*******ACTION URGENTE********
*******SAUVONS LE PATRIMOINE HISTRIQUE ET CULTUREL DE DAKHLA-VILLA CISNEROS****
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S O M M A I R E
1. SAHARA-FRANCE-ESPAGNE-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT-ÉCHEC?
[NOTE: MALGRÉ LES PROPOS DE LA PRESSE ALGÉRIENNE IL N'Y A AUCUN DÉMENTI OFFICIEL
ESPAGNOL DU "PLAN ZAPATERO" (SANS AUTODÉTERMINATION) DANS UN COMMUNIQUÉ PUBLIC.
IL Y A SEULEMENT UN DÉMENTI OFFICIEUX "D'UNE SOURCE" DU GOUVERNEMENT NON
IDENTIFIÉ]
1.1. PRESSE ALGÉRIENNE
- LE SOIR D'ALGÉRIE: Belkhadem réaffirme le refus du marchandage
- LIBERTÉ: Les quatre vérités d’Alger
- LIBERTÉ: Rappel
- L'EXPRESSION: Vigoureuse mise au point d’Alger
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Revenir à l’avant-1994
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Les mises au point d’Alger
- LE QUOTIDIEN D'ORAN: Pas de sommet Bouteflika-Mohammed VI en France
- EL WATAN: Sahara Occidental / La mise au point d’Alger
- LA TRIBUNE: Belkhadem exclut tout compromis sur le dossier du Sahara
occidental
- LE MATIN (algérie): Alger pose ses conditions à Rabat
- LE MATIN (algérie): Les explications de Belkhadem
- EL MOUDJAHID/LE JEUNE INDÉPENDANT/LE MATIN (algérie): Le ministère des
Affaires étrangères réaffirme la position de l’Algérie
- EL WATAN: Belkhadem au forum de L’ENTV / «Nous ne subissons aucune pression»
- L'EXPRESSION: Le message d’Alger reçu «5 sur 5»
- LA TRIBUNE: Le ministre marocain de l’Intérieur plaide pour «une nouvelle
approche» des relations bilatérales
- EL WATAN: Fin de parcours pour les rumeurs marocaines
- EL MOUDJAHID: Ferme démenti du gouvernement espagnol
“Pas de plan Zapatero” pour le Sahara occidental
- EL WATAN: Son ministre de l'Intérieur est À Alger / Rabat parle d'une nouvelle
approche
- LIBERTÉ: Mostefa Sahel : “Une nouvelle approche pour des solutions pratiques”
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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/sahara-info/
SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
http://fr.groups.yahoo.com/group/revue-de-presse-sahara-occidental/
SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
http://es.groups.yahoo.com/group/revista-de-prensa-sahara-occidental/
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1. SAHARA-FRANCE-ESPAGNE-MAROC-ALGÉRIE-COMPLOT-ÉCHEC?
1.1. PRESSE ALGÉRIENNE
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2004/07/21/article.php?sid=11785&cid=2
Belkhadem réaffirme le refus du marchandage
L’ombre du conflit du Sahara occidental a plané sur la visite du ministre
marocain de l’Intérieur. Au moment où M. Mostafa Sahel arrivait à Alger,
l’Espagne a dévoilé son «plan Zapatero» pour le règlement du conflit. Par la
voix du chef de la diplomatie algérienne, l’Algérie réitère sa position et
refuse de céder aux pressions exercées sur elle : «Seule la mise en œuvre
scrupuleuse et diligente du plan Baker», affirme Belkhadem.
Reçu par son homologue algérien puis par le président de la République, le
ministre marocain s’est dit convaincu «de la possibilité d’œuvrer ensemble pour
donner un nouvel élan à l’édification d’un Maghreb arabe unifié en tant
qu’option stratégique au service d'abord des intérêts des deux peuples, puis
comme un moyen de faire face aux défis communs, dans un monde aujourd'hui
caractérisé par la mondialisation et les regroupements régionaux». La question
du Sahara occidentale ne risque-t-elle pas d’être un sérieux frein à cette
volonté ? Au regard des déclarations de Belkhadem, l’Algérie est toujours
attachée au plan Baker.
La mise au point de Belkhadem
Au moment de l’arrivée du ministre marocain, le chef de file de la diplomatie
algérienne rendait publique une déclaration qui sonne comme une mise au point.
«Par esprit de responsabilité envers tous les peuples de la région, comme à
l’égard de la communauté internationale, l’Algérie tient à réitérer sa position
constante, bien connue», explique Belkhadem avant d’ajouter que le conflit du
Sahara occidental est «une question de décolonisation à parachever sur la base
du droit des peuples à disposer d’euxmêmes à travers la mise en œuvre
scrupuleuse et diligente du plan Baker et de paix pour l’autodétermination du
peuple du Sahara occidental ». Le ministre algérien a tenu néanmoins à expliquer
que les relations algéro-marocaines ne pourraient être tributaires du conflit
qui empoisonne les rapports entre Alger et Rabat «L’Algérie, qui nourrit le plus
grand respect pour le peuple marocain frère, réaffirme que ce n’est qu’avec les
autorités dirigeantes du Front Polisario que la paix se fera et que la recherche
d’un interlocuteur de substitution, en l’occurrence l’Algérie, ne conduit qu’à
l’impasse et ne fait que prolonger indûment une situation préjudiciable aux
peuples de la région.» L’Algérie affiche cependant sa disposition à «apporter sa
contribution dans les limites de son statut de pays voisin du territoire du
Sahara occidental et de partie intéressée par le processus conduit par les
Nations unies». En dépit de visions différentes pour le règlement de la question
sahraouie, l’Algérie envisage des rapports de qualité avec son voisin marocain.
«L’Algérie ne subordonne l’approfondissement et le développement de ses
relations de fraternité, de bon voisinage et de coopération avec le royaume du
Maroc à aucune conditionnalité ni restriction », affirme Belkhadem qui fait état
de la volonté de l’Algérie d’«édifier le Maghreb uni» en dépit des profondes
divergences. Une volonté partagée par M. Sahel qui affirmait hier que cette
visite est «la consécration de la dynamique positive que connaissent les
relations bilatérales ». Empoisonnées par le conflit sahraoui depuis 1975, les
relations entre les deux pays voisins ont connu des pics de tension après les
attentats de Marrakech qui ont eu pour conséquence première la fermeture des
frontières.
Le «plan Zapatero»
Pour trouver une solution, le chef du gouvernement espagnol a proposé hier une
nouvelle formule selon laquelle le règlement de la question sahraouie passerait
par «un statut d’autonomie à négocier entre les parties en conflit», à savoir le
Maroc et le Polisario qui serait «solennellement scellé sous les auspices des
Etats-Unis, de la France, de l’Espagne et de l’Algérie». C’est le journal
Aujourd’hui le Maroc qui a dévoilé ce plan affirmant que l’Espagne prévoyait que
: «Les deux parties en conflit devront débattre du statut d’autonomie dans ses
détails ainsi que du cadre juridique définissant les prérogatives du
gouvernement central et de la région autonome.» Cet accord devrait dans un
premier temps recevoir l’aval des Nations unies alors que les quatre pays
«parrains» devraient «s’engager à soutenir financièrement le développement du
territoire». Ce que propose Zapatero à l’Algérie, c’est de passer du statut de
«partie en conflit» à celui de «pays faisant partie du club des pays parrainant
et garant du pacte d’autonomie». Hier déjà, les médias marocains bénissaient le
plan Zapatero. Aujourd’hui le Maroc écrivait à cet effet que «C’est une formule
intéressante susceptible de mettre fin au conflit factice du Sahara marocain que
propose le président du gouvernement espagnol. De statut d’acteur principal du
dossier, l’Algérie deviendrait parrain aux côtés des trois puissances en
question. A y regarder de plus près, cette formule, censée remplacer le mauvais
plan Baker, est un marché honnête qui respecte parfaitement l’esprit de “ni
vainqueur ni vaincu“. Chacun des protagonistes y trouve son compte dans une
démarche positive. L’Algérie est appelée à prendre résolument le parti de
l’avenir. Et l’avenir est peint aux couleurs de l’entente et de la coopération».
De son côté l’Opinion écrivait hier que «la question fondamentale qui se pose
est de savoir si les dirigeants algériens finiront par répondre positivement aux
demandes claires formulées par leurs partenaires et consistant à engager un
dialogue direct avec le Maroc, ou s’ils vont persister à entraver tout processus
d’édification du Maghreb et de dynamisation de l’action de l’UMA. Alger sait
pertinemment que la construction du Maghreb ne peut se faire au détriment du
droit du Maroc à l’intégrité territoriale et que, par conséquent, la
normalisation entre Rabat et Alger passe inéluctablement par la solution
définitive du conflit artificiel au sujet du Sahara marocain». Le conflit du
Sahara occidental a été au cœur du ballet diplomatique qu’a connu Alger en début
de mois. Zapatero qui y a fait escale a déclaré que «les Nations unies doivent
jouer un rôle décisif pour tenter de trouver une solution viable à la question
du Sahara occidental ». Avant que Michel Barnier n’appelle Alger à donner «un
nouvel élan au dialogue fondamental avec le Maroc sur le Sahara occidental ».
Des pressions diplomatiques auxquelles Alger résiste pour le moment.
Nawal Imès
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=26679
Les quatre vérités d’Alger
Par Hassan Moali
L’Algérie ne subit aucune pression et elle reste fidèle au plan onusien de James
Baker.
Dixit le ministre des AE.
Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, a mis
fin aux spéculations et autres lectures hasardeuses au sujet d’un prétendu
ramollissement de la position algérienne à l’égard du dossier du Sahara
Occidental.
Invité, hier, au forum hebdomadaire de la télévision nationale, le chef de la
diplomatie algérienne a balayé catégoriquement l’hypothèse selon laquelle Alger
allait rejoindre un “consensus” cousu par Paris et Madrid en vu d’ouvrir un
dialogue direct entre le Maroc et l’Algérie de nature à régler le conflit du
Sahara. “Je tiens d’abord à préciser que l’Algérie ne subit aucune pression de
quelque partie que ce soit sur cette question et qu’elle s’attache plus que
jamais à sa position de principe, à savoir que l’affaire du Sahara est un
problème de décolonisation qu’il va falloir régler dans le cadre des Nations
unies.” Clair, net et précis, Belkhadem l’a été tout au long de ses réponses sur
une question qui aura été la grande curiosité des journalistes.
Le chef de la diplomatie algérienne tenait visiblement à couper court à la folle
rumeur qui suggère un “arrangement” entre le Maroc et l’Algérie sur le problème
sahraoui sous les auspices de la France et de l’Espagne version Zapatero.
“Faux”, assène Belkhadem qui, de sa tribune, réitère : “Alger n’a pas besoin
d’intermédiaire dans un conflit qui ne la concerne pas directement.” Et cet axe
Paris-Madrid-Rabat ? “Ça c’est important ; nous, en Algérie, nous ne collons pas
aux axes, qu’ils soient horizontaux ou verticaux”, déclare-t-il, un brin
ironique.
Le ministre des AE dément formellement que son homologue français Michel Barnier
ou encore le Premier ministre espagnol, Zapatero, aient tenté de lui forcer la
main pour aller traiter directement avec le Maroc. “Ils ont juste évoqué la
possibilité d’une telle démarche que nous avons bien sûr rejetée
catégoriquement. D’ailleurs, aussi bien Barnier que Zapatero ont précisé que
cela dépendait de l’accord de l’Algérie.”
Et comme pour lever tout équivoque, Abdelaziz Belkhadem rappellera que notre
pays a refusé de se poser comme partenaire du conflit en 1975 et qu’il n’est pas
prêt, aujourd’hui, à changer de position. “Que les choses soient claires,
l’Algérie n’a aucune prétention sur le territoire du Sahara, mais elle demeure
attachée à l’application de la légalité internationale via le référendum
d’autodétermination du peuple sahraoui frère.” Mieux encore, Belkhadem affirme
que “si les Sahraouis choisissent de rejoindre le royaume, nous serons les
premiers à les féliciter.”
Le ministre clame haut et fort que l’Algérie n’est pas le tuteur du Polisario
pour qu’elle négocie à sa place avec Rabat, ni elle n’a inventé une nouvelle
position par rapport à cette question.
Parfaitement à l’aise dans ses réponses, le ministre des Affaires étrangères
doute même qu’il y ait une entente entre Paris et Madrid pour obtenir l’accord
d’Alger. “Nous ne savons pas si M. Zapatero possède un plan pour régler la
question du Sahara, en tout cas, ce n’est pas ce qu’il m’a dit et encore moins
M. Barnier”.
Le chef de la diplomatie algérienne tenait manifestement à faire cette longue
mise au point sur ce sujet qui a défrayé la chronique des médias nationaux
depuis les arrivées successives de deux ministres français de haut rang et celle
du Premier ministre espagnol. Son département s’est fendu, le même jour, d’une
aussi longue déclaration rappelant la position traditionnelle de l’Algérie sur
le dossier du Sahara Occidental.
Ceci n’empêche pas le ministre de plaider pour une véritable coopération avec le
Maroc sans aucun a priori, y compris dans le domaine de la défense et de la
lutte contre le terrorisme.
M. Belkhadem refuse d’imbriquer le partenariat entre les deux pays avec la
solution du dossier sahraoui. “Ce conflit existait bien en 1988, mais cela ne
nous avait pas empêchés de donner naissance à l’Union maghrébine !”
s’exclame-t-il, laissant entendre que ce malentendu historique ne devrait pas
paralyser les rapports entre les deux pays. Il a d’ailleurs indiqué que la
rencontre entre le ministre de l’Intérieur marocain, hier, à Alger avec son
homologue algérien devait déboucher sur un mécanisme commun de coordination dans
la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue. Comme quoi, quand on veut
on peut, semble dire Belkhadem.
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http://www.liberte-algerie.com/rub.php?rubrique=Éditorial
Rappel
Par Yacine Kenzy
L’Algérie n’est pas partie prenante au conflit. Toute solution ne peut impliquer
que le Maroc et le Polisario.
Le voisin avait besoin d’une piqûre de rappel.
Si la position de l’Algérie sur le Sahara Occidental n’a pas varié au moment où
l’État était menacé d’effondrement par le terrorisme, ce n’est pas aujourd’hui
qu’elle le serait. Le Maroc ne s’est pas privé d’exploiter cette crise afin de
conduire l’Algérie à renoncer à sa position de principe. Tant pis pour l’UMA
dont les institutions, en pleine phase de construction, se sont retrouvées
gelées de fait. Qu’on se souvienne seulement de l’extradition d’Abdelhak Layada,
chef du GIA en 1993, que le royaume chérifien avait tenté de monnayer avec la
question sahraouie. Qu’on se souvienne aussi des attentats islamistes d’août
1994 à Marrakech que le palais royal avait imputés aux services algériens.
Les victimes étaient européennes et le Maroc avait cru pouvoir s’en servir pour
mettre l’Algérie en difficulté avec la communauté internationale. Survenues au
milieu d’une grave crise, ces manœuvres, même doublées de pressions “amicales”
de certains de partenaires, n’ont pas produit le revirement souhaité par le
Maroc. Comme en 1975, l’Algérie continue de considérer la question du Sahara
Occidental sous l’angle de la décolonisation. À sa création, sous l’occupation
espagnole, le Polisario revendiquait l’indépendance de la colonie.
Le départ de l’armée espagnole aurait dû ouvrir la voie à un référendum
d’autodétermination pour permettre aux populations sahraouies de décider de leur
avenir. Mais l’invasion de ce territoire par le Maroc, qui avait voulu le
partager avec la Mauritanie, a contrecarré ce projet. Le partage avec la
Mauritanie, fut-il purement tactique, reste aux yeux de la communauté
internationale, l’argument le plus implacable contre la possession revendiquée
par le Maroc.
La Mauritanie a fini par reconnaître ses torts et s’est retirée d’un territoire
dont la situation est comparable à celle du Timor Oriental. Évacué par l’armée
portugaise en 1975, il fut envahi par l’Indonésie sous les mêmes motifs invoqués
par le Maroc au Sahara Occidental. Sauf que l’Indonésie a fini par accepter le
plan de paix des Nations unies qui a conduit depuis quelques années à
l’indépendance du Timor. Pendant ce temps, le Maroc a fait obstruction à tous
les projets de l’ONU. Ce qui a été possible dans un cas peut être possible dans
l’autre. C’est ce que vient de rappeler l’Algérie liée au Polisario par un
devoir de solidarité. Le même qu’elle a eu à témoigner à l’endroit de tous les
mouvements de libération.
Et rien de plus. L’Algérie n’est pas partie prenante au conflit. Toute solution
ne peut impliquer que le Maroc et le Polisario.
En attendant, l’UMA peut bien se construire et les questions concernant
l’Algérie et le Maroc se régler dans un cadre bilatéral. Le voisin avait besoin
d’une piqûre de rappel. C’est fait.
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http://www.lexpressiondz.com/T20040721/ZA4-0.htm
Vigoureuse mise au point d’Alger
21 juillet 2004 - Page : 3
Au détour de la visite la semaine dernière à Alger du chef de la diplomatie
française et du président du Conseil espagnol, l’affaire sahraouie est revenue
au premier plan.
Les observateurs ne s’y sont pas trompés et ont pris cette offensive conjuguée
franco-espagnole pour ce qu’elle était en fait, une pression, quelque peu
tranchante - même si elle n’est pas concertée - sur Alger dans l’objectif
d’amener l’Algérie à un dialogue direct avec Rabat sur la question du dossier de
Saguiet El Hamra et de Rio de Oro (Sahara occidental). Cette donne est renforcée
par l’annonce, à Madrid, d’un «plan» pour le Sahara occidental, que le président
du Conseil espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, aurait conçu, et la
déclaration à Rabat du ministre de la Communication et porte-parole du
gouvernement marocain, Nabil Benabdallah, la veille de la venue à Alger du
ministre marocain de l’Intérieur, Mostafa Sahel, selon lequel, «le ministre de
l’Intérieur examinera à Alger l’ensemble des questions bilatérales, parmi
lesquelles le dossier du Sahara (occidental)». Face à ces manoeuvres qui tendent
à faire du contentieux sahraoui un problème algéro-marocain, il fallait que
l’Algérie réagisse et explicite sa position d’une part, rétablisse les faits
d’un dossier dont les antagonistes restent le royaume chérifien qui occupe
illégalement le territoire sahraoui, et le mouvement de libération sahraoui, le
Front Polisario, d’autre part.
Sahara: une question de légalité
La réaction d’Alger est venue hier dans une vigoureuse mise au point du
ministère algérien des Affaires étrangères qui met les points sur les «i» - au
moment où le ministre marocain de l’Intérieur débarquait à l’aéroport
Houari-Boumediene - dans une affaire qui avait trop tendance, ces derniers
jours, à sortir de son cadre naturel qui est l’ONU, et de son caractère, un
territoire à décoloniser. Ainsi, dans une déclaration en forme de mise au point,
le ministère des Affaires étrangères réitère la position de l’Algérie sur la
question du Sahara occidental et réaffirme «l’attachement de l’Algérie à la
légalité africaine et internationale concernant la question du Sahara
occidental», considérant qu’il s’agit «d’une question de décolonisation à
parachever sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à travers la
mise en oeuvre scrupuleuse et diligente du plan Baker et de paix pour
l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Le communiqué susmentionné
relève par ailleurs, que «des déclarations de certaines personnalités
gouvernementales étrangères relatives à la question du Sahara occidental ont
tendance à faire un amalgame, malencontreux et fallacieux, entre les relations
bilatérales algéro-marocaines, l’édification unitaire maghrébine et le règlement
de la question du Sahara occidental». C’est ainsi que la déclaration affirme :
«Par esprit de responsabilité envers tous les peuples de la région comme à
l’égard de la communauté internationale dans son ensemble, l’Algérie tient à
réitérer solennellement sa position constante, bien connue en la matière, en
soulignant tout particulièrement les points fondamentaux suivants : «L’Algérie
ne subordonne l’approfondissement et le développement de ses relations de
fraternité, de bon voisinage et de coopération avec le royaume du Maroc à aucune
conditionnalité ni restriction. Elle est disponible pour la prise de mesures et
d’initiatives concertées dans un cadre de réciprocité et de sérieux dans la mise
en oeuvre des accords conclus, pour donner aux relations algéro-marocaines
l’impulsion et la consistance qu’elles méritent pour être hissées au diapason
des aspirations des peuples algérien et marocain».
Expliquant la conviction immuable de l’Algérie dans la construction du Grand
Maghreb, la déclaration indique: «L’Algérie réaffirme sa foi inébranlable en
l’idéal maghrébin ainsi que son ferme engagement en faveur de la dynamisation de
l’Union du Maghreb arabe. Elle souligne que la construction unitaire maghrébine
constitue une oeuvre identitaire de grande portée qui correspond à un besoin
impérieux pour le développement et la prospérité de tous les pays de la région.
En tant qu’expression de la fidélité de chacun des peuples maghrébins à sa
propre histoire et en tant que réponse collective adéquate aux multiples défis
de l’époque contemporaine, l’édification du Grand Maghreb arabe est dans
l’intérêt le mieux compris de chacun des pays maghrébins. Ce grand projet
civilisationnel ne saurait être valablement soumis à quelque préalable
unilatéral que ce soit». Relevant l’intérêt attaché au développement des
relations entre l’Algérie et le Maroc, le ministre des Affaires étrangères
affirme, «L’Algérie considère que le développement des relations
algéro-marocaines et l’accélération de la construction unitaire maghrébine ont
naturellement vocation à contribuer à la création d’un climat politique
favorable à l’avènement progressif d’une ère qualitativement nouvelle à
l’échelle de la région maghrébine. C’est d’ailleurs cette conviction et cette
attente qui ont été solidairement invoquées au moment du rétablissement des
relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc ainsi que de la fondation de
l’Union du Maghreb arabe alors même que le conflit du Sahara occidental était
encore dans une phase de confrontation militaire active entre le royaume du
Maroc et le Front Polisario. Partant, l’Algérie réaffirme que nul n’est à
présent fondé à soutenir que les relations algéro-marocaines et la relance de
l’Union du Maghreb arabe seraient tributaires du règlement de la question du
Sahara occidental et, encore moins, d’une forme unilatéralement fixée dudit
règlement.»
Les convictions d’Alger réitérées
Revenant enfin sur la question sahraouie, le communiqué réitère l’attachement
d’Alger au droit international et au droit pérenne des peuples à
l’autodétermination, et souligne que «l’Algérie réaffirme son attachement
indéfectible a la légalité africaine et internationale concernant la question du
Sahara occidental. Il s’agit d’une question de décolonisation à parachever sur
la base du droit imprescriptible des peuples à disposer d’eux-mêmes à travers la
mise en oeuvre scrupuleuse et diligente du plan Baker et de paix pour
l’autodétermination du peuple du Sahara occidental qui a été adopté à
l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies. L’Algérie, qui nourrit
le plus grand respect pour le peuple marocain frère, réaffirme que ce n’est
qu’avec les autorités dirigeantes du Front Polisario que la paix se fera et que
la recherche d’un interlocuteur de substitution, en l’occurrence l’Algérie, ne
conduit qu’à l’impasse et ne fait que prolonger indûment une situation
préjudiciable aux peuples de la région. Tout en demeurant pleinement disponible
pour apporter sa contribution, dans les limites de son statut de pays voisin du
territoire du Sahara occidental et de partie intéressée par le processus conduit
par les Nations unies, à une dynamique authentique de paix, l’Algérie veut
croire que les deux parties assumeront leurs responsabilités primordiales et
historiques en se retrouvant dans une vision généreuse du destin commun de tous
les peuples maghrébins autour des valeurs d’égalité, de solidarité, de
démocratie et d’unité». Dans cette déclaration très claire, Alger met un terme à
l’équivoque que d’aucuns entretenaient sur les tenants de l’affaire sahraouie
et, plus singulièrement, la position de l’Algérie sur la décolonisation du
Sahara occidental en rétablissant les faits tels que consignés par les plans de
paix de l’ONU, notamment le plan Baker rejeté par le Maroc. Cette vigoureuse
mise au point est en fait devenue nécessaire face à l’amalgame qu’on veut
perpétuer autour du problème sahraoui et de la pseudo-implication de l’Algérie
dans une solution qui ne concerne que les deux belligérants que sont le Maroc et
le Front Polisario. De fait, le seul rôle que revendique l’Algérie, est celui, à
l’instar de la Mauritanie, d’observateur dans un dossier qui concerne deux pays
voisins, frères et amis.
K. MOHSEN
--------->
http://www.quotidien-oran.com/quot2906/analyse.htm
Revenir à l’avant-1994
Par Noureddine Azzouz
Entre Alger et Rabat, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Pendant de
longues années encore, le Sahara Occidental et ses dommages collatéraux
continueront d’obérer les horizons d’échanges stratégiques qui s’offrent à eux
dans le cadre d’un Maghreb intégré. Espérer, donc, un règlement rapide de leur
contentieux serait naïf; tout comme il serait trop simple, ici et maintenant, de
voir totalement s’effondrer le mur d’hostilité qui les sépare.
Pourtant, un dialogue progressif est possible. Dès lors que le contact n’a
jamais été rompu depuis le début des années quatre-vingt-dix, dès lors que les
deux Etats continuent en dépit de tout à s’envoyer émissaires et ministres,
l’hypothèse d’un rapprochement est crédible sinon probable. Même si le jeu
s’apparente aujourd’hui à qui concédera le premier ses intérêts à l’autre, sous
le pressing des nouvelles données géopolitiques qui sont en train de modifier la
sous-région, il n’y a pas là que des promesses de Gascon.
La recherche par les deux côtés du moindre frémissement, pour renouer leurs
relations, témoigne en revanche d’une véritable conscience. Ainsi que d’une
véritable inquiétude à persister dans le statu quo actuel et à perdre les
challenges auxquels nous confrontent l’enjeu économique, l’instabilité politique
et la lutte contre le terrorisme islamiste. Ceci étant admis, le coeur du
problème est comment trouver une brèche sans qu’aucun pays, ni l’Algérie ni le
Maroc, ne se sente humilié ou qu’il prenne le risque, chacun chez lui, d’être
taxé de trahison. Une telle perspective, naturellement, fait trembler. Il n’en
demeure pas essentiel pour Rabat comme pour Alger de continuer à chercher les
voies de la réconciliation.
La meilleure manière de la considérer aujourd’hui - ce n’est pas une boutade -
est de multiplier les attitudes protocolaires amicales comme celle du ministre
marocain de l’Intérieur. M. Sahel, en effet, est non seulement reçu par le
président de la République. Mais il accepte également d’agrémenter son séjour
par des déplacements hors des bureaux calfeutrés et officiels. Plus
sérieusement, il s’agit d’optimiser ces conduites par des discussions - c’est un
constat de plus en plus lourd - sur les moyens de rouvrir les frontières
terrestres comme un premier pas.
Il ne s’agit pas uniquement de faciliter la circulation des biens et des
personnes, qui sont pourtant un formidable facteur d’intégration et de
rapprochement. Mais il s’agit surtout de faire revenir les relations
algéro-marocaines au niveau qui était le leur avant 1994. Autrement dit, avant
l’attentat tragique, hâtivement imputé aux «services» algériens, qui a frappé le
complexe hôtelier de l’Atlas Asni à Marrakech. Précédemment à cette période, les
relations entre l’Algérie et le Maroc n’étaient pas au beau fixe, ni le dossier
du Sahara réglé. Mais elles fonctionnaient quand même et les échanges
s’effectuaient avec plus ou moins de normalité. C’est ce cap qu’il faut
atteindre à nouveau pour parler d’une véritable normalisation.
En somme, il s’agit de remettre sur la table la proposition faite par
Belkhadem, il y a plus d’une année, à Rabat, de «dissocier» les relations
algéro-marocaines du conflit sahraoui. Même si, du côté marocain, cette
dissociation paraît impensable, elle représente une des pistes les plus
sérieuses pour libérer le Maghreb du blocage mortel dans lequel il se trouve
actuellement.
Cela paraît difficile mais des données nouvelles sont apparues. L’Est marocain,
frontalier de l’Algérie, connaît une crise économique considérée comme la
conséquence directe de la fermeture des frontières. Rabat est confronté en outre
à un problème très sérieux: celui du terrorisme.
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http://www.quotidien-oran.com/quot2906/even.htm
Les mises au point d’Alger
Pas question de coupler la relance de l’union maghrébine et des relations
algéro-marocaines au règlement de la question du Sahara Occidental.
Alors que le ministre marocain de l’Intérieur est à Alger et qu’un journal
marocain évoque un «plan Zapatero» pour le Sahara Occidental démenti
officiellement par le gouvernement espagnol [NOTE: IL N'Y A PAS DE DÉMENTI
OFFICIEL], l’Algérie réaffirme, de manière tranchante, sa position sur la
question.
Il y a presque de l’exaspération dans les lignes du communiqué des Affaires
étrangères rendu public hier. Son allure de mise au point générale constitue une
réponse à un pressing remarqué de Paris et de Madrid en vue d’amener l’Algérie à
traiter «directement» avec Rabat de la question du Sahara Occidental et à sortir
du cadre de l’Onu et de la solution qu’elle préconise. Exaspération qui tient au
fait que les pays «amis» invoquent l’idéal maghrébin et font de «l’amalgame»
pour amener l’Algérie à se transformer en «partie en conflit» et à se substituer
aux Sahraouis.
Les visites du Français Michel Barnier puis du Premier ministre espagnol,
Rodriguez Zapatero, ont confirmé que Madrid se rapprochait de manière sensible
de la position française sur la question. Les discours tenus ont été perçus à
Rabat comme l’enterrement définitif du référendum pour l’autodétermination. La
visite en Algérie du ministre marocain de l’Intérieur concerne les relations
bilatérales mais il suffit de lire rapidement la presse marocaine pour saisir
que pour Rabat, cela inclut la question du Sahara Occidental.
La diplomatie algérienne - et il faut lui reconnaître cette constance - a
toujours défendu l’idée que les relations bilatérales ne doivent pas être
couplées au problème du Sahara Occidental qui relève aux yeux d’Alger de la
seule compétence des Nations unies. Ce principe a d’ailleurs été adopté par le
Maroc au moment du rétablissement des relations diplomatiques interrompues après
les attentats de Marrakech de 1994.
Les deux parties, sans introduire de conditions préalables, convenaient qu’une
amélioration des relations bilatérales et une relance du processus maghrébin
pouvaient créer un climat propice à la solution des autres problèmes. C’est, en
fait, Mohamed VI, dans un entretien au Times, qui a remis en cause cette
approche des relations bilatérales tout en déclarant que le référendum était
caduc et que le Polisario était une création de l’Algérie.
Le problème est que ce choix royal allait se solder par un échec diplomatique
avec l’adoption du plan Baker. Les «pressions», fussent-elles «amicales»,
donnent l’impression, à tort aux yeux de la diplomatie algérienne, que l’Algérie
est la source du blocage. D’où ce rappel vigoureux que la légalité
internationale s’incarne aujourd’hui dans le plan Baker, réaffirmé en avril 2004
par le Conseil de sécurité de l’Onu.
Le ministre algérien des Affaires étrangères souligne de ce fait que le
problème du Sahara Occidental est une question de décolonisation à laquelle
l’Onu a apporté une réponse dans le plan Baker, lequel doit faire l’objet d’une
«mise en oeuvre scrupuleuse et diligente». En réponse aux appels insistants à un
dialogue direct, credo de la France et du Maroc, Alger estime que le seul
interlocuteur valable pour le Maroc est le Front Polisario.
Hors de question pour l’Algérie de devenir un «interlocuteur de substitution»
car cela ne fera que mener à «l’impasse» et à prolonger indûment une situation
préjudiciable aux peuples de la région. Pays voisin et «partie intéressée» par
le processus onusien, l’Algérie exprime le souhait que les deux parties
concernées - Maroc et Polisario - «assumeront leurs responsabilités primordiales
et historiques en se retrouvant dans une vision généreuse du destin commun de
tous les peuples maghrébins autour des valeurs d’égalité, de solidarité, de
démocratie et d’unité». On ne peut plus clairement refuser le statut de «partie
au conflit» du Sahara Occidental dans lequel le Maroc mais aussi Paris veulent
donner à l’Algérie.
Tout aussi clair est le refus de «l’amalgame, malencontreux et fallacieux»
distillé par les déclarations de personnalités gouvernementales étrangères entre
les relations algéro-marocaines, la relance du processus maghrébin et la
question du Sahara Occidental.
Alger ne subordonne une relance des relations avec Rabat à aucune
«conditionnalité», «ni restriction» et souligne que le processus maghrébin qui
correspond à l’intérêt général des populations ne peut être soumis «à quelque
préalable unilatéral que ce soit». «L’Algérie réaffirme que nul n’est à présent
fondé à soutenir que les relations algéro-marocaines et la relance de l’Union du
Maghreb arabe seraient tributaires du règlement de la question du Sahara
Occidental et, encore moins, d’une forme unilatéralement fixée dudit règlement».
Les responsables algériens qui sont excédés d’être présentés - y compris par des
analystes algériens - comme soumis aux pressions et sur le point d’y céder, font
une sorte de dégagement en force. La solution est à l’Onu, si dialogue direct il
y a, ce sera entre le Polisario et le Maroc et non entre ce dernier et
l’Algérie. Si le Maroc continue d’essayer d’imposer un couplage sur cette
question avec le développement des relations bilatérales, il fait fausse route.
Non seulement il ne risque pas d’y parvenir, mais il a aussi beaucoup à perdre -
au niveau économique - à maintenir les rapports bilatéraux dans une situation de
gel et à bloquer le processus maghrébin. La mise au point est «générale» aussi
bien en direction du Maroc que de Paris et Madrid qui veulent «mutualiser» leurs
efforts en vue de «bilatéraliser» la solution. Elle est devenue apparemment
nécessaire aux yeux des responsables algériens qui semblent estimer que les
propos tenus, à Alger même, par les Français et les Espagnols sont perçus à
Rabat comme des faux signaux que l’Algérie est «mûre» et qu’elle est prête à
céder.
Le journal «le Maroc Aujourd’hui» a d’ailleurs donné un contenu précis à ces
«signaux» en évoquant un «plan Zapatero» fondé sur un référendum portant
exclusivement sur «l’autonomie» qui serait avalisé par l’Onu avec le parrainage
de Paris, Madrid et Washington. L’Algérie serait invitée à devenir le quatrième
parrain de ce plan quittant ainsi, selon le journal marocain, «son statut de
partie au conflit».
Madrid a réagi rapidement en indiquant qu’il n’existait pas de «plan Zapatero»
et que l’Espagne s’est limitée à se prononcer pour que les parties négocient
sous les auspices des Nations unies sans préjuger des résultats [NOTE: IL N'Y A
PAS DE DÉMENTI OFFICIEL]. La mise au point signifiée par Alger devrait, pour un
temps du moins, mettre fin à l’euphorie qui règne au Maroc.
M. Saâdoune
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http://www.quotidien-oran.com/quot2906/even.htm
Pas de sommet Bouteflika-Mohammed VI en France
Interrogé par plusieurs journalistes sur le Sahara Occidental, le ministre
d’Etat, ministre des Affaires étrangères, a répondu avec fermeté que l’Algérie
ne subit aucune pression à ce sujet.
« L’Algérie ne subit aucune pression et ne se plie à aucune», a soutenu
Belkhadem, hier au forum de l’ENTV, à propos des allées et venues des
responsables occidentaux et des propositions de l’Espagne et de la France sur le
règlement du conflit sahraoui. Il estime à cet effet que, «de temps à autre, on
lui fait part d’idées pour trouver une solution à cette question, mais l’Algérie
tient toujours à rappeler sa position de principe, à savoir que c’est une
question de décolonisation à parachever sur la base de l’autodétermination du
peuple sahraoui».
L’Algérie n’est ni le tuteur, ni le porte-parole, ni le chargé de mission du
peuple sahraoui est une réponse qu’il rappelle avoir donnée au Président du
gouvernement espagnol et au chef de la diplomatie française et qu’il réitérera
pour préciser davantage à l’assistance la position officielle. Le ministre
indique que «l’Algérie est capable d’aller très loin en matière de coopération
bilatérale avec le Maroc, dans tous les domaines et à tous les niveaux, celui
multilatéral ou dans le cadre de l’UMA, mais sans que des conditions lui soient
posées».
Il rappelle que «le traité de Marrakech a été signé par les cinq pays
concernés, sans qu’aucun d’eux n’ait posé une quelconque condition. Pourtant, le
conflit sahraoui existait à l’époque». Belkhadem précisera que les problèmes en
suspens entre l’Algérie et le Maroc sont examinés dans le cadre de deux
commissions, l’une des affaires consulaires et la seconde des affaires
économiques. Ils touchent en général les droits des résidants des deux côtés,
leurs cartes de séjour, les droits de propriété et autres difficultés que posent
le trafic de marchandises, de drogue ou l’immigration clandestine. «Nous devons
trouver des solutions à tous ces problèmes, et s’il faut un arbitrage de haut
niveau, et bien il sera fait par le président Bouteflika et le roi Mohammed VI»,
dira le ministre.
Pour souligner l’importance des problèmes entre les deux pays, il lancera:
«Avec des frontières fermées, nous avons trouvé de la tomate marocaine en vente
à Tébessa». L’essentiel pour lui est que «les deux pays réussissent à mettre en
place un mécanisme mixte de sécurité au sens large du terme». Terrorisme, trafic
de drogue, contrebande, immigration clandestine, le tout nécessite, selon lui,
«la construction de passerelles d’amitié et de confiance avec nos voisins».
Un sommet Bouteflika-Mohammed VI en marge des festivités du débarquement
prévues en août à Toulon n’est pas prévu. «S’il doit y avoir un sommet, il se
tiendra en Algérie ou au Maroc, parce que les deux chefs d’Etat n’apprécieront
pas qu’il se tienne dans un endroit autre que l’un ou l’autre pays», explique
Belkhadem.
L’intéressement des pays étrangers à l’Algérie est expliqué par Belkhadem comme
étant le fruit de ses efforts diplomatiques dans les tribunes internationales,
«et aussi parce qu’elle a 37 milliards de dollars de réserves de change et que
la diplomatie est aussi une diplomatie d’affaires».
A propos des contrats de coopération, notamment militaire, que l’Algérie
s’apprête à signer avec certains pays, à commencer par la France, le ministre
des Affaires étrangères notera qu’il ne croit pas à la politique des axes mais à
la préservation d’intérêts. «Là où l’Algérie trouve ses intérêts, elle fonce»,
estime-t-il. C’est ce qu’il dira à propos du partenariat d’exception ou des
accords de partenariat que l’Algérie a signés avec l’Espagne, l’Italie, la
Russie, l’Inde, et compte le faire incessamment avec la France. «C’est une
question d’intérêts communs», dit-il.
A propos de l’accord militaire avec la France, le chef de la diplomatie
précisera «qu’il est encore en gestation et n’a pas encore pris la forme que
nous voulons». Il a tenu à ajouter que «ce n’est pas antinomique et il ne nous
fera pas oublier le devoir de mémoire. Il se fait dans le cadre d’une
coopération mutuelle et d’intérêts communs».
Au sujet de la rencontre des 4+3 annoncée pour l’automne prochain par la
ministre française de la Défense, il dira que «si on dialogue avec l’OTAN, on
peut aussi le faire avec les quatre, ce qui ne diminuera pas de notre
souveraineté. Ça se fera au profit d’un élargissement de la coopération
militaire. Et s’ils organisent des manoeuvres, on pourra en profiter pour la
professionnalisation de notre armée». L’Algérie, dit-il, n’a pas l’habitude
d’envoyer ses militaires en dehors de ses frontières. Elle est d’accord pour
envoyer de temps en temps des observateurs pour la préservation de la paix, par
exemple dans la région des Grands Lacs, pour l’accord entre l’Ethiopie et
l’Erythrée ou, par le passé, au Cambodge».
Il annonce que l’Algérie participera aux festivités du débarquement avec
plusieurs unités de la marine nationale. «Il n’y a aucun militaire français en
Algérie ni aucun militaire algérien en France», a-t-il indiqué.
L’Algérie est, selon lui, prête à se faire représenter par un ambassadeur en
Irak dès que les forces coloniales se retireront. «Il n’y a aucune crise entre
l’Algérie et le Tchad et nous oeuvrons au renforcement de nos relations qui sont
amicales et bonnes», affirme-t-il. Au sujet de l’extradition d’El-Para,
Abdelaziz Belkhadem soulignera que «l’Algérie n’a rien négocié mais qu’elle a
entrepris des contacts avec certains pays et non pas avec un groupe rebelle,
pour le récupérer et ceux qui sont avec lui pour les présenter à la justice
algérienne».
Pour les harkis, Belkhadem estime que «leurs enfants sont les bienvenus et ceux
qui détiennent un passeport français seront traités comme des Français». A une
question sur le sigle FLN, il répondra que «le FLN est la propriété de tous ses
militants et personne n’a le droit de parler au nom du FLN après qu’il ait
changé de parti, même s’il est un moudjahid».
Ghania Oukazi
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http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/21/cad_actualite.htm
Sahara Occidental / La mise au point d’Alger
Le gouvernement algérien a réitéré hier «solennellement» sa position «constante
et bien connue» concernant les relations algéro-marocaines, l'édification
unitaire maghrébine et le règlement de la question du Sahara-Occidental.
Reproduite dans une longue «déclaration du ministère des Affaires étrangères sur
le Sahara-Occidental», cette position a pour finalité de lever «l'amalgame
malencontreux et fallacieux entre les relations bilatérales algéro-marocaines,
l'édification unitaire maghrébine et le règlement de la question du
Sahara-Occidental» induit par «des déclarations de certaines personnalités
gouvernementales étrangères relatives» à cette question. Sans identifier ces
personnalités, le ministère des Affaires étrangères (MAE) ajoute dans sa
déclaration que la décision de l'Algérie de réaffirmer sa position sur ces trois
dossiers tient d'un «esprit de responsabilité envers tous les peuples de la
région comme à l'égard de la communauté internationale dans son ensemble». Il
est possible de supposer que la mise au point du MAE s'adresse à des
personnalités appartenant aux gouvernements espagnol, français et marocain.
L'hypothèse reste probable d'autant que la déclaration du département de
Abdelaziz Belkhadem intervient à la suite d'une offensive soutenue de Paris et
Madrid sur le dossier sahraoui. Ces deux capitales n'ont cessé de multiplier,
ces dernières semaines, les pressions sur Alger pour l'amener à renoncer à ces
positions traditionnelles sur le Sahara-Occidental et à accepter le principe
d’«un dialogue direct» avec son voisin marocain comme voie de règlement à ce
conflit. Un dialogue conduit sous leurs auspices et qui plus est ne ferait pas
cas du «plan Baker» et des résolutions de l'ONU. Si le raccourci, pris par
Madrid et Paris, consistant à réduire le conflit du Sahara-Occidental à un
simple problème entre l'Algérie et le Maroc a déjà de quoi étonner, l'idée
rendant tributaire la construction du Maghreb et l'approfondissement des
relations algéro-marocaines, défendue par Michel Barnier et José Luis Zapatero,
lors de leur visite à Alger, est la goutte qui a, apparemment, fait déborder le
vase. Intéressé par une reprise à zéro du dossier sahraoui, le Maroc joue à fond
la carte de Madrid et de Paris. Rabat multiplie, ces derniers jours, les sorties
médiatiques pour sonder la position des autorités algériennes concernant la
«solution politique» au problème du Sahara-Occidental préconisée par les
gouvernements espagnol et français. Pour faire croire qu'Alger a accepté la
solution franco-espagnole, les autorités marocaines ont laissé courir la rumeur
que la visite de leur ministre de l'Intérieur allait également aborder ce
dossier. Ce qui a visiblement motivé la réaction d’Alger. La déclaration du MAE
ne souffre aucune équivoque puisqu'elle réaffirme, concernant le conflit
sahraoui, «l'attachement indéfectible de l'Algérie à la légalité africaine et
internationale». A ce titre, il est rappelé que le conflit du Sahara-Occidental
est «une question de décolonisation à parachever sur la base du droit
imprescriptible des peuples à disposer d'eux-mêmes à travers la mise en œuvre
scrupuleuse et diligente du plan Baker et de paix pour l'autodétermination du
peuple du Sahara-Occidental qui a été adopté à l'unanimité par le Conseil de
sécurité des Nations unies». Et d'ajouter à l'adresse du «peuple marocain frère»
que «ce n'est qu'avec les autorités dirigeantes du Front Polisario que la paix
se fera et (que) la recherche d'un interlocuteur de substitution, en
l'occurrence l'Algérie, ne conduit qu'à l'impasse et ne fait que prolonger
indûment une situation préjudiciable aux peuples de la région».
Une question de légalité
Clarification faite, le MAE porte à l'intention du Maroc et du Front Polisario
que «l'Algérie demeure pleinement disponible pour apporter sa contribution, dans
les limites de son statut de pays voisin du territoire du Sahara-Occidental et
de partie intéressée par le processus conduit par les Nations unies, à une
dynamique authentique de paix». Et l'Algérie, mentionne en outre le département
de Belkhadem dans sa déclaration, «veut croire que les deux parties assumeront
leurs responsabilités primordiales et historiques en se retrouvant dans une
vision généreuse du destin commun de tous les peuples maghrébins autour des
valeurs d'égalité, de solidarité, de démocratie et d'unité». S'agissant des
relations algéro-marocaines, le MAE précise que «l'Algérie ne subordonne
l'approfondissement et le développement de ses relations de fraternité, de bon
voisinage et de coopération avec le royaume du Maroc à aucune conditionnalité ni
restriction». Celle-ci, indique-t-on, «est disponible pour la prise de mesures
et d'initiatives concertées dans un cadre de réciprocité et de sérieux dans la
mise en œuvre des accords conclus pour donner à ces relations l'impulsion et la
consistance qu'elles méritent pour être hissées au diapason des aspirations des
peuples algérien et marocain». Le MAE souligne le principe selon lequel
«l'Algérie considère que le développement des relations algéro-marocaines et
l'accélération de la construction unitaire maghrébine ont naturellement la
vocation de contribuer à la création d'un climat politique favorable à
l'avènement progressif d'une ère qualitativement nouvelle à l'échelle de la
région maghrébine». «C'est d'ailleurs cette conviction et cette attente qui ont
été solidairement invoquées au moment du rétablissement des relations
diplomatiques entre l'Algérie et le Maroc, ainsi que de la fondation de l'Union
du Maghreb arabe (UMA), alors même que le conflit du Sahara-Occidental était
encore dans une phase de confrontation militaire active entre le royaume du
Maroc et le Front Polisario», ajoute-t-on. Cette situation amène Alger à
réaffirmer que «nul n'est à présent fondé à soutenir que les relations
algéro-marocaines et la relance de l'Union du Maghreb arabe seraient tributaires
du règlement de la question du Sahara-Occidental et, encore moins, d'une forme
unilatéralement fixée dudit règlement». Et à l'occasion, le MAE n'a également
pas omis de mettre en avant la foi inébranlable de l'Algérie dans l'idéal
maghrébin, ainsi que son ferme engagement en faveur de la dynamisation de l'UMA.
Par Z. C.
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http://www.latribune-online.com/2107/p0101.htm
Belkhadem exclut tout compromis sur le dossier du Sahara occidental
Mercredi 21 juillet 2004
Par Younes Hamidouche
Dans une déclaration officielle rendue publique hier matin, le ministère
algérien des Affaires étrangères, en réaction à de récentes déclarations
gouvernementales étrangères nourries d’«amalgames, malencontreux et fallacieux,
entre les relations bilatérales algéro-marocaines, [sur] l’édification unitaire
maghrébine et le règlement de la question du Sahara occidental», a réaffirmé son
«attachement indéfectible» à la légalité africaine et internationale en ce qui
concerne le Sahara occidental, demeurant «une question de décolonisation à
parachever sur la base du droit imprescriptible des peuples à disposer
d’eux-mêmes à travers la mise en œuvre scrupuleuse et diligente du plan Baker de
paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental qui a été adopté à
l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies». Nettement relevé par
l’Algérie, «nul n’est à présent fondé à soutenir que les relations
algéro-marocaines et la relance de l’Union du Maghreb arabe seraient tributaires
du règlement de la question du Sahara occidental et encore moins d’une forme
unilatéralement fixée dudit règlement». «Nous ne cédons à aucune pression et il
n’y a pas de pressions», indique le ministre d’Etat, ministre des Affaires
étrangères en soulignant que «la réponse algérienne est claire, il s’agit d’une
question de décolonisation». Cette position réitérée solennellement par
l’Algérie dans un esprit de constance est, bien évidemment, inscrite dans une
logique selon laquelle notre pays «ne subordonne l’approfondissement et le
développement de ses relations de fraternité, de bon voisinage et de coopération
avec le royaume du Maroc à aucune conditionnalité ni restriction» et dans une
projection de disponibilité en faveur de «mesures d’initiatives concertées dans
un cadre de réciprocité et de sérieux dans la mise en œuvre des accords conclus,
pour donner aux relations algéro-marocaines l’impulsion et la consistance
qu’elles méritent pour être hissées au diapason des aspirations des peuples
algérien et marocain». Et au sujet de ces aspirations, l’Algérie rappelle sa
«foi inébranlable dans l’idéal maghrébin ainsi que son ferme engagement en
faveur de la dynamisation de l’Union du Maghreb arabe». «Ce grand projet
civilisationnel ne saurait être valablement soumis à quelque préalable
unilatéral que ce soit», met en exergue l’Algérie.A l’adresse de tous, le
royaume du Maroc en premier, l’Algérie réaffirme également que «ce n’est qu’avec
les autorités dirigeantes du Front Polisario que la paix se fera et que la
recherche d’un interlocuteur de substitution, en l’occurrence l’Algérie, ne
conduit qu’à l’impasse et ne fait que prolonger indûment une situation
préjudiciable aux peuples de la région». Ainsi, comme toujours martelé, le
statut de l’Algérie est clair. C’est celui d’un «pays voisin du territoire du
Sahara occidental et de partie intéressée par le processus conduit par les
Nations unies». Un pays qui veut croire que les deux parties assumeront leurs
«responsabilités primordiales historiques en se retrouvant dans une vision
généreuse du destin commun de tous les peuples maghrébins autour des valeurs
d’égalité, de solidarité, de démocratie et d’unité». C’est, en somme, cette
vision de la situation qui a été mise en évidence lors du forum de l’Entreprise
nationale de télévision (ENTV) dont l’invité hier était le ministre d’Etat,
ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem,
(...)
Y aura-t-il un sommet Bouteflika - Mohamed VI à cette occasion ? Réponse de
Abdelaziz Belkhadem, en substance : les deux hauts responsables refusent à ce
qu’un tel sommet ait lieu en dehors des territoires algérien et marocain. Par
ailleurs, sur la question de l’éventuelle réouverture des frontières
algéro-marocaines, fermées depuis 1994, Abdelaziz Belkhadem souligne d’abord la
nécessité pour les deux pays voisins de parvenir à «une gestion sereine des
relations bilatérales» et qu’ensuite, «l’ouverture des frontières est simple».
Selon le ministre, il y a lieu de se mettre d’accord sur un mécanisme de
sécurité global entre l’Algérie et le Maroc, induisant les questions de la lutte
contre le terrorisme, la contrebande, etc. Interrogé sur «un plan Zapatero», le
ministre algérien réplique en déclarant notamment que «l’Algérie va là où sont
ses intérêts» et que «nous ne savons pas s’il y a un plan Zapatero», puis,
«nous, Algériens, ne sommes pas les tuteurs des Sahraouis». Alors que le nouveau
président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ou le chef de la
diplomatie française plaident, à Alger, en faveur d’un «dialogue entre les
parties» pour un «nouveau plan-accord» sur la question du Sahara occidental,
rien n’indique aujourd’hui que l’impératif de laisser libre choix aux premiers
concernés, les Sahraouis en l’occurrence, de trancher sur leur avenir est remis
foncièrement en cause tant que c’est à l’ONU qu’incombe le règlement définitif
de cet épineux problème. Le dossier timorais, aux contours quasiment similaires
à celui-ci, n’avait-il pas fini par être solutionné ? Les relations bilatérales
entre l’Algérie et le Maroc ne devraient pas pour autant subir les contrecoups
des différences de vue à propos du Sahara occidental, soutient l’Algérie. Le
porte-parole du gouvernement et ministre marocain de la Communication a déclaré
lundi dernier que le ministre de l’Intérieur de son pays allait examiner lors de
sa visite à Alger «l’ensemble des questions bilatérales, parmi lesquelles le
dossier du Sahara [occidental]». Français et Espagnols, en plus des Américains,
n’ont eu de cesse de mettre l’accent sur la nécessité pour Alger, Rabat, Tunis
et, à un degré moindre, la Libye et la Mauritanie, de coopérer plus sereinement
entre eux afin de parvenir à un espace de stabilité et de développement. En ce
mois de juillet 2004, de hauts responsables européens (Michel Barnier et Michèle
Alliot-Marie pour la France, José Luis Rodriguez Zapatero pour l’Espagne) ont
relevé cette incontournable projection pour le Maghreb. Côté espagnol, il est
mis en exergue l’exigence d’une «solution viable» et, du point de vue de la
partie française, un «nouvel élan» aux relations entre l’Algérie et le Maroc
passant par un dialogue «fondamental» sur le Sahara occidental. Le ministre
d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, a précédemment
souligné «le cadre de la légalité internationale, des résolutions des Nations
unies qui consacrent le droit des peuples à l’autodétermination» au moment où le
Maroc réitérait officiellement son penchant pour «un dialogue clair et franc
entre le Maroc et l’Algérie» sur la question sahraouie.Le «plan Baker» de l’ONU,
après la démission récente de celui qui était chargé de ce dossier au niveau de
l’institution onusienne, se trouvé comme dans l’impasse. Il est à rappeler que
ce plan préconise notamment, tel que relevé en avril dernier, un référendum
d’autodétermination du peuple sahraoui après une période d’autonomie de 5 ans du
Sahara occidental. Le Maroc rejette trois des quatre propositions onusiennes du
plan Baker, n’acceptant que ce qui est appelé «l’accord-cadre», alors que le
Front Polisario rejette catégoriquement ledit «accord». L’une des autres
propositions de l’ONU, la partition en l’occurrence, avait même été acceptée par
le Maroc en 1975 avec la Mauritanie après les accords de Madrid alors que le mur
actuellement en vigueur entre le royaume marocain et le Front Polisario
constitue une autre forme de partition. L’Algérie, comme l’a rappelé hier son
chef de la diplomatie, sera le premier pays à reconnaître les résultats du
référendum d’autodétermination du peuple sahraoui dont la question ne peut
trouver de solution que dans le cadre onusien.
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http://www.lematin-dz.net/quotidien/lire.php?ida=22044&idc=41&taj=1&refresh=1
Alger pose ses conditions à Rabat
Mostefa Sahel, ministre marocain de l'Intérieur, est arrivé hier à Alger pour
une visite de travail de deux jours, à l'invitation de Nourredine Yazid
Zerhouni, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales.
Cette visite précède celle que doit effectuer le Chef du gouvernement marocain,
Driss Djettou, à une date non encore fixée. Dans une brève déclaration, Mostefa
Sahel a déclaré que sa visite est le « couronnement des dernières rencontres au
niveau des ministres et des commissions spécialisées qui ont permis d'examiner
les questions communes et de proposer les visions à même de trouver des
solutions effectives et concrètes dans le cadre d'une nouvelle approche ». Il
s'est dit convaincu « de la possibilité d'uvrer ensemble pour donner un nouvel
élan à l'édification d'un Maghreb arabe unifié en tant qu'option stratégique au
service des peuples des deux pays et moyen de faire face aux défis communs dans
un monde marqué par la mondialisation et les ensembles régionaux ». Le
responsable marocain s'est abstenu d'évoquer publiquement la question du Sahara
occidental. Sans doute en a-t-il réservé la primeur au chef de l'Etat qui l'a
reçu hier en audience.
S'agissant de ce sujet, quelques heures avant l'arrivée du responsable marocain,
le ministère algérien des Affaires étrangères a publié un communiqué en forme de
mise au point. « L'Algérie ne subordonne l'approfondissement et le développement
de ses relations de fraternité, de bon voisinage et de coopération avec le
royaume du Maroc à aucune conditionnalité ni restriction », lit-on dans le
communiqué. Indiquant à l'endroit des gouvernements français et espagnol qui se
sont exprimés sur le Sahara occidental qu'ils « ont eu tendance à faire un
amalgame, malencontreux et fallacieux entre les relations bilatérales
algéro-marocaines, l'édification unitaire maghrébine et le règlement de la
question du Sahara occidental ». A ce propos, le communiqué souligne «
l'attachement de l'Algérie à la légalité africaine et internationale » et que la
crise du Sahara occidental « est une question de décolonisation à parachever sur
la base du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » à travers la mise en uvre
du plan Baker.
Pour le reste, le ministère des Affaires étrangères réitère la disponibilité de
l'Algérie « pour la prise de mesures et d'initiatives concertées dans un cadre
de réciprocité et de sérieux dans la mise en uvre des accords conclus, pour
donner aux relations algéro-marocaines l'impulsion et la consistance qu'elles
méritent ». Autrement dit, l'Algérie est disposée à régler la question de la
libre circulation des personnes p; suppression du visa par Rabat en
contrepartie de la réouverture des frontières par Alger p;, à relancer la
coopération bilatérale dans tous les domaines, voire à coopérer avec le Maroc
face aux menaces terroristes pesant sur les deux pays.
H. Zerrouky
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http://www.lematin-dz.net/quotidien/lire.php?ida=22045&idc=41&taj=1&refresh=1
Les explications de Belkhadem
L'Algérie a réagi officiellement, hier, pour mettre un terme aux « fausses
interprétations » de certaines déclarations laissant entendre l'existence d'un
changement de la position du pays en ce qui concerne le problème du Sahara
occidental.
La réaction a été rendue publique sous forme d'un long texte émanant du
ministère des affaires étrangères lequel impute « l'amalgame malencontreux et
fallacieux aux déclarations de certaines personnalités gouvernementales
étrangères ». Le communiqué, qui n'indique cependant pas de qui il s'agit, nous
renvoie automatiquement aux propos récemment tenus par le ministre français des
affaires étrangères et le chef du gouvernement espagnol lesquels ont insisté,
lors de leur récent passage à Alger, sur la nécessité de régler le dossier du
Sahara occidental afin que l'Algérie et le Maroc puissent retrouver des
relations de bon voisinage, élément primordial destiné à assurer la stabilité de
la région.
Le premier ministre Espagnol, Ignacio Zapatero, s'est principalement distingué
durant son séjour à Alger, la semaine dernière, en proposant publiquement un
nouveau plan de règlement du conflit maroco-sahraoui qui impliquerait, outre son
pays, l'Algérie, la France, le Maroc et les sahraouis. Ce plan, a-t-il ajouté,
serait conduit par les Nations unies. Cette annonce avait, il faut le dire,
soulevé de nombreuses interrogations en dépit de la déclaration du ministre
algérien des affaires étrangères qui a tenu à plusieurs reprises à réitérer la
position algérienne sur le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Mais
le fait n'a visiblement pas suffi à rétablir la situation. Hier, un journal
marocain, Aujourd'hui le Maroc, a publié un article dans lequel il annonce que
le premier ministre espagnol « aurait conçu un plan de règlement du conflit du
Sahara occidental, basé sur un statut d'autonomie à négocier entre les parties
en conflit ». « Un pacte d'autonomie serait négocié entre le Maroc et le
Polisario et solennellement scellé sous les auspices des quatre Etats :
Etats-Unis, France, Espagne et Algérie, ajoute ce journal qui précise qu'un
référendum populaire serait ensuite organisé sur le territoire, pour ou contre
le statut d'autonomie ainsi défini. » Aujourd'hui, le Maroc ajoute que «
l'Algérie, qui quitterait son statut de partie en conflit, rejoindrait le "club
des pays parrainant l'accord" et bénéficierait du rôle de garant du pacte pour
l'autonomie ». Difficile de croire, par conséquent, que la publication de la
mise au point du ministère algérien des affaires étrangères le jour même de
l'arrivée du ministre marocain de l'intérieur à Alger relève du pur hasard,
d'autant que le Maroc estime de son côté que cette visite entrerait dans le
cadre de « mesures de préparation » pour le plan annoncé par José Luis Zapatero.
Et c'est pour toutes ces raisons donc que l'Algérie a tenu à faire entendre de
manière officielle ce qu'elle avait à dire sur le sujet en publiant un
communiqué rappelant « l'attachement de l'Algérie à la légalité africaine et
internationale concernant la question du Sahara occidental, ajoutant qu'il
s'agit d'une question de décolonisation à parachever sur la base du droit des
peuples à disposer d'eux-mêmes à travers la mise en uvre scrupuleuse et
diligente du plan Baker et de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara
occidental ». La même source précise que « certaines déclarations de
personnalités gouvernementales étrangères ont eu tendance à créer l'amalgame sur
la question du Sahara occidental () Par esprit de responsabilité envers tous les
peuples de la région comme à l'égard de la communauté internationale dans son
ensemble, l'Algérie tient à réitérer solennellement sa position constante bien
connue en la matière () Elle réaffirme à cet effet son attachement indéfectible
à la légalité africaine et internationale concernant la question du Sahara
occidental. Il s'agit d'une question de décolonisation à parachever sur la base
du droit imprescriptible des peuples à disposer d'eux-mêmes à travers la mise en
uvre scrupuleuse et diligente du plan Baker et de paix pour l'autodétermination
du peuple du Sahara occidental ». Le communiqué du ministère des affaires
étrangères a tenu par, enfin, à faire savoir que l'Algérie ne posait aucune
condition dans la recherche de développement de ses relations avec le Maroc.
Elle ne pose « aucune conditionnalité ni restriction. elle est disponible pour
la prise de mesures et d'initiatives concertées dans un cadre de réciprocité et
de sérieux dans la mise en uvre des accords conclus », précise le texte. Cette
mise au point parviendra-t-elle à mettre un terme à la polémique sur le sujet ?
Abla Chérif
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http://80.88.0.236/stories.php?story=04/07/20/9142146
http://www.jeune-independant.com/display.php?articleId=8826
http://www.lematin-dz.net/quotidien/lire.php?ida=22046&idc=41&taj=1&refresh=1
Le texte intégral de la déclaration
Sahara occidental
Le ministère des Affaires étrangères réaffirme la position de l’Algérie
(...)
[VOIR SAHARA-INFO PRESSE ALGÉRIENNE DU 20-VII-2004]
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http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/21/cad_actualite.htm
Belkhadem au forum de L’ENTV / «Nous ne subissons aucune pression»
L'Algérie n'a pas subi de pressions ni de la France ni de l'Espagne concernant
le Sahara-Occidental. Les diplomates ou responsables de ces deux pays qui sont
venus à Alger, ces derniers jours, avaient apporté avec eux, seulement, des
suggestions et des idées.»
C'est ce qu'a déclaré, hier, Abdelaziz Belkhadem, ministre des Affaires
étrangères, au forum de l'ENTV, à Alger. Le ministre a réaffirmé la position de
principe d'Alger quant à ce dossier, qui privilégie «un règlement du conflit
dans le cadre onusien», tout en rappelant le fameux plan Baker qui est toujours
de mise. Précisant que le Sahara-Occidental n'est pas «une affaire» entre
l'Algérie et le Maroc, mais elle concerne «les Sahraouis que notre pays soutient
pour qu'ils aient leur autodétermination». Revenant sur la venue du ministre
marocain de l'Intérieur, M. Belkhadem, refusant toute médiation ou tutorat
étrangers, a annoncé que «cela a pour but de développer le partenariat avec le
Maroc, dans tous les domaines, sans aucune exception». Il cite, entre autres, la
lutte antiterroriste, le trafic frontalier et la libre circulation des
personnes, avant d'enchaîner : «Nous sommes prêts à aller plus loin dans ce
partenariat.» M. Belkhadem a évoqué, en outre, une commission bilatérale qui a
déjà entamé son travail pour baliser le partenariat entre Alger et Rabat. «Notre
objectif, c'est d'arriver à assainir les relations bilatérales», notera-t-il.
Concernant l'Union du Maghreb arabe (UMA), M. Belkhadem se dit favorable à ce
regroupement, mais qu'il n'y ait pas «de préalables». Sur un autre chapitre, le
premier diplomate algérien revient sur la visite de Michelle Alliot-Marie,
ministre française de la Défense, la semaine dernière à Alger. Il a précisé que
cela a été couronné d’«un accord militaire», mais qui est au stade
«embryonnaire». Cela étant, M. Belkhadem a nié tout déplacement de l'Armée
nationale en France ou l'inverse. «C'est le président Chirac qui a invité son
homologue Bouteflika pour prendre part aux festivités du 60e anniversaire du
débarquement de Toulon. A cette occasion, nos forces navales participeront aux
exhibitions militaires prévues», a-t-il indiqué, ajoutant que l'ANP «ne quittera
jamais son territoire». Interpellé sur l’arrivée massive de diplomates du nord
du bassin méditerranéen dans notre pays, M. Belkhadem a refusé d'admettre l'idée
d’«un pôle stratégique». Il a ainsi indiqué que «notre pays ira partout où il
trouve ses intérêts. Notre politique se base sur un échange d'intérêts. Nous ne
ferons aucun accord tacite, au détriment d'un tel ou tel autre partenaire. Nous
travaillons dans le sens d'entretenir nos relations avec tous nos partenaires».
Abordant le partenariat d'exception entre la France et l'Algérie, le ministre
dit qu'il ne s'agit pas d'une nouveauté, car il y a eu auparavant des accords de
bon voisinage avec l'Italie et l’Espagne. «Les intérêts communs que partagent
Paris et Alger favorisent un tel accord, au vu d'abord de l'importance de notre
communauté émigrée dans ce pays», a-t-il expliqué. Sur un autre sujet, celui des
prisonniers algériens à Guantanamo, M. Belkhadem a précisé que les autorités
algériennes n'ont pas été avisées de cette question. «Les seules informations
que nous avons eues nous sont parvenues par le biais d'une lettre que l'un de
ces prisonniers avait adressée à son épouse bosniaque, laquelle l'avait
retournée à son beau-frère résidant à Alger. Ce dernier nous l'a transmise.
Sinon, aucune autre famille nous a saisis», a-t-il indiqué. Depuis, a-t-il noté,
l'Algérie a entamé des contacts avec les Etats-Unis à ce propos, en partant du
principe qu'un «Algérien où qu'il se trouve reste sous la protection de son pays
souverain». Il n'a toutefois pas précisé le nombre de ces prisonniers en disant
: «Il y en aurait peut-être huit. Je ne peux pas en être sûr.»
Par Mokrane Aït Ouarabi
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http://www.lexpressiondz.com/T20040721/ZA4-16.htm
Le message d’Alger reçu «5 sur 5»
21 juillet 2004 - Page : 2
La normalisation des relations entre les deux pays n’est donc pas tributaire du
règlement de la question du Sahara occidental.
La visite entamée, hier, en Algérie par le ministre marocain de l’Intérieur,
M.Al Mostafa Sahel, révèle un enseignement majeur : les relations entre les deux
pays peuvent reprendre du bon pied, loin des préjugés et des tensions du passé.
Donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales tout en mettant de côté
le dossier du Sahara occidental qui concerne au premier chef les Sahraouis et
les Marocains. Le communiqué «mise au point» du ministère des Affaires
étrangères à propos de l’approche faisant de la question du Sahara occidental
«l’élément de blocage» des relations entre Alger et Rabat est clair: «L’Algérie
ne subordonne l’approfondissement et le développement de ses relations de
fraternité, de bon voisinage et de coopération avec le royaume du Maroc à aucune
conditionnalité ni restriction». Avant de poursuivre, «elle est disponible pour
la prise de mesures et d’initiatives concertées dans un cadre de réciprocité et
de sérieux dans la mise en oeuvre des accords conclus» entre les deux pays,
aussi bien dans le cadre de l’UMA que des commissions mixtes.
En voulant faire de l’Algérie l’interlocuteur de substitution, certaines parties
connues pour leurs positions hostiles au référendum d’autodétermination du
peuple sahraoui, ne cherchent en réalité qu’à «prolonger indûment une situation
préjudiciable aux peuples de la région» La normalisation des relations entre les
deux pays n’est donc pas tributaire du règlement de la question du Sahara
occidental. Ce message, le ministre marocain de l’Intérieur l’a compris, en
déclarant à son arrivée à l’aéroport Houari Boumediene que sa visite est «le
couronnement des dernières rencontres au niveau des ministres et des commissions
spécialisées». Il n’est plus question, du moins publiquement, du problème du
Sahara occidental, ni de la réouverture des frontières.
L’hôte de l’Algérie qui n’a pas manqué de relever «le profond respect et
l’amitié sincère» que voue le Roi Mohammed VI au président, au gouvernement et
au peuple algérien, a mis en exergue «les liens de fraternité, d’histoire et de
destin commun» qui lient les deux pays. L’édification du Grand Maghreb, à
travers l’édification de l’UMA, est aux yeux de M.Sahel, une option stratégique
au service des peuples des deux pays. A noter que M.Sahel a été reçu hier par le
chef de l’Etat M.Abdelaziz Bouteflika et par le ministre d’Etat et ministre de
l’Intérieur et des Collectivités locales, M.Nouredine Yazid Zerhouni. Le
ministre marocain des Affaires étrangères, dont la visite coïncide avec la
célébration du 42e anniversaire de la Fête nationale de la police, a assisté,
hier en compagnie de son homologue algérien, à l’inauguration du laboratoire
d’analyses d’empreintes génétiques d’ADN, le premier du genre en Afrique et du
monde arabe.
La symbiose entre les deux capitales s’est donc opérée à l’occasion du séjour de
l’envoyé de Sa Majesté, qui a compris que le débat stérile autour de la question
sahraouie ne fera que retarder le rétablissement des relations fraternelles
entre les peuples algérien et marocain, qui aspirent à un avenir meilleur.
Arezki LOUNI
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http://www.latribune-online.com/2107/p02.htm
Entamant une visite de travail de deux jours à Alger
Le ministre marocain de l’Intérieur plaide pour «une nouvelle approche» des
relations bilatérales
Mercredi 21 juillet 2004
Par Amar Rafa
Le ministre marocain de l’Intérieur, Al Mostafa Sahel, est arrivé hier à Alger
pour une visite de travail de deux jours consacrée à la dynamisation des
relations bilatérales algéro-marocaines. Il a été reçu le même jour par le
président de la République, Abdelaziz Bouteflika. L’audience s’est déroulée en
présence du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités
locales, M. Nourredine Yazid Zerhouni, du directeur de cabinet à la présidence
de la République, M. Larbi Belkheir, et du conseiller diplomatique du président
de la République, M. Abdelatif Rahal.Il a été accueilli à l’aéroport Houari
Boumediene par Yazid Zerhouni.A son arrivée, il a déclaré que la visite de
travail qu’il effectue à Alger est la «consécration de la dynamique positive»
que connaissent les relations entre les deux pays, ajoutant qu’elle est
également «le couronnement des dernières rencontres au niveau des ministres et
des commissions spécialisées qui ont permis d’examiner les questions communes et
de proposer les visions à même de trouver des solutions effectives et concrètes
dans le cadre d’une nouvelle approche». M. Sahel a mis l’accent sur les liens de
fraternité, d’histoire et de destin commun «qui lient les deux pays et qui
donnent une dimension profonde aux relations algéro-marocaines». Il s’est dit
également convaincu «de la possibilité d’œuvrer ensemble pour donner un nouvel
élan à l’édification d’un Maghreb arabe unifié en tant qu’option stratégique au
service des peuples des deux pays et moyen de faire face aux défis communs dans
un monde marqué par la mondialisation et les ensembles régionaux». Coïncidant
avec la visite du ministre marocain de l’Intérieur, un communiqué du ministère
algérien des Affaires étrangères a été rendu public hier, rappelant la position
de principe de l’Algérie vis-à-vis de la question du Sahara occidental. Le
ministère des Affaires étrangères réaffirme «l’attachement de l’Algérie à la
légalité africaine et internationale concernant la question du Sahara
occidental» et considère qu’«il s’agit d’une question de décolonisation à
parachever sur la base du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à travers la
mise en œuvre scrupuleuse et diligente du plan Baker de paix pour
l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».Le même communiqué ajoute :
«Des déclarations de certaines personnalités gouvernementales étrangères
relatives à la question du Sahara occidental ont eu tendance à faire un
amalgame, malencontreux et fallacieux, entre les relations bilatérales
algéro-marocaines, l’édification unitaire maghrébine et le règlement de la
question du Sahara occidental».La venue à Alger du ministre marocain avait été
précédée d’une déclaration officielle du gouvernement marocain, du ministre de
l’Intérieur et porte-parole du gouvernement, faisant état de l’introduction à
l’ordre du jour de la visite de l’examen de l’ensemble des questions
bilatérales, y compris celle du Sahara occidental.La mise au point du ministère
algérien des Affaires étrangères fait suite au chassé-croisé diplomatique marqué
par la visite des chefs de la diplomatie française et espagnole.
A. R.
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http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/21/cad_actualite.htm
Fin de parcours pour les rumeurs marocaines
Après avoir fait courir la rumeur que les entretiens du ministre marocain de
l'Intérieur avec son homologue algérien allaient aborder la question du
Sahara-Occidental, le quotidien Aujourd'hui le Maroc, a rapporté, dans son
édition d'hier, que le chef du gouvernement espagnol a élaboré un plan de
règlement du conflit sahraoui.
Présentées sous la forme de «scoops», les informations données par le quotidien
Aujourd'hui le Maroc n'ont finalement eu qu'une courte vie. Celles-ci ont été
démenties le jour même de leur publication. Si la déclaration rendue publique
par le ministère algérien des Affaires étrangères, dans le courant de la journée
d'hier, a de quoi rendre caduque, pour longtemps, l'hypothèse que l'Algérie
acceptera d'entamer un «dialogue direct avec le Maroc sur la question du
Sahara-Occidental», une source du gouvernement espagnol a, pour sa part, démenti
fermement l'idée que José Luis Zapatero a élaboré un plan de règlement du
conflit sahraoui. «Le gouvernement espagnol n'a aucun plan. Il s'est seulement
prononcé pour que les parties négocient sous les auspices des Nations unies,
sans préjuger des résultats», a précisé cette source. Le quotidien Aujourd'hui
le Maroc, qui n'a pas cité de source, a, rappelle-t-on, rapporté l'existence
d'un «plan de Zapatero basé sur un statut d'autonomie à négocier entre les
parties en conflit».
Par Z. C.
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http://80.88.0.236/stories.php?story=04/07/20/8150971
"Ferme" démenti du gouvernement espagnol
“Pas de plan Zapatero” pour le Sahara occidental
Par : EL MOUDJAHID Le : mardi 20 juillet 2004
Le Chef du gouvernement espagnol, Jose Luis Zapatero, n’a “aucun plan” pour
régler le conflit du Sahara occidental, a-t-on déclaré de source
gouvernementale, hier, à Madrid, à la suite d’une information du quotidien
marocain Aujourd’hui le Maroc, faisant état d’un tel plan.
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http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/21/cad_actualite.htm
Son ministre de l'Intérieur est À Alger / Rabat parle d'une nouvelle approche
Je suis venu en visite de travail, mais aussi pour concrétiser la dynamique
positive née des dernières rencontres, au niveau ministériel et des commissions
mixtes», dira aux journalistes regroupés au salon d'honneur de l'aéroport Houari
Boumediène M. Mostafa Sahel, ministre marocain de l'Intérieur, arrivé hier à
Alger pour une visite de deux jours.
Ces rencontres, ajoutera-t-il, «ont permis de dégager une vision pouvant mener à
des solutions effectives et concrètes dans le cadre d'une nouvelle approche».
Qu'entend-il par «nouvelle approche» ? M. Sahel n'en soufflera aucun mot de plus
qui, un tant soit peu, pourrait éclairer sur les contours de cette
ré-orientation des relations algéro-marocaines. Laquelle intervient à un moment
où un forcing américain et européen presse Alger et Rabat pour un rapprochement
à effet immédiat. Simple courtoisie ou une manœuvre de plus qui vise à insinuer
que la partie algérienne fait, dans ce sens, le premier pas ? M. Mostafa Sahel
prendra le soin de préciser qu'il est venu en Algérie «sur invitation de M.
Zerhouni». Parler de «solutions effectives et concrètes», cela veut dire que le
ministre marocain pense aux sujets urgents de l'heure. Des dossiers comme la
lutte antiterroriste, la réouverture des frontières terrestres ou les échanges
commerciaux cherchent un traitement satisfaisant pour les deux pays. Or, il ne
faut pas perdre de vue que Rabat a toujours conditionné le traitement de ces
dossiers par le règlement, au préalable et selon «la vision du royaume», de la
question sahraouie. Donc, qu'est-ce qui a bien pu faire changer la position du
système makhzénien, dont M. Sahel est un pur produit ? Les spéculations ne
manquent pas, ces jours-ci, à propos des rapports de force entre les partisans
de la solution marocaine et ceux se référant absolument à celle adoptée par le
plan onusien. Ce qui est sûr, par contre, c'est que le dossier du
Sahara-Occidental a été pris comme prétexte pour geler le bon fonctionnement de
l'UMA et faire échouer les tentatives de réunir les cinq chefs d'Etat de cette
organisation. Pourtant, M. Mostafa Sahel n'a pas manqué, hier, de donner le ton
à une nouvelle perspective pour la région. «Nous allons œuvrer, main dans la
main, pour une Union maghrébine unie et complémentaire en tant que choix
stratégique», lancera-t-il. S'il faut vite prendre un raccourci, on conclura
qu'une solution consensuelle est en élaboration à propos de l'avenir politique
du Sahara-Occidental. Mais, de toutes ses forces, Alger est en train de défendre
les positions de principe qu'elle a toujours exprimées sur cette question. Comme
argument, le ministre marocain inscrira ce choix stratégique se rapportant à
l'UMA dans le cadre des «intérêts des deux pays». Il tentera de diluer cette
notion d'intérêts dans un cadre plus global : celui de «faire face aux défis de
la mondialisation et des regroupements régionaux». Un tremplin pour Rabat afin
de mieux se repositionner au plan régional et, partant, mieux défendre ses
thèses.
Par Salah Eddine Belabes
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http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=26680
Mostefa Sahel : “Une nouvelle approche pour des solutions pratiques”
Par Arab Chih
Le ministre marocain de l’Intérieur, Mostefa Sahel, est depuis hier matin à
Alger pour une visite de travail de 2 jours. Il a été reçu à l’aéroport
Houari-Boumediène par Yazid Zerhouni, ministre d’État, ministre de l’Intérieur
et des Collectivités locales. Arrivé au salon d’honneur de l’aéroport, Mostefa
Sahel s’est contenté, devant les représentants de la presse nationale, d’une
déclaration lapidaire empreinte d’une certaine circonspection. Il a présenté son
présent séjour en Algérie comme l’aboutissement d’un travail fructueux mené
auparavant aussi bien par les ministres que par les commissions spécialisées.
“De notre avis, cette visite est une consécration d’une dynamique positive qui
est le couronnement des dernières rencontres, que ce soit entre les ministres ou
dans le cadre des commissions spécialisées”. Rencontres qui, de son avis, ont
permis de “poser les problèmes et de les étudier en vue de trouver des solutions
pratiques dans le cadre d’une nouvelle approche”.
Il a aussi exprimé sa foi en l’édification d’un grand ensemble régional au
Maghreb. Pour lui, il existe une réelle possibilité “de travailler la main dans
la main pour donner un nouvel élan à l’édification d’un Maghreb unifié”, car
c’est là “un choix stratégique qui ne sera que bénéfique aux peuples des deux
pays et un moyen pour faire face aux défis communs dans un monde marqué par la
mondialisation et les ensembles régionaux”.
Hormis cette précision qu’il est en Algérie sur invitation de son homologue
algérien, M. Sahel n’a risqué la moindre insinuation sur les dossiers qui seront
au menu des discussions qu’il aura avec le président de la République et M.
Yazid Zerhouni. Il est vrai que le porte-parole du gouvernement marocain, M.
Nabil Abdellah, en a tracé, lundi à Rabat, les contours. “Le ministre de
l'Intérieur examinera à Alger l'ensemble des questions bilatérales, parmi
lesquelles le dossier du Sahara (Occidental ndlr)”, a-t-il indiqué.
Indiscutablement, c’est le dossier du Sahara Occidental qui accaparera la part
du lion des discussions que M. Sahel échangera avec ses vis-à-vis algériens.
Surtout qu’à l’occasion de leur visite à Alger, le ministre français des
Affaires étrangères, M. Michel Barnier, et le Chef du gouvernement espagnol,
José-Luis Rodriguez Zapatero ont diplomatiquement pressé Alger à engager un
dialogue “fondamental”, sur ce dossier, bien sûr avec Rabat. Aussi, les
Marocains se sont dit que les vents leur sont plus que jamais favorables et
qu’il y a lieu de mettre à profit cette nouvelle donne pour faire triompher leur
position sur la question.
Mais c’est compter sans le campement de la partie algérienne sur sa position
principielle, à savoir son attachement “à la légalité africaine et
internationale” concernant le problème du Sahara Occidental qui est “une
question de décolonisation à parachever sur la base du droit des peuples à
disposer d'eux-mêmes à travers la mise en œuvre scrupuleuse et diligente du plan
Baker et de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental”. Comme
pour contenir toute audace de M. Sahli sur ce dossier, le département de
Abdelaziz Belkhadem a levé, dans un communiqué rendu public hier, tout
équivoque sur un quelconque changement de la position algérienne.
Aussi, M. Sahli risque fort de retourner au Maroc les mains vides. Sur ce
dossier du moins. L’autre point qui sera au cœur de ces discussions bilatérales
est la lutte anti-terroriste. Surtout que M. Sahel a inscrit au programme de sa
visite un crochet au laboratoire ADN de la police. Tout comme il compte assister
à la sortie d’une promotion de la police.
Ceci dit, M. Sahel a été reçu, hier, par le président de la République,
Abdelaziz Boutefilka et le sera, aujourd’hui, par Yazid Zerhouni.
Pour rappel, le ministre marocain des Affaires étrangères, M. Mohamed Benaïssa,
a été l’hôte d’Alger en juin 2003. Prochainement, ce sera au tour du Premier
ministre marocain, Driss Jettou, de faire le déplacement à Alger.
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