Ignorez pour effectuer la recherche.
revue-de-presse-sahara-occidental · Revue de presse Sahara

Informations du groupe

? Déjà membre ? Ouvrir session

Astuces Yahoo! Groupes

Le saviez-vous...
Un hobby, une passion ? Partagez, c'est si bon d'en parler avec les autres ! Je crée mon groupe.

Messages

  Messages Aide
Avancée
Messages 1715 - 1744 sur 2974   Le plus ancien  |  < Plus ancien  |  Plus récent >  |  Le plus récent
Messages 1715 - 1744 sur 2974   Le plus ancien  |  < Plus ancien  |  Plus récent >  |  Le plus récent
Messages: Afficher les résumés des messages Date ^  
#1715 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Samedi 17. Novembre 2007  22:41
Sujet: ONU/Negotiations F.POLISARIO-Maroc (9/13-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. ONU-NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO-MAROC

1.1. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS (9/10-XI-2007): Le peuple sahraoui rejette toute solution qui
ne reconnaît pas son droit à l'autodétermination (Front Polisario)
- SPS (9-XI-2007): Le Maroc annule un séminaire culturel pour les
Sahraouis des deux côtés du mur
- ARSO (7-XI-2007): Déclaration de Mhamed Khadad, coordinateur
sahraoui avec la MINURSO

1.2. PRESSE MAROCAINE
- TEL QUEL (No. 297): Négociations. El Himma sera de la partie
- MAP/LE MATIN (13-XI-2007): Le dialogue est le seul moyen pour
parvenir au règlement (Vittorio Craxi, secrétaire d'Etat italien aux
affaires étrangères)

1.3. PRESSE ALGÉRIENNE
- LIBERTÉ (12-XI-2007): Rejet de toute solution n'incluant pas le
droit à l'autodétermination. Le Front Polisario répond à Mohammed VI
- LE JOUR D'ALGÉRIE (10-XI-2007): Les provocations marocaines
continuent. Le Polisario appelle la communauté internationale
- LES DÉBATS (7-XI-2007): Autodétermination du peuple du Sahara. Le
droit maintenu sur les rails de la légalité



===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. ONU-NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO-MAROC

1.1. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=104
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/09/0963466

Le peuple sahraoui rejette toute solution qui ne reconnaît pas son
droit à l'autodétermination (Front Polisario)


Bir Lehlu, 10/11/2007 (SPS) Le Front Polisario a réaffirmé, vendredi,
que le peuple sahraoui n'acceptera aucune solution qui n'inclut pas
son droit à l'autodétermination et qui n'appréhende pas le conflit
comme un problème de décolonisation, à l'issue d'une session
extraordinaire tenue jeudi sous la présidence du secrétaire général
du Front et président de la République arabe sahraouie démocratique
(RASD), Mohamed Abdelaziz.

Dans un communiqué sanctionnant les travaux de la session
extraordinaire du Secrétariat national (SN) du Front, en préparation
du 12ème congrès, et dont une copie est parvenue à SPS, le Front
Polisario a souligné que "le peuple sahraoui n'acceptera aucune
solution qui n'appréhende pas le conflit comme un problème de
décolonisation avec la nécessité de lui permettre d'exercer son droit
à l'autodétermination et à l'indépendance".

S'agissant de la situation "au plan national interne", le secrétariat
a salué "la résistance du peuple sahraoui dans l'exil et dans les
territoires libérés, ainsi que la résistance des combattants de
l'armée sahraouie de libération sur les premières lignes". Le
communiqué a également salué "leur disponibilité à poursuivre la
lutte pour le parachèvement de la libération des parties spoliées du
territoire sahraoui".

Le SN a, à cette occasion, adressé "un appel" au peuple sahraoui à
l'effet de "resserrer les rangs pour consolider l'unité nationale
sous la direction du Front Polisario, multiplier les formes d'action
militante nationale, soutenir la résistance pacifique et courageuse
concrétisée par l'Intifada pour l'indépendance et mettre en place les
conditions de la réussite du 12ème congrès du Front, en en faisant
une étape de lutte décisive dans la bataille nationale pour la
liberté, la dignité et l'indépendance".

Concernant la situation dans les territoires occupés et les
universités marocaines, la plus haute instance du Polisario "a salué
la lutte des enfants de l'Intifada pour l'indépendance",
exprimant "la considération du peuple sahraoui pour les énormes
sacrifices consentis par les enfants de l'Intifada".

Le secrétariat a, d'autre part, exprimé "sa satisfaction pour le
succès de la 33ème conférence de solidarité avec le peuple sahraoui
tenue du 18 au 20 octobre à Rome (Italie) qui a regroupé des
centaines de sympathisants avec la lutte du peuple sahraoui de tous
les continents".

Le secrétariat a, de même, rendu hommage au juge espagnol M. Baltsar
Garzon pour "les poursuites judiciaires engagées à l'encontre des
responsables marocains qui ont commis des crimes contre l'humanité
envers des citoyens sahraouis depuis l'invasion militaire marocaine
du Sahara Occidental le 31 octobre 1975". (SPS)


020/090/100 101040 NOV 07 SPS

------------------>
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=98

Le Maroc annule un séminaire culturel pour les Sahraouis des deux
côtés du mur


Chahid El Hafed, 09/11/2007 (SPS) Le Gouvernement marocain a annulé,
à la dernière minute, un séminaire sur la culture sahraouie qui
devait se ternir du 12 au 26 novembre au Portugal dans le cadre
des "mesures de confiances" issue des accords entre le Polisario et
le Maroc signés en 2002 et réactivés au cours des dernières
négociations de Manhasset.

"Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, vient
d'informer les autorités sahraouies que suite au refus opposé par le
Maroc, il a été décidé d'annuler la tenue du séminaire sur la culture
sahraouie, prévu par l'accord sur les mesures de confiance de 2002,
et qui devait avoir lieu, enfin, du 12 au 16 novembre 2007, à  l'île
de Madeira au Portugal, avec la participation d'une quarantaine de
poètes et experts sahraouis des deux côtés du mur de l'occupation
marocaine", a indiqué un communiqué du Polisario.

"Le Maroc vient de la sorte de démontrer, une nouvelle fois, sa
mauvaise foi et son obstination à faire fi de toutes les décisions
des Nations Unies y compris sur les questions humanitaires auxquelles
il a souscrit auparavant", a indiqué le communiqué signé par le
coordinateur avec la Minurso, membre du Secrétariat national du Front
Polisario, Mhamed Khadad.

"Le Front POLISARIO condamne cette attitude arrogante et méprisable
du Maroc qui vient conforter son blocage délibéré des efforts des
Nations Unies en vue de parvenir, comme le stipule toutes les
résolutions de l'ONU dont la 1783, du 31 octobre 2007, à une solution
garantissant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui", a-t-
il ajouté.

Le Front POLISARIO, qui a répondu positivement et souscrit pleinement
aux mesures de confiance entre les parties décidées par l'ONU y
compris la  participation au séminaire culturel de l'île de Madeira,
appelle le HCR et l'ONU à "assumer leurs responsabilités dans la
pleine et entière exécution de ce programme humanitaire en prenant
toutes les mesures qui s'imposent pour que le Maroc mette un terme à
sa rébellion et son mépris du droit et de la légalité
Internationale", a conclu le communiqué publié jeudi. (SPS)


010/090/700 091806 OCT 07 SPS

------------->
http://arso.org/khadad071107.htm

Déclaration de Mhamed Khadad, coordinateur sahraoui avec la MINURSO


Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, vient
d'informer les autorités sahraouies que suite au refus opposé par le
Maroc, il a été décidé d'annuler la tenue du séminaire sur la culture
sahraouie, prévu par l'accord sur les mesures de confiance de 2002,
et qui devait avoir lieu, enfin, du 12 au 16 novembre 2007, à  l'île
de Madeira au Portugal, avec la participation d'une quarantaine de
poètes et experts sahraouis des deux côtés du mur de l'occupation
marocaine.

Le Maroc vient de la sorte de démontrer, une nouvelle fois, sa
mauvaise foi et son obstination à faire fi de toutes les décisions
des Nations Unies y compris sur les questions humanitaires auxquelles
il a souscrit auparavant. Le Front POLISARIO condamne cette attitude
arrogante et méprisable du Maroc qui vient conforter son blocage
délibéré des efforts des Nations Unies en vue de parvenir, comme le
stipule toutes les résolutions de l'ONU dont la 1783, du 31 octobre
2007, à une solution garantissant le droit à l'autodétermination du
peuple sahraoui.

Le Front POLISARIO qui a répondu positivement et souscrit pleinement
aux mesures de confiance entre les parties décidées par l'ONU y
compris la participation au séminaire culturel de l'île de Madeira
appelle le HCR et l'ONU à assumer leurs responsabilités dans la
pleine et entière exécution de ce programme humanitaire en prenant
toutes les mesures qui s'imposent pour que le Maroc mette un terme à
sa rébellion et son mépris du droit et de la légalité internationale.


Bir lahlou, le 7 novembre 2007.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2. PRESSE MAROCAINE
http://www.telquel-online.com/297/maroc2_297.shtml

Négociations. El Himma sera de la partie

Ahmed Boukhari, le représentant du Polisario aux Nations Unies, a
récemment déclaré que le Front souhaitait la tenue du troisième round
de négociations à Manhasset, aux Etats-Unis, plutôt qu'à Genève.
Aucun responsable marocain ni onusien n'a commenté cette déclaration
et aucune date n'a encore été annoncée pour la tenue de ce nouveau
round. "Il est possible que le Polisario prétexte la tenue de son
congrès pour repousser la date des négociations. Le Maroc avait bien
prétexté, de son côté, la tenue des élections législatives", note ce
membre du Corcas.
Du côté marocain, justement, une question se pose avec insistance :
Fouad Ali El Himma fera-t-il partie du team de négociateurs ? En haut
lieu, la question a apparemment été déjà tranchée. "El Himma y
participera en tant que président de la Commission des Affaires
étrangères au Parlement, apportant ainsi la petite touche de
légitimité populaire qui manquait à l'équipe de négociateurs. En
plus, il peut se prévaloir de lointaines origines sahraouies",
ironise un cadre au ministère des Affaires étrangères.

------------>
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=367

Le dialogue est le seul moyen pour parvenir au règlement (Vittorio
Craxi, secrétaire d'Etat italien aux affaires étrangères)

Publié le : 13.11.2007 | 08h40


Le secrétaire d'Etat italien aux affaires étrangères, Vittorio Craxi
a souligné, lundi à Rabat, que le dialogue reste le seul moyen pour
parvenir au règlement de la question du Sahara.

  Dans une déclaration à la presse à l'issue de ses entretiens avec le
ministre des affaires étrangères et de la coopération, Taieb Fassi
Fihri, le responsable italien a indiqué que son pays "peut jouer un
rôle important" à cet effet, "parce qu'on a beaucoup d'amis dans les
pays du Maghreb".

Il a émis le vœu de voir la communauté internationale s'impliquer de
manière concrète en vue de trouver une solution définitive à cette
question.

Les entretiens entre les deux parties ont porté également sur les
moyens de renforcer les relations bilatérales dans les différents
domaines.


  Par MAP

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=85846

(Lundi 12 Novembre 2007)

Rejet de toute solution n'incluant pas le droit à l'autodétermination
Le Front Polisario répond à Mohammed VI

Par : Abdelkamel K.


Que faut-il attendre du troisième round des négociations entre le
Maroc et les Sahraouis, lorsque le souverain alaouite ne veut
entendre parler de rien d'autre que de l'autonomie et que le Front
Polisario rejette toute solution ne prenant pas en compte son droit à
l'autodétermination, tel que stipulé par les résolutions 1754 et 1783
du Conseil de sécurité ?

à l'issue d'une session extraordinaire sous la direction du président
de la République arabe sahraouie démocratique, Mohamed Abdelaziz, le
Front Polisario a réaffirmé que le peuple sahraoui n'acceptera aucune
solution qui n'inclut pas son droit à l'autodétermination et qui
n'appréhende pas le conflit comme un problème de décolonisation. En
effet, répondant au dernier discours de Mohammed VI dans lequel il
annonçait que "le Maroc et son peuple n'acceptera aucune solution
autre que l'autonomie", le Front Polisario souligne dans le
communiqué sanctionnant les travaux de la session extraordinaire de
son secrétariat national, en préparation du 12e congrès, que "le
peuple sahraoui n'acceptera aucune solution qui n'appréhende pas le
conflit comme un problème de décolonisation avec la nécessité de lui
permettre d'exercer son droit à l'autodétermination et à
l'indépendance".
Si l'on se fie à ces deux prises de position diamétralement opposées,
il ne faut pas s'attendre à des avancées dans les discussions que
doivent reprendre les deux parties prochainement sous l'égide des
Nations unies. C'est dire que la tâche des médiateurs onusiens ne
s'annonce guère de tout repos.
Par ailleurs, le Front Polisario saisira l'occasion pour saluer et
rendre hommage au juge espagnol Baltazar Garzon pour "les poursuites
judiciaires engagées à l'encontre des responsables marocains qui ont
commis des crimes contre l'humanité envers des citoyens sahraouis
depuis l'invasion militaire marocaine du Sahara occidental, le 31
octobre 1975". Quant à la situation interne, le secrétariat a
salué "la résistance du peuple sahraoui dans l'exil et dans les
territoires libérés, ainsi que la résistance des combattants de
l'armée sahraouie de libération sur les premières lignes" et "leur
disponibilité pour le parachèvement de la libération des parties
spoliées du territoire sahraoui".
Dans la foulée, cet organe du Front Polisario a adressé un appel au
peuple sahraoui dans le but de "resserrer les rangs pour consolider
l'unité nationale sous la direction du Front Polisario, multiplier
les formes d'action militante nationale, soutenir la résistance
pacifique et courageuse concrétisée par l'Intifada pour
l'indépendance et mettre en place les conditions de la réussite du
12e congrès du Front, en en faisant une étape de lutte décisive dans
la bataille nationale pour la liberté, la dignité et l'indépendance".
Concernant les territoires occupés et les universités marocaines, la
plus haute instance du Front Polisario a "salué la lutte des enfants
de l'Intifada pour l'indépendance", tout en exprimant "la
considération du peuple sahraoui pour les énormes sacrifices
consentis par les enfants de l'Intifada".
Enfin, le communiqué met en exergue la satisfaction du secrétariat
national "pour le succès de la 33e conférence de solidarité avec le
peuple sahraoui tenue du 18 au 20 octobre à Rome (Italie) qui a
regroupé des centaines de sympathisants avec la lutte du peuple
sahraoui de tous les continents".

----------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/101107/une/Lejour.htm

Les provocations marocaines continuent
Le Polisario appelle la communauté internationale


Célébrer l'anniversaire de la marche noire, (marche verte selon
l'appellation marocaine), rappelle au monde «la nécessité d'une
intervention urgente afin de mettre un terme à l'occupation de ce
dernier du Sahara occidental», a déclaré à l'APS Sidi M'hamed Omar,
représentant du Front Polisario au Royaume-Uni et en Irlande. Lequel
a ajouté que cette célébration qui a eu  lieu mardi dernier est le
rappel d'«un jour sinistre de l'histoire de toute la région et marque
le début du projet expansionniste marocain dans la région». Le front
Polisario a déploré cette commémoration t qui intervient au moment
même  où la «société sahraouie, notamment les militants des droits de
l'Homme, mènent d'intenses contacts sur le plan international pour
faire pression sur le Maroc et l'amener à se conformer à la légalité
internationale consacrant les droits de l'Homme». Rappelons que «la
marche noire» qui a eu lieu le 31 octobre en 1975, caractérise comme
l'a évoqué le représentant du front Polisario «l'invasion militaire
marocaine des territoires sahraouis et les raids aériens au napalm et
au phosphore blanc qui ont ciblé les civils sahraouis», lequel a
souligné  aussi que cette «cette marche constitue la preuve
irréfutable de l'intention du régime marocain qui visait et vise
toujours l'extermination du peuple sahraoui et le reniement de son
droit à l'existence». Revenant à la répression marocaine et aux
violations perpétrées quotidiennement par le régime marocain à
l'encontre des civils sahraouis dans les territoires occupés de la
rasd, le responsable sahraoui a déclaré qu'il «est inadmissible que
le monde continue à  fermer les yeux sur ces crimes et exactions
commis par le régime marocain à l'encontre du peuple sahraoui et son
droit à l'autodétermination, pourtant reconnu au niveau
international». Par ailleurs et au volet solidarité avec les réfugiés
sahraouis des camps de Tindouf, le Programme alimentaire mondial
(PAM),a annoncé mercredi la réception d'un don d'un millions d'euros
au profit de ces réfugiés de l'office humanitaire de la commission
européenne (ECO).  La contribution de l'ECO est destinée selon le Pam
à «fournir des produits alimentaires aux personnes les plus
vulnérables parmi la population des réfugiés du Sahara occidental».
Selon Omar Ali, le chargé de bureau des opérations du PAM en
Algérie,  le don de l'ECO va permettre «d'assurer des vivres et à
sécuriser une  disponibilité alimentaire pour  26 jours». Cela en
ajoutant que «le million d'euros sera destiné à l'achat de 1 400
tonnes de farine de blé, 250 tonnes de sucre et 200 tonnes de mélange
de blé et de soja au profit de 125 000 réfugiés les plus
vulnérables».


Par Habiba Ghrib

------------------>
http://www.lesdebats.com/editionsdebats/071107/monde.htm#1

Autodétermination du peuple du Sahara
Le droit maintenu sur les rails de la légalité


Le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé au Maroc et au
Polisario d'engager cette fois des « négociations de fond ».

Dans sa résolution 1783, adoptée le 31 octobre dernier à l'unanimité,
le Conseil de sécurité a également décidé de prolonger de six mois,
jusqu'au 30 avril 2008, le mandat de la Mission des Nations unies
pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso).
Le Conseil a en outre demandé au Front Polisario et au Maroc de
poursuivre les négociations sous les auspices de M. Ki-Moon, «sans
conditions préalables et de bonne foi», mais d'engager cette
fois «des négociations de fond» pour parvenir à une solution
politique juste, durable et mutuellement acceptable par les deux
parties en conflit, afin de déboucher sur l'autodétermination du
peuple sahraoui.

Le Conseil a par ailleurs prié le secrétaire général d'organiser des
négociations et de lui présenter, d'ici au 30 juin 2008, un rapport
sur les progrès réalisés.

Dans cette résolution, il a été précisé que les discussions doivent
être compatibles avec «les buts et principes énoncés dans la Charte
des Nations unies». Mais, on retiendra surtout que la dernière
résolution du Conseil de sécurité prend note des propositions
marocaine et sahraouie, ainsi que des deux rounds de pourparlers,
tenus en juin et août 2007.

Seulement, malgré l'insistance du secrétaire général de l'ONU sur la
situation inquiétante des droits humains dans le territoire sahraoui
sous occupation marocaine, le Conseil de sécurité n'a, à aucun
moment, exigé du Maroc de s'acquitter de ses obligations en matière
de droit humanitaire international dans l'ancienne colonie espagnole.

Par ailleurs, même si le projet marocain d'autonomie et la
proposition sahraouie sont mis sur le même pied d'égalité pour ce qui
est de la base des négociations entre les deux parties, et même si on
maintient le cap sur les textes et les résolutions des Nations unies
en matière de décolonisation, le Conseil soutient que des «efforts»
ont été fournis par Rabat. En d'autres termes, la résolution 1783
reconnaît les droits du peuple du Sahara occidental et s'inscrit par
conséquent dans la légalité internationale, sans manifester la
fermeté espérée vis-à-vis de l'agresseur et occupant, à savoir le
Maroc.

Cela confirme d'ailleurs ce que nous avons écrit précédemment sur le
sujet, c'est-à-dire que la bataille se poursuit au sein de l'ONU,
notamment au sein du Conseil de sécurité, entre les grands de ce
monde qui font et défont les crises et conflits au gré de leurs
intérêts et ceux qui restent fidèles au processus de décolonisation
et aux valeurs émancipatrices de la citadelle onusienne. Une bataille
où les premiers, en dépit des manœuvres et tentatives pour venir en
aide à la puissance occupante, sont néanmoins contraints de ne pas
franchir la ligne rouge en matière de droit international.


Les négociations maroco-sahraouies au menu

A partir de là, la satisfaction du Front Polisario et celle de
l'Algérie sont légitimées après l'adoption de la résolution. Pour les
autorités sahraouies, le texte onusien «vient conforter la fidélité
des Nations unies à leur doctrine et pratique en matière de
décolonisation, à travers la réaffirmation du droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui, comme le socle et la finalité
de toute solution politique de la question du Sahara occidental».
Elles relèvent également avec satisfaction que le même traitement
doit être réservé aux deux propositions, dans le processus de
négociation, «en stricte conformité avec l'esprit et la lettre de la
résolution 1754» du 30 avril 2007, dont l'objectif des tractations
demeure «l'exercice par le peuple sahraoui de son droit à
l'autodétermination».

De son côté, le ministère algérien des Affaires étrangères a applaudi
à la réaffirmation du droit à l'autodétermination et à l'appel à la
poursuite du processus de négociations. Il révèle que l'Algérie
soutient «la demande du Conseil de sécurité aux deux parties
d'engager des négociations substantielles lors du troisième round qui
devrait se tenir dans les délais les plus rapprochés».

Pour ne pas perdre la face, le Maroc s'est félicité de la nouvelle
résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, indiquant que celle-ci
appuie sa recherche d'une solution à ce «différend artificiel» et
cherchant une fois de plus à détourner l'attention sur le caractère
colonial d'un «territoire non autonome» qui, pour rappel, est pris en
charge par l'ONU en vue de sa décolonisation. Cette réaction
intervient au moment où les autorités marocaines sont également
confrontées au dossier judiciaire sur le génocide et les actes de
torture entre 1976 et 1987 au Sahara occidental. Un dossier ordonné
par Baltazar Garzon, le juge de l'Audience nationale, principale
instance pénale espagnole, pour «crime présumé de génocide et de
tortures» de la part de responsables marocains dans «une action
complexe et systématiquement organisée contre des personnes
sahraouies». Le juge Garzon a accepté l'ouverture de cette enquête
sur la base d'une plainte déposée, en septembre 2006, par des
associations de défense des droits de l'homme et des familles de
victimes sahraouies, qu'il a jugée recevable.

Il est à souligner enfin que, contrairement à l'alignement manifeste
de la France de Sarkozy aux thèses marocaines, les Etats-Unis ont
pris position pour la poursuite des négociations entre le Maroc et le
Front Polisario pour «une solution politique juste» qui puisse
permettre l'autodétermination du peuple sahraoui. Dans une
déclaration faite dernièrement à l'agence officielle APS, le
diplomate américain à Alger a souligné, concernant les
négociations : «Nous espérons vivement que ces négociations
aboutissent à une solution durable, parce que le peuple sahraoui a
beaucoup souffert.»


Z'hor Chérief

____________

#1716 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Samedi 17. Novembre 2007  22:43
Sujet: Sahara Occidental: Offensive militaire et diplomatique (12/17-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. RASD-UE-UA-ALGÉRIE-MAROC
- AUJOURD'HUI LE MAROC (15-XI-2007): Le Polisario ne sera pas
autorisé à participer au Sommet Europe-Afrique de Lisbonne
- L'EXPRESSION (14-XI-2007): Le Polisario invité au Sommet de
Lisbonne
- AUJOURD'HUI LE MAROC (13-XI-2007): L'Union européenne va-t-elle
reconnaître la RASD lors du IIème Sommet Europe-Afrique de Lisbonne?

2. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-MAROC-OBSESSION DU MAKHZEN
- LE MATIN /(15-XI-2007): Les faux pas de la diplomatie algérienne
- LIBERTÉ (14-XI-2007): Appel d'Abbas El Fassi aux "frères algériens"
pour régler le conflit sahraoui. Quand Rabat se trompe d'interlocuteur
- LIBÉRATION-MA (14-XI-2007): Et si Alger accepte de recenser les
populations des camps de Tindouf
- L'EXPRESSION (12-XI-2007): L'oubli de Abbas El-Fassi

3. SAHARA OCCIDENTAL-ITALIE
- SPS (15-XI-2007): L'Italie exprime sa solidarité avec le peuple
sahraoui (D'Alema)

4. SAHARA OCCIDENTAL-ROYAUME UNI
- SPS (17-XI-2007): ''L'autodétermination est l'alternative la plus
juste et la plus réaliste'' à la question sahraouie (Syndicat
britannique)

5. RASD-AFRIQUE DU SUD
- SPS (12-XI-2007): Le groupe parlementaire de l'ANC de Gauteng
dénonce l'occupation marocaine du Sahara Occidental

6. MAROC-MILITARISME
- L'EXPRESSION (12-XI-2007): Contre qui s'arme le Maroc? IL CONSACRE
40% DE SON BUDGET À SA SÉCURITÉ

7. FRANCE-MAROC-ALGÉRIE
- LIBERTÉ (15-XI-2007): Sarkozy semble perpétuer une tradition de
l'Élysée
Visite privée au Maroc avant son rendez-vous d'Alger
- TEL QUEL (No. 298): Sarkozy. Marrakech bis

8. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE
- SPS (17-XI-2007):  Une nouvelle organisation espagnole soutient le
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination

9. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ESPAGNE-FRANCE-DÉLIRES DU MAKHZEN
- L'OBSERVATEUR: Le Maroc et ses amis de toujours


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. RASD-UE-UA-ALGÉRIE-MAROC
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details58015.html

Le Polisario ne sera pas autorisé à participer au Sommet Europe-
Afrique de Lisbonne


L'Algérie, qui s'est beaucoup agitée ces derniers jours pour faire
participer les 'séparatistes' à cette grand-messe, s'est vu encore
une fois opposer une fin de non-recevoir de la part de l'Union
européenne.


Suite à des informations ayant circulé dans la presse algérienne sur
la participation de la 'pseudo'-république polisarienne au IIème
Sommet Europe-Afrique de Lisbonne, le ministre de la Communication,
porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, a précisé dans une
déclaration à ALM que «ni le Polisario ni la RASD ne sont invités à
participer à ce Sommet», prévu le 8 décembre prochain au Portugal. Le
responsable marocain a, par ailleurs, affirmé que «le Maroc
participera dignement à ce Sommet, comme il l'a d'ailleurs fait lors
de la première édition de ce Sommet», qui s'est tenue en avril 2000
au Caire. L'Algérie, qui s'est beaucoup agitée ces derniers jours
pour faire participer les séparatistes à cette grand-messe, s'est vu
encore une fois opposer une fin de non-recevoir de la part de l'Union
européenne. Réagissant à cette nouvelle 'manœuvre', relayée en grande
pompe par la presse algérienne, le porte-parole du gouvernement, M.
Naciri, a déclaré «ne pas être étonné» que le voisin de l'est bouge
dans tous les sens et essaye, en vain, de faire accréditer une thèse
éculée. Le «Non» opposé par l'UE à la demande d'Alger vient infliger
un 'nouveau revers' à la diplomatie algérienne, qui n'en finit pas
d'essuyer des échecs. Il constitue, par contre, un signal
encourageant à la diplomatie marocaine qui a réussi, par son offre
d'<autonomie>, à tirer le tapis sous les pieds des adversaires de
l'<intégrité territoriale>. Le niet opposé à la demande d'Alger est,
par ricochet, une reconnaissance du rôle concluant que joue le
Royaume sur l'échiquier afro-européen. Pour rappel, lors du premier
Sommet euro-africain du Caire, Rabat avait créé l'événement en
annonçant sa décision d'annuler l'ensemble des dettes des pays
africains les plus pauvres vis-à-vis du Royaume.


Le 15-11-2007
Par : M'Hamed Hamrouch

---------------->
http://www.lexpressiondz.com/dequoi/2007-11-14.html

Le Polisario invité au Sommet de Lisbonne


Selon des sources informées, la diplomatie algérienne aurait réussi à
convaincre les représentations diplomatiques portugaises en Europe et
en Afrique d'inviter la République du Sahara occidental à prendre
part au Sommet Afrique-Europe prévu le 8 décembre à Lisbonne, au
Portugal. Ce Sommet réunira, pour la deuxième fois, les chefs d'Etat
des pays européens et africains. Une occasion pour l'Union européenne
de reconnaître définitivement la République du Sahara occidental. Le
président Bouteflika s'était déjà engagé à faire participer le Sahara
occidental au Sommet de 2003 prévu dans un pays européen. Une édition
reportée à cause de plusieurs facteurs.

------------>
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details57941.html

L'Union européenne va-t-elle reconnaître la RASD lors du IIème Sommet
Europe-Afrique de Lisbonne ?


  L'Algérie veut que le Polisario participe au Sommet de Lisbonne qui
réunira les chefs d'Etat européens et africains.

La diplomatie algérienne s'agite depuis quelques semaines dans
plusieurs capitales européennes et africaines pour faire participer
la 'prétendue' république sahraouie au deuxième Sommet Afrique-Europe
prévu le 8 décembre à Lisbonne au Portugal. Selon des sources
informées, l'Algérie bouge dans tous les sens afin que le Polisario
soit présent lors de cette conférence qui réunira, pour la deuxième
fois, les chefs d'Etat des pays européens et africains.

Rappelons que le premier Sommet avait eu lieu en avril 2000 au Caire.
Une rencontre qui avait été couronnée de succès puisqu'elle avait
permis aux pays des deux continents d'aborder sans tabous tous les
sujets qui concernent les relations entre le Nord et le Sud.
Le Maroc, représenté par SM le Roi Mohammed VI, avait annoncé, à
l'occasion du Sommet, sa décision d'annuler l'ensemble des dettes des
pays africains les plus pauvres vis-à-vis du Royaume. Une initiative
qui allait devenir une revendication que le Maroc défendra à
l'échelle internationale en appelant à l'annulation des dettes
extérieures des pays les moins avancés.
Cette remarquable intervention marocaine avait été décidée suite à
l'intervention de la majorité des pays européens et africains qui ont
demandé au Maroc de participer aux travaux du Sommet même s'il n'est
plus membre de <l'Union africaine> depuis 1984. «Un Sommet pareil
sans un pays comme le Maroc aurait été un fiasco», estime un
diplomate marocain avant d'ajouter : «plusieurs pays européens et
africains ont insisté sur la participation du Maroc et le Royaume ne
pouvait qu'accéder à la demande de pays frères et amis».  Mais, le
Maroc ne pouvait pas être présent dans une rencontre à laquelle
participe une entité 'séparatiste' comme la 'pseudo'-RASD. Aussi, il
a été décidé - suite aussi à des pressions européennes - par les pays
de la 'défunte' OUA d'exclure le Polisario de la rencontre.
Contraintes d'abandonner leur projet d'ériger cette entité en Etat,
les autorités algériennes avaient alors demandé au Polisario de
renoncer à participer au Sommet. Le chef des 'séparatistes' de
Tindouf, Mohamed Abdelaziz, envoya alors une lettre à Abdelaziz
Bouteflika dans laquelle il laissait entendre qu'il «préfère ne pas
participer au Sommet du Caire».

Toutefois, et selon des sources informées, le président algérien
s'engagea à le faire participer à l'édition suivante qui devait avoir
lieu en 2003 dans un pays européen. Une édition qui n'a pas eu lieu
et qui fut reportée à cause de plusieurs facteurs dont le différend
qui oppose les pays du Commonwealth au Zimbabwe de Mugabe. Le même
problème persiste aujourd'hui au moment où le Sommet est programmé
pour le 8 décembre prochain.  Selon une source diplomatique
étrangère, la Grande-Bretagne a informé les pays membres de l'UE de
son intention de boycotter le Sommet si le président zimbabwéen était
invité à Lisbonne. Le même problème risque de se poser, aujourd'hui,
en ce qui concerne la participation marocaine si les Algériens
continuent leurs 'manœuvres' visant à décrocher une participation de
l'entité polisarienne au Sommet de Lisbonne. Des sources informées
font état de l'existence d'un plan d'action établi par les services
algériens pour agir en direction de toutes les représentations
diplomatiques portugaises en Europe et en Afrique pour faire pression
sur ce pays afin qu'il invite la RASD à Lisbonne.
Une stratégie qui ne peut que faire échouer, si elle réussit, une
rencontre aussi stratégique pour le continent africain.


Le 13-11-2007
Par : Omar DAHBI

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-MAROC-OBSESSION DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=528

Sahara 'marocain'
Les faux pas de la diplomatie algérienne
Le but est de créer de nouveau l'impasse

Publié le : 14.11.2007 | 17h52


Histoire de se donner une envergure internationale et inconsciente
des conséquences de ses paroles, Bouteflika, président algérien n'a
de cesse de rechercher une légitimité de par le monde.


Celle-ci n'a d'égale que les déplacements fréquents, en cet automne,
à travers la planète de l'oiseau migrateur en quête d'une place au
soleil pour exposer et réchauffer son doux plumage. On ne débat pas
ici du réchauffement climatique sachant que la diplomatie n'est pas
un jeu. D'autant plus qu'il ne suffit pas d'être d'accord avec tout
le monde pour être un fin politique diplomate. Dans cette optique,
les Algériens sont en droit d'être inquiets.

Aussi, dans un commentaire, au sujet du recul de la diplomatie
algérienne, le journal El Khabar a-t-il relevé dans une de ses
livraisons récemment et sous le titre «une diplomatie oisive» que
l'Algérie ne faisait plus l'objet d'intérêt, ni de la part des pays
africains, ni de ses frères arabes. Et l'adage dit que l'oisiveté est
la mère de tous les vices. Or, dans le cas d'espèce, le vice majeur
de la diplomatie d'Alger est sa fixation relevant du pathologique par
rapport au conflit factice. Rien de plus normal concernant les
attitudes des différentes nations qui confirment que la diplomatie
d'apparat ne peut mener nulle part.

D'ailleurs, tout un chacun sait que toute l'énergie des ressources
humaines des affaires étrangères algériennes se focalise surtout sur
le dossier du Sahara marocain. Quant au budget de ce département, il
sert à louer les services des uns et des autres lorsqu'il désire
exprimer une position au sein du conseil des Sages. Preuve en est que
l'adhésion de l'Algérie, faute de transparence et non de compétences,
au sein de l'OMC bloque en raison des services.
A la date d'aujourd'hui, l'on convient qu'il n'y a pas un seul
dossier de la diplomatie algérienne qui ait abouti et qu'on puisse
attribuer à Bouteflika. Celui-ci est même persuadé que sa mission à
la présidence est de trouver une issue à la question du Sahara
marocain alors que son but est de créer de nouveau l'impasse. D'où le
souhait de faire réviser la Constitution pour briguer un nouveau
mandat et faire perdurer le blocage.

Un autre rêve est non des moindres : assouvir ses desseins
hégémoniques. Les provinces du Sud font partie intégrante du Royaume
du Maroc et l'Algérie a son Sahara. Les frontières sont délimitées
par l'Histoire et ce n'est pas un groupuscule de mercenaires (via la
résidence d'Al Mouradia) qui modifiera son cours.
L'indécence de cette diplomatie d'apparat puise en fait son essence
dans une schizophrénie discursive.
En effet, le discours d'Alger est hautement contradictoire et
inacceptable pour les nations et gouvernements qui suivent de très
près l'évolution du dossier du Sahara marocain.

En la question, l'on convient aisément que la démarche du
pensionnaire des Hauteurs d'Alger et de quelques responsables
contribue à déstabiliser toute une région. Une position génératrice
d'incompréhensions de par le monde et rien que la perspective de paix
serait ressentie comme une humiliation pour Alger.
Aujourd'hui, la question même du Sahara marocain constitue une pierre
d'achoppement et de conflits au sein de l'élite algérienne qui estime
que la diplomatie actuelle n'est autre que de la pure ingérence dans
les affaires internes d'une nation souveraine. Pourtant, il y a
d'autres priorités qui interpellent tant les politiciens que certains
médias en mal d'idéologie.
D'autant plus que de Paris, à Washington, en passant par Londres et
dans le monde entier, les gouvernements sont stupéfiés par
l'incapacité du pouvoir à maintenir un semblant sécuritaire dans la
région.

Et à la débâcle sociale et économique, s'ajoute le comportement d'un
système qui n'a plus de raison d'être. L'on se comporte comme un
homme qui arrose un terrain de peur qu'il ne prenne feu. Sauf que
cela explose de partout.


Par Latifa Cherkaoui | LE MATIN

------------------>
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=85966

(Mercredi 14 Novembre 2007)

Appel d'Abbas El Fassi aux "frères algériens" pour régler le conflit
sahraoui
Quand Rabat se trompe d'interlocuteur

Par : Abdelkamel K.



À l'issue de son discours lors du conseil national de son parti
Istiqlal, le nouveau Premier ministre marocain a demandé à l'Algérie
de faciliter la solution du conflit du Sahara occidental, comme si
elle constituait le vis-à-vis du Maroc dans ce dossier géré par les
Nations unies dans le cadre des cas de décolonisation.

Encore une fois, Rabat tente d'impliquer de manière insidieuse Alger
dans le conflit du Sahara occidental à travers un nouvel appel en
direction d'Alger, dans lequel il lui demande d'en faciliter le
règlement, alors que l'interlocuteur direct, en l'occurrence le Front
Polisario, est nommément cité dans le cadre de la gestion de ce
dossier par le Conseil de sécurité des Nations unies, lequel désigne
clairement dans ses résolutions les deux parties concernées. Cette
fois-ci, c'est le nouveau chef du gouvernement marocain, Abbas El
Fassi, qui s'est chargé de lancer le ballon de sonde en priant
les "frères algériens" d'accorder la "prééminence à l'esprit de
fraternité et de bon voisinage et de s'engager dans l'édification du
Maghreb arabe sur des bases solides", et d'aider à résoudre ce
conflit. S'accrochant d'une part à la position intransigeante du
Maroc, consistant à refuser tout autre solution que l'autonomie, le
patron du parti Istiqlal se contredit d'autre part en affirmant que
Rabat accepte "la négociation et rien d'autre", du moment que l'offre
de dialogue marocaine ne comporte aucune proposition que l'autonomie.
Quel pourrait être l'apport de l'Algérie dans le rapprochement des
deux positions, marocaine et sahraouie, quand bien même elle voudrait
contribuer au règlement de ce conflit, qui empoisonne la région
depuis plus de trois décennies et l'empêche de concrétiser son
intégration ? En effet, les responsables algériens n'ont jamais
refusé d'aider, comme en témoigne la présence de l'Algérie aux côtés
de la Mauritanie, en tant que pays limitrophes des deux pays en
conflit, tel que recommandé par la résolution 1754 du Conseil de
sécurité, aux deux rounds des négociations de Manhasset près de New
York. Alors quel est l'objectif recherché par Abbas El Fassi à
travers son appel en direction d'Alger, du moment qu'il sait
pertinemment que la solution est ailleurs, plus exactement entre les
mains des Marocains et des Sahraouis. On ne peut que s'interroger sur
les buts inavoués de cette nouvelle tentative de brouiller les
cartes, parce que le cadre de dialogue a été bel et bien établi par
l'Organisation des Nations unies, et qu'il appartient aux
négociateurs marocains et sahraouis de trouver des compromis à leurs
différends de manière consensuelle, conformément aux recommandations
des résolutions du Conseil de sécurité.
Mais, comme le Makhzen ne semble pas vouloir un dialogue réel où
chacun présenterait sa solution, laquelle sera sujette à des
négociations autour d'une table, il continue à tourner autour de… la
table. En somme, l'on continue à gagner du temps dans l'espoir
d'avoir gain de cause à l'usure.

----------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=21963

Et si Alger accepte de recenser les populations des camps de Tindouf


Alger tergiverse. Elle refuse toujours de recenser les populations
sahraouies dans les camps de Tindouf. Une opération que Rabat ne
cesse de demander depuis 1975. En vain. Le Haut Commissariat aux
Réfugiés (HCR) à qui incombe la responsabilité de procéder à cet acte
ne l'a toujours pas fait. Il en est interdit, il faut le dire. De
sources onusiennes, Alger rejette les propositions allant dans ce
sens, alors que le mandat du HCR est sans équivoque sur ce point.

Pourquoi Alger persiste-t-elle à laisser inconnu le nombre de
Sahraouis souffrant dans les camps de Tindouf ? Les analystes
apportent deux réponses.

D'abord, un motif d'ordre politique. La véritable situation sociale
et humanitaire dans les camps laisse à désirer. Et par conséquent,
ses détails ne doivent être aucunement connus de tous, et
particulièrement des instances onusiennes. Donc, 'pas' de rapports,
de photos, d'entretiens avec les réfugiés de Tindouf désarmés devant
une elle situation. Ce genre d'opération est du ressort des services
algériens.

Secundo, un motif d'ordre économique. Au cas où les instances
onusiennes, donateurs européens et autres ONG internationaux sont au
courant du nombre exact des populations dans les camps, les aides,
qui seraient maîtrisées, changeraient de forme comme de quantité. Et
du coup, c'est le volume des fonds 'détournés' qui se réduirait. La
rafle des aides et leur vente sur des marchés africains, comme avéré
à maintes reprises est une réalité. D'où la réclamation marocaine de
mettre en application le mandat du HCR et les décisions de son comité
exécutif.

Début du week-end dernier, le Maroc a exprimé devant la 3ème
commission de l'Assemblée générale des Nations unies son souhait que
le HCR soit autorisé à accéder de manière permanente aux camps de
Tindouf. D'autant plus que la mission de cet organisme revêt un
caractère exclusivement humanitaire et social.
Si le HCR est appelé à jouer un rôle en matière d'aide à ces
populations vivant dans des conditions lamentables, encore faut-il
qu'il ait les moyens nécessaires pour accomplir sa mission. C'est en
fonction des besoins que cet organisme international peut évaluer les
aides.
«Le Maroc, la communauté internationale et les donateurs ont une
demande, simple et justifiée : l'Algérie ne peut empêcher,
indéfiniment, le HCR d'accomplir son mandat», a ainsi martelé Lotfi
Bouchaara, membre de la mission diplomatique auprès de l'ONU lors de
cette réunion. Bref, pour le Maroc, il suffit de mettre en
application plusieurs principes fondateurs du HCR pour que la
communauté internationale ait une idée et une visibilité sur ce qui
se passe dans les camps. Si ces populations sahraouies sont
considérées comme étant des réfugiés, pourquoi ne laisse-t-on pas le
HCR s'installer de manière permanente dans les camps de Tindouf? Tout
le monde sait qu'Alger agit de la sorte pour occulter les
agissements 'contraires aux droits humains'. Pour en savoir plus, il
suffit de revenir au rapport de France Liberté, de la célèbre
Danielle Mitterrand
[NOTE: LE RAPPORT "FRANCE LIBERTÉ" FUT DÉMENTI PAR LE FRONT POLISARIO]

et à plusieurs journalistes espagnols 'interdits' de circuler
librement aux camps. Pourquoi aller toujours loin, quand il suffit
d'évoquer l'interdiction de la publication «Al Moustakbal».
L'acheminement des aides et la supervision de toutes les étapes de
leur distribution aux populations des camps doivent être régis par le
HCR, soulignent beaucoup de hauts fonctionnaires de cette instance.
D'où la nécessité de séparer les populations civiles des éléments
armés. Suite logique : le drame humain.


Nouri Zyad

---------------->
http://www.lexpressiondz.com/dequoi/2007-11-12.html

L'oubli de Abbas El-Fassi


Selon le nouveau Premier ministre marocain, Abbas El-
Fassi, «l'Algérie par contre, n'a apporté aucun début de solution
pour régler ce différend», en référence au conflit du Sahara
occidental. Ainsi, Abbas El-Fassi feint d'ignorer que l'Algérie a
toujours défendu le droit à l'autodétermination des peuples dans le
cadre des résolutions de l'ONU.
En effet, pas plus tard que samedi passé, le ministre délégué chargé
des Affaires maghrébines et africaines, M.Abdelkader Messahel, dans
une conférence de presse qu'il a animée à la veille du 9e Forum du
Partenariat our l'Afrique, qui se tiendra aujourd'hui et demain, à
Alger, a réitéré l'appel de l'Algérie à résoudre le conflit du Sahara
occidental, à travers des négociations directes, et le respect des
résolutions des Nations unies.
Au Maroc, on a la mémoire courte.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. SAHARA OCCIDENTAL-ITALIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=154

L'Italie exprime sa solidarité avec le peuple sahraoui (D'Alema)


Alghero (Sardaigne, Italie), 15/11/2007 (SPS) L'Italie a exprimé
mercredi par la voix de son ministre des Affaires étrangères, M.
Massimo D'Alema, sa solidarité avec le peuple sahraoui dans sa
revendication de son droit à l'autodétermination.

"Cette question (sahraouie) est présente chez le peuple italien qui
exprime, chaque fois, son entière solidarité avec le peuple du Sahara
Occidental", a ajouté D'Alema, lors d'une conférence de presse animée
conjointement avec son homologue algérien, M. Mourad Medelci, à
l'issue de la réunion algéro-italienne de haut niveau.

Il a souligné que son pays "soutient les négociations qui se tiennent
entre le Maroc et le Front Polisario" sous les auspices de l'ONU,
tout en souhaitant qu'elles "aboutissent à une solution juste et
définitive".

Dans la déclaration finale conjointe ayant sanctionné la première
réunion algéro-italienne de haut niveau, les deux parties ont
réaffirmé "leur attachement à une solution juste et définitive, dans
le cadre de la légalité internationale et du respect du droit à
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental, conformément aux
résolutions 1754 et 1783 du Conseil de sécurité de l'ONU". (SPS)


020/090/700 151210 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. SAHARA OCCIDENTAL-ROYAUME UNI
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=161

''L'autodétermination est l'alternative la plus juste et la plus
réaliste'' à la question sahraouie (Syndicat britannique)


Genève 17/11/2007 (SPS) Le président de la branche internationale des
Trades Union Congres (TUC), la plus ancienne centrale syndicale
britannique, M. Simon Steyne, a souligné jeudi à Genève que "
l'alternative, la plus juste et la plus réaliste, à la question du
Sahara Occidental, est l'autodétermination du peuple sahraoui ".

"Il est incontestable que la question sahraouie est une question de
décolonisation", a-t-il déclaré à l'APS, en marge des travaux de la
300ème session du Conseil d'administration du Bureau international du
Travail (BIT).

"Il faut aller voir, sur le terrain des réalités, ce que subit le
peuple sahraoui pour comprendre toute la dimension de ce conflit ", a-
t-il ajouté après avoir évoqué son séjour d'une semaine, à la tête
d'une délégation des TUC, dans des camps de réfugiés sahraouis.

"Il est clair que le Sahara Occidental est la dernière colonie du
continent africain, et je ne vois vraiment pas pourquoi on devrait
continuer à se perdre en fausses conjectures sur ce dossier ", a
poursuivi M. Steyne.

A ses yeux, "c'est évident, l'indépendance, l'autodétermination du
peuple sahraoui est la seule alternative, la plus juste et la plus
réaliste" à ce conflit qui dure depuis plus de trois décennies.

"Nous avons dit il y a trois ans, dans une résolution d'un congrès
général des TUC à Londres, et nous le redisons aujourd'hui, que notre
soutien à la cause sahraouie est un soutien à une lutte
anticoloniale ", a-t-il souligné, notant que " la paix dans cette
région, la vraie paix, est entre les mains de l'occupant marocain
pour peu qu'il admette le fait de cette occupation coloniale".

"Admettre cette occupation c'est abord arrêter la répression dans les
territoires occupés, arrêter l'exploitation illégale des ressources
de la pêche et du domaine minier en territoire sahraoui , et accepter
la négociation directe avec le Polisario sans préalable, sur la base
des résolutions de l'ONU", a-t-il ajouté.

M. Steyne a ensuite évoqué les relations de partenariat entre les TUC
et la centrale syndicale sahraouie UGTSARIO. " Nous sommes déterminés
à aider les syndicalistes sahraouis à faire valoir leur juste cause
au sein du mouvement syndical international ", a-t-il assuré.

"Il nous faudra aussi intensifier nos activités en Grande-Bretagne
pour que l'opinion publique britannique comprenne bien la question
sahraouie dans sa vraie dimension, je veux dire en tant que question
coloniale ", a poursuivi M. Steyne, en rendant hommage à l'ONG
britannique "Vent de Sable", entre autres associations
qui "sensibilisent l'opinion autour de cette juste cause". (SPS)


020/090/700 171015 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
5. RASD-AFRIQUE DU SUD
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=114

Le groupe parlementaire de l'ANC de Gauteng dénonce l'occupation
marocaine du Sahara Occidental


Johannesburg, 12/11/2007 (SPS) Le groupe parlementaire de l'ANC de la
région de Gauteng en Afrique du Sud a organisé un colloque sur le
Sahara Occidental intitulé "Sahara Occidental, décolonisation et
référendum d'autodétermination", a-t-on appris de source proche de
l'ambassade sahraouie à Pretoria.

Le groupe parlementaire du parti de l'ANC a dénoncé "l'occupation
coloniale du Sahara Occidental" et conclu à "l'urgence de résoudre ce
conflit de nature colonial par l'organisation d'un référendum
d'autodétermination libre et régulier en faveur du peuple sahraoui".

Le Président du parlement régional, M. Richard Mdakane, a
souligné "l'engagement du peuple sud africain et de l'ANC à côté du
combat du peuple sahraoui et son soutien à sa lutte jusqu'à
l'indépendance".

Madame Nokuthula Sikhakhane, Présidente du groupe parlementaire de
l'ANC dans la région de Gauteng a indiqué que "le soutien à la lutte
du peuple sahraoui sera la priorité du Parlement dans ses activités
de l'année prochaine".

L'ambassadeur sahraoui, Oubbi Bouchraya Bachir a exprimé au nom du
peuple sahraoui "l'estime et la gratitude envers l'Afrique du sud",
ce pays, a-t-il dit, qui a "pris fait et cause pour la lutte du
peuple sahraoui et a su apporter son soutien dans les moments les
plus difficiles".

M. Bachir a également mis en exergue "la position récente de
l'Afrique du sud au sein du Conseil de sécurité défendant
courageusement le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et
appelant à protéger les droits de l'homme dans les territoires
occupés par le Maroc".

"La position honorable de votre pays trouve aussi ses sources dans le
combat historique que vous avez mené contre la barbarie de
l'Apartheid", a encore précisé le diplomate sahraoui.

Le député au Parlement sahraoui et membre du Parlement panafricain,
Salah El Abd a souligné dans son intervention "le soutien appréciable
du Parlement panafricain à la cause sahraouie, dénonçant les
manœuvres marocaines pour contourner la légalité internationale et
les graves violations des droits de l'homme commis par le Maroc
contre les sahraouis" dans les territoires occupés du Sahara
Occidental et au sud du Maroc.

Ce colloque a été caractérisé par une large participation des membres
du Parlement régional, ainsi que les représentants du mouvement de
solidarité sud africain et les membres de la délégation sahraouie.

La délégation sahraouie ayant participé aux travaux de ce Colloque
comprenait des représentants de la diplomatie et du Parlement
sahraouis. (SPS)


020/090/600 121145 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
6. MAROC-MILITARISME
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2007-11-13/47108.html

Contre qui s'arme le Maroc?
IL CONSACRE 40% DE SON BUDGET À SA SÉCURITÉ

13 Novembre 2007 - Page : 3


Le budget de la Défense pour la loi de finances 2008 a suscité maints
commentaires de la part des médias marocains qui s'interrogent sur le
pourcentage inhabituel consacré à la sécurité.

Pour quelles fins le Royaume chérifien renforce-t-il son armement? La
loi de finances 2008 consacre près de la moitié de son budget au
volet sécuritaire. Plus précisément, plus de 40% du budget de l'Etat
est consacré à la sécurité. Cette nouvelle a fait le tour de la
presse marocaine. Dans son ouverture d'hier, le quotidien Aujourd'hui
le Maroc a titré: «Loi de finances 2008: les trois quarts du budget
seront consacrés au social et à la sécurité».
Avec un peu plus de détails, la même source précise que «plus du
quart du budget de l'Etat est consacré à la sécurité». Le même
quotidien rapporte que ce point constitue l'une «des priorités
définies par le Souverain». Déjà, le Maroc a signé récemment
plusieurs contrats d'armement, notamment avec les Etats-Unis. Cette
convention se veut comme la suite d'une politique d'armement tous
azimuts décidée par le pays voisin. Dernièrement, plus de quarante
chars suisses ont été livrés au Maroc, a rapporté la presse suisse.
Celle-ci a révélé qu'un contrat de vente de chars suisses a été
conclu par le Maroc et les Emirats arabes unis. Les EAU auraient
confirmé que le matériel de guerre était engagé au Maroc avec
l'accord de leur ancien propriétaire, les Etats-Unis. Le Royaume
alaouite était également sur le point de se doter du fameux Rafale de
l'avionneur français Dassault Aviation. L'achat d'armes par le Maroc
est financé par l'Arabie Saoudite et certaines monarchies du Golfe.
L'Arabie Saoudite a contribué, ces dernières années, dans le
renforcement des forces aériennes du Maroc. Il y a lieu d'ajouter le
contrat de 200 millions d'euros, signé entre Rabat et Madrid, lors du
premier trimestre de l'année en cours, par l'achat de chars.
Le Maroc a dégagé, ces dernières années, des enveloppes colossales
pour le renforcement de sa sécurité, selon les explications des
autorités politiques et sécuritaires chérifiennes. Cela au moment où
le taux de chômage, voire de la pauvreté prend des proportions record
au Royaume. Un taux de chômage qui dépasse les 10% pour une
population estimée à 29 millions d'habitants. Le taux de pauvreté va
aussi crescendo. Plus de six millions de personnes vivent dans un
extrême dénuement. La pauvreté touche environ 20% de la population.
Ce qui fait qu'un Marocain sur cinq vit dans l'indigence. Le Royaume
est classé parmi les pays arabes les plus pauvres. Les indigents sont
recensés beaucoup plus dans les douars. La population rurale, qui
constitue 46,60% de la population totale, représente 65,80% du total
des nécessiteux! Beaucoup d'observateurs, marocains notamment,
critiquent la politique du roi. On lui a fait reproche d'axer sa
politique sur le volet sécuritaire et de négliger d'autres volets
jugés urgents, tels le social et le développement économique. Selon
la presse marocaine, le volet social a bénéficié d'un budget beaucoup
moins important que celui consacré à la sécurité. L'enveloppe sociale
pour 2008 ne répondra environ qu'aux besoins de 25% de la population,
selon la même source. Quelques questions méritent d'être posées dans
cette optique. Pourquoi le Maroc met tous ses efforts sur le volet
sécuritaire, alors que la situation sociale se dégrade de plus en
plus? Pour quelles raisons s'arme-t-il? Si quelques spécialistes dans
le sécuritaire estiment que la politique marocaine vise à réhabiliter
l'équilibre stratégique dans la région, d'autres analystes sont allés
plus loin. Ils lient la politique d'armement chérifienne par rapport
à la question sahraouie. En effet, le Royaume chérifien semble avoir
privilégié la confrontation, notamment en persistant à faire la
sourde oreille quant à une solution négociée pour le Sahara
occidental campant sur une position indéfendable lorsqu'il affirme
qu'«aucun autre plan ne sera accepté par le Maroc que celui de
l'autonomie». De ce point de vue, les mêmes observateurs avancent que
le Maroc serait prêt à aller en guerre contre le Front Polisario en
cas d'échec des négociations en cours.
D'ailleurs, le Front Polisario n'a pas écarté de son côté le possible
retour à la solution armée pour faire valoir les droits du peuple
sahraoui. Ainsi, le Makhzen cherche à tout prix à imposer sa «logique
du colonialisme» dans les territoires sahraouis. L'ambassadeur
sahraoui à Alger, Mohamed Yeslem Beissat, a déclaré récemment: «Le
Maroc débourse quotidiennement une cagnotte de 3 millions de dollars
pour les besoins de la propagande.»


Tahar FATTANI

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
7. FRANCE-MAROC-ALGÉRIE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86041

(Jeudi 15 Novembre 2007)

Sarkozy semble perpétuer une tradition de l'Élysée
Visite privée au Maroc avant son rendez-vous d'Alger

Par : Djilali Benyoub


Entre deux voyages, en Corse et au Tchad, avec entre les mains des
dossiers lourds, le président français Nicolas Sarkozy s'est offert
une escapade au Maroc. Discrètement, en privé, le président fait un
break à Marrakech entouré d'amis intimes. Il venait pourtant à peine,
il y a quelques jours, d'effectuer une visite officielle dans le
royaume.
A-t-il alors été séduit, subjugué par le charme de cette ville
prisée, par ailleurs, par de nombreuses personnalités et artistes
français dont certains y ont acheté un pied-à-terre ?
On connaît les liens des gaullistes avec le trône, l'amitié entre
l'Élysée et Rabat, mais cela n'était pas évident avec Sarkozy qui
s'est vite converti à la realpolitik version G. W. Bush. Du moins, il
n'était pas apparent dans son discours. Jusqu'au moment où l'affaire
des Rafale l'a bousculé pour le pousser à être plus entreprenant pour
arracher un remplacement au marché perdu. L'affaire sera réglée, et
le Maroc conforté dans ses positions au sujet du conflit sahraoui. La
nouvelle alliance franco-américaine fera parler d'elle, sans doute,
au Conseil de sécurité de l'ONU, entre autres. En fait, le successeur
de Chirac, qui donnait l'air d'un rassembleur porteur d'une autre
vision, a vite succombé à l'attrait des traditionnelles positions
françaises, y compris au sujet de l'Afrique, pour les recréer à sa
manière, avec une certaine fougue qui, parfois en apparence, semble
brusquer l'ordre établi. Au risque de désarçonner les observateurs.
Paradoxe ? Peut-être, puisque même si Sarkozy perpétue une
tradition "familiale" entre la France et le Maroc, il y a lieu de
relever qu'il est depuis toujours resté loin de "ces affaires de
famille" menées par Chirac (surtout) et quelques ministres et
personnalités considérés "très amis" du palais.
Ce qui rend sa position plutôt dénuée de pragmatisme qu'il prône. Et
ses déclarations au sujet du conflit sahraoui qui, au début, ont
irrité Rabat ont fini par se redresser à son profit avec un soutien
clair et franc pour le plan d'autonomie concocté par le Makhzen comme
solution définitive. Sur ce plan, attendu, mais le nouveau Sarkozy
n'est jamais arrivé. Ce qui n'a pas manqué de surprendre Alger. Cela
d'autant que cette position assimilable à un revirement risquait
d'éloigner davantage Paris d'Alger. Il était alors loin Sarkozy qui
déclarait en sortant d'un entretien à El-Mouradia avoir rencontré un
homme lucide, d'avoir appris de ce grand homme politique avec qui il
partage les points de vue, en parlant de Bouteflika. A-t-il revu
alors ses choix et options ? Possible. Le choix du Maroc pour une
visite (privée) au cœur d'un agenda chargé n'est pas fortuit, encore
moins un fait anodin.
Alger peut rester insensible à cela d'autant plus qu'il se prépare à
recevoir M. Sarkozy qui y effectuera une visite officielle dans
quelques jours. Comment interpréter alors le décalage entre les
déclarations d'intention, celles relatives à la refondation des
relations, des relations privilégiées et autres ambitions, alors que
dans les faits, à l'Ouest, il semble être directement passé à l'acte
par une sorte de traitement privilégié vis-à-vis du voisin ? Il est
d'ailleurs remarquable comment son projet d'union méditerranéenne
n'ait eu d'écho, n'ait fait débat qu'à Alger, de manière informelle.
Ce qui signifie que la préoccupation d'Alger ne se limite pas aux
questions de visa ou de circulation des personnes, comme on a souvent
tenté de le faire croire. Aussi Sarkozy est-il contraint, comme il
l'a fait, de rassurer Rabat, d'être clair sur toutes ces questions
pour éviter les frictions, les malentendus qui ont souvent miné les
relations entre les deux pays.


Djilali B.

-------------->
http://www.telquel-online.com/298/semaine_maroc_298.shtml

Sarkozy. Marrakech bis


Visiblement, Nicolas Sarkozy est tombé sous le charme de Marrakech.
Deux semaines seulement après son voyage officiel au Maroc, au cours
duquel il avait chanté les louanges de la cité ocre, le président
français y est retourné cette fois-ci en visite privée. Une source
marrakchie nous apprend que ce dernier, "arrivé très discrètement à
l'aéroport, s'est aussitôt enfermé avec un groupe d'amis durant trois
jours dans une maison de la Palmeraie qui lui appartiendrait". Quant
à qui l'accompagnait, le site satirique www.bakchich.info
parle "d'une journaliste vedette de la télé et de la radio, habituée
des interviews politiques".

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
8. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=162

Une nouvelle organisation espagnole soutient le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination


Madrid, 17/11/2007(SPS) La solidarité de la société civile espagnole
avec le peuple sahraoui qui lutte pour son droit à
l'autodétermination s'est renforcée récemment avec la création
de "l'Union des Associations de Castille et Léon Solidaires avec le
Peuple Sahraoui" dans le but de "coordonner et d'optimiser davantage
les efforts en faveur de ce peuple et des institutions qui le
représentent", souligne cette nouvelle organisation régionale dans un
communiqué.

La création de cette nouvelle Union qui regroupe dix associations
d'Amis du Peuple Sahraoui de la même région intervient dans
un "contexte décisif pour la cause sahraouie et sa constante et
infatigable lutte pour la liberté et l'indépendance spoliée par le
Maroc et abandonnée par tous les gouvernements espagnols et
français".

Elle a inscrit parmi ses priorités "la poursuite de la revendication
des droits inaliénables du peuple sahraoui à la décolonisation et à
l'organisation d'un référendum d'autodétermination devant conduire à
l'indépendance, conformément aux résolutions des Nations Unies sur le
Sahara Occidental".

L'Union des Associations de Castille et Léon Solidaires avec le
Peuple Sahraoui a dénoncé, par ailleurs, "l'occupation, la
répression, les tortures et les violations systématiques des droits
de l'homme par les forces d'invasion marocaines dans les territoires
sahraouis occupés", ainsi que "l'irresponsable position de tous les
gouvernements espagnols" qui n'ont pas respectés leurs obligations
internationales en matière de décolonisation du Sahara Occidental.

Dans ce contexte, elle a affirmé son soutien à la "juste et pacifique
Intifada sahraouie contre l'occupation militaire et la répression
marocaine" ainsi qu'à la "lutte et au droit du peuple sahraoui à
retourner dans son pays, conformément à la légalité internationale",
et appelé d'autre part "l'immense majorité des citoyens espagnols à
poursuivre leur aide au peuple sahraoui et à ses légitimes
représentants tout en continuant à appuyer la juste lutte pour sa
décolonisation et son indépendance".

La nouvelle organisation a réitéré, enfin, son engagement en faveur
du peuple sahraoui à travers notamment, les caravanes d'aides
humanitaires, le programme d'accueil d'enfants sahraouis dans le
cadre des "Vacances en Paix",
la réalisation de projets de coopération au développement et
l'explication et la mobilisation de la société espagnole en faveur de
la cause sahraouie. (SPS)


020/090/700 171025 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
9. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ESPAGNE-FRANCE-DÉLIRES DU MAKHZEN
http://www.lobservateur.ma/pointdevue.asp

Le Maroc et ses amis de toujours


Il n'est pas nécessaire d'être fin observateur pour suspecter que
quelque chose ne tourne pas rond dans les relations du Maroc avec
ses "amis" du Nord, la France et l'Espagne. Lors de la visite du
président français au Maroc, un juge a dévoilé son projet de lancer
un mandat d'arrêt contre des généraux marocains encore en activité et
très proches du palais.

Quelques jours plus tard, les Espagnols ont lancé deux offensives
parallèles. La première lorsqu'un juge, là aussi, a accepté la
plainte déposée par des associations contre les atteintes aux droits
de l'homme prétendument commises par le Maroc sur des Sahraouis. Il a
déclaré qu'il allait y donner suite ce qui laisse présager encore des
poursuites contre des généraux et des responsables sécuritaires
marocains.

Comme pour montrer qu'ils disposent de plus de moyens de gêner
leur "ami" du Sud, les espagnols ont programmé une visite de leur roi
aux villes de Sebta et Mellilia, deux villes que le Maroc considère
toujours marocaines sous domination espagnole. Pour que le roi puisse
organiser cette visite, il faut que le gouvernement lui en donne
l'autorisation. Ce qui fut fait.

Or, le chef du gouvernement actuel, le socialiste José Luis Zapatero
se dit très amis avec le Maroc et ne voudrait pour rien au monde
perturber la bonne entente qu'il a avec les Marocains.

Qu'est ce que tout cela veut bien dire? Les pressions qu'on met sur
l'Etat marocain ont-elles des objectifs politiques ou économiques?
Font-elles partie de stratégies mûrement réfléchies de la part des
amis du Maroc, ou les gouvernements de ces derniers sont-ils dépassés
par les événements?

Bien sûr, dans les cas des magistrats, on peut invoquer
l'indépendance de la justice, mais on sait bien que tous les pays
savent "négocier" dans les cas les plus flagrants.

Bien sûr aussi, si l'indépendance de la justice était effective au
Maroc, ce dernier aurait bien pu gêner ses "amis" sur plusieurs
dizaines de sujets tous aussi chauds les uns que les autres. Les
associations marocaines peuvent poursuivre les gouvernements des deux
pays pour les crimes contre l'humanité qu'ils avaient commis au
Maroc. Par exemple. Pourquoi pas?

La diplomatie marocaine pourrait alors répondre aux protestations des
amis du Nord, que le gouvernement ne pouvait rien faire, indépendance
de la justice oblige. Nous n'en sommes pas encore là.

Les amis du Maroc utilisent l'indépendance de la Justice dans des
desseins politiques et économiques, cela est évident.

Plus leur ami le Maroc sera gêné plus il sera docile. Or, qui est le
plus responsable de la mort de Mehdi Benbarka? La France sur le sol
de laquelle il a été enlevé et dit-on torturé avant qu'il ne décède
ou le Maroc? Pourquoi les juges marocains n'ont pas intenté des
procès au gouvernement français? Ils avaient tous les droits d'autant
plus qu''il a été prouvé que des barbouzes français ont participé au
crime. Cela personne ne le nie en France.

Que faisait l'Espagne au Sahara? Son règne était-il un modèle de
liberté et de prospérité pour les Marocains du Sahara? La vérité
c'est que la région n'a commencé à connaître un développement qu'avec
son retour sous souveraineté marocaine. On peut là aussi chercher un
peu. On trouvera de quoi poursuivre le gouvernement espagnol. S'ils
veulent la bagarre, ils l'auront. Le Maroc peut perdre, mais les
autres ne s'en sortiront pas indemnes.

La faiblesse du Maroc dans ce domaine est due au fait que personne ne
peut prendre la moindre initiative. Tous les sujets qui touchent aux
relations internationales sont verrouillés. Or, c'est le contraire
qu'on aurait dû faire. Lâcher la société civile, les juges
indépendants et la presse sur les traces des crimes humains,
économiques et sociaux commis par les anciens colonisateurs. On peut
être sûr qu'en grattant un peu ces relations amicales, on trouvera
des perles diplomatiques intéressantes à exploiter.

Il faut néanmoins relever une petite (!) ressemblance entre les actes
espagnol et français. Ils sont tous les deux en relation avec le
socialisme. En France, on revivifie une affaire concernant un
militant socialiste et en Espagne ce sont les socialistes qui
gouvernent! Ce ne sont que des coïncidences, peut-être, mais il est
vrai que ces affaires n'auraient pu avoir lieu sans
quelques "complicités" marocaines. Ce n'est qu'une simple
spéculation, mais qui sait.

On constate plutôt que les relations de l'Espagne avec le Maroc se
détendent quand le prix de l'énergie baisse et se tendent chaque fois
que les cours montent. La France sait, elle aussi, quand serrer et
desserrer la vis. Le Maroc devrait pouvoir en faire autant.

Alors pour commencer: Un les Marocains déposeraient plainte contre le
gouvernement français pour l'enlèvement et l'assassinat de l'opposant
marocain. Après tout, c'est en France que cela est arrivé. Deux, le
dossier du gazage des populations du Rif sans lequel, les soldats
espagnols n'auraient jamais pu gagner la moindre bataille, doit être
ouvert. C'était un crime contre l'humanité toujours impuni. Il ne
doit plus l'être puisque des citoyens marocains vivent avec des
séquelles de ce sulfatage.


Hakim Arif

_____________

#1717 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Samedi 17. Novembre 2007  22:45
Sujet: Sahara Occidental-Crimes du Makhzen-Génocide (9/17-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. SAHARA OCCIDENTAL-CRIMES DU MAKHZEN-GÉNOCIDE

1.1. MENACES ET MATTONISME DU MAKHZEN
- LIBERTÉ (10-XI-2007): Réagissant à l'enquête du juge Garzon sur le
génocide au Sahara Occidental. Le chef du renseignement marocain
monte au créneau

1.2.  PRESSE MAROCAINE-HYSTERIE DU MAKHZEN
- LE MATIN (15-XI-2007): Un juge piégé
- LE REPORTER (17-XI-2007): Le juge Baltasar Garzon interpellé par
des sahraouis marocains
- AL BAYANE/MAP (13/14-XI-2007): Le CSCSME appelle le juge Baltasar
Garzon à "méditer" sur les "violations" des droits de l'Homme dans
les camps de Tindouf
-  LE REPORTER (9-XI-2007): Tir groupé des Espagnols contre le Maroc

1.3. PRESSE FRANÇAISE
- BAKCHICH.INFO (7-xi-2007):  Douze hombres en galère
- JEUNE AFRIQUE/L'INTELLIGENT (4-XI-2007): Baltasar et les treize
suspects


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================

1. SAHARA OCCIDENTAL-CRIMES DU MAKHZEN-GÉNOCIDE

1.1. MENACES ET MATTONISME DU MAKHZEN
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=85716

  (Samedi 10 Novembre 2007)

Réagissant à l'enquête du juge Garzon sur le génocide au Sahara
Occidental
Le chef du renseignement marocain monte au créneau

Par : Abdelkamel K.


Affirmant que son intention n'était de réagir aux derniers
développements que connaissent les rapports entre le Maroc et
l'Espagne, le patron des services marocains se présente comme… une
victime et compte ester en justice les associations de droits de
l'homme qui ont porté plainte à Madrid !

Il faut croire que la décision du magistrat espagnol d'ouvrir une
enquête sur le "génocide marocain" au Sahara occidental a
sérieusement ébranlé les plus autorités du Makhzen. C'est du moins ce
que laisse penser cette réaction du chef du renseignement marocain,
cité dans les plaintes des associations sahraouies des droits de
l'homme. Dans une déclaration adressée à l'agence de presse espagnole
Europa Press et à l'AFP, le directeur général des études et de la
documentation (DGED), M. Mohamed Yassine Mansouri, a affirmé que "le
Maroc ne laissera jamais piétiner ou bafouer l'honneur de ses
citoyens". Dans la foulée, il annoncera que des poursuites
judiciaires seront engagées contre les associations ayant porté
plainte contre des responsables marocains pour un prétendu génocide
au Sahara. Il indique qu'il portera plainte contre ceux qui ont cité
son nom en rapport avec un prétendu génocide au Sahara marocain. "Mon
nom a été cité et un tel préjudice, qui vise à porter atteinte à mon
honneur et salir ma personne, ne peut être passé sous silence et doit
être aujourd'hui dénoncé. Aussi, me réserverai-je le droit d'obtenir
réparation du préjudice moral qui m'a été causé, en chargeant mes
conseils d'introduire une action en dénonciation calomnieuse contre
ces associations et personnes, à la solde dont on connaît l'origine
et l'orientation, qui s'affairent maladroitement à manipuler
l'histoire et la vérité", écrit-il dans sa lettre. Se présentant
comme "simple citoyen marocain", il entend exprimer son "indignation
et amertume" à la suite de cette plainte déposée auprès de l'Audience
nationale, pour un prétendu crime de génocide perpétré au Sahara
marocain. Arrogant, il ajoutera : "Moi, Mohamed Yassine Mansouri, je
ne puis qu'éprouver mépris et ressentiment face à de telles
accusations graves. Il est encore heureux que la justice espagnole se
soit finalement aperçue que la plainte en question concernait aussi
l'enfant âgé d'une douzaine d'années que j'étais dans les années
1970." Sur un ton provocateur, le responsable marocain, qui se
trouvait en déplacement en Espagne, a cherché à montrer qu'il n'avait
pas peur d'éventuelles mesures de la justice espagnole, en
déclarant : "Je suis aujourd'hui en Espagne, au regard des
responsabilités qui sont les miennes, pour poursuivre le travail et
le combat que nous avons engagé ensemble pour préserver la sécurité
et la stabilité de nos deux pays et celles de tout le pourtour
méditerranéen, sincèrement convaincu que c'est notre destinée
commune. Un tel travail et un tel combat ne sauraient souffrir
d'aucune provocation, d'aucun malentendu ni d'aucune maladresse."
Enfin, il n'a pas manqué de dire : "Sachez bien que le Maroc ne
laissera jamais piétiner ou bafouer l'honneur de ses citoyens quels
qu'ils soient. Mon pays, qui a eu le courage d'ouvrir une page de son
histoire et de la lire au monde dans le cadre de sa marche
inébranlable vers la consolidation de l'État de droit et de la
démocratie, n'a de leçon à recevoir de personne." Une chose est sûre,
redoutant les résultats de l'enquête que mènera le juge Garzon, Rabat
prend ses devants pour en limiter au moins les dégâts.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2.  PRESSE MAROCAINE-HYSTERIE DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=528

Un juge piégé


Si elle perd du terrain, la diplomatie algérienne continue à faire
vaciller plus d'un de son siège. Au risque d'être interpellé par une
magistrature suprême, un magistrat espagnol s'est trouvé bel et bien
piégé dans l'engrenage algéro-polisarien.
Mal lui en a pris de ne pas mener une enquête avant d'annoncer des
poursuites contre des personnalités marocaines. Un manque de tact ou
une erreur de tactique. Les deux à la fois avec une déteinte sur son
aura internationale quant à la précipitation de sa décision.

A méditer. Pour l'heure, le juge espagnol devrait plancher sur le
dossier concernant le sort de milliers d'enfants des camps de Tindouf
déportés à Cuba et partant, penser à la souffrance qu'endurent leurs
parents meurtris. Cela lui permettra, peut-être, de se refaire une
image en dénonçant les vrais coupables des violations des droits de
l'Homme.


Par Latifa Cherkaoui | LE MATIN

-------------->
http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=5056

Le juge Baltasar Garzon interpellé par des "sahraouis marocains"


UNE 'association', le Comité spécial chargé du Sahara 'marocain' en
Europe (CSCSME) a saisi, à l'instar des associations du Polisario, le
juge espagnol Baltasar Garzon, l'invitant à « méditer plutôt sur les
violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, en
Algérie ».

Le juge espagnol devrait « plutôt méditer » sur le sort de milliers
d'enfants des camps de Tindouf 'déportés' à Cuba et penser à la
souffrance des parents « meurtris par l'arrachement de leurs
enfants », affirme le CSCSME dans un communiqué.


Le Reporter - Rédaction

Mis en ligne le 17 novembre 2007

-------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/le_cscsme_appelle_le/view
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67816&categorie=National

Le CSCSME appelle le juge Baltasar Garzon à "méditer" sur
les "violations" des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf


Paris, 13/11/07- Le Comité spécial chargé du Sahara 'marocain' en
Europe (CSCSME) a invité le juge espagnol Baltasar Garzon, qui vient
d'annoncer des poursuites contre des personnalités marocaines,
à "méditer plutôt" sur les 'violations' des droits de l'Homme dans
les camps de Tindouf, en Algérie.

Le juge espagnol devrait "plutôt méditer" sur le sort de milliers
d'enfants des camps de Tindouf 'déportés' à Cuba et penser à la
souffrance des parents "meurtris par l'arrachement de leurs enfants",
affirme le CSCSME dans un communiqué, dont copie est parvenue mardi à
la MAP.

Le Comité estime qu'"il serait souhaitable que la justice espagnole
aide à mettre un terme" au calvaire de ces enfants et de leurs
parents, "dénonce les vrais coupables" de ces violations des droits
de l'Homme et "prenne une décision ferme vis-à-vis de ces actions
inhumaines".

L'attitude du juge espagnol est de nature à "embrouiller"
les 'efforts' consentis par le Royaume en vue de trouver une solution
au conflit du Sahara 'marocain' qui n'a que trop durer, précise la
même source.

Et de préciser que "seule l'autonomie, sous souveraineté marocaine,
constitue une sortie honorable à ce conflit artificiel".

Le CSCSME a, par ailleurs, dénoncé la visite des Souverains d'Espagne
aux 'présides occupés' de Ceuta et Melilla et se dit "très choqué par
cette attitude provocatrice".


Dernière modification 13/11/2007 12:16

--------------->
http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=5007

Tir groupé des Espagnols contre le Maroc


La semaine dernière, le juge espagnol Baltazar Garzon avait ordonné
l'ouverture d'une enquête en Espagne contre une trentaine de
responsables marocains pour crimes, tortures et génocide contre des
Sahraouis, remontant aux années 80. Par cet acte, le magistrat
espagnol avait répondu favorablement à une plainte déposée, en
septembre de l'année dernière, par des associations des droits de
l'Homme au Sahara contre des responsables marocains. Et ça continue,
souligne l'ASM, (Association du Sahara Marocain) dans l'un de ses
bulletins d'information : « Apparemment les autorités espagnoles ne
baissent pas les bras. Une plainte déposée contre le Maroc en avril
2007 par la Commission Espagnole d'Aide aux Réfugiés CEAR (Un
organisme officiel du ministère des affaires étrangères espagnol)
auprès du Comité contre la torture de l'ONU vient d'être accepté par
ce dernier », rapporte l'ASM. La CEAR a déposée la plainte contre le
Maroc pour torture et déportation de 42 subsahariens en décembre
2006. Le Comité contre la Torture (ONU) ouvre une enquête à laquelle
le Maroc sera appelé à répondre. Rappelons que les plaintes déposées
contre les responsables du Polisario par les sahraouis devant les
juridictions espagnoles, ont toutes été classées, sans aucune suite.


Le Reporter - Rédaction

Mis en ligne le 9 novembre 2007

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. PRESSE FRANÇAISE
http://www.bakchich.info/article1875.html

Douze hombres en galère

mercredi 7 novembre 2007 par La princesse enchantée


Le célèbre juge espagnol Baltasar Garzon va enquêter pour savoir si
le Maroc a commis un éventuel génocide au Sahara Occidental dans les
années 70 et 80. 12 haut gradés sont visés.


Septembre 2006. Quatre sahraouis militant pour l'indépendance du
Sahara occidental portent plainte en Espagne contre 31 responsables
sécuritaires marocains. Ils les accusent d'avoir commis un «
génocide » et des « actes de torture » entre 1976 et 1987 au Sahara
occidental, un territoire annexé par le Maroc en 1975. Si en 2006
leur plainte défraye la chronique, personne ne donne cher de son
avenir. Surprise ! Le 30 octobre dernier, le célèbre juge Baltasar
Garzon accepte d'ouvrir une enquête pour déterminer s'il y a eu
génocide ou non.

Entre temps, la liste des sécuritaires marocains concernés a été
réduite à douze personnes. Parmi elles, le général Hosni Benslimane,
le chef de la gendarmerie du royaume chérifien, déjà visé par un
mandat d'arrêt international délivré par la justice française le 18
octobre 2007 dans l'affaire Ben Barka. Dans le document rédigé par le
juge Garzon qui récapitule les accusations formulées par les
plaignants sahraouis et que Bakchich s'est procuré, l'on peut lire la
charmante mention suivante au sujet du général : « était le supérieur
qui a présumément ordonné et dirigé la campagne de détention ainsi
que les disparitions qui ont suivi à Smara en 1976 ; entre autres, il
est responsable de la disparition de Mohamed Salem Ould Hamdi. »
Prochaine étape de la procédure judiciaire qui s'annonce laborieuse :
le lancement d'une commission rogatoire par l'Espagne. Espérons
qu'elle ne s'égarera pas dans les méandres de l'administration
marocaine comme celle du juge français Ramaël…

--------------------->
http://www.jeuneafrique.com/pays/maroc/article_jeune_afrique.asp?
art_cle=LIN04117baltastceps0

Baltasar et les treize suspects

MAROC - 4 novembre 2007 -


La coïncidence, si c'en est une, est pour le moins troublante. Une
semaine exactement après que le juge français Patrick Ramaël a
décidé, en pleine visite d'État de Nicolas Sarkozy au Maroc, de
lancer des mandats d'arrêt contre une demi-douzaine de personnalités
marocaines dans le cadre de l'affaire Ben Barka (voir pp. 40-41),
Baltasar Garzón, son confrère espagnol, a choisi de l'imiter. Le
timing est identique (un voyage officiel du prince des Asturies dans
le royaume et un autre, prévu pour le 5 novembre et perçu comme une
provocation par l'opinion marocaine, du roi Juan Carlos à Ceuta et
Melilla), mais le duplicata est mieux fourni que l'original.
Cette fois, ce sont treize responsables ou ex-responsables marocains
qui sont poursuivis depuis le 30 octobre par l'Audience nationale,
principale instance pénale espagnole. Similitudes frappantes, donc,
mais dossiers différents. Garzón agit en effet dans le cadre d'une
plainte déposée, il y a un an à Madrid, par plusieurs associations
sahraouies pour des « crimes de génocide et de torture » commis au
Sahara occidental marocain entre 1975 et 1987. Une plainte qui, à
l'origine, comportait pas moins de trente-deux noms, dont ceux,
retirés par la suite, des généraux Bennani, Kadiri et Laanegri ; de
Driss Basri, l'ancien ministre de l'Intérieur aujourd'hui décédé ;
voire de Yassine Mansouri, l'actuel patron de la DGED (services
spéciaux), lequel, à l'époque des faits, était… collégien (puis
étudiant).

En définitive, seuls treize membres des forces de sécurité sont donc
concernés par la procédure Garzón. Parmi eux, deux généraux : Hosni
Benslimane, l'actuel patron de la gendarmerie, déjà poursuivi par le
juge Ramaël, et Abdelkader Lemdouar, en poste au Sahara à la fin des
années 1970. Figurent également dans la liste deux anciens hauts
cadres du ministère de l'Intérieur, Abdelhafid Ben Hachem (ex-patron
de la DGSN) et Abdelaziz Allabouch, qui dirigea la DST pendant les
années Basri. Tous font l'objet d'une enquête judiciaire pour avoir,
selon le juge d'instruction, pris part à une « action complexe et
systématiquement organisée contre des individus sahraouis ».

Certains plaignants ont d'ores et déjà réagi avec satisfaction auprès
de médias étrangers, en s'exprimant - la précision est significative -
  librement depuis Laayoune. Pour le reste, on attend avec intérêt la
matérialisation des faits (enlèvements, séquestrations, disparitions,
tortures), ainsi que les preuves de la participation des responsables
visés par l'enquête à ces crimes. Depuis les audiences tenues au
Sahara par l'Instance Équité et Réconciliation, on sait en effet que
des exactions ont été commises dans le territoire. Mais aussi que le
Maroc de Mohammed VI n'a pas attendu le juge Garzón pour revisiter ce
passé-là.

__________________

#1718 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Samedi 17. Novembre 2007  22:46
Sujet: Crimes du Makhzen/Affaire Ben Barka (26-X/17-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. CRIMES DU MAKHZEN-AFFAIRE BEN BARKA
- MAP/LE MATIN (17-XI-2007): Le ministère de la Justice dément toute
connaissance d'un quelconque mandat d'arrêt en rapport avec l'affaire
Benbarka
- MAP (16-XI-2007): Affaire Ben Barka : Miloud Tounzi dépose plainte
pour violation de secret de l'instruction et recel
- L'ÉCONOMISTE (16-XI-2007): Benslimane interdit dans 185 pays?
- LE FIGARO (14-XI-2007): Affaire Ben Barka : Interpol lance quatre
mandats d'arrêt
- LIBÉRATION-MA (16-XI-2007):Affaire Ben Barka : Interpol lance des
mandats d'arrêt internationaux. Les généraux Hosni Benslimane et
Abdelkader Kadiri dans la ligne de mire
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 550): Affaire Ben Barka : Mandats douteux
- LE REPORTER (17-XI-2007): Des magistrats français au Maroc ?
- TEL QUEL (No. 298): le juge de l'affaire Ben Barka n'a pas été
interdit d'entrée au Maroc
- LIBÉRATION-MA (14-XI-2007): La rumeur
- L'ÉCONOMISTE (13-XI-2007): Ramaël, persona non grata
- TEL QUEL (No. 296): Justice. Généraux sur le gril
- LE REPORTER (4-XI-2007): Le juge Patrick Ramaël suscite la
consternation
- BAKCHICH (26-X-2007): L'Agenda off de Sarko 1er au Maroc
- L'ÉCONOMISTE (26-X-2007): Affaire Ben Barka. Benslimane: Cible
verrouillée, mais pas atteinte
- LA NOUVELLE TRIBUNE (No. 568): Affaire Ben Barka : Des mandats
d'arrêts qui tombent à pic... : Le bras de fer du juge Ramaël
- MAROC HEBDO (No. 764): Hosni Benslimane et Abdelhak Kadiri, témoins
ou complices? Il était une fois deux capitaines…
- LIBÉRATION-MA (17-XI-2007): Au nom de tous les nôtres


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. CRIMES DU MAKHZEN-AFFAIRE BEN BARKA
http://www.map.ma/fr/sections/boite1/le_ministere_de_la_j/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=795

Le ministère de la Justice dément toute connaissance d'un quelconque
mandat d'arrêt en rapport avec l'affaire Benbarka


Rabat, 17/11/07- Le ministère de la justice a démenti catégoriquement
avoir eu connaissance ou avoir reçu, ni directement ni indirectement,
un quelconque mandat d'arrêt en rapport avec l'affaire de
l'enlèvement du citoyen marocain Mehdi Benbarka, contrairement aux
informations colportées par certains médias.

Dans un communiqué parvenu samedi à la MAP, le ministère réaffirme
son refus de toute tentative d'empiètement sur les compétences des
autorités judiciaires marocaines, soulignant que le Maroc
est 'soucieux' d'apporter 'toutes' les 'garanties' et assurer les
conditions matérielles et objectives, pour faire jaillir
l'<authentique vérité>, qui n'est accessible, ni valable qu'en
suivant des procédures juridiques et judiciaires 'saines', et en
écartant les versions 'fantaisistes'.


Ci-après le texte intégral de ce communiqué:

"Certains médias se sont fait l'écho d'une information faisant état
de mandats d'arrêt internationaux qui auraient été lancés contre des
citoyens marocains, en vue de les entendre en qualité de témoins dans
l'affaire de l'enlèvement du citoyen marocain Mehdi Benbarka, dans la
capitale française, Paris, il y a quarante-deux ans.

Afin d'éclairer l'opinion publique nationale et internationale avec
toute la transparence, l'objectivité et l'intégrité qu'exige la
situation, et suite aux investigations menées par le ministère de la
justice, celui-ci dément catégoriquement avoir eu connaissance ou
avoir reçu un quelconque mandat d'arrêt en rapport avec cette
affaire, et ce ni directement, à travers les autorités judiciaires
marocaines compétentes, ni indirectement, par voie diplomatique ou
sécuritaire.

La diffusion de ce genre d'informations, entourée de 'rumeurs' et
d'<arrière-pensées> 'tendancieuses' est de nature à porter préjudice
au bon déroulement de l'instruction sur cette affaire 'lancinante et
complexe', d'autant plus qu'elle a été entachée récemment
de 'violations' et de 'dépassements' attentatoires à la loi, de la
part du juge français en charge du dossier et de quelques auxiliaires
de justice ainsi que certains médias, qui sont pourtant censés être
parmi les premiers à se soucier de l'inviolabilité et de
l'indépendance de la justice.

Ces 'dépassements irresponsables' ont consisté, entre autres
exemples, pour le juge d'instruction français, chargé du dossier,
Monsieur Patrick Ramaël à se faire passer prétendument pour un
exploitant agricole, à son arrivée dans notre pays en vue d'exécuter
une des commissions rogatoires, et à dissimuler son statut judiciaire.

Il s'est, en outre, conduit de façon 'cavalière' avec le parquet près
la Cour d'appel de Casablanca, notamment en faisant irruption dans le
bureau d'un juge dudit parquet, en jetant par terre des documents,
avant de prendre la fuite par les couloirs du tribunal, dans un
comportement 'indigne' du respect dû à la justice.

Pire encore, il a poussé l'outrecuidance jusqu'à traiter le juge
d'instruction marocain, comme s'il s'agissait d'un simple assistant,
et ce, en essayant de lui imposer son propre agenda et d'exercer
des 'pressions externes', à travers des fuites organisées
systématiquement en direction de certains organes d'information.

Ces 'dépassements' ont consisté également à rendre publiques les
commissions rogatoires, ainsi que des photos et des documents en
rapport avec le dossier d'instruction, avant de les transmettre de
façon légale aux autorités judiciaires nationales compétentes.

Le Royaume du Maroc 'dénonce' de telles pratiques et tout le
tapage 'tendancieux' et les <tentatives d'extorsion médiatique> qui
les ont accompagnées.

Il n'acceptera, sous aucun prétexte, la persistance de
ces 'comportements irresponsables', compte tenu du 'ferme'
attachement du Royaume à sa 'totale souveraineté juridique' et à
l'<indépendance> de sa justice.

Le ministère de la justice réaffirme, en outre, son refus de toute
tentative 'vaine' d'empiétement sur les compétences des autorités
judiciaires marocaines, tentatives qui sont mues par des 'velléités
colonialistes révolues'. Il s'élève également contre les
comportements du juge français, marqués par la 'violation' de la
convention de coopération judiciaire entre le Royaume du Maroc et la
République française, de 1957, laquelle stipule en particulier le
respect de la loi du pays d'exécution, conformément au principe de la
souveraineté.

Ce qui est plus étonnant et plus navrant, c'est que ces
actes 'illégaux', ainsi que la façon dont ils ont été rapportés et
l'<exploitation inopportune> qui en a été faite, 'portent atteinte' à
l'essence même des principes et des valeurs traditionnellement
observés dans le domaine judiciaire, tels que le respect du secret de
l'instruction, l'impératif pour le juge qui en est chargé de
s'astreindre à l'obligation de neutralité et d'objectivité, le
respect du statut juridique et des droits des parties, dans toutes
les étapes de l'action publique, avant la prise de toute décision.

Le Maroc est 'soucieux' d'apporter 'toutes' les 'garanties' et
assurer les conditions matérielles et 'objectives', pour faire
jaillir l'<authentique vérité>, qui n'est accessible, ni valable
qu'en suivant des procédures juridiques et judiciaires 'saines', et
en écartant les versions 'fantaisistes'. Cela exige aussi de rester à
l'écart de toute instrumentalisation politicienne exécrable de
l'affaire, et du tapage de bas étage occasionné par certains médias,
au mépris de la noblesse de la mission d'information qui leur incombe.

A cet égard, le ministère de la justice tient à réaffirmer ce qui
suit:

- Le refus des tentatives visant à occulter les éléments de cette
affaire, qui est française, en droit et dans les faits, surtout au
regard de la 'partialité' et des 'provocations' ayant entaché la
procédure d'instruction y afférente, de la part du juge français
ayant en charge cette affaire,.

- L'attachement du Maroc à connaître la 'vérité pleine et entière',
une vérité ni tronquée ni 'insidieuse', car il s'agit de lever le
voile sur le sort d'un citoyen marocain patriote, ce qui en fait une
affaire marocaine aussi.

A cet égard, notre pays compatit avec la famille de la victime qui
souffre humainement et <n'épargnera aucun effort> pour découvrir la
vérité, afin de lui rendre justice et lui permettre de panser ses
blessures.

Conscient du caractère 'épineux' de ce dossier, le Maroc n'acceptera
pas pour autant qu'il soit l'objet d'une gestion politicienne.

Dans tous les cas, le Maroc est 'trop attaché' aux valeurs de l'Etat
de droit et des institutions et aux principes de la suprématie de la
loi, pour accepter, sous quelque prétexte que ce soit, que le
caractère spécial de cette affaire soit instrumentalisé comme alibi
pour 'porter atteinte' à sa souveraineté, au 'respect dû' à ses
institutions, et à la dignité et aux 'droits' de ses citoyens.

En tout état de cause, le Maroc rejette tout recours aux
méthodes 'méprisables' faites de 'mensonges', d'<intrigues> et
de 'mystification', comme il refuse qu'une affaire, avant tout
humanitaire, fasse l'objet d'un marchandage abject.

Notre pays ne se laissera 'jamais' entraîner dans une situation où il
cautionnerait des décisions entachées d'illégalité et en marge des
procédures légales. Adopter une approche 'aussi inappropriée'
risquerait d'entraîner ce dossier dans des méandres sans issue dont
on ne peut attendre rien de bon.

Le Maroc considère qu'il s'agit d'une tentative d'occulter la vérité
par le mensonge et de faire reculer encore plus la perspective de
faire éclater la <vérité authentique>".


Dernière modification 17/11/2007 12:17

-------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite_annonce/affaire_ben_barka/view

Affaire Ben Barka : Miloud Tounzi dépose plainte pour violation de
secret de l'instruction et recel


Casablanca, 16/11/07-M. Miloud Tounzi, dont le nom a été cité dans le
cadre de l'affaire Ben Barka, a déposé plainte, mardi dernier, entre
les mains du procureur de la République de Paris, du chef notamment
de violation de secret de l'instruction et recel, apprend-on vendredi
soir auprès de ses avocats, Me Andaloussi au Maroc et Me. Clément en
France.

"C'est avec la plus grande stupéfaction que le 19 octobre dernier, M.
Miloud Tounzi a appris par M. Joseph Tual, journaliste à France 3,
qu'un mandat d'arrêt international allait être remis contre lui dans
le cadre de l'affaire Ben Barka", souligne M. Clément dans un
communiqué dont la MAP a eu copie.

"Monsieur Tounzi a été d'autant plus choqué qu'il n'a jamais fait
l'objet de la moindre convocation par le magistrat en charge du
dossier, M. Patrick Ramaël et que M. Tual lui a même précisé qu'il
disposait d'une +fenêtre de passage+ de cinq jours pour quitter le
Maroc", ajoute l'avocat.

Et de rappeler que trois jours plus tard, ce même
journaliste, "faisant fi de la présomption d'innocence, présentait M.
Tounzi, sur France 3, comme +le principal organisateur de
l'enlèvement+ de Mehdi Ben Barka".

Dans ces conditions, indique M. Clément, "M. Tounzi s'interroge sur
les complicités qui pourraient exister entre les différents
protagonistes de ce dossier judiciaire vieux de trente-deux ans".


Dernière modification 16/11/2007 19:48

-------------->
- MAP (16-XI-2007): Affaire Ben Barka : Miloud Tounzi dépose plainte
pour violation de secret de l'instruction et recel

---------------->
http://www.leconomiste.com/article.html?r=3

Benslimane interdit dans 185 pays?


Le secrétariat général d'Interpol aurait reçu le mandat d'arrêt
international lancé par le juge français Patrick Ramaël chargé
d'instruire l'affaire de disparition de Mehdi Ben Barka. Selon une
source de l'Hexagone, l'Organisation internationale de Police
criminelle a reçu mercredi 14 novembre une copie du mandat d'arrêt
lancé notamment contre Hosni Benslimane, général de corps d'armée,
commandant de la Gendarmerie Royale et Abdelhak Kadiri, général et ex-
directeur des renseignements extérieurs. Contacté par L'Economiste,
le bureau central national d'Interpol à Rabat, n'a ni confirmé ni
infirmé cette information. Rappelons que ce mandat d'arrêt empêche
Benslimane de se déplacer dans les 185 pays membres d'Interpol, sous
peine d'arrestation.

------------------>
http://www.lefigaro.fr/actualites/2007/11/14/01001-
20071114ARTFIG00279-affaire-ben-barka-interpol-lance-quatre-mandats-
darret.php

Affaire Ben Barka : Interpol lance quatre mandats d'arrêt

Jérôme Bouin (lefigaro.fr)

14/11/2007 | Mise à jour : 08:00 |


INFO LEFIGARO.FR

Selon l'avocat de la famille Ben Barka, les quatre ressortissants
marocains risquent désormais l'arrestation s'ils quittent le Maroc.
L'affaire avait fait grand bruit le 22 octobre dernier alors que
Nicolas Sarkozy foulait le sol marocain. Le juge d'instruction
Patrick Ramaël, qui instruit le dossier de la disparition en 1965 à
Paris, de l'opposant marocain Medhi Ben Barka, signait en effet le
jour même cinq mandats d'arrêt internationaux visant des Marocains,
dont le chef de la gendarmerie royale. Des mandats qui n'avaient
jusqu'ici pas été délivrés. L'information avait à l'époque été
révélée par la chaîne France 3.

Trois semaines plus tard, Me Maurice Buttin, l'avocat de la famille
Ben Barka, affirme qu'Interpol, saisi par la justice française, a
diffusé mardi, quatre mandats d'arrêts internationaux à l'encontre du
général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale marocaine,
Abdelkader Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études
et de la documentation (DGED, renseignements militaires), Miloud
Tounsi, alias Larbi Chtouki, l'un des membres présumés du commando
marocain qui a enlevé Ben Barka et Abdlekak Achaachi, agent du Cab 1,
une des unités des services marocains ultra secrète. En revanche,
aucun mandat n'a été délivré à l'encontre de Boubker Hassouni,
infirmier et agent du Cab 1. Selon l'avocat, «la demande est
incomplète», l'âge et la date de naissance de l'intéressé ne figurant
pas sur le dossier transmis par la défense de l'ex-opposant marocain.
Contacté par lefigaro.fr, Interpol n'a pas souhaité s'exprimer dans
l'immédiat. Sans confirmer leur nombre, le parquet de Paris déclare
de son côté qu'il a traité les mandats signés par le juge «suivant la
procédure habituelle».

Selon l'avocat, s'il n'y a peu de chances que les autorités
marocaines arrêtent leurs ressortissants, ces derniers seront
désormais sous le coup d'une arrestation en cas de franchissement des
frontières nationales. «Moi ce que je veux c'est qu'ils répondent aux
commissions rogatoires délivrées par la justice française depuis
quatre ans et toujours pas exécutées», explique-t-il.

Medhi Ben Barka était le leader de l'opposition socialiste au roi
Hassan II et une figure du mouvement tiers-mondiste. Suivi de près à
la fois par la CIA, le Mossad israélien et les services secrets
français et marocains, il a été enlevé devant la brasserie Lipp, à
Paris, le 29 octobre 1965 par deux policiers français qui
travaillaient pour le Sdece (l'ancêtre de la Dgse). On ne l'a jamais
revu, mais les services secrets marocains sont soupçonnés de l'avoir
fait disparaître. La justice française enquête depuis des années sur
ce dossier qui empoisonne les relations franco-marocaines.

----------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?cat=1

Affaire Ben Barka : Interpol lance des mandats d'arrêt internationaux
Les généraux Hosni Benslimane et Abdelkader Kadiri dans la ligne de
mire


Silence radio du côté marocain, l'information n'est ni confirmée ni
infirmée. « Il est fort plausible que de tels mandats aient été
lancés par Interpol. Nous ne sommes pas en mesure ni de confirmer ni
d'infirmer cela. Toujours est-il que le juge d'instruction français a
choisi la voie policière et non judiciaire. Il fallait donc s'y
attendre », nous a déclaré jeudi matin le ministre de la Justice,
Abdelouahed Radi. Au ministère de l'Intérieur, en l'absence du
ministre Chakib Benmoussa, en déplacement à l'étranger, aucun
commentaire n'est fait.
Joint au téléphone par « Libération », l'avocat français de la
famille Ben Barka a par contre confirmé les mandats d'arrêt
internationaux lancés par Interpol. « C'est très sérieux. Ces
personnes seront sous le coup d'une arrestation si elles franchissent
les frontières marocaines. Cela fait quatre ans que nous attendons
que le juge d'instruction marocain les convoque pour les écouter au
sujet de l'enlèvement et l'assassinat de Mehdi Ben Barka. Au Maroc,
la commission rogatoire n'a jamais été exécutée et l'on sait que la
France a, quant à elle, entièrement levé en 2004 le secret défense
sur les archives relatives à cette affaire », nous a déclaré Me
Buttin.
On s'en souvient, le 22 octobre dernier, au deuxième jour de la
visite du Président Sarkozy au Maroc, le juge Ramaël lançait un pavé
dans la mare en signant, le jour même, des mandats d'arrêt
internationaux contre ces quatre Marocains. Le général Benslimane, A.
Kadiri, Achaachi et Miloud Tounsi devaient être, depuis quatre ans,
entendus par le juge français qui instruit l'affaire de l'enlèvement
et l'assassinat de Mehdi Ben Barka, dans le cadre d'une commission
rogatoire, jamais exécutée en terre marocaine. « Adresse inconnue »,
avait très maladroitement argué la justice marocaine pour expliquer
la non convocation de ces quatre témoins dont deux généraux ayant
pignon sur rue.
En attendant, la famille Ben Barka continue de réclamer la vérité sur
un crime commis il y a maintenant 42 ans. A l'occasion de la
commémoration de la disparition du leader assassiné, Bachir Ben
Barka, son fils, n'en finissait pas de se poser des questions dont
celle de savoir « qui a peur de la vérité au Maroc ?». «Il y a eu une
déclaration précise du Roi du Maroc concernant son intérêt à la
connaissance de la vérité dans l'affaire Ben Barka. Pourquoi cette
déclaration, royale, n'a-t-elle pas trouvé sa traduction concrète
dans les pratiques de la justice marocaine? Nous sommes tout aussi
surpris que les commissions rogatoires soient exécutées de manière
aussi légère. Nous sommes tout aussi surpris que la justice marocaine
n'ait pas été capable de trouver l'adresse d'agents marocains alors
que certains d'entre eux sont connus publiquement.
Les relais de la transmission de cette volonté jusqu'à l'exécution
sont-ils défaillants ? Est-ce qu'il existe d'autres contraintes qui
provoquent de tels blocages ? Ce sont là autant de questions que nous
nous posons d'autant qu'il y avait une volonté très forte, à
l'installation de l'Instance Equité et Réconciliation, pour traiter
l'affaire Ben Barka de manière très particulière et comme étant une
affaire exemplaire. En fait, elle a été traitée de manière très
particulière, en marginalisant le travail de l'IER sur cette
affaire», affirmait Ben Barka fils dans une interview parue sur les
colonnes de « Libération », le 29 octobre dernier.


Narjis Rerhaye

----------------->
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=1013&n=550&id_artl=15198

Affaire Ben Barka : Mandats douteux

Ferhat Seddik
10 Novembre 2007


C'est reparti, comme dans les feuilleton mexicains de 'mauvais goût'.
L'interminable affaire Ben Barka revient à l'actualité avec cette
sombre histoire de mandats d'arrêt internationaux lancés par le juge
Patrick Ramaël contre cinq Marocains soupçonnés d'être impliqués dans
l'enlèvement, le 29 octobre 1965 en plein cœur de Paris, et la
disparition de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka.
Le juge, aurait signé ces mandats le 22 octobre.
Depuis, aucune source judiciaire digne de foi aussi bien française
que marocaine n'a pas confirmer l'information. La seule certitude
aujourd'hui, c'est que le «scoop» douteux est le fait de France 3,
une chaîne qui voue au Royaume une attention bien particulière, voire
un amour inconsidéré.
Si on ajoute à cela que l'annonce du lancement des mandats d'arrêts
intervient au premier jour de la visite officielle du président
Nicolas Sarkozy au Maroc, on comprend mieux «la compassion des
journalistes de France 3 et la fermeté du juge Ramaël» . Si la
justice marocaine a poussé le bouchon, il y a quelques mois de cela,
en mettant en avant, son 'ignorance' du domicile des témoins à
entendre, 'rien' aujourd'hui ne justifie autant d'ardeur à 'mettre la
pression' sur une affaire qui traîne depuis quarante ans.
A moins que le Maroc ne fasse désormais partie de l'humaine comédie
qui caractérise le nouveau gouvernement de Sarkozy. Auquel cas,
coincer le président français au moment où il est accueilli en grande
pompe dans le Royaume relève du 'mépris' et de la 'provocation'.

-------------->
http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=5054

Des magistrats français au Maroc ?


SELON des proches de la famille Ben Barka, le juge français, Patrick
Ramael, chargé de l'enquête sur l'affaire de Mehdi Ben Barka, avait
essayé, la semaine dernière de rentrer au Maroc « pour écouter le
témoignage de hauts responsables marocains » à ce sujet. Mais,
affirment-ils, il a été interdit d'accès au pays.

Les pouvoirs publics n'ont eu aucune réaction pour confirmer ou
rejeter cette information.

Par ailleurs, ce qui est sûr, c'est que deux magistrats français
étaient au Maroc, le 8 novembre, pour auditionner le français Robert
Richard Antoine Pierre, alias Haj Abou Abderrahman, condamné au Maroc
dans le cadre des actes terroristes du 16 mai 2003.

Son avocat Me Mohamed Zyane, a confirmé que deux magistrats, dont le
juge anti-terroriste Marc Trévidic, agissant sur commission
rogatoire, l'ont questionné sur des faits qui lui sont reprochés en
France, entre 1998 et 2003, notamment vols, kidnapping, attaques à
main armée et actes terroristes.

Robert Pierre a refusé de répondre aux questions des deux magistrats
qui l'ont auditionné en présence d'un juge d'instruction de la Cour
d'appel à Salé chargé des affaires de terrorisme.


Le Reporter - Rédaction

Mis en ligne le 17 novembre 2007

------------->
http://www.telquel-online.com/298/semaine_maroc_298.shtml

le juge de l'affaire Ben Barka n'a pas été interdit d'entrée au Maroc


Non, Patrick Ramaël, le juge de l'affaire Ben Barka, n'a pas été
interdit d'entrée au Maroc. L'information a pourtant fait la Une
d'une grande partie de la presse quotidienne. "Il n'a pas bougé de
Paris et n'est plus retourné au Maroc depuis qu'il y était parti dans
le cadre de la commission rogatoire", affirme une source proche du
juge français.

--------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=23367

La rumeur


Elle circule comme elle veut ou plutôt comme le veulent ses
instigateurs et quand ils le veulent. "Patrick Ramaël, le magistrat
français chargé d'instruire l'affaire de disparition de Mehdi Ben
Barka a été interdit, hier, lundi 12 novembre, de rentrer sur le
territoire marocain" (l'Economiste). L'information, en fait, n'est ni
réelle ni vérifiée. Pourtant, comme une boule de neige, qui,
s'éloignant dans le temps et l'espace, grossit, grandit et prend de
l'ampleur, la fausse information prend forme, corps et âme. Et comme
toutes les rumeurs, elle porte préjudice à la vérité, en perturbant
la vue et ne sert que les calomnies et des desseins inavoués.
Dans le cas échéant, elle fait mal parce qu'elle émane de milieux
censés défendre la vérité, la fiabilité de l'information et la
véracité des faits. Le fils du martyr Mehdi Ben Barka n'est pas au
courant de cette "nouvelle affaire". Le ministère de la Justice non
plus. Mais, toute personne portant le nom de Ramaël se trouvant sur
le territoire marocain, pourrait être désignée du doigt. Et bonjour
l'absurde. Mais, faut-il condamner toute personne, physique soit-elle
ou morale, à l'origine d'une rumeur pour outrage à l'opinion publique
et falsification de faits ?
La répression n'est pas seulement une question d'ordre physique ou
économique, elle revêt également un caractère moral. D'où sa gravité.


Aziz Khaml

--------------->
http://www.leconomiste.com/

Ramaël, persona non grata


Patrick Ramaël, le magistrat français chargé d'instruire l'affaire de
disparition de Mehdi Ben Barka a été interdit, hier lundi 12
novembre, de rentrer sur le territoire marocain. Arrivant par un vol
qui relie Paris à Casablanca, Ramaël n'a pas pu passer la police des
frontières, assure une source policière.
Rappelons que le magistrat avait rendu public un mandat d'arrêt
international contre 5 citoyens marocains dont Hosni Benslimane,
général de corps d'armée et commandant de la Gendarmerie Royale. Un
second magistrat accompagnant le juge d'instruction a néanmoins pu
passer la police des frontières. Les deux magistrats sont arrivés
dans le cadre d'une commission rogatoire concernant l'affaire Ben
Barka.

------------->
http://www.telquel-online.com/296/semaine_maroc_296.shtml

Justice. Généraux sur le gril


En moins d'un mois, les généraux Housni Benslimane et Abdelhak Kadiri
se retrouvent sous le coup de deux mandats d'arrêt internationaux. Il
y eut d'abord celui lancé, le 22 octobre dernier, au premier jour de
la visite de Nicolas Sarkozy au Maroc, par le juge français, en
charge du dossier de Mehdi Ben Barka, Patrick Ramaël.


Cette semaine, c'est le juge espagnol Baltazar Garzon qui en remet
une couche. Profitant de la visite au Maroc du prince héritier
espagnol, il décide d'instruire une affaire concernant un
prétendu "génocide"  commis par des responsables marocains au Sahara
entre 1976 et 1987. Garzonl cite 31 responsables marocains, dont
Hamidou Laânigri, Driss Basri ou, surprise, Yassine Mansouri ! "Cela
fait trop de coïncidences, fait remarquer Khalid Naciri, ministre de
la Communication et porte-parole du gouvernement.

Ces mandats d'arrêt sont des messages politiques adressés au Maroc.
Or, un juge indépendant ne doit pas se mêler de politique". Soit,
mais ces mandats risquent-ils d'avoir un effet? Arrêtera-t-on tous
ces généraux et hommes forts du régime? Rien n'est moins sûr.
D'abord, le mandat d'arrêt français a encore besoin d'une longue
procédure judiciaire. "Sans oublier que la France n'a pas levé la
totalité du secret-défense (sur le dossier Ben Barka)", fait
remarquer un diplomate marocain, qui poursuit : "Quant au juge
espagnol, il doit encore mener son enquête et déterminer les
responsabilités de certains accusés, qui démarraient à peine leur
stage à l'Intérieur en 1987, comme Yassine Mansouri". Ce qui fait
dire à notre source que "cette initiative ressemble davantage à une
manœuvre politicienne à la veille de nouvelles négociations entre le
Maroc et le Polisario".

----------->
http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=4925

Le juge Patrick Ramaël suscite la consternation


PATRICK Ramaël, le juge français d'instruction en charge du dossier
de la disparition de Mehdi Ben Barka avait laissé entendre, lors de
la visite du Président français au Maroc, Nicolas Sarkozy, qu'il
s'apprêtait à lancer des mandats d'arrêt internationaux contre cinq
personnalités marocaines de premier rang.

Les cinq personnes visées par le juge français sont le général Hosni
Benslimane, chef de la gendarmerie royale, Abdelkader Kadiri, ancien
patron de la Direction générale des études et de la documentation
(DGED), Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l'un des membres présumés
du commando marocain qui aurait enlevé Ben Barka, Boubker Hassouni,
infirmier et agent du Cab 1 et Abdlekak Achaachi, également agent du
Cab 1.

Depuis cette annonce, les débats vont bon train. Et tous les avis ne
sont pas favorables à la démarche du juge Patrick Ramaël. Certains
observateurs, catégoriques, lui demandent de creuser l'affaire plutôt
du côté français. De ce point de vue, c'est la France qui doit lever
le secret défense sur l'affaire Ben Barka. Laquelle implique non
seulement le Maroc, mais aussi la France, les USA et Israël. Il y a
des parts de vérité à rechercher ensuite dans tous ces pays.


Le Reporter - Rédaction

Mis en ligne le 4 novembre 2007

---------->
http://www.bakchich.info/article1839.html

L'Agenda off de Sarko 1er au Maroc


vendredi 26 octobre 2007
par La princesse enchantée

Speedy Sarko a mené tambour battant sa visite officielle de trois
jours au royaume enchanté du Maroc.


Lundi 22 octobre

L'avion de Nicolas Sarkozy se pose à l'aéroport de Marrakech où le
roi Mohammed VI et son frère Moulay Rachid l'attendent de pied ferme.
Le programme est chargé : à 17h15 pétantes, les deux chefs d'Etat
doivent pénétrer dans le Palais royal où se tiendra la cérémonie
officielle d'accueil. À 18h30, une audience est prévue avec le
Premier ministre marocain Abbas el Fassi puis, à 20h30, le président
français doit dîner en famille et en privé avec le souverain
chérifien. Avant le début des festivités, le bon président Sarko a
tout de même le temps de serrer la main des serviteurs du Trône
alaouite. Parmi eux, le général Hosni Benslimane. On frôle le couac:
quelques minutes plus tard, France 3 révèle que le puissant patron de
la gendarmerie royale est visé par un mandat d'arrêt international
dans le cadre de la disparition de Mehdi Ben Barka…

Au final, ni l'entrevue avec le Premier ministre ni le dîner en
famille avec M6 n'auront eu lieu, ce dernier ayant été remplacé par
une petite réception. Deux jours plus tard, Nicolas Sarkozy
expliquera qu'il avait « mal à la gorge » et que «Bernard (Kouchner)
lui a donné des antibiotiques». Tout rapprochement avec Cécilia se
faisant porter pâle chez les Bush pour cause d'angine blanche est
fortuit.


Mardi 23 octobre

Là encore programme chargé pour l'ami Sarkozy qui est attendu à Rabat
pour prononcer un discours au Parlement puis à Tanger pour une
seconde allocution sur son projet d'Union Méditerranéenne. Après les
révélations liées à l'affaire Ben Barka, les Marocains ne décolèrent
pas. Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri,
n'hésite pas à s'en prendre à la justice française en des termes peu
diplomatiques : « ces mandats d'arrêts sont contraires aux accords de
coopération judiciaire entre la France et le Maroc. Cela n'avait pas
à être rendu public. C'est le juge (Ramaël) qui l'a dit à la presse.
Son but était de faire d'une pierre trois coups: il visait Nicolas
Sarkozy, Rachida Dati et a voulu gâcher la fête. C'est scabreux.
C'est une manœuvre de ce juge qui n'en est pas à son premier coup »,
dira-t-il en substance. Shocking et faux! «Dès que j'ai eu
confirmation par la partie civile de la signature des mandats d'arrêt
par le juge, j'ai décidé seul de la date de diffusion du sujet. J'ai
choisi le jour de l'arrivée de Nicolas Sarkozy au Maroc car le
président est un bon attaché de presse !», s'exclame Joseph Tual,
l'auteur du scoop de France 3. De son côté, le chef de l'Etat
français affirmera plus tard que Sa Majesté Mohammed VI (SMM6) ne lui
a «même pas parl » de l'affaire Ben Barka.

Côté discours, Nicolas Sarkozy souhaite que le plan d'<autonomie>
marocain pour le Sahara occidental soit «couronné de succès» après
l'avoir qualifié de « sérieux ». Il rappelle aussi qu'en 1991, il
s'est rendu à El Aaiun, la capitale de ce territoire annexé par le
Maroc et contesté par le Front Polisario. Ces déclarations font
frémir de colère Alger qui sponsorise le Polisario. Le Medef et les
industriels français qui piaffent pour décrocher des contrats dans le
nouvel El Dorado algérien (tramways, centrales électriques,
privatisations de banques…) apprécieront la plaisanterie. Quant à
l'Union Méditerranéenne, le beau discours de Nicolas Sarkozy ne
semble guère avoir convaincu Mohammed VI qui préfère que la France
lui négocie un «statut avancé» avec… l'Union Européenne. Le
souverain, réputé pour ses caprices, s'est tout de même dit prêt à
examiner les contours de l'autre Union. On respire…


Mercredi 24 octobre

Visiblement guéri de son «mal de gorge», Nicolas Sarkozy fait son
footing avec le champion du monde du 1 500 mètres, Hicham El
Guerrouj, l'un de ses «héros» avant de rencontrer les médias. Les
pauvres piaffaient: c'est le premier briefing que leur concède le
président français. Il tancera au passage la coquinette Ruth Elkrieff
(BFM TV) coupable, la vilaine, d'avoir tenté de le lancer sur son
divorce avant de rassurer tout le monde: «je suis arrivé un peu
fatigué au Maroc, je repars en pleine forme». Sans oublier de vanter
les mérites du «beau ciel ble » marocain. Un discours que ne
renierait pas Jacques Chirac. Besitos…


------------>
http://www.leconomiste.com/article.html?a=81691

Affaire Ben Barka
Benslimane: Cible verrouillée, mais pas atteinte

· Le mandat d'arrêt ne sera international qu'après avis du garde des
Sceaux français
· Le bureau d'Interpol à Rabat n'a toujours rien reçu


EN matière de droit, il ne faut pas aller vite en besogne. Hosni
Benslimane, général de corps d'armée, commandant de la Gendarmerie
royale ne risque pas la prison. Du moins pas pour le moment. Et pour
cause, aucun mandat d'arrêt international n'a été lancé ni à son
encontre, ni à celle des quatre autres personnes citées par Patrick
Ramaël, le magistrat français chargé de l'instruction de ce dossier.
Rappelons que Ramaël instruit l'affaire de disparition de Mehdi Ben
Barka intervenue le 29 octobre 1965 à Paris. Le magistrat a, en
effet, annoncé avoir signé un mandat d'arrêt international à
l'encontre de 5 citoyens marocains, mais ce mandat n'est, pour
l'heure, effectif que sur le sol français.
«Ramaël est un magistrat français jouissant d'une grande
indépendance, mais seulement dans son périmètre de compétence, le
territoire français», explique Abderahim El Bouhmidi, avocat et
professeur de droit (procédure pénale notamment) à l'Université
Mohammed V de Rabat.
Selon lui, pour qu'il revête un caractère international, le mandat
doit être relayé par l'Organisation internationale de police
criminelle (OIPC), autrement dit Interpol. Signalons que le bureau
central national de cette organisation à Rabat n'a pas reçu de note
dans ce sens. Il faut savoir que le Maroc fait partie de cette
organisation. Par conséquent, si le mandat d'arrêt international est
lancé par Interpol, les policiers marocains devraient normalement
arrêter Benslimane et les 4 autres recherchés. L'OIPC ne traite pas
avec un corps de magistrature, mais avec les gouvernements des pays
signataires de la convention de coopération qui fonde son existence.
Par conséquent, la diffusion du mandat nécessite une correspondance
du gouvernement français. Il appartient donc au garde des Sceaux,
Rachida Dati en l'occurrence, d'avaliser ou non le mandat d'arrêt
afin de lui donner un caractère international. Reste à savoir quelle
décision prendra Dati, qui a dû retrouver cette «patate chaude» sur
son bureau dès son retour du périple marocain. «Du moment que
l'affaire est sortie des mains de l'appareil judiciaire, il faudra
certainement s'attendre à des arguments plus politiques que
juridiques», souligne un pénaliste français sous couvert d'anonymat.
La terminologie employée par Ramaël est également sujette à
discussion. Le magistrat, qui a certainement profité de la visite de
Sarkozy au Maroc pour faire son annonce, n'a, à aucun moment, déclaré
avoir mis en examen Benslimane & Cie. «Ce qui veut dire que la
terminologie mandat d'arrêt est tout simplement inadéquate. Puisque
l'on ne réclame pas l'arrestation d'un témoin», analyse El Bouhmidi.
Si Ramaël veut recueillir des déclarations, il peut demander une
comparution ou tout au plus un mandat de ramener. En outre, ajoute-t-
il, «le mandat d'arrêt doit correspondre à une décision judiciaire
fondée sur des indices graves et concordants. Or, celui lancé par le
juge d'instruction correspond plus à une conviction politique». Quoi
qu'il en soit, la décision du garde des Sceaux français influencera
grandement l'issue de la procédure et du dossier en général.


Les recherchés de Ramaël

LE mandat d'arrêt lancé par le juge Patrick Ramaël concerne cinq
citoyens marocains. Il s'agit de Hosni Benslimane, général de corps
d'armée, commandant de la Gendarmerie royale, Abdelhak Kadiri,
général à la retraite et ex-directeur de la DGED, Miloud Tounzi,
agent secret, Boubker Hassouni, infirmier anesthésiste au Cab 1, et
Abdelhak Achâchi, membre du même service secret.

Naoufal BELGHAZI

---------------->
http://www.lanouvelletribune.com/actualite.asp?ids=0&idg=0&idn=6

[ 25/10/2007 ]

Affaire Ben Barka : Des mandats d'arrêts qui tombent à pic... : Le
bras de fer du juge Ramaël


La coïncidence est certes troublante. De là à supposer que les
mandats d'arrêt signés par le juge Ramaël dans l'affaire Ben Barka
ont été instrumentalisés pour nuire à la visite du Président de la
République française, il n'y a qu'un pas. Il a été rapidement franchi
dans certains milieux officiels marocains où l'on a préféré garder
l'anonymat, comme en témoigne les réactions plutôt vives recueillies
par les journalistes et agences de presses accréditées par l'Élysée.
En termes plus diplomatiques, le ministre marocain de la
Communication,  Khalid Naciri, cité par le journal Le Monde,
demandait : «Est-ce que la démarche est appropriée? Je pose la
question. Je veux croire qu'un juge ne fait pas de politique».
Nicolas Sarkozy, lui, s'est borné à souligner que la justice de son
pays est indépendante. Difficile d'en douter, puisque le juge Patrick
Ramaël lançait sa procédure au moment même où Rachida Dati signait
avec son homologue marocain un nouvel accord d'entraide pénale pour
permettre « aux deux ministères de la justice de communiquer
directement sans passer par le canal diplomatique, de façon à
accélérer le traitement des procédures". Voilà qui tombe à pic!
Parmi les personnes visées par le magistrat français figurent donc
deux personnalités marocaines de haut rang. Le première, le général
Hosni Benslimane, actuel chef de la Gendarmerie Royale, était à
l'époque l'un des officiers des services secrets dirigés par le
général Oufkir ; la seconde, le général Abdelkkader Kadiri,
Inspecteur général des Armées après avoir été à la tête à la tête de
la Direction Générale des Etudes et de la Documentation, la DGED, qui
est le service de renseignement militaire du Royaume.
Le 29 octobre 1965 lors de l'enlèvement par des truands français du
leader de l'opposition marocaine à Paris, il était en poste comme
attaché militaire à l'ambassade du Maroc en France. Pour le juge
français, ces deux hauts gradés font surtout partie des derniers
témoins encore vivants qui pourraient éclairer la justice.
Les trois autres mandats concernent des protagonistes dont les noms
sont revenus régulièrement dans cette interminable procédure: Miloud
Tounsi, alias "Chtouki", Boubker Hassouni, un infirmier, et Abdelhak
Achaachi, tous trois liés aux fameux « Cab1 », un service secret
marocain de l'époque. Ils sont soupçonnés d'avoir été des exécutants
dans l'enlèvement de Mehdi Ben Barka.


Un coup de semonce?

À vrai dire, ce rebondissement judiciaire, en dehors de son impact
médiatique et diplomatique, n'apporte pas d'éléments nouveaux dans
les investigations, mais pour Me Maurice Buttin, l'avocat de la
famille Ben Barka, c'est d'abord un « coup de semonce » dont il
espère qu'il fera « bouger les autorités marocaines » à qui il
attribue l'enlisement de l'enquête. Les héritiers du disparu leur
reprochent de ne pas exécuter les commissions rogatoires, et les
demandes d'entraide judiciaire en affirmant, par exemple, ne pas
savoir où sont domiciliés les témoins à entendre. Le juge français a
multiplié les auditions dont celle de feu Driss Basri. Il s'est
déplacé à Casablanca en Novembre 2005 et, selon la partie civile, se
serait plaint amèrement du manque de coopération de son homologue
marocain, le juge Jalal Sarhane.
Une autre polémique porte, toujours selon la partie civile, sur
certaines vérifications à effectuer. Le magistrat instructeur n'avait
pu, malgré la précision des documents transmis, obtenir de fouilles
sur l'ancien centre de détention secret, baptisé PF3, où, selon
certains témoignages, la tête du disparu ou les corps des truands
français qui l'ont enlevé, pourraient être enterrés. La justice
marocaine assure cependant tout ignorer de ce site
Les mandats d'arrêts internationaux du juge Ramaël ne sont pas encore
exécutoires et doivent d'abord recevoir le feu vert de la
Chancellerie, c'est à dire des services du ministère français de la
justice avant d'être transmis à Interpol. Des mandats qui pourraient
alors empêcher les personnes visées de voyager en dehors des
frontières du Royaume. Ils risquent surtout, compte tenu de la
personnalité des généraux Benslimane et Kadiri, de provoquer quelques
complications diplomatiques de plus. Les dernières investigations
cheminent entre chausses trappes coups bas, manipulations et
mythomanie. Elles ont certes permis à quelques éléments du puzzle de
remonter à la surface. Mais 42 ans après, jour pour jour, la vérité
reste enfouie quelque part avec le corps de Mehdi Ben Barka.


Alex PANZANI

------------------>
http://www.maroc-
hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_764/html_764/iletait.html

Hosni Benslimane et Abdelhak Kadiri, témoins ou complices?

Il était une fois deux capitaines…

M. Sehimi


Cette histoire des mandats d'arrêt délivrés par le juge français
Patrick Ramaël contre cinq responsables marocains -dont les généraux
Hosni Benslimane et Abdelhak Kadiri- prête à sourire. Non pas que ce
magistrat n'ait pas à accomplir les obligations à sa charge dans une
instruction relative à la disparition du leader de l'UNFP, Mehdi Ben
Barka, le 29 octobre 1965, à Paris. Mais enfin, il faut bien se poser
un certain nombre de questions sur les conditions mêmes dans
lesquelles est actionnée cette procédure. Le choix du moment, tout
d'abord, correspondant à la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy dans le
Royaume, n'est pas fortuit; loin de là. Une manière de surmédiatiser
un acte d'instruction au moment où plus d'une centaine de
journalistes français et internationaux sont sur place. Il y aurait
de la manipulation et de l'instrumentalisation qu'il ne faudrait pas
s'en étonner outre-mesure, n'est-ce pas?
Le bien fondé de la délivrance de ces mandats d'arrêt est tout aussi
sujet à caution. Une commission rogatoire avait été adressée en 2006
aux autorités judiciaires marocaines pour entendre tous ces
responsables. Elle a été suivie, en novembre de cette même année, par
le déplacement de ce magistrat au Maroc qui s'était fendu, à
l'occasion, d'informations fausses et farfelues dans la fiche de
police, remplie à l'aéroport Mohammed V de Casablanca, du genre
agriculteur, hôtel inexistant, etc… Pour quelqu'un dont le métier est
de faire respecter la loi, n'est-ce pas un peu fort de café? Pour
autant, il avait été reçu par son collègue marocain, le juge Jamal
Serhane. Que veut-il de plus aujourd'hui? Il doit s'en tenir au
régime régissant les procédures judiciaires pertinentes en la matière
et prendre acte des PV d'audition des personnes visées par ladite
commission rogatoire. Pas plus, pas moins. Il verrait alors, procès-
verbaux à l'appui et dûment cotés, que Hosni Benslimane et Abdelhak
Kadiri en particulier n'ont rien à voir, d'une manière ou d'une
autre, avec le dossier Ben Barka. Le premier était capitaine, de
permanence le week-end de la fin octobre 1965, au CAB 1. Que pouvait-
il sérieusement savoir? Que peut-on lui reprocher, sinon la main
courante d'un service? Hiérarchiquement, tant d'autres avaient, du
fait de leurs fonctions dans l'appareil d'Etat, des possibilités
d'information autrement plus précises sur la allées et venues des uns
et des autres… Même observation pour le jeune capitane Abdelhak
Kadiri, alors attaché militaire adjoint à l'ambassade du Maroc à
Paris, le titulaire en poste étant le colonel Bouazza Boulhèms, mort
dans la tentative de putsch de Skhirat en juillet 1971. Dans le
dossier entre les mains du juge français, il est question d'une
voiture fournie au général Mohamed Oufkir et à son adjoint Ahmed
Dlimi, à l'époque colonel, par l'attaché militaire. Les deux
officiers supérieurs sont morts, le premier lors du coup d'État
avorté de l'été 1972, le second dans un mystérieux accident de
circulation à Marrakech, en janvier 1983. Capitaines tous deux, âgés
de trente ans à peine, ni Hosni Benslimane ni Abdelhak Kadiri ne
pouvaient approcher -hiérarchie oblige- Oufkir. C'est dire qu'ils
n'ont rien à dire sur cette affaire. Et si le juge Rameal veut percer
réellement les énigmes qui subsistent encore à propos de la
disparition de Ben Barka, il dispose d'une piste de premier plan:
celle de la déclassification des archives de tous les services
français alors que celle-ci n'a été, à ce jour, réalisée que
partiellement.

----------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=23447

Au nom de tous les nôtres


L'affaire Ben Barka vient de connaître de nouveaux rebondissements.
En France, l'on a préféré emprunter la voie policière au lieu de
continuer sur la piste judiciaire. En rapportant certains faits
concernant cette affaire, nous n'avons fait que nous en tenir à notre
devoir d'informer. Ni plus, ni moins. Et à aucun moment, il n'a été
question pour nous d'accuser qui que ce soit. Car, pour nous, ce qui
compte d'abord, c'est la vérité. Malheureusement, une fois de plus,
d'aucuns essaient de faire endosser la responsabilité de l'enlèvement
et de l'assassinat du martyr Mehdi Ben Barka, à la seule partie
marocaine. Or, tout le monde sait, et les faits sont têtus, à ce
niveau, que le défunt a été enlevé alors qu'il était sur le
territoire français, et par des agents de la police française.
Nous ne cesserons jamais de le dire : l'implication de la France dans
cette affaire n'est plus à démontrer.
Mais, ce qui nous importe le plus et avant toute chose, c'est la
vérité, rien que la vérité. Nous n'accusons personne, nous ne jetons
l'opprobre sur qui que ce soitt et nous n'avons de compte à régler
avec personne, surtout quand il s'agit de Marocains.
Cela dit, nous continuons à demander que les circonstances ayant
entouré la disparition de feu Ben Barka soient élucidées. Pour
tourner la page du passé et pour nous consacrer ensemble à
l'édification du Maroc de la justice, de la réconciliation et de
l'équité.


Libération

_____________

#1719 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Mardi 20. Novembre 2007  20:14
Sujet: Crimes du Makhzen/Mines anti-personnel/Affaire Ben Barka (18/20-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. CRIMES DU MAKHZEN-AFFAIRE BEN BARKA
- L'EXPRESSION (19-XI-2007): AFFAIRE BEN BARKA. Interpol traque des
généraux marocains
- LIBERTÉ (18-XI-2007): Affaire Mehdi Ben Barka. Interpol diffuse
quatre mandats contre des responsables marocains
- LE MATIN (18-XI-2007): Les contrevérités de l'affaire Ben Barka

2. CRIMES DU MAKHZEN-MINES ANTI-PERSONNEL-CINISME
- LIBÉRATION-MA (20-XI-2007): Le Maroc pour la Convention d'Ottawa.
Les mines antipersonnel dérangent
- AL BAYANE (20-XI-2007): Le Maroc réitère le "grand intérêt" qu'il
porte pour la convention d'Ottawa
- MAP/AUJOURD'HUI LE MAROC (20-XI-2007): Convention d'Ottawa : Le
Maroc pour un «monde sans mines»


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. CRIMES DU MAKHZEN-AFFAIRE BEN BARKA
http://www.lexpressiondz.com/article/5/2007-11-19/47268.html

AFFAIRE BEN BARKA
Interpol traque des généraux marocains

19 Novembre 2007 - Page : 10


Le fils de Ben Barka, Bachir Ben Barka, dénonce «la lenteur de la
justice marocaine sur cette affaire».

L´affaire Ben Barka "mine" toujours le Royaume chérifien. Alors que
le Maroc joue son va-tout pour enterrer cette affaire, Interpol
provoque des cascades de rebondissements. La police internationale
vient de lancer quatre mandats d´arrêt visant de grosses têtes de
l´armée marocaine. Il s´agit, notamment du chef de la Gendarmerie
royale, le général Hosni Benslimane et le général Abdelkader Kadiri.
Selon la presse marocaine, il est interdit à ces deux généraux de
franchir les frontières de 185 pays. Deux autres agents du Makhzen
sont recherchés par Interpol. Il s´agit de Miloud Tounzi, membre
présumé du commando qui a enlevé l´opposant marocain et Abdelhak
Achaâchi, ancien agent du Cab 1, une unité d´élite des services
secrets marocains.
Selon l´avocat de la famille Ben Barka, les quatre ressortissants
marocains risquent désormais l´arrestation s´ils quittent le Maroc.
Le Bureau central national d´Interpol a été saisi pour l´exécution de
la décision d´arrestation du juge français chargé du dossier de
l´assassinat de cet opposant marocain. Le juge d´instruction, Patrick
Ramaël, qui instruit le dossier de la disparition en 1965 de Ben
Barka à Paris, avait signé le 22 octobre dernier cinq mandats
d´arrêts internationaux. Outre les noms des généraux sus-cités, le
juge d´instruction a impliqué également Boubker Hassouni, infirmier
et agent du Cab1, une des unités des services marocains ultrasecrètes.
Cette affaire avait fait grand bruit lors de la visite qu´a effectuée
le président français Nicolas Sarkozy au Maroc, le mois dernier. Le
journal français, Le Figaro, avait rapporté que "le parquet de Paris
déclare, de son côté, qu´il a traité les mandats signés par le juge
´´suivant la procédure habituelle´´". Ainsi, dans le cas où les
autorités marocaines ne procéderont pas à l´arrestation des "
présumés coupables", ceux-ci seront arrêtés en cas de franchissement
des frontières marocaines.
Suite à cette décision, Bachir Ben Barka, fils du disparu, a dénoncé,
sur les colonnes de la presse marocaine, "la lenteur de la justice
marocaine sur cette affaire".
Et de préciser: " Cela fait 42 ans que cela dure et il fallait agir".
D´après lui, la question reste purement politique et que la "volonté"
affichée par le souverain Mohammed VI, de faire toute la lumière sur
cette affaire, "n´est, en réalité, que de la poudre aux yeux".
Toutefois, le ministère marocain de la Justice a affirmé n´avoir pas
reçu de mandats d´arrêt contre des citoyens marocains dans le cadre
de cette affaire.
"Le ministère de la Justice dément catégoriquement avoir eu
connaissance ou avoir reçu un quelconque mandat d´arrêt en rapport
avec cette affaire, et ce ni directement, à travers les autorités
judiciaires marocaines compétentes, ni indirectement, par voie
diplomatique ou sécuritaire", a-t-il souligné dans un communiqué,
repris par l´agence française de presse AFP. Il est utile de rappeler
que Mehdi Ben Barka a été le principal opposant au défunt roi Hassan
II.
Il a été enlevé par les services marocains devant la brasserie Lipp à
Paris, le 29 octobre 1965. Depuis, cette affaire est "enterrée", dans
les tiroirs de la justice française, suite à l´absence, selon les
observateurs, d´une volonté, tout aussi politique, de faire éclater
la vérité sur le sujet en question. Dans tout les cas de figure,
l´affaire Ben Barka constitue une véritable "bombe" que le Royaume
n´arrive toujours pas à désamorcer.


Tahar FATTANI

------------------>
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86104

(Dimanche 18 Novembre 2007)

Affaire Mehdi Ben Barka
Interpol diffuse quatre mandats contre des responsables marocains

Par : Abdelkamel K.


L'immunité n'est plus assurée pour un certain nombre de dignitaires
du Makhzen, qui font l'objet d'enquêtes internationales, telle que
celles ouvertes par le juge espagnol Garzon pour génocide contre le
peuple sahraoui, où l'affaire de la disparition de l'opposant de
Hassan II, Mehdi Ben Barka.

Le patron de la Gendarmerie royale marocaine, le général Hosni
Benslimane, l'ancien chef des services de renseignement le général,
actuellement à la retraite,  Abdelkader Kadiri, Miloud Tounzi, membre
présumé du commando, qui a enlevé l'opposant marocain et Abdelhak
Achaâchi, ancien agent de l'unité d'élite des services secrets
marocains, le Cab1, sont désormais recherchés par toutes les polices
du monde.
En effet, les mandats d'arrêt les concernant sur instruction juge
d'instruction du Tribunal de grande instance de  Paris en charge de
cette enquête sur la disparition de Mehdi Ben Barka, Patrick Ramaël,
ont été officiellement diffusés mardi passé par Interpol, à
l'exception du cinquième mandat nécessitant de plus amples
informations. Il s'agit du mandat visant Boubker Hassouni, également
membre présumé du Cab1, qui n'a à ce stade pas été diffusé. Ainsi,
les quatre dignitaires du Makhzen sus-cités sont interdits de sortie
à l'étranger et ne peuvent plus quitter le territoire marocain sous
peine de se faire arrêter et traduits devant la justice française.
Ceci étant, l'un des responsables visés par l'opération Interpol, en
l'occurrence Miloud Tounzi, estimant que sa présomption d'innocence a
été violée, a procédé vendredi à Paris au dépôt d'une plainte
pour "violation du secret de l'instruction et recel", par le biais de
son avocat. La plainte a été déposée le 13 novembre courant auprès du
procureur de la République de Paris, confirme une source judiciaire
française. Dans un communiqué rendu public, Me Philippe Clément
indique : "C'est avec la plus grande stupéfaction que le 19 octobre
dernier M. Miloud Tounzi a appris par M. Joseph Tual, journaliste à
France 3, qu'un mandat d'arrêt international allait être émis contre
lui." Dans le même ordre d'idées, l'avocat affirme que son client
n'avait auparavant "jamais fait l'objet de la moindre convocation par
le magistrat en charge du dossier". Pour rappel, Mehdi Ben Barka a
disparu le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp à Paris, lors
d'une opération attribuée aux services marocains du roi Hassan II
avec la complicité de policiers et de truands français. Son corps n'a
jamais été retrouvé à ce jour.Reste à savoir maintenant que cette
affaire prend des proportions inattendues avec la diffusion des
mandats d'arrêt par Interpol, comment le royaume marocain va réagir
pour défendre ses serviteurs. Dans un premier temps, le ministère
marocain de la Justice a affirmé hier dans un communiqué n'avoir pas
reçu de mandats d'arrêt contre des citoyens marocains dans le cadre
l'affaire Ben Barka, tout en dénonçant "la partialité" du juge chargé
de l'enquête en France. "Le ministère de la Justice dément
catégoriquement avoir eu connaissance ou avoir reçu un quelconque
mandat d'arrêt en rapport avec cette affaire, et ce, ni directement,
à travers les autorités judiciaires marocaines compétentes, ni
indirectement, par voie diplomatique ou sécuritaire", affirme le
communiqué.  Déplorant "la partialité et les provocations ayant
entaché la procédure d'instruction de la part du juge français", la
même source a  ajouté que "la diffusion de ce genre d'informations,
entourée de rumeurs et d'arrière-pensées tendancieuses est de nature
à porter préjudice au bon déroulement de l'instruction sur cette
affaire lancinante et complexe". Affaire à suivre !

------------------>
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/ArticlePrint.asp?id=807

Editorial
Les contrevérités de l'affaire Ben Barka

Publié le : 18.11.2007 | 19h52


Dans le vicieux sillage du juge français Patrick Ramaël qui a notifié
cinq mandats d'arrêts internationaux à l'encontre de personnalités
marocaines, quelques esprits chagrins ont cru déjà pouvoir dire le
verdict. De ce fait, ils versent – et dans ces conditions tout le
prouve – dans une ignorance à la fois des procédures judiciaires et
se prêtent à un impardonnable amalgame.

Une procédure de ce genre est connue pour suivre tout un processus
d'acheminement administratif, d'abord entre le juge et la
chancellerie française, de voie diplomatique – disons de gouvernement
à gouvernement –, avant que les intéressés n'en soient enfin saisis
et informés officiellement. Tant que ce processus n'a pas été engagé
et qu'il n'est pas parvenu à son terme, les personnalités visées
demeurent hors d'atteinte.

Et les journaux malveillants ou les lobbies qui les alimentent
peuvent continuer à chanter ! Libre à eux d'anticiper, de déformer la
vérité, d'annoncer même – pour certaines feuilles de choux – que
quelques pays sont déjà devenus inaccessibles aux présumés coupables.
Le faisceau de présomptions, de fausses rumeurs, de manipulations sur
fond de dénigrement du Maroc n'est pas nouveau. Il n'est pas neutre
non plus.

En revanche, nous sommes certains de l'esprit qui préside à une telle
manœuvre, de la partialité d'une décision qui veut à tout prix,
contre vents et marées, faire impliquer les personnalités militaires –
  en l'occurrence les généraux Hosni Benslimane et Abdelhak Kadiri –
dans le but de théâtraliser, de dramatiser à outrance une affaire
ressurgie quarante-trois ans après, alors qu'ils n'avaient ni un
pouvoir décisif ni aucune justification quelconque.

Cousue de fil blanc, relancée à plus forte raison en pleine visite
officielle du président de la République française au Maroc,
manigancée à loisir, l'affaire des mandats d'arrêt, tout comme les
commissions rogatoires du juge Ramaël, est d'autant plus surréaliste
qu'elle ne se fonde sur aucun autre élément que la présomption pure
et simple.

Le juge lui-même, cédant au vertige de l'opération de nuisance et de
dénigrement que d'aucuns parmi nos détracteurs – devenus ses
commanditaires sans doute – fomentent à l'encontre du Maroc, n'a-t-il
pas essayé, il y a quelques mois, dans le cadre de sa commission
rogatoire, de franchir la frontière marocaine en se faisant passer
pour un exploitant agricole venu prospecter les marchés au Maroc ?
Cela ne suffit-il pas à nous en dire long sur sa moralité douteuse ?
Cela ne signifie-t-il pas une volonté de sa part de déjouer, au lieu
de jouer franc-jeu et de passer bille en tête comme l'on dit, la loi
marocaine ? Sa démarche ne participe-t-elle pas d'une fâcheuse
inclinaison néocolonialiste en prenant le Maroc, sa justice, ses
hommes et ses femmes, ses institutions pour une « république
bananière » sans foi ni loi ? Les contrevérités de l'affaire Ben
Barka


Par LE MATIN

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. CRIMES DU MAKHZEN-MINES ANTI-PERSONNEL-CINISME
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=21963

Le Maroc pour la Convention d'Ottawa
Les mines antipersonnel dérangent


Une délégation marocaine a pris part, dimanche dernier en Jordanie,
aux travaux de la 8-ème Conférence des pays engagés dans la
Convention internationale sur l'interdiction de l'emploi, du
stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel.
A l'issue de cette réunion, le Maroc a déclaré qu'il "respecte
spontanément les principales dispositions de la Convention d'Ottawa
et soutient les efforts déployés au niveau international pour son
application en vue de l'interdiction totale des mines antipersonnel".

Bien que non membre de la Convention d'Ottawa, le Maroc accorde
un 'intérêt tout particulier' à cette Convention et 'souscrit
pleinement' à ses principes fondateurs et buts humanitaires.

Il a participé activement au processus préparatoire de la Convention
et a pris part aux six Assemblées des Etats parties qui ont eu lieu
respectivement à Maputo (mai 1999), Genève (septembre 2000), Managua
(septembre 2001), Genève (septembre 2002), Bangkok (septembre 2003)
et Zagreb (novembre-décembre 2005) ainsi qu'à la première Conférence
d'examen de la Convention tenue à Nairobi du 29 novembre au 3
décembre 2004.

Le Maroc 'applique dans les faits' les dispositions de la Convention
d'Ottawa. Il est l'un des rares pays n'ayant jamais produit, exporté
ou transféré de mines antipersonnel. Bien plus, <il n'en a plus
importé ni utilisé> avant même l'élaboration de la Convention. Les
mines en dépôt servent 'uniquement' à l'instruction, notamment
la 'formation' des sapeurs et leur 'initiation' au déminage.

Le Maroc, qui a signé et ratifié 'tous' les instruments
internationaux en matière de désarmement, fait de son adhésion à la
Convention d'Ottawa un 'objectif stratégique'. Cependant, la
réalisation de celui-ci est 'momentanément différée' pour une seule
et unique raison, en l'occurrence <l'impératif de sécurité> dans
les 'provinces du Sud'. La signature de cette convention est
donc 'conditionnée' par la résolution définitive du
conflit 'artificiel' du Sahara, a indiqué le chef de la délégation
marocaine.
A souligner que le Maroc a entamé un processus de destruction des
mines, sur la base de l'accord signé en 1999 avec la MINURSO, relatif
à l'échange d'information, le marquage des zones de mines, le
déminage et la destruction des mines et des restes non explosés.

S'agissant de la protection de la population civile, le Maroc en a
fait une 'priorité' en assurant une large diffusion des informations,
notamment sur les zones à risque où circulent certains nomades, et en
instaurant une 'collaboration totale' entre les autorités militaires
et civiles.

L'engagement du Maroc pour l'élimination des mines antipersonnel a
été récemment 'confirmé' par son vote en faveur du projet de
résolution présenté par la Thaïlande devant la 59ème session de
l'Assemblée Générale, relatif à la mise en oeuvre de la Convention
sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du
transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. Cette
nouvelle posture du Maroc traduit son 'appui total' aux principes
humanitaires de cet instrument international et son 'profond
attachement' à ses objectifs de désarmement.

Depuis le 'retour' des 'provinces du sud' au Maroc, le Royaume a
neutralisé quelque 65.382 mines terrestres, dont 44.638 mines
antipersonnel et 20.699 mines anti-char.
Le 15 janvier dernier, le Maroc avait lancé une 'nouvelle' opération
de déminage de vaste envergure dans les 'provinces du Sud', avec la
participation de onze mille démineurs chargés de nettoyer en priorité
les périmètres habités, les zones pastorales et les parages des
points d'eau, a souligné le chef de la délégation marocaine.
Cette opération a permis le nettoyage d'une aire de plus de 167.000
km2, la récupération de 730 mines et la neutralisation de 49.000
projectiles actifs, a-t-il conclu.


Larbi BOUHAMIDA

-------------->
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67915

Le Maroc réitère le 'grand intérêt' qu'il porte pour la convention
d'Ottawa (11/20/2007)


L'ambassadeur du Maroc à Amman, Mohamed Mael-Ainin, qui a présidé la
délégation marocaine aux travaux de la 8e Conférence des pays engagés
dans la Convention internationale sur l'interdiction de l'emploi, du
stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel,
réunie dans la station balnéaire de la Mer Morte (Nord de la
Jordanie), a indiqué que le Royaume «'respecte' 'spontanément' les
principales dispositions de la convention d'Ottawa et 'soutient' les
efforts déployés au niveau international pour son application en vue
de l'interdiction totale des mines antipersonnel».

Le diplomate marocain a estimé que cette convention constitue une
importante étape dans le long processus de désarmement pour un monde
de paix et de sécurité.

Le Maroc n'a certes pas encore ratifié la convention d'Ottawa, mais
il a toujours été présent en qualité d'observateur à toutes les
sessions annuelles relatives à ce doucement, a-t-il souligné.

A titre d'exemple de la volonté du Maroc de favoriser l'émergence
d'un "monde sans mines", le diplomate marocain a rappelé le rapport
national volontaire présenté officiellement à ce sujet par le Royaume
en 2006, précisant que les termes de ce document ont été traduits en
faits correspondant aux dispositions de la Convention d'Ottawa.
Il a également rappelé le vote du Maroc en faveur de la résolution de
l'assemblée générale des Nations unies relative à ce document,
soulignant que ce vote constitue une nouvelle preuve de l'appui du
Royaume aux efforts internationaux pour réaliser les objectifs de
cette convention.

Compte tenu de sa politique de développement humain et de
son 'respect' pour les engagements pris au plan international, le
Maroc accorde un 'intérêt particulier' aux victimes des mines
antipersonnel, a-t-il ajouté. L'ambassadeur a également rappelé
l'exécution, par le Maroc, d'un vaste programme de déminage.

Depuis le 'retour' des 'provinces du sud' à la 'Mère Patrie', le
Maroc a neutralisé quelque de 65.382 mines terrestres 'semées par les
ennemis' de l<'intégrité territoriale> du Royaume, dont 44.638 mines
antipersonnel et 20.699 mines anti-char.
Le 15 janvier dernier, le Maroc avait lancé une 'nouvelle' opération
de déminage de vaste envergure dans les provinces du sud, avec la
participation de onze mille démineurs chargés de nettoyer en priorité
les périmètres habités, les zones pastorales et les parages des
points d'eau, a-t-il dit. Cette opération a permis le nettoyage d'une
aire de plus de 167.000 km2, la récupération de 730 mines et la
neutralisation de 49.000 projectiles actifs, a-t-il précisé, faisant
remarquer que, grâce à ces opérations, les provinces du sud ont pu
recevoir de grandes manifestations sportives, nationales et
internationales, sans qu'il y ait le moindre incident en rapport avec
les mines terrestres.
Pour le Royaume, l'adhésion à la Convention d'Ottawa est un "objectif
stratégique" en rapport avec la 'sécurité' dans les 'provinces du
sud' et la solution définitive du conflit 'artificiel' autour du
Sahara 'marocain', a-t-il ajouté.

L'ambassadeur a exprimé sa 'solidarité total' avec les pays en
développement, en particulier africains, dans leurs revendications
concernant le renforcement de la coopération technique et la
mobilisation des moyens financiers nécessaires pour l'application des
dispositions de la convention d'Ottawa.
Le Maroc a réitéré dimanche le 'grand intérêt' qu'il porte pour les
nobles principes et valeurs qui ont présidé à l'élaboration de la
convention d'Ottawa sur l'interdiction et la destruction des mines
antipersonnel.

----------------->
http://www.aujourdhui.ma/nation-details58106.html

Convention d'Ottawa : Le Maroc pour un «monde sans mines»


Le Maroc 'respecte' les principales dispositions de la convention
d'Ottawa et soutient les efforts déployés pour son application.

Le Maroc a réitéré dimanche le grand intérêt qu'il porte pour les
nobles principes et valeurs qui ont présidé à l'élaboration de la
convention d'Ottawa sur l'interdiction et la destruction des mines
antipersonnel.
L'ambassadeur du Maroc à Amman, Mohamed Ma Elaïnine, qui a présidé la
délégation marocaine aux travaux de la 8ème conférence des pays
engagés dans la Convention, réunie dans la station balnéaire de la
Mer Morte, en Jordanie, a indiqué que le Royaume «respecte
spontanément les principales dispositions de la convention d'Ottawa
et 'soutient' les efforts déployés au niveau international pour son
application en vue de l'interdiction totale des mines antipersonnel».

Le Maroc n'a certes pas encore ratifié la convention d'Ottawa, mais
il a toujours été présent en qualité d'observateur à toutes les
sessions annuelles relatives à ce doucument.  A titre d'exemple de la
volonté du Maroc de favoriser l'émergence d'un «monde sans mines», M.
Ma Elaïnine a rappelé le rapport national volontaire présenté
officiellement à ce sujet par le Royaume en 2006, précisant que les
termes de ce document ont été traduits en faits correspondant aux
dispositions de la convention. Il a également rappelé le vote du
Maroc en faveur de la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU
relative à ce document, soulignant que ce vote constitue une nouvelle
preuve de l'appui du Royaume aux efforts pour réaliser les objectifs
de cette convention.

Depuis le 'retour' des 'provinces du Sud', le Maroc a neutralisé
quelque de 65.382 mines terrestres 'semées par les ennemis' de
l'<intégrité territoriale> du Royaume, dont 44.638 mines
antipersonnel et 20.699 mines anti-char.


Le 20-11-2007
Par : MAP

________________

#1720 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Mardi 20. Novembre 2007  20:15
Sujet: Intifada sahraouie (15/20-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm



S O M M A I R E

1. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-RÉSISTANCE
- TEL QUEL (No. 297): Sahara. Des indépendantistes si discrets

2. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-RÉPRESSION
- ASVDH (19-XI-2007): Arrestation et jugement à El-Ayoune

3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-FARCE JUDICIAIRE
- SPS (20-XI-2007): Report du procès de trois prisonniers politiques
sahraouis à El Aaiun occupée
- ASVDH (20-XI-2007): Jugement des détenus politiques sahraouis à El-
Ayoune
- ASVDH (15-XI-2007): Report de deux procès des détenus politiques
sahraouis au 27 novembre

4. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-HOMMAGE AUX HÉROS
- SPS (15-XI-2007): Arrivée de l'activiste sahraoui des droits
humains, Hmad Hamad à Las Palmas


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/ EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-RÉSISTANCE
http://www.telquel-online.com/297/maroc2_297.shtml

Sahara. Des indépendantistes si discrets

Par Driss Bennani

Après une longue éclipse, les icônes de "l'indépendantisme de
l'intérieur" préparent leur retour sur le devant de la scène. En
face, l'Etat peaufine également sa stratégie.


L'Etat a-t-il finalement gagné sa bataille contre
les "indépendantistes de l'intérieur" ? Depuis les événements de mai
2005, les militants sahraouis se font plus discrets et leurs sorties
médiatiques, hier fréquentes, se raréfient. Sur le terrain, les
figures emblématiques du mouvement sahraoui poursuivent (sans faire
de bruit) leurs tournées à l'international, tandis que les bases "se
tiennent à carreau". "Ils savent qu'il n'y a plus de tolérance de la
part des autorités locales, qu'ils ne bénéficient désormais d'aucune
immunité. Tout dérapage ou trouble de l'ordre public est sanctionné
par des amendes ou des peines d'emprisonnement", résume un acteur
associatif à El Aaiun.

Dans sa livraison du 3 novembre, le quotidien algérien El Watan
publiait une interview d'Aminatou Haïdar, activiste sahraouie
récemment condamnée à sept mois de prison pour "incitation à la
violence". Elle y revient sur "la situation catastrophique des droits
de l'homme au Sahara occidental", appelle à l'élargissement des
attributions de la Minurso pour que la mission onusienne
puisse "intervenir pour la protection des sahraouis" et ne cache pas
son pessimisme quant à l'issue des négociations entre le Maroc et le
Polisario. Aminatou Haïdar clôt d'ailleurs l'entretien sur cette
phrase : "À quoi sert maintenant le troisième round (de négociations)
si un membre du Conseil de sécurité, qui est la France, déclare
publiquement qu'il est pour l'autonomie ? C'est une atteinte grave au
droit international".

Sans surprises, cette énième sortie de la pasionaria sahraouie n'a
pas fait de vagues. "Depuis bientôt deux ans, les indépendantistes
sahraouis rabâchent le même discours, sans qu'ils n'aient de
prolongements sur le terrain. Ils n'intéressent plus grand monde. Par
peur ou par désenchantement, les jeunes habitants de El Aaiun ou de
Smara ne les suivent plus. Le fait est là : les leaders
indépendantistes sont presque totalement coupés de la population",
résume un lobbyiste sahraoui. En réalité, ils ne se sont pas encore
remis d'un <choc> nommé "Projet marocain d'<autonomie> pour le
Sahara".


Au début fut l'<autonomie>…

À en croire plusieurs observateurs, la présentation du projet par
Mohammed VI à El Aaiun a pris de court les principales figures
indépendantistes. "À ce moment, ils ont tenté de se rapprocher des
centres officieux de prise de décision pour s'informer, jauger la
crédibilité de l'offre marocaine et, pour certains, espérer jouer un
rôle dans ce qui se tramait sous les tentes du Sahara ou dans les
salons de la capitale", confie un membre influent du Corcas. Sur le
plan international, l'offensive diplomatique menée par les émissaires
du monarque a valu au Maroc le soutien, à peine voilé, de puissances
internationales comme les Etats-Unis, l'Espagne ou la France. "Cela a
mis le Polisario dans une situation délicate. Le Front était
visiblement en perte de vitesse et cela se ressentait dans quelques
communiqués maladroits ou des déclarations agressives de certains de
ses dirigeants", rappelle un politologue casablancais.

Parallèlement, une nouvelle politique sécuritaire a été installée au
Sahara. Selon ce cadre à la wilaya de El Aaiun, elle tient en deux
mots: Tolérance zéro. "Pendant de longues années, les figures
indépendantistes locales se croyaient intouchables. Forts d'une
certaine immunité, ils encadraient les manifestations dans la région.
Depuis quelques mois, plus personne n'échappe à la loi. Les
responsables de délits sont présentés au tribunal et jugés selon les
textes en vigueur", explique notre responsable sécuritaire.
Résultat : plus d'une dizaine d'indépendantistes notoires se sont
retrouvés en prison après les émeutes de mai 2005. À leur sortie, et
malgré l'intervention d'un puissant conseiller à l'ambassade
américaine à Rabat, le ministère de l'Intérieur leur refuse toujours
la constitution de deux associations ouvertement indépendantistes.
Cette logique de fermeté a donné (provisoirement) ses fruits, mais
tiendra-t-elle encore longtemps ?


Pourtant, ils reviennent!

"Le mouvement indépendantiste au Sahara s'active en fonction de
l'agenda de la direction du Polisario. Ils ont deux rendez-vous
importants avant la fin de l'année: les négociations avec le Maroc et
le congrès du Front, annoncé pour le 14 décembre, détaille un ex-
dirigeant du Front, aujourd'hui installé en Espagne. Du coup, la
direction du Front tentera de mobiliser ce qu'ils appellent le front
intérieur pour redonner du souffle à la machine indépendantiste". Ce
front intérieur a même déjà commencé ses tours de chauffe. "Il y a eu
deux occasions ratées. D'abord celle de la commémoration de la mort
de Hamdi Lambarki, manifestant sahraoui tué par des éléments des GUS
en octobre 2005. La seconde est la tentative de créer,
officiellement, des associations indépendantistes menées par des noms
comme Ali Salem Tamek", explique un observateur sur place.

L'offensive internationale a également repris de plus belle. À
Londres, Rome ou Madrid, les cercles de soutien au peuple sahraoui
sont réactivés et quelques communiqués sont publiés ici et là.

Mais le dernier coup d'éclat reste la procédure judiciaire instruite
par le juge espagnol Balthazar Garzon concernant "un génocide commis
par l'Etat marocain au Sahara". La liste des accusés, rendue publique
par la justice espagnole, cite nommément plus d'une trentaine de
responsables marocains, dont les généraux Benslimane, Kadiri et
Laânigri, et des civils comme Driss Basri et Yassine Mansouri.
Immédiatement après la diffusion de cette liste, le Polisario a
publié un communiqué où il exprimait "sa satisfaction". Après une
longue disette, le Front marquait un point, très précieux à la veille
de l'ouverture du troisième round de négociations et au lendemain du
discours pro-marocain de Nicolas Sarkozy. "Ce sont les services
secrets du Polisario et de l'Algérie qui ont, en grande partie, monté
ce dossier", croit savoir un lobbyiste bien introduit auprès des
services d'espionnage marocains, qui ajoute : "C'est notamment
l'Algérie qui a insisté pour citer le nom de Yassine Mansouri, qui
n'était pourtant que stagiaire à l'époque. L'efficacité et la
discrétion du patron de la DGED les énervent et ils espéraient le
déstabiliser avant la rencontre de Genève". Raté : des sources
judiciaires confient que le juge Garzon ne retiendra finalement pas
le nom de Mansouri. Reste le prochain congrès du Polisario, prévu
pour le 14 décembre à Tifariti. Le Front devra y élire sa nouvelle
direction et définir les priorités du moment. "En l'absence d'une
véritable opposition, l'actuelle direction sera reconduite sans
problèmes", affirme un membre de Khat Achahid, le mouvement sahraoui
aujourd'hui très affaibli, qui poursuit : "Pour mobiliser les foules,
le Polisario n'a qu'un moyen : embraser le Sahara et provoquer une
nouvelle Intifada". Pourtant, ce scénario semble aujourd'hui très peu
probable.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-RÉPRESSION
http://asvdh.net/?p=329

Arrestation et jugement à El-Ayoune

El-Ayoune – Sahara Occidental
Lundi 19 novembre 2007


Le juge d'instruction auprès de la cour de deuxième degré à El-Ayoune
a décidé, samedi 17 novembre 2007, d'incarcérer le jeune sahraoui,
Mr. Bachir Elaabed Elmohdar KHADDA, à la prison noire. Mr. KHADDA,
connu pour sa participation aux manifestations et âgé de 21 ans,
avait été arrêté mercredi 14 novembre 2007 et gardé en garde à vue,
au commissariat de police, jusqu'au 17 novembre. La famille de ce
détenu politique déclare que leur fils avait été soumis à la torture
et au mauvais traitement lors de la garde à vue.

En outre, les détenus politiques sahraouis, Mr. Abdessalam LOUMADI,
Mr. Mohamed BACHIRI et Mr. Hassan DAH, ont comparu, aujourd'hui,
lundi 19 novembre 2007, devant le juge d'instruction près la cour de
deuxième degré d'El-Ayoune. Ces derniers ont refusé de répondre aux
questions du juge sans présence de leur défense ce qui a obligé le
juge de les faire retourner à la prison.

Nous rappelons aussi que le président de la section de l'asvdh à
Boujdour, Mr. Mohamed TAHLIL, comparaîtra demain mardi 20 novembre
devant la cour d'appel, alors que le détenu politique sahraoui, Mr.
Mohamed BOUTABAA, comparaîtra aussi devant la cour de premier degré
après demain, mercredi 21 novembre 2007. Nous rappelons que Mr.
TAHLIL avait été condamné par la cour de premier degré à trois ans de
prison ferme le mercredi 19 septembre 2007.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-FARCE JUDICIAIRE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=189

Report du procès de trois prisonniers politiques sahraouis à El Aaiun
occupée


El Aaiun (territoires occupés), 20/11/2007 (SPS) La cour coloniale
d'appel d'El Aaiun a décidé lundi de reporter le procès des
prisonniers politiques sahraouis, Abdessalam Loumadi, Mohamed Bachiri
et Hassan Dah, à une date ultérieure, a rapporté l'Association
sahraouie des victimes des violations graves des droits humains
commises par l'Etat marocain (ASVDH).

Les trois prisonniers politiques sahraouis avaient comparu lundi
devant le juge d'instruction auprès la cour de deuxième degré d'El
Aaiun qui a décidé d'ajourner leur procès à une date ultérieure, "en
raison de leur refus de répondre aux questions du juge sans la
présence de leur défense", a précisé la même source.

D'autre part le juge d'instruction auprès de la même cour d'El Aaiun
avait décidé, samedi d'incarcérer le jeune sahraoui, Bachir Elaabed
Elmohdar Khadda, à la carcel negra après avoir passé trois jour en
garde à vue au commissariat de police de la ville d'El Aaiun occupée,
a-t-on ajouté.

M. Khadda, âgé de 21 ans est connu pour sa participation aux
manifestations pacifiques réclamant le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination, avait été arrêté mercredi dernier et soumis à la
torture et au mauvais traitement lors de sa garde à vue, selon sa
famille citée par la même source.

Par ailleurs, le président de la section de l'ASVDH à Boujdour,
Mohamed Tahlil, comparaîtra ce mardi devant la cour d'appel, alors
que le détenu politique sahraoui, Mohamed Boutabaa, comparaîtra aussi
devant la cour de premier degré demain mercredi, rappelle-ton.

M. Tahlil avait été condamné par la cour de premier degré à trois ans
de prison ferme en septembre dernier, rappelle-t-on encore. (SPS)


020/090/110 201145 NOV 07 SPS

------------>
http://asvdh.net/?p=330

Jugement des détenus politiques sahraouis à El-Ayoune

El-Ayoune – Sahara Occidental
Mardi 20 novembre 2007


L'activiste des droits humains et président de la section de l'asvdh
à Boujdour, Mr. Mohamed TAHLIL, a comparu aujourd'hui mardi 20
novembre devant la cour d'appel. Cette dernière a décidé de reporter
le procès au 04 décembre 2007. Nous rappelons que Mr. TAHLIL avait
été condamné par la cour de premier degré à trois ans de prison ferme
le mercredi 19 septembre 2007.

De même, les trois détenus politiques sahraouis, Mr. Mohamed
BOUTABAA, Mr. Nafai SAH et Mr. Mohamed EBOUSSATI, comparaîtrons
demains, mercredi 21 novembre 2007 devant la cour de premier degré.


------------->
http://asvdh.net/?p=328

Report de deux procès des détenus politiques sahraouis au 27 novembre

El-Ayoune – Sahara Occidental
Mercredi 15 novembre 2007


La cour de deuxième degré, à El-Ayoune, a décidé, hier mardi 14
novembre 2007, de reporter le procès des détenus politiques
sahraouis, Mr. Mouloud BARKOUH, Mr. Ahmed BARKOUH et Mr. Khellihenna
DLEIMI, au 27 novembre. Nous rappelons que ces trois détenus
politiques sahraouis avaient été arrêtés à Smara juin dernier et
incarcérés à la prison noire d'El-Ayoune. En outre, quatre
observateurs espagnols ont assisté à ce procès.

De même, le procès du président de la section de l'asvdh, à Boujdour,
Mr. Mohamed TAHLIL, a été également reporté au 27 novembre prochain
par la cour d'appel d'El-Ayoune, suite à la demande de la défense.
Nous rappelons que la cour d'appel avait désigné le 20 novembre comme
date du procès.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-HOMMAGE AUX HÉROS
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=153

Arrivée de l'activiste sahraoui des droits humains, Hmad Hamad à Las
Palmas


Las Palmas (Espagne), 15/11/2007 (SPS) L'activiste sahraoui des
droits humains, Hmad Hamad, est arrivé mercredi à Las Palmas dans le
cadre de sa visite de sensibilisation en Espagne, afin d'attirer
l'attention de la population espagnole sur les violations
systématiques des droits humains au Sahara Occidental par le
Gouvernement marocain, qu'il occupe militairement le territoire
depuis 1975.

Dans cette optique, M. Hamad a tenu une conférence de presse où il a
expliqué aux médias la tragédie du peuple sahraoui sous l'occupation
marocaine qui dure depuis plus de trente deux ans.

Cette conférence de presse a été assistée par le président de la
fédération des institutions solidaires avec le peuple sahraoui,
Carmelo Ramirez et l'avocate espagnole, Ignes Miranda, ainsi qu'une
importante représentation du mouvement de solidarité avec le peuple
sahraoui en Espagne et MM. Louchaa Mohamed Lamine et Oumar Boulsan,
respectivement : représentant du Front Polisario aux Iles canaries et
responsable du bureau des territoires occupés et de la communauté
sahraouie à l'étranger.

Aux différents médias locaux audio visuels et écrits, l'activiste
sahraoui des territoires occupés, ancien prisonnier politique, a
accordé plusieurs interview mettant en exergue la terreur, les
liquidation physiques, la torture, les déportations et autres
intimidations et procès iniques contre la population sahraouie dans
les territoires occupés et au sud du Maroc.

M. Hmad Hammad a également lancé un appel aux médias pour se
mobiliser afin de libérer tous les prisonniers politiques sahraouis
dans les prisons marocaines, attirant leur attention qu'une large
campagne se déclenchera le mois prochain, a-t-il précisé.

Auparavant, M. Hmad avait été le lauréat du "Jose Antonio Gonzalez
Caraballo" pour la solidarité, qui lui a été remis le 30 septembre
dernier à Séville en reconnaissance à la lutte pacifique menée par
les citoyens sahraouis à travers l'Intifada de l'indépendance dans
les territoires occupés du Sahara Occidental.

Il a également visité les régions de Galicia, Madrid, Aragon,
Navarra, l'Andalousie et le Basque, rappelle-t-on.

Agé de 47 ans, marié sans enfants, M. Hamad avait été arrêté en 1997
et soumis à toute sorte de tortures physique et morale et à plusieurs
reprises dans les locaux de la police coloniale marocaine à El Aaiun,
il sera par la suite licencié et ses biens confisqués en 2002 comme
mesures de dissuasion pour ses activités de défenseurs des droits
humains, rappelle-t-on. (SPS)


020/090/110 151113 NOV 07 SPS

#1721 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Mardi 20. Novembre 2007  20:15
Sujet: Sahara Occidental: Offensive diplomatique (17/20-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1.  ESPAGNE-SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ALGÉRIE
- AFRIK.COM (19-XI-2007): L'Espagne face à ses partenaires du
Maghreb.
Interview de Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires
étrangères
- LA TRIBUNE (20-XI-2007): Chakib Khelil dans un entretien à l'agence
espagnole EFE: «Repsol et Gaz Natural n'ont pas su gérer et exploiter
le projet de Gassi Touil»
- LE MAGHREB (18-XI-2007): Après l'annonce de son retrait du
processus de privatisation du CPA. Ce que Santander veut cacher

2. SAHARA OCCIDENTAL-MALI-MAROC
- MAP/LE MATIN (19/20-XI-2007): "Autonomie" au Sahara : le président
malien salue l'initiative "courageuse" du Maroc
- MAP (20-XI-2007): Le président du parlement malien demande à
l'Algérie et au Polisario de saisir une chance "inouïe" offerte par
le Maroc

3. SAHARA OCCIDENTAL-NEPAL-MAROC
- MAP/AL BAYANE/LE MATIN (19/20-XI-2007): Le Premier ministre
népalais réitère le soutien de son pays à l'initiative marocaine
d'<autonomie>

4. ALGÉRIE-MAROC
- LIBERTÉ (20-XI-2007): Révélations du dernier livre de Jean-Pierre
Tuquoi, "Paris-alger, couple infernal". Quand Bouteflika piège le
lobby de "l'Algérie française"
- BAKCHICH (17-XI-2007): Paris-Alger, couple infernal

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. ESPAGNE-SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ALGÉRIE
http://www.afrik.com/article12955.html

L'Espagne face à ses partenaires du Maghreb
Interview de Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires
étrangères


Pur produit de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos,
Ministre des Affaires étrangères – en poste depuis le 18 avril 2004 –
est un 'connaisseur hors pair' des questions arabes, du Maghreb et du
Moyen-Orient. Son tropisme, appuyé sur une 'vraie expertise', n'a
jamais fléchi. Bien au contraire. Depuis qu'il est à la tête de la
diplomatie espagnole, il a résolument inscrit son pays dans
une 'cohérence', qui n'empêche pas cependant la multipolarité, avec
des orientations géostratégiques essentielles, comme par exemple la
Méditerranée ou le Maghreb. Entretien exclusif.

lundi 19 novembre 2007, par Hichem Ben Yaïche


Situé à Plaza de la Provincia, au cœur du vieux Madrid, le Palais de
Santa Cruz, ancien siège du ministère des Affaires étrangères,
continue à servir, de temps en temps, de lieu de rendez-vous au
ministre Miguel Angel Moratinos. Notre rencontre s'est déroulée dans
ce lieu chargé d'histoire. La politique arabe de l'Espagne, les
partenariats commerciaux avec la Tunisie, l'Algérie et le Maroc,
l'Euromed, l'Union méditerranéenne proposée par Nicolas Sarkozy... De
nombreux sujets abordés par Miguel Angel Moratinos pour Afrik.com.

Afrik.com : Depuis que vous êtes à la tête de ministère des Affaires
étrangère, vous avez mis en place, entre autres,
une 'véritable' «politique arabe» de l'Espagne. Qu'est-ce qui
explique ce choix stratégique de la diplomatie espagnole ?
Miguel Angel Moratinos : Pour nous, c'est une politique arabe qui
entre dans une politique méditerranéenne. Nous n'oublions pas les
autres acteurs dans la région. C'est une vision plus globale qui
indique et détermine que tout le pourtour méditerranéen doit avoir
une priorité dans la stratégie de l'Espagne et de l'Union européenne.
Je crois que ce qui manque depuis des longues années, c'est un
engagement stratégique de l'UE vis-à-vis de la frontière sud. Nous
n'avions pas été en mesure de répondre aux changements stratégiques
ayant découlé de l'effondrement du Mur de Berlin. Certes, nous avons
su rétablir la géographie et l'histoire de l'UE par l'adhésion de
nouveaux membres de l'Europe centrale et de l'Est. Mais, nous n'avons
pas réussi à mener une nouvelle stratégie vis-à-vis des pays du Sud.
C'est pour cela que nous avons essayé de reprendre tout l'élan qui
avait été lancé en 1995 en organisant le sommet euroméditerranéen à
Barcelone, en 2005. Dans cet esprit, nous sommes prêts à travailler
pour donner une nouvelle impulsion à travers l'initiative de l'Union
méditerranéenne du président français.

Afrik.com : Restons encore dans cette relation bilatérale de
l'Espagne avec les pays de la rive sud. De plus en plus d'entreprises
espagnoles se délocalisent dans le Maghreb, faisant de cette région
sa «profondeur stratégique». Pourriez-vous nous donner une idée sur
la nature de ces échanges?
Miguel Angel Moratinos : Les pays maghrébins sont notre axe
prioritaire. Je n'ai pas de chiffres précis en tête, mais, par
exemple, en partant de la Tunisie, qui est le pays le plus éloigné de
l'Espagne, nous avons triplé le nombre d'entreprises espagnoles. Lors
de ma dernière visite dans ce pays, le président Ben Ali m'en a
félicité. Dans cet ordre d'idées, notre présence économique et
financière en Algérie et au Maroc est extraordinaire ! Cela est
normal, nous travaillons en tant que partenaires ! On a des accords
de bon voisinage, d'amitié et de coopération avec tous les pays du
Maghreb. Dans ce contexte, il est normal que l'économie et les hommes
d'affaires espagnols s'impliquent pour le développement social et
économique de l'Afrique du Nord. Que ce soit au Maroc, en Algérie ou
en Tunisie, nous avons réalisé des chiffres très élevés en termes
d'échanges commerciaux.


Afrik.com : Votre «partenariat stratégique» avec l'Algérie a été
malmené récemment avec le litige commercial opposant la Sonatrach au
Repsol et Gas Natural. Où on en est-on? Et comment analysez-vous
politiquement cette affaire?
Miguel Angel Moratinos : non, 'pas malmené'! Nous avons déjà réalisé
le Medgaz, c'est une connexion directe entre l'Algérie et l'Espagne.
Dès lors comment peut-on parler ou imaginer une crise énergétique
entre l'Espagne et l'Algérie à l'heure où l'on a fait le pari
stratégique d'être unis pas seulement par un gazoduc, mais l'Espagne
est dépend à 40% – et peut-être 60% dans le futur – en termes
d'énergie par rapport à l'Algérie. Qu'il y a un problème 'entre
entreprises' ne veut pas dire qu'on est en crise! Jamais les deux
pays n'avaient atteints des échanges commerciaux si élevés, et des
capacités d'investissement comme celles d'aujourd'hui. C'est 'normal'
qu'il y ait des problèmes parce les rapports sont tellement
intenses...

Afrik.com : C'est-à-dire…
Miguel Angel Moratinos : Nous sommes en contact permanent et notre
dialogue est solide. Nous allons essayer d'aider les deux entreprises
à trouver une solution à l'amiable. Nous sommes convaincus que le
futur de l'Algérie et de l'Espagne passe par un partenariat
stratégique en matière d'énergie encore plus ambitieux. Dans ce
contexte, il faut envisager aussi le futur gazoduc subsaharien.
L'Espagne et l'Algérie sont les deux maillons d'une chaîne
énergétique qui va unir l'Europe et l'Afrique. Ceux qui, depuis très
longtemps, regardaient vers l'Est (la Russie) et d'autres sources
d'approvisionnement, alors que personne n'investissait en Algérie,
nous, nous étions et sommes toujours là ! Cependant, il faut discuter
et résoudre les petits incidents qui pourrait émerger ici ou là.


Afrik.com : On le voit, l'Espagne n'est pas indifférente à ses
voisins du sud. Sur le plan régional, il y a un contentieux qui
bloque l'intégration maghrébine, c'est celui du Sahara occidental.
Pour sortir de l'immobilisme actuel, l'Espagne pourrait-elle jouer,
sur cette question, le rôle de facilitateur?
Miguel Angel Moratinos : Nous avons déjà joué un rôle ! L'ancien
représentant personnel de Kofi Annan, ex-secrétaire général de l'ONU,
avait démissionné. Nous nous sommes trouvés à un moment donné dans
une impasse totale. Il a fallu convaincre les deux parties, engager
les Nations-unies, convaincre le secrétaire général pour la
nomination d'un nouveau représentant personnel. Dans toute cette
démarche, l'Espagne a été <à l'avant-garde> afin de trouver une
solution définitive au problème du Sahara occidental. Je crois que le
temps est venu pour que les efforts des deux parties, sous les
auspices de l'ONU, débouchent sur des résultats. Nous les
encourageons à négocier et à trouver une solution, laquelle doit
s'appuyer sur les principes et droits relevant de la légalité
internationale. Aujourd'hui, il y a une nouvelle démarche. Deux
rounds de négociation ont déjà eu lieu ; il y en aura une
troisième 'au mois de novembre'. Et, cette fois, nous espérons que
cela avancera. Nous ne pourrons plus continuer à rester inerte devant
une situation de blocage au sein du Maghreb. Parce que cela ne doit
pas arrêter l'intégration maghrébine, pour ajourner d'une façon
éternelle, la solution du problème du Sahara occidental !


Afrik.com : Aujourd'hui, l'EuroMed est l'objet de nombreuses
critiques. Désillusions, déceptions, insatisfaction… ce sont les mots
qui reviennent le plus souvent. Faut-il, selon vous, aller vers un «
Barcelone plus » ? Et quelles sont les nouvelles pistes qu'il faut
privilégier ?
Miguel Angel Moratinos : Quand il y a des critiques, c'est toujours
sain. Cela pousse à prendre des initiatives. Par conséquent, s'il n'y
a pas de critiques, cela veut dire que rien ne se passe. Quand nous
avions lancé cette initiative, nous étions arrivés à la conclusion,
après de longues discussions, qu'il faudrait initier un processus.
J'insiste sur le mot processus. Celui-ci permet, en effet, de mûrir
notre approche au fur et à mesure de notre marche, afin de résoudre
les différentes questions qui sont présentes au sein de l'espace
EuroMed. Cependant, le temps est venu aujourd'hui pour avancer, et
aller vers un « Barcelone plus ».

Afrik.com : Qu'est-ce que cela veut dire concrètement ?
Miguel Angel Moratinos : Il faudra mettre tout un tas d'institutions
pour que cela marche de façon plus systématique, et pour refléter
davantage le partenariat. Les choses ne devraient pas se décider
uniquement à Bruxelles. Certes, le comité EuroMed fonctionne bien,
mais cela ne suffit pas. Idem pour la réunion ministérielle annuelle
des ministres des Affaires étrangères. Aujourd'hui, il faut aller
vers plus d'institutions communes, des projets et des engagements
communs. C'est dans cet esprit que se situe l'initiative du président
Nicolas Sarkozy.

Afrik.com : Vous êtes l'un des tout premiers à avoir réagi à cette
idée en publiant un article dans le journal « El Pais » indiquant
qu'il faut aller encore plus loin dans le contenu de ce projet…
Miguel Angel Moratinos : Je pense qu'il faut être toujours plus
ambitieux. L'élément positif de cette démarche, c'est que la France
revient vers la Méditerranée avec une initiative forte. Il faut
l'appuyer pour réussir dans ses objectifs.

Afrik.com : Mais, aujourd'hui, au-delà de l'effet d'annonce, elle est
une coquille vide. Avez-vous des idées précises sur ce sujet ?
Miguel Angel Moratinos : Nous sommes en train de nous concerter avec
nos amis italiens et français. Nous avons aussi des discussions
informelles parce que nous ne voulons pas être en désaccords avec nos
amis français. Par conséquent, il faut éviter d'imposer un modèle
tout fait. La structuration de l'initiative doit être faite ensemble.
De ce point de vue, le président français à déjà présenté ses idées ;
nous avons décidé d'établir d'intenses concertations avec nos amis
italiens et les partenaires du Sud. On est en train de mûrir nos
réflexions afin de voir ce que nous pourrons présenter.


Afrik.com : Le président Nicolas Sarkozy a précisé, lors de sa visite
d'Etat au Maroc, un certain nombre de choses sur l'Union
méditerranéenne. Il a exprimé sa préférence de s'acheminer vers des
projets concrets pour la région. Mais on n'a toujours pas compris
l'articulation de cette Union par rapport à ce qui existe déjà. Quel
est votre point de vue à ce propos ?
Miguel Angel Moratinos : Il faut un espace régional plus
méditerranéen. Nous saluons la proposition française. N'oublions pas
que la Communauté économique européenne avait commencé par de grands
projets. Nous avons déjà parlé avec nos amis français qui sont tout à
fait d'accord pour mener des projets stratégiques concrets, comme la
sécurité, l'immigration, l'environnement, la culture, le dialogue des
civilisations. Cela a beaucoup avancé. Tous ces sujets sont
importants.

Afrik.com : Comment financer cette Union méditerranéenne ? Et d'où
viendra l'argent ?
Miguel Angel Moratinos : Il y a pas mal de financement, mais il faut
aussi la contribution du secteur privé. Quand le projet est bon, on
trouve l'argent. Il y a déjà des initiatives italiennes et espagnoles
en matière des agences d'investissement privées et publiques. On a
aussi la FEMIP de la Banque européenne d'investissement (BEI). Les
instruments financiers ne manquent pas. L'important, c'est d'avoir un
projet et une volonté politique clairs. Les pays méditerranéens
souhaitent-ils participer dans un grand espace géopolitique ou non ?
De notre côté, cela est évident, et il faut le faire. On a la chance
d'avoir une France plus active et plus engagée. Profitons de cette
idée. Nous voulons rester ambitieux dans notre politique
méditerranéenne.

Afrik.com : C'est une initiative française. Comment vous positionnez-
vous en tant qu'Espagnols?
Miguel Angel Moratinos : Tout ce qui touche la Méditerranée et permet
d'avancer dans la coopération et la poursuite des solutions aux
problèmes réels qui nous affectent est positif. Notre souci majeur se
résume dans cette question : comment faire pour que ce soit
efficace ? Alors il faut une structure méditerranéenne qui puisse
être, plus tard, transférée ou intégrée dans le processus EuroMed,
un « Barcelone plus ». Nous devons commencer à travailler entre
Méditerranéens ; il faut aussi penser aux enjeux stratégiques qui
touchent, pas seulement les pays européens de la Méditerranée, mais
aussi tous les pays de cette région.

Afrik.com : Pour l'opinion des pays du Sud, l'EuroMed est un
processus lointain et n'a aucune réalité pour les peuples de cette
région. Comment faire en sorte que ces derniers soient davantage
associés à cette idée ambitieuse ?
Miguel Angel Moratinos : Le processus de Barcelone a beaucoup parlé
des peuples. Seulement, les opinions publiques n'ont pas été bien
informées. La zone euroméditerranéenne de libre-échange implique
l'économie et le bien-être des citoyens du Sud. Quand on fait des
programmes d'échange universitaire pour permettre à des étudiants de
suivre des cours dans des universités arabes, musulmanes, espagnoles
ou italiennes, cela touche aussi les peuples. Sans parler des
programmes culturels. Mais, à l'évidence, il reste des efforts à
faire politiquement. C'est vrai que pour nous cela était une
déception ! L'Espagne aura la présidence de l'Union européenne en
2010 ; nous avons une nouvelle possibilité de relancer et d'asseoir
une véritable structure euroméditerranéenne qui aurait un parlement,
une commission, etc. Il y a beaucoup des choses à faire !


Afrik.com : Votre expérience et votre expertise des réalités du Moyen-
Orient vous permettent d'appréhender sa complexité. Selon vous,
quelles sont les conditions pour les nouvelles négociations de paix
entre Palestiniens et Israéliens puissent déboucher malgré les
divergences des points de vue ?
Miguel Angel Moratinos : Nous avons une nouvelle opportunité de paix.
Les deux parties doivent comprendre qu'il ne faut pas manquer cette
occasion de faire la paix. Je crois que tout le monde est conscient
de l'importance de cette nouvelle échéance qui se présente. Nos amis
américains ont compris aussi que c'est une grande opportunité. On
doit les accompagner. Le moment est venu pour que cette vision de
deux Etats – Israël et la Palestine vivant en sécurité et en paix –
devienne une réalité. Il faut tout de suite établir le grand contour
de l'Etat palestinien pour que celui-ci puisse assumer ses nouvelles
responsabilités. Tout cela doit être réalisé avec l'aide de la
communauté internationale.

Afrik.com : Mais comment les Européens vont-ils être associés à cette
initiative ?
Miguel Angel Moratinos : Ils sont déjà associés. M. Blair et M.
Solana représentent l'UE. Tous les pays du pourtour méditerranéen
sont en contact quotidien avec les acteurs. Dans ce sens, il faut
laisser les deux parties négocier les termes de références de la
future conférence ; les encourager et les stimuler pour qu'ils
assument leurs responsabilités politiques lors de ce rendez-vous
historique.


Afrik.com : Tous ceux qui connaissent la région et suivent les
péripéties de l'affaire nucléaire iranienne constatent que tous les
éléments d'une frappe militaire contre l'Iran ont réunis. Cela ne
risque-t-il pas de tout mettre par terre et de plonger cette partie
du monde dans un nouveau chaos ?
Miguel Angel Moratinos : Cette inquiétude existe, mais il y a aussi
la certitude qu'il faut tout faire pour éviter l'option militaire. Je
crois que le tout monde est d'accord sur la nécessaire fermeté vis-à-
vis des Iraniens pour qu'ils donnent des garanties et des assurances
conformes aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et de
l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne. A
partir de là, il faut stopper toute possibilité de dérapage militaire
afin de trouver une solution diplomatique et pacifique en dialoguant
à fond. Par conséquent, nous devons nous concentrer sur l'option
diplomatique.

------------------->
http://www.latribune-online.com/2011/p0102.htm

Chakib Khelil dans un entretien à l'agence espagnole EFE
«Repsol et Gaz Natural n'ont pas su gérer et exploiter le projet de
Gassi Touil»

Mardi 20 Novembre 2007

Par Faouzia Ababsa


Le ministre de l'Energie et des Mines a accordé un entretien à
l'agence de presse espagnole EFE en marge du sommet des chefs d'Etat
des pays membres de l'OPEP qui s'est achevé dimanche dernier à Riyad.
Dans cette interview, M. Chakib Khelil a indiqué que Repsol et Gas
Natural, les deux compagnies espagnoles, n'ont pas su gérer et
exploiter le projet de Gassi Touil dont elles avaient en charge la
réalisation. Le ministre a justifié, à juste titre, les arguments
éminemment commerciaux qui ont présidé à la rupture du contrat par
Sonatrach. «Nous avons signé plusieurs contrats avec des sociétés
étrangères pour la vente du gaz après l'achèvement de ce projet», a
notamment indiqué le patron de l'énergie algérienne. Cela, tout en
précisant que ce conflit commercial n'a et n'aura aucune conséquence
sur les relations économiques avec l'Espagne. «Si nous avons fait le
choix de recourir à un partenaire, c'est pour accélérer la
réalisation de ce projet et non pour le retarder.» Et c'est justement
ce qu'ont fait les deux compagnies espagnoles. Dès lors, Sonatrach a
décidé de reprendre en main le projet avec beaucoup de retard. Ce
projet, décidé il y a cinq ans et qui a vu l'entrée dans le
partenariat des deux compagnies espagnoles, devait être achevé en
2009, mais le retard accusé par les deux partenaires a amené
l'entreprise algérienne à revoir ses cartes et à rompre le contrat
après plusieurs mises en demeure.
Mieux, le recours à un tribunal commercial international s'est avéré
nécessaire pour Sonatrach en ce sens qu'elle a perdu beaucoup
d'argent dans cette affaire. Ce qui n'a pas été du goût de Repsol et
Gaz Natural qui ont sollicité également le même tribunal. Lequel
devra se réunir lundi prochain (26 novembre). Les compagnies
espagnoles réclament la bagatelle de 300 millions d'euros de
dommages, estimant qu'elles ont été lésées par la rupture unilatérale
du contrat. Il faut signaler que le projet de Gassi Touil est le plus
important jamais contracté par les deux compagnies espagnoles en
Afrique du Nord. Et pour cause, il est de l'ordre, selon le quotidien
économique espagnol Expansion de 7 000 millions de dollars. La
résiliation du contrat a été, rappelons-le, surpolitisée par les
désormais ex-partenaires de Sonatrach allant jusqu'à activer la
presse ibérique de droite qui s'est lancée dans une campagne contre
l'Etat algérien faisant ainsi croire que la décision du géant de
l'énergie algérienne émane en fait de l'Etat et serait due à des
considérations politiques motivées par la position de l'Etat espagnol
sur le Sahara occidental. Il a fallu que Moratinos, le ministre
espagnol des Affaires étrangères, s'exprime en confirmant que le
problème est commercial pour que les journaux ibériques atténuent
leur propos.

----------------->
http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=6893

Après l'annonce de son retrait du processus de privatisation du CPA
Ce que Santander veut cacher


Les six banques internationales candidates à l'entrée dans le capital
du Crédit populaire d'Algérie viennent d'entamer une étape cruciale
dans leur démarche. A moins de deux semaines de la date limite pour
le dépôt des offres techniques, fixée pour le 26 novembre en cours,
les prétendants à cette privatisation sont appelés à faire preuve
d'une vive détermination pour pouvoir maintenir le cap.
Ce n'est évidemment pas le cas des six banques qui briguent ce
marché. En effet, et selon le quotidien
électronique "Toutsurlalgerie.com", la banque espagnole Santander qui
a toujours affiché son ambition à saisir l'opportunité du CPA pour
signer son entrée sur le marché algérien, vient d'annoncer son
intention de se retirer de la course. C'est du moins ce qu'il y a
lieu de tirer des informations dont viennent de faire part des
cercles financiers madrilènes proches de cette banque d'affaires.
Santander, selon lesdites sources, aurait récemment informé, via la
compagnie Rothschild, le gouvernement algérien de son intention de ne
pas déposer une offre pour la reprise du capital du CPA. Au volet des
motivations qui sont à l'origine de la volonté de retrait qui anime
désormais Santander, il ne peut y avoir que des facteurs liés aux
capacités, tant financières que techniques, de cette banque qui,
semble-t-il, n'est pas en mesure de tenir devant la concurrence non
moins rude des cinq autres concurrents.
Cette hypothèse devient beaucoup plus plausible à partir du moment où
des responsables de la banque espagnole, eux-mêmes, ont fait état de
cette révélation. "Santander sait qu'elle n'a presque aucune chance
de remporter le CPA. Pourquoi alors dépenser de l'argent et perdre du
temps dans l'analyse et la constitution d'un dossier ?".
En tout cas, dans les milieux espagnols les commentaires vont bon
train pour faire un lien direct entre le retrait de Santander avec le
malentendu qui persiste entre Alger et Madrid suite aux divergences
entre l'entreprise nationale des hydrocarbures, Sonatrach, et ses
deux partenaires espagnols, Repsol et Gas Natural, au sujet du projet
de Gassi Touil.
Mais, il s'avère aujourd'hui que ce motif n'est qu'un faux prétexte
mis en avant par la banque espagnole en vue de protéger sa réputation
sur le marché mondial, et ce, en ne voulant pas reconnaître
publiquement qu'elle est incapable de résister à une adjudication
internationale. Les milieux financiers algériens se demandent,
toutefois, pourquoi Santander a attendu la dernière étape pour
annoncer son retrait, alors que les divergences entre Sonatrach et
les deux pétroliers espagnols existent depuis bien avant. En outre,
dans le processus de privatisation du CPA, les quatre banques
françaises candidates, à savoir BNP Paribas, Crédit Agricole, le
groupe Banques populaires et Société Générale, sont en position de
force face à une seule banque non française, en l'occurrence,
l'américaine Citibank.
Depuis le début, les banques parisiennes se sont montrées très
attachées à l'entrée dans le capital du CPA, notamment BNP Paribas et
le Crédit Agricole. En plus du CPA, les banques françaises sont
intéressées par le secteur bancaire public algérien en général, en
voulant aller vers des partenariats avec celles-ci en matière
notamment de transfert du savoir-faire dans le domaine de banques
d'affaires et l'accompagnement dans le processus de financement des
grands projets d'investissement.


M. Amani

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. SAHARA OCCIDENTAL-MALI-MAROC
http://www.map.ma/fr/sections/boite5/autonomie_au_sahara/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=962

"Autonomie" au Sahara : le président malien salue
l'initiative "courageuse" du Maroc


Bamako, 19/11/07- Le président malien, M. Amadou Toumani Touré, a
salué l'initiative "courageuse" du Maroc visant à accorder une 'large
autonomie' aux 'provinces' du Sahara.

"C'est une initiative 'courageuse' pour régler définitivement ce
différend", a affirmé M. Touré en recevant à Bamako le ministre
d'Etat, M. Mohamed El Yazghi, qui était accompagné de l'ambassadeur
du Maroc, M. Idriss Fadhil.

Le chef de l'Etat malien a ajouté que la proposition marocaine
constitue "un cadre 'propice' pour parvenir à une solution politique
et définitive de ce différend", précisant que le
Maroc "peut 'toujours' compter sur la 'compréhension' et le 'soutien'
sans équivoque du Mali".


Il a, par ailleurs, assuré le ministre d'Etat que le Mali votera pour
la candidature de Tanger à l'organisation de l'exposition universelle
2012.


"Il est évident, a-t-il dit, que le cœur du Mali penchera toujours
aux côtés du Royaume du Maroc auquel il est lié par des siècles
d'histoire <commune>".

M. El Yazghi vient de séjourner au Mali pour participer à la 4ème
conférence ministérielle de la Communauté des démocraties qui a réuni
une centaine de pays.


Dernière modification 19/11/2007 18:34

------------------>
http://www.map.ma/fr/sections/boite2/le_president_du_parl/view

Le président du parlement malien demande à l'Algérie et au Polisario
de saisir une chance "inouïe" offerte par le Maroc


Bamako, 20/11/07- Le président du parlement malien, M. Dioncouda
Traoré, a appelé l'Algérie et le Polisario à saisir la
chance "inouïe" qui leur est donnée par le Maroc à travers sa
proposition d'<autonomie>, en vue de trouver une solution définitive
à la question du sahara.

"Les Algériens et le Polisario doivent saisir cette chance inouïe qui
leur est offerte par le Maroc pour régler ce différend", a affirmé M.
Dioncouda lors d'un entretien à Bamako avec le ministre d'Etat, M.
Mohamed El Yazghi, qui était accompagné de l'ambassadeur du Maroc, M.
Idriss Fadhil.

Le président du parlement malien a souligné que l'<autonomie>
constitue "la limite 'extrême' au-delà de laquelle le royaume du
Maroc ne pourrait entreprendre aucune autre proposition".

"Que veulent-ils de plus?", s'est-il interrogé, à propos de la
position de l'Algérie et du "Polisario".

M. Dioncounda a assuré le ministre d'Etat du soutien "clair et sans
ambiguïté" de son parti, l'Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA-
majoritaire au parlement), au Maroc et au projet d'<autonomie>.

Le président malien, M. Amadou Toumani Touré avait salué, de son
côté, l'initiative "courageuse" du Maroc visant à accorder une 'large
autonomie' aux 'provinces' du Sahara.

"C'est une initiative 'courageuse' pour régler définitivement ce
différend", a affirmé M. Touré en recevant M. El Yazghi qui vient de
participer à Bamako à la 4-ème conférence ministérielle de la
Communauté des démocraties.


Dernière modification 20/11/2007 13:52

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. SAHARA OCCIDENTAL-NEPAL-MAROC
http://www.map.ma/fr/sections/boite2/le_premier_ministre/view
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67913
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=874

Le Premier ministre népalais réitère le soutien de son pays à
l'initiative marocaine d'<autonomie>


Katmandou, 19/11/07- Le Népal apporte son soutien à l'initiative
marocaine d'<autonomie> au Sahara et salue les 'réalisations
accomplies' par le Royaume sous la conduite 'éclairée' de SM le Roi
Mohammed VI, a affirmé le Premier ministre népalais, M. Girija Prasad
Koirala.

Le chef du gouvernement népalais, qui recevait vendredi à sa
résidence l'ambassadeur du Maroc en Inde et au Népal, M. Larbi
Moukhariq, a également salué les 'grandes initiatives innovantes'
lancées par le Souverain pour la 'consolidation' des 'acquis
démocratiques', le 'développement social' et l'intégration du pays
dans l'économie mondiale.

Le Népal, a-t-il souligné, soutient l'initiative du Maroc afin que la
région puisse s'atteler à l'effort nécessaire pour relever les défis
du développement dans un monde où les frontières s'estompent
progressivement au profit des impératifs économiques.

L'initiative marocaine d'<autonomie> au Sahara, dans le cadre de
la 'souveraineté du royaume', est "novatrice et crédible", a-t-il
relevé, soulignant que le Népal apporte un 'soutien constant' au
règlement pacifique prôné par le Maroc.


Au volet bilatéral, le chef du gouvernement népalais a souligné la
volonté de son pays de consolider ses relations avec le Maroc : "Nous
voulons des relations plus étroites avec le Maroc" et il est temps de
penser à explorer le potentiel de coopération dans les domaines
économiques et financiers et de donner aux milieux d'affaires des
deux pays l'occasion et les moyens de mieux se connaître et de
travailler ensemble, a-t-il expliqué.

M. Koirala a indiqué avoir donné des instructions à la Commission
népalaise de la Planification, l'invitant à examiner l'expérience
marocaine dans plusieurs domaines en vue de s'en inspirer.

"Nos relations politiques sont au beau fixe et nos échanges
économiques devraient suivre", a affirmé M. Koirala.

Au cours de sa rencontre avec le chef du gouvernement népalais,
l'ambassadeur du Maroc a longuement évoqué le 'développement' que
connaît le Maroc aux plans économique et politique, notamment les
grands chantiers structurants lancés par SM le Roi Mohammed VI.


Le soutien à l'initiative marocaine d'<autonomie> et la volonté de
renforcer la coopération économique entre le Maroc et le Népal, dont
les relations diplomatiques remontent à 1975, ont été réitérés par la
ministre népalaise des affaires étrangères, Mme Sahana Pradhan, et le
secrétaire au Foreign Office du Népal, M. Gyan Chandra Acharya, qui
ont saisi l'occasion pour rendre hommage au Maroc pour son
implication 'constructive' dans les grandes questions régionales et
internationales. Les deux responsables népalais ont insisté sur la
nécessité d'intensifier les échanges bilatéraux, notamment
économiques.


Dans le même ordre d'idées, l'ambassadeur du Maroc a souligné la
volonté du Maroc de renforcer ses relations avec le Népal dans divers
secteurs publics et privés susceptibles de faire l'objet d'échange et
de coopération, notamment le tourisme, l'agriculture, l'offshoring,
les textiles et le développement des ressources humaines.

M. Moukhariq, qui s'est rendu en fin de semaine à Katmandou pour
l'installation du nouveau consul honoraire du Maroc, M. Basant K.
Chaudhary, et l'inauguration du consulat dans le centre de la
capitale himalayenne où flotte désormais le drapeau national, a
également été reçu par le président du parlement intérimaire, M.
Subhash Chandra Newang, qui a suivi avec un très grand intérêt
l'exposé de l'ambassadeur.

M. Newang a saisi l'occasion pour saluer les profondes mutations que
connaît le Maroc sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI.

Le "Speaker" de la chambre des représentants a appelé à une
coopération économique et commerciale plus étroite entre le Maroc et
le Népal, invitant les parlementaires népalais à visiter le Maroc
pour s'informer de ses méthodes de développement, échanger les points
de vue avec leurs homologues marocains et s'inspirer du
fonctionnement des institutions du Royaume.


Dernière modification 19/11/2007 12:11

>>>>>>>>>>>>>>>>
4. ALGÉRIE-MAROC
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86198

Révélations du dernier livre de Jean-Pierre Tuquoi, "Paris-alger,
couple infernal". Quand Bouteflika piège le lobby de "l'Algérie
française"

Par : Djilali Benyoub


"Bouteflika savait tout", écrit Jean-Pierre Tuquoi pour qui le chef
de l'État algérien a su utiliser la tension née du vote de la loi du
23 février 2005 pour faire passer le projet portant sur la
réconciliation nationale.

On le dit spécialiste de l'Algérie dont il ne rate pas la couverture
des évènements importants, mais en tant que journaliste. Pour les
publications, son sujet de prédilection, c'est plutôt le Maroc.
Il fera pourtant une fois exception avec son dernier essai: "Paris-
Alger ; le couple infernal". Jean-Pierre Tuquoi, journaliste au Monde
(on le dit Monsieur Maghreb), a choisi d'aborder cette fois les
relations algéro-françaises, ces relations plutôt passionnelles où
l'histoire et la nostalgie se disputent les projections dans
l'avenir. Point culminant, selon le journaliste, la loi du 23 février
à laquelle il consacre un chapitre remontant à sa genèse, les
réactions qu'elle a suscitées des deux côtés, tant en France qu'en
Algérie. Et ses effets sur le président Bouteflika pris à partie par
les radicaux nostalgiques de l'Algérie française qui ont tenté de
saper sa participation au 60e anniversaire du débarquement de
Provence. Le Quai d'Orsay réagit : "Les autorités françaises sont
heureuses que le président Bouteflika ait accepté au nom de l'Algérie
de participer à ces cérémonies." Bouteflika gagne ainsi cette manche,
d'autant que, comme le souligne Tuquoi, il était bien informé, y
compris de ce qui se passe dans les partis politiques
français. "Bouteflika savait tout ; quelques jours après la
promulgation de la loi, l'ambassadeur d'Algérie à Paris a transmis
une note détaillée au ministère des Affaires étrangères qui a prévenu
à son tour la Présidence. Rien de ce qui se passe sur les abords de
la Seine n'échappe à Bouteflika : ni la fronde des historiens ni les
empoignades entre partis politiques. Le chef de l'État algérien suit
l'affaire, piaffe d'impatience, mais préfère se taire convaincu que
son ami Chirac va réagir", écrit Tuquoi. Chirac fera plus tard
intervenir le Conseil constitutionnel français pour abroger l'article
4 de la loi du 23 février 2005 qui glorifiait la présence coloniale
française.

Le journaliste du Monde démontre dans ce chapitre l'existence d'un
lobby au Parlement, au nombre réduit, mais très actif. Il est
derrière l'élaboration de la loi qui s'appuie sur la promesse
électorale de Chirac qui a fait des anciens d'Algérie et des harkis
une priorité. La loi passera grâce à une machination qui prendra tout
le monde de court. Ce n'est pas étonnant de trouver parmi les
défenseurs de cette loi des noms — Tuquoi les cite nommément — qui
ont un lien direct ou indirect avec des éléments de l'OAS ou des
pieds-noirs.

Alors que la classe politique française, le PS en tête, a tardé à
réagir, Alger a accusé le coup, et tout le monde a mis son espoir
dans une opposition du président Chirac, attendu pour équilibrer le
texte considéré tant à Alger qu'à Paris comme une offense, mais aussi
comme un facteur entravant pour le projet du traité d'amitié annoncé
par les deux présidents et la refondation des relations.
Les parlementaires algériens s'aligneront sur le silence du
Président. Seuls quelques historiques non tenus par l'obligation de
réserve ont dénoncé cette loi. Tardivement. À la première occasion,
dans un discours enflammé, le président Bouteflika qualifie la
colonisation de "génocide". Une terminologie qui ne fait pas partie
de son lexique habituel, mesuré. C'est un "Bouteflika ulcéré et
humilié qui partait en guerre contre l'ancien colonisateur, coupable
à ses yeux de génocide", écrit Tuquoi en évoquant la rencontre
d'Alger de l'association d'amitié parlementaire algéro-française qui
a occulté "la scandaleuse loi", suite à laquelle est intervenue la
réaction de Bouteflika.

L'essai de Tuquoi sort à quelques jours de la visitée annoncée du
président Sarkozy à Alger. Un Président qui a avoué son admiration
pour le politique Bouteflika, qui affiche une volonté de bousculer
les choses, mais dont les actes demeurent entourés d'opacité et sans
visée claire.
Du yoyo jusqu'au divorce, c'est sous cette caractéristique qu'ont
évolué les relations algéro-françaises, est-il suggéré, mais la
lecture et le constat de Tuquoi ne vont pas au-delà, mais du moins
donnent des éclairages ; éclairages d'un connaisseur  sur ce couple
intimement lié, mais souvent au bord de la crise de nerfs.

------------------->
http://www.bakchich.info/article1988.html

Paris-Alger, couple infernal

samedi 17 novembre 2007 par La princesse enchantée


Entre la France et son ancien "département", les relations n'ont
jamais été simples. Et rarement aussi compiquées qu'aujourd'hui,
comme le décrypte Jean-Pierre Tuquoi, dans son dernier livre.


Changement de cap pour le journaliste Jean-Pierre Tuquoi, spécialiste
du Maghreb au Monde. Après deux ouvrages consacrés au Maroc, il
s'attaque, au travers d'un essai dont Bakchich publie les bonnes
feuilles, à un gros morceau : la relation névrotique entre Paris et
Alger. Tribulations peu reluisantes de l'adoption, en France, de la
fameuse loi du 23 février sur les « effets positifs » de la
colonisation, son instrumentalisation par le président Bouteflika
pour mieux faire passer la pilule de la Réconciliation nationale chez
lui, un joli portrait du chef de l'Etat algérien, « Little big man »
comme on le surnomme dans les chancelleries… Jean-Pierre Tuquoi pose
un regard fort équilibré et honnête sur les relations en forme de
yoyo qu'entretiennent nos deux pays. La lecture de Paris-Alger ;
couple infernal est d'autant plus agréable qu'il ne consacre pas une
ligne aux sempiternelles histoires de généraux algériens. Un vrai bol
d'air, matière à réflexion !


Bonnes feuilles
Les tribulations de la loi du 23 février

Ce chapitre est consacré à la fameuse loi du 23 février 2005 et le
deuxième alinéa de son article 4, sur les « effets positifs » de la
colonisation. Comment a-t-elle pu être adoptée ? Comment les
Algériens ont-ils réagi ? Jean-Pierre Tuquoi revient dans le détail
sur cet épisode chaotique des relations franco-algériennes.

La loi du 23 février s'inscrit dans un travail obstiné mené par les
plus activistes du lobby des rapatriés d'Algérie. Sans doute ne
pèsent-ils pas beaucoup du point de vue numérique. Ils représentent
moins de 5 % des 2 millions de pieds-noirs vivant en France (ceux
partis en 1962 et leurs descendants). Mais sur le terrain, en
particulier dans le midi de la France, la terre d'asile d'une grande
part des pieds-noirs, leur influence est bien visible. On bute
dessus. À Nice, par exemple, le lieutenant Roger Degueldre, chef des
commandos Delta de l'OAS, responsable de la mort de plusieurs
centaines de personnes et à ce titre condamné à mort et fusillé en
juillet 1962 par la cour militaire de justice, a droit à une plaque
commémorative. Elle en jouxte une autre qui célèbre les « martyrs de
l'Algérie française ». Inauguré en grande pompe dans les années 1970,
le monument qui les abrite est là pour rappeler aux passants qu'il y
eut « une Algérie française [et qu'il ne faut pas oublier] ceux qui
sont morts pour elle ».

À deux pas de Marseille, dans le cimetière de Marignane, une stèle
honore depuis juillet 2005 les « combattants tombés pour que vive
l'Algérie française ». Toujours dans le midi de la France, à
Perpignan, l'inauguration par la mairie d'un « Mur des disparus » est
prévue à la fin novembre 2007 en dépit de l'opposition d'associations
locales de défense des droits de l'homme. Suivra en 2008 l'ouverture
d'un Centre de la France en Algérie. Le fait que ce projet ait été
confié au Cercle algérianiste, une association qui cultive à bon
compte la nostalgie de l'Algérie française, n'est pas étranger à la
levée de boucliers suscitée par l'initiative de la municipalité.

Ce n'est pas tout. Au Parlement, les nostalgiques de l'Algérie
française ont leur lobby, le Groupe d'études sur les rapatriés. S'y
côtoient une soixantaine de députés, la plupart de droite — même si
une poignée de socialistes, élus du Sud de la France pour la plupart,
adhèrent à l'association. Parmi les dix vice-présidents, une femme,
Michèle Tabarot, députée UMP des Alpes-Maritimes et fille de Robert
Tabarot, l'un des chefs civils de l'OAS à Oran. Sa fierté de
parlementaire ? « Avoir œuvré à la réhabilitation de la mémoire
française en Algérie. » Autres figures du groupe, Geneviève Lévy,
élue UMP du département du Var, et Christian Vanneste, un autre élu
UMP (mais du Nord). (…) De celle-là, disons deux mots sans attendre.
Avec son collègue Claude Goasguen (député de Paris), elle a monté à
l'été 2004 une opération destinée à pourrir la venue du président
Bouteflika, invité comme seize autres chefs d'Etat à la commémoration
à Toulon du 60è anniversaire du débarquement de Provence,
débarquement auquel ont participé des dizaines de milliers de soldats
venus des colonies. Dans une lettre adressée au chef de la diplomatie
française, signée par une soixantaine de députés de droite, elle
avait exprimé l'indignation « des anciens combattants et des
rapatriés d'Algérie » à l'annonce de la venue du chef de l'Etat
algérien à cette occasion. C'était, selon les signataires, « une
insulte à la mémoire de ceux qui sont tombés pour libérer la
France ». Le Quai d'Orsay évitera le piège. « Les autorités
françaises sont heureuses que le président Bouteflika ait accepté au
nom de l'Algérie de participer à ces cérémonies », dira un porte-
parole du ministre. (…)

La saga du texte de loi tant controversé, donnons-lui un point de
départ en partie arbitraire mais identifiable : février 2003. (…)
Jacques Chirac est installé à l'Elysée et Jean-Pierre Raffarin à
Matignon. L'un comme l'autre ont annoncé vouloir faire de « la
politique en faveur des rapatriés » une « priorité ». (…)

Rendons à César ce qui est à César et à Philippe Douste-Blazy la part
qui lui revient dans le coup fourré en préparation. Non pas qu'il fût
le cerveau du complot, mais plutôt celui qui allait déposer la bombe
à retardement conçue par d'autres. L'engin est miniature. Il se
résume à une phrase unique enrobée dans une proposition de loi
relative à « la reconnaissance de l'œuvre positive des Français en
Algérie ». Le texte a été déposé le 5 mars 2003 sur le bureau de
l'Assemblée nationale par le député Philippe Douste-Blazy — et un
complice parlementaire des Alpes-Maritimes, Jean Léonetti. Une
centaine de députés UMP appuie la démarche.

L'article de la proposition de loi affiche la couleur. Il dit
ceci : « L'œuvre positive de l'ensemble de nos concitoyens qui ont
vécu en Algérie pendant la période de la présence française est
publiquement reconnue. » (…)

Commence alors le parcours parlementaire du projet de loi. Il va
durer près d'une année, s'étaler de mars 2004 à février 2005 (…) sans
mobiliser les bataillons de députés et de sénateurs. La gauche
républicaine à déserté les deux Chambres, laissant le champs libre
aux défenseurs des harkis et des pieds-noirs et, autrement plus
graves, aux nostalgiques de l'OAS et de l'Algérie française. (…) Lors
du vote de la loi, une petite trentaine de députés est présente dans
l'hémicycle.

(…) Des recours auraient pu être présentés devant le Conseil
constitutionnel. Pas un n'est déposé. Et c'est donc à la signature du
président de la République que la loi est soumise avant d'être
promulguée le 23 février au Journal Officiel. « C'est plus qu'une
maladresse, c'est une faute (…), un désastre », écrivent le patron du
Parti socialiste, François Hollande, et Victorin Lurel, le député —
également socialiste — de la Guadeloupe. Ils ont raison mais leur
réveil est bien tardif. Que n'ont-ils sonné le tocsin lorsque le
projet de loi était encore en discussion au Parlement ? Lorsqu'ils
signent une tribune dans le quotidien Le Monde, la loi a été publiée
il y a près de dix mois ! (…)

L'alerte viendra d'un universitaire, l'historien Claude Liauzu,
spécialiste de la colonisation et de l'immigration. (…) Il publie
dans Le Monde du 25 mars 2005 une pétition au titre explicite : «
Colonisation : non à l'enseignement d'une histoire officielle ». De
taille modeste, relégué au bas d'une page intérieure, le texte
n'attire pas l'attention. Il va pourtant déclencher une tempête. (…)

Il [le président Bouteflika] savait tout. Quelques jours après la
promulgation de la loi, l'ambassadeur d'Algérie en France a transmis
une note détaillée au ministre des Affaires étrangères qui a prévenu
à son tour la présidence. Rien de ce qui se passe sur les bords de
Seine n'échappe à Bouteflika : ni la fronde des historiens, ni les
empoignades entre partis politiques… Le chef de l'Etat algérien suit
l'affaire, piaffe d'impatience mais préfère se taire, convaincu que
son ami Chirac va réagir, qu'une reprise en main de la majorité par
l'Elysée est imminente. (…) Mais rien ne se passe. Chirac est trop
occupé sur un autre front. Pour lui, l'urgence est de sauver du
naufrage annoncé le référendum sur la Constitution européenne.

L'ensemble de la classe politique algérienne calque sa conduite sur
celle de Bouteflika et fait comme si de rien n'était. Témoin, la
visite en Algérie début mai du député socialiste Bernard Delrosier à
la tête d'une délégation de parlementaires membres du groupe d'amitié
France-Algérie. A l'issue de chaque rencontre officielle (et les
parlementaires français en eurent beaucoup au cours de leur séjour
d'une semaine), un communiqué tombe qui exalte « les liens d'amitié
entre les parlementaires des deux pays ». (…) Les Algériens l'ont
écouté [le député socialiste]. C'était un mardi. Le vendredi, les
honorables parlementaires revenus en France, un Bouteflika ulcéré et
humilié partait en guerre contre l'ancien colonisateur, coupable à
ses yeux de « génocide ».

→ Paris-Alger ; couple infernal de Jean-Pierre Tuquoi, 124 pages,
Grasset, 9 euros.

______________

#1722 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Vendredi 23. Novembre 2007  11:32
Sujet: Lobby pro marocain (16/22-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1.  LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE-CORRUPTION-CHIRAC EL ALAOUI
- BAKCHICH (22-XI-2007): Chirac n'est pas au bout de ses tracas
judiciaires
- LE JOUR D'ALGÉRIE (22-XI-2007): L'affaire des emplois fictifs le
poursuit. Jacques Chirac mis en examen
- L'EXPRESSION (22-XI-2007): Jacques Chirac mis en examen
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE (22-XI-2007):

2. LOBBY PRO MAROCAIN EN ITALIE
- AL BAYANE (16-XI-2007): Sahara : Le projet d¹<autonomie> élaboré de
manière "consensuelle" "avec la population" (ambassadeur du Maroc à
Rome)

3. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
- AUJOURD'HUI LE MAROC (20-XI-2007): Le patronat catalan invite les
entreprises à investir au Maroc

4. LOBBY PRO MAROCAIN AU MALI
- MAP (20-XI-2007): Création à Bamako d'une association d'amitié
entre le Mali et le Maroc

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1.  LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE-CORRUPTION-CHIRAC EL ALAOUI
http://www.bakchich.info/article2020.html

Chirac n'est pas au bout de ses tracas judiciaires

jeudi 22 novembre 2007


Le même jour, mercredi 21 novembre, l'ancien Président de la
République est à la fois mis en examen à Paris et mis en cause dans
une autre procédure à Tahiti sur ses liens financiers avec Gaston
Flosse. Le journaliste Nicolas Beau qui prépare, avec Olivier Toscer,
un livre aux Editions "les Arènes" sur le compte japonais de Chirac,
revient pour Bakchich sur ces dossiers.


Avec l'ancien président de la République, une affaire judiciaire peut
en chasser une autre. Hier jeudi, Jacques Chirac était mis en examen
par la juge Siméoni dans le dossier des chargés de mission de la
mairie de Paris. Incontestablement une première dans l'histoire de la
Cinquième République. Il n'est pas si fréquent qu'un ancien chef de
l'Etat risque dix ans de prison.

Le même jour, le pauvre Chirac apprenait de bien mauvaises nouvelles
en provenance de Tahiti.

En effet, la chambre d'accusation du tribunal de Papeete autorisait
la justice locale à réclamer les pièces qui concernent, dans
l'instruction du dossier Clearstream, le fameux compte que Chirac
aurait possédé au Japon dans les années 90 à la Sowa Bank,
l'établissement de son ami Osada.

Comment un juge à Tahiti peut-il s'intéresser aux économies de
l'ancien Président ? Et bien, l'histoire mérite d'être contée. Voici
une dizaine d'années, un journaliste courageux, Jean Pascal Couraud,
dit JPK, s'intéressait aux malversations de Gaston Flosse, grand pote
de Chirac et roitelet de cette lointaine collectivité française
pendant des années. Or, en 1997, JPK disparaît, sans laisser de
trace ; son corps n'a jamais été retrouvé. Depuis, son avocat a
expliqué à la justice comment son client avait recueilli plusieurs
témoignages sur les versements discrets de Flosse vers des comptes au
Japon.

Aujourd'hui, deux thèses s'affrontent sur la disparition du
journaliste : celle du suicide que défendent des amis de Flosse et
celle de l'assassinat, mise en avant par le comité de défense de la
mémoire du journaliste. Une instruction a été ouverte qui est en
cours. Et la famille de Jean-Pascal Couraud, qui s'est portée partie
civile, a demandé la transmission des pièces du dossier Clearstream
concernant les liens Chirac-Flosse-Osada. La ministre de la Justice,
Rachida Dati, vient d'écrire à la mère de JPK un mot de réconfort qui
a, semble-t-il, beaucoup touché la famille.

De nombreux indices rendent la thèse de l'assassinat, sinon certaine,
au moins plausible. Les manières de Flosse en effet ne sont pas
toujours délicates. Ainsi ce grand humaniste a-t-il créé une garde
prétorienne, composée d'une centaine de mercenaires. Et ce ne sont
pas franchement des gens très recommandables, à en croire un rapport
publié voici deux ans par la chambre régionale de la Cour des Compte
(et qui est public). Lequel rapport a déclenché une instruction,
confiée à Paris aux juges Siméoni et Van Ruymbeke. En octobre
dernier, les deux magistrats ont envoyé à Tahiti une escouade d'une
petite dizaine de fins limiers. Ces flics financiers de Nanterre qui
ne passent pas pour des man,chots ont passé trois semaines à Papeete
à éplucher les comptes des amis de Flosse. Et ils sont revenus avec
quelques dizaines de kilos de documents qui, d'après une source
judiciaire, seraient « édifiants ». L'étau se resserre sur le vieux
Gaston, y compris sur le plan politique puisqu'il est totalement
lâché par le nouveau Président, Nicolas Sarkozy.

Plus grave, un ancien membre de la garde présidentielle de Flosse a
raconté au juge d'instruction que Jean-Pascal Couraud avait bel et
bien été torturé, puis tué et jeté dans le lagon avec un peu de béton
armé pour que le corps ne remonte pas à la surface. Depuis, ce
témoin, visité dans sa cellule par quelques gendarmes mal
intentionnés, est revenu en partie sur ses propres déclarations.

Dans le « message » adressé fin 1996 par le chef de poste de la DGSE
à Tokyo, où il est fait état du fameux compte, les barbouzes français
expliquent également que le banquier et ami de Chirac Osada aimait
lui aussi s'entourer de quelques gros bras qui ne rechignaient pas à
montrer leurs muscles et à monter des coups tordus.

Non, les amis de Chirac, Flosse et Osada par exemple, ne sont pas
sont infréquentables. L'ancien Président, chacun le sait, est un
grand humaniste qui fréquente des gens bien. Mais tout de même,
l'ancien Président devrait conseiller à ses chers amis de mieux
s'entourer.

--------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/221107/Rubriques/evenement.htm#
1

L'affaire des emplois fictifs le poursuit
Jacques Chirac mis en examen


A quelques semaines de son départ de l'Elysée, Jacques Chirac savait
déjà que la perte de son immunité présidentielle, intervenue le 16
juin dernier, serait synonyme de «tracasseries» judiciaires.

Les magistrats près du tribunal de grande instance de Nanterre en
charge du dossier des emplois fictifs du RPR à la mairie de Paris
alors que celle-ci était présidée par Jacques Chirac de 1977 à 1995,
n'attendaient que ce moment, car l'ancien président élu de la
République française s'est toujours retranché derrière son immunité
présidentielle pour faire face aux affaires judiciaires l'impliquant.
Et Jacques Chirac et ses proches n'avaient pas tort de s'inquiéter.
Son départ de l'Elysée a effectivement sonné le glas de cette
immunité, rendant l'ancien président un justiciable ordinaire. Un
simple citoyen appelé à rendre des comptes à la justice qu'il avait
réussi à éviter pendant douze ans. Pour rappel, c'est en 2002 que le
dossier des chargés de mission de la Ville de Paris où des emplois
fictifs visant Jacques Chirac a été ouvert au tribunal de Nanterre.
Il s'agit d'une affaire d'emplois de complaisance présumés payés par
le cabinet du maire de Paris avant 1995, au bénéfice de proches du
RPR et dans laquelle Alain Juppé a été condamné. L'enquête a été
ouverte en 1998 dans le cadre d'une enquête plus vaste visant le
financement occulte du RPR. Une vingtaine de personnes y sont mises
en examen. La période concernée par ces emplois va de 1983 à 1998. Et
dans ce contexte la magistrate s'intéresse au degré de connaissance
qu'avait l'ancien maire de la capitale de ces recrutements.  Le 19
juillet dernier, il a été entendu pour la première fois dans cette
affaire en qualité de témoin assisté (c'est-à-dire en présence de son
avocat) mais dans son propre bureau.

Hier il a été mis en examen pour «détournement de fonds publics» dans
le cadre de cette affaire. Son avocat précisera que son client «s'est
expliqué devant la juge d'instruction sur le fonctionnement de la
mairie, ses responsabilités, l'organisation de ses différents
mandats, l'organigramme de la mairie, les responsabilités des
directeurs de cabinet, comment s'articulaient les fonctions
administratives et les fonctions politiques mais pas encore sur ces
emplois présumés fictifs eux-mêmes». Soucieux de minimiser la
décision de la magistrate, son avocat déclarera aussi que
l'engagement de poursuites contre son client était «inéluctable». «On
ne peut pas interroger quelqu'un dans un dossier de ce genre, qui
dure depuis autant d'années, sans le mettre en examen», soutiendra-t-
il. Il dira aussi que Jacques Chirac «n'est pas forcément mécontent
d'avoir pour la première fois l'occasion de s'expliquer sur ce
dossier». Mais cela n'est pas pour autant fini puisqu'une suite est
attendue dans les tout prochains mois si l'on se réfère aux propos de
l'avocat. Ce dernier a déclaré que «nous aborderons les emplois eux-
mêmes d'ici quelques semaines ou quelques mois». Il est à noter que
parmi les bénéficiaires présumés d'emplois fictifs se trouvent la
femme de l'ancien ministre Hervé de Charette, François Debré, frère
de Jean-Louis Debré, l'ancien secrétaire général de FO Marc Blondel
ou encore Raymond-Max Aubert, l'ancien maire RPR de Tulle (Corrèze).
Le 15 mai dernier, la juge Simeoni a fait entendre Alain Juppé, à
l'époque adjoint aux Finances à la Ville et secrétaire général du
RPR, et donc bras droit de Jacques Chirac. Dans une tribune
paraissant dans Le Monde datant d'aujourd'hui, l'ancien chef de
l'Etat entend «rétablir la vérité» après les «choses inexactes,
souvent caricaturales, parfois outrancières (qui) ont été dites sur
ce sujet». Jacques Chirac se défendra contre les accusations
proférées en affirmant que «ces recrutements, je les ai souhaités ou
autorisés parce qu'ils étaient légitimes autant que nécessaires» et
qu'ils étaient «autorisés» par le conseil municipal. Il n'en reste
pas moins que la mise en examen de l'ancien président Jaques Chirac
est une première en France. Et pour cause la mise en examen est une
compétence exclusive du juge d'instruction. Elle vise la personne
contre laquelle il existe des indices graves ou concordants rendant
vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à
la commission d'une infraction.


Par Selma M.

-------------->
http://www.lexpressiondz.com/dequoi/2007-11-22.html

Jacques Chirac mis en examen


L'ex-président français Jacques Chirac a été inculpé hier par un juge
parisien pour détournement de fonds publics, dans une affaire
remontant à l'époque où il était maire de Paris. C'est la première
fois qu'un ancien président de la République française est mis en
examen. Il est soupçonné dans le dossier des chargés de mission de la
mairie de Paris, une affaire d'emplois de complaisance présumés payés
par le cabinet du maire de Paris avant 1995, au bénéfice de proches
du RPR, le parti de Jacques Chirac devenu l'actuel UMP au pouvoir.
Dans une tribune publiée par le journal Le Monde, Jacques Chirac
reconnaît avoir souhaité ou autorisé les recrutements de chargés de
mission car ils étaient ´´légitimes autant que nécessaires´´.
M.Chirac a quitté le palais de l'Elysée en mai, après douze années à
la tête de l'Etat durant lesquelles il a bénéficié d'une immunité
judiciaire.

----------------->
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?
ida=57489&idc=13&refresh=1%3Cbr

L'ex-président de la République rattrapé par la justice
Jacques Chirac entendu par les juges


Pour la seconde fois depuis sa sortie de l'Elysée, l'ex-président de
la République française a été entendu, hier, par un juge. M. Chirac a
été convoqué pour une affaire remontant à l'époque où il était maire
de Paris.
Selon des sources judiciaires, il s'agit du dossier des chargés de
missions de la mairie de Paris, une affaire d'emplois de complaisance
présumés payés par le cabinet du maire de Paris avant 1995, au
bénéfice de proches du RPR, le parti de Jacques Chirac, devenu
l'actuel UMP au pouvoir. Jamais, avant lui, un ancien président de la
République française n'avait été amené à répondre aux questions d'un
juge. Selon des sources médiatiques, M. Chirac, 74 ans, était entendu
comme témoin assisté et pourrait se voir signifier sa mise en examen
(inculpation) à l'issue de l'audition. Dans ce dossier, vingt
personnes sont soupçonnées d'avoir attribué des emplois de
complaisance ou d'en avoir bénéficié dans les années 1980 et 1990, du
temps des maires Jacques Chirac (1977-1995) et de son successeur Jean
Tiberi (1995-2001). La même source indique que l'ex président
français reconnaît avoir «souhaité ou autorisé» les recrutements de
chargés de mission, car ils étaient «légitimes autant que
nécessaires». «Jamais les moyens de la ville de Paris n'ont été mis
aux services d'autres ambitions que d'agir pour les Parisiennes et
Parisiens. Jamais il n'y a eu d'enrichissement personnel», écrit M.
Chirac qui assure que ces emplois avaient été «autorisés» par
le «conseil municipal. Signalons que M. Chirac avait déjà été entendu
en juillet dans le cadre d'une autre affaire liée à la mairie de
Paris, concernant des emplois fictifs. Cette affaire est
potentiellement la plus inquiétante pour l'ex-président. Elle
concerne des salaires indûment payés par la mairie de Paris à des
employés travaillant pour les parties du RPR.


De Paris, Moncef Redha

22-11-2007

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2.  LOBBY PRO MAROCAIN EN ITALIE
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67860

Sahara : Le projet d¹<autonomie> élaboré de
manière "consensuelle" "avec la population"

(11/16/2007)


L¹initiative marocaine pour la négociation d¹un statut d¹autonomie de
la région du Sahara a été élaborée d¹une manière consensuelle
impliquant l¹ensemble des forces politiques et de la société civile
représentatives de la population de cette région, a affirmé
l¹ambassadeur du Maroc à Rome, M. Tajeddine Baddou.
M. Baddou, qui intervenait mardi à Palerme devant la Commission de
l¹Union européenne du Parlement de la région de Sicile, a souligné
que le projet d¹autonomie proposé par le Maroc pour le règlement du
problème artificiel créé autour du Sahara procède de son choix de
société démocratique.
L¹ambassadeur, qui était accompagné du Consul général du Royaume en
Sicile, M. Youssef Balla, a insisté que la résolution de cette
question permettra à la région du Maghreb de mobiliser ses énergies
et potentialités et de se consacrer à la construction d¹un ensemble
régional solide et d¹un partenaire de développement crédible.
Le Maroc d¹aujourd¹hui, a-t-il dit, peut s¹enorgueillir de
l¹établissement de l¹Etat de droit, de la consolidation de la
démocratie et de la modernisation économique, faisant du pays un
véritable chantier ouvert dans tous les domaines.
Evoquant le modèle d¹autonomie de la Sicile, l¹ambassadeur a mis
l¹accent sur l¹importance d¹instaurer des échanges d¹expériences et
d¹enseignements sur la question de l¹autonomie, notant que la
communauté internationale a compris qu¹un conflit comme celui créé
autour du Sahara ne peut être résolu que par la voie politique
garantissant une solution juste et durable.
Tous les exemples de contentieux territoriaux, en Europe
particulièrement, n¹ont pu trouver de solution que par la
négociation, a-t-il fait remarquer.
Le diplomate a réitéré, à cette occasion, la volonté marocaine de
créer des liens profonds avec l¹Europe, soulignant que les choix
stratégiques du Maroc dans ce sens sont clairs.
Les parlementaires siciliens ont été unanimes à saluer les avancées
politiques et sociales enregistrées par le Royaume.
Ainsi, le président de la Commission, M. Francesco Scoma a déclaré
que le Maroc répond de manière positive aux critères fondamentaux de
l¹Union européenne, notamment les droits humains, la démocratie et la
bonne gouvernance, ce qui permet d¹envisager des perspectives
d¹échange fructueux avec l¹Europe et la Sicile en particulier.
De son côté, le vice-président de la Commission, M. Francesco
Cantafia a affirmé que le choix fait par le Maroc pour résoudre le
problème du Sahara est juste, ajoutant que «la légalité
internationale est le moyen opportun pour la solution de ce conflit
avec vos voisins».

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3.  LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html

Le patronat catalan invite les entreprises à investir au Maroc

Le président de la Chambre de commerce de Barcelone, Miquel Valls, a
appelé les entreprises catalanes à investir au Maroc en ouvrant des
succursales dans le nord du Royaume, lors de la tenue du deuxième
forum économique de S'Agaro dans la province catalane de Gérone (Nord
Est de l'Espagne). «Le nord du Maroc, notamment la zone Tanger-Med,
offre de nouvelles opportunités d'investissement pour les entreprises
catalanes notamment celles travaillant dans le secteur de l'industrie
automobile», a affirmé Miquel Valls. «La situation économique
actuelle marquée par la hausse de l'euro par rapport au dollar
confirme que la meilleure solution pour le secteur industriel catalan
est de concentrer, dans le futur, ses investissements dans la région
nord du Maroc», a souligné le président du patronat catalan, ajoutant
que «cela donnera une valeur ajoutée au modèle de production catalan
et ne constituera en aucun cas une délocalisation ou une fermeture
des entreprises présentes en Catalogne».

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. LOBBY PRO MAROCAIN AU MALI
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/creation_a_bamako_d/view

Création à Bamako d'une association d'amitié entre le Mali et le Maroc


Bamako, 20/11/07- Une association d'amitié entre le Mali et le Maroc
a été créée samedi dernier à Bamako avec l'objectif affiché de
renforcer les relations de coopération et de solidarité entre les
deux pays.

L'association, composée d'intellectuels, d'opérateurs économiques et
de personnalités engagées dans la consolidation des liens d'amitié
séculaires entre le Mali et le Maroc, s'engage à faire un "travail
concret et bénéfique pour les deux pays".

Moussa Diara, un opérateur économique malien très connu qui a été élu
président de l'association, a affirmé que ceux qui vont animer cette
structure "ont été triés sur le volet, dans toutes les composantes de
la société malienne, afin que la coopération entre le Mali et le
Royaume du Maroc se développe et se renforce au bénéfice des deux
peuples frères que des liens plusieurs fois séculaires unissent".

La nouvelle association "sera différente par la qualité de ses
programmes d'actions puisqu'il s'agira de faire du travail concret et
bénéfique pour nos deux pays", a-t-il ajouté.

L'association s'engage également à développer les relations
économiques, commerciales et culturelles entre le Maroc et le Mali.

L'ambassadeur du Maroc à Bamako, M. Idriss Fadhil, qui a assisté à
l'assemblée constitutive de l'association, a assuré ses membres de la
disposition du Maroc à accompagner cette initiative pour le
renforcement de la coopération entre les deux pays.


Dernière modification 20/11/2007 18:32
__________________

#1723 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Samedi 24. Novembre 2007  15:19
Sujet: Lobby pro marocain (23/24-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA
2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1.  LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE-CORRUPTION ET CRIMES-CHIRAC EL
ALAOUI-LE PEN
- AUJOURD'HUI LE MAROC (23-XI-2007): Jacques Chirac rattrapé par une
justice "revancharde"
- LA TRIBUNE (24-XI-2007): 50 ans après, Jean-Marie Le Pen nie
toujours les accusations de torture en Algérie. Un passé de
tortionnaire, un présent de menteur
- LIBERTÉ (23-VIII-2007): Quand Jean-Marie Le Pen titille Rabat
- MEJLISS (20-VIII-2007): Lepen à la Gazette du Maroc
- LA GAZETTE DU MAROC Nº 538: INTERVIEW : Jean-Marie Le Pen :

2. LOBBY PRO MAROCAIN EN ARABIE SAOUDITE-CORRUPTION-RETROUVAILLES
DES TYRANS
- MAP (24-XI-2007): Le Prince héritier d'Arabie Saoudite en visite
privée au Maroc

3. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
- LIBÉRATION-MA (24-XI-2007): Entretien avec Maria Rosa de
Madariaga, historienne et spécialiste des relations hispano-
marocaines. Les Marocains n'ont "jamais" accepté l'<occupation> de
Ceuta et Melilla
[NOTE: ALORS, POURQUOI ONT-ILS SIGNE DÉS TRAITÉS SUR LES FRONTIÈRES
DE CEUTA ET MELILLA COMME CELUI DE 1860?]

4. LOBBY PRO MAROCAIN AUX USA
- LIBERTÉ (18-XI-2007): Sahara occidental. Les confessions
troublantes de John Bolton

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1.  LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE-CORRUPTION ET CRIMES-CHIRAC EL
ALAOUI-LE PEN
http://www.aujourdhui.ma/international-details58193.html

Jacques Chirac rattrapé par une justice "revancharde"


Six mois après sa retraite, l'ancien président français, Jacques
Chirac, attire les projecteurs, mais pas autant que star. Il est
poursuivi pour détournement de fonds publics dans la mairie de Paris.


Même si ce cas était inscrit dans un agenda judiciaire bien connu,
la mise en examen de l'ancien président de la République Jacques
Chirac, pour détournement de fonds publics dans l'affaire des
emplois fictifs de la mairie de Paris, a eu un écho retentissant.
Non seulement elle a obligé l'ensemble de la classe politique
française à prendre position, mais les différentes réactions qui on
été exprimées traduisent l'embarras et la gêne, lesquels tracent le
contour d'une nouvelle configuration politique.
Six mois après sa mise à la retraite, Jacques Chirac revient avec
fracas sur le devant de la scène judiciaire. Depuis le début, il ne
se faisait rappeler au bon souvenir de l'actualité qu'à travers sa
vie de mystérieuse et néanmoins paisible vie de retraité, ses
vacances au Maroc, son appartement sur la Quai Voltaire
gracieusement prêté par la famille Hariri, ou en étant un dommage
collatéral extrêmement visible de l'affaire Clearstream dans
laquelle se débat son ancien Premier ministre Dominique De Villepin.
Depuis quelques jours, il avait fait son retour sur la scène
politique en intégrant le Conseil constitutionnel dont il est , de
par sa fonction d'ancien président de la République, membre de
droit. Le Conseil est présidé par l'anti-Sarkozy épidermique, Jean
Louis Debré. De nombreux observateurs avaient prévenu que le Conseil
constitutionnel, sous l'impulsion de Jacques Chirac, ne se
transforme en dernier îlot d'opposition et de résistance aux projets
de reformes de Nicolas Sarkozy. Le «oui mais» crânement opposé à la
loi Hortefeux sur l'immigration qui propose le recours au test ADN,
préfigurait que la vie au Conseil constitutionnel ne sera pas un
long fleuve tranquille pour l'actuel locataire de l'Elysée.
La mise en examen de Jacques Chirac a résonné comme un tonnerre
inattendu. Les multiples réactions qui l'ont accompagné révèlent un
mélange de joie souterraine revancharde, d'indifférence et de
malaise. Une des plus significatives fut celle exprimée par le
député socialiste Arnaud Montebourg. Cet avocat, proche de Ségolène
Royal, s'était longtemps fait remarqué dans l'hémicycle pendant
l'ancienne législature, en demandant publiquement que le chef de
l'Etat de l'époque soit poursuivi pour les méfaits qui lui sont
reproché. Par son activisme forcené sur le sujet, il avait participé
à lancer et à nourrir le débat sur le statut pénal du chef de l'Etat
qui bénéficie actuellement à Nicolas Sarkozy. Voilà ce que dit
aujourd'hui Arnaud Montebourg qui avait longtemps lancé des pugilats
contre Jacques Chirac : «Aujourd'hui c'est bien tard de s'en prendre
à un homme âgé, avec des problèmes de santé et qui d'ailleurs est
retiré de la vie publique, même si le principe de la justice ne doit
souffrir aucune exception».
De l'autre côté de la scène politique, le leader de l'extrême gauche
Jean Marie Le Pen, qui ne rate aucune occasion pour complimenter
Nicolas Sarkozy, poursuit Jacques Chirac d'une haine recuite aux
meilleurs fourneaux : «Une fois encore, l'image de la France est
salie par celui dont la fonction était de la valoriser (…) La
malédiction Chirac est décidément interminable». A droite, l'UMP,
héritier du RPR créé par Jacques Chirac, cherche les mots et les
formules pour prendre la distance indispensable et politiquement
réglementaire. L'exemple le plus parlant est celui de Jean François
Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale que certains
avait l'habitude d'appeler «pitbull de Juppé» alors que lui
préférait se présenter comme un «baby-Chirac». Jean François Copé
illustre cette catégorie de personnage envahi par le malaise mais
difficilement noyé par les scrupules : «Je n'ai pas de commentaire
particulier à faire. J'ai pour principe de ne jamais commenter ni le
fond ni les procédures pénales ni les décisions de justice».
Et tandis que les socialistes se sont drapés dans un : «je ne veux
pas faire de polémique inutile. Je fais confiance à la justice» de
François Hollande, les seuls qui ont pris la défense de Jacques
Chirac appartiennent à la minuscule mouvance de Dominique De
Villepin qui affiche cette argumentation basée sur le constat d'«un
très grand décalage entre le chef d'accusation qui est retenu -
détournement de fonds publics - et la réalité où il n'y a
manifestement aucun enrichissement personnel». Tandis que le député
de la Drôme Hervé Mariton reflète l'atmosphère générale de ses
amis : «il y a une espèce d'oblitération des années et du bilan des
années Chirac. Je grogne depuis des semaines sur cette ingratitude,
qui éclate».


Le 23-11-2007
Par : Mustapha Tossa
DNCP à Paris

------------->
http://www.latribune-online.com/2411/p0102.htm

50 ans après, Jean-Marie Le Pen nie toujours les accusations de
torture en Algérie
Un passé de tortionnaire, un présent de menteur

Samedi 24 Novembre 2007

Par Mohamed Khaled Drareni


«On a un petit peu mal au début, mais après ça passe». C'est en ces
termes, summum du cynisme, que Jean-Marie Le Pen a justifié les
actes de torture pratiqués durant la Bataille d'Alger en 1957.
Lors d'un document inédit diffusé jeudi soir sur la deuxième chaîne
française, le passé tortionnaire du chef du Front national est
remonté à la surface, éliminant de facto la présomption d'innocence
dont jouissait encore l'intéressé. Intitulé La question, Le Pen et
la torture, le film documentaire de José Bourgarel est un véritable
travail de recherche, fruit d'un profond voyage dans l'Algérie qui
n'oublie pas les souffrances endurées durant la guerre de
libération, pour les confronter ensuite à la mémoire flanchante de
Le Pen. A Alger, José Bourgarel recueille les témoignages accablants
de quatre militants nationalistes. Leurs souvenirs sont aussi
vivaces que leur engagement révolutionnaire. Mohamed Abdellaoui
ouvre le bal. Il avait 27 ans en 1957, et Alger vivait les premiers
jours de sa bataille. Militant du FLN (Front de libération
nationale), il distribuait ces tracts qui mobilisaient la population
et faisaient trembler la puissance coloniale. Ses confidences sont
poignantes et déroutantes par leur précision. La scène de
l'abjection se situe à Fort l'Empereur sur les hauteurs de la
capitale. Ligoté, jeté par terre, Mohamed Abdellaoui raconte le
supplice que lui aurait fait endurer Jean-Marie Le Pen en
personne. «Il m'a mis un sac mouillé sur le visage, un fil
électrique sur le sexe et l'autre sur mon orteil, et après il
activait lui-même l'interrupteur», affirme endolorie la victime âgée
aujourd'hui de 77 ans. Une douleur ineffaçable qui n'empêchera pas
Mohamed Abdellaoui de revenir à Fort l'Empereur un demi-siècle après
cette forfaiture. Il reconnaît l'emplacement, la salle et le lieu
exact où, selon lui, Jean-Marie Le Pen a commis l'innommable à son
encontre.
De retour en France, José Bourgarel confronte ce témoignage à celui
du chef du Front national. «Je ne sais même pas où se trouve ce Fort
l'Empereur», déclare celui que l'on surnommait alors le lieutenant
député. Une dénomination qui a collé à Jean-Marie Le Pen durant les
six mois qu'il a passés en Algérie. Elu en 1956 à l'Assemblée
nationale française sous l'étiquette du parti extrémiste de Pierre
Poujade, il tient à effectuer son service militaire dans Alger la
rebelle. Et face à son interlocuteur qui, début 2007, le confronte
aux témoignages des militants FLN torturés, il se défend avec
férocité. «Je n'ai jamais participé aux interrogatoires spécialisés,
ni aux interrogatoires violents», dit-il comme pour justifier sa
participation à d'autres moins virulents sans doute. Mais en fin
politicien, Jean-Marie Le Pen joue avec les mots comme il sait si
bien le faire. Le terme torture est encore vague à ses yeux, et
cinquante ans après les faits qui lui sont reprochés, il nie tout en
bloc. Même les propos troublants de Abdelkader Amour sont battus en
brèche.
Ce militant avait 19 ans en 1957, sa mission : secrétaire d'une
cellule du FLN. Lui aussi reconnaît avoir été torturé par Le Pen.
Mais comment a-t-il su exactement le nom de son tortionnaire ?
A la fin de la Bataille d'Alger, le général Massu décore le
lieutenant député de la croix de la valeur militaire. La photo est
publiée en bonne et due forme dans le journal.
Les victimes mettront enfin un nom sur le visage inoubliable de leur
tortionnaire.
Mais ce dernier persiste et signe. «Je ne suis pas reconnaissable
sur la photo», dit-il avec certitude face à José Bourgarel qui
semblait dépité par une si grande arrogance.
Quand son interlocuteur lui demande si il aurait quand même pratiqué
la torture si ses supérieurs le lui avaient ordonné, sa réponse est
sans appel. «Je l'aurais fais sans scrupules», lui répond-il.
Mais le témoignage le plus troublant et surtout le plus accablant
est bien celui de Mohamed Moulay. Ce jeune Algérois avait 12 ans en
1957, et il a assisté à la mise à mort de son père.
Artisan électricien, Moulay père était aussi un militant du FLN.
Un engagement qui lui vaudra d'être torturé dans son propre magasin
situé à la Casbah.
Il est tard la nuit, quand ses cris déchirent le silence de la
vieille ville d'Alger.
«Il avait le ventre rempli d'eau, il prenait coup sur coup, ils ont
commencé à le torturer à l'eau, puis ils sont passés à
l'électricité. C'était atroce», raconte son fils triste et fier à la
fois.
La preuve par le poignard Son témoignage est d'autant plus poignant
qu'il s'est illustré par un acte de bravoure inouï. Une fois les
parachutistes partis, Mohamed Moulay ose du haut de ses douze ans
s'introduire dans le magasin et subtilise une inestimable pièce à
conviction.
Un poignard de soldat, avec l'inscription suivante : JMLP 1er
REP. «Jean-Marie Le Pen, Premier régiment étranger de parachutistes.»
L'explication du propriétaire de ce couteau est confuse. «Un
poignard est accroché à un ceinturon, dans lequel se trouve aussi
mon arme», dit-il. Il utilisera à satiété le jargon militaire comme
pour discréditer Mohamed Moulay, et de faire de cette pièce à
conviction un non-événement.
Même son semestre militaire terminé en Algérie, le député Le Pen
sera rattrapé par son passé sombre.
Un rapport devenu célèbre le tourmentera longtemps, et Pierre Vidal-
Naquet l'utilisera bien des années plus tard contre lui.
Du nom du commissaire Gilles, cette déposition est celle d'un jeune
militant algérien dénommé Abdennour Yahiaoui qui aurait été torturé
par le futur chef du Front national.
«Deux fils électriques dans les lobes des oreilles, et une manivelle
activée par Jean-Marie Le Pen en personne». L'intéressé dément sans
vergogne.
Les méfaits de l'amnistie Cinquante ans après les faits, les
souvenirs refont surface avec toute la douleur que cela peut faire
renaître chez les victimes. Une douleur encore plus présente quand
on sait que l'amnistie décidée en vertu de accords d'Evian interdit
toute poursuite judiciaire.
Ce sont ceux là les méfaits de l'amnistie outre Méditerranée. A
défaut de réconciliation et de vérité, c'est l'impunité qu'elle
engendre dangereusement.

---------------->
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-
occidental/message/1615
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=82054

(Jeudi 23 Août 2007)

Il confirme le caractère colonial de la présence marocaine au Sahara
Occidental
Quand Jean-Marie Le Pen titille Rabat

Par : Rubrique Radar


Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire La Gazette du Maroc, le
président du Front national Jean-Marie Le Pen, qui passe ses
vacances au royaume chérifien, a eu cette déclaration qui n'est pas
faite pour plaire aux Marocains. En effet en réponse à une question
sur les négociations avec le Polisario à New York, Le Pen
affirmera : "Il s'agit donc d'une autonomie. C'est une option
soutenue par la France et l'Espagne. Je comprends la position du
Maroc car j'étais moi-même pour une Algérie française."
En fait, Jean-Marie Le Pen confirmera ce que Rabat a toujours
réfuté, à savoir l'inéluctabilité de l'indépendance du Sahara
occidental dès lors qu'il reconnaît le caractère colonial de la
présence marocaine depuis 1975 au Sahara occidental.

------------>
http://www.mejliss.com/showthread.php?t=306878

Lepen à la Gazette du Maroc


Invité pour des vacances dans le royaume «par une famille marocaine»
qui sont «de grands amis», Jean-Marie Le Pen en a profité pour
donner son point de vue sur quelques questions de politique
internationale via un entretien pour l'hebdomadaire francophone "La
Gazette du Maroc" publié dimanche.

Le dirigeant du Front national s'est notamment déclaré «hostile» à
toute frappe contre l'Iran. «Je ne vois pas pourquoi on veut
interdire à l'Iran de détenir une technologie à usage, les Iraniens
le crient haut et fort, strictement civil», a-t-il affirmé. Pour
lui, «l'absurde, c'est que ceux qui interdisent à l'Iran de
développer cette énergie nucléaire possèdent eux-mêmes cette bombe
atomique. C'est incroyable. Cette attitude de mépris et de
domination des peuples est inadmissible».


"Une troisième guerre mondiale"

Il estime qu'un "conflit armé avec l'Iran serait le début de la
troisièrme guerre mondiale. Nul ne peut prévoir jusqu'où
s'arrêterait un tel conflit armé : «Le pétrole risque de dépasser
les 300 $, avec toutes les conséquences sur l'économie mondiale.»

Il a par ailleurs critiqué la politique israélienne et ce qu'il
considère comme de la mansuétude de la communauté internationale à
son égard. «Israël a droit à des frontières claires et garanties qui
se limitent aux frontières d'origine. Mais en même temps, Israël ne
peut pas continuer à occuper des territoires qui ne lui
appartiennent pas», a-t-il souligné.

«Comment se fait-il que les résolutions du Conseil de sécurité de
l'ONU ne sont jamais appliquées par Israël alors qu'on trouve les
moyens de les imposer à d'autres pays?», a-t-il ajouté.


Il "comprend" le Maroc

Concernant le conflit du Sahara occidental, il a
affirmé «comprendre» la proposition du Maroc sur l'autonomie,
car «j'étais moi-même pour une Algérie française». «J'avais l'espoir
que les jeunes musulmans d'Algérie soient les porte-parole du
drapeau français dans le monde arabe et musulman», a-t-il souligné.

Enfin, interrogé sur le président français, Nicolas Sarkozy, il a
répondu : «C'est un atlantiste, sioniste, et un européaniste. Tout
ce que je ne suis pas».

---------------->
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=830&n=538&id_artl=14364

INTERVIEW : Jean-Marie Le Pen : «Je ne suis pas raciste»

Abdelmohsin El Hassouni
18 2007

(...)
- Le Maroc vient de clore le deuxième round des négociations avec le
Polisario à New York. Quel regard portez-vous sur l'affaire du
Sahara?
- Je pense que cette affaire qui dure depuis plus d'une trentaine
d'années a emprunté une voie assez favorable. Le Roi lui-même a dit
clairement que toute solution ne peut être envisagée que dans le
cadre de la Souveraineté du Maroc. Il s'agit donc d'une autonomie.
C'est une option soutenue par la France et l'Espagne. Je comprends
la position du Maroc car j'étais moi-même pour une Algérie
française. Je n'étais pas un colon, mais un patriote. J'avais
l'espoir que les jeunes musulmans d'Algérie soient les porte-parole
du drapeau français dans le monde arabe et musulman. Vous savez,
quand j'étais dans l'armée en Indochine, nous étions tous frères.
Sur le terrain, il n'y a ni race, ni couleur. C'est cet esprit-là de
fraternité totale que je voulais développer lorsque je défendais
l'Algérie française. Mais De Gaule en a voulu autrement.

(...)

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. LOBBY PRO MAROCAIN EN ARABIE SAOUDITE-CORRUPTION-RETROUVAILLES
DES TYRANS
http://www.map.ma/fr/sections/boite2/le_prince_heritier_d/view

Le Prince héritier d'Arabie Saoudite en visite privée au Maroc


Agadir, 23/11/07 - SAR le Prince Soltane Ibn Abdelaziz, Prince
héritier d'Arabie Saoudite, vice-président du Conseil des ministres,
ministre de la Défense nationale et de l'Aviation et inspecteur
général, est arrivé vendredi soir à Agadir pour une visite privée au
Maroc.

A son arrivée à l'aéroport Agadir-Al Massira, le Prince Soltane Ibn
Abdelaziz a été accueilli par SAR le Prince Moulay Rachid.

Par la suite, le Prince héritier d'Arabie Saoudite a passé en revue
un détachement des Forces Armées Royales, avant d'être salué par MM.
Rachid Filali, wali de la région Souss-Massa-Drâa, Mohamed Moudden
Alami, gouverneur de la préfecture Inzeggane-Ait Melloul, Mohamed
Ben Abderrahmane Al Bichr, ambassadeur d'Arabie Saoudite au Maroc,
ainsi que par plusieurs personnalités civiles et militaires.


Dernière modification 24/11/2007 10:07

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
http://www.liberation.press.ma/default.asp?cat=5

Entretien avec Maria Rosa de Madariaga, historienne et spécialiste
des relations hispano-marocaines
Les Marocains n'ont "jamais" accepté l'<occupation> de Ceuta et
Melilla


Elle connaît bien le Maroc. A travers des ouvrages ou des articles
Maria Rosa de Madariaga exprime sa vision en tant qu'historienne et
chercheuse spécialisée dans les relations hispano-marocaines.
Entretien

Libé: Après la tempête causée par la visite du roi Juan Carlos à
Ceuta et Melilla, quelle lecture pouvez-vous faire des relations
bilatérales ainsi que leurs perspectives ?
M.R Madariaga: J'espère qu'après la tempête le calme reviendra et
que les relations entre le Maroc et l'Espagne emprunteront bientôt
la voie normale. Ce sont des pays voisins, 'unis historiquement' par
des liens 'très forts' et qui ont 'besoin' l'un de l'autre. La
brouille ne peut pas durer indéfiniment. Ceci irait à l'encontre des
intérêts 'des deux pays'. Il serait donc 'souhaitable' que le bon
sens s'impose et que ce qui nous unit l'emporte sur ce qui nous
sépare. Les relations bilatérales étaient jusqu'à
présent 'excellentes' et il serait dommage que cet incident puisse
gâcher la bonne entente existante.

Plusieurs observateurs marocains estiment que les Marocains étaient
des envahisseurs et occupants en Andalousie. Ne voyez-vous pas que
l'Espagne est aussi un 'occupant' dans les 'présides' de Ceuta et
Melilla?
L'Espagne fut envahie par les Arabes en 711 (ère chrétienne), tout
comme l'Afrique du Nord l'avait été au siècle précédent. On sait que
les troupes envoyées par Moussa Ibn Nouçayr à la conquête de
l'Espagne étaient surtout composées de Berbères sous le commandement
de Tariq Ibn Ziyad. De nouvelles vagues d'Arabes venues d'Orient et
de Berbèresvenues de l'Afrique du Nord sont arrivées par la suite
dans la Péninsule Ibérique, et les nouveaux habitants se sont
mélangés avec la population espagnole autochtone dont une large
partie s'était convertie à l'Islam. Il y a eu encore au Moyen-Age
les invasions des Almoravides (XIème siècle) et des Almohades
(XIIème siècle) avec la formation des grands empires berbères qui
englobaient la Péninsule ibérique et le Maroc. Tout ceci a entraîné
des guerres et des destructions, mais aussi des échanges économiques
et culturels 'fructueux' entre les deux rives de la Méditerranée. Au
déclin des grands empires africains et l'affaiblissement des 
royaumes des pays maghrébins, ce sont les royaumes chrétiens de la
Péninsule ibérique qui ont poursuivi leur Reconquête de l'autre côté
du Détroit par l'<occupation> des places fortes sur le littoral nord-
africain. Ceuta, comme vous le savez, fut conquise par les Portugais
en 1415 et passa aux mains de l'Espagne suite à l'union des deux
pays ibériques sous Philippe II en 1580. Restée en possession de
l'Espagne après la séparation du Portugal en 1640, elle ne lui fut
cependant pas cédée officiellement qu'en 1688. Quant à Melilla, elle
fut 'occupée' en 1497 par Pedro de Estopiñán, un chevalier de la
Maison du Duc de Medinasidonia, qui en fit cession en 1510 à la
Couronne espagnole. Le 'prétexte' à ces 'occupations' était la
défense des côtes espagnoles des invasions éventuelles venant de
l'autre côté du Détroit, puis, dès le XVI siècle, c'était encore la
protection des côtes des attaques des corsaires barbaresques. Tous
ces événements font partie des flux et reflux de l'histoire.
Pour poursuivre ce rapide aperçu historique, il faut dire que les
Marocains n'ont 'jamais' accepté l'<occupation> de ces places fortes
sur le littoral de 'leur pays' et que les tentatives pour
les 'récupérer' ont été fort nombreuses, particulièrement après
l'avènement de la dynastie alaouite au milieu du XVIIème siècle.
Les "présides" ont été très souvent l'objet d'attaques et de sièges,
non seulement de la part des sultans mais aussi des populations
locales.
L'un des sièges de Ceuta par le sultan Moulay Ismaïl a duré de 1694
à 1720! Dès la deuxième moitié du XVIIIème siècle on assiste à une
période de détente, jalonnée, néanmoins des hauts et des bas. Le 1er
mars 1799 fut signé à Meknès le traité de paix, amitié, commerce,
navigation et pêche qui régla les relations entre l'Espagne et le
Maroc jusqu'au traité de paix et d'amitié du 29 avril 1860 après la
guerre de Tétouan (1859-1860).  
Au termes du traité dit de Meknès, le sultan du Maroc de l'époque,
Moulay Soulayman, reconnaissait de "facto" la possession par
l'Espagne des places fortes sur le littoral 'marocain', puisque dans
ce traité, tout comme dans les traités suivants conclus par d'autres
sultans avec l'Espagne, certaines clauses avaient trait aux limites
des possessions espagnoles et du territoire marocain, ainsi qu'aux
affrontements et litiges entre les populations frontalières et les
garnisons des "présides". C'était 'une sorte de résignation' devant 
le 'fait accompli'. Après l'indépendance du Maroc, la question de
Ceuta et Melilla a toujours plané sur les relations avec l'Espagne,
sans pour autant infléchir la politique des deux pays caractérisée
en général par une bonne entente, quoique avec des hauts et des
bas,comme c'est normal entre pays voisins. La revendication des
deux 'enclaves' revient périodiquement sur le devant de lascène, mais
 sans qu'elle n'ait  jamais risqué de provoquer une rupture des
relations.

Comment voyez-vous la fin de cette question qui risque à chaque fois
de briser les liens entre les deux pays voisins?
Je pense qu'il faut toujours savoir se mettre dans la peau de
l'autre, et dans le cas qui nous occupe, comprendre que les
Marocains ont toujours été très sensibles à cette question, 'tout
comme' les Espagnols le sont au cas de Gibraltar. D'où la nécessité
d'éviter des situations susceptibles de dégénérer en crise. J'espère
que cette mésentente entre les deux pays ne tardera pas à être
surmontée et que nous aurons bientôt l'ambassadeur Omar Azziman de
retour parmi nous.

Partagez-vous l'idée selon laquelle l'Espagne réagit contre un
prétendu monopole par la France des marchés économiques au Maroc? 
Je pense que cette question pourra un jour se résoudre en essayant
de trouver des formules 'innovatrices et imaginatives' dans le cadre
par exemple de l'Union européenne dont le Maroc est un partenaire
privilégié. Les solutions doivent toujours passer par le dialogue et
non par l'affrontement et tenir compte du facteur humain, c'est-à-
dire des populations concernées.
 
Ne pensez-vous pas que les deux pays doivent 'revoir' leur histoire
commune, notamment celle de la période coloniale?
Je suis tout à fait d'accord pour une révision de notre histoire
commune, notamment celle de la période coloniale. C'est une tâche
qui revient aux historiens sur la base de recherches sérieuses et
approfondies dans les archives marocaines et espagnoles afin
d'établir la vérité sur des faits qui ont été très souvent faussés
au profit d'intérêts étrangers à l'histoire. Il faut dire qu'en
Espagne un effort a été déjà fait dans ce sens, et quelques
historiens, dont moi-même, avons effectué des travaux sur cette
période qui ont contribué à éclaircir divers aspects assez mal
connus jusqu'à alors. 

L'on parle d'une dette historique de l'Espagne envers le Maroc et en
particulier envers la région du Rif, qu'en pensez-vous?
Je n'aime pas parler de "dette historique". C'est une expression
utilisée chez nous par les gouvernements de la Catalogne et de
l'Andalousie pour réclamer plus d'argent au gouvernement central. Le
mot "dette" a une connotation trop pécuniaire qui me déplait. Si
l'on devait utiliser le mot "dette", j'aimerais plutôt dire "dette
morale", dans le sens de compenser dans une certaine mesure les
méfaits de la période coloniale. On peut reprocher à l'Espagne de ne
pas avoir fait assez ou très peu pour les populations de la région,
d'un côté, et d'y avoir commis des abus ou des excès à leur
encontre, d'un autre côté. 
A titre de compensation, l'Espagne devait penser à accroître d'une
manière substantielle les investissements dans le Nord afin d'y
créer de l'emploi et mettre sur pied des programmes de formation
dédiés surtout aux jeunes.

Des études catalanes et allemandes ont approuvé la thèse de
l'utilisation des gaz toxiques par les forces de Franco, adhérez-
vous à ces thèses? Pourquoi?
Pour ce qui concerne l'utilisation des gaz toxiques au cours de la
guerre du Rif dans les années vingt du XXème siècle, ce sont deux
journalistes allemands, Rudibert Kunz et Rolf-Dieter Müller, les
premiers à avoir parlé de cette question dans un livre publié en
1990, qui a été par la suite traduit en arabe et publié à Rabat en
1996. D'autres auteurs dont moi-même avons traité ultérieurement le
sujet sur la base des recherches menées dans les archives militaires
espagnoles. C'est un fait historiquement prouvé que l'Espagne a
utilisé des gaz toxiques, notamment l'hypérite, le phosgène et la
chloropicrine, contre la résistance rifaine menée par Mohammed Ben
Abdelkrim Al Khattabi. On sait que beaucoup de Rifains, dont le
nombre reste difficile à déterminer, ont été grièvement blessés ou
sont morts, y compris des femmes et des enfants, des suites des
bombardements avec ces gaz. Quant aux Catalans ils n'ont jamais
effectué des recherches sur cette question, seulement un parti
politique, "Esquerra Republicana de Cataluña" (Gauche Républicaine
de Catalogne) s'est servi des études effectuées par d'autres, dont
moi-même, pour appuyer les revendications de certaines associations
rifaines qui prétendent réclamer à l'État espagnol des
indemnisations pécuniaires aux victimes rifaines des gaz toxiques
lors de cette guerre ou à leurs descendants.

L'enrôlement par le général Franco de Marocains dans son armée pour 
contrecarrer les forces adverses dans la guerre civile est un
dossier qui reste ouvert, qu'en dites-vous ? 
L'enrôlement par le général Franco des Marocains pour lutter contre
le gouvernement légal de la République espagnole est un triste
épisode qui fait partie indissociable de l'histoire coloniale. C'est
l'occupation militaire du Protectorat 'par les franquistes' qui a
permis le recrutement des milliers de soldats pour aller en Espagne
défendre une cause qui n'était pas, loin de là, la leur. Ces
troupes, qui étaient des troupes de choc, ont utilisé en Espagne les
mêmes méthodes de la guerre coloniale qui avaient été utilisées
auparavant au Maroc contre leur propre peuple. Je ne pense pas du
tout que cette question reste un dossier ouvert. C'est tout
simplement une page de notre histoire qu'il faut assumer et c'est
encore aux historiens que revient la tâche d'étudier, d'analyser et
d'expliquer les faits. Il serait regrettable que cette question soit 
exploitée aujourd'hui à des fins politiques.  Je crois que
lancer
des récriminations les uns contre les autres ou en demander des
comptes n'a plus de sens aujourd'hui.

Quelles pistes faut-il creuser davantage à l'heure actuelle ?
Madrid et Rabat ont de multiples terrains d'entente. Si la
coopération entre les deux pays est excellente dans différents
domaines, particulièrement dans le domaine économique, la
coopération dans le domaine culturel devrait être renforcée encore
davantage, tant par l'augmentation du nombre des bourses accordé aux
jeunes Marocains pour suivre des études supérieures en Espagne que
par le développement des échanges entre artistes-peintres,
cinéastes, etc des deux rives.

Y a-t-il un rôle pour les structures civiles et non
gouvernementales?
La société civile et les ONG peuvent, certes, jouer un rôle très
important dans le rapprochement entre le Maroc et l'Espagne.
Beaucoup d'ONG espagnoles, parfois en coopération avec des ONG
marocaines, mettent en œuvre au Maroc des projets dans différents
domaines. Il s'agit très souvent des projets socio-éducatifs ayant
trait aux femmes, aux enfants ou aux jeunes. Il faudra que les
gouvernements encouragent et appuient ces initiatives et ces projets
de la société civile centrés sur le présent, mais qui cherchent à
donner aux générations futures un avenir plus prospère.


nourizyad@...  



Repères

María Rosa de Madariaga est licenciée ès Lettres à l'Université de
Madrid, docteur en histoire à l'Université de Paris I (Panthéon-
Sorbonne) et diplômée en langue et civilisation arabes à l'Institut
des Langues et Civilisations Orientales de Paris. Après avoir
enseigné la langue et la civilisation espagnoles à l'Université de
Paris IV, elle a été pendant des années fonctionnaire à l'UNESCO,
notamment au secteur de la Culture où elle a dirigé un projet sur
l'influence de la culture arabe en Amérique latine par le biais de
la Péninsule ibérique. Elle est l'auteur du livre "L'Espagne et le
Rif. Chronique d'une histoire presque oubliée", d'un deuxième sur
les Marocains enrôlés par Franco lors de la guerre civile espagnole, 
qui a été traduit en arabe et publié au Maroc en 2006, et d'un
troisième sur les guerres entre l'Espagne et le Maroc, notamment la
guerre du Rif des années vingt du siècle dernier, publié en 2005 et
en voie de traduction vers l'arabe.


Propos recueillis par Nouri Zyad

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. LOBBY PRO MAROCAIN AUX USA
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86154

(Dimanche 18 Novembre 2007)

Sahara occidental
Les confessions troublantes de John Bolton

Par : Amine Allami


Il révèle que "le plus grand obstacle à ma vision était la
bureaucratie du département d'État soutenue par le Conseil national
de sécurité avec Elliot Abrams". Les deux, a-t-il poursuivi, ont
accepté l'idée que l'indépendance du Sahara occidental, option pour
laquelle les Sahraouis opteraient sûrement de l'avis quasi général,
déstabiliserait le Maroc.

John Bolton, ancien représentant permanent des États-Unis à l'ONU et
proche collaborateur de James Baker dans le dossier du Sahara
occidental vient de publier un livre sorti le 6 novembre dernier aux
éditions Threshold Editions et intitulé Surrender is not an Option,
et dans lequel il traite du dossier du Sahara occidental. En fait,
cette partie du livre réservé à ce dernier cas de décolonisation
inscrit au sein des Nations unies, l'ancien ambassadeur US à New
York évoque les difficultés d'appliquer les résolutions onusiennes
en raison de l'absence d'une volonté politique de Washington, pris
dans l'engrenage de ses intérêts stratégiques avec Rabat.
Bolton commence par rappeler que James Baker était l'envoyé spécial
du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental. Sa
mission, précisa-t-il, était d'œuvrer à l'organisation d'un
référendum au Sahara occidental afin de déterminer si le territoire
doit être annexé au Maroc ou accéder à l'indépendance. L'auteur a
clairement indiqué que le Maroc avait initialement donné son accord
pour la tenue du référendum. Il a également expliqué que Van Walsum,
qui a remplacé James Baker, avait vainement tenté d'examiner si un
membre du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les États-Unis,
était disposé à exercer des pressions sur le Maroc pour l'amener à
honorer ses engagements.
Il a aussi rappelé que la Cour internationale de justice avait
formellement rejeté les revendications marocaines sur le Sahara
occidental. M. Bolton a, par ailleurs, relevé qu'après avoir
constaté que le Maroc n'avait nullement l'intention de permettre un
référendum, il avait proposé de mettre fin à la Minurso et de
libérer les Sahraouis de leur engagement pour un cessez-le-feu pris
en échange de la promesse d'un référendum. Si le Maroc n'acceptait
pas cette perspective, il lui reviendrait alors d'être sérieux en
permettant le référendum, a-t-il encore expliqué. John Bolton va
plus loin, révélant ainsi le parti pris de l'administration US dans
le conflit vieux de 32 ans en affirmant que "le plus grand obstacle
à ma vision était la bureaucratie du département d'État soutenue par
le Conseil national de sécurité avec Elliot Abrams". Les deux, a-t-
il poursuivi, ont accepté l'idée que l'indépendance du Sahara
occidental, option pour laquelle les Sahraouis opteraient sûrement
de l'avis quasi général, déstabiliserait le Maroc. C'est, selon lui,
la raison qui avait conduit l'administration américaine à rejeter le
plan Baker de 2004, poussant ainsi James Baker lui-même à
démissionner. Ce constat a amené John Bolton à s'interroger sur la
véracité du soutien apporté par l'administration américaine à la
démocratie au Grand-Moyen-Orient. Pour l'auteur, il est tout à fait
clair que pour l'administration US, la stabilité du roi Mohammed VI
l'emportait sur le principe de l'autodétermination. Et cette phrase
de Bolton est assez significative de la stratégie de pourrissement
et de soutien à la colonisation des territoires du Sahara occidental
adoptée par la Maison-Blanche. "Je me suis investi dans de
nombreuses tentatives pour trouver, ailleurs au sein du
gouvernement, des soutiens à l'organisation d'un référendum, mais
sans succès. Abrams et moi avions alors convenu d'une réunion au
département d'État, le 19 janvier 2006, pour examiner les
possibilités d'arriver à une stratégie commune. J'ai expliqué, au
cours de cette rencontre qui avait regroupé une trentaine de
participants, que l'ONU n'avait aucun rôle politique à jouer en
l'absence d'une personnalité ayant l'envergure de James Baker et que
le Maroc n'avait aucune volonté à accepter un référendum au Sahara
occidental incluant l'indépendance parmi les options possibles. Mais
Abrams insistait sur la stabilité du Maroc".


__________________

#1724 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Samedi 24. Novembre 2007  15:20
Sujet: ONU/Negotiations F.POLISARIO-Maroc (8/24-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA
2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. ONU-NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO-MAROC

1.1. PRESSE SAHRAOUIE
- SPS (24-XI-2007): M. Harston souhaite un 3e round de négociations
F. Polisario - Maroc dans les prochaines semaines

1.2. PRESSE MAROCAINE
- L'ÉCONOMISTE (23-XI-2007): Sahara: Prochaine reprise des
négociations
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 551):  Le Maroc annule un séminaire du
Polisario
- LA NOUVELLE TRIBUNE (No. 570): Sahara: Mobilisation constante du
CORCAS

1.3. PRESSE ALGÉRIENNE
- LIBERTÉ (24-XI-2007): REPRISE DES NÉGOCIATIONS SUR LE SAHARA
OCCIDENTAL. Polémique maroco-sahraouie
- LE JOUR D'ALGÉRIE (24-XI-2007): Négociations maroco-sahraouies .
Un 3e  round  début janvier
- LIBERTÉ (18-XI-2007): Sahara occidental. Les confessions
troublantes de John Bolton



===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. ONU-NÉGOTIATIONS FRONT POLISARIO-MAROC

1.1. PRESSE SAHRAOUIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=219
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/23/0846454

M. Harston souhaite un 3e round de négociations F. Polisario - Maroc
dans les prochaines semaines


Alger, 24/11/2007 (SPS) Le représentant spécial du secrétaire
général de l'ONU pour le Sahara Occidental, M. Julian Harston, a
émis vendredi à Alger le vœu de voir un troisième round de
négociations entre le Front Polisario et le Maroc se tenir dans
les "prochaines semaines".

"Nous attendons le troisième round des négociations qui, je
l'espère, va se tenir dans les prochaines semaines", a déclaré à la
presse M. Harston, peu avant une séance de travail avec le ministre
délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader
Messahel.

Le Maroc et le Front Polisario ont tenu les 18 et 19 juin, puis les
10 et 11 août, deux rounds de négociations sur une solution
politique au conflit du Sahara Occidental, à Manhasset, près de New
York, sous les auspices de l'ONU.

Ces négociations directes entre les deux parties sont intervenues en
réponse à une invitation du secrétaire général de l'Onu, M. Ban Ki-
Moon, mandaté par le Conseil de sécurité pour trouver une issue à ce
conflit vieux de 32 ans.

Le Conseil de sécurité dans sa dernière résolution 1783 sur le
Sahara Occidental, adoptée le 31 octobre dernier, a fixé le 31
janvier comme date butoir pour que le secrétaire général de l'ONU
présente un rapport sur la reprise des négociations.

M. Harston, dont c'est la deuxième visite en Algérie depuis mai
dernier, a expliqué que sa visite intervenait dans le cadre des
discussions qu'il doit mener avec les pays voisins sur la question
du Sahara Occidental.

Il a ajouté que sa visite avait pour objectif également de discuter
sur les "questions pratiques" de la mission des Nations unies pour
l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (MINURSO).

Pour M. Messahel, cette visite est "l'occasion pour les deux parties
d'échanger leurs vues sur la question du Sahara Occidental".

La rencontre avec M. Harston, a-t-il ajouté, est à mettre à profit
pour faire le point des différents programmes onusiens dont ceux du
PAM (Programme alimentaire mondial) et du HCR (Haut commissariat aux
réfugiés) au profit des réfugiés sahraouis. (SPS)


020/090/700 241110 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2. PRESSE MAROCAINE
http://www.leconomiste.com/article.html?r=3

Sahara: Prochaine reprise des négociations


Une troisième phase de négociations entre le Maroc et le front
Polisario sur le Sahara, dans le cadre de l'ONU, devrait commencer
fin décembre ou début janvier 2008. Taïeb Fassi-Fihri, ministre des
Affaires étrangères l'a annoncé devant une commission parlementaire
mercredi dernier à Rabat. Rappelons que les deux précédentes séries
de négociations entre le Maroc et le Polisario s'étaient déroulées
en juin et août derniers à Manhasset, près de New York.

------------>
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=69&n=551&id_artl=15214

Le Maroc annule un séminaire du Polisario

Gazette du Maroc
17 Novembre 2007


Le Gouvernement marocain a annulé, un séminaire sur la culture
sahraouie qui devait se ternir du 12 au 16 novembre au Portugal dans
le cadre des «mesures de confiances» issues des accords entre le
Polisario et le Maroc signés en 2002 et réactivés au cours des
dernières négociations de Manhasset. Dans ce sens, le HCR a informé
le Polisario, le 9 novembre dernier, de cette décision, ce qui a
poussé les séparatistes à crier une nouvelle fois, à la mauvaise foi
du Maroc.

---------------->
http://www.lanouvelletribune.com/actualite.asp?ids=0&idg=1&idn=3

[ 8/11/2007 ]

Sahara: Mobilisation constante du CORCAS


La célébration du 32 ème anniversaire de la Marche Verte, en cette
année 2007, a été fatalement marquée par la visite incongrue et
provocatrice du Roi d'Espagne dans les présides de Sebta et de
Melilla. déplacement vivement condamné par la classe politique
marocaine dans toutes ses composantes ainsi que par la société
civile dans son ensemble. Dans cette réprobation collective, le
CORCAS ne pouvait être en marge. Pour M. Khali Enna Ould Rachid,
Président du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes,
l'heure est désormais à la vigilance et au redoublement d'efforts
dans la défense de la cause nationale. En la matière, le CORCAS ne
manque pas d'arguments.
"Les provinces du sud du Royaume ont connu, depuis leur retour à la
mère patrie au lendemain de la Marche Verte, un essor significatif
et une dynamique fort tangible, induite par une mutation de qualité
en matière d'infrastructure et d'amélioration des conditions de vie
des populations locales, dans une marche grandiose de développement
et une volonté sincère de placer résolument cette région sur les
voies d'un véritable décollage économique et social", souligne-t-on
au sein du Conseil. Fort déjà de la résolution 1783 des Nations
Unies, le Maroc ratisse ainsi large grâce à son projet d'autonomie
dans les provinces sahariennes. Une initiative soutenue par
plusieurs pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique. Cette résolution
conforte également le Maroc dans sa position d'autant plus que
l'article trois de ce texte "demande aux parties de poursuivre les
négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans condition
préalable et de bonne foi", mais surtout "en tenant compte des
efforts réalisés depuis 2006 et des développements des derniers
mois". Mais quand on sait que le seul effort consenti, depuis 2006,
est la proposition marocaine qui concerne l'autonomie de la région
du Sahara, on ne peut dire que le conflit artificiel du Sahara entre
dans sa dernière ligne droite.


M.S.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86447

(Samedi 24 Novembre 2007)

REPRISE DES NÉGOCIATIONS SUR LE SAHARA OCCIDENTAL
Polémique maroco-sahraouie

Par : Abdelkamel K.


Au moment où le Premier ministre marocain annonçait la reprise des
négociations avec le Front Polisario, ce dernier, par la voix de son
représentant à l'ONU, Mhamed Khaddad, en déplorait le retard, qu'il
met sur le compte du Maroc

Une troisième phase de négociations entre le Maroc et le Front
Polisario sur le Sahara occidental, dans le cadre de l'ONU, devrait
commencer fin décembre 2007 ou début janvier 2008, a annoncé le
ministre marocain des Affaires étrangères Taïeb Fassi-Fihri devant
les membres d'une commission parlementaire mercredi à Rabat. Cette
annonce intervient alors que le coordonnateur du Front Polisario
avec la Mission de l'Onu pour un référendum au Sahara occidental
(Minurso), M. Mhamed Khaddad, déplorait le retard mis dans la
reprise des négociations sous l'égide des Nations unies pour une
solution au conflit du Sahara occidental, en faisant porter la
responsabilité au Maroc.

Pour en revenir au chef de la diplomatie marocaine, il y a lieu de
noter qu'il a saisi l'occasion pour emboîter le pas à son chef du
gouvernement en lançant à son tour un appel en direction d'Alger. En
effet, Fassi-Fihri a émis le souhait que "l'Algérie prenne une
attitude positive vis-à-vis de la proposition marocaine d'autonomie
pour le Sahara (occidental) lors de la prochaine phase de
négociations", en ajoutant que "cette solution politique
consensuelle devrait mettre fin au conflit du Sahara et conduire à
l'intégration du Maghreb arabe".

Quant au diplomate sahraoui, il a déclaré à l'APS : "Nous regrettons
que le troisième round n'ait pas encore lieu jusqu'à maintenant et
la responsabilité incombe au Maroc". Poursuivant ses déclarations,
il indique: "Aucune date n'a été fixée pour le moment pour un
troisième round et c'est, malheureusement, à cause de la position de
blocage marocaine de répondre positivement à la demande de l'envoyé
personnel faite à Manhasset 2, pour que le troisième round ait lieu
à la deuxième moitié de novembre". Selon lui, "ce sont les
tergiversations marocaines qui ont empêché la tenue de ce troisième
round". Mhamed Khaddad ne manque pas de rappeler que le "Front
Polisario reste ouvert aux négociations et est disposé à répondre
positivement à une prochaine invitation de l'envoyé personnel du
secrétaire général de l'Onu pour un troisième round, qui aura bien
évidemment pour objectif une solution qui garantisse la libre
détermination du peuple du Sahara occidental". Sur sa lancée, il
désigne le Maroc comme seul responsable du blocage en disant: "Le
Maroc porte seul la responsabilité du retard enregistré dans la
résolution du conflit du Sahara occidental et de la construction
maghrébine." Rappelant que "les tentatives marocaines de passer
outre la légalité internationale et de faire prévaloir l'idée
d'autonomie a été rejetée par la communauté internationale", le
représentant du Front Polisario indique qu'"il va de soi que la
reprise des négociations devra avoir lieu avant cette date", en
référence à la date du 31 janvier 2008 fixée par le conseil de
sécurité de l'ONU comme date butoir pour la présentation au
secrétaire général des Nations unies d'un rapport sur le troisième
round des négociations. "Le Maroc doit savoir que sa position
négative et son obstruction au plan de paix" de l'Onu de 1990, qu'il
avait accepté en premier lieu avant de se rétracter, "est la cause
principale du retard mis dans le démarrage de la construction
maghrébine et pour une paix juste et définitive dans cette partie du
monde", souligne-t-il. Khaddad conclut en appelant le Maroc à  "voir
la réalité en face et savoir que la seule solution qui corresponde à
la légalité internationale est celle qui permette au peuple du
Sahara occidental d'exprimer librement son opinion, à travers un
référendum libre régulier".

-------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/241107/une/Lejour.htm

Négociations maroco-sahraouies
Un 3e  round  début janvier


Une troisième phase de négociations entre le Maroc et le front
Polisario sur le Sahara occidental, dans le cadre de l'ONU, devrait
commencer fin décembre ou début janvier 2008, selon Rabat. C'est  le
ministre marocain des Affaires étrangères, Taïeb Fassi-Fihri, qui
l'a annoncé devant une commission parlementaire mercredi. A ce jour,
les tergiversations marocaines ont empêché la tenue de ce troisième
round de négociations pour une solutions au conflit au Sahara
occidental qui dure maintenant depuis 32 ans. Dans une déclaration à
l'APS, le coordonnateur du Front Polisario avec la Mission de l'Onu
pour un référendum au Sahara occidental (Minurso), M. Mhamed
Khaddad, a souligné que «le Front Polisario a déploré jeudi le
retard mis dans la reprise des négociations sous l'égide des Nations
unies pour une solution au conflit du Sahara occidental», en faisant
ainsi porter la responsabilité au Maroc. «Nous regrettons que le 3e
round n'ait pas encore lieu jusqu'à maintenant et la responsabilité
en incombe au Maroc», a-t-il déclaré. Pour rappel, les négociations
entre les deux parties se sont tenues les 18-19 juin, puis les 10-11
août à Manhasset (USA) sans qu'aucune date n'ait été fixée pour le
moment pour un troisième round et c'est, malheureusement, souligne
le même diplomate , «à cause de la position de blocage marocaine de
répondre positivement à la demande de l'envoyé personnel faite à
Manhasset, pour que le troisième round ait lieu à la deuxième moitié
de novembre», a ajouté  également M. Khaddad. Tout en rappelant  la
disponibilité du Front Polisario aux négociations et «à répondre
positivement à une prochaine invitation de l'envoyé personnel du
secrétaire général de l'Onu pour un troisième round, M. Khaddad
explique que «le Maroc porte seul la responsabilité du retard
enregistré dans la résolution du conflit». A souligner que le
Conseil de sécurité a fixé le 31 janvier comme date butoir pour que
le secrétaire général de l'Onu présente un rapport sur la reprise
des négociations, ce qui signifie que les négociations devront
reprendre avant cette date, explique le même responsable sahraouie.
Tout en se félicitant du soutien acquis de la communauté
internationale par rapport à la question sahraouie, M. Khaddad a
appelé le Maroc à «la réalité en face et savoir que la seule
solution qui corresponde à la légalité internationale est celle qui
permette au peuple du Sahara occidental d'exprimer librement son
opinion à travers un référendum libre et régulier».


Par Fatima Arab

-------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86154

(Dimanche 18 Novembre 2007)

Sahara occidental
Les confessions troublantes de John Bolton

Par : Amine Allami


Il révèle que "le plus grand obstacle à ma vision était la
bureaucratie du département d'État soutenue par le Conseil national
de sécurité avec Elliot Abrams". Les deux, a-t-il poursuivi, ont
accepté l'idée que l'indépendance du Sahara occidental, option pour
laquelle les Sahraouis opteraient sûrement de l'avis quasi général,
déstabiliserait le Maroc.

John Bolton, ancien représentant permanent des États-Unis à l'ONU et
proche collaborateur de James Baker dans le dossier du Sahara
occidental vient de publier un livre sorti le 6 novembre dernier aux
éditions Threshold Editions et intitulé Surrender is not an Option,
et dans lequel il traite du dossier du Sahara occidental. En fait,
cette partie du livre réservé à ce dernier cas de décolonisation
inscrit au sein des Nations unies, l'ancien ambassadeur US à New
York évoque les difficultés d'appliquer les résolutions onusiennes
en raison de l'absence d'une volonté politique de Washington, pris
dans l'engrenage de ses intérêts stratégiques avec Rabat.
Bolton commence par rappeler que James Baker était l'envoyé spécial
du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental. Sa
mission, précisa-t-il, était d'œuvrer à l'organisation d'un
référendum au Sahara occidental afin de déterminer si le territoire
doit être annexé au Maroc ou accéder à l'indépendance. L'auteur a
clairement indiqué que le Maroc avait initialement donné son accord
pour la tenue du référendum. Il a également expliqué que Van Walsum,
qui a remplacé James Baker, avait vainement tenté d'examiner si un
membre du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les États-Unis,
était disposé à exercer des pressions sur le Maroc pour l'amener à
honorer ses engagements.
Il a aussi rappelé que la Cour internationale de justice avait
formellement rejeté les revendications marocaines sur le Sahara
occidental. M. Bolton a, par ailleurs, relevé qu'après avoir
constaté que le Maroc n'avait nullement l'intention de permettre un
référendum, il avait proposé de mettre fin à la Minurso et de
libérer les Sahraouis de leur engagement pour un cessez-le-feu pris
en échange de la promesse d'un référendum. Si le Maroc n'acceptait
pas cette perspective, il lui reviendrait alors d'être sérieux en
permettant le référendum, a-t-il encore expliqué. John Bolton va
plus loin, révélant ainsi le parti pris de l'administration US dans
le conflit vieux de 32 ans en affirmant que "le plus grand obstacle
à ma vision était la bureaucratie du département d'État soutenue par
le Conseil national de sécurité avec Elliot Abrams". Les deux, a-t-
il poursuivi, ont accepté l'idée que l'indépendance du Sahara
occidental, option pour laquelle les Sahraouis opteraient sûrement
de l'avis quasi général, déstabiliserait le Maroc. C'est, selon lui,
la raison qui avait conduit l'administration américaine à rejeter le
plan Baker de 2004, poussant ainsi James Baker lui-même à
démissionner. Ce constat a amené John Bolton à s'interroger sur la
véracité du soutien apporté par l'administration américaine à la
démocratie au Grand-Moyen-Orient. Pour l'auteur, il est tout à fait
clair que pour l'administration US, la stabilité du roi Mohammed VI
l'emportait sur le principe de l'autodétermination. Et cette phrase
de Bolton est assez significative de la stratégie de pourrissement
et de soutien à la colonisation des territoires du Sahara occidental
adoptée par la Maison-Blanche. "Je me suis investi dans de
nombreuses tentatives pour trouver, ailleurs au sein du
gouvernement, des soutiens à l'organisation d'un référendum, mais
sans succès. Abrams et moi avions alors convenu d'une réunion au
département d'État, le 19 janvier 2006, pour examiner les
possibilités d'arriver à une stratégie commune. J'ai expliqué, au
cours de cette rencontre qui avait regroupé une trentaine de
participants, que l'ONU n'avait aucun rôle politique à jouer en
l'absence d'une personnalité ayant l'envergure de James Baker et que
le Maroc n'avait aucune volonté à accepter un référendum au Sahara
occidental incluant l'indépendance parmi les options possibles. Mais
Abrams insistait sur la stabilité du Maroc".


_______________

#1725 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Samedi 24. Novembre 2007  15:23
Sujet: Sahara Occidental: Offensive diplomatique (21/24-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA
2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. RASD-AFRIQUE DU SUD-ALGÉRIE
- EL MOUDJAHID (23-XI-2007): En visite officielle de trois jours. La
présidente du Parlement sud-africain aujourd'hui à Alger
- LIBERTÉ (23-XI-2007): La présidente du Parlement sud-africain en
visite en Algérie. Le Nepad, le Sahara occidental et la coopération
au menu

2. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ALGÉRIE-OBSESSION DU MAKHZEN
- LE MATIN (23-XI-2007): Signal politique Maghrébin
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 551): MAGHREB : Diplomatie de bon
voisinage

3. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC
- MAP (22-XI-2007): Fasi Fihri: La consolidation des "acquis" de
la "cause nationale", première priorité de l'action de la diplomatie
marocaine

4. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE-MAROC
- MAP/LE MATIN (21-XI-2007): Il "n'y a d'issue" à la question du
Sahara que celle d'une "large autonomie" (Abouayoub)

5. RASD-UE-UA
-  LA GAZETTE DU MAROC (No. 551): SOMMET EUROPE-AFRIQUE : Les
Européens chassent les "séparatistes"

6. ALGÉRIE-USA
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE (24-XI-2007): Redéploiement américain dans
le Monde arabe. Une place stratégique pour l'Algérie
- LIBERTÉ (24-XI-2007): L'ambassade US à Alger contredit le
département d'État sur l'évaluation du risque. L'image de l'Algérie
divise Washington

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. RASD-AFRIQUE DU SUD-ALGÉRIE
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/23/0033526

En visite officielle de trois jours
La présidente du Parlement sud-africain aujourd'hui à Alger

Par : EL MOUDJAHID
Le : vendredi 23 novembre 2007


La présidente de l'Assemblée nationale de l'Afrique  du Sud, Mme
Baleka Mbete, effectuera à partir d'aujourd'hui une visite
officielle de trois jours en Algérie, destinée à "renforcer et
réaffirmer les liens d'amitié" entre les deux pays, a annoncé jeudi
dernier l'Assemblée populaire nationale (APN), dans un
communiqué.
L'objectif de la visite de Mme Mbete en Algérie est de "contribuer
au renforcement des relations entre les deux chambres parlementaires
et relever l'importance du rôle des parlements au sein des
institutions multilatérales, en particulier africaines", a précisé
l'APN.
"Ce sera aussi l'occasion de rappeler que les liens d'amitié qui
lient l'Algérie et l'Afrique du Sud sont évidents et ne souffrent
d'aucune équivoque", a-t-on ajouté.
Mme Mbete, qui conduira une importante délégation parlementaire,
aura des entretiens avec le président de l'APN, M. Abdelaziz Ziari,
ainsi qu'avec des "personnalités politiques de haut rang".
Un protocole cadre de coopération bilatérale entre les deux
parlements sera, par ailleurs, signé à cette occasion.
Les présidents des deux Assemblées "œuvreront à renforcer et à
réaffirmer" les liens d'amitié entre les deux pays "par un
partenariat et une coopération interparlementaire forte et engagée
et faire valoir l'instrument de la diplomatie parlementaire,
instrument incontournable dans toute action de coopération", a
relevé la même source.
La création de groupes d'amitié interparlementaires entre l'Algérie
et l'Afrique du Sud, "serait un atout capital pour le renforcement
des relations bilatérales et la bonne conduite de la coopération
sous tous ses aspects", a souligné l'APN dans son communiqué.
La visite de la présidente de l'Assemblée sud-africaine "permettra
en outre d'examiner de plus près les contributions et les
engagements des deux pays dans le processus du NEPAD" (Nouveau
partenariat pour le développement de l'Afrique, a-t-on relevé.
Par ailleurs, un volet sera consacré aux positions des deux pays sur
la manière d'œuvrer" à la résolution du conflit du Sahara occidental
opposant le Maroc au Front Polisario, et "tenter d'entrevoir les
solutions propices" à son règlement, "par la mise en œuvre des
instruments internationaux existants, dans le respect de la légalité
internationale".
Un groupe de la délégation sud-africaine se rendra dans les camps de
réfugiés sahraouis, "en signe de solidarité avec la lutte du peuple
sahraoui pour son autodétermination". L'Afrique du Sud étant "l'un
des premiers pays à avoir reconnu la République arabe sahraouie
démocratique" (RASD), a relevé la même source.

-------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86484

(Samedi 24 Novembre 2007)

La présidente du Parlement sud-africain en visite en Algérie
Le Nepad, le Sahara occidental et la coopération au menu

Par : Rédaction de Liberte


Mme Baleka Mbete, présidente de l'Assemblée nationale de la
République d'Afrique du Sud, effectuera une visite en Algérie à
partir d'aujourd'hui.
Sa visite s'inscrit dans le cadre des relations bilatérales avec le
Parlement algérien. Les présidents des deux Assemblées respectives
œuvreront à les renforcer et les réaffirmer par un partenariat et
une coopération interparlementaire forte et engagée et faire valoir
l'instrument de la diplomatie parlementaire, relais incontournable
dans toute action de coopération qu'entreprennent les pays. De même
que la création de groupes d'amitié interparlementaires entre
l'Algérie et l'Afrique du Sud serait un atout capital pour le
renforcement des relations bilatérales et la bonne conduite de la
coopération sous tous ses aspects.
Cette rencontre permettra d'examiner de plus près les contributions
et les engagements des deux pays dans le processus du Nepad.
Un volet sera également consacré aux positions des deux pays sur la
manière d'œuvrer au règlement et à la gestion du différend opposant
le Sahara occidental au Maroc.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ALGÉRIE-OBSESSION DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=1232


Editorial
Signal politique Maghrébin

Publié le : 22.11.2007 | 20h12


Le règlement de l'affaire du Sahara, souhaité par le Maroc et
combattu par l'Algérie, conditionne toute évolution du Maghreb.
C'est une évidence et en même temps un truisme.


  Chaque jour qui passe est un jour de perdu pour la région. Pourquoi
en effet continuer à nourrir des espérances lorsque la situation
semble si figée par la faute d'un gouvernement comme celui de
l'Algérie qui brade les rêves des peuples entiers. La nouvelle
réalité est que l'économie des pays du Maghreb est aujourd'hui le
vecteur d'une possible et réaliste intégration, mais elle ne saurait
se réaliser que grâce à l'entente politique et donc à un signal
politique.

Complémentaires en dépit des grandes diffé-rences qui les
caractérisent, les économies des pays du Maghreb-Maroc, Algérie,
Tunisie, Mau-ritanie et Libye-sont appelées aujourd'hui à une
intégration impérative.

Si le pétrole et le pactole qu'il rapporte jouent un rôle important,
tout en creusant l'écart entre ceux qui en possèdent des quantités
impressionnantes, comme l'Algérie et la Libye, ils ne peuvent à eux
seuls assurer un développement harmonieux et moderne.

En revanche, les économies non pourvues de pétrole et de gaz-Maroc,
Tunisie et Mauritanie-sont, à quelques différences près, dynamiques
et portées à la créativité.

Elles bénéficient d'orientations précises pour favoriser une
émergence, développer un savoir-faire hors pétrole, des expériences
qui les rendent originales, indépendantes et performantes.

Le Maghreb recèle des richesses naturelles, des hommes et des
compétences riches et diversifiées à tout point de vue.
Ce n'est pas un postulat mais une force tangible et incontournable.

Si tous ces atouts étaient mis dans un même "pot", fédérés au nom
d'un même idéal qui est celui de la complémentarité et de l'unité,
si le signal politique venait un jour à être donné au nom du
réalisme et du rêve des peuples de la région, mettant en veilleuse
et pourquoi pas enterrant la fausse hache de guerre, un pas
considérable sera franchi vers l'intégration à tout le moins des
économies.

Celles-ci, il faut bien s'en rendre compte, sont le saut nécessaire
pour briser l'hostilité injustifiée, pour jeter les bases d'une
détente, d'une entente et d'une coopération.

Le signal politique ne peut attendre une cap-ricieuse volonté des
hommes.



Par LE MATIN

------------->
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=863&n=551&id_artl=15241

MAGHREB : Diplomatie de bon voisinage

Youssef Abdelmajid Guedira
17 Novembre 2007


Le Maroc a toujours tenu à afficher son attachement à l'édification
du Maghreb et à réitérer que l'union maghrébine ne pourra se faire
au détriment de sa souveraineté nationale et de son intégrité
territoriale. Car autrement, un espace bâti sur la division et le
séparatisme est naturellement voué à l'effondrement et à
l'écroulement. Cette vision ne semble pas être partagée au-delà de
Zouj Bghal. Qu'importe ! Il est clair qu'on ne peut rien construire
ensemble lorsqu'on diverge sur des principes de fond, qui de
surcroît, sont aussi névralgiques que vitaux pour nous.


La diplomatie algérienne, relayée par une presse de caniveau, reste
fidèle et immuable quant à ces clichés éculés qui s'efforcent à
présenter le Maroc comme une force d'occupation faisant vivre tout
un peuple sous le joug colonial. Cette même diplomatie et cette même
presse présentent l'Algérie, avec emphase et sans vergogne, comme le
sauveur de ce peuple opprimé et le défenseur du droit des peuples à
l'autodétermination. Une ONU parallèle, à nos frontières
orientales ... !
Autant de 'calomnies' et d'assertions 'malveillantes' que de ragots
à l'encontre du Maroc, dont le seul tort est de vouloir préserver
sa 'souveraineté' et de défendre l'<intégrité> de 'son' territoire.
Un territoire, que l'Algérie souffrirait de voir marocain. Il
semble, que l'Algérie, dernière nation du Maghreb à accéder à
l'indépendance, ne tolère pas qu'un autre pays de la région, le
voisin marocain rival en particulier, défende ses frontières et ses
terres libérées à la suite d'un combat vaillant, digne, juste et
courageux.
Puisant profondément dans un négationnisme dont elle accuse les
autres, l'Algérie cherche à instaurer une certaine forme de primauté
dans la lutte, de monopole dans la résistance et d'exclusivité dans
le combat pour la libération. À ses yeux, toujours rivés sur 1962,
aucune autre nation ne pourrait mériter les vertus et les attributs
de guerriers, de résistants, de martyrs… pour la seule raison
qu'aucune autre lutte nationale ne vaut celle que les algériens
avaient menée de 1954 à 1962. Une lutte respectable mais qui ne
devrait pas être sacralisée ou tendre à s'arroger le monopole du
martyr. Chaque peuple a ses héros et chacun a payé sa liberté au
prix de sang versé. Ce sectarisme est devenu maladif chez nos amis
algériens. Pis encore, depuis l'indépendance, tous les dirigeants
algériens sont issus de ce clan-là maintenant tout un pays et tout
un peuple, dans une logique de légitimation révolutionnaire au lieu
de les faire évoluer vers une logique nationale et populaire. Et ce
n'est qu'à cette condition, que le jeune peuple algérien se
libérerait de l'emprise de ses vieux dirigeants. Ce sont ces mêmes
dirigeants qui professent une 'animosité viscérale' envers le Maroc,
qui est devenu un alibi pour justifier tous ces juteux contrats
d'achats d'armes qui font les choux gras des constructeurs étrangers
au lieu de faire profiter le peuple algérien de cette manne
pétrolière qui renfloue les caisses de l'Etat et qui en sort aussi
rapidement, sans laisser traces d'un enrichissement de ce peuple qui
a payé très cher le prix de sa liberté.
Dans ce contexte, comment évoquer des perspectives d'une étroite
coopération devant conduire à l'édification d'un Maghreb uni et
solidaire, alors que l'union et la solidarité font défaut à cet
espace que réunit pourtant la culture, la religion, la langue et les
traditions ?
Il faut donc, inéluctablement préparer les conditions de convergence
des points de vue, d'assainissement des états d'esprit,
d'adoucissement des langages et des discours, de normalisation des
relations bilatérales, de mutualisation des intérêts et de
fraternisation des cœurs.
C'est à ce prix que le Maghreb sera bâti, que ce rêve, resté
longtemps dans les limbes, sera réalisé, que ce dessein prioritaire
et cher à tous les maghrébins sera atteint. Ce rêve est grand mais…
qu'il est beau ! Ce chemin est long mais…qu'il est honorable !


Attitude 'hostile'

Pour ce faire, il faudrait renoncer à cette ornière qui fait que
l'Algérie réclame au Maroc, sans habilitation, des préalables et lui
dicte sans droit des solutions et des conduites. Rien ne l'habilite
à porter la parole d'une population habitant à l'intérieur de nos
frontières. Qu'elle cesse de s'ingérer dans les affaires intérieures
d'un pays souverain et qu'elle contribue positivement et activement
à trouver une issue à cette question, sinon qu'elle nous laisse
faire sereinement et paisiblement. Son attitude hostile, bloque ce
processus de règlement consensuel, alors qu'elle se doit, si elle
était vraiment attachée à la construction maghrébine, de contribuer
à trouver une solution. Car d'un Maghreb bâti sur les ruines du
Sahara, nous n'en voulons pas !
D'excellentes relations maroco-algériennes payées au prix du
renoncement à notre Sahara, érigé en condition préalable, nous ne
l'accepterons jamais ! De ce fait, pour réaliser une Union du
Maghreb viable, il faudrait éviter quatre choses, qui sont en même
temps des préalables et des gages d'avenir : Pas d'ingérence ! Pas
d'hégémonisme ! Pas d'individualisme! Pas de nationalisme exacerbé !
En somme, une feuille de route où devraient également figurer les
impératifs de Solidarité, de Coopération, de dialogue et de partage.
L'Algérie, officielle comme officieuse, appelle le Maroc à entendre
la voix de la raison. Cette «raison» veut que le Maroc, au pire,
renonce à une partie intégrante de son territoire et au meilleur,
organise un référendum d'autodétermination. Dans ces conditions
d'adversité rien ne pourra se faire. Il faudrait plutôt se résoudre
à l'idée que le Sahara est 'définitivement marocain' et que le
Maroc, tenant compte de sa force mais aussi du blocage de la
situation, s'est engagé à mettre en place un système d'autonomie
élargie et substantielle dans cette région en investissant les
responsables locaux de la quasi-totalité des pouvoirs. Et ce, pour
tourner la page du passé, ouvrir une nouvelle et surtout pour
enlever cette épine qui empêche le Maghreb d'avancer et d'aller de
l'avant vers la création d'un véritable espace communautaire
solidaire, fusionnel et intégré. Ainsi, nous aurons payé notre part,
il reste aux algériens de payer la leur. Il semble que leur
situation financière leur permet d'acheter beaucoup de choses, il
est temps d'investir dans des richesses immatérielles ; elles sont
pérennes et plus valeureuses. Le Président Bourguiba disait que
l'Algérie ne voulait pas le Grand Maghreb, mais la Grande Algérie.
Ce jugement de valeur qui semble d'actualité, ne venant pas de nous,
l'on ne pourrait donc nous accuser de bloquer cet élan maghrébin, ni
de le tenir en échec, puisque nous n'avançons pas d'intentions
hostiles d'hégémonie et des velléités de leadership régional.
Nous aspirons seulement à instaurer un espace de dialogue, de
communication et d'échange… En somme un espace harmonieux,
fraternel, complémentaire et prospère. En somme, notre main est
tendue à l'amitié autant qu'elle peut être ferme dans l'adversité.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC
MAP (22-XI-2007)

Fasi Fihri: La consolidation des "acquis" de la "cause nationale",
première priorité de l'action de la diplomatie marocaine


La 'consolidation' des 'acquis' de la 'cause nationale' constitue la
première priorité de l'action de la diplomatie marocaine et ce
conformément aux hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, a
affirmé mercredi le ministre des affaires étrangères et de la
coopération, M. Taib Fassi Fihri. M. Fihri, qui intervenait lors
d'une réunion de la commission des affaires étrangères, de la
défense nationale et des affaires islamiques de la chambre des
représentants, consacrée à l'examen du budget sectoriel de son
ministère, a noté que la question du Sahara 'marocain' a connu,
durant les deux dernières années, une évolution positive rendue
possible grâce à l'initiative du Maroc d'accorder une 'large
autonomie' à 'ses provinces du sud'. M. Taib Fassi Fihri a rappelé
que la proposition marocaine est le fruit de 'larges concertations'
aux niveaux local, national, régional et international. Le ministre
a encore rappelé l'adoption par le Conseil de Sécurité de la
résolution 1754 qui a permis le lancement d'un nouveau processus
basé sur la négociation, tout en prenant en considération les
récents développements que représente la proposition marocaine
d'<autonomie> que le Conseil a jugée 'sérieuse et crédible'. C'est
dans le sillage de cette nouvelle dynamique que se sont tenus deux
rounds de négociations à Manhasset en juin et août derniers, et
durant lesquels la délégation marocaine avait mis l'accent sur
l'<inapplicabilité> des plans antérieurs et des propositions
dépassées et précisé que l'initiative marocaine, 'globale et
indivisible', constitue la plate-forme des négociations et une issue
de la crise, a ajouté le ministre.

Lors de ces négociations, le Maroc a réalisé d'importants acquis,
s'est réjoui M. Fihri, citant la participation active et efficace à
ces pourparlers du CORCAS, une participation qui a sérieusement
ébranlé le 'mythe' de la représentativité "polisarienne"
du 'prétendu' peuple sahraoui.

C'est aussi dans ce cadre qu'est intervenue la réunion annuelle de
la quatrième commission de l'Assemblée générale de l'ONU, a rappelé
M. Fihri, ajoutant que grâce à la ferme position adoptée par la
délégation marocaine lors des négociations avec l'Algérie sur le
projet de résolution, le Maroc est parvenu à imposer une résolution
qui modifie en profondeur le contenu, le référentiel et l'approche
que la commission faisait sienne pour traiter cette question depuis
1965. La résolution 1783 du Conseil de sécurité, adoptée en octobre
dernier, a consacré cette approche, puisqu'elle a non seulement
préservé nos acquis, mais les a cautionnés et renforcés, a poursuivi
le ministre des affaires étrangères et de la coopération, expliquant
que le Conseil de sécurité a salué à l'unanimité de ses membres la
proposition marocaine. Le Conseil a également appelé à la poursuite
des négociations et à la prise en compte des efforts déployés depuis
2006, dans une allusion évidente et sans équivoque au processus de
préparation de l'initiative marocaine, de sa proclamation et de sa
présentation officielle aux Nations Unies, a conclu le ministre.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE-MAROC
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/il_n_y_a_d_issue_a_l/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=1142

Il "n'y a d'issue" à la question du Sahara que celle d'une "large
autonomie" (Abouayoub)


Paris, 21/11/07 - M. Hassan Abouayoub, ambassadeur itinérant de SM
le Roi Mohammed VI, a souligné qu'il n'y a d'autre issue au
différend autour du Sahara que celle d'une large autonomie proposée
par le Maroc.

"Je ne vois d'autre d'issue (à cette question) que celle d'une large
autonomie proposée par le Maroc. C'est une très bonne solution qui
est sur la table", a souligné M. Abouayoub, qui s'exprimait, lors
d'une conférence organisée mardi soir sous le thème "La question du
Sahara: un frein à la construction du Maghreb?", par le "Mouvement
des jeunes Istiqlaliens de France" à l'école des Mines de Paris.

Rappelant les liens d'allégeance et historiques entre le Maroc et le
Sahara, M. Abouayoub a affirmé que "SM le Roi Mohammed VI a eu
l'audace de proposer cette solution". "Le Souverain a eu cette
audace parce que c'est un Roi visionnaire", a-t-il souligné,
ajoutant que "la sérénité et la force du Maroc se traduisent dans
cette proposition d'autonomie".

L'avenir de la région est à un tournant qu'il faut saisir pour
construire ce grand ensemble, qu'est le Maghreb que les élites et
les peuples du Maghreb appellent de leurs voeux, a indiqué M.
Abouayoub, notant que l'activisme de l'Algérie est disproportionné
par rapport aux enjeux fondamentaux qui attendent la région.

Rappelant que feu Houari Boumediene avait voulu fermer ce dossier
avant sa mort, M. Abouayoub a indiqué que l'ancien président
algérien "savait que ce n'était ni dans l'intérêt de l'Algérie, ni
dans celui du Maroc de laisser cette brèche ouverte".

Intervenant lors de cette même conférence, Khadija Mohsen-Finan,
chargée de recherche à l'Institut de Relations Internationales et
Stratégiques (IFRI) et enseignante à Sciences-Po, a souligné que la
proposition marocaine d'une autonomie pour le Sahara "constitue le
seul élément dynamique" face à l'impasse dans laquelle se trouve ce
dossier.

Après avoir qualifié l'initiative marocaine de
proposition "équitable" et "réalisable", Khadija Mohsen-Finan a
indiqué que face à une situation de blocage, la nécessité de
pacifier une région essentielle pour la paix dans le monde doit être
un "impératif partagé".

Selon Khadija Mohsen-Finan des capitales occidentales "redoutent des
connexions possibles entre djihadistes, trafiquants et membres du
Polisario dans une bande sahélienne très peu contrôlée par les Etats
de la région".

"A mon sens, cet élément sécuritaire va dynamiser les pays concernés
quant à une recherche de solution" à la question du Sahara, a-t-elle
estimé.


Dernière modification 21/11/2007 18:36

>>>>>>>>>>>>
5. RASD-UE-UA
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=69&n=551&id_artl=15209

SOMMET EUROPE-AFRIQUE:
Les Européens chassent les "séparatistes"

Gazette du Maroc
17 Novembre 2007


Il leur faudra du temps pour digérer le 'nouveau revers cinglant'
administré aux ennemis de l'<intégrité territoriale> du Maroc dont
la diplomatie active et ouverte, et les efforts «sérieux et
crédibles» entérinés par la Communauté internationale, sont parvenus
à «disqualifier» le Polisario du prochain Sommet Europe-Afrique de
Lisbonne. Il est clair que le consensus international favorable à
notre cause se renforce et élargit sans cesse l'éventail des
partisans de l'<autonomie> au Sahara 'marocain'. Foi du ministre de
la Communication, Khalid Naciri qui a affirmé que «ni le Polisario,
ni la RASD ne sont invités à participer à ce Sommet». Et comme
l'Afrique demeure un ensemble disparate et partagé entre les amis et
les adversaires du Royaume qui avaient claqué les portes de
l'organisation continentale, force est de reconnaître que l'Union
européenne reste fidèle à ses positions de principe en ne
transigeant pas sur le refus d'une participation des 'séparatistes'
au Forum des deux rives du 8 décembre. Rappelons que Rabat avait
créé la surprise, lors du premier Sommet du Caire en avril 2000,
lorsque le Souverain avait annoncé l'annulation des dettes envers le
Maroc des pays africains les plus pauvres.

>>>>>>>>>>>>>
6. ALGÉRIE-USA
http://www.lanouvellerepublique.com//actualite/lire.php?
idc=13&ida=57508

Redéploiement américain dans le Monde arabe
Une place stratégique pour l'Algérie


Le communiqué de presse de l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique à
Alger, rendu public mercredi dernier, sans être un tournant dans les
relations algéro-américaines qui connaissent, de toutes les façons,
une embellie ascendante depuis 2001, n'en est pas moins le signe que
les Etats-Unis d'Amérique ont décidé de donner une impulsion
nouvelle, autrement plus engageante, aux relations entre les deux
pays. «C'est pourquoi le gouvernement américain accorde une
importance considérable à sa mission diplomatique et à sa présence
en Algérie».
Voilà une phrase du communiqué qui résume à elle seule toute la
volonté américaine en matière de développement des relations avec
notre pays. Comment ? Le communiqué s'efforce de l'expliciter en
évoquant «une coopération bilatérale de grande envergure (…),
notamment la lutte antiterroriste, la coopération économique, la
réforme de la justice, l'éducation, etc.»
Mais encore, la construction d'un nouveau siège pour l'ambassade
américain à Alger est le signe fort d'un déploiement diplomatique
américain régional à partir d'une capitale reconnue pour être, comme
le dit le communiqué de l'ambassade américain, un «carrefour entre
l'Afrique du Nord, le Monde arabe et l'Europe.»
Avec l'Algérie, ce sont de nouvelles relations avec le monde arabe
que les Etats-Unis d'Amérique tentent de fonder. Des relations
viables et vivables, mieux adaptées à la nouvelle géopolitique
mondiale. L'Algérie qui se trouve être le seul pays arabe qui semble
avoir franchi l'étape meurtrière du terrorisme et réussi à se
replacer dans le concert des nations comme une référence dans la
lutte antiterroriste, offre mieux que n'importe quel autre pays
arabe, un gage de stabilité auquel les Etats-Unis d'Amérique ne
peuvent se montrer insensibles.
L'Algérie semble, du coup, remplir toutes les conditions pour
devenir un futur allié avec lequel les Etats-Unis devront compter,
pour les bonnes raisons que l'armée américaine s'enlise dans le
bourbier irakien et prépare jusqu'à son retrait total de ce pays
après y avoir échoué alors que l'image de marque des Etats-Unis en
prend un sérieux coup, que les alliés traditionnels de Washington
sont aux yeux des Etats-Unis incapables de se départir de leurs
tares, il s'agit notamment de l'Arabie saoudite où le wahhabisme -
violente doctrine intégriste- le dispute à la sauvagerie des
taliban, de l'Egypte où la succession au vieillissant Hosni Moubarak
s'annonce agitée avec un pourvoir otage des islamistes capables d'y
arriver par la voie légitimante des urnes, et des tenants du régime
actuel qui ne survivent que du fait d'une volonté bien américaine de
contrer l'émergence d'une puissance islamiste aux côtés de l'Iran,
du Pakistan qui a maille à partir avec les intégristes qui veulent
prendre le pouvoir avec un Musharraf dans une situation délicate et
des alliés américains qui n'y peuvent rien.
Le Pakistan, qui n'est pas un pays arabe, n'en influence pas moins
les mouvements islamistes arabes dans la région. Dans le même temps,
deux troublions, Chavez et Ahmadinejad jouent aux trouble-fête,
profitant de ce que les Américains soient piégés en Irak et ne
peuvent quasiment rien pour sanctionner l'insolence du Venezuela et
de l'Iran..
Bref, tout indique que Washington a besoin d'un nouvel allié. Et
l'Algérie semble répondre aux critères américains : une puissance
régionale écoutée, respectée pour son histoire révolutionnaire,
voire guerrière, aguerrie à la lutte antiterroriste (le cas des
programmes communs d'entraînement des soldats américains dans le sud
algérien aux techniques de combat dans le désert), dotée de réserves
de change qui la mettent à l'abri de tout besoin et qui en font une
candidate potentielle au rang de pays émergeant à l'avenir, un
programme de développement économique ambitieux et un marché ouvert
à l'investissement en dépit des écueils que le temps devrait
annihiler par la force des choses.


24-11-2007
Farès N.

----------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86424

(Samedi 24 Novembre 2007)


L'ambassade US à Alger contredit le département d'État sur
l'évaluation du risque
L'image de l'Algérie divise Washington

Par : Djilali Benyoub


L'ambassade des États-Unis à Alger est affirmative : "L'Algérie est
un poste très attirant pour les diplomates américains de par son
héritage culturel très riche, sa diversité et sa position de
carrefour entre l'Afrique du Nord, le monde arabe et l'Europe." Ce
qui est loin de la vision de Harry Thomas, le directeur général du
service diplomatique au département d'État.

L'Algérie est un pays dangereux, considère le département d'État
américain. Elle figure au top 15, classement établi et révisé sur la
base de la situation sécuritaire. Les 15 pays de la liste noire sont
évidemment boudés par les diplomates américains. Le département
d'État peine d'ailleurs à dénicher "les courageux diplomates" qui
occuperont les 500 postes vacants.
Motif d'inquiétude peut-être pour M. Harry Thomas, le directeur
général du service diplomatique qui semble pourtant trop s'avancer
avec des chiffres certainement erronés. En effet, si l'Algérie
demeure dans la perception américaine un pays à risque, point de vue
confirmé par l'adjoint de Condoleezza Rice qui s'est confié à
l'agence AP, tout le monde reconnaît, y compris la Maison-Blanche,
que la situation sécuritaire s'est améliorée. Reste à savoir si
Harry Thomas s'est contenté de donner le topo sur la situation
globale dans les 15 pays cités. Ce qui est totalement injustifié du
moment que cette situation diffère d'un pays à un autre, ce que le
département d'État n'est pas censé ignorer. Et ce ne sont sans doute
pas les Travel Warnings alarmants et réguliers qui encourageront les
diplomates à opter pour des postes dans ces pays.
Et paradoxalement, la réponse viendra de l'ambassade US à Alger.
Quel Américain autre que
M. Robert S. Ford est mieux placé pour parler de la situation
sécuritaire de l'Algérie, pays où il est accrédité ? En effet,
prenant prétexte sur l'ouverture de la nouvelle ambassade à Alger,
l'ambassadeur a rendu public un communiqué qui est en fait un
démenti cinglant aux déclarations de Thomas Harry. "Depuis 2005, la
durée de la mission des diplomates américains en Algérie a été
prolongée d'une année à deux ans. En outre, les épouses et les
enfants en bas âge peuvent les accompagner". Ce qui est à la fois
significatif de l'intérêt que portent les États-Unis à l'Algérie
d'où d'ailleurs les relations de coopération très élargies et en
constante évolution, mais bat aussi en brèche l'argument
sécuritaire.
L'ambassadeur ne s'est pas contenté de formules "diplomatiques" dans
l'évocation de sa mission, il apportera une précision de taille à
son responsable du département d'État. "En ce moment, tous les
postes de l'ambassade des États-Unis à Alger sont pourvus", lit-on
dans le communiqué. Et l'Algérie est considérée comme un poste très
attirant, ce qui explique les demandes. Y a-t-il alors deux voix,
deux points de vue, deux positions au sein du département d'État
concernant l'Algérie ? Sinon comment expliquer la sentence de M.
Harry Thomas et le démenti argumenté de M. Ford alors que ce dernier
n'a pas de préférence ou de sympathie particulière pour l'Algérie ?
L'affrontement entre les deux perceptions laisse supposer qu'il y a
des dessous derrière les propos de Harry.

L'existence d'un lobby anti-Algérie au sein du département d'État
n'est pas à écarter. L'hypothèse est d'autant plus plausible que ses
déclarations sont en complète contradiction avec celles de
l'ensemble des responsables américains, que ce soit au département
d'État, au Pentagone ou à la Maison-Blanche, qui ont eu à s'exprimer
sur l'Algérie ces dernières années.

______________

#1726 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Lundi 26. Novembre 2007  2:17
Sujet: Expansionisme du makhzen/Crise Espagne-Maroc (4/14-XI-2007): Presse algérienne e
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA
2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. EXPANSIONISME DU MAKHZEN/CRISE ESPAGNE-MAROC

1.2. PRESSE ALGÉRIENNE
- LIBERTÉ (5-XI-2007): Beaucoup de bruits au Maroc au sujet de Ceuta
et Melilla
Pourtant Rabat n'a jamais exposé le dossier à l'ONU
["Si le royaume du Maroc détient effectivement des preuves
historiques confirmant la marocanité de ces minuscules territoires,
pourquoi ne saisit-il pas les instances internationales à même de
trancher cette question?"]
- LIBERTÉ (8-XI-2007): La visite de Juan Carlos dans les enclaves
espagnoles au Maroc achevée. Madrid estime que Rabat ne fera pas
grand-chose
- LE JOUR D'ALGÉRIE (7-XI-2007): Début de la visite de Juan Carlos a
Melilla. Rabat et Madrid au bord de la rupture diplomatique
- LIBERTÉ (7-XI-2007): Accusé de colonialisme au Sahara Occidental,
Rabat dénonce celui de l'Espagne. Paradoxe à la marocaine
- EL WATAN (7-XI-2007): Poursuite de la visite du roi d'Espagne à
Ceuta
Juan Carlos conspué, de loin, par les manifestants marocains
-  HORIZONS (7-XI-2007): LE ROI JUAN CARLOS À CEUTA ET MELILLA.
Perejil et les autres
- LE SOIR D'ALGÉRIE (6-XI-2007): VISITE DU ROI D'ESPAGNE A CEUTA ET
A MELILLA. Le Maroc, après la marche verte, la fuite en avant
- LIBERTÉ (6-XI-2007): Rabat ne décolère pas au début de la visite
du roi d'Espagne à Ceuta et Melilla. Juan Carlos enfonce Mohammed VI
- LE JOUR D'ALGÉRIE (6-XI-2007): Juan Carlos hier à Ceuta et
Melilla. Rabat-Madrid: rien ne va plus!
- LA TRIBUNE (6-XI-2007): Sur fond de polémique avec le Maroc.
L'enclave de Ceuta réserve un accueil chaleureux à son roi
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE (6-XI-2007): Visite du roi d'Espagne à
Ceuta et Melilla. Un accueil populaire chaleureux
- L'EXPRESSION (4-XI-2007): VISITE DE JUAN CARLOS À CEUTA ET MELILLA
La réaction disproportionnée de Rabat
- LE JEUNE INDÉPENDANT (5-XI-2007): Protestant contre la visite du
roi Juan Carlos à Ceuta et Melilla: Des parlementaires marocains
organisent un sit-in
- EL WATAN (4-XI-2007): Polémique autour de la visite du roi
d'Espagne à Ceuta et Melilla. Madrid minimise la colère marocaine
- HORIZONS (4-XI-2007): ESPAGNE-MAROC. C'est la crise !
- LE JEUNE INDÉPENDANT (4-XI-2007): Visite du roi Juan Carlos à
Ceuta et Melilla: La réaction marocaine surprend l'Espagne
- LES DÉBATS (14-XI-2007): Tension sur les conclaves à Ceuta et
Melilla. Pourquoi juan Carlos 'provoque' le Maroc

1.3. AGENCES DE PRESSE ET PRESSE INTERNATIONALE
- L'HUMANITÉ (8-XI-2007): Discorde sur Ceuta et Melilla
- LIBÉRATION-FR (6-XI-2007): Juan Carlos à Ceuta et Melilla, au cœur
des rancœurs
- REUTERS (7-XI-2007): Le Maroc dénonce la visite du roi d'Espagne à
Ceuta et Melilla
- AFP  (5-XI-2007):  Visite controversée du roi d'Espagne à Ceuta
- EURO NEWS (5-XI-2007): Le Maroc choqué par la visite du Roi
d'Espagne à Ceuta et Melilla
- PANA (4-XI-2007): Maroc-Espagne: Chape de plomb sur les relations


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/ EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================

1. EXPANSIONISME DU MAKHZEN/CRISE ESPAGNE-MAROC

1.2. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=85472

(Lundi 05 Novembre 2007)

Beaucoup de bruits au Maroc au sujet de Ceuta et Melilla
Pourtant Rabat n'a jamais exposé le dossier à l'ONU

Par : Abdelkamel K.


À chaque fois qu'un officiel espagnol se rend à Ceuta et Melilla, le
makhzen crie son indignation, sans que cette question n'ait fait
l'objet par Rabat d'un recours auprès de la commission de
décolonisation des Nations unies ou de la Cour internationale de
justice, instances habilitées à traiter ce genre de cas.

Devant l'ampleur que prend le différend hispano-marocain sur les
enclaves de Ceuta et Melilla, on ne peut que se demander pourquoi
Rabat se limite seulement à des protestations sans lendemain contre
l'occupation espagnole de ces deux villes. Si le royaume du Maroc
détient effectivement des preuves historiques confirmant la
marocanité de ces minuscules territoires, pourquoi ne saisit-il pas
les instances internationales à même de trancher cette question?

La quatrième commission des Nations unies, spécialisée dans les
affaires de décolonisation, et la Cour internationale de justice
sont habilitées à rendre des avis autorisés. Nombre de cas ont été
réglés sur la base de résolutions et de verdicts de ces deux
instances.  À titre d'exemple, le Front Polisario, fort d'un arrêt
de la CIJ, conteste au Maroc l'occupation du Sahara occidental.
En effet, la monarchie chérifienne ne peut se retrouver en position
de force face à son homologue espagnole que si elle appuie ses
revendications par des décisions émanant d'instances internationales
concernées. Jusqu'à preuve du contraire, les souverains alaouites se
contentent de contester l'occupation ibérique sans aller au fond des
choses.
Reste à savoir pourquoi, l'on se complaît à Rabat dans une telle
situation alors les moyens, autres que militaires, de régler ce
contentieux sont tout indiqués.
De deux choses l'une, ou le Maroc n'ose pas aller au bout de ses
peines car redoutant une réaction hostile des Espagnols sur un
certain un nombre de sujets intéressant les deux parties, ou il
utilise ce dossier des enclaves de Ceuta et Melilla pour faire
diversion à chaque fois que le besoin se fait sentir sur le plan
interne ou externe. Ceci étant, Madrid, qui ferme l'œil sur le
conflit du Sahara occidental et soutient les thèses alaouites en
refusant d'assumer son rôle d'ancienne puissance colonisatrice,
pourrait se retourner contre le Maroc si jamais celui-ci poussait
trop le bouchon sur ce cas des enclaves.
Et si la crise entre les deux rives prenait des dimensions
démesurées, il ne fait aucun doute que le grand perdant sera le
Makhzen, notamment sur le plan économique. Effectivement, les
Marocains, qui accueillent beaucoup de touristes espagnols, risquent
de voir ce flux se tarir au cas où les choses se compliquent.
En outre, la coopération entre les deux parties, très bénéfique pour
Rabat, subira inévitablement les conséquences d'un bras de fer.
En somme, le royaume chérifien perdrait énormément dans l'affaire
s'il venait à pousser Madrid dans ses derniers retranchements. Tout
laisse penser, que du côté du Makhzen, Ceuta et Melilla constituent
un moyen de pression sur l'Espagne pour garder son soutien dans le
conflit du Sahara occidental, d'une part, et de tirer bénéfice des
excellents rapports économiques, qui les lient. L'avenir nous
renseignera sur les véritables intentions marocaines sur ce
différend auquel Madrid ne semble guère accorder d'importance.

------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=85679

(Jeudi 08 Novembre 2007)

La visite de Juan Carlos dans les enclaves espagnoles au Maroc
achevée
Madrid estime que Rabat ne fera pas grand-chose

Par : Djamel Bouatta


"Avec le temps, je suis convaincu que la relation hispano-marocaine
continuera de se renforcer car c'est l'intérêt réel et profond du
Maroc et de l'Espagne", devait affirmer le secrétaire d'État aux
Affaires étrangères espagnol à l'issue de la visite du roi Juan
Carlos à Ceuta et Melilla. Madrid est convaincu que l'ire de Rabat
n'est que de la poudre aux yeux, une gesticulation relevant de la
cuisine interne marocaine. Le palais royal marocain n'a pas cherché
la rupture, encore moins la confrontation, et la vive tension
diplomatique entre les deux pays va inéluctablement baisser. C'est
récurrent chez les Marocains dès lors qu'ils n'ont jamais pris la
résolution de poser la question à l'Onu. Mais, cette fois, ce qui
les a particulièrement affectés, c'est le choix de la date de la
visite du roi d'Espagne. Elle coïncide avec une date symbole au
Maroc : l'anniversaire de sa fameuse "marche verte", ce tour de
passe-passe qui a permis à Rabat d'occuper le Sahara occidental sous
l'administration espagnol. C'était en 1975, lorsque le général
Franco mourrait et qu'un lobby pro-marocain avait décidé de passer
outre le droit international en remettant les clefs d'Al Ayoun à feu
Hassan II. Il faut rappeler qu'à l'époque, les puissances
occidentales, particulièrement la France et les États-Unis, étaient
satisfaites de voir s'établir aux frontières de l'Algérie de
Boumediene un abcès de fixation. La visite de Juan Carlos aura, de
ce point de vue, ravivé cet odieux marchandage. Le roi d'Espagne,
accompagné de la reine Sofia, s'est déplacé dans les enclaves
espagnoles sur le territoire marocain, pour la première fois depuis
son accession au trône en 1975 ! "En tant que roi pour tous les
Espagnols, je me devais de visiter Melilla et Ceuta avec la reine",
a-t-il expliqué, sans faire la moindre allusion à la vague de
colères exprimée par Rabat. Sa visite a pourtant  suscité une forte
tension. L'Espagne doit comprendre que le temps du colonialisme est
révolu, et irrévocablement, a déclaré le Premier ministre marocain
Abbas El Fassi, promettant la récupération de Ceuta et Melilla par
des négociations directes, comme ce fut la cas pour le Sahara
marocain ! La Chambre marocaine des représentants a, de son côté,
appelé l'Espagne à un dialogue sérieux et responsable sur
l'occupation de terres marocaines, alors que Mohamed VI, pour
marquer son désaccord avec la visite de Juan Carlos, s'était
contenté de rappeler, pour consultations, son ambassadeur en
Espagne. Les Espagnols ont relativisé la crise et ils savent de quoi
ils parlent. "Le roi du Maroc Mohamed VI devrait réitérer sa
revendication de souveraineté, bien connue par l'Espagne et son
gouvernement sur Ceuta et Melilla, lors du discours qu'il prononcera
pour le 32e anniversaire de la marche verte, pour revendiquer le
Sahara occidental alors sous contrôle de l'Espagne", a-t-on souligné
côté espagnol. Une manière de dire : et après ! Pour boucler
l'incident, Madrid a dressé un parallèle entre ce différend et celui
qui oppose l'Espagne au Royaume-Uni sur la souveraineté de la
colonie britannique de Gibraltar. Des négociations, toujours des
négociations… L'Espagne tient à son histoire, rappelant exercer sa
souveraineté sur Ceuta depuis 1580 et sur Melilla depuis 1496,
conçues à l'origine comme des postes avancés après la reconquête de
l'Andalousie par les rois catholiques contre la présence arabe.

--------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/071107/une/Lejour.htm

Début de la visite de Juan Carlos a Melilla
Rabat et Madrid au bord de la rupture diplomatique


Le roi d'Espagne Juan Carlos a entamé hier sa première visite en
tant que souverain dans l'enclave espagnole de Melilla, au nord du
Maroc, sur fond de tensions avec Rabat qui revendique ce territoire.
Cette visite est le deuxième volet du déplacement entamé lundi avec
la visite de l'autre enclave espagnole du nord marocain, Ceuta,
également revendiquée par le Maroc. C'est la première fois que le
roi visite ces deux villes depuis son accession au trône, en
novembre 1975. Le roi, accompagné de la reine Sofia, a été acclamé
aux cris de «Viva España!», «Melilla espagnole!», «Vive le roi!»,
par une foule compacte agitant une marée de drapeaux espagnols, sur
la Plaza de España, principale place de ce port méditerranéen, sur
la côte nord-est du Maroc. Le roi devait ensuite donner un discours
devant les autorités locales à la mairie de la cité qui compte 70
000 habitants. «J'avais un engagement à honorer (...). Je ne voulais
pas laisser passer plus de temps sans venir à Ceuta, pour vous
exprimer toute notre affection et notre appui», avait-il indiqué
lundi à Ceuta. Les visites à Ceuta et Melilla ont suscité une forte
tension au Maroc. «L'Espagne doit comprendre que le temps du
colonialisme est révolu, et irrévocablement», a déclaré lundi soir
le Premier ministre marocain Abbas El Fassi. «Ceuta et Melilla font
partie intégrante du territoire national et leur récupération se
fera par des négociations directes, comme ce fut le cas pour
Tarfaya, Sidi Ifni et pour le Sahara marocain», a-t-il ajouté. Le
Premier ministre marocain, chef du parti nationaliste Istiqlal, a
averti que la visite de Juan Carlos était «de nature à influer sur
les relations entre les deux pays et sur la sécurité et la stabilité
dans la région méditerranéenne».

La chambre marocaine des représentants a, de son côté, appelé lundi
soir l'Espagne à un «dialogue sérieux et responsable»
sur «l'occupation» de terres marocaines. Le roi du Maroc, Mohamed
VI, avait rappelé, vendredi, son ambassadeur en Espagne pour
consultations pour marquer son désaccord avec ces visites. Le
secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères, Bernardino Leon,
a tenté de relativiser la crise avec Rabat, estimant que
cette «divergence» sur la souveraineté des enclaves ne devait pas
affecter «l'ensemble de la relation» entre les deux pays. Le
secrétaire d'Etat a espéré que la crise diplomatique provoquée par
cette première visite en 32 ans de règne du roi d'Espagne Juan
Carlos Ier, lundi et hier, dans les enclaves, ne serait que
temporaire. Il s'agit d'«une divergence sur un point concret qui ne
doit pas s'étendre à l'ensemble de la relation» avec le Maroc, a
souligné M. Leon. L'Espagne exerce sa souveraineté sur Ceuta depuis
1580 et sur Melilla depuis 1496, conçues à l'origine comme des
postes avancés après la «reconquête» de l'Andalousie par les rois
catholiques contre la présence arabe.


R. I.

----------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=85586

Mercredi 07 Novembre 2007)

Accusé de colonialisme au Sahara Occidental, Rabat dénonce celui de
l'Espagne
Paradoxe à la marocaine

Par : Abdelkamel K.


Dans un discours au Parlement lundi soir, le Premier ministre
marocain Abbas El Fassi s'en est vivement pris à Madrid en affirmant
que "l'Espagne doit comprendre que le temps du colonialisme est
révolu, et irrévocablement", oubliant cependant le conflit sahraoui
dans lequel le Maroc est accusé de colonialisme.

Empêtré au Conseil de sécurité et devant la commission de
décolonisation des Nations unies dans le cadre du conflit du Sahara
occidental, le Maroc défraye la chronique ces jours-ci en dénonçant
le "colonialisme" espagnol dans les enclaves de Ceuta et Melilla.
Rabat se retrouve dans l'inconfortable position de "l'arroseur
arrosé". En effet, que dire de la présence marocaine au Sahara
occidental, qui date seulement de trois décennies, alors que les
deux enclaves, espagnoles dans le nord du Maroc, sont sous
souveraineté espagnole depuis cinq siècles.
Cela étant, il n'en demeure pas moins que Rabat est dans son bon
droit de vouloir récupérer des territoires qui se trouvent collés à
ses frontières et plus éloignés de celles de l'Espagne, mais il
ferait bien aussi d'admettre la réalité qui lui fait si mal en
reconnaissant au peuple du Sahara occidental de choisir son destin.
Dans le cas des enclaves de Ceuta et Melilla, le monarque marocain
ne peut prétendre qu'aux territoires, qui sont habités par des
Espagnols, alors que pour le Sahara occidental, il existe un peuple
qui revendique le droit à l'autodétermination, ce qui n'est guère le
cas pour les deux villes. Néanmoins, pour le Premier ministre
marocain Abbas El Fassi, qui intervenait au cours d'une session
parlementaire consacrée avant-hier aux enclaves espagnoles de Ceuta
et Melilla, "l'Espagne doit comprendre que le temps du colonialisme
est révolu".
Poursuivant son argumentation, il ajoute : "Ceuta et Melilla font
partie intégrante du territoire national et leur récupération se
fera par des négociations directes comme ce fut la cas pour Tarfaya,
Sidi Ifni et pour le Sahara marocain." Ne s'arrêtant pas là, il
mettra en garde Madrid en soulignant : "Il y a des lignes rouges
qu'on ne saurait transgresser, qui concernent l'intégrité
territoriale du Maroc." Il avertit aussi que la visite actuelle de
Juan Carlos "est de nature à influer sur les relations entre les
deux pays et sur la sécurité et la stabilité dans la région
méditerranéenne". Pendant ce temps, Juan Carlos continue à faire la
sourde oreille en continuant sa visite dans les deux enclaves. Hier,
le roi d'Espagne Juan Carlos a entamé sa visite en tant que
souverain dans l'enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc.
Accompagné de la reine Sofia, Juan Carlos a été acclamé aux cris
de "Viva España !" "Melilla espagnole !" "Vive le roi !" par une
foule compacte qui agitait une marée de drapeaux espagnols, sur la
Plaza de España, principale place de ce port méditerranéen situé au
nord-est du Maroc.

De son côté, la presse espagnole s'est interrogée hier sur l'ampleur
et la durée de la crise diplomatique avec le Maroc provoquée par la
visite du roi d'Espagne Juan Carlos dans les enclaves espagnoles de
Ceuta et Melilla.

  "Reste à savoir, une fois passés les gestes immédiats de colère du
pays voisin — manifestations et déclarations au ton véhément —
quelle sera la magnitude des dommages causés aux relations
bilatérales", soulignait le quotidien libéral El Mundo dans un
éditorial. Cela se jaugera "en fonction du temps que le royaume
alaouite décidera de maintenir le retrait de son ambassadeur, ou par
l'évolution de sa collaboration contre l'immigration illégale ou le
terrorisme islamique", estimait le même journal.

Pour el-Païs, "l'Espagne et le Maroc ont trop d'intérêts communs
cruciaux pour laisser le désaccord, profond, sur les enclaves,
entraver la collaboration stratégique dans la lutte contre le
terrorisme jihadiste, le contrôle de l'immigration illégale et
l'impulsion d'échanges économiques culturels et humains accrus".
Toutefois, la presse espagnole rejetait de manière générale les
accusations de "colonialisme" formulées lundi par le Premier
ministre marocain Abbas El Fassi, qui a comparé les enclaves aux
territoires palestiniens occupés par Israël.
Dans ce cadre, el-Païs écrit : "Le Premier ministre a omis de dire
que le conseil de sécurité de l'ONU a condamné l'occupation
israélienne des territoires palestiniens (...) Mais qu'il ne s'est
jamais prononcé en faveur du retrait de l'Espagne des deux villes
autonomes."

Plus virulent, ABC estime : "Le nationalisme exacerbé marocain ne
peut masquer l'évidence que l'une et l'autre ville font partie de
l'Espagne depuis de nombreux siècles, avant que le Maroc,
indépendant depuis 1956, ne devienne sujet de droit international.
En conséquence, il n'y a pas de situation coloniale ni d'usurpation
de territoires." C'est une manière de dire que Rabat est mal placé
pour défendre ses revendications.

------------->
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=79948

Poursuite de la visite du roi d'Espagne à Ceuta
Juan Carlos conspué, de loin, par les manifestants marocains


Le roi Juan Carlos d'Espagne et la reine Sofia ont entamé lundi une
visite historique de deux jours dans les enclaves espagnoles de
Ceuta et Melilla, revendiquées par le Maroc. Un déplacement qui a
déclenché les foudres de Rabat.

Vendredi, le Maroc a rappelé son ambassadeur en Espagne « pour une
période indéterminée » en raison de la « visite regrettable » du
couple royal espagnol dans ces deux enclaves situées sur la côte
nord-ouest du Maroc. Le Premier ministre marocain Abbas El Fassi a
réaffirmé la position de Rabat selon laquelle « ces deux villes font
partie intégrante du territoire marocain, et leur retour à la mère
patrie se fera à travers des négociations directes avec l'Espagne
voisine ». Lundi, dans un discours prononcé à l'hôtel de Ville de
Ceuta, le roi Juan Carlos n'a fait aucune allusion directe aux
actuelles tensions diplomatiques entre les deux pays. Il a
simplement expliqué que parmi ses nombreux voyages à travers
l'Espagne, il ne s'était jamais rendu à Ceuta en tant que roi et
devait combler cette lacune. « J'avais un engagement en suspens »
avec le peuple de cette enclave, a déclaré le monarque. « Je ne
pouvais pas laisser passer plus de temps avant de visiter Ceuta pour
vous montrer notre affection et notre soutien », a déclaré le roi à
la foule enthousiaste massée sur la place principale de Ceuta. Juan
Jesus Vivas, chef du gouvernement local, a qualifié la visite royale
de cadeau aux habitants de l'enclave. « Votre Majesté a franchi le
détroit, mais n'a pas quitté l'Espagne », a-t-il affirmé. Lundi,
pour la deuxième journée consécutive, des manifestations de
Marocains hostiles à cette visite ont eu lieu au Maroc. Après
Tétouan dimanche, des manifestants ont exprimé lundi leur
mécontentement, en agitant des drapeaux rouges marocains et en
escaladant une barrière dans la zone frontalière entre le Maroc et
Ceuta, selon les images de la télévision espagnole. D'autres
manifestations étaient prévues dans la journée à Ceuta et à Melilla,
ainsi qu'aux abords de l'ambassade d'Espagne à Rabat. Les forces de
sécurité marocaines ont dû intervenir pour empêcher les
manifestants, qui scandaient « Dehors Juan Carlos », de franchir la
clôture de protection. Pour son premier voyage à Ceuta depuis son
accession au trône il y a 32 ans, le roi Juan Carlos, accompagné de
son épouse la reine Sofia, a pris un bain de foule dans les rues de
la cité devant des milliers d'Espagnols qui agitaient des drapeaux
nationaux rouge et jaune. Puis, le couple royal a salué ses
compatriotes du balcon du bâtiment abritant le siège du gouvernement
local alors que la foule massée sur la place Plaza de Africa
scandait « Espana ».


Agences

------------>
http://www.horizons-dz.com/rubriques/monde.htm#4

LE ROI JUAN CARLOS À CEUTA ET MELILLA
Perejil et les autres

De nouveau, plus de 5 ans après «la guerre-éclair» du rocher, le
spectre de Perejil plane sur les relations maroco-espagnoles
soumises au régime des paradoxes les plus aigus. Les affaires
commerciales vont plutôt bien avec le second partenaire (14% du
volume d'échanges), détrôné par le concurrent français (19%) auquel
il est concédé un certain sens de «pragmatisme» coté à 3 milliards
d'euros engrangés lors de la visite de Sarko. Elles le sont de plus
en plus moins bonnes, sous le ciel ombrageux des Présides de la
discorde renouvelée. C'est que, entre les alliés de la «tripartite
de la honte», scellant le destin colonial du Sahara voué alors au
partage de triste mémoire, le lourd héritage des deux «enclaves
autonomes», à la jonction de l'Europe et de l'Afrique, est source de
tentations et de tensions accumulées. A une cinquantaine de km de
Tanger et à 15 km de Cadiz, Ceuta (20 km2, 74.0000 habitants)
s'offre en atout géostratégique que renforce la mainmise sur le port
franc de Melilla, révélé au monde par les «barricades» sanglantes
instituées en rempart contre les harragas africains et, néanmoins,
érigé en «pôle de substitution à la ville contrebandière d'Oujda
lourdement sanctionnée par la fermeture des frontières algéro-
marocaines.
Le premier voyage du roi Juan Carlos, jamais effectué depuis son
grand-père Alphonse, en 1927, est la confirmation d'une «hispanité»
des deux enclaves, conçues comme la «porte d'entrée» de l'Europe à
flanc de Gibraltar et le long du rif oriental à façade
méditerranéenne. Une «hispanité», hautes en couleurs nationales et
en symboles de toutes sortes, pleinement et clairement réaffirmée
dans les rues en fête, comme dans les institutions où le roi doit
prononcer un discours au Parlement. Cette visite sans précédent,
annoncée déjà par le pèlerinage contesté du chef de gouvernement
socialiste José Luis Rodriguez, accompli en février 2006, porte le
sceau de la reconquista des enclaves de Ceuta et Melilla tombées aux
mains des rois catholiques, respectivement en 1580 et en 1496.
Par-delà les enjeux politiques, le fait pose la problématique de
l'occupation qui traîne, outre le passé colonial commun du Sahara
Occidental, les effets pervers du compromis de Gibraltar et de la
dépossession de Ceuta et Melilla. Face à la volonté de Madrid
d'exercer sa souveraineté sur ces «parties intégrantes» de son
territoire, le Maroc «spolié» oppose les liens historiques. A
l'heure de l'Istiqlal triomphant, le nationalisme des temps de crise
sonne le rappel incongru des principes de «l'intégrité territoriale»
violés et bafoués sous d'autres cieux. Des principes jamais défendus
dans aucune instance internationale d'arbitrage ou dans l'enceinte
onusien, dès lors que le processus de négociation est privilégié au
détriment de l'approche référendaire jugée favorable à la partie
occupante en raison de la supériorité démographique des populations
espagnoles résidentes. «Le temps des réponses coloniales est
terminé. Il y a des lignes rouges pour l'intégrité territoriale du
Maroc qui ne doivent être franchies», se plait à clamer le porte-
parole du gouvernement et ministre de la Communication, Khaled
Naciri. A Rabat, la riposte musclée, autorisant les manifestations
de réprobation de toutes sortes, a cumulé avec le rappel de
l'ambassadeur du Maroc, Omar Azziman. Crise ? L'Economist, proche
des milieux d'affaires, excluant l'éventualité d'une rupture
diplomatique, se fait plus nuancé. «Il y a tellement d'intérêts… ».
Et, aux antipodes des batailles de principes vaguement claironnées,
il y a lieu de «savoir raison garder» pour espérer encore vivre «le
temps colonial» des chimères d'El Ayoun asservie par «les marches
vertes» en direction opposées. El Ayoune pour oublier et fuir Ceuta
et Melilla.


Larbi Chaabouni.

---------->
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/11/06/article.php?
sid=60522&cid=26

VISITE DU ROI D'ESPAGNE A CEUTA ET A MELILLA.
Le Maroc, après la marche verte, la fuite en avant

De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari


La décision de Juan Carlos 1er de se rendre à Ceuta et à Melilla
est, en toute vraisemblance, la réponse aux promesses-engagements
que Nicolas Sarkozy, le président français, aurait pris avec ses
interlocuteurs marocains lors de son séjour à Rabat.
Les Espagnols, par ce geste hautement symbolique, signifient à la
France leur refus de voir figurer le statut des présides espagnols
de Ceuta et Melilla dans le nébuleux et fantastique projet d'«Union
méditerranéenne » de l'actuel locataire de l'Elysée. Selon des
sources traditionnellement proches du dossier, le président français
aurait, en effet, dit à son hôte, le roi Mohammed VI,
sa «conviction» et sa «disponibilité» à trouver un arrangement avec
Madrid sur le statut final des deux enclaves espagnoles au Maroc.
Moyennant des contrats de l'ordre de 3 milliards de dollars et
s'assurant d'une obéissance quasi absolue sur toutes les questions
intéressant la France, Nicolas Sarcozy pouvait, en effet, aller à
des déclarations caressant le pouvoir makhzénien dans le sens du
poil. D'où, relevons-le, ses propos tout en admiration devant
le «projet d'autonomie» sur le Sahara occidental que Rabat vient
substituer aux plans de paix de l'ONU et à la légalité
internationale. Le renseignement espagnol, très implanté dans le
royaume chérifien a, donc, concernant Ceuta et Melilla, très vite
instruit Madrid des insinuations sarkoziennes. Le président français
ira jusqu'à faire croire aux autorités marocaines, selon les
recoupements les plus crédibles que «l'Union méditerranéenne serait
le cadre idoine pour que l'Espagne et le Maroc trouvent une solution
au problème». Madrid, pourtant, ne considère pas Ceuta et Melilla
comme relevant d'un quelconque arbitrage français, européen ou
international. L'Espagne n'a pas tort. Ceuta et Melilla, présides
espagnols en territoire marocain, n'ont jamais, faut-il le relever,
appartenu au Maroc. Elles font partie de l'Espagne depuis les XVe et
XVIe siècles. Bien avant la création de ce qui deviendra, ensuite,
le Maroc. Rabat n'ayant, d'ailleurs jamais, au-delà des
gesticulations, des campagnes de presse sans lendemain ou des
déclarations destinées plus à l'opinion marocaine qu'à un autre
dessein, introduit ni de recours ni de plainte devant un quelconque
organisme international compétent. Ni l'ONU, ni la Cour de La Haye,
ni l'Union européenne, ni l'Union africaine n'ont été saisies par le
Maroc sur Ceuta ou sur Melilla. Rabat dans ses folies de grandeur a
toujours, cependant, connu ses limites. Avec l'Espagne, il ne
tentera ni «marche verte», ni «marche blanche» ni quoi que ce soit
pour récupérer les enclaves méditerranéennes espagnoles situées sur
son sol. Il utilisera, seulement, cette donne pour obtenir de
l'Espagne de la clémence et de la compréhension concernant
la «marocanité du Sahara». Madrid sait cela. En dépêchant Juan
Carlos dans ses présides de Ceuta et de Melilla, l'Espagne s'adresse
à la France et non pas au Maroc.

---------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=85531

(Mardi 06 Novembre 2007)

Rabat ne décolère pas au début de la visite du roi d'Espagne à Ceuta
et Melilla. Juan Carlos enfonce Mohammed VI

Par : Abdelkamel K.


Au moment où le Maroc a reporté à une date indéterminée la réunion
de haut niveau, coprésidée par les Premiers ministres des royaumes
du Maroc et d'Espagne, et la Chambre des représentants a tenu une
séance plénière hier pour protester contre la visite de Juan Carlos,
ce dernier est arrivé à Ceuta comme si de rien n'était.

Jusqu'où ira le royaume chérifien alaouite dans ses protestations
contre la visite du roi d'Espagne dans les enclaves de Ceuta et
Mellila ? La question mérite d'être posée, au vu des développements
que connaît ce déplacement pour le moins controversé. L'arrivée hier
à Ceuta du souverain ibérique a fait monté d'un cran la colère des
Marocains.
En effet, après l'ajournement par Rabat de la réunion de haut
niveau, co-présidée par les Premiers ministres des royaumes du Maroc
et d'Espagne, parce que "la programmation de cette réunion n'est pas
à l'ordre du jour dans les circonstances actuelles marquées par la
visite regrettable de Sa Majesté le roi d'Espagne, Juan Carlos 1er,
dans les villes spoliées de Sebta et Mellila", selon le porte-parole
du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération du Maroc,
les officiels de ce pays sont passés hier à un autre mode de
contestation.
En effet, la Chambre des représentants marocain a tenu hier une
séance plénière consacrée à la visite que le roi Juan Carlos
d'Espagne doit effectuer dans les présides marocains occupés de
Sebta et Mellila. Cette séance a été marquée par des interventions
du Premier ministre, des présidents de groupes parlementaires et des
représentants des formations politiques.
Les membres du bureau et les présidents de groupe et de commission à
la Chambre des conseillers devaient également tenir une réunion
conjointe extraordinaire à la suite de l'annonce de la visite du roi
Juan Carlos à Sebta et Mellila. Pour rappel, le gouvernement
marocain avait procédé au rappel de son ambassadeur à Madrid pour
protester contre cette visite qu'il a jugée "regrettable". Par
ailleurs, plusieurs organisations, associations et partis marocains
ont dénoncé la visite du roi Juan Carlos, exprimant leur étonnement
à propos de cette initiative.
Les présidents de ces associations, membres de la Commission de
coordination et de la défense des constantes nationales, rappellent,
dans un communiqué, que "le Maroc n'a eu de cesse de revendiquer les
deux villes spoliées depuis leur occupation par l'Espagne,
particulièrement depuis le départ des forces coloniales de Sidi
Ifni, Tarfaya et du Sahara marocain", affirmant que Sebta, Mellila
et des îles marocaines, sont "partie intégrante du territoire
national, et un droit légitime". Les signataires du communiqué
ajoutent que "face à cette attitude irresponsable, nous exhortons
toutes les forces hostiles à la colonisation et à l'occupation
espagnole des territoires marocains à soutenir le Maroc pour le
parachèvement de son intégrité territoriale et à dénoncer la visite
du roi d'Espagne dans les deux villes occupées". Côté espagnol, l'on
se contente de calmer le jeu, tout en faisant preuve de fermeté sur
la question. Ainsi, le roi d'Espagne Juan Carlos 1er a entamé, au
nord du Maroc, sa visite dans l'enclave espagnole de Ceuta, qui
provoque une vive tension diplomatique avec Rabat. Il a été
accueilli par des dizaines de milliers d'habitants au cri de "viva
España, Ceuta est espagnole !", massés près de la mairie. La ville
était parée pour l'occasion de nombreux drapeaux et bannières
espagnols.
Le roi Juan Carlos a pris un bain de foule puis est apparu en
compagnie de la reine Sofia, au balcon de la mairie, pour saluer une
nouvelle fois les habitants rassemblés devant l'édifice.
Aujourd'hui, il visitera la seconde enclave espagnole dans le nord
du Maroc, Mellila. Le ministre espagnol des Affaires étrangères,
Miguel Angel Moratinos, a exprimé, quant à lui, dimanche l'espoir
que les bonnes relations entre Madrid et Rabat permettront
de "surmonter les sensibilités".

---------->
http://www.latribune-online.com/0611/m01.htm

Sur fond de polémique avec le Maroc.
L'enclave de Ceuta réserve un accueil chaleureux à son roi

Mardi 6 Novembre 2007

Par Agence


Le roi d'Espagne Juan Carlos Ier a entamé hier, au nord du Maroc,
une visite controversée dans l'enclave espagnole de Ceuta,
provoquant une vive tension diplomatique avec Rabat qui revendique
ce territoire, a constaté l'AFP.
Le roi qui a atterri d'un hélicoptère, à l'héliport de la ville vers
10h45 GMT, s'est ensuite dirigé vers la mairie pour une réception
d'honneur. Il a été accueilli par des dizaines de milliers
d'habitants au cri de «Viva España !» «Ceuta est espagnole!», massés
près de la mairie. La ville était parée pour l'occasion de nombreux
drapeaux et bannières espagnols.
A l'arrivée du souverain, 21 coups de canon ont été tirés dans le
centre de la cité tandis que les cloches des églises environnantes
sonnaient à toute volée. Le roi Juan Carlos a pris un bain de foule
puis est apparu en compagnie de la reine Sofia, au balcon de la
mairie, pour saluer une nouvelle fois les habitants rassemblés
devant l'édifice. Le souverain qui fait ainsi sa première visite
dans l'enclave, revendiquée par Rabat, fera dans l'après-midi un
discours devant le Parlement local de cette cité disposant d'un
statut de «ville autonome». Par la suite, le roi se rendra à un
centre sportif qui porte son nom pour une inauguration, avant de
quitter la ville vers 16H00 GMT pour retourner à Malaga (sud de
l'Espagne) où il doit passer la nuit. Le souverain visitera mardi la
seconde enclave espagnole dans le nord du Maroc, Melilla, également
revendiquée par le Maroc depuis son indépendance en 1956. La visite
du souverain, la première dans ces deux enclaves depuis son
accession au trône d'Espagne en novembre 1975, a occasionné une vive
tension avec le Maroc qui revendique ces territoires. Rabat a
rappelé pour consultation son ambassadeur en Espagne pour protester
contre la visite jugée «regrettable».

------------>
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/061107/Rubriques/evenement.htm
#4

Juan Carlos hier à Ceuta et Melilla
Rabat-Madrid : rien ne va plus !


Sur instruction de Mohamed VI, l'ambassadeur du Maroc en poste à
Madrid a été rappelé en consultation pour une période indéterminée.

Au grand dam des officiels marocains, Mohamed VI en tête, le roi
d'Espagne a entamé hier sa visite de deux jours dans les enclaves de
Ceuta et Melilla revendiquées par le Maroc et colonisées par
l'Espagne en 1497. Il s'agit de la première visite de roi dans ces
deux villes depuis son accession au trône en 1975. Cette visite a
été qualifiée de «regrettable» par Rabat et pourrait même se
répercuter négativement sur les relations diplomatiques tissées
entre l'Espagne et la Maroc qualifiées pourtant de «privilégiées».
Preuve en est, l'annonce de ce déplacement a suscité une levée de
boucliers rare dans son genre de la part des autorités marocaines
qui, en agissant de la sorte, voulaient manifester leur réprobation
et leur rejet à la visite de Juan Carlos. En effet, sur instruction
de Mohamed VI, l'ambassadeur du Maroc en poste à Madrid a été
rappelé en consultation pour une période indéterminée. A cela s'en
est suivi le renvoi aux calendes grecques d'une rencontre entre les
Premiers ministres des deux pays, la tenue d'une séance plénière au
sein du Parlement marocain consacrée à la visite controversée de
Juan Carlos ainsi que la programmation pour la même journée d'hier
d'une autre réunion de la chambre des conseillers afin de se pencher
sur la même question. De son côté, la commission des affaires
étrangères du Parlement marocain ayant réprouvé vigoureusement la
visite de Juan Carlos à Ceuta et Melilla a invité les autorités à
prendre toutes les précautions nécessaires à même de contenir la
colère du peuple marocain. Au soir de dimanche dernier, près d'un
demi-million de  personnes se sont rassemblées devant le siège de
l'ambassade d'Espagne sis à Tétouan  au nord du Maroc. Pourrait-il y
avoir un débordement de la situation ? «En aucun cas», répond le
ministre de l'Intérieur espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba qui assure
que la visite de Juan Carlos à Ceuta et Melilla ne présente aucun
problème de sécurité. Laquelle visite a été entamée dans la matinée
d'hier aux environs de 11 heures, au moment de l'atterrissage du roi
d'Espagne à l'héliport de Ceuta. Juan Carlos s'est rendu ensuite à
la mairie de cette ville où une réception était prévue en son
honneur. Il a été accueilli par des dizaines de milliers d'habitants
au cri de «Viva España!», «Ceuta est espagnole!», massés près de la
mairie. A l'arrivée du souverain, 21 coups de canon ont retenti dans
le centre de la cité tandis que les cloches des églises
environnantes sonnaient à toute volée. Le roi Juan Carlos a pris un
bain de foule puis est apparu en compagnie de la reine Sofia, au
balcon de la mairie, pour saluer une nouvelle fois les habitants
rassemblés devant l'édifice. Il est prévu que le souverain qui
réalise ainsi sa première visite dans l'enclave de Ceuta
revendiquée par Rabat, tiendrait dans l'après-midi  d'hier un
discours devant le Parlement local de cette cité disposant d'un
statut de «ville autonome». Il se rendra ensuite au centre sportif
qui porte son nom pour une inauguration, avant de quitter la ville
pour retourner à Malaga (sud de l'Espagne) où il doit passer la
nuit. Le souverain visitera demain la seconde enclave espagnole dans
le nord du Maroc, Melilla, également revendiquée par le Maroc depuis
son indépendance en 1956. En un mot, le souverain espagnol a donc
réussi son déplacement qu'il effectue dans un climat de vive
tension. Mais qu'en est-il de l'avenir des relations entre l'Espagne
et le Maroc? L'avenir nous le dira.


Par Karim Aoudia

------------>
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?
ida=56830&idc=13&date_insert=20071106&refresh=1index.php%
3Fdate_insert%3D20060927++

Visite du roi d'Espagne à Ceuta et Mellila
Un accueil populaire chaleureux


Comme prévu, le roi d'Espagne Juan Carlos a entamé, hier, une visite
dans les villes espagnoles de Ceuta et de Méllila.
Le roi est arrivé à bord d'un hélicoptère, à l'héliport de la ville
et s'est dirigé vers la mairie pour une réception d'honneur.
A son arrivée, le roi a été accueilli par des dizaines de milliers
d'habitants Espagnols et Marocains au cri de «viva España !, «Ceuta
est espagnole !», massés près de la mairie.
Des youyous stridents fusèrent de partout donnant à la visite un air
de fête.
La ville était parée pour l'occasion de nombreux drapeaux et
bannières espagnols.
Au même moment, 21 coups de canons ont été donnés dans
le centre de la cité tandis que les cloches des églises
environnantes sonnaient à toute volée.
Le roi Juan Carlos a pris un bain de foule puis est apparu en
compagnie de la reine Sofia, au balcon de la mairie, pour saluer une
nouvelle fois les habitants rassemblés devant l'édifice.
Le roi devrait donner dans l'après-midi un discours devant le
Parlement local de cette cité disposant d'un statut de «ville
autonome».
Par la suite, le roi se rendra à un centre sportif qui porte son nom
pour une inauguration, avant de quitter la ville vers 16h GMT pour
retourner à Malaga (sud de l'Espagne) où il doit passer la nuit.
Le roi se rendra ensuite à Melilla, seconde étape de sa visite.
Cette visite n'occasionne aucun problème spécifique de sécurité, a
assuré hier matin le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez
Rubalcaba.
S'exprimant sur la radio espagnole Cadena Ser, le ministre a
souligné que «Ceuta et Melilla étaient deux villes qui avaient un
système de sécurité très élaboré» et que la sécurité y était
sinon «absolue» du moins «raisonnable».
Toujours et au sujet de cette visite, le gouvernement marocain  a
mobilisé des centaines d'habitants de Tétouan qui ont manifesté
dimanche soir devant le consulat d'Espagne pour protester contre la
visite du roi Juan Carlos.
Les manifestants qui étaient appelés initialement à un sit-in, se
sont rassemblés à la grande place de la ville devant le consulat
d'Espagne pour protester contre la visite du roi d'Espagne .
Dès l'annonce de la visite, le gouvernement marocain a vivement
critiqué la décision des autorités espagnoles.
Par ailleurs, une lettre a été adressée au Premier ministre marocain
par Me Salah Abdelkarim El-Armouti, président de l'ordre des
avocats  en Jordanie proche
du courant islamiste. Le président des avocats a estimé qu'il s'agit
là d'un acte d'agression contre la souveraineté du Maroc.


06-11-2007
Moncef Redha

------------------>
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2007-11-04/46873.html

VISITE DE JUAN CARLOS À CEUTA ET MELILLA
La réaction disproportionnée de Rabat~

04 Novembre 2007 - Page : 7



C'est plutôt la visite effectuée il y a quelques mois par le roi
Mohammed VI dans les territoires sahraouis occupés qui est
condamnable.

Réaction somme toute disproportionnée du Royaume chérifien. Au
moment où il refuse de reconnaître les résolutions du Conseil de
sécurité de l'ONU, en faveur de l'autodétermination du peuple
sahraoui, voilà qu'il s'oppose à la visite du roi Juan Carlos
d'Espagne dans les enclaves de Ceuta et Melilla. Médias, partis
politiques et mouvement associatif marocains sont «actionnés» pour
dénoncer ce qu'ils qualifient de visite dans des «villes marocaines
spoliées». Même les partis et la presse espagnols se sont
déclarés «surpris par la vigueur de la réaction marocaine.»
La plupart des quotidiens espagnols faisaient, hier, leur «une» sur
cette nouvelle «crise diplomatique» entre les deux pays, tout en
jugeant «disproportionnée» la réaction de Rabat et en réaffirmant la
souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla. Dire que le Maroc a
été «spolié» de ces villes, «comme l'a fait l'Exécutif marocain, est
un mensonge: toutes deux sont espagnoles depuis les XVe et XVIe
siècles, plusieurs siècles avant l'existence du Maroc», écrivait
dans un éditorial le quotidien El Mundo.
Le quotidien El Pais notait, toutefois, hier, que l'annonce
marocaine avait d'autant plus surpris Madrid que le ministre
espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, effectue
actuellement une visite semi-privée au Maroc où il participe à un
festival à Essaouira. Le gouvernement marocain a annoncé vendredi le
rappel de son ambassadeur à Madrid pour protester contre cette
visite «regrettable», débutant aujourd'hui dans ces deux enclaves,
revendiquées par le Royaume chérifien.
Cette décision «est un geste avec lequel nous sommes en désaccord,
mais nous avons de bonnes relations avec le Maroc et nous sommes
sûrs qu'elles vont se poursuivre», a estimé, vendredi soir, le
ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba. Il est
donc clair que la visite de Juan Carlos ne mérite pas autant de
tapage.
Elle est même une visite ordinaire. C'est plutôt celle effectuée, il
y a quelques mois, par le roi Mohammed VI dans les territoires
sahraouis occupés qui est condamnable. Une visite qui, rappelons-le,
a eu lieu sur fond de répression et de violation, à grande échelle,
des droits de l'homme. Des Sahraouis qui s'étaient opposés à cette
énième provocation du Royaume, se sont vu arrêtés, torturés et leurs
domiciles violés par les éléments du Makhzen.
Contrairement au Maroc, le ton est à la sérénité côté espagnol. José
Antonio Alonso, ministre de la Défense, a affirmé, hier, que cette
visite n'était organisée «contre personne» et a appelé à la
modération pour empêcher une «escalade» diplomatique. Il faut
éviter «une détérioration des relations entre deux pays, qui ont
actuellement de très bonnes relations et ont de nombreux intérêts en
commun», a-t-il déclaré.
De son côté, le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel
Moratinos, a indiqué que son pays n'avait pas l'intention de prendre
une mesure similaire de rappel, espérant que cette
décision «souveraine» du Maroc «n'affectera pas» les relations
bilatérales. Serait-ce donc une tempête dans un verre d'eau? Une
opportunité prise au vol par Rabat pour détourner l'opinion sur la
dernière résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, en faveur de
l'autodétermination du peuple sahraoui?


Arezki LOUNI

-------------->
http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=34416

Protestant contre la visite du roi Juan Carlos à Ceuta et Melilla :
Des parlementaires marocains organisent un sit-in

par R.I

Des députés marocains ont décidé d'observer aujourd'hui un sit-in
devant l'ambassade d'Espagne à Rabat pour protester contre la visite
aujourd'hui et demain du roi Juan Carlos dans les enclaves
espagnoles de Ceuta et Melilla, situées dans le nord du pays.

Par ailleurs, l'ambassadeur du Maroc à Madrid a regagné avant-hier
son pays pour consultations. La commission des Affaires étrangères,
de la Défense nationale et des Affaires islamiques à la Chambre des
représentants a annoncé avant-hier dans un communiqué que ses
membres avaient «l'intention d'observer ce matin un sit-in de
protestation devant l'ambassade d'Espagne à Rabat, pour exprimer
leur indignation et appeler les autorités espagnoles à renoncer à
leurs décisions qui font fi des principes de souveraineté nationale
et de bon voisinage».

Ils ont aussi souligné «la nécessité de revoir les relations maroco-
espagnoles à la lumière des derniers développements».


R. I.

------------->
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=79700

Polémique autour de la visite du roi d'Espagne à Ceuta et Melilla.
Madrid minimise la colère marocaine


Alors que des politiques marocains crient à la « provocation », les
responsables espagnols et les médias relativisaient, hier, la crise
avec Rabat déclenchée par l'annonce d'une visite du roi Juan Carlos
dans les enclaves espagnoles de Ceuta (Sebta en arabe) et Melilla,
tout en se déclarant surpris par la vigueur de la réaction
marocaine.

Le gouvernement marocain a annoncé, vendredi, le rappel de son
ambassadeur à Madrid pour protester contre cette visite, «
regrettable », qui commence lundi, dans ces deux villes « occupées »
du nord du Maroc, revendiquées historiquement par le Maroc. Le
rappel de l'ambassadeur « est un geste avec lequel nous sommes en
désaccord, mais nous avons de bonnes relations avec le Maroc et nous
sommes sûrs qu'elles vont se poursuivre », a estimé, vendredi soir,
le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba. José
Antonio Alonso, le titulaire du portefeuille de la défense, a
affirmé pour sa part hier, que cette visite n'était organisée «
contre personne » et a appelé à la modération pour empêcher une «
escalade » diplomatique. Il faut éviter « une détérioration des
relations entre les deux pays, qui ont actuellement de très bonnes
relations et ont de nombreux intérêts en commun », a-t-il déclaré à
la radio Cadena Ser.


Moratinos « surpris » au Maroc

Le ministère espagnol des Affaires étrangères s'est contenté pour sa
part d'indiquer que Madrid n'avait pas l'intention de prendre une
mesure similaire de rappel, espérant que cette décision «
souveraine » du Maroc « n'affectera pas » les relations bilatérales.
Le quotidien El Pais notait toutefois, samedi, que l'annonce
marocaine avait d'autant plus surpris Madrid que le ministre
espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, effectuant
actuellement une visite semi-privée au Maroc, où il participe à un
festival à Essaouira. « Si Moratinos avait eu la moindre idée de ce
qui allait se passer, il ne serait pas resté pour le pont (du 1er
novembre) au Maroc », selon un diplomate espagnol cité hier par El
Pais. Un porte-parole du ministère a précisé à l'AFP, que M.
Moratinos devait rentrer dans l'après-midi d'hier en Espagne. Dire
que le Maroc a été « spolié » de ces villes, « comme l'a fait
l'exécutif marocain, est un mensonge : toutes deux sont espagnoles
depuis les XVe et XVIe siècles, plusieurs siècles avant même
l'existence du Maroc », écrivait dans un éditorial le quotidien El
Mundo (droite).


« Calcul interne »

De son côté, la presse marocaine a fustigé hier la visite du
souverain espagnol, en notant que la date coïncide avec
l'anniversaire de la « Marche Verte » initiée par le roi Hassan II
en 1975, pour tenter de revendiquer le Sahara-Occidental. « La
provocation » a titré L'Opinion sur sa première page, l'organe du
parti nationaliste Istiqlal, auquel appartient le Premier ministre
Abbas El Fassi. Le Matin, proche du palais royal, parle de «
l'incompréhensible, voire de l'inadmissible décision de Juan
Carlos ». « Le pouvoir royal espagnol vient d'ouvrir la fameuse
boîte de Pandore, sans se soucier apparemment des conséquences que
sa décision comporterait à terme, sur le processus de revendication
des enclaves marocaines, sur la nature des relations bilatérales et
le projet ambitieux de voisinage exceptionnel », avance le journal.
Il s'agit d'une « provocation. Les deux villes sont historiquement
marocaines », a déclaré Abdelilah Benkirane, un des dirigeants du
parti islamiste Justice et développement (PJD), lors d'une émission
de la chaîne de télévision Al Jazeera, captée dans la nuit de
vendredi à samedi à Rabat. Benkirane a toutefois relativisé l'impact
négatif de la visite de Juan Carlos, sur les relations de son pays
avec l'Espagne. « Je ne pense pas que cette visite puisse conduire à
une grave crise politique entre les deux pays », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le président d'une association de ressortissants
marocains établis à Ceuta, Mohamed Ali, a estimé sur Al Jazeera que
la programmation de cette visite faisait « partie d'un calcul
politique interne en Espagne ». « Les socialistes du PSOE et le
Parti populaire de droite sont déjà en compétition (à travers ce
voyage du roi) pour gagner des voix », en vue des élections
législatives de 2008, a-t-il dit.


R. I.~

------------------>
http://www.horizons-dz.com/rubriques/la24.htm#1

ESPAGNE-MAROC
C'est la crise !


Coup de froid dans les relations entre le Maroc et l'Espagne. Madrid
se déclare surprise par la vague de protestations marocaines après
la décision du roi Juan Carlos et la reine Sofia de visiter, à
partir de demain, les enclaves de Ceuta et Melilla, deux villes du
nord du Maroc «occupées» par l'Espagne depuis 1580 pour la première
et 1496 pour la seconde et reconnues dans la Constitution espagnole
comme «autonomes» depuis 1995.

Cette visite, la première du roi depuis son investiture en 1975,
n'est «organisée contre personne», déclare José Antonio Alonso, le
ministre espagnol de la Défense. Tout comme Alfredo Perez Rubalcaba,
son homologue de l'Intérieur, il appelle les Marocains à la
modération pour empêcher une «escalade» diplomatique.
Pour protester contre cette visite, «totalement inadmissible»
et «inopportune à tous points de vue», pour reprendre l'expression
de Fassi Fihri, le ministre marocain des Affaires étrangères,
Mohamed VI rappelle son ambassadeur à Madrid pour une période
indéterminée.
A l'origine de l'ire du Maroc qui occupe le Sahara Occidental depuis
1975 mais qui se permet de demander à l'Espagne de comprendre que le
temps des approches coloniales est définitivement révolu : l'aval de
José Luis Zapatero au voyage de la famille royale et le timing
choisi pour cette tournée : il coïncide avec la commémoration de
la «marche verte» ordonnée en 1975 par Hassan II sur le Sahara
Occidental alors sous contrôle espagnol.Abbas El Fassi, le Premier
ministre marocain, est monté lui aussi au créneau.
Cette «initiative» de Juan Carlos, dit-il, «influera» sur les
relations entre les deux pays et le Maroc continuera à revendiquer
les villes, comme ce fut le cas pour Tarfaya et Sidi Ifni. C'est la
énième fois que les Marocains rappellent aux Espagnols les «lignes
rouges à ne pas franchir».
Les islamistes marocains, qui se souviennent, qu'en février 2006,
Zapatero s'était rendu dans les deux villes de 74 000 et 57 000
habitants sans susciter une vive réprobation du Palais royal, se
saisissent de cette «visite» pour rebondir et mettre le Palais royal
au pied du mur.
Ils le défient d'organiser une autre «marche verte» vers ces deux
dernières. Curieusement, Ayman al-Zawahiri, le numéro deux du réseau
al Qaïda, s'est remis à parler.
Il a demandé, dans un enregistrement sonore, aux «musulmans» du
Maghreb de se soulever et de s'en prendre aux intérêts des Etats-
Unis, de la France et de l'Espagne dans la région.
En attendant les développements de cette visite, quelques questions
restent posées. En ouvrant la boîte de Pandore de ces deux enclaves,
Madrid, qui a délogé, en 2002, de l'îlot de Persil, la poignée de
soldats marocains, chercherait-elle à imposer à Rabat, qui a conclu
des contrats juteux avec Paris, une révision du traité d'amitié, de
coopération et de bon voisinage signé en 1991, ou inscrit-elle cette
visite dans un calcul de politique interne à l'approche des
élections législatives prévues en 2008 ?


Djamel Boukrine.

---------------->
http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=34398

Visite du roi Juan Carlos à Ceuta et Melilla:
La réaction marocaine surprend l'Espagne

par R.I


Les responsables espagnols et les médias minimisaient hier la crise
avec Rabat déclenchée par l'annonce d'une visite du roi Juan Carlos
aux enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, tout en se déclarant
surpris par la vigueur de la réaction marocaine.

Le gouvernement marocain a annoncé avant-hier le rappel de son
ambassadeur à Madrid pour protester contre cette
visite «regrettable», débutant demain, dans ces deux
villes «occupées» du nord du Maroc, revendiquées historiquement par
le Maroc.

Cette décision «est un geste avec lequel nous sommes en désaccord,
mais nous avons de bonnes relations avec le Maroc et nous sommes
sûrs qu'elles vont se poursuivre», a estimé juste après l'annonce du
rappel de l'ambassadeur marocain le ministre espagnol de
l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.

Le ministère des Affaires étrangères se gardait de son côté de
réagir officiellement, se contentant d'indiquer que Madrid n'avait
pas l'intention de prendre une mesure similaire de rappel. Le
quotidien El Pais notait toutefois hier que l'annonce marocaine
avait d'autant plus surpris Madrid que le ministre espagnol des
Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, se trouve actuellement
au Maroc en visite semi-privée.

Il devait assister hier à Essaouira à la clôture du Festival des
Andalousies atlantiques, que finance partiellement le gouvernement
de la communauté autonome espagnole d'Andalousie. «Si Moratinos
avait eu la moindre idée de ce qui allait se passer, il ne serait
pas resté passer le pont (du 1er novembre) au Maroc», selon un
diplomate espagnol cité hier par El Pais.

La plupart des quotidiens espagnols faisaient hier leur une sur
cette nouvelle «crise diplomatique» entre les deux pays, tout en
jugeant «disproportionnée» la réaction de Rabat et en réaffirmant la
souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla.

«Parler de «villes spoliées», comme l'a fait l'exécutif marocain,
est un mensonge : toutes deux sont espagnoles depuis les XVe et XVIe
siècles, plusieurs siècles avant l'existence du Maroc», écrivait
notamment dans un éditorial le quotidien El Mundo.

-------------->
http://www.lesdebats.com/editionsdebats/141107/nation.htm#6

Tension sur les conclaves à Ceuta et Melilla
Pourquoi juan Carlos "provoque" le Maroc


La récente visite du roi Juan Carlos à Ceuta et Melilla, au mépris
des autorités marocaines, exprime le refus de l'Espagne de céder un
jour ces deux enclaves que Rabat ne cesse de revendiquer. Il ne
s'agit pourtant que de deux petits territoires sans grande
importance, mais les Espagnols trahissent surtout leur trop bonne
connaissance de la logique irrédentiste de la monarchie alaouite.
Une connaissance qui tourne à l'amnésie quand Madrid en vient au
dossier du Sahara occidental.

Toujours en marge de la communauté des Etats africains (UA) pour
n'avoir pas adhéré au principe de l'intangibilité des frontières
héritées de la colonisation, le Maroc conserve encore telles quelles
ses revendications territoriales. Depuis son avènement, la monarchie
alaouite a fait de la 'récupération' des territoires 'historiques'
le socle du contrat social qui la lie au peuple marocain et en a
fait donc fait sa mission historique. Une doctrine renforcée par les
menaces autrefois manifestées contre le trône, dont les deux
tentatives de coup d'Etat contre Hassan II. Certains des territoires
revendiqués sont connus de tous et ont désormais le rang de problème
international. D'autres, beaucoup moins évoqués par les autorités de
ce pays, ne le lavent pourtant pas de forts soupçons, de la part de
leurs voisins notamment, qui ont de multiples raisons de penser
qu'il en sera question un jour ou l'autre. L'on sait que, ne pouvant
évidemment s'investir sur tous les fronts, la monarchie a fait
l'impasse sur la Mauritanie dont elle revendiquait la souveraineté
jusqu'à 1962. Officiellement aussi, elle a abandonné la
revendication de la région de Tindouf dans le sillage de la
signature des frontières bilatérales avec l'Algérie en 1989. Son
unique priorité, c'est donc le Sahara occidental et l'actuelle
offensive visant à obtenir le soutien de la communauté
internationale au projet de plan d'autonomie. Ce n'est qu'au récent
déclenchement de la polémique sur la visite de Juan Carlos que l'on
s'est rappelé ce vieux problème des enclaves espagnoles pour
lesquelles Rabat consent nettement moins d'efforts, rapport de force
oblige.

De quoi s'agit-il? Melilla est une ville portuaire sur la côte du
Rif, au nord de la ville marocaine de Nador, sur une petite
péninsule surplombant la Méditerranée. Conquise par les Espagnols en
1487, cette enclave de 12 km2 compte 70.000 habitants. Le port de
Ceuta, quant à lui, est situé sur un promontoire de 20 km2 près du
Détroit de Gibraltar, entre les villes de Tanger et Tétouan, et
compte un peu plus de 73.000 habitants, dont 6.000 soldats.

Historiquement, Ceuta et Melilla sont sous souveraineté espagnoles
depuis 400 ans. Si le Maroc considère ces enclaves comme partie
intégrante de son territoire, l'Espagne soutient que ces deux villes
sont aussi espagnoles que Madrid ou Barcelone et ce, bien avant que
le Maroc n'accède à l'indépendance.

La dernière visite d'un monarque espagnol dans ces deux enclaves
situées sur la côte nord-ouest du Maroc remonte à…1927, quand le
grand-père de Juan Carlos, Alphonse XIII, s'y était rendu. En règle
générale, les dirigeants espagnols évitaient de s'y rendre, à cause
du caractère sensible de la question. Lorsque le Premier ministre
José Luis Zapatero a effectué sa visite en janvier 2006, c'était
déjà une première depuis 1980. A cette date, le Maroc avait qualifié
cette visite de «provocation», mais tout en assurant que cela
n'affecterait pas les relations entre les deux pays.

Aussi, la réaction généralisée au Maroc à la visite de Juan Carlos
était-elle prévisible. Non pas que les présides en deviennent pour
ainsi dire plus espagnoles qu'elles ne l'étaient, mais parce que
cela ne veut rien d'autre que le refus de Madrid de remettre en
cause leur appartenance. Et donc son refus d'étudier la vieille
demande marocaine de mise en place d'une commission de consultation
bilatérale sur ce dossier.

Le Premier ministre Abbas El-Fassi a exprimé son «étonnement» à
propos de cette visite dans les «villes spoliées». Il regrette cette
initiative qui est «de nature à influer sur les relations
privilégiées existant entre les deux pays amis». Et Rabat de
rappeler, à cet égard, que le retour des deux enclaves «à la mère
patrie se fera à travers des négociations directes avec l'Espagne».
Dans les faits, le roi Mohammed VI a rappelé son ambassadeur pour
consultation ouverte en qualifiant de «regrettable» ce déplacement
dans deux villes considérées comme «occupées».

Les observateurs s'accordent à prévoir une très rapide baisse de la
tension entre les deux capitales. Car bien que généralisée aux
partis politiques, aux médias et à diverses organisations, la
réaction marocaine n'est pas pour autant aussi vigoureuse qu'est
censée être celle d'un Etat qu'on spolierait d'une partie de son
territoire légitime. L'approfondissement de l'analyse reste
cependant matière à divergence. Pour certaines, les bonnes relations
entre les deux pays – Madrid s'est notamment rapproché de Rabat sur
le dossier du Sahara occidental – ont sans doute été la raison pour
laquelle l'Espagne a cru possible d'envisager une visite royale à
Ceuta et Melilla. Et c'était oublier que la rancœur des Marocains.
Pour d'autres, le choix du moment de la visite de Juan Carlos a lien
avec la question du Sahara occidental, mais pour bien d'autres
raisons. En effet, c'est précisément parce que connaissant le
caractère irrédentiste du régime marocain que l'Espagne préfère ne
jamais rien lui concéder. Pour comprendre la logique de Madrid, il
faut se dire qu'elle est la même qui l'a guidé dans la gestion de la
mini-crise de l'îlot du Persil survenue durant l'été 2002. En
juillet de cette année, une unité des forces armées royales, pas
plus de six militaires en fait, est envoyée sur cet îlot, omis d'une
bonne partie des cartes géographiques, pour y établir un poste de
contrôle. Pour Madrid, c'était une invasion marocaine d'un
territoire espagnol. Une semaine plus tard, notons que la réaction
fut disproportionnée, plusieurs bateaux de guerre et vingt-quatre
soldats espagnols embarqués sur six hélicoptères débarquent sur
l'îlot pour en déloger les occupants.

Pour dénouer l'affaire, Washington envoie Colin Powell pour imposer
le statu quo antérieur au débarquement marocain.

Si, depuis, aucun pays ne peut se targuer de sa souveraineté sur
l'îlot, Madrid a cependant obtenu l'essentiel. Elle ne devait pas
céder sur cet îlot pour une raison toute simple qui voudrait que
pareille concession entraînerait immédiatement que soit posée avec
plus de vigueur la question des enclaves espagnoles. Et gageons
aussi que le fait de ne pas vouloir abandonner ces deux enclaves est
à son tour dicté par le souci d'en rester là pour ne pas avoir à
gérer une revendication aussi nouvelle qu'inattendue. Ce qu'il faut
savoir dans ce cadre, c'est la présence de pas moins de 1 500
Marocains sur le sol de Gibraltar, mais aussi que le Maroc ne cesse
de soutenir que Ceuta et Melilla et… Gibraltar ne sont pas des
entités économiquement viables, n'était-ce sans les dotations des
gouvernements dont ils dépendent et dont ils alourdissent les
budgets. On aura deviné à quoi pense Madrid quand on se remémore
aussi toute la trame historique entre Arabes et Européens pour ce
qui concerne ce détroit, lorsqu'on ne parle pas aussi de
l'Andalousie.

Une autre éventualité ? Oui, il y en a comme celles que suggèrent
des recherches historiques universitaires au Maroc qui trouvent des
origines amazighes à la propriété des îles Canaries, lorsqu'en même
temps les autorités de ce pays déploient des trésors de diplomatie
pour suggérer aux dirigeants du Congrès mondial amazigh l'idée de
changer leur siège de Paris contre une terre maghrébine «plus
naturelle». Le Maroc reste, d'ailleurs, le seul pays maghrébin à
accepter que cette organisation tienne sur son sol ses congrès.

A vrai dire, l'Espagne a une connaissance qu'on pourrait qualifier
d'aigue des objectifs de la politique intérieure et extérieure de la
monarchie marocaine. Celle qui consiste à récupérer les terres dont
l'Histoire l'a amputée et que seuls ses voisins sont à même de
restituer. Ce n'est donc pas par hasard si le Maroc a autant de
problèmes sur la question qu'il n'en a de voisins : la RASD,
d'abord, l'Espagne et aussi l'Algérie où une partie de l'opinion ne
croit pas trop à l'abandon définitif des convoitises sur la région
de Tindouf. En plus clair, pour être en bons termes avec un régime
aussi irrédentiste, le seul moyen est de ne partager aucune
frontière avec lui. Durant cette crise de l'îlot du Persil, par
exemple, le Maroc a été soutenu par tous les membres de la Ligue
arabe à l'exception de l'Algérie, tandis que l'Espagne a été
soutenue par tous les pays membres de l'Union européenne à
l'exception de la France et du Portugal. N'est-ce pas quelque part
du déjà vu ?

Reste à constater que toute cette méfiance des Espagnols vis-à-vis
du Maroc ne ressemble en rien à la position de Madrid par rapport au
dossier du Sahara occidental. Une diplomatie de deux poids, deux
mesures qui se rapproche de plus en plus du soutien au projet de
plan d'autonomie du Maroc. Mais c'est aussi une diplomatie de courte
vue qui ne se pose pas la question théorique de savoir de quoi
serait capable un Maroc (et une monarchie) qui réussirait enfin une
partie de ce qu'il n'a pas remporter depuis tant de décennies.


Nabil Benali

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. AGENCES DE PRESSE ET PRESSE INTERNATIONALE
http://www.humanite.fr/2007-11-07_International_Discorde-sur-Ceuta-
et-Melilla

Discorde sur Ceuta et Melilla


La visite du couple royal espagnol tend les relations entre Rabat et
Madrid.
La visite officielle à Ceuta et à Melilla du couple royal Juan
Carlos et Sofia, qui, depuis son accession au trône en 1975, ne
s'était jamais rendu dans ces enclaves espagnoles situées au nord du
Maroc, a soulevé la joie de ses sujets mais provoqué la colère des
Marocains. « En tant que roi pour tous les Espagnols, je me devais
de visiter Melilla avec la reine », a déclaré hier Juan Carlos. La
veille, à Ceuta, il a sobrement expliqué qu'il se devait de venir
sur place à l'instar des autres villes et lieux d'Espagne. Alors que
Rabat et Madrid entretiennent de bonnes relations diplomatiques et
économiques, l'Espagne étant le second partenaire commercial
européen du Maroc, la souveraineté de Ceuta et Melilla ainsi que de
minuscules îlots est sujette, de manière permanente, à de vives
tensions entre les deux pays. Le Maroc revendique en effet les
territoires conquis au XVe et au XVIe siècle par l'Espagne comme
étant les siens. Autant dire que la visite officielle a servi de
prétexte aux autorités marocaines pour le rappeler. Vendredi
dernier, Rabat a rappelé son ambassadeur en Espagne pour
consultation. Dans la foulée, le chef de la diplomatie espagnole,
Miguel Angel Moratinos, a plaidé en faveur de l'apaisement, en
appelant à « surmonter les sensibilités ». En juillet 2002, il s'en
était fallu de peu pour que le sort de l'île du Persil dégénère en
conflit. « L'Espagne doit comprendre que le temps du colonialisme
est révolu, et irrévocablement », a tranché le premier ministre
marocain, Abbas El Fassi, alors que Rabat a célébré hier le 32e
anniversaire de la « marche verte ». Depuis, au nom de la «
marocanité », Rabat occupe illégalement le Sahara occidental, au
mépris de la souveraineté des Sahraouis.


Cathy Ceïbe

------------------>
http://www.liberation.fr/actualite/monde/289471.FR.php

Juan Carlos à Ceuta et Melilla, au cœur des rancœurs
Diplomatie. La visite officielle du roi dans les enclaves espagnoles
irrite le Maroc.

De notre correspondant à Madrid François Musseau
QUOTIDIEN : mardi 6 novembre 2007


«Olé, olé, olé, nous sommes espagnols !» «Ceuta, c'est l'Espagne !»
Hier, en fin de matinée, après avoir dévalisé les boutiques de
drapeaux sang et or, ils étaient des milliers à converger vers la
Plaza de Africa, à Ceuta, pour acclamer le couple royal Juan Carlos
et Sofia. «C'est un grand moment. On l'attendait depuis si
longtemps !» s'est réjoui le maire, Jesús Vivas. Trente-deux ans
après son accession au trône, jamais le chef d'Etat n'avait foulé le
sol de ce petit territoire de 19 km2 – annexé par l'Espagne à la fin
du XVIe siècle –, coincé au nord-ouest du littoral marocain. «Je ne
voulais pas laisser passer plus de temps sans venir vous rendre
visite, a lancé Juan Carlos. C'est une dette que j'avais envers
vous.» Le monarque bourbon soldera aujourd'hui une autre «dette
historique», en se rendant dans l'enclave jumelle de Melilla, bien
plus à l'est, non loin de la frontière algérienne.

«Spoliés». Côté marocain, on n'apprécie guère la visite royale
espagnole dans ces deux enclaves que Rabat a toujours revendiquées
et considérées comme des «territoires spoliés par l'Espagne». La
réaction est même plus véhémente que lors de la venue officielle de
José Luis Zapatero à Ceuta et Melilla, en 2006, la première d'un
chef de gouvernement depuis 1981. Le gouvernement marocain, qui a
rappelé son ambassadeur à Madrid, Omar Azziman, a fustigé
une «attitude lamentable» de la part de son voisin du
nord. «L'Espagne doit comprendre que le temps du colonialisme est
révolu, et irrévocablement», a déclaré le Premier ministre marocain,
Abbas el-Fassi, hier, lors d'une session parlementaire à Rabat. Le
chef du gouvernement avait plusieurs fois demandé à Madrid, en vain,
de «renoncer» à ce voyage royal. A Rabat, des députés en colère ont
fait un sit-in devant l'ambassade espagnole. Des centaines de
Marocains ont manifesté de l'autre côté de la frontière contre
une «provocation». Ce week-end, des protestations avaient eu lieu
dans la ville voisine de Tétouan.

Désireuses de ne pas se fâcher avec un «voisin ami, un allié
stratégique et un grand partenaire commercial», les autorités
espagnoles avancent à pas de velours. A Ceuta, le roi, qui
entretient des relations amicales avec Mohammed VI (tout comme avec
son père Hassan II), a pris soin de souligner «la sincère amitié qui
unit l'Espagne à ses voisins», sans mentionner l'«hispanité» de
l'enclave. Côté gouvernemental, on espère que ce désaccord
n'altérera pas le réchauffement bilatéral obtenu sous Zapatero. Dès
son arrivée au pouvoir, en avril 2004, le Premier ministre
socialiste s'était aussitôt rendu à Rabat, afin d'enterrer les
contentieux alimentés sous Aznar : en juillet 2002, après que des
gendarmes marocains ont débarqué sur l'îlot de Persil (Leila, pour
les Arabes), Madrid avait envoyé des navires de guerre «récupérer»
le minuscule territoire. Washington avait dû jouer les bons offices
pour trouver une issue pacifique.

Calcul.A la différence de ce qui s'était passé alors, aucune rupture
diplomatique prolongée n'est envisagée – ce que confirment la
plupart des médias espagnols ou marocains. Mais la tension est
montée d'un cran ce week-end. D'autant que l'ire du royaume
chérifien se nourrit d'autres griefs. La visite royale à Melilla
coïncide, ce mardi, avec le 32e anniversaire de la Marche verte,
l'annexion du Sahara occidental sous Hassan II. Pire : le juge
Baltasar Garzón a annoncé la semaine dernière son intention de juger
une quinzaine de hauts responsables marocains pour «génocide et
tortures» dans cette région désertique. De plus, El Pais soulignait
hier que Rabat estime ne pas avoir été récompensé par Madrid, malgré
l'aide fournie à la police espagnole pour contenir les vagues de
clandestins africains qui déferlaient sur Ceuta et Melilla, durant
l'automne 2005.

Zapatero, sans doute surpris par la vive réaction du Maroc, fait
quant à lui un calcul électoral : à quatre mois des législatives, la
visite de Juan Carlos lui permet de jouer sur la fibre patriotique
et de contrecarrer les accusations de la droite le taxant
d'«antiespagnol».

------------->
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071107/twl-maroc-espagne-
bd5ae06_1.html

Le Maroc dénonce la visite du roi d'Espagne à Ceuta et Melilla

Reuters - Mercredi 7 novembre, 09h11RABAT (Reuters) -


Le roi Mohamed VI du Maroc a dénoncé la visite effectuée par Juan
Carlos d'Espagne dans les enclaves contestées de Ceuta et Melilla,
sur la côte nord-africaine, estimant qu'elle portait atteinte aux
sentiments des Marocains.

"Nous exprimons avec force notre condamnation et dénonçons avec
autant de fermeté cette visite sans précédent", dit une déclaration
du monarque lue mardi en conseil des ministres par son conseiller
Mohamed Mouatassim.

Le roi d'Espagne a effectué lundi à Ceuta et mardi à Melilla sa
première visite dans ces deux "présides".

La semaine dernière, le Maroc avait rappelé son ambassadeur en
Espagne en signe de protestation contre le déplacement de Juan
Carlos.

Mardi, Mohamed VI a présenté la visite comme un "pas contre-
productif" qui "attente aux sentiments patriotiques solidement
enracinés chez toutes les composantes et sensibilités du peuple
marocain".

Les visites de personnalités espagnoles de haut rang dans les deux
enclaves sont rares. Celle de José Luis Rodriguez Zapatero en 2006,
la première d'un chef de gouvernement espagnol depuis 1981, avait
déjà fortement irrité Rabat.

Maria Teresa Fernandez de la Vega, vice-présidente du gouvernement
espagnol, a défendu la visite du roi en déclarant qu'elle répondait
aux voeux de la population des enclaves. Elle a rappelé que le Maroc
et l'Espagne étaient des alliés.

Les relations entre les deux pays se sont, de fait, nettement
améliorées depuis l'arrivée au pouvoir de Zapatero. Elles avaient
accusé un fléchissement en 2002, sous le gouvernement de José Maria
Aznar, lorsque le Maroc avait envoyé des soldats sur l'îlot disputé
de Persil tandis que l'Espagne dépêchait des forces spéciales pour
les en déloger.

------------------->
http://afp.google.com/article/ALeqM5jQ5nQEzGtu-FlWktqPk-Kl6XiYPw

Visite controversée du roi d'Espagne à Ceuta


CEUTA (AFP) — Le roi d'Espagne Juan Carlos a entamé lundi une visite
controversée de deux jours dans les enclaves espagnoles de Ceuta et
Melilla (nord du Maroc), la première depuis son accession au trône,
suscitant la vive réprobation du Maroc qui revendique ces
territoires.

"L'Espagne doit comprendre que le temps du colonialisme est révolu,
et irrévocablement", a réagi avec force en début de soirée le
Premier ministre marocain Abbas El Fassi, lors d'une session
parlementaire à Rabat.

"Ceuta et Melilla font partie intégrante du territoire national et
leur récupération se fera par des négociations directes comme ce fut
la cas pour Tarfaya, Sidi Ifni et pour le Sahara marocain", a-t-il
lancé.

Le Premier ministre marocain, chef du parti nationaliste Istiqlal, a
estimé que la visite de Juan Carlos, triomphalement accueilli à
Ceuta, était "de nature à influer sur les relations entre les deux
pays et sur la sécurité et la stabilité dans la région
méditerranéenne".

La chambre des représentants a appelé de son côté l'Espagne à
un "dialogue sérieux et responsable pour tourner définitivement la
page de l'occupation coloniale de terres marocaines", dans un
communiqué, ajoutant qu'"elle appelle également à emprunter les
chemins de la diplomatie, du dialogue et de la concertation".

"Ce dialogue doit se dérouler sur la base de la coopération, du
respect mutuel entre les deux pays voisins et amis", ajoute le texte.

"Cette visite entrave l'aspiration du Maroc à (....) à construire un
partenariat d'avenir" avec l'Espagne, ajoute le communiqué.

Se gardant d'évoquer publiquement cette polémique, le roi d'Espagne
avait expliqué en fin de matinée être venu honorer un engagement à
Ceuta, où des dizaines de milliers d'habitants l'ont accueilli aux
cris de "Viva España!, "Ceuta est espagnole!".

"Je ne voulais pas laisser plus de temps sans venir à Ceuta pour
vous témoigner toute notre affection et notre soutien, comme je l'ai
fait dans tant d'autres villes et de lieux d'Espagne", avait-il
déclaré lors d'un discours devant l'assemblée municipale de cette
ville autonome.

Le Maroc avait par avance qualifié de "regrettable" cette visite,
premier accroc sérieux dans les relations Rabat/Madrid, depuis leur
notable réchauffement après l'arrivée au pouvoir en 2004 du
socialiste José Luis Rodriguez Zapatero en Espagne.

Le roi du Maroc, Mohamed VI, avait rappelé, vendredi, son
ambassadeur en Espagne pour consultations.

Un millier de Marocains ont manifesté lundi devant le poste
frontalier Bab Sebta près de Ceuta, dénonçant "l'occupation" des
deux enclaves par l'Espagne à l'appel d'une ONG pour la libération
de Ceuta et Melilla.

A Rabat, onze députés et sénateurs marocains affiliés à différents
partis ont remis à l'ambassadeur d'Espagne une lettre de
protestation. Latifa Bennani Smires, chef du groupe parlementaire de
l'Istiqlal (nationaliste) a indiqué que ces parlementaires
étaient "venus exprimer leur rejet total de la visite de Juan Carlos
à des terres marocaines".

Par ailleurs, quelque 500 Marocains ont manifesté lundi soir devant
l'institut espagnol Cervantès à Rabat en protestation contre la
visite. Deux manifestations similaires s'étaient déroulées à
Casablanca devant le consulat d'Espagne.

A Paris, la porte-parole du ministère français des Affaires
étrangères, Pascale Andréani, a appelé l'Espagne et le Maroc, "deux
Etats souverains amis de la France", à "poursuivre leur dialogue"
sur Ceuta et Melilla.

L'Espagne exerce sa souveraineté sur Ceuta depuis 1580 et sur
Melilla depuis 1496, conçues à l'origine comme des postes avancés
après la "reconquête" de l'Andalousie par les rois catholiques
contre la présence arabe.

Juan Carlos a quitté Ceuta peu après 17H00 (16H00 GMT) pour aller
passer la nuit à Malaga (sud de l'Espagne), avant de se rendre,
mardi vers 11H00 GMT, à Melilla.

-------------->
http://fr.news.yahoo.com/euronews/20071105/twl-le-maroc-choque-par-
la-visite-du-roi-115566a_1.html

Le Maroc choqué par la visite du Roi d'Espagne à Ceuta et Melilla

Par EuroNews euronews - Lundi 5 novembre, 08h37


Ce déplacement qui commence ce lundi et durera deux jours, est le
premier depuis son accession au trône en 1975. L'annonce du voyage a
immédiatement reçue de vives critiques de la part des autorités
marocaines A la demande du Roi Mohammed VI, Rabat a d'ailleurs
rappelé son ambassadeur à Madrid pour une durée indéterminée.

Situées sur la côte méditerranéenne du Maghreb les deux villes sont
sous souveraineté espagnole depuis le 15e siècle pour Melilla et le
16e pour Ceuta. Pourtant le Maroc les a toujours considéré comme
partie intégrante de son territoire national.

------------>
http://www.afriquenligne.fr/actualites/international/maroc%
11espagne:-chape-de-plomb-sur-les-relations-2007110410656/

Maroc-Espagne: Chape de plomb sur les relations


Rabat, Maroc - Le spectre de l'île de Persil, au large de Ceuta,
plane toujours sur les relations entre le Maroc et son voisin du
nord, l'Espagne, depuis l'annonce officielle de la visite lundi du
roi Juan Carlos dans les enclaves de Ceuta et Melilla, seules
territoires terrestres qui séparent l'Afrique de l'Europe.

Cette visite du roi d'Espagne a ravivée la braise et fait craindre
l'irruption de nouveau d'un conflit territorial et de
souveraineté "larvé" qui date du 16ème siècle.

Déjà en juillet 2002, une crise sans précédent avait opposé
l'Espagne et le Maroc au moment où les forces militaires espagnoles
étaient intervenues sur l'île de Persil pour "déloger" les soldats
marocains qui s'y étaient installés.

Si pour Madrid, Persil est un territoire sous statu quo depuis 40
ans, aucune des deux parties n'étant en droit de l'occuper, les
autorités marocaines, en revanche, affirment que ce territoire leur
revient de droit à l'instar des deux présides de Ceuta et de
Melilla. Rabat défend que ces deux villes "font partie intégrante du
territoire marocain et que leur retour à la mère patrie se fera à
travers des négociations directes avec l'Espagne voisine".

Une approche qui tente d'éviter l'internationalisation d'un
différend dont l'aboutissement risque d'être sacrifier sur l'autel
d'une autodétermination référendaire pure et simple, voire
définitive, en raison de la supériorité numérique des populations
espagnoles qui y résident depuis des siècles. L'exemple du conflit
territorial entre l'Espagne et la Grande-Bretagne sur le rocher de
Gibraltar en est l'illustration la plus éloquente.

L'annonce, voire la "confirmation" publique et officielle de
l'"hispanité" des deux présides ne se fait désormais sentir que très
rarement. La dernière visite d'un monarque espagnol dans ce
territoire situé sur la côte nord-ouest du Maroc remonte à 1927,
quand le grand-père de Juan Carlos, Alphonse XIII, s'y était rendu.

Pour cause, les dirigeants espagnols évitent toujours le voyage en
raison de son caractère "très sensible", d'autant que le roi
d'Espagnol, qui règne mais ne gouverne pas, incarne
la "souveraineté" de l'Etat.

Cette autorité sur un territoire qualifié de "spolié" est contestée
par les Marocains. En outre, une visite officielle du monarque
espagnol ne peut avoir lieu sans l'aval et la caution du palais de
la Moncloa.

Plus encore, l'annonce de cette visite intervient au moment même au
le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, se
trouvait toujours samedi au Maroc pour une visite semi-privée où il
participait à un festival dans la ville d'Essaouira après avoir
accompagné le prince héritier d'Espagne pour un séjour dans le
royaume alaouite au cours duquel il a inauguré un centre
culturel "Cervantès".

En rappelant son ambassadeur à Madrid pour consultation pour "une
durée indéterminée", le roi Mohammed VI, le véritable chef de la
diplomatie marocaine en vertu de la Constitution, tient à attester
que le Maroc "ne badine pas avec son intégrité territoriale et sa
souveraineté", malgré l'imbrication des intérêts mutuels et les
relations maroco-espagnoles souvent qualifiées de part et d'autre
de "très excellentes".

Une telle position vient d'être fortement confortée et aiguillonnée
par la victoire aux dernières législatives du parti conservateur de
l'Istiqlal (indépendance), un parti nationaliste qui défend
farouchement l'intégrité territoriale du Maroc du Sahara occidental
aux îles Zaffarines en passant par les deux enclaves de Ceuta et
Melilla, baptisées "Sebta" et "Mellilia" en arabe.

"Le temps des réponses coloniales est terminé. Il y a des lignes
rouges pour l'intégrité territoriale du Maroc qui ne doivent pas
être franchies", avait souligné le porte-parole du gouvernement
marocain, Khalid Naciri, ajoutant que "nos amis espagnols devraient
le comprendre".

La visite du roi Juan Carlos à Ceuta et Melilla vient désormais
relancer les controverses sur les différends territoriaux entre les
deux pays. A peine les liens entre Rabat et Madrid se sont nettement
améliorés depuis l'incident de l'île de Persil en 2002, sous le
gouvernement de José Maria Aznar (parti populaire), que des crises
diplomatiques du même genre jaillissent de nouveau.

Mais, il semble, de l'avis de certains experts, que de telles
initiatives obéissent parfois à des considérations purement
politiciennes en Espagne. Car, de par son timing, cette visite
dévoile, entre autres, la compétition acharnée entre les socialistes
du PSOE (au pouvoir) et le parti populaire (PP, droite), dont chacun
d'entre eux tente de se l'approprier (NDRL: la visite) afin de
gagner des voix en vue des élections législatives de 2008.

Pourtant, un voyage similaire dans les deux enclaves, effectué en
février 2006 par le chef du gouvernement espagnol José Luis
Rodriguez Zapatero avait déjà été à l'origine de la colère de Rabat,
sans empêcher une consolidation des relations entre les deux pays.

Madrid s'est notamment rapproché de Rabat sur le dossier du Sahara
occidental, ancienne colonie espagnole, en qualifiant de "très
bonne" la concertation entre les deux pays à propos de cette
question.

Les enclaves de Ceuta et Melilla, situées en territoire marocain,
divisent depuis de longues années Rabat et Madrid. L'Espagne s'est
emparée de Ceuta en 1580 en succédant au Portugal et de Melilla en
1496, deux places conçues à l'origine comme des postes avancés après
la reconquête de leur territoire des rois catholiques contre les
principautés arabes.

Melilla est une ville portuaire sur la côte du Rif au nord de la
ville marocaine de Nador, sur une petite péninsule surplombant la
Méditerranée. Cette enclave de 12 km2 compte 70.000 habitants.
Ceuta, situé sur un promontoire de 20 km2 près du Détroit de
Gibraltar entre les villes marocaines de Tanger et Tétouan compte
près de 73.000 habitants, dont 6.000 soldats.


Par Khalid Barka - 04/11/2007

Panapress

______________

#1727 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Lundi 26. Novembre 2007  2:18
Sujet: Expansionisme du makhzen/Crise Espagne-Maroc (4/22-XI-2007): Presse marocaine
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA
2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm



S O M M A I R E

1. EXPANSIONISME DU MAKHZEN/CRISE ESPAGNE-MAROC

1.1. L'EXPANSIONISME MAROCAIN MIS AU NU
- LE MATIN (11-XI-2007): L'histoire falsifiée !
["Ceuta et Melilla.... le Sahara... sont marocaines, tout comme les
territoires de Touat, Tindouf, Knadssa, Saoura et autres ..."]
- L'OPINION (6-XI-2007): Après le Sahara, Ceuta et Melilla
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 551): 52ÉME ANNIVERSAIRE DE
L'INDÉPENDANCE DU MAROC: "Autonomie" et "parachèvement" de
l'<intégrité territoriale>

1.2. DÉCLARATIONS DU MAKHZEN
- MAP/L'OPINION/LEMATIN (6/8-XI-2007): Tout en faisant assumer aux
autorités espagnoles leur responsabilité quant aux conséquences qui
pourraient mettre en péril l'avenir des relations bilatérales. SM
Mohammed VI condamne avec fermeté la visite du roi Juan Carlos dans
les villes "marocaines" "occupées" de Ceuta et Melilla
[TEXTE DU COMMUNIQUÉ DE MOHAMED VI]
["le Souverain a ordonné que lecture soit donnée à un communiqué
relatif à la position de Sa Majesté le Roi"]
- LE MATIN/AL BAYANE (9/11-XI-2007): Taïeb Fassi-Fihri aux
Espagnols: Ceuta et Melilla: Des «mensonges flagrants» [AVEC NOTE]
- MAP (10-XI-2007): Abbas El Fassi : l'<occupation> de Ceuta et
Melilla "porte atteinte" à la paix dans la région
- L'OPINION/AUJOURD'HUI LE MAROC  (8-XI-2007): Abbas El Fassi, dans
un entretien accordé à «Aujourd'hui le Maroc»: La visite du roi Juan
Carlos à Ceuta et Melilla est un "acte inqualifiable". "Avec
Israël", l'Espagne est le "seul" pays qui rechigne encore à tourner
la page de l'occupation
- MAP (15-XI-2007): Khalid Naciri espère que les Espagnols "mettront
leur main dans la nôtre pour dépasser la crise"
- MAP/LE MATIN (13/14-XI-2007): L'Espagne appelée à discuter des
modalités de "récupération" par le Maroc de Ceuta et Melilla (Khalid
Naciri)
- AUJOURD'HUI LE MAROC (5-XI-2007): Naciri : «La finalité
électoraliste n'est pas à exclure»
- L'OPINION (7-XI-2007): Lettre de protestation des présidents des
deux Chambres du Parlement à l'ambassadeur d'Espagne au Maroc.
Cessez de "nuire" au Maroc!
- MAP/LE MATIN (4-XI-2007): La Chambre des représentants tient une
séance plénière lundi
- MAP/LE MATIN (3/4-XI-2007): La réunion de haut niveau entre le
Maroc et l'Espagne n'est pas à l'ordre du jour
- L'OPINION (3-XI-2007): Visite projetée du Roi d'Espagne aux
villes "marocaines" "spoliées". Ceuta et Melilla: La "provocation"!
- LIBÉRATION-MA (4-XI-2007): Une visite impromptue dans un cadre
bilatéral pourtant globalement positif. Les milieux coloniaux et
conservateurs ont-ils eu raison de la résistance de Juan Carlos?

1.3. RELAIS EXTERIEURES DU MAKHZEN
- MAP/LE MATIN (13-XI-2007): L'OCI réaffirme son soutien total au
Maroc
- MAP (8-XI-2007): La ligue arabe exprime son "soutien total" aux
droits "légitimes" du Maroc sur Ceuta et Melilla
- MAP/LE MATIN (22-XI-2007): L'occupation étrangère entrave
l'édification de la société de savoir (ISESCO)

1.4. RÉACTIONS EN ESPAGNE
- AFP/AUJOURD'HUI LE MAROC (16-XI-2007): Moratinos souhaite un
retour rapide de l'ambassadeur du Maroc à Madrid
- AL BAYANE (11-XI-2007): La crise maroco-espagnole vue par la
presse et les conservateurs espagnols: Le chaud et le froid

1.5. LE CHEVAL DE TROIE MAKHZENIEN EN ESPAGNE
- MAP/LE MATIN (13-XI-2007): Les MRE aux Canaries condamnent la
visite du roi Juan Carlos

1.6. LE MAKHZEN TENTE DE DECLENCHER L'HYSTERIE
- MAP/LE MATIN (11-XI-2007): Villes "marocaines" "spoliées" Ceuta et
Melilla. La Ligue des "sahraouis marocains" en Europe condamne la
visite du roi d'Espagne
- L'ÉCONOMISTE (8-XI-2007): Ceuta et Melilla: Les
dernières "colonies" [AVEC NOTE]
- AT-TAJDID  (7-XI-2007): Manifestations devant le centre culturel
espagnol à Rabat contre la visite de Juan Carlos. L'ORE appelle à
une semaine de colère et de protestation
- L'OPINION (7-XI-2007): Condamnation généralisée de la "provocation"
- L'OPINION (7-XI-2007): Le peuple marocain, unanime, fustige la
culture "colonialiste" de l'Espagne
- LIBÉRATION-MA (7-XI-2007): Majesté, votre sagesse a été mise à
rude épreuve
- LIBÉRATION-MA (7-XI-2007): Le "soulèvement populaire" se poursuit
à Rabat
- LIBÉRATION-MA (7-XI-2007): Après sa visite à Ceuta, Juan Carlos
s'est rendu à Melilla
- LE MATIN (5-XI-2007): L'<indignation> <collective>
- EMARRAKECH (5-XI-2007): Un premier test pour El Himma
- MAP/LE MATIN (5-XI-2007): Visite de Juan Carlos aux "présides
occupés" Les autorités espagnoles mobilisent la population pour
faire le plein Ceuta et Melilla
- MAP/LE MATIN (5-XI-2007): Des associations et partis marocains et
arabes dénoncent la visite du roi d'Espagne à Ceuta et Melilla
- AL BAYANE (4-XI-2007): Pas de place au "fait accompli"
- LA NOUVELLE TRIBUNE (No. 570): Maroc-Espagne, faire tomber la
fièvre…
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 551): ALGÉRIE/MAROC: L'effet Ceuta et
Melilla


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/ EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. EXPANSIONISME DU MAKHZEN/CRISE ESPAGNE-MAROC


1.1. L'EXPANSIONISME MAROCAIN MIS AU NU
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/ArticlePrint.asp?id=205

Editorial
L'histoire falsifiée !

Publié le : 11.11.2007 | 19h43


La crise surgie du fond d'un vieux contentieux territorial entre le
Maroc et l'Espagne n'a pas fini de susciter réactions et réflexions.
Elle n'a pas non plus fini de réjouir nos voisins algériens, comme
en témoigne la furieuse débauche de condamnations par la presse à la
botte. Des condamnations non pas des provocations qu'impliquait le
voyage du Roi Juan Carlos à Ceuta et Melilla, mais…- tenez-vous
bien – du Maroc ! Comble du cynisme, maléfique conception du droit
et de la justice. Que dire ? La presse reflète bien souvent l'état
d'esprit de l'évolution politique ou sociale, aussi bien à l'endroit
qu'à l'envers. Et la crise des villes 'occupées' Ceuta et Melilla,
tout en laissant un parfum de scandale, a inspiré un malin
enchantement en Algérie qui n'a pas jugé nécessaire d'être solidaire
avec le Maroc.

D'aucuns ont cru tout de suite établi un lien avec le
Sahara 'marocain', feignant la malveillance au point de se demander
pourquoi le Maroc revendique 'ses' territoires 'occupés' – les deux
villes et les îles 'en pleine zone maritime nationale' , tout en «
refusant d'accorder leur autodétermination aux Sahraouis » ? S'il
est un seul et vicieux lien à ne pas invoquer, encore moins à
établir dans cette affaire avec le Sahara, c'est bien celui-là.
L'affaire du Sahara a suivi un processus qui, pour inspirer une
certaine analogie, a nécessité une procédure particulière, une forme
spécifique de libération qu'a été la Marche Verte.

Les villes de Ceuta et Melilla et les îles 'demeurent' des 'parties
du territoire national occupées', leur 'libération'
interpelle 'tous' les Marocains et les dirigeants espagnols. Et si
un lien devait être trouvé entre leur destin et le Sahara, c'est
celui d'une loi de décolonisation, de la 'restitution' pour les unes
et l'autre en termes de droit et de loi à <l'ayant droit que reste
le Maroc>.

La presse algérienne se fourvoie à l'envi, comme toujours. Si elle
persiste - quitte à succomber au ridicule – à nier ou à falsifier
l'histoire, à rayer dates, actes et faits têtus que les chroniqueurs
ont laissés, fidèle en cela à une perversion stalinienne, c'est par
une ahurissante ignorance. Les populations du Sahara, tout comme
celles des villes du nord 'occupées', sont 'marocains' 'depuis la
nuit des temps'.

Les terres sur lesquelles ils vivent sont 'marocaines', tout comme
les territoires de Touat, Tindouf, Knadssa, Saoura et autres que le
gouvernement français, sous la double pression du FLN algérien et
d'une vision machiavélique d'un Sahara français, a d'abord maintenu
sous sa férule avant de les octroyer en juillet 1962 à l'Algérie
indépendante. On ne peut en vouloir à la géographie et on ne choisit
pas ses voisins et ses frères. En revanche, on déplore à coup sûr la
malveillance et cette propension à vouloir écrire ou réécrire
l'Histoire en fonction de ses intérêts et de ses appétits …


Par LE MATIN

--------------->
http://www.lopinion.ma/spip.php?article17341

Après le Sahara, Ceuta et Melilla


La commémoration du 32ème anniversaire de la 'glorieuse' Marche
Verte, conçue et organisée par feu S.M. Hassan II, le 06 novembre
1975, pour 'libérer' le Sahara 'marocain' du joug du colonialisme
espagnol, intervient cette année dans un contexte particulier du
fait de la crise qui affecte les relations maroco-espagnoles au
sujet des villes 'marocaines' 'spoliées' Ceuta et Melilla.
L'élan mobilisateur qui anime le peuple marocain, en dénonçant la
visite 'provocatrice' du Roi Juan Carlos, rappelle l'<épopée> de la
Marche Verte et la ferme détermination du Maroc à 'parachever'
son 'intégrité territoriale'.

La lutte pour la 'libération' des territoires 'marocains' 'occupés'
s'est poursuivie après la proclamation de l'indépendance imparfaite
de notre pays. Il s'agit d'un long processus qui a permis
la 'récupération' de la zone Nord sous occupation espagnole, de
celle sous occupation française, de Tanger qui avait un statut
international, de Tarfaya puis Sidi Ifni ainsi que des 'provinces
marocaines du Sud' qui étaient occupées par l'Espagne.

Ce processus sera aussi couronné de succès par le 'retour' à
la 'mère-patrie' des deux villes 'marocaines' Ceuta et Melilla
qui 'relèvent' de la 'souveraineté nationale marocaine', en dépit de
leur 'occupation' par le 'colonialisme' espagnol.

La 'souveraineté du Maroc' sur les deux 'présides' ne s'est 'jamais'
estompée sur le plan juridique et religieux et leur 'libération'
constitue un 'devoir' pour tous les Marocains.

Le Maroc ne peut accepter le 'fait accompli colonial' et refuse
toute atteinte à sa souveraineté sur les deux villes du Nord qui
ont 'toujours' été 'marocaines' et 'le resteront'.

Fidèle au serment de la Marche Verte et à son esprit, le peuple
marocain mobilisera toutes ses forces pour mettre fin à une
situation 'anachronique' <qui n'a que trop duré> et qui rappelle
l'ère de la domination 'coloniale'.

Le peuple marocain saura relever le défi comme il l'a fait pour
la 'libération' de 'son' Sahara et finira par parfaire l'unité de
son sol national en 'récupérant' Ceuta et Melilla par des moyens
pacifiques et dans le cadre d'un dialogue responsable et constructif
avec notre voisin du Nord.

Comme ce fut le cas pour le Sahara 'marocain', la 'libération' de
Ceuta et Melilla est inéluctable et les deux villes 'retrouveront'
leur statut légal et leur identité nationale en tant que
partie 'intégrante' du territoire marocain.

L'Espagne et le Maroc doivent agir de concert et dans le cadre du
respect mutuel pour liquider le legs colonial et pour régler de
façon pacifique leur différend territorial hérité d'une époque
révolue.

Madrid doit renoncer à son entêtement et faire preuve de 'réalisme'
en tenant compte de l'évolution qu'a connu le monde et du 'droit
inaliénable et imprescriptible' du Maroc à réaliser son 'intégrité
territoriale' conformément à la volonté de son peuple et aux
dispositions de la Charte des Nations Unies qui fait du principe de
l'<intégrité territoriale> l'un des fondements des relations
internationales.


Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI

Edité le: mardi 6 novembre 2007

--------------->
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=830&n=551&id_artl=15220

52ÉME ANNIVERSAIRE DE L'INDÉPENDANCE DU MAROC:
"Autonomie" et "parachèvement" de l'<intégrité territoriale>

Benhamed Mohammadi
17 Novembre 2007


L'on garde encore très fortes à l'esprit les images marquantes qui
ont dominé les grandes festivités nationales à l'occasion de la
célébration, en novembre 2005, du cinquantenaire de l'indépendance
du Maroc. La nation s'apprête à célébrer le 52ème anniversaire du
recouvrement de sa liberté sous le signe du 'parachèvement' de
l'<intégrité territoriale> du Royaume en 'récupérant' les 'présides'
du Nord.

Après l'<extraordinaire enthousiasme> de la Nation, <toutes
composantes confondues>, manifesté lors de la célébration du
cinquantenaire de l'indépendance du Royaume, du 16 au 18 novembre
2005, en présence notamment des deux chefs de gouvernements français
et espagnol, anciennes puissances occupantes, les Marocains
s'apprêtent à en faire de même pour commémorer le 52ème anniversaire
sous le slogan fédérateur et mobilisateur du 'parachèvement' de
l'<intégrité territoriale> du Maroc. Cet évènement intervient, en
effet, dans un contexte politique nouveau qui a remis la tension
coloniale dans la région et menace de nouveaux affrontements entre
notre pays et le colonisateur ibérique au Nord du Royaume. C'est
dire que les 'démons néocolonialistes' semblent avoir repris le
dessus chez nos voisins 'nostalgiques' de l'ère de la puissance
dominatrice pour entraver un processus de 'décolonisation'
qui 'demeure', hélas, encore 'inachevé'. Si bien que
les 'sacrifices' du libérateur de la nation, le Roi Mohammed V,
doivent absolument être poursuivis pour rétablir la souveraineté
chérifienne et l'<intégrité territoriale> pleine et indivisible sur
l'ensemble des régions historiques et géographiques du Maroc. Un
Maroc qui, pourtant, a joué la carte des négociations sur une
échelle progressive lui ayant permis, après la fin du protectorat en
1956, de 'récupérer' successivement les territoires 'occupés' de
Tarfaya en 1958, de Sidi Ifni en 1969, de Saguiat El Hamra en 1975
et de Rio de Oro en 1979.

Et après les dernières 'provocations' espagnoles, qui ont tourné le
dos à l'initiative d'une <cellule de réflexion> sur <l'avenir
concerté> des 'présides' du Nord à la condition
qu'elles 'réintègrent' leur 'mère-patrie', le Maroc, il reste
ce 'dernier bastion colonial' <de l'ère du franquisme> à démanteler
et que représentent Ceuta, Melilla et les Iles avoisinantes des
côtes méditerranéennes du Maroc.

Il s'agit, dans le cas d'espèce, de 'deux grandes anomalies' dans
l'histoire de la 'colonisation' que les Nations Unies tardent à
redresser et que l'OTAN continue d'ignorer au motif que l'un des
membres du Traité de défense commune se trouve être l'occupant.
Primo, le Maroc est le 'seul' pays dans le monde à avoir été l'objet
de 'toutes' les convoitises coloniales depuis le temps des conquêtes
avant d'être mis sous le joug colonial par deux puissances dans le
même temps?: la France et l'Espagne. La seconde 'aberration' des
occupants fut de piétiner les actes du protectorat pour mettre un
pays à feu et à sang en le transformant en colonie de peuplement.
Sinon comment comprendre que la France qui occupa une partie du
Royaume entre 1900 et 1903, s'allia, dès l'année suivante, à la
Grande-Bretagne et à l'Espagne pour conclure des accords «
dépeçant » le nouveau territoire qu'ils ambitionnaient de conquérir.
Aussi, la conférence d'Algésiras, en 1906, l'Allemagne comprise,
plaça le Maroc sous la tutelle des puissances européennes, tandis
que l'influence prépondérante de la France s'affirmait avec l'envoi
de troupes à Casablanca. C'est sous toutes ces pressions
multinationales des puissances que le protectorat fut imposé en 1911
à Fès. Et c'est à ce moment-là que l'Espagne, qui étendait son
influence sur le Rif dans l'arrière-pays de Ceuta et Melilla
qu'elle 'occupait' déjà. Ceci pour dire que la nouvelle levée de
boucliers dans les rangs des néocolonialistes aggrave la tension aux
frontières au motif mensonger que les présides du Nord du
Maroc «appartiendraient, depuis plusieurs siècles, à l'Espagne».
Occultant de rappeler que toutes les tentatives du Maroc
de 'récupérer' ces 'présides' ont été mises en échec par
la 'soldatesque' ennemie tandis que notre pays était solidaire de la
lutte de libération en Algérie où pénétrèrent les Français depuis
1830. Les historiens persistent et signent que la pénétration
française «très mal accueillie au Maroc, amena le sultan Moulay
Abderrahmane (1822-1859) à soutenir l'émir Abd El-Kader dans sa
lutte nationaliste. En tentant de 'reprendre' les villes de Ceuta et
Melilla, les Marocains déclenchèrent une expédition espagnole qui
s'empara de Tétouan, en 1860. L'affaiblissement du Maroc, contraint
de payer d'importantes indemnités de guerre, suscita les rivalités
européennes».
N'en déplaise à nos adversaires, Ceuta et Melilla et les Iles
avoisinantes ont toujours été, 'sont encore et seront toujours' des
territoires 'marocains'. Et que nulle paix ne sera possible et
définitive avec une Espagne qui n'aura pas assimilé et mis en œuvre
que l'ère de la 'colonisation' est révolue.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2. DÉCLARATIONS DU MAKHZEN
http://www.lopinion.ma/spip.php?article17370
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/ArticlePrint.asp?id=1516

Tout en faisant assumer aux autorités espagnoles leur responsabilité
quant aux conséquences qui pourraient mettre en péril l'avenir des
relations bilatérales.

SM Mohammed VI condamne avec fermeté la visite du roi Juan Carlos
dans les villes "marocaines" "occupées" de Ceuta et Melilla


Au début des travaux du Conseil des ministres qui s'est tenu, mardi
au Palais royal de Casablanca, sous la présidence de SM le Roi
Mohammed VI, que Dieu L'assiste, le Souverain a ordonné que lecture
soit donnée à un communiqué relatif à la position de Sa Majesté le
Roi, garant de la Souveraineté du pays et symbole de son unité, vis-
à-vis de la visite qu'effectue le Roi d'Espagne dans les deux
villes 'occupées' de Ceuta et Melilla.


Voici la traduction de ce communiqué royal lu par M. Mohamed
Mouatassim, Conseiller de SM le Roi :

"A la suite de la visite 'regrettable' du Souverain espagnol, SM le
Roi Juan Carlos I dans les villes 'marocaines' 'occupées' de Ceuta
et Melilla, 'Nous' exprimons avec force 'Notre' vive condamnation et
dénonçons avec autant de fermeté cette visite sans précédent,
soulignant que ce pas contre-productif  'attente' aux sentiments
patriotiques solidement enracinés chez toutes les composantes et les
sensibilités du peuple marocain.

Face à cet acte 'nostalgique' d'une ère 'sombre' et
décidément 'révolue', force est de faire assumer aux autorités
espagnoles leur responsabilité quant aux 'conséquences' qui
pourraient mettre en péril l'avenir et l'évolution des relations
entre les deux pays, et au 'flagrant irrespect' par le gouvernement
espagnol de la lettre et de l'esprit du Traité d'amitié, de bon
voisinage et de coopération conclu en 1991.

Donnant corps à 'Notre' position de rejet de cette orientation sans
aucun apport, 'Nous' avons pris la décision de rappeler
l'ambassadeur de 'Notre' Majesté à Madrid pour consultations pour
une période indéterminée.

'Nous' rejetons avec autant de fermeté que de détermination
que 'Nos' 'constantes' nationales 'sacrées' soient utilisées comme
moyen dans le négoce espagnol interne et que 'Nos' valeurs, tout
autant que 'Nos' intérêts soient exploités à chaque fois comme
exutoire par ailleurs factice pour des surenchères et autres joutes
politiques.

Tout en exprimant la détermination de 'Notre' Majesté à préserver et
à garantir tous 'Nos' 'droits inaliénables et légitimes'
de 'souveraineté', 'Nous' considérons que rien ne saurait modifier
ou altérer le statut juridique des deux villes 'occupées' et des
îles qui en relèvent, ce que confortent et confirment les
données 'historiquement consignées', les abc de la géographie dans
toute son immuabilité et la 'justesse' de 'Notre' revendication
permanente pour leur 'retour' à la mère patrie.

Sachant que l'<occupation> ne peut acquérir de légitimité en jouant
sur l'ancienneté, ou à travers des actes unilatéraux, ou encore par
le biais de la politique du 'fait accompli', il est notoirement
établi que le meilleur moyen de règlement et de gestion de ce
conflit territorial requiert le respect des vertus d'un 'dialogue
honnête, franc et ouvert' sur l'avenir, un dialogue responsable qui
garantisse 'Nos' droits' de 'souveraineté' et qui prenne en compte
les intérêts de l'Espagne. Une grande démarche qui ne saurait
prendre son réel cheminement que par l'adoption d'une approche
prospective pour l'édification de relations fructueuses entre le
Maroc et l'Espagne et l'engagement fort et sincère pour leur
consolidation dans le respect mutuel, la confiance totale, comme
conditions sine qua non d'une action fructueuse et sincère pour
harmoniser les efforts consentis et ainsi 'faire face à tous les
dangers éventuels' et aux 'défis' ouverts aux deux rives du Détroit
de Gibraltar. Il s'agit également dans cette même optique d'assurer
une exploitation optimale de toutes les potentialités prometteuses
et de toutes les opportunités de coopération efficiente qui
s'offrent".


Edité le: jeudi 8 novembre 2007

--------------->
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67727
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/ArticlePrint.asp?id=1619

Taïeb Fassi-Fihri aux Espagnols : Ceuta et Melilla: Des «mensonges
flagrants» (11/11/2007)


Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Taieb
Fassi Fihri, a demandé vendredi que le Maroc cesse d¹ être utilisé
comme «fer de lance de la politique intérieure espagnole», qu¹il
soit «traité d¹égal à égal, respecté» et sans
aucune «condescendance» de la part de l¹Espagne.
Dans une interview au journal espagnol «El Pais», Taieb Fassi Fihri
a réfuté les prétentions et «mensonges flagrants» de l¹Espagne sur
Ceuta et Melilla et rejeté les «initiatives unilatérales», telles la
visite du Roi Juan Carlos qui a constitué une «offense» aux
sentiments de tous les Marocains, de l¹homme de la rue, à Sa Majesté
le Roi. «Nous avons un contentieux territorial, même si d¹aucuns
s¹évertuent à le nier». Cette visite, a-t-il dit, «ne contribue pas
à le résoudre. De tels litiges se règlent par le dialogue».
Le déplacement du Roi d¹Espagne dans ces 'présides' «va à contre-
courant de l¹excellente relation que nous avons établie durant ces
dernières années. Je n¹arrive pas à comprendre le profit qu¹on peut
en tirer en Espagne. Je vous invite à vous demander si cette
initiative n¹a pas réactivé la revendication marocaine», a-t-il dit.
Au sujet des prétentions espagnoles selon lesquelles Ceuta et
Melilla étaient espagnoles bien avant l¹existence du Royaume du
Maroc, Fassi Fihri a été catégorique: «C¹est un mensonge flagrant».
«L¹<Etat> marocain <existe> <depuis 14 siècles>. Ceuta et Melilla
ainsi que d¹autres villes de la côte méditerranéenne ou atlantique
du Maghreb qui ont vu le jour au XVIe et XVIIe siècles, sont le
résultat de la <première expansion coloniale> de l¹Europe dans sa
périphérie la plus proche», a argumenté le ministre.
[NOTE: ET POURQUOI L'INVASION ARABE DU NORD D'AFRIQUE ET DE
L'ESPAGNE NE FUT UNE "EXPANSION COLONIALE"?]
En vue d¹avoir des relations stables et de confiance, il est
indispensable, selon Fassi Fihri que le «Maroc cesse d¹être (utilisé
comme) fer de lance de la politique intérieure espagnole». «Il faut
nous traiter d¹égal à égal, nous respecter comme nous vous
respectons. Laissez tomber cette condescendance dont font montre
certains», a asséné le chef de la diplomatie.

Dans cette interview, Taieb Fassi Fihri s¹élève d¹autre part contre
l¹instrumentalisation de la justice espagnole dans l¹affaire du
Sahara, comme le montre la décision du juge Baltasar Garzon qui se
déclare compétent pour l¹instruction d¹une plainte pour
un 'prétendu' génocide au Sahara.
Ainsi, le choix de la visite du prince héritier d¹Espagne au Maroc
pour faire cette annonce démontre une «tentative de donner à ces
accusations la plus grande répercussion dans les médias», a relevé
Fassi Fihri. «Comme c¹est étrange de voir cette initiative rendue
publique, justement au moment où notre plan d¹<autonomie> pour le
Sahara était 'bien accueilli' aux Nations Unies», s¹indigne le
ministre.
«Nous avons attiré l¹attention des autorités espagnoles depuis
longtemps sur le risque d¹utilisation de la justice espagnole à des
fins politiques», de la part des ennemis de l¹<intégrité
territoriale> du Maroc, a encore dit le ministre.
«Aucune organisation ou institution des droits de l¹homme n¹a jamais
formulé une accusation de génocide contre le Maroc», a-t-il souligné
avant de relever que les plaignants ont remis au juge espagnol une
liste pour le 'prétendu' génocide dans laquelle figurent des
bourreaux qui n¹avaient que 12 ans au moment des faits qui leur sont
reprochés. C¹est tout dire», a conclu M. Taieb Fassi Fihri.

--------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/m._abbas_el_fassi/view

Abbas El Fassi : l'<occupation> de Ceuta et Melilla "porte atteinte"
à la paix dans la région


Rabat, 10/11/07-L'<occupation> des villes 'marocaines' de Ceuta et
Melilla par l'Espagne 'porte atteinte' à la paix dans la région, le
détroit de Gibraltar et la Méditerranée, ainsi qu'aux liens d'amitié
traditionnelle avec les pays arabes, a affirmé le Premier ministre,
M. Abbas El Fassi.

L'Espagne rejette la proposition marocaine visant à créer une
cellule de réflexion pour trouver une solution raisonnable à ce
différend, a rappelé M. El Fassi qui était, vendredi soir, l'invité
de l'émission "Bissaraha" (en toute franchise) de la chaîne
satellitaire "Al Arabiya".

Il a précisé que les partis politiques, la société civile et le
peuple marocains ont toujours abordé la question de
la 'récupération' de Ceuta et Melilla et leur 'retour' à la mère-
patrie et ce depuis l'indépendance.

"Nous disons à l'Espagne que la souveraineté marocaine n'est pas
négociable, mais nous sommes prêts à discuter toutes les autres
questions", a-t-il dit soulignant que tous les pays du monde ont
obtenu leur indépendance, à l'exception de la Palestine, d'Al Qods
et de Ceuta et Melilla, qui demeurent toujours sous 'occupation'.

Le Premier ministre a indiqué que l'Espagne ne veut absolument pas
ouvrir ce dossier, alors que le Maroc souhaite préserver de bonnes
relations d'amitié avec Madrid, ainsi que les relations économiques
et commerciales bilatérales.

Concernant la position européenne au sujet de la visite du Souverain
espagnol dans les villes 'occupées' de Ceuta et Melilla, M. Abbas El
Fassi a estimé que la déclaration officielle de l'Union européenne
(UE) était "neutre", rappelant que lorsque l'Espagne a adhéré à
l'UE, le Maroc a aussitôt émis une réserve à Bruxelles pour faire
savoir que l'adhésion de l'Espagne à l'Union ne signifie aucunement
une adhésion de Ceuta et Melilla, qui restent des
villes 'marocaines'.


Concernant la question du Sahara 'marocain', M. El Fassi a donné un
aperçu sur les différentes étapes franchies par ce dossier et sur
l'initiative marocaine d'<autonomie>, rappelant que les Etats
influents soutiennent cette initiative, notamment la France, les
Etats-Unis et l'Espagne.

L'Algérie, par contre, n'a apporté aucun début de solution pour
régler ce différend, a-t-il précisé.


M. El Fassi a, d'autre part, évoqué les dernières élections
législatives qui, a-t-il dit, n'ont été contestées par aucun parti
politique, indiquant qu'un consensus s'est dégagé pour affirmer que
ces élections ont été libres, transparentes et honnêtes et que
l'administration n'a pas intervenu dans le cours normal de
l'opération électorale.

Le Premier ministre a, par ailleurs, mis l'accent sur les grandes
priorités du nouveau gouvernement, citant notamment dans ce cadre la
bonne gouvernance, l'enseignement, les droits de l'Homme, la
justice, l'eau, l'emploi et l'agriculture.

Il a souligné que le Maroc jouit de la stabilité comme en témoignent
les hausses enregistrées ces dernières années au niveau des
investissements et du nombre de touristes étrangers.


Dernière modification 10/11/2007 13:00

---------------->
http://www.lopinion.ma/spip.php?article17367
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details57812.html

Abbas El Fassi, dans un entretien accordé à «Aujourd'hui le Maroc»:
La visite du roi Juan Carlos à Ceuta et Melilla est un "acte
inqualifiable"
"Avec Israël", l'Espagne est le "seul" pays qui rechigne encore à
tourner la page de l'occupation


Le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, a déclaré que la visite du
Roi Juan Carlos d'Espagne aux villes 'marocaines' 'spoliées' de
Ceuta et Melilla est un "acte inqualifiable".
Dans un entretien publié mercredi par le quotidien +Aujourd'hui le
Maroc+, M. El Fassi a qualifié d'anachronique le fait qu'Al Qods,
Ceuta et Melilla restent les 'seuls' territoires à continuer d'être
occupés par un pays étranger, précisant que l'Espagne est
aujourd'hui, avec Israël, "le seul pays qui rechigne encore à
tourner la page de l'occupation".

Lire en page 4 le texte intégral de cet entretien réalisé par notre
confrère M'hamed Hamrouch d'ALM.


ALM : En dépit de la vive protestation du gouvernement et de tout le
peuple marocain, le Roi d'Espagne Juan Carlos a maintenu sa visite à
Ceuta et Melilla. Que pensez-vous de cet acte ?
Abbas El Fassi : C'est un acte 'inqualifiable'. L'Espagne a encore
une fois prouvé qu'elle est nostalgique du colonialisme. Avec
Israël, l'Espagne est aujourd'hui le 'seul' pays qui rechigne encore
à tourner la page de l'occupation. Al Qods, Ceuta et Melilla restent
les 'seuls' territoires à continuer d'être occupés par un pays
étranger. C'est 'anachronique'. L'Europe a fait son autocritique à
la fin du 19ème siècle. Il y a eu des occupations de deux
continents, à savoir l'Afrique et l'Asie. A cela, il y avait deux
raisons: spolier des richesses et occuper des positions
stratégiques. Le 20ème siècle, lui, a été celui de la libération du
joug du colonialisme. De tous les pays d'Europe, il n'y a que
l'Espagne qui n'a pas compris que le temps du colonialisme est
révolu.

ALM : Avec la crise suscitée par le voyage du Roi Juan Carlos,
l'Espagne a montré qu'elle fait fi des sentiments du peuple marocain
qui aspire à 'recouvrer' la 'souveraineté marocaine' sur les
deux 'présides occupés'. Qu'est-ce qui explique l'ampleur de
cette 'provocation' ?
Abbas El Fassi : Gouvernement, partis politiques, députés,
conseillers, ONG, bref tout l'Etat marocain a exprimé un rejet
unanime et fort de la visite du Roi Juan Carlos. Il y a eu de
grandes manifestations à travers le Royaume pour marquer la
réprobation marocaine. Maintenant, nous devons poursuivre la
mobilisation avec la même force et le même élan patriotique.

ALM : Le gouvernement envisage-t-il d'autres mesures pour amener
Madrid à s'asseoir à la table des négociations ?
Abbas El Fassi : Nous allons présenter à l'Espagne un projet de
solution pour qu'elle ne perde pas la face. Une chose, cela étant,
est sûre : la souveraineté 'marocaine' sur Ceuta et Melilla <n'est
pas négociable>. En dehors de cette question, tout peut être discuté
autour d'une table.

ALM : Quels effets pourrait engendrer la visite du Roi espagnol sur
les relations entre Rabat et Madrid ?
Abbas El Fassi : La seule issue pour maintenir l'<amitié> entre le
Maroc et l'Espagne, et préserver la paix dans le bassin
méditerranéen, est que le voisin espagnol fasse un 'dernier effort'
pour ouvrir des négociations avec le Maroc et, par conséquent,
arrêter les modalités du 'retour' de Ceuta et Melilla dans la 'mère-
patrie'. D'ailleurs, c'est sur la base de cette 'amitié' que nous
avons ouvert des négociations pour que le Maroc 'recouvre' sa
souveraineté sur Tarfaya, Sidi Ifni et 'toutes les provinces du Sud'.


Le 7-11-2007
Par : M'Hamed Hamrouch

----------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/m._khalid_naciri_esp/view

Khalid Naciri espère que les Espagnols "mettront leur main dans la
nôtre pour dépasser la crise"


Rabat, 15/11/07- Le ministre de la Communication, Porte-parole du
gouvernement, M. Khalid Naciri, a émis le voeu que les
Espagnols "mettront leur main dans la nôtre pour dépasser la
crise", 'provoquée' par la visite du Roi Juan Carlos d'Espagne dans
les villes 'marocaines' 'occupées' de Ceuta et Melilla, soulignant
que les autorités espagnoles savent très bien que les Marocains
insistent sur la nécessité d'ouvrir un dialogue sur le devenir de
ces deux villes.

"Nos amis espagnols savent très bien que les Marocains insistent sur
la nécessité d'ouvrir un dialogue sur le devenir de Ceuta et
Melilla", a dit M. Naciri lors d'un point de presse, jeudi, à
l'issue du conseil de gouvernement.

En soulignant que "les relations maroco-espagnoles sont passées par
une crise", il a émis le vœu que "nos amis espagnols mettront leur
main dans la nôtre pour dépasser cette crise et privilégier nos
relations bilatérales".


Dernière modification 15/11/2007 15:40

---------------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite1/l_espagne_appelee_a/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/ArticlePrint.asp?id=457

L'Espagne appelée à discuter des modalités de "récupération" par le
Maroc de Ceuta et Melilla (Khalid Naciri)


Tripoli, 13/11/07-L'Espagne est appelée à répondre positivement à la
position marocaine suscitée par la visite du Roi Juan Carlos dans
les villes 'occupées' de Ceuta et Melilla en acceptant de s'asseoir
à la table des négociations pour discuter des modalités de
récupération par le Maroc des deux 'présides', a souligné le
ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, M.
Khalid Naciri.

Le Maroc et l'Espagne, qui sont liés par des relations solides et
jouissent de positions stratégiques aux niveaux africain et
européen, sont appelés, de par leurs importantes responsabilités, à
rechercher des voies civilisées pour trouver un règlement à la
question de Ceuta et Melilla, a ajouté M. Naciri, qui était l'invité
lundi soir de la chaîne de télévision libyenne dans son émission
hebdomadaire "Fi Al Mizane" consacrée aux 'présides occupés'.

La position du Maroc sur Ceuta et Melilla n'a pas changé depuis
l'indépendance du Royaume en 1956, a insisté le ministre, indiquant
que le Maroc continue à croire en la possibilité de la conclusion
d'un accord bilatéral entre "deux grands Etats civilisés jouissant
de la crédibilité et de la maturité qui leur permettent d'aller
ensemble de l'avant" .

Rabat et Madrid, qui ont d'importants liens de coopération dans les
domaines économique, commercial et sécuritaire et qui sont animés
d'une ferme volonté de consolider et de promouvoir davantage ces
relations, sont en mesure de discuter de la question de Ceuta et
Melilla d'une manière fraternelle et civilisée, a dit M. Naciri,
précisant que le Maroc pourrait recourir, en cas d'échec, à tous les
moyens juridiques appropriés, notamment aux Nations unies.

Le Maroc privilégie, pour règler cette affaire, engager une
discussion fraternelle de haut niveau entre deux Etats responsables
à travers des pourparlers bilatéraux devant aboutir à la fin de
l'<occupation> des deux villes, a expliqué le ministre, ajoutant que
si cela n'est pas possible, le Maroc a, naturellement, le droit de
recourir aux voies juridiques, dont les Nations unies.

Il a souligné que les Espagnols savent mieux que quiconque que la
visite du Souverain espagnol dans les deux 'présides occupés'
n'était pas normale, ajoutant que ce déplacement avait été décidée
d'un commun accord entre l'institution monarchique et le pouvoir
exécutif espagnols.

Le ministre a rappelé à cet égard que la dernière visite d'un
souverain espagnol dans les deux villes 'occupées' remonte à la fin
des années 1920 et que le Maroc avait déjà signifié, par divers
moyens, au roi Juan Carlos que sa visite 'provoquera' la colère et
la réprobation du Royaume.

Le facteur temps n'aura aucune influence sur le 'droit inaliénable'
du Maroc à 'récupérer' Ceuta et Melilla, dont l'<occupation> remonte
à une <ère coloniale révolue>, a souligné M. Naciri, estimant que
les tentatives espagnoles de consacrer le 'fait accompli colonial' à
Ceuta et Melilla ne peuvent altérer ce droit que le Maroc ne cessera
de revendiquer.

Le ministre a, par ailleurs, démenti les rumeurs selon lesquelles le
Maroc serait dans l'attente d'une solution de la question de
Gibraltar entre l'Espagne et la Grande Bretagne pour revendiquer la
récupération des deux cités 'occupées'.


Dernière modification 13/11/2007 16:58

------------->
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details57756.html

Naciri : «La finalité électoraliste n'est pas à exclure»


Pour le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement,
Khalid Naciri, l'enjeu électoraliste de la visite du Souverain
espagnol Juan Carlos à Ceuta et Melilla n'est pas à négliger.


ALM : Quelle analyse faites-vous de la visite du Roi d'Espagne Juan
Carlos aux 'présides occupés' Ceuta et Melilla?
Khalid Naciri : Le gouvernement s'est déjà exprimé solennellement
après que les médias espagnols aient rapporté cette nouvelle. La
tonalité fondamentale en est le rejet et la réprobation.
Nous étions en droit d'attendre une réaction positive de la partie
espagnole qui avait toute latitude à éliminer cette visite
inopportune afin de préserver et les sentiments du peuple marocain
et l'avenir d'une relation bilatérale solide. Le maintien de la
visite nous a choqués et nous n'avions d'autre possibilité que
d'exprimer notre grande colère par le rappel de notre ambassadeur
pour consultation.

Le gouvernement envisage-t-il d'autres mesures pour marquer
davantage sa réprobation ?
D'autres mesures ne sont pas à exclure même si nous souhaitons que
le gouvernement espagnol confortera la démarche marocaine de
préservation de l'amitié et de la coopération entre nos deux pays.
En tout cas, pour l'heure, la balle est dans le camp espagnol.

Que pensez-vous du timing de cette visite ?
Nous osons espérer que ce timing n'a pas délibérément choisi la date
du 6 novembre qui pour nous Marocains a une signification symbolique
et politique éminente.
La finalité électoraliste de cette visite n'est pas à exclure, et je
trouve que cette hypothèse est lamentable. Parce que faire de la
surenchère nationale au détriment d'une vision géopolitique sereine,
ce n'est pas de la haute politique.
Je regrette qu'aussi bien la droite que la gauche espagnole ait une
propension affirmée à flatter des 'sentiments nationalistes
obsolètes'. Parce que la présence espagnole à Ceuta et Melilla est
une 'incongruité coloniale'.


Le 5-11-2007
Par : M'Hamed Hamrouch

---------->
http://www.lopinion.ma/spip.php?article17349

Lettre de protestation des présidents des deux Chambres du Parlement
à l'ambassadeur d'Espagne au Maroc
Cessez de 'nuire' au Maroc!


Les présidents des Chambres des représentants et des conseillers,
MM. Mustapha Mansouri et Mustapha Oukacha, ont adressé, lundi, une
lettre de protestation à l'ambassadeur d'Espagne à Rabat, M. Luis
Planas, dans laquelle ils expriment "l'indignation" du Parlement
marocain de la visite du Roi Juan Carlos I-er d'Espagne dans
les 'présides occupés' de Ceuta et Melilla.
Cette lettre a été remise au diplomate espagnol lundi en fin d'après-
midi au siège de l'ambassade d'Espagne à Rabat par M. Fouad Ali El
Himma, président de la commission des Affaires étrangères, de la
Défense nationale et des Affaires islamiques à la chambre des
représentants, qui était accompagné de plusieurs présidents de
groupes et représentants d'organisations politiques et syndicales
dans les deux chambres.

Dans cette lettre, MM. Mansouri et Oukacha ont fait part de "leur
rejet et de leur profonde indignation des initiatives 'hostiles'
entreprises par l'Etat espagnol à travers la visite du Roi d'Espagne
dans les deux villes 'marocaines' 'occupées'".

Ils ont également exprimé "leur profonde irritation de cette
initiative 'provocatrice' qui dénote du peu de cas que font le
Souverain et le gouvernement espagnols des sentiments du peuple
marocain et de leur indifférence à l'égard des relations
privilégiées et historiques qui existent entre les deux pays
voisins".

Les présidents des deux Chambres ont appelé, en outre, "les
institutions constitutionnelles espagnoles à cesser de 'nuire' au
Maroc et à réviser leurs positions qui auront, sans nul doute, des
conséquences négatives sur les relations bilatérales, ainsi que sur
les intérêts communs des deux pays".

Dans leur lettre, MM. Mansouri et Oukacha ont affirmé que le peuple
marocain, "attaché à son intégrité territoriale totale, aspire à un
dialogue sérieux et urgent pour clore ce chapitre de décolonisation
de Ceuta et Melilla et des îles 'occupées', une démarche qu'ils
considèrent comme un prélude responsable à la poursuite et à la
consolidation des relations entre les deux pays et leur édification
sur des bases saines et solides, loin de calculs politiques
intérieurs et dont le socle doit être la coopération et le bon
voisinage".

Ils ont enfin appelé l'ambassadeur espagnol à transmettre au
gouvernement de son pays "l'inquiétude des représentants du peuple
marocain des développements pouvant découler de cette position".

Dans une déclaration à la presse, après la remise de cette lettre à
l'ambassadeur d'Espagne, Mme Latifa Bennani Smires, présidente du
groupe istiqlalien (majorité) et M. Mustapha Ramid, président du
groupe de la justice et du développement (opposition), ont exprimé
le rejet total de cette visite par l'ensemble des composantes du
peuple marocain.

Ils ont également exprimé l'opposition du Parlement marocain à
toutes les pratiques qui visent à faire perpétuer la colonisation
des deux villes spoliées, soulignant que de telles pratiques
n'auront aucun impact sur les sentiments patriotiques des marocains.


Edité le: mercredi 7 novembre 2007

--------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/maroc-espagne-presid6662/view

La Chambre des représentants tient une séance plénière lundi


Rabat, 04/11/07 - La Chambre des représentants tiendra, lundi, une
séance plénière consacrée à la visite que le Roi Juan Carlos
d'Espagne projette d'effectuer dans les 'présides' 'marocains'
o'ccupés' de Ceuta et Melilla.

Cette séance, qui débutera à 16H30, sera marquée par des
interventions du Premier ministre, des présidents de groupes
parlementaires et des représentants des formations politiques,
indique un communiqué de la Chambre des représentants..

Les membres du bureau et les présidents de groupes et de commissions
à la Chambre des conseillers tiendront, également lundi, une réunion
conjointe extraordinaire à la suite de l'annonce de la visite du Roi
Juan Carlos à Ceuta et Melilla, rappelle-t-on.


Dernière modification 04/11/2007 09:45

--------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite2/la_reunion_de_haut_n/view

La réunion de haut niveau entre le Maroc et l'Espagne n'est pas à
l'ordre du jour


Rabat, 03/11/07 - La tenue de la réunion de haut niveau, co-présidée
par les Premiers ministres des royaumes du Maroc et d'Espagne, n'est
pas à l'ordre du jour dans les circonstances actuelles, a déclaré
samedi le porte parole du ministère des Affaires étrangères et de la
Coopération.

Interrogé par le MAP sur l'opportunité de cet important rendez-vous
dans les relations entre les deux pays, le responsable marocain a
indiqué que "la programmation de cette réunion n'est pas à l'ordre
du jour dans les circonstances actuelles marquées par la visite
regrettable de SM le Roi d'Espagne, Juan carlos I-er dans les
villes 'spoliées' de Ceuta et Melilla".


Dernière modification 03/11/2007 15:09

--------------->
http://www.lopinion.ma/spip.php?article17312

Visite projetée du Roi d'Espagne aux villes "marocaines" "spoliées"
Ceuta et Melilla.
La "provocation"!


Le Premier ministre marocain monte au créneau, le gouvernement
rejette et réprouve la visite

Le Roi Juan Carlos d'Espagne compte effectuer, en début de semaine
prochaine, une visite aux villes 'spoliées' de Ceuta et Melilla, la
première depuis l'accession au trône du souverain espagnol.
L'information n'a pas manqué de provoquer l'ire, à juste titre
d'ailleurs, des autorités comme du peuple marocain du fait qu'elle
consacre la volonté de notre voisin du Nord à perpétuer
la 'colonisation' de ces deux villes que le Maroc revendique par
voies autres que belliqueuses afin de préserver des relations qu'il
veut 'privilégiées' avec l'Espagne. Mais notre voisin espagnol ne
semble pas l'entendre de cette oreille et procède par 'provocation à
visage découvert' en choisissant, pour accomplir ce forfait, une
date hautement significative pour notre pays et pour son 'intégrité
territoriale', celle commémorant la 'glorieuse' et historique Marche
Verte.

La décision des responsables ibériques est d'autant
plus 'irrespectueuse' des sentiments des Marocains qu'elle
intervient à un moment où nos voisins espagnols affichent
officiellement et ostensiblement une certaine « volonté » de donner
un coup de fouet à des relations bilatérales dont ils chantent par
ailleurs les louanges. La responsabilité de l'exécutif espagnol est
pleinement engagée dans cette affaire sachant qu'un voyage officiel
de la famille royale d'Espagne ne peut s'accomplir sans l'aval du
chef du gouvernement.

Dès qu'il a pris connaissance de cette visite, à travers la presse
espagnole, le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, est monté au
créneau jeudi pour exprimer au nom du gouvernement de SM le Roi, «
son étonnement, son profond regret et son refus de cette initiative
qui est de nature à influer sur les relations privilégiées existant
entre les deux pays amis ». Dans un communiqué diffusé par la MAP,
le Premier ministre espère « qu'il soit renoncé » à cette visite et
souligne que « le gouvernement marocain, en symbiose totale avec le
peuple marocain, rappelle que ces deux villes font
partie 'intégrante' du territoire du Royaume du Maroc et
leur 'retour' à la 'mère patrie' se fera à travers des 'négociations
directes' avec l'Espagne voisine, comme 'ce fut le cas' pour
Tarfaya, Sidi Ifni et le Sahara 'marocain' ».

« Le gouvernement de SM le Roi ne peut qu'exprimer son vif rejet et
sa nette réprobation de cette initiative regrettable, quels qu'en
soient les motivations et les objectifs », a déclaré pour sa part le
ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, M.
Khalid Naciri.

Lors d'un point de presse jeudi, à l'issue du conseil de
gouvernement, M. Khalid Naciri a indiqué que le Ministre des
affaires étrangères et de la coopération a tenu à informer le
conseil de gouvernement, réuni jeudi, sur ce qu'a rapporté, mercredi
et jeudi, la presse espagnole, concernant la visite que prévoit
d'effectuer le Roi Juan Carlos d'Espagne aux
villes 'marocaines' 'spoliées' de Ceuta et Melilla en début de
semaine prochaine.


Des « lignes rouges à ne pas franchir »

Le ministre de la Communication a en outre affirmé qu'il y a « des
lignes rouges se rapportant à l'intégrité territoriale du Maroc qui
ne doivent pas être franchies » et que « nos amis espagnols
devraient comprendre ».

Le ministre qui répondait aux questions des journalistes , a émis
l'espoir que la visite du Roi d'Espagne Juan Carlos aux
villes 'marocaines' 'spoliées' « n'aurait pas de conséquences
négatives sur les relations maroco-espagnoles ».

« Nous entendons, au niveau du gouvernement marocain, transmettre un
message clair et non codé. Nous considérons que les relations entre
les deux Royaumes sont fondamentales et nous oeuvrons à les
approfondir et à les promouvoir davantage », a souligné le ministre.

M. Naciri a, par ailleurs, estimé que l'unanimisme de la presse
espagnole autour de la visite du Roi Juan Carlos « est le pendant de
l'unanimité de la presse nationale au Maroc, toutes tendances
confondues ».

« La presse marocaine parle de cette voix dans le cadre d'une
extraordinaire liberté d'expression et d'une remarquable liberté de
ton », a relevé le ministre, soulignant que « tous les Marocains
sont d'accord pour dire que Ceuta et Melilla sont 'marocains' et
qu'il n'existe pas un seul Marocain pour penser le contraire ou pour
l'écrire ».

« Je constate que de l'autre côté du Détroit, on a souvent une
approche qui a besoin de se mettre à jour et on a besoin de
comprendre que le temps des approches 'coloniales' est
définitivement révolu et que la construction à laquelle nous croyons
beaucoup de cette amitié entre le Maroc et l'Espagne sera un élément
fondamental dans l'élaboration d'un environnement géostratégique de
stabilité dans la région méditerranéenne », a estimé M. Naciri.

« L'amitié entre le Maroc et l'Espagne qui s'est beaucoup renforcée
durant les dernières années et que nous considérons comme un choix
stratégique ne peut en aucun nous faire oublier qu'il y a un
différend de fond entre nous sur les villes de Ceuta et Melilla», a
noté le ministre.

Selon lui, le Maroc qui fait de la coopération bilatérale un axe
fondamental de sa politique étrangère rappelle que cette coopération
est un élément essentiel pour garantir la sécurité dans la région
méditerranéenne.

Pour le ministre, cela implique l'adhésion à un règlement
intelligent de ce conflit territorial qui prend en compte les
intérêts légitimes des deux pays dans le dialogue et la concertation.


Edité le: samedi 3 novembre 2007

--------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=22936

Une visite impromptue dans un cadre bilatéral pourtant globalement
positif
Les milieux "coloniaux" et conservateurs ont-ils eu raison de la
résistance de Juan Carlos?


Alors que SM le Roi Mohammed VI offrait, mardi à Marrakech, un dîner
en l'honneur de SAR le Prince héritier d'Espagne, Felipe de Bourbon,
et de son épouse la Princesse des Asturies, Letizia Ortiz, le Roi
Juan Carlos défrayait la chronique au Nord comme au Sud du Détroit
par sa décision de se rendre, en début de semaine, en visite
officielle aux villes 'marocaines' 'spoliées' de Ceuta et Melilla.
Selon toutes les composantes de la société marocaine, cette visite
est inadmissible, mais aussi surprenante dans la mesure où elle
intervient dans un contexte où les relations bilatérales entre les
deux pays voisins ont pris une allure rassurante et ascendante
depuis l'avènement du gouvernement de José Luis Zapatero.

Quel message veut-on véhiculer du côté espagnol par le biais de
cette initiative ? La question est d'autant plus légitime, qu'il
s'agit certainement d'un acte politique.
Le gouvernement marocain en est conscient et a sur le champ
exprimé «son vif rejet et sa nette réprobation de cette initiative
regrettable, quels qu'en soient les motivations et les objectifs».
Les propos de Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-
parole du gouvernement, sont sans appel. «Il y a des lignes rouges
se rapportant à l<'intégrité territoriale> du Maroc qui ne doivent
pas être franchies et que nos amis espagnols devraient comprendre».
Toutes les tendances politiques marocaines se sont dépêchées dans un
cadre unanime à dénoncer tout ce qui 'porte atteinte' aux 'droits'
du peuple marocain en sa 'souveraineté' sur ces deux 'présides' et
des autres îlots. L'idée marocaine de mûrir une 'réflexion' sérieuse
à travers un débat global n'ayant pas été mise dans son contexte.


Les milieux 'coloniaux' et conservateurs arriveront-ils à vaincre la
résistance de Juan Carlos?

Membre du conseil national de l'Union socialiste des forces
populaires (USFP), Mohamed Lakhssassi a estimé qu'il s'agit
d'une 'provocation' politique et géopolitique dans un contexte
marqué par des relations d'amitié croissantes et positives. «Nous
sommes conscients, dit-il, des pressions dont fait l'objet le Roi
Juan Carlos depuis un certain temps de la part des milieux coloniaux
et conservateurs, et nous savons que jusqu'ici, il a toujours
résisté aux manœuvres de certaines sphères de la droite et de
l'armée espagnoles».
M. Lakhssassi a rappelé dans cet ordre d'idées, la position des
partis de la Koutla prise en 1996, lors de la célébration par
l'Espagne du 500 anniversaire de la 'colonisation' de Ceuta et
Melilla. Il a ainsi poursuivi que les partis démocratiques et
nationaux doivent appeler les citoyens espagnols à ne pas adhérer à
ces 'gesticulations' des milieux coloniaux espagnols.

De son côté, Moulay Ismaïl Alaoui, secrétaire général du Parti du
progrès et du socialisme (PPS) a estimé que cette visite est
incompréhensible notamment dans les circonstances actuelles où
l'amitié entre les deux Etats est à un stade assez satisfaisant. Il
n'a pas manqué également de qualifier cette décision inattendue
de 'provocation' du sentiment national du peuple marocain. «Elle ne
repose sur aucun fondement politique et du coup, c'est un déni des
efforts déployés jusqu'ici pour rapprocher les deux Etats et les
deux peuples», fait-il remarquer.
Ce genre d'acte politique n'aura jamais qu'une réplique populaire
adéquate, telle celle qu'a rencontrée le grand-père du Roi Juan
Carlos Alphonse vers 1929, lorsqu'il entreprit une visite similaire,
a renchéri Smail Alaoui.

Pour sa part, Mohamed Moujahid, secrétaire général du Parti
socialiste unifié (PSU), a tenu à dénoncer cet acte politique
incompréhensible, car portant atteinte aux sentiments nationaux de
trente millions de citoyens marocains. «Cette visite constitue
une 'fausse note' dans les relations amicales entre les deux pays
qui ne cessent depuis un bon bout de temps de croître dans un climat
de respect mutuel», note-t-il, ajoutant que cette visite «n'aidera
aucunement les deux Etats à résoudre politiquement ce dossier qui
n'a que trop duré».
Toutes les composantes du paysage politique sont d'ailleurs unanimes
à souligner qu'il est temps d'aborder sérieusement le dossier des
présides occupés.


Nouri Zyad

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. RELAIS EXTERIEURES DU MAKHZEN
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=358
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/ArticlePrint.asp?id=358

Ceuta et Melilla
L'OCI réaffirme son soutien total au Maroc

Publié le : 13.11.2007 | 07h34


L'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) a réaffirmé lundi
son "soutien total" au Maroc pour la 'récupération' de ses deux
villes 'spoliées' de Ceuta et Melilla.

Dans un communiqué publié sur son site électronique, l'organisation
appelle le gouvernement espagnol, partant de ses relations
historiques avec le monde islamique, à "œuvrer pour un règlement de
cette question par les moyens diplomatiques".

L'OCI dit "suivre avec grand intérêt les derniers développements des
relations maroco-espagnoles" à la suite de la visite effectuée
récemment par le roi d'Espagne Juan Carlos 1er aux 'présides
occupés'.


Par MAP

---------------->
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/la_ligue_arabe_expri/vie
w
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-details57900.html

La ligue arabe exprime son "soutien total" aux droits "légitimes" du
Maroc sur Ceuta et Melilla


Le Caire, 08/11/07- La ligue des Etats arabes a exprimé son "soutien
total" aux revendications du Maroc concernant le respect de
ses 'droits' "légitimes" sur les deux villes 'occupées' de Ceuta et
Melilla.

Dans un communiqué publié jeudi, le Secrétariat général de la ligue
rappelle les recommandations issues du conseil à ce sujet,
particulièrement la résolution no 3234 datant du 26 avril 1975 qui
stipule que cette question doit "être réglée par le dialogue, les
voies diplomatiques et pacifiques, dans le cadre des relations entre
les deux pays (Le Maroc et l'Espagne) et des dispositions du traité
d'amitié et du bon voisinage présidant aux relations bilatérales et
dans l'intérêt des deux pays voisins et des relations historiques
entre l'Espagne et le monde arabe".

Selon le communiqué, la ligue "suit de très près les derniers
développements des relations maroco-espagnoles au sujet de la
question des villes 'marocaines' de Ceuta et Melilla
sous 'occupation' espagnole".


Dernière modification 08/11/2007 12:25

--------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/ArticlePrint.asp?id=1156

Monde islamique
L'occupation étrangère entrave l'édification de la société de savoir

Publié le : 22.11.2007 | 07h32

Abdulaziz Othman Altwaijri, directeur général de l'Organisation
islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (Isesco) a
estimé que l'occupation étrangère se trouve en première ligne des
défis qui entravent la marche du monde islamique vers l'édification
de la société du savoir, du développement et de la prospérité,
citant à ce propos l'occupation espagnole des deux
villes 'marocaines' Ceuta et Melilla et des îles méditerranéennes.

A l'ouverture de la cinquième Conférence islamique des ministres de
la culture, qui a démarré ses travaux mercredi dans la capitale
libyenne Tripoli, le Directeur général de l'Isesco a rappelé que la
ville de Ceuta est la ville du Cadi Ayyad, du voyageur Ibn Rochaïd,
du géographe Ach-charif Al-Idrissi et d'autres figures de la culture
islamique, qui se sont illustrés durant l'ère la plus glorieuse de
l'histoire islamique.

Evoquant l'occupation étrangère de certaines parties du monde
islamique, M. Altwaijri a signalé l'occupation de territoires en
Palestine, au Liban, en Syrie et en Irak, estimant que l'occupation
étrangère dans ce dernier pays est aujourd'hui le plus grand
problème entravant sa stabilité, l'intégrité de son territoire et
l'unité de ses ethnies et communautés.

L'occupation israélienne des territoires palestiniens constitue un
défi au droit international, une spoliation des droits du peuple
palestinien et une menace permanente à la sécurité et la stabilité
mondiales, a-t-il ajouté.

Le directeur général de l'Isesco a souligné à cet égard que le
prestigieux patrimoine culturel et civilisationnel en Irak et en
Palestine est menacé dans son existence même par les politiques
colonialistes racistes, sans parler des défis que posent la
pauvreté, le chômage et les entraves au développement humain durable
et qui influent négativement sur l'action culturelle et en limitent
l'efficacité et les bienfaits sociaux.

Dans ce sens, il a réclamé la restitution des trésors du patrimoine
arabo-islamique spoliés par clés colonisateurs pendant leur
occupation d'un grand nombre de pays musulmans.


L'Isesco avait dénoncé la visite du Roi d'Espagne aux deux
villes 'marocaines' 'occupées' de Ceuta et Melilla, estimant que
l'Espagne perdait beaucoup en ignorant les 'droits légitimes' du
Maroc à 'récupére'r 'ses' deux villes et les îles méditerranéennes.

"L'Espagne, en ignorant les revendications 'légitimes' du peuple
marocain quant à la 'récupération' des deux villes 'marocaines'
Ceuta et Melilla et les îles méditerranéennes, nuit à sa propre
réputation d'initiateur du projet d'Alliance des civilisations et
continue d'agir en 'colonisateur', une mentalité d'un autre âge qui
va à l'encontre des droits de l'homme, du droit international et de
la Charte des Nations unies", avait indiqué M. Altwaijri à ce
sujet.


Par MAP

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.4. RÉACTIONS EN ESPAGNE
http://www.aujourdhui.ma/nation-details58053.html

Moratinos souhaite un retour rapide de l'ambassadeur du Maroc à
Madrid


Le chef de la diplomatie espagnole souhaite un retour le plus tôt
possible de Omar Azzimane, ambassadeur du Maroc en Espagne à son
poste.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel
Moratinos, a déclaré jeudi souhaiter un retour «le plus tôt
possible» de l'ambassadeur du Maroc en Espagne, rappelé pour
consultation début novembre, quelques jours avant la visite du roi
d'Espagne  dans les deux 'présides occupés' Ceuta et Melilla. «Nous
aimerions qu'il revienne le plus tôt possible mais c'est au
gouvernement marocain d'en décider», a déclaré M. Moratinos lors
d'une conférence à Madrid. Le 2 novembre, SM le Roi du Maroc
Mohammed VI avait rappelé pour consultation pour «une période
indéterminée», Omar Azzimane, ambassadeur du Maroc en Espagne. Et
ce, quelques jours avant la visite controversée du roi Juan Carlos
et de son épouse Sofia aux deux 'présides occupés', Ceuta et
Melilla.

«Nous ne comprenons pas pourquoi, le Maroc a rappelé son ambassadeur
pour  consultation», a affirmé M. Moratinos, estimant que «dans les
moments de  crise, il faut garder une capacité de médiation».  «Nous
savions tous que cette visite, programmée par le gouvernement
socialiste espagnol, allait susciter une réaction au Maroc, j'assume
cette responsabilité», a toutefois reconnu le ministre.  Mais malgré
cette crise, «il est important d'avoir la meilleure relation
possible avec le Maroc», a ajouté M. Moratinos. «C'est notre voisin
du Sud le plus proche et nous devons construire ensemble l'avenir,
nous n'avons pas le choix», a-t-il souligné. «Nous parviendrons à
renforcer une amitié déjà très profonde entre l'Espagne et le Maroc,
avec des intérêts économiques, humains et culturels communs, alors
qu'avant il n'y avait rien», a assuré M. Moratinos.


Le 16-11-2007

------------->
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67742

La crise maroco-espagnole vue par la presse et les conservateurs
espagnols : Le chaud et le froid (11/11/2007)


Plusieurs journaux conservateurs, notamment le quotidien ABC,
attaquaient lundi durement le ministre espagnol des Affaires
étrangères, Angel Moratinos sur ce dossier, ainsi que sur sa gestion
de la crise avec le Maroc sur la visite du roi Juan Carlos dans les
les villes 'marocaines' 'occupées', Ceuta et Melilla.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel
Moratinos, a déclaré mardi à Lisbonne, où il participait à une
réunion ministérielle avec l¹Union du Maghreb arabe (UMA) que
l¹Espagne «veut maintenir les meilleures relations avec le Maroc.
Nous espérons pouvoir continuer à travailler ensemble. Les liens
entre le Maroc et l¹Espagne sont solides. Nous espérons que cela
nous permettra de maintenir une relation normale.» Moratinos s¹était
entretenu avec son homologue marocain, Fasi Fihri, qui lui avait
manifesté sa «préoccupation» au sujet de cette visite royale à Ceuta
et Melilla. La «divergence» entre l¹Espagne et le Maroc sur le
dossier ne doit pas affecter «l¹ensemble de la relation» entre les
deux pays, a estimé mardi le secrétaire d¹Etat espagnol aux Affaires
étrangères, Bernardino León

* Le président du parti populaire Mariano Rajoy a affirmé que le Roi
a parfaitement raison de visiter Ceuta et Melilla qui, selon lui,
font «partie du territoire espagnol». Le Maroc sait ajoute t-il que
Ceuta et Melilla font depuis des siècles 'partie intégrante' de
l¹unité nationale.
«La coïncidence de cette visite avec l¹anniversaire de la marche
verte relève de la pure coïncidence»
Rajoy a souligné que «Ceuta et Melilla sont espagnoles et cela est
très clair et ne se discute pas.»

D¹autre part, le secretaire d¹Etat pour l¹Union européenne Alberto
Navarro a confié à l¹agence EFE que la crise, dans les rapports
hispano-marocains, induite par la visite du Roi Juan Carlos à Ceuta
et Melilla sera passagère et a souligné que le Maroc dépend plus de
l¹UE que l¹Espagne n¹en dépend.
À l¹issue d¹une réunion tenue à Seville avec Gaspar Zarrias,
conseiller andalou de la présidence, Navarro a déclaré souhaiter que
la situation diplomatique avec le Maroc se décante rapidement et a
souligné la relation préviligiée de ce dernier avec l¹Union
européenne et l¹Espagne.

Zarrias a de son côoté assuré et déclaré «que ce pays représente
pour l¹Andalousie un objectif prioritaire en matière de
coopération». Il a aussi confirmé la mise en place d¹un plan pour le
développement de programmes de coopération pour la période 2008 -
2013
Il a signalé en outre qu¹aucun changement défavorable au Maroc
n¹interviendra dans les relations qu¹entertient l¹Andalousie avec ce
pays sur le plan de la politique de l¹immigration et à assuré de la
poursuite de la coopération policières et sécuritaire à ce niveau

* Une depêche de l¹agence EFE relate l¹arrivée à Rabat de la
commissaire européenne aux relations extérieurs, Benita Ferrero-
Waldner, en pleine polémique entre le Maroc et l¹Espagne pour
s¹entretenir avec les responsables marocains de l¹état des relations
entre l¹UE et le Maroc. Lors de sa visite à Rabat, Ferrero-Waldner a
réaffirmé le souhait du Maroc de voir ses relations avec l¹Union
évoluer vers un statut plus avancé. et a annoncé que le Maroc
recevra au titre de l¹exercice 2007 un total de 190 millions d¹euros
des caisses de l¹UE, dont 28 millions provenant d¹un fond spécial du
plan action UE-Maroc.
Selon la même depêche d¹EFE un groupe de parlementaires européens
aurait prévenu que la polémique avec l¹Espagne pourrait aboutir à
une révision des relations avec l¹Union européenne.


Des dessous électoralistes

Selon certains milieux conservateurs en Espagne la visite du Roi
Juan Carlos aux 'présides' de Ceuta et Melilla relève de calculs
politiciens et serait de nature à donner un serieux coup de pouce au
PSEO à l¹approche des prochaines législatives. Zappatero aurait
réussi là ou Aznar avait échoué: une visite du Roi aux 'présides',
la première du genre depuis 1927.

C¹est ainsi que le porte-parole de la commission des affaires
extérieures du Parti populaire, Gustavo de Aristegui, qui se
trouvait au Koweit au moment de la visite du souverain espagnol aux
présides sous occupation espagnole, a déclaré que le gouvernement
que préside José Luis Zappatero a commis une grossière erreur en
faisant coïncider cette visite avec le 32e anniversaire de la marche
verte.
Aristegui a par la suite ajouté «qu¹il est important de respecter le
sentiment du Maroc et des Marocains sur le question de Ceuta et
Melilla». Cette position ne fera pas oublier qu¹Aznar avait mis les
mains et les pieds, durant son mandat en tant que chef du
gouvernement, pour convaincre le roi d¹Espagne à visiter les deux
villes 'marocaines' encore 'occupées'.
Sur un autre registre, mais toujours en rapport avec la tension qui
prévaut entre Rabat et Madrid, il a déclaré que la décision du juge
Baltazar Garzon d¹accepter d¹ouvrir une enquête sur de supposées
exactions commises par des officiels marocains au Sahara était de
nature à compliquer d¹avantage les relations maroco-espagnoles et
s¹est inquiété pour l¹avenir des quelques 1200 entreprises
espagnoles installées au Maroc.


Synthèse de depêches d¹agences

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.5. LE CHEVAL DE TROIE MAKHZENIEN EN ESPAGNE
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/ArticlePrint.asp?id=352

Les MRE aux Canaries condamnent la visite du roi Juan Carlos

Publié le : 13.11.2007 | 06h44

Les membres de la Communauté marocaine établie aux Iles Canaries ont
dénoncé la visite effectuée, les 5 et 6 novembre, par le Roi
d'Espagne Juan Carlos et la reine Sofia aux 'présides spoliés' de
Ceuta et Melilla.

Dans une lettre adressée au consulat général du Royaume du Maroc à
Las Palmas et dont la MAP a eu copie, les Marocains résidant dans
l'archipel des Canaries, tout en condamnant la visite des souverains
espagnols aux deux villes marocaines, expriment leur mobilisation
derrière SM le Roi Mohammed VI pour la défense de l'unité
territoriale du Royaume et le 'retour' à la mère patrie
des 'présides occupés'.


Par MAP

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.5. LE MAKHZEN TENTE DE DECLENCHER L'HYSTERIE
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=16101

Villes "marocaines" "spoliées" Ceuta et Melilla
La Ligue des "sahraouis marocains" en Europe condamne la visite du
roi d'Espagne

Publié le : 11.11.2007 | 07h56


La Ligue des sahraouis marocains en Europe a condamné la visite
effectuée récemment par le roi d'Espagne Juan Carlos aux
villes 'marocaines' 'spoliées' Ceuta et Melilla qualifiant ce
déplacement de "regrettable, inacceptable et d'offense aux
sentiments des Marocains".

Dans un communiqué publié à Paris dont copie est parvenue samedi à
la MAP, la ligue a souligné la nécessité de régler ce dossier par
voix pacifique eu égard aux considérations de voisinage et aux
relations historiques qui lient les deux pays, rappelant que
le "Maroc n'a cessé d'évoquer la question de ces deux présides avec
l'Espagne".

La demande du Maroc concernant la 'récupération' des villes de Ceuta
et Melilla et les îles avoisinantes s'est toujours inscrite dans une
vision d'avenir à même de permettre au Maroc et à l'Espagne de faire
face aux défis de la future étape au sein d'un espace méditerranéen
unifié.


| MAP

----------------->
http://www.leconomiste.com/article.html?r=45

Ceuta et Melilla: Les dernières "colonies"

Par Mouna Hachim, écrivain-chercheur


Mouna Hachim est universitaire, titulaire d'un DEA en littérature
comparée à la faculté des lettres de Ben M'Sick Sidi Othmane. Depuis
1992, elle a éprouvé sa plume dans les métiers de la communication
(en tant que concepteur-rédacteur) et dans la presse écrite, comme
journaliste et secrétaire générale de la rédaction dans de
nombreuses publications nationales. Passionnée d'histoire, captivée
par notre richesse patrimoniale, elle a décidé de se vouer à la
recherche et à l'écriture, avec à la clef, un roman, «Les Enfants de
la Chaouia», paru en janvier 2004.  Une saga familiale couvrant un
siècle de l'histoire de Casablanca et de son arrière-pays. En
février 2007, elle récidive avec un travail d'érudition,
le «Dictionnaire des noms de famille du Maroc» qui donne à lire des
pans essentiels à la compréhension de l'histoire du Maroc sous le
prisme de la patronymie.


En logique aristotélicienne, on peut présenter les faits par un
syllogisme: Ceuta et Melilla sont en Afrique. Or, l'Espagne n'est
pas en Afrique. 'Donc' Ceuta et Melilla ne sont pas espagnoles.
[NOTE: MAIS OUI... L'ESPAGNE EST EN EUROPE... AUSSI COMME ELLE EST
EN AFRIQUE, TOUT COMME L'EGYPTE EST EN AFRIQUE ET EN ASIE..., LA
TURQUIE EN EUROPE ET ASIE...]
Loin de toute philosophie scolastique cette fois, sur le plan
strictement géographique, même un enfant, en cherchant bien sur une
mappemonde, fixera Ceuta et Melilla sur la côte nord du Maroc.
[NOTE: OU MAROC AU SUD DU TERRITOIRE ESPAGNOL...]
D'où la question: mais que vient donc faire l'Espagne sur le
continent africain en ce XXIe siècle?
Entre alors en action un bref précis d'histoire pour nous éclairer
sur cette survivance 'anachronique' de 'colonies' en Afrique,
vestiges d'un empire 'expansionniste' datant du temps de la
Reconquista, en 'contradiction totale' avec les principes
universels, brandis à l'ère moderne, sur la liberté des peuples et
la souveraineté des nations.
[NOTE: CES TERRITOIRES FURENT ESPAGNOLS AVANT QUE MOHAMED ÉCRIT LE
CORAN... ILS FURENT ENVAHIS PAR LES ARABES ET APRÈS RÉCUPÉRÉS PAR
L'ESPGNE]
Nous aurions pu démarrer notre histoire avec la genèse du problème,
depuis l'occupation ibérique au XVe siècle, mais pourquoi nous
priver de cette plongée révélatrice aux sources de l'histoire.

Osons même pénétrer au fond des âges, du temps où la réalité se
mêlait à la fable… Ceuta nous dira alors la légende tire son nom de
Sebt, fils de Kouch, fils de Ham, fils de Noé, ainsi que le relate
l'historien Zayani dans son «Torjmana al-Kobra». D'autres y voient
un dérivé du grec «Septem Fratres», les Sept frères, en référence
aux sept collines qui entourent la cité et dont l'une des plus
célèbres est le Jbel Moussa.
Domaine de la nymphe Calypso, fille d'Atlas, reine de la mystérieuse
île d'Ogygie dont d'autres cités revendiquent la paternité, Sebta
aurait accueilli pendant sept années, Ulysse après son naufrage,
comme le raconte Homère dans son «Odyssée».
Après ce petit périple dans la mythologie, entrons maintenant dans
l'histoire de la cité antique à l'emplacement stratégique. Ses
habitants autochtones sont les Berbères Ghomara dont le nom peut
être apparenté à celui des peuples Moroi des Grecs résidant le Maroc
depuis la plus Haute Antiquité.
Sédentaires d'origine Masmouda, les Ghomara peuplaient un territoire
vaste qui couvrait dans un premier temps tout le Rif, pour s'étendre
le long de la côte méditerranéenne, de la Moulouya jusqu'à
l'Atlantique; et de là, descendait jusqu'à avoisiner l'actuelle
Chaouia, près de leurs frères Berghwata.
Le territoire des Ghomara couvrait de ce fait plusieurs tribus,
comme les Beni Hamid, Mtiwa, Beni Nal, Ghzaoua, Beni Zeroual,
Majkasa, Béni Hassan… Sans oublier les villes nombreuses qui y
fleurissaient telles que Ghssassa, Nekkour, Badis, Tiguissas,
Tétouan, Tanger, Ksar Kebir... Ceuta et Melilla.

Avec l'avancée des «envahisseurs barbares», Ceuta, de par sa
position stratégique, devient la cible en 429 des germaniques
orientaux Vandales, refoulés qu'ils étaient par les non moins
germaniques Goths d'Espagne qui sonnent tous le glas pour l'Empire
romain d'Occident.
Les Vandales apportent avec eux notamment, l'hérésie chrétienne
arianiste adoptée par les Berbères, transformée en révolte locale
contre la mainmise impériale de Rome. Mais fidèles à leur
réputation, les Vandales mènent une politique d'extorsion des terres
et de pillages. Ils ne daignent pas se mélanger avec les autochtones
qui leur livrent de farouches combats jusqu'à condamner
définitivement leur existence.
Au milieu du VIe siècle arrivent les Roums ou Byzantin, maîtres de
l'Empire romain d'Orient, chantres de l'orthodoxie chrétienne à la
mode de Byzance. Ceuta est alors donnée à un gouverneur berbère
nommé Ilyan ou Julian (le comte Julien de l'historiographie
chrétienne) qui gouvernait aussi Tanger, soit les deux derniers
bastions byzantins au Maroc avant l'Islam.
La tradition et les chroniques anciennes rapportent que cet exarque
berbère, d'obédience chrétienne, avait facilité en 711 l'entrée en
Andalousie, alors sous domination wisigothe, des troupes arabo-
berbères, sous le commandement de Tariq Ibn Ziyad. La légende,
perpétuée par les récits romanesques d'un Alexandre Dumas, poursuit
que Julian l'aurait fait pour venger l'honneur de sa fille Florinda,
déshonorée par Roderic, roi des Goths à Tolède.
Des historiens modernes comme l'Espagnol Pedro Chalmeta soutiennent
les théories d'aide à la Conquête d'Espagne par les chefs berbères
autochtones dont Julian. Les musulmans sont arrivés eux-mêmes au
Maroc, «Occident le plus extrême», avec des Berbères dits Orientaux
du grand groupe Zenata. Premiers islamisés parmi les Berbères, issus
initialement du désert égyptien, de Libye ou de Tunisie, un des
leurs est Tariq Ibn Ziyad, de la tribu Nefzaoua, affranchi du
gouverneur omeyyade Moussa Ibn Noussair et vainqueur des Wisigoths
d'Espagne.
Avec l'avènement des premières troupes musulmanes, les autochtones
Ghomara adoptent l'Islam. Ils s'illustrent sous le règne des
Omeyyades par l'adoption de quelques schismes, interprétés comme une
révolte contre l'oppression, notamment fiscale des gouverneurs.

Au début du règne des Idrissides, fondateurs en 788 du premier
royaume du Maroc musulman, Qassem, petit-fils de l'Oriental Idris et
de Kenza la Berbère, reçoit une principauté en apanage, comme ses
onze frères en 828 à la mort de leur père. Son territoire englobe
Ceuta, Tanger, Tétouan, Hajar Nesr, le pays Masmouda et Basra, comme
l'indiquent de nombreux chroniqueurs dont Ibn Abi Zar' dans
son «Rawd al-Qirtàs» au XIIIe siècle.

En butte à des rivalités internes et aux visées expansionnistes des
Fatimides chiites de Tunisie et des Omeyyades d'Andalousie; le
royaume idrisside, morcelé, peine à résister. Comme ailleurs dans le
Royaume, Ceuta devient une possession omeyyade [NOTE: DONC,
ESPAGNOLE]. Elle revient en 1010 aux Hammoudides idrissides dont
l'un des plus doctes représentants est le grand géographe El-Idrissi.

Mettant peu de temps après fin au règne des roitelets des
principautés, les Berbères sahariens almoravides ne tardent pas à
unifier l'Empire, succédés par les Almohades puis par les Mérinides.
Ceuta, ville-escale, jouissant d'une position privilégiée aux portes
de la Méditerranée, est alors un port maritime florissant et une
étape commerciale d'envergure, fréquentée par des navires en
provenance de Gênes, de Venise, de Marseille... Nourrie de ses
contacts avec l'Andalousie voisine et avec l'Orient musulman, la
ville joue un rôle prééminent sur le plan intellectuel et
civilisationnel, avec ses monuments, ses mystiques et ses érudits.

Mais lancés dans la mouvance de la Reconquista, les Portugais
donnent le point de départ de l'expansion 'coloniale' en Afrique. En
1415, ils 'attaquent' Ceuta, réputée inexpugnable avec une armée de
cinquante mille hommes et de deux cents navires menée par le roi de
Portugal Jean Ier. Dans la même lancée, les Portugais prennent Ksar
Sghir en 1458, Anfa en 1468, Asilah et Tanger en 1471, Agadir en
1505, Mazagan (El Jadida) en 1506, Safi en 1507, Agadir en 1508… Les
Espagnols 'occupent' Melilla en 1497 et l'île voisine de Badis en
1508.

Face à cette 'agression 'teintée d'esprit de croisade, le Maroc
assiste à l'éclosion d'un nombre considérable de confréries de la
mouvance Jazouliya, prônant la guerre sainte et se montrant
d'inconditionnelles alliées des Saâdiens, libérateurs des Portugais
sur les côtes du Souss.
En 1578, la victorieuse Bataille de Oued el-Makhazine, dite Bataille
des Trois Rois, est un désastre pour le Portugal, puissance
coloniale sur le plan mondial. La mort de Dan Sebastien à Ksar el-
Kebir provoque de graves conséquences sur la couronne et une crise
de succession qui aboutit à l'<occupation> par l'Espagne du royaume
de Portugal, l'intronisation de Philippe II d'Espagne et l'annexion
des possessions portugaises. Ceuta se trouve ainsi aux mains
espagnoles deux ans plus tard.

Les populations musulmanes de la cité, 'persécutées et chassées par
les Ibères', prennent le chemin de l'exil ainsi que le témoignent
les mémoires de familles renommées comme les Mseffer, les Hassar ou
les Sebti à proprement parler. Progressivement, toute trace de
civilisation musulmane est détruite et effacée. Adieu donc mosquées,
zaouïas, bains, medersas et palais médiévaux!

Malgré les différentes tentatives autant mystico-guerrières des
Moujahids du XVIe siècle sous la direction des chefs locaux
Aroussiyin qui organisent le premier siège de Ceuta en 1418; malgré
les combats militaires livrés notamment par le sultan alaouite
Moulay Ismaïl ('libérateur' par ailleurs de Tanger, de Larache et de
Mehdiya) et son siège de Ceuta de vingt-sept ans; malgré les
pourparlers diplomatiques et les réclamations de souveraineté de
l'ère moderne, Ceuta, Melilla et les îles voisines vivent encore à
l'heure des 'colonies'.


Globalement, ce qui est valable pour Ceuta l'est pour Melilla dans
le Rif oriental. Son nom lui-même découle du berbère Amel désignant
la couleur blanche. Il entre dans la composition d'autres toponymes
comme la ville de Béni Mellal en pays Tadla, la ville d'Aït Melloul
dans le Souss ou la source de Tit Mellil à Casablanca.
Melilla, la Blanche berbère, fortifiée par les Phéniciens sous le
nom de Rusadir vécut pendant un moment sous la férule de l'Empire
romain puis byzantin, avant la conquête omeyyade vers la fin du VIIe
siècle.

Sous le règne des Idrissides sous tutelle omeyyade [NOTE: DONC,
ESPAGNOLE], la ville essuie les attaques des Vickings qui
l'incendient en 859. Florissante sous le règne des Almoravides, des
Almohades et des Mérinides, Melilla reçoit entre autres familles
chassées d'Espagne les Ben Lahmar, princes de Grenade. Elle produit
elle-même d'éminents lettrés en la personne notamment des membres de
la famille Ben Bettan Sanhaji qui auraient des ramifications à Fès
avec la branche des Mlili. Les Oulad Hajj Mlili sont par ailleurs
renommés dans l'Oriental depuis que leur ancêtre s'était établi,
depuis Melilla, chez les Kebdana près de Nador en 1496. C'est une
année plus tard que la ville est 'occupée' par les Espagnols.


Comment clore l'histoire de Ceuta et de Melilla sans mentionner les
îles des eaux territoriales marocaines sous 'occupation'. Citons à
ce titre, l'île de Nekour qui tient son nom d'une rivière, d'un
royaume et d'une ville médiévale du même nom. Le rocher est baptisé
depuis son occupation en 1673 par les Espagnols Peñón de Alhucemas,
du nom de la célèbre ville marocaine qui lui fait face, à 300 mètres
de sa côte.

La presqu'île de Badis est quant à elle rebaptisée Vélez de la
Gomera depuis son 'occupation' en 1564. Il s'agit d'une déformation
de Badis Ghomara, du nom de la ville médiévale florissante de Badis
peuplé par les Ghomara, reliée à l'île par une allée de sable
attaquée plusieurs fois par les Espagnols depuis 1566, aujourd'hui
disparue.

Les îles Chafarines, 'occupées' en 1848, avec quelques reprises,
sont devenues Chafarinas.

Quant à l'Île de Perejil, elle n'est autre que ce fameux Perejil,
monté au nez du gouvernement 'populiste' de José Maria Aznar dans
une 'théâtrale démonstration'…
Avec un de nos meilleurs amis qui est Espagnol, un tel sujet
provoquerait autour d'une table familiale, de ces débats animés qui
ont le don d'exacerber nationalisme et patriotisme, selon
l'expression des tempéraments. L'essentiel, dirions-nous, c'est que
règne toujours le dialogue, l'écoute de l'autre, l'argumentation
sincère pour ne jamais sombrer dans l'hypocrisie. Car l'amitié,
entre deux Etats aussi, c'est de pouvoir dire sincèrement et
fermement, traduit en langage plus diplomatique évidemment: «Je suis
fâché et tu sais bien pourquoi».


Cette visite du roi d'Espagne Juan Carlos, programmée selon un
timing qui laisse pensif, effectuée pour la première fois par un
monarque espagnol depuis 1927 est pour le moins «regrettable,
inappropriée et inopportune» pour reprendre les mots du porte-parole
du gouvernement, Khalid Naciri.
Feindre de s'étonner, sur l'autre Rive, des réactions de la classe
politique marocaine, alignée parfaitement avec l'opinion publique,
c'est dans le meilleur des cas, sous-estimer l'importance de la
question pour l'ensemble des Marocains.

Certains, dans la presse ibère, arguent de l'installation ancienne
des Espagnols à Ceuta et Melilla. Mais cela n'en fait pas moins une
terre marocaine depuis la nuit des temps, 'spoliée' dans un cadre
historique bien connu. Si cet argument tenait la route, l'Espagne
n'aurait qu'à l'appliquer pour elle-même, en abandonnant toute
revendication sur Gibraltar étant donné que le Rocher de Tariq est
anglais depuis 1704; et d'applaudir chaleureusement la visite de la
reine Elisabeth II d'Angleterre!

Bref, soyons sérieux et concluons que Ceuta, Melilla et les îles
voisines sont 'marocaines'. Prétendre le contraire, c'est être fâché
avec la logique, avec la géographie et avec l'histoire. «Séquelle de
la «reconquête» des rois catholiques sur les Maures», pour emprunter
les mots d'un article du Monde, ces colonies doivent être restituées
sur un même pied d'égalité que des cas similaires de décolonisation,
avec tout le pragmatisme qu'imposent une vision et une démarche
justes, sages et pacifiques dont les anciennes puissances coloniales
n'en sortiraient que grandies.


Quelques Sebti de l'histoire…

■ Abd-el-Mouhaymin el-Hadrami. Eminent savant et homme de lettres,
il est né à Ceuta où il occupe la fonction de secrétaire du sultan
mérinide Abou-l-Hassan, avant de trouver la mort en 1348 à Tunis,
terrassé par la grande peste.
■ Abou Abbas Sebti Khazraji, dit Kherraz, plus connu sous le nom de
Sidi Bel-Abbès. Né à Ceuta, ce mystique adulé prit son bâton de
pèlerin en direction de Marrakech où il se fit le généreux
protecteur des pauvres et des aveugles. Mort vers 1204, il est
devenu un des Sept patrons de Marrakech.
■ El Idrissi. Grand géographe et médecin botaniste, de la lignée des
Béni Hammoud idrissides, il est né à Ceuta vers 1100, reçut sa
formation à Cordoue, avant de s'installer sur invitation du roi
Roger II en Sicile où il rédigea «Nouzhat al-mouchtàq» (dit Livre de
Roger) qui lui valut les amitiés du roi de Sicile.
■ Iyyad ben Moussa Yahsibi. Poète, historiographe et jurisconsulte,
il est auteur de plusieurs ouvrages dont «Al-Chifa» et «Tartib al-
madarik». Né à Sebta en 1083, il est nommé juge et fut inhumé en
1149 à Marrakech, ville dont il constitue aujourd'hui un des Sept
Saints (dits Sabaâtou Rijal).
■ Joseph ben Yehuda Ben Aqnin. Né à Sebta en 1160, mort à Alep en
1226, ce grand philosophe et poète juif fut le secrétaire et le
disciple préféré de Maïmonide et auteur d'un célèbre ouvrage
dit «Tibb an-Noufous» (La Médecine des âmes).

--------->
AT-TAJDID

Manifestations devant le centre culturel espagnol à Rabat contre la
visite de Juan Carlos. L'ORE appelle à une semaine de colère et de
protestation.


L'Organisation du Renouveau Estudiantin a diffusé au sein de
l'université un appel à organiser une semaine de protestation et à
faire de l'université le point de départ de la revendication
de 'restitution' des villes 'occupées'.

------------->
http://www.lopinion.ma/spip.php?article17350

Condamnation généralisée de la "provocation"


Au Maroc ou ailleurs, la visite du roi d'Espagne, Juan Carlos, dans
les villes 'marocaines' spoliées de Ceuta et Melilla a provoqué une
véritable levée de boucliers.
Marches, sit-in, et autres manifestations de dénonciation de la
visite-'provocation' ont été organisées dans de nombreuses villes
marocaines outre les portes de Ceuta et Melilla 'occupées'.


La Chambre des Conseillers dénonce

Lundi, la Chambre des Conseillers a vigoureusement dénoncé la visite
du roi Juan Carlos I d'Espagne aux villes 'marocaines' 'spoliées' de
Ceuta et Melilla. Lors d'une réunion extraordinaire, les membres du
bureau et les présidents de groupes et de commissions à la Chambre
des conseillers ont souligné "le caractère 'provocateur' de cette
visite qui s'inscrit en faux par rapports aux us et coutumes
internationaux et altère le grand respect que le peuple marocain
éprouve pour l'Espagne".

Les participants à cette réunion, présidée par M. Mustapha Oukacha,
Président de la Chambre, ont relevé que le timing choisi pour cette
visite n'est pas fortuit et sous-tend une
dimension 'provocatrice' 'sans précédent', en ce sens qu'elle
coïncide avec les festivités marquant l'anniversaire de la Marche
Verte. Bref, il s'agit tout simplement d'"une offense aux sentiments
du peuple marocain et un message préjudiciable à l'avenir des
relations séculaires entre le Maroc et l'Espagne".

La Chambre des conseillers n'a pas manqué de relever aussi l'étrange
coïncidence de cette visite avec le succès rencontré par
l'Initiative marocaine d'<autonomie> dans les 'provinces du Sud' et
l'<essor> que connaît le Maroc aux plans économique, politique et
social.

Les villes de Ceuta et Melilla sont partie 'intégrante' du
territoire 'marocain', ont-ils réitéré, soulignant la nécessité
d'adopter une position politique à même de donner "la réplique
directe" à cette visite réfutée par toutes le composantes du peuple
marocain.

Ils ont de même fait part de leur soutien absolu aux mesures qui ont
été promptement prises par SM le Roi Mohammed VI, à savoir le rappel
en consultation et pour une durée indéterminée de l'ambassadeur du
Maroc à Madrid.

Les participants ont également réaffirmé leur forte adhésion aux
positions 'courageuses' exprimées par le gouvernement marocain,
assurant que cette visite "ne dissuadera pas le peuple marocain,
sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, de poursuivre sa lutte
pour le parachèvement de son 'intégrité territoriale' et le
recouvrement de ses 'droits historiques' qui ne tomberont jamais
sous la coupe de la prescription".


Plusieurs manifestations à travers le Maroc

Aussi, les déplacement du roi d'Espagne dans les villes marocaines
sous occupation espagnole ont provoqué un élan 'patriotique' 'sans
précédant' chez les Marocains. Manifestations, marches et sit-in ont
été organisées partout, du sud au nord du pays, de Nador à
Errachidia en passant par Agadir, Casablanca et Rabat, et même à
l'étranger.

Ainsi, après Bab Ceuta qui a connu une imposante marche dimanche,
une manifestation de la même ampleur a été organisée lundi à Bab
Melilla par le comité de coordination des composantes de la société
civile de la région nord du Maroc pour protester contre la visite du
roi Juan Carlos I d'Espagne dans les deux
villes 'marocaines' 'spoliées' de Ceuta et Melilla.

Lors de cette manifestation à laquelle ont pris part des
parlementaires, des représentants de partis politiques et
d'organisations des droits de l'Homme, les manifestants ont scandé
des slogans dénonçant cette visite et souligné le caractère
provocateur de ce déplacement, qui coïncide avec le 32ème
anniversaire de la 'glorieuse' Marche Verte. Une telle initiative,
ont-ils déploré, constitue une tentative de consacrer le statu quo.


Les autorités espagnoles ferment des postes frontières de Bab
Melilla et de Farkhana

Les organisations ont également appelé à une participation massive à
un autre sit-in observé hier mardi au poste de Bab Melilla où
quelque 6.000 personnes ont en effet pris part.

Plusieurs parlementaires, des représentants d'organisations
politiques et syndicales, des acteurs associatifs et des citoyens
ont participé à ce mouvement de protestation au cours duquel ils ont
scandé des slogans dénonçant énergiquement la visite du Souverain
espagnol qu'ils ont qualifiée "d'atteinte à la dignité et à la
souveraineté du Maroc".

Les participants, qui arboraient le drapeau national, ont notamment
scandé les slogans : "Ceuta et Melilla sont
<marocaines>", "Malikouna Wahid Mohammed Assadiss" (Nous n'avons de
Roi que Mohammed VI) ou "Ensemble pour la 'récupération' de Ceuta et
Melilla".

Les participants se sont rassemblés d'abord devant les guichets côté
marocain, à une centaine de mètre de la porte grillagée côté
espagnol, avant de venir protester à proximité de cette dernière.

Une demie-heure avant l'arrivée du Roi Juan Carlos à Melilla, les
autorités espagnoles ont procédé à la fermeture des postes
frontières de Bab Melilla et de Farkhana.

A Casablanca, devant le consulat général d'Espagne, des centaines de
citoyens ont manifesté, lundi après midi, pour protester contre la
visite 'inamicale' du Roi d'Espagne aux deux
villes 'marocaines' 'occupées' Ceuta et Melilla. Une visite
inopportune qui vient en contre-courant des relations développées
entre les deux pays et qui a heurté violemment les sentiments de
l'ensemble du peuple marocain.

Faisant valoir leur désapprobation et leur rejet vigoureux de cette
visite 'provocatrice' visant à normaliser l'<occupation> des deux
villes 'spoliées', les manifestants ont scandé des slogans et brandi
le drapeau national et des pancartes dénonçant la colonisation et
consacrant la 'marocanité' de Ceuta et Melilla. "L'ère du
colonialisme est révolu", "Espagne retire toi, Ceuta et Melilla ne
sont pas à toi", "Ceuta et Melilla villes marocaines", "Le Maroc
n'abandonnera jamais Ceuta et Melilla", tels sont entre autres les
slogans mis en avant pendant plus d'une heure par les manifestants
qui se sont dispersés dans le calme après avoir clamé l'hymne
national.

Une manifestation similaire a été organisée le même jour devant le
siège du consulat général d'Espagne à Nador au cours de laquelle les
participants ont arboré le drapeau national et scandé des slogans
hostiles à la visite du souverain espagnol aux deux villes
marocaines occupées.

A Rabat, des formations politiques et des organisations des droits
de l'Homme et de la société civile ont organisé, lundi, un sit-in
devant le centre culturel espagnol à Rabat, en signe de protestation
contre la visite du roi d'Espagne aux villes marocaines spoliées de
Ceuta et Melilla.

Les manifestants ont scandé des slogans dénonçant l'initiative du
souverain espagnol et réitérant la 'marocanité' des
deux 'présides' 'occupés'.


Les relents du 'colonialisme'

Lors de ce sit-in, le secrétaire général de la Chabiba
istiqlalienne, M. Abdellah El Bakkali, a affirmé que la visite du
roi d'Espagne aux deux villes 'occupées' est "catégoriquement
rejetée du point de vue politique", soulignant la mobilisation de
l'ensemble du peuple marocain pour contrecarrer toute atteinte à
l<'intégrité territoriale> du Royaume.
Cette visite rappelle le passé colonial des relations maroco-
espagnoles, a-t-il relevé, appelant l'Espagne à faire preuve de
sagesse et restituer les deux villes 'occupées' au Maroc.

De son côté, le président de la Ligue marocaine pour la défense des
droits de l'homme, M. Abdelkader Alami a souligné que l'initiative
du roi Juan Carlos est un acte de 'provocation' qui offense les
sentiments du peuple marocain, Ceuta et Melilla étant
partie 'intégrante' du territoire national.
Selon M. Alami, les sit-in observés lundi dans plusieurs villes,
notamment au nord du Royaume, constituent une réaction naturelle
illustrant le sens de patriotisme chez les Marocains, unis qu'ils
sont dans la défense de l'intégrité territoriale de leur pays.

Un sit-in a également été observé, lundi soir à Errachidia, pour
protester contre la visite du Roi d'Espagne aux
villes 'marocaines' 'occupées' de Ceuta et Melilla.
Soulignant le caractère 'provocateur' de ce déplacement, les
manifestants ont vigoureusement dénoncé l'initiative du souverain
espagnol.
Les manifestants arboraient le drapeau national et brandissaient des
banderoles dénonçant cette visite qui constitue une tentative de
perpétuer le statu quo dans cette partie intégrante du territoire
national.
Ils ont aussi scandé des slogans réaffirmant la 'marocanité' des
deux 'présides' 'occupés', tels que "l'ère du colonialisme est
révolue", "Ceuta et Melilla, villes marocaines" ou encore "le Maroc
n'abandonnera jamais Ceuta et Melilla".

A Agadir plusieurs représentant de différentes sensibilités
politiques, de syndicats ainsi que des acteurs associatifs ont
observé, lundi, un autre Sit-in devant le Consulat d'Espagne en
signe de protestation contre la visite du Roi d'Espagne aux
villes 'marocaines' 'spoliées' de Ceuta et Melilla.
Les manifestants, dont plusieurs parlementaires, brandissaient des
banderoles dénonçant cette visite "provocatrice" qui offense le
sentiment national des Marocains, et réitérant le refus de toutes
les composantes du peuple marocain de ce déplacement.
Dans un communiqué, les manifestants ont exprimé leur "profonde
indignation" de cette visite "susceptible de nuire à l'avenir des
relations de voisinage entre les peuples marocain et espagnol",
ajoutant qu'"elle émane d'une mentalité coloniale qui veut perpétuer
l'occupation des deux villes marocaines".
Ils ont, par ailleurs, réitéré leur attachement à la libération des
deux villes 'spoliées' et de tous les 'présides' encore 'occupés',
appelant les forces actives au Maroc et en Espagne "à contrecarrer
ce genre de comportement qui fait fi des réalités historiques et
géographiques".


Un collectif d'associations marocaines manifeste à Montpellier

Un collectif rassemblant dix-sept associations marocaines a
manifesté, lundi, devant le Consulat général d'Espagne à Montpellier
(sud-est de la France) pour dénoncer la visite du Roi Juan Carlos I
d'Espagne dans les deux villes 'marocaines' 'spoliées' de Ceuta et
Melilla.

Aux cris de "Ceuta et Melilla sont marocaines", les manifestants ont
scandé l'hymne national et arboré le drapeau national pour
réaffirmer la marocanité des deux 'présides' 'occupés' et protester
contre le caractère 'provocateur' de cette visite qui heurte les
sentiments de tous les Marocains.

Cette manifestation, qui s'est déroulée dans le calme, a été
l'occasion pour le collectif d'exprimer son indignation face à un
déplacement qui "constitue une 'atteinte flagrante' à l'<intégrité
territoriale> du Royaume".


Une visite qui confirme la 'nostalgie' du passé 'colonial'

La visite du roi Juan Carlos d'Espagne aux deux
villes 'marocaines' 'occupées' de Ceuta et Melilla "confirme la
nostalgie qu'éprouve l'Etat espagnol pour le passé colonial", a
estimé pour sa part l'Association de défense des victimes des gaz
toxiques dans le Rif.

Cette initiative "met à nu les visées des dirigeants espagnols qui
s'ingénient à raviver les plaies du passé afin d'entamer l'immunité
nationale des Marocains, objectif qu'ils n'atteindront jamais",
affirme l'association dans un communiqué.

Selon l'association, les responsables marocains sont appelés à se
mobiliser d'urgence aux plans diplomatique, politique et populaire
pour placer la question de 'récupération' de Ceuta et Melilla parmi
les priorités des politiques nationales.

"Le dialogue national sur la régionalisation au Maroc représente une
opportunité pour favoriser la mobilisation populaire autour de la
revendication des présides encore sous occupation dans le Rif", a-t-
elle fait remarquer, soulignant qu'une régionalisation réussie dans
la région ne saurait être concrétisée sans la libération des
terres 'occupées'.

L'association a, d'autre part, appelé les forces vives en Espagne à
faire face aux tentatives de certains responsables espagnols de
faire prévaloir la logique réactionnaire de la confrontation entre
les deux peuples voisins.


Les 'Marocains' de Ceuta 'rejettent' la visite du roi d'Espagne

Le refus des citoyens marocains résidant dans la ville de Ceuta de
sortir accueillir, lundi, le roi d'Espagne Juan Carlos est la
meilleure illustration de leur rejet de sa visite dans la
ville 'occupée', a assuré le président de la communauté des
musulmans à Ceuta, M. Mohamed Hamed.

Sur un total d'environ 30 mille Marocains résidant dans l'<enclave
occupée>, 'seules 150 personnes' ont participé à la cérémonie
d'accueil du Souverain espagnol, a souligné M. Hamed, également vice-
président du Conseil supérieur des musulmans en Espagne.

La communauté des musulmans à Ceuta dénonce cette visite qui affecte
les efforts visant le renforcement des relations existantes entre
les deux pays et qui ont enregistré récemment une nette amélioration
au niveau de tous les secteurs, a déclaré à la MAP M. Hamed, à
l'issue du sit-in organisé, dans la matinée au poste frontalier Bab
Ceuta, par plusieurs partis nationaux, organisations syndicales et
associations des droits de l'Homme, en protestation contre la visite
du Roi Juan Carlos aux villes 'occupées' de Ceuta et Melilla.

L'annonce de cette visite surprise est un "coup dans le dos" adressé
par l'Espagne au Maroc, a-t-il dit, rappelant que le Maroc a déployé
de grands efforts pour améliorer ses relations avec son voisin du
nord, comme en témoigne les facilités accordées à l'Espagne dans le
domaine de la pêche maritime.

Cette visite "provocatrice" est une violation de l'étique
diplomatique entre les deux pays qui fait qu'aucun grand responsable
ne visite les villes de Ceuta et Melilla, à l'instar de l'accord
entre l'Espagne et le Royaume Uni au sujet de Gibraltar.


Une 'ONG' mauritanienne condamne

Enfin, signalons qu'une 'association' mauritanienne pour la
communication culturelle maghrébine a condamné "la visite du Roi
Juan Carlos d'Espagne dans les villes 'marocaines' occupées de Ceuta
et Melilla".

Dans un communiqué, l'<association> affirme que les peuples
maghrébins considèrent que cette visite est une 'provocation'
inattendue et une tentative de confirmation de l'hégémonie, de
la 'colonisation' et de la consécration du 'colonialisme' aux yeux
de l'opinion publique internationale, une démonstration de force et
une perturbation des efforts politiques sérieux » visant le
règlement du dossier des 'provinces du sud'.

Cette visite, ajoute le communique, représente une 'provocation' à
l'encontre de la mémoire des peuples maghrébins qui les pousse à se
rappeler qu'il y a un 'colonialisme' qui tend à rester permanent et
à considérer le fait accompli comme une vérité immuable,
contrairement aux principes de bon voisinage et de décolonisation
énoncés dans la charte de l'Organisation des Nations unies et par le
Droit international".


Edité le: mercredi 7 novembre 2007

-------------->
http://www.lopinion.ma/spip.php?article17351

Les groupes parlementaires et les formations politiques dénoncent la
visite du Souverain espagnol à Ceuta et Melilla
Le peuple marocain, unanime, fustige la culture 'colonialiste' de
l'Espagne


Les groupes et les formations parlementaires à la Chambre des
représentants ont exprimé, lundi, leur vive réprobation de la visite
du Souverain espagnol aux 'présides occupés' de Ceuta et Melilla,
mettant l'accent sur la nécessité d'intensifier les efforts, à tous
les niveaux, pour la 'récupération' des deux villes 'spoliées' et
le 'parachèvement' de l'<intégrité territoriale> du Royaume.
Lors d'une séance plénière extraordinaire, marquée par une
intervention du Premier ministre au nom du gouvernement, les chefs
de groupes parlementaires et des formations politiques représentées
à la Chambre ont qualifié cette visite de "précédent dangereux et
une 'provocation' pour les sentiments du peuple marocain, qui dénote
de l'incapacité de l'Espagne de se départir de son passé colonial".


Dans ce contexte, la présidente du groupe istiqlalien pour l'unité
et l'égalitarisme, Mme Latifa Bennani Smirès, a relevé que cette
visite est rejetée non seulement par l'ensemble des composantes du
peuple marocain, mais par tout le monde libre, soulignant que le
Maroc n'a pas cessé d'oeuvrer pour faire passer le message de la
paix, de coexistence et de l'ouverture sur l'autre, dont il a
toujours été convaincu.

Après avoir considéré que cette visite est "une grave erreur commise
par un pays ami envers notre peuple, notre territoire et le bassin
méditerranéen, berceau de la civilisation et de l'humanité", Mme
Bennani Smirès a estimé qu'on ne peut trouver, en aucun cas, une
explication à ce geste dans la situation intérieure de l'Espagne,
car il n'a pas seulement un rapport avec l'avenir des relations avec
ce pays, mais également avec l'avenir de toute la région.

Mme Bennani Smirès a indiqué, d'autre part, que le Maroc est disposé
à toutes les formes de dialogue et à ouvrir tous les dossiers, car
si on examine cette question avec un sens politique profond, cette
visite n'aurait aucun sens.

Après s'être félicitée de la disposition de l'Etat marocain à suivre
ce dossier jusqu'à la 'récupération' des deux villes 'occupées', la
présidente du groupe istiqlalien a souhaité que ce dossier soit
soumis devant la quatrième commission des Nations unies, estimant
que le Maroc est face à une question de décolonisation.


Pour sa part, M. Mustapha Ramid, président du groupe justice et
développement, a estimé, lui aussi, que cette visite constitue un
précédent dangereux qui, de par sa portée symbolique, réactive
l'agenda colonial avec ses répercussions sur le plan politique et
sécuritaire dans la région occidentale de la Méditerranée.

M. Ramid a appelé de faire de la date du 5 novembre de chaque année
une journée pour Ceuta, Melilla et les îles 'occupées' en
préconisant de consacrer une heure dans tous les établissements
scolaires pour rappeler la 'marocanité' des territoires 'spoliés' et
de créer une plate-forme civile composée de toutes les composantes
du paysage politique national pour oeuvrer à la libération des
territoires occupés.

Il a appelé, dans ce cadre, à la création d'un centre de
documentation et d'études assurant le suivi de tout ce qui a rapport
avec les territoires 'marocains' 'occupés' et de publier, dans
différentes langues, des 'données' relatives à la 'marocanité' de
ces territoires.

Le député a également appelé à lutter contre la contrebande qui,
depuis les deux villes 'occupées', nuit à l'économie nationale,
porte préjudice au développement de la région et assure la
perpétuation de l'<occupation coloniale>.


Le chef du groupe haraki, M. Said Ameskane, a, quant à lui, estimé
que cette visite intervient "à contre-sens de l'avenir, est
complètement contraire à la trajectoire positive que connaissent les
relations bilatérales et pourrait altérer le climat de confiance
entre les deux pays voisins liés par un traité d'amitié et de bon
voisinage, en plus des liens historiques et géographiques".

La symbolique du timing qui ne peut être dissociée des connotations
politiques de ce déplacement a suscité une 'indignation légitime'
chez tous les Marocains, surtout sa coïncidence avec la célébration
de la Fête de la Marche Verte et la 'récupération' par le Royaume
de 'ses provinces du sud', dans le cadre de la 'légalité
internationale' et 'conformément' au principe de liquidation de la
colonisation.

Cette "injustifiable" visite, a-t-il indiqué, "ne débouchera que sur
l'escalade, l'exacerbation des différends et l'empoisonnement des
relations que soit au niveau bilatéral, des rapports avec l'Union
européenne ou du projet de l'Union méditerranéenne".


Quant au président du groupe du Rassemblement National des
Indépendants, M. Abdelaziz Alaoui Hafidi, il a noté que cette visite
dénote "d'une résurrection de l'attitude colonialiste et d'un éveil
de l'instinct hégémonique (à) ainsi que d'une indifférence sans
précédent à l'égard des sentiments de notre peuple".

Le peuple marocain "fait assumer à l'Espagne les suites pouvant
découler de cette visite et ses répercussions négatives" sur les
relations entre les deux pays, a-t-il poursuivi, considérant que
l'Espagne "ne peut revendiquer la liquidation de la colonisation de
Gibraltar tout en s'accrochant à l'occupation de terres marocaines".

L'Espagne a, en revanche, opté pour la consolidation "de son
occupation de nos terres et a pris une série de mesures (dans ce
sens), comme l'accélération de la cadence d'hispanisation des deux
villes 'spoliées', l'adoption d'une loi sur les étrangers et le
blocage de l'acquisition de biens par les Marocains".


Pour sa part, le chef du groupe socialiste, M. Ahmed Zaydi, a estimé
que les conséquences néfastes de cette visite dépassent les cadres
politique et économique pour englober le culturel, expliquant
que "l'héritage culturel commun, le dialogue et les échanges
symboliques ont constitué l'une des principales passerelles ayant
permis d'entretenir les relations existant entre Marocains et
Espagnols".

S'adressant à l'opinion publique espagnole et européenne, il a
souligné que Ceuta et Melilla sont "les dernières enclaves occupées
du continent africain", précisant qu'il "n'y a plus de place pour la
culture colonialiste" à l'ère du 21 siècle "où l'on ne peut plus
tolérer la colonisation des terres d'autrui". Pour sa part, le chef
du groupe "Authenticité et Modernité", M. Najib El Ouazzani, a
indiqué que la programmation de cette visite par le gouvernement
espagnol, en concomitance avec les harcèlements et
les 'provocations' du juge Baltazar Garzon et la campagne
d'agressions contre la communauté marocaine dans la périphérie de
Madrid, "nous interpelle sur les soubassements de ces agissements et
leur timing".

Il a souligné que la politique du fait accompli et de
l'entêtement "ne sert pas les intérêts espagnols", estimant que ce
déplacement est une réponse du gouvernement espagnol "aux avancées"
enregistrées dans le dossier du Sahara, à la suite du projet
d'<autonomie> proposé par le Royaume et qui a été
accueilli 'favorablement' au niveau international.

Pour lui, c'est aussi une réponse à la dynamique de développement et
de progrès conduite par SM le Roi Mohammed VI dans les provinces du
nord et aux acquis réalisés par le Maroc dans ses relations
bilatérales avec des pays européens amis aux niveaux politique et
économique.


Le chef du groupe de l'Union constitutionnelle, M. Chaoui Belassal,
a affirmé que le Maroc rejette le fait qu'il devienne "un thème
d'exploitation à des fins électoralistes" à l'occasion de chaque
consultation en Espagne.

L'implication du Souverain espagnol dans "ces considérations
internes" est "un antécédent dangereux dans les relations maroco-
espagnoles et un nouveau tournant basé sur la provocation, ce qui
sape les fondements de l'esprit de coopération que notre pays a
construit avec l'Espagne, dans un climat de confiance et de respect
réciproques".


De son côté, M. Mohamed Benatya, du groupe de l'Alliance des forces
progressistes démocratiques, a souligné qu'en dépit de ses messages
clairs et implicites signifiant la poursuite de l'<occupation> et
consacrant les rapports d'inégalité, cette visite n'altérera en rien
le 'droit historique et géographique' du Maroc, ajoutant qu'elle
fera planer son ombre sur les rapports entre les deux pays.


M. Mokhtar Rachdi, de la formation de l'Alliance de gauche
démocratique, a exprimé sa vive condamnation de cette visite qui
incarne "une nostalgie au passé colonial de l'Etat espagnol",
appelant à jeter la lumière sur cette affaire en tant que chapitre
de liquidation de la colonisation.


M. Mustapha Ait Ben Ali, du Parti Travailliste, a, quant à lui,
qualifié cette visite "de précédent historique symbolisant la
consécration de l'occupation, une provocation du peuple marocain et
une atteinte aux relations entre les deux pays condamnés à cohabiter
de par les facteurs de l'Histoire et la géographie".



Abbas El Fassi : La visite n'influera pas sur le 'droit légitime et
inaliénable' du Maroc de revendiquer la fin de la 'colonisation'
espagnole dans le nord du Royaume

Dans sa déclaration au nom du gouvernement de SM le Roi (cf. texte
intégral dans notre édition d'hier), le Premier ministre, M. Abbas
El Fassi, a affirmé que la visite du Roi d'Espagne dans
les 'présides occupés' de Ceuta et Melilla est "inadmissible et
inopportune", affirmant que "le peuple marocain, sous la conduite de
SM le Roi Mohammed VI, qui commémore le 32ème anniversaire de la
Marche Verte, continuera à mobiliser ses capacités et ses moyens
propres pour récupérer les deux villes 'occupées' et les îles
avoisinantes".

M. El Fassi a indiqué que cette visite, qui "heurte les sentiments
de l'ensemble du peuple marocain, ne changera rien à la 'réalité',
qui se concrétise dans l'appartenance 'historique', 'géographique'
et 'juridique', des deux villes et des îles méditérranéennes au
Maroc, ainsi qu'au 'droit inaliénable, légitime et indiscutable' du
Maroc de 'réintégrer' ces terres à sa souveraineté".

Il a rappelé que le gouvernement a veillé à réaffirmer, lors de sa
réunion de jeudi, que "l'amitié entre le Maroc et l'Espagne, qui
s'est considérablement renforcée ces dernières années, ne peut
occulter le fait qu'un différend fondamental est toujours de mise
entre les deux pays" et "que le Maroc, qui érige la coopération
entre les deux pays en pilier de sa politique extérieure, rappelle
que cette coopération constitue un élément essentiel pour assurer la
stabilité dans la région méditerranéenne et que ceci implique
l'adhésion à un processus de règlement équitable et définitif de
l'occupation espagnole".

Le gouvernement a également affirmé "qu'il existe des lignes rouges
relatives à l'<intégrité territoriale> du Maroc qui ne sauraient
être transgressées et que notre voisin l'Espagne devrait prendre
conscience que l'ère de la colonisation est définitivement révolue",
a-t-il dit.

M. El Fassi a également rappelé le contenu du communiqué rendu
public le même jour et dans lequel le gouvernement avait exprimé son
étonnement et son rejet de cette visite et exalté la sage décision
de SM le Roi Mohammed VI de rappeler l'ambassadeur du Maroc en
Espagne pour consultation et pour une période indéterminée. Il a
également rappelé l'annonce selon laquelle la réunion de haut
niveau, présidée par les Premier ministres marocain et espagnol, n'a
pas encore été programmée, dans la conjoncture actuelle.

Sur le plan éducatif, a ajouté M. El Fassi, le gouvernement a
décidé, en réponse à une demande des syndicats du secteur de
l'enseignement, de consacrer des séances au cours de cette journée
dans l'ensemble des établissements scolaires à la 'marocanité' de
Ceuta et Melilla et des îles méditerranéennes et de la 'justesse' de
la 'cause nationale'.

Le Premier ministre a également exprimé la profonde fierté du
gouvernement de l'unanimité nationale autour du rejet de cette
visite inopportune et de la confirmation par le peuple marocain de
sa 'mobilisation permanente' sous la conduite éclairée de SM le Roi
pour rejeter toute 'atteinte' à son 'intégrité territoriale'.

"Le gouvernement met en exergue les positions exprimées par nos
concitoyens dans les villes 'occupées' de Ceuta et Melilla, par les
différentes catégories du peuple marocain, par les groupes et
ensembles parlementaires, par les partis politiques, par les
centrales syndicales et par les organisations de la société civile,
pour dénoncer cette visite et affirmer la mobilisation face à toute
tentative d'<atteinte> à l'<intégrité> et à l'unité territoriale
nationale", a-t-il souligné, réitérant le rejet du gouvernement de
cette visite.

Il a en outre réitéré le rejet du gouvernement de
l'instrumentalisation électoraliste de la <sacralité> de
l'<intégrité territoriale> du Maroc, tout en saluant les
organisations politiques espagnoles qui combattent la présence
coloniale espagnole dans les terres marocaines.

Le Premier ministre a, d'autre part, passé en revue les positions du
Maroc revendiquant les deux 'présides occupés' et les îles situées
sur le littoral méditerranéen, à commencer par l'intervention du
Maroc, le 13 décembre 1960, devant la session de l'Assemblée
Générale des Nations Unies à l'occasion de la discussion de la
déclaration universelle de décolonisation appelant à mettre un terme
à la présence espagnole coloniale dans les villes de Ceuta et
Melilla 'occupées'.

Le Premier ministre a également rappelé que depuis l'adhésion de
l'Espagne à la communauté européenne en 1986, le Royaume
a 'toujours' émis ses réserves dans tous les traités et conventions
conclus avec l'Union européenne, afin de garantir la préservation de
la position 'légale' du Maroc à l'égard de la question de Ceuta et
Melilla. Il a aussi cité la cellule de réflexion dont la création
avait été préconisée par feu SM Hassan II en 1987 pour se pencher
sur la question des enclaves, laquelle sage proposition a été
réaffirmée par SM le Roi Mohammed VI en vue de mettre un terme à
l'<occupation> espagnole des villes de Ceuta et Melilla et des îles
méditerranéennes.

M. Abbas El Fassi a estimé que la regrettable visite du souverain
espagnol "tente de rattacher l'Espagne aux cicatrices du passé
et 'porte atteinte' au texte et à l'esprit du traité d'amitié, de
coopération et de bon voisinage conclu entre les deux pays en 1991
et qui stipule clairement l'encouragement d'un processus visant à
mettre en place un système de dialogue et de coopération écartant
définitivement toute velléité de lutte et de confrontation dans
l'ensemble de la région méditerranéenne et particulièrement dans son
sud-ouest".

Pour le Premier ministre, "tout respect des dispositions de ce
traité doit être mutuel, considérant que le Maroc ne permettra pas
d'<atteinte> à son 'intégrité territoriale' et à ses intérêts et que
cette visite est de nature à influer sur les relations entre les
deux pays et sur les conditions de la sécurité, de la stabilité et
de la paix dans le bassin méditerranéen".

"Cette visite, ainsi que d'autres initiatives unilatérales, ne
changeront pas définitivement la réalité et n'influeront pas sur
le 'droit légitime et inaliénable' du Maroc de revendiquer la fin de
la 'colonisation' espagnole dans le nord du Royaume", a-t-il
poursuivi, en regrettant que les autorités espagnoles persistent
dans leur position et que la question de la décolonisation reste
d'actualité dans de rares foyers dans le monde comme la Palestine
occupée, Al Qods Acharif, les villes de Ceuta et Melilla et les îles
méditerranéennes.

"Nous demeurons convaincus qu'il serait opportun pour l'Espagne de
liquider ce problème hérité du passé colonial afin d'édifier un
avenir commun basé sur la coopération et le bon voisinage", a-t-il
conclu.


Edité le: mercredi 7 novembre 2007.

-------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=23226

Majesté, votre sagesse a été mise à rude épreuve


L'enrôlement des Marocains dans l'armée franquiste pendant la guerre
civile espagnole, le recours aux gaz toxiques et les graves
violations des droits humains commises par l'armée coloniale à
l'encontre des Marocains lors de la période coloniale sont des
sujets qui nécessitent une lecture historique et politique
particulière. Plusieurs acteurs des droits humains marocains
espéraient que le Roi Juan Carlos, meneur de la paisible transition
espagnole, jouera un rôle dans ce cadre. Mais contrairement à cela,
le Roi de Bourbon a choisi de céder aux pressions 'ultra-
conservatrices'.
En effet, la décision du gouvernement espagnol de revisiter le passé
des graves violations des droits de l'Homme perpétrés contre le
peuple espagnol durant la dictature franquiste implique, de manière
incontournable, l'élargissement de cette révision à la période
coloniale espagnole au Nord comme au 'Sud du Maroc'. Cette donne n'a
pas été prise en considération par le Roi Juan Carlos qui a effectué
lundi une visite à la ville 'occupée' de Ceuta. Il a choisi le sens
opposé de l'histoire.

Dans ce cadre, le Forum hispano-marocain de la mémoire collective a
interpellé par ces termes le Souverain espagnol, après sa visite à
la ville 'occupée' de Ceuta: "Au moment où nous attendions
l'extension de la décision du gouvernement espagnol, tendant à
ouvrir le dossier des violations graves des droits humains
perpétrées contre le peuple espagnol durant la période pré-
démocratique, des crimes perpétrés, durant la colonisation
espagnole, contre le peuple marocain… intervient alors votre visite
qui vient mettre à mal toutes nos attentes".
Le Forum qui compte en son sein aussi bien des Marocains que des
Espagnols a évoqué les violations graves des droits humains
perpétrées par l'Etat espagnol durant la colonisation espagnole au
Maroc, lesquelles violations comprennent, entre autres, l'usage de
gaz toxiques, l'enrôlement forcé de milliers de Marocains dans
l'année espagnole, l'<occupation> des villes de Ceuta et Melilla,
outre la dette historique de l'Espagne envers le Maroc.
Du coup, les membres du Forum ainsi que tous les Marocains, ont été
surpris par l'annonce de cette visite dans les présides 'occupés' de
Ceuta et Melilla qui demeurent les plus anciennes colonies dans le
monde.
Et d'ajouter dans une lettre ouverte adressée au Roi de Bourbon que
par cette visite, "vous avez circonscris tous les efforts des
défenseurs des droits de l'Homme et des démocrates qui oeuvrent dans
les deux pays et dans le monde pour faire triompher les valeurs de
justice, de paix, de liberté et de démocratie".
En fait, plusieurs démocrates marocains avaient toujours fait
confiance au Roi Juan Carlos grâce à sa sagesse et sa perspicacité
et au fait que Sa Majesté avait toujours su se placer au-dessus de
toutes les considérations conjoncturelles et les calculs
étroits. "Nous souhaitions vous voir jouer ce même rôle noble pour
l'épuration des séquelles de la période coloniale et la contribution
à l'édification d'un avenir à la mesure de la grandeur des peuples
espagnol et marocain et au service de leur avenir commun", peut-on
lire dans cette lettre ouverte.
Même position de l'Association de défense des victimes des gaz
toxiques dans le Rif qui ne s'est pas empêchée de considérer que la
visite du Roi Juan Carlos d'Espagne aux deux
villes 'marocaines' 'occupées' de Ceuta et Melilla relève
d'une "nostalgie qu'éprouve l'Etat espagnol pour le passé colonial".
Et d'ajouter dans un communiqué à cette occasion que cette
initiative "met à nu les visées des dirigeants espagnols qui
s'ingénient à raviver les plaies du passé afin d'entamer l'immunité
nationale des Marocains, objectif qu'ils n'atteindront jamais".


Nouri Zyad

------------>
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=23225

Le "soulèvement populaire" se poursuit à Rabat


Des dizaines de personnes, membres de partis politiques et
d'organisations non gouvernementales ont manifesté lundi dernier
devant le centre Cervantès à Rabat pour condamner la visité du Roi
d'Espagne aux 'présides occupés' de Ceuta et Melilla. Brandissant
des banderoles, les manifestants ont scandé des slogans pour
réaffirmer la marocanité des deux villes 'occupées'. "Il est temps
de mettre un terme aux dernières poches d'<occupation> en Afrique",
ont clamé haut et fort les manifestants. Ils étaient unanimes à
considérer que la visite du Roi d'Espagne est une manière officielle
de consacrer l'<occupation> des deux villes 'marocaines'.

Deux heures plus tôt, c'était au tour des représentants du peuple de
manifester leur indignation suite à cette visite. Dans une lettre
commune des présidents des Chambres des représentants et des
conseillers, à l'ambassadeur d'Espagne à Rabat, M. Luis Planas, MM.
Mustapha Mansouri et Mustapha Oukacha ont exprimé "l'indignation" du
Parlement marocain de la visite du Roi Juan Carlos I-er d'Espagne
dans les 'présides occupés' de Ceuta et Melilla.
Dans cette lettre citée par l'agence Map, MM. Mansouri et Oukacha
ont fait part de "leur rejet et de leur profonde indignation des
initiatives hostiles entreprises par l'Etat espagnol à travers la
visite du Roi d'Espagne aux deux villes 'marocaines' 'occupées'".
Dans cette lettre qui a été remise à l'ambassadeur par une
délégation de parlementaires conduite par le président de la
commission des affaires étrangères au parlement, M.Fouad Ali El
Himma, les deux présidents ont également exprimé "leur profonde
irritation de cette initiative 'provocatrice' qui dénote du peu de
cas que font le Souverain et le gouvernement espagnols des
sentiments du peuple marocain et de leur indifférence à l'égard des
relations privilégiées et historiques qui existent entre les deux
pays voisins".
Les présidents des deux Chambres ont appelé, en outre, "les
institutions constitutionnelles espagnoles à cesser de 'nuire' au
Maroc et à réviser leurs positions qui auront, sans nul doute, des
conséquences négatives sur les relations bilatérales, ainsi que sur
les intérêts communs des deux pays".
Dans leur lettre, MM. Mansouri et Oukacha ont affirmé que le peuple
marocain, "attaché à son 'intégrité territoriale totale', aspire à
un dialogue sérieux et urgent pour clore ce chapitre
de 'décolonisation' de Ceuta et Melilla et des îles 'occupées', une
démarche qu'ils considèrent comme un prélude responsable à la
poursuite et à la consolidation des relations entre les deux pays et
leur édification sur des bases saines et solides, loin de calculs
politiques intérieurs et dont le socle doit être la coopération et
le bon voisinage".


Maria Senhaji

------------>
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=21963

Après sa visite à Ceuta, Juan Carlos s'est rendu à Melilla
Des 'milliers' de Marocains ont manifesté devant le poste frontalier
de Bni Nsar


Des manifestants très en colère. C'était la réponse hier des
marocains de Nador, Oujda, Berkane et d'autres régions du Royaume à
la visite contestée du Roi d'Espagne Juan Carlos à la
ville 'occupée' de Melilla. Très tôt, dans la matinée de mardi 6
novembre 2007, anniversaire de la Marche verte qui a acculé les
Espagnols à 'libérer' les 'provinces sahariennes du Maroc', les
militants de l'Union socialiste des forces populaires et avec eux
les représentants des forces vives du pays s'activaient à mettre au
point les derniers réglages pour s'assurer du bon déroulement de la
marche de protestation contre la 'provocation' du Roi d'Espagne.
Vers 8h déjà, les routes vers Bni Nsar étaient occupées par les
Marocains venus exprimer haut et fort leur condamnation à l'attitude
incompréhensible des Espagnols vis-à-vis des Marocains. Un grand
nombre de manifestants arboraient le drapeau marocain et des
pancartes ont également inondé le poste frontalier avec la
ville 'occupée' de Melilla.
Lorsque Juan Carlos a mis, hier mardi, les pieds dans le territoire
de cette ville, plus de 6 mille marocains, selon des sources
officielles, ont scandé l'hymne national devant le poste
frontalier 'artificiel'.
A la station des taxis qui desservent Bni Nsar, les militants et
syndicalistes Ittihadis ont œuvré sans relâche pour la mobilisation
des citoyens, en mettant à leur disposition des petits et grands
taxis et des bus pour faciliter le déplacement des manifestants
contre la visite inopportune de Juan Carlos dans les deux
villes 'marocaines' 'occupées' par l'Espagne. A l'arrivée au poste
frontalier de Bni Nsar, des milliers de Marocains ont scandé des
slogans condamnant cette visite et revendiquant sa 'restitution' au
Maroc.
Parallèlement à cette marche de protestation, un hélicoptère
espagnol survolait l'espace aérien de cette région. Vers 10 h, des
manifestants en colère ont franchi la première porte du poste
frontalier et ont pris la direction de la seconde porte de Bab
Melilla qui était encerclée par des dizaines d'éléments de la police
espagnole et de la Guardia civil. Les forces marocaines de l'ordre
ont déployé des efforts considérables pour empêcher une éventuelle
confrontation entre la police espagnole et les manifestants. La
police espagnole se trouvait séparé d'un mètre seulement. En dépit
des efforts des forces de l'ordre marocaines, bon nombre de
manifestants a réussi à aller jusqu'à la ligne de démarcation,
brandissant des pancartes et des banderoles. Sur l'une des pancartes
était écrit: «On vous a obligés à quitter nos territoires
auparavant, nous pouvons récidiver». Référence au fait que cette
visite coïncide avec l'anniversaire de la Marche verte qui a
mis 'fin' à la colonisation espagnole dans les 'provinces
sahariennes du Sud du Maroc'.
Après plus d'une heure marquée par des slogans et des protestations
contre l'occupation des deux villes de Melilla et Ceuta par
l'Espagne, certains manifestants ont essayé de franchir le point
frontalier entraînant une confrontation avec la Guardia civil
espagnole dont l'un des éléments a mis la main sur le drapeau
marocain, ce qui a suscité une réaction de colère difficile à
maîtriser. En réponse à la 'provocation' de la Guardia civil, des
manifestants ont procédé à des jets de pierres.
Par ailleurs, cette manifestation a été marquée par la présence
massive des médias nationaux et internationaux, de la presse écrite,
la radio ainsi que les chaînes de télévision satellitaires dont
certaines ont assuré des émissions sur place et en direct.
A noter que cette manifestation a été initiée par la section
régionale de l'USFP à Nador ainsi que par la Fédération démocratique
du travail comme c'était le cas pour la marche de Tétouan dont le
mot d'ordre a été donné au siège de l'Union socialiste des forces
populaires à Tétouan.


A. Satouri et M. Kadimi

------------>
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?
idr=natio&idsr=royal&id=77595

L'<indignation> <collective>

Publié le : 05.11.2007 | 20h24


La même voix du gouvernement, des partis politiques, des syndicats
et des "ONG"

La visite du roi d'Espagne dans les villes 'spoliées' de Ceuta et
Melilla continue de créer des vagues. D'une seule voix,
l'<indignation> est <unanime> quant à l'inopportunité d'un tel
déplacement, dont les relations bilatérales entre Rabat et Madrid
auraient bien pu faire l'économie.


Partis politiques, syndicats et organisations de la société civile
se sont élevés pour rejeter cette visite, dont le premier acte a eu
pour théâtre Ceuta, hier, et le deuxième aura lieu à Melilla. Les
sit-in organisés dans différentes villes du Royaume ont été l'une
des expressions de cette levée de boucliers.

Par ailleurs, les représentants de la nation avaient rendez-vous
hier, sous la coupole, avec une séance plénière. Cette dernière a
été marquée par l'allocution du Premier ministre à l'occasion. Une
allocution qui a puisé dans l'histoire des deux 'enclaves', dont
l'appartenance 'au Maroc' ne fait 'aucun doute', au même titre que
le Premier ministre s'est fait fort de rappeler que le Royaume n'a
de cesse appelé à la 'décolonisation' des
territoires 'marocains' 'encore' sous 'occupation' espagnole.

Une intervention qui vient se greffer aux différentes réactions
enregistrées dans plusieurs villes du pays. En effet, dans plusieurs
villes, les Marocains non seulement <s'indignent> de la visite du
roi Juan Carlos, mais ont réitéré la 'marocanité' des 'enclaves'.
Les présidents des deux chambres du Parlement se sont aussi joints à
l'expression populaire.

Dand une lettre, remise lundi en fin d'après-midi à l'ambassadeur
d'Espagne à Rabat, ils ont tenu à exprimer "leur profonde irritation
de cette initiative 'provocatrice' qui dénote de peu de cas que font
le souverain et le gouvernement espagnols des sentiments du peuple
marocain", mais aussi des relations privilégiées unissant les deux
pays. D'autant plus que Rabat a toujours prôné une approche de
dialogue et de concertation avec Madrid.

D'ailleurs, l'initiaitive de feu SM Hassan II en 1987 en a été
l'illustration par excellence.

Surtout qu'il s'agit de revendications tout à fait légitimes, que la
logique de l'histoire comme de la géographie appuie.


A.G | LE MATIN

--------------------->
http://www.emarrakech.info/Un-premier-test-pour-El-Himma_a12914.html?
voir_commentaire=oui

Un premier test pour El Himma


Abdelkarim Chankou - La crise diplomatique qui a éclaté entre Rabat
et Madrid au sujet de la première visite, lundi, du roi Juan Carlos
d'Espagne aux enclaves de Ceuta et Melilla, s'annonce comme le
premier test sérieux pour Fouad Ali Himma.


Fouad Ali Al Himma Celui-ci, désormais chef de la commission
parlementaire des affaires étrangères, islamiques et de la défense
nationale, sera la cheville ouvrière des débats et du communiqué
final du Parlement qui se réunira dans l'après-midi du même jour que
celui de la visite controversée du roi des Ibères.

La crise diplomatique qui a éclaté entre Rabat et Madrid au sujet de
la première visite, demain lundi, du roi Juan Carlos d'Espagne aux
enclaves de Ceuta et Melilla, s'annonce comme le premier test
sérieux pour Fouad Ali Himma. Celui-ci, désormais chef de la
commission parlementaire des affaires étrangères, islamiques et de
la défense nationale, sera le cheville ouvrière des débats et du
communiqué final du Parlement qui se réunira dans l'après-midi du
même jour que celui de la visite controversée du roi des Ibères.

L'ex-ministre délégué à l'intérieur, démissionnaire le 7 août
dernier et député de Rhamna depuis le 7 septembre et dont le groupe
parlementaire compte désormais une vingtaine de députés après que
plusieurs députés indépendants ou non ont rejoint ses rangs
initialement forts seulement de trois députés dont lui-même, a déjà
annoncé la couleur dès le début la fin de la semaine en lançant une
mise en garde en règle à Madrid au sujet d'une visite qui heurte la
sensibilité du peuple marocain.

Cette mise en garde de Fouad Ali Himma a autant de l'ampleur qu'elle
coïncide avec le rappel par Mohammad VI en personne de l'ambassadeur
du Maroc à Madrid, Omar Azziman, pour consultations. C'est dire que
la crise est profonde entre les deux royaumes voisins.

Selon les observateurs et les médias marocains, cet incident
diplomatique survient après une série d'évènements annonciateurs
dont la décision de la ville de Madrid de démolir des maisons
d'immigrés marocains et la signature entre Rabat et Paris d'une
rafale de contrats pour 3 milliards d'euros dans le cadre de la
première visite d'Etat au Maroc du président français Nicolas
Sarkozy, du 22 eu 24 octobre dernier.

Sans oublier le lancement par le juge Baltasar Garzon d'un mandat
d'arrêt international contre 11 responsables marocains actuels et
anciens de la sécurité. D'autres évoquent l'approche du 32ème
anniversaire de la Marche verte célébrée chaque année le 6 novembre.


Mais sans exclure aucune des ces causes, la véritable raison qui
aurait poussé le premier ministre socialiste José Luis Zapatero
(jusqu'à alors soucieux des intérêts du Maroc) à autoriser cette
visite de Juan Carlos à Ceuta et Melilla serait une phrase que
contient la déclaration de politique générale du nouveau premier
ministre marocain l'Istiqlalien Abbas El Fassi qui en a donné
lecture publique devant les députés à la fin du mois dernier.

Cette phrase dit que la 'parachèvement' de l' «intégrité
territoriale est la priorité des priorités» du gouvernement de Abbas
El Fassi dont le parti s'est toujours présenté comme le champion de
la lutte contre le colonialisme sous toutes ses formes. Une
constante somme toute banale puisque non seulement elle est la trame
de tous les discours du parti de l'Istiqlal mais également de
l'ensemble, à quelques rares exception* près, des autres partis en
scène.

Alors où est le problème ? Le problème est que Madrid penserait que
depuis que Rabat a proposé un plan d'<autonomie élargie> pour <ses
provinces du Sud>, le dossier du Sahara serait entré dans une phase
de froideur voire de banalité; à savoir qu'il ne mobiliserait plus
les foules comme il le faisait avant l'annonce de cette proposition
suivie des négociations directes entre Rabat et le Polisario sous
l'égide de l'ONU.

Donc un risque que le gouvernement El Fassi, confronté à une
conjoncture économique et sociale très défavorable (hausse des cours
mondiaux du blé, du lait et du pétrole en plus de la sécheresse)
pourrait être tenté de surfer sur la question de la 'récupération'
des deux enclaves méditerranéennes. Ce qui pourrait déclencher in
fine des insurrections des populations musulmanes de ces deux
présides. Une perspective inquiétante pour Madrid d'autant que les
discours diffusés récemment par le numéro 2 de Al Qaïda, Ayman
Zawahri, appellent carrément à la 'libération' de l'Andalousie.
Alors Ceuta et Melilla…

(*) Le parti de Ennahj Addimoqrati (parti de la Voie démocratique)
de Abdellah El Harif qui ne participe pas aux élections.


Abdelkarim Chankou
Lundi 05 Novembre 2007

------------------>
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/visite_de_juan_carlo/view

Visite de Juan Carlos aux "présides occupés" Les autorités
espagnoles mobilisent la population pour faire le plein


Madrid, 05/11/07- Les autorités espagnoles dans les deux 'présides
occupés' de Ceuta et Melilla nt pris une série de mesures pour
convaincre les gens de sortir en grand nombre, lundi et mardi, afin
de garantir un bain de foule au roi Juan Carlos 1er.

Des autobus gratuits, des milliers de drapeaux espagnols, des jours
fériés pour les élèves, des milliers de mètres de guirlandes et des
centaines de portraits du souverain espagnol, sont autant de mesures
incitatives pour garantir un minimum de succès à cette visite,
dénoncée par le gouvernement, l'ensemble de la classe politique et
la société civile marocains.

Les autorités locales des deux présides occupés ont importé depuis
la péninsule ibérique pas moins de 35.000 drapeaux espagnols, 2.000
portraits du roi Juan Carlos et de la reine Sofia, qu'elles comptent
répartir dans les collèges et dans les lieux publics, ainsi que plus
de 5.000 mètres de guirlandes lumineuses.

Les autobus transporteront gratuitement les gens, alors que les
parents d'élèves ont été priés de ne pas amener leurs enfants aux
collèges pour grossir le cortège du souverain espagnol.

Les autorités espèrent que les conditions climatiques s'améliorent
pour permettre aux ferry assurant la liaison entre les ports du sud
de l'Espagne et les 'présides' de transporter gratuitement les
personnes désirant se rendre à Ceuta et Melilla pour assister à
l'accueil des rois d'Espagne.


Dernière modification 05/11/2007 09:08

----------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/des_associations_et/view

Des associations et partis marocains et arabes dénoncent la visite
du roi d'Espagne à Ceuta et Melilla


Rabat, 05/11/07- Plusieurs organisations, associations et partis
marocains et arabes ont dénoncé la visite que le roi Juan Carlos
d'Espagne projette d'effectuer, lundi,
aux 'présides' 'marocains' 'spoliés' de Ceuta et Melilla, exprimant
leur étonnement à propos de cette initiative.


Ainsi, l'ordre des avocats de Jordanie a fermement dénoncé cette
visite et estimé qu'il s'agit là d'"un acte d'<agression> contre la
souveraineté du Maroc sur l'ensemble de 'son' territoire national".

Dans une lettre adressée au Premier ministre M. Abbas El Fassi par
le président de l'ordre, Me Salah Abdelkarim El-Armouti, l'ordre des
avocats de Jordanie affirme "suivre avec grande inquiétude et
dénoncer vigoureusement l'<agression> espagnole contre la
<souveraineté> du Maroc sur l'ensemble de <son> territoire national,
à la suite de la visite que compte effectuer le souverain espagnol
aux villes 'marocaines' de Ceuta et Melilla".

Les avocats jordaniens voient dans cette visite "une dangereuse
escalade, une consécration de la colonisation des deux villes, une
violation des conventions internationales, une nouvelle velléité
coloniale de l'Espagne à l'adresse de ses voisins du Maghreb et une
provocation des sentiments du peuple marocain et du monde arabo-
islamique".

Selon M. El Armouti, les avocats jordaniens "rejettent
catégoriquement la démarche espagnole et expriment leur ferme
soutien au Maroc frère et à ses droits national, historique et
juridique sur l'ensemble de son territoire, dont les îles
avoisinantes".

Appelant "la Oumma arabe et islamique, ainsi que toutes les parties
éprises de justice et de paix à soutenir le Maroc frère et à
défendre ses droits inaliénables à son 'intégrité territoriale' et
sa 'souveraineté nationale'", le président de l'ordre des avocats
jordaniens a également appelé les gouvernements arabes à convoquer
les ambassadeurs d'Espagne accrédités auprès de leurs pays pour
protester contre la politique espagnole, et à dynamiser le rôle de
la Ligue arabe dans la préservation de la souveraineté et de
l'indépendance de ses pays membres.


Pour leur part, des Fédérations et associations marocaines en Europe
ont également réprouvé cette visite, soulignant qu'elle
constitue "une 'offense' aux sentiments des Marocains et
une 'violation flagrante' des conventions et chartes
internationales, mais également des traités d'amitié, de coopération
et de bon voisinage" entre Madrid et Rabat.

Les présidents de ces associations, membres de la Commission de
coordination et de la défense des constantes nationales, rappellent,
dans un communiqué, que "le Maroc n'a eu de cesse de revendiquer les
deux villes spoliées depuis leur occupation par l'Espagne,
particulièrement depuis le départ des forces coloniales de Sidi
Ifni, Tarfaya et du Sahara <marocain>".

La revendication de Ceuta, Melilla et des Iles 'marocaines', qui
sont "<partie intégrante> du territoire national, est un <droit
légitime>", affirment-ils.

"Face à cette attitude irresponsable, nous exhortons toutes les
forces hostiles à la colonisation et à l'<occupation> espagnole des
territoires <marocains> à soutenir le Maroc pour le parachèvement de
son <intégrité territoriale> et à dénoncer la visite du Roi
d'Espagne dans les deux villes <occupées>".


Le parti de la Justice et du Développement (PJD) a de son côté
indiqué, dans un communiqué, que "cette initiative pourrait nuire
sérieusement aux relations d'amitié, de coopération et de bon
voisinage entre le Maroc et l'Espagne", invitant toutes les
instances nationales marocaines et espagnoles, soucieuses de
préserver ces liens, à faire face à cette situation et à ses
retombées négatives".


Le bureau politique du parti socialiste (PS) a, quant à lui,
condamné "cette visite 'provocatrice' qui 'porte gravement atteinte'
à la 'souveraineté nationale' et constitue une perpétuation du
<colonialisme>".

Le PS a appelé toutes les composantes de la société marocaine:
partis, associations et organisations des droits de l'Homme "à se
mobiliser pour faire face à tous les 'complots' qui visent
l'<intégrité territoriale> du pays".


La Jeunesse instiqlalienne a, elle aussi, affirmé que cette
visite "s'inscrit aux antipodes des liens fraternels qui unissent
les peuples marocain et espagnol", et appelé les autorités
espagnoles "à y renoncer immédiatement et à présenter des excuses
aux Marocains pour cet acte provocateur dicté par des calculs
politiques étriqués".


Pour sa part, l'Association pour la communication, l'intégration et
la défense des immigrés à Algesiras a dénoncé, dans un communiqué,
la visite projetée du souverain espagnol, et apporté son soutien aux
mesures prises par le gouvernement marocain en protestation contre
cette initiative.


L'Association Rif pour le Développement (ASSORIF) a estimé que la
visite du Roi Juan Carlos à Ceuta et Melilla "est une 'offense' aux
sentiments des Marocains et une atteinte à leur dignité".

Faisant part de sa ferme condamnation de cette initiative,
l'Association affirme que "la question de Ceuta et Melilla et des
îles avoisinantes doit être traitée avec un esprit de
responsabilité" en acceptant la proposition marocaine d'ouvrir un
dialogue sur les deux présides spoliés.

L'Association a également appelé toutes les forces politiques, la
société civile, les intellectuels et les médias espagnols à adopter
une position audacieuse en rendant justice au Maroc et en faisant
prévaloir ses droits historiques et géographiques.


De son côté, l'Institut national de la jeunesse et de la démocratie
a considéré que la visite du Roi d'Espagne aux villes 'marocaines'
de Ceuta et Melilla "fait fi de la qualité et du niveau des
relations entre les deux pays".

Dans un communiqué, l'Institut met le gouvernement espagnol devant
ses responsabilités et l'invite "à prendre toutes les mesures
nécessaires pour rendre justice au peuple marocain". Il a également
appelé la jeunesse marocaine à se mobiliser pour la 'préservation'
de l'<intégrité territoriale> du Royaume.


D'autre part, la Coordination nationale de défense des victimes de
l'administration coloniale espagnole a vivement condamné, dans un
communiqué, "cette visite provocatrice quelles qu'en soient les
motivations, ainsi que les pratiques racistes du parti populaire
(PP) espagnol à l'égard des Marocains et de l'ensemble des
ressortissants étrangers".


Pour sa part, le comité de coordination des composantes de la
société civile de la région du Nord du Maroc a 'dénoncé
énergiquement' cette décision, soulignant que "le timing de cette
visite, qui coïncide avec la célébration du 32è anniversaire de la
glorieuse marche verte, constitue une 'offense flagrante' à
l'endroit du peuple marocain".

L'Espagne doit assumer ses responsabilités quant aux conséquences et
au climat de tension que va susciter cette visite, notamment au
niveau des frontières 'artificielles' de Ceuta et Melilla, estime la
commission.


L'Association marocaine de la diplomatie parallèle et du dialogue
des civilisations a condamné cette visite qui constitue, selon
elle, "une offense aux sentiments des Marocains". Elle met en garde,
dans un communiqué, contre "les répercussions négatives de cette
visite sur les intérêts communs des deux pays et sur la stabilité
dans les <présides> <occupés>".


Dernière modification 05/11/2007 08:19

--------------->
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=67606

Pas de place au "fait accompli"
(11/4/2007)

Par Ahmed ZAKI


Les relations entre le Maroc et l¹Espagne, en constante amélioration
depuis l¹accession au pouvoir de Lui Rodriguez Zapatero en 2004,
risquent d¹être détériorées avec l¹annonce de la visite du Roi
d¹Espagne aux villes 'marocaines' 'occupées' de Ceuta et Melilla.
Cet événement rappelle le triste épisode de l¹îlot Perejil au cours
duquel l¹ancien Premier ministre de droite José Maria Aznar
avait 'provoqué' une crise ouverte entre les deux pays riverains du
détroit de Gibraltar.
Pourquoi ce geste 'inamical', voire 'provocateur' du monarque
espagnol envers le Maroc et son peuple profondément attaché à
recouvrer ses deux villes spoliées, malgré des siècles de
colonisation? Pourtant, voilà bientôt 20 ans que le défunt Roi
Hassan II avait proposé à son homologue ibérique de constituer
une 'cellule de réflexion' sur le sujet avec l¹objectif de trouver
une solution originale à la question qui prenne en considération les
intérêts des deux pays. Inutile de préciser que cette proposition
n¹a jamais été examinée par la partie espagnole, ce qui, en soi,
dénote une certaine désinvolture et une absence de volonté d¹aller
de l¹avant pour apurer définitivement ce dossier. Mais que nos amis
espagnols se rassurent! Le Maroc n¹abandonnera jamais ses droits
historiques sur ses territoires du nord et son peuple n¹admettra
jamais la politique du 'fait accompli colonial'. C¹est la raison
pour laquelle, toutes les forces vives du pays condamnent cette
initiative déplacée qui intervient à un moment très précis où on
sent que des forces occultes en Espagne s¹activent pour contrecarrer
le rapprochement entre les deux pays. Notamment pour ce qui est de
la prise en compte des efforts du Maroc pour trouver une solution
définitive au conflit du Sahara à travers la proposition
d¹<autonomie>, soutenue par la communauté internationale et par
l¹Espagne en particulier.
Elle intervient à un moment où il est question de mettre sur les
rails l¹Union méditerranéenne censée faire du Mare nostrum un trait
d¹union entre les pays et les peuples de la région dans une
atmosphère de coopération et d¹entente, loin de toute velléité de
domination ou d¹hégémonie. Elle intervient aussi au moment où le
nouveau gouvernement, dont l¹ossature et la présidence est assumée
par la Koutla démocratique, se met en place. Or, tout le monde
connaît l¹attachement des trois partis du mouvement national, (PI,
USFP et PPS) à la 'marocanité' de Ceuta et Melilla qui est une
revendication nationale historique. De là à penser que les autorités
espagnoles veulent fermer, sous la pression du 'lobby anti-
marocain', la porte à toute évolution du dossier des deux villes
spoliées, il n¹y qu¹un pas que d¹aucuns n¹hésitent pas à franchir,
allant même jusqu¹à en faire une question de surenchère
électoraliste à la veille des élections législatives espagnoles de
2008. Ce qui est pour le moins désolant.

----------------->
http://www.lanouvelletribune.com/actualite.asp?ids=0&idg=1&idn=0

[ 8/11/2007 ]

Maroc-Espagne, faire tomber la fièvre…


Abbas El Fassi, Premier ministre et secrétaire général du Parti de
l'Istiqlal, une formation politique au patriotisme historiquement
sourcilleux, n'en demandait certainement pas tant aux premières
semaines de son magistère.


Car l'héritier d'Allal El Fassi, son parent et prédécesseur qui fut,
avec d'autres, un chantre de l'unité nationale et de l'intégrité
territoriale, entame ainsi son mandat avec une bonne et grosse crise
bilatérale hispano-marocaine sur un sujet qui fâche tous les
Marocains, les 'présides occupées' de  Ceuta et Melilla.
Que pouvait-il souhaiter de meilleur pour cimenter une équipe
gouvernementale que d'aucuns estiment faite de bric et de broc,
mobiliser une opinion publique nationale que les élections
législatives de septembre dernier n'avaient pu réveiller, lancer les
deux Chambres dans des surenchères oratoires qui font si bel effet
devant les caméras de télévision et donner l'occasion à notre
société civile de s'exprimer par des voix différentes de celles des
habituels faiseurs d'opinion francophones et branchés !
Mais la colère et l'indignation nées de la visite du Roi Juan Carlos
d'Espagne dans des territoires 'marocains' et revendiqués 'comme
tels' depuis l'indépendance de 1956 ne sont pas le seul fait de la
classe politique unanime, de la population ou des organisations
représentatives.

SM le Roi Mohammed VI, dans un communiqué lu par l'un de ses
conseillers, a expressément et clairement condamné cette démarche,
indéniablement offensante pour le Royaume du Maroc, la Monarchie, le
Peuple, mais aussi offensante pour la qualité actuelle des relations
bilatérales et les potentialités d'un partenariat que renforce la
juste perception d'un voisinage incontournable, mais encore
offensante pour l'Histoire et même la Géographie.

On ne cherchera pas, ici, à trouver des explications, même s'il
apparaît que le Souverain espagnol, que l'on dit plus proche du PSOE
que du Partido Popular, a voulu, en franchissant le Détroit de
Gibraltar, donner un coup de pouce à M. Zapatero qui semble
appréhender les prochaines échéances électorales dans son pays.
Ce qui paraît le plus important à relever, c'est que cette crise,
qui pourrait durer, l'ambassadeur Azziman ayant été rappelé pour «
une durée indéterminée », risque fort de causer des dégâts, sinon
irrémédiables, du moins difficilement surmontables à la belle et
forte amitié maroco-espagnole. Une amitié qui avait déjà eu quelques
difficultés à surmonter les avatars de l'ère « aznarienne »,
constamment bousculée par les partis pris systématiquement 'anti-
marocains'  de la grande majorité de la presse ibère, régulièrement
ébranlée par les coups tordus des <lobbies qui obéissent aux
injonctions d'Alger ou de Tindouf>, et dont les expressions vont de
l'humanitaire aux contrats gaziers, de l'Audience Nationale à la
coterie des patrons pêcheurs andalous…
Ces diverses et successives énumérations nous prouvent bien que la
relation entre l'Espagne et le Maroc, pour mutuellement positive et
féconde, n'en est pas moins instable et fragile et l'on regrettera
bien sincèrement le « coup de Jarnac » que la Maison d'Espagne vient
ainsi de lui porter.
Mais, devra-t-on pour autant se complaire dans des comportements
d'une autre époque, surrannés et contre-productifs ? Toute
distanciation des liens entre Rabat et Madrid, par le jeu bien
compréhensible du balancier, ne profite en fait qu'à nos « voisins
de l'est », lesquels se sont bien gardés de protester, d'ailleurs,
de cette initiative royale espagnole…

SM Mohammed VI exprimé sa réprobation, le Parlement, les partis, les
ONG, les syndicats, itou.
Cela devrait être suffisant en termes d'expression de
notre 'attachement imprescriptible' à la 'récupération' de Ceuta,
Mélilla, les Penons de Velez et la Gomera, les îles Chafarinas,
voire l'ilôt de Pérégil.
Il s'agit désormais de voir devant nous et de nous atteler,
prioritairement, au maintien et l'approfondissement de la qualité
des liens multiformes qui nous unissent à l'Espagne, au
développement des multiples canaux de la coopération bilatérale, à
la poursuite de l'investissement productif espagnol dans notre pays,
etc.
Ni le Maroc ni l'Espagne n'ont intérêt à un gel prolongé de nos
rapports et il serait illusoire de croire que la « fièvre
nationaliste » qui prévaut actuellement chez nous suffira à masquer
les préoccupations et les problèmes qui assaillent au quotidien le
Marocain. Celui-ci attend la pluie, redoute la flambée des cours
pétroliers, cherche un emploi et un toit, tout en espérant que sa
progéniture pourra bénéficier d'un meilleur système d'enseignement.
Nous avons dit, avec vigueur, notre fait à l'Espagne. Les attitudes
et positions néo-coloniales ne sont plus de mise et elles ne seront
pas acceptées chez nous.
Mais seuls le dialogue patient et la recherche d'une issue
acceptable par les deux parties, alors que le sujet est sensible sur
les deux rives du Détroit, permettront de trouver un accord durable,
conforme au Droit et à l'Histoire.
Si Abbas et ses collègues ont de grandes priorités internes à
honorer.
Qu'on se le dise !


Fahd Yata

---------------->
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?
r=2&sr=1006&n=551&id_artl=15234

ALGÉRIE/MAROC:
L'effet Ceuta et Melilla

Gazette du Maroc
17 Novembre 2007


La visite par le roi d'Espagne des deux villes 'marocaines' de Ceuta
et Melilla a sérieusement gêné l'establishment marocain. Alors que
le président, Abdel Aziz Bouteflika et son entourage étaient pour
une position soutenant le «frère» marocain dans 'ses
droits' 'historiques et légitimes', une autre aile au pouvoir a
conseillé de rester loin de cette affaire, alors qu'une troisième, a
préféré profiter de cette crise pour montrer les difficultés
auxquelles le Maroc sera contraint de se confronter à l'avenir. Ce
dernier, apparemment le plus influent, a poussé certaines
publications à aller dans ce sens. Ce qui a, dit-on au palais d'El-
Mouradiya, fortement contrarié le président algérien qui a demandé
d'arrêter de suite ce genre de 'provocation'.
En tout état de cause, force est de souligner que c'est la première
fois, qu'une affaire qui concerne le Maroc, crée des divergences de
ce genre. Rappelons que les relations entre Alger et Madrid ne sont
pas au beau fixe depuis quelques mois.

______________________

#1728 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Vendredi 30. Novembre 2007  18:37
Sujet: Sahara Occidental/Territoires occupés (juillet/novembre 2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS

1.1 TERRITOIRES OCCUPÉS
- MAP (30-XI-2007): Deuxième session ordinaire pour l'année 2007 du
CORCAS les 17 et 18 décembre à Smara
- MAP/LE MATIN (23-XI-2007): "Développement" dans les "provinces du
Sud". Des investissements importants et des indicateurs élevés
- LE MATIN (11-XI-2007): Sahara. Le "développement" dans la "dignité"
- MAP/LE MATIN (27-IX-2007): "Provinces du Sud". Ambiance, senteurs
et traditions ramadanesques ancrées
- AUJOURD'HUI LE MAROC (16-VII-2007): INDH : Bilan de la mise en œuvre
- LA VIE ÉCONOMIQUE (13-VII-2007): L'Agence du Sud investira 4,2
milliards de DH pour la période 2007-2009

1.2. EL AAIUN
- AUJOURD'HUI LE MAROC (29-XI-2007): El Aaiun: La pluie soulage les
agriculteurs
- MAP (25-XI-2007): Tenue à El Aaiun d'une session de formation au
profit des cadres pédagogiques
- AUJOURD'HUI LE MAROC (21-XI-2007): El Aaiun: Une conférence sur le
combat de Mohammed V
- MAP/LE MATIN (19-XI-2007): El Aaiun. Inauguration d'une nouvelle
agence postale
- AUJOURD'HUI LE MAROC (13-XI-2007): El Aaiun: Tah a été desservie en
eau potable
- MAP/LE MATIN (7-XI-2007): El Aaiun en fête
- AUJOURD'HUI LE MAROC (30-X-2007): Manque d'infrastructures à El
Aaiun: Le Conseil provincial cherche à combler les déficits
- MAP/LE MATIN (30-X-2007): Plus de 23 mille nouvelles unités
d'habitat dans la ville de El Aaiun
- AUJOURD'HUI LE MAROC (26-X-2007): El Aaiun: La femme sahraouie veut
consolider son émancipation
- AUJOURD'HUI LE MAROC (25-X-2007): El Aaiun: Une bande de
malfaiteurs neutralisée
- AUJOURD'HUI LE MAROC (24-X-2007): El Aaiun: Campagne médicale au
profit de 1.500 élèves
- AUJOURD'HUI LE MAROC (16-X-2007): El Aaiun: Les Maisons de jeunes
manquent de moyens
- AUJOURD'HUI LE MAROC (15-X-2007): El Aaiun: Grande affluence à la
section régionale du CCDH et Diwan Al Madhalim
- MAP (28-IX-2007): Le 9ème semi-marathon international de El Aaiun
le 18 novembre
- MAP/LE MATIN (25-IX-2007): Conseil de la région de El Aaiun-
Bojador. Adoption du projet de budget 2008 et des projets de
coopération
- AUJOURD'HUI LE MAROC (25-IX-2007): «Iftar Ramadan» à El Aaiun
  AUJOURD'HUI LE MAROC (21-IX-2007): El Aaiun: Des élevages de chèvres
pour aider les femmes
- AUJOURD'HUI LE MAROC (12-IX-2007): El Aaiun: Les classes
préparatoires font leur rentrée
- LE MATIN (12-IX-2007): El Aaiun. Le taxi, entre anarchie et
organisation
- LE MATIN (12-IX-2007): El Aaiun. Contribution américaine à
l'enseignement privé
-- AUJOURD'HUI LE MAROC (7-IX-2007): Développement urbanistique à El
Aaiun
- AUJOURD'HUI LE MAROC (6-IX-2007): El Aaiun: De nouvelles mesures
pour aider les éleveurs
- AUJOURD'HUI LE MAROC (21-VIII-2007): El Aaiun: A la découverte de
l'oasis lmssid
- LIBÉRATION-MA  (28-VII-2007): El Aaiun: Ouverture d'une section du
CCDH et du Diwan Al Madalim
- AUJOURD'HUI LE MAROC (23-VII-2007): El Aaiun: Les
dromadaires "marocains" entrent au Guinness
- MAP/LE MATIN (20-VII-2007): Festival international Rawafid Azawane
de El Aaiun. Un haut lieu de découverte et de dialogue
- AUJOURD'HUI LE MAROC (20-VII-2007): El Aaiun: Des infrastructures
hydrauliques renforcées
- AUJOURD'HUI LE MAROC (5-VII-2007): El Aaiun: Le centre expérimental
au service de l'agriculture

1.3. BOJADOR
- MAP/LE MATIN (27-VII-2007): "Province" de Bojador. Lancement de
projets de développement socio-économique

1.4. DAKHLA-VILLA CISNEROS
- MAP/LE MATIN (28-IX-2007): Rio de Oro-La Güera. Le Conseil régional
approuve deux conventions de partenariat
- LE REPORTER (27-IX-2007): Foire commerciale de Dakhla-Villa Cisneros
- L'ÉCONOMISTE  (24-IX-2007): Foire commerciale de Dakhla-Villa
Cisneros
- AUJOURD'HUI LE MAROC (24-IX-2007): Rio de Oro: Développement local
- AUJOURD'HUI LE MAROC (22-VIII-2007): Dakhla-Villa Cisneros: 835 MDH
d'investissements en six mois
- MAP (14-IX-2007):  Plus de 16 mille écoliers inscrits aux
établissements publics dans la région Rio de Oro-La Güera
- MAP/LE MATIN (9-VIII-2007): Région Rio de Oro-La Güera. La valeur
des projets d'investissement estimée à 835.500.000 DH
- MAP/LE MATIN (1-VIII-2007): La valeur des projets prévus à Rio de
Oro-Awsserd pour le 1er semestre 2007 estimée à 285 millions dh


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPÉS

1.1 TERRITOIRES OCCUPÉS
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/deuxieme_session_ord/view

Deuxième session ordinaire pour l'année 2007 du CORCAS les 17 et 18
décembre à Smara


Rabat, 30/11/07 - Sur ordre de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que
Dieu L'assiste, et conformément aux dispositions du Dahir relatif au
Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes, le président
du CORCAS annonce que la deuxième session ordinaire de 2007 du CORCAS
se tiendra à Smara, les 7 et 8 Dhoul Hijja 1428H, correspondant aux
17 et 18 décembre 2007, pour débattre de "l'<autonomie>, une solution
<définitive> pour réaliser la réconciliation et le <retour> dans la
<dignité>".

Dans un communiqué, le président du CORCAS indique qu'en application
des 'Hautes' et 'Judicieuses' Orientations Royales, l'ordre du jour
de cette session prévoit notamment l'examen par le Conseil de la
question du développement du transport: réseaux et équipements pour
renforcer la dynamique du développement et des communications.

Au cours de cette session, et outre l'examen des derniers
développements qu'a connus la première cause nationale, les
délibérations du Conseil du CORCAS porteront, selon la même source,
sur une série de questions concernant le développement local.

Le Conseil fera également le point des grandes réalisations concrètes
qui ont été accomplies, débattra des projets ambitieux qui ont été
retenus et recherchera les moyens les plus efficients pour répondre
aux aspirations réelles et légitimes.

Le Conseil s'attachera ainsi à donner une expression tangible à la
Volonté Royale d'améliorer la situation des fidèles sujets de Sa
Majesté, Amir Al Mouminine, les fils des tribus et les habitants du
Sahara 'marocain', et à y conforter le processus de 'développement
intégré', dans le cadre de l'action nationale qui est engagée
pour 'consolider' la construction de l'édifice du Maroc de l'unité et
de la 'démocratie', du 'progrès' et de la 'solidarité', sous la
direction 'éclairée' de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu
L'assiste, conclut le communiqué.


Dernière modification 30/11/2007 15:56

----------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=1679

"Développement" dans les "provinces du Sud"
Des investissements importants et des indicateurs élevés

Publié le : 23.11.2007 | 14h49


Les indicateurs relevés en matière de développement local dans
les 'provinces du sud' sont particulièrement élevés, traduisant les
efforts d'investissement colossaux et les projets d'envergure
réalisés ou en cours de réalisation dans 'cette région du Royaume', a
souligné le directeur du Centre régional d'investissement (CRI) à El
Aaiun, Hassana Maelainin.

  Dans un exposé donné dans le cadre des conférences culturelles de
jeudi initiées par la wilaya de El Aaiun-Bojdaor-Saguia-El Hamra,
Hassana Maelainin a passé en revue des indices et données sur les
perspectives de développement dans les 'provinces du Sud' et dans
la 'province' de El Aaiun en particulier, rappelant les atouts, les
contraintes et les perspectives du développement local et les projets
et autres chantiers économiques initiés dans 'cette région du
Royaume' pour 'conforter davantage' son 'esso'r.

Le conférencier a souligné à cette occasion l'importance du projet
d'<autonomie> pour la région du Sahara dans la cadre de
la 'souveraineté marocaine', notant que ce projet 'augure'
d'une 'nouvelle' de 'développement' économique et social dans la
région.

Evoquant les 'efforts' soutenus des pouvoirs publics pour le
développement de la région, le directeur du CRI a rappelé que le
montant global des investissements publics réalisés dans
la 'province' de El Aaiun durant la période 1976 -2005  s'élève à
9.038.097.264 DH, soulignant que l'Agence de promotion et
de 'développement' économique et social des 'provinces du sud' a
investi un montant de 7, 2 milliards de DH pour la période de 2004-
2008.

Il a rappelé dans ce cadre que le taux d'accès au réseau
d'électricité dans la province de El Aaiun atteint à 92 % et le taux
d'approvisionnement en eau potable est de l'ordre de 90 %, soulignant
que la 'province' dispose d'un réseau de télécommunication développé
assurant la couverture totale.

La 'province' dispose également d'un réseau routier important, long
de quelques 1.000km, d'un aéroport international (aéroport Hassan I),
deux ports et autres infrastructures de base développées.

S'agissant des services de santé, le conférencier a rappelé que les
indicateurs en matière de soins dans la 'province' dépassent la
moyenne nationale, soit un lit pour 497 citoyens (la moyenne
nationale étant d'un lit pour 1.000 habitants), un médecin pour 1.296
habitants (moyenne nationale étant d'un médecin pour 2.500 personnes)
et un taux de vaccination des enfants de moins d'an qui atteint 97%.

Il a aussi évoqué les chantiers ouverts et travaux en cours dans la
région de El Aaiun-Bojdaor-Saguia-El Hamra, citant à cet égard la
construction en cours du port de Bojador, d'une zone franche et d'un
halle aux poissons à El-Mersa, et d'un village de pêcheurs dans la
région.

Le directeur du CRI a rappelé, d'autre part, l'ouverture prochaine
d'une ligne maritime entre Tarfaya et les Iles Canaries, ainsi que la
mise en place de plusieurs installations et structures touristiques
dans la ville de Tarfaya.


Par MAP

-------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Special/ArticlePrint.asp?id=11

Sahara
Le 'développement' dans la 'dignité'

Publié le : 05.11.2007 | 19h13

Comment les 'régions du Sud' ont changé de physionomie

La physionomie des 'régions du Sud marocain' a complètement changé
après plus d'un quart de siècle de leur 'retour' dans le giron de la
patrie. C'est d'ailleurs le Souverain qui donne à ce processus ses
lettres de 'noblesse' et sa 'vitesse de croisière'. C'est en mars
2002 que 'Sa Majesté' le Roi annonce la création de l'Agence pour
le 'développement' économique et social des 'régions du Sud'.

Quelque temps plus tard, cette dernière mettait en place un ambitieux
programme d'action étalé sur cinq ans et doté d'une enveloppe
budgétaire de 7,2 milliards de DH pour, avec comme priorités, sept
axes d'intervention intimement liés au social et déclinés sous forme
de plus de 226 projets.

A l'heure qu'il est, l'ADS est allée loin dans la concrétisation de
ses projets qui viennent compléter tout un arsenal de mesures. L'INDH
et les centaines de projets qu'elle comporte viendront appuyer cette
tendance dans un cadre participatif. Sur ce front du social, le
Souverain sera de toutes les batailles.

En mars 2006, juste avant la mise en place du Corcas lors de la
visite royale à El Aaiun, Sa Majesté le Roi Mohammed VI présidait au
lancement de projets à vocation sociale et notamment pour
l'assainissement liquide, l'eau potable, la pêche maritime et les
infrastructures de base.

C'est, entre autres, le cas pour la station de dessalement de l'eau
de mer à El Aaiun pour un budget global de 180 millions de DH. Mais
aussi le renforcement du réseau d'assainissement de la ville qui
devra bientôt desservir une population estimée à 253.000 personnes à
l'horizon 2020.

L'habitat reste aussi l'un des secteurs qui bénéficient d'une
batterie de mesures dans les régions du Sud. En 2006, le secteur
allait se renforcer avec la création de «Al Omrane-Janoub» à qui
revient la charge de mener à bien un programme qui s'étale sur la
période 2004-2008 pour un budget global de 1,4 milliard de dihrams.
Pour ce programme, il s'agissaitessentiellement de répondre aux
besoins de près de 30.000 familles disséminées dans les trois régions
de Rio de Oro-La Güera, Guelmim-Smara et El Aaiun-Bojador-Saguia El
Hamra.

Cette tendance, qui se renforce avec les projets dédiés au logement
social, est confirmée encore dans la déclaration gouvernementale de
l'équipe Abbas El Fassi. Ce dernier a, en effet, promis l'aménagement
de 70.000 lots de terrain dans la région pour accompagner l'essor que
connaît l'urbanisme au Sahara.

Le tout se fera dans le cadre d'une approche qui prend en
considération et les réalités économiques et les traditions et
coutumes des populations concernées.

De gigantesques efforts sont également fournis en matière de santé et
d'éducation. Les unités hospitalières de la région n'ont aujourd'hui
rien à envier, de par leurs équipements et leurs cadres, à celles
des 'autres villes du Royaume' alors qu'une grande dynamique a été
déclenchée pour la scolarisation, l'ouverture de nouvelles filières
pour l'enseignement supérieur et le renforcement des infrastructures
scolaires.

De colossaux efforts ont également été déployés pour désenclaver les
villes de la région. Aujourd'hui, les principales villes du Sahara
sont reliées aux autres régions du pays par des vols réguliers et les
infrastructures routières ne sont pas en reste.

Il s'agit notamment de la réalisation d'un réseau de routes modernes
de 692 km. L'adoption des projets de développement de l'INDH a donné
une nouvelle dynamique à la région et permis une meilleure et
heureuse implication du tissu associatif. Des centaines de petites
unités ont ainsi vu le jour dans les domaines susceptibles, à la
fois, de générer des richesses, mais aussi de fournir des
opportunités d'auto-emploi pour les jeunes et les femmes que ce soit
dans le secteur de l'agroalimentaire, de l'artisanat ou du tourisme.

L'approche participative allait se renforcer avec l'installation du
Corcas, conseil qui, par ses statuts, est habilité à donner son avis
sur les questions ayant trait aux problèmes de développement dans la
région.

Le nouveau visage des régions du Sahara, s'il <inquiète>
les 'ennemis' de l'<intégrité territoriale> du Maroc, a été mis en
exergue par la communauté internationale qui y a salué un modèle
<assez unique dans toute la région>. Cela procède simplement d'une
philosophie adoptée par toute une Nation : construire une société où
l'élément humain est au 'centre' de 'toutes' les préoccupations.

«Nous avons tenu à ce que la planification et la mise en œuvre de
ce 'développement' se fassent en concertation et en association avec
tous les hommes et les femmes de ces provinces, avec leurs différents
conseils élus, leur jeunesse, leurs forces vives, et leurs élites
économiques, sociales et culturelles», disait le Souverain lors de
son discours du 6 mars 2002 à El Aaiun.

«Attaché à ce que le Conseil puisse se prévaloir de la crédibilité,
de l'efficacité et de la représentativité nécessaires, Nous avons
veillé à ce qu'il soit constitué de notables de tribus et d'élus,
réputés pour leur patriotisme sincère et la pertinence de leur
jugement.

Nous avons tenu également à ce que le Conseil soit ouvert sur les
acteurs de la société civile et les forces vives de la nation, prêtes
à produire et à s'investir, notamment parmi les femmes et les jeunes,
que Nous entourons de notre Haute sollicitude», affirmait, quatre ans
plus tard, Sa Majesté le Roi MohammedVI lors de la mise en place du
Corcas au chef-lieu du Sahara 'marocain'.


REPÈRES
Les régions en chiffres

> Superficie: 416.474 km- pour les trois régions.
> Population: 817.929 habitants.
> Administration: 3 régions et 9 provinces comptant 87 communes dont
17 urbaines.
> Principales activités: agriculture, élevage et pêche.


Par Mohammed Boudarham | LE MATIN

-------------->
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=13593

'Provinces du Sud'
Ambiance, senteurs et traditions ramadanesques ancrées

Publié le : 27.09.2007 | 10h38


Les populations des 'provinces du Sud' réservent un accueil
exceptionnel pour le mois de Ramadan dans une ambiance de
recueillement et de piété et un profond respect à leurs coutumes et
traditions, en affichant, sur fond de fraternité et d'entraide, leur
attachement à la manière de se conduire et d'accomplir le jeûne, tout
en puisant le meilleur du patrimoine culturel et religieux pour
agrémenter leurs soirées en ce mois béni.

Les différentes activités et veillées initiées durant ce mois sacré
par les populations locales, qui traduisent quelques facettes du
patrimoine socioculturel propres aux habitants du Sahara 'marocain',
s'illustrent par le chevauchement de plusieurs activités à caractère
religieux ou de divertissement, conservées et perpétuées de
génération en génération et redessinent une des facettes des
traditions marocaines, qui se résument en le respect que vouent 'tous
les Marocains' à ce mois sacré.

L'aspect marquant et prédominant de ces veillées du Ramadan dans ces
provinces est cette omniprésence de l'animation nocturne à
l'intérieur des foyers et dans les rues.

La gente féminine choisit de se réunir, dans la soirée, autour du jeu
populaire appelé "Sig" qui se déroule généralement sur un amas de
sable d'une hauteur de 60 centimètres et ayant la forme d'une bosse
présentant deux versants opposés (appelé Lbra).

Le Sig se joue au moyen de Sigat, bâtonnets de 30 à 40 centimètres de
longueur, au nombre de 8 et aux facettes colorées et avec des parties
arrières lices et monocolores, ainsi que des cailloux, le tout sur
fond de joutes orales entre les deux équipes en compétition. Au moyen
des Sigat, chaque équipe se déplace en haut de l'amas de sable en
direction de l'équipe adverse pour tenter de faire sortir
l'adversaire de la compétition.

Le Sig est divisé en deux parties parallèles et égales, qui sont
subdivisées elles aussi en deux lignes en pointillés et de petits
trous indiquant la zone vers laquelle les bâtons doivent être
déplacés. Le jeu possède certaines règles qui interdisent à tout
membre de l'une des équipes de se rapprocher de l'amas de sable tant
qu'un membre n'a pas réussi un lancer qui retourne le bâton soit en
position pile, soit en position face.

Un tel mouvement réussi permet au joueur de se déplacer le long des
trous en haut du tas de sable en direction de l'équipe adverse et ce,
selon le nombre de points marqués. Le score est déterminé en fonction
de la position prise par les bâtons au cours du jeu qui peut s'étaler
sur des heurs.

Les éléments de jeu, ses outils et l'essence même du jeu établit la
similarité entre le jeu et le contexte géographique large du désert,
ce qui lui confère une plus grande popularité.

En ce mois de piété et de solidarité, les populations locales
renforcent leurs liens familiaux et amicaux en organisant des visites
pour se retrouver entre eux dans une ambiance conviviale autour du
thé.

Les veillées entre familles ou amis se poursuivent elles aussi tard
dans la nuit.

Les mosquées connaissent une intense animation caractérisée par une
grande affluence de fidèles qui s'y rendent pour accomplir leurs
prières dans une atmosphère de piété, le tout baigné dans l'odeur
agréable des encens (b'khour).

Durant le mois de Ramadan, les marchés et souks des 'villes du sud'
prennent des couleurs variées et dégagent des senteurs et parfums
particuliers qui attirent de nombreux visiteurs venus faire leur
emplettes et s'approvisionner en toutes sortes de produits.

Les marchés se caractérisent également
par 'émergence 'activités "saisonnières", proposant un éventail de
produits dont les différentes épices et autres ingrédients, des
variétés de dattes, des fruits, légumes, gâteaux, pain et autres
sucreries traditionnels.

A El Aaiun, le commerce est beaucoup plus florissant pendant ce mois
béni, affirment des citoyens rencontrés au marché de skikima ou le
long de la rue de Bou kraa.

Cependant, les traditions culinaires du Ramadan dans les 'provinces
du sud' ont changé et plus particulièrement la Meida de F'tour, en
raison de la richesse et la diversité culinaires et autres habitudes
alimentaires qui ont gagné toutes les régions du Royaume.

Par le passé, la consistance du repas du mois de jeûne tournait
invariablement et systématiquement autour de la soupe et des dattes,
ainsi que le traditionnel thé sahraoui et le lait, les boissons les
plus prisés chez les habitants des 'provinces du Sud'.

Le repas du S'hour se résumait à "Belghman", repas à base d'orge et
d'eau mélangée au sucre. Occasionnellement, le S'hour est constitué
de la viande de chameaux cuite dans l'eau sans épices.

Certains Sahraoui rencontrés durant ce mois béni nous diront que les
gens mangeaient des repas constitués généralement de datte, de la
soupe rouge (une préparation à base d'orge) ou de la soupe
blanche "smida" ou encore de Dchicha, question de coller à la
production et aux coutumes locales, du temps où la région était
constituées de familles d'éleveurs où de commerçants.

Les temps ont bien changé, nous dira un cheikh Sahraoui, se rappelant
non sans brin de nostalgie cette époque où le repas était des plus
simples et se résumait à Belghman, Zomit, Laayche, Tidkit, Tichtar,
repas à base de viandes séchées.

"Nos femmes se donnent aujourd'hui tant de mal pour préparer et
garnir la table de "F'tour", dit-il. "A l'exception de la soupe, de
Dchicha, du Maro (repas formé du riz et de la viande), T'bikha et
Afchai, les autres menus traditionnels ne sont plus sollicités par
les habitants locaux", fait observer un autre.

Le 'développement' des 'provinces du sud', la floraison des marchés
et autres souks locaux, l'adoption du mode de vie citadin, la
sédentarisation des populations locales, l'amélioration des
conditions de vie des citoyens, ont été pour beaucoup dans les
changements des habitudes culinaires et rituels locaux.

La radio, la télévision, les journaux et même l'Internet et le
recours aux livres de cuisine ont fait contribué à l'évolution des
habitudes culinaire dans le 'sud', relève un jeune journaliste.

"La cuisine Sahraoui ne cesse d'innover et à chaque Ramadan les
habitants renouent avec les anciennes coutumes qu'ils préservent
jalousement", ajoute-t-il.

La population Sahraoui redouble d'efforts en ce mois en revivifiant
les traditions d'antan pour accueillir comme il se doit cet "hôte
d'exception" qu'est le Ramadan et que d'aucuns qualifient de mois de
la ferveur, de la Baraka et de l'abondance.


| MAP

------------>
http://www.aujourdhui.ma/regions-details55762.html

INDH : Bilan de la mise en œuvre


La ville de El Aaiun a abrité, jeudi 12 juillet, un forum régional
d'information et d'échange d'expériences en matière de diffusion des
manuels de procédures relatives à la mise en œuvre des programmes de
l'INDH.

Plusieurs membres des comités locaux et provinciaux de l'INDH, des
acteurs de l'action sociale venus des régions de Souss-Massa-Drâa,
Guelmim-Smara, Rio de Oro-La Güera et de El Aaiun-Bojador-Saguia El
Hamra, ainsi que des représentants des services extérieurs et
des 'élus' locaux se sont réunis, jeudi. Objectif: évaluer les
résultats réalisés jusqu'à présent par l'INDH et débattre des
problèmes de la mise en application des programmes de cette
initiative. Les participants ont débattu des moyens efficaces à même
de permettre d'optimiser les programmes de l'INDH visant la lutte
contre la pauvreté dans le milieu rural, l'exclusion sociale dans le
milieu urbain, la précarité, ainsi que la promotion des activités
génératrices de revenus. Cette rencontre rentre dans le cadre du
processus de renforcement des capacités des acteurs locaux à travers
des sessions de formation et de communication devant accompagner les
différentes phases franchies dans la mise en oeuvre des programmes de
cette initiative et évaluer l'application des recommandations des
premières rencontres régionales, organisées le 10 avril dernier dans
certaines villes du Royaume.
Le programme d'urgence de l'INDH a permis la réalisation de plus de
1.100 projets et la programmation, en 2006, de plus de 6.100 autres
pour un coût global dépassant 2 milliards DH. Plus de 2.000 projets
ont été lancés pour le compte de cette année et devraient dépasser
7.000 après l'adoption du reste des programmes par les comités
provinciaux.
En ce qui concerne la région de El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra,
elle s'est vue attribuer une enveloppe de plus de 35.275.000 DH, lors
de ces deux premières années de l'INDH. Somme qui a été affectée à la
réalisation de certains projets importants qui auront pour effet
d'améliorer les conditions de vie de la population dans 'cette partie
du Royaume'.
À la clôture de ce forum, une série de recommandations ont été
élaborées et qui portent sur la nécessité de mettre en œuvre des
manuels de procédures de l'INDH.


Le 16-7-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

----------------->
http://www.lavieeco.com/Economie/lagence-du-sud-investira-42-
milliards-de-dh-pour-la-periode-2007-2009

L'Agence du "Sud" investira 4,2 milliards de DH pour la période 2007-
2009 Deux axes : habitat insalubre et services de base
166 projets achevés cette année et 185 lancés.


Vaste programme que celui de l'Agence pour la promotion et
le 'développement' des 'provinces du Sud' pour la période 2007-2009.
Pas moins de 377 projets pour une enveloppe globale de 4,2 milliards
de DH. Au menu, des projets couvrant un large spectre de domaines.
C'est ce qui ressort d'un document récemment réalisé par l'agence et
intitulé «Atlas des chantiers des 'provinces du Sud'». Premier
constat : la part du lion revient à des projets concernant la lutte
contre l'habitat insalubre avec une enveloppe de 1,1 milliard de DH,
suivis par l'accès aux services de base (eau potable, électricité,
assainissement...) pour un montant d'un milliard de DH.

C'est dire qu'il y a encore des besoins énormes que l'agence tente de
satisfaire. D'un autre côté, près de 970 MDH iront dans des projets
dits intégrés dont une grande partie consiste en la réalisation de
villages de pêche. On relèvera une répartition équitable des
enveloppes budgétaires entre les trois grandes régions en tenant
compte de l'étendue du territoire et de la population, soit 1,77
milliard de DH pour El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra, 1,04 milliard
pour Guelmim-Smara et, enfin, 1,063 milliard pour Rio de Oro-La Güera.

Mais 2007 est surtout considérée par les responsables de l'agence
comme l'année où l'institution devra prendre sa vitesse de croisière.
La preuve, l'année verra le lancement de 185 projets, dont 77
intégrés, portant sur un total de 1,38 milliard de DH. Et ce n'est
pas tout puisque, toujours en 2007, 166 projets lancés auparavant
seront achevés, qui ont nécessité un investissement de 954 MDH. A ce
titre, il est indiqué auprès de l'agence que le montant des
achèvements pour la seule année 2007 représente deux fois et demie
celui investi dans tous les projets achevés sur toute la période 2004-
2006. C'est dire que, pour 2007, l'agence est montée en puissance.

Au fil des années et de la livraison de projets, l'agence ne manque
pas non plus de réajuster ses interventions d'un domaine à l'autre en
fonction de l'évolution des besoins. C'est ainsi que l'on constate,
en comparant la nature des projets entre 2004-2006 et 2007-2009, une
légère baisse de l'enveloppe consacrée aux grandes infrastructures,
contre une augmentation de la part des financements alloués aux
projets dits de proximité. Parmi ces derniers, on peut citer
essentiellement l'appui aux activités génératrices de revenus (AGR)
et à l'initiative privée, la construction d'équipements collectifs et
également le soutien à la société civile.


M.C.
Publié le : 13/07/2007

>>>>>>>>>>>
1.2. EL AAIUN
http://www.aujourdhui.ma/regions-details58333.html

El Aaiun: La pluie soulage les agriculteurs


Les agriculteurs et les éleveurs se sont sentis soulagés après
l'arrivée de la pluie. La saison agricole dans la région a toutes les
chances d'être bien meilleure que la précédente.

Les précipitations tombées dernièrement ont soulagé les agriculteurs
et les éleveurs de la région de El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra. Ces
derniers espèrent que cette saison agricole sera meilleure que sa
précédente. Les précipitations tombées dernièrement ont rafraîchi la
terre mais aussi calmé les esprits des agriculteurs et des éleveurs
de El Aaiun, qui espèrent une saison agricole meilleure et continuent
à garder espoir quant à d'autres précipitations attendues dans les
jours à venir. Ils estiment pouvoir ainsi augmenter la superficie
irriguée qui ne dépasse guère les 146 hectares actuellement, d'autant
plus que les parcelles bénéficiaires sont essentiellement situées
dans le périmètre de Foum El Oued et celui d'El Hagounia. Elles sont,
en plus, essentiellement réservées à la production fourragère
destinée principalement à l'alimentation du cheptel bovin laitier, et
à quelques cultures maraîchères.
Ces précipitations vont également encourager les agriculteurs à
exploiter les terrains agricoles connus sous le nom de Grarat
réservés aux céréales. «Dans cette région, la superficie labourée
varie entre 2000 et 7000 ha, selon les précipitations. Ce qui donne
un rendement moyen entre 5 et 10 qx/ha», explique-t-on à la direction
régionale de l'agriculture de El Aaiun.
Pour leur part, les éleveurs espèrent, eux aussi, voir leur activité
fructifiée. L'élevage constitue la principale activité agricole dans
la province de El Aaiun. Il représente une source de revenu non
négligeable pour la population.Trois pratiques de l'élevage sont
appliquées dans cette région, à savoir le système pastoral intensif
dans lequel les troupeaux sont conduits sur les parcours et dans les
périodes de disettes. Ces déplacements restent souvent tributaires
aux conditions pluviométriques. Le système de l'élevage semi-intensif
est appliqué par certains éleveurs de la 'province' qui ont installé
des unités de production de lait de chamelle. Ce mode d'élevage a
permis de valoriser la production laitière puisque celle-ci n'était,
au départ, destinée essentiellement qu'à l'autoconsommation. Le
troisième système concerne l'élevage des vaches laitières de race
pure dans la commune de Foum El Oued.
Ces éleveurs et agriculteurs bénéficient également des campagnes et
actions de sensibilisation et de protection sanitaire contre les
principales maladies animales ainsi que d'autres mesures prises
récemment pour les aider à surmonter les problèmes dus au manque de
pâturage provoqué par la sécheresse au cours de la saison agricole
2006-2007. Parmi ces mesures : la distribution de 1000 tonnes d'orge
aux éleveurs et d'autres quantités ont été livrées aux coopératives
du secteur. Deux puits ont été forés dans deux communes rurales qui
sont les plus affectées par les répercussions de la sécheresse.


Le 29-11-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

------------------->
http://www.map.ma/fr/sections/last_regionales/tenue_a_laayoune_d_u/vie
w

Tenue à El Aaiun d'une session de formation au profit des cadres
pédagogiques


El Aaiun, 25/11/07- Une session de formation placée sous le thème "la
promotion des compétences pédagogiques", s'est tenue les 23 et 24
novembre courant au Palais des congrès à El Aaiun, à l'initiative de
l'académie régionale de l'éducation et de la formation.

Les travaux de cette session de formation destinée aux cadres de
l'enseignement dans la  'province' de El Aaiun, ont été marqués par
une série d'exposés et d'interventions qui ont porté sur plusieurs
points, notamment les moyens d'améliorer la qualité de l'enseignement
et de renforcer les compétences et ressources pédagogiques locales
conformément aux orientations et dispositions de la Charte nationale
de l'éducation et de la formation.

Les thèmes abordés, lors de cette rencontre, ont porté notamment
sur "l'application pédagogiques des e-book", "les applications
pédagogiques des cartes conceptuelles", "la réforme des programmes
d'enseignement au Maroc" et "le manuel scolaire dans le processus de
réforme du système éducatif".

Selon les organisateurs, cette session, encadrée et animée par des
cadres de l'enseignement supérieur, s'inscrit dans le cadre du plan
d'action initié par l'académie régionale de l'éducation et de la
formation pour l'amélioration de la qualité de l'enseignement dans la
région.

Dans cette même optique de qualification des compétences pédagogiques
locales, les enseignants de l'éducation physique des établissements
scolaires de la ville de Laâyoune vont bénéficier, du 4 au 12
décembre prochain, d'une session de formation qui sera encadrée par
17 experts des Etats-Unis d'Amérique, a-t-on annoncé en marge de
cette rencontre.


Dernière modification 25/11/2007 13:21

------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details58140.html

El Aaiun: Une conférence sur le combat de Mohammed V


La personnalité de Sa Majesté Mohammed V et son combat pour la
liberté et l'indépendance du Maroc ont fait l'objet d'une conférence
organisée le 15 novembre à El Aaiun, dans le cadre de la célébration
du 52ème anniversaire de l'indépendance du Maroc.

Une rencontre sur feu SM Mohammed V a été l'un des rendez-vous
culturels les plus marquants de El Aaiun. Une rencontre qui s'inscrit
dans le cadre du cycle des conférences du jeudi lancé par la wilaya.
Elle a été animée par le président du conseil des ouléma de la région
de El Aaiun- Bojador-Saguia El Hamra, Maalainine Larabas, et s'est
articulée autour «de nombreux témoignages sur Sa Majesté le Roi
Mohammed V».
Le président du Conseil des ouléma a mis en valeur les témoignages de
personnalités nationales et étrangères sur les qualités qui
caractérisaient la personnalité de feu Mohammed V: des qualités
humaines et religieuses, mais aussi des qualités de père de famille
et de chef d'Etat, et de nationaliste ayant mené le combat et la
lutte contre l'incursion coloniale jusqu'à l'indépendance.
Feu Sa Majesté Mohammed V, a-t-il précisé, est resté fidèle à ses
principes, même au cours de la période d'exil, et très attaché à son
peuple avec lequel s'est créée une grande symbiose au cours de cette
période. Il avait des qualités qui ont toujours fait de lui un Roi
aimé par son peuple. Cette relation forte a contribué au départ
prématuré du colonialisme.
Aussi, feu Mohammed V était convaincu qu'un droit n'est jamais perdu
aussi longtemps qu'il est revendiqué et, ayant foi en la fidélité de
son peuple. Il a, en effet, préféré l'exil à la signature de décrets
par lesquels les autorités coloniales entendaient asseoir leur
domination sur le Maroc. Les témoignages cités, à cette occasion, par
le conférencier rappellent les actions entreprises par feu Mohammed
V, la noblesse de ses intentions et ses hauts faits qui incarnent un
patriotisme sincère et une disposition au dévouement au service de
l'intérêt général du peuple marocain avec abnégation, amour et
fidélité.


Le 21-11-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

-------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=854

El Aaiun
Inauguration d'une nouvelle agence postale

Publié le : 19.11.2007 | 08h42

Une nouvelle agence postale a été inaugurée, dimanche, au quartier Al-
Amal, à El Aaiun, dans le cadre des festivités marquant la
commémoration de la fête de l'Indépendance.


La cérémonie d'ouverture de la nouvelle agence Al-Amal, érigée sur
une superficie de 400 m2 pour un coût global de 2 millions de DH, a
eu lieu en présence du gouverneur chargé du secrétariat général de la
wilaya de El Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra, Hamid Charii et du
directeur général de Barid Al-Maghrib, Anass Alami, ainsi que
plusieurs responsables et élus locaux.

La réalisation de cette agence postale s'inscrit dans le cadre du
renforcement et de l'amélioration des services de proximité en
matière de couverture postale. L'ouverture de cette antenne postale
entre également dans le cadre du "déploiement de la nouvelle Charte
d'aménagement de Poste Maroc pour créer un environnement convivial et
fonctionnel au service de ses partenaires, ses clients et ses
collaborateurs".

Selon le directeur régional de Barid Al-Maghrib, Mustapha Mohcine, le
nouveau bureau postal Al-Amal offre plusieurs services postaux,
financiers et prestations associées, et permettra de renforcer le
secteur postal dans la ville de El Aaiun.

M. Mohcine a fait part dans une déclaration à la presse de nombreux
projets programmés par Barid Al-Maghrib dans la ville de El Aaiun,
dont notamment la réouverture d'une agence postale à l'aéroport de la
ville, la construction d'un nouveau siège du bureau principal et d'un
centre de distribution postal pour alléger la pression sur le bureau
principal et améliorer l'implantation du réseau postal dans la
ville.


Par MAP

----------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details57966.html

El Aaiun: Tah a été desservie en eau potable


20 millions de dirhams. C'est le prix qu'aura coûté l'adduction en
eau potable de la commune de Tah. Le projet, inauguré le 7 novembre,
profitera à 3000 habitants.


Un projet ambitieux a été inauguré dans la commune rurale de Tah pour
l'alimenter en eau potable. D'un coût global de 20 millions de
dirhams, ce projet a été inauguré le 7 novembre par le wali de la
région de El Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra, M'hamed Dreyf, dans le
cadre des 'festivités' de 'célébration' du 32ème anniversaire de la
Marche Verte. Le projet consiste à assurer l'adduction en eau potable
de la commune rurale de Tah, à partir de la station de
déminéralisation de la ville de Tarfaya.
Au début, 1000 habitants bénéficieront de ce projet qui devra
profiter, à moyen terme, à 3000 autres. Ce projet s'inscrit dans le
cadre des initiatives de renforcement des infrastructures de cette
commune rurale qui avait accueilli la Marche Verte le 6 novembre
1975, et qui a été marquée par les visites historiques de deux grands
Rois de la dynastie alaouite, en l'occurrence le Sultan Hassan 1er,
en 1886, et feu SM le Roi Hassan II en 1985. Selon Abdeslem Joulid,
directeur régional de l'Office national de l'eau potable (ONEP), à El
Aaiun, l'objectif de ce projet est de participer au développement du
centre rural de Tah, parallèlement à la croissance démographique
qu'il connaît, et d'aider à la multiplication d'activités sociales et
économiques diverses.
Le projet rentre aussi dans le cadre de la politique de
généralisation de la desserte des centres ruraux en eau potable
qu'applique l'ONEP graduellement dans la zone sud. Dans ce cadre, la
commune de Tah est le deuxième centre rural dans la 'province' de El
Aaiun qui s'est vu doter d'un réseau d'eau potable, après celui de
Foum El Oued, connecté au réseau de l'eau potable en 2005, grâce à un
projet d'un coût de 10MDH. D'autres projets importants seront lancés
dans la période allant de 2007 à 2009.

D'autres centres ruraux seront ainsi alimentés en eau potable,
notamment le village de pêcheurs de Tarouma, situé à 50 km au sud de
la ville de El Aaiun, et ce à partir de la station de dessalement de
cette ville. Le coût de ce projet est de 20MDH.

La commune rurale de Daora connaîtra la réalisation d'une station de
déminéralisation des eaux saumâtres avec un débit de240 m3/jour, pour
un coût de 12MDH. Dans la commune d'Akhfnir, un important projet est
en cours pour construire une station de dessalement avec un débit de
800m3/jour en contrepartie de 40MDH.
Pour la ville de El Aaiun, l'ONEP a élaboré un plan d'alimentation en
eau potable. Une enveloppe budgétaire de 778MDH est consacrée à la
période 2007-2009 et porte sur le renforcement des installations de
traitement de l'eau, la généralisation de l'alimentation en eau
potable aux petits centres marqués par l'insuffisance ou même le
manque de ressources. D'un débit supplémentaire de 13.000 mètres
cubes, par jour, la réalisation d'une nouvelle station de dessalement
à El Aaiun viendra renforcer tous ces efforts qui seront conjugués à
l'extension des réseaux de distribution aux quartiers périphériques
de la ville.


Le 13-11-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

-------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/ArticlePrint.asp?id=1527

El Aaiun en fête

Publié le : 07.11.2007 | 14h20


Les habitants de la province de El Aaiun ont célébré mardi dans
la 'fierté' et la mobilisation le 32e anniversaire du lancement de
la 'glorieuse' Marche Verte, une occasion pour mettre en relief
les 'profondes significations' de cet 'événement phare' de l'histoire
du Royaume sur la voie de 'parachèvement' de son unité 110nale et de
son 'intégrité territoriale'.

A cette occasion, une cérémonie a été organisée au cours de laquelle
l'assistance a suivi sur la télévision le discours adressé mardi soir
à la 110n par S.M. le Roi Mohammed VI.
Cette cérémonie, qui a été présidée par le wali de la région de El
Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra, gouverneur de la 'province' de El
Aaiun, M'hamed Dryef, s'est déroulée en présence du directeur général
de l'Agence de promotion et de 'développement' économique et 116ial
des 'provinces du Sud', Ahmed Hajji, des élus et des membres du
Conseil royal consultatif pour les Affaires sahariennes, ainsi que
des volontaires qui avaient pris part à la Marche Verte et de
nombreuses personnalités et acteurs locaux.

M. Dryef a auparavant procédé au lancement des travaux de revêtement
des accotements des rues Mohammed V et Hassan II pour un coût global
de 5,99 millions de DH, financés par l'Agence de promotion et de
développement économique et 116ial des 'provinces du Sud'.

Il a également lancé le projet d'aménagement de deux places
publiques, en l'occurrence "Al-Wafaa" et "Al-Alaouyine"
respectivement aux quartiers Salam et Al Hassani dans la ville de El
Aaiun, pour un coût global de l'ordre de 7,560 millions de DH
financés par l'Agence du 'Sud'.


Par | MAP

-------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details57676.html

Manque d'infrastructures à El Aaiun: Le Conseil provincial cherche à
combler les déficits


Le Conseil provincial de El Aaiun a tenu, lundi, sa deuxième session
ordinaire. A l'ordre du jour : résoudre le manque d'infrastructures
dans le domaine médical et immobilier.

L'habitat et la santé. Ce sont les principaux sujets débattus, lors
de la deuxième session ordinaire du Conseil provincial de El Aaiun
tenue le lundi 29 octobre 2007. En ouverture des travaux, Mouloud
Alouate, président du Conseil, a souligné que cette session à pour
but de se mettre l'accent sur les différents problèmes dont souffrent
l'immobilier et les établissements sanitaires. Pour sa part, le wali
de la région de El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra, M'hamed Dryef, a
loué le travail des membres du conseil, qui déférent leurs efforts
pour une coopération active avec les services externes.
Lors de cette session qui s'est déroulée en présence de la majorité
des membres du Conseil 'provincial' de El Aaiun, ces derniers ont
approuvé à l'unanimité la cession d'un lot de 4000 mètres carrés,
situé dans le quartier Moulay Rachid au profit d'un investisseur
privé. Celui-ci compte y construire une polyclinique qui contribuera
au renforcement des infrastructures sanitaires de El Aaiun. Ce
projet, dont le coût s'élève à 13 millions de dirhams, représente,
déjà pour les habitants, un bol d'oxygène, puisqu'ils n'auront plus à
se déplacer vers <d'autres villes du Royaume>.
Le Conseil a également soulevé la problématique de l'habitat à El
Aaiun à travers le rapport présenté par Ahmed Manssir, directeur de
la société d'aménagement immobilière Al Omran Al Janoub. Ce holding
achèvera bientôt les projets d'Alamal, Alaouda, Alouifaq, et la
première tranche d'Alouhada, ainsi que l'aménagement du lotissement
Alwakala prévu pour la fin de cette année. Selon M. Manssir, le
programme de lutte contre l'habitat insalubre vise à répondre aux
besoins de 10.300 ménages à travers plusieurs programmes étalés sur
783 hectares, ainsi que le réaménagement de certains quartiers, y
compris ceux de El Aaiun bas.
Ce holding a aussi prévu sur son agenda un projet de promotion
immobilière dans cette ville en diversifiant ses produits, pour
répondre au maximum d'attentes. Et ce, en aménageant des lots pour
des villas correspondant aux moyens de chacun.
La lecture du rapport financier du Conseil fait état de 44 millions
de dirhams de recettes. Celles-ci ont été presque totalement
absorbées par les dépenses de fonctionnements, de gestion, d'appui
aux associations, et l'animation de la scène culturelle de El Aaiun
et Tarfaya à travers les deux festivals organisés respectivement dans
ces deux villes. Les membres du Conseil ont décidé d'affecter le
surplus budgétaire de l'an 2008, qui dépasse cinq millions de
dirhams, à l'achat d'un moteur électrique mobile, du matériel
d'embellissement, d'un tracteur pour la commune rurale d'Akhfnir,
l'appui de l'espace associatif, l'achat des véhicules, ainsi que du
matériel de dragage des sables dans la commune de Tah.


Le 31-10-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

-------------->
http://www.map.ma/fr/sections/last_regionales/plus_de_23_mille_nou/vie
w
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=15396

Plus de 23 mille nouvelles unités d'habitat dans la ville de El Aaiun


El Aaiun, 30/10/07- Un ambitieux projet de plus de vingt-trois mille
unités d'habitat, d'un coût global de 1,2 milliard DH, est en cours
de réalisation dans la ville de El Aaiun sur une superficie de 783 ha.

Dans un exposé sur l'état du secteur de l'habitat dans la 'province'
de El Aaiun, présenté lundi lors d'une session ordinaire du
conseil 'provincial' de El Aaiun pour le mois d'octobre, M. Ahmed
Mansir, Directeur général de la société d'aménagement Al-Omrane Al
Janoub a précisé que "ce projet d'habitat concerne 23,261 mille lots
de terrain, dont 19,170 mille sont destinés à l'habitat social
(formule R+2)".

Ces parcelles, dont la superficie varie entre 84 et 121,50 m2 chacun,
sont réparties sur trois sites dans la ville de El Aaiun, à savoir le
lotissement Al-Wahda (4.012 unités), Lotissement Al-Wifak ( 11.823
unités de logements), et lotissement 25 mars (7.426 lots de terrain).

M. Mansir a indiqué que ce projet prévoit également des unités
dédiées aux logements de types (R+3), notant que ces unités sont au
nombre de 3.022 lots, dont 895 au lotissement al-Wahda et 1.093 au
lotissement al-Wifak.

Le directeur général de la société d'aménagement Al-Omrane Al Janoub
a souligné que ce programme d'habitat important est basé sur le
concept de Zone d'aménagement progressif qui prévoit la réalisation
par étapes des infrastructures et des travaux d'aménagement.

Il a indiqué que 5.276 familles recensées dans les "groupements Al-
Wahda" bénéficieront, à titre gratuit, de lots de terrain de 121,5 m2
et d'un soutien direct de 30 mille Dh, sous forme de matériaux de
construction et d'aide pécuniaire.

Ces familles bénéficieront également de soutien technique et
d'accompagnement social, a-t-il poursuivi, notant que "les autres
familles non-recensées dans les groupements Al-Wahda( 4231 familles)
et les autres catégories sociales bénéficieront de lots de terrain de
84 m2".

Ce nouveau programme d'habitat entre dans le cadre des efforts et
programmes structurants déjà engagés dans la région en matière
d'habitat pour diversifier l'offre en matière de logement au profit
des habitants, développer la qualité du parc immobilier local,
contribuer à l'essor socio-économique que connaît la région et à la
lutte contre l'habitat insalubre, et créer une forte dynamique en
matière de promotion immobilière dans la région.

M. Mansir a passé en revue des projets portant sur le réaménagement
de certains quartiers sous-équipés dans la ville de El Aaiun et la
mise en place de zones d'habitat évolutif pour le renforcement des
infrastructures dans certains centres ruraux et urbains dans
la 'province' de El Aaiun.

Filiale de la holding d'aménagement Al Omrane, la société
d'aménagement Al Omrane Al Janoub a été créée en juin 2005 et couvre
les régions de Guelmim-Smara, El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra, Rio
de Oro-La Güera.

Al Omrane Al Janoub assure la programmation et la mise en place de
plusieurs projets d'habitat et veille au suivi des opérations
initiées en partenariat avec le ministère de l'Habitat et l'Agence
pour la promotion et le développement des 'provinces du sud'.

Le conseil 'provincial' de El Aaiun, tenu sous la présidence de M.
Miloud Alouat, président du conseil, en présence du wali de El Aaiun-
Bojador-Saguia El Hamra, gouverneur de la 'province' El Aaiun, M.
M'hammed Driyef, a adopté par la suite le projet du budget du conseil
au titre de l'année 2008, qui s'élève à 44,807 millions Dh.

Le conseil a également approuvé la programmation de l'excédent
prévisionnel, d'une valeur globale de 5,417 millions de Dirhams.


Dernière modification 30/10/2007 15:03

-------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details57579.html

El Aaiun: La femme sahraouie veut consolider son émancipation


Plusieurs associations ont animé dernièrement un atelier à El Aaiun
pour débattre de la présence de la femme dans le domaine politique.

Une quarantaine de militantes de la société civile du sud marocain
ont animé, la semaine dernière, un atelier pour débattre des
mécanismes et outils pouvant renforcer le rôle de la femme sahraouie
dans la vie politique. Cette rencontre 100% féminine s'inscrit dans
le cadre du «Dialogue de la jeunesse pour le Maroc possible». Elle a
été initiée par l'association Perle du Sahara qui s'est fait
connaître par ses militantes engagées à assurer plus de participation
féminine dans la vie politique dans cette région. Le débat portait
sur cette volonté et surtout sur les moyens et les entraves dont
souffrent les femmes dans la gestion de leur quotidien.
Lors de cet atelier, les participantes ont constaté une certaine
évolution au niveau de la participation féminine dans cette région
célèbre par la domination de certaines coutumes qui limitaient par le
passé l'implication de la femme dans la gestion de la chose
politique. Aujourd'hui, avec les changements que connaît cette
société, les femmes intègrent de plus en plus la vie politique.
Intervenant à cette occasion, Kamal Kamaltou, une spécialiste du
domaine politique et membre du Conseil royal consultatif des affaires
sahariennes (Corcas), a insisté sur la nécessité de combattre les
mentalités masculines voulant que les femmes gardent un rôle
traditionnel de mère de famille sans se préoccuper de la chose
politique, ainsi que des considérations d'ordre tribal limitant la
liberté de la femme. Et d'ajouter que les femmes, qui constituent la
moitié de la société, sont très peu représentées dans les différents
conseils.
Mme Kamaltou a indiqué qu'une minorité de femmes est représentée à la
première chambre du Parlement, alors qu'elles sont totalement
absentes de la deuxième Chambre. 14 femmes sahraouies siègent au
Corcas, deux autres sont au sein du conseil municipal de El Aaiun et
une seulement dans les différentes Chambres professionnelles. Les
femmes sont totalement absentes dans les communes rurales.
D'autres intervenantes ont unanimement souligné que cette situation
est essentiellement liée à la faiblesse de l'encadrement au sein des
partis politiques et à l'absence d'une stratégie claire pour
promouvoir la participation de la femme dans le secteur politique. En
preuve: deux femmes sahraouies uniquement sont membres des bureaux
politiques des partis marocains.
D'où le recours des femmes au travail associatif. Aujourd'hui, plus
de 37 associations de la ville de Laâyoune sont présidées par des
femmes et représentent (localement) des organismes reconnus à
l'instar de l'Union des femmes du Maroc.


Le 26-10-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details57538.html

El Aaiun: Une bande de malfaiteurs neutralisée


Une bande de malfaiteurs vient d'être interpellée à El Aaiun, après
avoir commis une série de vols. L'arrestation des malfrats a soulagé
une grande partie de la population.

Aidés par les habitants du quartier Moulay Rachid, les éléments de la
police de Laâyoune ont réussi à mettre la main, mardi 16 octobre, sur
une bande de malfaiteurs qui a semé la terreur dans les quartiers
huppés où elle a commis une vingtaine de vols d'objets et de
véhicules.
N.I, le cerveau de cette bande de malfaiteurs, est âgé de 23 ans. Ce
repris de justice était, le jour de son arrestation, dans un immeuble
du quartier Moulay Rachid, à la recherche d'autres victimes à ajouter
sur sa liste. Mais, cette fois, sa tentative a échoué, puisqu'il
s'est retrouvé encerclé à l'intérieur de la résidence par les
habitants de cet immeuble. Ces derniers ont vite appelé la police.
Les investigations menées par les éléments de la police ont abouti à
l'arrestation de trois autres complices, tous issus des quartiers
défavorisés de El Aaiun, et dont le plus âgé d'entre eux dépasse la
quarantaine. Les acolytes se cachaient dans le camp d'Al Wahda, à El
Aaiun. C'est là où ils déposaient tous les objets volés pendant la
journée et élaboraient leur stratégie de vol. Certaines de leurs
victimes ont pu récupérer quelques-uns de leurs objets volés dans cet
abri.
En élargissant l'enquête, les services de la police judiciaire ont
réussi à trouver d'autres objets volés qu'avaient achetés des
commerçants du marché Rahyba, situé au plein centre de El Aaiun. Ces
derniers ont, eux aussi, été traduits devant la justice pour recel
d'objets volés. Le 19 octobre dernier, les quatre malfrats ont été
déférés devant la chambre criminelle près la Cour d'appel de El
Aaiun.


Le 25-10-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

---------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details57507.html

El Aaiun: Campagne médicale au profit de 1.500 élèves


Une campagne de lutte contre les maladies oculaires se déroule à El
Aaiun du 22 au 26 octobre dans les différents établissements
scolaires pour prévenir les risques et sensibiliser à l'hygiène.

Depuis le 22 octobre et jusqu'au 26 du même mois,1.500 élèves de El
Aaiun devront bénéficier de consultations ophtalmologiques gratuites.
Une opération à laquelle s'ajoute, également, la distribution de
lunettes au profit des personnes nécessiteuses. Cette initiative est
le fruit d'une collaboration entre l'Association internationale Gain
Global Aid Network et l'Académie régionale de l'Education de
Laâyoune, soutenues par la délégation régionale du ministère de la
Santé, les autorités locales et la wilaya de El Aaiun-Bojador-Saguia
El Hamra. Un groupe de médecins, opticiens et techniciens sont
mobilisés pour faire le tour des établissements scolaires de la
ville. Cette opération de grande envergure a pour but d'identifier
les différentes maladies oculaires dont souffrent les élèves afin de
les soigner.
C'est la première initiative du genre qu'entreprend cette association
dans le sud marocain, et sa troisième au niveau national. Elle a
effectué deux opérations similaires à Nouasseur. Aujourd'hui, c'est
au tour de El Aaiun de bénéficier de cette initiative louable, dont
les préparatifs ont commencé depuis le mois d'août, lorsqu'une équipe
de cette association est venue pour identifier les maladies
ophtalmologiques les plus fréquentes. Ce staff médical composé de
deux spécialistes, un Américain et un Marocain, devra élaborer une
carte de la santé ophtalmologique des élèves des 'provinces du Sud'.
«On a voulu à travers cette initiative contribuer à l'amélioration
des conditions sanitaires au profit des élèves, et on envisage de
revenir une autre fois à El Aaiun», déclare Abdellatif Ben Hamou de
l'Association Gain Global Aid au Maroc. Cette campagne vise, par
ailleurs, la sensibilisation des enfants scolarisés aux risques que
représentent les maladies oculaires, et la distribution de lunettes
aux enfants qui en ont besoin. Un important lot de médicaments sera
également distribué aux bénéficiaires. «Je souffre de certains
troubles de la vision, alors j'ai saisi cette occasion pour profiter
d'une consultation gratuite. J'espère que d'autres initiatives vont
suivre», confie à ALM Hamdi, l'un des bénéficiaires de cette
opération. L'équipe médicale chargée de conduire cette campagne à El
Aaiun compte, au moyen d'un film vidéo, d'affiches de sensibilisation
et de conseils, promouvoir la sensibilisation au sein des classes.
Des séances d'information portant sur les bonnes règles à suivre pour
préserver l'hygiène et prévenir les maladies ophtalmologiques ont été
tenues.


Le 24-10-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

----------------->
http://www.aujourdhui.ma/societe-details57328.html

El Aaiun: Les Maisons de jeunes manquent de moyens


Malgré les 13 Maisons de jeunes que compte la région de El Aaiun-
Bojador-Saguia El Hamra, les activités socioculturelles sont quasi
absentes.

La région de El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra compte plus de 13
Maisons de jeunes. La ville de El Aaiun compte, à elle seule, onze
Maisons de jeunes, dont trois sont situées dans des communes rurales.
Alors que Bojador compte deux Maisons de jeunes pour une population
de 45.000 habitants.

Avec une infrastructure aussi importante, on pourrait croire que la
jeunesse du 'Sud' profite d'un quotidien très animé. Ces
établissements doivent en effet offrir aux jeunes la possibilité de
s'épanouir à travers une multitude d'activités socioculturelles comme
le théâtre, la musique, les arts plastiques, les sports, la danse, le
cinéma, la lecture… Mais les choses se passent autrement. Ces Maisons
de jeunes sont quasiment absentes de la scène socioculturelle. Il est
rare que l'une d'elles procède à l'organisation d'une activité
quelconque.
La région vit en fait un grand vide culturel, d'où la nécessite de
revoir le rôle de ces Maisons de jeunes et de les doter des moyens
logistiques nécessaires. Certaines Maisons de jeunes souffrent en
effet d'une situation critique, à l'instar de celle de Tarfaya, qui
compte un seul fonctionnaire qui accomplit toutes les tâches
nécessaires au fonctionnement de cette structure.
Pour les responsables de ces Maisons de jeunes, l'inefficacité de ces
infrastructures est due essentiellement au manque de moyens
financiers, ce qui se traduit par une baisse du rendement. Pour
combler ce vide, certaines composantes du tissu associatif local
s'efforcent, tant bien que mal, de proposer des solutions
alternatives. Ces derniers ne peuvent cependant pas tout faire, d'où
la nécessité de revoir le rôle de ces Maisons de jeunes. Selon des
témoignages recueillis auprès de nombreux jeunes de la région, il
faut leur permettre d'investir leur temps libre dans des programmes
susceptibles de les encadrer et de les initier aux activités
scientifiques, culturelles, artistiques et sportives, ce qui aurait
pour effet de les protéger contre toute déviance pouvant les
entraîner vers la délinquance.


Le 16-10-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

-------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details57302.html

El Aaiun: Grande affluence à la section régionale du CCDH et Diwan Al
Madhalim


Créée, il y a à peine de deux mois, la section régionale du CCDH et
de Diwan Al Madhalim à El Aaiun connaît une affluence remarquable :
plus de 2000 personnes ont recouru à ses services.

Inaugurée, le jeudi 26 juillet dernier, par le président du CCDH,
Ahmed Herzenni, et le wali de Diwan Al Madhalim, M'hamed Laraki, la
section régionale représentant ces deux instances a démarré ses
travaux une trentaine de jours plus tard. Depuis, son siège connaît
une grande affluence de personnes voulant se plaindre ou juste se
renseigner.
Outre les demandes d'indemnisation des victimes des années de plomb,
les responsables de cette section reçoivent quotidiennement des
plaintes pour abus de pouvoir ou des demandes de médiation pour
l'obtention d'un document administratif comme le passeport. Selon
Mohamed Salem Cherkaoui, l'un des administrateurs de cette
section, «les pouvoirs publics se sont montrés très coopératifs et
compréhensifs quant au travail de cette section régionale de CCDH de
Diwan Al Madhalim, les deux parties coopèrent en pleine homogénéité».
Familles des personnes disparues, victimes des mines antipersonnel,
demandeurs de la couverture médicale, constituent la majorité de ceux
qui visitent le siège de cette section régionale dont la création a
été très bien accueillie par la population puisqu'elle leur a évité
de se déplacer à Rabat, siège central du CCDH et de Diwan Al
Madhalim, pour le règlement de leurs dossiers.
Cette section travaille également au sein de la prison locale de El
Aaiun. «Un changement positif est en train de se réaliser au sein de
cet établissement pénitentiaire, basé sur le respect des droits de
l'Homme», affirme M. Cherkaoui.
Les responsables de cette section font de la société civile un
partenaire stratégique. Les deux partenaires travaillent ensemble
pour que les anciennes victimes des abus de pouvoir soient
aujourd'hui des associés qui luttent pour la promotion des droits de
l'Homme dans leur entourage.
L'école figure aussi parmi les cibles de cette section, pour essayer
de sensibiliser les enfants dès leur jeune âge à la culture des
droits de l'Homme. Une visite d'une délégation officielle du CCDH et
de Diwan Al Madhalim est attendue dans quelques semaines pour suivre
de près l'évolution de l'action de cette section. Ce sera l'occasion
de s'informer sur ses besoins.
Cet organe constitue une importante valeur ajoutée pour le processus
que connaissent les droits de l'Homme dans cette région, affirment
les militants des droits de l'Homme. Ce qui fait de cette section,
outre son rôle administratif, une sorte de club de dialogue et de
communication entre les citoyens et les défenseurs des droits de
l'Homme et dans lequel d'importantes questions concernant les droits
économiques et sociaux sont débattues dans un cadre institutionnel.


Le 15-10-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

---------------->
http://www.map.ma/fr/sections/last_sport/le_9eme_semi-maratho/view

Le 9ème semi-marathon international de El Aaiun le 18 novembre


Rabat, 28/09/07- La 9ème édition du semi-marathon international de El
Aaiun, organisée par le Club de Chabab Sakia El Hamra d'athlétisme,
aura lieu le 18 novembre prochain, sous le signe "le sport au service
du développement".

Selon un communiqué du club organisateur, cette manifestation, placée
sous l'égide de la Fédération royale marocaine d'athlétisme, verra la
participation de 5.000 athlètes (hommes et femmes) issus des
différentes régions du Royaume.

Des prix importants seront réservés aux vainqueurs hommes et dames,
ainsi qu'aux premiers représentants de la ville de El Aaiun, des
Forces armées royales et de la MINURSO, des clubs locaux, des
handicapés et des personnes âgées, indique le communiqué.

Le départ de ce 9ème semi-marathon (21,75 km), initié en coordination
avec le Secrétariat d'Etat à la Jeunesse et l'Académie régionale de
l'éducation et de la formation, sera donné de la place du Mechouar à
09h30.


Dernière modification 28/09/2007 15:28

--------------->
LE MATIN/MAP

Conseil de la région de El Aaiun-Bojador. Adoption du projet de
budget 2008 et des projets de coopération

Publié le : 25.09.2007 | 09h11


Le Conseil de la région de El Aaiun-Bojador Saguia El Hamra, réuni
lundi à El Aaiun en session ordinaire, a examiné et approuvé le
projet de budget de la région au titre de l'exercice 2008 et adopté
une convention de partenariat avec la région de Tanger-Tétouan et une
proposition de coopération avec la région sénégalaise de Kaolack.

Le projet du budget adopté par le Conseil de la région s'établit à
17,54 millions de dirhams dont les dépenses liées à la gestion sont
de l'ordre de 11,324 millions de dirhams, tandis que l'excédent
prévisionnel est fixé à 6,215 millions de dirhams.

Lors de cette session, présidée par Sidi Hamdi Ould Errachid,
président du conseil de la région, en présence du gouverneur de
la 'province' de Bojador, Mohamed Najem Bhai, et du gouverneur chargé
du secrétariat général de la wilaya de El Aaiun-Bojador-Saguia-El
Hamra, Hamid Charii, le Conseil a également examiné et adopté la
programmation de l'excédent prévisionnel au titre de l'année 2008.

Cet excédent, de l'ordre de 6,215 millions de dirhams, a été
réaffecté à l'acquisition de moyens de nettoyage au profit de la
ville de Bojador, à la construction de routes dans la région, à des
travaux d'embellissement et d'arborisation à El Aaiun.

Le Conseil a, également, convenu de la reprogrammation de fonds de la
deuxième tranche de l'exercice 2007 (près de 1,2 million dirhams). Il
s'agit d'un versement (1 million de DH) adopté par le conseil lors de
la session de janvier 2007 au profit de la fondation du salon
international de l'agriculture à Meknès et d'une enveloppe budgétaire
consacrée à la construction de la Maison des jeunes à Bojador.

Les membres du Conseil de la région ont adopté par la suite une
convention de partenariat avec la région de Tanger-Tétouan portant
sur l'échange d'expériences dans les domaines culturel, économique,
et social et l'appui mutuel à l'action associative.


Le Conseil a également approuvé une proposition de coopération  dans
le domaine de dessalement des eaux de mer.

En vertu de cette convention, la région de kaolack devrait bénéficier
de l'expérience accumulée par la région de El Aaiun dans les
techniques de dessalement de l'eau de mer.


Dans une allocution à cette occasion, le président du Conseil de la
région a donné un aperçu des importantes activités culturelles et
économiques organisées dans la région au cours de l'année précédente,
se félicitant du 'dynamisme' et du 'développement' que connaît la
région de El Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra dans tous les domaines.

Il a souligné la nécessité de conjuguer les efforts de tous en vue
d'assurer le bien-être des citoyens et insisté sur la nécessité de
développer l'esprit de coopération chez tous les acteurs pour la
réalisation davantage de projets et hisser la région à un niveau de
développement socioéconomique à la hauteur des aspirations de tous.


| MAP

---------------->
25-IX-2007
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html

«Iftar Ramadan» à El Aaiun


L'opération «Iftar Ramadan», lancée par la Fondation Mohammed V pour
la solidarité, profite à des milliers de familles dans différentes
régions du Royaume.  Dans la 'province' de El Aaiun, l'opération a
débuté vendredi dernier à l'Ecole Al-Mourabitine de la ville au
profit de 13.200 familles, dont 5.600 en milieu rural. Cette
opération de distribution de denrées alimentaires aux nécessiteux
fait suite à d?autres qui ont eu lieu à Ouarzazate (un millier de
bénéficiaires), à Témara (4.800 bénéficiaires) et dans trois communes
de la région de Fès: Ain Baida (280 familles), Sidi Harazem (120
familles) et Ouled Taieb (800 personnes).

------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details56916.html

El Aaiun: Des élevages de chèvres pour aider les femmes


Une cinquantaine de femmes ont bénéficié, lundi, d'une opération de
distribution de 100 chèvres laitières.

Aider les femmes de la localité de Tah (près de 70 kilomètres au nord
de El Aaiun) à créer des activités génératrices de revenus. Tel est
l'objectif de cette opération de distribution de 100 chèvres
laitières au profit d'une cinquantaine de femmes originaires de cette
commune rurale. L'opération ambitionne de permettre à ces femmes de
participer activement au développement local, de développer leurs
propres entreprises d'élevage et d'améliorer leur rendement.
Ce projet, qui rentre dans le cadre de la mise en oeuvre des
dispositions  de l'Initiative nationale pour le développement humain
(INDH), a pour objectif d'assurer des revenus fixes aux femmes
bénéficiaires, d'atténuer la pauvreté, de lutter contre l'exode rural
et de développer des activités socio-économiques.
Chacune des bénéficiaires a ainsi reçu deux chèvres laitières
gestantes et deux chevreaux de race adaptés au terrain et au climat
de la région. Elles profiteront  également d'une assistance et d'un
suivi technique et vétérinaire régulier de la part de la direction
provinciale de l'agriculture de El Aaiun. Elles comptent par ailleurs
se regrouper dans le cadre d'une coopérative pour constituer des
petites entreprises afin de développer leur production laitière.
Cette opération constitue la deuxième tranche d'un projet d'achat de
chèvres laitières qui a déjà  profité dans l'an 2006 à une
soixantaine de femmes dans la même commune. «L'essentiel est de les
voir développer des activités socio-économiques à long terme à même
d'améliorer et d'augmenter durablement leurs revenus», insiste Said
Aqarial, directeur provincial de l'Agriculture de El Aaiun.
La cinquantaine de femmes, dont la majorité sont nécessiteuses, vont
bénéficier de certaines mesures d'encouragement pour monter des
projets à long terme. «Nous n'avons pas d'autres sources de revenu
dans cette commune qui souffre de la pauvreté, et je pense que
l'obtention d'un bétail va me permettre  d'assurer un revenu régulier
et d'améliorer mes conditions de vie», explique  Khadija, l'une des
bénéficiaires de cette initiative.
La région de El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra abrite par ailleurs une
autre unité d'élevage caprin et de production de lait et de fromage,
dont le coût global s'élève à 4,26 millions de dirhams, financé par
la Fondation Mohammed V pour la solidarité. Cette unité compte plus
de 120 chèvres, qui donnent le total de 120 litres par jour.


Le 21-9-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

---------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details56738.html

El Aaiun: Les classes préparatoires font leur rentrée


La saison scolaire 2007-2008 dans la ville de El Aaiun est marquée
par l'installation pour la première fois dans le 'sud marocain' des
classes préparatoires des écoles des ingénieurs.

Plus de 40.000 élèves de la région de El Aaiun-Bojador-Saguia El
Hamra iront à l'école à partir de jeudi. Parmi eux, une centaine
d'élèves aura le droit de suivre ses études dans les classes
préparatoires des écoles des ingénieurs. C'est une grande première
dans la ville de El Aaiun et surtout pour ses brillants  élèves qui
pourront ainsi éviter des dépenses supplémentaires pour faire leurs
études dans le nord  du Royaume. «Ces classes répondent à notre souci
qui consiste  à assurer un bel avenir à nos enfants et nous dispense
de frais supplémentaires», confie à ALM le père d'un des éléves admis
dans ces classes préparatoires. L'augmentation exceptionnelle des
effectifs scolaires dans les 'provinces du sud' y est pour beaucoup.
Les élèves scolarisés avant 1975 ne dépassaient guère quelques
centaines, alors qu'aujourd'hui ils sont des milliers. Les objectifs
de base retenus dans le cadre des orientations du gouvernement ont
été ainsi de réserver une place capitale à l'école pour chaque enfant
en âge de scolarité. Cet ambitieux projet est aujourd'hui atteint
grâce à la construction d'une centaine d'écoles primaires. Celles-ci
sont au nombre total de plus de 3.000 classes. L'effectif encadrant
est de 2.000 enseignants, professeurs  et cadres administratifs. Les
efforts déployés depuis cette date témoignent de la volonté des
pouvoirs publics de réaliser un grand saut en avant pour ce qui est
du secteur socio-éducatif dans la région. D'ailleurs, El Aaiun compte
actuellement des instituts scolaires prestigieux à l'instar de
l'Institut supérieur de technologie  qui  a décroché récemment la
certification ISO qualité.
El Aaiun dispose aujourd'hui de  filières de la formation
professionnelle, dont l'accès est ouvert aux  jeunes qui n'avaient
jamais été scolarisés ou dont la scolarité avait été interrompue.

Et ce, pour répondre à la demande en personnel qualifié correspondant
aux besoins du développement régional notamment pour ce qui est des
unités industrielles installées à Al Marsa, ainsi que d'autres zones
industrielles.

Cependant, l'éloignement du centre urbain posait de vrais problèmes
pour les jeunes scolarisés. C'est pourquoi la formule de la demi-
pension et celle de l'internat ont été retenues et instituées. Ces
solutions permettent, en effet, aux élèves résidant dans les
quartiers ou les localités éloignés des établissements scolaires de
pouvoir suivre régulièrement leur scolarisation. C'est pour cette
même raison d'ailleurs que  la plupart des écoles primaires ont été
dotées de cantines pouvant accueillir jusqu'à 10.000 élèves.
El Aaiun est également dotée d'un centre de formation
d'instituteurs.  Créé en 1979, il a pour mission d'assurer le
recrutement local des enseignants, conformément au principe de la
régionalisation. Un autre projet important est en cours d'étude.  Il
porte sur la création d'une Faculté multidisciplinaire, qui va
certainement répondre à d'autres attentes.


Le 12-9-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

------------------>
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=regio&idsr=la%
E2y&id=75940

El Aaiun
Le taxi, entre anarchie et organisation

Publié le : 12.09.2007 | 12h42


Le défaut de sécurité et le manque de respect sont les principaux à-
côtés du métier

Le métier de chauffeur de taxi dans la ville de El Aaiun est
prospère. Il connaît une ampleur et ce, suite à la croissance
démographique et à l'extension urbaine de la cité. De couleurs rouge
et blanc, les 400 taxis, qui sillonnent les différents boulevards et
artères, rendent un grand service à une population qui dépasse les
240.000 habitants.

Les tarifs sont très abordables: 4 DH pour la «ville haute», 5 DH
entre la «ville haute et la «ville basse» et 6 DH comme tarif de
nuit. Il est à rappeler qu'il y a deux catégories de taxis (petits et
grands). Les prix ont été longtemps des sujets de débats entre les
autorités concernées et les syndicats des chauffeurs de taxis. Au
cours des années 2006-2007, le nombre des bénéficiaires des permis de
confiance a presque atteint 2.900. En somme, ce métier fait vivre des
centaines de familles et certains propriétaires possèdent plus d'un
taxi.

Abdellah, âgé de 60 ans, retraité de l'armée, est chauffeur de taxi
depuis 15 ans. Son métier lui a permis de réussir sa nouvelle vie en
construisant sa maison et en donnant à ses enfants une bonne
éducation après sa retraite. Pour Salek, âgé de 70 ans, chauffeur
depuis trente ans, ce métier est dur. La clientèle n'est plus celle
d'antan, la ville a grandi, la sécurité routière a diminué avec la
croissance du trafic et la patience fait de plus en plus défaut chez
les clients et chez les chauffeurs et les tarifs ne répondent plus
aux aspirations des gens du métier.

Il y a toujours un débat sur l'usage des compteurs ou le maintien de
la situation actuelle. Pour Mohamed Fadel, un client fidèle des
taxis, ce métier a beaucoup changé.

Les chauffeurs, en particulier les jeunes, n'ont plus de respect pour
la clientèle. Ils fument durant les trajets et certains travaillent
en état d'ébriété et font la cour aux clientes? Pour Aïcha, une
fonctionnaire qui utilise beaucoup les taxis comme moyens de
transport, les tarifs sont abordables.

Et d'ajouter: «Un taxi peut m'emmener là où je veux sans problème». A
El Aaiun, et à cause du manque de l'éclairage dans certains
quartiers, des chauffeurs de taxis ont été agressés. Aussi, les trois
tiers des accidents concernent les taxis, en particulier sur le
boulevard Smara et parfois ces derniers sont graves ou mortels.

Le métier a besoin de nouvelles réflexions sur sa réorganisation, sur
le renouvellement total du parc avec des facilités à la portée des
chauffeurs pour l'acquisition de véhicules. Il faut que le Conseil
municipal organise des cycles d'information concernant la conduite à
respecter par les chauffeurs.

C'est un métier noble qui exige des vertus dont la patience et le
respect de la clientèle et que les mauvais chauffeurs soient
sanctionnés.


Recommandations

Il faut augmenter le nombre des taxis près des hôpitaux et de
l'aéroport Hassan 1er. Et il faut surtout construire une «station
pour les taxis» dans la ville et faciliter la demande par la création
de lignes téléphoniques au niveau de cette station, afin que les
clients puissent trouver un taxi à n'importe quel moment pendant le
jour et la nuit, en particulier près de l'aéroport.

Parallèlement au développement de la ville et son expansion rapide,
il faut, dès maintenant, réfléchir à la maîtrise et la
restructuration du trafic des taxis et du métier de chauffeur de ce
moyen de transport.

Appel donc aux gens du métier, aux responsables de la municipalité et
aux autorités locales d'ouvrir un débat fructueux.


Sami Reddad | LE MATIN

----------------->
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=regio&idsr=la%
E2y&id=75943

El Aaiun
Contribution américaine à l'enseignement privé

Publié le : 12.09.2007 | 12h59


Une première à El Aaiun. Anna Schneek, conseillère en matière
d'éducation, d'origine américaine et secrétaire générale de
l'association Alter Forum International, a décidé de mettre en
oeuvre, en collaboration avec Al Bachir Dkhil, président de la
branche de l'association précitée, un grand projet éducatif
consistant en une crèche, une maternité et une classe primaire.

Cette école dispensera également des cours en informatique dans une
salle spécialement équipée et des cours en langues étrangères, à
savoir le français, l'anglais et l'espagnol. Anna contribuera par son
expérience à insuffler à cette école un système moderne d'éducation à
l'américaine et à la française, à améliorer le système éducatif des
enfants en bas âge.

L'objectif essentiel de cette expérience, est de dispenser des
prestations nouvelles d'enseignement donnant aux générations futures
les possibilités et les capacités nécessaires pour affronter le XXIe
siècle dans la souplesse et le savoir et de pouvoir contribuer
activement au développement social et économique de la zone sud. A
ces débuts, l'école disposera de 16 cadres enseignants qui suivent
dorénavant une formation de 15 jours sur les nouvelles méthodes à
adopter.


S.R | LE MATIN

-------------->
http://www.aujourdhui.ma/thematiques-economiques-details56668.html

Développement urbanistique à El Aaiun


Tout visiteur de El Aaiun ne peut qu'admirer le développement
urbanistique de cette cité, la plus grande au Sahara, rapporte
mercredi le journal "Al Hayat"". Dans une correspondance de son
envoyé spécial au Maroc, Kamil Taouil, le quotidien fait remarquer
que «la construction de logements se poursuit vers l'est à
destination de la ville de Smara, tandis qu'à l'ouest de la ville
d'importants projets de complexes touristiques sont en vogue». "Al
Hayat" met en outre l'accent sur l'importante dynamique enclenchée
dans la ville eu égard à la grande affluence que connaissent ses
principales artères.


Le 7-9-2007

------------>
http://www.aujourdhui.ma/regions-details56651.html

El Aaiun: De nouvelles mesures pour aider les éleveurs


Les éleveurs de la région de El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra vont
bénéficier de mesures urgentes qui leur permettraient de faire face à
l'impact de la sécheresse sur leur activité.

Suite à l'évaluation de la situation que vivent les éleveurs de cette
région, la direction régionale de l'agriculture de El Aaiun a pris
des mesures urgentes pour les aider à surmonter les problèmes dus au
manque de pâturage provoqué par la faiblesse des précipitations au
cours de la saison agricole 2006-2007.
Ainsi, durant les six derniers mois, plus de 1000 tonnes d'orges ont
été distribuées à ces éleveurs et d'autres quantités ont été livrées
aux coopératives du secteur. Les autorités compétentes ont aussi agi
dans le sens d'assurer aux éleveurs les quantités d'eaux suffisantes
pour leur bétail. Dans ce cadre, quatre camions-citernes se rendent
quotidiennement chez ces éleveurs pour leur livrer de l'eau. Deux
puits ont été forés dans deux communes rurales qui sont les plus
affectées par les répercussions de la sécheresse. Il s'agit de la
commune de Tah et El Hagounia.
La direction régionale de l'agriculture de El Aaiun a également
procédé à des campagnes de vaccination, ainsi que des campagnes de
prévention. «On a beaucoup souffert de la sécheresse, heureusement
que les autorités concernées nous aident», confie à ALM Lmahjoub
Daoudi, l'un des éleveurs de la région.
Cette direction a veillé aussi sur le renforcement de ce secteur par
la création de nouvelles structures. Il s'agit d'une unité d'élevage
caprin et de production de lait et fromage, dont le coût global
s'élève à 4,26 millions de dirhams. Ce projet est financé par la
Fondation Mohammed V pour la solidarité. Il est doté d'une salle de
traite et d'un système de pasteurisation. Cette unité compte plus de
120 chèvres, qui donnent le total de 120 litres par jour.
Un autre centre été a réalisé pour la collecte et le traitement de
lait de chamelle. Il a été réalisé sur une superficie de 3250 m2,
avec une enveloppe budgétaire de l'ordre 4,66 millions de dirhams. Ce
centre assure des quantités importantes de lait de chamelle, qui
connaît une forte demande dans la ville de El Aaiun.
À côté de ces structures, un hippocamélodrome a été également
aménagé, pour un coût global estimé à 8 millions DH. Co-financé par
l'Agence de développement des 'provinces du sud', le ministère de
l'Agriculture et le conseil provincial de El Aaiun, il est destiné à
accueillir des courses de dromadaires sur une superficie de 250
hectares, ce projet vise notamment à encourager l'élevage camelin.
Une autre structure importante a aussi vu le jour. Il s'agit d'un
laboratoire d'analyse et de recherches vétérinaires, qui effectue des
diagnostics, des enquêtes épidémiologiques, des analyses de produits
animaux et d'aliments de bétail ainsi que le contrôle de
l'utilisation des produits vétérinaires à l'échelle de la région.


Le 6-9-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

------------>
http://www.aujourdhui.ma/regions-details56394.html

El Aaiun: A la découverte de l'oasis lmssid


Pour se détendre, c'est à l'oasis lmssid où se donnent rendez-vous
les amateurs de la nature. Lieu d'attraction pour des visiteurs,
cette oasis a su préserver sa beauté naturelle.

L'oasis lmssid  est un lieu d'attraction pour les habitants de
Laâyoune et ses visiteurs.
Cette oasis est située sur le lit de la rivière Saguia El Hamra  à 15
Km au sud-Est de El Aaiun sur la route de Smara. Elle est
caractérisée par la fraîcheur de son climat, la douceur de son eau
ainsi que  ses palmiers. Cette oasis est située prêt du site de la
célèbre bataille Dcheira qui a eu lieu en 1958. Ce sont-là autant
d'éléments qui attirent beaucoup de personnes cherchant à assouvir
leur soif de beauté naturelle.
La prédominance du sable dans cette région confère à ce  site un
caractère dépouillé. Cette oasis surgit comme une promesse de vie au
milieu de cette surface austère et uniforme. Lmssid est devenu un
symbole de l'homogénéité entre l'homme nomade et la nature. Les
Sahraouis de cette partie du Maroc considèrent cette oasis comme
témoin du savoir- faire de l'homme sahraoui qui s'est débrouillé pour
construire, de ses propres mains, un environnement  propice à sa vie.
Cette oasis est un  paysage extrêmement marquant pour l'imaginaire
des touristes venus du nord du Royaume ainsi que de l'Europe. Les
visiteurs la considèrent comme un endroit de repos, de bonheur et de
paix. Toutefois, des efforts doivent être faits pour la faire
connaître davantage.
En fait, Lmssid  représente la réussite de l'homme sahraoui dans sa
lutte contre les forces du désert. «Pour moi, l'oasis Lmssid est un
réel havre de paix. Ici, je trouve le calme, l'oasis m'aide à élargir
mon imagination», confie à ALM Alfred, un touriste espagnol mordu par
la beauté du Sahara 'marocain'.
Aujourd'hui, cette oasis n'est plus laissée à la merci de la nature.
Au contraire, la beauté de cet endroit et ses potentialités
touristiques ont attiré de nombreux investisseurs marocains et
étrangers pour doter cette région d'infrastructures nécessaires.
Lmssid a actuellement un restaurant traditionnel et des locaux
d'hébergement donnant la possibilité aux visiteurs  de passer des
moments de repos et de calme.
D'ailleurs, le festival Rawafid Azwane, qu'avait abrité  la ville de
El Aaiun dernièrement, avait constitué une occasion propice pour  la
presse nationale et internationale pour découvrir la  beauté et la
virginité de cet espace, qui reste  méconnue par le grand public.
Lmssid avait contribué à la réussite de ce festival en arbitrant la
Tente de la poésie, durant laquelle les poètes  ont déclamé des vers
en dialecte hassani pour essayer de décrire leur amour à cette oasis.

Également de nombreuses agences de voyages comptent faire rentrer
dans leurs programmes des circuits pour mieux faire connaître cette
région. Certaines d'entre elles attendent avec impatience la mise en
service  de la ligne maritime devant relier le port de Rosario de
l'île Fuerteventura à celui de Tarfaya  qui devrait  accueillir
quelque 100.000 passagers par an. Et certainement l'osais Lmssid va
profiter de cette nouvelle mesure.


Le 21-8-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

---------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=21216

El Aaiun: Ouverture d'une section du CCDH et du Diwan Al Madalim


MM. Herzenni et Haiba, respectivement président et secrétaire général
du Conseilconsultatif des droits de l'Homme, accompagnés de M. Laraki
(wali de Diwan Al Madalim), ont procédé à l'ouverture d'une antenne
représentant les deux institutions.
Pour M. Herzenni, cette antenne n'a aucun rôle et ne peut prétendre à
aucune prérogative si ce n'est celle de transmettre les plaintes
qu'elle reçoit au conseil qui est seul habilité à prendre des
décisions. Ce bureau reste, cependant, le club où tout le monde est
le bienvenu. «C'est la maison de tous les citoyens», déclare le
président du CCDH.
La cérémonie s'est déroulée en présence des autorités civiles et
militaires de la ville des 'élus' et des représentants de la presse
nationale et locale.
Les deux acteurs associatifs originaires de la région Brahim Lagzal
et Charqaoui Mohamed Salem, ont été désignés pour assurer le
fonctionnement de cette antenne.


Ahmadou.El.Katab

--------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details55883.html

El Aaiun: Les dromadaires marocains entrent au Guinness


La plus grande course de dromadaires se déroule, du 21 au 23 juillet.
Ayant réuni plus de 468 participants, cette course a été enregistrée
par le livre Guinness.

Pour El Aaiun, le samedi 21 juillet sera une date gravée dans la
mémoire de la ville. Plus de 468 méharistes se sont réunis pour la
plus grande course de dromadaires au monde qui dure trois jours
d'affilée. 70 chamelles de course et 398 dromadaires mâles d'âges
différents participent à cette compétition, un des temps forts du
festival Rawafid Azwane qui anime actuellement toute la ville. Ces
courses se déroulent en plusieurs groupes contenant chacun une
cinquantaine de dromadaires. Des professionnels de la Société royale
pour l'encouragement du cheval se chargent d'arbitrer cette
compétition. L'ancien record du monde appartenait aux Emirates Arabes
Unis avec plus de 370 concurrents. Ce qui veut dire tout simplement
que la course de El Aaiun enregistre une performance qui lui vaut son
entrée au livre Guinness des records.
Il faut dire que la course a mobilisé des milliers de personnes, dont
une bonne partie s'est déplacée juste pour suivre la course au
camélodrome, dont l'inauguration officielle a été faite à l'occasion.
Le camélodrome concrétise un projet de partenariat entre l'Agence
de 'sud', le ministère de l'Agriculture et le conseil provincial de
El Aaiun.
Les initiateurs de cette compétition soulignent leur volonté de
promouvoir l'élevage du dromadaire, qui fait partie du patrimoine
culturel sahraoui, de renforcer les liens entre les différentes
composantes de la société sahraouie et l'encouragement à la
sédentarisation des populations nomades. Parmi les objectifs,
également, évoqués: la valorisation des dromadaires de course, la
création et la diversification des activités sportives, culturelle et
touristique dans la région ainsi que la création d'un espace de
distraction pour cette population. Au sein des spectateurs et des
participants, l'enthousiasme est au rendez-vous: «vous n'imaginez pas
à quel point cette course m'a fait plaisir. Elle m'a donné le
sentiment d'être un véritable cavalier», lance Mohamed Salah Bilal,
l'un des participants à ces courses.  La participation à cette course
est considérée pour la population du sud marocain comme un signe de
puissance, d'honneur et de grandeur.

L'élevage des dromadaires a toujours représenté un élément vital de
la vie des populations sahraouies. Moyen de transport des nomades,
élément essentiel de la nutrition à en juger de la qualité de sa
viande et de son lait (production laitière entre 6 et 14 litres par
jour). A elle seule, la wilaya de El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra
compte plus de 85.000 têtes du cheptel des camélides . Ce qui
représente plus de 50% du cheptel national. Laâyoune sera dotée
bientôt d'une unité de production de lait de chamelle dans l'objectif
de développer ce secteur actuellement anarchique.


Le 23-7-2007
Par : Mohamed Laâbid

-------------------->
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=9771

Festival international Rawafid Azawane de El Aaiun
Un haut lieu de découverte et de dialogue

Publié le : 20.07.2007 | 14h59


La ville de El Aaiun a pris, jeudi, les airs de fête et s'est parée
de tous les atouts d'une cité fin prête pour accueillir la première
édition du Festival Rawafid Azawane qui s'ouvrira aujourd'hui au
Palais des Congrès de cette belle ville du sud marocain située entre
dunes de sable doré et les vagues bleues de l'Océan Atlantique.

Exposées dans la ville, des affiches du Festival, de moyen et grand
format, montrent un paysage sublime de la rencontre heureuse entre la
mer et le désert, dans une symphonie ininterrompue et mettent en
relief la beauté et la richesse naturelle et culturelle de cette
ville au charme particulier.

Jeudi matin est particulièrement agréable : le temps est bien frais,
une température moins élevée et des gouttes de pluie sont venues
tempérer le vent sablonneux qui d'ordinaire sévit dans la région en
cette période de l'été.

"La pluie veut elle aussi être de la fête, c'est désormais un
festival béni", note, sourire aux lèvres Abdellah, serveur au café
Las Dunas (quartier Dchira).

Ce jeune serveur s'attend à un afflux massif des clients et des
touristes durant ce Festival. La scène géante du festival, longue de
près de 70 m, est déjà installée à la place Al-Machouar, tandis
qu'une vingtaine de techniciens s'activent à apporter les dernières
retouches à l'habillage de cette scène et au montage des supports
techniques qui soutiennent les projecteurs et les tours de son.

Une Foire a été mise en place à cette occasion pour abriter les
oeuvres artistiques et artisanales propres à la région, et un géant
écran de cinéma est installée dans l'enceinte du Palais des congrès
pour la projection de court-métrages nationaux.

Depuis plusieurs semaines, la ville de El Aaiun prépare cette fête
grandiose et toute ses composantes, société civile, conseils élus et
acteurs locaux et nationaux, sont mobilisées pour la réussite de cet
évènement.

Les membres du comité d'organisation qui travaille d'arrache-pied à
la préparation de ce Festival sont optimistes quant à la réussite de
cette rencontre et soulignent que toutes les dispositions ont été
prises pour assurer son bon déroulement.

"Les préparatifs se sont particulièrement accélérés au cours de cette
dernière semaine", note Hamana Maalainine, membre du comité local en
charge de communication, faisant remarquer que le comité
d'organisation a multiplié ces deniers jours les réunions et les
visites aux sites qui vont abriter cette manifestation afin de
veiller au bon déroulement des préparatifs.

La première édition du festival Rawafid Azawane "variante locale du
mot arabe 'awzane' (rythmes)", sera marquée par un "déploiement de
cette manifestation culturelle dans plusieurs sites et places de la
ville de El Aaiun, l'objectif étant de lui donner un grand
rayonnement dans la ville et faire participer tous les habitants et
quartiers de la cité aux activités artistiques prévues", soulignent
les organisateurs.

Disposant d'importantes infrastructures d'accueil et d'un arrière
pays féerique et des plus diversifiés, El Aaiun s'apprête ainsi, dans
une ambiance de fête, à accueillir ce grand rendez-vous culturel.

Placé sous le 'Haut' patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, ce
Festival est organisé à l'initiative conjointe du ministère de la
Culture, de la wilaya de El Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra et de
l'Association Synergie Saguia Al Hamra, en partenariat avec l'Agence
pour le développement des 'provinces du Sud' et les conseils 'élus'.

Cette manifestation qui constitue une "délocalisation" du festival
international Rawafid, organisé depuis huit ans dans la ville de
Casablanca, vise à promouvoir la culture de la région, et à favoriser
la création d'un lieu d'échange afin de valoriser son potentiel
culturel et économique local.

Ce Festival international, qui se déroulera jusqu'au 29 courant,
constitue un grand évènement et une occasion pour montrer l'image
profonde de El Aaiun, une ville riche de ses belles traditions
culturelles, bien ouverte, dynamique et hospitalière.

Un communiqué du comité organisateur souligne que "le Festival
international Rawafid Azawane, évènement culturel singulier, offrira
une palette d'activités et des spectacles à la fois divertissants et
valorisants pour la richesse de la culture sahraouie".

La même source souligne que les organisateurs ont concocté un
programme "riche et diversifié, marqué par la forte présence
d'artistes venus des quatre coins du monde et des réflexions sur des
questions cruciales liées au développement direct des 'régions sud du
Maroc' en matière d'économie, d'investissement, de développement
durable, environnemental et de la culture".

Au programme de ce rendez-vous artistique international, qui débutera
par une parade des participants devant le Palais des congrès,
figurent des concerts qui seront animés par une pléiade d'artistes
marocains et étrangers, outre des troupes d'art populaire local.

Le Festival prévoit également des conférences sur des thèmes se
rapportant notamment à l'anthropologie, au dialogue entre
civilisations, à l'échange culturel et la question de la spécificité,
aux gravures rupestres et à l'importance de l'archivage dans la
protection de la mémoire.

Les conférenciers débattront également de sujets liés au projets
socio-économique dans la province de Laâyoune, pêche maritime, la vie
des camelines, accouchement et maladies des dromadaires, lait et
viande des dromadaires.

Au menu également une tente de poésie qui regroupera plusieurs poètes
marocains, ainsi que des expositions des travaux plastiques de
peintres de la 'Région du Sud', et d'ouvrages d'artisanat local et
national.

Les amateurs du septième art, auront rendez-vous avec la projection
de courts métrages marocains, et une table ronde sur "L'imaginaire du
Sahara dans le cinéma marocain ".

Une course de dromadaire sera également organisée dans le cadre du
festival et connaîtra la participation de plus de 400 concurrents.


| MAP

-------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details55857.html

El Aaiun: Des infrastructures hydrauliques renforcées

Les 'provinces du Sud' redoublent d'efforts pour améliorer les
infrastructures hydrauliques. Des efforts qui visent, en premier
lieu, à prévenir les inondations.


Depuis la 'récupération' des 'provinces du Sahara', 'cette région du
Maroc' s'est vue affecter des investissements conséquents dans le
domaine hydraulique. Objectif : promouvoir les recherches et la
mobilisation des ressources en eau souterraine pour contribuer à
l'amélioration des conditions de vie des citoyens.
À partir de 1976, trois objectifs ont été fixés. Ils portaient sur la
protection de la ville de El Aaiun contre les inondations,
l'alimentation en eau des principales villes du 'Sud', ainsi que
l'amélioration des conditions d'approvisionnement en eau potable des
populations rurales. Aujourd'hui, le taux d'accès à l'eau potable est
estimé à 62 % de la population.
Pour accompagner ces efforts de développement, cette région s'est
dotée de l'un des plus grands barrages du Royaume avec une capacité
de stockage qui dépasse 110 millions m3. Il a coûté plus de 60
millions de dirhams et est destiné à contenir les crues de l'oued
Saguia El Hamra. Ce barrage est devenu l'un des endroits les plus
fréquentés par la population de El Aaiun. Il joue un rôle important
dans l'animation touristique de cette région. Un autre projet
important arrive pour poursuivre ce processus de développement. Il
consiste en la création de trois lacs collinaires d'une capacité
totale de 185.000 m3. Et ce, pour doter cette région de
l'infrastructure nécessaire en cas de besoin. D'autres
infrastructures ont été mises en place à travers la création de plus
de 1030 forages de reconnaissance, d'un coût de 111 millions DH, de
99 forages d'exploitation d'un coût de 159 millions DH, 541 puits
d'un coût de 63,5 millions DH, de 236 ouvrages de stockage et de 16
équipements de pompage.
Des études importantes ont été également conduites lors de ces
dernières années. Elles ont porté sur la dotation des eaux
souterraines du bassin El Aaiun-Dakhla-Villa Cisneros par la méthode
des isotopes, la modélisation de la nappe de Foum El Oued dans
la 'province' de El Aaiun, ainsi qu'une étude d'hydrogéologie du
complexe aquifère du bassin du Sahara. D'autres études sont en cours
de finalisation. Elles portent sur la prospection sismique, la
prospection électrique, en plus de la prospection par résonance
magnétique nucléaire et la prospection diagraphique. Malgré ces
efforts, la rareté des précipitations influe sur le rechargement des
nappes d'eau souterraine inventoriées au niveau du bassin du Sud. Le
recours au dessalement de l'eau de mer ou à la déminéralisation des
eaux saumâtres s'est imposé pour atténuer la pression sur les
ressources souterraines. El Aaiun, entre autres villes, a été dotée
d'une unité de dessalement d'eau de mer avec des capacités de
production de 13 000m3 par jour.


Le 20-7-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details55578.html

El Aaiun: Le centre expérimental au service de l'agriculture


Depuis sa création en 1980, le domaine expérimental de El Aaiun
contribue à la résolution de certains problèmes posés à l'agriculture
et à l'agriculteur dans les régions du Sahara.

Ce périmètre irrigué est situé à Foum El Oued (24 km à l'ouest de El
Aaiun) et occupe une superficie de 3,6 hectares. Il dépend de
l'Institut national de recherches agricoles (INRA) qui fait de lui un
espace de recherche et d'expériences pour le développement agricole
dans cette région de El Aaiun-Bojador-Saguia El Hamra.
Une moyenne de 25 agriculteurs de cette région se rendent
quotidiennement à cet espace pour se renseigner sur leurs cultures.
Les plantes sont soumises à des expériences quotidiennes pour étudier
leur capacité d'adaptation aux conditions pédo-climatiques du
périmètre irrigué de Foum El Oued. «On assure, à travers ce domaine,
le soutien technique ainsi que les conseils nécessaires aux
agriculteurs», explique Adadi Abdelaziz, chef du domaine expérimental
de l'INRA à El Aaiun. Ce domaine s'occupe également des analyses du
sol et de l'eau pour les agriculteurs des autres communes de la
région comme El Hagounia, Dcheira... Il opère aussi au niveau des
plantes médicinales et aromatiques. Dans ce cadre, un projet de
convention avec une société qui travaille dans ce domaine est en
cours de finalisation pour mener des expériences autour de
l'adaptation de l'iris et du vétiver au climat de la zone.
Ce domaine cherche aussi à faire la vulgarisation des techniques de
production de certaines cultures dans cette zone saharienne. Ce qui
n'a pas manqué de donner des résultats satisfaisants. A titre
d'exemple, la tomate cultivée sous serre donne des récoltes allant de
105 à 113 tonnes par hectare, alors que le maïs fourrager donne
presque un total de 40 à 50 tonnes par hectare.
Actuellement, un programme expérimental et de recherche important est
en cours et porte sur cinq produits : d'abord l'olivier qui ne
supporte pas les conditions climatiques de cette région, mais qui
donne un rendement de 5 à 10 kg d'olives par arbre. La deuxième
expérience porte sur le jujube qui connaît un développement
satisfaisant. Quant à l'arganier qui fait l'objet de la troisième
expérience, il a obtenu un aspect buissonnant à cause du vent et
commence à donner des fruits même si ces plantes sont encore en
pleine floraison. Le quatrième arabe expérimenté est le palmier, mais
il n à rien produit. Tout le contraire du cactus dont
l'expérimentation a révélé que ce produit s'adapte aux conditions
climatiques de cette région.
A signaler aussi que le manque d'eau dans cette zone réduit les
heures d'irrigation jusqu'à 3, voire 2 heures par jour seulement. A
cela s'ajoute le problème de l'éloignement du centre, d'autant plus
que deux techniciens seulement assument la responsabilité de la
gestion de ce domaine.


Le 5-7-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

>>>>>>>>>>>>
1.3. BOJADOR
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=10179

"Province" de Bojador
Lancement de projets de développement socio-économique


Publié le : 27.07.2007 | 12h47


Plusieurs projets socio-économiques ont été lancés jeudi dans
la 'province' de Bojador, dans le cadre des festivités marquant la
célébration du huitième anniversaire de l'accession de S.M. le Roi
Mohammed VI au Trône de ses 'Glorieux' ancêtres.

Le gouverneur de la 'province' de Bojador, Mohamed Najem Bhai,
accompagné d'<élus>, de responsables locaux et de plusieurs
personnalités, a procédé à "Ouknit" dans la commune rurale de
Lmassaid, à l'inauguration de d'une halle au poisson.

Réalisé par l'Office national des pêches (ONP) en partenariat avec
l'agence de promotion et de 'développement' économique et social
des 'provinces du Sud', pour un coût global de 4,8 millions de DH, ce
projet s'inscrit dans le cadre des efforts entrepris pour promouvoir
la situation des marins, améliorer leur cadre de vie et organiser la
vente et la commercialisation des produits de mer.

Le gouverneur et la délégation l'accompagnant ont procédé par la
suite au centre d'Aftssab (cap 7), dans la commune de Jrifia, au
lancement d'un projet portant sur la construction d'une antenne de
l'ONP, d'une halle au poisson et d'habitats fonctionnels.

Ce projet, qui s'inscrit dans le cadre du renforcement des structures
économiques et administratives du centre d'Aftssab, sera réalisé sur
une superficie de 1.700 m2 et mobilisera une enveloppe budgétaire de
50 millions DH.

Dans le même centre, Najem Bhai a également donné le coup d'envoi aux
travaux de construction de 20 unités d'habitat et l'aménagement de
112 lotissements sur une superficie de 2 ha pour un montant d'environ
3,8 millions de DH.

Ce projet vise à favoriser l'essor économique du centre et la
sédentarisation des marins pêcheurs.

Le gouverneur de la 'province' de Bojador a, de même, procédé à
l'inauguration d'un point d'eau réalisé par la région Hydraulique du
Sahara, pour un coût de 260 mille DH, financé par ministère de
l'Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes.


| MAP

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.4. DAKHLA-VILLA CISNEROS
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=13651

Rio de Oro-La Güera
Le Conseil régional approuve deux conventions de partenariat

Publié le : 28.09.2007 | 10h43


Le Conseil régional de Rio de Oro-La Güera a approuvé lors de sa
session ordinaire tenue, jeudi à Dakhla-Villa Cisneros, deux
conventions de partenariat et examiné la rentrée scolaire au titre de
l'année 2007-08.

La première convention porte sur la réalisation d'études de
faisabilité et les travaux de construction d'un centre de colonie de
vacance pour un montant de 6,68 millions de DH, avec une contribution
du Conseil régional de 3,68 millions de DH et de l'Agence de
promotion et de développement économique et social des 'provinces du
sud du Royaume' de 3 millions de DH.

La deuxième convention a pour objectif de faire connaître le cadre de
coopération entre les signataires afin d'apporter le soutien
nécessaire à l'opération de colonie de vacance, et ce à travers des
sessions de formation au profit des moniteurs et la
réalisation de programmes d'animation pour les élèves.

Cette opération, dont la gestion sera assurée par l'Association des
oeuvres sociales des colonies de vacances, bénéficiera d'un soutien
financier de l'ordre de 860.000 DH, financés dans le cadre de la
coopération entre le Conseil régional (150 mille DH), les autres
conseils élus (310 mille DH) et l'Agence de promotion et de
développement économique et social des 'provinces du sud' (400 mille
DH).

Cette session ordinaire a été également marquée par l'adoption du
projet du budget de l'exercice 2008, prévoyant des recettes d'un
montant de 33,71 millions de DH et des dépenses de fonctionnement
13,424 millions de DH.

Le Conseil régional s'est également penché sur l'examen des
conditions dans lesquelles s'est déroulée la rentrée scolaire 2007-
2008 et les mesures à même d'améliorer la qualité de l'enseignement
dans la région.


| MAP

--------------->
http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=4697

Foire commerciale de Dakhla-Villa Cisneros


La troisième édition de la Foire commerciale de Dakhla-Villa Cisneros
organisée par la chambre de commerce, d'industrie et de services de
Rio de Oro-La Güera, en coordination avec le conseil municipal de la
ville, aura lieu du 1er au 10 octobre 2007 à Dakhla-Villa Cisneros.
Cette édition verra la participation de plus de 60 exposants locaux
et nationaux et la visite attendue de plus de 40.000 personnes venant
de la région et de la Mauritanie.


Le Reporter - Rédaction

Mis en ligne le 27 septembre 2007

--------------->
http://www.leconomiste.com/article.html?a=81054

Foire commerciale de Dakhla-Villa Cisneros

La Chambre de commerce, d'industrie et de services de Rio de Oro-La
Güera organise, du 1er au 10 octobre, la troisième édition de la
Foire commerciale de Dakhla-Villa Cisneros. Au menu: du prêt-à-
porter, des articles de maison et de cuisine, de l'électroménager,
des cosmétiques, des meubles, des livres et multimédias, ainsi que
des produits de consommation et de services. Plus de 60 exposants et
30.000 visiteurs sont attendus.

------------>
http://www.aujourdhui.ma/thematiques-economiques-details56940.html

Rio de Oro: Développement local


L'Agence de développement social (ADS) a organisé, les 18 et 19
septembre à Dakhla-Villa Cisneros, des journées de sensibilisation
axées sur le développement local dans la région de Rio de Oro-La
Güera. Un communiqué de l'ADS, parvenu jeudi à la MAP, a indiqué que
l'organisation de ces journées ont permis de jeter la lumière sur les
activités et la stratégie de l'agence, à travers des rencontres
directes avec les associations, les coopératives et les comités
locaux chargés du développement humain.
Ces journées ont permis également à l'ADS d'exposer son rôle dans la
dynamisation de l'Initiative nationale pour le développement humain
(INDH), ajoute le communiqué.
Marquées par l'inauguration du nouveau siège de la coordination
régionale de l'ADS, ces journées ont été ponctuées de plusieurs
réunions avec des responsables locaux, notamment le wali de la
région  de Rio de Oro-La Güera et le gouverneur de la ville d'Awsserd.

------------------>
http://www.map.ma/fr/sections/last_regionales/plus_de_16_mille_eco/vie
w

Plus de 16 mille écoliers inscrits aux établissements publics dans la
région Rio de Oro-La Güera

Dakhla-Villa Cisneros, 14/09/07- Le nombre des élèves ayant repris le
chemin des établissements scolaires publics de la région Rio de Oro-
La Güera a atteint 16.264 inscrits dont 10.871 dans le cycle
primaire, 3439 dans le cycle de l'enseignement secondaire collégial
et 1954 dans le cycle de l'enseignement secondaire qualifiant.

Selon les statistiques de l'Académie régionale de l'éducation et de
la formation, 1704 élèves sont inscrits en première année de
l'enseignement primaire publique au titre de l'année scolaire 2007-
2008, contre 1743 l'année précédente.

Le taux de scolarisation des enfants âgés de 6 à 11 ans a été
maintenu à 100 pc, alors que celui des 12-14 ans a atteint 87 pc
contre 80 pc au titre de l'année écoulée, ajoute la même source.

La rentrée scolaire 2007-2008 se distinguera par le parachèvement de
la nouvelle architecture pédagogique et l'intégration de la langue
Amazighe à la cinquième année de l'enseignement primaire, poursuit
l'Académie.

La mise en oeuvre de la deuxième tranche du programme visant la
généralisation de la technologie de l'information et de la
communication, la finalisation du programme de mise à niveau des
établissements scolaires et la création d'un noyau pour la
qualification des élèves et des ressources humaines caractériseront
également cette rentrée.

Dans le cadre de ses efforts destinés à favoriser la scolarisation
des élèves issus de familles démunies, l'Académie a contacté
plusieurs partenaires qui lui ont remis 4.000 cartables et compte
également distribuer des lunettes aux élèves malvoyants.

Concernant les contraintes auxquelles fait face l'actuelle rentrée
scolaire, l'Académie a fait état de l'insuffisance des cadres
pédagogiques dans certains matières et le manque de l'effectif chargé
du contrôle et de l'encadrement pédagogique au niveau de
l'enseignement primaire, du secondaire collégial et du secondaire
qualifiant.

La région  Rio de Oro-La Güera compte 27 établissements scolaires,
dont 19 réservés à l'enseignement primaire (5 en milieu rural),
quatre à l'enseignement collégial secondaire et autant à
l'enseignement secondaire qualifiant. Ces établissements emploient
602 enseignants.


Dernière modification 14/09/2007 15:37

------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details56412.html

Dakhla-Villa Cisneros: 835 MDH d'investissements en six mois


Le Centre régional d'investissement de Dakhla-Villa Cisneros a
présenté son bilan des six premiers mois de 2007. Les investissements
réalisés au cours de cette période ont dépassé 835 millions de
dirhams.


La ville de Dakhla-Villa Cisneros connaît actuellement un fort
développement économique. Ses potentialités dans le domaine
touristique et la pêche maritime ont attiré beaucoup d'investisseurs
marocains et étrangers et c'est ainsi que le CRI de Dakhla-Villa
Cisneros a approuvé plus de 12 projets d'une grande envergure. Plus
de 86 entreprises y ont été créées depuis le 1er janvier 2007 et ces
différents projets ont généré plus de 3.982 emplois au profit des
jeunes de cette région. Durant cette même période, ce centre a
délivré plus de 137 certificats négatifs. L'industrie
agroalimentaire, notamment la congélation de poissons ainsi que le
tourisme et le secteur des services constituent les domaines qui
accaparent la part du lion dans ces investissements. Ce qui fait que
depuis sa création en 2003 le CRI de Dakhla-Villa Cisneros a délivré
plus de 690 certificats négatifs et il a créé plus de 451 entreprises.
Ce chiffre des investissements dans la ville de Dakhla-Villa Cisneros
se justifie par les atouts et potentialités importantes dont dispose
cette ville notamment dans le secteur de la pêche maritime, les
industries de transformation des produits de la pêche, l'élevage,
l'agriculture, le commerce ainsi que le tourisme toutes offres
confondues : le balnéaire, le désert, la pêche sportive...
D'ailleurs, toutes les formes de pêche sont pratiquées dans la
région : pêche artisanale, côtière et hauturière.
Cette zone est réputée être la plus poissonneuse du littoral marocain
avec 667 km de côtes. Cette région dispose du plus grand gisement
naturel de coquillages et de crustacés. Dans ce sens, un plan
d'aménagement pour l'installation de fermes marines destinées à
l'élevage des mollusques bivalves et autres coquillages est
actuellement opérationnel dans la région. Ce secteur représente
l'unique potentiel capable d'exercer un effet d'entraînement immédiat
sur les autres activités économiques. Les autres domaines capables
d'attirer des investissements importants sont l'industrie et le
tourisme. Pour la première fois, la région est en général sous-
industrialisée.
Les unités industrielles existantes sont caractérisées par une
dépendance vis-à-vis du secteur des pêches. Le développement du
potentiel industriel dans cette région dépend de la politique de
promotion des investissements privés, la diversification des
activités et des débouchés, ainsi que de la mise à niveau de
l'infrastructure d'accueil.
Pour le second secteur, la ville de Dakhla-Villa Cisneros offre des
possibilités importantes d'investissement dans le domaine touristique
à travers l'éco-tourisme et la proximité des Îles Canaries. Cette
région est aussi une porte commerciale de l'Afrique sur le Maroc, ce
qui fait du tourisme un secteur entièrement à développer.


Le 22-8-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

----------------->
MAP/LE MATIN

Région Rio de Oro-La Güera. La valeur des projets d'investissement
estimée à 835.500.000 DH

Publié le : 09.08.2007 | 10h48


La valeur des projets validés par le Centre régional d'investissement
(CRI) de la région Rio de Oro-La Güera durant la première moitié de
l'année 2007, est estimée à 835.500.000 DH.

Ces projets qui sont au nombre de 12, permettront la création de
quelque 3.980 emplois dans les secteurs du tourisme et de l'industrie
alimentaire, souligne le CRI, précisant que quatre projets étrangers
sont également prévus pour une valeur de 440.700.000 DH.

Les 86 entreprises créées durant cette période ont créé quelque 200
emplois, précise le CRI, ajoutant que ces entreprises opèrent dans
plusieurs secteurs notamment le commerce, les services, la
construction, les services publics, l'industrie alimentaire,
l'agriculture, la pêche maritime et le tourisme.

D'autre part, 135 attestations négatives ont été délivrées, soit une
augmentation de 1,48%, par rapport à la même période de l'année
précédente, a indiqué la même source.

Le CRI avait autorisé en 2006 la mise en application de 40 projets
d'une valeur estimée à 958.080.000 dirhams.


| MAP

------------->
http://www.map.ma/fr/sections/last_regionales/la_valeur_des_projet/vie
w

La valeur des projets prévus à Rio de Oro-Awsserd pour le 1er
semestre 2007 estimée à 285 millions dh


Dakhla-Villa Cisneros, 01/08/07-La valeur des projets ayant reçu
l'aval de l'Agence urbaine de Rio de Oro-Awsserd dans le cadre des
commissions mixtes chargées de l'examen des demandes d'autorisations
de construction de lotissements et de groupements d'habitation durant
la première moitié de 2007 est estimée à 285 millions dh.

Le montant des investissements réalisés durant cette période a connu
une augmentation de 172 pc par rapport à l'année écoulée, précise
l'Agence dans son rapport semestriel sur le bilan de ses activités,
expliquant que cette augmentation s'explique par l'importance des
projets de construction des villages de pêcheurs programmés dans la
région et par l'intérêt que présentent les services publics
structurants dont la réalisation est prévue au niveau des
grands centres urbains.

Un total de 985 dossiers a été examiné, dont 754 ont été adoptés,
soit un taux d'acceptation de 77 pc, ajoute la même source, notant
que les dossiers de l'habitat économique dont les prévisions tablent
sur la création de 2.000 unités d'habitation, constituent 96 pc du
total des projets entérinés.

Afin de réduire les délais d'octroie des autorisations pour les
moyens et grands projets, l'Agence urbaine a adopté le principe
d'accompagnement technique à priori en vue de mesurer le degré de
compatibilité de ces projets aux choix de développement opérés par la
région ainsi que le respect de la législation en vigueur dans ce
domaine.

Au niveau des études relatives à la planification urbaine, le rapport
fait notamment état de l'adoption de la première tranche du plan
d'orientation pour l'aménagement de la grande baie de Rio de Oro.

L'étude préliminaire relative au projet d'aménagement du centre Bir
Nzaran, qui s'inscrit dans le cadre du renforcement du réseau urbain
de la région, a été également adoptée, précise le rapport, soulignant
qu'il a également été procédé à l'examen du projet d'aménagement du
centre Bir Gandouz qui relève du territoire de la 'province'
d'Awsserd.

De même, les études de faisabilité relatives notamment à
l'élaboration d'une charte de l'architecture et de l'urbanisme pour
la ville de Dakhla-Villa Cisneros, à l'aménagement de la corniche et
au projet de la mise à niveau urbanistique, ont été achevées, indique
le rapport, précisant que la date de lancement de ces projets est
fixée au deuxième semestre de l'année en cours.


Dernière modification 01/08/2007 16:25

___________________

#1729 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Vendredi 30. Novembre 2007  18:39
Sujet: Intifada sahraouie (21/29-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm



S O M M A I R E

1. SAHARA OCCIDENTAL-ÉTUDIANTS AU MAROC-INTIFADA-CRIMES DU MAKHZEN
- SPS (29-XI-2007): Des parlementaires européens condamnent
l'assassinat de l'étudiant sahraoui Faissail Al Houssein

2. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-CRIMES DU MAKHZEN
ET COMPLICITÉ INTERNATIONALE
- SPS (24-XI-2007): Les Sahraouis exigent la levée de l'embargo sur
le rapport onusien sur les violations des droits humains au Sahara
occidental
- EL MOUDJAHID (23-XI-2007): Violations des droits humains au Sahara
occidental. A Dublin, les Sahraouis exigent la levée de l'embargo sur
le rapport onusien
- L'EXPRESSION (21-X-2007): DROITS DE L'HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL
Le rapport 2007 bloqué à l'ONU
- ASVDH (22-XI-2007): Agression contre un détenu politique sahraoui

3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-BLOCUS INFORMATIVE
DU MAKHZEN
- SPS/EL MOUDJAHID (22-XI-2007): Des députés britanniques appellent à
faciliter l'accès des médias et des observateurs au Sahara occidental
occupé

4. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-FARCE JUDICIAIRE
- ASVDH (28-XI-2007): Jugement des détenus politiques sahraouis à El-
Ayoune
- ASVDH (25-XI-2007): Libération d'un détenu politique sahraoui
- SPS (22-XI-2007): Comparaison de trois prisonniers politiques
sahraouis devant la cour coloniale de première instance d'El Aaiun
- ASVDH (21-XI-2007): Procès de trois détenus politiques sahraouis en
délibération

5. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-HOMMAGE AUX HÉROS
- SPS (21-XI-2007): L'observatoire des droits humains au Sahara
Occidental à Extramadura remet de remarque aux défenseurs sahraouis
- APS (22-XI-2007):  Le militant sahraoui Hmad Hammad reçoit le
prix "Droits de l'Homme" du barreau des avocats de la ville de Badajoz


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/ EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. SAHARA OCCIDENTAL-ÉTUDIANTS AU MAROC-INTIFADA-CRIMES DU MAKHZEN
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=264

Des parlementaires européens condamnent l'assassinat de l'étudiant
sahraoui Faissail Al Houssein


Bruxelles, 29/11/2007 (SPS) L'intergroupe du parlement
européen, "Paix pour le peuple sahraoui", a condamné l'assassinat de
l'étudiant sahraoui AL Khoumeini Faissail Al Houssein, mardi dernier
devant le campus universitaire de l'université d'Agadir dans "un
accident" de la circulation, a indiqué un communiqué de l'intergroupe
parvenu à SPS.

L'intergroupe que préside l'euro députée Karin Scheele, a relevé la
situation "alarmante" des violations des droits humains au Sahara
Occidental "occupé par le Maroc" et a condamné "la politique de
persécution pratiquée par la police et la sécurité marocaines contre
tous ceux qui la liberté d'expression ou qui réclament le référendum
d'autodétermination" pour le Sahara Occidental.

A cet égard, l'intergroupe a exigé de l'Union européenne et des
Nations unis d'envoyer des observateurs internationaux et des médias
vers les territoires occupés du Sahara Occidental, déplorant que la
visite de la délégation ad hoc du Parlement européen, n'a toujours
pas eu lieu depuis plus d'un an, reportée sans cesse par les
autorités marocaines sans aucune raison.

Les euro députés ont également appelé à la création d'une commission
internationale de suivi des relations de coopération entre l'UE et le
Maroc pour faire "respecter les valeurs universelles de démocratie,
des droits humains et le droit à l'autodétermination du peuple
sahraoui reconnu et exigé par la communauté internationale".

Il ont enfin exigé "la publication officielle et sans plus de délai,
du rapport de la mission du bureau de la Commission des Nations unis
pour les droits humains (OHCHR) sur le Sahara Occidental".

Par ailleurs, l'intergroupe a condamné la menace contre "l'intégrité
physique du journalise Ali Lemrabet défenseur de la liberté
d'expression au Maroc"

informado sobre dos graves incidentes protagonizados por las fuerzas
de seguridad marroquíes, por una parte la amenaza contra la
integridad física del conocido periodista y defensor de la libertad
de expresión en Marruecos Ali Lemrabet. (SPS)


010/090/430 291622 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-CRIMES DU MAKHZEN
ET COMPLICITÉ INTERNATIONALE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=218

Les Sahraouis exigent la levée de l'embargo sur le rapport onusien
sur les violations des droits humains au Sahara occidental


Londres, 24/11/2007 (SPS) Les graves violations des droits de l'homme
dans la partie occupée du Sahara Occidental et la nécessaire levée de
l'embargo sur le rapport onusien sur les droits de l'homme au Sahara
occidental occupé ont été les principaux thèmes soulevés par la
délégation sahraouie participant à "la conférence de Dublin des
défenseurs des droits de l'homme", dont les travaux ont débuté jeudi.

Initiée par l'organisation "Front line", la conférence de Dublin dont
l'ouverture a été présidée par le ministre irlandais des Affaires
étrangères, M. Dermot Ahern, et à laquelle participe notamment le
Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Mme Louise Arbour, a
permis à la militante sahraouie des droits de l'homme, Mme Aminetou
Haidar de révéler aux participants de 70 pays les violations
marocaines des droits de l'homme au Sahara Occidental.

La militante sahraouie s'est enquise auprès de Mme Arbour des motifs
ayant amené le Haut commissariat onusien aux droits de l'homme à
maintenir confidentiel le rapport sur le Sahara Occidental élaboré
par cette instance en 2006.

Mme Haidar s'est également interrogée sur les mesures prises par le
Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme concernant des
défenseurs sahraouis des droits de l'homme, à l'instar de Ibrahim
Sabbar et autres victimes de torture, de détention et de toutes
formes de violations et de pressions visant à les dissuader de
poursuivre leur noble devoir de défense des droits humains.

"Les défenseurs sahraouis des droits de l'homme subissent toutes
sortes de pressions et de violations de leurs droits, notamment
l'emprisonnement, la torture, l'exil forcé et la privation des droits
au travail, à l'éducation et à la libre circulation sans parler des
atteintes portées à leurs familles", a-t-elle déploré.

Les violations subies par les militants sahraouis des droits de
l'homme ne représentent qu'une infime partie de celles subies par
l'ensemble du peuple sahraoui, sans distinction de sexe ou d'age, a
encore révélé Mme Haidar, estimant que cette situation devrait
interpeller les organisations et la communauté internationales.

Mme Haidar a mis l'accent sur "la nécessité de protéger les
défenseurs sahraouis des droits de l'homme, afin de leur permettre
d'œuvrer avec plus d'efficacité à mettre à nu les crimes commis par
l'Etat marocain contre les citoyens sahraouis".

Elle a prévenu, en outre, que "la privation du peuple sahraoui de son
droit élémentaire à l'autodétermination est à l'origine des
souffrances qu'il endure et de la répression dont il est victime,
comme l'avait révélé le rapport du Haut commissariat aux droits de
l'homme en 2006 qui n'a toujours pas été publié".

Le Haut commissariat aux droits de l'homme (actuellement le Conseil
des droits de l'homme) avait élaboré un rapport en 2006 après avoir
dépêché une mission spéciale au Maroc et aux territoires sahraouis
occupés, révélant les graves violations des droits de l'homme
perpétrées au Sahara Occidental par la force coloniale (le Maroc),
selon le contenu divulgué. Néanmoins, le rapport n'a pas été publié
officiellement en raison de pressions qu'auraient exercé des pays
influents soutenant l'occupation marocaine, notamment la France.

La conférence de Dublin des défenseurs des droits de l'homme est
parrainée par l'organisation "Front line" spécialisée dans l'appui
aux défenseurs des droits de l'homme en péril.

La rencontre biennale constitue une occasion pour les défenseurs des
droits de l'homme en péril dans le monde de se rencontrer, échanger
leurs expériences, examiner des questions pertinentes et de nouer des
contacts avec les décideurs (instances gouvernementales et
supranationales). (SPS)


020/090/700 241050 NOV 07 SPS

------------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/23/0861361

Violations des droits humains au Sahara occidental
A Dublin, les Sahraouis exigent la levée de l'embargo sur le rapport
onusien

Par : EL MOUDJAHID
Le : vendredi 23 novembre 2007


Les graves violations des droits de l'homme dans la partie occupée du
Sahara occidental et la nécessaire levée de l'embargo sur le rapport
onusien sur les droits de l'homme au Sahara occidental occupé ont été
les principaux thèmes soulevés par la délégation sahraouie
participant à "la conférence de Dublin des défenseurs des droits de
l'homme", dont les travaux ont débuté jeudi. Initiée par
l'organisation "Front-line", la conférence de Dublin dont l'ouverture
a été présidée par le ministre irlandais des Affaires étrangères, M.
Dermot Ahern, et à laquelle participe notamment le Haut commissaire
de l'Onu aux droits de l'homme, Mme Louise Arbour, a permis à la
militante sahraouie des droits de l'homme, Mme Aminatou Haidar de
révéler aux participants de 70 pays les violations marocaines des
droits de l'homme au Sahara occidental. La militante sahraouie s'est
enquise auprès de Mme Arbour des motifs ayant amené le Haut
commissariat onusien aux droits de l'homme à maintenir confidentiel
le rapport sur le Sahara occidental élaboré par cette instance en
2006.

------------------>
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2007-10-21/46531.html

DROITS DE L'HOMME AU SAHARA OCCIDENTAL
Le rapport 2007 bloqué à l'ONU

21 Octobre 2007 - Page : 9


Le rapport évoque les multiples violations des droits humains par le
Maroc, une répression non-stop doublée d'un embargo politique et
médiatique.

Nous apprenons, hier, de sources sahraouies, que le rapport sur la
situation des droits de l'homme au Sahara occidental fait l'objet
actuellement d'un blocage au sein des institutions onusiennes. C'est
un remake d'un vieux scénario vécu, rappelle-t-on, durant l'année
écoulée, mais qui a fini par un happy-end, c'est-à-dire par la
publication du rapport après une véritable bataille menée par la
communauté internationale. Cela renseigne sur les manoeuvres et
tentatives d'étouffer toute voix s'exprimant en faveur du peuple
sahraoui au niveau des Nations unies. Le rapport 2007 sur la
situation des droits de l'homme dans les territoires sahraouis
occupés évoque surtout les multiples violations des droits humains
par le Maroc. Une répression non-stop doublée d'un embargo politique
et médiatique, empêchant toute tentative d'accéder aux territoires
occupés du Sahara occidental. Durant le mois de septembre dernier,
plusieurs manifestants sahraouis ont été blessés et arrêtés par la
police marocaine, lors d'une manifestation organisée à Smara. Le
président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, avait, pour rappel, interpellé
le secrétaire général des Nations unies afin d'intervenir en toute
urgence pour sauver la vie des citoyens sahraouis dans les
territoires occupés. Interrogé, hier à Rome, au sujet de la situation
des droits de l'homme au Sahara occidental, le ministre sahraoui des
Territoires occupés, Sid M'hamed Khalil, explique que le Maroc «est
désormais sur une voie épineuse qui l'enferme dans son propre piège».
Explications: répression par-ci, tentatives de saboter le processus
de paix par-là, Rabat ne sait plus sur quel pied danser. A
l'intérieur, le gouvernement marocain fait face à une opposition qui
commence sérieusement à reprendre du poil de la bête, conduite
surtout par le parti Ennahdj Ed Dimocrati (Voie démocratique), mais
aussi à un bouillonnement citoyen sans précédent. C'est, du moins, ce
que pense l'un des représentants du parti d'opposition marocain,
Ennahdj Ed Dimacrati, présent depuis jeudi dernier à la 33e
Conférence européenne de soutien et de solidarité avec le peuple
sahraoui (Eucoco Roma 2007). Les travaux de cette importante
conférence qui regroupe des délégations européennes, africaines et
latino-américaines se poursuivaient dans la capitale italienne.
A la deuxième journée de ce rendez-vous étaient présents, hier, des
parlementaires italiens et européens. Tous ont insisté sur le droit
du peuple sahraoui à l'autodétermination, condamnent la répression
des citoyens dans les territoires occupés et encouragent le processus
de paix enclenché depuis le 18 juin dernier, date du premier round
des négociations entre le Front Polisario et le gouvernement marocain.
Pour revenir sur le rapport de l'année en cours sur la situation des
droits de l'homme au Sahara occidental, la communauté internationale,
présente en force à Rome, ne compte pas désarmer avant de voir le
rapport remis au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et publié
dans son intégralité.
C'est dire que la communauté internationale est plus que jamais
décidée à marquer sa solidarité avec le peuple et la cause sahraouis.


De notre envoyé spécial à Rome, Ali TITOUCHE

---------------->
http://asvdh.net/?p=332

Agression contre un détenu politique sahraoui

El-Ayoune – Sahara Occidental
Jeudi 22  novembre 2007


Quatre gardiens de la prison noire d'El-Ayoune, ont attaqué,
aujourd'hui, jeudi 22 novembre 2007, le détenu politique sahraoui,
Mr. Bachir Elaabed Elmohdar KHADDA. Selon la famille de Mr. KHADDA,
ce dernier a été violement agressé et maltraité par quatre agents
sans aucune raison sauf son identité sahraouie. La même source a
aussi affirmé que les d'autres détenus politiques sahraouis, parmi
eux, le président du Comité Local de l'asvdh, Mr. Mohamed TAHLIL, ont
aussi fait l'objet de ce mauvais traitement et leurs affaires
personnelles ont été confisqué par les gardiens de la prison noire.

Par ailleurs, la famille de l'ex-détenu politique sahraoui, Mr. Sidi
Mohamed ALOUATE, a informé l'asvdh que son fils a été enlevé par les
services secrets marocains, hier mercredi 21 novembre 2007, vers
17 :00 GMT, à Rabat. La famille dit n'avoir reçu aucune nouvelle de
son fils depuis hier est reste préoccuper sur son sort.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-BLOCUS INFORMATIVE
DU MAKHZEN
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=201
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/21/6667620

Des députés britanniques appellent à faciliter l'accès des médias et
des observateurs au Sahara occidental occupé


Londres, 22/11/2007 (SPS) Des députés britanniques ont appelé,
mercredi, à la libération des prisonniers sahraouis dans la partie
occupée du Sahara occidental, exprimant leur profonde préoccupation
face à la détérioration de la situation des droits de l'homme, en
raison de l'occupation marocaine du Sahara Occidental.

Déjà signée par un premier groupe de députés, les membres de la
Chambre des communes continuent d'apposer leurs signatures sur la
motion contenant l'appel. Le document fait part de la profonde
préoccupation des députés "face aux violations graves des droits de
l'homme perpétrées par les forces d'occupation marocaine au Sahara
Occidental".

Les membres de la Chambre des communes ont exhorté le gouvernement de
leur pays "à poursuivre ses actions pour garantir la libération de
tous les détenus d'opinion sahraouis et ouvrir le territoire aux
observateurs internationaux et aux médias".

La motion appelle, par ailleurs, le gouvernement britannique à
poursuivre son "appui aux efforts des Nations unies en vue de
parvenir à un règlement juste au conflit au Sahara Occidental".

Les députés britanniques ont, d'autre part, salué la poursuite des
négociations, sous l'égide des Nations unies, entre le Maroc et le
Front Polisario "visant à aboutir à un règlement acceptable pour les
deux parties à même de garantir le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination, conformément à la résolution 1754 du Conseil de
sécurité".

Le document considère que le fait que le Maroc s'accroche
à "l'autonomie" qu'il cherche à imposer en tant que base de
négociations "est contraire au principe d'autodétermination".

La motion a été signée par des députés travaillistes, conservateurs,
démocrates libéraux et de représentants du parti Wales.

Le lancement de l'opération de collecte des signatures pour cette
motion intervient quelque jours après l'organisation par la Chambre
des communes d'une conférence-débats intitulée "Time to move" (Il est
temps d'agir) pour dénoncer les violations graves par l'occupation
marocaine des droits de l'homme au Sahara Occidental occupé.

Cette rencontre a été l'occasion pour lancer un appel en vue de
débloquer le rapport élaboré, l'année dernière, par le Haut
commissariat aux droits de l'homme (actuellement Conseil des droits
de l'homme) sur la situation des droits de l'homme et les violations
graves de ces droits commises au Sahara Occidental occupé, rapport
qui n'a pas été publié en raison de pressions exercées par des Etats
influents, notamment la France.

La Chambre des communes avaient, rappelle-t-on, organisé, l'an passé,
un débat historique sur le Sahara Occidental. (SPS)


020/090/700 221111 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-FARCE JUDICIAIRE
http://asvdh.net/?p=334

Jugement des détenus politiques sahraouis à El-Ayoune

El-Ayoune – Sahara Occidental
Mercredi 28 novembre 2007


Trois détenus politiques sahraouis ont comparu, aujourd'hui mercredi
28 novembre 2007, devant la cour de premier degré d'El-Ayoune. Mr.
Khellihenna DLEIMI, Mr. Mouloud BARKOUH, et Mr. Hamid BARKOUH,
soutenus par un groupe d'avocats sahraouis et deux observateurs
espagnol, maître Urpi Rodriguez LOSADA et maître Bruno Armas
DOMINGUEZ, ont été condamné à des sentences allant d'un an à un an et
demi. Ainsi, Mr. Khellihenna DLEIMI a été condamné à un an, Mr.
Mouloud BARKOUH à un an, et Mr. Hamid BARKOUH à un an et demi.

Dans ce contexte, le président du Comité Local de l'ASVDH à Boujdour,
Mr. Mohamed TAHLIL, a été informé, hier mardi 27 novembre 2007, par
la direction pénitentiaire, sur un deuxième procès instruit contre
lui sous charge d'avoir détruit des bien publics. La date de ce
procès a été fixé pour le 03 décembre 2007. En réaction à ce nouveau
procès et au mauvais traitement dont il fait objet à l'intérieur de
la prison, Mr. TAHLIL a décidé de mener une grève illimitée de la
faim, à partir d'aujourd'hui mercredi 28 novembre 2007, pour dénoncer
le comportement inhumain de la direction pénitentiaire à son égard et
pour réclamer ses droits en tant que prison politique, dont le droit
à la visite dont il est privé depuis son incarcération. Nous
rappelons que Mr. TAHLIL comparaîtra le 04 décembre 2007 devant la
cour d'appel après avait été condamné à trois ans de prison ferme par
la cour de premier degré le mercredi 19 septembre 2007 pour de
fausses charges comme « mettre feu dans des biens publics,
constitution d'une bande criminelle et avoir brûlé un agent de la
police ».

Nous rappelons également que Mr. TAHLIL avait été arrêté, lundi 16
juillet 2007 à son retour de la Mauritanie, au poste de control sur
la frontière Mauritanie – Sahara Occidental, et avait été conduit au
poste de police à Dakhla, après l'avoir tabassé et menotté devant le
public sans aucun délit. Aussi, Mr. TAHLIL avait été arrêté mardi 17
avril 2007, à un point de control, à l'entrée de la ville d'El-
Ayoune, par un groupe d'agent de police marocain, dont, Mr. Aziz
(surnommé Touhima, officier de la police judicaire) et Mr. ELKAMOURI
(officier de la police judicaire) avant de l'expulsé de la ville le
18 du même moi. Mr. TAHLIL avait été Condamné, le 13 août 2005, à 3
ans de prison ferme, cette peine qui avait été confirmé en appel le
25 janvier 2006, et libéré le 22 avril 2006. Il a également été
détenus, torturé et abandonné dans le désert, à 50 kms de la ville de
Boujdour, le 30 avril 2006. Le 11 août 2006, les autorités
marocaines, à Boujdoour, avaient refusé de lui octroyer son
passeport. Le 11 octobre 2006, Mr. TAHLIL a été retenu et interrogé
durant 4 heures à la frontière mauritanienne lors de son retour de
Nouadhibou, puis arrêté une deuxième fois à 40 km de Dakhla. Il a été
retenu au commissariat de police durant 24 heures, insulté et battu.
Ses affaires personnelles, inclus un téléphone portable et 2000
dirhams ont été confisqués.

---------------->
http://asvdh.net/?p=333

Libération d'un détenu politique sahraoui

El-Ayoune – Sahara Occidental
Dimanche 25 novembre 2007


Le détenu politique sahraoui, Mr. Said LOUMADI, vient d'être libéré,
aujourd'hui dimanche 25 novembre 2007, après avoir passé un an de
prison ferme. Nous rappelons que Mr. Said LOUMADI, incarcéré à
Inzegane, avait été arrêté le 25 juillet 2006 à El-Ayoun, interrogé
et torturé avant d'être transféré à Tan Tan, Sud Maroc, où il a été
condamné le 27 juillet 2006 à un an et demi de prison ferme et à une
amende de 5000 dhs, sous de fausses accusations (trafic de drogues)
avant que la cour d'appel d'Agadir réduit cette peine à un an le 15
mai 2007. Mr. Said LOUMADI avait déjà été arrêté le 17 juin 2006 pour
sa participation à des manifestations pacifiques.

-------------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=207

Comparaison de trois prisonniers politiques sahraouis devant la cour
coloniale de première instance d'El Aaiun


El Aaiun (territoires occupés), 22/11/2007 (SPS) Les prisonniers
politiques sahraouis, Mohamed Boutabaa, Nafai Sah et Mohamed
Elboussati ont comparu mercredi devant la cour coloniale d'El Aaiun,
qui a reporté leur procès au 05 décembre prochain, a indiqué
l'Association Sahraouie des Victimes des Violations Graves des Droits
Humains Commises par l'Etat Marocain (ASVDH).

D'autre part l'activiste des droits humains et président de la
section de l'ASVDH à Boujdour, Mohamed Tahlil, avait comparu mardi
devant la cour d'appel. Cette dernière a décidé de reporter le procès
au 04 décembre prochain, a ajouté la même source.

M. TAHLIL avait été condamné par la cour de premier degré à trois ans
de prison ferme en septembre dernier, rappelle-t-on. (SPS)


020/090/110 221250 NOV 07 SPS

-------------->
http://asvdh.net/?p=331

Procès de trois détenus politiques sahraouis en délibération

El-Ayoune – Sahara Occidental
Mercredi 21  novembre 2007


L'affaire de trois détenus politiques sahraouis, Mr. Mohamed
BOUTABAA, Mr. Nafai SAH et Mr. Mohamed EBOUSSATI, qui ont comparu
aujourd'hui mercredi 21 novembre 2007 devant la cour de premier
degré, a été mise en délibération et le verdict sera prononcé le 05
décembre 2007.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
5. SAHARA OCCIDENTAL-TERRITOIRES OCCUPES-INTIFADA-HOMMAGE AUX HÉROS
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=199

L'observatoire des droits humains au Sahara Occidental à Extramadura
remet de remarque aux défenseurs sahraouis


Badajoz (Extramadura, Espagne), 21/11/2007 (SPS) L'observatoire des
droits humains au Sahara Occidental à Badajoz dans la région autonome
d'Extramadura, a remis un pris de remarque à l'activiste sahraoui des
droits humains, Hmad Hammad, en reconnaissance aux efforts des
défenseurs sahraouis dans la défense des droits de l'homme au Sahara
Occidental.

La cérémonie de remise du prix s'est déroulée au siège du syndicat
des avocats à la ville de Badajoz, en présence du SG du syndicat,
José Manuel Rubio, du directeur de l'observatoire des droits humains
au Sahara Occidental à Extremadura, José Manuel Delafuente et de
l'avocat Houfdallah Cheddad, premier secrétaire de l'observatoire,
également avocat, ainsi que la parlementaire, Rosario Garcia, membre
de l'intergroupe (Paix et liberté pour le peuple sahraoui).

  L'activiste sahraoui, Hammad a tenu une conférence de presse à la
quelle ont assisté des défenseurs des droits humains, des
parlementaires et des amis du peuple sahraoui à la région
d'Extremadura, où il a présenté un exposé des violations des droits
de l'hommes au Sahara occidental depuis l'invasion marocaine du
territoire sahraoui jusqu'à nos jours.

Il a également mis en exergue la terreur, les liquidation physiques,
la torture, les déportations et autres intimidations et procès
iniques contre la population sahraouie dans les territoires occupés
et au sud du Maroc, qui se déroulent sous un silence médiatique, en
raison de l'état de siège imposé sur Sahara Occidental depuis son
occupation par le Maroc en 1975.

Par ailleurs, le directeur de l'observatoire, José Manuel Delafuente
et l'association d'amitié et de solidarité avec le peuple sahraoui à
Extremadura ont adressé des lettres de félicitation au juge espagnol,
Baltasar Garzon, pour avoir déposé des plaintes contres des
responsables marocains ayant commis de crimes de tortures et de
génocides au Sahara Occidental.

L'activiste sahraoui des droits humains, Hmad Hamad, était arrivé
récemment à Las Palmas dans le cadre de sa visite de sensibilisation
en Espagne, afin d'attirer l'attention de la population espagnole sur
les violations systématiques des droits humains au Sahara Occidental
par le Gouvernement marocain, qu'il occupe militairement le
territoire depuis 1975.

M. Hmad Hammad avait en outre lancé un appel aux médias pour se
mobiliser afin de libérer tous les prisonniers politiques sahraouis
dans les prisons marocaines, attirant leur attention qu'une large
campagne se déclenchera le mois prochain, a-t-il précisé.

Auparavant, M. Hmad avait été le lauréat du "Jose Antonio Gonzalez
Caraballo" pour la solidarité, qui lui a été remis le 30 septembre
dernier à Séville en reconnaissance à la lutte pacifique menée par
les citoyens sahraouis à travers l'Intifada de l'indépendance dans
les territoires occupés du Sahara Occidental.

Il avait également visité les régions de Galicia, Madrid, Aragon,
Navarra, l'Andalousie et le Basque, rappelle-t-on.

Agé de 47 ans, marié sans enfants, M. Hamad avait été arrêté en 1997
et soumis à toute sorte de tortures physique et morale et à plusieurs
reprises dans les locaux de la police coloniale marocaine à El Aaiun,
il sera par la suite licencié et ses biens confisqués en 2002 comme
mesures de dissuasion pour ses activités de défenseurs des droits
humains, rappelle-t-on. (SPS)


020/090/000 211513 NOV 07 SPS

-------------------->
http://www.aps.dz/fr/welcome.asp

Le militant sahraoui Hmad Hammad reçoit le prix "Droits de l'Homme"
du barreau des avocats de la ville de Badajoz


MADRID - L'Observatoire des Droits de l'Homme du barreau des avocats
de la ville espagnole de Badajoz (Extremadure) a remis mardi le
prix "Droits de l'Homme" au militant et défenseur de l'indépendance
du Sahara occidental, Hmad Hammad pour son "militantisme et
sacrifice" en faveur de la reconnaissance des droits du peuple
sahraoui, a-t-on annoncé mercredi de source sahraouie à Madrid. La
cérémonie de remise du prix s'est déroulée à la fin d'une conférence
donnée par le militant sahraoui sur la "répression et le génocide"
auquel a été soumis le peuple sahraoui depuis l'occupation de son
pays par les troupes marocaines en 1975, en présence de nombreux
militants des droits de l'homme, de parlementaires et d'amis du
peuple sahraoui de la région d'Extremadure (centre ouest de
l'Espagne).


____________________

#1730 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Vendredi 30. Novembre 2007  18:41
Sujet: Spoliation des richesses naturelles (novembre 2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. PÊCHE
- MAP/LE MATIN (30-XI-2007): Région Rio de Oro-La Güera.
L'exploitation du poulpe, principale activité économique
- AUJOURD'HUI LE MAROC (29-XI-2007): Pêches maritimes: Une nouvelle
stratégie pour le développement
- MAP/LE MATIN (6-XI-2007): Pêches. Reprise de l'activité des
céphalopodes fixée au 1er janvier 2008
- LE MATIN (6-XI-2007): Pêches maritimes. Sérieuse baisse de régime
de la production

2. PHOSPHATES
- SPS/EL MOUDJAHID (7-XI-2007): L'association australo-sahraouie
appelle à l'arrêt de l'importation du phosphate ''pillé'' du Sahara
Occidental


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. PÊCHE
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=76167

Région Rio de Oro-La Güera
L'exploitation du poulpe, principale activité économique

Publié le : 30.11.2007 | 15h00


L'exploitation du poulpe constitue la principale activité de la pêche
traditionnelle dans la région de Rio de Oro-La Güera en raison de
l'intérêt qui a été accordé depuis les années quatre-vingt-dix à ce
type d'activité économique.

Concernant l'évolution du secteur dans la région, on note qu'en 1991,
date de création de la première unité de congélation du poulpe, le
nombre des barques de pêche traditionnelle ne dépassait guère 40 et
ne concernait que deux pêcheries, alors qu'aujourd'hui la ville de
Dakhla-Villa Cisneros compte 47 unités de congélation du poulpe d'une
capacité totale estimée à 2600 tonnes par jour.

Le nombre de barques de pêche traditionnelle a dépassé 6.000 unités,
durant la période 2001-2004, avant de baisser à 3.450 après les
mesures techniques prises, le 12 avril 2004, par le ministère de
tutelle en concertation avec les professionnels du secteur dans le
cadre d'un plan d'aménagement de pêcheries du poulpe.

Les pêcheries ont été réduites à 14 durant la même période,
actuellement il n'en reste que trois en raison de la surexploitation
des réserves du poulpe. Ce secteur contribue à la création de 20.000
postes d'emploi directs et 10.000 postes indirects.

Au niveau des captures, les quantités déchargées entre le 15 juin et
le 30 septembre derniers ont atteint près de 1.941 tonnes, pour une
valeur estimée à près de 110 millions de dirhams, contre 313 millions
durant la saison précédente (du 1er décembre au 8 février derniers),
selon les chiffres de la délégation de l'Office national des pêches
de Dakhla-Villa Cisneros.

Cependant, l'exportation de ces captures à l'état brut, sans
traitement ni mise en valeur à travers des unités de conservation,
limite la contribution de ce secteur au développement local en dépit
de la dynamique économique que connaît la région durant les saisons
de pêche. Selon des chiffres officiels, 5.765 tonnes de poulpe pour
une valeur de plus de 323 millions de dirhams ont été exportées en
2006.


Par MAP

------------------->
http://www.aujourdhui.ma/nation-details58318.html

Pêches maritimes : Une nouvelle stratégie pour le développement


Le département de l'Agriculture et de la Pêche maritime est en train
d'élaborer une nouvelle stratégie pour les secteurs des pêches. La
nouvelle approche entrera en vigueur en 2008.

Le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz
Akhannouch, lancera en 2008 une nouvelle politique d'exploitation des
ressources halieutiques. «L'année 2008 verra la mise en oeuvre d'une
approche de gestion et d'exploitation rationnelle des ressources
halieutiques», a affirmé le ministre de l'Agriculture et de la Pêche
maritime, Aziz Akhannouch dans une déclaration relayée par la MAP.
La nouvelle approche du département de l'Agriculture et de la Pêche
maritime a été présentée, mardi 27 novembre, par le ministre devant
la commission des secteurs productifs au Parlement lors de l'examen
du budget sectoriel du ministère. Elle ambitionne de préserver les
ressources halieutiques et l'écosystème marin. Et ce, de manière à
renforcer la position du Maroc parmi les pays fournisseurs du marché
mondial en produits de qualité. Méthode que le ministère tend à
perpétuer, la nouvelle stratégie du développement du secteur
halieutique sera mise en place en concertation avec tous les
intervenants du secteur.  «Les différents partenaires économiques et
sociaux seront associés à l'élaboration de cette approche», a précisé
le ministre, ajoutant qu'il «sera procédé à la mise en oeuvre d'une
stratégie de développement durable dans le secteur favorisant la
création d'emploi». Par ailleurs, lors de son exposé devant les
membres de la commission, M. Akhannouch a noté, que le projet de code
des pêches maritimes et de la préservation de l'écosystème marin
constitue une «réforme globale et profonde de la législation
appliquée au domaine de la pêche maritime».
«En attendant l'approbation de ce code, le ministère a élaboré
plusieurs textes juridiques en vue d'actualiser la législation en
vigueur dans les secteurs prioritaires en prenant en considération
les engagements internationaux du Maroc», a précisé le ministre.
Ainsi, l'année 2008 sera également marquée par la mise en oeuvre du
plan de l'aménagement des pêcheries pélagiques et l'exécution
de «plusieurs projets intégrés relatifs notamment à la subvention des
unités de traitement, de congélation et de conserve». À long terme,
la stratégie du secteur à l'horizon 2020 porte essentiellement sur
l'exploitation équitable et durable des ressources halieutiques et
leur protection, ainsi que l'organisation du marché et l'encadrement
du secteur.
Pour leur par, plusieurs groupes parlementaires ont
déploré «l'absence d'une stratégie claire dans le secteur, qui ne
contribue que  faiblement au PIB», appelant à l'élaboration du code
des pêches maritimes et la révision de la relation de l'Office
national des pêches avec le secteur.
Pour ce qui est du budget 2008 du département de la Pêche, le
ministre a indiqué que 27% du budget d'investissement ont été alloué
à la réalisation de projets productifs à caractère social. L'objectif
étant de valoriser les produits de la pêche et améliorer les
conditions des marins de la pêche artisanale.


Le 29-11-2007
Par : Tahar Abou El Farah

--------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/ArticlePrint.asp?id=678

Pêches
Reprise de l'activité des céphalopodes fixée au 1er janvier 2008

Publié le : 16.11.2007 | 09h49


La reprise de l'activité de la pêche aux céphalopodes a été fixée au
premier janvier 2008, a annoncé jeudi le ministère de l'Agriculture
et de la Pêche maritime dans un communiqué.

Cette décision vise à favoriser la croissance des jeunes catégories
de poulpe et par conséquent le niveau de la biomasse exploitable,
indique le texte, précisant que le quota de pêche pour la future
campagne sera annoncé au début de la 2e quinzaine de décembre
prochain après achèvement, par les services de l'Institut national de
recherche halieutique (INRH), des travaux d'analyse des données
recueillies en mer.

Le communiqué ajoute qu'en dépit de ce décalage, la durée de la
campagne de pêche restera identique à celle qui est décidée à
pareille époque de l'année, soit quatre mois, sauf en cas de
perturbations biologiques au niveau de la ressource.

La commission de suivi de cette pêcherie, qui regroupe outre
l'administration, la recherche et la profession, s'est réunie jeudi,
sous la présidence du secrétaire général du département des pêches
maritimes, pour examiner les résultats des campagnes d'évaluation du
stock des céphalopodes entreprises par l'INRH en septembre, octobre
et novembre 2007, poursuit le document.

En prenant connaissance de l'évolution "encourageante" des paramètres
biologiques de cette espèce, la commission a conforté l'INRH, tant au
niveau du diagnostic de la situation qu'au niveau des recommandations
qu'il a formulées quant à la date de reprise de l'activité de la
pêche, ajoute-t-on de même source.

Les résultats des campagnes d'évaluation du stock des céphalopodes
entreprises par l'INRH font état d'une forte concentration de poulpe
juvénile dans la partie nord de l'unité d'aménagement de la pêcherie
poulpière comprise entre Bojador et La Güera, selon le
ministère. "Cette présence massive, qui persiste même au-delà de la
limite des 15 milles marins, est due essentiellement à un retard au
niveau de la ponte du poulpe, lequel s'est répercuté sur la phase de
recrutement des jeunes individus dans la population des adultes
pouvant faire l'objet d'une exploitation commerciale", indique le
communiqué.

Et d'ajouter qu'une telle performance au niveau de l'abondance des
juvéniles permet de relever, toutefois, que l'indice de biomasse du
stock de poulpe est en nette amélioration, comparativement avec ceux
enregistrés durant les campagnes précédentes, ce qui ""confirme, si
besoin est, la tendance continue de reconstitution progressive de
cette espèce, à la faveur des mesures de gestion prévues par le plan
d'aménagement de la pêcherie céphalopodière du 12 avril 2004.


Par MAP

---------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/ArticlePrint.asp?id=1497

Pêches maritimes
Sérieuse baisse de régime de la production

Publié le : 06.11.2007 | 16h37


2007 marquée par une régression des tonnages expédiés sur l'étranger

A l'issue des sept premiers mois de 2007, la production de la pêche
côtière a accusé une baisse de 5% par rapport aux prises effectuées
au cours de la même période de 2006. Cette régression a résulté de la
dégradation continue des captures de poisson pélagique et de poisson
blanc respectivement de 3% et de 16%, celles de céphalopodes,
crustacés et coquillages ayant par contre marqué une augmentation de
11%.

S'agissant de la répartition des débarquements par côte et par
principaux ports de pêche, pour les sept premiers mois de l'année, il
y a lieu de faire deux séries d'observations. En premier lieu, la
part de l'Atlantique représente 92,2% du volume (294.597 tonnes) et
91,2% de la valeur de la pêche côtière et artisanale (1.836,834 MDH).
Par rapport à l'année précédente, les débarquements dans cette région
se sont stabilisés en volume, mais ont connu une augmentation de 11%
en valeur.

En deuxième lieu, les débarquements enregistrés au niveau des halles
de la côte méditerranéenne s'élèvent à 22.909 tonnes pour une valeur
de 171,594 MDH, en baisse respective de 23,4% et de 14,4% attribuable
au recul des débarquements des pélagiques notamment la sardine au
niveau du port d'Al-Hoceima, de l'espadon et du poisson blanc au port
de Nador. Au plan pondéral, ces quantités représentent ainsi une part
de 7,2% du volume et de 8,5% de la valeur. Comparés à l'année
précédente, ces débarquements ont connu une diminution respective en
volume et en valeur de 19% et 12%.

Ainsi, à l'exception des ports de Casablanca (+6%), d'Agadir (+140%)
et de Dakhla-Villa Cisneros (+101%) où le tonnage débarqué du poisson
pélagique a augmenté selon des proportions variables dans les autres
ports tels Tan Tan et El Aaiun. Les autres ports ont par contre
accusé des baisses variant entre 3% (cas de Tan Tan) et 17% (cas de
El Aaiun). Les valeurs ont enregistré des baisses similaires à celles
relevées au niveau du tonnage (-10% sur l'ensemble des ports
méditerranéens et -3% sur ceux situés tout au long de l'Atlantique).

La consommation de poisson frais a constitué plus de 43% des
débarquements de la production côtière. Les unités de la conserve et
les industries de fabrication de farine et d'huile de poisson ont
traité chacune 16%, tandis que celles de la congélation n'ont reçu
que 5% du total. Au chapitre des exportations, le total du volume des
produits de pêche expédiés sur l'étranger - toutes catégories de
poissons confondues - se situe au terme des huit premiers de 2007 à
249.439 tonnes contre 277.890 tonnes comparativement à la même
période de 2006.

La baisse moyenne observée de 10,24% du tonnage exporté varie d'une
catégorie à l'autre (baisse de 6% pour les crustacés mollusques et
coquillages, baisse de 9% pour le poisson frais, et chute de 18% pour
les poissons en conserves). La valeur correspondant à ces quantités
exportées est de 7.345 MDH contre 7.299,4 MDH un an plus tôt montrant
ainsi une quasi-stag110n de la valeur de cette catégorie
d'exportations.

Cependant, et en dépit de cette stag110n des volumes, le prix moyen
de la tonne exportée a connu une valorisation moyenne de 12%.


Par A.B | LE MATIN

>>>>>>>>>>>>>
3. PHOSPHATES
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=87
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/07/6839769

L'association australo-sahraouie appelle à l'arrêt de l'importation
du phosphate ''pillé'' du Sahara Occidental


Londres, 07/11/2007 (SPS) L'Association australo-sahraouie a mis en
garde contre la poursuite de l'importation de cargaisons de phosphate
du Sahara Occidental par une compagnie australienne spécialisée dans
la fabrication d'engrais.

Après une première cargaison livrée la semaine dernière, le cargo Jin
Yi s'apprête à acheminer les 10 et 11 novembre en cours une nouvelle
cargaison de phosphate provenant du Sahara Occidental, pour le compte
de la compagnie australienne Wes Farmers, une filiale du groupe CSBP
Fremantle, indique un communiqué de l'association, cité par l'APS.

L'importation du phosphate du Sahara Occidental occupé constitue,
pour l'association, "un soutien économique et politique à
l'occupation barbare". "Les ressources naturelles du Sahara
Occidental sont la propriété du peuple sahraoui et non pas du
Gouvernement marocain", a tenu à préciser l'association.

L'association australo-sahraouie considère l'importation "des
ressources pillées" comme une violation du droit international,
dénonçant "la poursuite de la levée des fonds et la violation des
droits de l'homme" par la Maroc.

En continuant à piller le phosphate du Sahara Occidental et en se
fixant l'objectif de produire trois millions de tonnes de phosphate,
le Maroc prive le peuple sahraoui de ses richesses, a ajouté
l'association.

Face à cette situation, elle a appelé à suspendre l'importation par
les compagnies australiennes du phosphate "pillé" du Sahara
Occidental, jusqu'à ce qu'un règlement du conflit soit trouvé à même
de légaliser les transactions commerciales avec le Sahara Occidental.

Elle a, en outre, appelé à méditer la position de la ministre
suédoise des Affaires étrangères vis à vis de la politique coloniale
marocaine au Sahara Occidental en dénonçant le pillage des richesses
du peuple sahraoui.

Pour rappel, la ministre suédoise des AE avait affirmé dans un
communiqué devant le parlement suédois en septembre dernier que le
Sahara Occidental est un territoire occupé par le Maroc, conformément
à la décision de la Cour internationale de justice de 1973" et que
les revendications marocaines concernant le Sahara Occidental ne
reposent sur aucun fondement légal, d'ou l'illégalité de
l'exploitation par le Maroc des ressources naturelles du Sahara
Occidental . (SPS)

010/090/700 071809 OCT 07 SPS

______________________________

#1731 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Vendredi 30. Novembre 2007  18:51
Sujet: Sahara Occidental: Offensive diplomatique (25/30-XI-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. RASD-AFRIQUE DU SUD-ALGÉRIE
- EL MOUDJAHID (27-XI-2007): Exclusif: Entretien avec Mme Baleka
M'bete, présidente de l'Assemblée nationale de la République
d'Afrique du Sud à El Moudjahid
"Pour une coopération interparlementaire forte et engagée"
- EL MOUDJAHID (26-XI-2007): Algérie-Afrique du Sud. Entretiens
parlementaires
- EL MOUDJAHID (25-XI-2007): En visite officielle de 3 jours. La
présidente du Parlement sud-africain à Alger

2. SAHARA OCCIDENTAL-NORVÈGE-MAROC
- MAP/AL BAYANE (27/29-XI-2007): Oslo abandonne le "vieux" lexique
de "territoires occupés" utilisé pour désigner la région du Sahara

3. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE
- SPS (SPS (30-XI-2007): Le Congrès espagnol pour une
solution "urgente et juste" devant consacrer le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination

4. SAHARA OCCIDENTAL-ROYAUME UNI
- SPS/EL WATAN (29-XI-2007): Des dizaines de députés signent une
motion sur la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental

5. RASD-NAMIBIE
- SPS (SPS (27-XI-2007): Le Président sahraoui assiste à Windhoek au
4ème congrès de la Swapo

6. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE
- SPS (27-XI-2007): Un député français demande à la France ''une
politique ferme'' en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui
- L'EXPRESSION (25-XI-2007): RENCONTRE SUR LA QUESTION SAHRAOUIE À
PARIS. La mobilisation s'organise
- L'EXPRESSION (25-XI-2007): ENTRETIEN AVEC JULIEN DEDENIS: «Les
Français sont peu informés sur le dossier»
- SPS/EL MOUDJAHID (25-XI-2007): La question sahraouie en débat à
l'Université de Nanterre (France)

7. RASD-ALGÉRIE-MALI
- EL MOUDJAHID (27-XI-2007): Algérie-Mali: "La région sahélo-
saharienne, un espace partagé de paix et de prospérité"

8. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-MAROC-OBSESSION DU MAKHZEN
- LE JEUNE INDÉPENDANT (25-XI-2007): L'autre proposition cocasse de
Rabat !

9. SAHARA OCCIDENTAL-CHILI-MAROC
- MAP (27-XI-2007): Le Maroc "peut compter sur la solidarité" du
Chili sur la question du Sahara (président de la chambre des députés)

10.  SAHARA OCCIDENTAL-INDONESIE-MAROC-RETROUVAILLES DES PAYS
OCCUPANTS
- MAP (26-XI-2007): Une délégation parlementaire indonésienne reçue
au parlement

11. SAHARA OCCIDENTAL-GAUCHE EUROPÉENNE
- SPS/EL MOUDJAHID (28-XI-2007): Des partis européens soutiennent le
droit à l'autodétermination du peuple sahraoui

12. ALGÉRIE-FRANCE-LOBBY MAROCCO-ISRAELIEN
- BAKCHICH (29-XI-2007): Algérie: Qui veut gâcher la visite de Sarko?
- AUJOURD'HUI LE MAROC (30-XI-2007): Argumentaire assez effrayant sur
l'origine juive du président Sarkozy et sur le lobby juif qui
l'aurait installé au pouvoir
- APS (29-XI-2007): Politique extérieure: déclaration du président de
la République
- LE JOUR D'ALGÉRIE (29-XI-2007): Propos tenus a l'encontre de
Sarkozy. Mohamed Chérif Abbas se ravise
- LIBERTÉ (29-XI-2007): Après les propos attribués au ministre des
moudjahidine qui décriaient sarkozy. Polémique sur l'antisémitisme
entre Paris et Alger
- L'EXPRESSION (29-XI-2007): APRÈS LES DÉCLARATIONS DE MOHAMED CHÉRIF
ABBAS. Malaise entre Alger et Paris
- LE SOIR D'ALGÉRIE (29-XI-2007): IL REVIENT SUR LES PROPOS PUBLIÉS
PAR "EL KHABAR". Volte-face de Mohamed- Chérif Abbas

13. MAROC-EXPO TANGER 2012-NOUVEAU ÉCHEC DU MAKHZEN
- MAP (29-XI-2007): Mme El Moutawakil: Le Maroc est "fier"
du "sérieux" et de la "crédibilité" de sa candidature à l'exposition
internationale 2012
- AL BAYANE (28-XI-2007): Khalid Naciri : «Nous avons "gagné" un
positionnement international "tout à fait exceptionnel"»

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. RASD-AFRIQUE DU SUD-ALGÉRIE
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/26/9014937

Exclusif : Mme Baleka M'bete, présidente de l'Assemblée nationale de
la République d'Afrique du Sud à El Moudjahid
"Pour une coopération interparlementaire forte et engagée"

Par : Amel Zemouri
Le : lundi 26 novembre 2007


     * Mme la présidente, pouvez-vous nous dire dans quel contexte
entre votre visite ?
       En fait, si l'on parle de contexte, celui-ci peut être très
large, j'ai répondu d'abord à l'invitation qui m'a été adressée par
mon homologue algérien, M. Abdelaziz Ziari, ceci en plus du fait
qu'il faut parler des relations existantes entre l'Algérie et
l'Afrique du Sud qui sont assez particulières et qui remontent à
loin. Hier, j'ai visité le musée du Moudjahid et là j'ai pu voir et
constater de visu, à travers des photos et archives, que les grands
leaders du mouvement anti-apartheid sont venus ici, dès
l'Indépendance de l'Algérie,  pour s'entraîner et acquérir les
connaissances nécessaires afin de mener leur combat pour libérer
notre peuple. Aujourd'hui, les deux peuples sont libres et
indépendants.
       Aussi, on peut dire que le contexte est celui de deux peuples
qui ont partagé, pendant très longtemps, les mêmes principes et les
mêmes aspirations, et qui continuent aujourd'hui à partager les mêmes
valeurs et les mêmes espoirs, d'où ces similitudes particulières,
mais également ces liens très étroits entre deux peuples qui se
ressemblent tant et qui représentent, aujourd'hui, un exemple pour
tout le continent africain.

     * Après ces trois jours passés en Algérie, quelles sont vos
impressions sur ce pays, sur le mouvement de réformes qui y a été
initié ?
       Je vous dirai que je n'ai malheureusement pas eu suffisamment
de temps de visiter ce très vaste pays, mais il est sûr qu'un pays,
qui a eu une Révolution et une lutte si glorieuses pour obtenir son
indépendance, ne peut faire face aussi qu'à d'importants défis pour
pouvoir s'affirmer en tant que grande nation.
       Je pense que l'Algérie peut atteindre facilement le statut de
pays développé, avec tous les atouts dont elle dispose. Toutefois, je
ne peux faire de jugement hâtif, sans avoir toutes les données en
main. Hier, par exemple, j'ai rencontré Mme Bitat, la vice-présidente
du Sénat, qui m'avait parlé du fait que l'Algérie a, en fait, connu
une situation similaire à celle de l'Afrique du Sud, à savoir que
nous avons arraché et acquis notre indépendance, mais que nous
n'avions pas les instruments, ni les connaissances d'une bonne
gouvernance. Certes, nous avions toujours les valeurs et principes
pour lesquels nous avions combattu, mais nous ne savions pas comment
les traduire en institutions, en gouvernement. Heureusement, tout
s'est fait au fur et à mesure, même si les erreurs sont, hélas,
incontournables. Mais je pense qu'avec de la continuité dans les
idées, on arrive à s'en sortir, à s'améliorer et à aller au-delà.

     * Aujourd'hui, après une décennie d'après-apartheid, où en sont
les libertés civiles ?  Quelle est, justement, la composante de
l'Assemblée nationale sud-africaine ?
       Je vais commencer par la 2e question en vous disant que le
Parlement sud-africain est composé de deux chambres. Il y a
l'Assemblée nationale qui est constituée de 400 membres élus et il y
a aussi  le Conseil des provinces. Un Conseil où chaque province
envoie des délégués pour y siéger, ce qui permet à ces régions d'être
mieux représentées dans le processus de prise de décision ou
législatif.
       Aussi, à chaque fois qu'il y a un projet de loi les concernant,
ces délégués repartent dans leurs régions et soumettent ce projet à
leurs conseils respectifs. Une fois la décision prise, ces conseils
mandatent leurs délégués pour les représenter au Conseil national des
provinces. Pour ce qui est de l'Assemblée, les députés amendent selon
les positions de leur parti. Ainsi, tout le monde peut être
représenté.

     * Pour revenir aux libertés civiles ?
       Justement, en ce qui concerne cet aspect, l'Afrique du Sud a
une toute récente Constitution, dont on vient de fêter les 10 ans et
dont on est fiers, parce qu'elle a imposé un nouvel ordre dans la
société, puisqu'elle permet à la majorité du peuple de s'exprimer et
d'avoir les mêmes droits. Jusqu'en 1994, les droits étaient
inexistants pour les noirs.
       Aujourd'hui, il y a un chapitre entier sur cet aspect dans la
Constitution : plus de déséquilibres entre les genres, ni les races.
       Ceci en plus du fait que le chapitre 9 évoque la création des
différentes commissions de lutte contre les inégalités. Des
commissions qui existent depuis quelques années déjà, y compris celle
de l'auditeur général, et cela pour garantir les droits de tous les
citoyens. En plus, notre Parlement a installé dernièrement un comité
ad hoc, pour voir si ces instances créées sont efficaces. Le rapport
qui en a découlé devrait être examiné l'année prochaine.

     * Sur un autre chapitre, peut-on savoir si la question du Sahara
occidental a été évoquée durant votre séjour ?
       Effectivement, nous avons consacré un volet aux positions de
nos deux pays sur la manière d'œuvrer au règlement et à la gestion du
différend opposant le Sahara occidental au Maroc, et là, nos deux
points de vue convergent en fait, puisque nos deux pays sont pour le
règlement de cette question dans le cadre de la légalité
internationale, donc par la mise en œuvre des instruments
internationaux existants, à travers, notamment, les résolutions du
Conseil de sécurité des Nations unies.

     * Un dernier mot ?
       Nous espérons, nous, en tant que Sud- Africains, pouvoir signer
très prochainement un mémorandum d'entente entre les deux Parlements,
qui va instaurer un cadre pour initier une coopération
interparlementaire forte et engagée, ce qui nous permettra, sur cette
lancée, de renforcer les relations entre nos deux peuples.
     * Avant de nous quitter, pouvez-vous nous dire comment va
Monsieur Mandela ?
       Très bien merci. C'est un Monsieur adorable, très actif, qui ne
s'arrête jamais et nous remercions Dieu de l'avoir !


Propos recueillis par Amel Zemouri


Qui est Mme Baleka M'bete?

Présidente de l'Assemblée nationale de la République d'Afrique du Sud
depuis avril 2004, Mme M'bete est également présidente du Caucus
parlementaire de l'African National Congress (ANC), depuis 1995.
Née le 24 septembre 1949, cette militante de la première heure,
professeur de formation, a rejoint l'ANC en 1976 et travaillé dans
ses différentes structures clandestines, en Afrique du Sud, mais
également dans les pays voisins (Botswana, Zimbabwe, Tanzanie,
Zambie…). Vingt années durant, Mme M'bete gravira tous les échelons
au sein du mouvement, en devenant, entre autres, membre du panel
présidentiel sur la commission de vérité et de réconciliation en
1995. En 1996, Mme M'bete devient vice-présidente de l'Assemblée
nationale, jusqu'en 2004, où elle en deviendra la présidente.


Amel Z.

---------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/25/2609006

Algérie-Afrique du Sud
Entretiens parlementaires

Par : EL MOUDJAHID
Le : dimanche 25 novembre 2007


Une délégation de l'Assemblée populaire  nationale (APN) conduite par
son président, M. Abdelaziz Ziari, s'est entretenue avant-hier samedi
avec une délégation parlementaire sud africaine, conduite par Mme
Baleka  Mbete, présidente de l'Assemblée nationale d'Afrique du
Sud.
Les entretiens, qui ont été précédés par une rencontre en tête à
tête  entre M. Ziari et Mme Mbete, ont porté notamment sur les
relations bilatérales  et les moyens de les renforcer. Les deux
parties ont souligné la nécessité d'œuvrer en faveur de la
coordination, la conjugaison des efforts et le renforcement de la
coopération vu le rôle prépondérant que jouent les deux pays
notamment sur le plan continental,  leurs positions stratégiques et
les moyens importants qu'ils recèlent.
Elles ont, par ailleurs, souligné l'importance de hisser le niveau de
coopération entre les Assemblées des deux pays à travers l'échange
d'expériences en matière de législation et la coordination des
positions au sein de l'union  parlementaire africaine (UPA) et
l'union interparlementaire (UIP).

La rencontre était, par ailleurs, l'occasion pour évoquer plusieurs
questions d'intérêt commun notamment la question du Sahara Occidental
au sujet  de laquelle les deux parties ont souligné qu'il s'agit
d'une "question de décolonisation" et ont mis l'accent sur la
nécessité de "respecter le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination conformément aux résolutions des Nations Unis".

--------------->
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/24/8517921

En visite officielle de 3 jours.
La présidente du Parlement sud-africain à Alger

Par : EL MOUDJAHID
Le : samedi 24 novembre 2007


La présidente de l'Assemblée nationale de l'Afrique  du Sud, Mme
Baleka Mbete, est arrivée hier à Alger pour une visite officielle  de
trois jours à l'invitation du président de l'Assemblée populaire
nationale (APN),M. Abdelaziz Ziari. Mme Mbete, qui conduit une
importante délégation parlementaire, a été accueillie à l'aéroport
international Houari-Boumediene par M. Ziari. Dans une déclaration à
la presse, la présidente du Parlement sud-africain a indiqué que sa
visite représente une "opportunité" pour le renforcement des
relations entres les Parlements des deux pays, qualifiant
d'"importante" l'amitié  qui existe entre l'Algérie et son pays. Elle
a, en outre, tenu à rappeler que l'Afrique du Sud et
l'Algérie "partagent une longue histoire depuis l'époque où les deux
pays luttaient pour  leur indépendance".
Mme Mbete a eu, hier, des entretiens avec le président de l'APN, M.
Abdelaziz Ziari. La rencontre a été l'occasion d'évoquer plusieurs
questions d'intérêt commun, notamment la question du Sahara
occidental au sujet de laquelle les deux parties ont souligné qu'il
s'agit d'une "question de décolonisation" et ont mis l'accent sur la
nécessité de "rspecter le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination conformément aux résolutions des Nations unies".

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. SAHARA OCCIDENTAL-NORVÈGE-MAROC
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/oslo_abandonne_le_vi/view
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=68109

Oslo abandonne le "vieux" lexique de "territoires occupés" utilisé
pour désigner la région du Sahara


Oslo, 27/11/07- La communauté marocaine de Norvège s'est réjouie du
changement positif amorcé par la diplomatie norvégienne à l'égard de
la question du Sahara, marqué par l'abandon du lexique
de "territoires occupés" pour désigner la région du Sahara.

Ce changement est consigné, selon un communiqué de l'ambassade du
Maroc à Oslo, dans une lettre adressée par le ministre norvégien des
affaires étrangères, Johans Gahr Store et le secrétaire d'Etat au
même département, Raymond Johansen, à une députée norvégienne. Cette
lettre marque ainsi un alignement de la Norvège sur la position de
l'ONU.

La communauté marocaine, prenant note de ce changement, a adressé une
lettre au ministre des affaires étrangères, soulignant que nombre de
pays, qui ont été induits en erreur par Alger, ont fini par retirer
leur reconnaissance à une "fantomatique république du désert".

Lors d'une manifestation organisée devant le ministère des AE, elle a
appelé la Norvège à "faire pression sur Alger afin de mettre en
conformité les camps de Tindouf avec la charte de l'ONU" et permettre
le recensement et l'identification des pensionnaires de ces
camps, "abusivement appelés réfugiés".

La communauté marocaine s'est réjouie de cette évolution positive de
la position de la diplomatie norvégienne.


Dernière modification 27/11/2007 17:22

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=269

Le Congrès espagnol pour une solution "urgente et juste" devant
consacrer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination


Madrid, 30/11/2007 (SPS) Le Congrès des députés espagnol a appelé à
la nécessité d'une solution "urgente, juste et définitive" devant
consacrer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, dans une
résolution adoptée par l'ensemble des groupes parlementaires.

Le texte, initié par le groupe parlementaire de Izquierda Unida (IU-
Gauche Unie, troisième force politique en Espagne), demande à
encourager toutes les initiatives politiques qui "contribuent à
parvenir à un accord consensuel" entre les deux parties au conflit,
le Front Polisario et le Maroc et ce, conformément à la "légalité
internationale et au droit légitime du peuple sahraoui à
l'autodétermination, à travers l'organisation d'un référendum".

La résolution demande également au Gouvernement espagnol d'intervenir
auprès du Maroc pour "libérer les prisonniers sahraouis détenus" dans
ce pays et à "garantir le respect des droits de l'homme dans ce
conflit".

Les députés espagnols demandent aussi au Gouvernement de "contribuer
au processus de consensus" mené par les Nations Unies, par l'adoption
d'initiatives politiques au sein de l'Union européenne (UE) devant
conduire à une "implication active" des 27 dans ce conflit.

La résolution souligne, enfin, la nécessité de "poursuivre et
d'intensifier" la collaboration avec le Front Polisario "en matière
d'aide humanitaire et de coopération technique", ainsi que "d'élargir
les mesures nécessaires qui contribuent à prévenir de manière urgente
une crise alimentaire" dans les camps de réfugiés sahraouis. (SPS)


010/090/700 301536 NOV 078 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. SAHARA OCCIDENTAL-ROYAUME UNI
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=261
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=81705

Des dizaines de députés signent une motion sur la situation des
droits de l'homme au Sahara Occidental


Londres, 29//11/2007 (SPS) Quarante députés britanniques ont signé à
ce jour une motion sur la situation des droits de l'homme dans la
partie du Sahara Occidental occupée par le Maroc, et ce, une semaine
après le lancement de l'initiative.

Dans le cadre du débat ayant accompagné la collecte des signatures au
sein du parlement britannique, le ministre d'Etat britannique aux
Affaires étrangères, chargé du Proche-Orient, de l'Afrique du Nord et
de la sécurité internationale, M. Kim Howells, a répondu à deux
reprises aux interrogations des députés afin de clarifier la position
britannique concernant les mesures prises ou que le gouvernement
britannique entend prendre en vue d'amener le Maroc à respecter les
droits de l'homme dans les régions occupées et à libérer les détenus
d'opinion.

Le Royaume-Uni a exprimé sa position à l'égard des droits de l'homme
au Sahara Occidental dans le rapport annuel sur la situation des
droits de l'homme dans le monde, a affirmé M. Howells.

Ce rapport disponible sur le site Internet du Foreign Office a établi
une corrélation entre la situation des droits de l'homme au Sahara
Occidental et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination en
tant qu'élément fondamental de ces droits.

Le Royaume-Uni a fait part de son inquiétude et de sa préoccupation
du fait que la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental
ne soit pas encore résolue, et des incidences qui en découlent sur
les habitants de cette région, a précisé le ministre britannique.

M. Howells a en outre réitéré l'appui de son pays à la résolution
1783 du Conseil de sécurité, adoptée à l'unanimité le 31 octobre
2007, et qui appelle les deux parties à "poursuivre les négociations
sans conditions préalables et de bonne foi, sous les auspices du
Secrétaire général de l'ONU".

Le Royaume-Uni "soutient pleinement ces négociations (...) pour
parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable
(...) qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara
occidental", a-t-il souligné.

A rappeler que la motion parlementaire sur laquelle de plus en plus
de députés britanniques, tous partis confondus, apposent leurs
signatures, fait part de la profonde préoccupation des députés "face
aux graves violations des droits de l'homme perpétrées par les forces
d'occupation marocaine au Sahara 0ccidental".

Les députés ont exhorté le Gouvernement à "poursuivre ses actions
pour garantir la libération de tous les détenus d'opinion sahraouis
et ouvrir le territoire aux observateurs internationaux et aux
médias".

Le document appelle également le Gouvernement britannique
à "continuer d'appuyer les efforts des Nations unies en vue de
parvenir à un règlement juste au conflit au Sahara occidental (...)
qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental",
estimant que l'entêtement marocain concernant "l'autonomie" qu'il
cherche à imposer en tant que base de négociation "est contraire au
principe d'autodétermination".(SPS)


010/090/700 291024 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>
5. RASD-NAMIBIE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=243

Le Président sahraoui assiste à Windhoek au 4ème congrès de la Swapo


Windhoek, 27/11/2007 (SPS) Le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz,
a assisté mardi à Windhoek au assises du 4ème congrès de
l'organisation du peuple du Sud-Ouest Africain (South West African
People's Organization – SWAPO) en compagnie du ministre des Affaires
Etrangères, Mohamed Salem Ould Salek et du Chef du Cabinet de la
Présidence, a indiqué un communiqué du ministère des Affaires
étrangères sahraoui.

Dans son discours d'ouverture le Président de la SWAPO et ex
Président de la République de Namibie, Sam Nojuma, a tenu à salué "la
présence" du Président de la République sahraouie, Secrétaire général
du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz et a réitéré à cette
occasion "la solidarité de la SWAPO et de la Namibie avec la lutte du
peuple sahraoui sous la direction du Front Polisario", a indiqué la
même source.

"Je ne suis pas disponible pour être réélu à la présidence du parti",
a déclaré M. Nujoma, 78 ans, père de l'indépendance de son pays en
1990, qui dirige la Swapo depuis 1960.

Les 600 délégués de Swapo réunis à Windhoek doivent élire au cours de
leur quatre jours de congrès leur prochain président.

La Namibie, ancienne colonie allemande administrée ensuite par le
régime sud-africain de l'apartheid, a été l'un des derniers Etats du
continent à se libérer du joug colonial en 1990.

M. Nujoma avait lors présidé le pays jusqu'en 2005, quand il avait
remis les rênes à son compagnon de lutte, Hifikepunye Pohamba,
actuellement Président de la Namibie. (SPS)


010/090/100 271905 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
6. SAHARA OCCIDENTAL-FRANCE
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=248

Un député français demande à la France ''une politique ferme'' en
faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui


Paris, 27/11/2007 (SPS) Le député-maire de Gonfreville l'Orcher
(France), M. Jean-Paul Lecoq, a demandé au Gouvernement français de
mettre en place "une politique ferme" en faveur du droit du peuple
sahraoui à son autodétermination, a rapporté mardi l'organe
d'information du Comité pour le respect des libertés et des droits
humains au Sahara Occidental (CORELSO).

Le député-maire de Gonfreville l'Orcher, jumelée avec la ville
sahraouie d'Haouza,  Jean- Paul Lecoq, a profité du débat budgétaire
sur "l'action extérieure de l'Etat " pour aborder la question du
Sahara Occidental, a rapporté CORELSO-INFO.

Il a demandé au Gouvernement français de mettre en place "une
politique ferme à l'égard du Gouvernement marocain pour que le droit
à l'autodétermination du peuple sahraoui soit pleinement respecté
puisqu'il est largement reconnu".

Le Bulletin de CORELSO a ajouté que le député-maire a dénoncé "les
manœuvres d'obstruction du Maroc contre la détermination du peuple
sahraoui d'accéder à l'indépendance" et la poursuite des "violations
graves et massives des droits humains contre les Sahraouis".

Il a appelé à un changement de politique du gouvernement français
respectant le droit international en soulignant qu'une "politique
étrangère méditerranéenne sérieuse, dépend largement de la solution
du conflit sahraoui". (SPS)


010/090/700 271919 NOV 07 SPS

------------------>
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2007-11-25/47432.html

RENCONTRE SUR LA QUESTION SAHRAOUIE À PARIS
La mobilisation s'organise

25 Novembre 2007 - Page : 7


Des chercheurs de différentes disciplines se sont rencontrés à
Nanterre, à l'initiative de la journaliste française Aline Pailler.

Cette rencontre servira de tremplin au développement d'une réflexion
collective, «dans un terrain pollué par la propagande» Premièrement,
une telle initiative est importante à plus d'un titre en France, un
Etat souvent hostile à la question sahraouie, du moins chez les
politiques. Plusieurs observateurs s'accordent à dire que c'est en
Hexagone, allié et parrain traditionnel du Royaume du Maroc, qu'il
faut agir aujourd'hui pour débloquer les compteurs du statu quo
politique actuel. La rencontre scientifique et de débat sur la
question sahraouie a été organisée, hier, à l'université de Nanterre,
dans la proche banlieue parisienne.
Cette rencontre servira de tremplin pour développer une réflexion
collective, «dans un terrain pollué par la propagande», pense Aline
Pailler, journaliste à Radio France, présidente et animatrice de la
rencontre. C'est une question difficile à traiter en France, certes,
mais Aline Pailler croit qu'il est nécessaire et impératif de
développer, en premier lieu, un débat autour de cette question et,
arriver ensuite, à mobiliser les milieux politiques et associatifs
français autour du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
consacrée par toutes les résolutions onusiennes.
A la conférence, des scientifiques de plusieurs universités
françaises, des chercheurs, des responsables de collectivités,
d'avocats et de militants de la cause sahraouie étaient présents.

Il y eut d'abord trois interventions de couleur historique,
sociologique et géographique qui traitaient de l'histoire des
territoires sahraouis, la géographie et la structuration de la
société sahraouie à travers les temps.

Julien Dedenis, doctorant en géographie à l'université de Rouen croit
qu'il existe d'abord un double enjeu pour les Sahraouis. Il s'agit
d'un enjeu territorial et d'un enjeu sociopolitique de la cause
sahraouie. Julien Dedenis a remis au coeur des débats le rôle des
camps des réfugiés, comme effet et comme catalyseur de la lutte et de
la cause sahraouie.

Les deux chercheurs sahraouis, historien et sociologue,
respectivement Ouaballa El Kanti et Ali Omar Yara sont revenus, quant
à eux, sur la sociologie des conflits et l'historicité et
l'antériorité des territoires et de l'identité sahraouis. Ouaballa El
Kanti estime qu'il n'existe aucun lien géographique entre les
territoires sahraouis et le Maroc, encore moins un lien
anthropologique entre les anciennes tribus sahraouies et les sultans
du Maroc.
Preuves à l'appui, l'historien sahraoui remonte dans le temps pour
brandir les différentes recherches faites par des anthropologues,
archéologues et historiens des quatre coins de la planète. Ali Omar
Yara est allé jusqu'à accabler le Maroc et les intermédiaires qu'il
qualifie de «grossistes» et qui sont à l'origine des blocages des
aides humanitaires destinées aux réfugiés sahraouis. A ces blocages
s'ajoute l'exploitation illégale des richesses sahraouies qui est en
contradiction avec le droit international.

L'ouverture du volet humanitaire a été, en quelque sorte, le
témoignage accablant d'une situation dramatique dans les territoires
occupés du Sahara occidental. France Weyl, avocate et observatrice
aux procès des militants sahraouis n'a pas lésiné sur les mots, quant
à elle, pour faire le récapitulatif des violations des droits de
l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.
France Weyl dénonce, tout d'abord, le refus par des institutions
françaises à des témoins sahraouis de l'accès au territoire français
et d'assister à la conférence. Selon l'avocate française, ayant
visité à plusieurs reprises les territoires occupés, les procès des
militants sahraouis ne peuvent être dénaturés et sont bel et bien des
procès politiques et d'opinion, contrairement aux prétextes et
fabulations avancés par les Marocains.
Pour ainsi dire, il est vrai que la France constitue bel et bien un
pays hostile au droit des Sahraouis à l'autodétermination, mais où
tout de même le germe d'une mobilisation importante commence à
prendre corps. Cela est important à plus d'un titre. Et va renforcer,
à coup sûr, le travail fait par des associations de soutien et de
solidarité espagnoles, italiennes et anglaises.


De notre envoyé spécial à Paris Ali TITOUCHE

-------------->
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2007-11-25/47452.html

ENTRETIEN AVEC JULIEN DEDENIS
«Les Français sont peu informés sur le dossier»

25 Novembre 2007 - Page : 7


M Dedenis, doctorant en géographie à l'université de Rouen, répond
aux questions de notre envoyé spécial.

L'Expression: Julien Dedenis, vous êtes un chercheur, mais aussi un
membre du réseau des associations solidaires avec la question
sahraouie, comment abordez-vous cette question, à la fois hautement
politique et humanitaire, dans les milieux français?
Julien Dedenis: Avant d'être militant, je me considère comme un jeune
chercheur. Mais il est vrai que mes recherches peuvent alimenter un
certain militantisme. Celui-ci ne repose donc pas sur une position de
principe, mais sur la volonté de lutter contre la manipulation des
faits et les préjugés afin de mettre en question le sens commun. Par
exemple, en tant que doctorant en géographie, il me semble important
de critiquer vivement certaines de ces cartes du Sahara occidental
diffusées en France, (les dictionnaires Larousse notamment, Ndlr)
aussi bien par des canaux officiels que médiatiques ou encore par les
livres scolaires et qui font disparaître ce territoire pour
l'intégrer au Maroc, se conformant ainsi aux desseins de ce Royaume
et répandant l'idée, scientifiquement fausse, que la situation au
Sahara occidental est normalisée. Pour ma part, je milite pour une
carte représentant le territoire comme non-autonome, c'est-à-dire ni
marocain, ni sahraoui, du moins en l'état actuel des choses (tel que
ce territoire figure en fait dans la cartographie de l'ONU, Ndlr).

Vous avez travaillé pendant plusieurs années sur cette question à
l'université de Rouen, pouvez-vous évoquer, grosso modo, vos
recherches, certainement très utiles pour un cadrage beaucoup plus
scientifique de la question sahraouie.
Je réalise actuellement ma thèse dans le domaine de la géographie du
culturel et du politique. Sans rentrer dans le détail de mes travaux,
je considère les thèses sahraouies et marocaines comme relevant de
deux natures différentes, reflétant là deux manières de considérer
les relations entre une société et son espace et rendant difficile la
conciliation. Ainsi, sans préjuger de la véracité des arguments
avancés de part et d'autre, la thèse sahraouie est inspirée par une
logique horizontale, universaliste dans la mesure où elle se base sur
les principes du droit international. A l'inverse, l'idéologie
marocaine s'appuie toute entière sur une vision verticale par la
mobilisation de l'argumentaire historique.
Au-delà de ce constat, il me semble que la recherche soit limitée. Je
veux dire que les sciences humaines et sociales ne peuvent pas juger
si l'une des deux visions est meilleure que l'autre, que c'est là une
question humaine, engageant chacun, quant aux principes que nous
voulons, pour fonder un monde de nations réellement unies, pour faire
émerger cette citoyenneté mondiale.
Pour ma part, et c'est là une opinion plus personnelle que
scientifiquement fondée, il me semble que la logique verticale ne
peut être que source de revendications territoriales multiples et
incessantes, et donc source de nombreux conflits. Seule la logique
horizontale peut, à mon avis, rassembler l'humanité.

Vous avez travaillé sur une question qui ne suscite pas
l'enthousiasme dans les milieux politiques français, excepté chez les
associations de solidarité et certaines ONG humanitaires. Les
Français sont-ils conscients aujourd'hui de la situation dans les
camps des réfugiés sahraouis et les enjeux d'une question qui n'est
autre qu'une affaire de décolonisation, se référant aux résolutions
onusiennes?
Avant de répondre à cette question, il me semble nécessaire de bien
distinguer la France officielle, celle des dirigeants politiques et,
me semble-t-il, de beaucoup de médias, et la France «sociale», c'est-
à-dire l'opinion française. Celle-ci n'est pas au courant de la
situation au Sahara occidental, et encore moins de celle des camps de
réfugiés sahraouis. Je m'en convaincs quotidiennement lorsque l'on me
demande l'objet de mes recherches. Mais les gens à qui j'en parle se
montrent généralement fascinés par la question du Sahara occidental
et sont demandeurs d'informations. La France officielle, quant à
elle, tend à cacher, du moins à éviter soigneusement le sujet. Il est
de notoriété publique que les dirigeants de mon pays, de gauche comme
de droite, sont à bien des égards liés au Maroc et à ses intérêts. Il
serait ainsi difficile pour Jacques Chirac d'expliquer aux Français
pourquoi ce qu'il a fait pour l'Irak au nom de principes
universalistes, il ne l'a pas fait pour le Sahara occidental, à
savoir se faire avocat du Droit international.

Vous avez déjà visité les camps des réfugiés sahraouis, quel
témoignage faites-vous à l'opinion française et internationale?
Ma réponse sera plus un témoignage personnel qu'une position
scientifiquement assumée. Je ne parviens pas à me faire une image
unique des camps de réfugiés sahraouis. Dès mon premier séjour, j'ai
eu l'impression que ces camps oscillent entre deux pôles.
L'un de ces pôles est connoté négativement. C'est la souffrance de
l'exil, la séparation des familles, la perte de proches dans la
guerre, l'insécurité alimentaire permanente, cette impression que
tout peut, à tout moment, prendre une tournure dramatique en raison
de la grande précarité des camps.
Le second pôle présente, au contraire, une image positive. C'est
toute l'organisation qui a été mise en place par et pour les
réfugiés, ou encore l'alphabétisation de la quasi-totalité des
nouvelles générations, une grande solidarité quotidienne entre les
familles...


Entretien réalisé par Ali TITOUCHE

------------->
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=229
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/24/8363038

La question sahraouie en débat à l'Université de Nanterre (France)


PARIS, 25/11/2007 (SPS) L'Université de Paris X – Nanterre a organisé
samedi un colloque sur le thème "Sahara Occidental, mutations
géopolitiques, droits de l'homme et autodétermination" en présence
d'universitaires, juristes et représentants de diverses ONG.

Organisée à l'initiative de l'Association Universitaire de
coopération internationale (AUCI), cette rencontre a pour but, comme
l'ont expliqué ses organisateurs, d' "aborder de manière stratégique
les principaux problèmes de la population sahraouie et de favoriser
la solution du conflit sur la base du droit à l'autodétermination du
peuple sahraoui".

L'AUCI, structure relevant de l'université de Nanterre, estime que"la
problématique de la paix et de l'autodétermination s'exacerbe au
Sahara Occidental alors que le conflit s'éternise depuis des
décennies".

"Les réfugiés souffrent dans les camps, les droits de l'homme sont
bafoués dans les territoires occupés", rappelle cette association qui
a considéré que "les rôles de la France et de l'Union européenne
doivent évoluer pour régler ce problème", alors que "l'ONU s'enlise
sous le joug des grandes puissances dans un contexte de mutations
internationales marqué par la montée des extrémismes et l'émergence
de nouvelles dominations".

Face à ces graves questions et ces enjeux  géostratégiques, cette
rencontre a permis d'engager une réflexion autour de deux
thématiques. La première s'est intéressée à la " Société sahraouie,
droits humains et autodétermination".

Des intervenants, historiens et sociologues, ont retracé l'histoire
de la société sahraouie, donné un aperçu sur la société sahraouie et
la place des femmes, avant d'évoquer la lutte armée et politique
menée par le Polisario pour l'autodétermination et le recouvrement de
son indépendance.

La vie dans les campements de réfugiés sahraouis, la situation dans
les territoires occupés, le pillage des ressources nationales et la
question de la répression et des violations des droits de l'homme
pratiquées par les forces armées chérifiennes pour réprimer les
mouvements de contestation et de soutien à la cause sahraouie dans
les territoires occupés ont été abordés par des conférenciers.

La seconde thématique a abordé, quant à elle, " les aspects
géopolitiques, régionaux et internationaux ". Des conférenciers ont
évoqué la politique de la France à l'égard de cette question de
décolonisation d'un territoire national occupé, notamment à travers
les dernières déclarations du président français Nicolas Sarkozy,
lors de sa dernière visite au Maroc.

Les conférenciers ont souligné le droit du peuple sahraoui à son
autodétermination et à l'indépendance de son pays ainsi que la
légitimité de sa cause. (SPS)


020/090/700 251040 NOV 07 SPS

>>>>>>>>>>>>>>>>>>
7. RASD-ALGÉRIE-MALI
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/26/9212312

Algérie-Mali:
"La région sahélo-saharienne, un espace partagé de paix et de
prospérité"

  Par : EL MOUDJAHID
Le : lundi 26 novembre 2007


Les Présidents Abdelaziz Bouteflika et Amadou Toumani Touré ont mis
en exergue l'intérêt qu'ils accordent au développement et à la
sécurisation de la zone frontalière commune qui, tout en jouant le
rôle de trait d'union entre les deux peuples et de passerelle pour le
développement des échanges  entre les deux pays, est l'objet de
menaces et d'activités illicites. Ils ont  convenu, à cet égard, de
renforcer la coopération bilatérale dans la lutte contre  ces
phénomènes.

La visite d'Etat de deux jours qu'a effectuée le Président de la
République du Mali, M. Amadou Toumani Touré, à Alger, a été
sanctionnée dimanche soir par un communiqué commun. En voici le texte
intégral:

"A l'invitation de Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika,
Président  de la République algérienne démocratique et populaire, Son
Excellence Monsieur Amadou Toumani Touré, Président de la République
du Mali, a effectué une visite  d'Etat en Algérie les 24 et 25
novembre 2007. Son Excellence Monsieur Amadou Toumani Touré était
accompagné d'une  importante délégation comprenant plusieurs membres
du gouvernement malien.
Cette visite intervient dans le cadre du renforcement des relations
fraternelles de coopération, de solidarité et de bon voisinage qui
ont toujours existé entre l'Algérie et le Mali. Elle a, de ce fait,
constitué une occasion  renouvelée pour la poursuite de la
concertation et du dialogue entre les deux Chefs d'Etat. Au cours de
son séjour à Alger, Monsieur Amadou Toumani Touré a eu des
entretiens successivement avec Messieurs Abdelkader Bensalah,
Président du Conseil de la nation, Abdelaziz Ziari, Président de
l'Assemblée populaire nationale, et Abdelaziz Belkhadem, chef du
gouvernement.
Les deux Chefs d'Etat ont eu des rencontres en tête-à-tête et des
discussions élargies aux deux délégations. Ces entretiens ont permis
aux deux dirigeants de procéder à une évaluation  exhaustive de la
coopération bilatérale et d'examiner les voies et moyens de la
renforcer, de la diversifier et de l'adapter aux réalités et
priorités des deux pays. Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika
a renouvelé à Son Excellence Monsieur Amadou Toumani Touré ses
félicitations pour sa brillante réélection pour un second mandat à la
présidence de la République du Mali, à l'issue d'élections libres et
transparentes durant lesquelles le peuple malien lui a massivement
renouvelé sa confiance. Les deux chefs d'Etat se sont félicités de la
qualité des liens traditionnels de fraternité, de solidarité, de bon
voisinage et de coopération qui lient les deux pays. A ce propos, ils
ont réaffirmé leur volonté commune  et leur détermination partagée à
œuvrer, ensemble, pour la densification et la diversification des
relations entre les deux pays, au bénéfice mutuel des deux peuples
frères, algérien et malien, qui partagent les mêmes aspirations  à
davantage de bien-être, de prospérité et de développement. A cette
fin, les deux chefs d'Etat ont souligné l'importance de  promouvoir
les échanges bilatéraux par la mobilisation des potentiels
respectifs  des deux pays et ont encouragé les opérateurs, algériens
et maliens, à multiplier  leurs rencontres et échanges.
Les deux chefs d'Etat se sont félicités de la consolidation du cadre
juridique régissant la coopération entre les deux pays et son
enrichissement à l'occasion de la tenue, les 16 et 17 octobre 2007 à
Bamako, de la dixième  session de la Commission mixte de coopération
bilatérale. Ils ont, en outre,  insisté sur l'importance de la tenue
régulière des sessions des différents mécanismes de la coopération
bilatérale afin de procéder à l'évaluation, sur une base régulière et
permanente, de l'état de mise en œuvre de l'ensemble des décisions et
recommandations prises dans ces cadres. Les deux dirigeants ont, en
outre, accueilli avec satisfaction les résultats de la 2e session de
la Commission mixte de sécurité tenue les 25 et 26 avril  2006 à
Alger ainsi que les conclusions de la 10e session du Comité bilatéral
frontalier, qui vient de se tenir les 19 et 20 novembre 2007 à
Alger.
Les Présidents Abdelaziz Bouteflika et Amadou Toumani Touré ont mis
en exergue l'intérêt qu'ils accordent au développement et à la
sécurisation de la zone frontalière commune qui, tout en jouant le
rôle de trait d'union entre les deux peuples et de passerelle pour le
développement des échanges  entre les deux pays, est l'objet de
menaces et d'activités illicites. Ils ont  convenu, à cet égard, de
renforcer la coopération bilatérale dans la lutte contre  ces
phénomènes.
Sur un autre plan, les deux dirigeants se sont félicités de la
signature, le 4 juillet 2006 sous l'égide de l'Algérie, de l'Accord
d'Alger pour la restauration  de la paix, de la sécurité et du
développement dans la région de Kidad et ont  souligné la nécessité
d'intensifier les efforts en vue d'une mise en œuvre  globale et
intégrale des dispositions de cet accord.
Passant en revue les questions régionales et internationales
d'intérêt commun, les Présidents Abdelaziz Bouteflika et Amadou
Toumani Touré ont renouvelé  l'engagement de l'Algérie et du Mali à
promouvoir davantage le dialogue et la concertation aussi bien au
niveau de la sous-région que du continent africain et d'œuvrer, de
concert, pour le renforcement des liens de fraternité et de bon
voisinage ainsi que pour la promotion de la paix, de la sécurité, de
la  stabilité et de la coopération. Ils ont réaffirmé, à cet égard,
l'importance  de la concertation au niveau de la sous-région et
réitéré leur engagement à ne ménager aucun effort pour que la région
sahélo-saharienne soit toujours un  espace partagé de paix et de
prospérité.
A cet égard, le Président Abdelaziz Bouteflika a salué l'initiative
du Président Amadou Toumani Touré d'organiser dans un délai proche
une conférence  en vue de réunir les pays du voisinage.
Les deux chefs d'Etat ont, une nouvelle fois, souligné le rôle
primordial  de l'Union Africaine dans la préservation de la paix, de
la sécurité et de la stabilité des pays membres et dans la mise en
oeuvre de l'intégration africaine  dans l'esprit des objectifs que
les pays africains se sont fixés dans l'Acte  constitutif de l'Union
et dans le programme NEPAD.
A cet effet, les Présidents Abdelaziz Bouteflika et Amadou Toumani
Touré ont réitéré leur engagement pour l'amélioration et
l'intégration de la bonne  gouvernance comme processus à même de
favoriser l'enracinement de la démocratie,  l'affermissement de
l'Etat de droit, le renforcement de la cohésion nationale,  la
modernisation économique et l'intégration régionale.

Les deux chefs d'Etat ont évoqué les derniers développements
concernant la question du Sahara Occidental. Ils ont affirmé, à cet
égard, leur appui à la poursuite des négociations, sous l'égide des
Nations Unies, afin de parvenir  à une solution définitive.

Se félicitant des avancées appréciables enregistrées par l'Afrique en
matière de rétablissement de la paix et de réconciliation nationale,
notamment en Côte d'Ivoire et en République Démocratique du Congo,
les deux chefs d'Etat ont renouvelé leur appel pour la poursuite du
dialogue et de la concertation  afin de réaliser le plein respect des
engagements souscrits comme la mise en  œuvre intégrale et globale
des accords conclus entre les différentes parties
concernées.
S'agissant des foyers de tension et de crise qui continuent de  sévir
sur le continent, les deux Chefs d'Etat ont rappelé que la
persistance de ces situations est de nature à retarder le processus
de développement de l'Afrique et de ses peuples. Dans ce contexte,
ils ont exprimé une vive préoccupation devant l'enlisement de la
situation en Somalie et ont appelé la communauté internationale à
soutenir le dialogue politique entre les Somaliens ainsi que le
déploiement du reste des effectifs de la Force de l'Union africaine
avec le soutien actif  des Nations Unies.
Concernant la situation au Darfour, les Présidents Abdelaziz
Bouteflika et Amadou Toumani Touré ont souligné l'importance de la
poursuite d'un dialogue  inter- soudanais sans exclusion dans le
respect de la souveraineté et de l'intégrité  territoriale du Soudan
afin de trouver une solution à cette crise. Ils ont exprimé  leur
soutien aux pourparlers de paix entre toutes les parties au Darfour
pour  consolider l'Accord d'Abuja et favoriser le déploiement rapide
de la force  hybride UA/ONU.
La région du Moyen- Orient, marquée par la détérioration continue de
la situation en Palestine a retenu l'attention des Présidents
Abdelaziz Bouteflika  et Amadou Toumani Touré, qui ont renouvelé leur
appel en direction de la Communauté internationale pour qu'elle
s'implique davantage en vue de parvenir à l'instauration  d'une paix
juste et durable, basée sur l'application de la feuille de route  et
de l'initiative arabe de paix. Ils ont réaffirmé, à cette occasion,
leur soutien au peuple palestinien pour le recouvrement de ses droits
légitimes,  y compris la création d'un Etat indépendant et souverain
avec El Qods Echarif comme capitale.
Les deux chefs d'Etat ont également formé l'espoir de voir l'Irak
retrouver  la paix par la restauration de la souveraineté pleine et
entière du peuple irakien ainsi que la préservation de son unité et
de son intégrité territoriale.
Les entretiens entre les Présidents Abdelaziz Bouteflika et Amadou
Toumani Touré se sont déroulés dans une atmosphère empreinte de
fraternité et  ont été marqués par une large convergence de vues sur
l'ensemble des questions d'intérêt commun.
Son Excellence Monsieur Amadou Toumani Touré, Président de la
République  du Mali, a vivement remercié Son Excellence Monsieur
Abdelaziz Bouteflika, Président de la République algérienne
démocratique et populaire, pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité
fraternelle qui lui ont été réservés ainsi qu'à la délégation  qui
l'a accompagné. Son Excellence M. Amadou Toumani Touré a invité Son
Excellence  M. Abdelaziz Bouteflika à effectuer une visite d'Etat au
Mali. L'invitation a été acceptée avec plaisir et sa date sera fixée
d'un commun accord par les voies diplomatiques".

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
8. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-MAROC-OBSESSION DU MAKHZEN
http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=34831

L'autre proposition cocasse de Rabat !

par Mohamed Zaâf


Le chef de la diplomatie marocaine, M. Taïeb Fassi Fahri, a lancé un
vœu que le génie d'Aladin lui-même ne pourrait exaucer. Fassi Fihri
souhaite que «l'Algérie prenne une attitude positive vis-à-vis de la
proposition marocaine d'autonomie pour le Sahara occidental lors de
la prochaine phase de négociations».

«Bouss aïnek», pourrait-on d'ores et déjà lui dire. Fassi Fahri offre
à l'Algérie de troquer les principes qui ont guidé jusqu'ici ses
positions et sa diplomatie contre le rôle peu enviable de Juda.
L'appui du lobby sioniste ne lui suffit-il plus ? Lors du 3e round
dont le Maroc est le seul à connaître la date puisque, apparemment,
il en a fixé la date unilatéralement, l'Algérie adoptera bien sûr une
attitude positive.

Une attitude qui n'avantagera certainement pas sa proposition mais
celle de la légalité. L'Algérie, et c'est systématique, avantagera la
résolution onusienne qui tient compte de la proposition sahraouie
autant que celle marocaine et qui prévoit en bout de course un
référendum d'autodétermination.

Une consultation incontournable à laquelle Rabat ne saurait
éternellement se soustraire, L'ONU encore moins, en dépit de tous les
lobbys. Pourquoi l'Algérie avantagerait-elle la proposition marocaine
plutôt que la proposition des Sahraouis, ces Palestiniens du Maghreb
que le royaume colonise au nom de l'histoire, raison qu'invoquaient
avant lui les sionistes en Palestine ? Depuis qu'elle a accédé à
l'indépendance, l'Algérie, et tout le monde le sait, considère que
l'affaire du Sahara occidental est avant tout une affaire de
décolonisation.

Elle milite pour que le peuple sahraoui puisse exercer son droit à
l'autodétermination comme tous les peuples. L'Algérie qui, elle-même,
est passée par un référendum d'autodétermination, a toujours dit
qu'elle bénira néanmoins toute solution que les Sahraouis accepteront
librement, sans pressions ni contraintes.

M. Fassi Fahri s'attend-il à ce que les Algériens fassent pression
sur leurs hôtes et les poussent à abdiquer leurs droits devant
l'envahisseur ? Que l'Algérie joue en permanence aux pompiers et
œuvre à empêcher la reprise des hostilités et de nouvelles effusions
de sang ne suffit-il pas ? Fassi Fahri et les frères au Maroc pensent-
ils réellement que l'Algérie trouve du plaisir à vivre un conflit
fratricide à ses frontières ? Un conflit qui rapproche les
pénétrations étrangères et, par conséquent, éloigne la construction
maghrébine.

Un Maghreb mirage auquel les peuples de la région n'osent plus
croire. Qui croire lorsque le Maroc cultive le reniement et revient
sur ses engagements lorsqu'il juge le moment opportun. Rabat fait
cavalier seul et nous annonce un nouveau round de négociations.

Quand et avec qui cela s'est-il décidé ? On n'en sait rien ! Le Front
Polisario, l'autre belligérant, non plus ! Bien au contraire, la
déclaration de l'un de ses diplomates, M. Mohamed Khadad, montrait
des signes d'inquiétude. «Nous regrettons que le 3e round n'ait pas
eu encore lieu jusqu'à maintenant et la responsabilité en incombe au
Maroc», disait-il à l'APS avant de préciser qu'«aucune date n'a été
fixée pour le moment».

Quant à l'ONU, le représentant spécial de son secrétaire général pour
le Sahara occidental, M. Julian Harston, n'a pu qu'émettre le vœu de
voir ce round «se tenir dans les prochaines semaines». Comme Alger et
Nouakchott, Khadad et Harston ne savaient rien de la date communiquée
par Fassi Fahri.

Gageons qu'Elliot, pas l'incorruptible, l'autre, est, de même que Tel-
Aviv, au courant de tout.


M. Z.
mohamed_zaaf@...

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
9. SAHARA OCCIDENTAL-CHILI-MAROC
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/le_maroc_peut_compt/view

Le Maroc "peut compter sur la solidarité" du Chili sur la question du
Sahara (président de la chambre des députés)


Rabat, 27/11/07-Le Maroc "peut compter sur la solidarité" du Chili
concernant la question du Sahara, a affirmé, mardi à Rabat, le
président de la Chambre des députés chilienne, M. Patricio Walker
Prieto.

Lors d'une réunion avec M. Mustapha Mansouri, président de la Chambre
des représentants, M. Prieto a souligné que son pays "ne permettra
pas que certains mettent des obstacles aux efforts visant à trouver
une solution définitive et juste à cette question".

Il a ajouté que le dossier du Sahara a connu une évolution "très
importante" à la faveur des "grands efforts" consentis par le Maroc,
en référence à l'initiative marocaine de négociation d'un statut
d'<autonomie> au Sahara.

Il a rappelé à ce sujet l'approbation par la chambre des députés
chilienne d'un texte qui met en valeur les 'efforts' du Royaume au
sein de l'ONU, avant de souligner: "nous saluons la 'bonne foi' et
(la démarche) volontariste du Maroc, qui a 'démontré', 'une fois de
plus', sa vocation de pays de <paix>".

Qualifiant le projet d'autonomie de plan "moderne, réaliste et
intelligent", M. Prieto a appelé à un règlement "rapide" de cette
question, en prenant en considération l'aspect humanitaire du dossier.

Pour sa part, M. Mansouri a rendu hommage à la position "objective"
du gouvernement et des institutions chiliens qui ont exprimé leur
appui à une solution pacifique à cette question, dans le cadre de
l'ONU.

Il a souligné que la question du Sahara est un problème entre le
Maroc et l'Algérie, appelant celle-ci à renoncer à leurs "visées
hégémoniques" dans la région.

M. Mansouri a, d'autre part, indiqué que le plan marocain est une
initiative "courageuse" qui jouit du soutien de plusieurs pays et qui
constitue "l'unique" solution à cette question.

M. Prieto, arrivé vendredi dernier à Rabat pour une visite de travail
dans le Royaume, devra s'entretenir avec plusieurs responsables
marocains.


Dernière modification 27/11/2007 19:33


>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
10. SAHARA OCCIDENTAL-INDONESIE-MAROC-RETROUVAILLES DES PAYS OCCUPANTS
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/une_delegation_parle/view

Une délégation parlementaire indonésienne reçue au parlement


Rabat, 26/11/07- Une délégation parlementaire indonésienne conduite
par le vice-président de la Chambre régionale des représentants, M.
Irman Gusman, s'est entretenue, lundi au siège du parlement,
successivement avec M. Mustapha Mansouri, président de la Chambre des
Représentants et Mohamed Fadili, vice-président de la Chambre des
Conseillers.

Ces entrevues, qui se sont déroulées en présence de l'ambassadeur
d'Indonésie à Rabat, M. Sjachwien Adenan, ont porté sur les moyens à
même de renforcer les relations entre les parlements des deux pays, a
indiqué M. Gusman dans une déclaration à la MAP à l'issue de ces
réunions, ajoutant que sa visite au Maroc s'inscrit dans le cadre de
la consolidation des relations bilatérales tant au niveau des
parlements qu'à celui des échanges économiques.

Lors de son entretien avec la délégation indonésienne, M. Mansouri a
passé en revue les réformes que le Maroc a engagées dans les domaines
social, économique et politique, mettant en exergue la ferme volonté
de SM le Roi d'aller de l'avant dans ces réformes.

M. Mansouri a rappelé, dans ce sens, que les élections législatives
du 7 septembre dernier, qui ont été le fruit des réformes politiques,
ont été largement saluées sur le plan international.

Pour sa part, M. Fadili a indiqué à la MAP avoir examiné avec la
délégation indonésienne la coopération bilatérale aux niveaux
économique, social, culturel et politique, ainsi que la coordination
des positions au sein des instances internationales.


M. Fadili a précisé avoir perçu une "réaction très favorable" chez la
délégation indonésienne quant au soutien du projet d'<autonomie>
des 'provinces du sud', proposé par le Maroc pour régler la question
du Sahara, ajoutant que les deux parties ont également évoqué le
soutien du Maroc aux efforts de l'Indonésie pour adhérer aux
organisations internationales.

La délégation parlementaire indonésienne était arrivée samedi au
Maroc pour une visite de trois jours dans le Royaume.


Dernière modification 26/11/2007 14:01

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
11. SAHARA OCCIDENTAL-GAUCHE EUROPÉENNE
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/11/28/0688056
http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=253

Des partis européens soutiennent le droit à l'autodétermination du
peuple sahraoui

Par : EL MOUDJAHID
Le : mercredi 28 novembre 2007


Le 2e congrès du "Parti de la gauche européenne" a exprimé son
soutien à "la lutte légitime" du peuple sahraoui et aux efforts de
l'Onu en vue de parvenir à une "solution juste, pacifique et
définitive conforme aux résolutions pertinentes de l'Onu qui
garantissent son droit à l'autodétermination", a-t-on appris hier de
source sahraouie. Au terme de leur 2ème congrès à Prague du 23 au 25
novembre, les 19 partis progressistes européens ont adopté une motion
appelant le Maroc et le Front POLISARIO à poursuivre
les "négociations directes sous les auspices de l'Onu", afin de
parvenir "dans les meilleurs délais, à une solution juste, conforme
au droit à l'autodétermination et à la légalité internationale". Le
congrès du parti de la gauche européenne (PGE), créé en 2004 à Rome
sous l'impulsion de plusieurs formations de gauche et communistes
européennes, a réuni quelque 300 délégués des 19 partis membres du
parti de la gauche de plusieurs pays européens, dont l'Autriche, la
Belgique, la République tchèque, l'Estonie, la Grèce, la Hongrie, le
Luxembourg, le Portugal, la Roumanie, l'Espagne et la Suisse. 9
autres partis au statut d'observateurs avaient été également
représentés à Prague.
Il a rappelé que la question du Sahara occidental est "un problème de
décolonisation dont la solution est lié à l'exercice par le peuple
sahraoui de son droit inaliénable à l'autodétermination et à
l'indépendance".
Les congressistes se sont en outre déclaré "vivement préoccupé par la
politique de répression et d'oppression marocaine au Sahara
Occidental", et "exigé" des autorités marocaines de "cesser leur
politique de déni de justice, de violations massives des droits de
l'Homme, et demande la libération immédiate de tous les prisonniers
politiques sahraouis". Le PGE a d'autre part déploré "l'interdiction
d'accès au territoire du Sahara Occidental" faite à plusieurs
délégations européennes, notamment la délégation ad hoc du Parlement
européen, par les autorités d'occupation marocaines et demandé
l'ouverture du territoire du Sahara Occidental aux observateurs
indépendants, aux Organisations des droits de l'homme ainsi qu'à la
presse internationale. Enfin les partis progressistes ont demandé à
l'Union Européenne la révision de l'accord de pêche signé avec le
Maroc qui inclut illégalement les eaux territoriales du Sahara
occidental, ce qui est "contraire au Droit et à la légalité
internationale", le Sahara occidental faisant l'objet d'un processus
de décolonisation, ses ressources naturelles doivent être préservés
et protégées contre l'exploitation et le pillage illégaux. Le PGE,
ajoute la source sahraouie à Bruxelles, ont décidé par ailleurs de
développer des actions de mobilisation et de sensibilisation en
Europe, et ce "jusqu'à ce que soit mis fin à cette situation injuste
imposée au peuple sahraoui".

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
12. ALGÉRIE-FRANCE-LOBBY ISRAELIEN
http://www.bakchich.info/article2069.html

Algérie: Qui veut gâcher la visite de Sarko?


jeudi 29 novembre 2007 par La princesse enchantée

La préparation de la visite d'Etat que doit effectuer Nicolas Sarkozy
en Algérie du 3 au 5 décembre se déroule dans des conditions
exécrables…

Ca chauffe entre Paris et Alger. À trois jours de l'arrivée de
Nicolas Sarkozy en Algérie où il est sensé effectuer une visite
officielle du 3 au 5 décembre, les tensions politiques entre les deux
pays sont à leur apogée. Ce matin encore, le secrétaire général de la
puissante organisation algérienne des anciens combattants de la
guerre d'indépendance a bavé, déclarant au quotidien El Khabar : « en
tant qu'organisation nationale des moudjahidines, nous disons que
Sarkozy n'est pas le bienvenu en Algérie (…) et nous ne tournerons
pas la page avec la France avant d'avoir reçu des excuses ». Des
propos qui font suite à ceux, odieux, du ministre des Anciens
combattants qui accusait en début de semaine le chef de l'Etat
français d'avoir été élu grâce « au lobby juif qui a le monopole de
l'industrie en France. » Résultat : la France a demandé des
clarifications et, selon le site web www.toutsurlalgerie.com
l'ambassadeur d'Algérie en France a fait un petit tour au Château ce
jeudi. Pliant sous le poids des responsabilités, la vénérable
ambassade d'Algérie à Paris se refuse de confirmer ou d'infirmer
cette information.

Bien que Bernard Kouchner ne soit franchement pas en odeur de
sainteté à Alger, le Quai d'Orsay donne également de la voix. «
Compte tenu de l'émotion légitime suscitée par ces propos, nous
cherchons à clarifier la position algérienne » a récité jeudi matin
la porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La même qui
déclarait la veille que la diplomatie française s'étonnait de ces
propos « qui ne correspondent pax au climat de confiance et de
coopération dans lequel nous préparons la visite d'Etat du président
de la République »…

De leur côté, les socialistes français estiment que Nicolas Sarkozy
ne doit pas se rendre en Algérie dans un tel contexte. Ainsi, Jean-
Marc Ayrault, le président du groupe socialiste à l'Assemblée
nationale a estimé sur RTL que le chef de l'Etat ne pouvait « pas
aller à Alger sans obtenir avant des excuses (…) Il ne faut pas
laisser passer ce genre de choses ». L'Elysée, lui, confirme, en tout
cas ce jeudi, que Nicolas Sarkozy se rendra bien en Algérie.

Quant au pourquoi du comment de cette soudaine poussée de fièvre anti-
sarkozienne chez certains figurants du régime algérien, c'est comme
d'habitude mystère et boule de gomme. Il ne faut toutefois pas être
devin pour y déceler des manœuvres de politique intérieure, comme
c'est souvent le cas lorsque Alger tape dur sur Paris. Après les
attaques dans la presse qu'a essuyé le premier ministre algérien
Belkhadem, c'est aujourd'hui cette même presse qui publient des
appels à un troisième mandat du président Bouteflika. Une proposition
que colporte également l'entourage du chef de l'Etat. Et pour cause,
à l'origine, ce dernier n'avait "signé" avec les faiseurs de
président algériens que pour deux mandats… « Pour légitimer une
nouvelle candidature, Abdelaziz Bouteflika aurait pu être tenté de se
faire mousser par Nicolas Sarkozy, d'où l'intérêt de gâcher la
visite » estime ce journaliste algérien. Voilà qui promet pour la
suite.

----------------->
http://www.aujourdhui.ma/bonjour-details58341.html

Argumentaire assez effrayant sur l'origine juive du président Sarkozy
et sur le lobby juif qui l'aurait installé au pouvoir


Nicolas Sarkozy n'ira pas en Algérie s'il ne reçoit pas des excuses.
C'est l'opposition  socialiste française qui le demande. Rien que ça!
Dans le jeu politique français c'est assez notable pour être noté. Un
ministre algérien, celui des Moujahidine, Mohammed Chérif Abbas,
avait déclaré dans un quotidien de son pays : «Vous connaissez les
origines du président de la France et vous savez quelles sont les
parties qui l'ont amené au pouvoir.» Ce dérapage antisémite, que
l'intéressé n'a pas encore formellement démenti, fait partie d'un
argumentaire assez effrayant sur l'origine juive du président Sarkozy
et sur le lobby juif qui l'aurait installé au pouvoir. Qu'une
certaine presse se vautre dans ce type de discours que la loi ne
punit pas encore est une chose — on connaît ce tropisme honteux y
compris chez nous — , mais qu'un ministre maghrébin en exercice et
jouissant de toutes ses facultés fasse son miel avec cette thématique
de la haine, c'en est une autre. Nicolas Sarkozy va de plus en plus
découvrir la nature réelle du régime algérien. Ce régime lui fera
payer très cher — même en usant de l'abjection—, ses discours
marocains, le bilan de son voyage d'Etat chez nous, le choix de
Tanger-Med par Renault etc. Rien ne lui sera épargné. Le patriotisme
algérien justifié et la fierté nationale fondée seront toujours
déclinés par un régime privé de légitimité populaire et démocratique
d'une manière crapuleuse.


Le 30-11-2007
Par : Khalil HACHIMI IDRISSI

----------------->
http://www.aps.dz/fr/pageview.asp?ID=177618

Politique extérieure: déclaration du président de la République


[Aps 29/11/07]  ALGER- Le président de la République, Abdelaziz
Bouteflika a fait jeudi une déclaration à l'APS dont voici le texte:


"Constitutionnellement, la politique extérieure relève du domaine
réservé du président de la République et de ses plénipotentiaires
dont le ministre des Affaires étrangères en particulier. "Elle est
conduite directement par le président ou ses services compétents
dûment mandatés. En dehors des positions exprimées par ces autorités,
toute déclaration ou spéculation n'engage que ses auteurs ou ceux qui
les publient.

"Par ailleurs, il n'est pas de nos traditions, ni dans notre
interprétation du devoir de réserve qui incombe à tout responsable de
l'Etat, de porter des jugements de valeurs sur des hommes d'Etat
étrangers ou de nous immiscer dans la politique intérieure des autres
Etats, notamment lorsqu'il s'agit d'un pays ami avec lequel nous
entretenons des relations multiples de coopération confiantes et
mutuellement bénéfiques".


Entretien téléphonique Bouteflika-Sarkozy

ALGER - Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et le
Président français, Nicolas Sarkozy ont eu jeudi une communication
téléphonique, a-t-on annoncé de source officielle. "La question des
déclarations prêtées au ministre algérien des Moudjahidine a été
abordée", ajoute la même source qui précise que le Président
Bouteflika a souligné que "de tels propos ne reflètent en rien la
position de l'Algérie". "Le Président français sera reçu en ami, au
cours de sa visite d'Etat en Algérie, visite essentielle pour les
deux pays", conclut-on.


[Aps   29/11/07]

----------------->
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/291107/une/Lejour.htm

Propos tenus a l'encontre de Sarkozy
Mohamed Chérif Abbas se ravise


«Je ne peux assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque
journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa
visite en Algérie».

Les propos tenus par le ministre des Moudjahidine au cours d'un
entretien paru cette semaine dans le quotidien El-Khabar auraient pu
être verséser dans la rubrique des faits divers si les relations
bilatérales entre Alger et  Paris n'étaient pas axées beaucoup plus
sur des rapports «passionnels» au détriment de considérations
d'intérêt commun. Dès lors, les déclarations de Mohamed Chérif Abbas
évoquant le soutien du «lobby juif» au président français et énoncées
publiquement à une semaine de la visite de Sarkozy à Alger débordent
du cadre d'un simple entretien  pour prendre les allures d'une
véritables polémique. Mohamed Chérif Abbas lui-même ne s'attendait
pas à une telle tournure des événements (sic). Et pour preuve, notre
ministre des Moudjahidine s'est tout bonnement rétracté en affirmant
dans un communiqué repris par l'officielle APS qu'il n'était du tout
dans son intention de « porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat
étranger». Mohamed Chérif Abbas a aussi déclaré  qu'il avait appris
avec beaucoup «d'étonnement et de mécontentement certains propos» qui
lui ont été prêtés par certains journaux à la suite de l'entretien
qu'il a accordé au quotidien El-Khabar le 26 novembre dernier. «Dans
cet entretien, il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le
principe que respectent tous les responsables algériens et que
m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter
atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger» a notamment précisé le
ministre des moudjahidine. Et d'ajouter : «je ne peux assumer les
spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef
d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie».
Néanmoins, de l'autre côté de la rive, les déclarations de Mohamed
Chérif Abbas semblent irriter au plus haut les milieux politiques
français.  En effet, la France officielle se dit «étonnée» des propos
du ministre algérien des Moudjahidine, rapporte l'agence AFP dans sa
livraison d'hier. «Nous nous étonnons de ces propos parus dans la
presse qui ne correspondent pas au climat de confiance et de
coopération dans lequel nous préparons la visite d'Etat du président
de la République à Alger», a déclaré à la presse le porte-parole du
ministère français des Affaires étrangères, Pascal Andréani. Ce
dernier assure, selon toujours l'AFP, que les relations entre Alger
et  Paris «n'ont jamais été aussi denses» en mettant en avant  le
déplacement de Nicolas Sarkozy à Alger prévu pour le début du mois
prochain. De son côté, le député français Axel Poniatowski (UMP),
président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée
nationale, s'est indigné hier des propos du ministre des Moudjahidine
Mohamed-Chérif Abbas. «C'est à la fois grotesque, inutilement
blessant, totalement déplacé et extrêmement grossier», a-t-il
déclaré, repris  par le journal
électronique «toutsurlalgerie.com». «Il faut avoir des
éclaircissements sur ces propos du ministre des Anciens combattants
algériens qui sont purement inqualifiables»,  précise  t-il, en
ajoutant que «d'ici la visite de M. Sarkozy en Algérie, il nous faut
des explications». A noter enfin que les propos du ministre algérien
des Moudjahidine ont été repris par la majorité des quotidiens
français parus hier.


Par Karim Aoudia

----------------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86786

(Jeudi 29 Novembre 2007)

Après les propos attribués au ministre des moudjahidine qui
décriaient sarkozy
Polémique sur l'antisémitisme entre Paris et Alger

Par : Djilali Benyoub


Le ministre, qui se défend de vouloir porter atteinte à l'image du
président Sarkozy, accuse les journaux d'avoir déformé ses propos.

L'entretien accordé par le ministre des Moudjahidine au quotidien Al
Khabar a soulevé un tollé à la limite de l'incident diplomatique.
Traduites et reprises par les autres titres et agences de presse, les
déclarations de Mohamed-Chérif Abbas relatives à la période coloniale
et au président français, Nicolas Sarkozy, dont la visite en Algérie
est prévue pour le 3 décembre prochain, ont suscité des réactions.
Réactions qui n'ont pas laissé insensible leur auteur, le
contraignant à envoyer un démenti à l'agence APS.
Dans sa mise au point, le ministre affirme qu'il "n'a jamais été dans
son intention de porter atteinte à l'image d'un chef d'État
étranger", Nicolas Sarkozy en l'occurrence qui serait, d'après les
propos attribués au ministre, soutenu et porté à l'Élysée par le
lobby juif.
Par glissement, le propos a été qualifié d'antisémite. Ce que récuse
le ministre des anciens combattants.
Il a, par ailleurs, exprimé son étonnement et son mécontentement
par "certains propos qui lui ont été prêtés par certains journaux à
la suite de l'entretien qu'il a accordé au quotidien El Khabar, le 26
novembre dernier".
Dans cet entretien, il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre
le principe que respectent tous les responsables algériens et que
m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter
atteinte à l'image d'un chef d'État étranger", a-t-il indiqué à
l'agence.
Et de mettre l'interprétation faite de sa déclaration dans le
registre des spéculations. "Je ne peux assumer les spéculations
irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'État ami, plus
spécialement à la veille de sa visite en Algérie", a-t-il conclu.
Mieux, explique le ministre du haut de son poste de
responsable, "dans cet entretien, il n'a jamais été dans mon
intention d'enfreindre le principe que respectent tous les
responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve,
celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un  chef d'État
étranger".
Sur l'exigence de repentance de la France comme préalable à la
signature du traité d'amitié annoncé par les présidents Bouteflika et
Chirac, et qui, aujourd'hui, semble suffisamment hypothétique, le
ministre n'a fait que réitérer sa position, celle qu'il avait
exprimée après l'adoption par l'Assemblée française de la loi du 23
février glorifiant la colonisation.
Mais pour autant, le démenti du ministre suffit-il à éloigner et
éviter les lectures – spéculations, notamment celles voulant que sa
réaction soit inspirée et dictée d'en haut ? Surtout que des deux
côtés, Alger et Paris, on tente d'éviter les dossiers qui fâchent et
de relancer les relations "autrement".

----------------------->
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2007-11-29/47577.html

APRÈS LES DÉCLARATIONS DE MOHAMED CHÉRIF ABBAS
Malaise entre Alger et Paris

29 Novembre 2007 - Page : 24


A moins d'une semaine de la visite du président français en Algérie,
le Quai d'Orsay réagit aux dernières déclarations du ministre des
Moudjahidine.

«Nous nous étonnons de ces propos, parus dans la presse, qui ne
correspondent pas au climat de confiance et de coopération dans
lequel nous préparons la visite d'Etat du président de la
République». C'est ce qu'a déclaré, hier, à la presse, Pascale
Andréani, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
Pour sa part, après ses déclarations dans les colonnes du quotidien
El Khabar, accusant implicitement le président français, Nicolas
Sarkozy de devoir son élection au «lobby juif», le ministre des
Moudjahidine a cru apporter quelques précisions. Dans une déclaration
à l'APS, il tente d'atténuer ses propos.


Doutes sur une visite

Il affirme qu'il n'a jamais été dans son «intention (...) de porter
atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger». M.Mohamed Chérif Abbas
affirme même avoir appris «avec beaucoup d'étonnement et de
mécontentement certains propos» qui, dit-il, lui ont été prêtés
par «certains journaux». Plus explicite, le ministre des Moudjahidine
souligne qu'il n'a jamais été dans son intention «d'enfreindre le
principe que respectent tous les responsables algériens et que
m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter
atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger». Imputant
l'interprétation de ses déclarations à la presse, le ministre dit
qu'«il ne peut assumer les spéculations irresponsables d'un
quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la
veille de sa visite en Algérie».
Deux déclarations, qui interviennent à moins d'une semaine de la
visite du président français en Algérie. Selon certains observateurs
au fait des relations algéro-françaises, cet «incident» risquerait
d'ajourner la visite du président français à Alger. Pour argumenter
leurs propos, les mêmes observateurs rappellent que c'est le deuxième
incident qui intervient en l'espace de quelques jours, après celui du
chanteur pied-noir Enrico Macias. Mais les propos de Mohamed Chérif
Abbas ont une grande symbolique, son département étant directement
lié au dossier du «devoir de mémoire» que partagent les deux pays.
Un dossier qui demeure entier et dont dépend l'avenir des relations
entre les deux pays. Il convient de rappeler que dans un entretien
accordé à El Khabar, le ministre des Moudjahidine jette un pavé dans
la mare en déclarant: «Vous connaissez les origines du président
français et ceux qui l'ont amené au pouvoir.» Avant de
s'interroger: «Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis
en circulation un timbre à l'effigie de Sarkozy, en pleine campagne
électorale?» Selon M.Abbas, «il n'y aura pas de normalisation des
relations avec la France sous l'ère Sarkozy», lequel doit son
élection «au lobby juif» qui, dit-il, a «le monopole de l'industrie
en France». Et d'ajouter: «Pourquoi Bernard Kouchner, une
personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant au
gouvernement)? Cela ne s'est pas fait pour des croyances
personnelles. C'était le résultat d'un mouvement qui reflète l'avis
des véritables architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, le
lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France.»


A l'origine de la polémique

Dans le même entretien, le ministre estime que «la venue d'Enrico
Macias est une provocation». Une déclaration qui intervient au
lendemain des propos tenus par le secrétaire général du FLN et
néanmoins chef de l'Exécutif, M.Abdelaziz Belkhadem. Ce dernier avait
déclaré en exclusivité à L'Expression ne pas avoir changé d'avis
quant à une éventuelle visite d'Enrico Macias, opposant ainsi un niet
catégorique à cette visite. Les déclarations de M.Abbas ne sont pas
passées inaperçues. Les médias français ont aussitôt sauté sur
l'occasion, qualifiant d'«insinuations antisémites» les propos du
ministre des Moudjahidine. Le Figaro écrit que «le dérapage contrôlé
de ce membre du gouvernement (M.Abbas: ndlr) n'a guère ému les
milieux politiques algériens.» Dans un article signé Florence Beaugé,
le quotidien Le Monde estime que «même si Sarkozy va passer
d'importants contrats avec l'Algérie, il reste que le volet politique
est en deçà des attentes».
La visite, fin octobre, du président français au Maroc, a surpris et
déçu à Alger. Qu'il s'agisse du projet d'Union méditerranéenne ou de
coopération en matière de nucléaire civil, c'est au Royaume chérifien
que le président Sarkozy a réservé ses premières
déclarations «fondatrices». «La France semble toujours considérer le
Maroc comme un partenaire privilégié, et l'Algérie n'a pas senti le
rééquilibrage espéré avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée»,
ajoute Le Monde. Il est, ainsi, à se demander si cet échange
d'accusations annonce un autre coup de grisou entre les deux
capitales?


Arezki LOUNI

----------------------->
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/11/29/article.php?
sid=61493&cid=2

IL REVIENT SUR LES PROPOS PUBLIÉS PAR "EL KHABAR"
Volte-face de Mohamed- Chérif Abbas


Le ministre des Moudjahidine a renié, hier, les propos publiés mardi
par le journal El Khabar selon lesquels le président français a été
élu grâce au soutien du «lobby juif». Mohamed Chérif Abbas a déclaré
à l'APS qu'il n'était pas dans ses intentions de «porter atteinte à
l'image d'un Chef d'Etat étranger».
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Mohamed-Chérif Abbas affirme "avoir
appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains
propos" qui lui ont été prêtés par "certains journaux à la suite de
l'entretien qu'il a accordé au quotidien El-Khabar dans sa livraison
de mardi dernier. Le ministre des Moudjahidine avait en effet déclaré
que Nicolas Sarkozy a été porté à la présidence par le «lobby juif»
et la visite d'Etat qu'il doit mener dans les prochains jours à Alger
n'est en fait qu'une simple «visite de courtoisie». «C'est une visite
de courtoisie, sans plus, qui vise à garder les relations bilatérales
actuelles en attendant de voir ce que nous réserve l'avenir. (…)Vous
connaissez les origines du président français et les parties qui
l'ont amené au pouvoir. Saviez-vous que les autorités israéliennes
avaient mis en circulation un timbre à l'effigie de Nicolas Sarkozy,
en pleine campagne électorale ? Le gouvernement d'ouverture que
dirige M. Sarkozy, qui a vu plusieurs personnalités de gauche
rejoindre un gouvernement de droite soulève plusieurs interrogations
comme «pourquoi Bernard Kouchner a décidé de sauter le pas, cela ne
s'est pas fait pour des croyances personnelles». Ceci était le
résultat d'un mouvement qui reflète l'avis des véritables architectes
de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole
de l'industrie en France», avait affirmé ce ministre à notre confrère
El Khabar. Mohamed- Chérif Abbas décide de revenir sur ses
déclarations à travers l'APS. «Dans cet entretien, il n'a jamais été
dans mon intention d'enfreindre le principe que respectent tous les
responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve,
celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat
étranger. En conséquence, je ne peux assumer les spéculations
irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus
spécialement à la veille de sa visite en Algérie», a-t-il indiqué
hier à l'agence de presse officielle. Sauf qu'à la lecture de cette
déclaration, il apparaît que le ministre ne nie pas les propos qu'il
a tenus mais explique plutôt qu'il n'était pas «dans ses intentions
d'enfreindre» le sacrosaint principe d'obligation de réserve. En
clair, cette sortie médiatique n'a qu'un seul et unique objectif :
rattraper une maladresse en jetant l'opprobre sur la presse. Une
presse qui a toujours bon dos, bien sûr.


T. H.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
13. MAROC-EXPO TANGER 2012-NOUVEAU ÉCHEC DU MAKHZEN
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/mme_el_moutawakil__l/view

Mme El Moutawakil: Le Maroc est "fier" du "sérieux" et de
la "crédibilité" de sa candidature à l'exposition internationale 2012


Rabat, 29/11/07-Le Maroc, bien qu'il ne s'est pas vu attribuer
l'organisation de l'exposition universelle 2012, est fier du sérieux
et de la crédibilité de son dossier de candidature et de la campagne
de promotion qu'il a menée, a affirmé, jeudi à Rabat, la ministre de
la jeunesse et des sports, Mme Nawal El Moutawakil.

La candidature marocaine a permis au Royaume de bénéficier de l'appui
d'une grande partie de la communauté internationale face à un
concurrent aux potentialités énormes, a indiqué, lors d'un point de
presse tenu à l'issue du conseil de gouvernement, le ministre de la
communication, porte-parole du gouvernement, M. Khalid Naciri, qui a
présenté un exposé au nom de Mme El Moutawakil.

Le ministre a ajouté que les membres du gouvernement ont souligné que
l'ambition du Maroc, sous les Hautes instructions de SM le Roi
Mohammed VI, était que cet événement symbolise " l'opportunité qui
aurait été offerte au monde arabe, islamique et africain en vue de
présenter son apport exceptionnel à la coopération internationale
pour une citoyenneté universelle basée sur la fraternité, la paix, le
dialogue, le développement, la solidarité et le progrès".

Les interventions des membres du gouvernement, a précisé le ministre,
ont également porté sur la forte volonté de poursuivre le processus
de développement global dans les différentes régions du Royaume dont
la ville de Tanger et la région du nord.

M. Naciri a, en outre, indiqué que le Premier ministre a félicité
toutes les parties qui se sont mobilisées pour assurer le succès à la
candidature de Tanger, notamment les élus, les hauts fonctionnaires
et tous ceux qui ont contribué à ce que la candidature marocaine
jouisse d'une confiance et d'un soutien international de poids.


Dernière modification 29/11/2007 15:20

---------------->
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=68073

Khalid Naciri : «Nous avons "gagné" un positionnement
international "tout à fait exceptionnel"»

(11/28/2007)


Avec la candidature de Tanger à l¹Exposition Internationale 2012, le
Maroc a gagné un «positionnement international tout à fait
exceptionnel», a affirmé, lundi soir, le ministre de la
Communication, porte-parole du gouvernement, M. Khalid Naciri.

«Nous avons perdu l¹organisation de l¹Expo 2012 mais nous avons gagné
un positionnement international du Maroc qui est tout à fait
exceptionnel, ainsi que l¹apparition du Royaume comme un pays qui
compte», a souligné M. Naciri.
Pour le ministre, les résultats du vote sont significatifs. «Perdre à
63 contre 77, cela veut dire que pour une partie essentielle de la
communauté internationale, le Maroc est un pays crédible qui a
présenté un projet sérieux», a-t-il relevé.
«De toute évidence, nous sommes maintenant en train de jouer dans la
cour des grands», a-t-il noté, ajoutant que «pour véritablement
positiver, il faut laisser passer le moment de l¹émotion et de la
déception, légitime à juste titre».
Le Royaume, a souligné M. Naciri, a enclenché un processus de
développement extraordinaire pour Tanger et la région du Nord.
«Le Maroc, c¹est de Tanger à Lagouira et le projet de développement
de notre pays, impulsé par SM le Roi et par toutes les forces vives
de la société, ira loin parce que le Maroc est doté d¹un potentiel
absolument extraordinaire», a-t-il fait remarquer.
Selon le ministre, la preuve a été donnée au cours de cette campagne
internationale qui a permis au Maroc de «se mesurer à un géant
disposant d¹atouts et de moyens tout à fait colossaux».
«Que nous soyons capables de résister et d¹apparaître comme étant un
pays suffisamment sûr de lui, cela est très important pour nous dans
les conditions actuelles», a affirmé M. Naciri.
Pour Khalid Naciri, il n¹est pas question de s¹arrêter. «Le Maroc
continuera à se développer et à apporter tout ce dont la région Nord
a besoin».
Le ministre a également fait valoir que le Maroc «a mené une campagne
totalement saine et avec beaucoup de dignité». «Cela constitue la
valeur ajoutée essentielle de notre pays».

______________

#1732 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Vendredi 30. Novembre 2007  19:23
Sujet: Calomnies et mensonges du makhzen (novembre 2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. CALOMNIES ET MENSONGES DU MAKHZEN ET SES RELAIS

1.1. "MAROCAINS" "DISPARUS" ET "SÉQUESTRÉS"-"VIOLATIONS" DE DROITS DE
L'HOMME
- MAP/LE MATIN (24-XI-2007): Le CSCSME dénonce au PE la poursuite de
la "séquestration"
- LIBÉRATION-MA (22-XI-2007): Entretien avec Aguaï Dahi, président de
l'<Association> des <portés disparus> au Polisario. Ballet de
responsables américains à El Aaiun
- MAROC HEBDO (No. 767): Brahim Ahajjam, secrétaire national de
l'<Association> de défense des familles des disparus du
Sahara "marocain": "Nos martyrs enterrés clandestinement en Algérie"
- MAP (14-XI-2007): Sit-in à Rabat pour demander la vérité sur le
sort des "Marocains" "disparus" à Tindouf
- L'EXPRESSION (10-XI-2007): Des ONG britanniques défaussent leur
gouvernement
- MAP/LE MATIN (9-XI-2007): "Séquestrés" de Tindouf. Des Ong
britanniques interpellent la communauté internationale
- MAP/LE MATIN (8-XI-2007): Les "violations" des droits de l'homme
dans les camps du Polisario à Tindouf dénoncées au parlement
britannique
- MAP/LE MATIN (6-XI-2007): Situation des droits de l'Homme à
Tindouf. Deux "ONG" italiennes appellent à l'ouverture d'une enquête
- MAP/LE MATIN (6-XI-2007): Camps de Tindouf. Une "ONG" américaine
s'engage à redoubler d'efforts pour la libération des "détenus"
- MAP (20-X-2007): La participation "massive" des sahraouis aux
législatives, "preuve" de leur contribution à l'édification
démocratique ("ONG")

1.2. LE "TRAFIC DE DROGUE"
- AUJOURD'HUI LE MAROC  (12-XI-2007): De l'aveu même des autorités
algériennes, Tindouf est devenue un centre majeur de trafic de drogue

1.3. LE "TERRORISME"
- AUJOURD'HUI LE MAROC  (29-XI-2007): Îles Canaries: Les
Canariens "victimes" du "terrorisme" du Polisario s'organisent
- AUJOURD'HUI LE MAROC  (7-XI-2007): Fabien Martin: «Le Polisario
doit rendre des comptes»
- MAP (4-XI-2007): Le "massacre" des pêcheurs canariens "par le
Polisario" "ne doit pas sombrer dans l'oubli" (responsable canarien)

1.4. L'<ESCLAVAGE>
- MAP (2-XI-2007): Une ONG marocaine aux Etats-Unis interpelle le SG
de l'ONU sur les pratiques d'<esclavage> à Tindouf

1.5. LA MACHINE À PROPAGANDE (MAP) DES SERVICES SÉCRETS DU MAKHZEN-
CINISME ET CORRUPTION
- MAROC HEBDO (No. 767): Le chef des services sécrets marocains fut
directeur de la MAP de 1999 à 2003
- MAP/LE MATIN (2-XI-2007): A deux ans de son cinquantenaire, la MAP
est "en droit" de tirer "fierté" de son parcours
- MAROC HEBDO (No. 767): L'affaire des détournements à la MAP refait
surface

===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. CALOMNIES ET MENSONGES DU MAKHZEN ET SES RELAIS

1.1. LES "MAROCAINS" "DISPARUS" ET "SÉQUESTRÉS"-"VIOLATION" DES
DROITS DE L'HOMME
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=6969

Le CSCSME dénonce au PE la poursuite de la "séquestration"


Publié le : 24.11.2007 | 11h44


Une délégation du Comité spécial chargé du Sahara marocain en Europe
(CSCSME) a dénoncé, vendredi au Parlement européen à Bruxelles, la
poursuite de la 'séquestration' des 'Marocains' dans les camps de
Tindouf et les traitements 'inhumains' et 'dégradants' qu'ils
subissent sur le sol algérien.

La délégation a, également, 'dénoncé' les 'graves violations' des
droits de l'homme à Tindouf, le 'détournement' de l'aide humanitaire
par le Polisario, le refus du recensement des familles sahraouies,
réclamé à plusieurs reprises par le Haut commissariat aux réfugiés
(HCR) et les ONG de défense des droits de l'Homme, ainsi que la
suspension de délivrance des autorisations de sortie des camps.

Le CSCSME s'est 'indigné' de la situation des enfants des
camps 'déportés' à Cuba et déploré le déchirement des familles au
mépris des valeurs humaines et des principes du droit international.

Il a, à cet égard, appelé les eurodéputés et particulièrement la
commission des droits de l'Homme au Parlement européen à intervenir
pour mettre un terme à cette situation qui dure depuis plusieurs
décennies, afin que les populations puissent retrouver leur liberté
et vivre dignement.

La délégation du CSCSME a, également, souligné que l'<autonomie>,
sous <souveraineté marocaine>, <soutenue par la communauté
internationale> est la <seule> solution à ce conflit <artificiel>
<qui n'a que trop duré>.


Par MAP

--------------->
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=23523

Entretien avec Aguaï Dahi, président de l'<Association> des <portés
disparus> au Polisario. Ballet de responsables américains à El Aaiun


- Libé: Vous avez reçu les membres de la délégation américaine
présidée par Sabah Khoury, responsable des droits de l'Homme au
ministère des Affaires étrangères des USA. Pouvez-vous nous dire sur
quoi ont porté vos entretiens?
- Aguaï Dahi: Pendant le mois béni du Ramadan passé, nous avons écrit
à l'ambassade américaine à Rabat, demandant qu'une délégation
américaine oeuvrant dans le domaine des droits de l'Homme vienne à El
Aaiun pour se rendre compte de la 'réalité' des droits de l'Homme
dans cette 'partie du Royaume', car nous savons que le Polisario,
jouissant de la grande expérience de 'propagande algérienne',
n'épargne aucun effort pour 'nuire' à l'image de pays de droit que le
Maroc œuvre à développer, depuis l'avènement de SM le Roi Mohammed VI.
Aux responsables américains, nous avons donné un aperçu
des 'violations' des droits de l'Homme que nous avons subies et qui
allaient de la 'séquestration' à la 'torture' aboutissant
aux 'exécutions sommaires' et qui n'avaient épargné ni personnes
âgées, ni hommes, ni enfants. Les séquelles des tortures et les
cicatrices, encore perceptibles sur les corps ont été nos preuves que
les humanitaires américains ont pu vérifier par eux-mêmes sur les
corps des quelques victimes que nous leur avons présentées.
Nous avons demandé à la responsable américaine que les 'crimes du
Polisario' et sa qualité de mouvement 'irrespectueux' des droits de
l'Homme soient inclus dans le rapport annuel que son département
édite.
Nous avons, par ailleurs, dénoncé le fait que ces 'bourreaux' du
Polisario se déplacent en toute quiétude sur tout le territoire des
Etats-Unis, alors que nous nous attendions à ce qu'ils y soient
arrêtés pour <crime contre l'humanité>, conformément aux
recommandations de l'ONG Amnisty International.
Parmi ces 'bourreaux', deux des cinq membres de la délégation du
Polisario aux négociations de Manhasset.

- Une rumeur persistance faisant état de grands changements à la tête
du Polisario, circule ces jours-ci à El Aaiun. Avez–vous connaissance
de ces rumeurs et quels pourront être, selon vous, les grands
changements qui pourraient naître du prochain congrès du Polisario
qui a été reporté à plusieurs reprises à cause de tiraillements entre
Béchir Moustafa Sayed et Abdelaziz?
- Les personnes ne sont pas importantes. Ce qu'il y a lieu de
retenir, c'est que la direction du Polisario est à la tête de ce
mouvement depuis plus de trente ans, elle a commis beaucoup
d'erreurs. Tout le monde sait que c'est un 'jouet' entre les mains de
l'Algérie qui en fait ce que bon lui semble.
Donc les tiraillements dont vous parlez s'ils existent opposent deux
Sahraouis, certes, mais qui n'ont rien à voir avec le Sahara objet du
conflit, car l'un est natif de Tan Tan, tandis que l'autre est né 'à
Marrakech', 'devenu valet algérien'. Or le conflit en question
concerne la terre et non l'entité sahraouie qui est présente au 'Sud
marocain', au Sud-ouest algérien et au nord de la Mauritanie. C'est
cette terre qui était occupée par l'Espagne et qui est l'objet de
toutes les résolutions onusiennes.
Les rumeurs sont aussi nombreuses que les guerres intestines qui font
rage dans les camps de Tindouf.
On parle de Mahfoud Ali Beiba comme secrétaire général du Polisario,
d'un retrait de Abdelaziz qui deviendrait ministre de la Défense et
d'un retour aux affaires de Bechir et de bien d'autres changements.

- Parmi ces rumeurs, certaines font état de l'éventualité d'une
reprise des hostilités. Pensez-vous que cette éventualité serait
possible?
- Dans une déclaration qu'il a faite à la chaîne satellitaire
qatarie, Al-Jazeera, Mahfoud Ali Beiba avait dit que la direction du
Polisario respecterait la volonté des Sahraouis; cependant, seul le
congrès pourra décider si oui ou non, il y aurait une reprise de la
guerre, ce qui est très clair. Nul ne peut prétendre avoir une
réponse quant à la reprise des hostilités ou à un éventuel changement
de stratégie, avant la tenue du congrès dont les résolutions seront
l'unique base de travail et de décision à venir. Mais ce qui est
certain, c'est que les responsables actuels du Polisario sont des
aventuriers capables de tout.
Les maux dont nous souffrons, actuellement, au 'Sud marocain', sont
l'immigration clandestine, la drogue, le terrorisme et le trafic
d'armes <que les responsables du Polisario vendent à travers le grand
déser>. Nous savons que le Maroc est limité par la Mauritanie,
l'Algérie et l'Océan. Il est évident que sans les facilités par le
Polisario au niveau des frontières avec ces deux pays, ces fléaux ne
seraient pas venus de l'Océan pour se déverser sur le 'Sud marocain'.
Ce n'est un secret pour personne que l'objectif du Polisario en
encourageant le déversement de ces fléaux sur le 'Sud marocain' est
de 'nuire' à la 'quiétude' des Marocains, d'une part et, d'autre
part, discréditer ce pays aux yeux de ses partenaires européens.
Ce sont des sujets que nous avons abordés avec la responsable
américaine et à propos desquels nous lui avons demandé d'interroger
les responsables polisariens.En réponse à votre question, je confirme
que vu la nature d'<aventuriers> des responsables polisariens,
l'éventualité de la reprise de la guerre n'est pas du tout exclue.


propos recueillis par Ahmadou El-Katab

--------------->
http://www.maroc-
hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_767/PDF/Page05a10.pdf

Brahim Ahajjam, secrétaire national de l'Association de défense des
familles des disparus du Sahara "marocain": "Nos martyrs enterrés
clandestinement en Algérie"


•MHI: Votre association a manifesté, mercredi 14 novembre 2007,
devant les bureaux de l'ONU à Rabat. Contre qui avez-vous manifesté
et pourquoi?
-Brahim Ahajjam: Notre manifestation a été dirigée essentiellement
contre le Polisario et l'Etat algérien. Nous avons voulu dire aux
représentants de l'ONU dans notre pays qu'ils doivent agir, et
rapidement, en faveur de nos 700 disparus dans les geôles de Tindouf.
À travers eux, nous voulons toucher toute la communauté
internationale, pour la sensibiliser aux sorts de ces disparus sur
qui nous ne savons strictement rien. Notre combat se dirige également
vers l'Etat algérien et le Polisario, que nous accusons tous les deux
d'avoir fait enlever et disparaître nos compatriotes.

•MHI: Y a-t-il eu des soldats marocains dans les prisons algériennes?
-Brahim Ahajjam: Oui, sans aucun doute. Nos recherches et nos
investigations sur le terrain nous ont montré que l'Etat algérien est
responsable de la disparition de 17 soldats marocains dans les geôles
de ce pays voisin. Ils seraient enterrés clandestinement en Algérie.
Chez le Polisario, nous avons recensé 121 soldats marocains disparus.

•MHI: Ce n'est pas la première fois que vous vous adressez à l'ONU
pour régler ce dossier. A-telle fait des choses auparavant?
-Brahim Ahajjam: Le Comité de la Croix rouge, qui dépend aussi de
l'ONU, a effectué un travail considérable sur ce dossier. Il s'est
rendu à plusieurs reprises, sur les lieux du crime, à Tindouf, pour
enquêter sur nos disparus marocains. Il en est revenu avec une liste
comportant des noms et des informations plus ou moins incomplètes.
Mais, le travail de lobbying et de pression que nous recherchons
depuis longtemps n'a pas encore été fait.

-------------------->
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/sit-in_a_rabat_pour/view

Sit-in à Rabat pour demander la vérité sur le sort des Marocains
disparus à Tindouf


Rabat, 14/11/07-Un sit-in a été organisé mercredi devant le siège de
la représentation des Nations Unies à Rabat, pour réclamer que la
lumière soit faite sur le sort des Marocains disparus dans les camps
de Tindouf.

Les participants à ce mouvement, initié par l'<association> nationale
des familles des martyrs et des disparus du Sahara 'marocain', ont
scandé des slogans dénonçant la torture infligée aux
Marocains 'séquestrés' dans les camps de Tindouf et appelant à la
poursuite de la lutte pour que le sort des Marocains disparus soit
élucidé.

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU et remise à
la coordination onusienne au Maroc, l'<Association> a appelé à
exercer des pressions sur ''l'Algérie et <sa marionnette> (le
Polisario) pour éclaircir sans atermoiements la situation des
Marocains disparus" et pour que "les dépouilles des personnes
décédées sous la torture soient remises à leurs familles''.

L'<Association> a, en outre, demandé à l'organisation onusienne
de ''mettre un terme aux souffrances des familles marocaines privées
de leurs proches suite au conflit 'artificiel' autour du Sahara qui
dure depuis longtemps''.

Elle a également incité le secrétaire général de l'Onu à oeuvrer
pour ''traduire devant la justice les <tortionnaires du Polisario> et
l'Etat algérien impliqués dans les violences et les 'massacres'
des 'séquestrés marocains' afin de mettre un terme à l'impunité''.

L'<Association> a rappelé que le ''dossier humanitaire en rapport
avec le conflit du Sahara n'a pas été résolu de manière définitive'',
rappelant à ce propos que "le cas des disparus reste encore en
suspens, en violation flagrante des conventions internationales
relatives aux droits de l'Homme et au droit humanitaire
international''.

La même source relève, par ailleurs, que malgré "les grands efforts"
déployés par la Croix rouge internationale, "l'influence de celle-ci
sur les parties concernées reste très limitée", notant que ''les
familles des disparus marocains ont assez souffert de toutes les
formes de privation, même de leurs droits les plus élémentaires, en
ce sens qu'elles n'ont pas reçu la moindre information des leurs,
depuis leur disparition".

L'<association> a enfin appelé l'ONU ''à faire de cette année celle
de la vérité sur le sort des disparus de la guerre du Sahara''.


Dernière modification 14/11/2007 17:14

--------------->
http://www.lexpressiondz.com/dequoi/2007-11-10.html

Des ONG britanniques défaussent leur gouvernement


Quatre ONG britanniques, actives dans le domaine de la protection des
droits humains, ont appelé jeudi la communauté internationale à
intervenir d'urgence pour mettre fin au 'calvaire' des
populations 'séquestrées' par le Polisario dans les camps de Tindouf.
S'exprimant lors d'une rencontre avec la presse, Lord Newall,
président du Comité international pour les prisonniers de Tindouf,
ICPT, basé à Londres (sic), a relevé que la communauté
internationale, y compris l'Organisation des Nations unies, doit
intervenir pour faire toute la lumière sur les violations dont sont
victimes les populations de Tindouf, en particulier les femmes, les
enfants et les personnes âgées.

Ces allégations sont en porte-à-faux avec la position officielle du
gouvernement britannique. Le Royaume-Uni a réitéré son soutien aux
efforts du secrétaire général des Nations unies et de son envoyé
personnel, M.Peter Van Walsum, pour parvenir à une solution qui
garantisse au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination.

------------->
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=16003
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/des_ong_britanniques/view

"Séquestrés" de Tindouf. Des Ong britanniques interpellent la
communauté internationale

Publié le : 09.11.2007 | 12h30


Quatre ONG britanniques, actives dans le domaine de la protection des
droits humains, ont appelé jeudi la communauté internationale à
intervenir d'urgence pour mettre fin au calvaire des
populations 'séquestrées' par le Polisario dans les camps de Tindouf
(sud-ouest de Algérie).

"La communauté internationale doit agir d'urgence pour mettre un
terme au 'calvaire' des populations 'séquestrés' par le Polisario
dans les camps de Tindouf, où la situation est devenue
insupportable", a déclaré Lord Francis Newall, Président du Comité
international pour les Prisonniers de Tindouf (ICPT, basé à Londres).

S'exprimant lors d'une rencontre avec la presse, Lord Newall a relevé
que la communauté internationale, y compris l'organisation des
Nations unies, doit intervenir pour faire toute la lumière sur
les 'violations' dont sont victimes les populations de Tindouf, en
particulier les femmes, les enfants et les personnes âgées.

Le président de l'ONG britannique a appelé l'Algérie à 'lever le
siège' 'imposé' à ces populations afin de leur permettre de 'regagner
le Maroc', <leur pays d'origine>.

Lord Newall a, par ailleurs, estimé que l'initiative marocaine pour
la négociation d'un statut d'<autonomie> de la région du Sahara
constitue le 'meilleur' moyen pour un règlement définitif
et 'équitable' d'un conflit "crée et maintenu 'artificiellement'
autour de l'<intégrité territoriale> du Maroc".


De son coté, Mme Tanya Warburg, Présidente de l'association "Freedom
for all" (liberté pour tous), a souligné que 'les droits les plus
élémentaires' des populations 'séquestrées' sont 'bafoués',
dénonçant "l'implication et la complicité" des autorités algériennes
dans les 'flagrants violations et abus' infligés aux
populations 'retenues contre leur volonté' dans les camps de Tindouf.

Elle a fait savoir que son association ne ménagera aucun effort pour
sensibiliser le gouvernement et le parlement britanniques sur la
situation alarmante qui prévaut dans ces camps.

La Présidente de l'association britannique a, par ailleurs, déploré
le manque d'intérêt de la presse internationale, en particulier
britannique, au sujet du 'calvaire' des 'séquestrés' de Tindouf.

La militante britannique a tenu à souligner l'importance de
l'initiative marocaine d'<autonomie> pour la région du Sahara,
relevant que cette initiative représente <une forme
d'autodétermination> qui permettra de clore un dossier <qui n'a que
trop duré>.

Mme Warburg s'est dite convaincue que l'initiative marocaine s'impose
comme la solution 'la plus viable' à ce conflit comme en témoigne, a-
t-elle dit, le soutien et <l'enthousiasme> qu'elle a suscités dans
plusieurs grandes capitales mondiales comme Londres et au sein du
Conseil de sécurité de l'Onu, qui a qualifié l'initiative
de "crédible et sérieuse".


Même son de cloche chez Mme Jane Standing, Présidente de
l'association "Family Protection", qui a dénoncé "la
situation 'inhumaine' qui sévit dans les camps de Tindouf, où les
populations 'séquestrées' sont victimes des 'pires violations' de
leurs 'droits les plus élémentaires' et où la 'torture' et autres
formes de 'répression' sont devenues <monnaie courante>".

Elle s'est interrogée "comment le 'régime' algérien puisse cautionner
et couvrir les agissements d'un groupe qui encourage les pratiques
d'<esclavage>".

Elle a, dans ce sens, rappelé les résultats d'une enquête menée
récemment dans les camps de Tindouf par deux journalistes australiens
dans les camps de Tindouf.

"Toute la communauté internationale doit prendre connaissance de ces
pratiques moyenâgeuses qui sévissent toujours dans les camps de
Tindouf", a-t-elle dit, appelant toutes les personnes éprises de paix
et de justice à oeuvrer pour la 'levée du siège' 'imposé' aux
populations 'séquestrées' dans les camps.

La Présidente de "Family Protection" a saisi l'occasion pour demander
que toute la lumière soit faite sur le sort de plusieurs
personnes 'disparues ou assassinées' dans les camps.

"Le gouvernement algérien, qui abrite sur son sol les camps du
polisario, assume tout naturellement l'entière responsabilité dans ce
sens", a-t-elle ajouté.

Mme Standing s'est, par ailleurs, félicitée de l'élan crée par
l'initiative marocaine d'<autonomie> pour la région du Sahara,
relevant que cette initiative reste "le plan 'le plus viable' et <le
plus approprié>" pour avancer vers une solution définitive.


De son coté, Sydney Assor, président du "Surrey Three Faith Forum",
s'est attardé sur la sévère crise alimentaire dans les camps,
dénonçant le 'détournement' de l'aide humanitaire par les dirigeants
du Polisario au détriment des populations 'séquestrées'.

"Il est temps d'agir", a martelé M. Assor, appelant à une enquête
urgente sur les 'violations' des droits de l'homme à Tindouf et sur
le 'détournement' de l'aide octroyée par les organisations
humanitaires au profit des 'séquestrés'.

"Les responsables de ces 'graves exactions' doivent être traduits en
justice", a-t-il dit, dénonçant l'attitude des autorités algériennes
qui "apportent un soutien inconditionnel au Polisario dans le seul
but de faire durer un conflit 'fabriqué de toute pièce' autour de
l'<intégrité territoriale> du Maroc".

M. Assor a, dans ce sens, souligné que l'initiative marocaine de
négocier un statut d'<autonomie> pour la région du Sahara offre le
cadre approprié pour un règlement équitable de ce "problème fictif
qui n'a que trop duré".

Ce conflit, a-t-il poursuivi, freine l'aspiration de toute la région
du Maghreb à se constituer en un groupement régional soudé et capable
de relever les réels défis des temps modernes, à savoir ceux de la
globalisation et du développement économique et social.


Les représentants des quatre organisations britanniques ont affirmé
qu'ils vont saisir par écrit le Foreign Office et les membres du
parlement britannique au sujet de la situation dans les camps.


| MAP

------------>
http://www.map.ma/fr/sections/boite3/les_violations_des_d/view
http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?idr=natio&idsr=droi&id=77664

Les violations des droits de l'homme dans les camps du Polisario à
Tindouf dénoncées au parlement britannique


Londres, 08/11/07 - Les représentants d'organisations non
gouvernementales britanniques ont dénoncé, mercredi soir,
les 'violations massives' des droits de l'homme commises dans les
camps du Polisario à Tindouf, en Algérie, appelant la communauté
internationale à intervenir pour mettre fin à l'état de siège imposé
à la population 'séquestrée' dans ces camps.

Lors d'un débat subsidiaire, tenu au parlement de Westminster à la
demande du député travailliste Jeremy Corbyn, ces acteurs
britanniques ont notamment cité les pratiques d'<esclavage>
encouragées par la "direction du Polisario". "Ces pratiques 'révolues
et abolies' de par le monde existent malheureusement de nos jours
dans une région qui relève juridiquement du territoire algérien", ont
dit les participants à cette rencontre, se référant à une enquête
menée récemment dans les camps de Tindouf par deux journalistes
australiens.

La communauté internationale doit intervenir pour faire toute la
lumière sur ce scandale, ajoutent-il, dénonçant également la
répression et la torture commises par les dirigeants du Polisario
contre les hommes, les femmes et les enfants dans les camps de
Tindouf.

Les intervenant ont également souligné que des centaines d'enfants
sont arrachés à leurs familles et 'déportés' à Cuba où ils sont
soumis aux 'pires abus et violations' au mépris de leurs droits
fondamentaux à l'éducation, à la santé et à une vie digne et stable
parmi les leurs.

Parallèlement, les représentants des ONG britanniques n'ont pas
manqué de condamner le 'détournement' par les dirigeants du Polisario
de l'aide humanitaire destinée aux populations 'séquestrée',
une 'réalité constatée', ont-il indiqué, par plusieurs observateurs
indépendants et internationaux.

Les intervenants ont, par ailleurs, appelé la communauté
internationale à oeuvrer en faveur de la 'levée du siège' 'imposé'
aux populations 'séquestrées' dans les camps de Tindouf afin de leur
permettre de 'regagner' les leurs dans les 'provinces du sud du
Maroc'.

Ils ont également tenu à souligner les 'efforts' de 'démocratisation'
et de 'renforcement' de la culture des droits de l'homme que le
Maroc 'ne cesse de consentir'. Ces efforts, ont-il indiqué,
sont 'connus et reconnus' par 'toute' la communauté internationale.

Dans ce même ordre d'idée, les représentants des ONG britanniques ont
souligné que l'initiative du Maroc de négocier une 'autonomie
élargie' pour 'ses provinces du sud' sous 'souveraineté marocaine'
s'inscrit tout naturellement 'en droite ligne' de cet élan
de 'démocratisation', adopté en tant que choix irréversible.

Ils ont également souligné que cette initiative, qualifiée
de "sérieuse et crédible" par le Conseil de Sécurité de l'Onu et par
plusieurs pays, a été soutenue par 121 députés britanniques.

Rappelons que 121 membres de la Chambre des Communes (chambre basse
du parlement britannique) ont signé récemment une motion de soutien à
l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'<autonomie>
de la région du Sahara. Dans cette motion, les députés britanniques,
représentant toutes les formations politiques du Royaume-Uni, ont
souligné avoir accueilli "favorablement l'initiative marocaine
d'accorder une 'large autonomie' au Sahara".

Ils ont relevé que cette initiative "offre l'opportunité de répondre
aux revendications des 'séparatistes', en garantissant à tous les
Sahraouis (...) un rôle important dans les instances et institutions
de la région, tout en reconnaissant la souveraineté et l'<intégrité
territoriale> du Maroc".

Visiblement déstabilisés par les remarques pertinentes des
représentants des ONG britanniques, appuyées par des arguments
irréfutables, des 'séparatiste' ayant pris part au débat de mercredi
soir, n'ont pu que reconnaître que "l'aide humanitaire est bel
bien 'détournées' par certaines personnes". Ils ont également reconnu
que "des jeunes sahraouis sont envoyés à Cuba et dans d'autres pays",
allant même jusqu'à scander, à la surprise de l'assistance, des
slogans faisant l'éloge de Cuba.

Plusieurs personnes prenant part au débat n'ont pas manqué de
dénoncer le comportement des représentants des 'séparatistes', qui,
ont-il dit, "n'ont fait montre d'aucun respect pour le lieu où la
rencontre se déroulait".


Dernière modification 08/11/2007 12:22

------------------>
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=15770

Situation des droits de l'Homme à Tindouf
Deux "ONG" italiennes appellent à l'ouverture d'une enquête

Publié le : 06.11.2007 | 08h15


La Fédération Africaine de Toscane (nord de l'Italie) et la
Confédération des Marocains en Italie ont appelé à l'ouverture d'une
enquête sur la situation des droits de l'Homme dans les camps de
Tindouf (sud de l'Algérie) où "les violations sont monnaie courante
et connues" de tous.

Dans un communiqué rendu public dimanche, les deux organisations ont
souligné "la gravité de l'exploitation de la justice espagnole à des
desseins politiques" à la suite des déclarations du juge Garzon de
vouloir ouvrir une enquête, "dépourvue de tout fondement et à
l'instigation des 'séparatistes' du Polisario", contre des
responsables marocains sur de accusations 'imaginaires' relatives à
de 'prétendues' violations des droits de l'Homme dans les 'provinces
du sud du Royaume'.

Elles ont mis l'accent sur la nécessité d'ouvrir cette enquête dans
le but de faire le point de la situation des droits de l'homme dans
les camps de Tindouf "où les 'violations odieuses' des droits de
l'Homme sont 'monnaie courante' et connues de la communauté
internationale et des différentes organisations non gouvernementales
internationales". Les deux organisations ont
rappelé "avec 'satisfaction' et 'fierté' le rapport de l'instance
Equité et Réconciliation qui a mis en lumière toutes les violations
commises entre 1956 et 1999 dans les différentes régions du Maroc, y
compris les <provinces du Sud>".


Elles ont par ailleurs mis en relief "l'intérêt accordé par le
Conseil de sécurité à l'initiative marocaine d'<autonomie> au Sahara
comme base 'crédible' et 'audacieuse' pour la recherche d'une
solution à la question du Sahara <qui n'a que trop duré>, en tant que
différend 'artificiel' et une des séquelles de la guerre froide avec
ses retombées géopolitiques".


S'agissant de la visite du Souverain d'Espagne dans les
villes 'spoliées' de Ceuta et Melilla, le communiqué précise
qu'elle "constitue une 'offense' aux sentiments des Marocains",
appelant à "engager des initiatives positives et porteuses pour
parvenir à une solution de cette question et permettre au Maroc
de 'récupérer' ces villes dans le cadre du bon voisinage et de la
coopération entre les deux pays".


Les deux organisations ont en outre salué, à l'occasion de la
célébration mardi de l'anniversaire par le Maroc de la marche
verte, "les 350.000 femmes et hommes ayant participé à cette marche
pacifique qui a abouti à l'accord de Madrid, lequel a mis fin au
colonialisme espagnol dans les <provinces marocaines du Sud>".


Le communiqué a été publié, à l'issue d'une rencontre organisée
dimanche dans la ville de Florence (nord-centre) pour la présentation
du programme définitif de la deuxième session de la
manifestation "l'Afrique en marche", prévue au cours de la période
allant du 23 novembre au 1er décembre prochain.


| MAP

------------------>
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=15767

Camps de Tindouf
Une "ONG" américaine s'engage à redoubler d'efforts pour la
libération des "détenus"

Publié le : 06.11.2007 | 07h52


Une 'ONG' 'américaine', "The American Council for Moroccan POWs",
s'est engagée à redoubler d'efforts pour la libération
des 'Marocains' 'détenus de force' à Tindouf et pour
le 'démantèlement' des <camps d'internement> érigés sur le sol
algérien.

Le Conseil américain pour les prisonniers de guerre marocains
(ACMP) ''a décidé de 'refocaliser' son énergie et ses efforts sur
l'objectif de libérer les milliers de 'marocains' civils 'détenus de
force' par le Polisario dans les camps de Tindouf en Algérie'',
affirme le conseil dans un communiqué parvenu à MAP-Washington lundi.

"L'ACMP va résolument poursuivre aussi le double objectif de voir
les 'camps de concentration' fermés définitivement pour que les
populations qui y sont 'détenues' puissent revenir à leur pays
d'origine et pour voir les auteurs des 'séquestrations'
et 'détentions' poursuivis devant la justice pour répondre de leurs
crimes>", souligne le communiqué.

Dénonçant cette "situation intolérable" qui perdure depuis près de
quarante ans et où des milliers de personnes sont maintenues isolées
du reste du monde, l'ACMP s'est dit convaincu que "cette tragédie
humaine est utilisée par quelques 'criminels' 'séparatistes' pour
atteindre leurs ambitions politiques et pour servir
l'agenda 'expansionniste' du gouvernement algérien".

Le Conseil, qui a relevé que certains sont "dérangés" par les efforts
réussis du Maroc de 'parachever' son 'intégrité territoriale', s'est
engagé à poursuivre ses efforts "pour sensibiliser l'opinion publique
américaine et le gouvernement des Etats Unis à cette tragédie humaine
et à l'impérative nécessité d'y mettre fin une fois pour toutes".

Le Conseil s'est aussi engagé à œuvrer avec toutes les parties
gouvernementales et non-gouvernementales intéressées à travers le
monde pour traduire en justice tous ceux qui ont commis des <crimes
de guerre> et des <crimes contre l'humanité> dans les camps de
Tindouf au sud-ouest de l'Algérie.

L'ACMP lance par ailleurs un appel pour l'organisation d'une campagne
internationale pour que les centaines d'enfants 'détenus en otage' à
Cuba soient rendus à leurs parents et familles, poursuit le
communiqué.


| MAP

------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/la_participation_mas/view

La participation "massive" des sahraouis aux législatives, "preuve"
de leur contribution à l'édification "démocratique" ("ONG")


Rome, 20/10/07- La participation 'massive' des populations du Sahara
aux élections législatives du 7 septembre dernier, 'témoigne' de leur
contribution effective à l'édification 'démocratique' que connaît le
Royaume et démontre à la communauté internationale leur 'attachement'
à l'initiative d'<autonomie>, a affirmé, vendredi soir à Rome, la
confédération des Marocains en Italie.

Dans un communiqué rendu public, la confédération a, en outre, appelé
la "minorité séparatiste" à "s'inscrire dans ce processus, en ce sens
que la proposition marocaine constitue une forme 'avancée'
d'autodétermination, élaborée de manière démocratique ayant associé
les populations concernées à travers le Conseil royal consultatif
pour les affaires sahariennes (CORCAS) et les partis politiques".

La proposition marocaine "s'inscrit dans le cadre de l'édification
d'une société 'démocratique' 'moderne' fondée sur les principes de
l'<Etat de droit> en vue d'un avenir meilleur pour les populations de
la région et afin de mettre un terme au 'séparatisme' et à
la 'séquestration' et consacrer la réconciliation", a souligné la
confédération qui a fait part de sa satisfaction "de l'adhésion et de
la compréhension suscitées par la proposition du Maroc au plan
international".

La confédération des Marocains en Italie a, en outre, appelé "à
soutenir les efforts déployés pour aboutir à un règlement du conflit
du Sahara <qui a trop duré> et qui prolonge les souffrances
des 'séquestrés' des camps de Tindouf en Algérie", mettant en garde
contre les retombées négatives de cette situation, relatives
notamment au <trafic des armes>, à <l'aggravation de la menace
terroriste> et à l'absence de la sécurité et de la stabilité dans
toute la région du Maghreb".


Dernière modification 20/10/2007 13:13

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.2. LE "TRAFIC DE DROGUE"
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details57913.html

De l'aveu même des autorités algériennes, Tindouf est devenue un
centre majeur de trafic de drogue


Le patron de la lutte anti-drogue en Algérie tire la sonnette
d'alarme sur la transformation de Tindouf en paradis des trafiquants
de drogue.


La production et le trafic de haschich sont en train de transférer
leurs activités criminelles en Algérie. C'est ce que vient de
révéler, jeudi 8 novembre, Kasmi Aïssa, directeur de la coopération
internationale de l'Office national algérien de lutte contre la
drogue dans un entretien accordé à la deuxième chaîne de la Radio
algérienne. Invité de l'émission «Rendez-vous du jeudi», le patron
des services anti-drogue du ministère algérien de l'Intérieur a fait
preuve d'une transparence peu habituelle dans ce pays. «Durant cette
année, 93.000 plants de cannabis et 60.000 d'opium ont été saisis en
Algérie, notamment dans les régions frontalières du pays», a-t-il
indiqué. Ancien directeur général de la sûreté nationale algérienne,
Kasmi Aïssa est l'un des meilleurs spécialistes de la lutte contre le
trafic de drogue du sud de la Méditerranée. Ses affirmations ne
peuvent donc être considérées à la légère comme de simples constats
mais plutôt comme une alerte qu'il adresse aux dirigeants algériens
sur l'ampleur que le phénomène est en train de prendre. «Il faut
tirer la sonnette d'alarme avant qu'il ne soit trop tard», a-t-il dit
avant d'ajouter que : «l'ensemble de la société est interpellé par ce
phénomène dévastateur».
Selon le responsable algérien, parmi les zones les plus touchées par
ce phénomène, figure la région de Tindouf. Une zone géographique qui
attire toutes sortes d'activités délictuelles depuis plusieurs
décennies, mais qui, ces dernières années, semble devenir le
carrefour des circuits criminels établis en  Afrique subsaharienne et
l'Europe via le Maghreb. Ce qui est tout à fait normal étant donné
qu'il s'agit d'une zone qui échappe à un véritable contrôle de l'Etat
algérien. Une zone où un commandement militaire relevant de la DRS
(sécurité militaire) agit d'une manière presque autonome en
complicité avec des groupuscules armés du Polisario et qui s'adonnent
en toute impunité à des activités de trafic allant de l'immigration
clandestine au trafic de drogue en passant par d'autres encore plus
dangereuses comme le trafic d'armes qui profite à des cellules
terroristes. En avril dernier, les autorités algériennes avaient
découvert 5 hectares de cannabis dans la région de Tindouf. La presse
algérienne avait alors révélé que le Sahara algérien était truffé de
champs de cannabis et que plusieurs avaient été détruits par les
forces de sécurité. Selon le quotidien Achourouk, plus de deux tonnes
de résine de cannabis avaient été saisies, le 1er avril, par des
douaniers algériens près de Tindouf. Le patron de la direction de la
lutte contre la drogue a signalé par ailleurs que si la culture et le
trafic de drogue se sont largement développés ces dernières années en
Algérie, c'est parce que le Maroc est en train de réussir son combat
contre ce fléau. «Le Maroc a décidé de lutter contre le trafic de
drogue alors les trafiquants veulent l'investir en Algérie», a-t-il
souligné.


Le 12-11-2007
Par : Omar DAHBI

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.3. LE "TERRORISME"
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html

Îles Canaries: Les Canariens "victimes" du "terrorisme" du Polisario
s'organisent


L'Association canarienne des victimes du terrorisme (Acavite), a
tenu, mardi à Las Palmas, une réunion avec le directeur général de
soutien aux victimes du terrorisme du ministère espagnol de
l'Intérieur, José Manuel Rodriguez Uribes. Lors de cette rencontre,
la première du genre à se tenir dans l'archipel des Canaries depuis
la créationde l'association en septembre 2006, les membres d'Acavite,
qui regroupe les familles et les victimes des 'massacres' perpétrés
par les 'miliciens' du Polisario contre les marins et les bateaux de
pêche, qui opéraient au large de la côte atlantique dans les années
70 et au  début des années 1980, et des attaques contre des civils,
ont réitéré leur revendication pour que ces personnes soient
reconnues par les autorités espagnoles comme «victimes du
terrorisme», une revendication qu'elles sollicitaient depuis plus de
30 ans.

----------------->
http://www.aujourdhui.ma/nation-details57824.html

Fabien Martin : «Le Polisario doit rendre des comptes»


Les Canariens n'ont jamais oublié l'attaque contre le chalutier Cruz
Del Mar par un commando du Polisario, a affirmé Fabien Martin, chef
du parti d'Indépendants de Lanzarote.


Près de 30 ans après l'incident, la plaie reste toujours vivace.
Aujourd'hui, les Canariens ne sont pas prêts à oublier que plusieurs
marins-pêcheurs sont morts sous les balles du Polisario. Ils sont
unanimes à affirmer que l'incident qui s'est produit à la fin des
années soixante-dix, où ces pêcheurs qui opéraient au large de la
côte atlantique ont perdu la vie sous les balles du Polisario, «ne
doit pas sombrer dans l'oubli», a affirmé, le chef du parti
d'Indépendants de Lanzarote Fabien Martin, cité par la MAP. À son
arrivée, vendredi 2 novembre, à El Aaiun, M. Martin, également vice-
président du Conseil de Lanzarote (Cabildo), a souligné que «le parti
auquel j'appartiens exprime son regret pour cet incident douloureux
de la fin des années 70 et début des années 80, perpétré contre le
chalutier Cruz Del Mar».
Il a appelé à la mobilisation générale pour que le commanditaire de
cette agression, le Polisario, rende des comptes. L'incident a eu
lieu en novembre 1978, des individus non identifiés qui se sont
révélés par la suite des membres du Polisario, ont attaqué le
chalutier à bord d'embarcation qui ont pris la mer au large de
Bojador. Selon les trois rescapés de l'attaque, le commando
assaillant était formé d'une vingtaine de personnes armées qui ont
agi très vite. En cette période, les bateaux de pêche canariens
étaient une cible privilégiée des attaques du Polisario. Le Front
voulait ainsi faire pression sur l'Espagne pour la contraindre à
adhérer à ses thèses en attaquant ses bateaux de pêche et séquestrant
leurs équipages. Le Polisario a commencé par enlever trois marins du
navire SAA en novembre 1977 avant d'attaquer dans les mois suivants
d'autres unités ayant pour port d'attache Las Palmas. À ces attaques
qui visaient à faire pression sur l'Espagne, s'ajoutaient les
gesticulations de l'Algérie qui voulait faire adopter au sein de
l'OUA une résolution reconnaissant l'africanité des Iles Canaries.
Depuis, explique M. Martin, «les Canariens n'ont cessé de multiplier
les condamnations» et appeler que cette tragédie qui a frappé les
pêcheurs de Lanzarote «ne  sombre pas dans l'oubli». Le représentant
du Polisario en Espagne, le 'dénommé' Ahmed El Boukhari, avait été
expulsé suite à cette agression assimilée par plusieurs organisations
ibériques aux actes de violences commis par les indépendantistes
basques.

M. Martin a, par ailleurs, affirmé que son parti est en faveur de
l'instauration d'une 'autonomie' au Sahara dans le cadre de
la 'souveraineté marocaine', en tant qu'«initiative et solution
pratique» pour le règlement de  la question du Sahara.
•


Le 7-11-2007
Par : Tahar Abou El Farah

------------------->
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/maroc-sahara-ilescan/view

Le "massacre" des pêcheurs canariens "par le Polisario" "ne doit pas
sombrer dans l'oubli" (responsable canarien)


El Aaiun, 04/11/07- Les Canariens sont 'unanimes' à affirmer que
le 'massacre' 'par le Polisario', vers la fin des années soixante-
dix, de plusieurs pêcheurs qui opéraient au large de la côte
atlantique "ne doit pas sombrer pas dans l'oubli", a affirmé le chef
du parti des Indépendants de Lanzarote M. Fabián Martin.

Dans une déclaration à la presse, à son arrivée vendredi à El Aaiun,
M.Martin, également vice-président du Conseil de Lanzarote (Cabildo),
a indiqué: "le parti auquel j'appartiens exprime son regret pour cet
incident douloureux de la fin des années 70 et début des années 80,
perpétré contre le chalutier Cruz Del Mar". "Depuis, les Canariens
n'ont cessé de multiplier les condamnations" et d'appeler à ce que
cette tragédie qui a frappé les pêcheurs de Lanzarote "ne sombre pas
dans l'oubli", a-t-il ajouté.

Le représentant du Polisario en Espagne, le dénommé Ahmed El Boukhari
avait été expulsé suite à cette agression, assimilée par plusieurs
organisations ibériques aux actes de violences commis par les
séparatistes basques.

M. Martin a, par ailleurs, affirmé que son parti est en faveur de
l'instauration d'une 'autonomie' au Sahara dans le cadre de
la 'souveraineté marocaine', en tant qu'"initiative et solution
pratique" pour le règlement de la question du Sahara.

La visite de M. Martin et de la délégation l'accompagnant, qui
comprend des députés de Lanzarote, intervient à l'invitation de
l'Association Sahraouie des droits de l'homme et de la préfecture de
la province de Bojador pour prendre part au 2-ème festival culturel,
sportif et social de la ville qui a débuté samedi.


Dernière modification 04/11/2007 10:18

>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.4. L'<ESCLAVAGE>
http://www.map.ma/fr/sections/last_politique/une_ong_marocaine_au/view

Une "ONG" marocaine aux Etats-Unis interpelle le SG de l'ONU sur les
pratiques d'<esclavage> à Tindouf


New York (Nations Unies), 02/11/07-Une "association" de Marocains
établis aux Etats Unis a interpellé le Secrétaire général de l'ONU,
M. Ban ki-moon, sur les 'violations massives' des droits de l'Homme à
Tindouf, l'exhortant de faire la lumière sur les pratiques
d'<esclavage> <répandues> dans les camps contrôlés par le polisario
sur le territoire algérien.

"A l'heure ou les Nations Unies et son Conseil des droits de l'Homme
s'activent pour défendre et protéger les droits de l'Homme,
l'<esclavage>, phénomène abjecte d'un autre âge aujourd'hui partout
aboli, semble être une pratique 'institutionnalisée' dans les camps
de Tindouf", écrit l'Association "le Congrès des Marocain aux Etats-
Unis" dans une lettre adressée à M. Ban Ki-moon, et dont copie est
parvenue à la MAP.

L'<Association>, qui cite les conclusions d'une enquête de deux
reporters australiens dans les camps de Tindouf, appelle
l'Organisation internationale à agir au plus vite pour faire toute la
lumière sur ces 'atrocités', dont sont victimes les familles noires,
et de sévir contre les responsables de 'ces pires abus' des droits de
l'homme.

"Les 'témoignages' et les preuves recueillis par les deux reporters
indépendants 'confirment' que l'<esclavage> n'est pas uniquement un
phénomène social mais plutôt une pratique juridiquement réglementée
et protégée par la loi, d'où la responsabilité totale et entière du
Polisario et de ses protégées", affirme l'<Association>.

Partis à Tindouf, en Algérie, pour réaliser un film documentaire sur
les familles séparées, les journalistes australiens, Violeta Ayala et
Daniel Fallshaw, affirment avoir été témoins de scènes d'<esclavage>
et pu recueillir de nombreux 'témoignages' confirmant l'existence à
grande échelle de cette pratique.

Les deux journalistes, qui ont préparé un film documentaire montrant
ces pratiques, comptent se rendre prochainement à Genève pour saisir
le Conseil des droits de l'homme sur l'ampleur des 'sévices' dont
sont victimes les familles noires dans les camps, lesquelles, selon
eux, "ne jouissent d'aucun droit " et sont considérées, purement et
simplement, comme des "propriétés" de leurs maîtres qui les
transmettent en héritage à leurs descendants.

Ayala et Fallshaw avaient été interpellés, en mai dernier par les
forces de sécurité du Front Polisario avant d'être transférés dans
les bureaux de ses services de sécurité où ils ont été retenus
pendant cinq heures. Après intervention d'officiers de la Minurso,
les deux journalistes ont été conduits à un petit hôtel de Tindouf.

Ils y sont restés 'séquestrés' durant trois jours jusqu'à ce que le
ministère des affaires étrangères australien intervienne pour exiger
leur libération immédiate. Reporters Sans Frontières (RSF) avait
indiqué alors dans un communiqué que "les représentants du front
polisario auraient reproché" aux deux journalistes "de s'intéresser
au sort des membres noirs de la population sahraouie".


Dernière modification 02/11/2007 20:18

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
1.5. LA MACHINE À PROPAGANDE (MAP) DES SERVICES SÉCRETS DU MAKHZEN-
CINISME ET CORRUPTION
http://www.maroc-
hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_767/html_767/elucubration.html

Le chef des services sécrets marocains fut directeur de la MAP de
1999 à 2003


Mohamed Yassine Mansouri (...)  patron du renseignement marocain,
(...) actuel patron de la DGED, et ancien Wali et directeur général
des Affaires intérieures,
(...)
connaisseur des arcanes du monde de la communication, pour avoir
dirigé l'agence de presse MAP de 1999 à 2003, Yassine Mansouri sait
le poids et l'impact médiatico-politique d'une telle information.

(....)

----------------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite2/a_deux_ans_de_son_ci/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=916

A deux ans de son cinquantenaire, la MAP est "en droit" de
tirer "fierté" de son parcours


.-(Par Jamal CHIBLI)-. Rabat, 17/11/07 -

Dans deux ans, l'agence Maghreb Arabe Presse (MAP) aura bouclé un
demi-siècle d'existence, un parcours auréolé d'avancées tangibles, de
prouesses et de scoops, dont l'histoire a été écrite par des
générations de journalistes anonymes et dévoués qui peuvent, à la
retraite ou toujours en activité, tirer une grande fierté de l'oeuvre
accomplie.

Les précurseurs, comme les jeunes générations qui ont pris le
flambeau, peuvent effectivement s'enorgueillir d'avoir été au coeur
de tous les grands événements nationaux, dont la MAP a été témoin et
un acteur incontournable du paysage médiatique marocain.

Loin de toute glorification de son statut de premier pourvoyeur
d'<informations> du pays, la MAP s'est, au contraire, montrée plus
entreprenante pour être en phase avec les mutations continues et
accélérées que connaît la société marocaine, relever le défi de la
concurrence, qui s'installe lentement mais sûrement, et répondre aux
nouveaux besoins et aux attentes des médias marocains.

A l'ère de la libéralisation de l'audiovisuel et la floraison de la
presse écrite, l'agence se devait de s'adapter à la nouvelle
configuration du secteur.

Dans cette optique, les responsables de la MAP ont engagé une
réflexion en profondeur sur l'avenir et le devenir de l'institution,
érigée depuis 1979 en établissement public.

Un travail de fond a été enclenché au cours des dernières années,
avec comme principal objectif la mise à niveau de la MAP qui,
comptant parmi les plus anciens établissements de presse dans le
Royaume, a été inaugurée, il y a 48 ans, le 18 novembre 1959 par feu
SM Mohammed V. C'était un mercredi.

L'oeuvre de réforme conduite par la MAP procède, en fait, d'une
vision de modernisation globale et intégrée, sous-tendue par une
action tous azimuts aux plans structurel, rédactionnel, commercial et
technologique, sans oublier la valorisation des ressources humaines.

La première étape dans cette démarche était de doter la MAP d'un
organigramme plus adapté à son évolution. Ce qui fut fait. La
nouvelle organisation a été approuvée par le Conseil d'administration
de l'agence tenu en 2006, sous la présidence de l'ex-Premier
ministre, M. Driss Jettou.

Les grandes nouveautés de cet organigramme sont la création de deux
rédactions en chef (régionale et multimédia) et d'une direction
commerciale.

Cette dernière "traduit la volonté de l'agence de promouvoir ses
nouveaux produits comme Map-Mobile (info donnée par SMS), la photo,
la numérisation des archives, comme l'avait expliqué le Directeur
général de la MAP, M. Mohammed Khabbachi.

Dans le même contexte, il faut rappeler la signature, en octobre
dernier, d'un protocole d'accord entre la MAP et la Fédération
Marocaine des Editeurs de journaux (FMEJ) prévoyant la mise en place
d'un cadre global de partenariat et de coopération entre l'agence et
la FMEJ, qui regroupe une cinquantaine de titres.

Cet accord vise la conclusion d'un abonnement global de la presse
nationale aux divers produits de la MAP, ce qui devrait, d'un côté,
renforcer les ressources financières de l'agence et, de l'autre,
permettre à la presse nationale de disposer d'un ensemble de produits
et services de l'agence.

Le développement du réseau régional étant une priorité absolue dans
la politique de l'agence, qui s'inscrit dans le cadre des choix
politiques nationaux, la création d'une rédaction en chef semble
avoir fidèlement traduit les ambitions nourries par les responsables,
d'autant plus que la MAP inscrit, dans son carnet de bord,
l'ouverture de nouveaux bureaux régionaux et l'extension du réseau
des correspondants dans les quatre coins du pays.

"Nous ambitionnons, de façon légitime, de couvrir d'ici les
prochaines années tout le territoire national. Et, donc, développer
un journalisme de proximité pour inscrire notre action dans la
politique de régionalisation du Royaume", disait encore M. Khabbachi.

Dans l'immeuble sis Avenue Allal Ben Abdellah, on croit dur comme fer
que l'information régionale est promise à un bel avenir, surtout si
elle est accompagnée par le renforcement du service d'infographie.
D'où le grand intérêt accordé au développement de l'utilisation des
nouvelles technologies, dans une action coordonnée entre la direction
de l'Information et les services technique et informatique de
l'agence.

Et puisque le succès de toute entreprise, quelle que soit sa nature,
reste intimement lié au degré d'adhésion des hommes et des femmes qui
sont censés la conduire, la MAP s'emploie à valoriser ses ressources
humaines, même si elle se trouve un peu handicapée par le statut de
son personnel, aligné sur la grille de la fonction publique, en dépit
des contraintes spécifiques d'une agence de presse.

Au-delà de l'aspect financier, l'agence MAP a pris conscience de
l'importance de la qualification de ces compétences, tant pour les
journalistes que pour ses cadres techniques sur qui repose la
responsabilité de développer l'utilisation des technologies destinées
à faciliter la commercialisation des nouveaux et futurs produits.

Des sessions de formation sont régulièrement organisées au profit de
différentes catégories du personnel de l'agence, soit dans le cadre
de partenariats ou sur sa propre initiative. Des stages de
perfectionnement à l'étranger sont tout aussi initiés par la MAP.

Autre manifestation de la valorisation de l'élément humain, la
consécration du principe de rotation et d'alternance des journalistes
au niveau de ses bureaux internationaux, sur la base du mérite et de
la motivation professionnelle.

Parallèlement à son ancrage national, l'agence MAP n'a pas négligé la
poursuite de sa politique d'ouverture sur le monde. Cette fois-ci,
elle est partie "à la conquête" de l'Extrême-Orient. Après
l'ouverture de bureaux à Pékin et à New Delhi, elle a engagé un
correspondant à Tokyo.

Mieux, la MAP parlera dorénavant nippon, chinois et coréen avec la
mise en ligne de sites web dans les langues des trois grandes
puissances économiques de cette partie du globe.

Dans un souci permanent de satisfaire ses abonnés et de se surpasser,
la Maghreb Arabe Presse met désormais le cap sur la spécialisation,
d'une part, pour une véritable mise en oeuvre de son nouvel
organigramme et d'autre part pour une amélioration tangible de la
qualité de son produit.

Une orientation considérée comme inévitable si la MAP veut préserver,
à l'avenir, sa qualité de premier fournisseur des médias marocains,
voire internationaux, pour tout ce qui est de l'actualité nationale.

La nouvelle mission confiée à la rédaction, qui a négocié avec succès
l'opération des départs volontaires, nécessitera, comme à
l'accoutumée, de nouveaux sacrifices de la part des soldats de
l'ombre qui, à chaque fois, ont été au-rendez-vous.


Par Par Jamal Chibli | MAP

Dernière modification 17/11/2007 11:59

----------------->
http://www.maroc-
hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_767/html_767/fenjiro.html

L'affaire des détournements à la MAP refait surface
Fenjiro serein

Issan Najati


Après six ans d'accalmie, l'instruction de l'affaire de détournement
de deniers publics (1.800.000 dirhams environ) à l'agence MAP refait
surface. On se souvient que l'affaire avait fait couler beaucoup
d'encre et on a cru à l'époque, dans les deux dernières années du
siècle dernier, qu'elle avait connu son épilogue après que l'accusé
unique dans cette affaire, Mohamed Majidi, directeur administratif et
financier de l'agence, ait reconnu par écrit et remboursé les sommes
détournées grâce à un deal passé avec le gouvernement. Il n'en fut
rien et l'affaire rebondit une première fois après que Abdejalil
Fenjiro ait été nommé par SM Mohammed VI ambassadeur au Liban, début
2000. Majidi est arrêté et poursuivi, puis relâché. Fin 2001, il
décède. Pour tout le monde, l'affaire était définitivement classée.
Que nenni! ceux qui avaient relancé l'affaire après la nomination de
Fenjiro ambassadeur reviennent à la charge fin 2005, deux ans après
son retour. Cette fois, c'est lui qui est accusé de complicité dans
cette affaire de détournement, ainsi que deux autres responsables de
l'agence, Mohamed Allali, chef du service du matériel et moyens
généraux de l'agence, et Mohamed Alaoui, chef de la station de
telecom de Tanger.
Lundi 5 novembre 2007, après plusieurs mois d'instruction, menée par
le juge Bouabid Saba, une confrontation générale a eu lieu réunissant
les trois accusés avec leurs avocats respectifs, ainsi que l'agent
comptable de l'agence, Mohamed Benchekroun, aujourd'hui à la retraite.
Contacté par MHI, Abdeljalil Fenjiro se refuse à donner le moindre
détail sur le cours de l'instruction. Il reste cependant serein et
confiant: «la justice saura me rendre justice», affirme-t-il.

______________________

#1733 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Mardi 4. Décembre 2007  20:51
Sujet: Lobby pro marocain (25-XI/4-XII-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1.  LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE-CORRUPTION ET CRIMES-CHIRAC EL ALAOUI
- TEL QUEL (No. 299): France. Chirac devant la juge

2. LOBBY PRO MAROCAIN EN  ITALIE
- MAP/LE MATIN/AL BAYANE (25/26/27-XI-2007): Le projet d'<autonomie>
au Sahara ouvrira des perspectives "démocratiques" et "modernistes"
dans la région du Maghreb (universitaire)

3. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
- LIBÉRATION-MA (4-XII-2007): Les Espagnols du Maroc. Histoire d'une
cohabitation
- AUJOURD'HUI LE MAROC (29-IX-2007): Îles Canaries: Les
Canariens "victimes" du "terrorisme" du Polisario s'organisent
- MAP/LE MATIN/AUJOURD'HUI LE MAROC (15-VIII-2007): "Provinces du
Sud". Des acteurs associatifs espagnols en tournée

4.  LOBBY PRO MAROCAIN EN BELGIQUE
- MAP/LE MATIN (1-VIII-2007): "Province" Rio de Oro. Des responsables
communaux belges s'enquièrent des "réalisations

5. LOBBY PRO MAROCAIN EN CHILI
- MAP (4-XIII-2007): L'initiative marocaine est "très objective" pour
la résolution de la question du Sahara (pdt du Sénat chilien)
- LE MATIN (3-XII-2007): Interview : Eduardo Frei Ruiz-Tagle,
président du Sénat chilien
- AUJOURD'HUI LE MAROC (3-XII-2007): El Aaiun: Une délégation
chilienne rencontre les élus de la ville
- MAP (1-XIII-2007): Une délégation de parlementaires chiliens
s'entretient à El Aaiun avec les acteurs locaux
- LIBÉRATION-MA (28-VII-2007): Des sénateurs chiliens à El Aaiun

6. LOBBY PRO MAROCAIN EN ALLEMAGNE
- AUJOURD'HUI LE MAROC (13-VII-2007): El Aaiun: Visite des «amis du
Maroc en Allemagne»


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1.  LOBBY PRO MAROCAIN EN FRANCE-CORRUPTION ET CRIMES-CHIRAC EL ALAOUI
http://www.telquel-online.com/299/semaine_monde_299.shtml

France. Chirac devant la juge

C'est une première. Jacques Chirac a été inculpé, mercredi, par la
juge parisienne Xavière Simeoni, pour "détournements de fonds
publics" dans une affaire remontant à l'époque où il était maire de
Paris. Jacques Chirac a été entendu trois heures par la juge du pôle
financier. Il a été mis en examen dans le dossier des chargés de
mission de la mairie de Paris, une affaire d'emplois de complaisance
présumés, payés par la mairie au bénéfice de proches du RPR, l'ancien
parti de Chirac. Vingt personnes sont soupçonnées d'avoir profité de
ces postes dans les années 80-90 au temps du mandat des maires
Jacques Chirac (1977-1995) et Jean Tibéri (1995-2001). Dans une
tribune publiée mercredi par Le Monde, Chirac reconnaît avoir
souhaité les recrutements de chargés de mission, car ils "étaient
légitimes et nécessaires."

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. LOBBY PRO MAROCAIN EN  ITALIE
http://www.map.ma/fr/sections/boite5/le_projet_d_autonomi/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=7038

Le projet d'<autonomie> au Sahara ouvrira des
perspectives "démocratiques" et "modernistes" dans la région du
Maghreb (universitaire)


Florence, 25/11/07 - L'Initiative d'<autonomie> de la région du
Sahara est de nature à ouvrir de 'nouvelles'
perspectives 'démocratiques' et 'modernistes' dans la région du
Maghreb et en Afrique, a affirmé samedi à Florence (centre-nord de
l'Italie) l'universitaire marocain Al Hassan Boukantar.

Dans un exposé présenté à l'université de Novoli à Florence, M.
Boukantar a précisé que cette Initiative ouvre des
perspectives 'démocratiques' et 'modernistes' pour le Maroc et aussi
pour la région du Maghreb et en Afrique, rappelant que tous les pays
démocratiques tendent à confier aux habitants la gestion de leurs
affaires 'locales'.

Il a souligné qu'actuellement le monde est devenu conscient <qu'il
n'est pas dans l'intérêt de la région> l'émergence d'une nouvelle
entité, faisant part des 'craintes' suscitées par le 'terrorisme',
l'insécurité et l'immigration clandestine.

M. Boukantar, 'professeur' du droit international, a également noté
que le monde s'achemine actuellement <vers la complémentarité et
l'unité> en vue de relever les défis au lieu de l'effritement et la
balkanisation, affirmant que la proposition marocaine est une
forme 'très avancée' en matière de participation des habitants dans
la gestion de la chose locale, ce qui permettra de remettre sur les
rail le train du Maghreb arabe.

Le Maroc souhaite que 'les autres parties' adoptent une position
positive et adhèrent à cette proposition, dans la mesure où, a-t-il
dit, elle est l'unique qui concilie entre les positions des parties.
La proposition marocaine, a-t-il ajouté, intervient dans le sillage
du processus de 'changements' que connaît le Royaume 'dans tous les
domaines' depuis l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI, l'objectif
étant la consécration des valeurs de 'modernité' et de 'démocratie'.

Ce processus adopte également une approche de 'développement social'
dans les 'provinces du sud', a-t-il dit, rappelant dans ce sens la
création de l'Agence de 'développement' des 'provinces du sud',
l'adoption d'un programme social ambitieux, dont un programme
d'habitat social qui permettra la construction de 84 mille unités
dans ces 'provinces' à l'horizon 2010.

M. Boukantar a fait remarquer que ce processus est basé sur l'écoute
des doléances des habitants, d'où la création dans les provinces du
sud d'une section administrative du Conseil consultatif des droits de
l'Homme (CCDH) qui s'ajoute aux organisations de la société civile
oeuvrant dans ce domaine.

Il a, en outre, signalé que la proposition marocaine entre dans le
cadre d'une mobilisation interne ayant porté sur la consultation des
partis politiques et l'<implication> des habitants du Sahara à
travers la restructuration du Conseil royal consultatif pour les
affaires sahariennes (CORCAS), dont la composition 'représente' les
différentes composantes de la société locale.
L'Universitaire a rappelé que le Maroc a entrepris une vaste campagne
diplomatique pour 'expliquer' le contenu du projet d'<autonomie> et
écouter les observations des autres pays, notamment les grandes
capitales influentes avant de soumettre l'Initiative marocaine aux
Nations unies.


L'exposé de M. Boukantar intervient dans le cadre d'une conférence
sur l'Afrique, organisée par la Fédération africaine de Toscane
(Italie) en collaboration avec la Fédération des Marocains d'Italie
et le Centre International des Etudiants "Giorgio La Pira", avec le
soutien de la région de Toscane.


De son côté, M. Mohamed Fadel Dadi, conseiller à l'ambassade du Maroc
en Italie a rappelé que le problème du Sahara est 'le résidu de la
guerre froide' et le résultat des <convoitises hégémoniques de
l'Algérie> dans la région.

M. Dadi, ancien responsable du Polisario, a indiqué qu'au moment où
le Maroc adopte une approche 'nouvelle' dans le traitement de ce
dossier et fait montre de 'bonne foi' et d'une volonté 'sincère' pour
le règlement de ce problème, l'autre partie campe sur ses
positions 'rigides' fondées sur la négation de l'autre, l'esprit
hégémonique et la politique du parti unique.

Il a ajouté que la région maghrébine se trouve actuellement devant
deux options, soit l'adoption de la solution démocratique proposée
par le Maroc et qui est de nature à consolider la 'stabilité' et
le 'développement' de la région, soit le choix de l'effritement et
la 'balkanisation', réaffirmant que les sahraouis n'optent que pour
le choix 'démocratique'.

M. Dadi a évoqué le 'calvaire' et la situation 'inhumaine' dans
lesquels vivent les 'Marocains' 'séquestrés' dans les camps de
Tindouf, dans le sud-ouest algérien, particulièrement les enfants,
les femmes et les personnes âgées, rappelant la campagne
d'expropriation menée en 1977 par "la direction" du Polisario à
l'encontre des 'séquestrés' et le 'détournement' de l'aide
humanitaire destinée aux 'séquestrées'.

Les 'séquestrés' dans les camps de Tindouf vivent sur l'aide
humanitaire internationale dans des conditions de 'désespoir' au
moment où leurs frères dans les 'provinces du sud du Royaume' mènent
une vie 'digne' et aspirent à un avenir 'prospère' <dans le cadre de
l'unité nationale>.


Les autres intervenants ont appelé à mettre un terme aux souffrances
des 'séquestrés' des camps de Lahmada et à la 'levée du blocus' qui
leur est 'imposé'.


Dernière modification 25/11/2007 16:35

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
3. LOBBY PRO MAROCAIN EN ESPAGNE
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=23783

Les Espagnols du Maroc
Histoire d'une cohabitation


"La mémoire partagée entre peuples voisins, en l'occurrence,
Marocains et Espagnols, constitue le meilleur capital pour consolider
les relations d'amitié et de bon voisinage qui anime les promoteurs
de ce projet », convaincus de la sauvegarde de la mémoire partagée
entre les deux peuples. « Cette mémoire partagée d'une rive à
l'autre, et ces acteurs, Espagnols résidant hier et aujourd'hui au
Maroc, et Marocains actuellement en Espagne, peuvent contribuer à la
meilleure connaissance mutuelle de nos peuples », souligne la
déclaration commune maroco-espagnole adoptée à l'issue de la «
rencontre espagnole au Maroc 1900-2007 : Histoire et mémoire
populaire d'une cohabitation ».
Organisée par l'Institut des études hispano-lusophones en
collaboration avec l'Institut Cervantès, cette rencontre s'est
proposée de visiter tous les axes d'une histoire commune, vieille de
plusieurs siècles, partagée entre Marocains et Espagnols. Exposés,
documentaires, témoignages, le tout sous l'œil attentif de Bernabé
Lopez Garcia, universitaire-chercheur sur l'histoire des Espagnols au
Maroc, ont marqué cette rencontre qui a réussi à mettre en exergue et
à analyser la cohabitation des Espagnols et des Marocains dans le
Royaume, depuis le protectorat jusqu'à nos jours.
Selon Bernabé Lopez Garcia, l'histoire des Espagnols du Maroc, qui a
été victime de l'oubli, n'a jamais fait l'objet d'une étude profonde.
Les seuls écrits qui ont été publiés n'ont pas réussi à jeter toute
la lumière sur les différentes facettes de cette histoire commune.
Mais ce qui est communément connu, comme le souligne le chercheur,
c'est à la veille de l'indépendance, la colonie espagnole comprenait
entre 130 et 150.000 personnes, dont 80.000 vivaient dans la région
du nord, soit 20.000 à Tanger, 50.000 ailleurs dont 40.000 dans le
seul Casablanca. Après l'indépendance, ce chiffre a baissé pour
atteindre les 30.000 personnes et après la Marche verte, ils
n'étaient que quelque 10.000 Espagnols à vivre au Maroc.
Cette initiative, qui a réussi à lever le voile sur une partie de
l'histoire des Espagnols, ne s'arrêtera pas en si bon chemin. Elle
constitue en effet le point de départ pour la constitution d'une
Banque de Mémoire sur les Espagnols au Maroc. L'idée en effet est
de «compiler dans une Banque de Mémoire toutes ces expériences qui
constitueront le noyau initial d'un effort collectif qui requiert la
contribution plurielle de tous ceux qui peuvent et veulent apporter
des éléments de documentation graphique, orale ou écrite, ou bien des
archives personnelles, familiales ou publiques », poursuit la
déclaration commune. La première étape de la matérialisation de ce
projet est cette conférence dont les actes seront publiés
incessamment.


Amina SALHI

---------------->
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-breves.html

Îles Canaries: Les Canariens "victimes" du "terrorisme" du Polisario
s'organisent


L'Association canarienne des victimes du terrorisme (Acavite), a
tenu, mardi à Las Palmas, une réunion avec le directeur général de
soutien aux victimes du terrorisme du ministère espagnol de
l'Intérieur, José Manuel Rodriguez Uribes. Lors de cette rencontre,
la première du genre à se tenir dans l'archipel des Canaries depuis
la créationde l'association en septembre 2006, les membres d'Acavite,
qui regroupe les familles et les victimes des 'massacres' perpétrés
par les 'miliciens' du Polisario contre les marins et les bateaux de
pêche, qui opéraient au large de la côte atlantique dans les années
70 et au  début des années 1980, et des attaques contre des civils,
ont réitéré leur revendication pour que ces personnes soient
reconnues par les autorités espagnoles comme «victimes du
terrorisme», une revendication qu'elles sollicitaient depuis plus de
30 ans.

--------------------->
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=11180
http://www.aujourdhui.ma/instantanes-details56313.html
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=68040

"Provinces du Sud". Des acteurs associatifs espagnols en tournée

Publié le : 15.08.2007 | 06h43


Une délégation espagnole composée d'acteurs associatifs oeuvrant dans
le domaine culturel effectue actuellement une tournée dans
les 'provinces du Sud du Maroc', avec pour mission d'identifier les
possibilités de coopération en matière de promotion et de
préservation du patrimoine culturel local.

Les membres de la délégation souhaitent à travers cette tournée
découvrir la richesse du patrimoine culturel propre aux 'provinces du
sud' et nouer des partenariats avec les acteurs locaux notamment en
matière de préservation de sites et monuments historiques.

"Notre objectif est d'enrichir notre connaissance de l'héritage
socioculturel propre à la région dans la perspective d'initier des
actions communes avec des acteurs locaux, en vue de contribuer à la
préservation de sites historiques dans la région", a souligné un des
membres de la délégation.

Les acteurs de la société civile espagnole se sont rendus dans ce
cadre dans la ville de Smara où ils ont eu des entretiens avec
plusieurs cadres associatifs sur les perspectives de coopération pour
restaurer la zaouia du Cheikh Maa Laiinine dans la ville et y monter
un musée pour exposer des produits et œuvres d'arts reflétant la
richesse culturelle de cette cité.

Les membres de la délégation espagnole, qui ont visité également la
ville de El Aaiun, se sont montrés très impressionnés par la richesse
du patrimoine culturel des 'provinces du sud'. Ils devraient visiter
au cours de leur tournée, qui se poursuivra jusqu'au 22 août,
plusieurs villes et sites dans les trois 'régions du sud du Royaume'.


| MAP

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
4. LOBBY PRO MAROCAIN EN BELGIQUE
http://www.lematin.ma/Info/Article.asp?id=10398

"Province" Rio de Oro. Des responsables communaux belges s'enquièrent
des "réalisations"

Publié le : 01.08.2007 | 08h15


Une délégation de responsables communaux belges a effectué, du 29 au
31 juillet courant, une visite à Dakhla-Villa Cisneros où elle a pu
s'enquérir des diverses r'éalisations' et des efforts déployés en
matière de développement local.

La délégation belge comprend notamment le bourgmestre et président de
la municipalité de la ville de Kuurne (nord), Carl Vereecke et le
bourgmestre de la ville de Lendelede, Gheysens Georges.

Les membres de la délégation ont eu, à cette occasion, des entretiens
notamment avec le wali de la région Rio de Oro-La Güera, gouverneur
de la 'province' Rio de Oro, Mohamed Saleh Tamek, de plusieurs élus
et des représentants de la société civile, avant de s'enquérir des
réalisations socio-économiques dans la 'province' de Rio de Oro.

Lors de ces entrevues, les membres de la délégation ont pu suivre des
exposés axés essentiellement sur la question de l'<intégrité
territoriale> du Royaume, l'évolution historique du
conflit 'artificiel' sur le Sahara et l'attachement des habitants de
la région au pacte de l'<allégeance> aux Rois du Maroc.

Le directeur adjoint du Centre régional des investissements, Bouhager
Mohamed Abdellah a présenté, pour sa part, aux responsables belges,
les potentialités de la région et les infrastructures dont elle
dispose, s'arrêtant sur les perspectives d'investissement dans divers
domaines, notamment maritime, touristique et agricole. Il a également
passé en revue les attributions du centre et ses objectifs, ainsi que
les services et les facilités qu'il accorde aux investisseurs.

Les membres de la délégation belge ont, de leur côté, exprimé
leur 'admiration' quant au niveau de 'développement' de la région de
Rio de Oro-La Güera.

Dans une déclaration à la presse, Carl Vereecke a souligné que cette
visite a été une occasion pour les responsables belges de découvrir
la région, de prendre connaissance de son développement et d'examiner
avec leurs homologues marocains les moyens d'établir des liens de
coopération et de jumelage avec la ville de Dakhla-Villa Cisneros.

Les responsables communaux belges ont visité le nouveau port de
Dakhla-Villa Cisneros, la ferme Taourta pour la production des
légumes et fruits, le centre national de recherche dans la pêche
maritime, la station de traitement d'eau potable et la station
hydroélectrique ainsi que des sites touristiques.


| MAP

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
5. LOBBY PRO MAROCAIN EN CHILI
http://www.map.ma/fr/sections/boite5/l_initiative_marocai/view

L'initiative marocaine est "très objective" pour la résolution de la
question du Sahara (pdt du Sénat chilien)


Rabat, 04/12/07- Le président du Sénat chilien, M. Eduardo Frei Ruiz-
Tagle, a affirmé que l'Initiative marocaine d'<autonomie> dans les
<provinces du sud> "est 'très objective' pour la résolution de la
question du Sahara".

"L'Initiative marocaine est 'très objective' pour la résolution de la
question du Sahara. C'est pourquoi nous l'avons soutenue depuis le
début", a indiqué M. Eduardo Frei, dans une interview publiée, mardi,
par +Le Matin du Sahara et du Maghreb+.

"Nous soutenons aussi la négociation de ce statut dans le cadre des
Nations Unies", a souligné M. Eduardo Frei, qui est par ailleurs
l'ancien président du Chili (1994-2000), ajoutant que "ce sujet est
régulièrement discuté au sein de la Commission des Affaires
étrangères du Sénat chilien et avec le réseau des commissions des
Affaires étrangères à travers une cinquantaine de pays".

"Nous sommes pour le respect de la souveraineté de chaque pays", a-t-
il affirmé.

M. Eduardo Frei a indiqué par ailleurs qu'entre le Maroc et le Chili,
les relations bilatérales se renforcent chaque jour pour "devenir
très étroites (...) grâce aux multiples rencontres des responsables
des deux pays, à commencer par la visite de SM le Roi Mohammed VI en
2004 au Chili".


Dernière modification 04/12/2007 15:21

--------------->
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?
origine=jrn&idr=110&id=76321

Interview : Eduardo Frei Ruiz-Tagle, président du Sénat chilien

Diplomatie parlementaire
«La coopération Sud-Sud privilégie le partage des expériences dans le
domaine du développement»

Publié le : 03.12.2007 | 15h02

Dans un entretien exclusif accordé au «Matin», le président du Sénat
chilien, en visite au Maroc, explique le rôle de la diplomatie
parlementaire.


Le Matin : Récemment, nous avons assisté à un ballet diplomatique
chilien très actif au Maroc. Il y a eu les visites du président de la
Chambre des députés, du président du Groupe d'amitié maroco-chilien
et maintenant la vôtre en tant que président du Sénat chilien.
Pourquoi aujourd'hui ?

Eduardo Frei : Parce que nous avons défini l'insertion dans la
communauté internationale comme stratégie de base prioritaire de
notre diplomatie parlementaire. Un pays qui n'est pas capable
d'assurer sont insertion internationale court un risque très sérieux
pour son propre développement. C'est la raison pour laquelle nous
avons cherché à travailler en réseau avec l'Afrique et l'Asie. La
Chine est aujourd'hui le premier partenaire économique et commercial
du Chili. Plus de 40% du commerce extérieur chilien est réalisé avec
les pays asiatiques. Entre 60 et 70% du PIB du Chili dépend de notre
commerce extérieur.

Nous avons conclu un certain nombre d'accords de libre-échange avec
les Etats-Unis, les pays de l'Amérique latine et quelques pays
asiatiques. Aujourd'hui, nous nous dirigeons vers les pays africains
pour conclure ce genre d'accord. Surtout que pendant notre visite au
Maroc, nous avons constaté que nos problèmes sont identiques et ne
peuvent être résolus que par une coopération Sud-Sud, qui privilégie
le partage des expériences dans le domaine du développement.


Quels sont les points communs encore à exploiter pour aboutir à un
partenariat équitable ?

Entre le Maroc et le Chili, les relations bilatérales se renforcent
chaque jour pour devenir très étroites. Relations construites grâce
aux multiples rencontres des responsables des deux pays, à commencer
par la visite, en 2004 au Chili, de S.M. le Roi Mohammed VI. Toutes
les décisions prises des deux côtés ont constitué le ciment de la
solidité de ces relations.

Quand j'étais Président de la République chilienne, j'ai ouvert
l'ambassade de mon pays à Rabat. Maintenant, en ma qualité de
président du Sénat chilien, je m'efforce de donner une nouvelle
impulsion aux relations bilatérales avec le Maroc. Après avoir
consolidé les relations politiques, nous sommes en train de booster
les liens économiques et culturels. Le festival de Tan Tan en est le
meilleur exemple. Dans cette cité du sud, déclarée patrimoine
immatériel de l'humanité par l'Unesco, nous avons pu aller à la
rencontre des populations, de leurs cultures et de leurs traditions.


Pour revenir à l'accord de libre-échange, votre pays a-t-il engagé
des négociations avec le Maroc dans ce sens ?

Non. Nous sommes au stade des idées lancées dans ce sens de part et
d'autre. Notre pays peut servir de modèle car il a beaucoup changé de
façon draconienne par rapport à ce qu'il était il y a quinze années.
Nous avons libéralisé notre économie. Aujourd'hui, nous avons un
système économique qui a permis de redoubler notre effort dans
l'amélioration du cadre de la vie au Chili.

Nous avons un revenu par tête d'habitant similaire à celui de
l'Espagne, de la Grèce et du Portugal lorsqu'ils sont entrés à
l'Union européenne. N'importe quel investisseur étranger reçoit le
même traitement que son homologue chilien.
En Plus, les investissements au Chili sont garantis par la
Constitution du pays. C'est pourquoi, nous avons introduit
l'investissement privé dans beaucoup de services publics, telles
l'eau et l'électricité. L'attention est portée sur la santé,
l'éducation et sur l'amélioration de la qualité du niveau de vie. Le
secteur privé peut à son tour investir dans les services. C'est ce
que demandent aussi les citoyens d'Agadir et de Tan Tan, par exemple.

Dans ces domaines, notre coopération ne peut être que bénéfique pour
le bien-être de nos deux peuples. Aujourd'hui, un réseau de 50 pays
fonctionne dans le cadre des accords de libre échange. Nous avons
conclu des accords dans ce cadre avec les Etats-Unis, le Canada, le
Mexique, la Corée du Sud, la Chine, le Japon et bientôt avec l'Inde,
en plus de l'Accord d'association avec l'Union européenne.


Quel est l'apport du Sénat chilien aux travaux de la commission
mixte ?

Notre rôle est d'abord d'accélérer la conclusion d'un accord de libre-
échange. Récemment, le maire de Marrakech s'était rendu au Chili pour
discuter de l'éventuelle construction d'une station d'épuration des
eaux similaires à celle construite au Chili et qui est la plus grande
au monde. Pour économiser les coûts, nous devrons avoir tendance à
rapprocher les expériences des uns et des autres. En survolant la
ville d'Agadir, j'ai pu constater la multiplication des cultures sous
serres. Le Chili utilise aussi la même technique.

Vous voyez, il y a énormément de choses que nous pouvons échanger.
Chaque fois que nous sommes en réunion avec le Premier ministre, les
pouvoirs publics ou locaux, nous découvrons qu'il existe énormément
de domaines qui doivent intéresser notre collaboration. Nous
découvrons aussi qu'il existe une volonté d'aller de l'avant dans la
coopération et le partenariat entre nos deux pays. Pas seulement dans
le domaine des échanges commerciaux, mais aussi dans
l'investissement.

Normalement, il faut privilégier les relations commerciales qui
doivent être mesurées par le volume des échanges entre nos deux pays.
Il y a énormément de points communs à exploiter dans nos relations
bilatérales. Nous connaissons, par exemple, les mêmes problèmes
relatifs à l'approvisionnement en énergie, auxquels nous tentons de
faire face. Notre pays dispose de grandes vallées, mais nous avons
aussi le désert de l'Atacama, au nord du Chili. Il est le plus haut
et le plus aride du monde et connaît une sécheresse insupportable.


Le Chili a toujours réaffirmé son soutien à l'<intégrité
territoriale> du Maroc et à son initiative pour la négociation d'un
statut d'<autonomie> de la région du Sahara. Que peut faire le Sénat
chilien pour convaincre les pays encore réticents tels l'Argentine et
le Brésil ?

Pendant notre visite au Maroc, nous nous sommes entretenus sur cette
question avec des membres du Corcas. Nous pensons que l'initiative
marocaine est 'très objective' pour la résolution de la question du
Sahara.

C'est pourquoi nous l'avons soutenue depuis le début. Le projet
d'<autonomie> proposé par le Maroc servira <d'exemple> pour les
autres régions du pays, car il va dans le sens de la
décentralisation. Celle-ci donne la possibilité aux populations
locales de gérer eux-mêmes la chose publique.

Nous soutenons aussi la négociation de ce statut dans le cadre des
Nations unies. Ce sujet est régulièrement discuté au sein de la
commission des Affaires étrangères du Sénat chilien et avec le réseau
des commissions des Affaires étrangères à travers une cinquantaine de
pays. Nous sommes pour le respect de la souveraineté de chaque pays.


Propos recueillis par El Mahjoub Rouane | LE MATIN

-------------------->
http://www.aujourdhui.ma/regions-details58402.html

El Aaiun: Une délégation chilienne rencontre les élus de la ville


Une délégation de députés chiliens a effectué une visite à El Aaiun
le vendredi 30 novembre. A cette occasion, elle a rencontré plusieurs
responsables de la ville.

Des députés chiliens ont eu une série de rencontres avec le président
du conseil de la région de El Aaiun-Bojador-Saguia Al Hamra, Hamdi
Ouled Rachid, les membres du conseil 'provincial', ainsi qu'avec des
membres du bureau du conseil municipal de El Aaiun. Ces entretiens
ont été une occasion pour la délégation chilienne de s'enquérir des
attributions des instances 'élues', de leurs missions et de leur rôle
dans la gestion de la chose publique sur le plan local, provincial et
régional. Les 'élus' de El Aaiun ont appelé à renforcer la
coopération économique entre les villes du 'sud marocain' et les
villes chiliennes. Des 'explications' ont été également fournies à la
partie chilienne sur le Sahara 'marocain', ainsi que sur le rôle 'de
la population sahraouie' dans la résolution de ce problème. Les
intervenants ont surtout relevé l'<attachement de la population> de
cette région <à leur patrie qu'est le Maroc>.

Quant à Hassana Malainin, directeur du Centre régional
d'investissement, il a présenté les réalisations accomplies dans les
différents domaines de 'développement' à l'échelle de la région:
infrastructure dans les secteurs économique et social, soulignant que
la région offre des potentialités importantes d'investissement pour
séduire les acteurs économiques chiliens. Les députés chiliens ont
également rencontré les représentants de la société civile, et les
chioukhs des tribus sahraouies, qui leur ont donné un aperçu sur les
activités entreprises par les associations de cette région dans la
gestion de la chose locale. Ils ont aussi évoqué
les 'manoeuvres' 'ourdies' par les 'ennemis' de l'<intégrité
territoriale> du Royaume et appelé les membres de la délégation
chilienne à transmettre à l'opinion publique internationale, ainsi
que celle de l'Amérique latine les réalités qu'ils ont observées et
constatées durant leur séjour à El Aaiun. «Cette dernière qui n'a
rien à voir avec la ville détruite comme veut laisser croire la
propagande polisarienne», a déclaré l'un des chioukhs sahraouis à la
délégation chilienne. Les députés chiliens se sont engagés à
transmettre les opinions qu'ils ont écoutées et les réalités qu'ils
ont observées, mettant en exergue l'importance de cette visite ayant
pour but de s'enquérir de la situation réelle dans la région. «Nous
sommes ici pour connaître la réalité de la situation dans la région
du Sahara», a précisé Patricio Hales, un député chilien.


Le 3-12-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun

---------------->
http://www.map.ma/fr/sections/last_regionales/une_delegation_de_pa/vie
w

Une délégation de parlementaires chiliens s'entretient à El Aaiun
avec les acteurs locaux


El Aaiun, 01/12/07- Une délégation de députés chiliens a tenu
vendredi à El Aaiun une série de rencontres avec des 'élus' locaux,
des Chioukhs de tribus sahraouis et des acteurs associatifs.

La délégation, conduite par le député M. Patricio Hales, est arrivée
vendredi à El Aaiun pour une visite dans la 'province' dans le cadre
d'une tournée 'dans le Royaume'.

"Nous sommes ici pour connaître de très près la situation dans la
région du Sahara et tenir des entretiens fructueux avec les acteurs
locaux", a souligné M. Patricio Hales, lors d'une rencontre avec les
membres du conseil de la région de El Aaiun-Bojador-Saguia-El Hamra.

"Les entretiens que nous avons tenus à El Aaiun étaient instructifs",
a ajouté M. Patricio Hales qui s'est félicité à cette
occasion "du 'dynamisme' des 'élus' locaux et des différentes
composantes de la 'société civile' locale".

Les députés chiliens qui ont tenu également des entretiens
respectivement avec des membres des conseils 'provincial' et
municipal de El Aaiun, ont pris connaissance des attributions des
instances 'élues', de leurs missions et de leur rôle dans la gestion
de la chose publique, sur les plans local, 'provincial' et régional.

Les membres de la délégation chilienne ont eu par la suite deux
rencontres respectivement avec des chioukhs de tribus sahraouis et
des acteurs associatifs locaux qui ont donné des explications sur le
rôle dévolu au tissu associatif et aux chouikhs en matière de
développement local.

Les intervenants ont rappelé à cette occasion l'<attachement> des
fils des 'provinces du sud' à leur 'marocanité' et leur lutte pour la
défense de l'<intégrité territoriale> du Royaume sous la conduite
du 'Glorieux' Trône Alaouite.

Lors de ces entretiens, les différents acteurs locaux de El Aaiun ont
mis en relief l'importance de telles visites en vue de s'enquérir sur
place des 'efforts' 'consentis' pour le 'développement' de la région
et de la 'dynamique' initiée dans divers secteurs.

Ils ont réitéré leur 'fierté' de l'initiative marocaine pour la
négociation d'un statut d'<autonomie> de la région du Sahara
permettant aux habitants de la région de gérer leurs propres affaires
sous la 'souveraineté du Royaume'.

Ils ont également appelé les membres de la délégation chilienne à
transmettre à l'opinion publique chilienne les 'réalités' qu'ils ont
observées de visu au cours de leur visite à El Aaiun.


Dernière modification 01/12/2007 10:08

------------------>
http://www.liberation.press.ma/default.asp?id=20589

Des sénateurs chiliens à El Aaiun


Une importante délégation du sénat chilien, actuellement en visite au
Maroc, s'est rendue mercredi dans la ville de El Aaiun où elle a tenu
deux réunions avec des 'élus' locaux et visité des projets de
développement socio-économique. M. Roberto Munoz Barra, président de
la commission des relations extérieures au
sénat chilien et président du groupe d'amitié Chili-Maroc, préside la
délégation chilienne composée de huit membres.

Lors de la rencontre, avec les membres du conseil municipal de El
Aaiun, M. Munoz Barra a réitéré le soutien de son pays à l'initiative
marocaine visant à accorder une 'autonomie interne' aux 'provinces
sahariennes' sous 'souveraineté marocaine' et 'garantissant'
l'<intégrité territoriale> du Royaume. "<Toutes> les données
historiques, juridiques et culturelles <prouvent> de manière
claire que le Sahara est <marocain>", a-t-il souligné lors de cette
rencontre. "Nous sommes plus que jamais <convaincus> de la <justesse>
de la position marocaine sur ce dossier", a-t-il affirmé.

Le responsable chilien a salué à cette occasion les efforts de
développement que connaît le Maroc dans différents domaines, formant
le voeu de voir "les liens et les échanges se renforcer davantage
entre les peuples marocain et chilien".

Les membres du conseil municipal de El Aaiun ont exprimé leur
satisfaction de la position des membres de la délégation chilienne,
position qui soutient, sans équivoque, l'<intégrité territoriale> du
Maroc. Le président du conseil municipal de El Aaiun a réitéré
sa 'fierté' de l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut
d'<autonomie> des régions sahraouies qui s'inscrit dans une dynamique
constructive permettant aux habitants de la région de gérer leurs
propres affaires sous la 'souveraineté du Royaume'.
Il s'agit d'une solution 'réaliste' et 'globale', qui a suscité des
échos favorables au niveau international, a-t-il souligné lors de ces
entretiens. "Cette initiative qui ne fera 'ni vainqueur ni vaincu' et
rompt avec les anciens plans de règlement qui se
sont 'avérés' 'caducs', jouit de l'adhésion de la majorité des
Sahraouis", a-t-il expliqué.
Les membres du conseil municipal ont appelé les membres du sénat
chilien à appuyer davantage, chaque fois que l'occasion leur est
donnée, lors de rencontres internationales, le projet d'<autonomie>
proposé par le Maroc pour les 'provinces sahraouies'.

Par ailleurs, la délégation chilienne a suivi des explications
données le président par intérim du conseil municipal, Hamdi Ould
Rachid, sur les attributions et le mode de fonctionnement de
l'institution élue dont il assure la présidence. Les membres de la
délégation chilienne ont par la suite visité un ensemble de projets
de 'développement' socio-économiques, réalisés ou en cours de
réalisation. Les parlementaires chiliens ont exprimé leur
satisfaction des 'efforts' déployés par les autorités pour assurer le
bien-être des populations des 'provinces sahraouies' dont le degré
de 'développement' les a 'agréablement surpris'.


Ahmadou El-Katab

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
5. LOBBY PRO MAROCAIN EN ALLEMAGNE
http://www.aujourdhui.ma/regions-details55741.html

El Aaiun: Visite des «amis du Maroc en Allemagne»


Une délégation de l'Association des amis du Maroc en Allemagne s'est
rendue, mercredi, à El Aaiun où elle a eu une série de rencontres
avec les autorités locales et les acteurs de la société civile.

Ces entretiens ont permis à la délégation allemande, composée de
quatre personnes dont son président, Jurgen Klimke également député
au Parlement allemand , de prendre connaissance des 'grands projets'
réalisés ou en cours  de réalisation dans la région de El Aaiun-
Bojador-Saguia El Hamra.

Ces amis du Maroc ont été informés de la contribution active des
différentes composantes de la société civile au processus de
développement dans la région. Le projet d'<autonomie> proposé par le
Maroc pour 'ses provinces du Sud' a également figuré au menu de ces
entretiens.
Cette délégation a ainsi tenu une séance de travail avec le directeur
du Centre régional d'investissement (CRI), Hassana Mae El Aïnaine,
qui a donné un exposé sur les activités de ce centre et le rôle qu'il
joue dans la promotion de l'investissement et la création des
entreprises dans cette région. L'accent a été mis sur les
potentialités de la région et les opportunités d'investissement
qu'elle offre en particulier dans les secteurs de la pêche, du
tourisme et de l'agriculture.
Il a également saisi cette occasion pour rappeler les différentes
réalisations accomplies dans la région en matière d'infrastructures
qui constituent un des principaux stimulants de l'investissement. Les
membres de cette association ont  aussi rencontré les représentants
de la société civile locale qui lui ont expliqué le rôle des
différentes associations et leur détermination pour réussir les
initiatives de développement local, tout en accompagnant l'essor
socioéconomique que connaît la région, ainsi que  leur adhésion
totale au  projet d'<autonomie> proposé par le Maroc pour résoudre
définitivement le conflit 'artificiel' autour du Sahara.

Par ailleurs, les amis allemands du Maroc ont exprimé leur soutien au
projet d'<autonomie> de 'nos provinces du Sud' et leur satisfaction
des éclaircissements et informations recueillis lors de cette
visite. «On soutient le projet proposé par le Maroc et qui consiste à
l'<octroi> de l'<autonomie> à la région du Sahara et on va
l'appuyer», confie à ALM  Jurgen Klimke.

Selon les membres de cette association, le gouvernement allemand
considère le Maroc comme un pays-phare dans la région d'Afrique du
Nord, vu le développement que connaît notre pays et ce en consacrant
plus de liberté et de démocratie. Pour eux, le Maroc est un exemple à
suivre par les autres pays du continent africain.
A signaler que cette association  a été créée au début de cette
année. Son rôle principal consiste en l'appui du Maroc notamment au
niveau politique et économique. Elle se compose de personnes qui
représentent les différentes composantes de la société allemande
(députés, journalistes….). Les membres de cette association ont saisi
l'occasion de leur visite à El Aaiun pour annoncer leur engagement à
mettre sur pied certains projets dans le Royaume et notamment des
centres de formation professionnelle dédiés à la haute technologie.


Le 13-7-2007
Par : Mohamed Laâbid
DNCR à El Aaiun
__________________

#1734 De: "ruizmi2004" <ruizmi@...>
Date: Mardi 4. Décembre 2007  20:51
Sujet: Sahara Occidental: Offensive diplomatique (1/4-XII-2007)
ruizmi2004
Envoyer un message Envoyer un message
 
*****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

****LISTE des PRISONNIERS et CONDAMNES au cours de l'INTIFADA 2005****
http://www.arso.org/intifadalistpris.htm


S O M M A I R E

1. SAHARA OCCIDENTAL-USA-MAROC-LES USA NE RECONNAIENT PAS L'OCCUPATION
- LE MATIN (1-XI-2007): Le Maroc et « les 7 régions »!

2. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-FRANCE
- MAP (4-XII-2007): Sahara: Nicolas Sarkozy souhaite une solution
durable, réaliste et acceptable par toutes les parties
- MAP/LE MATIN (4-XII-2007): Le Président Nicolas Sarkozy réaffirme à
Alger la position de la France sur le Sahara
- EL WATAN (4-XII-2007): Parti pris flagrant dans la question
sahrarouie. La position française a été de tout temps hostile au
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
- LIBERTÉ (2-XII-2007):  Repentance et sahara occidental. Les
dossiers de la brouille
- L'EXPRESSION (2-XII-2007):  NICOLAS SARKOZY SERA DEMAIN À ALGER.
Les dits et non-dits d'une visite

3.  RASD-UE-AFRIQUE
- AUJOURD'HUI LE MAROC (4-XII-2007): Sommet UE-Afrique : Grosse
défaite du Polisario à Lisbonne

4. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-MAROC-OBSESSION DU MAKHZEN
- LIBERTÉ (2-XII-2007): 27e session du Conseil des ministres des
Affaires étrangères de l'UMA. Rabat et Alger continuent à se rejeter
la responsabilité
- LE MATIN (1-XI-2007): La démarche "réaliste" de la diplomatie
marocaine
- LE MATIN (1-XI-2007): Sahara "Marocain": Désenclaver le débat

5. SAHARA OCCIDENTAL-ESPAGNE
- LIBERTÉ (2-XII-2007): Le congrès pour une solution "urgente et
juste" consacrant le droit des Sahraoui
- La solidarité des euro-parlementaires s'accentue
- LE JOUR D'ALGÉRIE (2-XII-2007): La solidarité des euro-
parlementaires s'accentue
- SPS/EL MOUDJAHID (1/2-XI-2007): Le Parlement catalan réaffirme le
droit du peuple sahraoui à l'autodétermination

6. MAROC-EXPO TANGER 2012-NOUVEAU ÉCHEC DU MAKHZEN
- LE REPORTER (1-XI-2007):  Expo internationale 2012 : Ô rage, ô
désespoir, ô richesse ennemie...
- TEL QUEL (No. 300): Special Tanger Expo 2012

7. ALGÉRIE-FRANCE-LOBBY ISRAELO MAROCAINE
- LE SOIR D'ALGÉRIE (1-XII-2007):  Avec Mohamed-Chérif Abbas, victime
ou coupable !
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE (1-XII-2007): Le rappel à l'ordre de
Bouteflika

8. ALGÉRIE-MAURITANIE-PETROLE
- LE SOIR D'ALGÉRIE (2-XII-2007): Sonatrach contracte en Mauritanie
- LA TRIBUNE (2-XII-2007): Partenariat entre Sonatrach et SMH.
Signature d'un contrat pour l'exploration de quatre blocs pétroliers
en Mauritanie
- LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE (2-XII-2007):  Partenariat entre Sonatrach
et SMH. Signature d'un contrat pour l'exploration de quatre blocs
pétroliers en Mauritanie
- EL WATAN (2-XII-2007):  Sonatrach obtient quatre blocs en Mauritanie

9. SAHARA OCCIDENTAL-SIERRA LEONE-MAROC
- LE MATIN (4-XII-2007):  Abbas El Fassi reçoit Mme Zaineb Hawa
Bangura à Rabat

10.


===========================================================
SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/

SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/

SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/

NEW!!! SAHARA-INFO ARABE
http://groups.google.ae/group/sahra_info_arabi
===========================================================


1. SAHARA OCCIDENTAL-USA-MAROC-LES USA NE RECONNAIENT PAS L'OCCUPATION
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=76202

Le Maroc et « les 7 régions » !

Publié le : 30.11.2007 | 17h07


  L'Agence américaine pour le développement international, l'USAID, a
mené pendant quelques mois une enquête profonde sur les régions du
Maroc les plus compétitives, créatrices de valeurs et d'emplois. Il
s'agit du Souss Massa Drâa ; Meknès Tafilalet ; Chaouia Ouardigha ;
Tanger-Tétouan ; Gharb Chrarda Bni Hsein ; Marrakech –Tensift el
Haouz, enfin de l'Oriental. Soit sept en tout. On remarquera d'emblée
qu'avec quelques autres, les 'provinces du Sud', Tan-Tan, Guelmim où
Sa Majesté le Roi déploie depuis une semaine une 'intense' activité
pour le 'développement', Smara, El Aaiun, Bojadour, Dakhla-Villa
Cisneros sont littéralement absentes du répertoire…

Si le champ de l'enquête n'est donc pas aussi exhaustif comme l'on
aurait souhaité, l'intérêt des investigations conduites par des
experts de l'Agence américaine reste vif. «L'amélioration du climat
des affaires», évoquée par la directrice Monica Stein-Olson, relève
d'une connotation bien américaine, elle est d'autant plus directe
qu'elle semble restrictive : la compétitivité est un critère
économique, certes, elle participe d'une vision qui met les
entreprises, les opérateurs et les hommes dans une course au gain et
aux chiffres d'affaires.

Mais sa portée resterait toutefois limitée voire injustifiée si
l'objectif de développement restait absent ou ignoré. La région,
depuis sa création il y a quelques années, est perçue et pas
seulement dans les textes comme une entité homogène, elle promeut la
compétitivité pour le bien-être des hommes et des femmes, elle
s'assigne une finalité humaine avec à la clé les investissements
nécessaires, les infrastructures, les équipements et une politique de
désenclavement. C'est sur ce socle que s'articulera toute
compétitivité et que se justifiera le climat des affaires.

Une remarque s'impose d'elle-même : les régions considérées comme
compétitives par l'enquête reflètent bien une autre donnée, elles ont
bénéficié soit d'un flux d'investissement de la part de l'Etat, soit
d'un apport plus que privilégié en termes d'implantations de projets
économiques, industriels, touristiques ou autres. Leur compétitivité
n'est, de toute évidence, ni l'effet du hasard ni celui d'une
baguette magique.

Le Maroc d'aujourd'hui ne saurait être qu'un espace homogène,
globalement compétitif parce que la vision royale, extensible et
laborieuse, n'exclut aucune partie, nul recoin de ce pays qui – on le
voit chaque jour désormais – prend à travers ses régions son envol de
manière différente, certes, mais d'un seul tenant. C'est se
méprendre, c'est cautionner cette arbitraire dichotomie du «Maroc
utile et du Maroc inutile» que d'oublier qu'il n'est de
développement, de croissance et «in fine» de compétitivité que
globaux. L'émulation entre les régions est une chose, nécessaire et
juste, mais la disparité dans un monde globalisé est un handicap
majeur à toute évolution sociétale…


Par LE MATIN

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
2. SAHARA OCCIDENTAL-ALGÉRIE-FRANCE
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/sahara__nicolas_sark/view

Sahara: Nicolas Sarkozy souhaite une solution durable, réaliste et
acceptable par toutes les parties


Alger, 04/12/07- Le Président français Nicolas Sarkozy a souhaité,
mardi à Alger, une "solution durable, réaliste et acceptable par
toutes les parties" à la question du Sahara.

"J'espère vivement qu'une solution durable, réaliste et acceptable
par toutes les parties pourra être trouvée sur ce dossier qui a
empoisonné les relations entre les pays du Maghreb depuis trois
décennies", a déclaré M.Sarkozy, lors d'un échange de toast à
l'occasion d'un déjeuner que lui a offert son homologue algérien,
Abdelaziz Bouteflika.

M. Sarkozy s'est réjoui de la "nouvelle dynamique à l'oeuvre avec la
tenue de rencontres directes entre les parties, sous l'égide des
Nations Unies, conformément aux résolutions 1754 et 1783 du Conseil
de sécurité".

"Avec l'appui de tous les pays de la région, au premier des rangs
desquels l'Algérie, j'espère vivement qu'une solution durable,
réaliste et acceptable par toutes les parties pourra être trouvée", a-
t-il dit.

Lors de sa dernière visite officielle au Maroc (du 22 au 24 octobre
dernier), M. Sarkozy avait formé le souhait que le plan d'autonomie
au Sahara, proposé par le Maroc, "puisse servir de base de
négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la
question du Sahara, qualifiant de "sérieuse et crédible" la
proposition marocaine.

"Le plan d'autonomie marocain existe, il est sur la table et il
constitue un élément nouveau de proposition, après des années
d'impasse. Je forme le souhait qu'il puisse servir de base de
négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la
question du Sahara, avait-t-il affirmé devant les membres des deux
Chambres du Parlement à Rabat. "La France sera à vos côtés", avait-il
assuré.


Dernière modification 04/12/2007 15:32

---------->
http://www.map.ma/fr/sections/boite4/le_president_nicolas/view
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=76384

Le Président Nicolas Sarkozy réaffirme à Alger la position de la
France sur le Sahara


Alger, 04/12/07- Le président français, Nicolas Sarkozy, a réaffirmé
lundi au président algérien, Abdelaziz Bouteflika, la position de la
France concernant le Sahara, a indiqué une source diplomatique
française.

A l'issue de l'entretien que les deux chefs d'Etat ont eu au premier
jour de la visite d'Etat de M. Sarkozy à Alger, la même source a
précisé que la question du Sahara a été évoquée et que la position de
la France, à ce sujet, n'a pas changé.

Selon cette source, la France s'était déjà félicitée du processus de
négociations de Manhasset et souhaite leur poursuite et leur plein
aboutissement.

Interrogée sur la réaction du président algérien, cette source s'est
abstenue de tout commentaire avant de souligner: "vous connaissez
bien la position de Bouteflika" sur cette question.


Lors de sa dernière visite officielle au Maroc (du 22 au 24 octobre
dernier), M. Sarkozy a formé le souhait que le plan d'autonomie au
Sahara, proposé par le Maroc, "puisse servir de base de négociation
pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la question du
Sahara, qualifiant de "sérieux et crédible" la proposition marocaine.

"Le plan d'<autonomie> marocain existe, il est sur la table et il
constitue un élément nouveau de proposition, après des années
d'impasse. Je forme le souhait qu'il puisse servir de base de
négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la
question du Sahara, avait-t-il affirmé devant les membres des deux
Chambres du Parlement à Rabat. "La France sera à vos côtés", a-t-il
assuré.


Autre sujet sur lequel cette source n'a pas voulu commenter la teneur
des propos du président Bouteflika, celui de la mémoire, objet de
vives tensions entre Paris et Alger.

M. Sarkozy a fait part au président algérien de son souhait de
tourner la page et de regarder vers l'avenir.


La question de la coopération en matière nucléaire a été également
évoquée lors de cet entretien d'une heure quinze minutes. Il a été
question notamment de la formation qui tient à coeur aux algériens,
souligne-t-on de même source.

"Sarkozy a dit à Bouteflika qu'il était prêt à aller très loin avec
lui sur la question de la coopération dans le domaine du nucléaire
civil", a-t-on indiqué de même source, confiant que Mme Anne
Lauvergeon, présidente d'AREVA a rencontré, la semaine dernière à
Alger, ses homologues algériens pour peaufiner un accord-cadre dans
ce sens.


Les dossiers de l'immigration, des visas et de la lutte contre le
terrorisme ont fait l'objet de discussions entre les deux parties. M.
Sarkozy a affirmé qu'il était favorable à la circulation des
personnes entre les deux pays, notant qu'il y a eu 42 pc de refus de
visa en 2006, contre 80 pc auparavant.

Il a également loué la coopération en matière de lutte contre le
terrorisme, rappelant que plusieurs affaires de terrorisme ont été
réglées sur la base de renseignements obtenus par la France des
services algériens.


Dernière modification 04/12/2007 15:23

------------>
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=81951

Parti pris flagrant dans la question sahrarouie
La position française a été de tout temps hostile au droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination.


Elle n'a guère changé. Les différents présidents qui se sont succédé
à l'Elysée depuis 1975 avaient toujours appuyé les velléités
colonialistes du palais royal. La France a poussé son soutien au
Maroc jusqu'à atteindre le stade militaire au point où l'aviation
militaire française avait bombardé des colonnes du Front Polisario et
des civils sahraouis en 1976 avec des jaguars, derniers-nés des
bombardiers français à cette époque.

La position de la France est passée par plusieurs étapes. Mitterrand
avait adopté surtout durant son dernier mandat un « alignement
aveugle » sur la politique colonialiste marocaine, alors que son
successeur Jacques Chirac n'avait pas fait mieux que de suivre les «
caprices » du royaume. Mais cela n'empêchait pas Paris de voter aussi
bien à l'Assemblée générale des Nations unies qu'au Conseil de
sécurité les résolutions exigeant un référendum d'autodétermination
pour le peuple sahraoui.

Pour l'ambassadeur de la RASD à Alger, Mohamed Yeslem Beisset, la
France a toujours adopté une position « immorale et hypocrite ». Le
diplomate sahraoui est allé jusqu'à estimer que « la France n'a pas
de position sur la question sahraouie, mais un écho de la position
marocaine ». « La politique française vis-à-vis de la question
sahraouie n'est ni moraliste ni pragmatiste, mais elle est
paternaliste, basée sur des liens clientélistes au staff dirigeant
corrompu du Makhzen », selon M. Beisset. L'actuel président français
s'est-il démarqué de cette politique « expansionniste » et
colonialiste de ses prédécesseurs à l'Elysée, lui qui n'a cessé de
promettre la « rupture » dans la politique étrangère ? Pas du tout.
Son intervention récente à Rabat lors de sa visite d'Etat est une
prise de position grave et déroutante à la fois. Sarkozy est allé
même loin en souhaitant que la proposition marocaine d'autonomie pour
le Sahara occidental serve de base de négociations pour le
règlement « raisonnable » d'un des plus vieux conflits de la
planète. « Le Maroc a proposé un plan d'autonomie, un plan qui est
sérieux, un plan qui est crédible en tant que base de négociations »,
a dit M. Sarkozy au Parlement marocain. Il ne s'était même pas gêné
de déclarer aux Marocains que « la France sera à vos côtés ». Une
déclaration qui fait dire au diplomate sahraoui que « Sarkozy peut,
s'il veut faire la rupture, mais toutes les indications, notamment
son intervention à Rabat, ne nous donnent aucune chance
d'optimisme ». Pourtant la France, selon M. Beisset, savait que sans
la satisfaction des revendications du peuple sahraoui, la stabilité
dans la région serait une illusion. La France ne peut continuer à se
mentir, et si Sarkozy veut une grande vision sur l'union
méditerranéenne, il faut qu'il s'adapte à la légalité internationale.
Celle de permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit à
l'autodétermination consacré par les différentes résolutions du
Conseil de sécurité, la dernière en date est la résolution 1754 du 30
avril 2007.


Rabah Beldjenna

------------->
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=86855

Repentance et sahara occidental
Les dossiers de la brouille

Par : Abdelkamel K.


Il n'est un secret pour personne qu'entre Paris et Alger certains
sujets constituent de sérieux points  de divergences et limitent les
deux parties à des discours d'intention, d'où des rapports très en
deçà  des attentes de part et d'autre.

Alors que la France veut être le premier partenaire commercial de
l'Algérie, cette dernière désire bénéficier des investissements
français, mais ni l'une ni l'autre n'ont réussi à concrétiser les
objectifs économiques recherchés en raison de positions divergentes
sur des questions très sensibles, notamment celle relative à
l'histoire commune. En effet, la France a perdu progressivement,
depuis 2004, son rang de premier partenaire économique de