges pour ouvrir un vrai débat démocratique ».
Nadine
Brauns, Presse et Communication (FR): 02
212 3015 (gsm: 0475 3333 89)
An
Hulsmans, Pers en Communicatie (NL): 02/212
30 05 (gsm: 0479/91 49 41)
Nadine Brauns Presse et Communication
Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme
Rue Royale 138 - 1000 Bruxelles T (direct) 02 212 3015
M
0475 3333 89 T
(général) 02 212 3000 F 02 212 3030 Enadine.brauns@...Wwww.diversite.be
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---------- Message transféré ---------- De : Informations Oumma.com<envoi@...>
Date : 24 novembre 2009 16:42 Objet : Minorités visibles en politique
11 et 12 décembre 2009 à l' École normale supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris, Salle Dussane.
Rencontres Internationales organisées dans le cadre de l’édition 2009 du Pari(s) du Vivre-Ensemble par Esther Benbassa, directrice d’études à l’École pratique des hautes études (Sorbonne), et Katherine Fleming, professeur à New York University, directrice de l’Institut Remarque de NYU à l’École normale supérieure, avec la collaboration de Jean-Christophe Attias, directeur d’études à l’EPHE (Sorbonne).
Le port d'un simple foulard par une jeune visiteuse il y a quelques jours dans les tribunes du public à l'Assemblée nationale a mis l'Hémicycle en émoi et rouvert un vif débat entre les députés.
Ce bref incident est survenu le 12 novembre, lorsqu'une jeune fille a arboré un foulard dans les tribunes réservées au public. Le député centriste François Rochebloine a alors interpellé le président de séance et plusieurs députés ont protesté avant d'écrire au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), pour que "le règlement soit appliqué".
Or, dans une lettre adressée à tous les députés, le président de l'Assemblée explique "qu'aucune disposition du règlement, ni de l'instruction générale du bureau, n'autorise le président de séance à refuser l'accès des tribunes du public à une personne pour ce motif". "Si le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse a été interdit par la loi, c'est dans les seuls écoles, collèges et lycées publics, ce qui signifie bien, à contrario, qu'il est autorisé dans les autres lieux publics", ajoute Bernard Accoyer.
Cette explication n'a pas satisfait Jean-François Copé. Le président du groupe UMP a déclaré, lors de son point de presse hebdomadaire, "se joindre" aux protestations de ses collègues qui affirment que le port d'un foulard en séance "est formellement interdit" par le règlement.
Enfant de la guerre, il reçoit ce jour la nationalité allemande
mardi 17.11.2009, 05:03 - La Voix du Nord
| ABOUTISSEMENT |
Aujourd'hui, comme il l'avait formulé dans nos colonnes au printemps, « la boucle sera bouclée » pour Francis Boulouart. ...
Cet habitant d'Angres se verra remettre officiellement son acte de
naturalisation allemande, à 14 h 30, à l'ambassade d'Allemagne dans le
XVIe arrondissement de Paris. Francis Boulouart sera alors le seul
habitant de la région à porter la double nationalité franco-allemande,
octroyée aux « enfants de la guerre », nés sous l'Occupation d'un père
soldat allemand et d'une mère française. Joint hier, il attendait ce
moment avec «une grosse émotion, un grand bonheur. » « C'est une page
tournée sur tous ces tabous, ces humiliations et ces discriminations
subies pendant l'enfance », déclarait-il. L'émotion sera d'autant plus
forte, cet après-midi, que Francis Boulouart aura à son côté son épouse
Magy, et son frère d'Allemagne, Rudi, qu'il a rencontré pour la
première fois en 2006 et qui aura fait le déplacement de Stuttgart pour
assister à la cérémonie.
Francis Boulouart est membre du comité
de jumelage Éleu-Ense et témoigne de son histoire dans les
établissements scolaires du secteur. o G. Cs.
Des "enfants de Boches" demandent par dizaines la nationalité allemande
(AFP)
- 17 nov. 2009‎
PARIS - Des dizaines de Français, "enfants de boches", ont entrepris
des démarches pour obtenir la nationalité allemande, depuis le
réglement en août dernier du premier cas de naturalisation d'un fils de
soldat allemand de la deuxième guerre mondiale, selon le consulat
d'Allemagne à Paris.
Francis Boulouart, 66 ans, retraité français
de la région Nord-Pas-de-Calais, a obtenu mardi la nationalité
allemande à Paris après une petite cérémonie au consulat allemand.
Depuis
la première naturalisation de cet été permise par un accord récent
entre Paris et Berlin, "10 naturalisations ont eu lieu, y compris M.
Boulouart et 42 demandes sont en cours de traitement dans toute la
France", a indiqué à l'AFP Thomas Floth, du consultat allemand à Paris.
On
estime qu'environ 200.000 Français pourraient être les enfants naturels
de soldats allemands participant à l'Occupation de la France pendant la
Seconde guerre mondiale, selon un livre du journaliste français
Jean-Paul Picaper et de l'écrivain allemand Ludwig Norz.
Enfants
de la honte car enfants de l'ennemi, ils ont subi des brimades et des
insultes, voire pire, dans la France de l'après-guerre ou ont enfoui
leur secret avant d'entreprendre, pour certains, sur le tard, des
recherches sur leurs "racines" d'outre-Rhin.
Depuis que Berlin a
favorisé les démarches en ouvrant ses archives militaires, "143 hommes
et femmes, ont retrouvé des membres de la famille de leur père, mais
seulement une dizaine ont retrouvé leur père", a indiqué à l'AFP
Jeanine Nivoix-Sevestre, présidente de l'Amicale nationale des enfants
de guerre.
Selon elle, ces hommes et ces femmes "veulent montrer
qu'ils ne sont plus des batards". "Ils veulent être reconnus par
l'Allemagne à la place du père", a-t-elle expliqué.
"Mes parents
ont connu une véritable histoire d'amour et ma mère ne s'est jamais
remariée", a confié à l'AFP le nouveau naturalisé, né en 1943, sous
l'Occupation.
Le père de M. Boulouart, Willy Knöri, avait été
requisitionné par la Wehrmacht en tant qu'accompagnateur de train à
Calais (nord).
Francis Boulouart n'a connu qu'en 2006 le visage
de son père - décédé en 1988 - quand son demi-frère allemand, Rudi
Knöri, dont il avait retrouvé la trace, lui a envoyé une photographie.
Sa mère lui avait tout révélé alors qu'il avait 7 ans. Elle est décédée
en 1964, dans un accident de voiture.
Régulièrement les médias, à travers les opinions exprimées par un « intellectuel de gauche
» et un sénateur libéral, se font le relais d'une campagne destinée à
nous prévenir des dangers imminents du fondamentalisme musulman, ainsi
que du « terrorisme intellectuel qui cherche à faire taire ceux qui refusent le politiquement correct islamo-gauchiste ».
La manière particulièrement caricaturale dont les choses sont
présentées peut susciter un rejet immédiat. Cependant, il faut dépasser
cette première réaction et voir qu'il s'agit en fait d'un condensé de
la façon dont certaines informations nous sont régulièrement
présentées. Le discours se réduit à des pulsions. Il s'agit de
soumettre le langage aux images et ainsi d'enfermer le lecteur dans
l'émotion, dans une mécanique qui marche toute seule. Les « barbus »,
les « filles voilées » et les « gauchistes » sont des
fétiches. Ces images deviennent leur propre base matérielle. Elles ne
se rapportent plus qu'à elles-mêmes, elles volent de leurs propres
ailes.
Billet posté le
dimanche 22 novembre à 11:03
par Henri Goldman.
La « querelle du voile » vire tout doucement au ridicule.
Une pression proprement hystérique s’exerce sur la sérénité des débats,
favorisant les postures les plus guerrières. Et comme toujours, on nous
intime de choisir un camp et de faire preuve de fermeté, les plus
nuancés étant systématiquement suspectés d’être des Munichois en
puissance. Il est de plus en plus difficile de résister aux bulldozers
de la pensée binaire |1|.
Ce sont des caricatures qui s’affrontent : celle qu’on fait de son
adversaire pour le dénigrer plus facilement, et même celle qu’on fait
de soi-même.
Des
élections communales ont eu lieu dans la nouvelle commune fusionnée de
Venlo (province du Limbourg, Pays-Bas) le 18 novembre 2009, soit quatre
mois avant les élections municipales générales aux Pays-Bas.
Il s'agissait notamment de la première participation électorale du Nederlandse Moslim Partij, qui a présenté une liste de 4 candidats.
Une controverse avait par ailleurs éclaté quelques mois plus tôt
quant à l'éventuelle participation d'une liste locale baptisée PVV,
comme le parti populiste islamophobe de Geert Wilders, dont Venlo est
la ville natale, mais sans l'accord de celui-ci qui estimait qu'il n'y
avait pas de candidats valables sur place et ne souhaite de toute façon
pas pas engager son parti dans des élections municipales. En fin de
compte, la liste locale s'était vue interdire l'utilisation du sigle
PVV et avait renoncé à se présenter.
Elections de mars 2006
Le conseil communal sortant, élu en mars 2006, comptait 37 membres
dont 3 d'origine turque et 2 d'origine marocaine: Mohamed Ammi (PvdA,
Marocain, né en 1968), Hakan Tasdemir (PvdA, Turc, né en 1978),
Muzaffer Bozaslan (CDA, Turc, né en 1965), Mehmet Ali Algür
(Groenlinks, puis Lokale Democraten, Turc alévi, né en 1959), Aissa
Meziani (Groenlinks, Marocain, né en 1971)[1].
Dans ce scrutin d'où ses dissidences (PVV et TON) étaient absentes,
le VVD enregistre un bond de 19% à 29% (de 7 à 12 sièges), le CDA se
maintient à 19% (8 sièges) alors que le PVDA s'écroule, de 21% à 11%
(de 7 à 5 sièges), ainsi que Groenlinks, de 14% à 7% (de 5 à 3 sièges).
D66 (passé de 2% à 4%) et le SP (6%, absent en 2006) font leur entrée
au conseil communal avec chacun 2 sièges. Le Nederlandse Moslim Partij a obtenu 199 voix (0,5%) et aucun siège.
Le nouveau conseil, élu le 18 novembre 2009, compte 37 membres
dont un seul des sortants d'origine turque ou marocaine, Muzaffer
Bozaslan (CDA), également le seul de ces élus habitant l'ancienne
commune de Venlo. Un nouveau conseiller PvdA d'origine marocaine,
Houssein Mallouka, de l'ancienne commune de Tegelen, a été élu, ainsi
qu'un conseiller d'origine turque, Duran Yildiz, d'une des listes de
Lokale Democraten dans l'ancienne commune de Blerick[3].
Mehmet Ali Algür , l'élu Groenlinks qui était passé au groupe Lokale
Democraten en cours de mandat, n'est pas réélu à cause de l'échec de la
liste locale à Venlo, qui n'a obtenu aucun siège, il a toutefois obtenu
le plus haut score des candidats de cette liste alors qu'il ne figurait
qu'en troisième position. A noter que le VVD ne présentait aucun
candidat d'origine non-européenne.
Pour rappel, l'électeur néerlandais n'a la possibilité de voter que pour un candidat, il n'y a donc ni panachage ni cumul de votes.
^Samenstelling Gemeenteraad (composition du conseil municipal et fiches biographiques des membres), site officiel de Venlo, consulté le 20 novembre 2009
^ unique candidat d'origine turque ou marocaine sur cette liste; Aantal stemmen - Blerickse Democraten, site officiel de Venlo, consulté le 20 novembre 2009
Amnesty International déplore la décision des autorités marocaines d’expulser Aminatou Haidar,
défenseure des droits humains, du Sahara occidental le 14 novembre.
L’organisation demande instamment aux autorités de l’autoriser
immédiatement à rentrer chez elle à Laayoune. Amnesty International
craint qu’elle n’ait été prise pour cible en raison de son action en
faveur des droits humains et de son soutien public en faveur de
l’autodétermination du peuple sahraoui.
Aminatou Haidar, présidente du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme,
a été interpellée à son arrivée à l’aéroport de Laayoune le 13 novembre
2009 ; elle revenait d’un séjour d’un mois à l’étranger, au cours
duquel un prestigieux prix des droits humains lui a été décerné aux
États-Unis. Les fonctionnaires se sont montrés irrités qu’elle inscrive
sur sa carte de débarquement Sahara occidental comme lieu de résidence
au lieu de « Sahara marocain ».
Emmenée à l’écart, elle a été interrogée en présence du
procureur général du roi à Laayoune par un groupe d’une quinzaine
d’agents de la police judiciaire et de responsables de la sécurité. Des
questions lui ont été posées sur ses convictions politiques et ses
activités en faveur des droits humains, sur ce qu’elle avait fait au
cours de son séjour à l’étranger, on lui a demandé qui avait payé son
voyage et quels soins médicaux lui avaient été prodigués en Espagne. Au
bout de plusieurs heures, alors qu’elle était toujours retenue dans
l’enceinte de l’aéroport, elle a été mise en présence de l’un de ses
proches et de plusieurs autres Sahraouis qui ont cherché à la dissuader
de continuer à défendre l’autodétermination pour le Sahara occidental ;
face à son refus, les policiers lui ont fait signer un procès-verbal et
son passeport ainsi que tous les papiers d’identité qui lui avaient été
délivrés par les autorités marocaines lui ont été confisqués.
Le lendemain, les autorités ont déclaré qu’elle serait
libérée si elle acceptait de reconnaître publiquement la souveraineté
marocaine sur le Sahara occidental. Elle a refusé et, quelques heures
plus tard, les responsables de la sécurité l’ont fait monter dans un
vol à destination de Lanzarote, dans les Îles Canaries et l’ont
expulsée du Sahara occidental. Au cours des quelque vingt-quatre heures
pendant lesquelles elle a été retenue à l’aéroport de Laayoune, Aminatou Haidar
n’a été autorisée qu’à passer un bref coup de fil à sa famille pour
leur demander de lui apporter à manger et a été prévenue qu’elle
n’était autorisée à communiquer aucun détail sur sa situation.
Depuis son arrivée à Lanzarote, Aminatou Haidar
n’a pas quitté l’aéroport ; elle exige de pouvoir retourner à Laayoune.
Elle est en grève de la faim depuis le 15 novembre pour protester
contre son expulsion forcée. La nuit, elle dort dans une ambulance de
la Croix-Rouge. L’inquiétude grandit pour sa santé ; elle souffre d’anémie et d’un ulcère.
Le 14 novembre, l’agence officielle de presse marocaine a annoncé qu’Aminatou Haidar
avait quitté le pays pour les Îles Canaries après avoir refusé de
remplir les formulaires de police standard à l’aéroport et qu’elle
avait « renoncé » à sa nationalité marocaine et « réitéré » son soutien aux « séparatistes ». Le lendemain, le ministère marocain des Affaires étrangères a repris les allégations selon lesquelles Aminatou Haidar avait « renoncé à sa citoyenneté marocaine ». Aminatou Haidar,
qui voyage fréquemment, affirme que depuis 2006 elle a toujours rempli
les cartes de débarquement aux aéroports de la même façon, ne se
présentant jamais comme ressortissante marocaine et indiquant habiter
au Sahara occidental.
L’expulsion d’Aminatou Haidar, qui a reçu le Prix Robert F. Kennedy
des droits de l’homme en 2008, est la dernière en date d’une série de
mesures prises par les autorités marocaines contre des défenseurs
sahraouis des droits humains et des partisans de l’autodétermination
pour le Sahara occidental. En octobre 2009, les autorités marocaines
ont confisqué les documents de voyage de six militants sahraouis – Sidi Mohamed Daddach, Ahmed Sbai, Laarbi Massoud, Atig Brai, Ibrahim Ismaili et Sultana Khaya
– les empêchant ainsi de se rendre en Mauritanie et en Espagne. Le 6
novembre, à l’occasion d’un discours commémorant l’anniversaire de la
Marche verte à l’issue de laquelle le Maroc a pris possession de
l’ancien territoire espagnol du Sahara occidental en 1975, le roi Mohamed VI a déclaré que remettre en question « l’intégrité territoriale » du Maroc – référence au rattachement du Sahara occidental – ne serait pas toléré. « On ne peut jouir des droits de la citoyenneté et les renier à la fois en complotant avec les ennemis de la patrie »,
a averti le roi, laissant entendre ainsi que les Sahraouis qui
réclament l’autodétermination pourraient être privés de leur
citoyenneté marocaine pour avoir exprimé leur opinion.
Amnesty International demande instamment aux autorités
marocaines de s’acquitter de ses obligations internationales au titre
de l’article 12.4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Celui-ci précise que « Nul ne peut être arbitrairement privé du droit d’entrer dans son propre pays ».
Aminatou Haidar doit
être autorisée à regagner Laayoune immédiatement sans condition et les
autorités marocaines doivent lui restituer ses documents de voyage et
papiers d’identité ; les autorités marocaines doivent également
restituer aux six militants sahraouis les documents de voyage et
papiers d’identité qui leur ont été confisqués en octobre et respecter
leur droit de circuler librement.
Complément d’information
Aminatou Haidar joue
depuis de nombreuses années un rôle prépondérant dans les campagnes
organisées pour obtenir la libération de prisonniers politiques et
prisonniers d’opinion sahraouis et pour sensibiliser l’opinion locale
et internationale aux atteintes aux droits humains perpétrées au Sahara
occidental. Elle-même victime de disparition forcée, elle a été détenue
sans inculpation ni jugement dans des centres de détention secrets
entre 1987 et 1991.
En 2005, elle a été condamnée à sept mois
d’emprisonnement à l’issue d’un procès inéquitable, sur la base
d’accusations liées à son implication présumée dans des manifestations
au Sahara occidental. Avant son arrestation, elle avait dû être
hospitalisée pour des blessures subies lors de son interpellation
musclée par des membres des forces de sécurité alors qu’elle se rendait
à une manifestation à Laayoune.
Amnesty International déplore le non-respect par les
autorités marocaines de la liberté d’expression des Sahraouis et du
droit des Sahraouis à collecter et diffuser des informations et
opinions sur des questions relatives aux droits humains sans avoir à
craindre de harcèlement.
Les autorités marocaines semblent adopter une approche
de plus en plus répressive à l’exercice de ces droits par les
Sahraouis, en violation de leurs obligations au regard des traités
internationaux relatifs aux droits humains, notamment le PIDCP et la Déclaration
des Nations unies sur le droit et la responsabilité des individus,
groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits
de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnus, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998.
Pour plus d’informations au sujet de la récente
dégradation de la situation des droits humains au Maroc et au Sahara
occidental, voir :
Maroc et Sahara occidental : Huit nouveaux prisonniers d’opinion en
octobre, MDE 29/011/2009, 6 novembre 2009, http://www.amnesty.org/en/library/i...
Maroc et Sahara occidental : Des militants sahraouis pris pour cible
après s’être rendus dans les camps de Tindouf, MDE 29/010/2009, 13
octobre 2009,
---------- Message transféré ---------- De : Christian Désert<christian.desert@...>
Quel avenir des cours philosophiques à
l’école : Conférence débat le 28 Novembre
Cours de religions et de morale ? Cours de
philosophie, cours d’anthropologie culturelle ? Comment ouvrir chaque
élève à la culture de l’autre ?
Conférence -débat dans le cadre des assises de
l’interculturalité
Le samedi 28 novembre 2009 de 14 à 19h
Salle DOM HELDER CAMARA
Rue Plétinckx, 19 à 1000 Bruxelles
Le « Pacte scolaire » de 1959 a rendu obligatoire
l’organisation de cours « philosophiques » dans l’enseignement primaire
et secondaire officiel. C’est ainsi que dans chaque école publique, il
suffit que les parents d’un seul élève demandent l’organisation d’un
des cours d’une « philosophie reconnue » pour mettre l’école concernée
dans l’obligation de l’organiser. En 1959 étaient reconnues par l’Etat
les religions catholique, protestante et israélite ainsi que la
« morale non confessionnelle ». Se sont ajoutés depuis les cours de
religion islamique et orthodoxe et, tout récemment, le bouddhisme.
Dans le cadre de son projet d’Ecole pluraliste, le MRAX
souhaite que tous les élèves puissent suivre « des cours d’étude
critique des principales options philosophiques, anthropologiques et
religieuses dont le but serait de chercher leur commune humanité, de
combattre l’ethnocentrisme, de donner des outils d’analyse (rigoureuse,
plurielle et critique) et de compréhension de la diversité culturelle,
tout en nourrissant la quête identitaire de tous les jeunes par
l’examen comparé des réponses que les différents systèmes
philosophiques, religieux ou non, apportent aux questions
existentielles qu’ils se posent forcément ». Le MRAX soumet au débat
cette proposition dans le cadre des Assises de l’interculturalité.
Après une introduction par des spécialistes des
disciplines concernées, les questions suivantes seront, entre autres,
livrées à la discussion (qui se fera en ateliers de manière à ce qu’un
maximum de personnes puissent s’exprimer) : la proposition du MRAX
est-elle pertinente en regard du but poursuivi ? Les cours proposés
devraient-ils remplacer les cours « philosophiques » existants ou
s’ajouter à ceux-ci ? Ces matières existent-elles déjà ou ne
pourraient-elles pas être intégrées dans les programmes de cours
existants ? Et qu’en est-il dans les écoles libres confessionnelles ?
14h Introduction : Présentation de l’actualité et
de l’enjeu du débat, par Radouane Bouhlal, Président du MRAX, et Joëlle
Milquet,
Vice-Première Ministre et Ministre de l’emploi et de l’Egalité des
chances, chargée de la Politique de Migration et d’Asile. (sous réserve)
Modérateur : Michel Staszewski, Professeur d’Histoire
dans le secondaire
« Un cours d’anthropologie
culturelle - comprendre l’autre à partir de sa culture » -
Michael Singleton, Professeur d’Anthropologie Emérite de l’UCL
« Un cours d’histoire des
religions comparée » Xavière Remacle, Enseignante, Islamologue
et Formatrice au Centre Bruxellois d’Action Interculturelle
« Comment enseigner la et les
philosophies - regard croisé Belgique/France » Bernard Rey,
ancien Professeur de philosophie en lycée en France et Professeur
Emérite en sciences de l’éducation de l’ULB.
15h15 questions/réponses avec la salle
15h45 Pause
16h00 De la théorie à la pratique - Quelques prises
de
position pour lancer le débat :
« Le système actuel permet
d’ouvrir les élèves aux autres religions et convictions » -
Christian Noefnet, Professeur de religion protestante.
« Pour un cours philosophique
commun en Belgique » - Joachim Lacrosse, Professeur de
philosophie et de morale
16h30 débat en groupes de
travail.
17h45 Clôture : Joëlle Milquet, Vice-Première
Ministre
et Ministre de l’emploi et de l’Egalité des chances, chargée de la
Politique de Migration et d’Asile et Olivier Dradin, conseiller à
l’enseignement fondamental, Ministère de l’Enseignement obligatoire en
Communauté française Wallonie-Bruxelles
Le ministre PvdA du Logement, des Quartiers et de
l’Intégration, M. Van der Laan, a présenté hier sa vision de
l’intégration dans la société néerlandaise des immigrants et de leurs
enfants.
"Une analyse pragmatique du dossier explosif, du point de vue politique et social, de l’intégration", remarque le Trouw (p.4). "C’est
ainsi qu’on peut définir la ’lettre sur l’intégration’ que le ministre
Eberhard van der Laan a envoyée hier à la Deuxième Chambre."
Van der Laan constate tout simplement que les Pays-Bas font partie du
mouvement mondial de migration et sont une société migratoire, que nous
le voulions ou non. Simultanément, il calcule, sur la base des données
du Centraal Bureau voor de Statistiek (CBS) que le
solde migratoire annuel d’immigrants non occidentaux est pratiquement
négligeable par rapport à la totalité de la population. L’an dernier,
il était de 0,12 % (20 000 immigrés) sur 16,2 millions d’habitants. ’Il
convient de nuancer l’affirmation qu’il s’agirait d’énormes nombres
d’immigrants accueillis chaque année aux Pays-Bas’, estime Van der
Laan."
"Cette approche pragmatique fait aussi
apparaître un certain optimisme concernant la rapidité de l’intégration
des immigrants et de leurs enfants dans la société néerlandaise.
C’est ainsi que le nombre de jeunes d’origine turque et marocaine qui
suivent un enseignement supérieur a presque doublé en dix ans,
atteignant environ 40 %. Pour les jeunes Surinamiens et Antillais, ce
pourcentage est respectivement de 49 et 52 %."
"Le chômage parmi les immigrants est descendu de 20 % en 1998 à 11 % en
2008. La participation au travail est passée durant cette même période
de 44 à 55 %. La propriété du logement a fortement augmenté parmi les
immigrants. ’Tout cela montre qu’une classe moyenne substantielle est
en train de se former parmi les nouveaux Néerlandais’, conclut Van der
Laan."
"Certes, il y a beaucoup de problèmes sociaux qui sont liés à la venue
d’un grand nombre de migrants, reconnaît le ministre. Mais il ne faut
pas y aller trop fort, ajoute-t-il. ’Chaqueproblème concernant les nouveaux Néerlandais et leurs enfants n’est pas automatiquement un problème d’intégration.
Et il n’est certainement pas vrai que chaque question a quelque chose à
voir avec une origine islamique. Beaucoup de problèmes, aussi gênants
qu’ils soient, sont des problèmes de grande ville, des problèmes
socio-économiques qui se présentent aussi parmi les Néerlandais
autochtones’."
"Le ministre se montre
cependant préoccupé par divers phénomènes : la ségrégation dans les
quartiers d’habitation et les écoles augmente, la position des jeunes
migrants sur le marché du travail se dégrade rapidement. La délinquance parmi eux est ’effrayante’, les cours d’intégration ne fonctionnent pas comme prévu.
Sur la base de ces deux développements négatifs, Van der Laan propose
deux limites à l’immigration. Tout d’abord elle ne doit pas dépasser
’l’élasticité’ de la société néerlandaise, c’est pourquoi il faut
réduire le nombre de mariages migratoires (il s’agit souvent d’hommes
et de femmes sans formation convenable). En second lieu, il faut que
l’immigrant et ses enfants optent ’sans détour’ pour les Pays-Bas. Ceux
qui le font peuvent compter sur de grandes libertés individuelles. Les
musulmans et l’islam peuvent alors avoir leur place dans la société,
affirme Van der Laan" (également AD pp.1 et 2, de Volkskrant p.3, Trouw p.4, De Telegraaf p.8).
extrait de la plate-forme du RDM (août 1974): "La situation de notre pays [le Maroc] ne cesse de se
dégrader dans les domaines politique, économique et social.
Les masses laborieuses et pauvres, dans un climat d’inexistence de
démocratie et de répression, ne cessent de faire l’objet
d’une exploitation de plus en plus accentuée. L’immigration
des travailleurs marocains en Belgique est une conséquence directe
de cette situation maintenue et entretenue par l’impérialisme
international pour son propre profit et pour celui de ses alliés locaux.
La répression et l’exploitation qui ont conduit à
l’émigration restent les causes réelles de l’ensemble
des problèmes d’ordre général ou particulier que
connaît la communauté marocaine en Belgique ".
---------- Message transféré ---------- De : Catherine Jacques<jacques.catherine@...>
Date : 18 novembre 2009 11:12 Objet :
Le Centre d’archives et de recherches sur
l’histoire de l’immigration a le plaisir de vous inviter à une
conférence sur « Le regroupement démocratique marocain. Une page
d’histoire sociopolitique de l’immigration marocaine en
Belgique » présentée par A. Frennet, Historienne (ULB), A. Fargaoui
et M. Bentaleb, militants du RDM, à l’Espace Magh -17, rue du Poinçon,
1000 Bruxelles - ce 10 décembre 2009 à 19h.
La
rumeur enfle dans les couloirs de l’hôtel de Ville : la socialiste
Souad Razzouk serait sur le point de signer son transfert au CDH. Il
s’agirait de la deuxième « conversion » pour la conseillère communale
et ex-parlementaire bruxelloise, qui avait débuté sa carrière au MR
(d’abord au PRL puis au FDF). Et la liste Ecolo n’est pas bouclée pour
2012... (Fabrice Voogt)
Politique Souad Razzouk confirme son passage au CDH
Ce n’est pas une rumeur, je vais bien au CDH !
» La conseillère communale socialiste de la Ville de Bruxelles, Souad
Razzouk, a tenu à apporter certaines précisions à la suite de la brève
parue dans nos éditions du week-end, dans laquelle nous faisions état
de son possible passage dans les rangs du CDH.
« Avec Joëlle Milquet (NDLR : la présidente du CDH), je vais enfin avoir l’occasion de travailler, explique-t-elle. Cela fait six mois que je ne fais plus rien ! »
Députée sortante, Zouad Razzouk n’a, malgré ses 2.233 voix, pas obtenu
le siège qu’elle convoitait au sein du parlement bruxellois, mais elle
bénéficie toujours, pendant six mois encore, de son traitement de
députée : « On me répond que je continue à gagner de l’argent. D’accord, mais ce que je veux, c’est bosser. »
Originaire de Molenbeek, Souad Razzouk avait débuté en politique au MR,
à la faveur de son passage au sein du cabinet de Didier Gosuin, alors
membre de l’exécutif bruxellois, où elle était conseillère dans les
matières de la santé. « Je me suis retrouvée sur les listes en 2004 sans avoir jamais rien demandé, explique aujourd’hui Souad Razzouk. Mes quelque 3.700 voix ont constitué une énorme surprise. »
En février 2007, elle démissionne du FDF, affirmant ne plus se
retrouver avec l’idéologie menée par son président Olivier Maingain. « En dehors du fait qu’il ait un comportement dictatorial au sein de son parti, je trouve que le FDF n’a plus aucune idéologie »,
clame-t-elle alors. Elle siège alors comme indépendante au parlement,
avant d’annoncer son passage au PS, quelques jours plus tard. Première
suppléante sur la liste du Rassemblement bruxellois (MR), elle prête
serment au conseil communal de la Ville en janvier 2008, après le décès
de Carine Vyghen, et rejoint les bancs du PS, mais sans exercer de
mandat.
Aujourd’hui, elle quitte le PS, « en bons termes avec mes camarades de section », mais déçue de Philippe Moureaux. «
Il vantait mon travail parlementaire à l’époque, pour m’attirer au PS
et disait vouloir dresser la liste aux dernières régionales en fonction
du bilan. Je me suis finalement retrouvée à la 28e place
alors que j’étais une des meilleures parlementaires. Au PS, on laisse
faner les roses et grimper les épines. Avec le recul, j’ai le sentiment
qu’il s’agissait surtout, pour lui, de déforcer le MR. Il ne voulait
pas qu’il y ait des Arabes. »
Pour elle, passer au CDH, « ce n’est pas changer de parti », affirme l’intéressée. «
Je reste fidèle à mes convictions progressistes. Le CDH, ce n’est pas
un parti mais un centre ouvert et démocratique, qui met l’humain au
centre ».
---------- Message transféré ---------- De : Tarek BEN HIBA<t.benhiba@...> Date : 17 novembre 2009 09:14
Objet : Invitation soirée de solidarité avec les journalistes tunisiens À :
Invitation
M.
Jacques BOUTAULT
Maire
du 2ème arrondissement de Paris
M.
Kamel Jendoubi
Président
du Comité pour le Respect et des Droits de
l’Homme en Tunisie - CRLDHT
M.
Mouhieddine CHERBIB
Président
de la Fédération pour une Citoyenneté des
deux Rives - FTCR
Ont le
plaisir de vous inviter à participer à la soirée
pour la liberté de la presse en Tunisie, en soutien aux journalistes
tunisiens,
notamment aux journalistes emprisonnés Taoufik Ben Brik et
Zouheir
Makhlouf, (dont les procès respectifs auront lieu les 19 et 24
Novembre)face à la forte répression dont ils font l'objet et la dégradation
de la
situation aux lendemain des élections présidentielles et législatives
en
Tunisie.
Soirée
Animée par Daniel Mermet
Avec la
participation de :
Alima
Boumediene( Sénatrice – Les Verts) - Aline Paillé
(Journaliste -
France Culture), Arnaud viviant (Journaliste - Les
Inrockuptibles), Aurélie Trouvé (Présidente d’Attac), Bernard
Dréano
(Ceditim), Cécile Duflot (Secrétaire Nationale des Verts), Daniel
Mermet ( Journaliste - France Inter), Florence Aubenas(Journaliste
– Nouvel Observateur), Francine Bavay (Vice Présidente du
Conseil
Régional Ile de France -Les Vert), François Gèze (Editeur), Hassen
Zarrouki (Journaliste - Humanité), Haythem Mannaa
(Commission
Arabe des Droits de l’Homme), Jean François –Julliard
(Reporters Sans
Frontières), José Bové (Député Européen), Khémaies Chammari
(Consultant en droits de l’Homme), Moncef Marzouki (Président
du CPR) , Mouloud
Aounit (Président du MRAP), Nahla Chahal (Journaliste –
Universitaire), Nicole Borvo (Sénatrice – PCF), Pierre
Baron (NPA), Pierre Laurent (PCF),
Pouria Amir Shahi (Secrétaire National des Droits de l’Homme –
Parti
Socialiste), Souheyr Belhassen (Présidente de la FIDH), Tahar
Ben
Hassine (Directeur de la Chaine TV El Hiwar ETTOUNSI), Tarek Ben
Hiba (Conseiller Régional – Ile-de-France groupe communiste,
alternative citoyenne, républicain et parti de gauche ) . . .
Animation Musicale : Mohamed Bhar.
Le
Mercredi à 18 novembre 2009
de
19h30 à 22h00
A
La salle des expositions à la Mairie du 2ème Arrondissement
de
Paris
Le CDH est prêt à cadenasser le port du voile à l'école
RICARDO GUTIERREZ
lundi 16 novembre 2009, 06:28
EXCLUSIF
Le CDH arrête sa position sur le port du voile. « Le Soir » s'est
procuré la note « provisoire et confidentielle » qui devrait être
soumise au bureau politique du parti ce lundi. C'est vers un régime de
bannissement assez généralisé que semble s'orienter les Humanistes. Par Ricardo Gutiérrez La note du CDH sur le voile / Tous les détails dans Le Soir en PDF
Le document, qui n'a pas encore été validé, défend le principe d'une interdiction du port du foulard islamique, « et de tous les signes religieux ostentatoires
» dans l'ensemble de l'enseignement maternel et primaire, tant du
réseau libre que de l'officiel. Dans le secondaire, les élèves
pourraient manifester leur religion seulement à partir de la 3e année
ou de la 5e année. A condition que le Conseil de participation de
l'école les y autorise.
C'est donc vers un régime de bannissement
assez généralisé que semble s'orienter le CDH. Un point de vue très
proche, en somme, de celui du MR, qui a été le premier parti
francophone à prendre attitude, fin septembre, en faveur d'une
interdiction légale des signes d'appartenance culturelle, religieuse ou
politique, sans distinction d'âge, mais dans les seuls établissements
scolaires des réseaux officiels (pas dans le libre).
Si le CDH
s'en tient aux signes religieux, le MR apparaît plus radical, les
élèves de l'officiel n'étant potentiellement plus autorisés à porter le
flambeau laïque voire un tee-shirt à l'effigie de Che Guevara ou de…
Didier Reynders.
Au PS, la position officielle sur le port du
voile à l'école devrait être annoncée avant la fin de l'année, au terme
des débats menés au sein de la Commission Laïcité du parti. Il est
question d'une interdiction jusqu'à l'âge de 16 ans.
Des sorties qui étonnent
Les
« sorties » successives des partis francophones étonnent, alors même
que le gouvernement fédéral, où siègent le PS, le MR et le CDH, s'est
engagé dans un vaste processus de consultation publique, les Assises de
l'interculturalité, qui ne devait aboutir à d'éventuelles initiatives
parlementaires qu'à l'automne 2010.
La présidente du CDH, Joëlle
Milquet, qui est aussi ministre fédérale de l'Egalité des chances, et
initiatrice des Assises de l'interculturalité, avait reproché au MR de
faire des propositions d'interdiction du voile avant l'issue de la
consultation. Manifestement, le CDH s'apprête à faire de même. Au point
que certains s'interrogent désormais sur l'utilité de ces Assises de
l'interculturalité.
Nous avons le plaisir de vous annoncer l'organisation d'une conférence-débat avec l'historienne française Esther Benbassa (directrice d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes) sur son dernier livre "Etre Juif après Gaza".
Elle aura lieu le vendredi 27 novembre à 20h à l'ULB (campus du Solbosch - auditoire 1302). (PAF 4 eur - étudiants et allocataires sociaux : 2 eur)
L'Institut Marcel Liebman a également le plaisir de vous annoncer la parution aux Editions ADEN du livre
Marcel LIEBMAN "Figures de l'antisémitisme" - Textes choisis et introduits par Jean VOGEL (20 EUR)
Vous pouvez le commander directement auprès de l'Institut Liebman, par e-mail ou via notre site www.institutliebman.be
From: leyla.kose@... To: info@... Subject: Conference-debat: Islam & Ecologie - 25 novembre 2009 Date: Mon, 16 Nov 2009 15:07:16 +0100
Bonjour,
Nous avons le plaisir de vous inviter le mercredi 25 novembre 2009 à 19h00 à l’ULB à la conférence-débat: ISLAM & ECOLOGIE. Cette conférence que nous organisons dans le cadre de nos actions en Education permanente est consacrée à un thème qui a été choisi en concordance avec les besoins et attentes de notre public.
Il s’agira d’abord de présenter la place importante qu’occupe le respect de l’environnement dans la religion musulmane. Ensuite, il sera question d’examiner l’implication des citoyens de confession musulmane, en particulier en Europe et en Belgique, face aux problèmes environnementaux. Et enfin, nous souhaitons susciter la réflexion sur les actions qui pourraient être mises en place sur le terrain.
Pour plus de détails, vous pouvez aussi vous référer à l’affiche de la conférence, ci-jointe.
Nous vous serions très reconnaissants si vous pouviez diffuser cette information auprès de personnes et organismes susceptibles d’être intéressés.
En vous remerciant de votre attention et en espérant vous accueillir lors de la conférence, nous vous adressons nos salutations les plus distinguées.
[ndPYL Pour info, Solidarité juive ("Sol") est une organisation antifasciste juive fondée en 1939 en Belgique, qui a donné naissance en 1969 à l'Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB). Yvonne Jospa (1910-2000) fut, avec son mari Herzl Jospa, la fondatrice du Comité de Défense des Juifs, une organisation de résistance antinazie en 1940-45, membre du Front de l'Indépendance. Le couple Jospa fut également à l'origine de la création d'une section belge du MRAP français, rebaptisée MRAX en 1966. Il est à cet égard plus que regrettable que l'actuel bureau du MRAX organise ce même jour, vendredi 13/11, quasiment à la même heure, une conférence au lieu d'appeler ses membres et sympathisants à assister à l'hommage à sa fondatrice et à trois de ses camarades résistantes. Les luttes actuelles ne doivent pas faire oublier celles du passé, ce d'autant plus que leur filiation est indéniable, pas seulement sur le plan organisationnel et personnel.]
---------- Message transféré ---------- De : upjb<upjb2@...> Date : 29 octobre 2009 13:02
Objet : Femmes en résistance
Bruxelles, le 29 octobre 2009
Exposition « Femme en résistance » dans le cadre de la Quinzaine des Femmes
Chers Amis,
L’UPJB a le plaisir de vous inviter à nos activités et plus particulièrement, au vernissage de l’exposition retraçant la vie de quatre femmes de Solidarité juive : Maggy Volman, Sarah Goldberg, Sonia Goldman et Yvonne Jospa. Le vernissage de cette exposition qui se tient du 13 au 25 novembre, aura lieu le jeudi 12 novembre à partir de 18h30. Adresse : Théâtre Mercelis, 13 rue Mercelis à Ixelles.
Une conférence « Quatre résistantes de Solidarité juive » donnée à l’Hôtel de ville par Jo Szyster le vendredi 13 novembre à 20h15 nous permettra de mieux connaître ou de retrouver ces quatre militantes infatigables.
Une seconde conférence « Félicie Aron-Lewin, résistante belge condamnée par la Wehrmacht, déportée comme juive par les SS » donnera à Jacques Aron d’évoquer le destin de sa mère. Ce sera le mardi 17 novembre à 20h15 à l’Hôtel de Ville.
Vos pouvez téléphoner à l’UPJB pour avoir de plus amples informations : 02 537 82 45.
Vous trouverez ci-joint le programme complet de la Quinzaine des femmes.
J’espère que vous serez des nôtres.
Cordialement,
UPJB
rue de la Victoire 61
1060 Bruxelles
Tél 02 537 82 45
E-mail : upjb2@...
Je me souviens que mon frère m'a montré le petit livre qu'il a dû
étudier pour devenir canadien, pour être franc je crois que j'aurais pu
passer le test, c'était vraiment très superficiel. Mais il est clair
qu'une modification en la matière doit faire l'objet d'un large
consensus, c'est un thème important qui ne doit pas juste devenir la
"chose" du ministre en charge.
De toute façon, tout test de nationalité doit d'abord être "testé" sur la population qui a déjà la nationalité, je me souviens qu'il y a déjà eu des débats à ce sujet aux Pays-Bas, et peut-être au Royaume-Uni.
A l'époque où la police locale belge traitait des demandes de
naturalisation, j'ai constaté que certains posaient des "questions
additionnelles" pour tester le "degré d'intégration" des postulants. Je
préfère que ça soit formalisé et que les demandeurs sachent dès le
départ à quoi s'en tenir.
Ca me rappelle aussi cette affaire récente aux Etats-Unis, la
condamnation d'un psy qui avait fait des tas de faux certificats pour
éviter à des postulants de passer l'examen de naturalisation, en les
faisant passer pour débiles légers etc. Dès qu'il y a une règle il y a
des gens qui essaient de la contourner, c'est humain.
Un "rite de passage" me semble de toute façon indispensable, que ce
soit pour l'accès à la nationalité ou pour l'adhésion à un parti
politique, je suis effaré de voir des adhérents à certains partis
politiques belges totalement ignorants de l'histoire de leur parti,
pour eux la politique se réduit essentiellement à une sorte de jeu, et
le changement d'équipe est envisageable sans remords. A Ecolo, il
existe un "sas", les gens sont d'abord sympathisants et l'adhésion
formelle ne peut pas se faire avant trois mois de participation à un
groupe local, qui doit décider du sort du candidat-membre. Ca présente
un biais, c'est une procédure totalement subjective qui s'apparente à
une sorte de "parrainage colelctif", mais le principe de
non-automaticité me plaît assez.
P.Y.L.
========
Citoyenneté et Immigration Canada
Communiqué
Le nouveau guide d’étude sur la citoyenneté aide les nouveaux arrivants
à mieux comprendre le Canada
Ottawa, le 12 novembre 2009 — Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté,
de l’Immigration et du Multiculturalisme, a lancé aujourd’hui un nouveau
guide d’étude plus exhaustif sur la citoyenneté canadienne.
Découvrir le Canada : Les droits et responsabilités liés à la
citoyenneté comprend également des renseignements sur les valeurs
communes que sont la liberté, la démocratie, le respect des droits de la
personne, la primauté du droit et l’égalité entre les hommes et les
femmes. Il fait la promotion auprès des immigrants et des Canadiens
d’une meilleure compréhension de l’histoire, des valeurs, des symboles
et des institutions importantes du Canada, comme le Parlement et la
Couronne. Il met également en évidence la contribution des communautés
ethniques et culturelles à l’édification de l’identité canadienne et les
sacrifices accomplis par les anciens combattants du Canada pour notre pays.
« Les gens viennent des quatre coins du monde pour obtenir la
citoyenneté canadienne. Elle est hautement prisée », a déclaré le
ministre Kenney. « Nous nous attendons à ce que les personnes qui
veulent obtenir la citoyenneté canadienne comprennent suffisamment leurs
droits et leurs responsabilités, et connaissent les valeurs et les
institutions enracinées dans l’histoire du Canada. En améliorant le
guide, nous avons augmenté la valeur de la citoyenneté canadienne. »
Au cours de l’élaboration du guide, Citoyenneté et Immigration Canada
(CIC) a consulté un groupe d’éminents Canadiens, dont des personnalités,
des auteurs et des historiens. Le nouveau guide a également été examiné
par des organisations réputées s’intéressant à la promotion de la
citoyenneté, comme l’Institut Historica-Dominion, l’Association des
communautés francophones et acadienne du Canada et l’Institut pour la
citoyenneté canadienne.
« Découvrir le Canada devrait être lu non seulement par les nouveaux
Canadiens, mais par tous les étudiants de niveau secondaire au Canada »,
a déclaré Marc Chalifoux, vice-président exécutif de l’Institut
Historica-Dominion. Tous les citoyens, qu’ils soient nés au Canada ou à
l’étranger, ont besoin de comprendre comment sont nées les institutions
du Canada. Le présent guide leur explique. »
Il s’agit des premiers changements importants apportés au guide d’étude
depuis sa création en 1995.
« Il est difficile de présenter le Canada – sa géographie, ses
habitants, sa société et son histoire – dans un bref document, mais ce
guide fait un bon travail », a indiqué l’historienne canadienne Margaret
MacMillan de l’Université d’Oxford, auteure de l’ouvrage à succès Paris
1919, à propos du nouveau guide.
« Enfin, le Canada possède un guide à l’intention des citoyens éventuels
qui ne constitue plus une source d’embarras », a déclaré l’historien
Jack Granatstein, auteur de l’ouvrage Who Killed Canadian History (Qui a
tué l’histoire canadienne?).
Rudyard Griffiths, cofondateur de l’Institut du Dominion et auteur de
l’ouvrage Who We Are: A Citizen’s Manifesto (Qui nous sommes : Manifeste
du citoyen), a déclaré : « Nous avons enfin un guide de préparation à la
citoyenneté qui offre aux nouveaux arrivants un aperçu complet des gens,
des lieux, des symboles et des valeurs qui définissent notre mode de vie
commun. Bravo! »
Une des exigences pour obtenir la citoyenneté est de prouver que l’on
connaît bien le Canada ainsi que les droits et responsabilités des citoyens.
Selon Xavier Gélinas, historien québécois et conservateur du Musée
canadien des civilisations, le guide accorde une attention à la nature
bilingue et biculturelle du Canada, autant dans le texte que dans des
images révélatrices. « Un exemple est la couverture où figure, en
médaillon, une photo du fauteuil du président de l’Assemblée nationale
du Québec. De mémoire d’historien, j’ai rarement vu une telle
reconnaissance explicite de la réalité et du caractère distinct du
Québec dans un document émanant du gouvernement canadien. On fait ainsi
la démonstration du fédéralisme en gestes, en textes et en images. »
« Découvrir le Canada présente aux Canadiens éventuels une histoire, une
géographie, une nature et des traditions particulières », a dit le
professeur Randy Boyagoda, romancier et contributeur au magazine The
Walrus. « Ce guide décrit pertinemment les forces du Canada, notamment
les droits et responsabilités de ses citoyens. »
« Le nouveau guide est une étape très positive pour ce qui est d’offrir
un contenu plus historique, comparativement aux éditions précédentes, et
il présente ce contenu de façon à aider les lecteurs à comprendre
l’importance du passé pour expliquer le présent », a déclaré Deborah
Morrison, présidente et directrice générale de la Société d’histoire
nationale du Canada. « J’espère que vous encouragerez une distribution à
plus grande échelle du guide, car je pense qu’il serait utile pour tous
les Canadiens, peu importe la date d’obtention de leur citoyenneté! »
Les demandeurs de la citoyenneté qui doivent se présenter à un examen ou
à une entrevue avant la fin de février 2010 devraient lire l’ancien
guide intitulé Regard sur le Canada, qui continuera d’être disponible
sur le site Web de CIC. Ceux qui se soumettent à l’examen ou ont une
entrevue à compter de mars 2010 devront étudier le guide Découvrir le
Canada.
---------- Forwarded message ---------- From: mark de clerck<mark.de.clerck@...>
Date: 2009/11/12 Subject: IES Lecture Series 18/11: Migration, religion and secularism
Dear,
I hereby would like to draw your attention to the upcoming lecture on "Migration, religion and secularism" which may be of interest to you.The lecture is held in the framework of the Autumn Lecture Series: Europe under threat? Security, Migration and Integration.
Next wednesday 18 November 2010, the Institute for European Studies (IES) is glad to welcome Laila Bokhari from Norwegian Institute for International Affairs and Jorgen Nielsen from University of Copenhagen as the keynote speaker on this interesting topic.The talks are followed by a discussion with the audience.
If you have not yet registered, you can do so on the IES website: www.ies.be , where you can also find the complete programme of the lecture series.
The venue takes place at the Free University of Brussels (VUB), room E.0.04 from 18.00 - 20.00
We hope to welcome you on this lecture for a vivid discussion around the subject.
Kind regards,
Institute for European Studies
International Peace Research Institute Oslo
Law, Science, Technology and Society Studies
Les grands avantages de la version wiki sont que les notes en bas de page ("références") sont plus faciles à gérer, idem pour les catégories. Par ailleurs, les dates de mise à jour figurent au bas de chaque page.
Parallèlement, sur le wikipedia anglophone, je fais partie du Jewish Labour Bund Task Force et j'écris principalement sur le thème de la participation politique des minorités (notamment juives) en Europe orientale dans la première moitié du XXème siècle. Une partie de ces contributions se retrouvera, en version française, sur le site wiki Suffrage Universel, ainsi que divers articles rédigés à partir de mes notes (et des photocopies) prises il y a un quart de siècle (déjà!) en vue de la rédaction d'un mémoire sur les "Stratifications ethnopolitiques dans le Bilad al-Sham".
Suffrage Universel est un site indépendant (géré
individuellement sur fonds propres) consacré à la participation
politique des minorités ethnonationales et religieuses, créé et géré
par Pierre-Yves Lambert, sur la Toile depuis août 1998.
---------- Message transféré ----------
De : upjb <upjb2@...>
Date : 12 novembre 2009 08:42
Objet : FW: Femmes en résistance ces prochains jours
À : Activitésupjb2 <upjb2@...>
Dans le cadre de La Quinzaine des femmes,
L’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)
à le plaisir de vous convier à l’inaugurati on de l’exposition
« Femmes en résistance » ce jeudi 12 novembre à partir de 18h30
au Théâtre Mercelis, 13 rue de Mercelis à Ixelles.
L’exposition sera visible jusqu’au 25 novembre de 14h30à 17h30.
Le vendredi 13 novembre à 20h15 à l’Hôtel de Ville de Bruxelles
Jo Szyster donne une conférence sur le même thème
«Quatre résistantes de Solidarit é juive»
Le mardi 17 novembre à 20h15 à l’Hôtel de Ville de Bruxelles
Jacq ues Aron nous fera conna ître le destin at ypique de
«Félicie Aron-Lewin, résistante belge condamn ée par la
Wehrmac ht, déport ée comme juive par la SS»
---------- Message transféré ---------- De : Christian Désert<christian.desert@...>
Date : 10 novembre 2009 11:32 Objet : [Mraxcom] MRAX: Exceptionnelles ASSISES SUR L'ISLAMOPHOBIE A L'ECOLE, le 13/11/09 À : mrax@..., mraxinfo@..., mraxcom@...
« Quand
l'islamophobie questionne l'école » formera le 2ème
temps fort des « Assises sur l’islamophobie » que le MRAX a lancées le
26 septembre dernier, aux fins d’alimenter la réflexion, l’échange et
la nuance sur cette thématique qui fait toujours couler beaucoup
d'encre.
Dans le cadre des Assises de l’Interculturalité initiées par le
gouvernement fédéral, le Mrax vous convie à une soirée réflexion sur le
thème "Quand l’islamophobie questionne l’école", avec :
Hassan Boussetta, chercheur qualifié du FNRS, directeur adjoint
du Cedem de Liège.
Louis-Léon Christians, Professeur à l’Université catholique de
Louvain, titulaire de la chaire de droit des religions.
Christine Delphy, Sociologue, chercheuse au CNRS et féministe
engagée - France
karin Heremans, directrice de l’Athénée royal d’Anvers
Ce vendredi 13 novembre, de 19 à 22 heures, au Centre communautaire
maritime, rue Vandenboogaerde, 93, 1080 Bruxelles