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ReESPUBLICA N°24
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Mercredi 8 mars 2000
LE JOURNAL DE LA GAUCHE, REPUBLICAINE ,LAIQUE , et SOCIALE
SOMMAIRE
1. SOIREE-DEBAT DU 18 MARS
Et si on préparait ce soir là la mobilisation laïque européenne !
2. FRANCE
3. UNION EUROPEENNE : DANGER
4. INTERNATIONAL
5. DOSSIER
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1. SOIREE DEBAT DU 18 MARS
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SAMEDI 18 MARS 2000
Galerie marchande des Olympiades 44 av d'Ivry 75 013 Paris
(métro : Porte d'Ivry)
Repas servis à partir de 19h, orchestre à partir de 22 heures.
Inscription à ce banquet à 90F/personne pour un repas de 130 F
pantagruélique.
(l'UFAL nationale prenant à sa charge la différence).
Les inscriptions obligatoires sont à adresser à l'ordre de:
UFAL 3, rue Jacquemont 75017 Paris.
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2. FRANCE
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A. La parité ne résout pas l'inégalité faite aux femmes
Alors que les partis font assaut de « féminisme » pour remplir les listes
municipales, alors que le gouvernement JOSPIN propose une nouvelle loi sur l
'égalité professionnelle (alors que la précédente n'est toujours pas
appliquée), les inégalités persistent (chômage, salaires, carrières) et les
chefs politiques continueront à être des hommes.
Les pays de l'Europe du Nord n'ont pas eut besoin de la parité légale et
obligatoire pour être beaucoup plus féminisés dans les parlements (exemple :
38 % de femmes députés en Finlande).
Alors que la loi sur la parité ne jouera en France que sur les scrutins de
liste et non sur les scrutins uninominaux (députés, conseillers généraux,
etc..)
En fait, la conformité plurielle ne souhaite pas faire appliquer la loi sur
l'égalité professionnelle et ne souhaite pas la création d'un grand service
public périnatal et périscolaire (crèches, haltes garderies, garde d'enfant
à domicile) permettant à tous les parents de s'engager dans la vie
associative et politique, comme le suggère l'UFAL.
B. Pour la mixité sociale
L'UFAL approuve la volonté du gouvernement quant au projet de loi visant à
la « mixité sociale » et qui vise à augmenter les logements sociaux dans les
villes aux quartiers riches. Cependant, elle s'étonne qu'il n'y ait aucun
projet d'accompagnement en terme d'aménagement du territoire et que les
nouveaux « plans locaux d'urbanisme » (PLU) qui remplaceraient les anciens
plans d'occupation des sols » (POS) donnent plus de pouvoirs au maire et à
son conseil municipal au détriment des citoyens et de leurs associations.
On voit là le gouvernement qui part d'un bon sentiment mais est coincé par
les barons socialistes locaux qui souhaitent limiter les actions des
citoyens et préfèrent la montée de leurs pouvoirs locaux au détriment de la
nation citoyenne et des citoyens eux-mêmes.
C. Mixité et féministe : conflit de génération !
Mercredi 8 mars avait lieu une manifestation sur les champs-élysée dans le
but de déposer une gerbe en l'honneur de la femme inconnue du soldat
inconnu. IL s'agissait là d'un petit clin d'oil à une action retentissante
des groupes féministes des années 70.
Si comme autrefois, l'accès à l'arc de triomphe fut barré par une cohorte
très masculine de compagnie républicaine de sécurité (CRS) , les heurts les
plus fort eurent lieu entre des représentants des féministes historiques et
les responsables de l'association Mix-Cité qui prône un féminisme mixte
(sic). Le président masculin de Mix-cité déclarant que les hommes devaient
perdre leur virilité pour l'avènement d'une société égalitaire et juste ! !
! !
D. Nouvelle Droite : Gaffe !
Le moins que l'on puisse dire c'est que les grands penseurs de la Nouvelle
Droite ne sont pas de fins techniciens car suite à une mauvaise manipulation
l'un de ses responsables Laurent OZON a diffusé sur internet tous son carnet
d'adresses électroniques. Or ce dernier n'est pas sans surprises car s'y
trouvent mélés associations écologistes, diverses personnalités des médiats,
politiques ou universitaires, militants des nouvelles droites européennes,
leaders néo-nazis, barbouzes d'extrême-droite et last but not least un
nombre important de personnalités et d'organismes américains.
Etrange d'avoir une correspondance avec des officiels américains lorsque l'
on s'affirme à la pointe de l'anti-américanisme en Europe.
Rappelons que la Nouvelle Droite et particulièrement Laurent OZON sont à l'
origine de plusieurs coups militants qui permirent à la presse en manque de
sujets sensationnels de remplir quelques colonnes .
Ainsi OZON est à l'origine de la tenue de la conférence où Antoine Waecther
fut traqué par des opposants internes du MEI (Mouvement Ecologiste
Indépendant) désirant dénoncer sa collusion avec l'extrême-droite.
La Nouvelle Droite fut aussi l'initiatrice de l'appel « Non à la Guerre »
contre l'entreprise de cimetérisation anti-serbe de l'OTAN, les médiats
dénonçérent cet appel comme une tentative de piégeage des personnalités
progressistes .
Dernière initiative en date : la création de l'Alliance contre l'Ingérence
Américaine (ALIA) qui s'agite un peu sur Internet notamment.
E) HUE versus ZIOUGANOV
Désirant emboîter aux déclarations anti-hezbollah de son ami Lionel Jospin
afin de sans doute lui aussi, tenter de tirer le vote américano-israelien ,
M.Robert HUE principal dirigeant du PCF a médiatisé sa lettre informant
Guennadi ZIOUGANOV Président du Parti communiste de la Fédération de Russie
(PCFR), que "les conditions ne sont pas réunies pour la présence d'une
délégation (de ce parti) au 30ème congrès" du Parti communiste français qui
doit se tenir à Martigues du 23 au 26 mars. » Justifiant sa décision sur le
refus de condamner les déclarations à caractères antisémites d'un dirigeant
du PCFR le Général marachov, la logique de réhabilitation du Maréchal
Staline, et l'approbation de la guerre en tchéchénie par le PCFR.
C'est dommage car M. HUE se serait aperçu des nombreux points communs qui
existent entre eux.
Car les deux dirigeants ne sont absolument pas communistes même si ils
continuent à des fins électoralistes à s'affubler de ce qualificatif.
La lecture du dernier livre de Ziouganov : LA RUSSIE APRES L'AN 2000 édition
française : Mithec est révélatrice. IL s'agit d'un traité de géopolitique de
bonne tenue où l'auteur dénonce finalement une grande partie des idéaux
communistes.
Ainsi il déplore l'internationalisme et le rêve « trotkiste » de révolution
mondiale, le marxisme, les campagnes contre l'église au début de l'ére
soviétique etc.
Il se prononce pour une sorte de national-bonapartisme grand-russe redonnant
vie à l'URSS tout en créant une sociale-démocratie (forte) au sein de l'Etat
!
Les connaisseurs reconnaîtront l'influence du Professeur Alexandre DOUGUINE
principal conseiller du chef du PCFR qui pendant l'ére soviétique était un
dissident de droite. Il est devenue peu à peu le principal théoricien de l'
opposition nationale-patiotique russe, après avoir évoluer du
national-bolchevisme au bolchevisme tout court.
Le Professeur DOUGUINE est le rédacteur d'une revue de géopolitique nommée
ELEMENTY » ,et ce depuis la chute du système, qui est une des principales
publications lues par l'intelligentsia russe. Il anime aussi une émission
de radio « Finis Mundi » très prisée par les jeunes étudiants moscovites .
F) ARMENIE : un génocide oublié !
Une fois de plus la république française ignorant ses principes créateurs
s'est rangées du coté du porte-monnaie.
Si pour l'un de ses principal dirigeant la dénonciation des agitations d'un
mouvement armé situé au sud Liban valait bien un scandale diplomatique , il
ne fallait absolument pas froisser un partenaire commercial comme la
Turquie.
La République française qui accueillit pourtant chaleureusement sur son sol
un grand nombre des enfants d'Arménie, c'est officiel, refuse de mettre à
l'ordre du jour la reconnaissance du génocide arménien.
L"assemblée nationale avait le 29 mai 1988 adoptée le projet de loi qui
vient d'être rmis dans un placard par le Sénat.
Privilégiant les échanges commerciaux à cours terme avec la Turquie, notre
pays s'est interdit une mesure de justice historique et s'est refusé
d'envisager le développement futur du Caucase. Pourtant, le potentiel
économique, intellectuel et technique ne manque pas dans cette région (voir
l'action de l'association franco-arménienne Ouratou EPA
http://perso.wanadoo.fr/ourartou/axor/index.htm ).
Mais il est vrai que cette région pétrolifère est la chasse gardée de
l'empire américain.
Pouvions nous attendre du pays du duo Chirac-Jospin qu'il prenne une
direction qui aille à l'encontre de Big Brother et de son allié fidèle
d'Ankara ?
g) GODF:la fronde continue!
Les dernières initiatives de la direction du GODF d'accueillir, à
l'initiative d'une faction du PS, des nationalistes corses qui revendiquent
un lien avec les derniers attentats et qui souhaitent continuer le
processus de communautarisation de la France entraînent une réaction de plus
en plus vive dans l'obédience! Certains prévoient un prochain Convent en
septembre 2000 (Assemblée génerale nationale) houleux du type de celui de
1995 !
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3. UNION EUROPEENNE
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A. Charte des droits fondamentaux
Conformément à la pression du lobby clérical, la Convention prépare pour l'
Union Européenne une charte des droits fondamentaux. Dans son article 12,
Droit à l'éducation, il est stipulé :
Alinéa 2 : Le choix de l'établissement d'éducation est libre.
Alinéa 3 : Le droit des parents d'éduquer leurs enfants conformément à leur
convictions religieuses et philosophiques est assuré.
L'alinéa 2 supprime la sectorisation scolaire et favorisera la ségrégation
sociale de l'école déjà fortement engagée aujourd'hui (une école pour les
riches, une pour les pauvres !). A aucun moment, il est noté que les Etats
doivent fournir l'éducation à tous les enfants sans distinction. Quant à la
laïcité, elle est absente du texte. Dites-moi quelle Europe on veut
construire ?
B. Préparation de la directive du Conseil portant création d'un cadre
général en faveur de l'égalité de traitement en matière d'emploi et de
travail
Dans le cadre de cette directive, il est prévu l'article 4 suivant :
Exigence professionnelle essentielle
1. Sans préjudice de l'article 2, paragraphes 1 et 2, les Etats membres
peuvent prévoir qu'une différence de traitement fondée sur une
caractéristique liée à un des motifs de discrimination lorsque, en raison de
la nature d'une activité professionnelle ou des conditions de son exercice,
la caractéristique en cause constitue une exigence professionnelle
essentielle.
2. Les Etats membres peuvent prévoir que, dans le cas d'organisations
publiques ou privées qui ont pour objectif direct et essentiel l'orientation
idéologique dans le domaine de la religion ou de la croyance en ce qui
concerne l'enseignement, l'information et l'expression d'opinions, et pour
les activités professionnelles de ces organisations qui ont directement et
essentiellement trait à cet objectif, une différence de traitement fondée
sur une caractéristique liée à la religion ou a la croyance ne constitue pas
une discrimination lorsque, par la nature de ces activités, la
caractéristique en cause constitue une exigence professionnelle essentielle.
L'article 4.2 permet clairement aux différents Etats, y compris dans le
service public d'effectuer une ségrégation sur une base liée à la « religion
ou à la croyance ».
Cette disposition entérine donc le principe de l'inégalité aux droits dans
la communauté Européenne.
C. Réaction de l'UFAL
L'UFAL a adressé à Jacques Chirac et à Lionel Jospin un courrier concernant
ces points que nous considérons comme tout à fait inadmissibles et leur
demandant ce qu'il compte faire durant la présidence française de l'Union
Européenne à partir du 1er Juillet 2000.
Nous attendons leur réponse.
D. Elections à la mairie de Londres
Ken Livingstone qui obtint trois fois plus de suffrages des militants
travaillistes londoniens que son challenger à été éliminé de la course à la
candidature par Tony BLAIR par une procédure totalitaire. Pourquoi ? Parce
que Ken Livingstone est un homme de gauche ce qui déplait fortement au
proconsul de la « World Company » Tony Blair. Ken Livingstone sera donc
candidat indépendant sans soutien financier contre les riches partis anglais
(parti travailliste, conservateur, libéral). Le score de Ken Livingstone
mesurera le nombre de citoyens londoniens attachés à la démocratisation de
la vie politique.
Allez Ken !
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4. INTERNATIONAL
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A. Vers une monnaie commune en Afrique de l'Ouest
A Banako, une soixantaine de ministres de la Communauté des Etats de l'
Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont crée un passeport commun et se sont engagés
dans la voie d'une monnaie commune c'est la réponse de l'Afrique francophone
à la dévaluation brutale du franc CFA en 1994.
Espérons que cela permettra d'aller vers un développement économique et
politique autocentré pour en finir avec le néo-colonialisme.
B. L'Eglise catholique se prépare t-elle à couvrir un deuxième génocide en
Afrique ?
Le journal « Billets d'Afrique » craint le pire à l'Est du Congo-Kinshasa.
Il dénonce « dans les deux Kivus, les litanies de haine ethnique qui
bercèrent le génocide (rwandais). Et l'on reste stupéfait de voir l'Eglise
catholique, dans un désir de revanche., lancer « la djihad ». Le journal
termine « à force de nier leur responsabilité dans le génocide de 1994,
certaines coteries vaticanes et missionnaires vont devoir assumer la
responsabilité de sa répétition. » Jean-Paul II peut-il faire encore mieux
que Pie XII (pape pendant la deuxième guerre mondiale, NDLR).
C. Justice pour Bernard Borrel
Ce coopérant, magistrat français a été étrangement suicidé le 19 octobre
1995 à Djibouti parce qu'il s'apprêtait à dévoiler la mafia de la « Cors
Afrique ». Les deux juges d'instruction, Roger Le Loire et Marie-Paule
Morachini s'apprêtaient à refermer le dossier par un non-lieu lorsque la
journaliste Alexandrine Bouilhet a recueilli dans le Figaro (11/01) le
témoignage de l'ancien adjoint à la sécurité du président Gouled, Mohamed
Salah Alhoumekani, réfugié en Belgique chargeant son ancien patron. Les deux
juges d'instruction semblant persister dans leur intention ont entraîné les
avocats d'Elisabeth Borrel, la veuve du magistrat « suicidé », à demander le
dessaisissement des deux juges.
D. Elections américaines : les primaires contestées
Le système américain des « primaires » est profondément injuste. D'abord, il
favorise les candidats qui sont sponsorisés par les grandes entreprises et
les grandes fortunes, puis parce que les règles de ces « primaires » sont
différentes selon les états. Il n'y a donc pas égalité en droits des
citoyens américains. Certains Etats accordent la totalité des délégués au
vainqueur, d'autres les accordent à la proportionnelle. Certaines
primaires » sont « ouvertes » et d'autres sont « fermées » aux non-membres
du parti. Inutile de vous dire que les grands Etats qui nomment le plus
grand nombre de délégués sont des primaires « fermées » et qui donnent l'
ensemble des délégués au vainqueur !
E. Bernard KOUCHNER demande de « clarifier sa mission »
Le saltimbanque KOUCHNER commence à s'apercevoir que la « World Company » ne
le prend pas au sérieux. Mais il ne se pose pas encore la question de savoir
quelle est la stratégie de la « World Company » dans les Balkans !
Encore un petit effort, ami !
F) CONGO
Le comble de l'ironie, par les policiers de Kinshasa.
Ceux-ci considèrent "indécentes et provocatrices" les femmes portant des
pantalons.
Alors, que font-ils ? Les arrêter ! non...
Ils les contraignent à se déshabiller en public.
Voilà qui doit tournebouler bien des têtes ; aussi, avis aux amateurs et
amatrices, rendez
vous à Kinshasa.
G) Les tchèque échappent à Mme Albright,
La secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright a réaffirmé mardi
qu'elle ne briguerait pas la présidence tchèque, comme le lui avait demandé
lundi le président tchèque Vaclav Havel, au terme d'une visite à Prague
largement consacrée à la crise du Kosovo et aux Balkans.
"Je ne suis pas candidate et ne le serai pas", a déclaré le chef de la
diplomatie américaine, tchécoslovaque d'origine, soucieuse de couper court
aux spéculations sur sa candidature à la succession de M. Havel, prévue en
2003.
Le président tchèque Vaclav Havel avait publiquement encouragé lundi
Madeleine Albright, née en 1937 à Prague, à lui succéder à la tête du pays à
la fin de son mandat en 2003. "Personnellement, je trouverais excellent
qu'elle se présente", avait-il dit.
La presse tchèque de mardi pour sa part consacrait davantage de place à un
incident survenu lundi à Brno, la deuxième ville du pays, où de jeunes
contestataires ont lancé des oeufs sur le passage de Mme Albright,
légèrement atteinte par des éclaboussures.
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5) DOSSIER
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Interdire toutes manipulation génétique, c'est s'interdire de lutter contre
des souffrances
L'Embryon malade de la loi
Le refus, au départ apparemment unanime, des manipulations du génome et du
clonage humain est en train de se réduire comme une peau de chagrin sous la
pression conjuguée des chercheurs en thérapie génétique et de l'industrie.
Or les adversaires de toute intervention sur le génome humain maintiennent
que pour éviter le danger d'eugénisme généralisé, il convient d'interdire
par la loi toute expérimentation et toute production d Embryon en vue de
faire progresser les connaissances au profit de l'éradication de certaines
maladies génétiques.
Pour ces adversaires inconditionnels des manipulations sur les embryons
humains, les dangers d'atteinte au patrimoine génétique de l'espèce sont
tels qu'une seule décision s'impose : leur interdiction légale totale. Selon
eux, elles mettraient nécessairement en cause la liberté des personnes et
leur dignité, car elles violeraient l'idée qu'un embryon humain est « une
personne potentielle » (selon l'expression du Comité national de
bioéthique).
Mais ce respect absolu de la vie qu'implique la notion de « personne
potentielle » peut aussi bien signifier soit qu'elle est une personne
vivante et donc respectable, soit une personne future dont la naissance et
la vie digne et humaine impliquent d'autres conditions (désir des parents,
environnement favorable, etc.) et que, sans elles, l'embryon n'est qu'un
amas de cellules sans conscience ni humanité. Cette notion est donc un
compromis boiteux et ambivalent entre ceux qui admettent l'avortement et
ceux, qui sont parfois les mêmes, qui craignent que les manipulations de l'
embryon ne débouchent sur l 'eugénisme généralisé. La faiblesse de cette
argumentation tient à plusieurs affirmations contraires au fait, voire à son
aspect formellement contradictoire.
L'identité d'un individu ne se réduit pas à son prétendu programme
génétique. Au contraire, tout biologiste sérieux reconnaît que ce prétendu
programme produit des effets très différents selon ses interactions avec l'
environnement cellulaire, biologique, culturel, symbolique et social de l'
individu vivant et humain. Ainsi l'identité d'un individu se construit dans
son histoire propre, ses aléas, les influences qu'il subit et les stratégies
imprévisibles qu'il déploie dans des conditions biologiques et culturelles
données.
La programmation génétique de l'humain est un mythe. L'autonomie potentielle
des individus est beaucoup plus limitée, ou développée, par le
conditionnement culturel et social que par une prétendue programmation
génétique . Le conditionnement culturel et symbolique transmis par l'
éducation traditionnelle, surtout religieuse, est autrement efficace.
Gageons que les enfants conscients et victimes de ces manipulations
fabricatrices éventuelles sauront se dégager de cette intention possessive
supposée s'ils sont éduqués à l'autonomie dans une société pluraliste
libérale.
Il est, dans ces conditions, logiquement paradoxal de défendre les droits de
l'homme contre la croyance dans le déterminisme biologique tout en accordant
à celle-ci une efficacité et un pouvoir que cette défense devrait par
principe exclure. Que l'on ne s'aperçoive pas du sophisme de l'argument en
dit long sur les croyances et les motifs religieux, naturalistes,
traditionnels et irrationnels profonds qui commandent leur refus de toutes
manipulations du génome humain.
Est-ce à dire que les manipulations du génome et de l'embryon humain ne
présentent aucun danger ? Evidemment non, et cela est vrai de toute
artificialisation des rapports des hommes avec leurs corps et leur
environnement naturel et social. Mais le respect de la nature (l'ensemble
des phénomènes naturels) est contraire au développement de l'espèce humaine
et de l'humanisation du monde ; ce qu'il y a lieu de respecter, ce sont les
grandes lois et équilibres de la vie, en vue de leur utilisation à notre
avantage spécifique.
N'oublions pas qu'aujourd'hui plus de 3000 maladies génétiques handicapantes
sont reconnus et que les expérimentations sur le génome humains peuvent être
les moyens efficaces de les connaître et les éradiquer. Lorsque l'individu
humain n'existe pas encore en acte, une intervention pour corriger ou
éliminer un handicap grave est moins attentatoire à la dignité de l'homme
que le respect aveugle et irresponsable de son génome déficient.
Du point de vue des droits de l'homme, on ne doit écarter que la mise en
ouvre de pratique qui mettraient en cause le génome humain dans sa structure
universelle et produiraient des mutations spécifiques qui feraient exploser
l'unité de l'espèce dans un but eugénique généralisé et collectif. Ces
pratiques menaceraient, en effet, les droits de l'homme sur un point central
: non pas l'identité personnelle des individus, mais l'égalité des droits,
des devoirs et des chances, fondements de toute société libérale.
Mais cette interdiction doit être traitée au cas par cas et non par une
mesure aveugle d'interdiction générale de toute manipulation génétique : ce
serait réduire un danger potentiel imaginaire tout en s'interdisant de
lutter contre les maladies dont souffrent ici et maintenant les individus.
La réduction des souffrances, le recul de la mort et l'accroissement de l'
autonomie universelle des hommes et des conditions de leur joie de vivre
sont les seuls critères rationnels qui doivent être invoqués pour réguler
les applications de la génétique à l'homme.
Article paru dans « Libération »
Samedi 26 et dimanche 27 février 2000
Ecrit par Sylvain Reboul, professeur de philosophie
ReSPUBLICA N°25
Jeudi 9 mars 2000
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAIQUE ET SOCIALE
SOMMAIRE
1. SPECIAL ECOLE
2. SOIREE DEBAT
Pour discuter du texte précédent, inscrivez-vous !
1. SPECIAL ECOLE
Il faut relancer le débat contre l'école libérale et communautariste ! Il
faut se rassembler pour une école laïque et républicaine.
Alors, les 30 propositions de REPERE (Résistance Pour une Ecole
Républicaine) sont à débattre pour se rassembler ensuite.
Alors, amis : de Reconstruire l'École, d'École et République, de FUSER, des
allègres laïques et républicains, enseignants souhaitant enseigner,
syndicalistes, citoyens, nous attendons vos remarques et critiques.
REPERE
30 propositions afin d'organiser la
REsistance Pour une Ecole REpublicaine
ÉCOLE ET SOCIÉTÉ
Proposition 1
Chaque élève a droit à une information complète sur les filières existantes
(générale, technologique, professionnelle) dans le cadre de sa classe.
Sait-on, par exemple, que 23,6 % des élèves de la filière professionnelle
ont un diplôme post-bac. Ce droit à l'aide à l'information doit être
effectué par les personnels de l'Éducation Nationale et non par des
organisateurs extérieurs, même « adoubés » par l'ONISEP ou par telle ou
telle inspection.
Proposition 2
Tout élève doit pouvoir sortir du système scolaire avec une qualification
minimale de niveau 5 (CAP), grâce au service public de l'Éducation
Nationale.
Sait-on que près de 100 000 jeunes sortent de l'actuel système scolaire sans
cette qualification ?
Proposition 3
Tout enfant, tout adolescent, a le droit de pouvoir intégrer le secteur
public de l'Éducation.
Sait-on qu'à Paris intra-muros, 3 000 élèves ont été refusés dans les LEP
parisiens, alors que leur avenir aurait été assuré si l'Éducation Nationale
avait accordé les moyens de les accueillir.
Oui, il y a des filières sans chômage qui manquent d'élèves, par manque de
moyens ! Par exemple, dans les LEP traitement des Eaux, 1 élève sur 5 a été
refusé. Il en est de même dans le secteur hôtellerie.
Sait-on aussi que dans plus de 500 communes en France, il n'y a pas d'école
publique ?
Proposition 4
Il faut instaurer un droit à la formation pour tous, durant toute la vie et
donc créer les emplois nécessaires.
Sait-on que dans 15 ans, la plupart d'entre nous ne seront plus « dans le
coup » dans de nombreux secteurs porteurs (télécommunication, etc.) si nous
n'obtenons pas ce droit.
Le service public d'enseignement doit être capable d'assurer cette
formation, en toute transparence, selon les principes républicains.
Proposition 5
Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de créer les services
publics périnataux, périscolaire et de proximité, créateurs d'emplois.
Pourquoi l'Europe du Nord le fait-elle et pas la France ?
Tout enfant a droit à une place de crèche avant l'âge de 2 ans et à l'école
maternelle dès l'âge de 2 ans.
Proposition 6
Il faut instaurer un Revenu Social à l'enfant et à l'adolescent en lieu et
place des allocations familiales, géré par les parents jusqu'à la majorité
et par le jeune lui-même jusqu'à son premier emploi stable.
Proposition 7
L'Éducation Nationale doit effectuer un plan d'aménagement du territoire
pour permettre à tout enfant, tout jeune, l'intégration dans une filière
publique de son choix près de son domicile.
Il faut donc refuser le découpage du territoire français en « bassins de
formation » qui détermineraient les filières d'enseignement mises en place,
en fonction des débouchés proposés par les entreprises de ce bassin.
Proposition 8
Le niveau d'un diplôme national doit être le même sur tout le territoire
national.
Proposition 9
Les programmes et les horaires ne doivent pas fluctuer en fonction des lieux
géographiques.
Proposition 10
Les élèves et les enseignants ont droit à l'application du principe de
sûreté, inscrit à l'article 2 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du
Citoyen du 26 août 1789.
L'application de ce principe est de la responsabilité du Ministère de l'
Éducation Nationale et des chefs d'établissements qui doivent assurer le bon
fonctionnement de la relation pédagogique.
Proposition 11
L'école publique fait partie de la sphère publique. En conséquence, aucune
manifestation d'appartenance politique ou religieuse, de publicité
commerciale ne peut être tolérée dans les établissements scolaires du 1er et
du 2ème degré.
La loi n°89-486 du 10 juillet 1989 doit être amendée en ce sens.
Proposition 12
La laïcité économique doit s'appliquer à l'école publique qui, seule, doit
bénéficier du financement des fonds publics. Une mesure législative doit
être prise en ce sens.
Proposition 13
Il faut un véritable « plan Marshall » pour l'école dont les problèmes d'
adaptation au public scolaire et à l'évolution de la société ne peuvent être
résolus à moyens constants.
Proposition 14
Depuis plus de vingt ans, chaque Ministère de l'Éducation Nationale avec l'
aide de ses « gourous » (Legrand, Prost, ., Meirieu, etc.) fait ce que le
précédent, n'a pas osé faire. Il en va de l'école comme de l'Europe. Nous
sommes pour l'École et pour l'Europe, mais pas pour celles que l'on nous
construit petit à petit, sans notre accord.
Nous refusons la construction libérale et communautariste de l'École et de l
'Europe que souhaite nous imposer la « Conformité plurielle ».
Proposition 15
Derrière Allègre et Meirieu, ne nous y trompons pas, il y a la Fondation
Saint Simon et ses satellites (association « Pour l'École » de Roger
Fauroux, etc.). 40% du comité de pilotage de la consultation Meirieu, la
plupart des recteurs, directeurs de l'administration centrale, inspecteurs
de Éducation Nationale qui ont travaillé sur cette consultation font partie
de ce lobby. Pour s'y opposer, nous proposons la constitution de REPERE
(REsistance Pour une ecole Republicaine) pour rassembler tous ceux (membre d
'iR ou non) qui souhaitent réfléchir et agir dans ce domaine.
Proposition 16
Toute variation d'effectifs ne doit pas entraîner systématiquement des
variations du nombre de postes. Dans le cas d'une diminution d'effectifs, le
maintien du nombre de postes doit permettre une augmentation de la qualité
de l'acte d'enseignement.
La commission « Éducation Nationale » de l'Assemblée Nationale doit être à
égalité d'expertise avec le Ministère de l'Éducation Nationale. Pour ce
faire, il est nécessaire de créer une quatrième fonction publique : une
fonction publique législative.
ÉLÈVES
Proposition 18
Il faut instaurer des passerelles entre les différentes voies d'
enseignement, tout en diversifiant ces voies. Aucune sélection par l'échec n
'est légitime. Chaque enfant et chaque adolescent ont droit à un
enseignement complet : formation personnelle, citoyenne et professionnelle.
Proposition 19
Tout élève a droit, en cas de grande difficulté, à un cycle professionnel
individualisé, organisé par le service public.
Proposition 20
L'Éducation Nationale doit appliquer la gratuité de l'enseignement jusqu'au
secondaire compris : manuels scolaires, transports scolaires, matériels
pédagogiques, sorties pédagogiques, etc.
Proposition 21
Oui aux allégement de programmes à 2 conditions :
- que cela s'effectue à horaires constants,
- que cela maintienne ou augmente le niveau des connaissances et des
compétences acquises.
Proposition 22
Les priorités de l'école obligatoire sont la transmission des savoirs
émancipateurs (philosophie, littérature, mathématiques, astronomie,
histoire, langues anciennes et vivantes etc.), des savoirs citoyens
(connaissances nécessaires à l'exercice de la citoyenneté), des
savoir-faire, et de la responsabilité critique du comportement.
Les relations parents-enseignants doivent être organisées au moins 2 fois
par an. Le temps nécessaire à cette relation doit être prévu statutairement.
Proposition 23
Tout élève a droit à la continuité des projets pédagogiques mis en place par
les enseignants qui ne sont pas interchangeables mais remplaçables selon des
règles visant à assurer la qualité et l'unité de la transmission des
savoirs.
Suppression du principe Allègre-Meirieu « Pas de classe sans adulte » et
remplacement par le principe républicain « pas de classe sans professeur
titulaire affecté à l'année sur un seul établissement ».
Proposition 24
Un droit spécifique des élèves doit être institué selon le type d'
établissement (primaire, collège, lycée). Ce droit ne peut interférer avec
les projets pédagogiques des professeurs et des établissements.
Ces divers projets ne peuvent en aucun cas aboutir à une variation du niveau
de connaissances et de compétences acquis par l'élève.
ENSEIGNANTS
Proposition 25
Tout élève doit bénéficier d'un enseignement de qualité, durant toute l'
année, grâce au niveau de qualification des enseignants, recrutés par
concours nationaux.
Sait-on qu'aujourd'hui, des « emplois-jeunes » et des surveillants
remplacent des enseignants sans avoir le niveau de qualifications requis.
Pourquoi des élèves restent-ils plusieurs semaines sans que tel ou tel
enseignement ne leur soit dispensé ?
Imposons l'obligation de remplacement au-delà de 48 heures d'absence et ce
par des enseignants qualifiés et titulaires. En effet, le remplacement doit
être réalisé par des enseignants volontaires et expérimentés. On ne doit pas
l'imposer et le réserver aux jeunes enseignants manquant d'expérience
pédagogique. Par exemple, la personne remplaçant l'enseignante qui va
bénéficier d'un congé de maternité doit pouvoir assister à la classe dans la
quinzaine précédant ce congé.
Proposition 26
L'ensemble des savoirs doit se transmettre par les voies disciplinaires. Le
format, le nombre de disciplines et les horaires de chacune d'elles peuvent
être modifiés dans le temps.
Une concertation interdisciplinaire doit avoir lieu (par exemple, pour que
les outils mathématiques nécessaires à un cours de physique soit fournis
préalablement dans le cours de mathématiques.)
Le temps nécessaire à cette interdisciplinarité doit être prévu
statutairement.
Proposition 27
L'école obligatoire est un organe central de la République. Touts les
enseignants doivent relever du statut de la fonction publique de l'état. En
conséquence, tous les emplois précaires, contractuels, territoriaux doivent
être supprimés.
Proposition 28
Il en est de la pédagogie comme de la liberté et du pédagogisme comme du
libéralisme. S'il est toujours nécessaire d'améliorer la pédagogie de la
transmission des savoirs, il est nécessaire de combattre le pédagogisme qui
est le « Cheval de Troie » de la « conformité plurielle » dans l'
enseignement.
La pédagogie est l'art d'enseigner les savoirs, instruments de culture et de
libération qui doit permettre la mobilité sociale en fonction uniquement
des vertus et des talents » acquis.
Le pédagogisme, quant à lui, est l'action de transformation du savoir en
instrument de contrôle et d'intégration sociale avec comme but l'
intériorisation des normes comportementales et le maintien d'une hiérarchie
sociale inflexible et « naturelle ».
Proposition 29
Une équipe pédagogique ne peut être qu'une coordination d'enseignants
volontaires, désirant travaillant ensemble soit par discipline, soit par
classe, mais en aucun cas un mode de fonctionnement obligatoire et rigide.
Chaque enseignant reste maître et responsable de ses choix devant ses
supérieurs hiérarchiques : les inspecteurs pédagogiques.
Proposition 30
Le Ministère de l'Éducation Nationale, garant de la qualité de l'
enseignement doit assurer mieux qu'il ne le fait actuellement le contrôle de
l'acte pédagogique et de la transmission des savoirs.
Un enseignant dont les capacités de transmission des connaissances s'
avéreraient totalement inefficaces doit pouvoir bénéficier d'une intégration
dans l'administration après une concertation réglementaire. En dehors de ce
cas, le principe suivant doit être appliqué : « à diplôme égal, les
responsabilités pédagogiques doivent être égales ».
Le principe d'une formation continue et volontaire des enseignants doit être
organisé, sur le temps de travail, seul garant du maintien de la qualité des
savoirs transmis et de la pédagogie, tout au long de leur carrière.
2. SOIREE DEBAT
Venez en discuter !
SAMEDI 18 MARS 2000
Galerie marchande des Olympiades 44 av d'Ivry 75 013 Paris
(métro : Porte d'Ivry) Repas servis à partir de 19h
Inscription à ce banquet à 90F/personne pour un repas de 130 F
(l'UFAL nationale prenant à sa charge la différence).
Les inscriptions sont à adresser à l'ordre de:
UFAL 3, rue Jacquemont 75017 Paris.
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ReSPUBLICA
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N°26- Lundi 13 mars 2000 -Numéro spécial Laïcité
SOMMAIRE:
I- JOSPIN l'adieu à la laïcité
II- Atteintes intolérable à la la laïcité
III- REPERE, Pour la laïcité à l'école
IV- IR et la laïcité
V- Pour une vrair loi de séparation des Eglises et de l'Etat
VI- l'Appel des V
VII- Le Diner de l'UFAL
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I- JOSPIN l'adieu à la laïcité
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JOSPIN : L'ADIEU À LA LAÏCITE.
La libéralisation des échanges nous avait été présentée, y compris par la
gauche, comme nécessaire à la relance de l'économie mondiale ; nul ne peut
ignorer aujourd'hui que la mondialisation se caractérise par la diffusion
des crises financières. Bien sur, les forces « socialistes », actuellement
dominantes en Europe, prétendent construire une Europe qui résiste au
déferlement sans contrainte du libéralisme sur le monde. Mais le
gouvernement français cherche plutôt à adapter notre système à la conformité
libérale qu'à trouver des voies nouvelles ; c'est ainsi qu'il accentue les
privatisations, qu'il cherche à développer les fonds de pension ou les
avantages des stocks options. Obsédé par l'horizon de la présidentielle,
Lionel Jospin s'attache plus à donner des preuves de bonne conduite aux
dirigeants économiques qu'à redéfinir la gauche.
Le gouvernement a ainsi réorienté sa volonté de changement vers les
problèmes dits « de société ». Pourquoi pas, d'ailleurs, lorsqu'on voit
notre société ahurie devant les bouleversements, tétanisée par les rapports
de force qui la brisent ? Initiative Républicaine a, pour sa part, toujours
insisté sur la nécessaire définition de nos institutions, sur le besoin d'
une 6ème République laïque et sociale et c'est par rapport à cela que nous
jugeons l'action de la gauche dite plurielle. Or, force est de constater que
le gouvernement semble s'attacher à mettre ces principes à mal pour adapter
la France aux intérêts mondialisés.
Comment ne pas remarquer, en effet, la dérive anti-laïque ? L'acceptation
plus ou moins honteuse des signes religieux à l'école en furent les
prémisses ; le récent arrêt du Conseil d'État permettant le subventionnement
public des établissements privés d'enseignement général qui ouvrent une
filière technique en est un autre symptôme puisqu'il ne semble suivi par
aucune volonté gouvernementale de légiférer pour répondre au problème posé.
Comment ne pas évoquer aussi la poursuite de la disparition des services
publics, des bureaux de poste, des commissariats, des hôpitaux, la recherche
systématique de la rentabilité, y compris dans l'école ? Comment ne pas
voir, dans ces choix, l'abandon du principe républicain de citoyens libres
et égaux en droit au bénéfice de la valorisation des communautés régionales,
linguistiques, ethniques, sexistes, . On nous prétend que l'Europe impose
d'harmoniser les valeurs et les pratiques. Comme si l'Europe nous était
extérieure ! Comme si nous n'en étions pas un des acteurs essentiels ! En
fait, c'est la logique économique libérale qui s'accommode de plus en plus
mal des valeurs citoyennes et laïques, qui pousse à leur destruction ; et c
'est malheureusement la gauche qui 1'aide au nom de la liberté. Remarquons
aussi avec humour que les relations entre Premier Ministre et Président de
la République ne sont jamais aussi bonnes que lorsqu'il s'agit de développer
ce gâchis.
Acceptation des contraintes libérales, oubli de la laïcité, mise en cause
des valeurs républicaines, tel apparaît le quotidien de ce gouvernement ;
loin des sentiers difficiles, il nous engage dans le conformisme tranquille
du centre mou. En apparence, il proclame son credo républicain ; cependant,
c'est à petits pas qu'il met la République à mal.
La « méthode Jospin », c'est de suivre la ligne de plus grande pente des
intérêts dominants, mais par des détours sinueux. La vraie rupture, le vrai
changement, c'est de retrouver le sens des principes laïques et républicains
par le renouveau du débat citoyen.
André BELLON
Président d'Initiative Républicaine
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II- Atteintes intolérable à la la laïcité
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LES ATTEINTES À LA LAÏCITÉ
« Malgré la mobilisation du 16 janvier 1994, si vous voulez détourner l'
article 69 de la loi du 15 mai 1850, il suffira que votre lycée privé d'
enseignement général ouvre quelques classes techniques pour bénéficier, pour
tout le lycée, de subventions publiques aux fins d'enrichir votre patrimoine
privé ». Voilà le message de bonne année que le Conseil d'État a délivré aux
lobbies communautaristes.
Cet arrêt est la toute dernière avancée du lobby clérical. Une réunion
convoquée par la FCPE, au siège de la Ligue de l'Enseignement le 14 janvier
1999 a décidé, en accord avec les grandes fédérations syndicales
enseignantes de ne rien faire d'autre que d'appeler le gouvernement à la
vigilance et au respect des lois anti-laïques et anti-républicaines
existantes. Les Verts durant cette réunion ont mis en circulation une
proposition visant à amender la loi Astier du 25 juillet 1919 par l'article
69 de la loi du 15 mars 1850, c'est-à-dire amender une disposition
non-laïque par un article qui l'est également. Seuls le PC, l'UFAL, IR, le
SNETAA et le Réseau Voltaire ont demandé une action législative pour
laïciser le droit en la matière. Il est donc probable que le lobby clérical
en profite pour continuer son entreprise de démantèlement du service public
d'enseignement.
La conformité plurielle ne s'en sortira pas en mettant, telle l'autruche, la
tête dans le sable épiscopal. Car en fait, il convient de repenser l'
ensemble de la législation qui est en effet contradictoire et dans lequel le
lobby clérical puise par ses interstices pour promouvoir ses velléités de
contrôle social.
Cette législation anti-laïque comporte :
- La loi du 15 mars 1850 (dite loi Falloux) pour les établissements
secondaires d'enseignement général. C'est contre l'abrogation de l'article
69 de cette loi par la loi Bayrou-Bourg Broc qu'a eu lieu la grande
manifestation du janvier 1994.
- La loi du 30 octobre 1886 (dite loi Goblet) pour les établissements
primaires.
- La loi du 9 décembre 1905 (dite loi de séparation des églises et de l'
état) qui est déjà un compromis dans lequel certains articles (2 et 4
notamment) portent en germe les offensives cléricales ultérieures. (voir
article page .)
- La loi du 25 juillet 1919 (dite loi Astier) qui permet le financement
public des lycées privés techniques.
- Le « cavalier » législatif de l'article 91 de la loi de finances du 31
mars 1931 qui introduit la version cléricale du concept de « liberté de l'
enseignement » qui sera reprise ultérieurement dans les lois de 1959 et
1977.
- Le décret du 23 mai 1948 (dit Ponsot-Chapuis) instituant l'aide à la
famille ».
- La loi du 21 septembre 1951 (dite loi Marie) permettant le paiement des
bourses des élèves du privé par les pouvoirs publics.
- La loi du 28 septembre 1951 ( dite loi Barangé) donnant une allocation
trimestrielle à l'association de parents d'élèves du privé. Loi abrogée en
1991.
- La loi du 31 décembre 1959 (dite loi Debré) portant aide de l'état aux
établissements privés, entérinée par la loi du 1er juin 1971 (dite loi
Pompidou) et par la loi du 25 novembre 1977 (dite loi Guermeur).
- La loi du 25 janvier 1985 (dite loi Chevènement) qui adapte la loi Debré
aux lois de décentralisation.
- Les arrêts du Conseil d'état de 1986 (sur la loi Astier) de 1990 ( sur la
loi Falloux) de 1998 (sur la loi Astier) créés une jurisprudence extensive,
permettant au lobby clérical de passer la « surmultipliée » !
Le lobby clérical prépare ses prochaines offensives et la conformité
plurielle politico-syndicale de droite et de gauche, s'empresse d'acquiescer
à chaque offensive, les uns avec enthousiasme, les autres avec honte et à
reculons. Toutes les grandes fédérations syndicales enseignantes tournent le
dos aux principes fondateurs du service public laïque d'enseignement,
présenté par Condorcet devant l'Assemblée Nationale et la Convention.
Pourtant le lobby clérical avance sans masque : il suffit pour cela de lire
les statuts de l'enseignement catholique, promulgués par la conférence
épiscopale du 11 mars 1996, la charte de l'enseignement catholique français
publiée dans le journal La Croix du 7 juin 1994, le « guide pratique de l'
immobilier scolaire dans l'enseignement catholique » publié par le
secrétariat de l'enseignement catholique, etc. Tous ces documents publics
montrent le plan concerté du lobby clérical dans le verrouillage des
gestions administrative immobilière et des personnels, dans le but de créer
un système de parité communautariste (cela ne vous rappelle rien ?) dans l'
enseignement. Force est de constater que le gouvernement actuel poursuit le
travail de ses prédécesseurs quand il dépose, dès son arrivée au pouvoir, le
projet de loi n°198 du 30 juillet 1997 instituant définitivement la parité
scolaire dans son « projet relatif à la parité législative du code de l'
éducation ».Ce n'est donc pas ce gouvernement qui souhaite légiférer pour
contrer l'arrêt du Conseil d'État de novembre 1998.
Éric DE LA BARRE
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III- REPERE, Pour la laïcité à l'école
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REsistance Pour une Ecole Republicaine
Tournons le dos aux politiques de désengagement de l'Etat.
Les principes républicains républicains de Liberté, d'Egalité et de
Fraternité se déclinent concrétement par le développement des services
publics.
REPERE est une organisation collective qui milite pour qu'un service public
d'enseignement soit enfin mis en place. Un service public qui garantisse à
tous l'accés à l'instruction et à la formation du citoyen, seuls garants du
fonctionnement démocratique de l'organisation politique d'un pays. REPERE
soumet trente propositions autour de trois axes: école et société, élèves,
enseignants? Si vous souhaitez en prendre connaissance et en discuter:
contactez REPERE: gauche-republicaine@...
APPEL SOUTENU PAR REPERE A TOUS LES COLLEGUES OFFENSES PAR LES PROPOS
DIFFAMATOIRES DU MINISTRE SUR LE TEMPS DE TRAVAIL DES PROFESSEURS
Nous, professeurs de toutes les disciplines, de collège, lycée ou
université, refusons d'accepter plus longtemps les allégations mensongères
et diffamatoires de M. Claude Allègre - pourtant Ministre de l'Education
nationale, "notre" Ministre.
Considérant que M. Allègre a déclaré le 30 janvier 2000, à l'émission
"France Europe Express" sur F3, à propos du temps de travail des
enseignants : "Donc je pense qu'il faut profiter des gens qui font
actuellement 18 heures, 15 heures ou certains, 13, 12 heures de travail." ;
Considérant qu'on appelle diffamation "toute allégation ou imputation d'un
fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne
ou du corps auquel le fait est imputé" (art. 49 du Code Pénal);
Et considérant que nous n'arrêtons pas de travailler en quittant les salles
de classe ; nous avons décidé de porter plainte en diffamation contre M.
Claude Allègre pour les propos rapportés ci-dessus. Nous vous invitons à
vous joindre à cette action partie de l'Isère, relayée par la région
parisienne, et qui rallie désormais des collègues dans toute la France
métropolitaine et d'outre-mer.
Pour engager la procédure, il nous faut un budget de départ d'environ 15
000 FF, sans compter le montant de la consignation (somme de 4 à 10000 F à
déposer lors du dépôt de la plainte et restituée à la fin). Nous en sommes
déjà à 12 000 FF, réunis en 25 jours.
Plus la somme atteinte sera élevée, plus nous pourrons tenter une action
en justice conséquente.
Attention : étant donné le délai restreint imposé par la loi (trois mois
maximum après l'infraction pour le dépôt de plainte), il faut réunir les
fonds rapidement. Il paraît raisonnable de se fixer le 19 mars comme date
butoir pour engager la procédure. Il est donc urgent de se mobiliser.
Aussi invitons-nous chacun d'entre vous :
- à effectuer au plus vite un versement (voir ci-dessous pour les
modalités)
- à donner un maximum de publicité à cette action au sein de son
établissement, en organisant une collecte par exemple, mais aussi en
contactant des collègues d'établissements voisins pour leur demander de
relayer l'action.
Nous constituons une association (statuts consultables à partir du 6/3 sur
http://diffamaction.free.fr) afin d'assurer la transparence de la gestion
des fonds et de donner un poids accru à notre action. Le nombre
d'adhérents-souscripteurs sera déterminant: nous devons être nombreux !
Avec cette plainte, nous aurons peut-être plus de chance d'intéresser la
presse : un ministre accusé de diffamation, c'est bien plus médiatique
que le sabotage de la qualité de l'enseignement public !
Merci à tous ceux qui nous ont déjà apporté leur chaleureux soutien !
---------------
Pour plus de renseignements sur toutes les actions en cours, visitez le site
"Sauvons le français" http://www.citeweb.net/sauv/
On trouve également beaucoup d'analyses intéressantes sur
http://www.geocities.com/Athens/Thebes/8739/accueil.htmhttp://www.resist.n3.nethttp://www.multimania.com/stopallegre
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IV- IR et la laïcité
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INITIATIVE RÉPUBLICAINE ET LA LAÏCITÉ
Initiative Républicaine publiait dans un numéro spécial l'article suivant,
à la suite de la révision des lois Falloux et Goblet par le Parlement. Une
telle démarche nous a semblé particulièrement d'actualité compte tenu des
récentes atteintes portées à la laïcité du service public de l'école.
L'article qui suit a paru sous le titre :
APPEL POUR UN BLOC RÉPUBLICAIN
Nous ne pouvons que souscrire en 2000 à un tel appel et rappeler qu'
Initiative Républicaine a pour objectif de travailler à la constitution d'un
pôle politique de gauche, laïque, républicain et social.
Le principe d'égalité sociale et de ses conditions matérielles, qui guide
l'action des services publics est crucialement atteint. Le régime des
contrats de gré à gré, des statuts spéciaux et des notables locaux
s'épanouit au détriment de la loi et des institutions républicaines conçues
pour tempérer l'antagonisme des intérêts particuliers.
Un conflit majeur et incessant
Un comité d'experts - présidé par G.Vedel - s'est vu confier le soin
d'achever l'ouvre de dénaturation de l'école publique entrepris depuis
plusieurs décennies. De Marie à Barangé, de Debré à Guermeur, de Lang
jusqu'à Bayrou, on assiste à un double phénomène :
- d'abandon du projet républicain d'une école publique, laïque et libre, car
soustraite à la dogmatisation des connaissances, dont la mission concerne
l'instruction du citoyen et son émancipation intellectuelle
- et d'érosion du champ de compétence du politique au profit de l'action des
technocrates et des groupes de pression, représentants des intérêts
particuliers.
Le choix de société appartient au Citoyen
Plus que les fonds supplémentaires en faveur de l'école confessionnelle et
d'intérêts particuliers, ce qui est en cause, c'est la notion même de
service public. Les artifices employés, la soi-disant insécurité des locaux,
sont impuissants à masquer la réalité :
- d'un côté le service public d'éducation alimenté par les seuls fonds
publics, ouvert à l'ensemble des élèves et dont la finalité première doit
consister à transmettre des connaissances et à former des citoyens aptes au
jugement critique ;
- de l'autre, le secteur privé d'éducation financé, pour l'essentiel, par
des fonds publics et qui se voit confier de ce fait des missions de service
public. Ce secteur bénéficie d'apports privés supplémentaires tout en
demeurant fermé à certains élèves pour diverses raisons inavouables :
religieuses, sociales . et dispense sa vision du monde. Avec l'accord
Lang-Cloupet, l'essentiel du programme en faveur de services publics à
caractère ségrégatif se trouvait déjà réalisé mais, honteusement, on se
gardait de l'affirmer.
Maintenant, on proclame la vertu exterminatrice de la volonté de vivre
ensemble : on entend que chacun soit regroupé sous le signe de
l'appartenance et que chaque service ait son caractère propre. Les blancs
d'un côté, les autres ailleurs. Les nantis ici, les démunis là. Ce n'est pas
la République des citoyens, ce sont des communautés d'intérêts juxtaposés et
opposés.
L'égalité des droits exige la séparation des sphères politique et religieuse
La République procède de l'opinion du peuple ; elle s'inscrit donc en
rupture avec toute forme de pouvoir politique émanant d'un ordre
théologique. Le pouvoir politique républicain est un pouvoir séparateur : il
se limite aux frontières des affaires publiques et ignore les affaires
privées. En retour, les églises n'ont pas à intervenir dans le champ des
affaires publiques. Des services publics exempts de toute forme de
sectarisme et de détournements au profit d'intérêts particuliers, ne peuvent
se concevoir sans la protection que procure le principe de séparation des
domaines publics et privés.
Dénoncer 1a pratique libérale
Américanisée de la sorte, la société française n'a plus de sens et perd ce
qui fait sa substance : intégrer solidairement des individus, libres et
égaux en droit, à un projet social faisant appel à la seule volonté de vivre
ensemble.
Retrouver le chemin du progrès
La tradition des Droits de l'homme et du citoyen ignore la mystique des
origines et des particularismes et combat le réflexe d'exclusion et le
préjugé. La responsabilité individuelle du citoyen est engagée face à la
déconstruction des services publics à laquelle on procède en son nom.
Détournées de leur objet initial, l'Éducation nationale, la Santé publique,
la Police, l'Armée et la Justice tendent à devenir des instruments liés aux
circonstances et aux besoins et intérêts particuliers. Qu'on ne s'y trompe
pas : à la mystification de l'école privée, et le plus souvent
confessionnelle, qui pratique l'exclusion sociale répond la religion
sécuritaire de la police municipalisée, sanctionnant et réprimant dans
certaines villes ou quartiers, remplissant ailleurs une mission d'animation
sociale. A la déréglementation régionale des peines envisagée par le
ministre de la Justice correspond l'inégalité sociale et géographique
entretenue par l'Armée, qui a cessé d'être un creuset d'intégration à la
société républicaine française. Et que dire de la protection sociale, que
les sociaux-libéraux considèrent comme un frein à l'expansion économique ?
Renouer avec les principes républicains
C'en est assez de cette époque où l'on voit, se mêler le privé et le
public, s'exercer un contrôle social sans précédent depuis le régime de
Vichy et privilégier les intérêts locaux. C'est une société solidaire qu'il
nous faut remettre en chantier, ce que ne sauraient proposer les
collectivités locales ou les entreprises dont ce n'est pas la finalité. Cela
suppose un État républicain qui surplombe la société et soit le garant des
principes du libre examen, par le citoyen, des principes qui président à
l'art de gouverner les affaires publiques.
Réactiver des institutions républicaines
L'ouverture sur le monde exige la répudiation du marché comme facteur de
régulation des affaires publiques et l'affirmation du rejet du contrôle
social de l'individu considéré comme intrinsèquement suspect.
Les défis de notre époque exigent des citoyens responsables et non pas de
vulgaires consommateurs sur le marché des images virtuelles proposées par
des maîtres à penser ou des groupes de pression.
Appel pour la constitution d'un bloc laïque et républicain
Les citoyens qui refusent d'être de simples spectateurs d'une histoire qui
les ignore doivent se mobiliser en rejoignant le Bloc Laïque et Républicain
qui réunit les partisans d'une nouvelle politique visant à reconstruire les
institutions et les services publics de la République et à proscrire toute
forme de tutelle idéologique des individus et de la population.
Unissons-nous pour refuser le libéralisme policé, liberticide et cynique
qu'on tente de nous imposer comme un choix de société inéluctable.
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V- Pour une vrair loi de séparation des Eglises et de l'Etat
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POUR UNE VRAIE LOI DE SÉPARARATION DES ÉGLISES ET DE L'ÉTAT
Initiative Républicaine a toujours mené le combat pour défendre le principe
républicain de laïcité. Le récent arrêt du conseil régional d'Ile de France
en faveur du financement accordé à des lycées professionnels privés nous a
incité à proposer à nos lecteurs la relecture de différents textes déjà
parus dans notre journal.
La loi de 1905, jugée très imparfaite par Clémenceau lors de son vote à l'
Assemblée, mérite d'être connue et analysée pour voir à quel point elle ne
peut être considérée, de nos jours, comme le garant de l'application du
principe de laïcité.
Voici l'analyse proposée par Bernard Teper en décembre 1995 dans nos
colonnes.
Il est de bon ton aujourd'hui d'organiser le consensus autour de la loi de
1905. Pour les adeptes de la laïcité « ouverte » et « plurielle », les
dérogations à la loi de 1901 introduites dans celle de 1905 permettent de
lancer une nouvelle communautarisation de la France pour l'insérer dans
l'Europe libérale et démocrate-chrétienne qu'ils appellent de leurs voux.
De leur côté, certains conservateurs de la laïcité demandent le respect
strict et intégral de la loi de 1905 comme si le monde n'avait pas changé et
comme si la loi de 1905 devait être considérée comme une icône.
Nous pensons, quant à nous, que la France est une République de citoyens.
Les communautés doivent être connues mais non reconnues par les lois de la
République. Nous pensons également que la loi de 1905, même sans tenir
compte des lois anti-laÏques qui ont suivi, possède en elle-même les germes
de sa propre implosion. Déjà, Clémenceau avait donné le ton dans son
explication de vote (voir l'encadré ci-contre = le texte de Célmenceau qui
suit).
Il est donc du devoir d'Initiative Républicaine de relancer le débat
raisonné par une attitude dissensuelle.
Accepter la loi de 1905 comme intouchable c'est :
1 - Admettre les « dépenses relatives à des services d'aumôneries » (et,
donc, faciliter l'installation de tels services), destinés, selon les termes
même de la loi « à assurer le libre service des cultes dans des
établissements publics, tels que lycées, collèges, écoles,... ».
Disposition en contradiction flagrante avec le principe de séparation et de
laÏcité au sein des services publics.
2 - Consacrer le statut de faveur dont bénéficient les associations
cultuelles et le fait (dénoncé même par certains modérés comme Dumont ou de
Ramel (voir encadré), que ces associations « doivent se constituer en
conformité avec les règles générales du culte » dont elles se proposent
d'assurer « l'exercice », ce qui conforte le système étroitement
hiérarchique de l'Église (curé, évêque, pape).
L'exercice de la liberté du culte devrait relever des seules initiatives
privées et être placé sous le régime général de la loi sur les associations
du 1er juillet 1901.
3 - Favoriser la poursuite de la participation financière de l'État, des
départements et des communes à la construction, à l'entretien et aux grosses
réparations des édifices cultuels alors qu'il faudrait plutôt supprimer la
disposition additive de la loi du 13 avril 1908.
De la propriété communale des églises a découlé l'obligation d'entretien et
de grosses réparations des édifices existants alors, et l'impossibilité
d'assurer l'égalité dans l'exercice de tous les cultes et plus généralement
dans l'exercice de la liberté d'expression et de réunion de tous les
courants
philosophiques et culturels.
4 - Approuver la loi de Vichy du 25 décembre 1942, qui a été intégrée à
l'article 19, titre II de la loi de 1905 et dispose que « si les
associations cultuelles ne peuvent recevoir de « subventions » de l'État,
des départements et des communes, ne sont pas considérées comme subventions
les sommes allouées pour la réparation aux édifices affectés aux cultes
publics, qu'ils soient ou non classés monuments historiques ».
Cette disposition vichyssoise est une évidente atteinte à la laïcité
puisqu'elle impose à tous les contribuables quelles que soient leurs
croyances ou leur non-croyance de participer aux dépenses cultuelles en
faveur des principales religions. Ajoutons que, si nous maintenons
aujourd'hui cette disposition pétainiste, les groupes islamistes sont en
droit d'en bénéficier eux aussi.
Tout le titre 14 de la loi de 1905 serait, d'ailleurs, à revoir, ne
serait-ce qu'au point de vue juridique à la suite des décisions
contradictoires de la jurisprudence, de l'apparition de nouvelles formes de
cultes et d'une conception rigoureusement laïque des rapports entre les
confessions et l'État
Conclusion
L'impossibilité d'assurer l'égalité de l'exercice de tous les cultes et plus
généralement de l'exercice des pratiques de tous les courants philosophiques
et culturels doit nous conduire à légiférer une vraie loi de séparation de
la sphère publique et de la sphère privée.
Bernard TEPER
Secrétaire National d'Initiative Républicaine
L'EXPLICATION DE VOTE DE CLÉMENCEAU
« Je me contente de ce qui m'est donné. Je crois que le pays, si la loi n'
est pas votée, en éprouverait une grande déception. Mais, je sais que quand
elle aura été votée, il en éprouvera une grande déconvenue ».(une voie à
gauche : « On l'améliorera ! ») Je l'avertis et je lui dis que les
républicains qui lui avait promis la liberté de conscience intégrale, n'
abandonnent pas leurs revendications (applaudissements sur divers bancs) et
que vous avez mis trop de théocratie dans votre loi pour que la lutte contre
le cléricalisme ne recommence pas dès demain.
Nous ne nous sommes pas délivrés de Rome que pour une part ; nous
continuerons donc à lutter pour achever cette délivrance. (Applaudissements
à gauche).
Nous lutterons pour la liberté de conscience intégrale que vos papes ont
condamnée et que nous réaliserons malgré vous (« Très bien ! Très bien ! » à
gauche), parce qu'elle est dans notre droit, dans le droit de tous les
citoyens, à quelque croyance qu'ils appartiennent, parce que c'est la
formule supérieure de toutes les revendications de la Révolution française,
parce que c'est la condition nécessaire du rétablissement de l'homme dans sa
personnalité, dans sa dignité (« Très bien ! Très bien ! » et
applaudissements à gauche).
ASSOCIATIONS CULTUELLES (article 4) : CE QU'EN DISAIENT LES PARLEMENTAIRES
EN 1905
- GEORGE CLÉMENCEAU :
« Vous consacrez la volonté "infaillible" du pape ».
- GEORGES LEYGUES :
« C'est une confusion sans précédent du droit canonique et de notre droit
public ».
- JEAN JAURÈS :
« Au lieu de planter votre régime nouveau dans un terrain vierge, vous le
plantez dans une terre où subsistent des racines de vieux cultes ».
- CHARLES DUMONT :
« Vous avez créé une présomption de droit canonique ».
- FERNAND de RAMEL :
« les associations cultuelles (...) vont jouir (...) d'une liberté qu'on
peut appeler de faveur. En effet, si vous comparez le régime de ces
associations à celui qui a été édicté par la loi de 1901, vous verrez que
les associations cultuelles sont même mieux traitées que les associations
visées par la loi ».
- Le ministre des cultes justifiant ce régime de faveur :
« Les associations cultuelles ont une capacité plus étendue. Nous leur
permettons d'acquérir dans des limites tellement larges que certains
républicains s'en effrayent.
Il semble que ce serait déjà faire preuve de libéralisme que d'appliquer aux
associations créées en vue du culte le droit commun, eh bien, nous sommes
allés plus loin, nous avons dit :
Le droit commun ne suffirait pas à ces associations, car la capacité civile,
telle que la définie la loi de 1901, ne leur permettrait pas de recueillir
assez de ressources pour faire face aux dépenses du culte.
Et, nous avons, alors, élargi leur capacité d'acquérir. »
- Réplique du député ALLARD (Var) : « C'est un tort ! »
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VI- l'Appel des V
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LETTRE OUVERTE À LIONEL JOSPIN, MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE, DITE
APPEL DES CINQ »
Lorsqu'en octobre 1989, des jeunes filles ne sont pas acceptées en cours
avec leur foulard, loin d'être une « mise à l'écart » comme l'ont prétendu
et prétendent toujours certains, ce fut un refus « politique ». Le débat
alors ouvert était celui de la conception même de la vie dans la cité. La
lettre qui suit, parue dans Le Nouvel Observateur du 2 novembre 1989, permet
de comprendre à quel point l'attitude de Lionel Jospin était une atteinte à
la laïcité.
Monsieur le Ministre,
L'avenir dira si l'année du Bicentenaire aura vu le Munich de l'École
républicaine.
Il est bon, dites-vous, d'apaiser les esprits sans faire le jeu des
fanatismes. Vous auriez sauvé la paix scolaire et la paix sociale, moyennant
quelques concessions de détail. Et vous seriez, bien entendu, intraitable
sur l'essentiel.
Vous dites, Monsieur le Ministre, qu'il est exclu d'exclure. Bien que
touchés par votre gentillesse, nous vous répondons, avec Mohammed Harbi, qu'
il est permis d'interdire. Une exclusion n'est discriminatoire que lorsqu'
elle vise celui ou celle qui a respecté les règles en vigueur dans un
établissement. Lorsqu'elle touche l'élève qui a enfreint les règles, elle
est disciplinaire. La confusion actuelle entre discipline et discrimination
ruine la discipline. Et s'il n'y a plus de discipline possible, comment
enseigner les disciplines ? Si l'on applique la loi qu'à ceux qui veulent
bien s'y soumettre, comment un professeur peut-il exercer son métier ?
Négocier, comme vous le faites, en annonçant que l'on va céder, cela porte
un nom : capituler. Une telle « diplomatie » ne fait qu'enhardir ceux-là
même qu'elle se propose d'amadouer - s'ils demandent demain que l'étude de
Rushdie (Spinoza, Voltaire, Baudelaire, Rimbaud .) qui encombrent notre
enseignement soit épargnée à leurs enfants comment le leur refuser ? Par l'
exclusion ? N'avez-vous pas désavoué l'autorité des professeurs et des chefs
d'établissement en donnant l'impression que vous identifiez automatiquement
l'exclusion au racisme ?
Il faut que les élèves aient le loisir d'oublier leur communauté d'origine
et de penser à autre chose que ce qu'ils sont pour pouvoir penser par
eux-mêmes. Si l'on veut que les professeurs puissent les aider, et l'école
rester ce qu'elle est - un lieu d'émancipation - les appartenances ne
doivent pas faire la loi à l'école.
En dérogeant à ce principe fondateur, vous ne revalorisez pas, comme vous
vous en faites gloire, la condition enseignante : vous rendez la vie déjà
difficile de ceux qu'on a hélas cessé d'appeler les instituteurs et les
professeurs plus impossible encore, et vous trahissez la mission de l'école.
Le droit à la différence qui vous est si cher n'est une liberté que s'il est
assorti du droit d'être différent de sa différence. Dans le cas contraire, c
'est un piège, voire un esclavage.
Ce n'est pas, Monsieur le Ministre, en réunissant dans le même lieu un petit
catholique, un petit musulman, un petit juif, que se construit l'école
laïque. L'école s'efforce d'installer un lieu où l'autorité se fonde sur la
raison et sur l'expérience : cela est accessible à tous. À ce titre, et
parce qu'elle s'adresse à tous, elle n'admet aucun signe distinctif marquant
délibérément et à priori l'appartenance de ceux qu'elle accueille. Elle ne
peut admettre non plus quelque dérogation que ce soit aux programmes ou à l'
emploi du temps. Le respect des traditions ne la concerne pas : ne sont
respectables que les différences et les traditions qui ne contrarient ni les
droits de l'homme, ni le principe du libre examen. Or, en affirmant une
croyance comme étant au-dessus de tout, en affirmant une distinction de
nature entre les êtres humains, le foulard islamique contredit ouvertement
les deux principes.
« Accueillir tous les enfants », dites-vous. Oui. Mais cela n'a jamais
signifié faire entrer à l'école, avec eux, la religion de leurs parents,
telle quelle. Tolérer le foulard islamique, ce n'est pas accueillir un être
libre (en l'occurrence une jeune fille), c'est ouvrir la porte à ceux qui
ont décidé, une fois pour toutes et sans discussion, de lui faire plier l'
échine. Au lieu d'offrir à cette jeune fille un espace de liberté, vous lui
signifiez qu'il n'y a pas de différence entre l'école et la maison de son
père.
En autorisant de facto le foulard islamique, symbole de la soumission
féminine, vous donnez un blanc-seing aux pères et aux frères, c'est-à-dire
au patriarcat le plus dur de la planète. En dernier ressort, ce n'est plus
le respect de l'égalité des sexes et du libre arbitre qui fait loi en
France.
D'une seule phrase vous avez désarmé ces milliers de jeunes musulmanes qui
se battent ici et là pour leur dignité et leur liberté. Leur plus sûr allié
contre l'autoritarisme des pères était l'école laïque et républicaine.
Aujourd'hui elles l'ont perdu. Vous avez fait un marché de dupes, Monsieur
le Ministre, en échangeant la libération et l'intégration, certaines et
contestables, des jeunes filles musulmanes, contre l'espoir hypothétique d'
un retour à la tolérance des intégristes, par définition ennemis de la
tolérance.
Les partisans de la « nouvelle laïcité », au rang desquels vous vous placez,
prônent une tolérance indistincte. Ils veulent une école ouverte aux
pressions communautaires, religieuses économiques, une école où chaque élève
est constamment rendu à ses parents, rappelé à sa condition, rivé à ses
racines » : c'est une école de la prédestination sociale. D'un même
mouvement, elle s'offre au monde l'entreprise et aux dignitaires religieux :
c'est une école à vendre, une école asservie à la loi du milieu et aux
particularismes extérieurs. Dans notre société, l'école est la seule
institution qui soit dévolue à l'universel. C'est pourquoi les hommes et les
femmes libres ne sont pas prêts à transiger sur son indépendance de
principe, perpétuellement menacée par les pouvoirs de fait, économique,
idéologiques ou religieux.
Neutralité n'est pas passivité ni liberté, simple tolérance. La laïcité a
toujours été un rapport de forces. Es-ce au moment où les religions sont de
nouveau en appétit de combat qu'il faut abandonner ce que vous appelez la
laïcité de combat » au profit des bons sentiments ? La laïcité est et
demeure par principe, une bataille, comme le sont l'École publique, la
République et la liberté elle-même. Leur survie nous impose une discipline,
des sacrifices et un peu de courage. Personne, nulle part, ne défend la
citoyenneté en baissant les bras avec bienveillance.
La figure française de la démocratie a pour nom la République. Ce n'est pas
une mosaïque de ghettos où la liberté pour tous peut venir habiller la loi
du plus fort. Vouée au libre examen, liée à l'essor des connaissances et
confiante dans la seule lumière naturelle des hommes, la République a pour
fondement l'École. C'est pourquoi la destruction de l'École précipiterait
celle de la République.
Nous avons l'honneur, Monsieur le Ministre, de vous informer que ce sont les
élèves que nous continuerons d'accueillir, et non la religion de leurs
parents. Vous comprendrez donc que nous appelions nos collègues des
enseignements primaire, secondaire et supérieur à manifester leur accord
avec ce texte. Et vous aurez compris, Monsieur le Ministre, que c'est un
sentiment d'amitié républicaine qui nous a incité à vous écrire librement :
la République est la chose de tous.
Élisabeth BADINTER, Régis DEBRAY, Alain FINKIELKRAUT, Élisabeth de FONTENAY,
Catherine KINTZLER
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VII- Le Diner de l'UFAL
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Vous l'aurez certainement pressenti, ReSPUBLICA et ses organisations amies
UFAL, IR, REPERE etc...sont aujourd'hui au centre d'une dynamique qui désire
aller loin et porter le fer contre les fossoyeurs de notre république.
Participer à ce diner au sein de nos nombreux amis présents sera le meilleur
moyen d'établir les convergences nécessaires à la construction du parti des
citoyens.
Devant le succés rencontré par ce diner l'UFAL a donc augmenté les
disponibilités en places dans ce restaurant, il y aura donc une place pour
vous:
INSCRIVEZ VOUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
SAMEDI 18 MARS 2000
Galerie marchande des Olympiades 44 av d'Ivry 75 013 Paris (métro : Porte
d'Ivry) repas servis à partir de 19h
orchestre à l'issue du repas vers 22h
Plusieurs tables de presse vous présenterons les livres et revues de la
mouvance de gauche républicaine.
Tous au banquet laïque et républicain pour une laïcité offensive !
Venez en famille et nombreux, invitez vos amis et relations !!
Inscription à ce banquet à 90F/personne pour un repas de 130 F (l'UFAL
nationale prenant à sa charge la différence).
Les inscriptions sont à adresser à l'ordre de l'UFAL 3, rue Jacquemont 75017
Paris.
On les attend encore
Salut et Fraternité
contact: gauche-republicaine@...
http:www.gauche-republicaine.fr.st
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ReSPUBLICA N°27
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Le journal de la gauche Républicaine, Laïque, Ecologique et Sociale
SOMMAIRE
1) France
2) Union Européenne
3) International
4) Dossiers allocations familiales
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1) France
------------
A) Ecole
Le mécontentement grandit. Ce qui est nouveau dans le mouvement, c'est l'
action conjointe des enseignants et des parents d'élèves (mobilisation dans
le Gard, dans l'Hérault, occupation d'un collège des Mureaux dans les
Yvelines, etc.). Cela conforte la stratégie de REPERE (Resistance Pour une
Ecole REpublicaine) qui milite pour la convergence dans l'action des
enseignants et de citoyens pour la républicanisation de l'Ecole (voir
Réspublica n°26). Vous pouvez contacter REPERE par l'intermédiaire du site
www.gauche-republicaine.fr.st
La pétition contre le CAPES de religions, dont le projet avait été dénoncé
l'année dernière par Initiative Républicaine (IR) et l'Union des Familles
Laïques, a obtenu plus de 1500 signatures. Continuons !
La bataille pour la laïcité (voire Respublica n° 26) doit s'amplifier et
devenir une bataille citoyenne. Camarades enseignants, citoyens
rassemblons-nous !
B) Contre le néo-libéralisme en médecine
Le samedi 11 mars, à l'initiative du syndicat de la médecine générale (SMG)
s'est tenu une réunion regroupant des médecins généralistes, des praticiens
hospitaliers, des infirmières, des comités de défense de l'hôpital public de
Province, des militants syndicalistes CGT et Sud Santé, des membres d'
associations de psychiatres, la CADAC, l'UFAL. La volonté de cet assemblée
était de construire une association intitulée « Les amis de la revue
pratique (NDLR revue du SMG), la santé n'est pas à vendre ». Il semble que
le SMG ne soit pas pressé de réaliser cet association. A suivre !
C) La fondation des stations de métro
L'ex-fondation Marc Bloch a perdu son procès contre les héritiers de l'
historien résistant, fondateur des Annales et a donc convoqué le samedi 11
mars une cinquantaine de personnes munies de pouvoirs en assemblée
extraordinaire pour changer de nom. Après plusieurs heures de débat, la
proposition « Nation-Bastille : Fondation pour la République » a obtenu 74
voix contre 62 à la proposition « Fondation Orwell » soutenue par la
direction de l'association.
D) Jospin face au mécontentement
L'ensemble de la fonction public se mobilise, relance le débat sur les
priorités budgétaires et développe le mouvement social. Les prochaines
échéances politiques verront-elles une sortie politique de ce mécontentement
?
E) Le parti socialiste et « le piège Corse »
Après avoir tenté une tomisation de la Corse (de TOM, territoire d'
Outre-Mer) avec la droite nationaliste et José Rossi, démocratie libérale,
après avoir envoyé monsieur Rebsamen délégué aux affaires Corses du PS,
discuté avec la droite nationaliste dans une réunion au Grand-Orient de
France une alliance de dernière minute avec Zuccarelli, le RPR et les
Communistes ont présenté un texte qui a obtenu 26 voix contre 22 à l'autre
(droite nationaliste amis de José Rossi et socialistes).
Cependant, les deux textes proposent l'obligation de l'apprentissage de la
langue Corse alors que la position républicaine est que la seule langue
officiel est le français et que les langues régionales et minoritaires
doivent avoir le même statut que les langues étrangères.
Le mouvement républicain de Salut Public de l'Hérault (mouvement proche d'
Initiative Républicaine) lance une pétition contre cet état de fait. Que
ceux qui veulent recevoir la pétition le fassent savoir à irparis20@...
F) Le RPF , ce rassemblement pas rassemblé
Le RPF est une organisation destinée à bouter l'eurolander au-delà de la
ligne bleue des Vosges en s'appuyant sur une coterie de monarcho chouans et
de républicano affairo barbouzards !
Cette très peu sympathique alchimie succite néanmoins des situations
amusante, qu'on en juge :
Depuis leur congrès fondateur du 20-21 novembre 1999,un dénommé Pierre
Goullieux ex-RPR passé par le FN sillonnait le département de Seine et Marne
et vendait à qui voulait l'entendre sa prose pasquaïenne. Marchant de
concert avec son grand timonier, Monsieur Goullieux organisait réunions et
rencontres et ne cachait pas ses ambitions pour la France, pour Charly
président et pour lui-même.
Or , le dit Goullieux n'était qu'un vil imposteur , carriériste, méchant et
tout et tout et avait le principal défaut de déployer ses énergies dans un
département comportant une forte section de militants De
Villiero-monarchistes. Ainsi une lélettre estampillée Assemblée Nationale
fut envoyée au fichier pour dénoncer l'affreux et pour indiquer que le
véritable responsable du RPF 77 était un certain Jacques DURRANDE.
Et de convoquer une réunion présidée par le député devillièriste Georges
Berthu afin de se faire « démocratiquement » élire secrétaire
départementale.
Deux jours plus tard, l'ex responsable pasquîen déchu répliquait en invitant
ses amis à déguster du paté frais dans une ferme de Seine et Marne avec la
présence honorable de Charles Pasqua et des autres secrétaires de sections
du département sauf Monsieur DURRANDE ( stratégie typiquement maoïste qui
consiste à encercler les villes à partir des campagnes).
C'est beau un rassemblement souverainiste, ça donne vraiment envie ! ! ! !
Notons aussi que seul 30 % des implantations RPF ne sont pas au mains des
Pasquaïens et que sur ces 30 % la majorité est tenue par des transfuges
mégrétistes.
G) HUMANITAIRE:Solidarité ou charité?
Le débat est réellement posé!
L'exemple de FRANCE TERRE D'ASILE est édifiant.
Depuis que Monsieur Pierre Henry est directeur de cette association, nous
apprenons que cette association a embauché 30% de précaires, qu'il faut 8
mois minimum
pour rentrer dans le dispositif du droit d'asile, que ce directeur organise
le
harcèlement moral des salariés.50% du personnel est en grève depuis
plusieurs semaines contre lui qui se croit encore au moyen-age.
Mais que fait la majorité plurielle Pour trouver de l'argent pour les
réfugiés du KOSOVO, elle a réussi !
Normal, le saint empire américain avait tout organisé!
Mais pour donner les moyens à la patrie des droits de l'homme de respecter
le
droit d'asile dans des conditions de dignité, elle est aux abonnés absents.
Combien de temps va -t-elle soutenir cette direction contre les salariés?
Il semble que les autres organisations humanitaires s'inquiètent de voir le
libéralisme entrer dans ce secteur et de voir une généralisation de ce type
de
comportement directorial dans d'autres organisations que FTDA.
H) La SECU
La Sécurité Sociale est née au lendemain de la deuxième guerre mondiale, en
1947, de par la volonté des forces vives de la Nation qui s'étaient opposées
victorieusement au fascisme hitlérien.
Incluse dans le Programme National de la Résistance, la Sécurité Sociale a
été dynamisée par deux militants ouvriers : le Ministre Ambroise CROIZAT et
le Syndicaliste Henri RAYNAUD.
Malgré sa création dans une économie dévastée, fragilisée par la guerre, en
lente reconstruction, la Sécurité Sociale s'assignait la couverture totale
des dépenses de santé (prévention / soins) et le développement du système de
retraite par répartition.
Plus de cinquante ans après, comment accepter que cette formidable
institution de solidarité, la plus grande conquête du monde du travail, ne
puisse plus jouer pleinement son rôle :
- la gestion comptable des dépenses de santé est mise en place,
- les médecins sont culpabilisés,
- les hôpitaux publics souffrent d'une insuffisance de moyens humains et
matériels, le forfait hospitalier a été institué,
- les remboursements des dépenses pharmaceutiques sont laminés
(remboursement à 0, 35%, 65%, 70% ,75% ....),
- les remboursements du dentaire et de l'optique sont dérisoires,
- 36% des Français déclarent se soigner partiellement malgré les organismes
complémentaires dont les mutuelles à but non lucratif comme notre M.C.P.
Cette situation est inacceptable et ne peut se justifier. Depuis 1947, le
mouvement de la connaissance des hommes s'est accéléré. Il s'en est résulté
un essor inouï des sciences et techniques permettant la création d'outils
technologiques performants au service de l'agriculture et de l'industrie.
Cela s'est traduit par de fabuleux gains de productivité entraînant un
accroissement prodigieux des richesses produites dans notre pays et au-delà.
Dans ces conditions, il devient intolérable que les responsables
économiques, patronaux et politiques veuillent imposer une santé à plusieurs
vitesses ; décrètent l'assistanat au lieu de la solidarité banalisant de ce
fait l'exclusion, la précarité, la marginalisation. Il devient intolérable
que la complémentarité pallie toujours plus les insuffisances de la Sécurité
Sociale, obligeant ceux qui peuvent encore souscrire à une mutuelle à payer
des cotisations toujours plus importantes malgré l'augmentation continue de
la pression fiscale (TVA, Impôts sur le revenu, CSG, RDS, Impôts locaux.).
Ainsi, avec la création de la Couverture Maladie Universelle (la C.M.U.)
pour les plus démunis ( moins de 3.500 Francs mensuels), les mutuelles
devront payer 1,75% de leurs recettes qui se répercuteront sur les
cotisations des adhérents.
Où veut-on en venir ? Est ce un moyen détourné d'appliquer les directives
européennes en matière de santé et de mutualité ? Est-ce une tentative de
déstabiliser ceux qui ouvrent bénévolement pour le développement des vraies
solidarités entre les êtres humains ?
En 1998 notre mutuelle remboursait 80,27% contre 73.92% en 1997 de ses
cotisations sous forme de prestations aux adhérents. Les six premiers mois
de 1999 marquent cette tendance rendant la gestion difficile.
C'est là une preuve parmi d'autres que la Sécurité Sociale (la Caisse de
prévoyance SNCF) ne joue plus son rôle historique de 1947 de solidarité
intégrale.
A nous, en toute lucidité, mais avec ténacité, de ne pas laisser perpétrer
les mauvais coups ; à nous d'aider, par l'action du plus grand nombre, à ce
que les richesses produites soient mieux réparties à l'échelle sociale,
notamment dans le secteur de la santé, qui n'a pas de prix.
Affirmons notre volonté de reconquête d'une Sécurité Sociale (Caisse de
prévoyance SNCF) digne du troisième millénaire.
Bernard Paillot-UFAL 02
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2) Union Européenne
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A) Contre les articles anti-Laïques, les textes Européens
Comme le stipulent Respublica N°24 à voir, la présidence française de l'
Union Européenne va prendre des décisions sur la Charte des droits
fondamentaux (actuellement avec un article refusant la laïcité scolaire) et
une directive permettant la ségrégation à l'embauche pour cause religieuse.
Il convient d'être vigilant pendant qu'il est encore temps et ne pas
attendre que les textes soient votés pour signer des pétitions. Ceux qui
veulent faire partie du « groupe action » sur ce sujet, le fassent savoir à
ufalsiege@...
B) Union Européenne : les postes et télécommunications
La Cour impose que les services d'intérêt général aient les moyens d'
accomplir leurs missions
La Cour de justice des Communautés européennes a rendu le 11 février un
arrêt important pour permettre aux entreprises chargées de missions d'
intérêt général de disposer des moyens nécessaires à leur accomplissement.
La Cour avait à statuer dans deux affaires jointes (arrêts C147/97 et
C148/97) de " repostage " dans lesquelles des expéditeurs allemands de
relevés de comptes déposaient leurs envois à destination de leurs clients
allemands dans des pays (Danemark, Pays-Bas) où les tarifs des envois sont
nettement inférieurs aux tarifs de la Deutsche Post. Celle-ci, qui ne reçoit
des postes de dépôt que des " frais terminaux " limités, réclamait aux
expéditeurs le montant des taxes intérieures correspondantes.
La Cour reconnaît que la Deutsche Post, qui a l'obligation d'acheminer et de
distribuer le courrier international aux destinataires domiciliés sur son
territoire en utilisant les moyens les plus rapides de sa poste, a une
mission de " service d'intérêt général au sens du traité ", employant ainsi
une formulation plus large que celle de " service d'intérêt économique
général ". S'appliquant à des envois déposés en grands quantité auprès des
services postaux d'autres Etats membres, cette obligation serait de nature à
mettre en danger l'accomplissement, dans des conditions économiques
équilibrées, de cette mission d'intérêt général. " Le traitement du courrier
transfrontière comme du courrier intérieur et, par conséquent, l'imposition
des taxes intérieures, doivent être considérées, selon le droit
communautaire, comme des mesures justifiées pour l'accomplissement, dans des
conditions économiquement équilibrées, de la mission d'intérêt général
confiée à la Deutsche Post ". Pour autant, la Cour n'autorise la poste
allemande qu'à faire payer la différence entre les " frais terminaux " qu'
elle reçoit et la taxe intérieure, sous peine d'abuser de sa position
dominante au sens du droit communautaire de la concurrence.
Ainsi, la Cour approfondit sa jurisprudence de ces dernières années en
équilibrant droit de la concurrence et missions d'intérêt général et en
empêchant que l'intégration européenne ne se traduise par la mise en ouvre d
'un dumping social et/ou fiscal généralisé.
Afin d'avoir un caractère structurant et de les consolider, ces principes
doivent être intégrés au traité de l'Union et figurer au titre des droits
fondamentaux. La Conférence intergouvernementale et la Convention chargé d'
élaborer la Charte des droits doivent s'en saisir.
Assurances
La Commission vient de publier une communication interprétative des
directives sur les assurances, particulièrement les "troisièmes" directives
(92/49 et 92/96) qui sont entrées en vigueur en 1994. Ce document traite des
conditions dans lesquelles, selon la Commission, un Etat membre peut avoir
recours à l'intérêt général .
pour justifier et exiger l'application de sa propre réglementation aux
contrats offerts sur son territoire par les sociétés d'autres pays de
l'Union.
En particulier, la communication commence par rappeler que l'agrément donné
à un assureur par l'Etat membre de son siège social lui permet d'exercer ses
activités d'assurance partout sur le territoire de l'Union Européenne, soit
en "s'établissant" dans les autres pays, soit en "libre prestation de
services". Puis elle énumère les 6 critères qu'une mesure national d'intérêt
général doit respecter pour être applicable aux contrats offerts par les
sociétés des autres Etats membres. A la suite de quoi, elle indique que les
directives européennes interdisent explicitement aux administrations
nationales de vérifier, avant leur utilisation, que les contrats ne
comportent pas d'éventuelles clauses abusives. En outre, elle exprime des
doutes sur la nécessité d'exiger de manière "absolue et inconditionnelle"
que le contrat soit rédigé dans une langue précise et sur la justification
d'imposer que le contrat spécifie ce à quoi l'assuré a droit quand il veut
mettre fin à un contrat à caractère d'épargne (droit de rachat), ainsi que
sa participation aux bénéfices.
Si les pouvoirs publics d'un pays ne peuvent plus arrêter les contrats
qu'ils jugent impropres à la "consommation" de leurs citoyens, un problème
d'information des consommateurs du marché intérieur se pose. Il faut
informer ceux-ci qu'aucun examen des contrats et des tarifs d'assurance,
préalablement à la commercialisation des contrats, n'est plus pratiqué dans
l'UE.
Réseaux Services Publics a fait une note de 5 pages sur cette communication
que vous pouvez nous demander. Le texte de la communication est consultable
sur le site internet de la Commission http//:europa.eu.int/comm/dg15
(rubrique "Quoi de neuf ?")
Services postaux
Le commissaire Bolkenstein devrait présenter, probablement avant le Conseil
télécommunications du 2 mai, ses propositions pour avancer dans la
libéralisation du secteur postal. Il sait que le débat sur le service
universel sera le plus délicat, mais estime que "l'inaction ne serait pas
viable pour ce secteur". Les domaines sur lesquels il entend travailler sont
: la définition du secteur réservé (poids et prix maximum), l'inclusion ou
non dans le secteur réservé du courrier direct et du courrier
transfrontalier, le moment jusqu'où les monopoles postaux pourront être
préservés.
Télécommunications
Le commissaire Liikanen a obtenu le 22 février dernier que les société de
télécommunications de l'Union se rallient à sa vision de la dernière phase
de libéralisation des télécommunications : l'accès aux boucles locales
(circuit qui relie les locaux du client au central téléphonique local de
l'opérateur de télécommunications) sera détaillé séparément (dégroupé) à
partir de décembre prochain. S'attaquant ainsi à ce qu'elle considère comme
le dernier bastion monopolistique, la Commission estime que le dégroupage
devrait permettre aux nouvelles entreprises qui arrivent sur le marché de
fournir des services concurrents aux consommateurs, notamment de nouveaux
services à larges bandes pour un accès à internet à grande vitesse
Vous voulez être tenus au courant des dispositions prises par la commission
européenne ?
Demandez à recevoir le courrier életronique du CELSIG (Comité européen de
liaison sur les Services d'intérêt général) 66 rue de Rome, F - 75008 PARIS.
Tel : (33-1) 40 42 50 24. Fax : (33-1) 40 42 13 78. Courriel :
celsig@....
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3) International
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A) Le Vatican demande pardon
Monsieur Woytila dit Jean-paul II demande pardon pour les fautes commises
en deux mille ans. A aucun moment, il a clarifié les responsabilités exactes
sur les différentes politiques scandaleuses pratiquées par l'Eglise. Ce
pardon ne coûte pas trop cher aux héritiers de l'Inquisition et du soutien
aux régimes d'extreme-droite.
b) "L'Amérique écoute la planète"
L'Union européenne vient de découvrir que les USA et leurs alliés
anglo-saxons interceptent appels téléphoniques, fax, courriels dans le monde
entier et cela en toute impunité. Nos élus sont-ils aussi naïfs et crédules,
voire des menteurs, pour sembler seulement s'apercevoir d'une réalité
révélée depuis plus de dix ans et dont ils sont informés au minimum depuis
1998, car c'est la question que l'on peut et que l'on est en droit de se
poser ? De nombreux articles sur le sujet, sur l'espionnage économique et
politique systématique des Etats-Unis et de son principal serviteur en
Europe, l'Angleterre, ont été publiés depuis 1991, mais nos tristes
politiciens qui siègent à Bruxelles n'ont rien vu, rien entendu et rien lu
comme à l'habitude ; ils ont même gobé le requiem de l'innocence sur la
mélopée de monsieur Blair et de sa « perfide Albion » . Ont-ils seulement
une idée de ce qu'est la politique et la géopolitique mondiale, au sens
noble du terme, pour jouer ainsi les ingénus effarouchés ? Pour confirmer
nos dires nous reprenons ici un passage édifiant du rapport du député
britannique européen » Glynn Ford, publié en 1998, suite à des documents
qui lui ont été remis en 1996, et intitulé « Evaluation des techniques de
contrôle politique » qui démontre que le parlement européen était déjà
informé, par un élu anglais, de la collusion anglo-américaine appelée
Echelon » ; les petites lâchetés de nos parlementaires confortent ainsi le
scepticisme de façade et de rigueur adopté devant les médias pour ne pas
froisser « Big Brother » : « Ce système de surveillance globale couvre la
totalité de la planète et utilise les satellites Intelsat qui relaient la
majorité des communications téléphoniques satellitaires, des messages sur
Internet, du courrier électronique, des fax et des télex. (...) Cinq nations
se partagent les résultats de ce travail, la Grande Bretagne, le Canada, la
Nouvelle Zélande, l'Australie, avec les Etats-Unis opérant comme le
partenaire principal ». Six bases au service de l'impérialisme de la
nouvelle Carthage écoutent à des fins politiques et commerciales l'ensemble
des opérations d'infos planétaires : Yakima et Sugar Grove aux USA,
Morwenstow et Mennmith Hill au Royaume Uni, Geraldton en Australie et
Waihopal en Nouvelle Zélande; le quartier général étant à Fort Meade aux
Etats-Unis. Cet extraordinaire instrument de surveillance qui est aussi un
parfait exemple de non respect des libertés individuelles et de guerre
économique commence seulement « à inquiéter l'Union européenne et tout
particulièrement Paris (sic) ». Les Etats-Unis par le biais de cet outil
d'espionnage permanent, bénéficient via Londres de millions d'informations
qui peuvent fausser le jeu de la concurrence planétaire. « Echelon (nom du
programme anglo-saxon d'écoute) est en fait un système d'intelligence
économique à visée de distorsion de la concurrence, dans la mesure où il
implique essentiellement le monde anglo-saxon » estimait en 1998 le
président de la commission d'évaluation des choix technologiques et
scientifiques du Parlement européen, qui a supervisé le projet. « Echelon »
qui repose sur un réseau de facto anglo-saxon et qui peut filtrer jusqu'à 2
millions de conversations à la minute, industrielles, politiques ou privées,
sur tous les continents, relève d'un projet en date de 1948 et il est le
fruit du pacte de sécurité Ukusa (pour Royaume-Uni et Etats-Unis) mis en
place par les cinq pays cités plus haut. A l'époque, ce projet avait la
vocation de recueillir le maximum d'informations militaires sur l'ex-URSS.
Depuis la fin de la guerre froide on aurait pu croire que celui-ci (bien que
déjà totalement dictatorial et anti-démocratique par le procédé) avait été
mis en veilleuse. En fait, il a été réorienté sur l'information civile et
économique et depuis cinq ans, « Echelon » a été réactivé et amplifié grâce
aux réseaux satellites. En mesure depuis longtemps d'écouter les
communications hertziennes, « Echelon » disposant de ses six bases
ultra-perfectionnées via les nouveaux réseaux de communications, transmet
les données directement à la NSA (l'agence pour la sécurité nationale
américaine). Grâce aux 25 satellites géostationnaires Intelsat, utilisés par
les plus grandes compagnies mondiales de téléphone, « Echelon » intercepte
les télécommunications de tous genres selon ses besoins du moment. Les six
bases au service de la puissance hégémonique américaine peuvent profiter
aussi des satellites espions Vortex de la NSA. Ce qui est le plus
impressionnant dans ce détournement de l'information c'est la méthode de
tri. Après le travail initial des satellites, un ensemble d'ordinateurs
absorbent les millions d'informations qui circulent avant de les filtrer en
un temps record, le plus souvent grâce à un mot clé. Il suffit d'indiquer à
une des bases ou à toutes ,par exemple, les mots « Parlement européen »,
pour que toutes les conversations interceptées où il est question du sujet
puissent être analysées, décryptées et étudiées en très peu de temps et avec
une efficacité prodigieuse. Avec « Echelon », Big Brother à des yeux et des
oreilles partout. Le système peut même pousser plus loin en retenant des
conversations où les mots ne sont pas prononcés mais où le contenu tourne
autour du thème donné; les ordinateurs sont capables ainsi de saisir ce que
l'on appelle « l'information élaborée ». L'ordinateur central comprend lui
le contexte général et le sélectionne. Tous les sujets économiques,
politiques ou à caractère privé, peuvent ainsi être retenus et analysés par
la NSA qui redistribue ensuite certaines infos à ses partenaires
anglo-saxons. Toujours selon le président de la Commission d'évaluation des
choix technologiques et scientifiques du Parlement européen, en 1998 : « ...
il y a deux aspects. A ce niveau d'intelligence économique, cette mainmise
des Etats-Unis sur le contrôle de l'information montre qu'il est nécessaire
pour l'Europe de se doter d'une politique commune de façon à ce que les
échanges de renseignements se fassent mieux et plus entre les différents
pays de l'Union européenne. ». Pour aller de l'avant, il est nécessaire que
l'Europe se fasse sur une base sociale et progressiste qui ne soit pas
interdépendante du capitalisme international à la botte des Etats-Unis et de
son enjeu néolibéral. La construction européenne doit se faire maintenant
sur un modèle démocratique donc républicain et non sur une base
ethno-fédéraliste ou archéo stato-nationaliste (le nationalisme des
Etats-nations, les concurrentiels ethno-différentialismes communautaristes
et les micro-nationalismes régionaux font le jeu de la politique
impérialiste de l'Amérique). A ce jour nous en sommes loin. En effet,
l'Europe néolibérale de Maastricht et Amsterdam n'a trouvé de réponse au
problème « Echelon » que par le biais d'un accord euro-américain entre les
services de la communauté européenne et le « FBI ». On croirait rêver si la
bêtise de nos parlementaires n'était si flagrante. D'ores et déjà on peut
considérer que la résultante de ce travail de « Kollaboration » fructueuse,
aboutira à notre asservissement total à la dictature US de globalisation.
Le Nouvel ordre mondial est bien Nord-américain et il est plus que temps de
réagir de manière politique, économique mais aussi géopolitique... C'est ce
à quoi les républicains de gauche français aspirent car nous voyons ici les
limites et l'inutilité patente de l'actuelle UE.
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4) Dossiers allocations familiales
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a) rapport du CREDOC
CONSOMMATION ET MODES DE VIE
L'attachement aux prestations familiales s'accompagnes d'un souhait de
réaménagement des aides
Georges Hatchuel
Le système des aides à la famille est composé en France de nombreuses
prestations aux objectifs très divers. Comment la population voit elle ce
système ? Souhaite-t-elle des réaménagements ? C'est à ces deux questions
que répond l'étude du CREDOC réalisée pour la Caisse Nationale des
Allocations Familiales (CNAF).
Les Français restent très attachés aux prestations familiales : ils les
placent, cette année encore, en tête des aides sociales à augmenter en
priorité, devant par exemple, le RMI, les retraites ou les
allocations-chômage.
Cependant, ils souhaitent que les prestations aient avant tout pour
objectif, dans les années qui viennent, de lutter contre la pauvreté et
contre les inégalités de revenus ; d'ailleurs, la population estime que le
montant actuel du RMI est insuffisant. Ensuite, ils veulent voir renforcer
les aides aux enfants les plus grands, avant leur entrée dans la vie active
; enfin, ils désirent que les aides servies soient égales pour tous les
enfants, dès le premier.
Plus largement, 67 % de la population estime aujourd'hui préférable, pour
mieux aider les familles, de leur fournir principalement des aides en nature
sous forme d'équipement et de services, plutôt que leur servir des
prestations en espèces.
Lutter contre la pauvreté et les inégalités
Près de la moitié de la population (49 % exactement) estime que les deux
premiers objectifs que les pouvoir publics visent aujourd'hui au travers des
prestations familiales, sont la lutte contre la pauvreté (32 %) et la
correction des inégalités de revenus (17 %). Ce n'était le cas que de 29 %
en 1996. D'ailleurs, 26 % des Français pensaient alors que l'objectif
principal était d'assurer une aide aux familles ayant des enfants, quel que
soit leur revenu, contre 14 % aujourd'hui. Les débats de l'année 1998 sur la
mise sous condition de ressources des prestations familiales et sur l'AGED
(Allocation de Garde d'Enfant à Domicile) doivent être, pour une bonne part,
à l'origine de cette forte variation. Autrement dit, la population estime
que les prestations familiales sont maintenant, pour les pouvoirs publics,
davantage un outils de lutte contre la précarité qu'un instrument de soutien
à la famille ou à la natalité.
L'objectif souhaité des prestations familiales :
Lutter contre la pauvreté
Quel est, pour vous personnellement, le premier objectif que les prestations
familiales devraient viser dans les années qui viennent ?
Il reste que nos concitoyens ne semblent pas vraiment considérer que cet
outil est utilisé avec toute l'efficacité nécessaire : 72 % estiment que l'
objectif visé par les pouvoirs publics n'est pas « bien atteint ». La
population ne souhaite pas pour autant une remise en cause de ces
orientations ; elle attend plutôt une amélioration de leur efficience. Car
ce sont ces même objectifs de lutte contre la pauvreté (34 %) et de
correction des inégalités (23 %) que les Français souhaitent voir poursuivre
dans les années qui viennent.
Ce désir majoritaire de donner une orientation redistributive aux
prestations familiales se retrouve dans tous les groupes de population,
quels que soit l'âge, la profession, le revenu ou le niveau de formation.
Cette volonté est corroborée par la nette préférence qu'expriment nos
concitoyens (80 %) d'aider les familles qui ont le moins de revenus, plutôt
que les foyers qui ont le plus d'enfants.
Renforcer les aides aux enfants les plus grands
Interrogés sur les priorités à accorder en fonction de l'âge des enfants,
les Français privilégient, de loin, les aides aux enfants les plus grands,
avant leur entrée dans la vie active : 23 % optent pour une augmentation
prioritaire des aides aux familles ayant un enfant étudiant, 19 % pour
celles concernant les foyers ayant un enfant à la recherche d'un emploi et
18 % optent pour les aides relatives aux enfants lycéens ou collégiens.
Autrement dit, ce sont plutôt, selon les enquêtés, les adolescent et les
jeunes adultes qu'il faut aujourd'hui aider en priorité, avant les familles
ayant des enfants en bas âge ou celles ayant un enfant en primaire.
Le plus frappant est que cette attente d'aide pour les grands enfants est
majoritaire aussi chez les familles ayant de jeunes enfants à charge (moins
de 6 ans), comme chez ceux qui n'ont pas d'enfants.
Il apparaît d'ailleurs une forte volonté du corps social de mieux aider les
jeunes adultes à se former et à s'insérer dans le monde professionnel :
quand il s'agit de savoir quelles aides doivent être promues auprès des
familles ayant des enfants de plus de 20 ans à charge, viennent en tête les
aides pour l'insertion et la formation des jeunes sans emploi et sans
qualification (23 %), puis le développement des bourses étudiantes (22 %). L
'instauration du RMI avant 25 ans n'apparaît qu'après (20 %), comme la
prolongation des allocations familiales au-delà de 20 ans (15 %).
En vérité, les Français souhaitent un allongement de la durée de versement
des allocations familiales tant que les enfants ne sont pas autonomes
financièrement. Lorsque ceux-ci sont étudiants, on estime aujourd'hui qu'ils
devraient donner droit aux allocations familiales jusqu'à environ 21 ans et
demi. Lorsque les enfants sont chômeurs ou à la recherche d'un emploi l'
âge-limite souhaité est de 22 ans. On veut donc aujourd'hui donner un
avantage aux enfants à la recherche d'un emploi, alors que ce n'était pas le
cas il y a une dizaine d'années. Il y a là un signe : chacun reconnaît
maintenant les difficultés inhérentes à la situation de chômage des jeunes
et attend que la collectivité prenne la mesure du rôle que les familles
jouent dans l'aide aux enfants confrontés à cette situation.
La population fait cependant une différence entre les enfants étudiants et
chômeurs et ceux déjà entrés dans le monde professionnel. Dans ce dernier
cas, l'âge-limite attendu n'est que de 19 ans : dès que l'enfant débute dans
la vie active, beaucoup considèrent qu'il est devenu « autonome », même s'il
n'a qu'un petit salaire.
Aider d'abord les grands enfants,
Avant leur entrée dans la vie active
Les politiques familiales ont pour objectif d'apporter une aide aux familles
ayant des enfants à charge. Ces charges varient en fonction de l'âge des
enfants. Si vous deviez décider des priorités à accorder aujourd'hui à la
politique familiale, quel type d'aides pensez-vous qu'il faudrait augmenter
en priorité ?
Des prestations égales pour tous les enfants dès le premier
Au-delà de cette attente de modulation accrue en fonction de l'âge, c'est
plutôt la volonté « d'égalité de traitement », quel que soit le nombre d'
enfants, qui semble dominer dans l'opinion : 72 % de la population estiment
que tous les enfants devraient donner droit aux même prestations (opinion en
hausse de 5 points depuis 1991). D'ailleurs, 46 % préfèreraient que les
prestations familiales soient versées à toutes les familles dès le premier
enfant, même si c'est aides devaient être plus faibles. Les allocataires de
prestations familiales ne se distingues pas vraiment des non-allocataires
sur ces questions. Et même les foyers de trois enfants et plus préfèrent
aussi, à 44 %, le versement des prestations dès le premier enfant.
Trois grand groupes de populations se distinguent :
? Le premier (36 %) souhaiterait revoir tout le système actuel. Il s'agit là
des partisans d'une aide égale pour tous les enfants, dès le premier, sans
majoration selon le rang.
? Le deuxième (22 %) ne conteste pas ce système. Il s'agit des personnes
favorables à une aide ciblée sur les familles de trois enfants et plus.
? Enfin 30 % de la population souhaitent des « réaménagements » du système
actuel : certains (17 %) préconisent une aide ciblée sur les foyers d'au
moins 2 enfant. D'autres (13 %) défendent une aide dès le premier ou le
deuxième enfant, mais acceptent le principe de majoration des allocations
selon le rang.
Une nette préférence pour les aides en nature
Les choix de la population quand à la forme que doivent prendre les aides
familiales sont aujourd'hui particulièrement affirmés : 67 % considèrent
préférable, pour mieux aider les familles, de leur fournir principalement
des aides en nature, sous forme d'équipement ou de services.
Le plus frappant est que cette préférence n'a cessé de croître ces dernières
années : en 1997, 54 % de la population optaient pour les aides en nature.
Cette montée de la demande d'aides en nature pour les prestations
familiales - qui a touché tous les groupes socio-démographiques sans
exception -répond à un accroissement des interrogations des Français sur les
effets éventuellement « déresponsabilisant » des aides sociales. Par
exemple, 42 % de la population (contre 33 % en 1994), estiment aujourd'hui
que faire prendre en charge, par la collectivité, les familles aux
ressources insuffisantes « leur enlève tout sens des responsabilités ».
Cette évolution ne signifie cependant pas que nos compatriotes ont « rangé
au placard » leur conception solidaire des politiques sociales. Car ce n'est
pas le bien fondé des prestations que les Français remettent en cause ; ce
sont plutôt leur modalités de versement et de contrôle. La solidarité envers
les plus démunis est, en effet, encore bien vivace.
D'ailleurs, derrière l'arbitrage entre aides en espèces ou aides sous forme
d'équipement ou de services, se dessine un clivage sur la manière de se
représenter la pauvreté et les moyens de la combattre : les partisans des
aides en nature se distinguent par une représentation de la pauvreté qui
laisse une grande place à la responsabilité individuelle et qui met
précisément en avant la crainte d'une « déresponsabilisation » des
populations prisent en charges. En fait, quelle que soit la façon dont a
question est posée, les aides en espèces ne sont jamais majoritairement
mises en avant. Ainsi soumis à un questionnement plus détaillé que sur la
seule alternative « aides en espèces/aides en nature », seulement 23 % de la
population privilégient, en premier choix, les « prestations en espèces » ;
ce taux ne dépasse d'ailleurs jamais les 34 % (familles ayant au moins trois
enfants, foyers aux ressources les plus faibles).
Les prestations familiales sont en tête des aides sociales à augmenter en
priorité
Cela étant, l'attachement de la population aux prestations familiales reste
important : les enquêtés placent ces prestations, cette année encore, en
tête des aides sociales à augmenter en priorité, devant le RMI ou les
retraites. Néanmoins, cet attachement connaît cette année un certain
effritement : 19 % de nos concitoyens les placent en tête des prestations
sociales prioritaires, contre 26 % il y a deux ans.
A vrai dire, le taux de citations des prestations familiales semble cette
année avoir fait les frais d'une plus grande hésitation des Français : le
retour d'un meilleur « moral » au début 1999 semble avoir redonné à chacun l
'espoir que chaque type de prestations pouvait s'accroître. D'où une remonté
apparente des motivations personnelles dans les choix affichés : les
arbitrages effectués entre les différentes prestations sociales sont, pour
une bonne part, le reflet des intérêts personnels ou catégoriels.
De fait, l'âge est à l'origine de variations sensibles dans les préférences
: les personnes de plus de 60 ans désirent une augmentation prioritaire des
retraites ; les 25-39 ans, des prestations familiales ;les moins de 25 ans,
des pestations-chômage ou des allocations-logement. Seuls les partisans d'
une augmentation du RMI se distinguent par le caractère « altruiste » de
leur choix : les individus aisés et diplômés sont, plus souvent qu'en
moyenne, favorables à l'augmentation de cette prestation.
Les aides à augmenter en priorité :
D'abord les prestations familiales
Il reste que s'il fallait diminuer une prestation sociale, ce serait les
prestations-logement qui en pâtiraient (19 % des réponses). Mais il faut
noter cette année la très forte propension des enquêtés (32 %) à ne pas
répondre à la question de la diminution des prestations. C'est le signe du
refus conjoncturel d'une partie de la population d'admettre l'idée de
réduire des aides sociales à un moment où la situation économique semble
devenir favorable.
Le montant du Revenu Minimum d'Insertion est jugé insuffisant par les trois
quarts des Français
Par comparaison avec la situation d'il y a quatre ans, nos concitoyens
semblent aujourd'hui un peu mieux connaître le montant du RMI (2 200 Francs
par mois pour une personne seule, hors le forfait d'allocation-logement qui
est touché par la plupart des Rmistes). Cependant, la tendance à la
surestimation du montant réel persiste : 26 % des enquêtés citent un montant
trop important, contre 43 % en 1995. Tout se passe comme si les enquêtés
évoluaient, en quelque sorte, le montant du RMI à l'aune de leur propres
revenus : les chômeurs le sous-estiment et, à l'inverse, les cadres
supérieurs et les titulaires de revenus les plus élevés le surévaluent.
Informés sur la valeur effective de la prestation, les trois quarts de la
population considèrent cependant que le montant actuel du Revenu Minimum d'
Insertion n'est pas assez élevé : 74 % portent ce jugement pour le RMI
attribué à une personne seule et 78 % pour le RMI versé à un couple ayant
deux enfants. Ce pourcentage atteint aussi les 71 % lorsque nos concitoyens
sont interrogés sur le montant des minima sociaux versés aux femmes seules,
sans ressources, ayant un enfant en bas âge (API).
A vrai dire, dans tous les groupes socio-démographiques sans exception, une
nette majorité estime insuffisant chacun de ces minima.
B) réaction de l'UFAL 77
Appel de L'Union des Familles Laïques (UFAL)
Un récent rapport du CREDOC réalisée pour la Caisse Nationale des
Allocations Familiales (CNAF) rappelait l'attachement des français à un
système d' aides à la famille composé de nombreuses prestations aux
objectifs très divers.
Les Français restent très attachés aux prestations familiales : ils les
placent, cette année encore, en tête des aides sociales à augmenter en
priorité, devant par exemple, le RMI, les retraites ou les
allocations-chômage.
Cependant, ils souhaitent que les prestations aient avant tout pour
objectif, dans les années qui viennent, de lutter contre la pauvreté et
contre les inégalités de revenus ; d'ailleurs, la population estime que le
montant actuel du RMI est insuffisant. Ensuite, ils veulent voir renforcer
les aides aux enfants les plus grands, avant leur entrée dans la vie active
; enfin, ils désirent que les aides servies soient égales pour tous les
enfants, dès le premier.
Plus largement, 67 % de la population estime aujourd'hui préférable, pour
mieux aider les familles, de leur fournir principalement des aides en nature
sous forme d'équipement et de services, plutôt que leur servir des
prestations en espèces.
IL est clair que la politique familiale identique qui a été menée depuis
plus de 30 ans par les gouvernements successifs ne répond absolument pas aux
besoins et à la volonté de nos concitoyens.
Pour faire se rejoindre les décisions des pouvoirs publics et les exigences
des citoyens , il fallait la création d'une structure familiale qui au sien
des instances familiales nationale (UNAF etc.) mais aussi directement sur le
terrain social sache favoriser nettement la convergence entre les
aspirations citoyennes et les mesures gouvernementales.
Créée en 1988 L'UFAL se bat pour l'abolition des discriminations relatives
aux différentes formes familiales existant dans notre société et pour l'
égalité en droits - droits sociaux, fiscaux,
successoraux - de tous les couples, qu'ils soient mariés ou non,
hétérosexuels ou non.
Pour l'UFAL deux (ou plus) citoyens vivant ensemble forment une famille et à
ce titre le droit à la différence ne doit pas aboutir à la différence des
droits. L'UFAL est donc un mouvement luttant pour la promotion d'une société
plus républicaine s'appuyant sur la laïcité et la justice sociale.
A l'heure de la construction européenne, c'est à cette décimale du temps
,dans le cadre d'une plus grande démocratie que l'UFAL entend faire entendre
sa voix.
Les Instance Familiales sont une des composantes majeures de notre
démocratie.
Alors que les citoyens individuellement peuvent voter, rejoindre un parti
ou une association ,alors que les travailleurs peuvent adhérer à un syndicat
et tenter de participer à la démocratie sociale( bien mal en point il est
vrai.)
Les familles ont leur association pour défendre leurs points de vues et
faire avancer la société vers plus de justice.
Pour le monde du travail, l'UFAL intervient en défendant les familles des
travailleurs et en revendiquant que les décisions et actes économiques ne se
fassent pas à l'encontre des travailleurs.
Dans le monde scolaire, l'UFAL soutient l'organisation des parents d'élèves
en la sortant de l'emprise cléricale ou politicienne et bien sur en
soutenant les enseignants qui refusent la mort programmée de l'école
républicaine.
Dans le cadre du logement l'UFAL a pour but de représenter et de défendre
les associations de locataires et les familles accédant à la propriété.
L'UFAL intervient directement auprès des Pouvoirs Publics, des organismes
semi-publics, des collectivités et des associations privées, en vue de
garantir les droits des familles et de chacun des membres qui la
composent, dans le respect de la laïcité.
Par la représentation des familles adhérentes à l'UFAL, auprès des Pouvoirs
Publics et notamment, la désignation ou la proposition de délégués des
familles au divers Conseils, assemblées ou autre Organismes institués par l'
État, les Régions, les départements et les communes, ainsi que par la
participation dans toutes les instances de concertations instituées à tous
les niveaux dans l'Education Nationale. L'UFAL est officiellement agrée par
l'UNAF (Union Nationale des Associations Familliales) et siège donc dans les
conseils d'administrations des CAF (Caisses d'Allocations Familiale) ou des
CCAS (centre communal d'action social)où elle défend ses orientations
laïques et républicaines.
L'UFAL défend les consommateurs que nous sommes tous en développant l'
information et éventuellement par le recours aux tribunaux.
Organisme d'utilité sociale, l'UFAL engage des actions socio-éducatives et
socio-culturelle et lutte pour l'éducation de tous.
Pour la protection de l'environnement et du cadre de vie en donnant l'avis
des familles sur les projets d'aménagement, des plans d'urbanisme, des plans
d'occupation des sols, des travaux et de l'utilisation des sols en
périmètres sensibles ou urbains l'UFAL est un interlocuteur reconnut.
Son action et son dynamisme, cela dans une conjoncture générale allant à l'
encontre des idéaux de justice et d'unité républicaine, place l'UFAL au
centre de nombreuses questions sociales.
L'UFAL est régulièrement sondée et auditionnée par les organismes
parlementaires.
Aujourd'hui présente sur une majeure partie du territoire nationale, l'UFAL
s'implante dans toute la Seine et Marne.
Soutenue par des spécialistes du droit, l'UFAL vous appelle car elle besoin
de vous, seules vos adhésions lui donneront la force qui lui est nécessaire.
Ne laisser pas passer cette chance d'exercer votre citoyenneté, rejoignez
nous !
UNION DES FAMILLES LAÏQUES
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77176 Savigny Le Temple
Tél: 01.64.41.72.87
Fax: 01.64.41.72.87
Courriel: ufal@...
http://www.gauche-republicaine.fr.st/ufal
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ReSPUBLICA N°28
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Lundi 20 mars 2000
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAIQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. FRANCE
3. UNION EUROPEENNE
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1. AGENDA
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- 25 et 26 mars 2000, Assemblée générale d'Initiative Républicaine seul
mouvement de gauche républicaine se situant résolument hors de la majorité
plurielle.
Pour tous renseignements : irparis20@...
-28 mars, Réunion de discussion et de préparation du sommet social de Genève
(avec manifestation devant le siège de l'OMC) auquel participent les
représentants de l'UFAL, de la Confédération Paysanne, du Comité pour le
Contrôle Citoyen de l'OMC (CCCOMC), d'ATTAC, etc..
Pour tout renseignement : ufalsiege@...
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2. France
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A) Des salariés d'associations soutiennent les grévistes de France Terre
d'Asile (FTDA)
A la suite d'une réunion organisée le 13 mars 2000 à la Bourse du travail de
Paris, des salariés de l'ANAFE, du CEDRE-Secours catholique, de la CIMADE,
de la Croix Rouge française, du GISTI, des Journalistes africains en exil,
du MRAP, du SSAE de Créteil, et aussi des militants de la CGT et de SUD, ont
manifesté leur solidarité aux salariés en grève de France Terre d'Asile
(FTDA). Ils ont voulu ainsi mieux comprendre les raisons de leur grève
exceptionnellement longue, puisqu'elle en est à sa huitième semaine.
Il leur fallait comprendre ces grévistes pour plusieurs raisons :
1) De la grève à FTDA émanent surtout des bruits de souffrances
2) Dans le petit monde des associations dites « de solidarité », les grèves
sont rares
3) Toute grève de cette importance, par sa durée et par le nombre de
participants (près de la moitié du personnel), a nécessairement des causes
importantes
Après avoir écouté les grévistes de FTDA, les salariés des autres
associations sont stupéfaits de l'intensité du cri unanime de souffrance -
individuelle et collective - qu'ils ont entendu. Il ne fait aucun doute que
les salariés de FTDA ont fait l'objet, depuis trois ans, de persécutions
qu'ils appellent « harcèlement moral ».
Ces persécutions paraissent ne pas simplement relever de l'autoritarisme
d'un directeur qui en use et en abuse. Ce directeur a été recruté et il est
aujourd'hui maintenu, voire soutenu par un conseil d'administration et un
bureau. Il l'est parce qu'il paraît servir un rôle social que l'Etat confie
de plus en plus fréquemment aux associations : celui de soigner les effets
des inégalités que cet Etat ne cesse de sécréter. Pour assurer cette
fonction sociale rémunérée par des subventions, les associations tendent à
se métamorphoser en entreprises. A la tête des entreprises, il y a des
patrons.
Il est d'ailleurs intéressant de noter que le management particulièrement
autoritaire du directeur de FTDA s'accompagne d'une conception de l'asile
qui serait, selon lui, un « secteur concurrentiel » comme un autre, dans
lequel les associations se disputeraient des « parts de marché ». Il ne
paraîtrait pas étonnant qu'il y ait un lien entre management et conception
marchande des associations, qu'il en existe un autre entre les fonctions
déléguées par l'Etat aux associations et le fait qu'un directeur autoritaire
plaise à un conseil d'administration associatif.
La grève à FTDA pose à nouveau des questions récurrentes : les associations
ne sont-elles pas en train de devenir, de plus en plus nombreuses, des
entreprises en concurrence sur le marché des subventions publiques ; la
performance quantitative n'est-elle pas, avec la neutralité politique, le
critère de plus en plus décisif de versement par l'Etat des subventions aux
associations ; la gestion de type néolibérale n'est-elle pas, de ce fait, un
phénomène d'avenir dans les associations ?
Ce constat, ces interrogations font que la solidarité avec les grévistes de
FTDA est totale. Les participants à la réunion appellent leurs propres
associations à porter un regard attentif sur cette grève. Ils vont
s'efforcer d'élargir le soutien aux grévistes à d'autres associations. Ils
ont aussi décidé de créer, avec les grévistes et les salariés non grévistes
de FTDA qui voudraient y participer, un comité interassociatif de vigilance
sur l'exercice de l'autorité hiérarchique à FTDA. Ce comité dénoncera les
violences, les violations du droit du travail, les entraves à l'exercice du
droit syndical.
Les participants demandent avec insistance au conseil d'administration de
FTDA de sortir de la contradiction dans laquelle il s'enferme : défendre les
droits de l'homme en général ; mais les ignorer quand ils sont oubliés au
sein même de l'association.
Ils appellaient à unea manifestation organisée par les salariés grévistes de
FTDA à l'occasion de la tenue d'un conseil d'administration, le samedi 18
mars devant le siège de France Terre d'Asile .
B) L'assemblée générale nationale de l'UFAL a eu lieu
L'UFAL, en plein développement, a tenu son Assemblée Générale le 18 mars et
a clôturé celle-ci par un banquet laïque et républicain regroupant près de
200 personnes.
Plusieurs associations amies ont participé à ce banquet.
Pour tout renseignement sur cette Assemblée Générale, contacter
ufalsiege@...
C) Communiqué de l'UFAL
L'UFAL met le Turbo !
L'Union des Familles Laïques (UFAL) réunie en Assemblée Générale Nationale
le 18 Mars 2000 se félicite de ses nouvelles implantations départementales
et a développé ses différentes actions pour les mois a venir :
-Action auprès de la Garde des Sceaux Elisabeth Guigou pour que son projet
de loi sur la famille aille plus loin et prenne en compte nos positions
laïques et républicaines.
-Action auprès de la Secrétaire d'Etat du Budget Florence Parly pour une
fiscalité plus favorable à la justice sociale. Un rendez-vous à été pris
courant avril.
- Action auprès du Premier Ministre Lionel Jospin pour la promotion des
services publics largement mis à mal par la tendance à la privatisation.
- Action auprès du Premier Ministre pour la prise en compte des
revendications laïques et républicaines sur l'école.
Pour tout contact, appeler :
Bernard Teper, - Porte-parole de l'UFAL
Au 06 08 10 44 52
D) La MNEF produit toujours des mises en examen
Christophe BORGEL, actuel conseiller de Claude ALLEGRE, a été mis en examen
pour « recel et détournement de fonds publics » dans l'affaire de la MNEF
dont l'enquête est réalisée sous la responsabilité des juges d'instruction
Armand RIBEROLLES et Françoise NEHER.
E) Injustice envers les femmes
FEMMES ET HOMMES A EGALITÉ ?
Quelques chiffres sur les inégalités entre les sexes en France
- 13,5 % des femmes actives sont au chômage contre 9,8 % des hommes
- 85 % des temps partiels sont des femmes
- 84 % des familles monoparentales sont constituées de la mère avec un ou
plusieurs enfants. 17 % de ces familles vivent sous le seuil de la
pauvreté ».
- Au sein des couples hétérosexuels, 98 % des lessives, 96 % du ménage et 80
% des courses sont effectués par des femmes.
- Parmi les 121 préfets, 116 sont des hommes.
- 7,5 % des maires, 5,9 % des sénateurs, 10,4 % des députés sont des femmes.
- Aucune femme ne préside le conseil d'administration d'une des 200 sociétés
françaises, et elles ne sont que 77 à siéger parmi les 1000 administrateurs
de ces mêmes entreprises.
- 2 millions de femmes seraient victimes de violences conjugales chaque
année
F) Elections législatives partielles
Malgré les « bisbilles » de leurs chefs, l'opposition de droite a conservé
un siège, en a gagné un et en a perdu un autre.
Par contre la majorité plurielle n'a pas su mobiliser entièrement la gauche
au 2ème tour malgré son intervention sur l'utilisation de la « cagnotte ».
La faible baisse de la TVA (impôt le plus injuste), a déçu beaucoup de monde
à gauche.
Lionel JOSPIN serait bien avisé de mieux tenir compte des aspirations des
citoyen(ne)s français(e)s dans tous les domaines (lutte plus active contre
le chômage et la précarité, fiscalité plus juste, républicanisation de l'
école et de tous les services publics autour des concepts de laïcité et de
solidarité, etc.).
G) Claude ALLEGRE de plus en plus contesté
Suite au rejet massif des enseignants lors des dernières manifestations,
suite aux occupations d'écoles et de collèges par des groupes de parents
(hors FCPE par trop conformiste) et d'enseignants suite à des vacances de
poste inadmissibles et des manques de personnel, voilà l'office
parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques qui
conteste la position du ministre de ne pas construire en France une « source
nationale de rayonnement synchrotron » et de co-financer la construction d'
un synchrotron en Grande-Bretagne. L'unanimité des députés socialistes de
cet office a voté contre les positions du ministre.
H)COMMUNIQUE DE PRESSE su l'enseignement des langues en général et de celui
du russe en particulier.
L'enseignement du russe se trouve aujourd'hui dans une situation
particulièrement préoccupante : les effectifs des élèves de russe ne cessent
de chuter, que ce soit en langue 1, en langue 2 ou en langue 3. Cette
désaffection » des familles sert en outre aggravée par une série de mesures
administratives qui, si elles étaient appliquées dans toute leur rigueur
(seuil d'ouverture d'une classe porté à 15 élèves, refus des dérogations)
auraient raison définitivement de cet enseignement.
Pour légitimer cette mort programmée, on invoque bien sûr, outre le
désintérêt des familles pour cette langue, son côté « élitiste » et son coût
pour la collectivité ! Ainsi pointée du doigt et mise au banc des
indésirables, la langue russe n'aurait qu'à laisser la place aux « langues
majoritaires » rendues quasi obligatoires dans les faits, à savoir l'anglais
en langue 1 et l'espagnol en langue 2. Cette orientation funeste ne semble
émouvoir que peu de monde alors qu'il s'agit là d'une orientation
significative et dramatique de l'enseignement des langues étrangères dans
notre pays.
Et pourtant ! ! !
En avril 1997, une conférence organisée à Strasbourg par le Conseil de la
Coopération Culturelle du Conseil de l'Europe, semblait engager les pays de
l'Union européenne dans une toute autre direction. Qu'on en juge ! ! ! La
dite conférence avait, dans ses conclusions, indiqué très clairement les
orientations souhaitables dans ce domaine pour les années à venir.
Soulignant la nécessité pour les Européens d'une « compétence
interculturelle », le document final attribuait une importance fondamentale
à la « diversité linguistique et culturelle ». Cette diversification des
langues propsées à l'école était présentée explicitement comme un principe
de base.
A considérer la politique actuelle suivie par le Ministère de l'Education
nationale, on se demande si l'on ne marche pas sur la tête ! ! ! Sait-on,
par exemple, qu'un nombre infime des élèves du secondaire apprend aujourd'
hui 8 des 12 langues proposées « officiellement » aux familles ? (moins de
0,5% des effectifs !).
Comment justifier alors ce quasi monopole de deux langues dans les collèges
et les lycées ? Le critère utilitariste est, on le sait, un critère
fallacieux : qui peut prétendre, en effet, connaître les besoins du marché
du travail de demain ? Ce que nous savons seulement, c'est qu'il exigera
mobilité et adaptabilité. Dans l'un des exposés introductifs à la Conférence
de Strasbourg, le professeur Michel Byran de l'Université de Durham
(Grande-Bretagne) ne déclarait-il pas que, « dans un contexte de citoyenneté
européenne, les besoins langagiers d'action sociale au cours de l'existence
sont imprévisibles ». Prétendre également qu'une seule langue puisse s'
imposer à tous, au sein de l'Union européenne, c'est aller contre l'idée
même d'une construction qui intègre les peuples et leur culture. L'
orientation suivie par le Ministère de l'Education nationale signifie-t-elle
que l'on envisage cet espace européen comme un espace « aseptisé » où l'on
aurait renoncé à sa culture propre et à son expression collective, à savoir
sa propre langue ? Une telle hypothèse semble peu réaliste. Ceci
signifierait-il alors que l'on décide d'abandonner à l'espace privé ce qui
est jugé trop coûteux pour l'enseignement public ?
L'Europe, la Russie et nous.
Nous pensons, quant à nous, que la culture et les échanges sont un des
éléments fondamentaux de la liberté. Priver nos jeunes de ce droit à la
connaissance, réduire le monde à une peau de chagrin et aux modèles
dominants, témoigne d'une grave régression de notre système éducatif.
Réduire, en particulier la langue russe, à une langue « périphérique »,
rare », revient à dire que l'on ignore un des plus grands pays de cet
espace européen et du monde, les quelque 150 millions de citoyens de la
Fédération de Russie, et bien plus encore, si l'on considère les habitants
des autres Etats de la C.E.I. pour lesquels le russe est bien plus qu'une
langue de communication. Cela signifie aussi que l'on juge négligeable l'
apport d'une culture qui s'inscrit pourtant au patrimoine de l'humanité, et
qui est si perceptible en France, à Paris où les noms de rues, les monuments
témoignent des liens privilégiés que les deux pays entretiennent depuis
longtemps et de la contribution importante des Russes à l'histoire
culturelle de notre pays, à notre histoire tout court.
Convenons d'ailleurs que les médias contribuent largement à diffuser auprès
du public une image négative de la Russie. Cette dernière,
incontestablement, traverse une période difficile de son histoire ; mais ces
difficultés, si elles ne sont pas surprenantes d'ailleurs, ne sont pas
insurmontables lorsque l'on considère le formidable potentiel humain de ce
pays, ses ressources naturelles, intellectuelles, son patrimoine culturel.
Quant à nous, plutôt que de se délecter d'une manière suspecte de cette
situation difficile, nous pensons qu'il est plus positif de mettre en ouvre
une politique de coopération, dynamique et nouvelle dans ses formes.
Si l'Occident a beaucoup à apporter à la société russe pour l'aider à se
moderniser et se démocratiser, il a aussi beaucoup à apprendre de ce peuple
qui a toujours su faire face, avec courage, à l'adversité. Ajoutons enfin
que notre pays, s'il veut se montrer attractif et nouer des relations de
confiance en Europe orientale, devrait apprendre à écouter et regarder ses
voisins de l'Est européen avec plus d'humilité et de générosité.
La langue russe fait partie de la grande famille des langues européennes.
Elle doit donc, au même titre que les autres langues, être proposée au choix
des familles, lesquelles doivent être informées d'une manière sérieuse et
objective. Il faut mettre fin à cette pseudo hiérarchie des langues,
celle-ci, nous le savons, ne correspond à aucune réalité sérieuse.
L'école d'aujourd'hui forme les citoyens de demain. Former des jeunes
capables d'appréhender le monde dans sa diversité, nous semble être une des
priorités fondamentales de notre société.
Echanges culturels franco-russes
« Le Flambeau de Pouchkine »
31, rue Cavendish - 75019 PARIS - Tél/Fax: 01.34.21.56.50
Adresse postale : 42, rue Jean Brestel - 95540 MERY-SUR-OISE
Tél/Fax : 01.34.21.56.50
Président : M. Christian TOURNERET
Mèl : christian.tourneret@...
I)Vrai faux clocher + vrai faux socialiste=vrais fossoyeurs de la République
Après avoir construit un vrai faux clocher surmonté d'une croix sur un
bâtiment
municipal, voir (http://altern.org/croa/militant/clocher.htm) avec la
complicité du
Conseil général et de la Drac, la mairie de Besançon vient d'ériger sur un
des
ses porches en pierre de taille, un magnifique croix de la même matière.
Chassez le curé, il revient sous la forme socialiste type an 2000.
Notre excellent ami Christian Guilleminot
<christian.guilleminot@...>a demandé au maire d'enlever cet
emblème sectaire et a ajouté un feuillet à sama requête concernant la
précédente croix (M'sieurl'juge, voyez, ils recommencent !).
Ceux qui "croix" que le combat laïque est dépassé ou n'a plus d'importance
doivent ce demander pourquoi certaines personnes tiennent tant à marquer
leur
territoire de ces marques religieuses.
J)Le Mangnifique et bien-aimé ALLEGRE ! !
Le Bulletin Officiel de l'Education Nationale n° 10 du 9 mars 2000 s'attaque
enfin aux vrais problèmes! Alors que le monde éducatif est dans la rue pour
réclamer les moyens de travailler et la fin du dogme du "gel de l'emploi
public", les deux ministres - Mme ROYAL et M. ALLEGRE publient une très
importante note de service sur ... la féminisation des noms de métier,
fonctions, grades ou titres.
On se sent gouvernés!
K)La Laïcité existe t-elle toujours dans le monde du père Lionel ?
Sur le site ci-après il y a une initiative d'un journal régional qui, pour
notre ami Hervé Hervé Chuberre avec lequel nous sommes entièrement d'accord,
constitue une violation de la laïcité (entendue comme séparation d'avec
l'extérieur: règne des
opinions religieuses et politiques et lieu des confrontations d'intérêts
contraires au bien commun):
http://www.presse-ecole.com/
Que l'on apprenne aux enfants à réaliser un journal:
très bien, mais que ce ne soit pas une raison pour
faire entrer à l'école une logique de marché.
L) Le pseudo rassemblement pas rassemblé (RPF) suite !
Dans le précédent ReSPUBLICA nous vous encouragions à sourir sur les
tribulations de la fédérations de Seine et Marne du RPF. Désirant
certainement alimenter notre rubrique hilarité, les ci-devants responsables
de ce mouvement ont décidés de continuer à nous faire rire. Nous les avions
quitter au moment où la branche pasquaienne de la fédération 77 organisait
en compagnie de Charles Pasqua himself une dégustation de paté frais et
autres rillettes campagnardes.
La réaction du coté De Villiers ne se fit pas attendre, en faisant pression
pour que la direction centrale du RPF interdise cette réunion.
Ainsi, le président du RPF se trouve interdit de présider réunion dans son
propre parti !!!
Ce spectacle est evidemment lamentable et annonce la mise prochaine de
Pasqua et de ses jeunes loups sur la touche.
Ces derniers préparent leur recyclage via la fondation des stations de
métros (l'ex fondation Marc-Bloch) , le club Debout La République de Nicolas
Dupont-Aignan et de son attaché parlementaire Stéphane Tournade et le club
des bleus qui vise à favoriser la convergence entre RPF et RPR séguinistes.
Toujours dans l'idée de priviligier leurs carrières avant leurs convictions,
où retrouvera t-on ces gens de droite au discours de gauche et au pratique
fasciste ?
-----------------------------
3. UNION EUROPEENNE
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Le débat parlementaire sur les projets de loi sur la liberté religieuse
est prévu pour la fin de ce mois. Le Bloco de Esquerda appelle tous ceux
et celles qui soutiennent la proposition d'un Etat laïque à nous faire
parvenir, à bloco.esquerda@..., des exemples concrets de présence de
symboles religieux dans des édifices publics (écoles, hôpitaux, etc.),
de façon que nous puissions faire un relevé de la situation actuelle
dans ce domaine. Nous appelons également à ce que chacun et chacune
fasse connaître cette initiative auprès de ses ami/es, en rediffusant ce
message.
(pour ceux qui ne le connaissent pas le Bloco de Esquerda est un nouveau
parti de gauche, issu de groupes d'origine trotskyste, maoïste et pc,
qui a deux députés au parlement portugais)
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ReSPUBLICA N°29
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Le journal de la gauche républicaine, laïque, écologique et sociale
SOMMAIRE
1)AGENDA
2)FRANCE
3)INTERNATIONAL
4)DOSSIERS
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1)AGENDA
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- 25 et 26 mars 2000, Assemblée générale d'Initiative Républicaine seul
mouvement de gauche républicaine se situant résolument hors de la majorité
plurielle.
Pour tous renseignements : irparis20@...
- 28 mars, Réunion de discussion et de préparation du sommet social de
Genève
(avec manifestation devant le siège de l'OMC) auquel participent les
représentants de l'UFAL, de la Confédération Paysanne, du Comité pour le
Contrôle Citoyen de l'OMC (CCCOMC), d'ATTAC, etc..
Pour tout renseignement : ufalsiege@...
-1er avril, Les 6 heures pour l'hopital public à Toulouse de 17 h à 23 h
avec plus de 20 comités de défense de l'hopital public venant de toute la
France avec la participation de militants syndicalistes et de l'UFAL.
Pour tout renseignements,UFALSIEGE@...
---------------
2)FRANCE
--------------
a) Contre le CAPES d'enseignement religieux
Le gouvernement JOSPIN ,comme les précédents, tourne le dos aux principes
tourne le dos aux principes républicains. Ce qui a entraîné plusieurs
réactions dont celle de REPERE(REsistance Pour une Ecole REpublicaine) et
une autre
pilotée par J.Favret-Saada et R.Redeker. Il y a eu sans doute d'autres
initiatives
de ce genre dans la mesure ou le camp laïque et républicain est par trop
dispersé.
RESPUBLICA qui se donne comme objectif de donner des informations sur les
initiatives du réseau laïque et républicain français et européen vous
communique les
coordonnées de ces deux initiatives:
REPERE: teper@...
Initiative FAVRET-SAADA et REDEKER: favsaa@...
Nous informons nos lecteurs que REPERE est formé d'enseignants et de
citoyens non-enseignants et qui estiment que la création du rapport de
forces contre les politiques
libérales et communautaristes en action dans l'école publique ne peut se
faire que si les citoyens se
battent pour une école républicaine en s'associant aux personnels de
l'éducation nationale qui défendent la
même analyse.
Nous informons également nos lecteurs que la pétition intitulée" 43
PROFESSEURS D'ENSEIGNEMENT
RELIGIEUX dans l'Ecole publique:pour célébrer 2000 ans de christianisme ? de
l'initiative FAVRET-SAADA
et REDEKER sera déposée au ministère dans les jours à venir.
Par ailleurs, nous avons appris grâce à un membre du bureau de
l'association des professeurs de philosophie, REPERE a pu avoir connaissance
du numéro de téléphone de J.FAVRET-SAADA. Le contact a donc eu lieu.
ReSPUBLICA espère que ce contact est le prélude à un rassemblement unitaire
laïque et républicain pour l'école
laïque et républicaine et engage toutes les forces et organisations à être
en synergie .
Car avec ou sans ALLEGRE ,la casse et l'entrée de la sphère privée dans
l'école publique va continuer
sauf si vous tous prenez le destin de l'école en mains sans attendre.
b) Manifeste de la Coordination Haute-Corréze
des personnels de Education Nationale
Pour qui luttons-nous ?
Ce n'est pas pour nous que nous luttons mais pour les enfants... parce que
l'école française ne cesse de creuser toujours plus les inégalités. (exemple
: entre 1966 et 1970, 15,4 % des reçus à l'ENA, l'ENS et l'Ecole
Polytechnique étaient d'origine populaires. Entre 1989 et 1993, cette
proportion est descendue à 7 % (MICHEA, L'enseignement de l'ignorance p
45) ).
Nous avons choisi le métier de professeur pour aider les enfants à
développer leurs capacités et leurs connaissances.
Nous refusons donc :
- La baisse des exigences dans l'Education Nationale en matière de capacités
et de connaissances qui signifie le sacrifice de tous les enfants, " bons ",
" moyens " ou " médiocres ", au prétexte de l'égalité des chances. Ce
nivellement par le bas ne fait qu'augmenter les inégalités sociales.
- La volonté de ne développer que l'aspect purement utilitaire des études,
ce qui risque de créer des employés " kleenex ", sans ressources pour se
réinsérer. C'est une culture la plus étendue possible qui permettra le plus
sûrement aux futurs adultes de s'adapter aux rapides évolutions de notre
société.
- La multiplication de tâches sans rapport avec notre mission. Entre autres,
nous refusons les tâches d'animateur, de " GO ", ... que M. Allègre souhaite
nous voir effectuer.
- L'introduction d'enseignements nouveaux qui n'ont pour objectif que
l'éducation comportementale des élèves, sans développer leur esprit
critique. Nous ne sommes, ni ne pourrons jamais être, des " parents-bis ",
les parents restant les seuls responsables de l'éducation de leurs enfants.
- La vision purement économique du gouvernement en matière d'éducation
(même si M. Allègre prend, pour arriver à ses fins, des prétextes "
pédagogiques "). L'instuction des enfants est un investissement à long
terme. On ne peut l'envisager en terme de rendement. L'Ecole n'est pas une
entreprise !
Et nous réclamons :
- L'arrêt de toutes les réformes en cours qui ne sont que la destruction
programmée de l'Ecole de la République.
- L'abrogation de la loi d'orientation " Jospin " de 1989 qui est le pivot
de toutes ces réformes.
- La mise en place d'un véritable débat démocratique sur l'école que veulent
vraiment les Français avec des commissions paritaires représentatives et
garantes d'un réel contre-pouvoir.
Défendre les statuts, les retraites, les conditions de travail, ... OUI
mais est-ce suffisant ?
Les réformes en cours contiennent en elles-mêmes la destruction de l'école,
la privatisation de l'excellence, l'augmentation des inégalités et la
dégradation de la fonction de professeur.
Pour preuve, un simple exemple :
D'après la Charte pour l'Ecole du XXIe siècle qui prévoit la multiplication
des intervenants, les professeurs des écoles deviendront des " chefs
d'orchestre " gérant la succession d'" activités " proposées ou imposées par
les municipalités. Cela impliquera, à terme, la responsabilité d'un nombre
accru d'enfants et donc une réduction de postes.
LUTTER POUR NOTRE METIER, C'EST LUTTER POUR NOS ENFANTS
Contact : 05.55.94.29.88 coord.h.correze@...
C) précisions
Notre ami Romain Deygout nous communique une intéressante précision
concernant la volonté du ministère de l'éducation nationale d'éradiquer
l'enseignements de langues étrangères divers pour favoriser uniquement
l'apprentissage de la langue de l'empire américain :
Dans les Classes Préparatoires littéraires, dont la fonction essentielle est
non la préparation aux ENS, mais le recrutement de futurs professeurs,
candidats aux CAPES et à l'Agrégation, TOUTES LES LANGUES AUTRES QUE
L'ANGLAIS, se trouvent liquidées par application du seuil de 14 élèves
minimum par classe.
D) La " World Compagny " s'occupe de vous !
Appel d'une organisation patronale européenne :
"Tous les services d'intérêt collectif, notamment l'enseignement, la santé,
les diverses formes de protection sociale, ainsi que les transports et les
communications, entre autres exemples, sont transférés à la sphère
marchande du secteur privé. (...) Les secteurs en plein essor de la santé,
de l'enseignement et de l'assurance étant aux mains d'entreprises privées,
les contraintes budgétaires du secteur public devraient diminuer, d'où une
baisse des taux d'intérêt et, de ce fait, des charges financières moindres
pour les investisseurs privés."
***
L'Unice, la plus grande fédération patronale européenne, a le culot
d'organiser, six mois après Seattle, un "Sommet européen des affaires" qui
doit réunir à Bruxelles, du 9 au 11 juin, 1.500 dirigeants et propriétaires
d'entreprise, des hommes politiques, des centaines de journalistes dévoués
et des commissaires européens. Son but est de relancer, sur le plan
européen, les négociations qui ont capoté à Seattle grâce à une
mobilisation internationale sans précédent.
Ne reculant devant aucune provocation, l'Unice compte recevoir, à cette
occasion, une dizaine de Commissaires européens, Micke Morre, le président
de l'OMC, Morris Tabakblat, le président de la Table ronde européenne des
industriels (ERT), les plus hauts responsable de l'OCDE et la fine fleur du
monde industriel, tels que Steve Ballmer, président de Microsoft, Pascal
Brandy, président de Genset (OGM) et Etienne Davignon, destructeur de trois
cent mille emplois dans la sidérurgie européenne.
Le monde des affaires compte, à cette occasion, se livrer à une grand-messe
médiatique destinée à relancer la machine à privatiser le monde entier et à
le soumettre aux non-règles d'une économie libérale sans freins ni
frontières. Il y répétera avec force qu'il ne veut plus de ces
"organisations activistes" qui "prétendent représenter les intérêts de
larges secteurs de la société civile."
Le sommet de Bruxelles ne sera donc pas seulement destiné à relancer un
processus grippé, mais à lancer une offensive directe contre les
organisations de citoyens qui, partout dans le monde, ont commencé à se
dresser contre la mondialisation de l'exploitation et de la misère.
Citoyens, citoyenne dénonçons ce sommet d'indignité et appelons les citoyens
d'Europe et du monde à s'y opposer par tous le moyens démocratiques, à
l'exemple de ce qui a déjà été victorieusement entrepris à Seatlle.
e) 2001, un monde sans dieu
Excellente note de lecture réalisé par notre ami Bruno Courcelle
spécialement pour ReSPUBLICA de l'ouvrage de
Philippe Schwartz Ed. L'écart, 1999
Résumés des différents chapitres (aussi objectifs que possible).
An 2000: la peur des églises.
Les religions traditionnelles perdent à la fois fidèles et audience
sociale. Par le lobbying, et l'union "sacrée", les religions "du livre",
(néanmoins toujours rivales) cherchent à conserver un minimum de
contrôle politique. Les événements médiatiques tels que les JMJ n'ont
pas de portée réelle.
Un premier monde vide de dieu.
Le premier monde, c'est à dire le monde occidental, le nôtre, est sous
la coupe de l'idéologie économique et financière des Etats-Unis. Les
nécessités du commerce font mettre une sourdine aux rivalités
religieuses.
L'association traditionnelle peuple-religion (la religion servant de
liant social) est remplacée par un vaste marché mondial unifié
d'individus-consommateurs.
L'épanouissement de l'individu est le but final: ainsi la
culpabilisation nécessitant la Rédemption lui sont totalement
étrangères. L'idéologie de notre époque refuse la souffrance, l'angoisse
de la mort et donc le religieux.
Les frontières entre classes sociales s'effacent: tout épargnant en tant
que possesseur de SICAV ou de rentes sur des "fonds de pensions" est
solidaire des marchés financiers.
L'accouchement difficile de la "nouvelle ère".
Le monde sans dieu est solidaire du "turbo-capitalisme" dont on voit
tous les jours les désastres qu'il entraîne.
Mais l'on ne peut pas le refuser et se retrancher dans de vaines
nostalgies. Ce monde offre des perspectives de libération dont il faut
s'emparer et utiliser pour le progrès.
La laïcité en France fut, à la fin du XIXième siècle une avancée
importante, mais imposée à la majorité de l'opinion publique. Après
1920, la laïcité n'a fait que reculer et divers compromis ont été passés
dont les femmes furent victimes (lois de 1920 contre l'avortement et la
contraception, refus du droit de vote jusqu'en 1944).
Le Québec a longtemps été cléricalisé jusqu'à l'os.
Les Etats-Unis présentent un abîme entre le libéralisme des mégalopoles
et le moralisme du pays "profond".
En France, les anti-PACS ont perdus. Tout ce qui s'oppose au
développement des libertés individuelles est refusé par l'opinion
publique.
L'extrême-gauche se fourvoie en acceptant la "main tendue" des
catholiques. Elle s'accroche à de vieux schémas hiérarchiques.
Beaucoup d'intellectuels médiatiques s'engouffrent dans le discours creux
(et crypto-clérical) de la "perte du sens".
Vive le monde sans dieu
Le communisme a implosé. Il offrait un décalque idéologique du
messianisme catholique et de la structuration hiérarchique de l'église
catholique, avec de semblables valorisations du puritanisme, du
sacrifice personnel et de la souffrance.
Le Front National également est rejeté par l'opinion publique qui ne
supporte pas un discours autoritaire. Plus personne n'accepte de "mourir
pour la patrie".
Pour cette raison, les conflits se résolvent par étouffement.
Le fondamentalisme islamique sonne le glas des régimes islamistes.
Malgré eux, ils incitent à l'intériorisation des croyances religieuses
et préparent la "sortie du religieux" (analyse de M. Gauchet).
Les pouvoirs des savants et des médecins sont remis en cause. L'économie
avec son discours sacralisant le "marché" n'offre aucune explication
sérieuse du monde actuel.
Conclusion
Les mutations en cours sont difficiles à appréhender. Il faut éviter la
vaine nostalgie, et construire une vision globale.
La mobilisation en faveur de la taxation des transactions financières
est une démarche positive et son succès est un signe encourageant.
Il faut se battre pour un "individualisme collectif" et contre un
"individualisme narcissique", viser à construire un "ordre démocratique
républicain mondial".
Il faut regarder en face les avancées dans le domaine "biogénétique",
même si elles conduisent à modifier le monde vivant y compris humain, et
ne pas se retrancher pour les refuser en bloc derrière des principes
religieux ou des "Droits de l'Homme" transformés en une sorte de
religion, postulant de fait une "nature humaine".
"L'unité du genre humain n'est possible que dans un monde sans dieu" et
l'humanité doit prendre en main la définition de son avenir.
*************************
Remarques personnelles et critiques Bruno Courcelle
Le programme énoncé dans la conclusion me convient parfaitement. Je
pense néanmoins que d'importants obstacles n'ont pas été analysés.
1. L'esprit critique.
Il faut développer l'esprit critique: face aux techniques dangereuses,
aux pseudo-sciences, au conformisme intellectuel. Or la publicité et les
médias fait exactement le contraire.
Le rejet global de la science conduit à l'obscurantisme et ouvre un
boulevard aux pseudo-sciences.
2. Consommateur et/ou citoyen.
Chacun de nous est à la fois consommateur (de biens matériels et
intellectuels) et citoyen, et à ces deux titres, manipulé par la
publicité et les médias.
Le rôle du citoyen recule au profit de celui du consommateur.
En effet, les partis voient fondre leurs forces militantes (mais non
leurs effectifs de permanents!).
Beaucoup de citoyens s'investissent dans des associations (300 000 en
France), essentielles pour créer du "lien social", pour maintenir un
secteur d'activité non marchande, pour permettre à l'individu d'échapper
aussi au monde du travail qu'à celui de la famille.
Certaines développent la citoyenneté mondiale nécessaire, forcent les
législations à évoluer, et jouent donc un rôle politique important, mais
la plupart défendent des intérêts locaux ou corporatistes.
Ainsi, lorsque la politique se régionalise de plus en plus, ce sont des
intérêts de "clocher" qui sont défendus, et le citoyen se transforme en
consommateur soucieux d'optimiser le rapport "qualité de
vie"/"contributions fiscales".
3. La notion "d'identité".
La source de beaucoup de conflits est identitaire plus que religieuse,
même si les oppositions religieuses les renforcent comme en Irlande, en
Yougoslavie, en Algérie et autres pays ayant à lutter contre l'islamisme
radical. Je suis très sceptique devant l'affirmation de l'auteur que
l'extinction des religions entraînerait la fin des guerres.
Partout ces identités tendent à s'affirmer, faisant éclater les états au
moment précis où ils auraient besoin d'être forts pour s'opposer aux
monopoles financiers. Ainsi la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie se
sont divisées. Les autonomismes fleurissent partout où ils le peuvent, y
compris en France.
Si le religieux ne suffit plus à définir voire à fabriquer ces
"identités", les langues, les "ethnies" (terme employé souvent mais dont
la définition est subjective: sont d'une même ethnie les gens qui se
vivent ainsi, et donc se sentent différents "des autres").
Les sectes, les nouvelles religions sont des machines à fabriquer de
l'identité.
Certains sports également, qui cultivent les antagonismes régionaux et
même nationaux.
Le "turbo-capitalisme" s'en accommode facilement en pratiquant la
"segmentation du marché".
Par contre, cela s'oppose frontalement à la "république mondiale" à
construire.
B. Courcelle
-----------------------------
3) INTERNATIONAL
-----------------------------
Les agents biologiques, armes modernes de la CIA
Parmis L'une des innombrables actions utilisées contre Cuba par le pays de
l'Oncle Sam pour détruire l'économie tout est bon, même si des millions de
personnes doivent en pâtir.
La guerre biologique vise les êtres humains, mais aussi l'environnement, les
animaux, les plantes. C'est sur ce sujet que la ministre cubaine de la
Science, de la Technologie et de l'Environnement, Rosa Elena Simeon, a
centré son intervention lors de la présentation des preuves, dans le cadre
de la Requête de Cuba contre les Etats-Unis.
Dans son rapport, Rosa Elena Simeon a exposé chronologiquement les fléaux et
maladies introduits dans le pays sur l'ordre de la CIA et qui ont occasionné
des dépenses considérables à l'économie et des dommages directs et indirects
à la population.
Le germe de la fièvre porcine africaine a été importé d'une base militaire
nord-américaine au Panama, devait révéler à la presse américaine, des années
après, l'agent de la CIA impliqué dans l'action. La maladie provoqua en 1971
la perte de toute la masse génétique du pays, améliorée au terme de
plusieurs années de recherches. Un demi-million de porcs furent abattus à
cette occasion. A la fin de la même décennie, des souches de la maladie,
modifiées en laboratoire, tuèrent 296 000 animaux.
En 1981 surgit une épidémie de dengue hémorragique qui provoqua la mort de
158 personnes, dont 101 enfants. La souche qui agissait sur l'organisme
était inconnue dans le monde à ce moment-là. Il s'agissait de la
modification en laboratoire d'une souche apparue en Nouvelle-Guinée au début
du siècle. Mais l'intervention du gouvernement nord-américain ne se limita
pas à l'introduction de l'épidémie: les autorités cubaines durent demander
de l'aide à l'Organisation mondiale de la santé pour pouvoir se procurer
l'unique produit en mesure de combattre le moustique porteur de la maladie,
car les Etats-Unis firent pression sur les firmes productrices et
distributrices pour qu'elles refusent de le vendre à Cuba.
Les obstacles dressés par le blocus à l'achat de produits et équipements
pour le système national de santé impliquent des dépenses additionnelles de
30 à 60%.
Dans les années 80, les volailles et les bovins furent victimes de maladies
apparues subitement; dans les années 90, ce fut le tour des abeilles. Chaque
fois qu'une activité agro-pastorale commençait à se développer, surgissait
un fléau, a signalé la ministre dans son intervention.
Elle devait ajouter que le blocus nuit à la mise en ouvre de projets
environnementaux. En effet, il est parfois impossible de recevoir des
financements extérieurs, outre le stress provoqué par les tensions
quotidiennes (chez les personnes et dans la société en général) et engendré
par la volonté expresse d'empêcher le pays de progresser.
On prive en outre Cuba de la possibilité de commercialiser des produits
biotechnologiques dans certains pays, par exemple aux Etats-Unis, et
d'importer des médicaments fabriqués par des firmes nord-américaines.
Les risques en matière d'hygiène et de santé entrent dans la liste des
facteurs environnementaux qui détériorent la qualité de la vie. La politique
punitive menée à l'encontre de l'île porte aussi préjudice au système
d'assainissement des villes, en raison de l'impossibilité de se procurer des
équipements, pièces et combustible pour l'élimination des déchets.
Les spécialistes du Centre de santé végétale Jorge Ovies, Maximo Martinez et
Luis Pérez ont présenté à leur tour un rapport illustrant les conséquences
de la guerre biologique pour diverses cultures du pays.
Des maladies inconnues sur le continent ou à Cuba ont dévasté les
plantations de café, de canne à sucre et de riz, après l'introduction
délibérée de souches. Luis Pérez, directeur du Laboratoire central de
quarantaine, a expliqué devant le Tribunal que l'apparition de ces fléaux ne
répond pas à des patrons de distribution naturelle possibles. La broca du
café, par exemple, était connue en Amérique, mais le programme de prévention
mis en place à Cuba rendait impossible son entrée, selon l'expert.
La broca ayant sévi dans plusieurs pays, des mesures très rigoureuses
avaient été prises: on avait limité les importations de café, l'entrée se
faisait dans le seul port de La Havane, l'inspection des chargements était
systématique et les containers où ils étaient entreposés dans le port
étaient désinfectés. Cependant, en février 1995 des foyers de la maladie
furent détectés sur le versant nord de la Sierra Maestra, où il était
impossible que les vents propagent le fléau.
La maladie qui en 1997 ravage les rizières de la région de Nueva Paz, dans
la province de La Havane, est un autre cas. Les semences de riz sont mises
en quarantaine durant deux ans avant d'être semées. Par ailleurs, il n'y a
en Amérique aucun antécédent de cette maladie spécifique, qui n'existe qu'en
Chine et à Taïwan. Cependant, elle dévasta les plantations cubaines,
occasionnant pour plus de 20 millions de dollars de pertes.
Le Thrips palmi fut introduit en 1996; encore aujourd'hui il attaque
diverses cultures de l'ouest du pays. Un avion en provenance des Etats-Unis
qui volait en direction de Grand Caïman déversa une étrange substance sur la
province de Matanzas. Peu après apparut le Thrips, qui se propagea dans la
région occidentale. Les pertes dépassent 32 millions de dollars.
Les exemples de cultures attaquées par des agents biologiques sont
innombrables. D'après des recherches et les déclarations de plusieurs des
personnes recrutées pour introduire ces agents dans le pays, le nom de
l'auteur intellectuel de ces méfaits tient en trois lettres: CIA.
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3) DOSSIERS
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Dossier préparé par le camarade Thierry PAVAN réélu brillamment au
secrétariat national de l'UFAL lors de sa dernière AG samedi 18 mars ! Ce
dossier a également reçu la collaboration de Hézia et Laeticia permanentes
de au siège national de l'UFAL.
a) Le plan de sauvetage de l'hôpital public :
Un échec programmé ou l'indécrottable médiocrité de la décision politique
Au moment de conclure ce dossier la crise de l'hôpital public, nous prenions
connaissance le premier mars dernier d'un énième plan de sauvetage injectant
10,1 milliards de francs de crédits en plus avec la création de 12 000
emplois nouveaux pour l'hôpital public.
Dont acte, face aux mouvements sociaux qui montaient en puissance dans
l'institution hospitalière, le gouvernement a pris conscience de l'asphyxie
financière dont souffrait l'hôpital public depuis quelques années. Il décide
d'injecter dans un climat d'euphorie économique et de proximité d'élections
municipales, une quantité (importante) de carburant pour remettre la machine
hospitalière en marche. La ministre attend de ce plan sur trois ans qu'il
permette de " régler les problèmes immédiats " et " d'engager des actions
structurelles " en réaffirmant les objectifs du gouvernement : adapter
l'offre au soins, réduire des inégalités dans l'accès aux soins.
Malgré l'importance de la manne financière, ce plan de sauvetage par son
style, son manque d'envergure et les méthodes inadéquates qu'il utilise, est
voué - d'expérience - à un échec programmé.
Au mieux dans trois ans tout restera à faire pour sortir l'hôpital public
d'ornières structurelles totalement négligées par ce plan, alors que
parfaitement identifiées depuis de nombreuses années. Au pire durant ce laps
de trois ans, le secteur médical à but lucratif aura acquis une position
dominante sur le marché de l'hospitalisation, voire sur l'ensemble du
système de soins, et s'essuiera les pieds sur un hôpital public devenu
moribond malgré les moyens supplémentaires mis à disposition.
Peut-on vouloir réformer l'hôpital, si on ne réforme pas en même temps
l'ensemble de notre système de soins ?
Ce plan manque cruellement d'ampleur et de souffle politique. Des dimensions
lui font défaut qui le condamne d'emblée :
- pas de visibilité à plus de trois ans, ce qui est le court terme dans le
domaine de la santé,
- pas de dynamique cohérente et lisibles avec d'autres réformes tout aussi
indispensables touchant aux autres étages du système de soin avec lesquels
l'hôpital public est en interrelation étroite : la médecine ambulatoire,
l'hospitalisation privée à but lucratif
- et surtout aucune réforme de fond concernant les outils de la gestion et
de la régulation de l'ensemble du système de soins qui, restant en l'état,
fait que l'argent déployé va inéluctablement vers les plus gros et les plus
forts, chacun au nom de corporatismes étroits bien compris, tirant la
couverture soi.
A quand la réforme indispensable de l'assurance maladie permettant qu'elle
soit autre chose qu'une vache à lait au fonctionnement technocratique pour
faire tout et n'importe quoi en matière de santé ?
A quand une budgétisation de l'ensemble des dépenses de soins déclinée au
plan loco-régional avec une gestion associant de façon étroite les
représentants des usagers, des professionnels du soin et des administrations
tutélaires, ce qui pose subsidiairement la question non résolue aujourd'hui
de quelle représentativité des uns et des autres ?
A quand la remise de l'hospitalisation privée dans les rails du service
public, elle, qui, grâce aux concentrations capitalistes actuelles, aux
pratiques systématisées des dépassements des tarifs de la Sécurité sociale,
a le vent en poupe, sachant parfaitement s'attirer les patients lucratifs
(les personnes solvables ayant une bonne couverture complémentaire) et les
bonnes pathologies (celles qui en multipliant les actes techniques
diagnostiques et thérapeutiques rapportent gros), laissant " le reste " au
bons soins de l'hôpital public ?
A quand le courage politique pour tordre le cou aux logiques marchandes qui
pervertissent ces logiques de soins dont l'hôpital sortira toujours perdant
?
Des remèdes indispensables aux maux internes à l'hôpital public.
Pour mieux gérer au plan économique, on a déjà renforcé de façon importante
les moyens en personnes et en outils de surveillance de l'administration
hospitalière avec l'informatique et la statistique en en escomptant plus
d'efficacité et une meilleure utilisation de l'argent dépensé. Parallèlement
les mesures de sécurité sanitaire ont été notablement développées dans les
suites des affaires du sang contaminé par le VIH de sorte que, au quotidien
du soin, des contraintes de type évaluation économico-sécuritaire ont
considérablement alourdi la charge de travail des soignants qui se trouvent
acculés à consacrer moins de temps au soins des personnes ! Ces procédures
bureaucratiques venant par le haut, font des ravages en terme de motivation
professionnelle. Elles sont a remplacer par des procédures démocratiques où,
dans la proximité des soins donnés, le mieux soigner se jouerait par le
biais de stimulations personnalisées et qui feraient que " étant sous le
regard de mes patients, de mes collègues, j'ai envie, je me sens obligé de
faire mieux au sein de mon hôpital dont j'éprouve une satisfaction à ce
qu'il fonctionne bien globalement. C'est ici la question de la redéfinition
des pouvoirs et des statuts professionnels des uns et des autres dont il est
question.
A quand la remise sur le chantier visant à supprimer le fonctionnement
féodal de l'hôpital ?
Au noud de tous ces archaïsmes se trouve l'hôpital hospitalo-universitaire,
matrice où se forgent les méthodes et ambiances de travail de la très grande
majorité des soignants, lieu de formation où se sont constituées également
les rancours accumulées pour des ambitions de carrière non abouties.
Le médecin chef de service, au statut inamovible, n'ayant pas de comptes à
rendre sur son travail personnel fait la pluie et le beau temps pour ce qui
est du travail des personnes de son équipe. S'il est bon, son service
fonctionne correctement, s'il est mauvais, c'est la catastrophe et il ne
peut pas être remis en question.
A quand la suppression de la chefferie de service ?
Dans cette période où va être inauguré l'hôpital Européen Gorges Pompidou,
fleuron de l'AP-HP, qui se veut le phare hospitalier pour entrer dans la
modernité de notre 3ème millénaire, et qui, pour 2 % de nouveau pour la
manière de soigner, incorpore dans ses locaux high-tech 98 % de
conservatisme et de mandarinat délétères.
A quand la suppression de l'AP-HP, " ce pouvoir dans la pouvoir " pour
remettre les hôpitaux qu'elle à en charge dans le droit commun de
l'administration hospitalière en terme de planification et de régulation
hospitalière ?
Quand donc un pouvoir politique aura-t-il le courage de s'attaquer à toutes
ces questions primordiales pour l'avenir de notre hôpital public ?
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b) La crise hospitalière gagne l'ensemble du secteur public
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Commencée fin 1999 et circonscrite au départ à la région parisienne, la
crise hospitalière a gagné l'ensemble du service public hospitalier français
dès le 28 janvier 2000, date de la première manifestation nationale. Fait
unique depuis 1974, elle touche unanimement l'ensemble des personnels
hospitaliers qui dénoncent des budgets insuffisants pour assurer des soins
de qualité.
Pour une fois, les hospitaliers sont unanimes. Du personnel d'entretien aux
médecins, tous - tous syndicats confondus - dénoncent la dégradation des
conditions de travail, l'insuffisance de personnel et de moyens,
l'insécurité des soins au détriment de la qualité. Les syndicats protestent
contre les conséquences de la réorganisation de la carte hospitalière
française qui conduit à diminuer le nombre de lits ou de moyens en
personnels dans certaines régions. A Paris, région "favorisée " où le
gouvernement réclame depuis quatre années d'importants efforts d'économie
budgétaire, le mouvement de protestation a commencé dès la fin novembre
1999.
Des soins à la chaîne
" En ce moment, nous accueillons 180 à 250 enfants par jour dans un service
dont la capacité est prévue pour 70 passages par jour ", dénonce une
infirmière urgentiste d'un hôpital pédiatrique parisien lors de la
manifestation du 28 janvier 2000. A l'heure des épidémies de bronchiolite,
grippe et autres infections gastro-intestinales hivernales, les urgences,
notamment pédiatriques, sont sévèrement sollicitées. " Ces enfants et leurs
parents attendent 7 à 8 heures pour être reçus par un médecin. Il faut
attendre 24 heures pour réussir éventuellement à obtenir un lit
d'hospitalisation dans notre établissement ou prévoir un transfert dans un
hôpital de grande banlieue comme Arpajon ou Dourdan, trop éloigné du lieu
d'habitation des familles. Les soins techniques à la chaîne sont aujourd'hui
le quotidien des urgences pédiatriques ". Propos confirmés par un pédiatre
de Gonesse, manifestant aussi en direction de Matignon : " On manque de
médecins, d'infirmières, d'aides soignantes. Aujourd'hui, les activités ne
peuvent plus être maintenues dans de telles conditions d'assèchement
budgétaire en matériel et personnel. Nous aimons notre métier, mais son
exercice devient dangereux pour les patients. Nous constatons une
augmentation annuelle de 10 % des urgences à moyens constants. Certes, il
faut réorganiser l'offre en soins mais pas par l'assèchement des moyens. Ce
n'est ni très courageux, ni très honnête ! "
A l'appel de l'intersyndicale regroupant pour les personnels hospitaliers et
autres agents des hôpitaux publics, les fédérations syndicales CGT, CFDT,
FO, CFTC, CGC, UNSA, SUD-CRC, s'unissant au mouvement de l'intersyndicat
national des praticiens hospitaliers (INPH), l'association des médecins
urgentistes de France (AMUHF), la Corrdination médicale hospitalière (CMH)
et d'autres, ce mouvement de mécontentement est unitaire, non catégoriel,
comme l'avait été celui de 1974. Médecins, chirurgiens, anesthésistes,
infirmières, aides soignantes, manipulateurs en électroradiologie,
diététiciens, pharmaciens, techniciens de laboratoires, agents hospitaliers,
éducateurs spécialisés et autres personnels hospitaliers, tous ont défilé le
28 janvier dernier à Paris et dans plusieurs villes de France. " Une
alliance d'une telle ampleur entre les personnels hospitaliers et les
médecins est une première en France ", a affirmé Gérard Vincent, délégué
général de la Fédération hospitalière de France (FHF).
Contre le manque de moyens.
Partout, slogans et banderoles scandaient le même malaise et mécontentement
: " l'hôpital est malade, il faut le soigner. Défendons la santé publique.
Salaires bloqués, budgets d'austérité, effectifs de misère. A l'hôpital, il
y a trop de travail, à l'extérieur, il y a trop de chômeur. Embauchez,
embauchez des chômeurs ! ". De Denfert-Recherau à Matignon, 15 000
manifestants de l'AP-HP et de l'URHIFF (Union Régionale des Hôpitaux
d'Ile-de-France), défendaient la qualité et la sécurité du service public
hospitalier. Même mouvement de mécontentement en province, selon l'AFP :
Nancy, Caen, Saint-Étienne, Poitiers et de nombreuses autres villes ont
connu ce même jour des défilés importants.
Le mouvement de mécontentement a débuté au sein de l'AP-HP. Des personnels y
ont mené tout d'abord toute une série d'actions "coups de poing " pour
protester contre les restrictions budgétaires : barrières dans la rue
Saint-Jacques, barbecue et collecte pour le dédommagement du personnel
gréviste à Cochin, fermeture des caisses, matelas et bureaux au milieu du
boulevard de l'Hôpital, qui longe la Pitié-Salpétrière. Une première
manifestation avait mobilisé, le 21 décembre dernier, 2 000 personnels dans
les rues de la capitale. Ce mouvement s'est ensuite propagé aux hôpitaux de
l'URHIFF et à la province. A Caen, depuis le 27 décembre 1999, le service
des urgences du CHU est en grève illimitée pour réclamer des embauches. Les
personnels de l'hôpital de Chambéry observent des mouvements de grève
partielle depuis le nouvel an pour protester contre le manque de moyens. 300
personnels hospitaliers, selon les organisateurs, avaient déjà manifesté à
Montauban le 19 janvier pour dénoncer les conséquences "de la loi de
financement de la Sécurité sociale " pour le secteur hospitalier du service
des urgences de l'hôpital Bel-air de Thionville ont entamé le 20 janvier une
grève illimitée pour réclamer des créations de postes supplémentaires. A
Lyon, une centaine de personnels hospitaliers, selon la police, se sont
rassemblés le 18 janvier pour protester contre les restrictions budgétaires
dans les hôpitaux lyonnais.
Une double contrainte politique et économique
" Structurellement, le problème du système hospitalier tient à ce que l'on
n'a pas adapté notre offre en soins à la demande, précisait Jean-Marie
Clément, professeur de droit à Paris VIII et spécialiste des questions
hospitalières, au quotidien du médecin le 8 février dernier. On a même
aggravé la situation en concentrant l'offre dans les grandes villes et en
supprimant des petites structures qui rendait d'immenses services.
Aujourd'hui, la "bobologie " paralyse les structures qui ne devraient pas la
prendre en charge, c'est particulièrement criant à Paris. Des services
d'urgences sont parasités par les "petites urgences " alors qu'ils sont
destinés à répondre à des cas graves. Ici réside une des principales
difficultés d'adaptation de l'hôpital ". L'ordonnance du 24 avril 1996
portant réforme de l'hospitalisation publique a créé les Agences régionales
de l'hospitalisation (ARH). Leur champ de compétence couvre la planification
et le financement de l'ensemble des établissements de santé. Un de leurs
objectifs : la réduction des inégalités de dotation entre régions et
établissements à l'aide des Schémas régionaux d'organisation sanitaire et
sociale (SROSS) et de la carte sanitaire, raisons des récentes
restructurations et réorganisations nécessaires des services et des
établissements de soins. Par ailleurs, la loi de financement de la Sécurité
sociale a fixé à 270 milliards de francs (+ 2,5%) la dotation globale des
hôpitaux pour 2000. Cette double contrainte politico-économique fait
envisager à terme la reconversion ou la suppression de 24 000 lits
d'hôpitaux, accompagnés de transferts d'activité et de réduction
d'inégalités entre établissements. Pour Patrice Barberousse, président du
Syndicat national des cadres hospitaliers (SNCH), n'ayant pourtant pas
appelé à la grève mais "la comprenant ", "il faut desserrer l'étau
budgétaire. On aboutit à une situation de rupture en Ile-de-France où 2 300
postes ont été supprimés en deux ans ", signale-t-il au journal le Monde le
29 janvier. Propos confirmés par François Aubart, président de la CMH, qui
rapporte dans le Quotidien du médecin du 2 février que "la politique de
redistribution des crédits entre les hôpitaux doit être repensée. Les
équipes de soins ne supportent plus que les autorités demandent de
promouvoir la qualité tout en se dédouanant des moyens que tout cela impose.
Toute la politique de redistribution des crédits doit être repensée.
Si le dossier des urgences hospitalières est en train d'être correctement
traité par les pouvoirs publics, reste à régler ce qui vient après
l'urgence, en termes d'équipes et de temps passé auprès du malade ". Et ce
ne sont pas les infirmières qui démentiront ces affirmations : " On manque
tellement d'effectifs pour soigner qu'il faut aujourd'hui choisir entre les
soins techniques et les soins relationnels. On ne peut plus faire les deux
", atteste une infirmière du CHU d'Eubonne-Montmorency. " Ca fait trois ans
que l'on nous serre la vis. On n'a plus assez de médicaments et de
personnels. Nos patients sont en danger ", renchérit une autre, travaillant
au CH de Gonesse.
Donner des moyens complémentaires
Apres quatre années de rigueur budgétaire dans les hôpitaux, l'embellie
économique suscite des espoirs chez les hospitaliers. Argumentant sur les
futures dispositions relatives aux 35 heures pour réorganiser la fonction
publique hospitalière et créer des emplois, Martine Aubry n'a pour le moment
pas suscité l'adhésion de tous les syndicats. " Si Madame Aubry vient avec
un plan tout ficelé, on ne l'acceptera pas : on attend des réponses et
l'ouverture des négociations ", a affirmé François Chérèque (CFDT). "
Négocier sur les 35 heures aujourd'hui à l'hôpital, je crains que cela
n'aggrave la situation de crise ", ajoute Raymond Perrot de Force ouvrière.
Les fédérations syndicales, ainsi que d'autres responsables du secteur,
réclament unanimement des moyens pour permettre aux hôpitaux de se
restructurer sans grever les budgets de fonctionnement. Des propos confortés
par Marisol Touraine, secrétaire nationale du PS aux questions de
solidarité, qui a indiqué qu'il fallait "négocier plus vite et donner des
moyens complémentaires là où ils sont nécessaires : les services d'urgences,
de psychiatrie, de gériatrie sont particulièrement concernés ". Pour
l'heure, le calendrier des négociations entre le gouvernement et les
syndicats s'étale sur plusieurs semaines et Martine Aubry est désormais
convaincue de l'importance de débloquer des fonds d'urgences. Or, deux fonds
ont été créés en 1998 pour aider les hôpitaux à investir pour se rénover et
favoriser la mobilité et l'adaptation des personnels : le FIHMO (Fond
d'Investissement pour la Modernisation des hôpitaux), le FASMO (Fond
d'Accompagnement Social pour la modernisation). Selon le ministère, le FIHMO
aurait bénéficié de 500 millions de francs en 1998, 300 en 1999 et 200 pour
2000. Le FASMO disposerait d'environ 600 millions de francs. Ces fonds
permettraient peut-être de débloquer des moyens d'accompagnement de la
réorganisation du service public hospitalier sans empiéter ni sur les
négociations des 35 heures, ni sur les budgets de fonctionnements des
établissements, ni sur le redressement nécessaire des comptes de l'assurance
maladie. Affaire à suivre !
Sources :
B. Keller ; Revendications sociales et maîtrises des dépenses : Martine
Aubry entre deux feux ; Le quotidien du Médecin 2 février 2000 ; page 3
I. Mandraud ; L'hôpital est au centre des préoccupations sociales du
gouvernement ; Le Monde 28 janvier 2000 ; page 6
I. Mandraud ; Martine Aubry face à l'angoisse de l'hôpital public ; Le Monde
; 3 février 2000 ; page 7
I. Mandraud ; Tous les personnels hospitaliers manifestent pour obtenir des
moyens supplémentaires ; Le Monde 29 janvier 2000 ; page 7
K. Piganeau ; Hôpital : un marathon de trois semaines de négociations ; Le
Quotidien du Médecin ; 8 février 2000 ; pages 3-4
Les chiffres de la profession en France
- Nombre d'habitant en France : 60 186 184 (recensement 1999)
- Nombre de médecins en France : 174 563, dont 118 010 libéraux et 56 553
salariés (en 1997)
- Nombre d'infirmier(ères) en France : 289 974 (DE général) dont 241 802
salariés et 48 172 libéraux (en 1997)
- Nombre de Diplômes d'Etat délivrés en 1996 : 15 173
- Nombre de cadres de proximité et de cadres supérieurs : 33 382 (en 1997)
- Nombre d'infirmier(ères) spécialisé(es) : 19 957 (en 1997)
- Nombre d'aides soignants : 210 326 (en 1997)
- Taux d'infirmier(ères) syndiquées : 5 % environ
- Salaire moyen (en 1997) pour une infirmière " de base " : 9 134 F net/mois
en début de carrière, 11 930 F net/mois au bout de dix ans d'exercice, 13
426 F net/mois en fin de carrière
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c) Malaise dans les cliniques
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Etouffement financier, mise en place coûteuse des 35 heures,
non-reconnaissance de leur place dans le paysage sanitaire, les sentiments
d'injustice et d'amertume gagnent peu à peu les acteurs du secteur privé
lucratif : syndicats et professionnels du terrain ne veulent pas être les
dupes de la maîtrise des dépenses. Ils militent pour que soit reconnue
l'utilité publique du secteur privé.
L'annonce mercredi 1 mars 2000 du déblocage par le gouvernement d'une
enveloppe budgétaire de 3,8 milliards de francs pour l'hôpital public
a-t-elle cristallisé un sentiment de ras-le-bol dans l'hospitalisation
privée à but lucratif ? Peut-être. En tout cas, cette décision du ministre
de l'emploi et de la solidarité apparaît tant aux responsables syndicaux
qu'aux acteurs de terrain, comme le signe du peu d'estime dans lequel l'Etat
tient ce secteur. Pourtant s'il n'est pas le service public ou n'y participe
pas au sens juridique du terme, il réclame que soit reconnue par les
financeurs son utilité publique.
Un acteur à part entière.
En effet, si l'hospitalisation privée à but lucratif apparaît comme
relativement modeste par sa taille, les spécificités qu'elle développe en
font néanmoins un acteur à part entière du paysage hospitalier,
particulièrement en chirurgie, en obstétrique et pour les séjours
nécessitant des soins de courte durée. Dès lors, il entend être traité en
fonction de son poids dans l'offre des soins. " avec 35 % de l'activité
totale, 55 % de celle de la chirurgie, plus de 40 % de celle d'obstétrique,
nous ne sommes pas à la marge ", constate le docteur Max Ponseillé,
president de la FIEHP. Or, le secteur a aujourd'hui le sentiment d'un
etranglement financier, mettant en péril son avenir, et d'une reconnaissance
de ses efforts pour s'adapter aux contraintes réglementaires et pour
insuffler une réelle dynamique professionnelle au sein des établissements.
Des syndicats désabusés
Car c'est bien de financement qu'il s'agit : les deux organisations
syndicales représentatives l'UHP et la FIEHP, sont les interlocuteurs du
ministère dans les négociations budgétaires annuelles. Depuis 1992, un
objectif quantifié national annuel doit être signé avec la Cnam et l'Etat,
la loi de financement de la sécurité Sociale pour 2000 prévoyant un accord
de revalorisation. Mais, au sortir des négociations, l'hospitalisation
privée a l'impression désagréable de payer seule la facture de la maîtrise
des dépenses, alors qu'elle revendique un coût à la journée moindre que
celui de l'hôpital public. " depuis huit ans, nous vivons dans une enveloppe
fermée, déclare Max Ponseillé. Tout ce que nous faisons en activité
supplémentaire vient en déduction sur les prix de manière à ce que
l'enveloppe soit reconduite : l'an dernier, nos tarifs ont été diminués de
1,95%. Pour 2000, ils devaient être relevés de 2,2% ; nous n'avons obtenu
que 1,5%. Quant aux enveloppes spécifiques, pour des spécialités nécessitant
une mise au point, par exemple, sur l'obstétrique, on nous a donné 80
millions de francs pour toute la France ! l'accord a été signé mardi 29
février. Et le mercredi 1 mars, nous avons ouverts les journaux pour
apprendre que les hôpitaux publics bénéficiaient d'une enveloppe budgétaire
nouvelle. Il existe une discrimination épouvantable, et quelque chose de
choquant, voire d'insultant pour la profession. ". Même sentiments
d'amertume, du coté de l'UHP. Son délégué général, Alain Coulomb, commentant
l'accord pour ses adhérents, soulignait qu'il avait été signé "beaucoup
plus par raison que par conviction ". Dans une lettre à Martine Aubry , le
docteur André Talzac, president du comité directeur du même syndicat
ajoutait : " comment dans ces conditions ne pas avoir l'impression d'un
traitement inéquitable entre deux secteurs pourtant soumis aux même
contraintes et aux même exigences sanitaires ? comment ne pas se sentir
meurtris lorsqu'on défend une hospitalisation privée ouverte à tous et
participant fondamentalement au service public de santé ? "
La pression financière augmente
Car, si l'enveloppe n'augmente pas, les contraintes réglementaires ont un
coût, notamment en termes de sécurité (dont tous les acteurs reconnaissent
le bien-fondé et la nécessité pour le patient). Ainsi, la veille sanitaire,
pour une clinique de cent lits, revient à 53 000 francs pour la lutte contre
les infections nosocomiales ( voir explication sur les infections
nosocomiales à la fin de l'article) et la prise en charge de la douleur à
450 000 francs. Bref la pression financière augmente, et la mise en place
des 35 heures apparaît dès lors comme une nouvelle difficulté,
particulièrement ressentie sur le terrain (voir encadré ci-dessous).
Le terrain entre colère et désarroi
Chantal Belaygue, directrice des soins infirmiers de la clinique
Benigne-Joly, près de Dijon, ne cache pas un désarroi teinté de colère : "
Je trouve honteux qu'il n'y ait pas d'attitude commune en France sur ce
point (ndlr : les 35 heures). Qui plus est, l'Etat, pas plus d'ailleurs que
les syndicats, ne nous a guère aidés. L'inspectrice du travail à qui j'ai
fait part de mes soucis (dans la mesure où je dois assurer une continuité de
service 24 heures sur 24) m'a dit d'engager du personnel supplémentaire.
Mais notre situation financière ne nous permet pas de l'envisager ; nous
avons dû signer un accord défensif. " Une situation paradoxale, car la
clinique voit en permanence affluer des candidatures du public, pour des
vacations. Plus préoccupant : le flux des jeunes IDE (ndlr : Infirmière
Diplômé d'Etat) vers les cliniques afin d'obtenir rapidement un emploi -
donc un salaire - et une première expérience, avant de partir vers le public
qui continue à exercer un véritable attrait sur les jeunes diplômés. "
Toutes les cliniques de la région sont confrontées au même problème : dès
que les IDE sont efficaces, c'est l'hôpital qui les reprend ", observe
Chantal Belaygue. La directrice des soins infirmiers refuse pourtant de se
poser en termes de concurrence face au CHU de Dijon. Pourquoi ? Sans doute
parce que dans les structures souvent petites, aux unités à taille humaine,
une vraie dynamique professionnelle peut être mise au point, faite de
collaboration avec les médecins, de champ d'autonomie infirmière et
d'engagement dans des politiques de qualité. " Dans notre clinique, la
notion du patient-client est présente, dans de bonnes conditions de travail,
avec du matériel de qualité et un dossier patient en place depuis plus de
quinze ans, tout comme les transmissions ciblées ". Mais combien de temps
encore une volonté de dynamique infirmière persistera-t-elle si les acteurs
de sa mise en place ont en permanence l'impression de ne pas être reconnus ?
Frédéric Martin ; l'Infirmière magazine, mars 2000 page 3
Qu'est-ce qu'une infection nosocomiale?
Dans le Dictionnaire de Médecine Flammarion (1994), nosocomial est ainsi
défini :
"Qualifie ce qui se rapporte aux hôpitaux, ce qui se contracte à l'hôpital
(exemple : infections nosocomiales)".
Infection nosocomiale, anciennement "pourriture d'hôpital", viendrait du
latin nosocomium (hôpital), terme lui-même dérivé du grec nosokomein,
combinaison de nosos (maladie) et komein (soigner). L'adjectif NOSOCOMIAL
est créé en 1855 et signifie "qui a rapport aux hôpitaux, à ce qui s'y
passe", mais ne figure que depuis peu dans les dictionnaires usuels.
Source : La Revue du Praticien, tome 48 n°14, 15 septembre 1999.
Une infection est nosocomiale si elle est cliniquement et/ou micro
biologiquement reconnaissable et provoquée par des micro-organismes et :
- est contractée dans un établissement de soins, par tout patient après son
admission, soit pour hospitalisation, soit pour y recevoir des soins
ambulatoires ,
- que les symptômes apparaissent lors du séjour à l'hôpital ou après,
- Erreur! Signet non défini.que l'infection soit reconnaissable aux plans
clinique ou micro biologique, données sérologiques comprises, ou encore les
deux à la fois.
- est contractée dans un établissement de soins part le personnel
hospitalier, du fait de son activité.
Une infection nosocomiale est une infection acquise à l'hôpital (ou dans
tout autre établissement de soins), qui n'était ni en incubation, ni
présente à l'admission du malade. En cas de doute, un délai de 48 à 72
heures est retenu entre l'admission et le début de l'infection. Pour les
infections de plaies opératoires, on accepte comme nosocomiales les
infections survenues dans les 30 jours suivant l'intervention, ou dans
l'année, s'il y a mise en place de matériel étranger. Absente à l'admission,
l'infection apparaît chez un patient dans un délai d'au moins 48h après le
début de l'hospitalisation. La détermination du caractère nosocomial d'une
infection selon des critères simples peut malgré tout provoquer des
difficultés:
Source : Infections nosocomiales, 40 questions sur les responsabilités
encourrues - I. Lucas-Baloup - Editions Scrof
Lutte contre les Infections Nosocomiales
- Décret n° 88-657 du 6 mai 1988 relatif à l'organisation de la surveillance
et de la prévention des infections nosocomiales dans les établissements
d'hospitalisation publics ou privés participant au service public
hospitalier.
- Circulaire n° 263 du 13 octobre 1988 relative à l'organisation de la
surveillance de la prévention des infections nosocomiales.
- Arrêté du 3 août 1992 relatif à l'organisation de la lutte contre les
infections nosocomiales, modifié par l'arrêté du 19 Octobre 1995.
- Circulaire n° 52 du 26 juillet 1994 relative à la situation des infirmiers
de bloc opératoire.
- Plan gouvernemental de lutte contre les infections acquises à l'hôpital
1995-2000, novembre 1994.
- Circulaire n° 17 du 19 avril 1995 à la lutte contre les infections
nosocomiales dans les établissements de santé publics ou privés participant
à l'exécution du service public hospitalier.
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ReSPUBLICA n° 30
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Le Journal de la Gauche Républicaine, laïque, sociale et écologique
Dimanche 26 Mars 2000
SOMMAIRE:
1)AGENDA
2)FRANCE
3)DOSSIERS
--------------
1)AGENDA
--------------
- 28 mars, Réunion de discussion et de préparation du sommet social de
Genève
(avec manifestation devant le siège de l'OMC) auquel participent les
représentants de l'UFAL, de la Confédération Paysanne, du Comité pour le
Contrôle Citoyen de l'OMC (CCCOMC), d'ATTAC, etc..
Pour tout renseignement : ufalsiege@...
-1er avril, Les 6 heures pour l'hopital public à Toulouse de 17 h à 23 h
avec plus de 20 comités de défense de l'hopital public venant de toute la
France avec la participation de militants syndicalistes et de l'UFAL.
Pour tout renseignements,UFALSIEGE@...
-------------
2)FRANCE
-------------
2)FRANCE
A)Dans la majorité plurielle, que du vieux :
-le PC grâce au centralisme bureaucratique a fait élire son secrétaire
général à plus de 90% alors qu'une forte minorité (de 35 à 45 % d'après les
résultats des A.G. départementales)s'oppose à la pensée conformiste du
tandem JOSPIN-HUE !
-le remaniement ministériel ,c'est la même politique avec des titulaires
ministériels différents.
Comme précédemment ,tous les décisions ministérielles seront prises par le
cabinet de JOSPIN !!!!!
Le problème n'est pas de savoir qui seront les ministres qui n'auront pas de
pouvoir mais qui auront le droit de causer,ce n'est pas le problème
principal de l'heure. Le problème est de
savoir comment lutter plus efficacement contre le chômage, la précarité
(celle ci étant en
forte augmentation) et l'exploitation dans les entreprises . Nous devons
savoircomment
construire une dynamique favorable aux services publics, à cette école
républicaine que le gouvernement JOSPIN ne veut pas construire, aux hopitaux
publics que le gouvernement
JOSPIN veut privatiser, à la laïcité dont le gouvernement ne veut pas (CAPES
de religion, intrusion des
entreprises multinationales et financières à l'école, augmentation des
subventions aux écoles privées, etc...)
B) INITIATIVE REPUBLICAINE (IR) LANCE UN APPEL
L'AGIR(Assemblée générale nationale d'IR) réunit les 25 et 26 mars, sous
l'impulsion de son nouveau président
Thomas URBIZTONDO , cadre dans un groupe bancaire coopératif et de son
conseil d'administration renouvellé a lancé l'appel ci-après:
APPEL POUR DES
ASSISES DE LA REPUBLIQUE
EN VUE DE LA CONSTITUTION D'UN POLE POLITIQUE
DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, SOCIALE ET ECOLOGIQUE
Depuis l'implosion de l'URSS, le Saint Empire Américain est la seule
superpuissance économique, politique et militaire sur laquelle s'adossent
les grandes organisations multinationales industrielles et financières.
Elles veulent nous faire entrer dans un « nouveau monde » dans lequel se
développent :
- une richesse globale croissante de plus en plus inégalement répartie.
- la croissance des inégalités sociales, les inégalités entre les pays
développés et sous développés,
- la croissance du nombre global de chômeurs et de précaires (même s'il y a
une apparente diminution du chômage),
- la destruction des services publics,
- la tendance à l'éclatement des Etats-Nations (sans lesquels la
perspective de la démocratie républicaine est un vain mot) par un
communautarisme débridé,
- une attaque sans précédent sur le principe de la laïcité (vécue comme
stricte séparation de la sphère privée et de la sphère publique)
- la charité institutionnalisée en lieu et place de la solidarité
républicaine,
- l'équité communautariste contre l'égalité en droits des citoyen(ne)s,
- une remise en cause de la liberté citoyenne par la confiscation des
médias, de l'institution scolaire, des services publics (hôpitaux, poste,
transports, etc.) au service de la « World Company »,
- une Europe libérale et communautariste, la « marchandisation de toutes
les activités humaines », une attaque intolérable contre les souverainetés
nationale et populaire.
- l'aggravation des pollutions causées par les tenants des lobbies
industriels et agricoles menant à la destruction de l'environnement
Le gouvernement Lionel Jospin participe de ce monde nouveau. N'est-il pas
reconnu par le journal « Les Echos », comme le champion de la privatisation
depuis 1945 (150 milliards) et par le « Financial Times » comme défendant
les milieux d'affaires
Le démantèlement et la paupérisation des services publics s'accélèrent. L'
école républicaine et laïque voit ses moyens de plus en plus rognés au
profit de l'enseignement privé. Les inégalités se creusent, tandis que les
spéculateurs s'enrichissent de plus en plus et de plus en plus vite. La
corruption et la déresponsabilisation sévissent chez certains élus.
Le laisser faire en matière de protection de la nature reste la règle, aucun
contrôle, aucune sanction ne sont mis en place pour faire respecter les
réglementations en la matière, pourtant très insuffisantes. Le développement
durable est le cadet des soucis des pouvoirs publics.
C'est pour cela, que l'urgence politique exige la constitution d'un pôle
politique de la gauche républicaine, laïque, sociale et écologique qui se
situe « contre la droite, hors de la majorité plurielle » car la majorité et
l'opposition parlementaire servent, tels des pro-consuls, la « World
Company ».
Les signataires de cet appel, attachés tant à la nation républicaine, lieu
d'expression des principes de liberté, d'égalité, de fraternité, de laïcité,
de solidarité et de démocratie qu'au mouvement social sans lequel aucun
rapport de force ne peut se constituer, appellent les citoyens et leurs
organisations à résister à la « World Company » en rejoignant le pôle de la
gauche républicaine, laïque, sociale et écologique dans le but de présenter
en 2002 dans toutes les circonscriptions législatives de France un candidat
de ce pôle.
Pour nous contacter envoyez nous un courriel à :
contact@... ou à irparis20@...
Tél 01.43.70.90.49 ou Fax: 01.43.70.90.72
Où écrivez à Initiative Républicaine 27 rue de la réunion 75020 Paris.
Ce document fera l'objet d'une diffusion militante massive:
Vous pouvez télécharger cette appel pour le diffuser :
En format .doc : http://www.gauche-republicaine.fr.st/ir/appel.doc
En format.rtf: http://www.gauche-republicaine.fr.st/ir/appel.rtf
Le comité départemental de Seine et Marne d'IR a d'ors et déja établi son
calendrier de diffusion, vous pouvez participer en contactant:
gauche-republicaine@... ou 01.64.41.72.87.
Le comités d'IR désirant publier dans respublica leurs coordonnés pour
favoriser la diffusion de cet appel n'aurons qu'à nous le faire savoir !
C) Le rassemblement pas rassemblé (suite)
Soucieux de parfaire votre détente dominicale, nous n'hésitons pas à vous
informer des suites de la guerre "fraternelles" existant au sein du RPF 77
symptomatique de l'ambiance générale qui regne dans ce mouvement.
La tenue d'une réunion "prisée" champêtre par la tendance pasquaïenne avec
Charly en personne fut l'occasion d'un pugilat entre vigiles dument armés de
matraques et de chiens d'attaques et responsables et militants
devilliéristes.
"L'action" contre cette réunion privée fut menée par le général Jacques
DURRANDE.
Le député Georges Berthu connu pour être proche de l'Opus DEI, résidant en
Seine et Marne envoya une lettre de protestation au président du RPF.
La réaction de Pierre GOULLIEUX chef de fil pasquaïen dans ce département
fur d'envoyer au fichier une photo le représentant en compagnie de Charles
Pasqua hilare lors de cette fameuse réunion.
Ces gens prétendent rassembler le peuple de France alors qu'ils ne cessent
de se taper dessus.
Il y a t-il dans la salle un hilote les prenant encore au sérieux ?
Apparement oui, car la fondation des stations de métro ex-Fondation Marc
Bloch ,le jeudi 30 Mars donnera une tribune à Jean-Christophe Comor
secrétaire départemental RPF !
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3)DOSSIERS
---------------
Rubriques médicale et santé, concocté par Thierry PAVAN secrétaire national
de l'UFAL
220 000 INTERRUPTIONS VOLONTAIRES DE GROSSESSE PAR AN
En France, 220 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) sont
pratiquées chaque année.
Un nombre moyen d'IVG par rapport à l'Europe, en légère diminution
Selon le rapport du Pr. Nisan, publié en février 1999, 220 000 interruptions
volontaires de grossesse (dont environ 25 000 non déclarées) sont pratiquées
chaque année en France, ce qui représente un peu plus de 30 IVG pour 100
naissances.
Le nombre d'IVG enregistrées (mais peut-être pas le nombre d'IVG pratiquées)
a augmenté dans les années qui ont suivi sa légalisation par la loi dite
Veil, entre 1976 et 1983. Il s'est stabilisé entre 1983 et 1989, aux
alentours de 250 000 par an, et a légèrement diminué depuis.
La France se situe à une place moyenne dans l'Europe. On y avorte plus qu'en
Angleterre ou aux Pays Bas (0,3 avortement par femme), mais moins qu'en
Italie et qu'en Europe de l'Est.
Toutes les classes sociales sont concernées, mais ce sont surtout les femmes
seules qui ont recours à l'IVG. Entre 1980 et 1989, on observe une
augmentation de la contraception à tous les âges (avec une diminution du
nombre des conceptions pour 100 femmes) et une augmentation relative de la
proportion d'IVG chez les femmes de moins de 24 ans (dont une proportion
grandissante n'est pas mariée).
La demande d'IVG est largement liée à la situation sociale
Des grossesses trop rapprochées, un état de santé déficient, un logement
trop exigu pour accueillir un enfant de plus, une instabilité du couple ou
une instabilité financière (mari ou concubin ou femme elle-même en voie de
licenciement, au chômage ou RMI comme seul revenu) sont les principales
causes de la demande d'IVG. Toutes ces difficultés sont généralement accrues
pour les femmes étrangères qui, par tradition, culture ou religion, sont
sans doute plus réticentes à l'utilisation de la contraception.
Chaque femme connaît en moyenne dans sa vie une grossesse accidentelle et
une fois sur deux, elle décide de l'interrompre, plus souvent lorsqu'elle
vit seule ou n'a pas d'emploi. Pour la très grande majorité des femmes (5
sur 6), le recours à l'avortement est accidentel et unique. L'IVG en France
n'est donc pas un moyen de contraception, même pour les femmes qui y ont
recours plusieurs fois dans leur vie.
09/02/00 Jean Doubovetzky
Sources :
Nisan I. " L'IVG en France - Propositions pour diminuer les difficultés que
rencontrent les femmes " Rapport réalisé à la demande de Madame Martine
Aubry, Ministre de l'Emploi et de la Solidarité et de Monsieur Bernard
Kouchner, Secrétaire d'Etat à la Santé, rendu public en février 1999.
======================================
221 PUBLICITÉS MÉDICAMENTEUSES INTERDITES
En cinq ans, 221 publicités médicamenteuses destinées aux médecins ont été
interdites.
La communication des laboratoires pharmaceutiques en direction des médecins
n'est pas toujours exempte de reproches. En témoignent notamment les 221
publicités pharmaceutiques interdites en cinq ans à la suite d'un contrôle
par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
(ex-Agence du médicament).
Le plus souvent, ces 221 publicités destinées aux médecins étaient utilisées
par des visiteurs médicaux (les V.R.P. qui viennent voir les médecins dans
leurs cabinets) : sur des "aides de visite" (79 cas), des "documents légers
d'information" (54 cas), des brochures (38 cas) ou des tirés à part (30
cas).
Un hit parade douteux
Au hit parade des laboratoires pharmaceutiques les plus souvent épinglés
pour des publicités douteuses : Pierre Fabre Médicament (13 interdictions) ;
Pfizer (12 interdictions, dont 9 pour le seul médicament Amlor°) ; Knoll
France et SmithKline Beecham (Ex-aequo avec 9 interdictions) ; Lederle et
Schering-Plough (8 interdictions chacun) ; Lipha Santé (7 interdictions) ;
Bayer Pharma, Boehringer Ingelheim, Bristol-Myers-Squibb, Roussel Diamant (6
chacun) ; Parke Davis (5 interdictions).
Des contrôles peu dissuasifs
Auparavant, le contrôle des publicités des médicaments avait lieu avant leur
diffusion. Mais depuis que le contrôle n'est plus effectué qu'a posteriori,
son efficacité parait très relative. En effet, le temps que le contrôle ait
lieu et que l'interdiction soit prononcée, la campagne promotionnelle est
souvent bien avancée. En l'absence de sanction économique, l'intérêt du
laboratoire est de... persévérer dans la communication abusive. Plus de la
moitié des laboratoires épinglés ont d'ailleurs récidivé.
Cette situation est d'autant plus inquiétante que l'industrie pharmaceutique
aimerait bien être autorisée à faire directement la promotion de ses
médicaments remboursables devant le grand public, comme c'est le cas aux
Etats-Unis d'Amérique, par exemple. Les industriels semblent avoir
pratiquement convaincu l'Agence européenne du médicament (EMEA) du bien
fondé de leur position.
Une loi peu appliquée
Ces points n'ont probablement pas échappé au législateur, qui a
explicitement prévu la possibilité d'imposer aux laboratoires des baisses de
prix ou le versement de remises sur le chiffre d'affaires des médicaments
dont la publicité a été interdite (loi du 23 décembre 1998). Un décret plus
récent précise même que les médicaments dont la publicité "n'est pas
conforme au bon usage" pourront être radiés de la liste des médicaments
remboursables (décret du 27 octobre 1999). Mais jusqu'à présent, ces
dispositions n'ont pas été appliquées.
28/02/00 Jean Doubovetzky
Sources :
Prescrire rédaction "Sanctionner réellement les infractions publicitaires"
Prescrire 2000 ; 20 (203) : 143-144.
Prescrire rédaction "Promotion grand public" Prescrire 2000 ; 20 (203) :
153.
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VIDÉO SCANDALE SUR LE SUICIDE
La diffusion d'une vidéo montrant comment se suicider a déclenché une
violente controverse aux États-Unis d'Amérique
Cette vidéo de 34 minutes avait été réalisée par un ancien journaliste
anglais, Derek Humphry, fondateur d'une association américaine sur le droit
de mourir et auteur d'un guide destiné aux personnes en phase terminale pour
se supprimer. Elle a été diffusée sur une chaîne câblée de l'état de
l'Oregon. Elle décrivait les moyens les plus efficaces pour se suicider et
dressait une des substances les plus " utiles ", avec les dosages adéquats,
par ordre " d'efficacité ". Elle donnait des renseignements pour obtenir
illégalement ces substances et la recette d'un " drug pudding " (gâteau aux
médicaments). Et elle montrait aux téléspectateurs comment porter un masque
ou un sac plastique pour s'étouffer.
L'État de l'Oregon autorise le suicide
L'Oregon est le seul état américain à autoriser le suicide " assisté
médicalement ". Une loi sur la Mort dans la Dignité y a été votée en 1994,
et réaffirmée en 1997. Mais même des défenseurs de cette loi s'opposent à la
vidéo. Ils la qualifient d'irresponsable, estimant qu'elle pourrait
influencer les malades atteints de dépression, et légitimer le suicide comme
un moyen pour se débarrasser de ses problèmes.
Barbara Coombs Lee, directrice d'une organisation dont le but est de
soulager la douleur des malades en phase terminale et leur donner le droit
de mourir dans la dignité, a remarqué : " Les malades en phase terminale,
qui sont les téléspectateurs concernés, méritent mieux que cette
quincaillerie et que la mort dans le secret en dehors de leur famille.
La provocation au suicide est interdite en France
En France, une controverse analogue avait suivi la parution du livre "
Suicide mode d'emploi " de Claude Guillon et Yves Le Bonnec, en 1982. Il
avait été censuré, et les députés avaient ensuite ainsi adopté le 31
décembre 1987 un texte visant à interdire la provocation au suicide. Malgré
la loi, l'ouvrage a été réédité fin 1989. Le tribunal correctionnel de Paris
a finalement confirmé la condamnation de 1987 en février 1995.
21/03/00 Etienne Ribagnac
Sources :
Josefson D. " Video guide to suicide is show on television " BMJ 2000* ; 320
(12 février) : 398
* British Medical Journal
Site Internet de l'Adis (Association de Défense contre L'Incitation au
Suicide) consulté à l'adresse : http://www.infosuicide.org/jnps/ladis.htm
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Pour ou contre la délivrance de la pilule du lendemain par les infirmières
scolaires ?
Face aux 100 000 grossesses précoces non désirées, donnant lieu à 6 500
avortements chaque année, Ségolène Royal décidait, en novembre dernier, d'
autoriser les infirmières scolaires à délivrer la pilule du lendemain, aux
adolescentes en situation d'extrême urgence et de détresse. Le Syndicat
national des infirmières conseillères en santé (SNICS) et le Syndicat
national des infirmières éducatrices de santé (SNIES), sont très
majoritairement favorables à cette décision, soulignant, toutefois, l'
insuffisance des effectifs pour répondre à ces besoins. En revanche, le
Syndicat national autonome des infirmières en milieu scolaire (SNAIMS) s'
inquiète : « A ce jour, l'infirmière scolaire ne peut donner un médicament d
'usage courant en vente libre dans les pharmacies sans l'accord écrit d'un
médecin. Ce cadeau empoisonné sème une grave zizanie entre les infirmières
et les médecins ». A ce titre, le Conseil de l'Ordre des médecins ne semble
pas réagir. A contrario, Philippe Douste-Blazy, médecin de profession et
ancien ministre de la Santé, considère que «personne d'autre qu'un médecin
ne doit pouvoir donner un médicament ». Pour sa part, le Conseil national de
l'Ordre des pharmaciens proteste : « Nous avions obtenu que la dispensation
d'urgence de ce produit soit confiée au réseau des 24 000 pharmacies. Sans
attendre de savoir si les pharmaciens s'acquittent bien de cette tâche, on
confie la distribution de la pilule du lendemain aux infirmières scolaires
qui ne sont pas assez nombreuses pour les tâches qui sont les leurs (comme
le suivi des vaccinations) », explique Jean Parrot, son président. Affaire
à suivre.
Soins ; n°643 - Mars 2000 ; 13
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ReSPUBLICA N°31
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Jeudi 30 mars 2000
Le Journal de la Gauche Républicaine, Laïque, Ecologique et Sociale
SOMMAIRE
I -Agenda
II- France
III-Dossier
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I Agenda
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A) Samedi 1 er avril : 6 heures pour l'hôpital public
A 17 H 00 salle Jean Mermoz, piscine municipale, à Toulouse près du Parc des
Expositions, avec la participation d'une vingtaine de comités de défense de
l'hôpital public et de l'UFAL.
Pour tout contact ufalsiege@...
B) 16 avril : Journée internationale des luttes paysannes à Pincourt (Eure)
C) Du 26 au 28 avril Forum Mondial de l'Education
A Dakar réalisé par les Etats sans aucune concertation avec les syndicats et
les associations. Ce sera donc le Forum de la congratulation générale.
D) 1er mai
Ce 1er mai pourrait être unitaires syndicats et associations (sans FO bien
sûr !)
E) 11 mai : procès de militants paysans
(Confédération paysanne, MDDEF, FDSEA) qui ont mené des actions contre le
libéralisme agricole de l'Union Européenne (actions contre les fruits
espagnols).
F) 9 au 11 juin : Sommet de l'UNICE (Patronat européen)
A Bruxelles où ils reçoivent les dirigeants de l'OMC. Une manifestation est
prévue.
G) 17 juin : Manifestation à Paris
De la coordination française des Marches Mondiales des Femmes sur les thèmes
:
- luttes contre les violences
- luttes contre la pauvreté
H) 19 juin : Sommet de l'Union Européenne à Porto (Portugal)
I) Dimanche 26 juin : Manifestation pour les droits sociaux
A Genève pour aller devant le siège de l'OMC. Il s'agit de faire le point
des accords de Copenhague (nombreux accords non tenus).
J) 30 juin-1er juillet
Procès de la Globalisation financière mondiale à l'occasion du procès des 11
inculpés de la Confédération Paysanne (dont José Bové).
-----------
II- France
-----------
A) Lang-Cloupet, le retour
Lors de son premier passage au ministère de l'Education Nationale, c'est
Jack Lang qui avait signé les sinistres accords avec monsieur Cloupet
représentant de l'Eglise de France qui ont permis d'abonder les écoles
privées de subventions publiques au mépris du principe de la laïcité.
Comme depuis plus de vingt ans chaque nouveau ministre de l'Education
Nationale augmente les subventions publiques aux écoles privées par rapport
à son prédécesseur, nous sommes très inquiets de voir arriver cet
anti-laïque primaire à ce poste.
Nous rappelons la position laïque de REPERE (REsistance Pour une Ecole
REpublicaine) qui consiste en une stricte séparation de la sphère publique
et de la sphère privée. La conséquence de ce principe est que les fonds
publiques doivent exclusivement aller à l'école publique.
Ce rappel est d'autant plus nécessaire que les différents ministres de l'
Education Nationales qui se sont succédés depuis 20 ans ont ouvrés à une
situation scolaire qui vise à créer une école à plusieurs vitesses en
favorisant l'école privée.
B) REPERE lance l'idée d'un colloque Spinoza sur l'école
REPERE (Resistance Pour une Ecole REpublicaine) lance l'idée d'un colloque
au Sénat sur le thème « Quelle école pour quel projet ? » Tous ceux qui
souhaitent (soit collectivement, soit individuellement) participer à la
préparation de ce colloque peuvent le faire savoir à l'adresse suivante :
teper@...
C) l'UFAL écrit au gouvernement
L'UFAL (Union des Familles Laïques) sera reçu en avril par la secrétaire au
Budget. L'UFAL remettra ses propositions de révolution fiscale pour plus de
justice sociale.
L'UFAL attend les audiences auprès de la ministre déléguée à la famille et à
l'enfance (propositions de services public de garde d'enfants à domicile,
revenu social à l'enfant, modification du droit civil, etc.), du ministre
délégué à l'enseignement professionnel (proposition d'un enseignement
professionnel modernisé et revalorisé), de la ministre de la culture et de
la communication (proposition d'une « républicanisation des médias
publics »), du secrétaire d'Etat à l'économie solidaire (propositions de
soutien à l'économie solidaire).
D)Campagne contre l'allongement du délai légal d'IVG
Impulsé par le RESEAU VOLTAIRE (http://www.reseauvoltaire.net).
Le site Internet de TF1 organise uneconsultation auprès de ses utilisateurs
sur l'allongement éventuel du délai
légal de l'avortement. Les associations anti-IVG ont mobilisé leurs
adhérents pour faire pencher la balance en leur faveur. Actuellement 7,1 %
des votants sont favorables à l'allongement à 12 semaines, tandis que
92,3 % sont opposés, et 0,5 % sont sans opinion. La chaîne, dont une petite
partie du capital est détenue par Télé-Famille-Renouveau, un satellite de
l'Opus Dei, pourrait utiliser le résultat de cette consultation pour
influencer ses auditeurs.
L'adresse du site Internet de cette consultation est :
http://infos.tf1.fr/info/dossiers/dossiers.cfm?ID_CONTENU=27978
E) Mises au point (quand tu nous tiens) !
a) Mise au point de Thierry PAVAN secrétaire national de l'UFAL:
"Dans «l'excellent» Respublica n° 29, l'amorce du dossier consacré à la
crise hospitalière, fait état de ma, je cite ; ... brillante réélection
comme secrétaire national de l'UFAL... Je remercie la rédaction de cet
honneur que je ne mérite pas. Il convient donc de faire une petite mise au
point.
En effet, à l'issue de notre «brillante» Assemblée générale du 18 mars
dernier, il faut féliciter à la fois l'ensemble du tiers sortant réélus, et
les candidats se présentant pour la première fois, élus à l'unanimité. Ne
faisant pas partie de ce tiers sortant - mon mandat se termine en mars
2001 - je ne peux donc avoir été réélu et encore moins «brillamment». De
plus, j'ai la modestie de considérer qu'à l'UFAL il n'y a pas d'
administrateurs élus ou réélus «brillamment». Nous sommes tous sur le même
pied d'égalité.
Par contre, j'aurais aimé que la rédaction dise quelques mots de la
«brillante» élection de notre nouveau président Bernard Teper. Aussi
permettez-moi de le faire à votre place.
Depuis deux ans, sous la non moins «brillante», présidence de notre ami
Alain Godin, une équipe s'est formée et a forgé un esprit d'équipe, de
solidarité, de convivialité, de confiance et d'amitié. Depuis deux ans, le
travail de cette équipe à permis de mettre l'UFAL sur la voie du
développement et de la reconnaissance accumulant les résultats positifs. Le
18 mars dernier, notre Assemblée générale ne s'y est pas trompée et a de
nouveau fait confiance à cette «brillante» équipe en la reconduisant à la
tête du Mouvement. Le changement de président relève de la réorganisation
des rôles et des tâches de chacun des membres de l'équipe, relève d'une
volonté commune d'assurer une meilleure efficacité au profit du Mouvement. C
'est que j'appelle ; le changement dans la continuité. D'autres parleraient
de remaniement, le mot est d'actualité. La seule différence de taille vient
du fait que chez nous il n'est pas question de sanctionner qui que se soit !
Notre «brillant» ami Alain Godin a souhaité se retirer de la présidence,
mais pas de l'équipe. Il était normal et logique que le Conseil d'
administration élise un autre membre de cette équipe à la tête de Mouvement.
Je félicite encore une fois notre ami Bernard Teper pour sa «brillante»
élection, et l'assure de ma confiance et de mon soutien pour que tous
ensemble nous poursuivions notre but ; faire de l'UFAL la référence du
mouvement laïque en France.
Thierry Pavan
b) Réaction féministe et justifiée !
Une de nos lectrices Nathalie nous fait le reproche de
d'avoir dit dans le numéro 29 de ReSPUBLICA (Paragraphe J):
"Alors que le monde éducatif est dans la rue pour réclamer les moyens de
travailler et la fin du dogme du gel de l'emploi public,les deux
ministres...publient
une très importante note de service sur la féminisation des noms..."
Notre propos probablement maladroit voulait montrer que les deux ministres
ne répondaient pas aux revendications des enseignants républicains.D'autant
plus que nous sommes favorables à la féminisation des noms de métier.
Notre lectrice peut se reporter à nos précédents
journaux (www.gauche-republicaine.fr.st) et s'apercevrait
que nous disons systématiquement Madame la garde des sceaux,Madame la
ministre,etc.
Nous partageons son point de vue que "le langage structure les
esprits".Nous estimions simplement que l'actualité appelait en priorité une
réponse satisfaisante aux
revendications.
Notre lectrice pourra également se reporter dans le meme numéro au
paragrapheE) et au numéro spécial" Elisabeth Guigou ou nous faisons des
propositions de modifications du code
civil, notamment dans la transmission du nom à l'enfant, pour voir que notre
combat pour l'égalité hommes-femmes fait partie de notre corpus.
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III- Dossier
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ECOLE LA LUTTE DOIT CONTINUER !
1) "L'ECOLE QUI RECULE"
Les présidents des deux fédérations de parents d'élèves (FCPE et PEEP),
associés à quelques prix Nobel, ainsi qu'à l'état-major, au complet, des
concepteurs de la politique menée pendant trois ans par M. Allègre
(Dubet, Perrin-Naffakh, Meirieu, Morin, Touraine, etc.), viennent de lancer
un
vibrant "appel" à la poursuite de "réformes" qu'ils qualifient de
"vitales", et que, pour certains, ils ont eux-mêmes élaborées.
On notera, d'abord, que la plupart des signataires enseignent à l'
Université, ce qui revient à dire que leur connaissance des "pratiques d'
enseignement" qu'ils dénoncent est, le plus souvent, de seconde main. On
pourra, facilement, leur opposer les centaines de milliers d'enseignants
du primaire et du secondaire qui ont, ces dernières semaines, dit haut et
fort leur refus, non pas du principe de "réforme" (en tant qu'une "réforme"
suppose un "progrès"), mais des "réformes" de M. Allègre, et qui
savaient, eux, de quoi ils parlaient.
On s'étonnera, ensuite, et non sans un certain effarement, que des
personnages aussi éminents apportent leur soutien à des mesures qui vont
à l 'encontre des principes qu'ils affirment :
"DEFENDRE L'ECOLE PUBLIQUE
DEFENDRE L'EGALITE DES CHANCES
CONTRE L'IMMOBILISME ET LE CORPORATISME
POUR L'ECOLE QUI AVANCE"
On s'affligera, enfin, qu'en si haut lieu, l'on ne sache pas lire -
surtout quand il s'agit de lire ce que l'on a soi-même écrit, ou fortement
soufflé :
"De nombreuses mesures concrètes ont été mises en place, quelques unes
d'entre elles nous paraissent emblématiques :
· L'aide individualisée pour les élèves des collèges et lycées
· Des programmes mieux structurés et plus cohérents du primaire à
l'université.
· Un enseignement professionnel revalorisé du lycée à l'université en
partenariat avec les milieux économiques pour faciliter là encore
l'emploi des jeunes.
· Un effort important en faveur d'Internet et des nouvelles technologies
de l'école à l'université.
· Une augmentation conséquente en matière de bourses pour les élèves et
les étudiants en particulier avec le plan social étudiant."
Ces inepties devraient pouvoir se passer de réponse. Mais il convient,
sans doute, de rétablir les faits, et, pour ce faire, de s'en tenir aux
textes
et aux chiffres.
1. Les "heures de remise à niveau" en 6ème et l' "aide individualisée" en
2nde, si le principe en paraît généreux, vont, de fait, à l'encontre de l'
"égalité des chances".
- Le "Collège des années 2000" précise que "les heures de remise à niveau
(6h par semaine au maximum) sont incluses dans l'emploi du temps de 6ème
elles ne peuvent augmenter cet horaire que de deux heures au plus. [...]
La remise à niveau est dispensée pendant les heures d'enseignement du groupe
classe, de façon à éviter le surenseignement." (p. 15) Il apparaît ainsi
que la "remise à niveau" peut priver les élèves en difficulté de 6 - 2 = 4
heures d'enseignement, dont bénéficieront leurs camarades. Ce qui est
donné d'un côté, est deux fois repris de l'autre.
- L' "aide individualisée" en 2nde a été présentée par MM. Allègre et
Meirieu, comme la possibilité, donnée "à ceux qui n'en ont pas les
moyens",
de bénéficier de "cours particuliers". Comme le rappelle M. Meirieu, dans
Libération du 29 mars 2000, cette mesure a été financée par l'allégement
des programmes et la réduction des horaires d'enseignement (6 mois de cours
en moins, sur trois ans). Conséquence : on apprendra moins dans les lycées.
Pourtant les connaissances sont plus que jamais nécessaires, à la fois
pour le futur citoyen, et pour le futur salarié. Aussi les familles "qui en
ont les moyens" ne manqueront pas de recourir à de vrais cours particuliers,
moyennant finance, pour compenser les manquements de l'Ecole publique.
2. Sur la "structuration" des programmes, on constate que la "volonté de
cohérence" du ministère se traduit par l'abaissement du niveau d'exigence.
Deux exemples :
· L'écriture d'un récit était, jusqu'ici, l'un des objectifs du collège
(l' autre étant une première approche du raisonnement argumentatif et de la
dissertation). Désormais, le récit est une épreuve du baccalauréat -
tandis qu'il est question de réserver la dissertation, qui forme à l'esprit
critique, et le commentaire composé, qui nécessite une capacité d'analyse
et de synthèse, aux seuls "littéraires".
· Le refus de l' "empilement des savoirs" se traduit dans les nouveaux
programmes d'histoire de 3ème : au nom de l' "allégement", ont disparu la
révolution russe de 1917 et l'Italie fasciste. Ce dernier cas est
spécialement remarquable, comme illustration de la "volonté de cohérence"
du ministère, puisqu'il convient désormais, en 3ème, d'étudier le nazisme
sans avoir entendu parler du fascisme.
3. Quant à la "charte" sur l' "enseignement professionnel intégré", elle
aura, certes, pour conséquence de "faciliter l'emploi des jeunes", mais pas
au
sens où cet "appel" paraît l'entendre. "Faciliter l'emploi des jeunes",
c' est en fait donner plus de facilités aux entreprises pour employer les
jeunes. C'est rendre les jeunes plus "employables", comme le dit si bien
la Table ronde des industriels européens, qui ajouterait "plus fexibles". Ce
n' est pas du tout la même chose.
- La "charte" sur l' "enseignement professionnel intégré" précise que les
entreprises pourront, gratuitement, "utiliser les plates-formes
technologiques des lycées professionnels", non pas pour apprendre un
métier aux jeunes, mais pour les former à un poste de travail précis,
puisque
chaque établissement sera doté d'un "projet" qui devra "prendre en
compte"
les intérêts de toutes les parties contractantes, c'est-à-dire, aussi,
les "besoins" particuliers des entreprises particulières en main d'oeuvre.
Conséquence : si les jeunes ne sont pas, au terme de leur formation,
embauchés par l'entreprise qui les aura formés, ils devront repartir de
zéro.
- Dans ce cadre, des diplômes nationaux, comme le CAP ou le BEP sont
amenés à disparaître.
4. L'utilisation d'Internet, qui demeure, quoi qu'en dise le ministère,
réservée aux élèves qui disposent d'un ordinateur chez eux, nécessite que
soit développé, au préalable, l'esprit critique. On ne saurait, sans
cela, s 'y retrouver dans la multitude des informations disponibles, et l'on
risquerait, faute de recul, et d'habitude de soumettre ses lectures à une
critique, de tomber sous les influences les plus néfastes.
5. Quant au "plan social étudiant" étudiant, il ne faudrait pas oublier que,
depuis 20 ans, les ministères successifs ont supprimé des milliers de
postes de surveillants, privant ainsi des étudiants issus de milieux
modestes de
la possibilité de poursuivre des études universitaires."
Point D du chapitre FRANCE
Nos lecteurs auront certainement compris que comme le Réseau Voltaire, nous
sommes pour l'allongement du délai légal pour l'IVG et pour une
contre-offensive contre la campagne menée par le lobby anti-IVG.
Merci
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ReSPUBLICA N°32
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Le Journal de la Gauche républicaine, laïque, écologique et sociale
Lundi 3 avril 2000
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. REACTIONS DE LECTEURS
3. CABALE ANTI-RESPUBLICAINE
4. FRANCE
5. UNION EUROPEENNE
--------------
1. AGENDA
--------------
B) 16 avril : Journée internationale des luttes paysannes à Pincourt (Eure)
C) Du 26 au 28 avril Forum Mondial de l'Education
A Dakar réalisé par les Etats sans aucune concertation avec les syndicats et
les associations. Ce sera donc le Forum de la congratulation générale.
D) 1er mai
Ce 1er mai pourrait être unitaires syndicats et associations (sans FO bien
sûr !)
E) 11 mai : procès de militants paysans
(Confédération paysanne, MDDEF, FDSEA) qui ont mené des actions contre le
libéralisme agricole de l'Union Européenne (actions contre les fruits
espagnols).
F) 9 au 11 juin : Sommet de l'UNICE (Patronat européen) A Bruxelles où ils
reçoivent les dirigeants de l'OMC. Une manifestation est prévue.
G) 17 juin : Manifestation à Paris
De la coordination française des Marches Mondiales des Femmes sur les thèmes
: - luttes contre les violences - luttes contre la pauvreté
H) 19 juin : Sommet de l'Union Européenne à Porto (Portugal)
I) Dimanche 26 juin : Manifestation pour les droits sociaux A Genève pour
aller devant le siège de l'OMC. Il s'agit de faire le point des accords de
Copenhague (nombreux accords non tenus).
J) 30 juin-1er juillet
Procès de la Globalisation financière mondiale à l'occasion du procès des 11
inculpés de la Confédération Paysanne (dont José Bové).
------------------------------------
2. REACTIONS DE LECTEURS
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a) AH NON ! PAS VOUS AUSSI
DANS VOTRE RESPUBLICA N°31, E) Mises au point, b) Réaction féministe : vous
vous justifiez avec un "Madame la garde des sceaux"!!!
Je vous signale que Madame Le Garde des Sceaux est un citoyen comme tous les
français et qu'elle n'a pas à se distinguer des autres citoyens français...
De quelle droit y-a-t-il en France deux sortes de citoyens: des "le" et des
"la" ?
C'est justement parce que le langage structure les esprits que je ne suis
pas Madame une Maire de Provence, mais le Maire d'une commune de la
république française...
Ah, si ce n'était que "jésuistique", mais c'est bien pire: au fait, cette
nouvelle catégorie de citoyens différenciés a-t-il 4 pattes ?
Amitiés déçues
Catherine WEIRICH
b)DE L'IVG !
On ne détruit pas une vie réelle (celle de la mère) pour une vie potentielle
(celle de l'enfant à naître), mais c'est quand même bien mieux quand on ne
détruit aucune vie. La loi actuelle, compte tenu des conditions
sociologiques actuelles, n'est pas "la loi" au sens où il y aurait une loi
incastrable symboliquement, et ses possibilités en sont donc limitées
d'autant. De ce fait, la "petite loi" ne traite mieux la question qui est
posée à la société que dans un domaine précis : celui de la petite
anticipation ou du petit recul qui consiste à commencer par tenir, et à voir
ensuite.
Par ailleurs, je me demande si le "lobby" anti-IVG, en dehors de l'activité
politique voire hystérique qui le discrédite en tant qu'elle est déplacée
(religieux dans la politique), n'est pas simplement aussi l'expression d'une
pulsion d'indignation de type abrahamique ! Auquel cas, il faut se garder
des violences symboliques et situer et cantonner les réponses aux sphères
politiques du droit classique, seul défenseur contre les excès d'un pouvoir
religieux qui refuserait de se considérer englobé par le pouvoir temporel
(Hobbes), quelle que soit son autonomie, sa puissance, sa théophanie et sa
théurgie propres, non au nom d'une méta-Loi mystique de l'ultime qui
conférerait, par déplacement, au pouvoir temporel une suprématie
inexpliquée, mais au nom de ce que ya pas ben d'aut' façons d'faire
autrement, à respecter les solennelles et lentes indynamiques de nos
institutions en majesté, irréactives à l'écoulement du temps selon les
hommes, vivant leur temps propre comme poissons derridiens. Nos institutions
sont des montagnes de textes, et "une montagne ne bouge pas".
Précision : si ce texte indisposait qui le reçoit, considérant que rien
n'est à discuter dans le troll ci-dessous, je serais au regret de vous
demander de me désabonner (même si désabonner damne..). Dans le cas
contraire "nous nous sommes compris".
Bernard Desroches
c) IVG (encore)
Notre ami Laurent zarnitsky nous rappelle que la cadac et le mfpf
se battent depuis des année avec l'ancic pour l'allongement de la durée
légale de l'IVG.
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3. CABALE ANTI-RESPUBLICAINE
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Votre revue électronique préférée a du subir ces jours derniers une cabale
visant à nous déstabiliser et nous discréditer en tentant, par exemple, de
faire suspendre notre liste par « Voilà ». Voilà qui est un service de
France Télécom » reçu quelques messages nous accusant de « spamming » et d
'infractions aux lois de copyrights .
Déjà bien occupé par sa guerre commerciale et électronique qui l'oppose à
son concurrent américain e-groups qui fait que Voilà I-Club est incapable
de fournir une prestation depuis vendredi dernier, l'assistante de Voilà se
mettait en rapport avec nous pour nous transmettre les messages de
délations, qui fsont pas sans nous rappeler certaines heures les plus
sombres de notre histoire.
Tout à commencé par le fait que nous avions publié dans notre numéro 31, un
texte excellent sur l'école intitulé « l'école qui recule ». Ce texte qui de
l'aveu même de son auteur M. Julien Esquié était public puisque « rédigé
en vue d'un affichage en salles des professeurs » nous avait été transmis
par l'un de nos camarades enseignants membre d'un forum internet publique à
l'abonnment libre intitulé Forum_Defense_Ecole. Nous recevons chaque semaine
plusieurs dizaines de documents et nous faisons confiances à la qualité des
envois de nos amis et de nos camarades , qui il est vrai ne sont
généralement mus ni par un ego démesuré, ni par un porte monnaie à gonfler
mais par la volonté de construire enfin la véritable école laïque de la
République.
Enfin bref, l'auteur de ce texte ne supporta point que nous portassions à la
connaissance de nos estimés lecteurs le produit de son « génial » cerveau et
nous demandait des explications en nous menaçant des foudres de Thémis.
Tout ceci aurait pu en rester là, s'il ne s'était pas avéré que ce petit
incident » fut le prétexte à une cabale contre nous menée par une camarilla
d'universitaires liée à l'extrême-droite révisionniste, ultra-cléricale
proche de l'Opus Dei qui a fait de la lutte contre l'avortement et de l'
homophobie son cheval de bataille favoris .
D'une violence verbale inouïe (physique cela leur aurait été beaucoup plus
difficile) ces tristes sires n'hésitèrent pas,entre autres, à nous qualifier
de :
« de petites frappes », « de gauchistes n'ayant de républicains le nom »
etc..Il ne manquait à la description que le couteau bolchevique entre les
dents et le complot judéo-socialo-communiste. N'oublions pas que nous , nous
n'avions comme objectif que la défense de l'école laîque, or il était
étonnant que sur un pseudo forum de défense de l'école puissentpenchés s'
exprimer des gens affiliés à des courants politiques et ont toujours été
plus du coté de l'école privée cléricale et confessionnelle que de l'école
républicaine.
L'un de nos détracteurs particulièrement des plus virulent et actif le
professeur Claude ROCHET ne cache d'ailleurs pas son orientation politique.
Qu'on en juge sur son site personnel
http://perso.wanadoo.fr/claude.rochet
,sur ses pages consacrées à l'Europe se trouvent des liens avec le RPF de
Pasqua-De Villiers qualifié de seule représentation politique du refus de l'
absurde européen, avec la revue monarchiste « Immédiatement », avec le site
conspirationniste « chronique de l'absudie » qui dénonce le complot
mondialiste mené par la main caché de qui vous savez, la liste LULU
pastiche politique de Jalons, l'équipe de fachos recyclés groupés autour de
l'ex collaborateur de Charles PASQUA Bruno Telléne (frère de Karl Zéro). On
y trouve aussi des textes du monarchiste légitimistes Paul-Marie Couteaux.
Ce site est membre également de l'anneau souverainiste fondé par la
gestionnaire de sitelibre. Ce site qui propose des liens avec Radio
Courtoisie et tout ce que la France compte de micro-chapelles monarchistes
et réactionnaires, indique comme grandes figures intellectuelles Maurras,
Brasillach, Barrés, Daudet et publie un manifeste préférant clairement la
monarchie contre la démocratie . Il fut un bon moment membre du Webring
Résistance » lié au mouvement néo-nazi sataniste du Professeur (encore un)
Christian Bouchet.
Un autre de nos illustres détracteurs, le Professeur Jean-Jacques Delfour
est l'auteur de textes très « spéciaux » notamment un texte intitulé « L'
après Auschwitz : la confusion « dont nous laisserons à nos lecteurs le
soin d'en juger par eux-même la substance :
http://wwwusers.imaginet.fr/~cassan/revue/22/Memoire.html.
L'hebdomadaire Marianne lors de sa dernière livraison page 20 titre
Comment le peuple de gauche a renversé le gouvernement Jospin » ont peut
légitiment se demander comment les réseaux d'enseignants de défense de l'
école peuvent servir de tribune à quelques profs de droite réacs et quel est
leur rôle exact dans ces réseaux ? ?
A suivre
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4 France
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A. Doctrine sociale de l'église
L'Eglise de France, appliquant la doctrine sociale de l'Eglise, jaugeant les
ravages réalisés dans l'opinion publique par l'extrême droite intégriste
(Opus-dei, Familles de France, Associations familiales catholiques, etc.),
donne « du mou » à son extrême gauche catholique dans le cadre de son action
jubile 2000.
Par l'intermédiaire du Comité Catholique Contre la Faim et pour le
Développement (CCFD), elle organise une manifestation sur le thème
annulons la dette des pays pauvres » le 12 avril 2000. Elle a réussi dans l
'organisation « Forum Genève 2000 » (qui organise aussi bien le sommet
social de l'ONU que la manifestation devant le siège social de l'OMC au
moment du contre-sommet social de Genève le 25 juin 2000), à faire organiser
des services religieux pour les catholiques et les protestants. Jusqu'ici
rien de très nouveau sauf que de nombreuses organisations et ONG (ATTAC,
CCCOMC, syndicats, etc.) participent à ses manifestations de la doctrine
sociale de l'Eglise.
L'extrême gauche alliée de l'Eglise, c'est une configuration nouvelle, liée
à l'émergence du nouveau monde turbo capitaliste et de la nouvelle
organisation de la conformité plurielle dont le PACS « extrême gauche -
Eglise catholique » fait partie.
Pour comprendre cet état de fait, il est indispensable de lire le livre de
Philippe SCHWARTZ « 2001, un monde sans Dieu ». Pour toute commande,
adresser un chèque de 50 Fcs à UFAL 94 - 27 rue de la réunion - 75020 PARIS.
B. Alfred SIRVEN : le mouvement perpétuel
C'est l'homme que tout le monde dit « chercher » mais dont aucun service de
police ne s'occupe. L'homme qui a organisé le plus grand racket de l'
industrie française, en sait-il trop sur les gouvernants français depuis
plus de 20 ans ?
Qu'en pensez-vous ?
C. Statistiques familiales
Les familles monoparentales sont passées de 9 % des foyers avec enfant(s) en
1968 (soit 655 000 foyers) à 10 % en 1982, 13 % en 1993, 16 % aujourd'hui.
Le taux de divortialité qui était de 32 % dans les années 80, est aujourd'
hui de 40 %.
17 % des familles monoparentales sont au-dessous du seuil de pauvreté (12 %
en 1985) ce qui confirme que l'accroissement de la pauvreté touche certaines
catégories alors que la richesse globale augmente.
SCANDALEUX !
D. La loi Aubry II baisse le SMIC mensuel
En 1999, un smicard « coûtait » charges comprises 8588,33 Fcs et en 2000 le
même « coûte » 8049,14 Fcs.
Dites-moi, un gouvernement de gauche, c'est pour quand ?
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4. UNION EUROPEENNE
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A. Le RESEAU ECHELON
La commission européenne n'en pense rien, le conseil européen non plus, le
parlement européen tergiverse. En fait, ce réseau est un dispositif d'
espionnage en Europe pour le compte de la National Security Agency (NSA),
agence de renseignements américaine.
Le parlement européen va-t-il créer une commission d'enquête ?
Il est terrifiant de voir les dirigeants européens (dont Chirac et Jospin)
se taire devant une atteinte aussi grande à la souveraineté des Etats
Européens et de l'Union Européenne.
B. Conseil européen de Lisbonne
Le Conseil extraordinaire de Lisbonne, consacré à l'emploi, la réforme
économique et la cohésion sociale, a retenu le principe d'un "rendez-vous
annuel économique et social" chaque printemps du Conseil européen sur les
grands principes de la stratégie à mettre en ouvre. Les éléments de cette
stratégie sont, notamment : préparer la transition vers l'économie de la
connaissance ; mettre en ouvre des réformes économiques favorisant la
compétitivité et l'innovation ; moderniser le modèle social européen. Pour
concrétiser ces priorités, les Quinze se sont entendus sur une série
d'objectifs assortis d'un calendrier. Il s'agit, en particulier, de réaliser
une croissance moyenne de 3%, le plein emploi en 2010, un taux moyen
d'emploi autour de 70%, une proportion de femmes actives d'environ 60%,
ainsi qu'une série d'objectifs intermédiaires en matière de réforme
économique et sociale, d'éducation, de développement de la société de
l'information. La Commission jouera " un rôle central" dans ce processus.
Pour achever et rendre pleinement opérationnel le marché intérieur, le
Conseil européen, dans ses conclusions, demande à la Commission, au Conseil
et aux Etats membres * "de définir d'ici la fin 2000 une stratégie pour
l'élimination des entraves aux services * d'accélérer la libéralisation dans
des secteurs tels que le gaz, l'électricité, les services postaux, et les
transports" . "la gestion et l'utilisation de l'espace aérien"; la
Commission est invitée à présenter un rapport et des propositions
appropriées avant le printemps prochain * "d'achever les travaux sur les
futures propositions de modernisation des règles relatives aux marchés
publics" pour "qu'elles puissent entrer en vigueur d'ici à 2002" * "de
prendre les mesures nécessaires pour que d'ici 2003 les marchés publics (..)
communautaires (et) nationaux puissent être passés en ligne * "de définir,
d'ici à 2001, une stratégie visant (..) à simplifier l'environnement
réglementaire, y compris le fonctionnement de l'administration publique
nationale (et) communautaire." Enfin, "le Conseil estime qu'il est
essentiel, dans le cadre du marché intérieur et d'une économie de la
connaissance, de tenir pleinement compte des dispositions du Traité
relatives aux services d'intérêt économique général et aux entreprises
chargées de ces services"; "la Commission (est invitée) à mettre à jour sa
communication de 1996, compte tenu du Traité."
Les conclusions de ce sommet font apparaître une prise en compte des
problèmes sociaux. Mais en matière de services d'intérêt général, elles
dissocient d'un côté la volonté d'accélérer la libéralisation et de l'autre
une meilleure prise en compte des objectifs d'intérêt général de l'article
16 du Traité (cohésion sociale et territoriale), alors même qu'il s'agit de
les équilibrer. La libéralisation ne saurait être totale, mais organisée et
régulée, équilibrée par la définition et la mise en ouvre d'objectifs d'
intérêt général. Pour sa part, le CELSIG va préparer des initiatives afin de
promouvoir cette conception équilibrée auprès des instances communautaires
et nationales, afin de faire des services d'intérêt général un moteur de l'
intégration européenne.
Pierre Bauby et Jean-Claude Boual
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5. INTERNATIONAL
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A. Crise salutaire en Israël
Le rabbin-gourou du SHAS (intégristes juifs séfarades), parti de la
coalition gouvernementale a dit qu'il fallait « effacer » Y. SARID
porte-parole de MERETZ (gauche laïque israélienne, 12 % aux élections)
membre également de la coalition gouvernementale.
Une plainte contre le discours du rabbin-gourou et une procédure judiciaire
sur les pratiques maffieuses de ce rabbin-gourou du SHAS sont engagées.
On dit le Premier ministre inquiet !
Nous espérons que la gauche laïque israélienne saura sortir de ce combat en
rassemblant pour une séparation stricte de la synagogue et de l'Etat.
ReSPUBLICA N°33
Le journal de la gauche Républicaine, Laïque, Ecologique et Sociale
Jeudi 6 Avril 2000
SOMMAIRE
I Pour nous joindre
II Agenda
III France
IV Union Européenne
V Réaction de lecteur
VI La Rubrique Médicale
------------------------
I Pour nous joindre
------------------------
veuillez nous donner votre numéro de téléphone pour vous appeler.
-------------
II Agenda
-------------
a) 16 avril : Journée internationale des luttes paysannes à Pincourt (Eure)
b) Du 26 au 28 avril Forum Mondial de l'Education
A Dakar réalisé par les Etats sans aucune concertation avec les syndicats et
les associations. Ce sera donc le Forum de la congratulation générale.
c) 1er mai
Ce 1er mai pourrait être unitaires syndicats et associations (sans FO bien
sûr !)
d) 11 mai : procès de militants paysans
(Confédération paysanne, MDDEF, FDSEA) qui ont mené des actions contre le
libéralisme agricole de l'Union Européenne (actions contre les fruits
espagnols).
e) 9 au 11 juin : Sommet de l'UNICE (Patronat européen) A Bruxelles où ils
reçoivent les dirigeants de l'OMC. Une manifestation est prévue.
f) 17 juin : Manifestation à Paris
De la coordination française des Marches Mondiales des Femmes sur les thèmes
: - luttes contre les violences - luttes contre la pauvreté
g) 19 juin : Sommet de l'Union Européenne à Porto (Portugal)
h) Dimanche 26 juin : Manifestation pour les droits sociaux A Genève pour
aller devant le siège de l'OMC. Il s'agit de faire le point des accords de
Copenhague (nombreux accords non tenus).
i) 30 juin-1er juillet
Procès de la Globalisation financière mondiale à l'occasion du procès des 11
inculpés de la Confédération Paysanne (dont José Bové).
------------
II France
------------
A) Pour le collectif National, « la santé n'est pas à vendre »
Sur l'initiative du comité de défense de l'hôpital public de Toulouse, s
'est tenue une réunion, le samedi 1er avril à Toulouse, groupant plus d'une
vingtaine de comités de défense de l'hôpital public (Vendôme, Bitche,
Valréas, st Jean de luz, st Girons, ste Foy la Grande, etc.), les syndicats
SUD et CGT, le syndicat FSU des infirmières en milieu scolaire, plusieurs
associations d'usagers dont l'UFAL. Près de 300 personnes ont débattu
pendant plus de 5 heures sur l'analyse de la situation, les propositions à
faire pour un service public de santé. A l'issue de cette réunion, une
réunion des délégués des organisations présentes à repris une proposition de
l'UFAL (voir discours de l'UFAL ci-après) d'aller vers la constitution d'un
collectif national « la santé n'est pas à vendre ».
Les décisions suivantes ont été prises :
- le secrétariat provisoire du collectif est réalisé par le comité de
Toulouse
- toutes les organisations présentes recevront sous quinzaine, la liste des
coordonnées de chacune des organisations (ce souci de transparence tranche
avec les pratiques manipulatrices que d'aucuns ont bien connu dans le passé
!)
- chaque organisation devra confirmer d'ici le 15 mai 2000 au secrétariat
provisoire son appartenance ou non au collectif National
- puis le collectif National organisera une journée d'action dans toute la
France sur un thème qui sera ultérieurement défini.
- La prochaine réunion sera organisé par un autre comité (Vendôme, Paris ou
ailleurs !)
B) Discours de l'UFAL le 1er avril 2000
L'UFAL, association citoyenne, milite pour la promotion de la laïcité
(séparation de la sphère publique et de la sphère privée économique) dans
les institutions et les services publics (école, santé, poste, transport,
etc..) Nous militons pour accroître le rapport de force pour l'hôpital
public et plus généralement pour un service public de santé au service des
citoyens du pays. Nous pensons qu'il faut réussir la convergence des luttes
des personnels de santé et celles des citoyens. Car nous en avons assez des
attentes de plusieurs heures dans les services d'urgence par manque de moyen
de l'hôpital public, des regroupements de service en fin de semaine qui
entraînent une moins bonne prise en charge du traitement par manque de
matériels spécifiques lourds qui sont restés dans l'autre service, de l'
obligation, ici et là, d'aller en clinique privée pour les actes
rémunérateurs » dans la logique libérale de « complémentarité
hopital-clinique, du secteur privé dans l'hôpital public, de la fermeture
des maternités, de la diminution de la durée du séjour des femmes
accouchées à 3 jours dans certains hôpitaux, du manque de service de soins
palliatifs dans de nombreux hôpitaux, que les représentants des usagers
soient nommés par les pouvoirs publics et dont on peut douter de leur
représentativité, du manque d'information aux usagers sur la maladie et sur
l'offre des soins, etc. Nous souhaitons donc une déclaration des droits des
citoyens en matière d'accès aux soins.
C'est pour cela que nous proposons que le rassemblement d'aujourd'hui engage
la naissance d'un collectif National intitulé « la santé n'est pas à
vendre ».
Bien sûr, il conviendra d'incorporer dans ce collectif tous ceux qui se
battent réellement pour le développement d'un vrai service public de santé :
comités de défense des hôpitaux publics, syndicats, associations, personnels
de l'assurance maladie, et plus généralement tous les métiers de la santé
(infirmières en milieu scolaire, médecins de ville, etc. .)
Il ne suffit plus de témoigner !
Si chaque organisation de personnels ou de citoyens continuent à vivre leur
propre vie, il convient de plus en plus de marcher séparément pour frapper
ensemble. Ce pourrait être l'objet du nouveau collectif national qui nous
permettra de dire « tous ensemble, la santé n'est pas à vendre ! » Pour tout
contact ufalsiege@...
C) Typologie des anti-Allègre
C'est comme pour le « non » à Maastricht ! Il y'avait la gauche progressiste
et républicaine (26%), la droite et l'extrême droite (23%). Pour les
anti-Allègre, c'est la même chose ? C'est pour cela que l'on ne peut
rassembler sur un « non » et qu'il faut rassembler sur des propositions et
sur une méthode de discussions. Pour REPERE ( REsistance Pour une Ecole REpu
blicaine), qui a pris sa part dans le combat contre les réformes
Jospin-Allegre, il ne peut être question de se fourvoyer dans des débats ou
des forums qui veulent rassembler « des opposants des deux rives » Pour
REPERE, le rassemblement doit se faire conjointement sur une critique
radicale des réformes libérales et communautaristes ( de la loi Astié de
1919 à la réforme Jospin-Allegre en passant par Debré, Guermeur,
Lang-Cloupet, Rocard, etc.) et sur une proposition d'une école laïque et
Républicaine qui ne peut être portée aujourd'hui que par la gauche laïque,
sociale écologique et républicaine.
Nous avons pu montrer (Respublica N°32) que la férocité des propos de forum
tel que celui de Forum défense école pouvait cacher une manipulation par des
éléments favorables à l'extrême -droite et l'ordre moral. Nous pensons, bien
sûr, que la majorité des participants ont été abusée et qu'il relève, eux,
du combat de la gauche laïque, sociale et républicaine contrairement au
modérateur de la liste Blaise Buscail qui appelle à la délation d'un
bouc-émissaire décrété par lui comme au « bon vieux temps ». .
Pour aller plus loin, REPERE propose de porter le débat également dans le
champs politique et de lancer l'idée d'un grand mouvement
enseignants-citoyens en débattant sur ses 30 propositions (voir Respublica
N°25 ) toutes discutables pou effectuer une plate-forme nouvelle
démocratiquement débattue pour présenter aux prochaines élections
législatives, un candidat pour une école laïque et républicaine dans toutes
les circonscriptions législatives de la France contre la conformité
plurielle (majorité plurielle, opposition de droite et d'extrême droite).
Ecrivez-nous ! contactez-nous ! Si vous souhaitez un contact, n'oubliez pas
de nous communiquer votre téléphone. A bon entendeur, salut !
D) Polémique (suite !)
Suite à nos révélations concernant certains forums internet anti-allégre
citées dans l'article précédent. Nous avons reçus plusieurs réactions et
observés plusieurs manouvres.
Tout d'abord, le professeur Claude Rochet, désirant cacher ses liens avec
des sites monarchistes d'extrême-droite , a fait disparaître de son site la
bannière d'abonnement à l'anneau souverainiste . Nous disposons à l'
attention des curieux d'un enregistrement des pages avant et après. Le
responsable du site Forum défense école, décidément adepte de la délation a
entrepris de nous « griller » auprès du gestionnaire de liste qui a pris le
relais de Voilà. Grand pourfendeur du spawning pour les autres, il en est
adepte sur sa liste puisqu'il vient de rendre public le courriel de notre
camarade Bernard Teper en appelant à la vindicte contre lui !
Cela dit nous avons enregistres plusieurs manifestations de soutien de la
part de professeurs que nous remercions et nous avons reçus la réaction du
Professeur Jean-Jacques Delfour que nous croyons sincère et nous nous
empressons de vous communiquer :
Vous citez mon nom dans le numéro 32 de Respublica (§ 3: "CABALE
ANTI-RESPUBLICAINE"). Je souhaite faire les rectifications suivantes.
Votre texte m'associe à des gens avec qui je n'ai strictement rien à voir:
des révisionnistes, des cléricaux et, accessoirement, des gens proches du
RPF de Pasqua. A propos de ces derniers, je ne connais pas M. Rochet dont
le site personnel montre des positions politiques que je ne partage
absolument pas. Le Forum Défense Ecole est libre d'accès; donc un adepte de
Pasqua peut en effet s'y abonner et y communiquer sa prose.
A propos des premiers, vous suggérer imprudemment que je serais
révisionniste en donnant le lien d'un extrait d'un texte que j'ai
effectivement écrit dans la revue _Cassandre_ (avril 1998). Ce texte est un
*extrait*, il est *détaché* de son contexte, à savoir une critique d'un
spectacle de théâtre de E. Cormann, _Toujours l'orage_, (Ed. de Minuit),
mis en scène par Henri Bornstein, un ami depuis, dont la mère est une
rescapée des camps de mise à mort nazis. Sans doute, sa présentation sans
son contexte rend possible une mésinterprétation. La revue _Cassandre_ est
dirigé par Nicolas Roméas, très actif pour la promotion et la
démocratisation de la culture, qui mène très activement et sur le terrain
de la liaison entre art et société un combat très respectable:
http://www.les-petits-ruisseaux.com/cassan
Et le manifeste de _Cassandre_:
http://www.les-petits-ruisseaux.com/agir
Je n'ai, ni de près ni de loin, rien à voir avec les révisionnistes ni avec
la droite en général. On peut s'en assurer en lisant _L'arnaque des
repentances_, http://www.nnx.com/~yves_p/jjd.html , écrit au moment du
procès Papon, publié dans _Raison présente_, une revue ni révisionniste ni
cléricale, n° 133, février 2000, pp. 63-68. Ce texte a été disponible sur
le site de J.-M. Matisson dont on connaît l'implication dans le procès
Papon; il est disponible dans le CD-Rom que M. Matisson a conçu et réalisé.
Par ailleurs, j'ai publié 2 textes dans _Lignes_ la revue créée et animée
par Michel Surya. De la même manière, un texte que j'ai écrit à propos du
film de Benigni, _La vie est belle_, doit paraître prochainement dans la
revue de feu S. Daney, _Trafic_: les lecteurs pourront s'y reporter et
constateront qu'il est bien impossible d'y voir un quelconque
révisionnisme.
Jean-Jacques Delfour
Professeur de philosophie
Note de Respublica : Dont acte camarade !
E)Les fonds de pensions américains attaquent
Les fonds NR Atticus et WiserPratte and Co ont pris le contrôle du groupe
André ce jour. C'est le début de la prédation. On vous tiendra au courant
de la suite.
Notons qu'un fond de pension américain est depuis peu à 1/3 du capital du
groupe cartonnier OTOR et que le groupe cartonnier européen BOXMORE ayant
plusieurs usines en France, vient de se faire avaler par un groupe américain
à 50 % de capital fonds de pension yankees.
Ainsi concernant ce secteur particulier de l'industrie graphique et du
cartonnage, la superpuissance américaine qui avait déstabilisé ce secteur
en 1995 en mettant sur le marché d'un seul coup un nombre très important de
papier originaire de l'Inde est en train de se construire un monopole. Nous
vivons en ce moment le fameux stade suprême du capitalisme que décrivait
Vladimir Illich. Construisons la réponse à la décimale du temps !
F)Chômage des 45-60 ans et précaires
La majorité plurielle commence à s'apercevoir que le chômage des 45-60 ans
reste très élevé et que le nombre des précaires augmente de façon féroce. Il
était temps qu'ils s'en aprecoivent !
On les tient à l'oil !
G)Le gouvernement favorable aux stock options
Le gouvernement Jospin souhaite inclure une réforme pro-stocks-options dans
la loi sur l'épargne salariale avant fin juin 2000.
Le pire est-il possible ?
H)Lycées professionnels
Grâce à l'arrivée de Christian FORESTIER comme directeur de cabinet du
ministre de l'Education Nationale, et grand connaisseur du milieu de l'
enseignement, le gouvernement a lancé sa « première opération de déminage »
et a calmé, a court terme les esprits en supprimant les propositions les
plus scandaleuses de Claude Allègre (suppression des contreparties à la
réduction du temps de travail, faiblesse des crédits, etc.). mais le débat
de fond reste posé sur la revalorisation républicaine nécessaire de l'
enseignement professionnel.
I)Nouvel article 121-3 du code pénal : scandale !
Les parlementaires souhaitent supprimer leur responsabilité pénale en cas de
faute non-intentionnelle. Nous disons, quant à nous, que si « un panneau de
basket tombe et blesse des élèves », les élus concernés doivent être
responsables même si ce n'est pas « intentionnelle ". A eux de faire des
contrôles préventifs plus fréquents !
J)Les départs du RPF s'accélèrent
Nicolas Dupont-Aignant secrétaire général adjoint du RPF passe avec armes et
bagages (avec son club « Debout, la république) chez Seguin.
Le RPF va vers son destin, c'est à dire un parti « villiérisé » qui gardera
Charles Pasqua Président jusqu'en 2002. Pasqua restera dans les mémoires
outre ses méfaits précédents comme celui qui aura permis à une jeune ganache
aux idées d'un autre temps (De Villiers) de revenir sur la scène politique
majeure alors qu'il était en perte de vitesse.
---------------------------
IV Union européenne
---------------------------
A) Chômage
Le chômage est resté stable tant dans la zone euro (9,5%) que dans l'Union
Européenne (8,8%). Il est à noter que le taux de chômage français est bien
supérieur au taux européen ce qui relativise le satisfecit qui se donne à
lui - même le Premier Ministre.
-------------------------------
V La Rubrique Médicale
-------------------------------
La rubrique médicale de Thierry PAVAN secrétaire national de l'UFAL :
LA FRANCE DANS LE PELOTON DE TÊTE DE LA CONSOMMATION DE MÉDICAMENTS.
Pour l'industrie pharmaceutique, la France représente le quatrième marché
mondial.
Le marché pharmaceutique mondial est en forte hausse : plus 7 % entre 1997
et 1998, et plus 8 % entre 1998 et 1999. Certains industriels estiment que
sa croissance devrait se maintenir à 8 % par an ou plus pendant plusieurs
années.
Ce marché pharmaceutique est relativement concentré, puisque les dix nations
qui consomment le plus représentent 75 % du marché mondial. Avec 4,7 % du
marché pharmaceutique mondial, la France y tient la 4ème place, derrière les
Etats-Unis d'Amérique (33 % à eux seuls), le Japon (12,8 %) et l'Allemagne
(6 %), et devant l'Italie, le Royaume-Uni, le Brésil, l'Espagne, le Canada
et l'Argentine.
La corrélation entre l'importance du marché pharmaceutique et les
indicateurs de santé ne saute pas aux yeux, puisque certains pays ayant un
très haut niveau de santé (faible taux de mortalité, espérance de vie
élevée, etc.), comme les pays nordiques, n'apparaissent pas comme de forts
consommateurs de médicaments.
24/02/00 Francis Blanc
Sources :
Prescrire rédaction "Le nouvel âge d'or de l'industrie pharmaceutique"
Prescrire 2000 ; 20 (202) : 63-64.
13 À 15 MINUTES PAR CONSULTATION
Une étude récente permet de mieux connaître le contenu des consultations.
Selon une étude récente menée dans la région de Nantes, la durée totale de
la consultation au cabinet d'un médecin généraliste français durerait entre
4 minutes et 37 minutes, en moyenne un peu plus de 15 minutes, dont 5
minutes en moyenne consacrées à l'examen clinique du patient (palpation,
auscultation, prise de tension, etc.). Elle serait un peu plus courte chez
les médecins informatisés (entre 12 et 13 minutes).
Cette étude est évidemment critiquable : sur 150 médecins initialement tirés
au sort pour participer à l'étude, un nombre relativement faible (30) a
accepté de participer. Et il est évidemment possible que leur comportement
habituel ait été modifié par la présence du témoin " chronométreur ". Mais
elle donne quand même un repère pour évaluer si votre médecin prend son
temps avec vous ou s'il a l'habitude de faire des consultations rapides.
10/12/99
Sources :
Leblanc B. " La consultation et sa durée " FMC Hebdo - 23 novembre 1999 (54)
: 40-41.
286 MÉDICAMENTS SUR 1176 SERAIENT INUTILES
1176 : c'est le nombre de médicaments dont l'Agence de sécurité sanitaire
(ex-Agence du médicament) aurait réévalué le service rendu.
286 : c'est le nombre de médicaments dont l'agence estimerait qu'ils ne
rendent aucun service médical, selon le journal Le Monde.
Contactée, l'Agence de sécurité sanitaire (ex-agence du médicament) a
confirmé que des travaux de réévaluation du service rendu par certains
médicaments étaient en cours. Mais elle n'a ni confirmé ni démenti le nombre
de médicaments mis en cause par les groupes de travail chargés de cette
mission. Pour l'Agence, les textes actuels sont encore en cours
d'élaboration, et ne peuvent être rendus publics ni commentés. En effet, les
laboratoires pharmaceutiques, interrogés, peuvent avoir des éléments
nouveaux à présenter, et les textes finaux doivent être approuvés par le
comité scientifique de l'Agence.
29/09/99
Sources :
"La liste des 286 médicaments inutiles" Le Monde du 18 septembre 1999, pages
1, 12-13
3 VERRES DE VIN PAR JOUR, C'EST TROP !
Il est dangereux de boire régulièrement plus de trois verres de vin par
jour. C'est la conclusion d'une des plus vastes études menées sur ce thème
dans le monde, dont les résultats n'ont à vrai dire rien de très surprenant.
Entre 1970 et 1973, des chercheurs ont interrogé plus de 5 700 Ecossais
d'âge moyen et les ont classés en six catégories en fonction de leur
consommation d'alcool. Puis ils ont systématiquement étudié les décès au
cours des 21 années suivantes. Ceux qui consomment plus de 22 unités
d'alcool par semaine (environ 3,5 litres de vin) ont un risque de décès
multiplié par 1,5 par rapport aux non-buveurs d'alcool. Pour ceux qui
consomment plus de 35 unités d'alcool par semaine (environ 5 litres de vin),
le risque est multiplié par 1,75. Ces gros buveurs, en particulier, ont deux
fois plus de risque de mourir d'accident vasculaire cérébral (hémiplégie,
attaque du cerveau). Attention donc à ne pas dépasser la limite de trois
verres de vin (ou équivalent) de moyenne par jour.
ESPÉRANCE DE VIE : + 11 MOIS SUPPLÉMENTAIRES EN CINQ ANS
L'état de santé des français ne cesse de s'améliorer, l'espérance de vie
aussi !
Entre 1991 et 1996, l'état de santé des français a continué à s'améliorer,
nous apprend un article récent de la revue Prescrire. La mortalité a diminué
de 6 %, et l'espérance de vie a augmenté de 11 mois, pour atteindre 74 ans
chez les hommes et 82 ans chez les femmes.
Ce sont surtout les décès prématurés (avant l'âge de 65 ans) qui ont
diminué, et en particulier les décès considérés comme liés aux habitudes de
vie (-21 %) et les décès évitables grâce aux systèmes de soins et de
dépistage (- 11 %). Cependant, comme on pouvait s'y attendre, du fait de
l'augmentation de la consommation de tabac chez les femmes dans les années
1970-1980, le taux de cancers du poumon et des voies aéro-digestives
supérieures (pharynx, larynx) a augmenté chez les femmes. Le Haut comité
pour la santé publique a insisté sur l'importance de la prévention par la
diminution de la consommation de tabac et d'alcool. Même si une certaine
baisse a été enregistrée dans la période 1991-1996, le niveau de
consommation demeure élevé en France.
29/11/99
Sources :
" 1991-1996 - Evolution de l'état de santé des personnes vivant en France "
Prescrire novembre 1999 ; 19 (200) : 785.
ReSPUBLICA N€ ¦°34
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAIQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
€ ¦« Le courage, c'est de chercher la v€ ¦érit€ ¦é et de la dire : ce n'est pas
subir
la loi du mensonge triomphant qui passe € ¦»
Jean Jaur€ ¦ès.
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. SONDAGE RESPUBLICA
3. FRANCE
4. UNION EUROPEENNE
5. INTERNATIONAL
--------------
1. AGENDA
--------------
-Le 17 avril, l'Union des Familles La€ ¦ïques (UFAL) est re€ ¦çue au
secr€ ¦étariat d
'Etat au budget
-20 avril, l'Union des Familles La€ ¦ïques (UFAL) est re€ ¦çue par
S€ ¦égol€ ¦ène Royal,
ministre d€ ¦él€ ¦égu€ ¦ée € ¦à la Famille et € ¦à l'enfance.
16 avril : Journ€ ¦ée internationale des luttes paysannes € ¦à Pincourt (Eure)
b) Du 26 au 28 avril Forum Mondial de l'Education
A Dakar r€ ¦éalis€ ¦é par les Etats sans aucune concertation avec les syndicats
et
les associations. Ce sera donc le Forum de la congratulation g€ ¦én€ ¦érale.
c) 1er mai
Ce 1er mai pourrait € ¦être unitaires syndicats et associations (sans FO bien
s€ ¦ûr !)
d) 11 mai : proc€ ¦ès de militants paysans
(Conf€ ¦éd€ ¦ération paysanne, MDDEF, FDSEA) qui ont men€ ¦é des actions contre
le
lib€ ¦éralisme agricole de l'Union Europ€ ¦éenne (actions contre les fruits
espagnols).
e) 9 au 11 juin : Sommet de l'UNICE (Patronat europ€ ¦éen) A Bruxelles o€ ¦ù ils
re€ ¦çoivent les dirigeants de l'OMC. Une manifestation est pr€ ¦évue.
f) 17 juin : Manifestation € ¦à Paris
De la coordination fran€ ¦çaise des Marches Mondiales des Femmes sur les
th€ ¦èmes
: - luttes contre les violences - luttes contre la pauvret€ ¦é
g) 19 juin : Sommet de l'Union Europ€ ¦éenne € ¦à Porto (Portugal)
h) Dimanche 26 juin : Manifestation pour les droits sociaux A Gen€ ¦ève pour
aller devant le si€ ¦ège de l'OMC. Il s'agit de faire le point des accords de
Copenhague (nombreux accords non tenus).
i) 30 juin-1er juillet
Proc€ ¦ès de la Globalisation financi€ ¦ère mondiale € ¦à l'occasion du
proc€ ¦ès des 11
inculp€ ¦és de la Conf€ ¦éd€ ¦ération Paysanne (dont Jos€ ¦é Bov€ ¦é).
---------------------------------
2. SONDAGE RESPUBLICA
---------------------------------
D'ici les grandes vacances, l'ensemble des organisations du r€ ¦éseau de la
gauche r€ ¦épublicaine, la€ ¦ïque, € ¦écologique et sociale vont am€ ¦éliorer
leur
dispositif € ¦électronique. RESPUBLICA va donc suivre ce mouvement d'ensemble
pour mieux r€ ¦épondre € ¦à vos attentes. D'o€ ¦ù le sondage que nous allons
r€ ¦éaliser. Nous vous remercions de votre participation.
1) Etes-vous satisfait de RESPUBLICA ?
? Tr€ ¦ès satisfait ? Satisfait ? Peu satisfait ? Insatisfait
2) Quelles am€ ¦éliorations souhaitez-vous ?
........................................
........................................
........................................
3) Souhaitez-vous des chroniques r€ ¦éguli€ ¦ères ?
4) Si oui lesquelles ? Oui Non
Ch€ ¦ômage - emploi ? ?
Services publics ? ?
La€ ¦ïcit€ ¦é ? ?
Ecole ? ?
Sant€ ¦é ? ?
Ecologie ? ?
Social ? ?
Institutions ? ?
Europe ? ?
Autre chronique :.............
5) Souhaitez-vous participer € ¦à la r€ ¦édaction de RESPUBLICA ?
Oui Non
En envoyant des € ¦« br€ ¦èves € ¦» ? ?
des € ¦« articles € ¦» ? ?
En participant au comit€ ¦é de r€ ¦édaction ? ?
En rencontrant les responsables de RESPUBLICA ? ?
6) Souhaitez-vous des informations plus pr€ ¦écises sur les organisations du
r€ ¦éseau de la gauche r€ ¦épublicaine, la€ ¦ïque, € ¦écologique et sociale ou
sur d'
autres structures ?
Oui Non
- sur l'UFAL (Union des Familles La€ ¦ïques) ? ?
- sur REPERE (REsistance Pour une Ecole REpublicaine) ? ?
- sur le Collectif national € ¦« la sant€ ¦é n'est pas € ¦à vendre € ¦» ? ?
- sur IR (Initiative R€ ¦épublicaine) ? ?
- sur les Colloques SPINOZA ? ?
- sur le Cercle r€ ¦épublicain de Thoiry (01) ? ?
- sur le Mouvement R€ ¦épublicain de Salut Public (34) ? ?
- sur le Comit€ ¦é de Vigilance R€ ¦épublicaine (25) ? ?
- sur les organisations de la conformit€ ¦é plurielle (majorit€ ¦é
parlementaire,
opposition parlementaire, extr€ ¦ême droite, extr€ ¦ême gauche protestataire :
Union communiste et lutte ouvri€ ¦ère, LCR, R€ ¦éseau lambertiste, etc.) ? ?
7) Souhaitez-vous participer € ¦à la € ¦« nouvelle radicalit€ ¦é € ¦» du
r€ ¦éseau de la
gauche r€ ¦épublicaine, la€ ¦ïque, € ¦écologique et sociale ?
Oui Non
- en participant € ¦à RESPUBLICA ? ?
- en faisant entrer votre organisation en synergie avec le r€ ¦éseau ? ?
- en rejoignant une organisation du r€ ¦éseau ? ?
Si Oui, laquelle : ..............
- en organisant une r€ ¦éunion-d€ ¦ébat dans votre commune ? ?
Merci de nous envoyer vos r€ ¦éponses € ¦à gauche-republicaine@...
De plus utilisant le service e-groups puisque Voila de France T€ ¦él€ ¦écom
p€ ¦édale
dans la semoule depuis plus d'une semaine, les archives de ReSPUBLICA sont
pour l'instant uniquement disponibles sur cette adresse:
http://www.egroups.fr/messages/respublica .
Vous aimez respublica ? Vous avez un site qui pourrait mettre en ligne un
formulaire € ¦à notre revue ?
Voici le code HTML
<center>
<a href="http://www.egroups.fr/subscribe/respublica">
<img src="http://www.egroups.fr/img/default/French/ui/join.gif"
border=0><br>
Cliquez pour vous abonner € ¦à respublica</a>
</center>
--------------
3. FRANCE
--------------
A. MNEF, c'est fini ! Vive la ME !
Enfin, les pouvoirs publics et le mouvement mutualiste ont d€ ¦écid€ ¦é € ¦« d'
adosser la nouvelle mutuelle € ¦étudiante (ME) € ¦» € ¦à la MGEN (Mutuelle
g€ ¦én€ ¦érale
de l'€ ¦éducation nationale) !
Il en est fini de la corruption organis€ ¦ée sur le dos des € ¦étudiants par la
d€ ¦éfunte MNEF.
Nous souhaitons donc bon vent € ¦à la nouvelle ME et nous esp€ ¦érons qu'elle
utilisera ses fonds uniquement dans l'int€ ¦ér€ ¦êt des € ¦étudiants !
B. Corruption MNEF
Mais cela ne cl€ ¦ôt pas pour cela l'affaire judiciaire MNEF qui semble au
point mort. Y a-t-il un accord de la conformit€ ¦é plurielle pour freiner les
affaires MNEF d'une part et les affaires € ¦« Ville de Paris € ¦» d'autre part ?
Y a-t-il une volont€ ¦é de reporter ces € ¦« affaires € ¦» dans le temps et en
tous
cas au-del€ ¦à de 2002 ?
Plus on parle d'ind€ ¦épendance de la justice, moins on donne € ¦à celle-ci les
moyens de lutter contre la grande d€ ¦élinquance financi€ ¦ère !
C. Liens PS - PASQUA ?
Un proche de Charles PASQUA, Michel MELIN, ancien fond€ ¦é de pouvoir € ¦à
Elf-Gabon (tiens, tiens !), Conseiller d'Omar Bongo, initiateur de la
curieuse coop€ ¦ération € ¦» entre le Gabon et les Hauts-de-Seine, vient
d'€ ¦être
promu charg€ ¦é de mission aupr€ ¦ès du ministre de la coop€ ¦ération, Charles
JOSSELIN (LdC, 23/03) ministre socialiste. Y a-t-il un lien entre ce fait et
celui qui € ¦« emp€ ¦êche € ¦» la justice de retrouver Sirven ?
D. Faut-il diminuer les charges sociales sur les salaires ?
Un de nos lecteurs estime qu'il est de bonne politique (de gauche !) de
baisser les charges sociales sur les bas salaires. Pour lui, cela permet d'
augmenter les embauches.
Cela n'est pas notre avis ! Nous pensons au contraire que la diminution des
charges sur les bas salaires, outre que cela met en difficult€ ¦é la
s€ ¦écurit€ ¦é
sociale, n'est qu'un cadeau de plus pour le patronat qui n'embauche que les
personnes dont il a besoin. Si, on lui diminue les charges, c'est tout
b€ ¦én€ ¦éfice pour lui, cela s'appelle l'effet d'aubaine.
Nous pensons au contraire qu'il faut une politique € ¦économique plus favorable
€ ¦à l'emploi que celle du gouvernement JOSPIN dont le taux de ch€ ¦ômage est
tr€ ¦ès
sup€ ¦érieur € ¦à celui de l'Union Europ€ ¦éenne et de la zone Euro.
Les lecteurs qui sont int€ ¦éress€ ¦és par la nouvelle politique € ¦économique
favorable € ¦à l'emploi qui allie une politique d'investissement dans les
secteurs d'avenir (qui embaucheront demain), une r€ ¦évolution dans la
fiscalit€ ¦é, une politique de grands travaux dans l'Union Europ€ ¦éenne, etc.
pourront demander
- € ¦à ufalsiege@... le projet fiscal que l'Union des Familles La€ ¦ïques
(UFAL) pr€ ¦ésentera € ¦à Florence PARLY secr€ ¦étaire d'Etat au Budget le 17
avril
2000.
- € ¦à irparis20@... son texte sur la nouvelle politique € ¦économique
n€ ¦écessaire.
E. Le € ¦« Canard € ¦» a raison
€ ¦« La baisse d'imp€ ¦ôt de JOSPIN r€ ¦éserve ses plus grandes douceurs aux
classes
moyennes € ¦» dit le Canard Encha€ ¦în€ ¦é.
Nous pensons qu'une politique de gauche r€ ¦épublicaine doit d'abord favoriser
fiscalement les couches d€ ¦éfavoris€ ¦ées.
Si vous souhaitez recevoir la photocopie du € ¦« Canard € ¦», donnez votre
adresse
€ ¦à gauche-republicaine@...
F. REPERE en ligne:
Vous pourrez trouver le manifeste de REPERE € ¦à consulter en html ou € ¦à
t€ ¦él€ ¦écharger en .doc ou .rtf sur notre site
http://www.gauche-republicaine.fr.st
G. L'UFAL 77 communique
L'UFAL 77 d€ ¦ébuttera d'ici peu des permanences consommation et droit sur
Savigny Le Temple et va cr€ ¦éer un comit€ ¦é de r€ ¦éflexion sur la politique
de
l'emploi et ses implications financi€ ¦ères sur Meaux.
Toutes personnes int€ ¦éress€ ¦ées pour donner un coup de main € ¦à ces
initiatives
peuvent contacter ufal@...
--------------------------------
4. UNION EUROPEENNE
-------------------------------
A. Charte des droits fondamentaux et directives permettant la s€ ¦égr€ ¦égation
€ ¦à
l'embauche (voir RESPUBLICA N€ ¦°24€ ¦°)
Le courrier de l'UFAL est rest€ ¦é sans r€ ¦éponse malgr€ ¦é le fait que l'Union
des
Familles La€ ¦ïques (UFAL) a point€ ¦é les articles anti-la€ ¦ïques de la charte
et
de la directive.
Voil€ ¦à comment fonctionne l'Union Europ€ ¦éenne : La convention qui pr€ ¦épare
la
charte est compos€ ¦ée de personnes nomm€ ¦ées (et non € ¦élues).
Ces personnes sont toutes issues de la conformit€ ¦é plurielle (de g€ ¦ôche et
de
droite) pour faire des textes permettant la pouss€ ¦ée du lib€ ¦éralisme et du
communautarisme dans l'Union Europ€ ¦éenne. C'est dans ce genre d'affaires que
l'on voit la connivence du PS et du PC et de nombreuses ONG et associations
diverses avec le lib€ ¦éralisme europ€ ¦éen. La pr€ ¦ésidence fran€ ¦çaise
(Chirac -
Jospin) de l'Union Europ€ ¦éenne aura sa Charte lib€ ¦éralo-communautariste au
Conseil Europ€ ¦éen de Nice, d€ ¦ébut d€ ¦écembre 2000, mais elle ne nous
emp€ ¦êchera
pas de d€ ¦énoncer € ¦« la loi du mensonge triomphant qui passe € ¦»
cautionn€ ¦é par la
conformit€ ¦é plurielle au pouvoir en France.
-------------------------
5. INTERNATIONAL
-------------------------
A. Croissance et d€ ¦écroissance
Pendant que les pays d€ ¦évelopp€ ¦és d'Europe, d'Am€ ¦érique du Nord et du
Sud-Est
Asiatique ont une croissance forte, de nombreux pays sous-d€ ¦évelopp€ ¦és
subissent une forte r€ ¦écession.
Exemple : le P.N.B. (Produit National Brut) de la Turquie a recul€ ¦é de 6,4 %
; la croissance des pays membres de l'Union Economique et mon€ ¦étaire
Ouest-Africaine (UEMOA) a fl€ ¦échi de 3,3 % en 1999.
On voit donc tr€ ¦ès nettement l'accroissement des in€ ¦égalit€ ¦és entre pays
d€ ¦évelopp€ ¦és et le reste du monde.
B. Guin€ ¦ée : le scandale
Le pr€ ¦ésident LANSANA CONTE ne sait plus que faire contre son adversaire
politique CONDE. C'est Cont€ ¦é contre Cond€ ¦é. Apr€ ¦ès l'avoir intern€ ¦é
depuis 15
mois, il a institu€ ¦é un cour de s€ ¦ûret€ ¦é de l'Etat sp€ ¦écialement
con€ ¦çu pour le
condamner.
C. TALIBANS = Pourritures
Le gouvernement afghan m€ ¦ène la guerre aux femmes. La situation s'est
d€ ¦ét€ ¦érior€ ¦ée € ¦à un tel point que dans un € ¦éditorial du
Times, quelqu'un a compar€ ¦é le traitement des femmes l€ ¦à-bas au traitement
des juifs dans la Pologne du pr€ ¦é-holocauste. Depuis la prise de pouvoir
des Taliban en 1996, les femmes doivent porter le burqua, sont battues et
lapid€ ¦ées en public si elles n'ont pas l 'habit ad€ ¦équat, ne f€ ¦ût-ce que
si
le filet ne couvre pas leurs yeux. Une femme a € ¦ét€ ¦é battue € ¦à mort par
une
foule de fondamentalistes pour avoir incidemment expos€ ¦é son bras en
conduisant.
Une autre a € ¦ét€ ¦é lapid€ ¦ée € ¦à mort pour avoir tent€ ¦é de quitter le
pays avec
un homme qui ne faisait pas partie de sa famille. Les femmes ne sont pas
autoris€ ¦ées € ¦à travailler ni m€ ¦ême € ¦à sortir sans un parent de sexe
masculin.
Les femmes qui travaillent en tant que professeurs,traductrices,
m€ ¦édecins, avocates, artistes et € ¦écrivains ont € ¦ét€ ¦é contraintes de
quitter leur travail et ont € ¦ét€ ¦é renvoy€ ¦ées € ¦à la maison, de sorte
que les
d€ ¦épressions deviennent tellement r€ ¦épandues que le ph€ ¦énom€ ¦ène a
atteint
un seuil d'urgence. Il n'est pas possible dans une soci€ ¦ét€ ¦é islamique
€ ¦à
l'extr€ ¦ême de connaitre le
taux de suicide avec certitude, mais les repr€ ¦ésentants d'organismes
humanitaires estiment que pour les femmes, qui ne parviennent pas€ ¦à
trouver les m€ ¦édicaments et traitements ad€ ¦équats pour d€ ¦épression grave
et
pr€ ¦éf€ ¦éreraient mourir que vivre dans ces conditions,le taux a augment€ ¦é
de
mani€ ¦ère significative.
Les maisons occup€ ¦ées par des femmes doivent avoir leurs fen€ ¦êtres
peintes de sorte que les femmes ne puissent jamais € ¦être vues de
l'ext€ ¦érieur.
Elles doivent porter des chaussures qui ne font pas de bruit, de mani€ ¦ère
€ ¦à ne jamais € ¦être entendues.
Les femmes craignent pour leur vie € ¦à la moindre "mauvaise conduite".
Le travail leur € ¦étant interdit, les femmes c€ ¦élibataires ou sans membres
de la famille de sexe masculin meurent de faim ou
mendient dans la rue, fussent-elles titulaires d'un doctorat. Il n'y a
pratiquement pas de traitements m€ ¦édicaux disponibles pour les femmes, et
les repr€ ¦ésentants d'organismes humanitaires ont pour la plupart quitt€ ¦é le
pays. Dans l'un des rares h€ ¦ôpitaux pour femmes, un journaliste a trouv€ ¦é
des corps immobiles, presque sans vie, couch€ ¦és sur des lits, envelopp€ ¦és
dans leur burqua, r€ ¦éticents € ¦à parler, € ¦à manger ou € ¦à faire quoi que
ce
soit, d€ ¦ép€ ¦érissant € ¦à petit feu. D'autres sont devenues folles. On les
a
vues tapies dans des coins, se balan€ ¦çant ou pleurant, pour la plupart, de
peur. Un m€ ¦édecin envisage de laisser ces femmes face € ¦à la r€ ¦ésidence
du
Pr€ ¦ésident en signe de protestation pacifique quand le peu de m€ ¦édicaments
restant sera € ¦épuis€ ¦é.
La situation est arriv€ ¦ée € ¦à un point o€ ¦ù le terme "violations des droits
humains " est un euph€ ¦émisme. Les maris ont droit de
vie et de mort sur les femmes de la famille, en particulier sur leurs
€ ¦épouses, mais une foule en col€ ¦ère a tout autant le droit de lapider ou
de battre une femme, souvent jusqu'€ ¦à ce que mort s'en suive, pour avoir
expos€ ¦é une once de chair ou avoir offens€ ¦é l'un d'entre eux de la
mani€ ¦ère
la plus insignifiante. Selon David Cornwell, les Occidentaux ne
devraient pas juger le peuple afghan pour ces traitements car cela fait
partie de leur "culture" , ce qui est faux : Jusqu'en 1996, les femmes
jouissaient d'une relative
libert€ ¦é pour travailler, g€ ¦én€ ¦éralement pour s'habiller comme elles le
souhaitaient, pour conduire et appara€ ¦ître seules en public .
La rapidit€ ¦é de la transition constitue la raison principale des
d€ ¦épressions et des suicides. Les femmes qui par le pass€ ¦é, € ¦étaient
€ ¦éducatrices ou m€ ¦édecins ou qui simplement € ¦étaient habitu€ ¦ées € ¦à
des
libert€ ¦és humaines basiques sont € ¦à pr€ ¦ésent durement r€ ¦éprim€ ¦ées et
trait€ ¦ées
comme des sous-€ ¦êtres, au nom de l'islam fondamentaliste et r€ ¦étrograde.
Il ne s'agit pas de tradition ou de
culture, au contraire. Les mesures sont extr€ ¦êmes, m€ ¦ême dans les cultures
o€ ¦ù le fondamentalisme constitue la r€ ¦ègle. Par ailleurs, s'il € ¦était
possible de tout excuser par la culture, nous ne devrions pas € ¦être
horrifi€ ¦és de ce que les Carthaginois sacrifiaient leurs nouveaux-n€ ¦és,
de ce que des petites filles sont excis€ ¦ées dans certaines r€ ¦égions
d'Afrique, de ce que
les noirs dans les ann€ ¦ées 30, au fin fond des Etats-Unis € ¦étaient
lynch€ ¦és,interdits de vote, et forc€ ¦és € ¦à se soumettre € ¦à des lois
racistes.
Tout € ¦être humain a le droit € ¦à une existence tol€ ¦érable, y compris les
femmes d'un pays musulman situ€ ¦é dans
une partie du monde que les Occidentaux ne comprennent pas. Si nous
pouvons user de menaces militaires au Kosovo au nom des droits humains
des Albanais, l'OTAN et l'Occident peuvent certainement d€ ¦énoncer
pacifiquement le scandale de l'oppression, du meurtre et de l'injustice
commis € ¦à l'encontre des femmes par les Taliban.
******************** D€ ¦éclaration *******************
Par notre signature, nous nous accordons € ¦à
reconna€ ¦ître que le traitement
actuel des femmes en Afghanistan est tout € ¦à fait
inacceptable et m€ ¦érite
notre soutien et notre action
afin que la situation
actuelle en Afghanistan ne soit plus tol€ ¦ér€ ¦ée. Les
Droits de la Femme
ne constituent nulle part un sujet mineur. Il est
INACCEPTABLE, que des femmes soient trait€ ¦ées comme des sous-€ ¦êtres et
des propri€ ¦ét€ ¦és.
Veuillez indiquer votre nom, ville et pays en signe de
soutien et veuillez envoyer
une copie € ¦à :
Mary Robinson,
Haut Commissaire,
UNHCHR,
webadmin.hchr@...>
et € ¦à Angela King,
Conseiller sp€ ¦écial sur les questions de genre et
l'avancement des femmes,
daw@...
D.P€ ¦étrole, P€ ¦étrole
Le pays de l'OPEP se faisaient tirer les oreilles pour augmenter leur
production car au contraire beaucoup voulaient continuer la baisse. Ce qui
devait avoir pour effet d'augmenter les cours du barils et de fragiliser les
€ ¦économies occidentales.
On parla un moment et ce sous la pression des syndicats de cammonieurs
am€ ¦éricains d'utiliser les r€ ¦éserves strat€ ¦égiques en p€ ¦étrole de
l'arm€ ¦ée
yankee.
Mais l'oncle sam eut une meilleure solution, elle fit voter par son machin
(entendre l'ONU) une possibilit€ ¦é d'augmentation de la production Irakienne.
L'Irak est il vraiment n€ ¦écessaire de la rappeller est toujours victime d'un
embargo anglo-am€ ¦éricain
criminel.
Ainsi les Etats-Unis d'am€ ¦érique du nord permettent au pr€ ¦ésident € ¦à vie
Saddam Hussein ce pourquoi ils ont d€ ¦éclanch€ ¦és une guerre. Car souvenons
nous, acte 1: l'Irak est soutenu militairement, politiquement,
€ ¦économiquement et m€ ¦édiatiquement par l'occident dans sa guerre contre
l'Iran.
acte 2: Les Etats-Unis empechent les pays de l'OPEP de baisser leur
production pour permettre € ¦à l'Irak de reconstruire le pays.
acte 3: Apr€ ¦és avoir permis € ¦à Saddam Hussein de pratiquer son anschluss sur
le Koweit, l'oncle Sam € ¦écrase l'Irak et ruine € ¦à jamais le pays.
acte 5 (aujourd'hui): on permet € ¦à l'Irak de produire plus pour peser sur les
cours et faire plier les pays de l'OPEP.
E.Intervention personnelle de notre camarade Nicolas sur le forum
international de la Voix de la Russie
http://www.vor.ru
Il faut sauver le soldat Vladimir Alexivich Vadenoff !
Il y a peu de temps un cin€ ¦éaste am€ ¦éricain envahissait les € ¦écrans du
monde
avec son film € ¦« il faut sauver le soldat Ryan € ¦». Ce film arrogant tentait
de
nous faire croire que la seule intervention des soldat de l'Oncle Sam € ¦était
€ ¦à l'origine de la d€ ¦éfaite du nazisme en Europe. C'€ ¦était oubli€ ¦é que
des
milliers de Vladimir Alexivich combattirent pour la lib€ ¦ération de leur pays
et pour d€ ¦étruire l'id€ ¦éologie la plus monstrueuse du vingti€ ¦ème
si€ ¦ècle.
Certes, le combat engag€ ¦é par le Mar€ ¦échal Staline pour l'industrialisation
de
l'URSS a co€ ¦ût€ ¦é fort cher sur le plan humain.
Mais le successeur de L€ ¦énine, hant€ ¦é € ¦à juste titre par les menaces de
guerres
imp€ ¦érialistes, savait que le temps € ¦était compt€ ¦é : 3 plans quinquennaux,
13
ann€ ¦ées. Mais en 1942, € ¦à Stalingrad, les arm€ ¦ées sovi€ ¦étique
arr€ ¦êtaient enfin
les nazis. Et 3 ans plus tard, l'arm€ ¦ée rouge lib€ ¦érait les camps nazis.
Auscwitz, Maidanek, Sobidor.la liste des camps d'exterminations lib€ ¦ér€ ¦és
par
l'arm€ ¦ée Rouge en 1945 est longue. Pour des centaines de milliers de
d€ ¦éport€ ¦és, la Russie a figur€ ¦é alors libert€ ¦é et espoir.
Pendant ce temps, les banques , en Suisse, comptabilisaient l'or arrach€ ¦é
parfois m€ ¦ême sur les cadavres encore chauds des juifs assassin€ ¦és.
50 ans plus tard cet or n'a toujours pas € ¦ét€ ¦é restitu€ ¦é € ¦à ces victimes
et
engraisse la Banque Mondiale.
Quelles le€ ¦çons peuvent encore aujourd'hui nous donner le capitalisme
lib€ ¦éral
et ses thurif€ ¦éraires r€ ¦évisionnistes qui pr€ ¦étendent minimiser € ¦à
jamais l'
espoir qu'incarnait la Russie lors de ces tragiques € ¦év€ ¦énements.
On oublie aujourd'hui le r€ ¦ôle jou€ ¦é par l'Union Sovi€ ¦étique pour briser
le
r€ ¦êve d'h€ ¦ég€ ¦émonie mondiale de la b€ ¦ête hitl€ ¦érienne. Un journaliste
fran€ ¦çais,
Jean Daniel, € ¦écrit dans son essai € ¦« Voyage au bout de la Nation € ¦»
rappelle
que ce r€ ¦ôle a € ¦ét€ ¦é d€ ¦éterminant. Il n'h€ ¦ésite pas € ¦à € ¦écrire que
€ ¦« Pour de
Gaulle, c'est en apprenant € ¦à Londres, les premiers succ€ ¦és sovi€ ¦étiques
contre
l'envahisseur Allemand qu'il se persuade que la victoire des alli€ ¦és sera
acquise plus vite que pr€ ¦évu. Sans les batailles de Russie, pas de
d€ ¦ébarquement en Afrique du Nord, en Italie, en Provence, en Normandie € ¦»
Sans Stalingrad, l'horreur du d€ ¦élire raciste nazi se serait € ¦étendu au
continent € ¦à jamais.
Nos journalistes et nos pseudo-historiens ont la m€ ¦émoires courtes. Mais nous
citoyens europ€ ¦éens ne devons pas oublier le sacrifice de 30 millions de
sovi€ ¦étiques pour mettre un terme € ¦à la d€ ¦écennie d 'Auschwitz !
Nous ne devons pas laisser € ¦à l'empire am€ ¦éricain le soin de r€ ¦éécrire l'
histoire.
Actuellement dans le monde, chaque jour, des dizaines de milliers d'enfants
meurent de malnutrition. Des enfants sont exploit€ ¦és par le travail en usine
ou par la prostitution partout sur la plan€ ¦ète. Et dans des pays comme l'
Irak, le € ¦« Nouvel Ordre Mondial € ¦» voulu par les fils du soldat Ryan fait
chaque ann€ ¦ée des centaines de milliers de morts, cons€ ¦équence d'un blocus
inhumain.
Force est de constater que le sacrifices de milliers de Russes mais aussi d'
autres europ€ ¦éens et soldats d'autres parties du monde n'a pas mis un terme
€ ¦à
la barbarie.
La victoire sur le nazisme n'a pas mis fin € ¦à l'injustice et bien des peuples
aujourd'hui doivent subir un fascisme € ¦« light € ¦». A la dictature des
uniformes s'est substitu€ ¦é la dictature des march€ ¦és, au culte de la race
aryenne s'est substitu€ ¦é le culte du profit.
Il est du r€ ¦ôle des enfants des r€ ¦ésistants € ¦à l'id€ ¦éologie nazie
,aujourd'hui
de reprendre le flambeau de leur a€ ¦în€ ¦és pour lutter pour plus de
d€ ¦émocratie,
plus de libert€ ¦é, plus d'€ ¦égalit€ ¦é et plus de fraternit€ ¦é .
Qu'importe les d€ ¦éfaites de la € ¦« vieille taupe € ¦» que c€ ¦él€ ¦ébrait
Marx, les
citoyens du monde n'ont pas besoin d'un nouveau totalitarisme, qu'il soit
rouge, brun ou bleu.
La grande le€ ¦çon de la seconde guerre mondiale, de la troisi€ ¦ème qui lui a
succ€ ¦éd€ ¦é (la guerre froide) et de la quatri€ ¦ème qui a lieu aujourd'hui
est qu'
aucune bataille ne garantit la paix et que seul un engagement de chaque jour
peut assurer l'€ ¦établissement € ¦à jamais d'une syst€ ¦ème de concorde et de
justice pour les individus et pour les peuples. Ce syst€ ¦ème € ¦à un nom, il s'
agit de la R€ ¦épublique !
ReSPUBLICA N°34
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAIQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est pas subir
la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaurès.
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. SONDAGE RESPUBLICA
3. FRANCE
4. UNION EUROPEENNE
5. INTERNATIONAL
--------------
1. AGENDA
--------------
-Le 17 avril, l'Union des Familles Laïques (UFAL) est reçue au secrétariat d
'Etat au budget
-20 avril, l'Union des Familles Laïques (UFAL) est reçue par Ségolène Royal,
ministre déléguée à la Famille et à l'enfance.
16 avril : Journée internationale des luttes paysannes à Pincourt (Eure)
b) Du 26 au 28 avril Forum Mondial de l'Education
A Dakar réalisé par les Etats sans aucune concertation avec les syndicats et
les associations. Ce sera donc le Forum de la congratulation générale.
c) 1er mai
Ce 1er mai pourrait être unitaires syndicats et associations (sans FO bien
sûr !)
d) 11 mai : procès de militants paysans
(Confédération paysanne, MDDEF, FDSEA) qui ont mené des actions contre le
libéralisme agricole de l'Union Européenne (actions contre les fruits
espagnols).
e) 9 au 11 juin : Sommet de l'UNICE (Patronat européen) A Bruxelles où ils
reçoivent les dirigeants de l'OMC. Une manifestation est prévue.
f) 17 juin : Manifestation à Paris
De la coordination française des Marches Mondiales des Femmes sur les thèmes
: - luttes contre les violences - luttes contre la pauvreté
g) 19 juin : Sommet de l'Union Européenne à Porto (Portugal)
h) Dimanche 26 juin : Manifestation pour les droits sociaux A Genève pour
aller devant le siège de l'OMC. Il s'agit de faire le point des accords de
Copenhague (nombreux accords non tenus).
i) 30 juin-1er juillet
Procès de la Globalisation financière mondiale à l'occasion du procès des 11
inculpés de la Confédération Paysanne (dont José Bové).
---------------------------------
2. SONDAGE RESPUBLICA
---------------------------------
D'ici les grandes vacances, l'ensemble des organisations du réseau de la
gauche républicaine, laïque, écologique et sociale vont améliorer leur
dispositif électronique. RESPUBLICA va donc suivre ce mouvement d'ensemble
pour mieux répondre à vos attentes. D'où le sondage que nous allons
réaliser. Nous vous remercions de votre participation.
1) Etes-vous satisfait de RESPUBLICA ?
? Très satisfait ? Satisfait ? Peu satisfait ? Insatisfait
2) Quelles améliorations souhaitez-vous ?
........................................
........................................
........................................
3) Souhaitez-vous des chroniques régulières ?
4) Si oui lesquelles ? Oui Non
Chômage - emploi ? ?
Services publics ? ?
Laïcité ? ?
Ecole ? ?
Santé ? ?
Ecologie ? ?
Social ? ?
Institutions ? ?
Europe ? ?
Autre chronique :.............
5) Souhaitez-vous participer à la rédaction de RESPUBLICA ?
Oui Non
En envoyant des « brèves » ? ?
des « articles » ? ?
En participant au comité de rédaction ? ?
En rencontrant les responsables de RESPUBLICA ? ?
6) Souhaitez-vous des informations plus précises sur les organisations du
réseau de la gauche républicaine, laïque, écologique et sociale ou sur d'
autres structures ?
Oui Non
- sur l'UFAL (Union des Familles Laïques) ? ?
- sur REPERE (REsistance Pour une Ecole REpublicaine) ? ?
- sur le Collectif national « la santé n'est pas à vendre » ? ?
- sur IR (Initiative Républicaine) ? ?
- sur les Colloques SPINOZA ? ?
- sur le Cercle républicain de Thoiry (01) ? ?
- sur le Mouvement Républicain de Salut Public (34) ? ?
- sur le Comité de Vigilance Républicaine (25) ? ?
- sur les organisations de la conformité plurielle (majorité parlementaire,
opposition parlementaire, extrême droite, extrême gauche protestataire :
Union communiste et lutte ouvrière, LCR, Réseau lambertiste, etc.) ? ?
7) Souhaitez-vous participer à la « nouvelle radicalité » du réseau de la
gauche républicaine, laïque, écologique et sociale ?
Oui Non
- en participant à RESPUBLICA ? ?
- en faisant entrer votre organisation en synergie avec le réseau ? ?
- en rejoignant une organisation du réseau ? ?
Si Oui, laquelle : ..............
- en organisant une réunion-débat dans votre commune ? ?
Merci de nous envoyer vos réponses à gauche-republicaine@...
De plus utilisant le service e-groups puisque Voila de France Télécom pédale
dans la semoule depuis plus d'une semaine, les archives de ReSPUBLICA sont
pour l'instant uniquement disponibles sur cette adresse:
http://www.egroups.fr/messages/respublica .
Vous aimez respublica ? Vous avez un site qui pourrait mettre en ligne un
formulaire à notre revue ?
Voici le code HTML
<center>
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border=0><br>
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</center>
--------------
3. FRANCE
--------------
A. MNEF, c'est fini ! Vive la ME !
Enfin, les pouvoirs publics et le mouvement mutualiste ont décidé « d'
adosser la nouvelle mutuelle étudiante (ME) » à la MGEN (Mutuelle générale
de l'éducation nationale) !
Il en est fini de la corruption organisée sur le dos des étudiants par la
défunte MNEF.
Nous souhaitons donc bon vent à la nouvelle ME et nous espérons qu'elle
utilisera ses fonds uniquement dans l'intérêt des étudiants !
B. Corruption MNEF
Mais cela ne clôt pas pour cela l'affaire judiciaire MNEF qui semble au
point mort. Y a-t-il un accord de la conformité plurielle pour freiner les
affaires MNEF d'une part et les affaires « Ville de Paris » d'autre part ?
Y a-t-il une volonté de reporter ces « affaires » dans le temps et en tous
cas au-delà de 2002 ?
Plus on parle d'indépendance de la justice, moins on donne à celle-ci les
moyens de lutter contre la grande délinquance financière !
C. Liens PS - PASQUA ?
Un proche de Charles PASQUA, Michel MELIN, ancien fondé de pouvoir à
Elf-Gabon (tiens, tiens !), Conseiller d'Omar Bongo, initiateur de la
curieuse coopération » entre le Gabon et les Hauts-de-Seine, vient d'être
promu chargé de mission auprès du ministre de la coopération, Charles
JOSSELIN (LdC, 23/03) ministre socialiste. Y a-t-il un lien entre ce fait et
celui qui « empêche » la justice de retrouver Sirven ?
D. Faut-il diminuer les charges sociales sur les salaires ?
Un de nos lecteurs estime qu'il est de bonne politique (de gauche !) de
baisser les charges sociales sur les bas salaires. Pour lui, cela permet d'
augmenter les embauches.
Cela n'est pas notre avis ! Nous pensons au contraire que la diminution des
charges sur les bas salaires, outre que cela met en difficulté la sécurité
sociale, n'est qu'un cadeau de plus pour le patronat qui n'embauche que les
personnes dont il a besoin. Si, on lui diminue les charges, c'est tout
bénéfice pour lui, cela s'appelle l'effet d'aubaine.
Nous pensons au contraire qu'il faut une politique économique plus favorable
à l'emploi que celle du gouvernement JOSPIN dont le taux de chômage est très
supérieur à celui de l'Union Européenne et de la zone Euro.
Les lecteurs qui sont intéressés par la nouvelle politique économique
favorable à l'emploi qui allie une politique d'investissement dans les
secteurs d'avenir (qui embaucheront demain), une révolution dans la
fiscalité, une politique de grands travaux dans l'Union Européenne, etc.
pourront demander
- à ufalsiege@... le projet fiscal que l'Union des Familles Laïques
(UFAL) présentera à Florence PARLY secrétaire d'Etat au Budget le 17 avril
2000.
- à irparis20@... son texte sur la nouvelle politique économique
nécessaire.
E. Le « Canard » a raison
« La baisse d'impôt de JOSPIN réserve ses plus grandes douceurs aux classes
moyennes » dit le Canard Enchaîné.
Nous pensons qu'une politique de gauche républicaine doit d'abord favoriser
fiscalement les couches défavorisées.
Si vous souhaitez recevoir la photocopie du « Canard », donnez votre adresse
à gauche-republicaine@...
F. REPERE en ligne:
Vous pourrez trouver le manifeste de REPERE à consulter en html ou à
télécharger en .doc ou .rtf sur notre site
http://www.gauche-republicaine.fr.st
G. L'UFAL 77 communique
L'UFAL 77 débuttera d'ici peu des permanences consommation et droit sur
Savigny Le Temple et va créer un comité de réflexion sur la politique de
l'emploi et ses implications financières sur Meaux.
Toutes personnes intéressées pour donner un coup de main à ces initiatives
peuvent contacter ufal@...
--------------------------------
4. UNION EUROPEENNE
-------------------------------
A. Charte des droits fondamentaux et directives permettant la ségrégation à
l'embauche (voir RESPUBLICA N°24°)
Le courrier de l'UFAL est resté sans réponse malgré le fait que l'Union des
Familles Laïques (UFAL) a pointé les articles anti-laïques de la charte et
de la directive.
Voilà comment fonctionne l'Union Européenne : La convention qui prépare la
charte est composée de personnes nommées (et non élues).
Ces personnes sont toutes issues de la conformité plurielle (de gôche et de
droite) pour faire des textes permettant la poussée du libéralisme et du
communautarisme dans l'Union Européenne. C'est dans ce genre d'affaires que
l'on voit la connivence du PS et du PC et de nombreuses ONG et associations
diverses avec le libéralisme européen. La présidence française (Chirac -
Jospin) de l'Union Européenne aura sa Charte libéralo-communautariste au
Conseil Européen de Nice, début décembre 2000, mais elle ne nous empêchera
pas de dénoncer « la loi du mensonge triomphant qui passe » cautionné par la
conformité plurielle au pouvoir en France.
-------------------------
5. INTERNATIONAL
-------------------------
A. Croissance et décroissance
Pendant que les pays développés d'Europe, d'Amérique du Nord et du Sud-Est
Asiatique ont une croissance forte, de nombreux pays sous-développés
subissent une forte récession.
Exemple : le P.N.B. (Produit National Brut) de la Turquie a reculé de 6,4 %
; la croissance des pays membres de l'Union Economique et monétaire
Ouest-Africaine (UEMOA) a fléchi de 3,3 % en 1999.
On voit donc très nettement l'accroissement des inégalités entre pays
développés et le reste du monde.
B. Guinée : le scandale
Le président LANSANA CONTE ne sait plus que faire contre son adversaire
politique CONDE. C'est Conté contre Condé. Après l'avoir interné depuis 15
mois, il a institué un cour de sûreté de l'Etat spécialement conçu pour le
condamner.
C. TALIBANS = Pourritures
Le gouvernement afghan mène la guerre aux femmes. La situation s'est
détériorée à un tel point que dans un éditorial du
Times, quelqu'un a comparé le traitement des femmes là-bas au traitement
des juifs dans la Pologne du pré-holocauste. Depuis la prise de pouvoir
des Taliban en 1996, les femmes doivent porter le burqua, sont battues et
lapidées en public si elles n'ont pas l 'habit adéquat, ne fût-ce que si
le filet ne couvre pas leurs yeux. Une femme a été battue à mort par une
foule de fondamentalistes pour avoir incidemment exposé son bras en
conduisant.
Une autre a été lapidée à mort pour avoir tenté de quitter le pays avec
un homme qui ne faisait pas partie de sa famille. Les femmes ne sont pas
autorisées à travailler ni même à sortir sans un parent de sexe
masculin.
Les femmes qui travaillent en tant que professeurs,traductrices,
médecins, avocates, artistes et écrivains ont été contraintes de
quitter leur travail et ont été renvoyées à la maison, de sorte que les
dépressions deviennent tellement répandues que le phénomène a atteint
un seuil d'urgence. Il n'est pas possible dans une société islamique à
l'extrême de connaitre le
taux de suicide avec certitude, mais les représentants d'organismes
humanitaires estiment que pour les femmes, qui ne parviennent pasà
trouver les médicaments et traitements adéquats pour dépression grave et
préféreraient mourir que vivre dans ces conditions,le taux a augmenté de
manière significative.
Les maisons occupées par des femmes doivent avoir leurs fenêtres
peintes de sorte que les femmes ne puissent jamais être vues de
l'extérieur.
Elles doivent porter des chaussures qui ne font pas de bruit, de manière
à ne jamais être entendues.
Les femmes craignent pour leur vie à la moindre "mauvaise conduite".
Le travail leur étant interdit, les femmes célibataires ou sans membres
de la famille de sexe masculin meurent de faim ou
mendient dans la rue, fussent-elles titulaires d'un doctorat. Il n'y a
pratiquement pas de traitements médicaux disponibles pour les femmes, et
les représentants d'organismes humanitaires ont pour la plupart quitté le
pays. Dans l'un des rares hôpitaux pour femmes, un journaliste a trouvé
des corps immobiles, presque sans vie, couchés sur des lits, enveloppés
dans leur burqua, réticents à parler, à manger ou à faire quoi que ce
soit, dépérissant à petit feu. D'autres sont devenues folles. On les a
vues tapies dans des coins, se balançant ou pleurant, pour la plupart, de
peur. Un médecin envisage de laisser ces femmes face à la résidence du
Président en signe de protestation pacifique quand le peu de médicaments
restant sera épuisé.
La situation est arrivée à un point où le terme "violations des droits
humains " est un euphémisme. Les maris ont droit de
vie et de mort sur les femmes de la famille, en particulier sur leurs
épouses, mais une foule en colère a tout autant le droit de lapider ou
de battre une femme, souvent jusqu'à ce que mort s'en suive, pour avoir
exposé une once de chair ou avoir offensé l'un d'entre eux de la manière
la plus insignifiante. Selon David Cornwell, les Occidentaux ne
devraient pas juger le peuple afghan pour ces traitements car cela fait
partie de leur "culture" , ce qui est faux : Jusqu'en 1996, les femmes
jouissaient d'une relative
liberté pour travailler, généralement pour s'habiller comme elles le
souhaitaient, pour conduire et apparaître seules en public .
La rapidité de la transition constitue la raison principale des
dépressions et des suicides. Les femmes qui par le passé, étaient
éducatrices ou médecins ou qui simplement étaient habituées à des
libertés humaines basiques sont à présent durement réprimées et traitées
comme des sous-êtres, au nom de l'islam fondamentaliste et rétrograde.
Il ne s'agit pas de tradition ou de
culture, au contraire. Les mesures sont extrêmes, même dans les cultures
où le fondamentalisme constitue la règle. Par ailleurs, s'il était
possible de tout excuser par la culture, nous ne devrions pas être
horrifiés de ce que les Carthaginois sacrifiaient leurs nouveaux-nés,
de ce que des petites filles sont excisées dans certaines régions
d'Afrique, de ce que
les noirs dans les années 30, au fin fond des Etats-Unis étaient
lynchés,interdits de vote, et forcés à se soumettre à des lois racistes.
Tout être humain a le droit à une existence tolérable, y compris les
femmes d'un pays musulman situé dans
une partie du monde que les Occidentaux ne comprennent pas. Si nous
pouvons user de menaces militaires au Kosovo au nom des droits humains
des Albanais, l'OTAN et l'Occident peuvent certainement dénoncer
pacifiquement le scandale de l'oppression, du meurtre et de l'injustice
commis à l'encontre des femmes par les Taliban.
******************** Déclaration *******************
Par notre signature, nous nous accordons à
reconnaître que le traitement
actuel des femmes en Afghanistan est tout à fait
inacceptable et mérite
notre soutien et notre action
afin que la situation
actuelle en Afghanistan ne soit plus tolérée. Les
Droits de la Femme
ne constituent nulle part un sujet mineur. Il est
INACCEPTABLE, que des femmes soient traitées comme des sous-êtres et
des propriétés.
Veuillez indiquer votre nom, ville et pays en signe de
soutien et veuillez envoyer
une copie à :
Mary Robinson,
Haut Commissaire,
UNHCHR,
webadmin.hchr@...>
et à Angela King,
Conseiller spécial sur les questions de genre et
l'avancement des femmes,
daw@...
D.Pétrole, Pétrole
Le pays de l'OPEP se faisaient tirer les oreilles pour augmenter leur
production car au contraire beaucoup voulaient continuer la baisse. Ce qui
devait avoir pour effet d'augmenter les cours du barils et de fragiliser les
économies occidentales.
On parla un moment et ce sous la pression des syndicats de cammonieurs
américains d'utiliser les réserves stratégiques en pétrole de l'armée
yankee.
Mais l'oncle sam eut une meilleure solution, elle fit voter par son machin
(entendre l'ONU) une possibilité d'augmentation de la production Irakienne.
L'Irak est il vraiment nécessaire de la rappeller est toujours victime d'un
embargo anglo-américain
criminel.
Ainsi les Etats-Unis d'amérique du nord permettent au président à vie
Saddam Hussein ce pourquoi ils ont déclanchés une guerre. Car souvenons
nous, acte 1: l'Irak est soutenu militairement, politiquement,
économiquement et médiatiquement par l'occident dans sa guerre contre
l'Iran.
acte 2: Les Etats-Unis empechent les pays de l'OPEP de baisser leur
production pour permettre à l'Irak de reconstruire le pays.
acte 3: Aprés avoir permis à Saddam Hussein de pratiquer son anschluss sur
le Koweit, l'oncle Sam écrase l'Irak et ruine à jamais le pays.
acte 5 (aujourd'hui): on permet à l'Irak de produire plus pour peser sur les
cours et faire plier les pays de l'OPEP.
E.Intervention personnelle de notre camarade Nicolas sur le forum
international de la Voix de la Russie
http://www.vor.ru
Il faut sauver le soldat Vladimir Alexivich Vadenoff !
Il y a peu de temps un cinéaste américain envahissait les écrans du monde
avec son film « il faut sauver le soldat Ryan ». Ce film arrogant tentait de
nous faire croire que la seule intervention des soldat de l'Oncle Sam était
à l'origine de la défaite du nazisme en Europe. C'était oublié que des
milliers de Vladimir Alexivich combattirent pour la libération de leur pays
et pour détruire l'idéologie la plus monstrueuse du vingtième siècle.
Certes, le combat engagé par le Maréchal Staline pour l'industrialisation de
l'URSS a coûté fort cher sur le plan humain.
Mais le successeur de Lénine, hanté à juste titre par les menaces de guerres
impérialistes, savait que le temps était compté : 3 plans quinquennaux, 13
années. Mais en 1942, à Stalingrad, les armées soviétique arrêtaient enfin
les nazis. Et 3 ans plus tard, l'armée rouge libérait les camps nazis.
Auscwitz, Maidanek, Sobidor.la liste des camps d'exterminations libérés par
l'armée Rouge en 1945 est longue. Pour des centaines de milliers de
déportés, la Russie a figuré alors liberté et espoir.
Pendant ce temps, les banques , en Suisse, comptabilisaient l'or arraché
parfois même sur les cadavres encore chauds des juifs assassinés.
50 ans plus tard cet or n'a toujours pas été restitué à ces victimes et
engraisse la Banque Mondiale.
Quelles leçons peuvent encore aujourd'hui nous donner le capitalisme libéral
et ses thuriféraires révisionnistes qui prétendent minimiser à jamais l'
espoir qu'incarnait la Russie lors de ces tragiques événements.
On oublie aujourd'hui le rôle joué par l'Union Soviétique pour briser le
rêve d'hégémonie mondiale de la bête hitlérienne. Un journaliste français,
Jean Daniel, écrit dans son essai « Voyage au bout de la Nation » rappelle
que ce rôle a été déterminant. Il n'hésite pas à écrire que « Pour de
Gaulle, c'est en apprenant à Londres, les premiers succés soviétiques contre
l'envahisseur Allemand qu'il se persuade que la victoire des alliés sera
acquise plus vite que prévu. Sans les batailles de Russie, pas de
débarquement en Afrique du Nord, en Italie, en Provence, en Normandie »
Sans Stalingrad, l'horreur du délire raciste nazi se serait étendu au
continent à jamais.
Nos journalistes et nos pseudo-historiens ont la mémoires courtes. Mais nous
citoyens européens ne devons pas oublier le sacrifice de 30 millions de
soviétiques pour mettre un terme à la décennie d 'Auschwitz !
Nous ne devons pas laisser à l'empire américain le soin de réécrire l'
histoire.
Actuellement dans le monde, chaque jour, des dizaines de milliers d'enfants
meurent de malnutrition. Des enfants sont exploités par le travail en usine
ou par la prostitution partout sur la planète. Et dans des pays comme l'
Irak, le « Nouvel Ordre Mondial » voulu par les fils du soldat Ryan fait
chaque année des centaines de milliers de morts, conséquence d'un blocus
inhumain.
Force est de constater que le sacrifices de milliers de Russes mais aussi d'
autres européens et soldats d'autres parties du monde n'a pas mis un terme à
la barbarie.
La victoire sur le nazisme n'a pas mis fin à l'injustice et bien des peuples
aujourd'hui doivent subir un fascisme « light ». A la dictature des
uniformes s'est substitué la dictature des marchés, au culte de la race
aryenne s'est substitué le culte du profit.
Il est du rôle des enfants des résistants à l'idéologie nazie ,aujourd'hui
de reprendre le flambeau de leur aînés pour lutter pour plus de démocratie,
plus de liberté, plus d'égalité et plus de fraternité .
Qu'importe les défaites de la « vieille taupe » que célébrait Marx, les
citoyens du monde n'ont pas besoin d'un nouveau totalitarisme, qu'il soit
rouge, brun ou bleu.
La grande leçon de la seconde guerre mondiale, de la troisième qui lui a
succédé (la guerre froide) et de la quatrième qui a lieu aujourd'hui est qu'
aucune bataille ne garantit la paix et que seul un engagement de chaque jour
peut assurer l'établissement à jamais d'une système de concorde et de
justice pour les individus et pour les peuples. Ce système à un nom, il s'
agit de la République !
------------------------
ReSPUBLICA N°35
------------------------
LE JOURNAL DE LA GAUCHE, REPUBLICAINE, LAIQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est
pas subir
la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaurès.
SOMMAIRE
1. Sondage Respublica
2. Agenda
3. France
4. Europe
5. International
----------------------------
1. Sondage ReSPUBLICA
----------------------------
Important
Votre avis nous importe, n'oubliez pas de répondre au sondage du
respublica
34.
-----------
2. Agenda
-----------
-14/04 l'UFAL est reçu au ministère de la justice, sur la loi portant
sur la modification du droit civil familial.
-16 avril : Journée internationale des luttes paysannes à Pincourt
(Eure)
-Le 17 avril, l'Union des Familles Laïques (UFAL) est reçue au
secrétariat d'Etat au budget
-20/4, Ministère de la Famille et de l'enfance, Ségolène ROYAL reçoit
l'UFAL
-25/4, L'UFAL est reçue au Secrétariat d'Etat au Budget
----------
3. France
----------
A. Nouvelle association : la RESEP
Sous l'impulsion de Christian GAL (Inspecteur Général au ministère de
la
Santé et des Affaires sociales), vient de se créer RESEP, une
association qui
souhaite la Rénovation de l'État et des SErvices Publics (RESEP). Une
première assemblée générale ordinaire est prévue le Jeudi 8 juin
2000. Tous
ceux qui sont intéressés peuvent le faire savoir à
www.gauche-républicaine.fr.st
B. Fonds spécial des Unions d'associations familiales
Le fonds spécial constitué, par l'argent public, en exécution de
l'article 11
du code de la famille et de l'aide sociale, s'élève, pour l'exercice
1999 (y
compris des reports à nouveaux et des produits financiers), à cent
cinquante
millions quatre cent trente neuf mille neuf cent soixante sept francs
et
soixante neuf centimes (150 439 967,69 F)
se décomposant comme suit :
- Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) : 43 655 465, 69
F
- Unions Départementales des Associations Familiales (UDAF) : 96 285
703 F
- Unions Régionales des Associations Familiales (URAF) : 5 602 451 F
- Formation des "bénévoles UDAF" : 1 000 000 F
- Congé représentation : 3 896 348 F
Quand vous saurez que cette manne financière est majoritairement
utilisée par
les tenants de l'ordre moral (anti-PACS, anti-homosexuel, refus de
concubinage, refus de l'égalité hommes-femmes, favorable au retour
des femmes
à la maison, favorable à la doctrine sexuelle de l'église, etc.),
vous allez
vous précipiter pour renforcer l'Union des Familles Laïques (UFAL) en
"pianotant" :
ufalsiege@...
car la répartition c'est "un cheval-une alouette", ceux qui
bénéficient
majoritairement de cette manne sont très minoritaires et ceux qui
sont
majoritaires ont le droit à l'alouette.
Quand vous saurez que cette manne est distribuée proportionnellement
au
nombre d'adhérentsde cette organisation, vous allez sortir votre
chéquier
pour soutenir la seule association familiale républicaine, laïque,
écologique
et sociale :
l'UFAL
3 rue Jacquemont
75017 PARIS
en adhérant pour 50 F/annuel minimum.
Voilà une bonne action !
C. Charles PASQUA rentre au bercail de la conformité plurielle de la
droite
Comme nous l'avions prédit, le RPF vient de terminer sa marche vers
la
stratégie d'union de la droite. Cet accord a été scellé lors du
déjeuner
Jacques CHIRAC - Charles PASQUA du 12 avril à l'Élysée. Le RPF aura
permis de
recycler une partie de l'électorat d'extrême-droite vers la droite
parlementaire classique.
D. Guy HASCOET lancé par Matignon
Alors que Jean-Luc MELENCHON (ou Jean-Pierre d'après Jack LANG !) est
muselé
par un dispositif contrôlé par Christian FORESTIER véritable chef
d'orchestre
de l'Éducation national, Matignon "lance" médiatiquement Guy HASCOET
pour
prendre la direction des Verts si Dominique VOYNET devient maire de
Dôle. Le
service communication de Matignon a fait les choses en grand (France
2,
France 3, France-Inter, Le Monde, Libération)!
E. OGM : c'est reparti !
L'Union Européenne a ouvert la voie à la culture des OMG.
Malheureusement,
elle n'a pas pris de mesures suffisantes sur l'information, la
transparence,
le contrôle et les sanctions nécessaires.
Le combat écologique doit donc reprendre. Comme les Verts sont
englués dans
leur stratégie municipale vers la majorité plurielle, il convient
donc de
mener ce combat en dehors de ce parti devenu un PRG peint en vert.
F. Blair - Jospin : c'est du pareil au même
La prestigieuse Association d'Études Politiques, qui publie "The
British
Journal of political Studies", a déclaré lors de sa conférence
annuelle à
Londres qu'en "dépit des efforts des socialistes français pour se
présenter
plus à gauche que "les nouveaux travaillistes techniques", il n'y a
pas de
différence substantielle entre les doctrines et les pratiques du
Blairisme et
celles du Jospinisme".
Nous sommes d'accord avec nos confrères anglais !
G. Laïcité et calcul
La laïcité doit aussi signifier l'independance de
l'Etat par rapport aux puissances financieres.
Michel Delord prof de maths en college au College Montesquieu (33
LaBrede)
nous annonce la sortie sur Internet de deux series de textes
1) Un gros textes ( 200 pages) centré sur les math et la pedagogie
2) une serie d'interventions sur le site de la SMF (Société
Mathématique de
France)
"Calcul humain, calcul mental et calculettes : Questions pédagogiques"
Ce texte est prioritairement dédié à "tous les parents qui, posant
des
questions naïves du type "Mon enfant est en CM1, CM2, CM3, CM4 ou
CMx ...
et il ne sait pas faire une division se sont fait envoyer sur les
roses et
traiter de rétrogrades".
Il aborde diverses questions allant des directives du BO An 2000
Primaire
reduisant la pratique de la division aux divisions " dont le diviseur
a un
ch iffre et dont le dividende vaut moins de 10 fois le diviseur" , à
la
nécessité des dictées pour des motifs qui ne sont pas ceux que l'on
croit,
en passa nt par le debat sur la mort de la preuve (Th Death of Proof)
ou
une critique du texte de 1983 de la COPREM sur le calcul. On y trouve
aussi
une defense des conclusions d'Alain Lieury sur "l'importance de la
memoire"
accompagné d 'une attaque en régle de la méthodologie qui aboutit à
ces
conclusions, ainsi que de sa conception de l'intelligence
( "Comprendre,
c'est d'abord classer" !!!).
Il plaira à ceux qui pensent que la pedagogie dite "traditionnelle"
avait
une tres grande force et quelques défauts.
Il irritera considerablement ceux qui critiquent la susdite pedagogie
traditionnelle et sont prets à en abandonner les avantages pour n'en
garder
que les defauts, cad sa valeur educative. Pour ceux-là, une autre
purge est
nécessaire: un texte de Rudolf Bkouche- vieux mathematicien par l'age
mais
à l'oeil toujours vif dont on trouve déjà des textes en 1972 dans
"Autocritique de la Science" qui réduit en miettes la notion de
"transposition didactique":
Texte en ligne:
http://le-village.ifrance.com/casemath/divers/tribune/didactic.pdf
ou à telecharger au format .rtf
http://le-village.ifrance.com/casemath/divers/tribune/didactic.zip
Il surprendra ceux qui ignorent que Alan Sokal soutient aux USA une
position proche dans le cadre d'une lettre ouverte contre le
secretaire
d'Etat à l' Education et signée par quatre Prix Nobel et trois
medailles
Fields, debat extrememnt important aux USA portant sur des enjeux
quasiment
identiques à ceux existants en France mais dont les medias refusent
de parler.
Bon , il se trouve déjà au choix :
Sur le site de la Casemath de l'intrepide Benoit Montessinos
http://le-village.ifrance.com/casemath/divers.html#tribune
ou
Sur le site du SAGES du non moins intrépide Thierry Kakouridis:
http://www.le-sages.org/dismaths.html#delord
ou le site du bon Nico Hirtt
http://users.skynet.be/aped
Il sera bientot, entre autres sur
celui de "Sauver les Maths"
http://www.multimania.com/sauvezlesmaths/,
2) Interventions sur le site de la SMF:
http://smf-ihp.emath.fr/cgi-bin/ezmlm-cgi?
mss:8:200004:nhmkhnfanicofhojoijc
et
http://smf-ihp.emath.fr/cgi-bin/ezmlm-cgi?
mss:9:200004:jpockpgfdddllohabaad
----------
4.Europe
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1. Les Tiralleurs Sénégalais de l'Eurocorps envoyés retaper le sale
boulot de la KFOR
- Le commandant de l'Eurocorps, le général espagnol Juan Ortuno,
prend mardi la tête de la force multinationale de paix au Kosovo
(KFOR), symbolisant ainsi l'inféodation totale des Européens envers
la machine Otanesque.
L'état-major de l'Eurocorps, composé d'officiers de cinq pays
(Allemagne, Espagne, France, Belgique, Luxembourg) opérera , en vertu
d'un accord de janvier 1993 mettant l'Eurocorps à la disposition de
l'OTAN, sous le contrôle du commandant suprême des forces alliées en
Europe, le général américain Joseph Ralston qui remplace le général
Wesley Clark le 3 mai.
Le choix de l'Eurocorps, dont le quartier-général est à Strasbourg
(encore en France), a été entériné fin janvier par l'Alliance
atlantique après plusieurs semaines d'hésitations dues aux
résistances des Etats-Unis et surtout de la Turquie, qui auraient
préféré que la responsabilité incombe à un autre commandement de
l'OTAN.
En raison de ses effectifs réduits, il ne peut en effet fournir qu'un
tiers des effectifs du commandement de la KFOR, soit 350 hommes, le
reste étant provenant d'autres pays comme la Grande-Bretagne,
l'Italie, la Turquie ou la Norvège.
La mission de l'Eurocorps au Kosovo sera difficile car la situation
dans la province est plus que très tendue entre les communautés
albanaise et serbe, surtout au nord à Kosovska Mitrovica. La
politique de grand-guignol Kouchner d'albanisation du Kossovo a créée
une véritable poudrière pouvant incessement exploser.
Le Kosovo sera un "test clef pour la capacité de l'Union européenne
et de l'Europe en général à conduire une politique extérieure et de
défense qui ne soit pas seulement commune, mais aussi efficace", a
déclaré récemment le secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright.
En langage clair, on envoi les tirailleurs sénégalais s'en prendre
plein la gueule parce qu'on a tout raté.
---------------
5.International
---------------
1. CUBA et l'embargo
LA HAVANE (Associated Press)
Cuba doit surmonter l'embargo coûteux imposé par les USA et malgré
tout continuer à offrir à sa population un des meilleurs systèmes de
santé du monde, envoyer ses équipes médicales dans les pays les plus
pauvres et former des milliers de médecins pour le Tiers Monde, a
déclaré vendredi le ministre da la Santé publique cubain.
S'exprimant au cours des conférences sur la pauvreté et la santé qui
ont été au coeur du sommet des pays du Sud (G77) qui se tenait à La
Havane cette semaine, Carlos Dotres a indiqué que Cuba en fera encore
plus malgré les contraintes imposées par l'embargo.
l'embargo a déjà coûté plus de deux milliards de dollars au secteur
de la santé cubain.
''C'est vraiment très difficile pour nous de garantir des soins
gratuits aux 11 millions de cubains et de former des médecins et des
professionnels de la santé étrangers, également gratuitement'', a
déploré le ministre.
Les sanctions commerciales des Etats Unis à l'encontre de Cuba durent
depuis 1962, les Américains ayant rompu les relations diplomatiques
avec le régime cubain l'année précédente.
Les règles limitant les exportations médicales à Cuba ont été
discutées en 1999 au Congrès américain. Il y a eut plusieurs
propositions pour lever totalement les restrictions sur les aliments
et les médicaments, mais celles-ci ne sont pas parvenues à convaincre
un nombre suffisant de parlementaires.
2.Actionnaires préparez vos mouchoirs
Le krach boursier, personne n'ose réellement en parler, mais chacun
y pense de plus en plus après le vendredi noir qu'ont connu les
marchés boursiers américains avec la chute de 9,67% du Nasdaq et de
5,66% du DJIA.
Dès le départ, la journée s'annonçait sombre avec l'assurance que
l'inflation couvait aux Etats-Unis. Avec l'inflation, bête noire de
la Réserve fédérale, de nouvelles hausses de taux d'intérêt sont
inévitables.
La perspective d'une hausse des taux, qui en temps normal aurait
entrainé une baisse contrôlée, s'est transformée vendredi en
cauchemar. Les investisseurs ne réagissaient plus en fonction des
données économiques mais cédaient à une peur primitive.
"Quand les marchés montent, les investisseurs deviennent gourmands et
achètent beaucoup trop, et quand ils descendent, les boursiers
prennent peur et vendent beaucoup trop", c'est en gros ce qu'on
appele la bulle spéculative.
C'est une explication au vent de folie qui a soufflé depuis l'automne
sur le Nasdaq avec les envolées des actions de la "nouvelle
économie", c'est-à-dire dans les secteurs de l'internet, de la haute
technologie ou des biotechnologies. De fait, c'est souvent sur ces
actions que les dégagements ont été les plus importants, entraînant
des dégâts importants pour certaines sociétés auparavant portées au
pinacle.
Exemple: Cisco Systems. Cette société, spécialisée dans les réseaux
et les connections internet, est devenue la nouvelle coqueluche de la
bourse en se hissant en l'espace de quelques mois sur la première
marche du podium des plus grosses capitalisations boursières, avant
d'être déclassée tout aussi rapidement.
La capitalisation boursière de Cisco a fondu de 174 milliards de
dollars par rapport à son plus haut, celle de Microsoft de 231
milliards. Cette déconfiture a permis aux "vieilles" entreprises de
reprendre leur couronne comme notamment General Electric.
Pour Art Hogan, stratégiste chez Jefferies Co, ce qui s'est passé
vendredi est nettement plus inquiétant que lors des dernières
séances. "Ce n'est pas seulement une autre frayeur, mais une vraie
frousse. Les mouvements de ventes sont émotionnels et n'ont aucun
fondement économique", a-t-il ajouté.
Déjà échaudés depuis plusieurs jours, voire sérieusement ébranlés
pour les adeptes du Nasdaq, les investisseurs ont senti passer le
vent du boulet vendredi avec la plus forte chute en points jamais
enregistrée pour les deux grands indicateurs boursiers américains.
Il faut remonter au mois d'octobre 1997 pour retrouver une chute
d'une telle ampleur pour le DJIA, l'indice phare de Wall Street.
Plus inquiétant, cet effondrement intervient après plusieurs jours de
forte déprime, voire de chute sévère pour le Nasdaq qui a connnu,
avec une chute de 25,5%, la plus mauvaise semaine de son histoire, la
précédente remontant à octobre 1987, année du dernier krach boursier.
Actionnaires de tous les pays, sortez vos mouchoirs car cela risque
d'être difficile.
Pendant ce temps, les libéraux-extrême-centristes tels que l'ex
ministre Douste-Blazy demande la transformation de notre système de
retraite par répartion en capitalisation type fonds de pension au
nom ,et c'est un comble, de la démocratie sociale, et de la
sauvegarde du capital national de notre économie.
Ainsi dimanche soir sur TF1 M.Doute-Blazy en a appelé à la tarte à la
crême gaulliste de l'actionnariat salarié.
Préférant des travailleurs rémunérés en partie par des dividendes
actionnales (par essence précaires) et non par des salaires fixes et
évolutifs à la hausse.
Symptomatique du système actuellement en place se trouvait sur TF1 en
face de l'ancien ministre un responsable syndical qui a rappelé ses
liens avec l'AFL-CIO syndicat américain dont on connait les liens
avec la CIA.
Chers amis,
Une meilleure lecture du dernier numéro de ReSPUBLICA est possible
sur le
site archive:
http://www.egroups.fr/message/respublica/46
La récente guerre E-groups-Voila nous a poussé à utiliser
les
services du
premier groupe cité.
Nous devons nous réadapter à l'interface différente de celle
que nous
utilisions précédemment ce qui explique le trés mauvais
esthétisme de
notre
dernier envoi.
Désolé, la prochaine parution sera de meilleure qualité
l'équipe ReSPUBLICA
----------------------
RESPUBLICA N°36
----------------------
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAIQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est pas subir
la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaurés
SOMMAIRE
1. SONDAGE
2. AGENDA
3. FRANCE
A. L'UFAL reçue au Ministère de la Justice
B. « La Santé n'est pas à vendre »
C. « L'éducation, îlot de résistance »
D. « Déconcentration de REPERE »
E. Egalité Hommes-Femmes
F. Pôle politique de la gauche républicaine
4. DOSSIERS
----------------
1. SONDAGE
----------------
Important :
Votre avis nous importe, n'oubliez pas de répondre au sondage du Respublica
34 que vous trouverez sur le site : www.gauche-republicaine.fr.st
---------------
2. AGENDA
---------------
Le 20 avril, Ségolène Royal, Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance
reçoit l'Union des Familles Laïques (UFAL).
Le 25 avril, l'UFAL est reçue au Secrétariat d'Etat au Budget.
Le 27 avril, Réunion au siège de la Confédération Paysanne pour préparer le
contre-sommet social de Genève qui se tiendra
Le 28 mai, Fête des associations à Savigny Le Temple (77) avec un stand de
l'UFAL
le 25 juin et la manifestation de Millau du vendredi 30 juin et samedi 1er
juillet pour soutenir José Bové et les 11 inculpés dans l'affaire du
démontage du Mac Donald.
--------------
3. FRANCE
--------------
A. Pour un nouveau droit familial et laïque : l'UFAL reçue au Ministère de
la Justice le vendredi 14 avril
L'Union des Familles Laïques (UFAL) a été reçue à la direction des affaires
civiles du Ministère de la Justice. Après avoir été auditionnée par la
commission Dekeuwer-Defossez et avoir adressé, à leur demande, un mémoire
courant février 2000 (voir ReSPUBLICA n°19), l'UFAL essaye de profiter de la
nouvelle loi d'Elisabeth Guigou pour accentuer le caractère laïque du droit
civil français. Après avoir argumenté autour des propositions du mémoire, l'
UFAL a demandé en plus la rentrée dans le droit civil du beau-parent en cas
de famille recomposée. L'UFAL participera au colloque organisé par Elisabeth
Guigou Ministre de la Justice, le 4 mai au Carrousel du Louvre.
La bataille pour plus de laïcité et d'égalité dans le droit civil est
enclenchée. Tous ceux qui sont intéressés par organiser une ACTION sur ce
thème peuvent le faire savoir à :
ufalsiege@...
B. « La Santé n'est pas à vendre »
Suite à la réunion des « 6 heures pour l'hôpital public » le 1er avril à
Toulouse, le secrétariat provisoire du Collectif « La Santé n'est pas à
vendre » a adressé à tous les participants le compte rendu de cette réunion
et demande à chaque organisation présente de dire d'ici la mi-mai s'il est
membre ou pas de ce Collectif (voir ReSPUBLICA n°33).
De son coté, Le Syndicat de la Médecine Générale (SMG) souhaite transformer,
autour de son « appel contre le néo-libéralisme en médecine » (voir
ReSPUBLICA n°27), leur projet des « amis de la revue Pratiques » en
collectif.
Ceux qui veulent agir peuvent s'inscrire à : ufalsiege@...
C. « L'éducation, îlot de résistance »
Anne-Sophie Perriaux, maître de conférences en histoire contemporaine à l'
université de Rouen, a réalisé un excellent article pour « libération » qui
doit être lu par tous ceux qui souhaitent réfléchir au lien nécessaire entre
école et république. Vous pouvez demander ce texte à REPERE (REsistance Pour
une Ecole REpublicaine) sur le courriel suivant : REPERE2000@....
Nous reviendrons sur ce travail dense et synthétique dans nos prochains
numéros.
D. Déconcentration de REPERE !
REPERE (REsistance Pour une Ecole REpublicaine) a décidé de créer des
groupes, antennes, lycées, collèges, académies, écoles locales (le nom est à
trouver !)
Ceux qui sont intéressés à l'animation de ces structures peuvent la
communiquer à : REPERE2000@... en attendant un site propre.
Ces structures locales seront des lieux d'actions contre le libéralisme et
le communautarisme dans l'école, des lieux de réflexion sur l'action pour l'
école dans le champ politique, des lieux de réflexion pour améliorer les 30
propositions (voir ReSPUBLICA n°25).
E. Egalité hommes-femmes : ça avance mais trop doucement !
Quelques chiffres :
Taux d'activité
Hommes de 69,5 % en 1980 à 62 % en 1998
Femmes de 41,7 % en 1980 à 47,6 % en 1998
Diplômés d'études supérieures
Femmes de 51 % des diplômés en 1980 (595 000) à 55 % en 1998 (1 155 000)
Femmes diplômées ingénieurs 1345 en 1980 à 4375 en 1997
Femmes diplômées écoles de commerce, 1490 en 1980 à 9433 en 1997
Indicateur de la participation des femmes (parlementaires, encadrement
supérieur et de direction et part des femmes dans les revenus du travail)
2- Suède
3- Norvège
4- Danemark
5- Nouvelle Zélande
6- Finlande
7- Islande
8- Canada
9- Allemagne
10- Pays-Bas
11- Autriche
12- Etats Unis
13- Australie
14- Suisse
15- Luxembourg
16- Bahamas
17- Espagne
18- Trinité et Tolazo
19- Barbade
20- Belgique
21- Royaume Uni
22- Irlande
23- Portugal
26- Italie et 31- France
Et la loi sur la parité ne résoudra pas l'injustice faite aux femmes. Dans
les pays qui sont en tête, ils n'ont pas voté de lois sur la parité
(communautarisme !) mais des lois sur l'égalité.
Les femmes détiennent en Suède 40 % des parlementaires et 64 % des fonctions
techniques d'encadrement. Comme nous le disait une parlementaire finlandaise
: « Sur un claquement de doigt, nous avons une place de crèche, de halte
garderie, la garde d'enfant à domicile est assurée par un service public
avec paiement en fonction des revenus et un personnel formé. », « nous
organisons de l'information sur les filières dès le plus jeune âge pour
éviter les filières éducatives sexuées comme chez vous (littéraire pour les
filles, scientifique pour les garçons). »
Population active
En 1970, ensemble 21,4 Millions
Hommes 13,8 Millions et Femmes 7,6 Millions
En 1998, ensemble 25,8 Millions
Hommes 14,1 Millions et Femmes 11,7 Millions
Pour lutter contre les inégalités de salaires entre hommes et femmes, nous
proposons une loi visant à accorder une subvention aux entreprises qui
pratiquent à travail égal, salaire égal.
Le gouvernement nous gruge avec sa loi sur la parité qui ne jouera que sur
les élections municipales, régionales et européennes. Nous proposons une
vraie loi, non sur la parité, mais sur l'égalité entre hommes et femmes.
F. Pôle Politique de la gauche républicaine
L'Assemblée Générale d'Initiative Républicaine (AGIR) des 25 et 26 mars
dernier a proposé un appel (voir ReSPUBLICA n°30) pour des assises de la
république, pour la constitution d'un pôle politique indépendant de la
gauche républicaine, laïque, écologique et sociale « contre la droite et
hors de la majorité plurielle ».
Le Cercle Républicain de Thoiry (01) a déjà répondu positivement. De
nombreux contacts ont été pris pour organiser un grand rassemblement ouvert
pour présenter un candidat dans toutes les circonscriptions législatives en
2002, pour promouvoir une école républicaine et laïque, des services publics
« vraiment » publics (hôpitaux, postes, transports.)
Une véritable politique écologique hors de la gangue de la conformité
plurielle de la « World Company », une vraie politique de lutte contre les
inégalités sociales, une Europe laïque et républicaine, une démocratie
républicaine qui s'appuie sur les luttes citoyennes.
Pour tout contact : contact@....
--------------
DOSSIERS
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A) L'HORREUR NÉGATIONNISTE
Le négationnisme est un des piliers de l'idéologie d'extrême droite et de la
justification de certaines de ses valeurs nauséabondes. Le négationnisme,
dans sa pluralité et dans son acceptation des idées révisionnistes, est
partagé par l'ensemble de l'échiquier extrême- droitier ; il n'est pas
seulement le délire de l'esprit pervers et malade des néo-nazis et des
anciens collabos, il est aussi un point essentiel de la dialectique
nationaliste de droite.
En effet, nier le génocide ou le minimiser, falsifier la finalité de la
déportation, c'est dédouaner l'extrême droite de ce sombre, sinistre et
récent passé ; c'est justifier et tenter de valider, par une logique
paranoïaque, l'existence de lobbies juif et franc-maçon qui manipuleraient
la planète, son économie, la politique et les médias. Avec un discours aussi
bien rodé et cautionné par la non existence et la négation, au propre comme
au figuré, de la « Shoah », l'extrême droite peut déverser sa haine de l'
autre, son racisme et son antisémitisme primaire et viscéral en toute
quiétude. Ainsi, la théorie du complot, ZOG selon le terme employé et en
vigueur au sein de l'internationale brune et suprématiste, justifierait la
mise en place d'une politique populiste, démagogue, fasciste, antisociale,
mais parée de toutes les vertus. Le chômage, l'insécurité, l'immigration
(chevaux de bataille de l'extrême droite) ne seraient-ils pas les fruits du
fameux complot ? Évidemment vous dirait un fasciste. « Les protocoles des
sages de Sion » ne furent-ils pas - en leur temps tsariste - la confirmation
écrite de cette domination révélée, de la nécessité d'une lutte antisémite
salvatrice, pour un sursaut de la « Nation blanche, pure et chrétienne » ?
Ils l'attestent en une sainte vérité - parole de bon aryen - vous
confirmerait n'importe quel abruti nazifiant. Le progrès, la République et
son corollaire démocratique ? Un fléau à la solde du dit complot, l'ouvre
des loges maçonniques aux ordres de la juiverie. Vous consultez la presse
nationaliste de droite, dans sa diversité et sa pluralité et vous y
découvrirez ce type d'insanités au quotidien.
Le négationnisme est devenu un dogme qui permet de clarifier ces « détails »
gênants de l'histoire selon les desiderata de l'extrême droite, et surtout,
pour une adéquation parfaite avec son mécanisme simpliste et étriqué de la
réflexion, du dialogue et de la communication ; d'inciter ainsi (pour
exemple le plus récent : l'apologétique de Jorg Haïder) à la reconnaissance
affirmée de la politique [de l'emploi] ordonnée selon les méthodes du NSDAP,
par le IIIème Reich. Le révisionnisme - qui est partagé pour d'autres motifs
déjantés par une certaine ultra-gauche (où y participa activement le grand
frère d'un responsable majeur des Verts) - devient en toute logique un outil
indispensable de la propagande fasciste et un ustensile pragmatique, tout à
droite, et aux buts démagogiques et totalitaires, en cette fin de
millénaire. Il y avait l'antisémitisme d'un Édouard Drumont, le racisme
identitaire d'un Arthur de Gobineau qui, l'un comme l'autre et sur ces
sujets, galvanisèrent les ligues, mouvements et partis nationalistes de la
première partie du siècle, en France et ailleurs ( « La France juive devant
l'opinion » et « L'inégalité des races » devinrent les livres de chevet de
Hitler) et il y a aujourd'hui, pour les mêmes motifs, le négationnisme.
Les négationnistes, et ils sont légions sur la planète, théorisent,
revendiquent, diffusent leur science infuse et fumeuse en toute sérénité ou
presque. Un escroc comme Fred Leuchter rédige un rapport
pseudo-scientifique, une référence pour l'extrême droite « 66 questions et
réponses à propos de l'Holocauste », dans la droite ligne de nos tenants
français Faurisson & Co, où la révision de l'histoire des camps de
concentration est totale et délibérément niée à propos de la solution
finale. Mais, la véritable caution morale du négationnisme français
impulsant une dynamique de déviation réelle du vécu des victimes, des
millions de morts, en particulier, est Paul Rassinier. Imaginez un homme de
gauche, résistant et déporté, revenant des camps et apportant dès 1949 son
soutien aux premiers révisionnistes post-hitlériens : la « Shoah » serait,
selon lui, « un leurre au service du Capital mondialiste et de la propagande
judéo-maçonnique.(sic) ». L'extrême droite, qui avait besoin d'une sérieuse
réhabilitation et d'un lifting total et efficace, pour renaître de ses
cendres collaborationnistes, trouve là son homme, et de gauche de surcroît.
En fait, Paul Rassinier est un mythomane, un antisémite avéré, un
auto-révisionniste de sa propre biographie politique et militante.
Avant-guerre, il est de cette gauche socialiste munichoise et
ultra-pacifiste, proche du socialiste Paul Faure et de ses amis, qui dès la
débâcle de 1940 adhéra à la politique et au système de Vichy ; des militants
de la S.F.I.O, « pour la paix entre les peuples », qui rejoindront Marcel
Déat et le futur RNP et conjugueront le socialisme à la sauce nazie, avec
des trotskistes dévoyés à l'idem des ex-communistes du PPF de Doriot.
Rassinier, lui, aurait été un résistant avant l'heure, selon ses dires, mais
sa participation d'activiste est réellement peu convaincante et franchement
peu vérifiable. Si il a bien été déporté dans deux camps successifs (quel
est le pourquoi du comment ?), il n'en devient pas moins l'ami de Maurice
Bardèche, d'Henry Coston, d'Albert Paraz, de l'ancien SS fanatique
Karl-Heinz Priester. Il fut aussi, outre sa contribution à Rivarol, journal
d'extrême droite national-populiste et à Der Weg, torchon nazi argentin, l'
épistolaire contact de Johann Vonleers, ancien bras droit de Goebbels. Drôle
de parcours pour un résistant de la première heure et pour un défenseur des
droits de l'homme, des idées progressistes héritées de la gauche des
lumières. Le négationnisme est une falsification généralisée de la vérité, y
compris par et pour ses principaux acteurs et auteurs. Le problème est que
les historiens, les scientifiques, les vrais, ont longtemps et largement
minimisé l'ampleur du phénomène révisionniste. Ils ont refusé
majoritairement de démonter point par point l'évidence négationniste. De
fait, les apôtres de ces théories de vulgarisation du nazisme ont pu s'
épanouir médiatiquement, dans une presse spécialisée il est vrai, mais tout
de même ; la démission des démocrates était trop belle pour que les porcs
nationalistes de droite ne sautent sur l'occasion et n'en fassent leur
diktat, leur « détail ». C'est depuis peu, efficacement, avec une logique
précise, qu'un nombre croissant d'historiens, d'intellectuels engagés, ont
pris l'affaire en main, en publiant au grand jour ce qu'il y avait à dire
sur la vérité. Ainsi, ils ont brisé ce mur du silence et mis à mal la
fumisterie négationniste ; les règles du jeu de la peste brune révisionniste
ont été anéanties, à nue. « 66 réponses à un opuscule négationniste » pour
une contre-falsification de la mémoire et l'excellent texte théorique sur l'
antisémitisme de Pierre-André Taguieff paru en 1998 dans le N° 20 des
cahiers du CEVIPOF, mais aussi une multiplication des données sur Internet,
pour contrer l'infamie nazie, et plus particulièrement, par la richesse de
son contenu et la tenue des idées avancées, le site anglo-saxon
http://www.nizkor.org qui peut être téléchargé pour une traduction
française (quelque peu sommaire mais compréhensible) en ligne avec
http://www.babylon.com; pour les francophones on peut consulter aussi
http://www.amnistia.net, ses pluri-dossiers, dont « Négationnistes : les
Eichmann de papier ».
La machine anti-négationnistes, et nous en sommes partie prenante, est en
marche face à l'horreur et au dégoût incarnés par le révisionnisme d'extrême
droite comme d'ultra-gauche (Garaudy y compris) !
B) LE RÉSEAU « ADO 71 » : PÉDOPHILIE ET EXTRÊME DROITE
Bernard Alapetite, dealer pédophile et fasciste notoire, principal inculpé
dans l'affaire du réseau ADO 71, qui a été démantelé, a un parcours qui
confirme la règle : de nombreux liens existent entre l'extrême droite, les
réseaux pédophiles et même certaines sectes pratiquant la magie sexuelle.
Alapetite, négationniste qui fut proche de Maurice Bardèche, a été assez
rapidement un acteur de la culture pédophile au sein de l'extrême droite ;
son nom était très largement cité dans la revue nazie et pédophile « Gaie
France » du non moins célèbre Michel Caignet, décédé depuis. Michel Caignet
fut l'ami - dans tous les sens du terme - de feu le pasteur Doucé, qui
assurait la gestion et les abonnements de « Gaie France (revue nationaliste
gay* et pédophile) ». Caignet ex-activiste du groupuscule nazi FANE, puis
des FNE (très liés au PNFE), justifiait sa pédophilie, comme l'a fait
Alapetite lors de son procès dernièrement, par un combat, une lutte contre
les tabous imposés par la démocratie et le système. De fait, pour ces
individus défendant la morale nationale socialiste, il fallait abattre dans
le texte : « l'humanisme, le dogme de l'argent, le mythe des chambres à gaz,
le féminisme,
l' hétérosexualité dominatrice et castratrice ». Les réseaux nazi-pédophiles
ne cessent de jouer sur la nécessité d'une liberté sexuelle assumée dans le
cadre de rapports entre adultes et enfants ; l'épanouissement de notre
jeunesse devrait passer naturellement par leurs perversions éducatives.
Alapetite comme Caignet et bien d'autres, assimilent la pédophilie,
méthodiquement et volontairement, à un acte initiatique entre l'enfant et l'
adulte, un jeu sexuel pour une ébauche de maturité comportementale. La
pédophilie deviendrait donc une norme relationnelle ponctuelle et convenue :
les enfants passeraient tous au défouloir des complicités et des
attouchements malsains pour obtenir le passeport d'une éducation sexuelle
aryenne et païenne ; une NAPOLA version délire pedonazi. « Primordialité de
l'initiation pédérastique et de l'homosexualité chez l'enfant dans la
mythologie antique dixit Christian Dancourt, alias Christian Bouchet
(fasciste fanatique et dégénéré, grand maître et responsable national d'une
secte satanique crowleyienne : OTO EGC AA ; éditeur pour Les éditions du
Chaos, dont la publication particulière et affichée des ouvrages de magie
sexuelle et de rites sataniques de Maria de Naglowska : "La lumière du sexe,
Rituel d'initiation satanique selon la doctrine du troisième terme de la
trinité", "Le rite sacré de l'amour magique", "Le mystère de la pendaison,
initiation satanique selon la doctrine du troisième terme de la trinité") in
Rebis année 1985, revue nationaliste de sexualité et tradition ». Le cas ADO
71, qui implique principalement une composante nazifiante de l'extrême
droite, n'est pas isolé. En effet, on se souviendra des affaires du réseau
SPARTAKUS, de son guide touristique international assoiffé d'enfance, de ses
ballets roses et bleus concernant et impliquant des cadres nationalistes de
différents mouvements et partis ; on se souviendra aussi de TORO BRAVO, de
sa revue pédophile et nazie Palestre (qui prôna le culte d'une société nazie
dominée par des homosexuels actifs qui réhabiliteraient la pédérastie
militante des SA et les rapports sexuels entre jeunes adolescents et
adultes), du Mouvement Européen - Europaiche Bewegung, fondé par Michaël
Kühnen, et dont la bible idéologique après Mein Kampf fut "Homosexualité et
nazisme" , ainsi que l'implication de nombreux militants néo-nazis français,
belges, hollandais et allemands ; sans oublier une affaire qui est passée
inaperçue à l'époque (fin des années 70 et début des années 80), celle de la
WIKINGJUGEND européenne (structure de jeunesse néo-nazie internationale) et
de ses camps nationalistes, de son scoutisme brun, où de nombreux enfants
furent victimes de la pédophilie des moniteurs, membres de la FANE, mais
aussi d'autres organisations d'extrême droite et de la Nouvelle droite
françaises et belges, à la reconnaissance politique médiatisée et accomplie
depuis. Dans ces différentes affaires, mais il y en a d'autres qui
viendront, c'est l'ensemble du panel extrême-droitier qui est concerné.
Tête haute et mains propres. », clame l'extrême droite qui n'est pas
seulement l'affirmation évidente de sa démagogie politique et économique à l
'état pur, mais qui s'avère être aussi le contraire du respect d'autrui et
du droit à la propriété de son corps et de son intimité. Non seulement l'
extrême droite à de véritables liens avérés avec les réseaux pédophiles,
quand ce n'est pas elle-même qui les organise et les dirige, mais elle est
aussi une passerelle avec certaines sectes sataniques et/ou adeptes d'une
sexualité débridée à destination des enfants. Un véritable travail d'
investigation, qui soit sérieux, devrait être mené par les journalistes et
par la justice, car il y a un vivier considérable d'individus alternants et
tournoyants entre politique de droite nationale ou révolutionnaire,
spiritualité morbide et sadique et propagation de l'éthique, des pulsions et
des idées pédophiles : certains dirigeants de l'Ordo Templo Orientis (OTO)
partisans de la magie sexuelle et du nationalisme radical, en sont un
parfait exemple ; à tel point qu'ils réussirent même, un temps, avant d'être
congédiés, à pratiquer leur charlatanisme mystique et pervers au sein d'une
grande loge maçonnique à Paris.
* nous tenons à préciser que l'homosexualité, qui doit avoir la même
reconnaissance et les mêmes droits que l'hétérosexualité, dont la
possibilité d'adoption pour les couples, n'est pas synonyme de pédophilie et
qu'il ne conviendrait donc pas d'effectuer une assimilation simpliste et
homophobe entre l'une et l'autre, d'autant que les pratiques pédophiles
avérées concernent les pulsions des personnes des deux sexes et portent sur
des délits impliquant des jeunes garçons et des jeunes filles, des mineurs
de + ou - de 15 ans.
AKAWA
Le mouvement plus ou moins libertaire de la e-génération « Akawa », pour la
liberté d'expression sur le web et ailleurs veut intenter une procédure en
justice contre la « NSA (Agence nationale de sécurité Nord-américaine) », la
plus secrète et la plus puissante agence de renseignements et d'espionnage
au monde. Akawa proteste contre le système Échelon (que nous avons aussi
dénoncé) et son espionnite aiguë sur tout ce qui concerne la diffusion de l'
information par les réseaux téléphoniques (téléphone, fax, GSM.) et
Internet. La procédure risque d'être longue, coûteuse et difficile, surtout
lorsqu'elle touche, avec la NSA, « Big Brother » par excellence.
Pour en savoir plus, pour apporter son soutien à la lutte contre cet
impérialisme yankee, il est possible de contacter et de se renseigner sur
Akawa directement sur leur site : http://www.akawa.org .
RESPUBLICA N° 37
LE JOURNAL DE LA GAUCHE RÉPUBLICAINE, LAÏQUE, ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE
" Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est pas subir
la loi du mensonge triomphant qui passe "
Jean Jaurès
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. FRANCE
3. UNION EUROPÉENNE
4. INTERNATIONAL
_______________________________________________________________________
1. AGENDA
Le 25 avril, l'UFAL est reçue au Secrétariat d'État au Budget.
Le 27 avril, réunion au siège de la Confédération Paysanne pour préparer le
contre-sommet social de Genève qui se tiendra le 25 juin et la manifestation
de Millau du vendredi 30 juin et du samedi 1er juillet pour soutenir José
Bové et les 11 inculpés dans l'affaire du démontage du Mac Donald.
Le 11 mai, à Valenciennes, conférence de Bernard Teper sur : " Mondialisation
et République " à la faculté de droit de Valenciennes.
Le 28 mai, fête des associations à Savigny-Le-Temple (77) avec un stand de
l'UFAL.
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1er juillet, manifestation de soutient à José Bové dans
l'affaire " Mac Donald ".
2. France
A. Compte-rendu de la Réunion de l'UFAL avec Ségolène Royal, Ministre
déléguée à la Famille et à l'Enfance
Madame Ségolène Royal, Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance a reçu
l'Union des Familles Laïque le Vendredi 21 avril. Vous trouverez ci-après
l'intervention d'Elisabeth Chamboredon au nom de l'UFAL. Ségolène Royal à
promis une nouvelle concertation avant la Conférence de la Famille présidée
par Lionel Jospin. L'UFAL n'a cependant reçu aucune assurance sur la reprise
des propositions UFAL par le gouvernement.
Comme les promesses générales n'engagent que ceux qui y croient, l'UFAL
continuera de défendre ses propositions et rendra compte des résultats ou des
non-résultats à l'ensemble du réseau laïque et républicain.
Pour tout contact, ufalsiege@...
B. Intervention d'Elisabeth Chamboredon lors de l'entrevue avec la Ministre
Ségolène Royal
1) Nous sommes très satisfaits que le secteur " Famille et Enfance " soit
élevé au rang de ministère dans ce gouvernement.
2) Sur le problème de la Famille et de l'Enfance, nous suivons de très près
ce dossier depuis plusieurs années , à ce titre :
v Nous avons été auditionnés par la commission des lois du Sénat et de
l'Assemblée Nationale.
v Nous avons été auditionnés par la commission des affaires sociales du
Sénat.
v Nous avons été auditionnés par la Commission Dekeuwer-Defossez,
v Nous avons été auditionnés par la Direction des Affaires Civiles au
Ministère de la Justice
A ce titre, nous vous remettons dans ce dossier :
v Quelques documents sur l'Union des Familles Laïque (UFAL)
v Une copie des courriers échangés entre le Ministère de la Justice et
l'UFAL.
Vous verrez nos propositions et les avancées que nous souhaitons voir portées
par la loi Famille que le Gouvernement présentera au Parlement en 2001 (voir
Respublica 36)
Bernard Teper, Porte-Parole de l'UFAL pourra vous les détailler dans quelques
minutes.
En dehors de ces propositions sur la loi-Famille, nous avons quatre autres
propositions à vous présenter :
I. Nous proposons un vaste service public de garde d'enfants pouvant
réaliser des gardes à domicile avec des personnels formés et dont les tarifs
doivent être fonction des revenus, et abordables par tous (ce qui
favoriserait aussi l'arrivée des femmes en politique).
II. Le revenu social à l'enfant et au jeune, en lieu et place des Allocations
Familiales, dès le 1er enfant, de la naissance au 1er emploi stable ;
solution qui réglerait de facto le problème du statut du jeune, de
l'étudiant, etc.
III. Nous proposons que les médias publics : France 2, France 3,
France-Inter, France-Info, ARTE, etc. respectent le pluralisme et ne donnent
pas une priorité scandaleuse à l'extrême droite intégriste dans le domaine de
la famille.
IV. Nous souhaitons pouvoir travailler avec vous, dès la conception des
projets, plutôt que d'être auditionnés pour la première fois par les
commissions parlementaires.
C. Pour l'intégrité de la République Française
Initiative Républicaine (IR) analyse l'attitude des pouvoirs publics sur
l'affaire Corse dans son journal IR n°31. Pour tous ceux qui luttent contre
la tentative de communautarisation de la France et de l'Europe, cette lecture
est importante. Vous pouvez vous procurer le numéro en le demandant à
contact@...
D. Les communautaristes : toujours plus !
La mansuétude des pouvoirs publics envers les communautaristes corses est en
train de radicaliser les tendances communautaristes dans d'autres régions. Le
premier mort du " terrorisme breton " est-il lié à cette radicalisation, on
peut le craindre.
Nous pensons que le gouvernement serait plus avisé d'appliquer les principes
de liberté, d'égalité, de fraternité, de laïcité, de solidarité et de
démocratie au sein de la République française au lieu de soutenir en Corse,
en Bretagne (écoles Diwan, etc.) et ailleurs, les communautaristes qui
veulent des droits différents des citoyens en fonction de leur lieu
d'habitation.
Nous faisons nôtre la devise républicaine du banquet laïque et républicain de
Créteil du 21 octobre 1989, acclamée par 1500 personnes :
" LE DROIT A LA DIFFÉRENCE NE DOIT PAS ABOUTIR A LA DIFFÉRENCE DES DROITS "
E. La conformité plurielle autour de Denis Kessler
Denis Kessler, chantre du libéralisme sauvage du MEDEF, a reçu la rosette de
la Légion d'honneur en présence de toute la conformité plurielle (majorité
plurielle et opposition plurielle). Le gratin de la pensée conformiste a
adoubé son " gourou ".
F. Le Maire du 8ème Arrondissement de Paris contre la mixité sociale à
l'école
Le Maire, François Lebel (RPR), soutien de Philippe Seguin, souhaite le
maintien du recrutement uniquement dans les couches sociales aisées du 8ème,
16ème et 17ème des lycées Racine et Chaptal (lycées du 8ème arrondissement).
Pour lui, à chaque couche sociale son école !
Pour lui, vive la ségrégation sociale à l'école !
Va-t-on tolérer longtemps ce type de comportement ?!
G. Un " Monsieur " Corse pour chaque ministère
Le scandale continue. Pourquoi pas dans chaque ministère un " Monsieur "
(pourquoi pas une Madame ?) Alsace, Bretagne, Pays basque, etc.
3. UNION EUROPÉENNE
A. Toujours plus de libéralisme sur les transports
La Commission travaille à la libéralisation du secteur des transports publics
en étudiant un nouveau règlement d'application de l'article 73 du traité. La
volonté de la Commission est de supprimer les aides de l'État et les droits
exclusifs de la sphère publique. La Commission souhaite par ce biais casser
le service public des transports.
B. Toujours moins de service public de transport !
Le conseil transport a arrêté une position sur trois directives du " paquet
ferroviaire ". ces propositions visent à accentuer la destruction des
services publics des transports ferroviaires en renforçant la séparation
entre entreprise ferroviaire et gestionnaire d'infrastructures (modification
de la directive 91/440), à élargir le champs d'application des licences
(comprendre la multiplication des entreprises privées utilisant le rail) par
modification de la directive 95/18 et à supprimer les " freins " à l'entrée
des sociétés privées dans le transport ferroviaire. Et tout cela avec la
bénédiction du gouvernement Jospin-Gayssot !
Rien n'est prévu par contre pour la sécurité (Paddington et les autres
désastres n'ont rien appris à nos dirigeants !).
C. Sécurité maritime : c'est pour 2015 !
Jusqu'à cette date, il n'y aura pas d'interdiction des bateaux à simple
coque. Il pourra donc y avoir d'autres marées noires scandaleuses type
ERIKA. Et que font Dominique Voynet, Guy Hascoët et les Verts ? Ils négocient
des places de conseillers municipaux. La lutte pour l'écologie doit donc se
faire en dehors d'eux !
4. INTERNATIONAL
A. Rapport 2000 de l'OGD (Observatoire Géopolitique des Drogues)
Le rapport de l'Observatoire Géopolitique des Drogues montre que la
production et le trafic des drogues n'ont jamais été aussi florissants. Nous
ajouterons, quant à nous, que la création de l'argent " sale " dont elle est
la conséquence est de plus en plus importante.
Et, tout cela dans l'indifférence des gouvernements des pays dits développés
(Amérique du Nord, Europe, Japon, etc.).
Et, l'OGD, seul organisme indépendant doit fermer ses portes par manque de
soutien financier.
Qu'en concluez-vous ?
Ecrivez-nous à www.gauche-republicaine.fr.st
RESPUBLICA N°38
LE JOURNAL DE LA GAUCHE RÉPUBLICAINE, LAÏQUE, ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. FRANCE
3. UNION EUROPÉENNE
4. INTERNATIONAL
______________________________________________________________________
1. AGENDA
Le 27 avril, réunion au siège de la Confédération Paysanne pour préparer le
contre-sommet social de Genève qui se tiendra le 25 juin et la manifestation
de Millau du vendredi 30 juin et du samedi 1er juillet pour soutenir José
Bové et les 11 inculpés dans l'affaire du démontage du Mac Donald.
Le 11 mai, à Valenciennes, conférence de Bernard Teper sur : "
Mondialisation
et République " à la faculté de droit de Valenciennes.
Le 28 mai, fête des associations à Savigny-le-Temple (77) avec un stand de
l'UFAL.
Le 17 juin, marche nationale contre la pauvreté et les violences faites aux
femmes (à Paris, 13h00, Bastille).
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1er juillet, manifestation de soutien à José Bové dans
l'affaire Mac Donald.
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes)
Le 17 octobre, marche mondiale à New York (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes)
2. FRANCE
A. Ecole : un texte intéressant
Un texte de Nico Hirtt, auteur de l'école sacrifiée et du Tableau Noir, qui
analyse le rapport OCDE de 1998 sur les politiques de l'éducation dans un
article de 6 pages intitulé : " L'OCDE veut soumettre l'école plus
directement aux lois du marché ".
Ce texte est à la disposition des lecteurs qui peuvent le demander à :
REPERE2000@...
B. Fondation du 2 mars
L'ex-association pour la fondation March Bloch, s'était transformée à la
dernière Assemblée Générale, suite à une décision de justice demandée par
les
héritiers de March Bloch en Bastille, Nation, Fondation pour la République.
Le Conseil d'Administration en a décidé autrement et l'ex-AFMB et
l'ex-fondation des stations de métro, s'appelle désormais " Fondation du 2
mars ".
Déjà, à l'Assemblée Générale de la Baule, le Conseil d'Administration avait
décidé de coopter les candidats administrateurs non élus par l'assemblée
générale. Donc par 2 fois, le conseil d'administration va à l'encontre des
décisions de l'assemblée générale.
Y aurait-il une crise liée au projet politique et intellectuel de cet
organisme ?
C. Le gouvernement et le dopage
L'affaire de dopage de Perpignan, qui a révélée un important trafic de
corticoïdes, a entraîné la justice à considérer les coureurs cyclistes
impliqués comme des " toxicomanes " (17 mises en examen !).
Il semble que Marie-Georges Buffet et le gouvernement ne prônent pas les
mesures qui s'imposent (recherches de l'ensemble des produits dopants lors
des contrôles ,création d'un
Laboratoire public pour suivre plus rapidement l'évolution des nouvelles
substances dopantes, etc.).
Combien faudra-t-il de mises en examen ou de scandales pour voir le
gouvernement prendre ce problème à bras le corps ?
D. Téléperformance, concurrente de France Télécom, crée les CDD de 30
minutes
On n'arrête pas le progrès ! Pour suivre les appels téléphoniques faisant
suite à des publicités télévisées, Téléperformance embauche des CDD de 30
minutes.
Quand arrêterons-nous ce scandale !
E. Pétition envoyée à Jack-Lang
Pétition issue de l'Assemblée Générale du 21 mars :
Les professeurs soussignés du lycée Clémence (Nantes), considèrent que les
réformes Allègre-Royal portent atteinte aux principes mêmes de
l'enseignement
de qualité auquel ils sont attachés, comme leurs collègues qui partout en
France participent depuis des semaines au mouvement massif d'opposition à
cette " politique éducative " destructrice.
En conséquence, ils demandent :
Le retrait des réformes Allègre-Royal des lycées, lycées professionnels,
collèges et écoles.
Que soient rétablies toutes les heures de cours et options supprimées.
Que cessent les agressions contre les disciplines et programmes nationaux.
Le maintien et le respect des statuts nationaux de tous les personnels
(décret du 25 mai 1950, etc.)
Suivent 63 signatures
F. Pour un réveillon du 22 septembre
L'association Décadi : decadi@...à.fr et
http://perso.wanadoo.fr/decadi/ , a lancé l'idée de réveillon républicain le
22 septembre, anniversaire de la 1ère république.
Il semble urgent d'élargir le cercle des personnes fêtant cet événement et
de
faire déclarer ce jour férié à la place d'une des nombreuses fêtes
religieuses qui polluent notre espace laïque.
G. Vache folle : à quand un dépistage généralisé ?
En reconnaissant officiellement l'hypothèse d'une possible " 3ème voie " de
transmission de l'agent de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), Jean
Glavany a suscité polémiques et doutes sur la politique gouvernementale.
Nous
attendons des éclaircissements sur cette hypothèse et si cela se confirmait
sur la riposte gouvernementale.
3. UNION EUROPEENNE
A. Les tentatives de fusion continuent !
B.N.P. Paribas tente une alliance avec la Dresdner Bank (qui s'est brouillée
avec la Deutsch Bank !). Les grands de ce monde fusionnent et la fusion de
la
gauche laïque et républicaine, c'est pour quand ?!!
B. Secte et extrême droite
OTO, Église de Satan, Wicca, Nouvelle Acropole. La liste serait bien longue
s'il fallait faire le lien entre les sectes et la mouvance néo-nazie ou
d'ultra droite. Ce n'est plus un secret que les " nouvelles religions "
comme
elles aiment à se définir, travaillent avec les militants les plus
intransigeants du nationalisme de droite. Pendant longtemps, l'extrême
droite
était cantonnée à un spiritualisme, à une métaphysique purement chrétienne.
L'avènement du nazisme comme culte de la race et de la force, son ordre noir
néo-païen (Allgemeine SS), a été l'élément déclenchant majeur d'une remise
en
question de la religion, à partir d'un credo judéo-chrétien jugé trop
humaniste ( largement à relativiser puisque le christianisme fut et reste
porteur d'intolérance et d'autocratie spirituelle), fragile et d'influence
sémite. Le paganisme dans sa diversité, sa conception du surhomme
nietzschéen
dépassant le bien et le mal, la puissance de ses rites guerriers ancestraux
(odinisme, celtisme.), sa mystique et son occultisme particulariste,
reléguait l'intégrisme traditionaliste aux reliques de l'histoire. Hitler,
Himmler, étaient de fervents partisans de cette nouvelle croyance élitiste
néo-aristocratique dont le reflet ne pouvait être que la classe dirigeante
et
aryenne des Schutzstaffeln et sa mainmise sur l'éducation spirituelle et
intellectuelle au sein du Reich (Beauftragter des Führers für die
Uberwachung
der gesamten geistigen und weltanschaulischen Schulung und Erziehung der
NSDAP et l'Ahnenerbe), mais ils ne furent pas les seuls tenants responsables
de cette fusion entre politique extrémiste et spiritualité sectaire. Les
religions monothéistes issues du judaïsme, aux yeux des plus fanatiques
adhérents de la cause nationaliste de droite, de la droite révolutionnaire
dans sa diversité, ne pouvaient être les garantes d'une foi dynamisant un
concept de puissance, de dépassement du soi. Il fallait donc se détourner de
cette voie pour s'orienter vers des cultes enfouis et passés outre les
mémoires, outre-tombe pour sonner plus vrai. Monothéisme rimant, pour les
extrémistes, avec humanité, son opposition ne pouvait être que la lumière de
l'obscurité divine " Lucifer ", les ténèbres des révélations polythéistes
face à l'abjection conceptualisée d'un dieu seul et unique précepteur des
hommes. Pendant les XVIIIième et XIXième siècles, puis durant la première
moitié du XXième, apparurent, organisées, des structures paganistes et/ou
sataniques (le Culte de Cthulhu, l'Ordre Ésotérique de Dagon, la Secte de la
Sagesse Étoilée, l'Astrum Argentinum de l'Ordre Hérétique de la Golden
Down.), qui devaient s'avérer être les prémices réelles de l'utilisation du
sectarisme à des fins fanatiques et extrêmes. La multiplication des
organisations de ce type ne pouvait que croiser le chemin du politique, et
ce
fut le cas. L'Ordre de Thulé et les Chevaliers du Dragon Rouge engendrèrent
le pangermanisme exacerbé et le nazisme dans sa première formule (DAP),
comme
sur d'autres positions, la magie, l'occultisme, la démonologie,
influencèrent
des hommes et des cercles institutionnalisés. Aleister Crowley, le maître
Thérion - Être suprême (Liber Liberi Lapidis Lazuli, Les rites secrets de
l'Ordre du Temple d'Orient, Liber Agape et De Arte Magica, Jacques
l'Éventreur le sublime, " Liber Samekh - theurgie goetia summa - congressus
cum daemone : rituel utilisé par la Bête 666 pour atteindre la connaissance
et la conversation avec son Saint Ange Gardien durant le semestre où il
accomplit l'opération de la magie sacrée d'Abramelin le mage " ) comme
Julius
Evola ( Le fascisme vu de droite - Notes sur le Troisième Reich, Les hommes
au milieu des ruines, Introductions à la magie : Ur-Krur, La Tradition
Hermétique, Le yoga tantrique, Révolte contre le monde moderne, Symboles et
mythes.) ont été des parfaits exemples de cette corrélation entre mystique
du
chaos (Yog Sothoth et Azathoth, Necronomicon.), égyptologie du " Livre des
morts ", suprématie raciale (Book of Dzyan, Mani Koumbourm, écrits sacrés
de
la race mythique et supérieure des Dzugariens, Les Aeons d'Atlandide) et
affirmations totalitaires. Le premier, adepte de toutes les déviations
sexuelles par le biais de la magie (Dieu libre et libertin, sacrifice et
hommage ; de ma virginité recevez les louanges ! Votre empire triomphe sur
mon pucelage, paradis de la boue, empire de la fange ! Dieu libre et
libertin, sacrifice et hommage. Chez vous les crimes infâmes ne sont que des
blagues ; chez vous, mon Dieu, les dieux ne sont que des idées. Frappez
votre
esclave ! Ah ! le sang qui coule en vague la comblera de joie, éventrée et
pâmée. Chez vous les crimes infâmes ne sont que des blagues. Aleister
Crowley
in " Dieu libre et libertin " ), flirta largement avec le mysticisme
démono-eugénique, les milieux ultra-conservateurs et impérialistes
britanniques et l'extrême droite. Le second, intellectuel italien grand
bourgeois et méprisant la plèbe, trouvait le régime fasciste trop populiste
et fit, de fait, l'apologie la plus complète du régime hitlérien, et tout
particulièrement de son élite : la SS. Evola était aussi un passionné
d'occultisme et d'ésotérisme de bazar. L'un comme l'autre ont été évidemment
les moteurs d'une rédemption métaphysique radicale au sein de l'extrême
droite contemporaine. De nombreux groupuscules nationalistes
révolutionnaires
de droite, cercles pagano-droitiers, associations culturelles néo-nazies ou
de la Nouvelle droite ( certains membres réactionnaires du G.R.E.C.E, les
Éditions Pardes- Totalité) se sont tournés pour partie, vers les options
sectaires ou se sont chargés d'être le pont et le pôle d'intérêt d'un
ensemble de mouvances crypto-mystiques. Un individu comme Christian Bouchet,
grand spécialiste mondial et reconnu d'Aleister Crowley et gourou national
de
l'OTO, se fit l'apôtre du satanisme et du paganisme, le relais avec les
mouvements odinistes, hellénistes et celtisants. A travers le milieu musical
" Dark Metal et Gothique " il a étendu l'emprise de ses idées, comme
certains
de ses comparses, un peu partout au sein de l'extrême droite. Ainsi, des
jeunes militants du MNR de Mégret, de Terre et Peuple de Pierre Vial,
côtoient ceux du GUD, les nazillons du PNFE, les cercles Résistance du dit
Christian Bouchet et les quelques anarchistes de droite révisionnistes et
pseudo-autonomistes bretons autour de Hans Cany l'azimuté (.), en une grande
messe païenne plurielle ; complètement déconnectés des réalités, fanatisés
parce que fragiles de corps et d'esprit, ces pauvres niais implorent en une
béatitude débilitante les dieux et les démons, et la surchauffe de leurs
neurones abîmés par tant de bêtise. Bien que complètement tarés déjà si
jeunes, il ne faut pas pour autant, et surtout, minimiser et mésestimer leur
capacité de nuisance, leur propension à s'en prendre à autrui, à tout et
n'importe quoi. Pourvu que les dieux soient avec eux, c'est-à-dire jamais !
C. Europe des Ethnies, europe fédérale = europe des conflits
L'attentat qui a causé la mort d'une jeune femme en Bretagne et qui semble,
selon les services de police, être le fruit de l'Armée Révolutionnaire
Bretonne (ARB) est l'archétype radicalisé d'une politique nationaliste
ethnique. Emgann (bataille ou combat en breton) vitrine politique (classée à
l'extrême gauche) légale depuis 1982 (suite à la dynamique des Comités
amnistie Bretagne - KAD, pour la défense des prisonniers du FLB dans les
années 70) de l'ARB, se revendique comme un mouvement indépendantiste, pour
une " Bretagne libre et socialiste ", pour un combat national de libération
sociale. Emgann est à la Bretagne ce que A Cuncolta et Corsica Nazione sont
à
la Corse : des structures nationalistes qui cautionnent l'utilisation du
terrorisme anti-français pour se faire entendre. Est-ce la solution d'un
dialogue véritablement démocratique, et les bretons comme les corses
sont-ils
tant persécutés par la République pour en arriver à des solutions aussi
absolues et criminelles ?
Emgann ne cache pas ses liens actifs avec les basques d'Herri Batasuna
(officine légale de l'ETA) et de l'ensemble de la gauche nationaliste basque
en Euskadi, avec le courant révolutionnaire Occitan, avec le Republican Sinn
Fein (parti de libération nationale représentant l'IRA) et Cymru Goch au
pays
de Galles. Tous les partisans de l'indépendance des actuelles régions
d'Europe concernées, de l'autonomie prononcée, ne sont pas tous des adeptes
de la lutte révolutionnaire armée, revolver ou pistolet au poing et bombes
déposées dans les coins, qui tuent parfois des innocents en visant l'État
français. En effet, les nationalistes identitaires, souvent classés à gauche
ou à l'extrême gauche, acceptent dans une grande majorité l'action politique
démocratique, même si leurs positions finales ressemblent fortement et
davantage à l'intransigeance active et directe des plus virulentes
organisations. L'UDB en Bretagne, l'UPC en Corse, l'UPA en Alsace, le Parti
Occitan, le Parti Catalan, le MRS en Savoie etc. La constante de toutes ces
structures politiques est la même que pour les plus radicaux : au minimum
l'autonomie, au maximum l'indépendance, le tout sur fond de revendications
affichées linguistiques et culturelles (officieusement, dans la majorité des
cas, la mainmise attendue sur le portefeuille de l'économie locale, pour le
meilleur, mais le plus souvent pour le pire, surtout pour les concitoyens
qui
supporteront le poids de leurs incompétences politiques et économiques). On
pourrait presque y croire et se dire, après tout, ils ne veulent qu'aspirer
au droit républicain accordant aux peuples le droit de disposer d'eux-mêmes.
Dans la réalité ce n'est pas vraiment le cas. L'État français dans le cadre
de sa politique de décentralisation - depuis quelques années - laisse toutes
possibilités aux régions de gérer leurs propres cultures et aspirations
spécifiques, y compris linguistiques ; des écoles bilingues de langues
bretonne, basque ou corse existent et peuvent s'exprimer pleinement dans le
cadre de la République. Notre démocratie nationale permet aux organisations,
partis et mouvements nationalistes identitaires de s'exprimer, de participer
aux débats et aux enjeux de leurs régions et territoires respectifs, y
compris sur le plan de la gestion administrative et économico-politique.
C'est le cas en Bretagne avec les élus de l'UDB, en Corse avec ceux de
Corsica Nazione et en Savoie aussi avec son seul et unique élu. Le paradoxe
des mouvements nationalistes identitaires réside dans le fait qu'ils ne
sont,
et qu'ils ne représentent politiquement, qu'une infime minorité des
populations concernées.
La logique des nationalistes indépendantistes ou autonomistes de gauche -
comme celle concernant ceux de droite - recouvre en fait la haine de la
République française, sa constitution, ses principes universalistes modérés
et pondérés, son unité démocratique. L'Europe des ethnies et l'Europe
fédérée
en régions et peuples solidaires sont antinomiques des valeurs
républicaines.
L'Europe fédérale, d'un système à l'autre, amène à l'Europe des exclusions,
à
l'Europe du racisme et de la xénophobie, à l'inadéquation du réalisme
politique en phase avec les nécessités d'une économie unitaire et sociale.
L'Europe de l'UDB, de l'UPC et des autres nationalistes modérés, c'est
l'Europe ostracisée, divisée face à l'impérialisme Nord-américain, mais
c'est
aussi l'Europe des conflits ethniques : l'ex-Yougoslavie, le Kosovo, les
Balkans en général, le Caucase, la Belgique et ses divisions linguistiques
xénophobes entre wallons et flamands, l'Italie avec la Ligue du Nord proche
de l'extrême droite séparatiste, c'est aussi la Sardaigne, l'Allemagne qui
n'arrive pas se dépêtrer de sa réunification avec l'Est, dans le cadre de la
république fédérale ; c'est aussi les dissensions des cantons Suisse.
L'Europe des peuples, l'Europe des régions, l'Europe fédérale, sont un
miroir
aux alouettes et un mouroir pour l'Europe face au déterminisme anglo-saxon.
L'Europe ethniques des nationalistes les plus radicaux, c'est à l'extrême
gauche, in bis repetita, l'internationalisme utopique
archéo-paléo-communiste
ou anarchisant, et à l'extrême droite, la résurgence des démons du nazisme.
L'Europe fédérale, c'est aussi l'Europe libéral-libertaire des Verts et du
PS
(dans sa grande majorité), des centristes mous. C'est l'Europe de Maastricht
telle que nous la vivons et subissons malheureusement, l'Europe de la
finance
à la remorque des États-Unis.
L'Europe, ce doit être l'Europe sociale des États-nations dans un premier
temps, en attendant la constitution d'une Europe unitaire républicaine. La
Charte des langues régionales ne doit surtout pas être signée car elle n'est
l'expression que de l'Europe du néant et de l'anarchie capitalistique !
4. INTERNATIONAL
A. Afrique du Sud
Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud, refuse de fournir de l'AZT,
médicament trop coûteux, aux séropositives enceintes. A quand un programme
ONU de fourniture de l'AZT ?
RESPUBLICA N°39
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAIQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. France
A. L'UFAL reçue au Secrétariat d'Etat au Budget
B. Atteintes à la laïcité : suite !
C. Appel à signer massivement pour l'école républicaine
D. Soutien à José Bové et aux 11 inculpés de Millau (affaire Mac Donald !)
3. UNION EUROPEENNE
A. Contre-sommet social anti-OMC à Genève du 22 au 25 juin 2000
1. AGENDA
Le 11 mai, à Valenciennes, conférence de Bernard Teper sur : "
Mondialisation
et République " à la faculté de droit de Valenciennes.
Le 28 mai, fête des associations à Savigny-le-Temple (77) avec un stand de
l'UFAL.
Le 17 juin, marche nationale contre la pauvreté et les violences faites aux
femmes (à Paris, 13h00, Bastille).
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1er juillet, manifestation de soutien à José Bové dans
l'affaire Mac Donald.
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes)
Le 17 octobre, marche mondiale à New York (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes)
2. France
A. L'UFAL reçue au Secrétariat d'Etat au Budget
L'Union des Familles Laïques (UFAL) a été reçue mardi 25 avril 2000 au
secrétariat d'Etat au Budget par le conseiller technique de Florence PARLY.
Cet entretien faisait suite à une déclaration de la ministre souhaitant " un
pacte fiscal " avec les citoyens de notre pays.
L'UFAL en a profité pour développer ses propositions de " révolution fiscale
" nécessaires à la lutte contre les inégalités sociales.
L'UFAL a demandé une baisse plus forte de la TVA (impôt le plus injuste),
une
loi d'aménagement du territoire assurant la péréquation de la taxe
professionnelle et de la taxe d'habitation (modulée selon les revenus) entre
les communes riches et les communes pauvres, une imposition sur le revenu
progressive pour tous, l'individualisation citoyenne de la fiscalité, etc.
L'UFAL a également demandé une politique fiscale plus favorable aux couches
défavorisées
B. Atteintes à la laïcité : suite !
Les articles publiés dans la presse locale de la Mayenne mettant en avant
les
" activités " du cercle Europe du lycée Victor Hugo méritent à mon avis des
précisions.
Le concept de " cercle Europe " émane de l'exécutif politique de la Région
depuis 1993.
Le réseau des cercles Europe réunit des établissements privés confessionnels
et des établissements publics (entorse à la laïcité).
Au lycée Victor Hugo c'est seulement en 1998 qu'est apparu le cercle Europe
essentiellement sous la forme d'un numéro d' " eurinfo ". à ce jour aucun
autre numéro n'a été publié depuis.
Interrogé sur ce point lors du Conseil d'Administration du 25.05.99,le
proviseur du lycée a précisé qu'il a décidé d'engager l'établissement dans
cette structure qui donne des moyens financiers et qui assure de la part des
élèves une production.
Chacun peut avoir sur la construction européenne son point de vue, mais il
convient de ne point l'inculquer à de jeunes élèves.
Je me demande s'il nous appartient d'utiliser le temps scolaire pour faire
réfléchir les jeunes sur des thèmes politiques. Les jeunes nous sont confiés
pour leur diffuser un enseignement, leur formation politique n'est pas de
notre ressort. Ma plus grande surprise a été de lire que " Victor Hugo sans
frontières " était un jeu-concours organisé par le cercle Europe. Le Japon
et
le Mexique auraient-ils été annexés ?
Sérieusement beaucoup de participants seront aussi surpris que moi.
Je connais les pressions que subit l'école de la part des élus politiques
mais ce n'est pas une raison de céder aux sirènes mais tout au contraire
pour
défendre la laïcité et permettre aux jeunes de se forger leur opinion en
toute liberté.
JP Richaudeau
Syndicaliste enseignant
Diplômé de droit
C. Appel à signer massivement pour l'école publique !
REINSTITUONS L'ECOLE PUBLIQUE
Depuis la promulgation de la Loi d'orientation de juillet 1989, la mise en
place de la réforme des écoles, des collèges, des lycées et la diffusion des
projets concernant les Concours de recrutement des professeurs, les analyses
critiques et les oppositions se multiplient : plus que de la réformer, il
est
nécessaire aujourd'hui de ré instituer l'Ecole publique. Depuis des années,
des réformes précipitées produisent des effets pervers que d'autres
réformes,
tout aussi précipitées, prétendent rectifier en aggravant, en fait, la
situation de l'institution scolaire.
Ainsi, la réduction des horaires consacrés aux disciplines dans les lycées
ne
peut qu'accentuer l'échec à l'université; ainsi, la baisse des exigences à
la
fin du collège dégrade par avance les conditions d'enseignement et d'étude
au
lycée ; ainsi, dans le premier degré, l'étirement des apprentissages de base
accentue par avance l'inégalité entre les élèves au collège. Tous ces effets
pervers sont actuellement masqués par une " pensée unique" qui décrète, sans
justification, que les réformes sont nécessaires parce qu'il faut réformer
pour... réformer.
Il nous appartient à tous de sortir de ce cercle vicieux, en prônant une
politique de ré institution de l'Ecole publique.
Pour passer de ce réformisme dispersif, dont les professeurs et les parents
ne veulent plus, à cette nécessaire ré institution, une volonté politique de
refondation du pacte social et républicain doit s'imposer. L'Ecole publique
et notre République se doivent de retrouver toute leur puissance
intégratrice.
C'est pourquoi, citoyens soucieux de l'avenir de l'institution scolaire,
nous
vous demandons solennellement de prendre en compte les propositions
suivantes
:
Tout d'abord, concernant le cadre législatif global, nous vous demandons de
dresser un bilan de la Loi de 1989 comme cette Loi le réclamait elle-même
(pour l'année... 1992). Toutes les dernières mesures, contestées par le
corps
enseignant et nombre de parents, procèdent d'une Loi qui aurait dû être
réexaminée voir critiquée : ce bilan concerne toute la nation. Aucune
réforme
ne saurait intervenir sans un vrai état des lieux, qui est plus que jamais
nécessaire. Au cours d'assises de l'Ecole publique, une analyse objective de
l'institution scolaire serait faite comportant, notamment, une étude des
difficultés rencontrées dans la pratique par les professeurs. Durant ces
débats personne ne serait juge et partie, comme ce fut le cas en 1998, lors
de la " consultation " précédant la réforme des lycées.
En second lieu, nous vous demandons d'exiger, avec nous, le retrait des
récents décrets, réformes et projets concernant les écoles, les collèges et
les lycées. Les débats et pétitions portant sur l'amputation des programmes
et des horaires de toutes les disciplines montrent l'ampleur des inquiétudes
et de la mobilisation. Nous ne serons pas les complices d'une destitution
programmée de notre langue : l'avenir de la culture générale est en jeu. De
même, à propos des projets de refonte des concours de recrutement nous vous
conjurons de dénoncer, avec nous, la désolante rhétorique du "
communicationnel " et du " professionnel " qui ne sert qu'à préparer une
baisse du niveau de la compétence disciplinaire et académique des futurs
professeurs. C'est pourquoi un véritable audit des IUFM s'impose. Là encore
que personne ne soit juge et partie.
Sur toutes ces questions nous souhaitons qu'un débat national s'engage ; ni
la "mondialisation", ni "l'alignement" européen, ni les progrès de la
technologie, ne sauraient ni différer et encore moins empêcher cette
refondation de notre Ecole publique.
Rien ne doit se décider dans la précipitation et la fausse urgence. Il n'est
d'autre urgence que de développer, dans un réel souci de l'avenir, la
qualité
de l'enseignement, la grandeur de l'Ecole publique, le respect des élèves et
de leurs professeurs.
Pour tout contact, s'adresser à REPERE2000@...
Premiers signataires :
Elisabeth BADINTER
Charles COUTEL
Joël GAUBERT
Danièle SALLENAVE
Catherine KINTZLER
Bernard TEPER
D. Soutien à José Bové et aux 11 inculpés de Millau (affaire Mac Donald !)
Le procès débutera le vendredi 30 juin vers 9h00 du matin. La Confédération
Paysanne et le Comité National de soutien organisera parallèlement au procès
une animation :
- vendredi après-midi : théatre de rue et 11 forums de discussion. Un
podium près du tribunal permettra des prises de parole.
- Vendredi soir de 19h00 à l'aube, concert géant avec Cabrel, Zebda, Noir
désir, etc.
- Clôture sur podium le samedi de 12h00 à 14h30 pour l'intervention finale
par la Confédération Paysanne
Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues
3. EUROPE
A. Contre-sommet social anti-OMC à Genève du 22 au 25 juin 2000
A l'initiative du groupe genevois de l'Appel de Bangkok (ATTAC et CCCOMC),
se
prépare la semaine suivante :
- Jeudi 22 juin 2000 matin, Assemblée Générale (salle de 300 places)
- Jeudi 22 juin après-midi et vendredi 23 juin, des ateliers de discussion
entre les délégations de différents pays (Corée, Philippines, Etats Unis,
Europe, Afrique du Sud, etc.)
- Samedi 24 juin, Assemblée Générale (salle 500 à 1000 places)
- Dimanche 25 juin, prise de parole des organisateurs de 12h à 14h30 et
manifestation de l'Université vers l'ONU en passant par le siège de l'OMC à
Genève.
L'avant-projet du projet de résolution sera adressé par ATTAC France au
groupe genevois de l'Appel de Bangkok vers le 15 mai pour amendements.
Il est à noter qu' une partie importante de la mondialisation est réalisée
par " Jubilé 2000 " organisation liée aux Eglises chrétiennes.
Respublica N° 40
>Le journal de la Gauche Républicaine, Laïque, Écologique et Sociale
>
"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est pas subir
la loi du mensonge triomphant qui passe "
Jean Jaures
>
>SOMMAIRE
>
>
>1. Agenda
>2. France
>A. prolétaires catholiques de tous pays unissez-vous !
>B. Pourquoi un partie de la gauche et de l'extrême gauche se mettent sous
>la
>coupe de l'Église ?
>C. Contre la conformité plurielle
>D. Lycée Auguste Blanqui à St Ouen (93) : la banque CIC fait la classe !
>E. "Euthanasie et pouvoir médical, vivre librement sa mort "(par A.
>Montjardet)
>
>
>
>1. Agenda
>
>Le 11 mai à Valenciennes, conférence de Bernard Teper sur : "Mondialisation
>et République" à la faculté de droit de Valenciennes.
>
>Le 28 mai, fête des associations à savigny-le-Temple (77) avec un stand de
>l'UFAL.
>
>Le 17 juin Marche nationale contre la pauvreté et les violences faites aux
>femmes (à Paris 13 H 00 Bastille).
>
>Le 25 juin contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
>
>Le 30 juin et 1 er juillet Manifestation de soutien à José Bové dans
>l'affaire Mac Donald.
>
>Le 14 octobre Marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la marche
>mondiale des femmes).
>
> 1. France
>
>A- Prolétaires catholiques de tous les pays unissez-vous !
>
>Jean-Paul dit II voulait faire de ce Premier Mai l'un des grands événements
>de l'année jubilaire de son église. Opération réussie : les grandes
>confédérations syndicales italiennes avaient renoncé pour la première fois
>depuis l'avènement de la République, à leur traditionnel rassemblement à
>Rome
>pour être aux côtés du pape et de ses organisations de travailleurs
>Chrétiennes.
>Au grand dam de la Gauche Laïque Italienne qui nous le voyons comme en
>France
>a bien du travail. A quand la création d'une transnationale Laïque et
>Républicaine ?
>
>
> B- Pourquoi une partie de la gauche et de l'extrême-gauche se mettent
>sous
>la coupe de l'Église ?
>
>Pour comprendre cela, il convient de lire le livre de Philippe Schwartz
>"2001, un monde sans Dieu" (40 F port compris par chèque à l'ordre de
>l'UFAL,
>27 rue de la Réunion 75020 Paris). Il y explique que le Turbo- Capitalisme,
>nouvelle phase du Capitalisme, a besoin, pour libérer sa course au profit,
>de
>"broyer" toutes les structures à "ossature centrale" (sécurité sociale,
>classe ouvrière, PC, Église centralisée, etc.) et tous les secteurs qui ne
>sont pas encore entrés dans le secteur marchand (Santé, École, Protection
>Sociale, Retraites, Transports, Poste, etc.).
>
>Les églises à ossature centrale dont l'église Catholique sont donc menacées
>par la globalisation financière de la mondialisation libérale. Elle
>s'oppose
>donc à cette mondialisation libérale comme une partie de la Gauche et de
>l'extrême-gauche.
>Donc, si on ne met pas en avant des propositions en termes de projet et de
>contrat social, l'église catholique est prête à prendre la direction d'un
front anti-mondialisation.
>
>Pour les citoyens attachés aux principes laïques et Républicains, cette
>alliance avec l'Eglise (qui se fait sur des principes anti-laïques et
>anti-Républicains) tourne le dos au projet de contrat social Républicain.
>Il
>y a donc deux façon d'être contre la mondialisation Libérale : celle qui
>vise
>à se mettre sous la coupe des cléricaux (opération jubilé 2000 du pape et
>celle D'UNE CONSTITUTION D'UN POLE DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAIQUE,
>ECOLOGIQUE ET SOCIALE.
>
>La "pitrerie de Rome" du Premier Mai 2000 est la caricature de la première
>nommée. Cependant, elle s'effectue d'une façon plus "soft " ailleurs, par
>exemple, la manifestation du contre-sommet social anti-OMC de Genève le 25
>juin est précédée d'une messe oecuménique.Bien-sûr les
>manifestants
>ATTAC, CCCOMC et "Appel de Bangkok" ne seront pas obligés d'aller à la
>messe,
>mais le fait de travailler avec "l'opération jubilé 2000" les oblige à
>prévoir cette messe.
>
>Nous voyons dans beaucoup de pays , une fraction de la gauche et de
>l'extrême
>gauche faire un "compromis historique" avec le Vatican et se mettre sous
>leur
>coupe en délaissant les principes de la gauche Laïque et républicaine.
>Il convient donc de développer le pôle de la gauche républicaine, laïque,
>écologique et sociale, qui s'oppose à la globalisation financière de la
>mondialisation libérale du turbo-capitalisme , hors du "compromis
>historique"
>avec les Églises. Si vous êtes d'accord avec cette analyse rejoignez notre
>combat et dites le nous !
>
>C-Contre la conformité plurielle
>
>Le dernier livre de Robert Redeker "aux armes citoyens" (ed.Bérénice,
>55p.30F) dénonce le vernis culturel qui est donné aux hommes pour lutter
>contre leur liberté de conscience. Cette étude explique bien la formation
>de
>la conformité plurielle qui supprime la possibilité d'un avenir maîtrisé
>par
>les hommes.
>
>
>D-Lycée Auguste Blanqui à St Ouen (93) la banque CIC fait la classe !
>
>Parce qu'un professeur de philosophie a réagi contre le fait que le CIC
>organise un jeu, à l'intérieur de l'école publique, visant à récompenser
>ceux
>qui réussissent le mieux à la bourse (alors que le lycée a 46% de boursiers
>!), ce professeur est sous le coup d'une sanction. Pour recevoir les
>lettres
>de Gilbert Molinier professeur de philosophie et la pétition prenant sa
>défense, contacter REPERE2000@....
>
>E- Euthanasie et pouvoir médical, vivre librement sa mort (a. Montjardet)
>Note de lecture de notre ami B. Courcelle
>
>Le conseil national d'Éthique vient de proposer, à l'unanimité,
>d'introduire
>dans le code pénal, une "exeption d'euthanasie". Le débat n'est pas clos.
>La
>loi n'a pas encore été modifié. Pour avoir un éclairage complet de la
>question, il faut lire cette ouvrage très approfondie qui donne tout son
>sens
>à la notion "d'humanisme laïque".
>J'en présente les différents chapitres en signalant les éléments qui m'ont
>paru les plus nouveaux ou marquants. Il est impossible de rendre compte des
>analyses de ce livre. De nombreuses citations en font un document de
>travail
>et de référence.
>
>- les opinions en présence :
>
>"la revendication légitime du droit à une mort douce et maîtrisée est
>massive
>et en constante progression. Mais aussi se fait jour une certaine volonté
>de
>réappropriation du processus de fin de vie manifestée par près de la moitié
>de la population."
>
>"C'est toujours un manque d'information de la part du médecin traitant qui
>complique tout"
>
>Les médecins se contentent en général d'informer les familles des décisions
>qu'ils ont prises, sans se préoccuper des volontés du malade et de sa
>famille. Lorsque des médecins sont accusés d'avoir aidé à mourir c'est le
>conseil de l'ordre des médecins qui statue , et la justice suit ses
>recommandations. Lorsque ce sont des infirmiers et des infirmières c'est
>directement la justice. Il n'y a pas de conseil de l'ordre pour les
>protéger.
>
>- Euthanasie subie
>
>La pratique euthanasique, est fréquente, mais clandestine et sans
>information
>du malade. Les politiques refusent le débat et reprennent les arguments
>irrationnels des médecins les plus réactionnaires. Il faut que "l'homme
>auquel la mort dérobe la vie ne soit pas dépossédé de sa propre mort par ce
>pour qui la mort n'est qu'un échec technologique" (D.Janicaud).
>
>- Euthanasie voulue
>
>"chaque individu doit avoir le droit, reconnu par la loi, de maîtriser les
>conditions de sa propre mort." Cela relève du droit e non de la médecine.
>De
>nombreux philosophes se sont clairement exprimés dans ce sens.
>
>- Suicide assisté ?
>
>"Avec le suicide, on transforme les murs du destin en chemin de la liberté"
>(Seneque).
>La loi de 1987 réprimant la "provocation au suicide" est un chef-d'oeuvre
>d'hypocrisie et de malhonnêteté intellectuelle.
>
>- Euthanasie et idéologie
>
>La loi de 1905 a séparé l'État des religions.Mais toutes les lois
>ultérieures
>sur la laïcité n'ont fait que des retours en arrière.Comme si la république
>avait gardé mauvaise conscience de cette séparation.
>"Fondamentalement,c'est bien en référence non avouée et par révérence
>implicite à la "loi de Dieu" que beaucoup d'états occidentaux se refusent
>encore à légaliser l'euthanasie." C'est vrai aussi pour la France, et pour
>d'autres questions que l'euthanasie.
>
>Lors de débats publics sur l'euthanasie, les religieux invités n'osent même
>pas dire qu'ils la récusent pour des raisons de dogmes. Ils se retranchent
>derrière de fumeux arguments "humanistes". C'est aussi bien sûr parce
>qu'ils
>visent à imposer à toute la société leurs principes. Ils sont donc obliger
>de
>las camoufler.
>
>- Les soins palliatifs
>
>La promotion des "soins palliatifs" est un argument pour refuser tout débat
>sur l'euthanasie. mais ils ne s'excluent pas.
>
>-Mourir chez soi
>
>-L'euthanasie à l'étranger
>Inventaire des législations étrangères. En France l'association pour le
>droit
>de mourir dans la dignité (ADMD) est particulièrement frileuse et
>inefficace.
>
> -Conclure ?
>Les politiciens et les médecins, en s'efforçant de bloquer tout débat sur
>l'euthanasie manifestent leur profond mépris aussi bien de la volonté des
>citoyens, que les premiers représentent (ou devrait représenter), que des
>malades et de leur vie, que les seconds prétendent respecter. C'est avec
>juste raison que l'auteur situe son livre dans la problématique du pouvoir.
>L'influence des religions est considérable sur ces questions, et réussit
>son
>entreprise d'intimidation, en utilisant la classique référence aux nazis,
>comme camouflage de positions dogmatiques, et refus de la possibilité d'un
>humanisme laïque.
>
RESPUBLICA N°41
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. FRANCE
A) Nouvelle Calédonie
B) Communautarisme d'extrême gauche : suite !
C) Appel pour un pôle politique de la gauche
républicaine, laïque, écologique et sociale
D) Prévention routière
E) Fond de pension de « gôche », ou fond de pension
tout court
F) Biocarburants : le surplace continue !
G) Le nombre de RMIstes augmente, la solidarité diminue
H) Rapprochement Pasqua-Seguin
I) Panne de France Télécom pour 2 millions d'abonnés
3. UNION EUROPEENNE
A) Jospin veut l'élargissement dès 2002
B) L'Euro pique du nez : crise politique ?
C) L'Union Européenne : une fuite en avant !
D) L'espace Baltique bat tous les records
4. INTERNATIONAL
A) Défense monétaire du Sud-Est Asiatique
B) Afghanistan : la lutte par de nouveaux moyens
5. DOSSIER
Le renseignement américain en accusation
______________________________________________________________________
1. AGENDA
Le 11 mai, à Valenciennes, conférence de Bernard Teper sur :
« Mondialisation et République » à la faculté de droit de
Valenciennes.
Le 28 mai, fête des associations à Savigny-le-Temple (77) avec un
stand de l'UFAL.
Le 17 juin, marche nationale contre la pauvreté et les violences
faites aux femmes (à Paris, 13h00, Bastille).
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1er juillet, manifestation de soutien à José Bové dans
l'affaire Mac Donald.
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la
Marche mondiale des femmes)
Le 17 octobre, marche mondiale à New York (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes)
2. FRANCE
A) Nouvelle Calédonie
Deux ans après la signature de l'accord de Nouméa et un an après la
mise en place du gouvernement local, le nouveau régime institutionnel
de la Nouvelle-Calédonie a du mal à faire ses preuves et l'économie
régionale à se diversifier.
Une fois de plus, la preuve est donnée que la décentralisation
maximale n'est pas la panacée tant sur le plan de la démocratie que
sur celui de l'économie, du niveau de vie de tous et du développement
des services publics.
Et pourtant, à entendre certains élus corses, bretons ou certains
ministres du gouvernement, leur croyance en l'avenir de la
décentralisation maximale tient plus de la foi que de la raison.
B) Communautarisme d'extrême gauche suite !
Gaël Roblin (extrême gauche), nationaliste breton, porte-parole du
mouvement Emgann (combat en français), mouvement indépendantiste
breton, a été mis en examen et incarcéré depuis le 7mai pour avoir
transmis à une journaliste de l'agence Capa, une disquette contenant
un communiqué de l'ARB revendiquant l'attentat de Pornic (44). Après
avoir appartenu au réseau franckiste du trotskisme (LCR), il milite
dans des associations anti-racistes, avec des associations de
chômeurs et contre les inégalités sociales.
Une fois de plus, nous voyons que la radicalité de l'engagement à
gauche n'est pas suffisant pour se prémunir du communautarisme et du
nationalisme anti-laïque et anti-républicain.
C) Pôle politique de la gauche républicaine, laïque,
écologique, et sociale
Après le lancement de l'appel pour des assises de la république(voir
respublica n°30 sur http://www.gauche-republicaine.fr.st )plusieurs
mouvements et associations, des élus et de nombreux citoyens ont
signé cet appel dont les premiers signataires seront publiés ce mois-
ci. Pour tout contact, vous pouvez joindre :
contact@...
D) Prévention routière
Malgré les coups de menton des différents ministres de l'intérieur et
des Transports depuis des années, malgré le rideau de fumée du permis
à points de Georges Sarre (MDC), et le discours gendarmesque de
J.C.Gayssot (PC), la France est en tête des statistiques européennes
(et donc de ses pays limitrophes) concernant le nombre de tués par
million d'habitant (144).
Nous rappelons nos propositions :
* Renforcement du contrôle technique des véhicules
* Renforcement du contrôle anti-drogue au volant (alcool, drogues
modifiant le comportement, etc)
* Renforcement de la prévention par des actions en milieu scolaire
* Développement des services publics de transport
Non, le tout-répressif du ministre des transports n'a jamais réglé
aucun problème !
Quand y aura t-il un gouvernement pour le comprendre ?
E) Fonds de pension "de gôche" ou fonds de pension
"tout court"
Le gouvernement Jospin-Fabius, appuyé par les syndicats
d'accompagnement social au premier rang duquel se trouve la CFDT,
vient de lancer les "plans partenariaux d'épargne salariale", version
française des fonds de pension. Ce développement, quoi qu'en disent
les socialistes libéraux français, est un moyen, à terme, de diminuer
l'impact des retraites par répartition. Par la même, de lancer la
privatisation généralisée du secteur retraites rendue nécessaire par
l'acceptation de la globalisation financière de la mondialisation
libérale par la majorité plurielle (PS, PC, MDC, PRG,Verts).
F) Biocarburants : le surplace continue !
Malgré une loi votée en 1996 qui prévoyait que l'incorporation de
composés oxygénés dans les carburants devait devenir obligatoire en
2000, rien n'a été fait.
Un rapport parlementaire relance le débat, mais rien n'avance !
Mais que font les Verts ?
Rien !
G) Le nombre de RMIstes augmente, la solidarité diminue
La question peut se poser : mais que fait le gouvernement de la
majorité plurielle ?
Rien !
Le I d'insertion est mis aux oubliettes. Le RMI sans I devient donc
une charité institutionnalisée sans possibilités de réintégration. Il
faut donc en finir avec ce scandale, il convient qu'une vraie
politique de solidarité s'impose, mais pour cela, il faut un
gouvernement laïque et républicain appliquant le principe de
solidarité et non celui de charité chrétienne !
H) Rapprochement Pasqua-Seguin
Ce rapprochement est mené par Nicolas Dupont-Aignan, démissionnaire
du secrétariat général adjoint du RPF, et par son club « Debout, la
République ».
Son but est de permettre l'éventuelle jonction autour de Philippe
Seguin.
Réussira-t-il ?
A suivre…
I)Panne de France - Télécom pour 2 millions d'abonnés
Eh ! Oui, France- Télécom n'est plus un service public et donc il
investit dans sa privatisation totale et non sur son matériel. Comme
à Paddington, sauf que là, il n'y a pas de morts.
Sauf pour le service public !
3. UNION EUROPEENNE
A)Jospin veut l'élargissement dès 2002
Notre Premier Ministre a déclaré à Budapest qu'il était favorable à
l'élargissement de l'Union Européenne dès 2002. Cela tombe bien, il
va participer auprès de Jacques Chirac, à la présidence française de
l'Union Européenne dès le 1er juillet !
Rien n'est prêt pour cela : cacophonie dans les institutions
européennes, Euro au plus bas, désaccord sur toutes les questions
importantes, etc.
B)L'Euro pique du nez : crise politique ?
Comme l'économie européenne va bien (même si le social ne va pas
bien !), il s'agit bien d'une crise politique.
Les marchés, ne voient pas (à juste titre), où va l'Union Européenne,
quel est son projet ? Donc les marchés anticipent cette crise
politique !
La Commission et le Parlement européen, en étant à l'avant-garde de
la globalisation financière de la mondialisation libérale sous la
direction des Etats-Unis, n'ont pas de projet propre. Les marchés
préfèrent le leader « la World Company » plutôt que ses fidèles
serviteurs.
Alors que l'OMC n'a pas tranché sur la commercialisation des OGM, le
parlement, lui, à déjà dit oui !
La commission et le parlement cèdent aux américains sur tout
(chocolat, bananes, Matra-Lagardère-Aérospatiale sous contrôle des
américains, etc.)
O) L'Union Européenne : une fuite en avant !
Une nouvelle idée de construction européenne à la carte vient de voir
le jour !
Après la zone Euro différente de l'Union Européenne, après la zone
Schergen différente de l'Union Européenne, voilà l'idée du noyau
fédéraliste européen qui recouvrira encore une géographie différente.
Est-il crédible d'avoir des zones à la carte sans avoir un accord sur
les institutions, avec un Euro géré par des non-élus déconnectés de
toute notion de souveraineté, sans projet social et économique
concret, sans respect des souverainetés nationales et populaires !
Il n'y a que les marchands et les financiers qui se régalent !
C)L'espace Baltique bat tous les records !
Jadis unis par le commerce, puis divisés par la guerre froide, le
pourtour de la Baltique avec ses 80 millions d'habitants est à
l'origine de 15 % des échanges mondiaux. Cela devient l'espace le
plus dynamique du continent !
A suivre !
4. INTERNATIONAL
A)Défense monétaire du Sud-Est Asiatique
La nouveauté de ce pacte de défense monétaire, tient tant à
l'importance de l'accord qu'a la nature des signataires.
Tout d'abord, l'importance de cet accord dit de : « swaps », c'est à
dire de la possibilité de s'échanger plusieurs dizaines de milliards
de dollars en blocs en cas d'attaques sur la monnaie de l'une d'entre
elles, retient l'attention.
Puis, le fait que tous les pays de l'ASEAN (Birmanie, Brunei,
Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour,
Thaïlande et Vietnam) ainsi que le Japon, la Corée du Sud et la Chine
aient signé donne une tonalité politique à cet accord qui concerne
environ le tiers des habitants de la planète.
A suivre !
B)Afghanistan : la lutte par de nouveaux moyens
Le commandant Massoud opposé aux talibans vient d'inonder
l'Afghanistan intégriste de millions de faux billets, ce qui
déstabilise l'économie locale.
5. DOSSIER
LE RENSEIGNEMENT AMERICAIN EN ACCUSATION
Petits débats sur Echelon
(18 avril 2000)
S'exprimant à Bruxelles alors que son gouvernement préside l'Union
Européenne, le ministre portugais de l'intérieur, Monsieur Fernando
Gomes, affirme qu'il n'a « pas de doute sur l'existence d'un système
d'interception des télécommunications ». Difficile en effet de
continuer à se voiler la face quand l'ex-directeur de la CIA James
Woolsey lui-même confirme « l'honnêteté intellectuelle » du rapport
sur le système Echelon présenté au parlement européen par le
journaliste britannique Duncan Campbell.
Echelon est le produit du pacte UKUSA, signé au tout début de la
guerre froide par les Etats Unis et le Royaume Uni – qui furent
rapidement rejoints par le Canada, l'Australie et la Nouvelle
Zélande – l'écoute et l'analyse routinière des conversations
téléphoniques, fax et courriers électroniques, permettent de
rapporter vers la National Security Agency (NSA) américaine, quantité
d'informations secrètes ou non concernant l'ensemble des domaines
d'intérêt stratégique : données économiques, stratégie des décideurs,
milieu concerné par tel ou tel enjeu, etc.
Au fil des découvertes, se dessine une formidable machine de
contrôle, secrète et d'une envergure fascinante (1). Au parlement
européen se pose une question centrale : les échanges de données
pratiqués par les services de renseignements d'un pays membre de
l'Union (les services britanniques principalement) peuvent-ils
conduire à l'espionnage des citoyens et des entreprises européennes
pour le compte des services américains ?
A Washington le congrès s'interroge sur la surveillance par la NSA de
citoyens américains – une pratique qui serait contraire à la
constitution. Qui espionne qui et au nom de quoi ?
Mais la nature d'Echelon soulève aussi d'autres questions. Ce réseau
est construit sur les « échanges » d'informations entre les services
de renseignements de différents pays. Echanges inégaux, bien sur, les
services alliés étant largement dépendants de la NSA (qui décide ce
qu'elle prend dans les données collectées chez ses partenaires et
choisit ce qu'elle leur répercute). Echanges systématiques, sur tout,
qui de plus peuvent se dérouler à l'insu des gouvernements concernés –
comme a pu en témoigner l'ancien Premier ministre Néo-Zélandais
David Lange (2).
Si bien souvent les militaires motivent leur coopération
internationale par la « lutte contre le terrorisme », faut-il leur
faire grâce d'une définition de ce terme ? Considérer par exemple que
la collaboration du Bundesnachrichtendiest (BND) allemand, avec le
service fédéral de sécurité (FSB, ex-KGB) russe pour l'échange
d'informations concernant les « terroristes Tchétchènes » relève d'un
très normal échange de bons procédés (3) ?
Accepter sans débat le fait que la direction générale de la sécurité
extérieure (DGSE) française entretienne des contacts étroits avec la
NSA depuis… les années 70, portant notamment sur des échanges de
technologie (4) ?
Les récentes révélations sur les agissements des services européens
sont à rapprocher de l'arrogance avec laquelle l'ancien directeur de
la CIA pointe, comme justification d'Echelon, la corruption pratiquée
par les entreprises européennes pour conquérir les marchés
extérieurs. L'Europe qui pourrait à bon droit considérer Echelon
comme une agression d'une gravité exceptionnelle, hésite à poursuivre
ses investigations. Car elle pourra alors se trouver confrontée à des
questions identiques à celles qu'elle souhaite poser à la NSA.
Conjuguées aux pressions britanniques, ces craintes ont eu raison du
projet de création d'une commission d'enquête, repoussé le 13 avril
2000 par la conférence des présidents du parlement européen.
Philippe Rivière
Philippe.Riviere@...
(1) Si fascinante que de nombreux mythes circulent à son sujet,
et notamment, sur Internet, une « liste des mots clés interceptés par
Echelon »
(2) dans sa préface au livre de Nicky Hager, secret power, New
Zealands hole in the international spy network, Craig Potton
publishing, Nelson, Nouvelle Zélande, 1996.
(3) Collaboration revendiquée par la partie russe et (faiblement)
démentie par le porte-parole de la BND (libération, 14 avril 2000).
Rappelons que le dirigeant Tchétchène Djokhar Doudav fut abattu en
avril 1996, par une roquette probablement pointée sur… son téléphone
satellitaire.
(4) « le secret embarras des français au sujet d'Echelon », le
Monde du renseignement, 16 mars 2000
RESPUBLICA N°42
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est
pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaures
« Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître
des égaux, mais d'en faire »
Léon Gambetta
______________________________________________________________________
SOMMAIRE
1 AGENDA
2 FRANCE
A Charles Pasqua Récidive
B MNEF : Le scandale continue
C Gouvernement : Nouvel enterrement de la réforme de la
fiscalité locale
D Impôts sur le revenu : le gouvernement avantage les couches
moyennes et les couches les plus riches
E Mutualité : ça bouge enfin !
F La RTT risque de participer à l'élargissement des
inégalités
G Appel « Réinstituons l'école publique »
3 UNION EUROPENNE
A Convergence : suite !
B Après les écossais et les gallois, la république du
Yorkshire ?
4. DOSSIER
A Jean-Louis Mourgue, Président de l'UFAL 75 écrit à la CNIL
B Proposition pour la citoyenneté et un statut de l'élu
C Le droit d'ingérence humanitaire et/ou la désinformation
______________________________________________________________________
1 AGENDA
Le 21 mai, à Epinay sur Seine, l'UFAL tiendra un stand au cours de la
fête du quartier des Econdeaux.
Le 28 mai, fête des associations à Savigny-le-Temple (77) avec un
stand de l'UFAL.
Le 17 juin, marche nationale des femmes contre les violences et les
pauvretés, rendez-vous à 13 H 00 place du Châtelet, grande fête à 18
H 00 place de la Bastille avec Amina, Castafiore, Bazooka et Barns.
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1 er juillet, manifestation de soutien à José Bové
dans l'affaire Mac Donald.
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la
Marche mondiale des femmes).
Le 17 octobre, marche mondiale à New-York (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes).
2 FRANCE
A Charles Pasqua récidive
Après avoir déclaré que sa campagne « Gauche, droite » était une
erreur, il a déclaré au journal « Le Monde » le mercredi 10 mai 2000
(noté dans l'édition daté du 12 mai 2000) : « Nous savons que notre
électorat est de droite ».
Combien faudra t-il de mise au point de ce genre pour faire
comprendre à tous les comités Théodule, se gargarisant du
souverainisme de Charles Pasqua, que ce dernier et le RPF ont comme
rôle historique de recycler une partie de l'extrême droite dans une «
honorabilité » pour faire au deuxième tour des élections l'alliance
de la droite classique UDF-DL-RPR-RPF.
La seule perspective crédible à court terme pour développer les
souverainetés populaire et nationale et de constituer le pole de la
Gauche Républicaine, Laïque, Ecologique et Sociale.
B MNEF : le scandale continue
Les fédérations CFDT Protection sociale et FO Employés et Cadres
mises en examen pour « recel de détournement de fonds publics » à
cause de financement par la mutuelle de deux permanents à ces
organisations pour 2,5 millions de Francs entre 1993 et 1999.
L'argent de la mutuelle étudiante servait donc à beaucoup de gens !!!
C Gouvernement : nouvel enterrement de la réforme de la
fiscalité locale
Une fois de plus, la réforme de la taxe d'habitation est
enterrée. Cette taxe, particulièrement injuste car non assise sur les
revenus des habitants continuera à favoriser les familles aisées au
détriment des couches sociales modestes.
Le gouvernement en reste à la suppression de la part régionale
de la taxe ce qui est une opération uniquement électoraliste et qui
ne participe en rien à la lutte contre les inégalités sociales
grandissantes.
D Impôts sur le revenu : le gouvernement avantage les couches
moyennes et les couches les plus riches
La baisse des impôts sur le revenu prônée par le gouvernement
Jospin-Fabius participe à l'accroissement des inégalités sociales du
au turbo-capitalisme.
Même dans les rangs du PS, la grogne est perceptible : Augustin
Bonrepaux député PS de l'Ariège aurait préféré une poursuite de la
baisse de la TVA et un abattement à la base de la CSG, Eric Besson
proclame que la « baisse des impôts sur le revenu ne pourrait devenir
la priorité de la gauche ».
De son côté l'UFAL a proposé des mesures alternatives auprès du
Secrétariat d'Etat au Budget (voir ReSPUBLICA N°39).
E Mutualité : ça bouge enfin !
La perspective de la razzia de la protection sociale par les
grands groupes d'assurances privées oblige la mutualité à bouger.
Trois mutuelles d'Aquitaine (Pyrénées Atlantiques Mutualité, Adour
Mutualité, Océane) fusionnent, la FNMF et la FMF tentent d'arracher
la reconnaissance de la spécificité mutualiste.
A suivre !
F La RTT risque de participer à l'élargissement des inégalités
Pierre Boisard, adjoint au directeur du Centre d'études de
l'emploi estime que la RTT telle qu'elle existe dans la loi risque
d'accroître les inégalités. Il donne par exemple le cas d' « une
femme seule avec deux enfants en bas âge qui à des horaires
contraints variables en fonction de la charge de travail de son
entreprise ». Ne maîtrisant pas son calendrier, elle doit changer ses
modes de garde et donc la RTT lui fait perdre de l'argent, du temps
et aggrave ses difficultés.
Qu'en pense Jospin-Aubry ?
G Appel : « Réinstituons l'Ecole Publique »
Respublica n°39 a parlé de cet appel, Pierre André TAGUIEFF,
Bertrand VERINE et beaucoup d'autres ont signés ce texte.
Pourquoi pas vous ?
Nous donnerons ultérieurement une liste plus large des signataires.
3 UNION EUROPEENNE
A Convergence : suite !
Répondant à l'offensive WAP de France Telecom, Vivendi et
Vodophone investissent 200 millions € dans l'internet mobile qui sera
lancé le 19 juin par SFR.
Il s'agit là de la convergence téléphone mobile – internet en
attendant la grande convergence avec la télévision.
B Après les écossais et les gallois, la république du
Yorkshire ?
Dans la marche anti-laïque et anti-républicaine vers l'Europe
des cents drapeaux, le mouvement est général. En France, le
gouvernement favorise le régionalisme breton, corse, alsacien et
mosellan, etc.
En Grande Bretagne, après les frondes galloises et écossaises,
le mouvement « campaign for Yorkshire » soutenu par l'archevêque
d'York lance un nouveau régionalisme. Qui bénéficiera de cet
émiettement sinon la « World Company » qui nous dirige ?
Quand comprendra t-on que la centralisation du pouvoir dans la
globalisation financière est le moteur de cet émiettement ?
Pour éviter d'être divisés afin de permettre le règne de la « World
Company », il convient au contraire de construire une alternative de
rassemblement et non de division !
5 DOSSIER
A Jean-Louis Mourgue, Président de l'UFAL 75, écrit à la CNIL
**********************************************************************
Monsieur le Président,
La RIVP a mis en place un système d'accès aux parkings de
l'ensemble que nous habitons (92-90-88 rue Jeanne d'Arc et 77 rue
Dunois qui lui permet de connaître l'heure de la rentrée et de la
sortie des propriétaires des voitures.
Cela a été fait, il y a quelques années, sans prévenir les
habitants. Cela est-il conforme à la loi, qui doit protéger les
droits des personnes ?
La RIVP, a décidé, de grillager l'ensemble de notre résidence et
d'installer des sas à l'entrée de chacun des immeubles (doubles
portes, caméras, clefs magnétiques etc.)
Cela est-il conforme à la loi ?
Le système n'apporte aucune garantie sur l'utilisation des images
et le contrôle des habitants par les badges magnétiques. Il s'agit de
fournir des marchés aux entreprises du sécuritaire.
Le précédent du parking, fait que les engagements que peuvent
prendre la société, ne peuvent avoir de crédibilité.
Avec nos remerciements,
Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l'expression
de notre considération.
**********************************************************************
B Propositions pour la citoyenneté et un statut de l'élu
Régulièrement, les médias se font l'écho des affaires et de la
corruption qui touchent certains hommes politiques. Pour le vulgum
pecus, politique rime dorénavant avec malversations, pots-de-vin et
autres situations scabreuses et délétères. Il ne faut donc pas
s'étonner du désintérêt croissant des citoyens pour la politique, et
de ce fait, pour la gestion de la Nation.
Les résultats électoraux et le pourcentage impressionnant
d'abstentions, de votes blancs et nuls, sont une démonstration
supplémentaire de cette désaffection grandissante et exponentielle,
et du rapport conflictuel instauré entre réalité vécue des
concitoyens et inadaptation du politique et de ses élus à ce constat.
La majorité plurielle comme l'opposition plurielle n'ont toujours pas
analysé ce fait indéniable, et persiste et signe dans leur
corrélation administrative et économique issue des concepts devenus
ineptes de l'ENA. Le gouvernement actuel, comme ses prédécesseurs,
n'est que l'expression d'une minorité des français ayant voté. En
effet, la majorité de la population électorale revendique son choix
et son déterminisme optionnel : non au mercantilisme ambiant de notre
politique spectacle et à la duperie permanente consistant à mener à
la quasi identique, à gauche comme à droite, une logique sociétale ou
disons plutôt une économie de management politique (l'économie
ultralibérale des trusts et des multinationales régissant
actuellement le politique et non l'inverse, comme cela devrait être
le cas dans un gouvernement appuyé par le législateur), au seul
service d'une caste élitiste déconnectée des réalités et approuvant
la logique néolibérale du grand Capital mondialisé. Les valeurs
sociales et politiques de la République ne sont plus celles de nos
gouvernants, trop occupés au développement de la nouvelle économie
virtuelle « miroir aux alouettes » et des indices CAC 40, Dow Jones
et Nasdaq ; ne parle-t-on pas ces jours-ci, autour de monsieur
Jospin, du devenir des stock-options, de l'ISF, pour éviter l'exode
des capitaux, alors que des millions de français vivent dans la
précarité et dans la pauvreté ; faut-il revenir sur ces chiffres
explicites et mettre les points sur les «i » de la bêtise friquée
devenue institutionnelle et comportementale ?
Comment un gouvernement dit de gauche (sic), mais à la politique
de droite, via son ministre turbo-capitaliste de l'Économie
interposé, peut-il encore se poser la question de la taxation, oui ou
non à la hausse ou à la baisse, des gros revenus du Capital souvent
liés à la spéculation en Bourse et à des dividendes sous la forme
d'échanges de bons procédés actionnariaux, alors qu'il y a des
priorités évidentes, et qui relèvent du bon sens commun, du politique
sur l'économique ?
Loin de toute démarche utopique, des propositions réalistes,
sociales et démocratiques peuvent être apportées, et nous les
amorçons pour un débat citoyen en vue d'un véritable statut de l'élu
face à ses responsabilités ; donner un vrai sens moral du civisme et
du service républicain dans le cadre du mandat politique, pour rompre
avec la logique néolibérale de la gauche et de la droite plurielles
et de la désertification politico-électorale qu'elle implique:
Sur tous les plans :
1) Interdiction pour tout élu de disposer de plus d'un mandat,
en plus de celui de conseiller municipal.
2) Absence de responsabilité civile pour l'élu dans le cadre de
son mandat.
3) Responsabilité pénale pour les actes intentionnels, avec
inéligibilité à vie.
4) Interdiction pour un élu de détenir un portefeuille
d'actions, sauf dans le cadre de SICAV ou FCP, ainsi que dans le
cadre de l'entreprise dont l'élu est salarié.
5) Interdiction pour un élu d'exercer des responsabilités dans
une entreprise travaillant régulièrement pour des collectivités
territoriales.
6) Interdiction pour les fonctionnaires exerçant une fonction
leur donnant une image, une notoriété et une autorité de se présenter
sur le territoire où ils exercent leur métier.
7) Interdiction pour les magistrats d'être candidat à des
élections ou membre de cabinets ministériels, sauf à démissionner
sans possibilité de retour dans la magistrature.
8) Assurance pour tout élu de pouvoir retrouver son emploi au
terme de son mandat ou un emploi à plein temps, s'il a réduit son
temps de travail pour exercer un mandat.
9) Indemnisation de l'élu sur la base du traitement d'un
professeur agrégé dernier échelon (prorata temporis, en cas de mandat
occupant un temps partiel).
10) Indépendance des élus par rapport aux partis politiques. Pas
de mandat impératif.
11) Comptabilisation des votes blancs comme suffrages exprimés.
Au plan européen :
1) Renforcement des pouvoirs du Parlement Européen qui doit
disposer :
• d'un réel droit de censure de la Commission ;
• de l'élaboration et du vote des directives.
2) Institution d'une langue commune (et non unique). Pourquoi
pas l'espéranto ?
Au plan national :
1) Réaffirmation de l'unicité du Peuple français.
2) Maintien du Français comme seule langue publique.
3) Réaffirmation du monopole du Parlement pour décider de
l'envoi de troupes pour participer à un conflit armé.
4) Rétablissement de la conscription pour tous (garçons et
filles), d'une durée de 6 mois, avec 1/3 du temps consacré à la
formation militaire, et 2/3 à des activités sociales ou
environnementales.
5) Interdiction de toute modification de la Constitution
autrement que par voie référendaire.
6) Attribution de la nationalité française à tous les individus
nés sur le sol français et aux étrangers qui en feraient la demande
sous réserve d'être résidant en France depuis 5 ans et de ne pas
avoir été condamné pour crime ou délit.
Au plan local :
1) Droit de vote aux élections locales dans la commune de
résidence pour tous les ressortissants de l'union européenne, ainsi
qu'à tous les étrangers établis dans la commune depuis plus de 5 ans.
2) Développement des comités de quartier qui ont pour fonction :
• avis sur le budget communal ;
• contrôle de conformité des décisions
municipales avec les lois et règlements ;
• mise en œuvre de référendum d'initiative
communale ;
• réception et diffusion de l'information donnée
par un personnel communal
spécialement affecté.
3) Installation de lieux de réunion pour des débats citoyens.
4) Droit au logement pour tous, pour favoriser l'intégration
sociale.
Chers lecteurs, à vos claviers, vos positions et réflexions face à
nos propositions nous intéressent.
C Le droit d'ingérence humanitaire et/ou la désinformation
Le dernier livre de Régis Debray l'Emprise relance la polémique
sur le droit d'ingérence humanitaire et sur ce au nom de quoi on
justifie l'interventionnisme militaire, ici ou ailleurs, plus
récemment au Kosovo, province du territoire yougoslave.
Sa publication a provoqué un effet « onde de choc ». Les médias bien-
pensants qui cautionnaient il y a un an l'intervention de l'OTAN,
c'est-à-dire l'impérialisme yankee et ses tirailleurs européens, sont
revenus en une charge meurtrière contre l'écrivain national-
républicain.
Les serbes étaient tous des salauds et des criminels et les
albanais du Kosovo des saintes-nitouches. Il n'y avait pas à y
revenir. De la sorte, Régis Debray devenait un apothicaire du
mensonge organisé, un révisionniste philoserbe que cette presse
omnipotente de la pensée unique se devait de dénoncer. Le nouveau
clergé médiatique avait statué en officine de l'idéologie dominante à
la solde des USA. Oui ! les milices paramilitaires serbes d'extrême
droite et certains militaires fédéraux yougoslaves ultra-
nationalistes avaient procédé à des exactions inadmissibles envers la
population albanaise, à des meurtres au coup par coup, mais l'UCK
encensée par Madeleine Albright, le gouvernement Clinton et reprise
en cœur par les médias internationaux et tout particulièrement
français, le PS et ses ministres, s'avérait être une dangereuse
organisation terroriste, antidémocratique, maffieuse et criminelle,
elle aussi. La camarilla journalistique avançait le chiffre de
milliers et de milliers de morts (400 000) du coté albanais, une
véritable épuration ethnique avec sa cohorte monstrueuse de victimes,
ses déportations annoncées, une nouvelle « Shoah » rien de moins…
Dans la réalité, après coup, mois de 3000 cadavres furent découverts
dans des charniers et ont été autopsiés par des services spécialisés
de médecine légiste , et cela était déjà de trop dans l'horreur de ce
conflit géopolitique délibérément voulu par les politiciens de
Washington. Mais, il ne faudrait surtout pas oublier que les serbes
ont officiellement, eux aussi, vécu un véritable déluge de feu,
l'anéantissement de leur économie avec un retour 30 ans en arrière et
le maintien derechef de l'autocrate Milosevic, ainsi que des décès
conséquents, fruits des bombardements répétés de l'OTAN (organisation
confirmée comme le néo-Zorro des frappes chirurgicales au service du
droit d'ingérence humanitaire). Quand pensez-vous messieurs Kouchner,
BHL et Cie ?
Aux États-Unis, un peu partout dans le monde (sauf en France ?),
des journalistes de grands quotidiens sont revenus sur cette
désinformation programmée à propos du Kosovo, sur le lien directe de
la politique impérialiste Nord-américaine, et du suivisme de ses
sbires gouvernementaux européens, avec l'explosion de cette situation
conflictuelle ; sur leurs propres responsabilités, aviation
interposée, à propos des crimes perpétués de part et d'autre, et sur
l'accélération de ceux-ci suite à l'agression de l'OTAN contre l'État
souverain de Yougoslavie. La politique expansionniste Nord-américaine
a privilégié la force au dialogue, et l'Europe dans sa grande
majorité a suivi…
Ce n'était pas le rôle de la France de participer à
l'hégémonisme américain dans les Balkans, à ce nouveau diktat non
désintéressé. La patrie des lumières devait se positionner, avec la
Russie, en médiateur de la paix. Au lieu de cela nous nous sommes
engagés – comme durant la guerre du Golfe – aux cotés de la puissante
Amérique.
La seule excuse française est que nous avons la médiocratie
relationnelle que nous méritons (Chirac, Jospin et Védrine) et des
médias inquisitoriaux qui se font les relais de la non-aspiration de
notre actuelle politique étrangère.
RESPUBLICA N°43
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est
pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaures
« Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître
des égaux, mais d'en faire »
Léon Gambetta
SOMMAIRE
1 AGENDA
2 FRANCE
A) Daniel DELREZ, Conseiller Régional Initiative
Républicaine, juge le budget du Conseil Général de Lorraine.
B) La tentative de 18 Brumaire de Charles Napoléon-Pasqua
C) Souverainisme (suite) !
D) Pétition de soutien à Gilbert Molinier
E) Millau, 30 juin et 1er juillet
3 INTERNATIONAL
A) Des nouvelles d'Augusto Vladimir Poutinochet
1 AGENDA
Mardi 23 mai,
de 19h à 21h30, en Sorbonne, amphi Champollion, 16 rue de la
Sorbonne, 2eme sous-sol : Paris 5ème métro Cluny la Sorbonne ou RER
Luxembourg conférence-débat sur: "les libertés sont-elles
compatibles avec les nouvelles technologies? "avec: Jean-Pierre
GARNIER et des militants de "souriez vous êtes filmés"
Samedi 27 mai
1)Forum sur la surveillance et les libertés à la Villette.
Joël Boyer, le secrétaire général de la CNIL y tient une
confédération sur le thème de: "Liberté d'expression ou Liberté
surveillée. Y a t-il un risque pour la vie privée?" Donc, rendez-vous
à 14h, le samedi 27 sous le fronton de la Grande halle de la Villette
(métro: porte de Pantin). Le débat commence à 15h(-16h30), salle
Jean Bertin, l'entrée est libre.
2)Création du Collectif « La santé n'est pas à vendre » à 14 heures
dans les locaux du SNUIPP 12,rue Cabanis 75014 Paris
Le 28 mai, fête des associations à Savigny-le-Temple (77) avec un
stand de l'UFAL.
Le 17 juin,
marche nationale des femmes contre les violences et les pauvretés,
rendez-vous à 13 H 00 place du Châtelet, grande fête à 18 H 00 place
de la Bastille avec Amina, Castafiore, Bazooka et Barns.
Le 25 juin,
contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1 er juillet,
manifestation de soutien à José Bové dans l'affaire Mac Donald.
Le 14 octobre,
marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la Marche mondiale
des femmes).
Le 17 octobre,
marche mondiale à New-York (dans le cadre de la Marche mondiale des
femmes).
2 FRANCE
A)Daniel DELREZ, Conseiller régional Initiative Républicaine,
juge le budget du Conseil Général de Lorraine
Bonne année 2000 : + 15 %. C'est une façon plutôt cavalière pour le
Conseil Régional de Lorraine de présenter ses vœux.
Il vient en effet de décider d'augmenter la fiscalité sur les ménages
et les entreprises de… 15% (12,80 % de la fiscalité directe, soit 15
% avec les bases).
Cette forte hausse est inacceptable
La politique de Gérard Longuet n'est pas de diminuer la pression
fiscale qui pèse sur les familles et les entreprises. La région de
Lorraine fait payer aux contribuables sa politique inconsidérée de
dépense dont une partie relève du gaspillage. L'ampleur de cette
hausse est un camouflet pour le contribuable qui n'est pas respecté.
La décrue fiscale doit s'amorcer
1999 a été une année record pour la pression fiscale. Il est temps
d'arrêter de pressurer le contribuable. Il est temps de partager la
cagnotte fiscale et de distribuer les fruits de la croissance. Il
faut baisser les impôts locaux. La baisse des impôts devra être au
centre des débats des prochains scrutins électoraux, notamment des
municipales. Les électeurs doivent prendre conscience que la
diminution des impôts doit être une priorité.
Le niveau de la pression fiscale est devenu intolérable d'autant plus
que l'utilisation faite de l'argent du contribuable est contestable.
Alors que l'Etat a été plus généreux que prévu en versant un montant
plus élevé à la Lorraine dans le cadre du contrat de plan Etat-Région
pour la période 2000/2006, la majorité du Conseil Régional de
Lorraine n'a rien fait d'autre que de voter une augmentation d'impôt
de 15 %. Le gouvernement a pourtant accordé une rallonge importante
pour les régions. Somme inattendue qui est la bienvenue pour
développer la Lorraine. Pour notre région l'augmentation est de 37 %
d'aides supplémentaires de l'Etat par rapport au précédent contrat de
plan du gouvernement dans lequel Gérard Longuet était pourtant
membre. C'est en fait une somme de 120 milliards de francs qui a été
ainsi répartie.
En Lorraine, l'ensemble des concours de l'Etat atteint un montant
sans précédent. L'effort réalisé au profit de la région est
particulièrement conséquent. Notre région devient ainsi la troisième
région de France la plus soutenue par l'Etat. En aidant la Lorraine,
le gouvernement marque sa volonté de réduire les inégalités
territoriales et sociales.
Et pourtant, c'est le moment choisi par la majorité de droite du
Conseil Régional pour augmenter les impôts de 15 %.
15 % : ils ne font pas dans la dentelle
Il y a bien longtemps que les hommes politiques sont en décalage avec
l'opinion publique. Certains vont même jusqu'à dire « il faut avoir
le courage de dire aux Lorrains qu'ils doivent mettre la main à la
pâte ». Il faudrait aussi avoir le courage de dire aux élus qui
s'expriment ainsi et qui ne sont pas choqués par une telle
augmentation qu'il faut retourner dans les quartiers pour voir la
souffrance des autres. Constater les difficultés pour boucler les
fins de mois. Difficultés de nourrir une famille. Des sous-salaires
dont un tiers sert à payer un loyer.
15 % : votés sans états d'âme
Alors qu'il est prévu à l'horizon 2003, d'accélérer la baisse des
impôts et des charges qui atteindrait 140 milliards ; alors que
l'Etat envisage d'engager une réduction de l'ensemble des tranches du
barème de l'impôt sur le revenu, de supprimer sa part de la taxe
d'habitation figurant sur les feuilles d'imposition, et que la
majorité souhaite la réduction de la TVA, les élus régionaux font une
politique qui va dans le sens inverse.
Curieuse politique que cette politique-là qui consiste d'abord à
additionner les dépenses puis chercher les recettes. Pas assez de
recettes ? Pas grave, le contribuable est là.
Sans commentaire !
B) La tentative de 18 Brumaire de Charles Napoléon Pasqua :
Les dernières élections internes au RPF de ses secrétariats
départementaux avaient vu s'affronter violemment les Pasquaïo-
Bonapartistes finalement mal organisés et les monarcho-devillieristes
formidablement disciplinés. La majorité des départements tombaient
donc dans les mains des devillieristes.
La réplique de Charles Pasqua est l'organisation d'un référendum
interne qualifié à juste titre de tentative de coup d'état par le
Vicomte De Villiers.
Charles Pasqua demande les pleins pouvoirs au nom de la réussite de
sa candidature à la présidentielle au mépris des statuts du RPF jugés
trop favorables aux partisans du vicomte.
Ce nouveau conflit isole un peu plus Charles Pasqua des cadres
dirigeants du RPF
Puisque outre les gens venus du MPF, le monarcho-républicain (sic)
Paul-Marie Couteaux pourtant réputé proche de Pasqua s'est fendu d'un
communiqué dénonçant le coup de force.
>Philippe De Villiers dans une lettre destinée à tous les adhérents
appelle
à boycotter le référendum Pasquaïen sur la base de dix raisons dont
la dernière corrobore l'analyse de ReSPUBLICA sur les motivations
réelles du premier consul du RPF : « Donner les pleins pouvoirs au
président du RPF pourrait un jour servir Chirac » ! C'est beau un
parti souverainiste !
C) Souverainisme (suite) !
Le RPF (petite coalition bonaparto-monarchiste destinée à récupérer
les voix de l'extrême droite au profit du premier buveur de bière de
France), vient de démarrer une campagne contre l'insécurité. L'idée
éculée est insécurité = immigration incontrôlée et donc lutter
Contre l'immigration réglera tous nos maux ( chômage, alcoolisme,
cors au pied.), c'est beau comme du Le Pen dans sa splendeur. Mais il
n'est pas certain que cette grosse ficelle fonctionne dans les cités
populaires victimes de l' insécurité qui donnaient en majorité leurs
voix au FN non divisé.
Car si les prolos pouvaient se reconnaître dans les discours
populistes de JMLP, les accents aristocratiques du Vicomte De
Villiers ont un effet répulsifs sur ces masses. C' est pourquoi le «
fin » tacticien pendant à Gauche de PASQUA et actuellement locataire
de la place Beauvau a décidé de lancer son micro mouvement dans une
campagne similaire afin que les voix d'extrème-droite profite à
Jospin plutôt qu'à Chirac.
D) Pétition de soutien à Gilbert Molinier
Depuis deux semaines s'est organisée la signature de la pétition
suivante. Les menaces, y compris disciplinaires, pèsent toujours sur
Gilbert Molinier. Ce n'est pas seulement le "cas Molinier". C'est une
affaire de principe qui concerne la conception de la laïcité de
l'école et de l'Etat. Signez, faites signer la pétition. Renvoyez les
signatures à Gilbert Molinier (2 rue Rebeval - 75019 Paris - FAX : 01
44 52 04 93 et par courriel à repere2000@... .Pétition pour la
défense de Gilbert Molinier et du principe de laïcité dans l'école
publique Le proviseur et le proviseur-adjoint du lycée Auguste
Blanqui de Saint-Ouen ont déposé une plainte et entamé une action en
justice contre Gilbert Molinier, professeur de philosophie dans le
même établissement, auteur d'un ouvrage intitulé » La gestion des
stocks lycéens »paru chez l' Harmattan.
Pendant plusieurs semaines, le lycée Auguste Blanqui a participé au
jeu-concours des "Masters de l'économie", patronné par une banque
privée. Menée dans plusieurs dizaines d'établissements, cette
opération tout à fait contraire aux principes fondamentaux de l'école
publique a déjà été dénoncée par de nombreuses associations et par
des organisations syndicales. Dans deux lettres adressées à la
direction de son établissement, Gilbert Molinier exprime son
indignation et demande que soit respecté le principe de laïcité. De
plus, il fait observer que ce " jeu " avait été organisé sans qu'il y
ait eu la moindre concertation en conseil d'administration. Il
affirme que cette opération, tout en "assurant ainsi la publicité
d'une banque privée, n'a d'autre objectif que de transformer les
jeunes dont nous avons en charge l'éducation en clients de ladite
banque dans le meilleur des cas et en boursicoteurs de bas étage dans
le pire des cas, savoir des oies à plumer en cas de krach boursier ".
Non content d'avoir écrit cela, que chacun sait, Gilbert Molinier a
osé, crime impardonnable, rappeler à son administration une directive
ministérielle récente, celle du BO n°30 du 2 septembre 1999 qui
écrit :" de plus en plus de concours et de journées thématiques sont
proposés aux élèves et aux enseignants qui représentent, pour les
organisateurs, un public ciblé [...] Leur superposition finit par
brouiller les messages et diluer les contenus. C'est pourquoi il est
nécessaire de recentrer ces concours et journées sur les missions
essentielles de l'école.[...] Par ailleurs, afin de garantir le
respect du principe de neutralité de l'école et, comme le rappelle la
circulaire du 27 avril 1995, il ne sera pas donné suite aux
sollicitations émanant du secteur privé, dont les visées ont
généralement un caractère publicitaire ou commercial." Ainsi donc,
exiger que l'école reste le lieu de l'instruction et ne soit pas
transformée en supermarché serait condamnable ? Ainsi donc, exiger
que les cours dans les lycées ne soient pas, comme les émissions de
télévision, un moyen de patienter entre deux spots publicitaires
serait condamnable ?
Ainsi donc, refuser que l'école enseigne en guise de vertu "l'amour
sacré de l'argent" et, en guise de civisme, l'art de s'enrichir vite
et sans se fatiguer serait condamnable ?
Non, en réalité, si quelque chose dans cette affaire ressemble à une
diffamation, c'est bien plutôt l'accusation portée contre Gilbert
Molinier. Il est ici victime d'une dénonciation calomnieuse et
l'école publique elle aussi est diffamée lorsqu'on fait croire aux
parents qu'elle pourrait n'être plus le lieu du savoir et devenir une
grande surface où des marchands en tout genre viendraient librement
vendre leur camelote.
Nous voulons croire que le Ministère de l'Education nationale et le
Rectorat interviendront pour défendre Gilbert Molinier qui n'a fait
qu'accomplir ce que lui dictaient sa conscience professionnelle et le
devoir moral de tout enseignant. Nous affirmons notre entière
solidarité avec Gilbert Molinier. Si c'est lui qu'on accuse de
diffamation, alors nous sommes tous des diffamateurs et, le cas
échéant, nous exigerons d'être à ses côtés au banc des inculpés.
Pour signer cette pétition ,voir les coordonnées en début de
paragraphe.
E) Millau, 30 juin et 1er juillet
Voici le programme provisoire de Millau en date du 20/04/00.
Attention, il est forcément incomplet, et pas définitif...
1. LIEUX : Le tribunal de Millau se trouve juste à coté de la place
des Mandarous ou sera installé un podium permettant le suivi du
procès. Le vendredi après-midi, de nombreux forums se dérouleront
dans la ville. Le soir, la fête se déroulera à la Maladrerie, base de
Loisirs au bord du Tarn, un peu en dehors de la ville.
2. PROCÈS : États des lieux. 6 avocats, dont Henri Leclerc et Jean-
Jacques de Félicie, un avocat Mauritanien et un avocat US.
Témoins paysans : Bill Christison (US), Raphaël Alegria (Secrétaire
opérative de Via Campesina, Honduras), Mamadou Cissoko (Mali), Piotr
Dabrovsky (ancien ministre agriculture Pologne), François
Dufour.Témoins réseaux internationaux : Susan Georges, Vandana Chiva
(Inde), Lori Wallach (US), Tran Van Tinh. Témoins répressions
syndicales :
Héro Téfouéré, Loulou Ultrourégué, Gilles Sainati. Témoins
Roquefort/Mac Do : Paul Ariès, 1 représentant de Roquefort. Le procès
se déroulera sur un jour et 1/2. Une salle annexe au tribunal sera
réquisitionnée pour retransmission des débats (250 places seulement)
3. DÉROULEMENT PRÉVU (au 20/04/00)
VENDREDI. De l'ouverture du procès à 18 heures animation podium
Mandarous (prise de parole, spectacle théâtrale court...) ; 12 forums
dans l'après midi, théâtre et musique de rue partout dans la ville.
Après 18 heures. Départ vers la Maladrerie 19 H. jusqu'au lever du
soleil. Concert et fête. Avec Steve Austin, Joël Favereau, Zaragraff,
Francis Cabrel (21H30), Zebda (23 H) Noir Désir (0 H) ; Rude Boy
System (1H); et jusqu'au matin, macro boeuf avec Bernard Lubat et son
orchestre.
SAMEDI. Procès, théâtre de rue, forums de 10 à 13 H. Retour à la
maison à partir de 15 heures
4. LOGISTIQUE
Circulation : aucun véhicule ne pourra accéder à Millau pendant les
deux jours. La ville est bloquée dans les deux sens. Des parkings
sont prévus à quelques km de la ville. Des navettes seront organisées.
Repas. Marché fermier, grillade d'agneaux, et le soir, le plus grand
Aligot du Monde (record 5000 personnes à ce jour !) sera servi à la
Maladrerie.
Hébergement : camping sauvage (mais organisé) aux abords de la ville
et dans les gymnases de la ville.
Garderie enfants (peut-être)
Et partout, des stands militants et associatifs.
5. LES FORUMS
Les thèmes : Mondialisation, agriculture et sécurité alimentaire ;
Mondialisation et AGCS (accord de l'OMC sur les services) ;
répression syndicale et du mouvement social ; Mondialisation et
immigration ;
Droit à la terre ; Mondialisation et pays du sud (clause
sociale,clause environnementale) ; OMC et institutions financières
internationales ; Mondialisation et politiques européenne de l'emploi,
Mondialisation et femmes ; Mondialisation et propriété
intellectuelle ; Mondialisation et culture.
6. ET TOUT CE QUI NE SE PREVOIT PAS (par exemple le nombre de
participants... les RG disent attendre entre 30 et 50 000personnes...)
A bientôt donc à Millau ? Pour y aller ? Des modes de transport
collectif sont à l'étude (plus de détails bientôt)
POUR TOUT RENSEIGNEMENT ?VOUS POUVEZ CONTACTEZ ufalsiège@...
3 INTERNATIONAL
A)Des Nouvelles d'Augusto Vladimir Poutinochet
A en juger par les déclarations récentes en provenance de
collaborateurs du président Poutine, ainsi que par la visite à Moscou
de différents experts du «modèle chilien», la politique économique
adoptée par le nouveau gouvernement risque d'être un désastre total.
Les déclarations les plus inquiétantes viennent du nouveau conseiller
de Poutine en matière économique, Andrei Illarionov, qui a assisté le
26 avril à une conférence de presse pour annoncer la publication en
russe des œuvres de la «grande prêtresse» du libéralisme sauvage,
l'Américaine Ayn Rand. D'après le Moscou Times, Illarionov a cité des
sondages américains
indiquant que son célèbre livre Atlas Shrugged est le deuxième
ouvrage après La Bible en termes d'influence.
Dans la même veine, il a déclaré que «chaque droit de douane et
chaque limite à nos transactions en devises étrangères est un coup
porté à notre conscience. Chaque impôt va à l'encontre de notre
liberté.» Il a appelé à mettre fin à toute ingérence de l'Etat dans
l'économie, affirmant qu'il était illusoire de croire que des
réformes libérales avaient vraiment été mises en oeuvre en Russie au
cours des huit dernières années. «Si nous voulons vraiment une
croissance économique rapide, alors nous devrons tôt ou tard réduire
les dépenses de l'Etat à pas plus de 20 % de notre PIB et réduire
l'assiette fiscale au même niveau.».
En outre, Illarionov a qualifié le plan économique chilien sous la
dictature du général Pinochet d'exemple idéal d'un bon plan
économique. Par ailleurs, Illarionov a tenu une conférence de presse
conjointe avec Jose Pinera, connu comme le «père de la réforme
chilienne des retraites», un plan de pillage de la main-d'œuvre qui
est présenté actuellement en Russie comme l'un des éléments les plus
positifs du modèle chilien. Parallèlement à cette visite, une
délégation d'autres prétendus experts du modèle chilien et de
l'ultralibéralisme se trouvait à Moscou pour participer à des
séminaires au Centre des études stratégiques de German Gref (créé par
Poutine), afin de rencontrer des responsables et donner des cours aux
grands instituts économiques de la capitale russe. Cette délégation
comprenait : Arnold Harberger, de l'université de Californie, pilier
de l'école de Chicago et baptisé le «père du modèle chilien» ;
Richard Wedder and James Carter, anciens membres du Joint Economic
Committee du Congrès américain ; et Carlos Bologna, architecte de la
privatisation des retraites au Pérou.
Sa visite a été financée par l'Agency for International Development
du département d'Etat américain. Selon la presse russe, la délégation
a rencontré Vladimir Poutine et des dirigeants de la Banque centrale
russe. Concrètement, la mort des services publics ,aspects positifs
de feu l'URSS, s 'accentue. Maintenant, les familles doivent acheter
les manuels scolaire qui
étaient auparavant gratuits. L'école se transforme en garderie
puisque l'âge de la première scolarisation est passé de 7 à 6 ans et
le cycle primaire est passé de 3 à 4 ans, cela dans le but d'alléger
le nombre de professeurs .
La médecine est devenue de facto complètement privée, le secteur
public subsistant n'ayant aucun moyen. Etc.
RESPUBLICA N°44
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est
pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaures
« Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître
des égaux, mais d'en faire »
Léon Gambetta
______________________________________________________________________
SOMMAIRE
1 AGENDA
2 FRANCE
A.Entretien de José Bové Porte-parole de la Confédération
Paysanne et de Bernard Teper, Porte-parole de l'UFAL
B.Comité de soutien aux militants de la Confédération
Paysanne (José Bové et 10 militants) au procès de Millau,
les 30 juin et 1er juillet
C.La nouvelle offensive de l'enseignement catholique
D.L'école : réforme et désinformation
3 UNION EUROPEENNE
A.La Commission européenne contre le service public
de la poste
B.La Commission européenne contre les services publics
C.Manifeste contre la prostitution
4. DOSSIER
Le spleen du souverainisme
______________________________________________________________________
1 AGENDA
Samedi 27 mai
1)Forum sur la surveillance et les libertés à la Villette.
Joël Boyer, le secrétaire général de la CNIL y tient une
confédération sur le thème de: "Liberté d'expression ou Liberté
surveillée. Y a t-il un risque pour la vie privée?" Donc, rendez-vous
à 14h, le samedi 27 sous le fronton de la Grande halle de la Villette
(métro: porte de Pantin). Le débat commence à 15h(-16h30), salle
Jean Bertin, l'entrée est libre.
2)Création du Collectif « La santé n'est pas à vendre » à 14
heures dans les locaux du SNUIPP 12,rue Cabanis 75014 Paris
Le 28 mai, fête des associations à Savigny-le-Temple (77) avec
un stand de l'UFAL.
Le 10 juin, à l'occasion de la réunion de l'UNICE (lobby des
multinationales), les 9, 10 et 11 juin, manifestation dans les rues
de Bruxelles pour dénoncer la collusion des intérêts privés et de la
politique de l'Union Européenne.
Le 10 juin également, de 9h30 à 12h30, réunion de constitution
de l'UFAL de Villeneuve d'Ascq (nord) ; à la maison des droits de
l'homme, chaussée de l'hôtel de ville.
Renseignements au 03.20.91.99.71 ou au : polletj@voilà.fr
Le 17 juin, marche nationale des femmes contre les violences et
les pauvretés, rendez-vous à 13 H 00 place du Châtelet, grande fête à
18 H 00 place de la Bastille avec Amina, Barbara Luna et Barns.
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1 er juillet, manifestation de soutien à José
Bové et les 10 inculpés de la Confédération Paysanne dans l'affaire
Mac Donald.
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de
la Marche mondiale des femmes).
Le 17 octobre, marche mondiale à New-York (dans le cadre de la
Marche mondiale des femmes).
2 FRANCE
A.Entretien de José Bové Porte-parole de la Confédération
Paysanne et de Bernard Teper, Porte-Parole de l'UFAL
Bernard TEPER : Que représente pour toi le procès du 30 juin 2000 à
Millau ?
José BOVE : C'est le point culminant de notre mobilisation contre la
mondialisation libérale. Nous avons décidé d'appeler Millau Seattle-
sur-Tarn en référence au combat anti-OMC. Loin d'en faire un procès
défensif, nous ferons en tant que témoin de la réalité, le procès de
tous les aspects de mondialisation libérale.
Bernard TEPER : Quelles sont les grandes lignes d'une politique
agricole citoyenne ?
José BOVE : Une politique agricole citoyenne poursuit 3 objectifs :
v Une pratique de qualité des produits
v Une pratique respectueuse de l `environnement et de l'aménagement
du territoire
v Une pratique créatrice d'emplois
L'être humain doit être privilégié face à l'argent.
Bernard TEPER : Que penses-tu des propositions concernant la
Politique agricole commune (PAC) ?
José BOVE : La PAC a été créée en 1958 pour atteindre
l'autosuffisance alimentaire de l'Europe.
Depuis le début des années 1990, le rôle de Bruxelles a été
d'intégrer l'agriculture dans la logique de l'Organisation Mondiale
du Commerce (OMC), dans le but de Bruxelles, d'aligner les prix
agricoles sur les prix mondiaux (soit –20 % ou – 30 % payés aux
producteurs), au mépris des trois objectifs dont nous venons de
parler.
Par ailleurs, nous sommes opposés à l'aide directe aux agriculteurs
déconnectée de la production.
En conclusion, nous sommes hostiles à cette politique libérale qui
poursuit une logique favorable aux pays riches.
Nous souhaitons une politique mondiale de l'agriculture pour
l'ensemble des agriculteurs et des citoyens de notre planète.
Bernard TEPER : Comment fédérer les énergies contre la mondialisation
libérale ?
José BOVE : D'abord les différentes organisations doivent clarifier
leur position sur ce qu'ils veulent faire. Pour cela, elles doivent
comprendre leurs propres problèmes mais aussi les problèmes des
autres pays et des autres continents pour avoir une position
cohérente à l'échelle de la planète.
Puis, il faut avancer des propositions pragmatiques et concrètes avec
la volonté de gagner.
Nos objectifs doivent être la satisfaction des besoins fondamentaux
de tous et la défense des biens communs de l'humanité (protection
des ressources naturelles, refus de la brevetabilité du vivant. Pour
cela, nous devons imposer une refonte des organisations
internationales (OMC, Banques Mondiales, FMI, etc.).
Bernard TEPER : Comment y arriver ?
José BOVE : Par une dynamique et une stratégie de réseaux organisés
autour de principes universels.
Bernard TEPER : Comment avez-vous fait dans l'agriculture ?
José BOVE : Nous participons à une organisation paysanne
internationale Via Campesina qui s'est unifié autour de plusieurs
points (sécurité alimentaire, souveraineté populaire, refus du
brevetage du vivant, etc.) et sur la référence au pacte collectif sur
les droits de l'homme tant sur le plan économique, social ou
culturel.
B.Comité de soutien aux militants de la Confédération
paysanne (José Bové et 10 militants) au procès de Millau
des 30 juin et 1er juillet 2000
Le Respublica n°43 que vous pouvez consulter sur
www.gauche-republicaine.fr.st
donnait les renseignements sur la manifestation du comité de soutien.
Vous pouvez apporter votre soutien directement à la Confédération
paysanne sur le courriel :
confpays@...
ou sur celui de l'UFAL : ufalsiege@... qui transmettra.
C.La nouvelle offensive de l'enseignement catholique
Le secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC) a par
la voie de son secrétaire général Paul MALARTRE, approuvé le fait que
les « éléments essentiels des réformes sont maintenus » par le
nouveau ministre et souligne « que les communautés éducatives de
l'enseignement catholique doivent imaginer les moyens d'offrir une
réponse adaptée aux demandes des jeunes qu'elles accueillent à partir
des convictions qui les animent et de projets d'établissements
originaux ».
C'est-y pas bien dit !!!!
Le SNEC-CFTC et la FEP-CFDT, syndicats des personnels de
l'enseignement catholique, ont souhaités être directement associés à
toutes les concertations du ministre de l'Education Nationale.
Déjà Paul MALARTRE avait annoncé la couleur lors du Comité National
de l'Enseignement Catholique à savoir que « l'enseignement catholique
n'aurait pas de raison d'être s'il n'était qu'un enseignement
parallèle ».
Il s'agit bien pour lui que l'enseignement privé catholique
retrouve « l'intuition essentielle dans les textes fondamentaux : la
déclaration des Evêques à Lourdes en 1969, le préambule du statut de
l'enseignement catholique de 1992 signé par les Evêques de France, et
le contenu du texte « l'Ecole catholique au seuil du 3ème
millénaire » promulgué en 1998 par la Congrégation pour l'Education
catholique romaine.
En d'autres termes, le projet de l'Enseignement catholique c'est
vouloir vivre en communautés éducatives, et au cœur de cette
communauté éducative chrétienne, un sens de la personne, de l'élève «
enraciné dans le Christ et son Evangile ».
Il poursuit que les « établissements privés catholiques ne sont ni
des établissements publics (il ne manquerait plus que cela, NDLR), ni
des établissements privés (mais si, NDLR), ni des établissements
subventionnés mais des établissements associés. Cette association par
contrat avec l'Etat et la volonté missionnaire de l'Eglise nous
engagent à être ouverts à tous ».
Paul MALARTRE, secrétaire général de l'Enseignement catholique
dit clairement que l'enseignement catholique privé demandera des
moyens accrus (certains établissements ont déjà plus de moyens que
l'école publique), est en train de se « catholiciser » contrairement
à ceux qui pensent le contraire, et critique la laïcité de
l'enseignement public (voir son intervention dans La Croix du 18 mai
2000) sans « valeurs et sens de l'école ».
Jamais un gouvernement n'a été aussi loin que JOSPIN dans l'aide
financière aux établissements privés catholiques et ils en veulent
encore plus !LE SCANDALE CONTINUE !!!!!
Si vous êtes intéressés par les textes intégraux, vous pouvez les
demander à :
REPERE2000@...
En donnant votre adresse pour expédition.
D.L'école : réforme et désinformation
A lire dans le "Marianne" d'aujourd'hui un article de Danièle
Sallenave
Parents, on vous trompe ! Malgré tous les efforts pour le
cacher, le niveau est désastreux. Quelle est donc cette école qu'on
nous promet ?
3. UNION EUROPEENNE
A.La Commission Européenne contre le service public
de la Poste
Le Commissaire européen Frits Bolkestein, en charge du marché
intérieur, soumet actuellement au collège des commissaires un nouveau
projet de directive pour la réalisation du marché unique des services
postaux. Ce projet vise essentiellement à franchir au 1er janvier
2003 une nouvelle étape dans la libéralisation : d'une part en
abaissant à 50 grammes (au lieu de 350 actuellement) ou à 2,5 fois le
tarif de base (au lieu de 5 fois) la limite « poids-prix » qui
pourrait faire l'objet d'un « service réservé » aux opérateurs
postaux chargés du service universel, afin de financer leurs coûts ;
d'autre part à libéraliser totalement le courrier international
sortant et surtout la publicité adressée.
Ces propositions reposent sur le dogme selon lequel il suffit de
libéraliser et d'ouvrir à la concurrence pour que se crée un
véritable marché européen, que la qualité, l'efficacité et le coût
des services s'améliorent au bénéfice de tous les utilisateurs. Comme
si les nouveaux opérateurs étaient intéressés à autre chose qu' «
écrémer » les niches et les zones géographiques les plus rentables,
en laissant aux opérateurs chargés du service universel le soin de
délivrer le service minimum.
En fait, il y a bien un enjeu de réalisation, du marché unique
européen des services postaux au niveau de l'Union Européenne et de
la péréquation progressive géographique des tarifs à l'échelle de
l'Union.
Oui, l'Union Européenne a besoin de plus de services publics et
non de privatisations. Nous remercions le CELSIG de son analyse qui a
été reprise ici.
B.La Commission européenne contre les services publics
A l'occasion de sa communication, adoptée le 28 avril, sur les
résultats du marché unique adopté par le Conseil européen d'Helsinki
où elle déplore les retards des actions identifiées alors, la
Commission appelle de nouveau à aller plus loin dans la
libéralisation des marchés postaux, du gaz, de l'électricité et des
transports.
A quand une alternative pro-service publics en France et en
Europe ?
C.Manifeste contre la prostitution
Un manifeste a été lancé par le Mouvement pour l'Abolition de la
Prostitution (MAPP) pour faire respecter la Convention des Nations
Unies du 2 décembre 1949 « pour la répression de la traite des êtres
humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui ».
Pour tout renseignement, contacter la représentante de la Coalition
Contre le Trafic des Femmes (CATW) Malka Marcovitch :
malkam@...
4. DOSSIER
LE SPLEEN DU SOUVERAINISME
Ce dossier est dédié à ceux qui ont encore des illusions sur
PASQUA et le RPF !!!!!!!!!!
Charles Pasqua sur Europe 1.
Le 18 mai 2000.
Charles Pasqua, bonjour !
Bonjour !
Dix jours de conflit des convoyeurs de fonds, un médiateur nommé
hier .Selon vous, comment peut-on expliquer que cette profession
n'ait jamais été reconnue comme métier à risques ?
Oui, ça c'est un peu étonnant, peut-être était-elle insuffisamment
organisée et peut-être aussi, malgré les agressions dont les
convoyeurs ont été victimes à de nombreuses reprises, n'a t-on pas
pris suffisamment conscience d'abord de la dangerosité de ce métier
et les précautions minimales, notamment en ce qui concerne les sas,
la protection .
C'est dans le projet de loi de Jean-Pierre Chevènement.
Je crois que c'est nécessaire. Moi-même quand j'étais au Ministère de
l'Intérieur, j'avais travaillé sur un projet concernant les
entreprises privées de sécurité qui doivent être d'une part mieux
contrôlées, ce qui est nécessaire parce qu'on ne peut pas non plus
laisser travailler dans ces entreprises n'importe qui, elles
participent à la sécurité générale.
C'est presque un service public, même si elles sont privées.
Oui, exactement. En tous cas, elles concourent en quelque sorte à un
service public, elles doivent donc être contrôlées. D'autre part, les
convoyeurs doivent être mieux formés et mieux équipés. Il n'est pas
normal que des véhicules de ce type soient à ce point sensibles, si
j'ose dire aux attaques.
Donc il faut améliorer la sécurité et augmenter les salaires et ils
ont raison de les demander ?
Oui, certainement de reconnaître que c'est une profession à risques,
ça me paraît évident. C'est d'abord les banques qui doivent payer,
bien sûr.
Et les grandes surfaces ?
Et les grandes surfaces.
Alors parlons du RPF, Monsieur Pasqua. A 72 ans, vous commencez une
carrière de dictateur, en voulant obtenir les pleins pouvoirs tout
seul ?
Oui, alors je dois dire que les accusations qui ont été portées
premièrement sont inacceptables. Je ne fais jamais qu'appliquer les
statuts.
C'est le vice-président qui porte les accusations, ce n'est pas
n'importe qui !
Ecoutez, il devrait apprendre à se modérer dans ses expressions et
dans ses jugements. Je ne fais qu'appliquer les statuts qui me
donnent le pouvoir de consulter directement la base. J'ajouterai que
lorsque l'on est partisan de la souveraineté nationale et qu'on a
fait sienne cette priorité, il est bien évident, d'ailleurs c'est
clairement indiqué dans les statuts, la souveraineté appartient aux
adhérents et à personne d'autre.
Mais enfin si vous faites ça c'est parce que vous écrivez dans une
lettre : « Il est temps que cessent les turbulences, les
contestations qui perturbent le fonctionnement du RPF, j'ai besoin
d'un soutien sans faille, l'autorité ne se partage pas. » Donc vous
demandez tout pour vous, il n'y a plus de statuts et .
Non ! Je crois que les adhérents sont comme moi, ils en ont assez.
Ils en ont assez de voir des gens, pour des raisons d'ambitions
personnelles ou de satisfaction de leur ego, se répandre en
commentaires sans tenir compte de l'intérêt général. Mon devoir en
tant que président du RPF c'est d'assurer l'intérêt général. Je le
fais et chacun prendra ses responsabilités.
Oui, mais résultat : Philippe de Villiers parle de coup tordu, de
coup de force, vous compare au Général Alcazar de « Tintin ».
Oh, oui, mais ça je connais très bien Philippe de Villiers, je
connais très bien ses excès verbaux. Alors peut-être aurait-il
intérêt à revoir de près ce que c'est que la démocratie et les
principes démocratiques.
Mais ce qui est grave pour vous, c'est qu'il appelle à voter « non »
à ce référendum interne, alors qu'est-ce que vous allez faire si ce «
non » l'emporte ?
Mais c'est son droit le plus absolu, mais il a d'abord appelé à voter
non et hier soir il a appelé à boycotter, alors nous verrons bien.
Moi, j'ai confiance dans les membres du Rassemblement, le plus grand
nombre d'entre eux ont rejoint le mouvement à cause de moi et pour me
suivre. Ils attendent que je fasse preuve d'autorité, que je
rétablisse un minimum de cohérence et de discipline, je le fais,
c'est mon devoir, voilà.
Mais si vous étiez, par exemple, mis en minorité, si le « non »
l'emportait, que feriez vous ?
Dans ce cas, je ferais ce qu'à fait le Général de Gaulle, voilà, je
ne resterai pas. Je ne resterai pas mais dans le même temps
j'interdirai alors à qui que ce soit de se servir de mon nom, mais
cette hypothèse me paraît pour l'instant improbable.
Vous le disiez effectivement, il y a du désordre depuis le début du
RPF, il y a des rivalités entre les uns et les autres ; comment
pouvez-vous continuer ?
Les rivalités, elles sont un peu inévitables dès lors que vous
constituez un mouvement politique en partant de sensibilités diverses
et, d'autre part, en accueillant des gens qui n'ont jamais milité
dans aucun mouvement, que d'autre part nous avons l'approche des
élections municipales ; les élections municipales ça a un effet
dévastateur dans tous les mouvements politiques, peut-être l'avez-
vous remarqué, n'est-ce pas ? Ca rend les gens un peu fous ! Comme
dans la foulée nous aurons les élections législatives, ça promet !
Donc il faut se doter des structures nécessaires qui permettent de
ramener un peu d'ordre.
Mais quand même à terme vous ne pouvez pas vous dire bah il y a des
mariages qui sont ratés, il ne fallait pas qu'on vive ensemble avec
Villiers, on s'est trompé et si on se séparait .un divorce par
consentement mutuel, ça existe ?
Je ne crois pas que les choses se présentent comme ça. La seule
question que l'on pourrait se poser, c'est de savoir si la formule
que nous avons choisie de faire : un mouvement unitaire, était la
bonne ou s'il n'aurait pas mieux valu faire une sorte de
confédération, mais quand on voit le résultat des confédérations
ailleurs, je crois qu'il n'y a rien à regretter. Non, ce qu'il faut,
c'est que chacun reprenne ses esprits et que chacun soit à sa place.
Moi, en tous les cas je ne peux pas accepter des campagnes
permanentes.
Et c'est vos proches même qui disent, il ne va pas bien, Charles
Pasqua en ce moment.
Oui, oui, mais écoutez, oui mes proches devraient se rappeler que,
sans moi, ils n'existeraient pas, hein, alors je les invite à se
souvenir de cette idée simple. Moi je vais très bien et je fais ce
que je dois faire, je ne mollirai pas.
Et quand ils disent le RPF est mort ; Charles Pasqua, il dit quoi ?
Le RPF n'est pas mort, j'espère qu'on en apportera la démonstration.
Quant à ceux qui ne sont pas d'accord avec la façon dont les choses
sont conduites, ils ont naturellement le droit de s'exprimer à
l'intérieur mais ils n'ont pas le droit de le faire à l'extérieur et,
arrivé à un certain moment, quand on n'est pas d'accord, il y a
toujours des solutions.
Et vous pourriez exclure vous-même ?
Oh, non, pas du tout, mais il y a une solution qui est simple, qui
consiste à s'en aller mais naturellement à remettre à ma disposition
le mandat qu'ils détiennent de moi.
Alors il y en a qui ont été très troublés par vos déjeuners. En gros,
vous déjeunez avec Jacques Chirac et Philippe Seguin et ça reste sur
l'estomac de Philippe de Villiers, il ne comprend pas.
Oui, mais enfin ça c'est un autre problème. Je crois qu'il faut être
plus ouvert. Que Philippe de Villiers soit un peu inquiet c'est
possible, il n'a pas à l'être en tous les cas en ce qui concerne mes
convictions. Dès lors qu'on est sûr de soi, on peut déjeuner, dîner,
prendre le thé avec qui que ce soit. Moi je veux un mouvement ouvert,
je ne veux pas un mouvement replié sur lui-même et fermé.
De droite ?
J'aurai du mal à dire que je suis à gauche.
Oui, mais ouvert vous dites quand même.
Ouvert ça veut dire qu'il faut accepter tous ceux qui acceptent de
venir travailler, qui se réclament des mêmes idées que nous, qui
viennent travailler avec nous. On ne va pas demander aux gens leur
certificat de baptême, etc.
Pour que les choses soient claires, en toute hypothèse, vous serez
candidat à l'élection présidentielle en 2002, porte-parole du RPF ou
d'autres choses si vous êtes seul.
Je crois que quand on est candidat aux élections présidentielles, on
n'est pas candidat d'un parti. On est candidat soutenu par un parti
ou par un mouvement politique, mais on est candidat soi-même ?
L'élection présidentielle, c'est le contact entre un homme et le
peuple, c'est rien d'autre.
Et vous présenterez, même si c'est Philippe Seguin tête de liste à
Paris, des candidats dans tous les arrondissements estampillés RPF,
si le RPF existe encore .
Oh ! Il existera encore. Oui, nous présenterons. c'est ce qui a été
décidé par le bureau du RPF effectivement.
Vous avez dit que vous étiez opposé à la réforme du quinquennat, vous
voterez « non » au référendum s'il y a un référendum ?
Je voterais « non » au référendum, auparavant j'aurais eu l'occasion
d'expliquer pourquoi on ne modifie pas.
A jacques Chirac ?
Je le ferai d'une manière publique puisque c'est un problème posé
publiquement. Je dirai qu'on ne modifie pas la Constitution pour des
raisons de convenance personnelle .
Ca vise qui ça ?
Ca vise au premier chef le Premier Ministre actuel et ça vise
également Monsieur Giscard d'Estaing qui a tendance à régler des
comptes, ça n'a rien à voir avec l'intérêt national.
Et si le Président de la République, qui était plutôt contre le
quinquennat, accepte la réforme, il est obligé de le faire selon
vous ?
Il est obligé de faire quoi ?
D'accepter le quinquennat, Jacques Chirac, de se ranger .
Non, je ne crois pas.
Alors s'il le fait pourquoi le fait-il, selon vous ?
Bah, écoutez, parce que sa réflexion aura évolué, après tout ce n'est
pas impossible. Moi, je crois que c'est une erreur, le quinquennat
n'aurait de sens que si on changeait véritablement de régime. Les
arguments qui sont actuellement avancés en faveur du quinquennat,
aucun d'entre eux ne résiste à un examen sérieux. Il vaut mieux un
septennat ,non renouvelable, qui donne
au Président de la République la possibilité de conduire les affaires
du pays, à charge pour lui s'il y a des élections et qu'il a une
majorité hostile de se retirer.
Vous dites non à l'Europe, non au quinquennat ; ça vous arrive de
dire oui, Monsieur Pasqua ?
Non, je ne dis pas du tout non à l'Europe, je dis non au système
actuel et je dis oui à la France et à l'intérêt national.
Merci, Charles Pasqua !
Merci
RESPUBLICA N°45
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est
pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaures
« Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître
des égaux, mais d'en faire »
Léon Gambetta
SOMMAIRE
1 AGENDA
A.Le télémarketing est l'expression du néolibéralisme
enchanteur !
B.Croissance économique et précarité
C.Collectif de soutien aux inculpés de Millau
2. FRANCE
A.Le télémarketing est l'expression du néolibéralisme
enchanteur !
B.Croissance économique et précarité
C.Collectif de soutien aux inculpés de Millau
3 UNION EUROPEENNE
Europe fédérale = Europe du fric made in USA
4 INTERNATIONAL
Quelques vérités sur le retrait Israélien au Liban
5. DOSSIERS
A.littérature : Le droit au titre
B.Appel « La Sécurité Sociale et l'hôpital ne sont pas à
vendre »
1 AGENDA
Le 26 mai, de 22h05 à 03h55 sur ARTE, « La commune de Paris », de
Peter Watkins. A mi-chemin entre le documentaire et la fiction, Peter
Watkins nous offre une reconstitution étonnante de La Commune,
premier mouvement révolutionnaire prolétarien.
Samedi 27 mai
1)Forum sur la surveillance et les libertés à la Villette.
Joël Boyer, le secrétaire général de la CNIL y tient une
confédération sur le thème de: "Liberté d'expression ou Liberté
surveillée. Y a t-il un risque pour la vie privée?" Donc, rendez-vous
à 14h, le samedi 27 sous le fronton de la Grande halle de la Villette
(métro: porte de Pantin). Le débat commence à 15h(-16h30), salle
Jean Bertin, l'entrée est libre.
2)Création du Collectif « La santé n'est pas à vendre » à 14 heures
dans les locaux du SNUIPP 12,rue Cabanis 75014 Paris
Le 28 mai, fête des associations à Savigny-le-Temple (77) avec un
stand de l'UFAL.
Le 10 juin, à l'occasion de la réunion de l'UNICE (lobby des
multinationales), les 9, 10 et 11 juin, manifestation dans les rues
de Bruxelles pour dénoncer la collusion des intérêts privés et de la
politique de l'Union Européenne.
Le 10 juin également, de 9h30 à 12h30, réunion de constitution de
l'UFAL de Villeneuve d'Ascq (nord) ; à la maison des droits de
l'homme, chaussée de l'hôtel de ville.
Renseignements au 03.20.91.99.71 ou au : polletj@voilà.fr
Le 17 juin, marche nationale des femmes contre les violences et les
pauvretés, rendez-vous à 13 H 00 place du Châtelet, grande fête à 18
H 00 place de la Bastille avec Amina, Barbara Luna et Bams.
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1 er juillet, manifestation de soutien à José Bové et
les 10 inculpés de la Confédération Paysanne dans l'affaire Mac
Donald.
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la
Marche mondiale des femmes).
Le 17 octobre, marche mondiale à New-York (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes).
2. FRANCE
A Le télémarketing est l'expression du néolibéralisme enchanteur !
Vous prenez une quarantaine de chômeurs et précaires, étudiants
fauchés, qui répondront forcément à votre annonce et à qui, en
quelques minutes au téléphone (c'est du marketing), vous avez promis
la lune. Vous les convoquez pour une réunion d'information-
recrutement dans une salle de réception d'un hôtel parisien, proche
de la porte de Versailles ; cela dans une ambiance sourire dents
blanches et sans équivoque, à l'américaine : « …nous sommes tous là
pour nous entendre n'est-ce pas ?… ». Vous utilisez à merveille le
formatage dialectique de votre maison mère anglo-saxonne. Vous
prodiguez les vertus néolibérales de la flexibilité et de la
dérégulation des emplois et des contrats, car vous pouvez en profiter
depuis la Loi Giraud de 1993 et son article L 321-1-2. Vous n'avez
pas à vous en faire, ce n'est certainement pas madame Aubry et son
ministère qui viendront vous mettre des batons dans les roues. La
flexibilité est liberté et épanouissement de l'individu : moins de
5600 francs/mois pour des tranches horaires à géométrie variable, du
lundi au dimanche, 7 jours sur 7, de 6H45 à 1H45 du matin avec des
doubles vacations, sans repos et avantages compensatoires, ni heures
majorées payées… Pourquoi s'en priver l'Etat ferme les yeux. Vos
nouvelles recrues vous pourrez les traiter comme du bétail, car
l'économie « moderne » encensée par les néo-cléricaux de gauche comme
de droite, fait de vous un homme d'affaires. Au bout d'une matinée à
la gloire de l'entreprise et après un questionnaire bateau rempli par
vos candidats ovins, et qui sera vite lu en diagonale – c'est beau la
technique DRH – vous faites un premier tri sélectif et vous virez
sans aucune explication une dizaine d'individus abasourdis. Vous
gardez le reste du troupeau en l'avertissant que l'écrémage reprendra
en fin de journée sans plus de commentaire… Les plus malléables
auront le privilège de travailler – un exercice nécessaire – une
journée de labeur à l'œil. Les quelques brebis qui auront passé le
cap des deux jours d'intoxication pour aller à l'essentiel et à l' «
alimentaire » (une petite poignée), deviendront télévendeurs, télé
prospecteurs et télé manipulés au sein de votre équipe. Ils ne
resteront pas bien longtemps, vous le savez, le turn-over est
important et permanent dans ce type de job… Il suffira alors, comme
toutes les semaines, de réorganiser une cellule d'information et de
sélection pour un nouveau recrutement au lance-pierres. Il n'y a pas
à dire, l'économie moderne et l'ultra libéralisme ont du bon.
Vive le télémarketing !
B Croissance économique et précarité
Pour la première fois depuis près de 20 ans, les chiffres officiels
du chômage ont franchi à la baisse le seuil symbolique des 2,5
millions de personnes. L'ambiance est à l'euphorie pour les ministres
de l'économie (Laurent Fabius) et de l'emploi et de la solidarité
(Martine Aubry). La réalité d'une croissance riche en emploi n'est
pas contestable ; mais quelques chiffres viennent modérer ces
réjouissances en soulignant des aspects plus négatifs tels que la
généralisation de la précarité ou le maintien de l'exclusion pour les
catégories les plus défavorisées.
En effet, il faut compter avec la croissance de l'intérim qui a
progressé de 20 % en un an, l'accroissement du travail à temps
partiel, un recours massif aux contrats à durée déterminée…
De même, le chômage longue durée a reculé de 19,4 % en un an, mais
ceux-ci sont encore 900 000 sur un total de 2,5 millions.
Parallèlement, on constate que seuls 40 % des chômeurs sont
indemnisés par les Assedic et le nombre de bénéficiaires du RMI ne
cesse d'augmenter.
Le retour à la croissance et l'amélioration de l'emploi n'ont pas
encore atteint les quartiers les plus en difficultés et le risque
d'une césure entre ceux qui participent et profitent de la croissance
et ceux qui s'enfoncent dans la précarité et la marginalisation est
plus que d'actualité.
C Collectif de soutien aux inculpés de Millau
Tous aux côtés des syndicalistes de la Confédération Paysanne, tous à
Millau le 30 juin 2000. Le Collectif de soutien aux inculpés de
Millau à choisi ce jour pour les soutenir et débattre.
Tout au long de ces deux jours se tiendront 12 forums sur 4 espaces
aménagés autour de différents lieux de la ville de Millau.
Toutes les informations concernant le procès et les manifestations se
trouvent sur le site :
www.millau-30juin.ras.eu.org
3. UNION EUROPEENNE
Europe fédérale = Europe du fric made in USA
Joschka Fisher, Daniel Cohn-Bendit et Alain Madelin sont sur la même
longueur d'ondes. Tous les trois partagent les valeurs néolibérales
de la mondialisation et l'engouement militant pour une Europe
fédérale à l'américaine, une Europe aux 100 drapeaux (nous avons vu
ses œuvres bienfaitrices au Kosovo). A tel point que l'on ne voit
plus bien la différence entre les positions politiques libérales et
libertaires des uns, dits de gauche, et celles ultra-capitalistes de
l'autre, qui est classé à droite. Ce n'est pas une nouveauté, la
gauche plurielle rose et verte ressemble à s'y méprendre à la droite
paléo-réactionnaire, partout en Europe.
La question que l'on se pose est la suivante : comment les Verts
peuvent-ils concilier leurs luttes écologiques contre les méfaits du
turbo-capitalisme, et d'un autre coté s'attacher à une économie
politique sauvage directement inspirée par l'oncle Sam, qui n'épargne
pas les hommes et encore moins l'environnement ? Défendre l'Europe
fédérale, l'Europe des ethnies, c'est cautionner le pan capitalisme
anglo-saxon qui se frotte les mains en divisant pour mieux régner.
Les Verts européens, français y compris, sont donc englués dans cette
double contradiction entre social et antisocial. L'écologie doit
être menée dans le cadre d'une politique définie vraiment à gauche,
républicaine, laïque, sociale et solidaire, et surtout hors du champ
opportuniste de la mondialisation turbo-capitaliste. Qu'ils
l'admettent ou non, les choix optionnels devenus constants chez les
Verts, l'Europe fédérale versus Mickey qu'ils idolâtrent (chaque
gouverneur d'un Etat-région deviendraient ainsi et à sa guise un
petit autocrate local aux pleins pouvoirs économiques), en font des «
collabos » de la « World Company » !
4 INTERNATIONAL
Quelques vérités sur le retrait Israélien au Liban
- Toute la presse a fait état du retrait Israélien réalisé en
avance par rapport à la date prévue, mais on n'a pas beaucoup lu
d'explications à ce sujet . Depuis longtemps, la presse conforme
n'explique plus ! L'explication réside dans le fait que l'ALS, milice
supplétive d'Israël au sud-Liban était largement infiltrée par le
Hezbollah. Isahal, l'armée Israélienne, ne souhaitant pas faire
prendre de risques à ses soldats (stratégie 0 mort) a décidé de se
retirer, avant la date prévue, sans avertir personne pour éviter les
attaques qui auraient pu être réalisées par le Hezbollah avec l'aide
de certaines unités de l'ALS.
- Le premier dirigeant politique à venir sur la frontière sud
du Liban évacué par Israel a été un ministre Iranien et non un
ministre Libanais. Le problème aujourd'hui devient donc celui de
savoir qui va diriger demain le Liban. Ce retrait rapide de l'armée
Israélienne relance avant l'heure prévue les contradictions internes
du Liban entre les différentes factions : Hezbollah Pro-Iranien,
Sunnites Pro-Syriens, Chrétiens Maronites, Alaouites, etc. ne pas
oublier que le système Libanais a toujours été fortement
communautarisé (nombre de députés fixé pour chaque communauté, etc.).
- Plusieurs scénarios contradictoires sont à l'œuvre : le
projet de fusion Syro-libanais, la partition communautariste du Liban
qui donnerait par exemple le sud au Hezbollah Chiite Pro-Iranien, une
dynamique laïque et démocratique, etc.
- Comme vous le voyez, les Libanais ne sont pas sortis de leurs
problèmes !
5. DOSSIER
A.littérature : Le droit au titre
Me Emmanuel Pierrat, bien connu comme spécialiste de la propriété
littéraire et auteur du Droit de l'édition appliqué, défendra devant
le Tribunal de Paris rien moins que l'application de la loi du 11
mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique tout entière,
tant dans sa lettre que dans son esprit. On y lit: " L'auteur jouit
du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre. Ce
droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et
imprescriptible. "
Le philosophe et écrivain Manuel de Diéguez qui est édité tour à tour
par le Seuil, Gallimard, Plon, Albin Michel, les PUF et Fayard depuis
quarante ans, avait signé en 1999 un contrat pour la publication, en
mars 2000, de son Introduction à l'anthropologie historique avec la
Maison Calmann-Lévy, alors présidée par M. Olivier Nora, actuel
directeur de Grasset. M. Denis Bourgeois, directeur de Calmann-Lévy
depuis le début de l'année, refuse le titre précédemment convenu
entre M. Nora et M. de Diéguez .
Les éditions Calmann-Lévy entendent en outre interdire à l'auteur
d'informer le public, en quatrième de couverture, de ce que son
Introduction est davantage qu'un vœu pieux et qu'elle sera suivie
d'ouvrages consacrés à l'anthropologie historique annoncée, science à
laquelle Manuel de Diéguez travaille depuis dix ans et qui est
maintenant très élaborée. Afin de dénaturer l'Introduction sans
seulement avoir lu une page de l'anthropologie historique proprement
dite, les éditions Calmann-Lévy en ont, de surcroît, changé
d'autorité le titre en celui, exclusif, de Contre l'école des Annales.
Manuel de Diéguez ayant refusé ces conditions, auxquelles l'éditeur
subordonnait l'exécution du contrat, M. Denis Bourgeois l'a assigné
devant le Tribunal de Paris, en invoquant l'indocilité du philosophe
pour demander l'annulation de la publication, alors même que
l'ouvrage est imprimé et les épreuves corrigées ; mais, afin de
tenter de légitimer cette procédure, Calmann-Lévy y a introduit des
allégations erronées d'une gravité telle que Manuel de Diéguez a
porté plainte.
S'agit-il d'une offensive générale du groupe Lagardère contre la loi
du 11 mars 1957? D'un côté, M. Cohen-Séat, Président délégué, a
plusieurs fois soutenu M. de Diéguez, reprochant ses " abus de
pouvoir " à M. Bourgeois, notamment à l'occasion d'une première
tentative de rupture unilatérale du contrat. D'un autre côté, M.
Lisimachio, Directeur de Hachette-littérature, commentant une lettre
du Directeur de Cabinet de M. Jean-Luc Lagardère écrit: " Les maisons
d'édition du groupe disposent d'une entière autonomie éditoriale, et
la décision de publier en est la clé de voûte. " N'est-ce pas
reconnaître que l'éditeur serait libre de publier ou non un ouvrage
pourtant sous contrat ?
Beaucoup d'auteurs acceptent désormais de n'être plus que les "
fournisseurs " de leur " employeur ". Considérant qu'il s'agit d'un
problème de civilisation, Manuel de Diéguez a mis le débat sur son
site (www.dieguez-philosophe.com, cliquer sur " Informations
continues " et sur " Alerte " ), qui se trouve interconnecté avec les
sites ouverts sur sa recherche au Canada.
B.Appel « La Sécurité Sociale et l'hôpital ne sont pas à vendre »
Privatisation de la Sécurité Sociale et de l'hôpital, ogm, mal
bouffe, épidémie, amiante, pollution, risques au travail … c'est un
plan d'urgence qu'il nous faut gagner tous ensemble.
Le mouvement de novembre décembre 1995, la grève des internes d'avril
97, les mobilisations de défense des hôpitaux de proximité
l'organisation de plus en plus efficace des usagers de la médecine et
de l'hôpital ont marqué une volonté définitive de tourner la page
d'une gestion purement comptable de l'assurance maladie et de
l'hôpital.
La grève récente des personnels hospitaliers les mouvements qui se
poursuivent chez les jeunes médecins posent également au travers
leurs revendications la volonté de rompre avec une politique de
restriction des moyens ne répondant plus aux besoins de soins de la
population.
Et il ne s'agit là de la pénurie dans des soins et même pas de santé
où nous sommes les plus en retard dans le domaine de la prévention.
Le Malaise dans la santé scolaire et la médecine du travail sont au
cœur d'une urgence sociale.
Depuis 20 ans l'assurance maladie a vécu un véritable démantèlement :
- de nombreux plans de déremboursements des médicaments,
- mise en place du forfait hospitalier,
- rationnement des soins,
aggravé dans la période récente par l'agrément de réseaux et de
filières de soins privés (groupama, axa…) par la CNAMTS et le
Ministère de Martine Aubry et par l'ambiguïté de l'application de la
loi CMU qui ouvre l'assurance maladie complémentaire aux assurances
privés.
Alors qu'au nom d'une lutte pour l'emploi les patrons n'ont cessé
d'obtenir par leurs cris la baisse de leur contribution à la sécurité
sociale.
Ainsi la brèche est ouverte contre le mouvement mutualiste que nous
devons défendre à tout prix à l'heure de la transposition programmée
des directives européennes en matière d'assurance.
La CMU, en fixant le niveau maximum de protection du malade,
constitue par certains aspects un seuil maximum d'accès aux droits ;
c'est le sens pervers de la notion de paniers de soins et de services.
On sait très bien qu'AXA veut sélectionner ses assurés.
C'est un véritable plan de privatisation de la Sécurité Sociale que
le patronat au travers des groupes d'assurance propose comme
alternative à l'égalité d'accès aux soins pour tous.
.
C'est l'état de santé et les facteurs de risque qui vont déterminer
le niveau de cotisation individuelle des usagers, c'est une santé à
plusieurs vitesses qui s'institutionnalise dans le pays : force est
de constater que c'est le PLAN qui nous est aujourd'hui proposé.
En l'an 2000 dans le pays des droits : la quatrième puissance
mondiale qui devrait plutôt, tout faire pour développer l'accès aux
droits à la santé y compris dans les pays en voie de développement en
obligeant les grands groupes pharmaceutiques à continuer de produire
les médicaments utiles dans le monde.
C'est vrai que la course au profit et le paiement à l'acte dictent la
conduite des opérations dans l'ensemble du champ de la santé publique.
Il en est de même pour l'Hôpital où au nom d'une meilleure
adéquation des soins avec les objectifs financiers que des pans
entiers de ce service public sont externalisées aux cliniques privées
lucratives. La chirurgie cardiaque, la cancérologie et la chirurgie
générale simple et rentable sont bien entendu du domaine privée,
alors que les urgences, l'accès soins des plus démunies la
réanimation néonatale les moins rentables sont conservées dans
l'hôpital public.
Professionnels et usagers font un constat identique. Les actions
menées pour défendre un jour un hôpital menacé, un autre jour contre
des droits supprimés comme ceux des familles d'enfants handicapés et
tous les jours pour obtenir des moyens supplémentaires.
Il faut rompre avec le cloisonnement et ensemble les professionnels
de santé, les assurés sociaux, les mutualistes, les organisations
syndicales, les associations à s'organiser pour imposer une véritable
politique de santé répondant à l'ensemble des besoins de la
population.
Pour signer cet appel,le faire sur respublica@...
RESPUBLICA N°46
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET
SOCIALE
« Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire
: ce n'est
pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaures
« Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de
reconnaître
des égaux, mais d'en faire »
Léon Gambetta
______________________________________________________________________
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. FRANCE
A. Trois francs maçons suspendus après les
révélations
de l'affaire Corse
B. Inquiétant
C. L'extrême droite a été trop vite enterrée
D. Les 35 heures de Martine Aubry sont une fumisterie
E. Le communautarisme de FR3
5. DOSSIERS
L'affaire du sang contaminé
______________________________________________________________________
1 AGENDA.
Le 10 juin, à l'occasion de la réunion de l'UNICE
(lobby des multinationales), les 9, 10 et 11 juin, manifestation dans
les rues de Bruxelles pour dénoncer la collusion des intérêts
privés et de la politique de l'Union Européenne.
Le 10 juin également, de 9h30 à 12h30, réunion de constitution de
l'UFAL de Villeneuve d'Ascq (nord) ; à la maison des droits de
l'homme, chaussée de l'hôtel de ville.Renseignements au
003.20.91.99.71 ou au : polletj@voilà.fr
Le 17 juin, marche nationale des femmes contre les violences et
les pauvretés, rendez-vous à 13 H 00 place du Châtelet,grande fête à
18 H 00 place de la Bastille avec Amina, Barbara Luna et Bams.
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1 er juillet, manifestation de soutien à José Bové
et les 10 inculpés de la Confédération Paysanne dans l'affaire Mac
oDonald.
Le 14 juillet, l'UFAL de Savigny le Temple tiendra un stand à la
fête du « Goût du Carré » organisée par le SAN de Sénart. Outre la
prose ufalienne, vous pourrez y déguster des Tchébourékis(petits
beignets originaires de Caucase) ainsi que du vin et du thé .Pour
tout renseignement, joindre ufalsiege@...
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la
Marche mondiale des femmes).
Le 17 octobre, marche mondiale à New-York (dans le cadre de la
Marche mondiale des femmes).
2. FRANCE
A. Trois Francs-maçons suspendus après les révélations
de l'affaire Corse
(Article paru dans « La Croix » du 26 mai 2000)
La rencontre secrète du 21 janvier entre nationalistes corses
et francs-maçons du Grand Orient de France n'en finit pas de faire
des dégâts. Mercredi, la « section permanente de la Chambre
suprême de justice maçonnique » a suspendu sine die trois « frères
». Responsables de l'« association pour la liberté d'expression,
Réseau Voltaire », ils auraient « manqué de fraternité » pour
avoir dénoncé la tenue de la rencontre du 21 janvier. En revanche, la
même juridiction interne a décidé de ne pas sanctionner Roland Dumas
et Michel Reyt. Le premier est mis en examen dans l'affaire Elf, le
second dans l'affaire de la Sages.
B. Inquiétant
L'extrême droite semble regagner du terrain, selon un sondage
SOFRES PARIS, 29 mai (AFP) - Dix-huit mois après la crise qui a
partagé en deux le Front national, l'extrême droite semble
regagner du terrain en France, selon un sondage SOFRES pour RTL et Le
Monde. La même étude révèle qu'une majorité de Français se
déclare "d'accord" avec quelques-unes des positions de principe de
l'extrême droite, en particulier sur l'immigration. Après être tombé
en mai 1999 à son plus bas niveau depuis le lancement en novembre
1984 de cette enquête annuelle (11%), le nombre des électeurs
"tout à fait ou plutôt d'accord" avec Jean-Marie Le Pen est remonté
à 17% en mai 2000. Ainsi, le FN qui avait obtenu, en mars 1997 et
mars 1998, 20% d'adhésion à ses idées, retrouve presque son score
d'avant la scission. Quant au Mouvement national républicain de Bruno
Mégret, qui ne figure que pour la deuxième fois dans l'enquête, il
reste stable à 9% d'adhésion, tandis que ceux qui lui sont hostiles
sont en légère baisse (81 contre 83%).
Peut-être à cause de la crise, qui s'est traduite par un
très fort recul des deux partis d'extrême droite français aux
élections européennes de juin 1999, un tiers des personnes interrogées
(33%) ne considèrent plus le FN comme "un danger pour la démocratie",
contre un quart (24%) l'année précédente. Le MNR améliore lui
aussi son image : il a cessé de faire peur à 30% des gens (contre 25%
l'an dernier).
Une large majorité des Français interrogés se déclarent d'autre
part "tout a fait" ou "plutôt d'accord" avec trois affirmations de
principe de l'extrême droite : "on ne défend pas assez les valeurs
traditionnelles en France" (73%), "il faut donner beaucoup plus de
pouvoirs à la police" (64%) et "il y a trop d'immigrés en France"
(59%). Des alliances "selon les circonstances". Tandis que Jean-Marie
Le Pen se félicite de ce qu'il appelle la "lepénisation des esprits",
une majorité des électeurs (54%) estiment d'ailleurs que ces trois
idées "traversent tous les partis", cessant de ce fait d'appartenir à
l'extrême droite. Sans être majoritaires, d'autres thèmes de
l'extrême droite recueillent une forte adhésion : 47% des Français
considèrent qu'"on ne se sent plus vraiment chez soi en France",
45% qu'"il faut rétablir la peine de mort" et 39% que "la construction
de l'Europe est une menace pour l'identité de la France". Au
demeurant, l'opinion se montre très sévère sur la façon dont le FN a
géré les quatre grandes villes que l'extrême droite garde encore sous
son contrôle : Toulon (Var), Orange (Vaucluse), Vitrolles et
Marignane (Bouches-du-Rhône). Pour 49% des sondés, le FN a "plutôt
échoué dans sa gestion" et 38% considèrent qu'il n'a "pas vraiment
appliqué son programme". Pour 71% des électeurs, il ne doit "en aucun
cas" y avoir d'alliance entre la droite (UDF, RPR, RPF, DL) et le FN
pour les élections municipales. En revanche, près d'un quart des
sympathisants de droite (23%) estiment qu'il doit y avoir des lliances
électorales avec le FN "selon les circonstances". Un chiffre à peine
plus faible en ce qui concerne les alliances avec le MNR (18%). Les
électeurs du Rassemblement pour la France de Charles Pasqua et
Philippe de Villiers sont quant à eux majoritairement favorables 52%)
à une alliance entre la droite et le FN aux municipales.
A contrario, il ne se trouve que 36% des personnes interrogées
pour déclarer que, "plus généralement", il faut "combattre" le FN
(38% pour le MNR). Si l'on considère les seuls électeurs de droite,
cette proportion tombe à 25% en ce qui concerne le FN et 29% pour le
MNR.
C. L'extrême droite a été trop vite enterrée
Les médias, les politiques et les antifascistes de salon avaient
trop vite exulté de joie à la baisse évidente du potentiel nuisible
et électoral de l'extrême droite ; l'affaire Mégret-Le Pen avait
entériné la dégringolade programmée du nationalisme de droite en
France. Un récent sondage de la SOFRES semble pourtant prouver le
contraire. En effet, 18 mois après la crise qui a partagé le FN
en deux structures, l'extrême droite reconquiert du terrain dans
les esprits, et sa démagogie populiste continue de séduire une
grande partie de l'électorat populaire. Sur les questions de
l'immigration et de l'insécurité, le FN et le MNR regagnent du
terrain…
En mai 1999, le FN était tombé au plus bas niveau des sondages
depuis son lancement ascensionnel en novembre 1984, et seulement 11%
des sondés étaient encore en accord avec les points phares de la
politique xénophobe et raciste de JMLP. En mai 2000, ils sont
désormais 17% « tout à fait ou plutôt d'accord » avec Jean-Marie Le
Pen et sa dialectique nationaliste.
La droite nationale, incarnée par le FN, retrouve quasiment ses
meilleurs scores d'avant la scission de 1998. Pour ce qui est du
Mouvement national républicain (MNR) de Mégret, petit parti qui
regroupe des nostalgiques du nazisme, des néo-païens issus de
la « Nouvelle droite » et les plus virulents partisans d'une
politique raciale et ségrégationniste, le pourcentage d'intentions de
vote et le capital de sympathies oscillent entre 8 et 9%. Il est quand
même inquiétant de voir qu'une partie non négligeable de la
population puisse être solidaire de l'extrême droite dans son
ensemble. Un tiers des personnes interrogées par la SOFRES (33%) ne
considèrent plus le FN comme « un danger pour la démocratie » et le
MNR, lui, a cessé de faire peur à 30% des gens… Il y a de quoi se
poser des questions sur le manque d'éducation civique et de culture
de la part de la population, et encore plus sur le bien-fondé de nos
politiciens à propos des problèmes majeurs de notre société de
consommation.
Comment est-il possible d'en arriver là ? Tout simplement parce que
nos hommes politiques ont baissé les bras devant le Capital,laissant
le champ totalement libre aux milieux de la finance comme seuls
gestionnaires de notre économie et de notre vie, d'où la résultante
du chômage de masse et son cortège de paupérisation, d'exclusion et
de précarisation. La violence quotidienne, l'augmentation de la
délinquance, n'en déplaise à la politique inefficace et pseudo
sécuritaire de notre actuel ministre de l'Intérieur, sont les
conséquences directes du néolibéralisme appliqué. Nos professionnels
de la gamelle, trop occupé à « cantiner » au Palais Bourbon, au Sénat
et aux différents sièges cantonaux, régionaux et européens, ont
oublié quelles étaient leurs responsabilités vis-à-vis de
l'électorat. Le sondage démontre que les électeurs favorables au
discours de l'extrême droite ne sont pas des nazis en puissance, mais
qu'ils aspirent à une autre société que celle des inégalités
croissantes qui est ainsi proposée. Déconnectés des réalités
ponctuelles de la rue, des cités et des banlieues, de la sociologie
de ces populations, nos élus n'ont toujours pas compris « le pourquoi
du comment ? » et sont anesthésiés devant le pouvoir de l'argent-roi,
au point d'en oublier, avec une certaine complaisance, leurs devoirs
envers le peuple. Ce n'est pas pour rien que 73% des sondés réclament
qu'« il faut donner beaucoup plus de pouvoirs à la police » et qu' «
il y a trop d'immigrés en France » pour 59% des mêmes interrogés.
Doit-on en déduire, pour autant, que les français sont racistes
et qu'ils sont devenus des fervents supporters de l'autocratie ?
Certainement pas ! Parallèlement, l'opinion démontre qu'elle ne
considère pas l'extrême droite comme apte à gérer le quotidien, et
que les expériences municipales des quatre grandes villes dirigées
par le FN ou le MNR sont des fiascos avérés…
Malgré cela, un nombre croissant de citoyens aspirent pourtant aux
mirages de la phraséologie simpliste d'extrême droite, à sa logorrhée
idéologique du bouc émissaire, et trouvent souhaitable, pour 23%
d'entre eux, qu'il puisse y avoir des accord électoraux avec la
droite et en particulier le RPF ; n'y a-t-il pas déjà une très large
concomitance des idées, voire de la surenchère nationaliste, de la
part des souverainistes bonaparto-monarchistes de Pasqua et De
Villiers ?
Nous ne cesserons de l'affirmer, c'est en développant une
politique vraiment sociale, résolument à gauche (la droite comme
l'extrême droite sont parfaitement incapables de raisonner ainsi pour
l'intérêt de la majorité citoyenne, de façon égalitaire ; par
essence, le nationalisme de droite est anti-républicain et le
conservatisme ultralibéral anti-démocratique…) et assise sur les
principes républicains de laïcité, de solidarité et de fraternité,
que nous pourrons reconquérir le chemin d'une véritable démocratie
universelle, et non pas en menant une politique de l'autruche, à
gauche comme à droite, au seul service des tenants de l'oligarchie
multinationale. Continuer dans la voie du turbo-capitalisme, en
trompant les électeurs comme le fait depuis des décennies le PS et
ses amis, c'est jeter les laissés-pour-compte, les ouvriers et les
classes moyennes – ce nouveau prolétariat – dans les bras de la
réaction ou du nationalisme le plus intransigeant !
D. Les 35 heures Aubry sont une fumisterie !
Vu et entendu dans l'émission « Capital » du dimanche 28
mai, à propos de l'application des 35 heures au sein des start-up, de
la « nouvelle économie » en générale et de la restauration, Martine
Aubry s'exprimer sur la nécessité de s'adapter à la flexibilité (et à
la dérégulation la plus totale NDLR). Les employés, les cadres, qui
dépassent largement les 40 heures par semaine dans ces professions,
et tendent plutôt aux 60 ou 70 heures hebdomadaires, auront le
privilège de continuer à se faire exploiter et à se pourrir la santé
en toute légalité, car, comme notre chère ministre l'a expliquée, les
35 heures ne sont pas là pour mettre des freins à la politique
patronale… On s'en doutait plus que de raison. Les CDD seraient même
tout à fait justifiables et justifiés dans la majorité des cas,
toujours dixit notre socialiste de service (tendance ultralibérale) à
l'Emploi et à la Solidarité (sic), ainsi qu'une annualisation
explicite des horaires et des repos compensatoires… Gérard
Filoche, inspecteur du travail et membre du courant de la Gauche
socialiste au sein du PS, s'exprimait dans un des reportages sur le
sujet et comparait les conditions de travail de la
« nouvelle économie», encensée par les médias et les milieux
d'affaires, à de l'exploitation pure et simple. Martine Aubry, elle,
ne semble pas s'en émouvoir et persiste et signe dans sa logique
anglo-saxonne des 35 heures au bonheur de la finance et à la gloire
des stock-options.
Dans la conclusion de son ouvrage « Le travail jetable non ! Les
35 heures oui ! » Gérard Filoche argumentait judicieusement sur le
discours pseudo-social de ce gouvernement de la gauche pan
capitaliste et sur la réalité vécue : « On a noté au long de ce livre
les nombreux reculs du droit du travail et combien ils nourrissent le
chômage. Plus on déréglemente, plus on fait travailler des salariés
flexibilisés, moins l'entreprise a besoin d'embaucher.
Inversement,
si on résiste, si on défend le droit et les droits, les lois de
la République, le Code du travail, si on baisse les durées du
travail et redistribue les richesses, on peut en finir avec le
chômage de masse. A condition d'être clair : les 35 heures
hebdomadaires ne peuvent pas se faire à « profit constant »…
L'inspection du travail, magnifiquement célébrée par Martine Aubry
lors de son centenaire en 1992, devait être renforcée et ses
fonctionnaires « devenir les soldats de la République » pour faire
respecter les droits des salariés. Ce n'est toujours pas le cas. Ce
n'est pas le fruit du hasard, d'une négligence, mais d'une volonté
politique… Pour l'instant, l'inspection du travail regroupe les
« soutiers » du ministère, et ses agents, inspecteurs ou contrôleurs,
qu'ils expriment individuellement, syndicalement, ou politiquement et
collectivement, ne sont pas écoutés. Une circulaire du ministère de
l'Emploi et de la Solidarité du 5 janvier 1999 a même tenté de les
réduire au silence, alors qu'ils sont, étant donné la place
stratégique qu'ils occupent, au cœur du débat et de l'expérimentation
des 35 heures… ».
C'est clair, Martine Aubry est à l'emploi et à la solidarité ce
que le Medef est au contrat social… Tout un programme, main dans
la main, au seul service du néolibéralisme, de la flexibilité
et de la précarisation dans la paupérisation. La politique sociale de
notre ministre c'est du vent, ses 35 heures une fumisterie, et la
baisse du chômage, un hommage orienté à l'obligation contractuelle
généralisée de l'emploi. Aubry rime avec intérim, CDD et emplois
jeunes…
E. Le communautarisme de FR3
Le Comité Héraultais contre la Charte Européenne des langues
régionales et le Mouvement Républicain de Salut Public s'adressent au
responsable de la Rédaction Nationale de France 3.
**********************************************************************
Monsieur,
Le Comité Héraultais contre la Charte Européenne des langues
régionales et le Mouvement Républicain de Salut Public,
élèvent la plus vive protestation contre les propos tenus sur FR3, le
vendredi 19 mai, à l'émission « Faut pas rêver », par
l'invité du jour.
Voici trois de ses assertions :
1. « Les Corses sont un peuple brimé par la France, ce qui
explique leur esprit de résistance » (et justifie leurs
assassinats ?) En fait la Corse vit sous le même régime
démocratique
que le reste de la France, ce qui permet à une minorité de
nationalistes de développer librement leur propagande et
d'avoir des
élus.
2. « Le peuple Corse est un peuple meurtri…par la guerre de
1914 » Plaise au ciel qu'il n'y ait eu que ces deux
départements de meurtri pendant cette guerre. Que pourraient dire les
gens du Nord et du Pas de Calais ?
3. « On a essayé de leur ôter leur langue » Tarte à la
crème de tous les mouvements autonomistes. Non ! non ! et non ! Pour
que l'administration fonctionne, de François 1er à nos jours,
il a bien fallu une langue administrative commune. Il a été demandé
(même pas : il a été offert) aux citoyens Corses d'apprendre le
Français, non d'oublier le Corse. Après tout, beaucoup de Français
sont amenés à apprendre l'anglais pour des raisons professionnelles.
Où est le scandale ? La revendication de la minorité autonomiste
Corse est en fait d'obliger les gens qui vivent en Corse à apprendre
le Corse. Les assimilateurs, ce sont eux.
Nous regrettons que les émissions de Monsieur PERNOUD, par
ailleurs excellentes, soient visiblement influencées par l'idéologie
de « l'Europe des régions » contre l'Europe des Nations. Le reportage
qu'a consacré, il y a quelques temps « THALASSA » aux îles Aaland,
modèle d'autonomie (selon les critères régionalistes) et paradis
fiscal, n'est probablement pas innocent puisque c'est là que se sont
déroulées les négociations secrètes entre le gouvernement socialiste
et les émissaires des autonomistes Corses (voir Journal Officiel du
1er juillet 99, Question écrite de Monsieur JL MELENCHON).
Face à cette préparation insidieuse des esprits à nous ne
savons quelle régionalisation de la France, régionalisation
fatalement ethnique contraire à la conception citoyenne de la Nation
Républicaine, nous vous demandons instamment d'accorder un
droit de réponse à tel mouvement Républicain qu'il vous plaira :
(Comité Héraultais contre la Charte, Mouvement Républicain de Salut
Public).
Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de nos
sentiments républicains.
**********************************************************************
5. DOSSIER
Le drame du sang contaminé
C. Manuel, P. Auquier, J.L. San Marco ont préparé un dossier très
intéressant sur le drame du sang contaminé. Nous vous en présentons
ici la conclusion ; le dossier complet est disponible sur
UFALSIEGE@...
Conclusion :
************
Les deux procès ont repris les mêmes questions, les mêmes
données, les mêmes documents et le second n'a pas fait ressortir
véritablement d'éléments nouveaux. Les débats de 1999, axés sur les
responsabilités administratives et la remontée des informations dans
les cabinets ministériels, ont insisté davantage sur les questions
liées aux tests de dépistage à propres desquelles la responsabilité
des ministres pouvait être engagée et beaucoup moins sur les questions
liées aux produits chauffés qui relevaient des responsables de la
transfusion. Il est à prévoir que le troisième procès reviendra de
façon très détaillé sur toutes ces questions puisque les personnes
mises en examen appartiennent à tous les niveaux décisionnels.
Notre démarche a été de proposer une analyse rigoureuse ayant pour
base des sources soigneusement triées donnant une cohérence à tous
ces éléments.
Nous pouvons retenir que les données de l'époque étaient très
fluctuantes, que les connaissances évoluaient de semaine en semaine
et que de larges incertitudes demeuraient sur plusieurs plans. Mais
nous pouvons également remarquer que ce ne sont pas ces arguments
scientifiques qui étaient avancés lors des réunions décisionnelles.
A la lecture des comptes-rendus, il est frappant de constater que
l'attention des participants était retenue par des considérations
financières et gestionnaires, que les décisions prises s'éloignaient
largement des objectifs médicaux. C'est ce qui nous semble le plus
révélateur dans l'analyse de tous ces événements.
La seule conclusion et opinion personnelle que nous souhaitons
promouvoir est qu'à la lumière de l'analyse de ce drame, jamais une
vision de santé publique n'a prévalu dans les choix opérés. Il s'agit
bien là de la mise en cause de l'absence de culture de santé publique
en France tant dans le domaine médical que politique. Ceci n'étonnera
pas la communauté quasi confidentielle que nous constituons
aujourd'hui.
RESPUBLICA N°47
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
«Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est pas
subir la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaures
«Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître
des égaux, mais d'en faire »
Léon Gambetta
SOMMAIRE
1 AGENDA
2 FRANCE
A A Chomage et précarité : recherchons la vérité !
B UNEDIC : le scandale !
C France Telecom : la privatisation continue !
D La saga du RPF continue :
E Une secte néonazie ultra-radicale s'implante en France : «World
Church of the Creator »
F A propos de Bouchet Christian
1 AGENDA.
Le 10 juin, à l'occasion de la réunion de l'UNICE (lobby des
multinationales), les 9, 10 et 11 juin, manifestation dans les rues
de Bruxelles pour dénoncer la collusion des intérêts privés et de la
politique de l'Union Européenne.
Le 10 juin également, de 9h30 à 12h30, réunion de constitution de
l'UFAL de Villeneuve d'Ascq (nord) ; à la maison des droits de
l'homme, chaussée de l'hôtel de ville.
Renseignements au 03.20.91.99.71 ou au : polletj@voilà.fr
Le 17 juin, marche nationale des femmes contre les violences et les
pauvretés, rendez-vous à 13 H 00 place du Châtelet, grande fête à 18
H 00 place de la Bastille avec Amina, Barbara Luna et Bams.
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1 er juillet, manifestation de soutien à José Bové et
les 10 inculpés de la Confédération Paysanne dans l'affaire Mac
Donald.
Le 14 juillet, l'UFAL de Savigny le Temple tiendra un stand à la fête
du « Goût du Carré » organisée par le SAN de Sénart. Outre la prose
ufalienne, vous pourrez y déguster des Tchébourékis (petits beignets
originaires de Caucase) ainsi que du vin et du thé .Pour tout
renseignement, joindre ufalsiege@...
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la
Marche mondiale des femmes).
Le 17 octobre, marche mondiale à New-York (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes).
A Chomage et précarité : recherchons la vérité !
Le gouvernement et le MEDEF se félicite du fait que le chômage
officiel soit passé sous la barre des 10 % : 9.8 % pour 2.371.300
personnes.
Avec une petite recherche, nous pourrons affirmer que :
- le nombre de RMI est passé de 700.000 personnes de 1993 à 1,14
millions en 2000
- Le nombre de travailleurs précaires est passé de 800.000 personnes
à 1,3 millions en l'an 2000
- le nombre de personnes gagnant moins que le SMIC a atteint 5
millions de personnes
- le nombre de personnes ayant un temps partiel subi (c'est à dire
hors de leur volonté) atteint aujourd'hui 1,4 millions de personnes.
Ce qui donne plus de 5 millions de personnes qui n'ont pas un emploi
de fonctionnaires ou en CDI. De quoi, relativiser le satisfecit de la
majorité plurielle !
B UNEDIC : le scandale !
« L' accord » qui se profile est inacceptable pour 3 raisons :
- il obligera un certain nombre de personnes d'accepter la
déqualification et la baisse des salaires voulues par le patronat
- il augmentera le nombre de précaires en toute légalité.
- Il donnera le financement aux seules organisations syndicales
qui auront signées le texte du MEDEF
La dernière raison explique sans doute le pourquoi de l'alignement du
FO sur les positions de la CGC de la CFDT et de la CFTC. On ne dira
jamais assez que les confédérations syndicales sont aussi des
structures financières. Laisser la discussion s'établir uniquement
entre le MEDEF et les organisations syndicales, c'est donner le
pouvoir à celui qui tient l'argent, c'est à dire le MEDEF.
Mais que fait le gouvernement de la conformité plurielle ?
C France Telecom : la privatisation continue !
Le gouvernement, l'opposition de droite, la presse salue le rachat
d'Orange par France Telecom. Il est vrai que cela permet à France
Telecom d'être présent dans la concurrence mondiale des mobiles de la
troisième génération (convergence mobile-internet).
Mais cela s'accompagne d'une privatisation de 7 % du capital de
France Telecom (l'Etat étant passé de 61 à 54 %). De plus toutes les
activités rentables seront mise en bourse et donc privatisées dans
les mois qui viennent (new Orange, wanadoo, etc.).
La marche vers la privatisation totale de France Telecom est en
marche. Pour l'instant, il y'aura des salariés à deux vitesses au
sein du groupe France Telecom.
D La saga du RPF continue :
De crise en crise, le RPF s'avance inexorablement vers la strategie
de l'union des droites. Chaque camp souhaite la réaliser sous son
hégémonie : les villiéristes, les intellos pro-Pasqua, le clan des
Pasqua boys (à ne pas confondre avec les précédents). Les
villiéristes contrôlent l'appareil des fédérations (57 sur 94) et le
conseil National, les intellos (le monarchiste Couteaux, l'ancien
membre du groupe d'extrême-droite Occident Abitbol, etc.) souhaitent
élargir leur espace, le clan des Pasqua boys se repliant sur leurs
fondamentaux et tentant une reprise en main contre les deux autres
tendances (d'ou l'altercation entre Abitbol et Pasqua).
D'ou une nouvelle fébrilité dans la droite « souverainiste » :
l'Alliance souverainiste s'apprête à renaître des ses cendres, divers
comités « souverainistes » dirigés par d'anciens membres
d'organisations d'extrême-droite « ralliés » à la gauche se dépensent
sans compter.
Tout cela ne fera pas avancer d'un iota la cause de la citoyenneté et
de la république.
E Une secte néonazie ultra-radicale s'implante en France : « World
Church of the Creator »
Une secte suprémaciste anglo-saxonne dirigée par le révérend Matt
Hale « L'Église Mondiale du Créateur », se présentant comme la
nouvelle religion aryenne et la renaissance organisationnelle du
nazisme, vient de s'implanter en France. Des figures de proue du
néonazisme français ont adhéré aux délires sectaires et ultra-
violents de cette organisation qui prône la lutte armée contre « les
ennemis de la race blanche (sic) ». En effet, des personnages
tristement célèbres pour leurs activités racistes et négationnistes y
participent dorénavant activement : Claude Cornilleau, ex-RPR devenu
fin 1986 responsable national du groupuscule néonazi PNFE, escroc
notoire (impliqué en particulier dans l'affaire sulfureuse des
hoplites sycophantes…) et toujours présent - avec discrétion - dans
les milieux de l'extrême droite brune ; Olivier Devalez, ancien
skinhead (longtemps protégé par des relations à la DST) condamné à de
multiples reprises pour incitation à la haine raciale, pour
antisémitisme et apologie de crimes contre l'humanité, à travers ses
différentes publications, a été l'organisateur national de «l'Empire
invisible » qui fut la représentation officielle pour la France des
chevaliers du Ku Klux Klan (USA), a été obligé de quitter le
territoire national jusqu'à fin de prescription, pour déroger à ses
obligations pénales… il réside actuellement en Bretagne et fait la
navette entre les suprémacistes américains et les néonazis allemands
les plus extrémistes ; Christian Bouchet, docteur en anthropologie et
professeur dans le département de l'Eure, fut membre des CAR (comme
Bruno Mégret), proche de la Nouvelle droite version Pardes et des
réseaux nationalistes pédophiles (voir affaires Toro Bravo et Ado
71), est aujourd'hui cadre militant au sein de la mouvance la plus
intransigeante du nationalisme révolutionnaire ( voir « Jeune
Résistance », dont l'organe de presse, dirigé par Fabrice Robert, en
accord avec Bouchet, est l'émanation des groupuscules « Unité
radicale » et « GUD » ; ce torchon nazifiant et sectaire, fait
l'apologie de l'inégalité des races, de la ségrégation raciale, de
plus, il est outrageusement ordurier, imbécilement provocateur, et
apporte régulièrement son soutien, par antisémitisme et sous couvert
d'anti-sionisme, à tous les actes odieux et/ou terroristes perpétrés
contre des juifs ; pour se forger rapidement une idée de la paranoïa
délirante de ces sinistres individus, leur prose malsaine peut être
consultée en français sur le site anglo-saxon suivant (sic) :
http://members.xoom.com/NRresistance/index.htm ) et pour finir, grand
maître de la secte satanique et crowleyienne OTO (Ordo Templo
Orientis). Que du beau monde se retrouvant pour une apologie du
racisme, de la haine et de la violence. La première particularité
de « L'Église Mondiale du Créateur » est de s'équiper largement en
armes et explosifs, comme beaucoup de sectes anglo-saxonnes, pour
s'apprêter à mener une lutte totale contre la démocratie « enjuivée »
dixit les intéressés ; la deuxième, étant d'organiser une véritable
milice transnationale entraînée au combat et à l'action terroriste
(The White Beret) ; la troisième, un tissage international avec
d'autres structures néonazies particulièrement actives, avec des
groupuscules skinheads déterminés, mais aussi avec des réseaux
clandestins prêts à passer à l'acte… Christian Bouchet, sur fond de
soutien à la cause des peuples, à l'indépendance des nations,
entretient des relations avec différents milieux autonomistes et
indépendantistes bretons, corses et basques ; ce ne peut pas être
innocemment. Quand on se renseigne un peu, sur le fond et sur la
forme, sur l'idéologie et l'endoctrinement réellement fanatique de «
World Church of the Creator », qui s'affirme comme [la] religion de
la race blanche ! on a de quoi se poser des questions si celle-ci
s'implante maintenant en France, et qu'elles pourraient en être les
conséquences d'ici peu, si elle n'a pas déjà testé sa capacité réelle
de nuisance ?
F A propos de Bouchet Christian
Bouchet Christian : domicilié dans l'Eure ; docteur en anthropologie
(thèse de doctorat sur Aleister Crowley, spécialiste international
reconnu sur ce sujet et sur la démonologie) et enseignant, néo-
fasciste fanatique au parcours multiple : CAR (comme Bruno Mégret),
sympathisant du GRECE, pigiste occasionnel (in Rebis, articles à
connotation sexuelle pédéraste) au sein de la Nouvelle droite
tendance Editions Pardes-Totalité, Troisième Voie Nantes, Secrétaire
national de Nouvelle Résistance, des Cercles Résistances, éditeur "
Les Editions du Chaos et Théléma ", responsable national d'une secte
crowleyienne satanique pratiquant la magie sexuelle à orientation
pédophile (Ordo Templo Orientis) ; sur la liste rouge des RG, pour
enquête, pour ses différents liens avec la mouvance néo-nazie
satanique (Gothique et Dark Metal), avec les réseaux pédophiles et
avec d'autres sectes classées dangereuses. Liens envisagés avec un
ordre templier apocalyptique et mystique (pratiquant la magie noire
et la magie blanche) pro-américain : l'Ordre des Chevaliers de l'OTAN.
RESPUBLICA N°48
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LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
«Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est pas
subir la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaures
«Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître
des égaux, mais d'en faire »
Léon Gambetta
**********************************************************************
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. FRANCE
A. Le Quinquennat : un leurre !
B. Charles Pasqua regrette la création du RPF
C. A quand la réforme des tribunaux du commerce ?
D. Transport pour Millau
E. Appel pour les sans papiers de Lille
F. Nice : Lire le « Bien Public »
G. UFAL info
H. Initiative Républicaine
3. UNION EUROPEENNE
A. Energie
B. Syndicats
C. Extrême droite : danger !!!
4. INTERNATIONAL
A. Combien de personnes en âge de travailler dans le monde sont
couvertes par un régime de retraite ?
B. Egypte : enfants pris en otage par le libéralisme
C. Pétition de la Marche mondiale des femmes
5. DOSSIER
A. Affaire Gilbert Molinier : suite
**********************************************************************
1. AGENDA.
Le 10 juin, à l'occasion de la réunion de l'UNICE (lobby des
multinationales), les 9, 10 et 11 juin, manifestation dans les rues
de Bruxelles pour dénoncer la collusion des intérêts privés et de la
politique de l'Union Européenne.
Le 10 juin également, de 9h30 à 12h30, réunion de constitution de
l'UFAL de Villeneuve d'Ascq (Nord) ; A la maison des droits de
l'homme, chaussée de l'hôtel de ville.
Renseignements au 03.20.91.99.71 ou au : polletj@voilà.fr
Le 17 juin, marche nationale des femmes contre les violences et la
pauvreté, pour l'égalité entre les hommes et les femmes, rendez-vous
à 13H00 place du Châtelet, grande fête à 18H00 place de la Bastille
avec Sapho, Barbara Luna et Bams.
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1 er juillet, manifestation de soutien à José Bové et
les 10 inculpés de la Confédération Paysanne dans l'affaire Mac
Donald.
Le 14 juillet, l'UFAL de Savigny le Temple tiendra un stand à la fête
du « Goût du Carré » organisée par le SAN de Sénart. Outre la prose
ufalienne, vous pourrez y déguster des Tchébourékis (petits beignets
originaires du Caucase) ainsi que du vin et du thé.Pour tout
renseignement, joindre ufalsiege@...
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la
Marche mondiale des femmes).
Le 17 octobre, marche mondiale à New-York (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes).
2. FRANCE
A. Le Quinquennat : un leurre !
Sans dénier toute valeur au débat sur les institutions, il est à
noter que ce nouvel accord de la conformité plurielle Chirac-Jospin
arrive là pour ne pas parler de problèmes plus importants. Le sondage
IFOP des 25 et 26 mai (pour le Journal du Dimanche) était explicite :
le Quinquennat était une priorité pour 4 % des personnes interrogées
contre 50 % qui retiennent la baisse des impôts et 44 % la lutte
contre le chômage et la précarité.
B. Charles Pasqua regrette la création du RPF
Au grand jury RTL - Le Monde – LCI le dimanche 4 juin, Charles Pasqua
a déclaré, moins d'un an après l'avoir constitué, qu'il avait « eu
tord de créer un parti politique » parce que « les partis politiques
portent en germe la contestation, la compétition interne ».
En Français, cela veut dire qu le dispositif villiériste contrôle la
majorité des fédérations et du Conseil National.
C. A quand la réforme des tribunaux du commerce ?
Le Président du tribunal de commerce de Nice, Henri Bouquet de
Jolinières, a été condamné, jeudi 25 mai, à 3000 francs d'amende pour
injure non publique à caractère raciste.
Lors de son élection, le « pseudo-magistrat » avait déclaré « la
chambre du conseil a pour principale activité de juger des bougnoules
n'ayant qu'une dizaine de salariés pour toucher les Assedics ».
A noter dans le livre des scandales des tribunaux de commerce.
D. Transport pour Millau
Le Comité de soutien aux inculpés à loué un train pour se rendre à
Millau. Le prix a été fixé à 390 francs aller-retour. Certaines
organisations ont prévu le transport par car à environ 200 francs
(DAL, CNT, etc.).
Le départ est prévu jeudi soir, le retour samedi soir, arrivée à
Paris dimanche matin.
Le couchage est prévu en camping : amener sa tente et son duvet !
Pour tout renseignement contacter ufalsiege@...
E. Appel pour les sans papiers de Lille
Les sans papiers de Lille occupent depuis maintenant deux mois la
Bourse du Travail à Lille. Vingt six d'entre eux ont décidé
d'entreprendre une grève de la faim. Cela fait maintenant cinquante-
sept jours que cette grève de la faim se continue. Certains grévistes
de la faim sont dans un état critique.
Face à cette situation, le préfet a décidé, après avoir reçu des
instructions de Chevènement dans ce sens, de jouer la fermeté et de
ne rien céder. La situation est donc complètement bloquée, d'autant
plus que les grévistes de la faim sont très déterminés à continuer
leur mouvement. Deux d'entre eux envisagent même de démarrer une
grève de la soif. Pour durcir encore la situation et parce que
Chevènement veut en finir définitivement avec le comité des sans
papiers 59, la préfecture a même pris des initiatives sans précédent :
- menaces d'inculpation contre l'un des animateurs du comité des sans
papiers et contre les secrétaires des syndicats CFDT, FO, CGT
pour "non assistance à personne en danger" ou "homicide
involontaire". (On est en plein délire!).
- Campagne de dénigrement du Comité des sans papiers, remarquablement
relayée par la presse locale, voix du Nord en tête (du genre : Le
comité des sans papiers force les sans papiers à se mettre en grève
de la faim..., ce qui est absolument faux, le CSP ayant, à chaque
fois qu'une grève de la faim démarrait, mis en garde les grévistes
contre ce mode ultime de lutte).
La campagne de la préfecture -, qui refuse jusqu'à maintenant de
négocier, et qui refuse également d'installer une antenne médicale à
la bourse du travail pour examiner les grévistes,- porte en partie
ses fruits : L'UD CGT, visée par la préfecture s'est désolidarisée du
mouvement des sans papiers.
Un appel national au soutien des sans papiers en grève de la faim à
Lille a donc été lancé.
F. Nice : Lire le « Bien Public »
L'association républicaine et laïque « Le Bien Public : citoyens dans
la ville » vient de sortir son numéros 22.
Pèle-mêle, vous y trouverez un édito sur le service public en panne,
des chroniques de Nice -en-République, des articles sur la guerre
contre les femmes menée par les intégristes islamiques afghans et sur
France terre d'accueil, etc.
Pour le recevoir, abonnement cotisation 120 francs à :
BP 4294
06305 Nice cedex
G. UFAL info
L'UFAL info n°5 vient de sortir. Une interview de José Bové et des
informations sur le combat laïque.
Pour le recevoir, contactez :
ufalsiege@...
H. Initiative Républicaine
Initiative Républicaine n°31 est sorti avec un appel à la
constitution d'un pôle de la gauche républicaine, laïque, écologique
et sociale présent dans toutes les circonscriptions législatives de
2002 et des propositions concernant le service public de
l'enseignement et celui de la santé.
Pour le recevoir :
contact@...
3. UNION EUROPEENE
A. Energie
¤ Gaz.
Lors de la deuxième réunion des organismes de régulation du gaz
européen, qui s'est tenue les 11 et 12 mai dernier, l'industrie
européenne du gaz a été invitée à mettre sur pied au plus vite une
nouvelle instance rassemblant tous les responsables en matière de
gestion du réseau européen de transport du gaz. Ce nouveau
groupement, baptisé TSO, devra évaluer, pour les Etats membres, les
régulateurs nationaux et la Commission, le degré de réalisation du
marché intérieur. Fin août, un rapport fera le point des mesures de
libéralisation prises par chaque Etat membre. Pour mi-septembre un
rapport devra présenter les points-clé du marché et les possibilités
de liaison entre eux, et un inventaire dressera la liste des points
importants devant faire l'objet d'une harmonisation pour faciliter la
création d'un véritable marché intérieur.
¤ Electricité.
A l'occasion d'une communication, adoptée le 16 mai, sur l'état de la
mise en œuvre du marché intérieur de l'électricité, la Commission a
proposé des mesures complémentaires pour accélérer le processus de
libéralisation: augmentation du nombre de consommateurs éligibles,
renforcement de la séparation opérationnelle et comptable et de
l'accès des tiers au réseau réglementé. Elle annonce également la
présentation prochaine d'un mécanisme de concertation en vue de
définir un plan européen des grandes infrastructures d'interconnexion.
¤ Efficacité énergétique.
La Commission vient d'adopter un plan d'amélioration dans l'Union
Européenne d'au moins 100 millions de tonnes équivalent pétrole
(MTEP) d'ici 2010, soit environ 40% des engagements pris au titre du
protocole de Kyoto. Parmi les mesures proposées, le plan répertorie,
notamment, l'intégration de l'efficacité énergétique dans les
politiques des transports (qui représentent 30% de la consommation
finale d'énergie).
B. Syndicats
Lors de sa 6e assemblée générale, la fédération syndicale européenne
des services publics (FSESP) a annoncé un accord pour établir avec
les employeurs un comité européen du dialogue social sectoriel
(électricité, autorités locales, santé ultérieurement). La
Confédération européenne des syndicats (CES) soutient cette
initiative. Par ailleurs, la FSESP a accepté d'établir des pistes
pour un nouveau système de négociations collectives coordonné au
niveau européen. Les syndicats de toute l'Union européenne ont été
invités à l'informer de toute action de grève envisagée de telle
sorte que des actions communes puissent être décidées.
w L'Union des syndicats du secteur public (USSP-CESI), a été reçue
par le secrétaire d'Etat portugais en charge des services publics sur
le dialogue social sectoriel informel dans le secteur public, la
mobilité, l'emploi, les ressources humaines, les nouvelles
technologies. Elle souhaite que la future présidence française
poursuive ce dialogue.
C. Extrême droite : danger !!!
Voilà ce qu'on peut lire dans la presse d'extrême droite! A combattre
absolument!!!!!!!!!!
Résistance N° 10
Editorial : L'EMPIRE EUROPEEN CONTRE L'INVASION.
Parmi les étranges thèses qui ont court ces derniers temps au sein du
Front National, il y en est une, développée par Martinez, qui
consiste à opposer une Union Méditerranéenne à l'Union Européenne.
Est-ce un nouveau délire d'un homme qui s'est caractérisé à de
nombreuses reprises par ses excentricités ? Non pas ! L'on est avec
ces thèses, qui pourrait à tord sembler marginale pour nos lecteurs,
au cour de l'ambiguïté du FN. Car qu'est-ce qu'en fait préférer
l'Union Méditerranéenne à l'Union Européenne sinon préférer un avenir
avec des marocains et des algériens à un avenir avec des suédois ou
des norvégiens ? Pour nous être français, c'est avant tout être de
souche européenne et il est pour nous normal que la solidarité joue
avec ceux de son sang ... Mais telle n'est pas (n'est plus ?) la
vision du FN.
commentaire de RESPUBLICA :
Nous estimons que la position que doit prendre la gauche
républicaine, laïque, écologique et sociale c'est de réaliser un
espace incluant l'Europe et le pourtour méditerranéen!
Qu'en pensez-vous? Nous attendons vos réactions !!!!!!!!!
4. INTERNATIONAL
A. Combien de personnes en âge de travailler dans le monde sont
couvertes par un régime de retraite ?
90 % de la population mondiale n'est pas couverte par un régime de
retraite. C'est sur ce constat, que la conformité plurielle lance les
fonds de pension qui vont accroître les inégalités en matière de
retraite au lieu de développer la mutualisation par la répartition
dans tous les pays de la planète.
Solidarité contre fond de pension : c'est un des combats de demain !
B. EGYPTE:enfants pris en otage par le libéralisme
Une clinique privée égyptienne vient d'inventer une méthode aux
forceps pour rentrer dans ses frais : la prise d'otage de nouveau-
nés.
Depuis le 6 avril dernier, un établissement du Caire refuse en effet
de rendre à Ahmed Sayyed ses jumeaux, nés prématurément, tant qu'il
n'aura pas payé l'intégralité des traitements.
Problème : l'assurance maladie du pays ne couvre que les soins
dispensés dans les hôpitaux publics. Aussi ce modeste ouvrier d'un
quartier populaire, obligé de se précipiter de toute urgence dans la
première clinique venue, a vu avec effroi sa facture s'envoler, dans
un premier temps, de 875 francs à 10 000 francs pour cause de
couveuse, puis à 20 000 francs pour retard de paiement. Désemparé et
toujours sans le sou, le géniteur fauché s'est alors tourné vers
l'Etat pour tenter de récupérer au moins ses petits. Pince-sans-rire
et sans conscience, le bureau gouvernemental de la Santé n'a alors
rien trouvé de mieux que de lui conseiller en retour " d'enlever
discrètement ses enfants "
Dans l'absence d'une perspective démocratique, il y a fort à parier
que cet ouvrier va se réfugier dans l'intégrisme ce qui arrange le
pouvoir en place, au service des multinationales.
La boucle est bouclée.
C. Pétition pour la Marche mondiale des femmes
Marche Mondiale des Femmes 2000
2000 bonnes raisons de marcher
« Nous exigeons de l'ONU et de ses états membres des mesures
concrètes POUR :
¤ Eliminer la pauvreté et assurer un partage équitable de la
richesse mondiale entre les riches et les pauvres, les hommes et les
femmes :
¤ Eliminer la violence faite aux femmes et assurer l'égalité
entre les femmes et les hommes. »
Pour signer cette pétition, contacter ufalsiege@... qui
transmettra.
5. DOSSIER
A. Affaire Gilbert Molinier : suite
De nombreuses signatures ont été apportées à l'appel (voir Respublica
n°43). La CGT Enseignement, Sud Créteil, la FNEC / FO, la tendance
Ecole Emancipée de la FSU, RÉsistance Pour une Ecole RÉpublicaine
(REPERE), UFAL, IR ont signé.
Par ailleurs des centaines de professeurs ainsi que Lucie Aubrac,
Jack Ralite, Vidal-Naquet soutiennent le texte.
Et la lutte continue !
Lettre de Gilbert Molinier au SNES
Paris, le dimanche 4 juin
à la direction nationale du SNES
à l'U.S. magazine
à François Labroille
Chers camarades,
Je lis l'article de Daniel Rallet paru dans le dernier numéro de l'US
magazine " Apprendre la Bourse en spéculant ". Evidemment, comme vous
pouvez vous en douter, j'attendais une réponse du SNES depuis un
certain temps déjà, d'autant que vous représentez le syndicat
d'enseignants du secondaire le plus important par ses effectifs. En
même temps, on me transmet un courrier de François Labroille envoyé
sur le forum du SNES le vendredi 2 juin.
A la lecture d'un texte que j'ai fait diffuser sur le forum du SNES
le dimanche 28 mai, il fait part de sa " surprise " et écrit que
j'y : " soupçonne le SNES de s'accommoder de l'invasion des banques
dans l'enseignement. [...Et il ajoute...] vous vous trompez
lourdement. Lisez l'article de Daniel Rallet dans la dernière US
magazine et sachez que son auteur est à l'origine au sein d'ATTAC de
la réflexion et des démarches entreprises pour dénoncer les `masters
de l'économie'. ". Si elle n'est pas feinte, votre surprise n'a
d'égale que la mienne.
J'ai déjà reçu le soutien de tous les syndicats depuis plusieurs
semaines : la C.G.T., F.O., le S.N.A.L.C., SUD et Ecole émancipée.
J'excepte le S.G.E.N. et le S.E. qui ne sont plus des syndicats. Je
ne peux pas considérer que vous m'apportez le soutien du S.N.E.S.
Croyez que je le regrette profondément, d'autant que j'ai été vingt
cinq ans militant du S.N.E.S.
Mon point de départ est le suivant, je le répète : si un proviseur
avait eu l'idée délirante d'organiser un tel jeu de boursicotage dans
un lycée il y a vingt ans, il aurait reçu une réponse immédiate de
l'ensemble du personnel : la grève. D'ailleurs, il y a fort à parier
qu'aucun d'entre eux n'y aurait même jamais songé. Aujourd'hui, un
professeur qui proteste et rappelle ses supérieurs hiérarchiques au
respect de la loi et des jeunes dont nous avons en charge l'éducation
est traîné devant les tribunaux. Tout cela se produit sous un
Gouvernement dit de gauche. Cela n'est pas si fréquent. Aujourd'hui
il faut attendre un mois pour obtenir une réponse du SNES. Pourquoi ?
La semaine dernière, jusqu'au jeudi 1er juin, vous étiez le seul
syndicat à n'avoir pas encore publié de réaction face à cette affaire
des `Masters de l'économie'. Vous étiez également le seul syndicat à
ne pas apporter de soutien (à votre convenance) à Gilbert Molinier
poursuivi en justice pour diffamation par ses supérieurs
hiérarchiques parce qu'il a osé protesté fermement contre
l'organisation de ce jeu dans un lycée où 46% des élèves sont
boursiers (non-cotés en bourse) ! Pourquoi ? Ce silence équivalait à
une prise de position de votre part. C'est votre importance qui en
décide ainsi. Je n'y peux rien, vous pas plus. Que croyez-vous que
j'aie pu penser ? De nombreuses personnes se sont étonnées de ne pas
voir vos noms sur la liste des signataires. Vous vous arrangerez avec
elles. Que croyez-vous qu'elles aient pu penser ?
Et vous persistez dans votre silence ; dans l'article de Daniel
Rallet, il n'y a aucune remarque sur cette question aussi sinon que
Gilbert Molinier " fait l'objet de poursuites" (encadré). Dois-je
vous rappeler la raison d'être d'un syndicat : défense des intérêts
moraux et matériels des travailleurs. Votre silence n'est-il pas
l'expression de votre position ? Que vont penser les enseignants ?
Est-ce là votre façon particulière de les encourager à lutter contre
l'arbitraire des chefs d'établissement ?
Et ne me dites pas que vous n'étiez pas informés ! Dans le pire des
cas vous le saviez depuis plus d'un mois à la lecture du forum du
SNES où tous les documents en ma possession ont été publiés et
notamment la pétition pour la défense de Gilbert Molinier et du
principe de laïcité dans l'école publique. Dès le début de cette
affaire, j'ai envoyé des courriers au secrétaire départemental de la
FSU (José Tovar) ; j'attends encore une réponse ! Voila plus d'un
mois, une collègue de F.O. de Nancy (Marie-Claude Faivre) a informé
le secrétaire départemental F.O. de la Seine Saint-Denis (Maurice
Stobnicer), deux jours après j'étais reçu par une délégation de la
direction nationale qui m'apportait son soutien. Tous les syndicats
ont été informés depuis le début, tous ont réagi aussitôt, sauf vous.
Pourquoi ? Votre silence n'équivalait-il pas à une prise de
position ? J'ai dû envoyer plusieurs fois des courriers au rédacteur
en chef de L'US magazine (Gérard Anthéaume), parce qu'il " ne les
avait pas reçus " (? !). Je les ai envoyés au S3 qui ne " les a pas
reçus " (? !), au S4 (Monique Vuaillat), j'attends encore une réponse
(? !). Vous êtes le seul syndicat à ne pas recevoir les courriers que
je vous envoie. Cela me pose question. De la même façon, j'ai envoyé
des courriers à presque tous les journaux ; il n'y a qu'un seul
journal qui ne les reçoit pas : c'est le journal de Jaurès ! Ce sont
des faits.
Au lycée Auguste Blanqui de Saint-Ouen, aucun membre du SNES n'a
signé la pétition. Pourquoi ? La section du S1 du lycée Auguste
Blanqui n'accorde-t-elle pas ainsi son soutien aux fossoyeurs de
l'école ? Le S1 vous a-t-il tenu informé ? Cher François Labroille,
sachez qu'au lycée Auguste Blanqui, pour reprendre vos termes, le
SNES s'est " accommodé " de l'invasion de la banque dans
l'enseignement. Il y a même quelque membre du SNES qui a fait plus
que " s'accommoder " puisqu'elle a participé au jeu. Je vous suggère
de lui écrire.
Vous vous rappelez qu'une pétition existe et circule. C'est bien.
Mais je vous rappelle que toutes les revues syndicales (EE, CGT, FO,
SNALC, SUD), ont publié le texte de cette pétition (chacune à sa
façon, ce que je considère comme normal), sauf vous. Certaines
appellent à la signer, pas vous. Pourquoi ? Je laisse de côté les "
nigauds " du SGEN.
Certains syndicalistes ont préféré s'engager personnellement. Aucun
de vous ne m'a encore dit : " Je signe la pétition ". Pourquoi ?
Vous rappelez que j'ai publié un livre, La gestion des stocks
lycéens. C'est bien. Mais je vous rappelle que je vous en ai envoyé
trois exemplaires à mes frais dès le mois de septembre 1999 et,
jusqu'ici, j'attends encore que vous le présentiez à vos lecteurs
comme contribution à la réflexion collective sur l'école. La
publication de ce livre n'est certainement pas sans rapport avec mes
ennuis actuels. Là aussi, vous avez fait votre choix en toute
connaissance de cause, en allant jusqu'à me dire que " ce livre
restait en stand-by à cause du nom de l'auteur (? !) ". Il paraît
qu'une critique va en être proposée et publiée. J'attends. Mais
pourquoi ai-je dû attendre si longtemps ?
Plusieurs syndicats m'ont envoyé un message de soutien. Pas vous.
Pourquoi ? Aujourd'hui, j'ai même reçu un message de soutien de la
fédération F.O. de la banque qui rappelle son attachement à la
laïcité. Qu'elle soit ici remerciée. Il existe encore en France des
hommes et des femmes qui défendent l'école et leurs enfants.
Plusieurs syndicats sont intervenus auprès du Rectorat ou de
l'Inspection académique pour protester avec vigueur contre les
plaintes déposées à mon encontre. Le ferez-vous ?
J'ai demandé aux directions syndicales d'intervenir auprès du Recteur
de l'Académie de Créteil pour exiger qu'il m'accorde la protection
juridique. Le ferez-vous ?
Le DRH de Créteil m'a menacé d'un conseil de discipline. Quelle est
ou quelle sera votre position sur cette question ? Me défendrez-vous
comme à votre habitude en CAPA, en vous réfugiant dans un silence
complice ?
Venons-en maintenant au texte de Daniel Rallet exposant la position
du SNES. Je prends note et apprécie à sa juste valeur que vous
considériez que " le jeu proposé par le CIC n'entre pas dans cette
catégorie de support pédagogique [... parce qu'il...] entre dans une
logique commerciale... ". C'est bien le minimum que l'on puisse
obtenir d'un syndicat d'enseignants digne de ce nom. En la
circonstance, on est presque obligé de vous dire : c'est bien.
Mais c'est pour ajouter aussitôt que " Le sponsoring d'activités
diverses, les supports marchands, notamment via les nouvelles
technologies, se développent dans les établissements secondaires dans
une certaine confusion : l'absence de règles claires autorise toutes
les dérives, comme le montre l'exemple du jeu du CIC, les Masters de
l'économie. "
Je vous rappelle ce que vous ne pouvez pas ne pas savoir, que le
dernier texte du BOEN du 02 septembre 1999 (que vous citez) est très
clair et rappelle après de nombreux autres qu'il : " ... ne sera pas
donné suite aux sollicitations émanant du secteur privé dont les
visées ont généralement un caractère publicitaire ou commercial. " Où
voyez-vous la moindre ambiguïté dans ce texte ? Il vient après de
nombreuses autres circulaires ministérielles écrites depuis la
fondation de l'Ecole républicaine dont je rappelle l'existence dans
le recours que j'ai déposé au Tribunal administratif le 10 mai 2000.
Comme nombre d'autres collègues, Isabelle Voltaire, membre du SNES,
m'a apporté une aide précieuse. L'école, c'est plus de 10 millions de
consommateurs potentiels, de quoi ouvrir l'appétit des marchands.
Pourquoi proposez-vous au " directeur de la DESCO qu'une réflexion
soit conduite pour établir des règles claires préservant les missions
du service public et la laïcité " puisque ces textes existent déjà ?
Est-ce que pour vous l'expression " ne pas donner suite " veut dire
autre chose que refuser ?
Vous ne pouvez pas ne pas savoir également que répondant à une
question orale du député Jacques Desallangre adressée au ministre de
l'Education nationale sur la marchandisation de l'école, le ministre
Mélanchon déclarait : " ... deux notes de service, l'une datant de
1995, [...] l'autre de 1999, ont clairement rappelé le principe de
neutralité et organisé la participation des établissements à
d'éventuelles actions de partenariat " (séance du 23 mai 2000).
Mais, bien que ce texte soit PARFAITEMENT CLAIR, le ministre
envisage, comme vous, la rédaction d'un nouveau " texte unique,
actuellement en cours d'élaboration, [fixant] les conditions
d'intervention des entreprises en milieu scolaire et les règles qui
doivent présider à leur participation, dans le strict respect des
principes fondamentaux de l'école publique. " Comprenne qui pourra !
Vous admettrez que la logique de vos interventions n'est pas très...
claire. Il est parfaitement inconséquent d'élaborer de nouveaux
textes en cette matière, il faut user de votre force pour faire
appliquer la loi.
J'ai de très bonnes raisons de penser que cette question posée à
l'Assemblée nationale n'est pas sans rapport avec le " cas Molinier "
Ce que je demande au chef d'établissement scolaire Auguste Blanqui,
c'est d'appliquer la loi, c'est tout. La loi existe encore. Je suis
désolé de constater que le S1 du lycée Auguste Blanqui n'a pas bougé
le petit doigt pour s'élever contre cette véritable entreprise de
corruption de la jeunesse Son silence équivaut à un soutien du
proviseur. Lorsque, en l'occurrence, la direction du SNES se tait un
mois durant, elle soutient le Ministre de l'Education nationale.
Lorsque le SNES écrit que " l'absence de règles claires autorise
toutes les dérives ", les fossoyeurs de l'école trouvent un aussi
solide appui qu'auprès du ministre de l'Education nationale lui-même.
En effet, vous laissez entendre que ma protestation auprès du
proviseur était intempestive et sans objet légal, ce qui est un
comble ! Je suis bien plus qu'inquiet de lire que vous vous prêtez à
un jeu qui risque de consister probablement à démonter l'ensemble
impressionnant de textes encore en vigueur visant à protéger
l'enseignement laïc et surtout les jeunes des féroces appétits des
entreprises privées. Malheureusement pour moi et pour vous, cher
camarade François Labroille, je ne me " trompe " ni " lourdement " ni
légèrement.
Recevez l'expression de mes meilleurs sentiments.
Gilbert Molinier
RESPUBLICA N°49
LE JOURNAL DE LA GAUCHE REPUBLICAINE, LAÏQUE, ECOLOGIQUE ET SOCIALE
«Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : ce n'est pas
subir la loi du mensonge triomphant qui passe »
Jean Jaures
«Ce qui constitue la vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître
des égaux, mais d'en faire »
Léon Gambetta
______________________________________________________________________
SOMMAIRE
1. AGENDA
2. FRANCE
AQuinquennat : le leurre (suite)
B Mort de rire
C Marche mondiale des Femmes
D Ségolène ROYAL souhaitent que les pères abandonnent leur emploi
pour avoir l'APE de 3000 F
3. UNION EUROPEENNE
A.Un parti raciste obtient de bons résultats aux élections de
Londres
4. INTERNATIONAL
A.Coca-Cola : Racisme
B.British Airways : histoire vraie
C.La Banque Mondiale contre le sexisme !
5. DOSSIER
La crise hospitalière gagne l'ensemble du secteur public
______________________________________________________________________
1. AGENDA.
Le 10 juin, à l'occasion de la réunion de l'UNICE (lobby des
multinationales), les 9, 10 et 11 juin, manifestation dans les rues
de Bruxelles pour dénoncer la collusion des intérêts privés et de la
politique de l'Union Européenne.
Le 10 juin également, de 9h30 à 12h30, réunion de constitution de
l'UFAL de Villeneuve d'Ascq (Nord) ; A la maison des droits de
l'homme, chaussée de l'hôtel de ville.
Renseignements au 03.20.91.99.71 ou au : polletj@voilà.fr
Le 17 juin, marche nationale des femmes contre les violences et la
pauvreté, pour l'égalité entre les hommes et les femmes, rendez-vous
à 13H00 place du Châtelet, grande fête à 18H00 place de la Bastille
avec Sapho, Barbara Luna et Bams.
Le 25 juin, contre-sommet social au siège de l'OMC à Genève.
Les 30 juin et 1 er juillet, manifestation de soutien à José Bové et
les 10 inculpés de la Confédération Paysanne dans l'affaire Mac
Donald.
Le 14 juillet, l'UFAL de Savigny le Temple tiendra un stand à la fête
du « Goût du Carré » organisée par le SAN de Sénart. Outre la prose
ufalienne, vous pourrez y déguster des Tchébourékis (petits beignets
originaires du Caucase) ainsi que du vin et du thé.Pour tout
renseignement, joindre ufalsiege@...
Le 14 octobre, marche européenne à Bruxelles (dans le cadre de la
Marche mondiale des femmes).
Le 17 octobre, marche mondiale à New-York (dans le cadre de la Marche
mondiale des femmes).
2. FRANCE
A Quinquennat : le leurre (suite)
Comme nous l'avons déjà écrit (voir Respublica N° 48), cette
proposition fonctionne comme un leurre. Alors qu'Eva Joly sort un
livre fort intéressant prouvant que le pouvoir politique ne met pas
les moyens liés à ces projets de lois (alors que la pauvreté et la
précarité s'accroît malgré le fort taux de croissance, etc.), la
conformité plurielle Chirac-Jospin insiste. Et, si nous organisions
une campagne pour le vote blanc, qu'en pensez-vous ? Nous attendons
votre réaction sur le courriel gauche-republicaine@...
B MORT DE RIRE
Bonjour l'ambiance au RPF !!!!!!!!!!!
Communiqué de Charles Pasqua sur l'action en justice concernant le
référendum . Le 24 mai 2000 Le Juge des référés, saisi par 39
responsables départementaux d'une demande d'annulation du référendum
interne lancé par le Président du R.P.F., a rejeté cette demande. Il
a, par contre, décidé que le dépouillement des votes ne devrait
intervenir qu'après une décision du Juge du fond éventuellement saisi
ou d' un règlement du conflit à la demande des parties. En
conséquence, le Président du R. P. F. a chargé ses conseils de saisir
le Juge du fond. Entre-temps, la consultation des adhérents se
poursuit normalement et seuls les résultats, une fois connus,
s'imposeront à tous. Charles PASQUA invite les adhérents à participer
massivement à cette consultation afin de démontrer que des artifices
de procédure ne sauraient faire obstacle à l'expression de la
souveraineté des membres du mouvement.
Charles Pasqua
Président du Rassemblement Pour la France
Quand les adhérents de cette organisation auront compris que LES
DISCOURS N'ENGAGENT QUE CEUX Y CROIENT,que seuls les actes
comptent ,la démocratie y gagnera .On pourrait aussi parler de la
démocratie du MDC,une autre organisation qui parle aussi de «
souverainisme ».Ces deux organisations sont en fait les soutiers de
la conformité plurielle l'un auprès de la droite parlementaire
l'autre de la gôche parlementaire.
C La Marche mondiale des femmes du 17 juin 2000
La marche Mondiale des Femmes vous donne rendez-vous à 13 H 00, place
du Châtelet. Le départ de la manifestation se fera à 14 h 00 de
Châtelet à la place de la Bastille en passant par République.
Cette manifestation s'organisera autour de 5 pôles principaux qui
feront l'objet d'interventions sur le parcours de la manifestation :
- Femmes et Mondialisation
- Santé
- Immigration
- Pauvreté / Précarité
- Violences
Prises de parole, musique, visuels, jongleurs et échassières
escorteront également le cortège.
Puis un forum des associations participantes se tiendra Place de la
Bastille à 17 h 00
Enfin, une fête musicale dédiée à la lutte des femmes dans le monde
de 18h30 à 23h00, avec Sapho, Bams et Barbara Luna.
D Ségolène ROYAL souhaitent que les pères abandonnent leur emploi
pour avoir l'APE de 3000 F
L'Allocation Parentale d'Educatrice (APE) est ouverte aux parents
qui, a partir du deuxième enfant, souhaitent abandonner leur activité
professionnelle jusqu'à ce que leur enfant est 3 ans. La ministre
souhaite que les pères utilisent ce dispositif. Avis aux amateurs,
abandonner votre emploi pour gagner moins que la moitié du SMIC, sans
être sur d'être réinséré, voilà l'objectif de la conformité plurielle
de gôche !
Elle oublie de dire que l'APE est surtout utilisé par les parents peu
diplômés dont le conjoint a un salaire élevé ! Elle ne s'est même pas
rendu compte du scandale de ces propos !
3. UNION EUROPEENNE
A. Un parti raciste obtient de bons résultats aux élections de
Londres
Lorsque toutes les attentions furent centrées sur la récente victoire
de Ken Livingstone aux élections de Londres, le principal parti du
Royaume-Uni, le BNP, célébrait son plus haut score jamais atteint.
Aux élections qui se sont déroulées au mois de mai, le parti National
Britanique a récolté plus de 5 % des votes. Dans certains quartiers,
10 % de la population souhaitait avoir le BNP à la mairie de Londres.
La Commission pour l'égalité des races créée en 1990 et l'Assemblée
Nationale Contre le Racisme ont averti que de tels résultats montrent
que les idées racistes sont de lus en plus soutenues dans le pays.
Ce score électoral arrive au moment où la police de Londres sort des
chiffres qui montrent que le nombre de crimes racistes montent en
flèche : 6000 attaques en 1997-1998, nous passons à plus de 23000 en
1999-2000. La police insiste sur le fait qu'il y a d'autres raisons à
cette augmentation et pense que suivant le rapport MacPherson sur la
mort de Stephen Lawrence, un adolescent black, les crimes racistes
ont été redéfinis, ce n'est plus à la police de définir un crime de
type raciste mais à la victime.
4. INTERNATIONAL
A. Le Géant Coca-Cola aux prises avec ses salariés noirs
Toutes les dix secondes, 126000 personnes tendent la main vers un
produit Coca-Cola ! La plus célèbre compagnie du monde, si fière dans
ses brochures de son succès planétaire, craint pourtant aujourd'hui
pour son image.
En 1999, une dizaine de ses employés noirs ont porté plainte aux
Etats-Unis pour discrimination raciale. Ils tentent d'organiser
depuis une action en nom collectif, réunissant 2000 collègues, qui
pourrait faire beaucoup de bruit.
« Il y a de la discrimination au niveau des promotions, des
augmentations de salaires », affirme l'avocat de quatre des
plaignants, Willie Gary.
A raison de 2000 salariés et de différences salariales de 27000
dollars par an en moyenne entre blancs et noirs, sur plusieurs
années, faites le compte, Coca-Cola doit payer au moins 200 millions
de dollars.
B. British Airways : histoire vraie
Nous ne savons pas si cette histoire est vraiment vraie, mais
puissions-nous contribuer à la rendre crédible…
Sur un vol de la British Airways faisant la liaison Johannesbourg-
Londres, une Sud-Africaine blanche, dans la cinquantaine, se rend
compte en montant dans l'appareil que sa place se trouve à coté d'un
noir. Elle appelle une hôtesse et se plaint de son placement.
« Quel est le problème, Madame ? » demande la jeune femme.
« Mais enfin vous ne voyez pas ? » répond-elle, « Vous m'avez placée
à côté d'un nègre. Je ne saurais rester assise à côté d'un de ses
êtres dégoûtants. Trouvez-moi un autre siège ! »
« S'il vous plait calmez-vous, Madame. » Répond l'hôtesse. «
Quasiment toutes les places de ce vol son occupées. Je vais aller
voir s'il reste une place en Première Classe ou en Club. »
La femme a un regard de haut vers l'homme à ces côtés puis regarde
l'hôtesse s'éloigner. Quelques minutes plus tard, l'hôtesse revient
donner des informations.
« Madame, malheureusement, comme je le pensais, il n'y a plus de
places en classe Economique. J'ai parlé au chef de cabine qui m'a
confirmé qu'il n'y avait plus de place en classe Club non plus. Par
contre, il nous reste un siège en Première Classe. »
Avant que la mégère ait le temps de répondre, l'hôtesse continue :
« Il est exceptionnel de consentir à transformer une place de
Deuxième Classe en place de Première, pour cela, j'ai du obtenir la
permission du Commandant de bord. Pourtant, étant données les
circonstances, le Commandant a considéré qu'il était scandaleux que
quelqu'un soit forcé d'être assis à côté d'une personne si
exécrable… »
En disant cela, elle se tourne vers le black et lui dit :
« Si vous voulez bien vous lever et prendre vos affaires Monsieur, je
vous ai préparé votre siège… »
Et tous les passagers alentours se levèrent et firent une « standing
ovation » à l'homme qui rejoignait l'avant de l'appareil.
C La Banque Mondiale contre le sexisme !
James Wolfensen, président de la Banque Mondiale a déclaré à
l'occasion de l'Assemblée Générale des Nations Unies sur l'égalité
des sexes : « si vous ne traitez pas question de l'éducation des
femmes, des opportunités qui leur sont offertes ou des droits dont
elles disposent, vous ne pouvez tout simplement pas obtenir de réels
progrès du développement ».
Et ! oui, même à la World Company on a des gens intelligents. Le
sexisme et la maltraitance envers les femmes sont telles que cela
nuit au développement des sociétés : par manque de formation, les
femmes camerounaises cultivent trop de sorgho et pas assez de riz
parce qu'elles ne maîtrisent pas la technique, la mortalité infantile
touche plus les filles que les garçons à cause des idéologies
sexistes, ils manquent dans le tiers-monde plus de 100 millions de
femmes à cause du sexisme, de la maltraitance et des assassinats, etc.
5. DOSSIER
HOPITAUX PUBLICS
La crise hospitalière gagne l'ensemble du secteur public
Commencée fin 1999 et circonscrite au départ à la région parisienne,
la crise hospitalière a gagné l'ensemble du service public
hospitalier français dès le 28 janvier 2000, date de la première
manifestation nationale. Fait unique depuis 1974, elle touche
unanimement l'ensemble des personnels hospitaliers qui dénoncent des
budgets insuffisants pour assurer des soins de qualité.
Pour une fois, les hospitaliers sont unanimes. Du personnel
d'entretien aux médecins, tous – tous syndicats confondus – dénoncent
la dégradation des conditions de travail, l'insuffisance de personnel
et de moyens, l'insécurité des soins au détriment de la qualité. Les
syndicats protestent contre les conséquences de la réorganisation de
la carte hospitalière française qui conduit à diminuer le nombre de
lits ou de moyens en personnels dans certaines régions. A Paris,
région «favorisée » où le gouvernement réclame depuis quatre années
d'importants efforts d'économie budgétaire, le mouvement de
protestation a commencé dès la fin novembre 1999.
Des soins à la chaîne
« En ce moment, nous accueillons 180 à 250 enfants par jour dans un
service dont la capacité est prévue pour 70 passages par jour »,
dénonce une infirmière urgentiste d'un hôpital pédiatrique parisien
lors de la manifestation du 28 janvier 2000. A l'heure des épidémies
de bronchiolite, grippe et autres infections gastro-intestinales
hivernales, les urgences, notamment pédiatriques, sont sévèrement
sollicitées. « Ces enfants et leurs parents attendent 7 à 8 heures
pour être reçus par un médecin. Il faut attendre 24 heures pour
réussir éventuellement à obtenir un lit d'hospitalisation dans notre
établissement ou prévoir un transfert dans un hôpital de grande
banlieue comme Arpajon ou Dourdan, trop éloigné du lieu d'habitation
des familles. Les soins techniques à la chaîne sont aujourd'hui le
quotidien des urgences pédiatriques ». Propos confirmés par un
pédiatre de Gonesse, manifestant aussi en direction de Matignon : «
On manque de médecins, d'infirmières, d'aides soignantes.
Aujourd'hui, les activités ne peuvent plus être maintenues dans de
telles conditions d'assèchement budgétaire en matériel et personnel.
Nous aimons notre métier, mais son exercice devient dangereux pour
les patients. Nous constatons une augmentation annuelle de 10 % des
urgences à moyens constants. Certes, il faut réorganiser l'offre en
soins mais pas par l'assèchement des moyens. Ce n'est ni très
courageux, ni très honnête ! »
A l'appel de l'intersyndicale regroupant pour les personnels
hospitaliers et autres agents des hôpitaux publics, les fédérations
syndicales CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, SUD-CRC, s'unissant au
mouvement de l'inter syndicat national des praticiens hospitaliers
(INPH), l'association des médecins urgentistes de France (AMUHF), la
Corrdination médicale hospitalière (CMH) et d'autres, ce mouvement de
mécontentement est unitaire, non catégoriel, comme l'avait été celui
de 1974. Médecins, chirurgiens, anesthésistes, infirmières, aides
soignantes, manipulateurs en électroradiologie, diététiciens,
pharmaciens, techniciens de laboratoires, agents hospitaliers,
éducateurs spécialisés et autres personnels hospitaliers, tous ont
défilé le 28 janvier dernier à Paris et dans plusieurs villes de
France. « Une alliance d'une telle ampleur entre les personnels
hospitaliers et les médecins est une première en France », a affirmé
Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de
France (FHF).
Contre le manque de moyens.
Partout, slogans et banderoles scandaient le même malaise et
mécontentement : « l'hôpital est malade, il faut le soigner.
Défendons la santé publique. Salaires bloqués, budgets d'austérité,
effectifs de misère. A l'hôpital, il y a trop de travail, à
l'extérieur, il y a trop de chômeur. Embauchez, embauchez des
chômeurs ! ». De Denfert-rochereau à Matignon, 15 000 manifestants de
l'AP-HP et de l'URHIFF (Union Régionale des Hôpitaux d'Ile-de-
France), défendaient la qualité et la sécurité du service public
hospitalier. Même mouvement de mécontentement en province, selon
l'AFP : Nancy, Caen, Saint-Étienne, Poitiers et de nombreuses autres
villes ont connu ce même jour des défilés importants.
Le mouvement de mécontentement a débuté au sein de l'AP-HP. Des
personnels y ont mené tout d'abord toute une série d'actions «coups
de poing » pour protester contre les restrictions budgétaires :
barrières dans la rue Saint-Jacques, barbecue et collecte pour le
dédommagement du personnel gréviste à Cochin, fermeture des caisses,
matelas et bureaux au milieu du boulevard de l'Hôpital, qui longe la
Pitié-Salpétrière. Une première manifestation avait mobilisé, le 21
décembre dernier, 2 000 personnels dans les rues de la capitale. Ce
mouvement s'est ensuite propagé aux hôpitaux de l'URHIFF et à la
province. A Caen, depuis le 27 décembre 1999, le service des urgences
du CHU est en grève illimitée pour réclamer des embauches. Les
personnels de l'hôpital de Chambéry observent des mouvements de grève
partielle depuis le nouvel an pour protester contre le manque de
moyens. 300 personnels hospitaliers, selon les organisateurs, avaient
déjà manifesté à Montauban le 19 janvier pour dénoncer les
conséquences «de la loi de financement de la Sécurité sociale » pour
le secteur hospitalier du service des urgences de l'hôpital Bel-air
de Thionville ont entamé le 20 janvier une grève illimitée pour
réclamer des créations de postes supplémentaires. A Lyon, une
centaine de personnels hospitaliers, selon la police, se sont
rassemblés le 18 janvier pour protester contre les restrictions
budgétaires dans les hôpitaux lyonnais.
Une double contrainte politique et économique
« Structurellement, le problème du système hospitalier tient à ce que
l'on n'a pas adapté notre offre en soins à la demande, précisait Jean-
Marie Clément, professeur de droit à Paris VIII et spécialiste des
questions hospitalières, au quotidien du médecin le 8 février
dernier. On a même aggravé la situation en concentrant l'offre dans
les grandes villes et en supprimant des petites structures qui
rendait d'immenses services. Aujourd'hui, la «bobologie » paralyse
les structures qui ne devraient pas la prendre en charge, c'est
particulièrement criant à Paris. Des services d'urgences sont
parasités par les «petites urgences » alors qu'ils sont destinés à
répondre à des cas graves. Ici réside une des principales difficultés
d'adaptation de l'hôpital ». L'ordonnance du 24 avril 1996 portant
réforme de l'hospitalisation publique a créé les Agences régionales
de l'hospitalisation (ARH). Leur champ de compétence couvre la
planification et le financement de l'ensemble des établissements de
santé. Un de leurs objectifs : la réduction des inégalités de
dotation entre régions et établissements à l'aide des Schémas
régionaux d'organisation sanitaire et sociale (SROSS) et de la carte
sanitaire, raisons des récentes restructurations et réorganisations
nécessaires des services et des établissements de soins. Par
ailleurs, la loi de financement de la Sécurité sociale a fixé à 270
milliards de francs (+ 2,5%) la dotation globale des hôpitaux pour
2000. Cette double contrainte politico-économique fait envisager à
terme la reconversion ou la suppression de 24 000 lits d'hôpitaux,
accompagnés de transferts d'activité et de réduction d'inégalités
entre établissements. Pour Patrice Barberousse, président du Syndicat
national des cadres hospitaliers (SNCH), n'ayant pourtant pas appelé
à la grève mais «la comprenant », «il faut desserrer l'étau
budgétaire. On aboutit à une situation de rupture en Ile-de-France où
2 300 postes ont été supprimés en deux ans », signale-t-il au journal
le Monde le 29 janvier. Propos confirmés par François Aubart,
président de la CMH, qui rapporte dans le Quotidien du médecin du 2
février que «la politique de redistribution des crédits entre les
hôpitaux doit être repensée. Les équipes de soins ne supportent plus
que les autorités demandent de promouvoir la qualité tout en se
dédouanant des moyens que tout cela impose. Toute la politique de
redistribution des crédits doit être repensée.
Si le dossier des urgences hospitalières est en train d'être
correctement traité par les pouvoirs publics, reste à régler ce qui
vient après l'urgence, en termes d'équipes et de temps passé auprès
du malade ». Et ce ne sont pas les infirmières qui démentiront ces
affirmations : « On manque tellement d'effectifs pour soigner qu'il
faut aujourd'hui choisir entre les soins techniques et les soins
relationnels. On ne peut plus faire les deux », atteste une
infirmière du CHU d'Eubonne-Montmorency. « Ca fait trois ans que
l'on nous serre la vis. On n'a plus assez de médicaments et de
personnels. Nos patients sont en danger », renchérit une autre,
travaillant au CH de Gonesse.
Donner des moyens complémentaires
Apres quatre années de rigueur budgétaire dans les hôpitaux,
l'embellie économique suscite des espoirs chez les hospitaliers.
Argumentant sur les futures dispositions relatives aux 35 heures pour
réorganiser la fonction publique hospitalière et créer des emplois,
Martine Aubry n'a pour le moment pas suscité l'adhésion de tous les
syndicats. « Si Madame Aubry vient avec un plan tout ficelé, on ne
l'acceptera pas : on attend des réponses et l'ouverture des
négociations », a affirmé François Chérèque (CFDT). « Négocier sur
les 35 heures aujourd'hui à l'hôpital, je crains que cela n'aggrave
la situation de crise », ajoute Raymond Perrot de Force ouvrière. Les
fédérations syndicales, ainsi que d'autres responsables du secteur,
réclament unanimement des moyens pour permettre aux hôpitaux de se
restructurer sans grever les budgets de fonctionnement. Des propos
confortés par Marisol Touraine, secrétaire nationale du PS aux
questions de solidarité, qui a indiqué qu'il fallait «négocier plus
vite et donner des moyens complémentaires là où ils sont
nécessaires : les services d'urgences, de psychiatrie, de gériatrie
sont particulièrement concernés ». Pour l'heure, le calendrier des
négociations entre le gouvernement et les syndicats s'étale sur
plusieurs semaines et Martine Aubry est désormais convaincue de
l'importance de débloquer des fonds d'urgences. Or, deux fonds ont
été créés en 1998 pour aider les hôpitaux à investir pour se rénover
et favoriser la mobilité et l'adaptation des personnels : le FIHMO
(Fond d'Investissement pour la Modernisation des hôpitaux), le FASMO
(Fond d'Accompagnement Social pour la modernisation). Selon le
ministère, le FIHMO aurait bénéficié de 500 millions de francs en
1998, 300 en 1999 et 200 pour 2000. Le FASMO disposerait d'environ
600 millions de francs. Ces fonds permettraient peut-être de
débloquer des moyens d'accompagnement de la réorganisation du service
public hospitalier sans empiéter ni sur les négociations des 35
heures, ni sur les budgets de fonctionnements des établissements, ni
sur le redressement nécessaire des comptes de l'assurance maladie.
Affaire à suivre !
Sources :
B. Keller ; Revendications sociales et maîtrises des dépenses :
Martine Aubry entre deux feux ; Le quotidien du Médecin 2 février
2000 ; page 3
I. Mandraud ; L'hôpital est au centre des préoccupations sociales du
gouvernement ; Le Monde 28 janvier 2000 ; page 6
I. Mandraud ; Martine Aubry face à l'angoisse de l'hôpital public ;
Le Monde ; 3 février 2000 ; page 7
I. Mandraud ; Tous les personnels hospitaliers manifestent pour
obtenir des moyens supplémentaires ; Le Monde 29 janvier 2000 ; page 7
K. Piganeau ; Hôpital : un marathon de trois semaines de
négociations ; Le Quotidien du Médecin ; 8 février 2000 ; pages 3-4
Les chiffres de la profession en France
- Nombre d'habitant en France : 60 186 184 (recensement 1999)
- Nombre de médecins en France : 174 563, dont 118 010 libéraux et 56
553 salariés (en 1997)
- Nombre d'infirmier(ères) en France : 289 974 (DE général) dont 241
802 salariés et 48 172 libéraux (en 1997)
- Nombre de Diplômes d'Etat délivrés en 1996 : 15 173
- Nombre de cadres de proximité et de cadres supérieurs : 33 382 (en
1997)
- Nombre d'infirmier(ères) spécialisé(es) : 19 957 (en 1997)
- Nombre d'aides soignants : 210 326 (en 1997)
- Taux d'infirmier(ères) syndiquées : 5 % environ
- Salaire moyen (en 1997) pour une infirmière « de base » : 9 134 F
net/mois en début de carrière, 11 930 F net/mois au bout de dix ans
d'exercice, 13 426 F net/mois en fin de carrière