*******ACTION URGENTE********
*******SAUVONS LE PATRIMOINE HISTRIQUE ET CULTUREL DE DAKHLA-VILLA CISNEROS****
*******http://sahara_opinions.site.voila.fr/fotosD/photodakhla.htm******
S O M M A I R E
1. SAHARA-FRANCE-ESPAGNE-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT
- LIBERTÉ: Mohamed Abdelaziz, Président de la RASD, à Liberté: “Le retour à la
lutte armée n’est pas exclu”
["sincèrement, on ne comprend pas le contenu de ces propos (les déclarations de
MM. Zapatero et de Barnier) lorsqu’ils feignent d’ignorer le soutien franc,
clair et concret de la communauté internationale pour le droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination à travers un référendum libre et démocratique
conformément au plan de paix du Conseil de sécurité."]
["quand on voit aujourd’hui
quelqu’un s’intéresser au règlement de la question sahraouie et ignorer le plan
de paix entériné en 1991 et conforté par les accords de Houston en 1997,
sincèrement je ne vois pas de signes positifs. Vous sous-entendez par là la
France et l’Espagne ? Je vise la France et l’Espagne. Leurs positions charrient
un flou total autour de la question sahraouie."]
["(la démission de Baker) C’est une forme de protestation contre la position
marocaine. (...) C’est aussi une forme de protestation contre les Nations
unies et particulièrement contre le Conseil de sécurité dont les plus sages
parmi ses membres n’ont pas, à ses yeux, suffisamment fait pression sur le
Maroc"]
- LIBERTÉ: Il a décliné l’invitation de son homologue marocain. Pourquoi
Belkhadem n’est pas allé à Rabat
- MAP: L'Espagne souhaite la participation du Maroc à la nouvelle politique
européenne de voisinage (Moratinos)
- LIBERTÉ: Vitesse ou précipitation?
- LE JEUNE INDÉPENDANT: Bernardino déclare que son pays est engagé pour
l’autodétermination des Sahraouis : L’Espagne souffle le chaud et le froid
- EMARRAKECH.INFO: Le Sahara à l’épreuve d’une dichotomie Zapatero-Moratinos
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 379): Plus qu’un bond qualitatif
- AFP: Madrid réaffirme son intérêt pour le Plan Baker
- ACH-CHARK AL-AWSAT: L'Espagne demande au Conseil de sécurité d'accorder à
l'émissaire du Secrétaire général au Sahara marocain le temps et les
prérogatives nécessaires.
- AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA: Belkhadem annule sa visite à Assilah et le Secrétaire
d'Etat espagnol aux Affaires étrangères se rend à Tindouf pour la seconde fois.
- AT-TAJDID: Le Ministre algérien des Affaires étrangères annule sa visite au
Maroc.
- AFP: Sahara occidental: la clé de la paix chez le président algérien
Bouteflika (journal marocain)
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Éditorial : Demain à Alger
2. USA-SAHARA-MAROC
- TEL QUEL (No. 138/139): Bilan, Mohammed VI : 5 ans de règne, de A à Z
3. SAHARA-ONU
- EL WATAN: Nations Unies / Alvaro de Soto chez le Polisario
- AFAPREDESA: Activités de la délégation sahraouie durant les travaux de la
56ème session de la sous-commission de la promotion et de la protection des
droits de l'Homme à Genève
4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-REPRESSION
- TEL QUEL (No. 138/139): Victimes sahraouies. Le fin mot de l’IER
5. ALGÉRIE-MAROC
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 379): La bonne volonté du Maroc
- LA GAZETTE DU MAROC (No. 379): Un premier pas vers un nouveau départ
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Le visa fait perdre la tête à la presse algérienne
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Les origines d’un visa
- AUJOURD'HUI LE MAROC: Visas : Que va faire maintenant Bouteflika?
6. ALGÉRIE
- AFP: Démission du chef d'état-major de l'armée algérienne (officiel)
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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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1. SAHARA-FRANCE-ESPAGNE-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=27118
Mohamed Abdelaziz, Président de la RASD, à Liberté
“Le retour à la lutte armée n’est pas exclu”
Par Karim Kebir
Dans cet entretien, le président de la République arabe sahraouie et
démocratique revient sur le dernier ballet diplomatique des Espagnols et des
Français à Alger et les enjeux qui entourent la question sahraouie.
Liberté : Quelle lecture faites-vous des dernières visites et des déclarations
du Premier ministre espagnol Zapatero, du ministre des Affaires étrangères
français Michel Barnier et du ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie ?
Mohamed Abdelaziz : Ce sont des visites ordinaires et naturelles. Après son
élection à la tête du gouvernement espagnol, M. Zapatero a entamé des visites
dans des pays proches géographiquement de son pays ou avec lesquels il
entretient, d’une façon ou d’une autre, des relations particulières. Mêmes
motivations pour les ministres français des Affaires étrangères, de la Défense
ou de l’économie. Pour nous, la première lecture est positive. Comment ? Car
l’Algérie, notre allié stratégique et naturel dans la région, le pays frère, a
repris sa place qui devait être la sienne. Une place qui lui convient, en ce
sens que c’est un grand pays qui a une place stratégique importante au sud de
l’Europe. Elle a des frontières avec sept pays.
De grandes potentialités économiques mais surtout un pays qui est sorti de la
situation des pays du tiers-monde. C’est un pays qui aspire à devenir comme les
pays développés, lorsque l’on voit le mode de gouvernance, la démocratie, les
libertés individuelles, la liberté d’expression.
Donc, nous sommes rassurés du volume et de la qualité de ces visites. Notre
lecture est que l’Algérie est un pays important. Et sa parole écoutée. Restent
les déclarations de MM. Zapatero et de Barnier : sincèrement, on ne comprend pas
le contenu de ces propos lorsqu’ils feignent d’ignorer le soutien franc, clair
et concret de la communauté internationale pour le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination à travers un référendum libre et démocratique conformément
au plan de paix du Conseil de sécurité.
Certains milieux disent qu’il y a des velléités de faire pression sur Alger pour
qu’elle change sa position par rapport à la question sahraouie. Votre
commentaire ?
Moi je ne dis pas qu’il y a des pressions sur Alger. La position de l’Algérie ne
date pas d’aujourd’hui. Elle date de 1966. Depuis cette date, elle soutient que
la question sahraouie est un problème de décolonisation et qu’il convient de
respecter le droit du peuple sahraoui à travers un référendum libre et
démocratique. En dépit des fluctuations, des tergiversations de certains pays,
l’Algérie est restée fidèle à sa position de principe. La meilleure des preuves
est venue par la voix du président ainsi que du gouvernement algérien.
Donc, je ne vois pas, en tout cas qu’il n’y a pas lieu d’y voir des pressions de
Zapatero et de Barnier sur Alger. Ils n’ont pas besoin d’ailleurs de faire des
efforts pour connaître la position de l’Algérie. Il leur appartient de se
conformer à la légalité internationale. Moi en tout cas, je n’ai pas sincèrement
de préoccupation qu’il y ait des pressions sur Alger.
En revanche, il est vrai qu’il y a des pressions sur le peuple sahraoui et le
Front Polisario menées par la France et d’autres pays. Il y a des tentatives de
faire dévier le train et d’éloigner la communauté internationale du plan de
paix.
Comment ?
Quand on voit en 2004 quelqu’un ignorer le plan de paix, fruit de 30 ans de
travail des Nations unies et de la communauté internationale ; ignorer le plan
de Baker, ce grand diplomate, et faire l’impasse sur le fruit des négociations
de Lisbonne, Londres, Genève, Berlin et Washington ; quand on voit aujourd’hui
quelqu’un s’intéresser au règlement de la question sahraouie et ignorer le plan
de paix entériné en 1991 et conforté par les accords de Houston en 1997,
sincèrement je ne vois pas de signes positifs.
Vous sous-entendez par là la France et l’Espagne ?
Je vise la France et l’Espagne. Leurs positions charrient un flou total autour
de la question sahraouie.
Et si on revenait un peu en arrière. Comment expliquez-vous la démission de
James Baker ?
Pour avoir évoqué James Baker, je tiens à présenter nos remerciements sincères
pour cette personnalité américaine. Autant pour ses efforts que pour sa
persévérance pour tenter de trouver une solution au problème sahraoui
conformément à la légalité internationale et dans le respect du peuple sahraoui
à l’autodétermination.
Le peuple sahraoui gardera de lui l’image d’un homme intègre qui a refusé la
soumission et les pressions. Je ferais observer, en outre, que s’il était
intéressé par l’argent, il aurait trouvé au Maroc ou chez ceux qui le
soutiennent matière à corruption en contrepartie d’une position politique.
Donc pour vous, c’est une simple démission, il n’a pas subi de pressions…
Je l’interprète de façon ordinaire. L’homme a travaillé pendant sept ans sur le
dossier. Il ne chômait pas. Il a des occupations dans l’administration
américaine, eu égard à ses connaissances, son histoire et ses compétences. C’est
un citoyen qui est un peu irrité par la position marocaine. Il réalise que les
Marocains ne tiennent pas leurs engagements et qu’ils ne sont pas persévérants.
C’est une forme de protestation contre la position marocaine. Mais il n’y a pas
uniquement que ça. C’est aussi une forme de protestation contre les Nations
unies et particulièrement contre le Conseil de sécurité dont les plus sages
parmi ses membres n’ont pas, à ses yeux, suffisamment fait pression sur le Maroc
pour accepter son plan.
Certains milieux disent que ces pays veulent aider le Maroc pour lui permettre
de régler ses problèmes internes.
Même si tel était le cas, je pense que ceux qui pensent ainsi sont dans
l’erreur. Le meilleur moyen pour le Maroc de s’occuper de ses problèmes
intérieurs, c’est de se “défaire” du problème sahraoui. C’est donc une fausse
solution.
Le Maroc a beaucoup à gagner pour libérer ses énergies et s’occuper de ses
problèmes internes en se conformant principalement à la légalité internationale.
Aussi, gagnera-t-il sur le plan international et sur le plan régional, ce sera
un pays qui entretiendra des relations constructives avec ses voisins notamment
l’Algérie et le Sahara. Quand on aura des relations basées sur le respect
mutuel, je pense que ce sera aussi bénéfique pour le Maroc.
Mais on a l’impression, M. le président, que le peuple sahraoui s’impatiente.
Beaucoup disent que l’ONU ne fait que gagner du temps et qu’il aurait été
préférable de ne pas décréter le cessez-le-feu en 1991.
Certaines personnes et certains cercles disent que nous avons négligé la cause,
que nous l’avons trahie et parfois même que nous l’avons vendue. Tout cela est
légitime de leur part. Car il n’y a pas de demi-mesure pour eux : ou c’est noir
ou c’est blanc.
Est-ce que le retour à la lutte armée est envisagé ?
Tant que les terres sahraouies sont occupées et que l’ennemi continue à nier la
question sahraouie, l’éventualité de recourir à la lutte armée n’est pas exclue.
Cependant, une telle décision ou un tel choix nécessite une longue réflexion et
une préparation.
Mais tant que le Conseil de sécurité et les Nations unies sont déterminés et
travaillent sur la question pour convaincre les autres parties d’organiser un
référendum, on continue nos efforts.
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=27119
Il a décliné l’invitation de son homologue marocain
Pourquoi Belkhadem n’est pas allé à Rabat
Par Samia Lokmane
Selon un responsable au ministère des Affaires étrangères, le chef de la
diplomatie algérienne a refusé de prendre part à cette rencontre, sachant que la
question du Sahara occidental allait figurer au menu des discussions.
“Ils n’allaient certainement pas parler uniquement de poésie”, suggère notre
source sur un ton badin, en évoquant le rendez-vous “littéraire” qui allait
réunir depuis hier, dans la capitale marocaine, les chefs de la diplomatie du
Maroc, de l’Algérie et de l’Espagne.
Selon ce responsable du département des Affaires étrangères, l’impulsion du
“fameux dialogue direct entre Alger et Rabat sur la question du Sahara
occidental” est la toile de fond de cette rencontre officiellement consacrée aux
échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée. La présence du
représentant ibérique Miguel Angel Moratinos a définitivement dissuadé Abdelaziz
Belkhadem d’y prendre part. Les motivations suspectes d’un tel événement ne
faisant pas de doute, il a décidé de décliner l’invitation de son homologue
Mohamed Benaïssa. Ses réserves sont d’autant plus justifiées que le gouvernement
espagnol fait preuve d’un activisme sans précédent en faveur d’un arrangement
entre les deux voisins maghrébins à propos du Sahara.
Les dernières déclarations publiques de Moratinos prônant un rôle actif de son
pays dans cette affaire expliquent parfaitement sa démarche.
Le ton a été donné quelques jours avant le déplacement du Chef du gouvernement,
Luis Rodriguez Zapatero, à Alger, à la fin du mois écoulé. Son chef de la
diplomatie avait clairement signifié les nouvelles intentions de son pays en
direction du Maghreb, en appelant ce qu’il considère comme “les parties du
conflit” à la concertation. Allant plus loin, le successeur d’Aznar a carrément
préconisé un “accord” entre “les acteurs”. C’est en tout cas la recommandation
dont il s’est fait l’écho lors de sa visite dans notre pays. En dépit des
critiques acerbes de la classe politique espagnole, l’opposition notamment, le
gouvernement socialiste garde le cap. Comme pour la France, le souci majeur
étant lié à l’instauration d’une aire de stabilité dans la Méditerranée, les
voisins de la rive sud doivent impérativement s’entendre. “Nous souhaitons
impulser avec les pays voisins (du Maghreb) une relation intense et mutuellement
bénéfique, capable d'affronter les défis que nous partageons sur la scène
internationale: terrorisme, régulation des flux migratoires et construction
d'un espace de coprospérité qui ouvre une perspective politique qui satisfasse
les légitimes aspirations des citoyens, particulièrement les jeunes, des deux
rives (de la Méditerranée), sans oublier l'exploitation optimum de notre
complémentarité économique”, a écrit le ministre espagnol des Affaires
étrangères dans une contribution parue dans le quotidien ibérique ABC. En venant
en Algérie quelques jours auparavant, le chef de la diplomatie française, Michel
Barnier, a exprimé la même opinion.
Entre autres exhortations, son invite à des négociations lui a d’ailleurs valu
une réplique acerbe de son hôte. “Le Maroc et l’Algérie n’ont pas besoin
d’intermédiaires”, avait rétorqué Abdelaziz Belkhadem lors de la conférence de
presse commune. Depuis, l’Algérie officielle se fait le devoir de marteler sa
position. Considérant l’affaire du Sahara occidental comme un problème de
décolonisation, elle appuie son règlement dans le cadre de l’Organisation des
Nations unies. Cependant, sa fermeté ne semble pas avoir découragé les tenants
de la solution négociée. La rencontre concoctée à Rabat en est la preuve.
Le palais royal estime sans doute qu’en multipliant les gages de sympathie, il
réussira à faire changer d’avis à l’Algérie sur la question du Sahara. La
suppression des visas en direction des ressortissants algériens entre en partie
dans cette stratégie. Or, de ce côté-ci de la frontière, la mesure prise par le
roi, vendredi dernier, est loin de constituer une réparation suffisante. Le
préjudice subi en 1994, suite aux attentats de Marrakech, et leur attribution
aux islamistes algériens est encore vivace dans les esprits.
Résultat, alors que tout le monde s’attendait à ce que le président Bouteflika
fasse acte de réciprocité en décidant la réouverture immédiate des frontières,
la relégation de cette question à un futur indéterminé prouve que rien n’est
encore arrangé entre les deux voisins.
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http://www.map.co.ma/mapfr/depeches_2004/moratinos_politique%20ue_voisinage.htm
L'Espagne souhaite la participation du Maroc à la nouvelle politique européenne
de voisinage (Moratinos)
Assilah, 03/08/04- Le gouvernement espagnol souhaite la participation du Maroc
et sa contribution à la nouvelle politique européenne de voisinage, de par sa
qualité de partenaire ayant toujours respecté ses engagements, a affirmé, lundi
à Assilah, le ministre espagnol des Affaires étrangères, M. Miguel Angel
Moratinos.
Intervenant lors d'une conférence internationale, sur "L'Europe élargie et la
coopération euro-méditerranéenne : Quel avenir?", dans le cadre du 26-ème
festival international de la ville, M. Moratinos s'est déclaré optimisme quant à
l'avenir des relations euro-méditerranéennes, soulignant que les partenaires
méditerranéens qui abordent cette question avec le plus d'ambition et respectent
leurs engagements auront une place privilégiée dans ce processus.
Le Maroc a été le pionnier et à l'avant-garde du développement des relations
avec l'Union européenne, dans le cadre du processus de Barcelone, a-t-il noté,
rappelant le poids, aussi bien politique qu'économique, du Royaume dans la
bassin méditerranéen.
"Il suffit d'évoquer l'adoption et l'application rapide de l'Accord
d'Association, l'aide financière communautaire de cet Accord et l'aide
financière communautaire par le biais du programme MEDA (525,3 millions d'Euros
entre 2000 et 2003) pour constater que le Maroc est le premier récepteur de
fonds parmi les partenaires méditerranéens", a-t-il expliqué, ajoutant que dans
ce cadre, le Maroc occupe la deuxième place après la Russie.
L'Espagne a suivi l'évolution des relations entre le Maroc et la Commission
européenne pour aboutir à un plan d'action, a noté M. Moratinos, précisant que
ce plan sera la concrétisation d'un statut avancé des relations entre le Royaume
et l'UE et permettra d'envisager un nouvel instrument contractuel de partenariat
avec les pays méditerranéens.
Evoquant la nouvelle politique européenne de voisinage, le chef de la diplomatie
espagnole a souligné que les partenaires méditerranéens dont le Maroc,
bénéficieront, pour la période 2004-2006, d'un nouvel instrument de voisinage et
d'une dotation globale de 800 millions d'Euros.
Les interventions européennes se centreront sur la coopération transfrontalière
et transnationale, a relevé M. Moratinos, considérant que la nouvelle Europe,
avec ses 80 millions d'habitants de plus, peut constituer un marché plus
important pour le Maroc en vue d'augmenter ses capacités d'exportation vers
l'UE.
Il a par ailleurs appelé à une Europe plus responsable sur la scène
internationale, soulignant, par la même occasion, son soutien aux droits du
peuple palestinien et de la légitimité de sa résistance contre l'occupation
israélienne.
Selon M. Moratinos, seule une réflexion tactique et une harmonisation des vues,
peuvent contribuer à instaurer la paix au Proche-Orient.
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=27121
Vitesse ou précipitation ?
Par N. Sebti
L’attitude des responsables algériens est en soi un message clair, tant pour le
Maroc que pour les autres qui se sont invités à la table, à savoir qu’il ne faut
pas faire dans la précipitation qui sacrifie au spectacle et aux effets
d’annonce sans lendemain.
Nous assistons depuis quelques semaines à un emballement assez singulier des
relations algéro-marocaines, qui restent, malgré tout, otages de l’éternel
problème sahraoui. Du côté du royaume, il y a comme une espèce d’empressement
qui laisse tout de même assez interrogateur. Les autorités marocaines ont, en
effet, multiplié ces derniers temps, des signaux en direction d’Alger, alternant
pressions, via des pays tiers, comme la France et l’Espagne, et gestes
“amicaux”.
Le dernier en date étant la décision du roi Mohamed VI de supprimer le visa pour
les ressortissants algériens qui désirent se rendre au Maroc. S’agit-il de
forcer la main aux autorités algériennes pour les amener à souscrire à ce
“nouveau plan d’accord”? selon la formule du président du gouvernement
espagnol. Force est cependant de relever que du côté algérien on se garde bien
de verser dans “l’euphorisme” alimenté de déclaration en cascades.
Signe de cette “méfiance” : notre ministre des Affaires étrangères a
diplomatiquement décliné l’invitation de son collègue chérifien à compter parmi
les guest stars d’une rencontre sur la poésie ! L’attitude des responsables
algériens est en soi un message clair, tant pour le Maroc que pour les autres
qui se sont invités à la table, à savoir qu’il ne faut pas faire dans la
précipitation qui sacrifie au spectacle et aux effets d’annonce sans lendemain.
Une relation stable, durable et apaisée entre les deux pays, qui ont le souci de
se positionner en partenaire crédible avec l’Europe, ne peut se construire en
faisant comme si de rien n’était. Il y a un certain nombre de dossiers sur
lesquels des commissions mixtes planchent depuis des mois. C’est à elles de
proposer des solutions, profitables pour les deux pays, qui peuvent alors,
cerise sur le gâteau, couronner le processus par un sommet qui scellera
définitivement la réconciliation.
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http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=9186
Bernardino déclare que son pays est engagé pour l’autodétermination des
Sahraouis : L’Espagne souffle le chaud et le froid
par Redouane N.
Le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires extérieures, Bernardino Leon Gross, a
déclaré hier, au cours de sa visite dans les camps de réfugiés sahraouis à la
Smara, que son pays est engagé à œuvrer sérieusement à trouver une «solution qui
permette la libre autodétermination du peuple sahraoui à travers un référendum
en conformité avec les résolutions onusiennes» en matière de décolonisation.
La visite de Bernardo dans les camps sahraouis intervient au même moment que
celle du ministre des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, visite au
Maroc depuis dimanche. «L’Espagne est de retour au Maroc et elle veut établir
des relations stratégiques de partenariat soudées sur de grands enjeux», a
souligné hier à Rabat le chef de la diplomatie espagnole.
Par ailleurs, M. Bernardino a soutenu, au cours d’un meeting populaire organisé
pour l’occasion, que son pays est «disposé à faire tout ce qui est entre [ses]
mains pour mettre fin aux énormes souffrances» du peuple sahraoui, soulignant
que les liens historiques qui unissent les deux peuples espagnol et sahraoui
sont une raison suffisante pour que l’Espagne s’implique activement dans
l’avènement d’une solution au conflit du Sahara occidental.
D’autre part, il mettra en exergue le sentiment d’une «grande tristesse que vous
ayez passé 29 ans et la communauté internationale n’a pas été capable de mettre
fin à l’énorme souffrance de vos parents et de vos familles tout au long de ces
années», a-t-il déploré.
«Il y a un nouveau gouvernement en Espagne et ce gouvernement veut exprimer sa
solidarité parce que nous connaissons bien votre situation et vos souffrances et
nous voulons aider à mettre fin à cette situation», a t-il conclu. Dans une
déclaration à la presse après l’entretien qu’il a eu avec le président de la
République, Mohamed Abdelaziz, M. Bernardino a souligné que le conflit du Sahara
occidental est un «problème urgent qui requiert de la communauté internationale
et surtout de l’ONU d’assumer leurs devoirs, aux côtés des acteurs principaux»
du conflit.
Il a souligné que son pays s’active comme «facilitateur» pour «contribuer» à
solutionner ce problème dans les meilleurs délais.
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http://www.emarrakech.info/index.php?action=article&id_article=65013
Le Sahara à l’épreuve d’une dichotomie Zapatero-Moratinos
Emarrakech - Casablanca: Zapatero est pris en sandwich entre la nostalgie d’une
Espagne coloniale et une Algérie qui sous couvert du principe de
l’autodétermination des peuples cherche un accès à l’Atlantique. Et il ne sait
même pas à quelle sauce il va être mangé !
José Luis Zapatero, on en est convaincu, sait transformer en un clin d’œil un
godillot en babouche, même s’il doit marcher encore très longtemps avant que nos
amis algériens se rendent à l’évidence. Le chef du gouvernement espagnol et
patron du PSOE qui a réservé sa première visite à l’étranger, en tant que
président du gouvernement madrilène, au Maroc est intimement convaincu que
l’avenir de l’Espagne se situe dans un Maghreb Uni. Il sait également que cet
ensemble maghrébin ne pourra pas se concrétiser sans que l’affaire du Sahara ne
soit résolue.
Zapatero admet qu’avec une Europe à 25, Bruxelles va traîner des casseroles
durant une bonne décennie. Car il faudra bien mettre à niveau à coup de
milliards d’euros les nouveaux venus. Ce qui équivaut pour le royaume ibérique à
un vrai dilemme. Soit elle met la main à la poche comme l’avaient fait pour elle
(et pour le Portugal), avant 1986, les pères fondateurs de l’Europe
communautaire, soit elle s’abstient. Mais dans les deux cas, il est certain que
les fonds de structuration surtout ceux qui sont destinés aux zones
périphériques (Andalousie, Canaries, Baléares…) seront en forte baisse. Donc
l’Espagne est contrainte de trouver des alternatives à cette fermeture du
robinet qui s’annonce inéluctable. Des solutions réalistes et surtout rapides.
Comme, par exemple, une association entre les Canaries et les provinces
sahariennes du Maroc et une autre entre le Sud ibérique et le Nord du Royaume
chérifien. Ces alternatives sont d’autant plus intéressantes que les mécanismes
existent déjà. Lesquels mécanismes n’attendent que leur activation. En revanche,
ces alternatives durables ne peuvent être offertes que par les régions
marocaines. L’Algérie, à part le gaz, et quelques touristes, certes dépensiers,
n’a rien à donner. Ça aussi Zapatero le sait. Mais il n’ose pas le dire tout
haut. Et c’est là tout le problème. Mais que peut-il ? Le pauvre est pris en
sandwich entre la nostalgie d’une Espagne coloniale et une Algérie qui sous
couvert du principe de l’autodétermination des peuples cherche un accès à
l’Atlantique via le fantôme RASD. Et il ne sait même pas à quelle sauce il va
être mangé. C’est pourquoi la diplomatie espagnole tâtonne, titube, improvise,
avance et recule. Le dernier repli date juste d’il y a 24 heures. Il est signé
Miguel Angel Moratinos, l’actuel ministre espagnol des Affaires étrangères et
ex-ambassadeur de l’UE au Proche-Orient. Moratinos nous fait revenir en arrière,
au plan Baker. Alors que Zapatero est convaincu d’une solution politique
maroco-algérienne. L’ancien conseiller politique à l’ambassade d’Espagne à
Rabat, en visite depuis le 01 août 2004 au Maroc (à Asilah précisément), demande
à l'ONU de prolonger le mandat de son représentant spécial pour le Sahara.
En assurant que l'Espagne « vote à nouveau pour le plan Baker » dans le Conseil
de la sécurité de Nations Unies, qui se réunira avant la fin du mois d'octobre.
Et d’ajouter que l'Espagne « n'a aucun problème avec le plan Baker ».
Ce qui est dangereux dans la déclaration de Moratinos même si elle ne surprend
pas c’est qu’elle met au jour une sorte de dichotomie entre le palais de la
Moncloa et la diplomatie, un peu à l’image de l’administration américaine
actuelle dont le chef George Bush ne chante pas sur la même longueur d’onde que
son ministre des affaires extérieures Colin Powell. Danger !
Abdelkarim Chankou
02/08/2004
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http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=240&n=379&id_artl=4670
Plus qu’un bond qualitatif
Samir Sobh
02 2004
Discours royal
Au moment où des analystes, spécialistes du Maghreb considèrent que le discours
du trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI était complet et avait traité de tous
les problèmes politiques, économiques et sociaux de manière claire, objective et
selon une vision d’avenir, d’autres ont estimé que ce discours a épinglé la
classe politique dont le rendement s’est rétréci ces dernières années. Et si le
Souverain a affiché des dispositions exceptionnelles autour du dossier du
Sahara, il n’en demeure pas moins qu’il a été ferme à propos des constantes de
la nation quant à la souveraineté nationale et "l’intégrité territoriale".
“C’est un véritable coup de maître”. C’est par cette expression qu’un haut
responsable au ministère français des affaires étrangères, qui a préféré garder
l’anonymat, a commenté la décision du Maroc de supprimer le visa pour les
ressortissants algériens. Il a estimé que ce pas préventif ne tardera pas à
produire des effets très positifs, en dépit du durcissement affiché ces derniers
temps par les cercles du pouvoir algérien. En effet, selon ce responsable, cette
décision embarrassera ces cercles et les poussera à s’ouvrir en adoptant des
mesures de réciprocité. Cependant, la souplesse bien étudiée, exprimée par le
discours du Roi du Maroc à propos de la question du Sahara n’a pas été
accueillie favorablement par ces cercles qui sont empêtrés dans leurs
contradictions internes et qui se sont exacerbées après la “démission
volontaire” du général Lamari. D’ailleurs, les prochaines semaines nous
édifieront sur l’évolution interne en Algérie.
Pour sa part, Hassouna Chaouch, porte-parole du ministère libyen des affaires
étrangères a exprimé sa satisfaction quant à cette initiative royale qualifiée
de sage et qui sera suivie certainement d’autres décisions similaires de la part
des “frères algériens”. dans ce cadre, Hassouna Chaouch a déclaré à La Gazette
du Maroc que la Jamahiriya libyenne ne peut que se réjouir de cet événement qui
lui facilitera la tâche en tant que président tournant de l’UMA. En effet, cette
décision intervient quelques jours après la visite effectuée par le ministre
libyen des affaires étrangères Abderrahmane Chalkam dans des capitales
maghrébines où il a annoncé la tenue d’un prochain sommet de l’UMA.
Mais, en Algérie, pays vers lequel tous les regards se sont tournés, ’initiative
marocaine a été accueillie par les décideurs, comme d’habitude, avec froideur et
n’ont exprimé aucune réaction officielle. Cependant, certains cercles ont poussé
des médias à analyser et à commenter l’événement selon une vision qui exprime le
doute quant à la bonne foi marocaine et que, selon un haut responsable
militaire, l’initiateur d’une telle décision, qui n’est autre que le Roi
Mohammed VI, a pris de court la direction algérienne en la mettant devant le
fait accompli. Ainsi, les différentes réactions des médias algériens ont reflété
cette atmosphère d’embarras surtout après que le ministre des affaires
étrangères Mohamed Benaïssa ait convoqué l’ambassadeur algérien à Rabat Boualem
Bessaih pour l’informer de la décision. Alors que d’autres médias ont considéré
cette décision comme une main tendue du Roi Mohammed VI, certains journaux ont
estimé que cette initiative a des soubassements purement économiques et que le
Maroc serait le bénéficiaire de cette opération puisque la suppression du visa
incitera les touristes algériens à visiter le Maroc lui permettant de recevoir
une manne supplémentaire en devises fortes. Toutefois, il est devenu évident
qu’au delà de ces réactions, les responsables algériens ne peuvent plus tarder à
répondre, d’une manière ou d’une autre, à cette initiative.
(...)
Axes et constantes
La franchise du propos dans le discours royal a été relevée par plusieurs
observateurs. En effet, Sa Majesté Mohammed VI a défini les efforts que le Maroc
devra déployer dans les cinq ans à venir dans sept axes majeurs. Le premier
consiste à trouver une solution définitive au problème du Sahara sans pour
autant faire de concessions quant aux "droits légitimes". Le second consiste à
œuvrer à consolider les acquis démocratiques et à presser le pas quant à la
poursuite du processus démocratique. Le troisième a trait à incarner les
aspirations du peuple marocain par rapport à la dignité citoyenne et engagée,
surtout en parachevant le processus des réformes engagées par la charte
nationale pour l’éducation et la formation et la réhabilitation des champs
religieux et culturels. Le quatrième consiste à la mise en place d’un nouveau
contrat social. Le cinquième tend à développer le monde rural et le secteur de
l’agriculture tout spécialement. Le sixième tend à édifier un système économique
moderne et performant. Le septième vise à faire du Maroc un pole régional actif
dans un environnement international en perpétuelle mutation.
Cette nouvelle vision royale a évité de donner des promesses, mais tout en
mettant tout le monde devant ses responsabilités.
Le jeune Roi a, à travers son manifeste politique, économique et social, barré
la route devant “les philosophes de l’absurde” qui n’hésitent pas à critiquer
toute réalisation et qui minimisent la portée de toute initiative courageuse,
voire qui ne voient dans l’attachement à la souveraineté et au droit qu’un
durcissement exagéré ou qui ne voient dans la signature d’un accord qu’une
concession sur la souveraineté.
Il est utile de rappeler, cependant, que les trois dernières années ont été
exceptionnelles et que la Maroc n’a pas été épargné par les effets du 11
septembre. Malgré cela, le Maroc a réussi non seulement à sauvegarder sa
stabilité politique et économique, mais il a persisté dans son engagement de
modernisation de ses infrastructures de base, lequel engagement a été apprécié
par plusieurs associations internationales qui estiment que le Maroc jouit d’une
vie démocratique et de liberté telle qu’elle permet à certains opposants de
critiquer ouvertement le système et que certains vont même au delà des simples
critiques.
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http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=0408031\
11542.i5quu6cy.xml
Madrid réaffirme son intérêt pour le Plan Baker
MADRID, 3 août (AFP)
L'Espagne considère que le Plan Baker pour le Sahara occidental continue à
être utile pour le règlement du conflit du Sahara occidental, a déclaré mardi le
secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères Bernardino Leon dans des
déclarations à la radio Cadena Ser.
Le "Plan Baker est un outil qui est accepté par les trois acteurs régionaux du
conflit" (Front Polisario, Maroc, Algérie), a-t-il assuré, "aussi il est
intéressant de commencer par là".
L'ONU a réaffirmé en avril 2004 son soutien au plan Baker, du nom de l'ancien
secrétaire d'Etat américain, qui préconise une période d'autonomie de 5 ans au
Sahara occidental avant un référendum d'autodétermination sur le sort de cette
ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc en 1975 et dont l'indépendance
est réclamée par le Front Polisario, soutenu par l'Algérie.
Rabat a toutefois rejeté la perspective du référendum qu'il considère comme
"obsolète" et "inapplicable" et proposé une "large autonomie définitive", dans
le cadre de la souveraineté marocaine, jugée "non négociable".
Bernardino Leon, qui s'est rendu lundi à Tindouf (Algérie) où se trouvent les
dirigeants du Polisario, a indiqué que l'Espagne désire "maintenir un dialogue
direct et franc pour la recherche d'une solution avec toutes les parties".
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, qui se
trouve au Maroc, a également assuré lundi que l'Espagne continue à soutenir le
Plan Baker.
"Nous n'avons aucun problème avec le Plan Baker. Ce que nous demandons, c'est
que les parties au conflit l'acceptent", a-t-il dit à la presse espagnole.
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ACH-CHARK AL-AWSAT
L'Espagne demande au Conseil de sécurité d'accorder à l'émissaire du Secrétaire
général au Sahara marocain le temps et les prérogatives nécessaires.
Le Ministère espagnol des Affaires étrangères a annoncé que Madrid demandera au
Conseil de sécurité au cours de la réunion d'octobre prochain, d'accorder à
Alvaro de Soto, un délai suffisant afin d'étudier toutes les issues possibles
pour parvenir à un règlement pacifique du conflit du Sahara, dans le cadre du
plan Baker ().
Le Ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel-Angel Moratinos qui a
rapporté cette décision à Assila () n'a pas précisé cependant si de Soto
bénéficiera de suffisamment de prérogatives pour pouvoir effectuer des
changements dans le plan Baker, imposés par l'évolution des événements. Le
Ministre espagnol a ajouté que l'Espagne n'excluait pas le plan Baker en soi et
qu'elle réitérerait son appui à ce plan lorsque le Conseil de sécurité
approuvera la prolongation de la mission de la MINURSO. () Moratinos a par
ailleurs défendu le rapprochement entre l'Espagne et la France concernant le
conflit du Sahara, précisant que la France avait constamment adopté une position
favorable à "l'intégrité territoriale" marocaine ().
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AL-AHDATH AL-MAGHRIBIA
Belkhadem annule sa visite à Assilah et le Secrétaire d'Etat espagnol aux
Affaires étrangères se rend à Tindouf pour la seconde fois.
() Le journal algérien "Al Watan" a estimé que "l'absence du représentant
algérien de cette conférence peut signifier que l'Algérie n'a rien à ajouter au
communiqué émis par le Ministère des Affaires étrangères concernant la question
du Sahara". ()
() Par ailleurs, le Secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères,
Bernardino Leon s'est rendu lundi aux camps des séquestrés de Tindouf, où il a
rencontré des dirigeants du Front séparatiste du Polisario. ()
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AT-TAJDID
Le Ministre algérien des Affaires étrangères annule sa visite au Maroc.
De façon surprenante et imprévue, et un jour après l'annulation du visa imposé
aux ressortissants algériens (), le Ministre algérien des Affaires étrangères,
Abdelaziz Belkhadem a annulé avant hier la visite qu'il devait effectuer
dimanche dernier au Maroc () pour participer à la conférence d'ouverture de la
saison culturelle internationale d'Assila (). Le Ministère algérien des Affaires
étrangères n'a pas encore précisé officiellement les raisons de l'annulation de
la visite ().
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http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=0408031\
02234.zy97kcj7.xml
Sahara occidental: la clé de la paix chez le président algérien Bouteflika
(journal marocain)
RABAT, 3 août (AFP)
La clé de la paix au Maghreb, qui passe par une solution du conflit du Sahara
occidental, est entre les mains du président algérien Abdelaziz Bouteflika,
estime mardi le quotidien Aujourd'hui Le Maroc.
"Alger est à la fois une partie du problème (ndlr: du Sahara occidental) et de
la solution", écrit ce journal en affirmant que l'offre marocaine de l'autonomie
dans le cadre de la souveraineté du Maroc est "moralement juste, politiquement
honnête et juridiquement acceptable".
"C'est pour cela que, symboliquement, la clé de la paix dans la région est,
désormais, chez Bouteflika, et lui seul: un authentique rendez-vous avec
l'Histoire, celle qui grandit les Hommes", souligne Aujourd'hui Le Maroc.
Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole qui prolonge le territoire
marocain vers le sud, est l'objet d'un conflit de souveraineté entre le Maroc,
qui l'a annexé en 1975, et le Front Polisario soutenu par l'Algérie.
La position des Etats-Unis, de la France et de l'Espagne qui encouragent les
parties concernées à trouver une solution au conflit du Sahara occidental
constitue, selon le journal, "une chance inespérée pour le Maghreb, ses peuples,
ses économies, et pour l'ensemble de la Méditerranée".
Concernant la réouverture de la frontière algéro-marocaine, fermée depuis 1994,
Aujourd'hui Le Maroc assure que "la balle est dans le camp algérien" après que
Rabat eut décidé unilatéralement, le 30 juillet, de lever le visa imposé aux
ressortissants algériens depuis 10 ans.
"Au sommet du pouvoir en Algérie, l'initiative marocaine semble avoir provoqué
un effet de stupeur qui a empêché les décideurs algériens de réagir
convenablement", estime le journal qui y voit la cause de l'annulation par le
chef de la diplomatie algérienne, Abdelaziz Belkhadem, d'une visite au Maroc. Il
était prévu que M. Belkhadem rencontre dimanche à Assila (nord) ses homologues
marocain et espagnol MM. Mohamed Benaïssa et Miguel Angel Moratinos.
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http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=18171
Éditorial : Demain à Alger
Le mot d’ordre de l’Algérie «institutionnelle» est de banaliser la décision
marocaine, historique, courageuse et généreuse, d’ouvrir ses portes, sans visa,
aux ressortissants algériens. Après l’effet de surprise, réel, et l’analyse,
sommaire, des conséquences multiformes du geste royal, l’establishment algérien
semble vouloir rabaisser cet événement au rang d’une nouvelle péripétie, sans
grande signification, dans ses relations, traditionnellement tendues et
méfiantes avec le voisin de l’Ouest. Cela est plus l’expression d’une gêne
conjoncturelle que d’une posture définitive qui engagerait l’avenir.
Pourtant, il est évident aujourd’hui pour tous les observateurs sérieux, que la
décision marocaine n’est ni le produit de pressions quelconques ni le fruit de
quelques négociations secrètes. Ce geste souverain se suffit à lui-même. C’est
en voulant à tout prix lui donner un sens qu’il n’a pas, que d’aucuns se
fourvoient dans des analyses paranoïaques ou schizophrènes, c’est selon, qui
dénote d’un grand désarroi.
Pour faire court, le Maroc a toujours vécu sans l’argent des Algériens. Cela
fait 30 ans qu’il assume seul et avec succès un effort de guerre pour la
sauvegarde de son intégrité territoriale que lui impose un voisin sponsor d’une
cause superficielle et fratricide. Danger terroriste ou pas, le Maroc a toujours
été intraitable et ferme sur sa sécurité intérieure. Islamisme rampant ou
salafisme armé, le Maroc fait face avec ses valeurs séculaires, ses convictions
profondes et avec la puissance légitime de l’autorité de l’Etat. Vraiment,
l’affaire du visa, aujourd’hui, n’a rien à avoir avec tout cela.
Par contre, l’Algérie, elle, a changé. C’est la première fois qu’un Président
élu tient sa légitimité directement du scrutin universel contre les coteries
militaro-industrielles qui ont fait du Sahara marocain une question de survie.
Ce président peut donc donner à son pays l’environnement régional le plus
propice à son développement. Malgré les efforts en Algérie, l’affaire du Sahara
est une affaire qui concerne peu les citoyens et personne ne versera une goutte
de sang pour ce mirage du passé. En outre, l’Algérie a plus que jamais besoin de
s’inscrire dans une logique régionale apaisée qui repose sur une sécurité
collective structurée, une intégration réelle des pays de l’UMA et des relations
euro-méditerranéennes avancées. Ce sont là, au-delà des ratiocinations, des
constats intangibles.
Quant à l’affaire du Sahara "marocain", qui serait le mobile du «crime» - quel
beau crime que de permettre à des familles de se retrouver après dix ans de
séparation ! –, la position du Maroc est claire après la disqualification du
plan Baker. Alger est, à la fois, une partie du problème et de la solution.
L’offre marocaine de l’autonomie, dans le cadre de "sa souveraineté" et de "son
intégrité territoriale", est "moralement juste", "politiquement honnête" et
"juridiquement acceptable".
C’est pour cela que, symboliquement, la clé de la paix dans la région est,
désormais, chez Bouteflika. Et lui seul. Un authentique rendez-vous avec
l’Histoire. Celle qui grandit les Hommes.
Maintenant, que les USA, la France et l’Espagne poussent à la roue, ensemble,
et, pour la première fois, dans ce sens, est une chance inespérée pour le
Maghreb, ses peuples, ses économies, et l’ensemble de la Méditerranée. Cela
constitue, en fait, un vrai ticket d’entrée dans la modernité. Libre à nous de
le prendre ou pas. Mais, cette fois-ci, nous savons exactement ce que nous
perdons tous.
Par: Khalil HACHIMI IDRISSI
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2. USA-SAHARA-MAROC
http://www.telquel-online.com/138/sujet1.shtml
Par Ahmed R. Benchemsi
Bilan, Mohammed VI : 5 ans de règne, de A à Z
En 26 mots-clés, tour d'horizon de ce qui a avancé, de ce qui a reculé… et de ce
qui tourne toujours en rond, dans "le plus beau pays du monde".
(...)
S comme sahara
Depuis le cessez-le-feu, en 1991, le dossier Sahara ronronnait dans son impasse.
En juillet 2003, les États-Unis, grisés par leur succès en Irak, se sont mis en
tête d'écarter ce "conflit mineur" de leur route vers un Grand Moyen-Orient
pacifié. James Baker, un proche des Bush, a donc proposé un plan énorme,
grossier, à l'américaine… qui préparait ouvertement le terrain à l'indépendance
du Sahara. Hors de question pour la monarchie, quitte à défier l'unique
superpuissance mondiale. Question de survie. Puis le temps est passé, et l'Irak
a commencé à exploser entre les mains de Bush. Nettement moins arrogant, et
soucieux de se faire des amis dans le monde arabe, ce dernier a, tout
simplement, "lâché du lest". C'est reparti pour une longue, très longue impasse
au Sahara… qui, finalement, arrange tous les protagonistes.
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3. SAHARA-ONU
http://www.elwatan.com/journal/html/2004/08/03/cad_international.htm
Nations Unies / Alvaro de Soto chez le Polisario
L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour le
Sahara-Occidental, Alvaro de Soto était attendu hier en fin d'après-midi dans
les camps des réfugiés sahraouis à Tindouf pour discuter avec les autorités du
Polisario sur le règlement du conflit du Sahara-Occidental.
Cette première visite à Tindouf du remplaçant de James Baker s’inscrit dans le
cadre de la tournée maghrébine qu’il a entreprise et qui devra le conduire à
Alger, à Rabat et à El Aaiun dans les territoire occupés du Sahara-Occidental.
Alvaro de Soto avait annoncé la semaine dernière son intention d’ouvrir la
concertation avec les différentes parties concernées par le conflit sahraoui.
Cette virée, qui intervient à moins de trois mois de la fin du mandat de la
Minurso le 31 octobre, a été précédée de longs entretiens d’Alvaro de Soto avec
Washington, Paris et Madrid. Les camps des réfugiés sahraouis avaient reçu dans
la matinée la visite du secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires étrangères,
Bernardino Léon Gross. Lors de sa visite-éclaire, le ministre espagnol a estimé
que l'«unique plan pour le règlement du conflit sahraoui est le plan Baker» et
que son gouvernement travaille sur cette base pour le résoudre. A l’issue de
l'entretien qu’il a eu avec le président de la République arabe sahraouie
démocratique, Mohamed Abdelaziz, M. Bernardino a souligné «l’urgence» de trouver
une solution au problème du Sahara-Occidental qui «requiert de la communauté
internationale et surtout de l'ONU d'assumer leur devoir, aux côtés des acteurs
principaux du conflit». Le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a souligné
que son pays s'activait à «faciliter» et à «contribuer» pour trouver une
solution au conflit et dans les meilleurs délais. Saisissant l’occasion de la
visite du responsable espagnol, les autorités sahraouies ont rappelé que la
solution «finale» et «naturelle» au conflit sahraoui est «la liberté et
l’indépendance nationale». En rappelant la responsabilité historique de
l'Espagne dans le conflit, le Polisario prend acte des assurances de Bernardino
Léon Gross formulées hier lors de sa rencontre avec les responsables sahraouis
quant l’«inexistence d’un plan Zapatero».
Par Monia Zergane
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http://www.afapredesa.org/pag/datos/fr_activiteSucomision_07_04.htm
Activités de la délégation sahraouie durant les travaux de la 56ème session de
la sous-commission de la promotion et de la protection des droits de l'Homme à
Genève
Une délégation sahraouie composée de membres de l’Union des Juristes Sahraouis,
AFAPREDESA et les membres de notre représentation en Suisse participe aux
travaux de la 56ème session de la sous-commission de la promotion et de la
protection des droits de l'Homme à Genève.
En marge des travaux de cette session, la délégation sahraouie mène plusieurs
activités, portant sur des entretiens avec les experts membres de la
sous-commission et des rencontres avec les représentants des ONGs pour les
informer sur les derniers développements du conflit du Sahara occidental et les
graves violations des droits de l'Homme commises par les autorités d’occupation
marocaines à l’encontre de la population sahraouie et en particulier la
situation des défenseurs sahraouis des droits de l’homme.
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4. SAHARA-TERRITOIRES OCCUPÉS-REPRESSION
http://www.telquel-online.com/138/actu_138.shtml
Victimes sahraouies. Le fin mot de l’IER
L’Instance équité et réconciliation est revenue bredouille de Laâyoune, la
semaine dernière. "Nous avons détecté quelques 420 cas qui nécessitent une
intervention médicale d’urgence, mais le nombre élevé d’associations de victimes
sahraouies complique notre tâche", déplore un membre de l’IER. Très peu
d’informations filtrent sur les raisons derrière les maladies et autres lésions
enregistrées au sein de cette population. Mines anti-personnel, Kelaat M’gouna,
Agdz ? L’IER se refuse d’avancer des hypothèses. Pourquoi ce black out ? "Pour
vaquer au plus urgent, à la situation sanitaire", nous explique-t-on. Mais tant
que les différents représentants des victimes protestent en rangs dispersés, ce
sera peine perdue.
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5. ALGÉRIE-MAROC
http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=4662&r=1&sr=1
La bonne volonté du Maroc
KAMAL LAHLOU
02 2004
Le Maroc n'a jamais cessé d'exprimer sa bonne volonté pour le renforcement des
relations de bon voisinage avec l'Algérie sœur. Cette bonne volonté se fonde sur
une conviction inébranlable que la clef de l'avenir pour le Maghreb arabe dans
ses relations avec les regroupements régionaux et internationaux commence par
l'assainissement du climat entre le Maroc et l'Algérie. A ce propos, nous ne
voulons pas rappeler les calculs de la guerre froide, ceux des rapports de force
entre les deux blocs de l'Est et de l'Ouest et la tentative de gérer leurs
contradictions dans de nombreux endroits de la planète dont la région du
Maghreb. Nous ne voulons pas rappeler que le conflit inventé de toute pièce
autour du Sahara marocain faisait partie de ces calculs.
La guerre froide relève désormais du passé y compris ses calculs et ses
répercussions. L'avenir nous impose, donc, à l'ombre des contraintes de la
mondialisation, de nous libérer de la logique de la division et de nous armer de
celle de l'union. D'où l'importance de l'édification de l'Union maghrébine non
seulement pour des raisons politiques mais également pour des raisons
économiques et géostratégiques. Le Maroc a pris conscience très tôt de cette
réalité et a œuvré pour la construction de l'Union du Maghreb Arabe qui a vu le
jour à Marrakech en 1989. Le Royaume a toujours réaffirmé que l'édification de
cette union constitue un choix stratégique irréversible en dépit des obstacles
posés par l'Algérie à commencer par la fermeture des frontières terrestres en
1994 et pour finir avec la position hostile à l'égard de notre intégrité
territoriale.
Convaincu de la nécessité de renforcer ses relations avec l'Algérie, le Maroc
n'arrête pas d'œuvrer pour dépasser tous les différends et désaccords en
appelant au dialogue et à la prise de décisions concrètes à même d'aider à
préparer les esprits à revenir à la voie de la sagesse pour préserver les
intérêts des peuples de la région. C'est ce qui explique les appels incessants
que le Maroc adresse à l'Algérie. D'ailleurs, les visites effectuées par un
certain nombre de responsables marocains en Algérie dont la dernière est celle
du ministre de l'Intérieur, s'inscrivent dans cette vision. En dépit de ce qui a
été dit sur ses résultats, le Maroc considère le dernier déplacement à Alger du
ministre de l'Intérieur comme une réussite pour la simple raison que la visite
est l'expression même de la bonne foi qui anime le Maroc à l'égard de ses frères
algériens. Toujours dans le registre de la bonne foi, le discours de S.M. le Roi
Mohammed VI, prononcé le 30 juillet dernier à l'occasion du cinquième
anniversaire de son intronisation, est venu réaffirmer le souci et la volonté du
Maroc de renforcer les relations de bon voisinage avec l'Algérie, non seulement
dans la perspective de trouver une solution juste et durable à la question de
nos provinces du Sud mais aussi dans la perspective de l'édification de l’UMA.
Néanmoins, cela ne pourra se faire qu'à la condition d'inaugurer une nouvelle
ère de dialogue et de prendre des mesures supplémentaires pour dépasser tous les
obstacles. C'est dans ce cadre qu'intervient la décision du Maroc et sur
instructions de S.M. le Roi, le jour de la Fête du Trône, de supprimer le visa
aux Algériens désirant se rendre au Maroc.
Une fois de plus, nous ne voulons pas rappeler les raisons ayant poussé le Maroc
à prendre la décision d'imposer le visa parce que la sécurité et la stabilité du
Royaume ont été visées. Et au moment où les responsables marocains pariaient sur
la compréhension de l'Algérie quant aux raisons qui ont motivé cette décision,
ils ont été surpris par la décision d'Alger de fermer les frontières. Quelles
que soient les explications et les raisons, nous estimons que cette période est
révolue et que le climat dans la région du Maghreb arabe en 2004 n'est pas le
même que celui ayant prévalu en 1994. Par conséquent, nous devons relever les
nouveaux défis par de nouvelles mentalités. Dans son discours à l'occasion de la
Fête du Trône, S.M. le Roi Mohammed VI a fait part de sa volonté de renforcer
les relations de bon voisinage avec l'Algérie, volonté traduite dans les faits
par la suppression du visa d'entrée des Algériens. Il s'agit là de la meilleure
preuve de la bonne foi. Maintenant la balle est dans le camp algérien.
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http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?r=2&sr=240&n=379&id_artl=4671
Un premier pas vers un nouveau départ
Omar Rifi
02 2004
Suppression du visa pour les Algériens
Le Maroc a, officiellement, déclaré avoir supprimé, sur Hautes instructions
royales, toutes les formalités de visa pour les ressortissants algériens depuis
le 30 juillet coïncidant avec le cinquième anniversaire de l’intronisation de Sa
Majesté le Roi Mohammed VI. Parallèlement à la symbolique du geste, la décision
prise unilatéralement par le Maroc est venue mettre un terme à une situation qui
a duré depuis 1994.
Vendredi dernier, dans la soirée, et alors que le Maroc célébrait le cinquième
anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Souverain a
pris la décision d’annuler toutes les formalités du visa au profit des
ressortissants algériens. A ce propos, les observateurs n’ont pas manqué de
relever que cette décision accompagne les paroles exprimées par le discours
royal notamment quand le Souverain avait dit : “… En ce qui concerne nos
relations avec nos voisins immédiats, nous exprimons notre ferme volonté de leur
insuffler un nouveau souffle surtout avec l’Algérie-sœur, en les dynamisant et
en assainissant leur environnement pour répondre aux aspirations de nos peuples
à un avenir empreint de solidarité et de fraternité”.
Juste après la décision, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Benaïssa,
a reçu en audience l’ambassadeur algérien accrédité à Rabat, Boualem Bessaïh,
pour l’informer. Ainsi, cette décision prise unilatéralement par le Maroc a mis
fin à une situation qui a duré dix ans. Et pour revenir sur les conditions ayant
imposé le visa, il faut
rappeler que le Maroc a été obligé de prendre pareille mesure au cours de l’été
1994 à l’issue des attentats perpétrés contre l’hôtel Atlas Asni et qui ont fait
deux morts dans les rangs de touristes espagnols. Le Maroc avait accusé, alors,
la sécurité militaire algérienne d’avoir commandité l’attentat pour déstabiliser
le pays. Et après l’instauration du système du visa, l’Algérie a décrété la
fermeture de la frontière terrestre. Depuis ce temps, les deux capitales n’ont
cessé d’affirmer que la suppression d’une telle disposition interviendrait le
moment opportun selon l’évolution de la situation régionale. Les observateurs
n’ont pas manqué également de lier cette décision aux récentes visites
effectuées ces derniers temps par un certain nombre de responsables en Algérie,
notamment la récente visite effectuée le 20 juillet par le ministre marocain de
l’Intérieur, Mustapha Sahel. En effet, à l’issue de cette visite, on a commencé
à parler d’un regain d’optimisme quant à la normalisation des relations entre
les deux pays et surtout sur leur implication dans la lutte antiterroriste.
D’autres liens ont été établis entre cette décision et la prochaine visite
qu’effectuera le 15 août le Premier ministre, Driss Jettou, à Alger. De même que
cette décision a coïncidé avec le ballet diplomatique de hauts responsables
espagnols et français dans la région, ce qui a fait dire à certains analystes
que le Maroc a répondu favorablement aux doléances de certains pays amis qui
insistent sur l’ouverture d’une nouvelle page avec l’Algérie. En effet, cette
normalisation est devenue une revendication internationale et une condition sine
qua non pour trouver une solution politique au conflit autour de nos provinces
sahariennes. Cette pression internationale s’accentue davantage notamment après
la découverte de l’activisme terroriste dans la région de l’Afrique occidentale,
y compris dans les confins sahariens du Maghreb. Dans ce cadre, certains milieux
indiquent qu’au vu de la situation en Afrique du Nord, la décision du Maroc
s’inscrit dans son engagement en faveur de l’édification d’un Maghreb de paix et
de stabilité. Donc, le contexte dans lequel a été prise cette décision est très
symbolique, notamment juste après le discours royal dont l’un des paragraphes
dit clairement : “Le Maroc ne ménagera aucun effort pour édifier l’union du
Maghreb dans un cadre de clarté, d’engagement, d’intérêts mutuels, de respect de
la souveraineté des Etats et de leur intégrité territoriale”. C’est cet objectif
stratégique que poursuit le Maroc selon une vision qui permet de faire de cette
union un « espace de démocratie, de progrès, de stabilité et de prospérité pour
qu’il devienne une force de négociations dans son environnement méditerranéen
face aux regroupements régionaux et internationaux». Il est clair, donc, que le
Maroc a franchi un pas en prenant cette décision, sans laquelle il était
difficile de prévoir une quelconque évolution de la situation. Mais, c’est au
niveau des réactions que l’on observera si la volonté existe réellement
d’édifier un grand Maghreb arabe que tout le monde chante. Pour sa part, la
presse algérienne a réservé de grands espaces dans les “unes” tant en analyses
qu’en commentaires. Les titres diffèrent d’un organe à l’autre. Ainsi, le
quotidien “Liberté” du samedi a titré “Le Maroc supprime le visa” et considère
que la décision “fait le bonheur des voyageurs algériens”. “Liberté” ajoute que
“la suppression du visa est l’aboutissement de plusieurs rounds de
négociations.. et que la normalisation entre les deux pays est désormais
possible”. Pour sa part, le quotidien
“El Watan” a commenté la décision comme étant “la main tendue de Mohammed VI”.
“Al Khabar” et “Liberté” considèrent également que la décision marocaine est une
“initiative de bonne foi”. Quoiqu’il en soit, la décision du Maroc vise à donner
une autre chance à la stabilité et à la coopération régionale, à travers le
lancement d’un nouveau départ.
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http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=18172
Le visa fait perdre la tête à la presse algérienne
A l’heure où le peuple algérien se réjouit d’entrer sans visa au Maroc, la
presse de nos voisins tente de réduire l’impact de cet événement. Elle va de la
prudence à l’anathème. Rappelons les faits.
L’annulation du visa a été annoncée vendredi sur décision de SM le Roi Mohammed
VI, quelques heures après le discours qu’il a prononcé à l’occasion de la Fête
du Trône. Dans ce discours, le Souverain a affirmé qu’il était déterminé à
donner une «nouvelle impulsion» aux relations avec les pays voisins du Maroc,
«notamment avec l’Algérie sœur». Un jour plus tôt, le président algérien
Abdelaziz Bouteflika avait fait part dans un message adressé au Souverain, à
l’occasion de la Fête du Trône, de son souhait de raffermir les relations entre
les deux pays. Il a utilisé des expressions chaleureuses comme «objectifs
communs », «communauté de destin »… Et bien, il a été pris au mot. L’initiative
du Maroc n’engage certes pas au principe de l’application de la réciprocité,
mais elle accule l’Algérie à une réponse qui tarde à venir. La seule réaction
officielle vient d’Abdelaziz Belkhadem, ministre algérien des Affaires
étrangères. Il a affirmé samedi que l’initiative du Royaume s’inscrit dans le
cadre de la «concrétisation des liens d’amitié et de fraternité entre les deux
pays», rapporte l’agence de presse algérienne APS.
Toutefois, le chef de la diplomatie algérienne a annulé dans la précipitation sa
participation à un séminaire sur les relations euro-méditerranéennes à Assilah
auquel s’est rendu Miguel Angel Moratinos, le ministre des Affaires étrangères
espagnol.
Le quotidien Le Soir d’Alger nous en donne la raison : «en se rendant au Maroc,
Abdelaziz Belkhadem n’aurait pu contourner l’épineuse question de la suppression
des visas aux citoyens algériens». Les autres commentaires de la presse
algérienne cafouillent dans leurs efforts à donner un sens à la décision du
Maroc.
Le Quotidien d’Oran souligne la «volonté des deux hautes politiques à se
rapprocher», notamment à travers le renforcement d’une identité maghrébine. Un
autre article de ce même journal tempère cependant les propos du premier en
envoyant l’initiative marocaine vers les métaphores du jeu. A ses yeux, le Maroc
a damé le pion à l’Algérie. «En décidant brusquement l’ouverture de ses
frontières, juste après le forcing diplomatique de quelques pays du voisinage
pour débloquer le dossier du Sahara occidental, le Maroc place l’Algérie dans la
situation d’une obligation de réaction et s’offre l’image diplomatique luxueuse
d’un pays de bonne volonté ».
En somme, il ravale un geste généreux, serein au rang d’un calcul politicien
visant à mettre dans l’embarras l’adversaire. Un geste qualifié de «jeu de
cache-cache sous forme d’un jeu d’échecs». Bien malin celui qui saura se
retrouver entre colin-maillard et Kasparov.
Pour sa part, le journal Liberté ne sait pas vers quels arguments se tourner
pour donner du sens à la suppression du visa. L’éditorialiste de ce journal en
réduit évidemment la portée en la considérant comme accessoire, alors qu’Alger
«préfère une solution globale plus garante de l’avenir qu’une solution partielle
plus soucieuse d’intérêts conjoncturels». Il n’en veut comme preuve de cette
globalité que les frontières entre les deux pays dont « Rabat n’a pas encore
accepté le bornage » et «l’indemnisation des Algériens expropriés en 1994». Sans
une once de mauvaise foi, on ne peut que s’étonner devant une démarche qui
préconise la solution de tous les problèmes de la terre en une seule fois, alors
que la logique et le bon sens élémentaire portent toujours à traiter un vaste
sujet point par point pour que l’ensemble soit lisible.
Le quotidien L’Expression, l’un des plus excités, voit de son côté dans cette
décision «un signal fort qui pourrait modifier les rapports de force, notamment
en ce qui concerne le conflit du Sahara occidental». On peut se demander
pourquoi la presse algérienne qui ne laisse pas passer une occasion sans
rappeler que le conflit du Sahara ne concerne ni de près ni de loin l’Algérie,
mais relève de cette littérature consommée, usée de «décolonisation » du «droit
des peuples à l’autodétermination», mette soudain en avant le dossier du Sahara.
L’initiative marocaine lui fait donc oublier jusqu’à ses fondamentaux. Ce n’est
pas tout. En perte de vitesse, le quotidien L’Expression fait feu de tout bois.
Il utilise des bûches mouillées qui font trop de fumée pour rien. Qu’on écoute
un peu les explications de ce journal : «Le Maroc se trouve actuellement au
creux de la vague, ravagé par une paupérisation rampante qui touche de larges
strates de la société marocaine, notamment dans les campagnes qui ne trouvent
comme moyen de subsistance que la culture du hachisch et du cannabis». Oui, ce
journal veut convaincre qui veut bien le croire que les autorités marocaines
tentent une action de dernière chance pour sauver le pays de la famine, en
profitant de la manne des milliers de touristes algériens. Il n’est pas le seul.
D’une manière plus mesurée, l’éditorialiste du quotidien El Watan explique que
la décision marocaine relève du repentir : «le Pouvoir marocain se mordit les
doigts lorsqu’il mesura l’ampleur des pertes économiques: le flux touristique se
tarit et, avec lui, les centaines de millions de dollars dépensés par les
Algériens». Sans verser dans l’exercice de démonstration puérile et contagieuse,
cela fait des années que le Maroc se passe de l’argent des touristes algériens.
Et il faut être simple d’esprit ou demeuré pour croire qu’il a brutalement
réalisé que la panacée à tous les problèmes sociaux viendrait avec les touristes
algériens. A rappeler que le visa a été imposé aux ressortissants algériens en
août 1994 après l’attentat contre l’hôtel Atlas-Asni de Marrakech, exécuté par
des terroristes d’origine algérienne. L’Algérie avait riposté en fermant la
frontière entre les deux pays. S.M le Roi a donc fait le geste qui prouve les
bonnes dispositions du Maroc à normaliser ses rapports avec l’Algérie.
Au lieu de verser dans la paranoïa et entrer dans la logique de qui mettra échec
et mat l’autre, la presse de nos voisins devrait considérer cette initiative
pour ce qu’elle est : une main tendue pour écrire une nouvelle page. La balle
est dans le camp de nos voisins. Mais ce n’est pas une balle viciée et encore
moins une grenade. C’est un message de paix. Libre aux autorités algériennes d’y
faire la sourde oreille ou de s’en saisir comme les deux peuples y aspirent.
Par : Aziz DAKI
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http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=18173
Les origines d’un visa
Tout a commencé en l’été 1994, date où le Maroc a fait l’objet d’un attentat
terroriste perpétré au sein de hôtel Atlas-Asni. Trois victimes dont deux
touristes espagnols sont à déplorer. Un événement aussi tragique que rarissime
au Maroc, fréquent en Algérie, alors entre le marteau du terrorisme islamiste et
l’enclume de la gente militaire.
C’est probablement ce qui explique que les autorités marocaines, à leurs têtes,
le ministre de l’Intérieur d’alors, Driss Basri, n’ont pas hésité à pointer du
doigt l’Algérie en accusant ses services de sécurité d’être les commanditaires
de cet attentat. Un visa aux ressortissants algériens désirant se rendre au
Maroc ne tarde pas à être imposé. Le souci étant alors de protéger le pays
contre toute volonté de perpétrer encore plus d’attentats.
Exigeant des excuses officielles, la partie algérienne n’a pas tardé, à son
tour, à envenimer davantage des relations déjà tendues entre les deux pays.
L’Algérie n’y est pas allée par quatre chemins. Ce pays décide de fermer la
frontière terrestre entre le Maroc et l’Algérie en août de la même année. Les
retombées de cette «guerre ouverte» ne s’arrêtent pas là.
En décembre 1995, le gouvernement marocain, et face à une attitude algérienne
des plus hostiles, par le biais de son représentant permanent aux Nations unies,
au sujet de la question du Sahara marocain, décide de geler sa participation
dans les instances de l'Union du Maghreb arabe (UMA). Cette organisation créée
en février 1989, composée de cinq Etats : la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la
Tunisie et la Libye n’a en tout cas jamais pu atteindre ses objectifs. « Les
multiples tentatives d’assainir les relations entre ces deux pays, dans le cadre
de cette organisation « moribonde », n’ont jamais abouti. La dernière en date,
le sommet de Tunis n’a même pas eu lieu », peut-on lire dans un journal algérien
paru le 1er août dernier.
Le dialogue entre les deux pays n’a jamais été rompu pour autant, en ce sens que
dans le cadre de la relance de l’Union maghrébine, les deux pays ont réactivé
les commissions mixtes et les travaux de celle-ci ont tendance à se réchauffer.
La volonté marocaine de tourner la page étant prouvée après que le Royaume, sur
très Hautes instructions royales, ait décidé de lever le visa, la balle est
désormais dans le camp algérien, tenu désormais de réagir. Une réaction qui se
fait toujours attendre.
Par : Tarik QATTAB
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http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=18170
Visas : Que va faire maintenant Bouteflika?
Quatre jours après l’annonce officielle de la décision du gouvernement marocain
de lever le visa pour les ressortissants algériens voulant se rendre au Maroc,
aucune réaction officielle n’est encore enregistrée à Alger. L’unique
commentaire officiel demeure celui du ministre algérien des Affaires étrangères,
Abdelaziz Belkhadem, qui a affirmé, samedi dans une déclaration à la presse, que
"l’Algérie fera connaître ultérieurement sa position concernant la suppression
du visa pour les Marocains" et que "la réouverture des frontières est à l'étude
au niveau des deux groupes de travail constitués par les deux pays".
Le chef de la diplomatie algérienne avait même tenté, dans un premier temps, de
donner à la décision marocaine une dimension bilatérale en laissant entendre que
l’initiative de Rabat donnait suite au message de vœux adressé par le président
algérien, Abdelaziz Bouteflika, à SM le Roi Mohammed VI à l’occasion du
cinquième anniversaire de l’intronisation du Souverain. Un message dans lequel,
le président de la république algérienne avait réaffirmé à SM le Roi sa volonté
de "développer l'action commune entre les deux pays pour jeter les ponts de la
fraternité, du bon voisinage, de la solidarité et de la coopération" et mis
l’accent sur la nécessité de "réunir les conditions devant favoriser la relance
de l'édification de relations bilatérales exemplaires, à même de servir les
intérêts communs des deux pays et des deux peuples frères".
Toutefois, la bonne volonté exprimée par le chef de l’Etat algérien dans sa
missive ne s’est pas traduite par une réponse favorable et immédiate à la main
tendue par le Maroc. Au sommet du pouvoir en Algérie, l’initiative marocaine
semble avoir provoqué un effet de stupeur qui a empêché les décideurs algériens
de réagir convenablement à une décision à la fois audacieuse et sereine. Pris de
court, les responsables algériens souhaitent éventuellement avoir plus de temps
pour réfléchir pour trouver la réponse adéquate au geste marocain.
Une thèse confortée par la décision du ministre algérien des Affaires étrangères
d’annuler la visite qu’il devait effectuer, hier au Maroc, afin de participer à
une table ronde sur les relations euroméditerranéennes, organisée dans le cadre
de l'université d'été du festival culturel de la ville d’Asilah. Le chef de la
diplomatie algérienne a annulé cette visite alors qu’il s’était engagé à
participer à ladite conférence au mois de mai dernier.
Invité par son homologue marocain, Mohamed Benaïssa, il devait y rencontrer le
ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos. Les trois
responsables devaient, selon des informations rapportées par des sources
diplomatiques espagnoles, tenir une rencontre tripartite dont le thème principal
serait celui de la question du Sahara. Le désistement unilatéral de M. Belkhadem
est sans doute lié à la décision marocaine de lever le visa pour les Algériens
désirant se rendre au Maroc. Une décision qui lui évite de se trouver dans une
situation embarrassante puisque son gouvernement n’a pas encore décidé de la
suite qu’il donnera à l’initiative marocaine.
Certains observateurs affirment par ailleurs que le manque d’enthousiasme de la
part du gouvernement d’Alger s’explique par le fait que celui-ci voulait qu’une
décision aussi importante que la suppression de la procédure de visas des deux
côtés soit concertée entre les deux capitales et annoncée d’une manière
conjointe et dans le cadre d’une solution globale de tous les dossiers en
suspens entre les deux capitales. D’ailleurs, Rabat et Alger avaient mis en
place des groupes de travail qui se penchent actuellement sur ces questions et
dont les travaux devraient aboutir avant la fin de l’année en cours.
Cette hésitation de la part du gouvernement algérien a dérouté même la presse
algérienne dont plusieurs organes de la presse écrite s’étaient félicités de la
décision marocaine et s’attendaient à une réaction favorable de la part du
gouvernement de leur pays. Or, deux jours après, le ton a nettement changé dans
la presse algéroise qui tente de banaliser la décision marocaine et en accusant
le gouvernement marocain de chercher à tirer un bénéfice économique de
l’ouverture des frontières. Pour la presse algérienne, la levée du visa marocain
pour les Algériens a aussitôt été décidée dans l’objectif de profiter d’une ruée
massive vers le Maroc. "Il est hors de question de continuer à envoyer ses
jeunes y débourser leur argent et revenir avec des sacs de kif traité", estime
l’éditorialiste d’un quotidien algérien rajoutant que la résolution des
"contentieux entre les deux pays" qui "décidera du jour où les jeunes Algériens
pourront se ruer librement sur les magasins marocains dont ils assuraient la
prospérité, il y a dix ans".
Ainsi, l’hésitation des autorités algériennes et le fait qu’ils tardent à
annoncer leur position officielle suite à la décision marocaine est en train de
provoquer une multitude d’interprétations qui risquent d’envenimer le climat
entre deux pays au lieu d’assainir les relations bilatérales. Ce qui est dans
l’intérêt des deux peuples frères qui attendent impatiemment, des deux côtés la
réouverture des frontières. La balle est donc dans le camp algérien.
Par : Omar DAHBI
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6. ALGÉRIE
http://www.algeria-interface.com/new/rubriques/french/depecheafp.php?doc=0408031\
21355.b0qppo18.xml
Démission du chef d'état-major de l'armée algérienne (officiel)
ALGER, 3 août (AFP)
Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général de corps d'armée
Mohamed Lamari, a présenté mardi sa démission "pour raison de santé", a annoncé
un communiqué de la Présidence de la République.
Le général Lamari a présenté sa démission au président de la République
Abdelaziz Bouteflika, qui assume également les fonctions de ministre de la
défense et l'a acceptée, précise le communiqué.
M. Bouteflika a nommé comme nouveau chef d'état-major de l'armée le général
Salah Ahmed Gaid, commandant des forces terrestres.
L'absence du général Lamari lors de la visite à Alger du ministre français de
la Défense, Michèle Alliot-Marie, du 16 au 18 juillet, avait suscité de
nombreuses interrogations et spéculations.
Le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, avait alors indiqué, sans autre
précision, que le chef d'état-major était en vacances.
Plusieurs quotidiens algériens avaient considéré comme acquise, la semaine
dernière, la démission du chef d'état-major de l'armée, sans pour autant fournir
la raison de cette démission, présentée par certains journaux comme une mise à
l'écart de celui qui était considéré jusque-là comme l'homme fort du régime.
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