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Samedi 24. Septembre 2005  20:26

respublica1792
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N°383 Vendredi 23 septembre 2005

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CHRONIQUE D’EVARISTE
Les canadiennes et les canadiens fêtent leur victoire, par Michèle Vianes
DEBATS REPUBLICAINS
A/ Baroin, l’outre-mer et la misère du monde, par Pascal Besse
B/ Humeur: Les enseignants doivent-ils devenir des missionnaires ?, par Marie Perret
C/ La polygamie en France, c’est non !, par Mireille Popelin
POURSUITE DE L’OFFENSIVE LIBERALE
A/ Villepin programme la mort de l’impôt républicain, par Laurent Mauduit
B/ Pascal Lamy est définitivement dangereux, par Philippe Babaudou
ENCORE SARKOZY
A/ Sarkozy rêve de religion lui assurant la paix sociale, par Mina Kaci
B/ Le gouvernement peut supporter un toilettage, par Ufal
POLITIQUE FAMILIALE
A/ La a réforme du congé parental, par Reuters
B/ Ou sont les promesses du gouvernement ?, par Ufal
MEDIAS
Le tir nourri sur la télé (TNT), où et quand ?
EGLISE CATHOLIQUE
A/ Réforme du rituel du mariage catholique, vers la désertion des Eglises, par Jocelyn Bézecourt
B/ L’Eglise polonaise fait la quête à Bruxelles, par Marcin Zralek
A LIRE
A/ Elles font bouger l’Afrique
B/ Algérie, une guerre sans gloire, de Florence Beaugé, critique de Jean-François Chalot
AGENDA


CHRONIQUE D’EVARISTE


Les canadiennes et canadiens fêtent leur victoire contre les arbitrages religieux en cas de conflits familiaux.

We did it, C’est pas ces mots que Homa Arjomand m’a accueilli à l’aéroport de Toronto, (ainsi qu’avec une grappe de ballons et un bouquet de roses), qu’elle commence toutes ses interviews, ses interventions publiques, ses communications téléphoniques…

L’évènement est très important, dimanche 18 septembre, une semaine après la déclaration du Premier Ministre, les journaux et télés consacraient toujours leur une à l’évènement. Dans le pays du multiculturalisme, où la loi concerne non pas l’individu, mais le groupe auquel il appartient, il s’agit d’une véritable révolution. Tous les responsables rencontrés -groupes féministes, associations iraniennes, irakiennes, afghanes, etc.; (communautarisme oblige, tout le monde se définit en fonction des origines des parents)- dénonçaient les limites du multiculturalisme atteintes par le déni des droits des femmes, conséquences de l’arbitrage par des conseils d’imams. Quelques exemples : même si des femmes, aidées par des associations, obtiennent le divorce civil, tant que le conseil d’imams, à la demande du mari, n’a pas déclaré la séparation religieuse, la femme est considérée par son mari et sa propre famille comme l’épouse. Elle doit donc continuer à vivre sous la coupe de son mari. Puisque le divorce civil a été prononcé, le mari peut se marier à nouveau, la 1ère épouse devenant la servante de la seconde… Les sommes demandées par les maris pour que les femmes aient la garde des enfants sont faramineuses et ne correspondent absolument pas à leurs moyens financiers.

Toutes ces associations qui agissent pour que les droits humains universels soient reconnus à tous et toutes se sont réunies pour demander ensemble la séparation du religieux et de l’Etat, une même loi pour tous et toutes donc l’abolition des arbitrages religieux en cas de conflits familiaux. L’objectif actuel : protéger les droits des enfants. Les parents n'ont pas à imposer à leurs enfants une religion, les enfants mineurs n'ont pas pu choisir, ils ont le droit de pratiquer, ensemble filles et garçons, des activités sportives et culturelles (musique, danse). Homa a invité les personnes présentes à partager son prochain combat : interdire le port du voile islamique pour les mineures. Elle considère que c'est un abus sexuel (Homa est, professionnellement, responsable de lieux d'accueils pour femmes et enfants victimes d'abus sexuels).

Toutes les personnes présentes m’ont demandé de transmettre leurs remerciements aux Françaises et Français qui ont soutenu leur action et voulaient savoir comment nous résistions en France. Elles étaient toutes très choquées par les propos d’un député britannique, George Galloway, invité, la veille, par la 6° conférence annuelle du Cercle islamique d’Amérique du Nord et l’association musulmane du Canada. Il avait déclaré que la sharia était appliquée en Grande-Bretagne, pays libre !

Dans mon intervention, j’avais dénoncé les tentatives de l’islam politique de saper les fondements de la démocratie en nous demandant, sous prétexte de relativisme culturel, de les laisser tranquillement opprimer leurs coreligionnaires, en commençant par les femmes. J’ai été interrogée longuement sur les demandes dérogatoires.

Les personnes rencontrées sont profondément laïques et refusent tout enfermement sous prétexte religieux. La soirée s’est terminé par musique et danse, les jeunes filles, décolletées et nombril à l’air, ont scandalisé une journaliste radio, visage fermé et tête enserrée dans le foulard islamique. Lors du barbecue du lendemain, il y avait kebab, cotes de porc et vin.

Les responsables de toutes les religions, adeptes du multiculturalisme qui leur donne le pouvoir financier et politique, essaient de faire revenir le premier Ministre sur sa décision. Selon les responsables canadiens, le Premier Ministre ne pourrait pas revenir sur son engagement oral. Mais j’ai assisté à une émission au cours de laquelle des représentants de toutes les religions ont appelé le premier Ministre à revenir sur sa décision, justement au nom du multiculturalisme principe fondamental du Canada.

Les visites des immenses centre commerciaux uniquement asiatiques, des quartiers pakistanais (où les personnes vont pieds nus à la mosquée le vendredi), tous ces habitants qui vivent côte à côte m’ont conforté, s’il en était besoin, sur mon analyse du communautarisme. Comment ne pas penser à Renan qui écrivait « L’essence d’une nation, c’est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun et aussi que tous aient oublié beaucoup de choses. »

Michèle Vianès

Pour toute réaction, pour tous ceux qui veulent participer au rassemblement des laïques et des républicains de gauche, contacter evariste@...


DEBATS A GAUCHE


A/ Baroin, l'outre-mer et la misère du monde

François Baroin, ministre de l'outre-mer, vient de relancer un débat sur la limitation du droit du sol que l'on croyait enterré depuis l'après-guerre. Seule l'extrême-droite avait tenté, à la faveur de la crise des années 1970/1980, de remettre en cause le droit du sol comme principe d'acquisition de la citoyenneté française, reniant ainsi l'héritage de la Révolution française et s'attaquant à l'essence même du pacte républicain. Ainsi, la reconnaissance du droit du sol a fait jusqu'à présent l'objet d'un large consensus de l'extrême-gauche à la droite la plus libérale. Baroin , en brisant ce consensus, entend faire bouger les lignes.
Sont spécifiquement visés par le ministre les territoires d'outre-mer, et particulièrement les départements de Guadeloupe et de Guyane, la collectivité départementale de Mayotte, en proies à une forte pression migratoire clandestine de par leur proximité géographique avec quelques uns des pays les plus pauvres de la planète (Surinam, Haïti, Comores,...).Certaines dispositions mises à l'étude par le ministre pourraient s'appliquer à l'ensemble de l'outre-mer.
Certes, nous ne sous-estimons pas les difficultés que posent des flux migratoires mal contrôlés aux sociétés qui les accueillent: explosion du travail clandestin ,débordement des services publics et sociaux, ... avec pour corollaire une poussée de la xénophobie. En Guyane l'hôpital public n'arrive plus à faire face à l'explosion des naissances. Un trafic de "boat people" dessert Mayotte depuis les Comores, entraînant son lot quotidien de drames humains. Combien de femmes comoriennes viennent y dilapider leurs quelques économies dans l'achat, pour leur enfant, d'un père fictif mahorais (donc français) qui lui transmet ainsi sa nationalité ?La limitation du droit du sol permet elle de répondre à la problématique de l'immigration? Certes non et ce n'est pas en ces termes que doit se poser le problème. Le permettrait-elle que les moyens de la contourner se démultiplieraient par le biais des mariages "blancs" et autres "combines".
Alors que notre principal partenaire européen, l'Allemagne,vient de faire un pas vers une plus grande reconnaissance du droit du sol, l'ensemble des dispositions spécifiques à l'outre-mer préconisées par François Baroin semble remettre en cause l'unité de la République et l'égalité des citoyens devant la loi., fondements du pacte républicain Le Conseil constitutionnel qui ne peut laisser passer un tel manquement à nos principes républicains, mettra un terme à un débat qui finalement n'a plus lieu d'exister.
L'outre-mer n'a pas vocation à servir de laboratoire d'expérimentation d'une République au rabais. Certes nos flux migratoires doivent être maitrisés, mais dans le respect des valeurs républicaines et démocratiques qui fondent tout Etat de droit. La problématique de l'immigration clandestine doit surtout être apréhendée à la source: la misère qui pousse les populations des pays pauvres à l'exil. Seule une réelle politique de codéveloppement entre ces espaces et les pays développés peut contribuer à réduire cette hémorragie humaine. L'outre-mer, en position d'interface entre ces espaces, a un rôle primordial à jouer dans des échanges de savoirs qui profiteront à tous. Les valeurs universelles de la République et le rôle de l'outre-mer sortiront grandis d' un tel chantier, pour la réalisation duquel les forces progressistes qui aspirent à gouverner de nouveau ce pays auront à renouer avec deux vertus trop longtemps oubliées: l'audace et l'imagination.

Pascal Basse
Délégué national du MRC à l'outre-mer


B/ Humeur: Les enseignants doivent-ils devenir des missionnaires ?

Je réagis à propos de la soit-disante "mission" des enseignants : en quoi devrais-je être une missionnaire ? Le mot me fait bondir, et me pousserait à... démissionner. Il me semble que l'Ecole laïque se doit justement de ne pas être une école de missionnaires. Le professeur a, à mes yeux, un seul devoir envers lui-même, et envers les élèves : celui d'aimer sa discipline. D'aimer les savoirs. Et de les maîtriser. Il fût un temps où l'Ecole publique n'avait pas besoin de missionnaires : les curés, c'était pour l'école privée. Mais il faut croire que c'est ce modèle bien-pensant qui s'est généralisé aujourd'hui, puisque tout enseignant est convoqué à être une bonne soeur : il faut aimer les élèves, les écouter, les comprendre. Sinon, la chose est entendue : les fils et les filles de cols blancs iront dans le privé.
Un constat : un établissement scolaire qui fonctionne est précisément un établissement où l'administration assume sa fonction de garant de l'autorité : où, par conséquent, les enseignants n'ont pas à être des héros, où la figure d'un Cripure est encore possible. Malheur, disait Brecht, au pays qui a besoin de héros. Je transpose : malheur à une école qui a besoin de héros (ou de missionnaires).
Les idéologues de cette nouvelle figure de l'enseignant le savent bien : ils ne veulent pas, pour leurs charmants bambins, de cette école de curés et de bonnes soeurs, pétris de bons sentiments, de psychologie de l'adolescent, et de cognitivisme. Ils mettent leurs enfants dans les écoles privées. J'y vois un paradoxe alarmant : tout se passe comme si les écoles privées étaient désormais les dernières enceintes dans lesquelles l'école était conforme à son concept : être un lieu où l'on instruit. Je le dis brutalement : le curé est devenu la figure dominante à l'école publique, et c'est très souvent dans le privé que l'on continue à instruire.
Je ne formule qu'une seule demande, en tant que professeur : qu'on me laisse instruire. Je ne veux pas que l'on me "forme" : la lecture patiente des ouvrages d'une bibliothèque suffit à ma formation. Qu'on me laisse donc le temps d'aller dans les bibliothèques. Je ne veux pas qu'on écoute "mes souffrances" : j'arrive à avoir la paix dans mes classes, car j'ai affaire, à Sarcelles, à des élèves qui aiment qu'on les traite à partir de leur point de grandeur, autrement dit, qui veulent qu'on les instruise. Je ne veux pas de "moyens supplémentaires" : une classe, retranchée des bruits du monde, suffit à faire un bon "poêle" dans lequel la méditation est possible.

Qu'on me laisse, donc, instruire : est-ce trop demander ?

Marie Perret

C/ La polygamie en France, c’est non !

Dans un guide de la Sécu de Lyon-Villefranche, on apprend qu'en cas de décès d'un mari polygame, le capital décès" se partage en autant de parts égales que de veuves ( si l'assuré est musulman )"
La loi française INTERDIT la polygamie mais la caisse primaire d'assurance maladie confirme cette réalité ( un responsable de la CPAM )
Une avocate lyonnaise (engagée en faveur des étrangers démunis) confirme , elle-aussi, citant le cas d'une femme dont le mari est mort , mais qui avait épousé une femme à l'étranger ." Le mariage de ma cliente est-il invalide ? Au nom de quoi faudrait-il privilégier l'une par rapport à l' autre ? " s'interroge-t-elle . Elle se bat pour que la pension soit partagée en deux .
Ce type d'affaire est fréquent. L'un des mariages a lieu à l'étranger et l'autre en France. Souvent, il y a une 2e puis une 3e épouse, qui arrivent en France dans la clandestinité , ce qui les met , elles et leurs enfants , dans une situation de PRECARITE absolue ! Bien sûr , on ne peut pas pénaliser des femmes et des enfants victimes de la polygamie .
Mais c'est une VERITE : il y aurait en France 15 000 familles polygames. " L'augmentation de l'immigration africaine dans les années 80 a accru la pratique de la polygamie en France ( termes de la plaquette du ministre des affaires étrangères )
Cette polygamie est en régression dans les zones urbaines africaines mais en augmentation en France . Le ministre chargé des Maliens de l'extérieur, Ouma Dicko , le dit crûment :"Avec la crise économique dans mon pays , peu d'hommes peuvent entretenir plusieurs épouses. En France, c'est différent, tous ces enfants sont une source de revenus ."
Ces hommes polygames ont ainsi beaucoup plus de mal à loger leurs épouses et leurs nombreux enfants.
Et qui souffre le plus de cette situation ? Les femmes et les enfants , obligés de vivre dans des immeubles délabrés qu'ils squattent , dans des conditions d'hygiène déplorable , avec des risques d'incendie ( comme à Paris cet été )
Nous devons agir pour que cesse cette polygamie !
Et, avec les municipalités , trouver des solutions pour que ces enfants vivent dans des conditions décentes, en respectant, autant que possible la loi française . Pour en finir avec la POLYGAMIE !

Sources:
Lyon Capitale ( hebdo du 20 au 26 Septembre 2005 ) article de Raphaël Raffier
L'Express ( 15/1/2004) article " Polygamie :cet interdit qui a droit de cité "par Besma Lahouri


PS: France 2 a abordé le sujet dans le journal de 20h le 22/9/2005 - Le reportage montrait que la polygamie existe bien en France : un homme avec ses 2 épouses et ses 17 enfants vit dans un pavillon, obtenu grâce à l'aide de la commune.

Mireille Popelin


POURSUITE DE L’OFFENSIVE LIBERALE


A/ Villepin programme la mort de l’impôt républicain

Si la gauche a formulé de nombreuses critiques à l’encontre du plan de mesures économiques annoncé le 1er septembre par Dominique de Villepin, elle n’a guère été virulente à l’égard de la mesure qui porte sur la réforme de l’impôt sur le revenu.
Rien que de très normal, dira-t-on. La baisse des impôts est populaire auprès des contribuables - la gauche le sait si bien qu’elle en a fait elle-même depuis longtemps la priorité de sa politique fiscale. Et puis le premier ministre a eu l’habileté d’annoncer que son ambition était double : d’abord, faire oeuvre de simplification, et puis alléger le poids fiscal pesant particulièrement sur les classes moyennes. Or, comme le système français des impôts est particulièrement opaque et qu’il pénalise effectivement ces couches moyennes, ceci explique cela : la mesure-phare du dispositif gouvernemental a suscité peu de controverses.
A y regarder de plus près, pourtant, un doute envahit l’esprit de quiconque étudie méticuleusement le plan fiscal. La réforme a-t-elle vraiment pour but d’avantager les classes moyennes ? Et la simplification est-elle le vrai but poursuivi ? En fait, il n’est pas interdit d’en douter.
Examinons d’abord cette question de la simplification. A première vue, l’ambition est logique. Les impôts en France sont d’une complexité rare ; et l’impôt sur le revenu, truffé de niches multiples, d’exonérations en tout genre et d’abattements innombrables, l’est tout particulièrement, alimentant tout autant de privilèges, de passe-droits ou d’inégalités. Dominique de Villepin a donc de bonnes raisons de vouloir supprimer en particulier l’abattement forfaitaire de 20% dont bénéficient de nombreux contribuables et de diminuer d’autant les taux d’imposition. De la sorte, il n’y aurait plus d’écart entre les taux apparents d’imposition et les taux effectifs ; et les contribuables sauraient enfin à quelle pression fiscale réelle ils sont soumis.
Comment ne pas souscrire à ce souci de "simplicité" revendiqué par le chef du gouvernement ? Grâce à la suppression de cet abattement de 20%, les contribuables découvriraient ainsi que le vrai taux d’imposition marginal (ou si l’on préfère supérieur) n’est pas de 48%, en France, comme beaucoup le croient, mais en pratique de 38%. "Chaque Français pourra voir ainsi de façon claire et immédiate la proportion de son revenu avec laquelle il participe au bon fonctionnement du pays", a fait valoir Dominique de Villepin.
Seulement voilà ! Dans cette présentation des choses, il y a une supercherie. Contrairement aux apparences, cette opération consistant à supprimer l’abattement forfaitaire de 20% et à réduire d’autant les taux d’imposition n’est pas un jeu à somme nulle. Et pour une raison qui était méticuleusement analysée dans un rapport publié en juin 2000 par le Conseil des impôts : "L’intégration de l’abattement de 20% dans le barème serait favorable aux revenus qui n’en bénéficient pas jusqu’à présent", notait avec bon sens le rapport.

ABUS DE LANGAGE

Et quels sont ces revenus qui actuellement ne bénéficient pas de l’abattement de 20% et profiteraient donc de la réforme Villepin, si aucune mesure correctrice n’était prise ? Il s’agit de certains revenus fonciers, de revenus de capitaux mobiliers, de plus-values immobilières, des revenus professionnels des non-salariés non adhérents à un centre de gestion agréé. Et puis, il y a aussi tous les contribuables dont les revenus imposables dépassent le plafond autorisé (117 900 euros en 2005) au-delà duquel l’abattement ne joue plus.
Ce seul chiffre de 117 900 euros permet de prendre la mesure du problème. Car un contribuable qui atteint ce seuil de revenu imposable peut-il légitimement être classé dans la catégorie des classes moyennes ? Avec un salaire médian qui, en France, est de 17 463 euros par an (dernière statistique connue de l’Insee, portant sur l’année 2003), on devine que ces classes moyennes ont bon dos. Ce sont en réalité les contribuables se recrutant dans les 10% les plus riches qui, pour l’essentiel, tireraient avantage du nouveau dispositif. Le Conseil des impôts était lui-même conscient des effets pervers d’une telle réforme, puisqu’il préconisait des mesures pour en limiter l’effet : création d’une nouvelle tranche d’imposition au niveau de ce plafond, durcissement de l’avoir fiscal, etc.
L’annonce du second volet de la réforme, visant à réduire à quatre le nombre des tranches d’imposition, contre sept actuellement (et même treize avant 1994), peut faire l’objet d’une critique similaire. Car le premier ministre a souligné que son objectif était aussi, dans ce cas, de "favoriser les revenus moyens". Or, là encore, on devine qu’il y a dans la formulation un abus de langage. Car, à la différence de la contribution sociale génalisée (CSG), qui est un prélèvement proportionnel, l’impôt sur le revenu est un prélèvement progressif : plus le contribuable est fortuné, plus la pression fiscale qui pèse sur lui est forte. Par construction, toute réduction de la progressivité de l’impôt profite donc d’abord aux contribuables les plus aisés, qui bénéficient de la limitation des tranches intermédiaires du barème, mais aussi éventuellement des tranches hautes.

PRINCIPE DE LA PROGRESSIVITÉ

Dans le cas présent, ce soupçon que l’on peut nourrir à l’encontre du premier ministre de se retrancher derrière les classes moyennes pour avantager en fait les contribuables les plus riches peut d’autant moins être écarté que, dans le même temps, Dominique de Villepin annonce une autre disposition qui constitue un "big bang" fiscal : un système de plafonnement visant à limiter le montant total des prélèvements (impôts sur le revenu, sur la fortune, impôts locaux, etc.) auxquels les contribuables peuvent être assujettis. Quel que soit le niveau de ce futur plafond (un prélèvement total ne dépassant pas 60% des revenus selon Bercy, voire 50 % selon la proposition de Nicolas Sarkozy), les grandes fortunes seront les premières à en tirer profit. En outre, une autre mesure visant à réduire le taux marginal encore en deçà de la barre des 38 % est aussi en débat entre Bercy et Matignon, et ne pourrait, si elle était retenue, que renforcer les effets inégalitaires de la refonte fiscale.
L’onde de choc prévisible de cette réforme va encore au-delà. Car, depuis des lustres, la progressivité de l’impôt était l’une des valeurs fondatrices de la République. Contre les privilèges de la royauté, c’est le principe qu’édictait la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, en son article 13 : "Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés."
Et dans deux décisions célèbres, en 1990 puis en 1993, le Conseil constitutionnel, en marge du débat autour de la CSG, avait rappelé que la montée en puissance de ce prélèvement proportionnel était possible, mais à la condition que cela ne remette pas en cause le principe de la progressivité, garanti dans certaines limites par la Constitution.
A petits pas, la France n’en enterre pas moins le seul grand prélèvement progressif dont elle dispose - "l’impôt citoyen", comme on l’appelle souvent - et avance vers un système de prélèvements d’abord proportionnels. C’est l’ambiguïté de Dominique de Villepin, qui, dans son dernier ouvrage, Le Requin et la mouette (Albin Michel, 2004), affichait sa foi dans "l’éternité de l’homme né un soir de 1789". Et qui, en pratique, s’apprête à tourner le dos à quelques-uns des grands principes, notamment fiscaux, sur lesquels la République s’est construite.

Laurent Mauduit
Le Monde 11 septembre


B/ Pascal Lamy est définitivement dangereux

Extrait d'une interview de M. Pascal LAMY, Figaro du Jeudi 22 septembre. A lire dans son intégralité: http://www.lefigaro.fr/eco-monde/20050921.FIG0300.html?180241
"Au moment où les Etats sont de plus en plus tentés par des réflexes protectionnistes, n’est-il pas difficile de faire accepter les intérêts de la libéralisation des échanges ?
On sait très bien que l’ouverture des échanges profite à beaucoup de gens et que la plupart ne le savent pas. Lorsque vous faites vos courses au supermarché, il n’est pas inscrit sur l’étiquette 20% de moins qu’il y a trois ans grâce à l’OMC. Les bénéfices qu’apporte une ouverture des échanges dans la poche du consommateur ne sont calculés nulle part. En même temps, ceux qui sont affectés par l’ouverture des échanges, parce qu’ils doivent changer de qualification ou d’emploi, ceux-là connaissent les enjeux. Et donc ils s’expriment politiquement. Le fait que la somme des bénéfices pour ceux qui profitent de l’ouverture des échanges est nettement supérieure à la somme des coûts, n’est pas encore dans l’esprit public. Je crois que cela demande un meilleur travail de pédagogie, y compris en assumant les difficultés de ces transformations pour certains. Il faut aussi créer une continuité entre ce que nous faisons ici et d’autres organisations internationales, comme le FMI, la Banque mondiale. En effet, la différence entre les gagnants et les perdants, est particulièrement aiguë dans les pays en développement. L’ouverture des échanges est bonne pour le développement, mais les tensions entre gagnants et perdants s’y expriment beaucoup plus fort".

Ce mec là est définitivement dangereux !

Philippe BABAUDOU


ENCORE SARKOZY !


A/ Sarkozy rêve de religion lui assurant la paix sociale

Où qu’il se trouve, Nicolas Sarkozy aime se distinguer, apporter, précise-t-il, « un peu d’authenticité dans le monde de la politique ». Hier, il n’a donc pas dérogé à sa règle en déclarant d?emblée qu’il refusait de « lire le discours proposé, certes excellent, chacun y trouvera sa part de vérité, mais [qui] ne fera ni reculer ni avancer la question », celle de la loi de séparation des Églises et de l’État. Le ministre de l’Intérieur était censé introduire le troisième colloque de l’Académie des sciences morales et politiques, à qui le gouvernement a confié la commémoration officielle de la loi sur la laïcité. Devant les membres de cette institution, des responsables religieux chrétiens, musulmans et juifs, ainsi que de journalistes, Nicolas Sarkozy a voulu « parler librement », prononcer « une parole libre », mais en guise d?improvisation, il a rappelé les grandes lignes contenues dans son livre la République, les religions, l?espérance. Et, dans ce « temple de la précision et de la rigueur », il a réitéré sa proposition de modification de la loi de 1905.

Toiletter la loi de 1905

Tout en vantant cette loi, le ministre d’État estime que « si un texte est aussi fort qu’on le dit, il peut alors supporter un toilettage ». Caricaturant à outrance ceux et celles qui ne souhaitent pas revenir sur la loi, il rejette « cette vision de la laïcité de combat, de la laïcité sectaire ». Et de préconiser que les municipalités et les conseils généraux « jouent un rôle plus important » dans l’installation de lieux de culte, surtout musulman. Mais est-ce en ébranlant la laïcité que l’on aidera le mieux l?islam, deuxième religion de France, dernière arrivée dans l?Hexagone ? La fondation créée par Dominique de Villepin, pour justement prendre en compte les besoins cultuels des musulmans, ne semble pas convenir au ministre, à peine la qualifie-t-elle de « premiers pas, sans doute utiles ».
Souhaiter la construction de mosquées peut sembler louable. Toutefois, les propositions de Nicolas Sarkozy sèment le doute à l’écoute de son discours « philosophique » sur les religions. Reprenant l’analyse longuement développée dans son ouvrage, il déclare que « le droit à l?espérance est un droit essentiel, peut-être le droit le plus important de l’être humain ». Pour lui, « la question sociale, certes importante », a été privilégiée au détriment de « la question spirituelle ».

La religion : facteur d’apaisement

Et d’asséner que « la loi de 1905 est une loi de liberté, pas une loi de prohibition ». « La loi reconnaît le droit de croire, de vivre sa foi et de la transmettre à ses enfants », ajoutant, sur le bout des lèvres, « le droit aussi de ne pas croire ». « Le droit de croire » est de même importance que « celui de manifester ». Un besoin incessant de mettre en parallèle l?expression spirituelle avec l’expression sociale. Ainsi, il rappelle le rôle joué par la religion dans « la France profonde, celle des campagnes, il y a un siècle. Il y avait des instits et aussi des curés. La religion a contribué à créer des citoyens ». Aujourd’hui, les campagnes, dit-il, ont été remplacées par les banlieues. Ce qui le frappe, cent ans après, «c’est que ces quartiers sont devenus des déserts cultuels et culturels, ne reste qu?une institution : la télévision... Les lieux d’apaisement ont disparu. Il y a toujours l’instit, il est seul».
D’où sa proposition de multiplier les lieux de culte dans les cités populaires, car, déclame-t-il, « les religions sont un facteur d’apaisement ». D’autant plus important, pour le président de l’UMP, qu’il sait que sa politique ultralibérale engendre de grandes souffrances, notamment dans ces banlieues où il entend introduire des curés, des rabbins et, surtout, des imams. « Je suis convaincu que l’esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté », assène-t-il dans son livre. La pilule miraculeuse censée soigner les victimes de la « société de liberté » (entendez société capitaliste) se nomme religion ».

Mina Kaci, dans L’Humanité

B/ LE GOUVERNEMENT PEUT SUPPORTER UN TOILETTAGE !

Après les déclarations de celui qui se dit ministre de l’Education Nationale « Le privé, c'est aussi l'Education nationale, l'école de la République », voici que Sarkozy en remet une couche ! Chacun d’entre eux joue sa partition avec un même objectif affiché : remettre en cause la laïcité de l’école et le principe de séparation des églises et de l’Etat... Le ministre veut toiletter la loi du 9 décembre 1905 pour lui enlever sa substance...
Si le président de la République reste fidèle aux convictions républicaines affichées, il n’a plus qu’à demander à son premier ministre de toiletter ce gouvernement en remerciant ces deux ministres indignes !
Nicolas Sarkozy, ministre des cultes a clairement annoncé son intention, confirmant les affirmations contenues dans son livre.
Il s’agit pour l’état et les collectivités territoriales de financer les églises et pour l’Etat de participer à la formation des religieux...Ce n’est pas du toilettage, c’est une destruction de l’édifice construit par les républicains !
En cette année de commémoration du centenaire de la loi de séparation des églises et de l’état, c’est une rupture avec les principes mêmes de la République contenus dans la constitution elle même que propose Nicolas Sarkozy !

Le ministre le plus libéral et le plus favorable au « système » anglosaxon veut l’imposer en France, alors que le modèle communautariste dont il s'inspire, en Angleterre, est en train de sombrer.

Pour bien préciser ses intentions, Nicolas Sarkozy déclare : "il y a un siècle, la France était celle des campagnes, il y avait les instituteurs et le curé, on allait à la communale et après au catéchisme, aujourd'hui, c'est celle des banlieues, il y a toujours l'instituteur, mais il est souvent seul.»
Les jeunes livrés aux intégristes, voici le souhait implicite du ministre....
Il oublie volontairement l’existence des services publics, des associations d’éducation populaire, des services jeunesse qui agissent dans les quartiers ...Mais il est vrai que le gouvernement a coupé les vivres et certains préfèrent les religieux aux services publics !

L’Union des Familles Laïques :
- estime qu’il faut mettre un terme à cette politique
- et considère qu’il est urgent que s’organise dans l’unité une manifestation nationale laïque imposante comme celle du 16 janvier 1994.

Union des FAmilles Laïques
www.ufal.org


POLITIQUE FAMILIALE


A/ LA RÉFORME DU CONGÉ PARENTAL

Réactions mitigées aux choix de politique familiale de Matignon PARIS (Reuters) - Les choix gouvernementaux pour la politique familiale en 2006 ont suscité des réactions mitigées des associations familiales et des organisations syndicales.
Dominique de Villepin a précisé, lors de la Conférence de la famille, que la prestation du nouveau congé parental raccourci à un an, valable en 2006 à partir du troisième enfant, serait de 750 euros par mois, près de 50% de plus que le dispositif actuel (512 euros).
Le Premier ministre français a également annoncé le doublement du crédit d'impôt pour garde d'enfants de moins de six ans hors du domicile, actuellement plafonné à 2.300 euros.
Pour François Hollande "tout ce qui est bon pour les familles est bon à prendre". Toutefois, le Premier secrétaire du Parti socialiste, interrogé sur France 2, a jugé la mesure "trop limitée". "C'est seulement pour le troisième enfant et trop faible dans son impact".
La CFTC, tout en déclarant à Reuters qu'elle ne "s'attendait pas à des miracles étant donné le contexte budgétaire contraint", a notamment relevé que ces mesures ne concerneraient pas les plus démunis.
"Pour bénéficier d'un crédit d'impôt, il faut déjà payer des impôts", a dit son secrétaire national Jean-Louis Deroussen.
"Ce n'était pas une de nos priorités mais c'est une mesure qui entre dans le cadre de la réduction d'impôt" promise depuis 2002 par le président Jacques Chirac, a-t-il ajouté.
Associations et syndicats ont déploré que le nouveau congé parental soit réservé au troisième enfant, alors que les femmes ont en moyenne 29 ans à la naissance de leur premier enfant, contre 22 ans il y a 40 ans.
"Chaque chose en son temps", a répondu le ministre délégué à la Famille, Philippe Bas, interrogé par Reuters. "C'est vrai que là, nous avons souhaité mettre l'accent sur le troisième enfant parce que les difficultés de retour à l'emploi sont en réalité beaucoup plus grandes quand on a davantage d'enfants".
Avec l'introduction d'un congé parental plus court dont le montant restera peu élevé, le gouvernement est soupçonné de vouloir "rogner" sur le coût global de la prestation.
"Il faudra faire une évaluation après un temps suffisant de mise en oeuvre", a indiqué Philippe Bas. "Une partie des mères et des pères qui prendront un congé d'un an auraient pris un congé de trois ans. Donc, il y aura un équilibre financier qui se fera et dont nous apprécierons le résultat."
La prestation concerne actuellement 250.000 familles et a coûté 1,8 milliard d'euros en 2004.
La branche famille de la Sécurité sociale devrait accuser un déficit de plus d'un milliard d'euros en 2005. Le ministre a estimé qu'elle "doit revenir naturellement vers l'équilibre en quelques années par des mesures de bonne gestion".
La CGT et l'Union des familles laïques (Ufal) ont pour leur part insisté sur l'absence de mesures en faveur des familles pauvres et de la lutte contre l'exclusion.
"Il y a eu des dizaines de morts dans des logements insalubres, plus d'un million d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté et la Conférence de la famille ne répond pas à ce problème-là", a dit le président de l'Ufal, Bernard Teper.
Le gouvernement Raffarin avait demandé au président d'Emmaüs France, Martin Hirsch, des propositions pour lutter contre la pauvreté des enfants. Aucune n'a été évoquée jeudi lors de la réunion, à laquelle Martin Hirsch n'avait pas été convié.

Le gouvernement fait valoir qu'il prépare une conférence sur l'exclusion pour le début 2006.

Reuters
22 septembre 2005, 21h07


B/ CONFERENCE DE LA FAMILLE du 22 septembre : OÙ SONT LES PROMESSES?

Alors que pendant plus de 6 mois, la commission "Familles, vulnérabilité, pauvreté" de la conférence de la famille a travaillé, on voit poindre une communication médiatique nataliste de l'allocation parentale d'éducation.

IL Y A LOIN DE LA COUPE AUX LÈVRES!

Alors que plus d'un million d'enfants sont en dessous du seuil de pauvreté en France,l'UFAL estime que cette situation est intolérable pour le début du troisième millénaire dans un des pays les plus riches du monde.

De nombreuses familles connaissent la pauvreté sous ses différentes formes qui souvent s'accumulent :un revenu de misère, un logement parfois insalubre, des enfants qui ne peuvent entrer en maternelle à deux ans, voire 3 ans, un isolement social fort, pas de places en crèche...

Assez de rapports, l'UFAL veut une action gouvernementale forte! Pour le 22 septembre 2005, jour anniversaire de la naissance de la République française, des mesures précises, immédiates doivent être prises afin d'éradiquer la misère qui touche enfants et adultes dans les familles vivant en France.

Union des FAmilles Laïques
www.ufal.org


MEDIAS


Le tir nourri sur la télé, où et quand ?

Paris : séances tous les jours à l’Espace Saint-Michel
infos et horaires sur http://cinemasaintmichel.free.fr/*
Débats prévus à l’Espace Saint-Michel :
- vendredi 23 septembre à l’issue de Pas vu pas pris (séance de 20h25), rencontre avec Mehdi Ba, co-auteur de L’Almanach Critique des Médias (ed. Les Arènes).
- dimanche 25 septembre à l’issue de Enfin Pris ? (séance de 16h55), rencontre et débat avec le réalisateur Pierre Carles.
- mardi 27 septembre à l’issue de Désentubages Cathodiques (séance de 20h25), rencontre et débat avec Zalea Tv (dont des réalisateurs de Désentubages Cathodiques).

Montreuil : séances tous les jours au cinéma Le Méliès (Centre Commercial, 93100 Montreuil, M° Croix de Chavaux, tel. 01 48 70 69 13)
Débats prévus au Méliès :
- Samedi 24 septembre, journée spéciale TNT :
13h45, projection Pas vu pas pris, suivi d’un débat
16h45, projection de Enfin pris ?, suivi d’un débat avec le réalisateur Pierre Carles
19h15, projection de Désentubages Cathodiques, suivi d’un débat avec Zalea Tv

Montpellier : séances tous les jours au cinéma Le Diagonal, infos et horaires sur http://www.cinediagonal.com/

Perpignan : séances tous les jours au Ciné Rive Gauche (29, quai Vauban 66000 Perpignan, tel. : 04 68 51 05 00)
Débats prévus :
- Jeudi 22 septembre, à 20h30 séance spéciale de Désentubages Cathodiques au Méga Castillet (Route d'Argelès ZAC Mas Balande, 66000 Perpignan, tel. : 08 92 68 01 29), suivi d’un débat avec Jean-Paul Abribat
- Jeudi 29 septembre, au Ciné Rive Gauche, dans le cadre du Tiers-Cinéma (animé par Stéphane Goxe et Jordi Vidal), à 20h30 séance d’Enfin Pris ?n suivi d’un débat avec Pierre Carles, en présence de Charlotte Nagri (Zalea Tv) et Serge Wolkonsky (réalisateur).

Bayonne : séances tous les jours à l’Atalante, infos et horaires sur http://www.cinema-atalante.org/

Nantes : séances tous les jours au Concorde (79, Boulevard de l'Egalité, 44000 Nantes, tel : 08 92 68 81 13)
Débat prévu :
Jeudi 23 septembre, à 20h30 à l’issue de Désentubages Cathodiques, débat avec l’Observatoire Français des Médias, des Pieds dans le Paf, et de Co-errances.

à partir du 28 septembre 2005

Toulouse : séances tous les jours à l’Utopia, infos et horaires sur http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/bordeaux.php

Bordeaux : séances tous les jours à l’Utopia, infos et horaires sur www.
http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/bordeaux.php

Télégitime Défense !

Mouvements sociaux, Guerre du Kosovo, affaire du RER D, référendum : les médias dominants ont démontré ces dernières années leurs capacités de manipulation, d’approximation, de désinformation. Rien de moins étonnant, lorsque nous savons que ces médias appartiennent à quelques grands groupes, souvent liés à des marchands d’armes, et que leurs journalistes sont formés dans des écoles où s’enseigne le formatage, le respect de l’annonceur, la connivence avec le politique, le panurgisme médiatique et une réelle adhésion au modèle libéral.

La télévision en est l’exemple le plus flagrant, tout particulièrement au moment où la Télévision Numérique Terrestre, annoncé comme un nouvel outil de démocratisation de l’information pluraliste, a totalement exclu les télévisions associatives et locales au profit de nouvelles chaînes créées par des groupes financiers.

Le programme T.N.T (Tir Nourri sur la Télé) composé de la reprise de deux films cultes de Pierre Carles et toujours invisibles à la télévision (Pas Vu pas Pris, et Enfin Pris ?) et d’un programme inédit de courts métrages produits par la télévision libre Zaléa TV, Désentubages cathodiques, décline les même constats en trois volets : connivence des tenants de la télévision avec le politique, hypocrisie des soi-disant débats contradictoires à travers l’exemple du passage de Pierre Bourdieu à l’émission «Arrêt sur Images» et approximations volontaires dans le traitement de l’information avec plusieurs exemples récents.

Aussi ce programme nous paraît salutaire et nous espérons que le réveil critique viendra des salles de cinéma où il sera projeté. Parallèlement aux Edition les Arènes, l’Almanach critique des médias, panel édifiant et iconoclaste de l’état pitoyable des médias qui nous submergent au quotidien.

Le programme T.N.T est proposé par Co-Errances, C-P Productions, et Zalea TV

Tout savoir sur le programme T.N.T:
www.tirnourrisurlatele.org


EGLISE CATHOLIQUE


A/ Réforme du rituel du mariage catholique : l'annonce d'une désertion accrue des églises

Ne cachons pas notre plaisir : au prétexte de redonner plus de sincérité à la pratique du christianisme, l'Eglise catholique va se priver d'un nombre encore plus grand de mariages à l'église.
L'innovation est présentée comme une redéfinition du rituel du mariage chrétien mais la secte romaine souhaite en fait se débarrasser des mariages procédés pour le clinquant de la liturgie ou pour faire plaisir à la famille.
Désormais les époux devront attester de leur croyance en "dieu" (celui des chrétiens), communier (cette pastille insipide qui reste souvent collée en haut de la gorge) et les ensoutanés invoqueront plus qu'auparavant l'autorité de "dieu" et l'"esprit saint" à défaut de pouvoir interdire le divorce.
Cette réforme rétrograde n'est qu'un avatar supplémentaire de la nostalgie d'un passé absolutiste dans laquelle le Vatican laisse macérer son aigreur des temps modernes.
De Jean Paul II, qui lancé ce projet il y a quinze ans, à Benoît XVI qui l'a vu éclore, c'est la même foi rigide qui ne se satisfait que de la soumission inconditionnelle des adeptes. Cette sujétion ne s'applique pas seulement à des dogmes que la raison réprouve mais aussi, et surtout, à une caste de gourous qui en sont les transmetteurs et les bénéficiaires.

Jocelyn Bézecourt
www.atheisme.org

B/ L’Eglise polonaise fait la quête à Bruxelles

Lorgnant du coin de l’oeil la dizaine de moines qui labourent 5 hectares de pommes de terre, de betteraves, de seigle et d’avoine, le père Aniol Karsznia compte ses sous. Ce prieur du monastère cistercien de Wachock, une abbaye modèle d’artisanat et d?exploitation agricole édifiée au XIIe siècle dans la région de la Sainte Croix, au sud de la Pologne, constate que les 560 euros venus de Bruxelles suffiront à payer les taxes et remplir le réservoir du tracteur. « Une somme modique, mais qui nous tombe du ciel. Or il nous faut cultiver notre jardin », dit-il, n’hésitant pas à citer Voltaire.
Plus au sud encore, à Tarnow, dans le plus grand séminaire européen, on est moins philosophe. Afin de nourrir quotidiennement 250 scolastiques, le supérieur Janusz Majda se penche sur ses « business plans ». Pour sa centaine d’hectares de sols où l?on cultive céréales et légumes, où l?on élève taureaux et porcs, il devrait empocher 12.500 euros. Ayant suivi une série de formations, scrutant chaque jour le chapelet des subventions possibles sur Internet afin de rénover les bâtiments, moderniser le matériel agricole, acheter les engrais et les fourrages pour le bétail, il voit encore plus loin. Après l’application du système de contrôle de qualité HACCP et les standards communautaires d’hygiène et de production GMP et GHP, le financier ecclésiastique compte en effet commercialiser les saucisses écologiques du séminaire. Les eurocrates bruxellois y seront pour quelque chose. Bienfaits.
L’épiscopat, qui n’a pas donné de consignes formelles quant à la sollicitation et l’utilisation des subventions communautaires, reconnaît que l’Église a de quoi bénir l’Union européenne, même s’il n’y a pas encore de statistiques sur les montants réels des aides et le nombre de paroisses qui en bénéficient. Mais il les chiffre déjà à des millions d’euros. « D’une manière générale, les religieux commencent à apprécier les bienfaits de l’adhésion », reconnaît père Jan Drob, économe au palais épiscopal de Varsovie. Il y a encore deux ans, à la veille du référendum sur l’adhésion de la Pologne à l’Union européenne, malgré l’ostentatoire enthousiasme européen du pape Jean-Paul II et le timide « oui » de l’Église, une armée de curés tapait du poing, appelant les fidèles à se prémunir de l’ogre bruxellois qui allait souiller la chaste Pologne.
Aujourd’hui, l’Église polonaise est en quête de millions d’euros pour les subventions agricoles, la rénovation et la revitalisation de lieux saints, les dispositifs anti-incendie et antivol, la modernisation et l’équipement des bases touristiques et sportives, la construction de systèmes de traitement d?énergie renouvelable, les infrastructures de soins médicaux? Dans cet éventail, le clergé sollicite principalement les aides directes ainsi que les fonds pour la rénovation des édifices et monuments sacrés. L’Église polonaise est en effet, après l’État, le plus grand propriétaire terrien. Sur les 100.000 hectares des 10.000 paroisses, 70.000 hectares sont des sols cultivables. « Si l’on multiplie cette superficie par le montant minimum des aides, à savoir 125 euros, cela donne 8,75 millions d’euros », explique un fonctionnaire de l’Arma, l’Agence de restructuration et de modernisation de l’agriculture chargée de la distribution des aides directes.
Des chiffres à traiter prudemment, car plus d’une paroisse sur deux donne ses terres à bail et ne touche pas à elle seule les subventions. « De toute manière, les aides directes sont avantageuses, car elles ont fait monter le bail. On y gagne 2 quintaux de blé à l’hectare », déclare le père Adam Matuszewski, chancelier du diocèse de Pelplin, dans le nord de la Pologne. Mais la flamme européenne n’habite pas toutes les paroisses. « Je ne veux pas des pièces d’argent de Judas. Et puis je suis un pasteur des âmes et non un comptable en soutane », déclare un prêtre offensé par les questions sur les bienfaits de l’adhésion. «Vous aurez toujours des pauvres, disait Jésus. Moi, je dis : vous aurez toujours de pauvres sots », réplique le père Jozef Lisowski de l’archidiocèse de Legnica, une province de 800.000 fidèles au sud-ouest de la Pologne. Consultants spécialisés. Pour sa fameuse abbaye de Krzeszow, Bruxelles lui versera en novembre 2,3 millions d’euros pour rénover les fresques, les façades et la salle gothique de l’église. Il ne regrette pas d’avoir recruté deux consultants spécialisés dans la paperasse bruxelloise « payés, comme il le dit, très décemment » après avoir collecté les 25 % nécessaires pour obtenir le chèque de Bruxelles. Et aux conservateurs de se frotter les mains. (…)

Marcin Zralek, à Varsovie
Paru dans « La Tribune » du vendredi 23 septembre


A LIRE


A/ ELLES FONT BOUGER L’AFRIQUE

Sortie du livre ELLES FONT BOUGER L’AFRIQUE : portraits de 52 femmes africaines : un texte qui reprend les propos recueillis lors d'une rencontre, d'une conversation téléphonique et de messages électroniques et une illustration de photos qu'elles nous ont confiées ou que des amis et photographes ont mis à notre disposition. L'ouvrage entièrement en couleur de plus de 130 pages dont le prix est relativement modeste : 20€. aux Éditions Tirésias qui l'a inscrit dans sa collection "Ces oubliés de l'Histoire". On peux aider à sa diffusion en engageant les librairies de le commander, les Comités d'Entreprises et des collectivités locales à les acheter pour leurs bibliothèques mais ce peut être également un beau cadeau à offrir à des jeunes filles ou à des femmes à l'occasion de la Journée Internationale des Femmes en 2006. Pour toutes commande : s’adresser à l’AFASPA 13 rue Pierre et Marie Curie 93170 BAGNOLET Contact : 06 84 12 41 48, michele.decaster@... - l’AFASPA est disponibles pour des rencontres organisées dans des librairies, Comités d’Entreprises ou des associations pour présenter le livre en présence d’une des amies africaines présente en France ou de passage.

Bien cordialement,

Isabelle GILLETTE-FAYE, Sociologue

B/ La guerre d’Algérie : des exactions aux abominations

« Algérie une guerre sans gloire »
histoire d’une enquête
de Florence Beaugé
aux éditions Calmann-Lévy
296 pages
18 €
Septembre 2005

La parole est enfin donnée aux victimes algériennes, anciens combattants pour l’indépendance ou anciennes victimes ayant eu un seul tort c’est d’avoir été là au mauvais moment. Certains n’étaient que des enfants, il y a bientôt cinquante ans de là, ce qui n’a pas empêché leurs bourreaux de les meurtrir, de les violer même. Comme beaucoup de militants de ma génération, j’ai lu et relu de nombreux ouvrages sur la guerre d’Algérie mais aucun ne m’a ému autant que celui-ci... Des survivants, des porteurs de valises ont écrit des ouvrages pour relater les tortures, certains témoignages sont émouvants, difficiles à supporter. Dans ce livre, l’auteure, journaliste au Monde nous raconte sa quête de vérité qui l’a conduit à rencontrer des acteurs de ce drame, à leur donner la parole, sans utiliser un langage codé. Il faut que le monde sache, ce que fut cette sale guerre d’Algérie, ce que des militaires sous les ordres ont osé perpétuer comme infâmes crimes. Certaines scènes décrites donnent la chair de poule, ne faut-il pas aujourd’hui que toute la lumière soit faite sur cette période !? Les femmes, premières victimes sont les premières à expliquer l’importance de l’ouverture de ces dossiers, pour elles, pour l’histoire, pour l’avenir et pour que plus jamais de pareils actes ne soient commis : « Nous avons eu l’indépendance de l’Algérie, mais à quel prix ! Dites-le. Dites tout cela. Nous, on va disparaître demain. Parlez des femmes violées dans les montagnes, celles dont on n’a jamais rien su. Il faut que les générations montantes sachent ce qui s’est passé. La torture physique, ce n’est rien en comparaison de la torture morale. A vingt et un ans, quand vous êtes violée, vous êtes « dilapidée » dans votre corps. La mort, c’est la fin, mais la torture morale qui ne se termine jamais, jamais ! Vous comprenez ? »

Tout commence en juin 2000 quand Louisette Ighilahriz, ancienne militante pour l’indépendance algérienne rencontre Florence Beaugé, journaliste au monde. Elle révèle alors les sévices qu’elle a subis et met en cause les généraux Massu et Bigeard. Inlassablement, avec opiniâtreté, la journaliste reconstitue les faits n’hésitant pas à rencontrer les différents « acteurs » de l’époque. Bigeard nie complètement mais Massu exprime des regrets. Alors qu’au début la direction du Monde est réticente, les premiers aveux du vieux général constituent un feu vert pour une longue enquête. Pendant plus de quatre ans, Florence Beaugé va chercher à savoir, à vérifier les faits, à interroger les victimes et les bourreaux.... Elle nous conte cette enquête minutieuse sans rien oublier : ni l’adulte d’aujourd’hui, né d’un viol, ni les appelés nombreux qui, traumatisés par ce qu’ils ont vu ont besoin que la vérité éclate, ni les entretiens physiques ou téléphoniques qu’elle a eus avec les anciens responsables militaires. Ce livre se dévore comme un roman mais malheureusement il ne s’agit pas d’un roman mais de la réalité atroce que beaucoup voulaient garder sous silence. C’est après les premières « révélations » du Monde que le général Aussaresses avoue les tortures et exécutions masquées et sommaires... Quant à Jean Marie Le Pen, il a « été débouté à deux reprises de sa plainte en diffamation contre Le Monde »...La nuit d’horreur dans la Casbah d’Alger est mise à nu et les principaux coupables sont démasqués.

Ce livre est une oeuvre utile et comme l’explique Baya, jeune femme « non seulement torturée mais victime d’un viol collectif » : « Je voudrais apprendre que le monde entier sait enfin ce qui nous est arrivé et que les bourreaux ont été confondus. Si cela arrive et que je suis déjà dans la tombe, je vous demande une chose : venez me voir au cimetière et dites-le-moi tout bas. »

Jean-François CHALOT


AGENDA

SAMEDI 24 SEPTEMBRE 2005
de 9h30 à 17 heures
RESISTANCE SOCIALE
vous invite à participer à ses " 3èmes Vendémiaires " :
" Après le 29 mai : passer de la résistance à l'offensive "
au Patronage laïque - 72 avenue Félix Faure - 75015 PARIS
(Métro : Boucicaut)
1. Construire une politique de rupture avec le libéralisme
Un code du travail renforcé avec Aurélie DEVAUX juriste à la confédération CGT
Revaloriser les salaires avec Rémi AUFRERE Syndicaliste FO, Administrateur d'organismes sociaux
Un Etat interventionniste avec Patrick QUINQUETON, secrétaire national du M.R.C.
2. Construire un instrument efficace au service du Monde du travail
Analyse de la sociologie du vote NON par Jacques COTTA, grand reporteur à France 2, initiateur de la pétition " le NON censuré dans les médias "
Débat avec des responsables politiques :
Sont annoncés :
Jacques GENEREUX, membre du Conseil National du PS, membre de la direction nationale du courant Alternative socialiste.
André DELUCHAT, animateur de la convention nationale pour une gauche républicaine, ancien responsable confédéral syndical
Gérard Mazet, Secrétaire Fédéral Parisien du PCF
Pierre LEVY, directeur de "Bastille, République, Nation"
Michel VIGNAL, Secrétaire national du MRC

SAMEDI 25 SEPTEMBRE
Forum social libertaire, Salon du livre anarchiste
Merlieux dans l'Aisne (02), à 14 heures.
Femmes, laïcité et religions. avec Pierre Cassen (Ufal), Mimouna Hadjam (Africa) et Hélène Hernandez (Fédération anarchiste).

JEUDI 29 SEPTEMBRE
18 heures Organisée par le Comité 1905 / 2005 de Seine-Maritime
Septième initiative de l'année centenaire de la loi de 1905, il sera question des médias.
Laïcité et Médias à la Maison Pélissier de Maromme
Salle Bergerac, le Jeudi 29 septembre 18 heures.
Deux débats :
Qu'est-il advenu des ordonnances de 44 ?
par le collectif de la région rouennaise d'observation des médias
et Pierre Verbraeken ancien rédacteur en chef des Informations Dieppoises
La campagne référendaire des médias
par Arnaud Rindel
de ACRIMED (Action critique des médias) et de " Pour Lire Pas Lu " (PLPL)

VENDREDI 30 SEPTEMBRE
à la Librairie Violette Co, 102 rue de Charonne, 75011 Paris
Rencontre avec ANNE ZELINSKY-TRISTAN pour la présentation de son livre
Histoire de vivre. Mémoires d'une féministe (Calmann-Lévy)

30 SEPTEMBRE/ 1er 2 OCTOBRE
à DOURDAN, Université du Mouvement Ni putes ni Soumises
Samedi 1er Octobre, 9h00/12h00: Ateliers de formation (workshop)
1. Violences faites aux femmes: les outils de prévention
Latifa Drif : Conseillère au MFPF (planning familial) à Montpellier (Hérault)
Pierre Foldès : médecin urologue, spécialiste en chirurgie réparatrice du clitoris pour les femmes victimes de mutilations génitales
Luc Frémiot : procureur à la Cour d'Appel de Douai
Isabelle Gilette-Faye : Sociologue et directrice du GAMS (Groupe pourl'abolition des Mutilations Sexuelles)
2. Education et formation : enjeux pour la jeunesse
Rachida Ziouche : Femmes Solidaires
Blandine Barucq : Educatrice spécialisée
Les " Sharaf heros " : collectif suédois qui lutte contre les crimes d'honneurs
Boris Seguin : président de l'association Les Engraineurs
Un représentant du CRAP- cahiers pédagogiques
Un responsable de l'association OZEP
3. Mise en réseau : les outils de solidarité et de combat
Comités locaux Comités internationaux
Ingrid Bellander-Todino : Coordinatrice du programme Daphné
Lydie Cerniglia : Responsable de Solidarité Femmes Grenoble-Isère
Colette de Troy : " Le Lobby Européen des Femmes "
12h30/13h45 : Déjeuner des parrains
14h00/17h00 : Débat N°3 : Intégration, lutte contre les discriminations et les obscurantismes, communautarisme, nouveau combat féministe, égalité des chances. : quel projet ?
Kofi Annan : Secrétaire général des Nations Unies
Nawal Saadaoui: Figure historique de la défense des droits des Femmes en Egypte
Benjamin Stora : Historien du Maghreb
Olivier Rousselle : directeur général du FASILD : Fond d'Action et De soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations
Caroline Fourest : rédactrice en chef de la revue Prochoix
Irshad Manji : Ecrivain d'origine indienne, Musulmane mais libre
Pierre de Maret : Recteur à l'Université Libre de Bruxelles
Clarke Jocelyne : secrétaire générale de l'UFAL
Gemma Lienas Massot: Ecrivain et féministe espagnole, Rebels : ni putas ni soumises

SAMEDI 1er OCTOBRE
Réunion-débat organisée par le groupe Sacco et Venzetti de Chelles (FA)
1bis rue Emilie à Chelles 77500
"Le XXIe siècle sera athée ou ne finira pas".
Animé par Jocelyn Bézecourt (http://www.atheisme.org), auteur d'une brochure qui vient de paraître aux éditions du Monde Libertaire : ³Antireligion : regards sur l'obscurantisme religieux et la nécessité de le combattre".

VENDREDI 7 OCTOBRE 2005
à Achères à 19.30, (Salle Bussières - 68, rue Georges Bourgoin)
Qu'est-ce qu'être laïque au 21ème siècle ?
Accueil par Thierry ROBIN, Vice-Président du PRG 78 et correspondant local du PRG à Achères
Introduction par Eddie AIT, Président du PRG 78, Conseiller Régional d'Ile-de-France
Avec la participation notamment de:
Philippe PASCAL, Secrétaire Générale de la Ligue de l'Enseignement des Yvelines
Pierre CASSEN, Secrétaire National de l'Union des Familles Laïques, Porte Parole de l'UFAL 78
Brigitte BRE-BAYLE, Présidente de la Coordination nationale Féministe et Laïque,
Sam AYACHE, Président de la Libre pensée des Yvelines
Informations : Fédération des Yvelines du PRG
contact@... - 06 88 64 25 38

VENDREDI 14 OCTOBRE
La libre Pensée des Pyrénées -Atlantiques a invité:
Michèle Vianès à l'amphi A de l'UFR des sciences et techniques de l'UPPA, à Pau, sur le thème : la laïcité :égalité hommes/femmes
pour tout contact : Sophie Micoud, présidente, 05 59 62 12 99

SAMEDI 15 OCTOBRE
Organisé par l'Ufal de Carrières-sous-Poissy
Conférence aux familles de l'Ufal
Quelle réalité pour l'école publique ?
Rémi ROZIERE, Président du Conseil local de la FCPE de Carrières-sous-Poissy,
Brigitte BRE-BAYLE, Professeur des Ecoles, Membre du Bureau National de l'UFAL,
Pascal-Eric LALMY, Professeur d'Histoire et de Géographie en Collège,
Eddie AIT, Conseiller Régional d'Ile-de-France, Administrateur des lycées Le Corbusier, Charles de Gaulle et Adrienne BOLLAND de Poissy.

DIMANCHE 16 OCTOBRE
A l’invitation de l’association du Chevalier de la Barre,
5e fête de la laïcité, à Paris
Square Nader, 18e, de 14 heures à 18 heures
Sortie du funiculaire, à gauche.

JEUDI 20 OCTOBRE
Brest, à 20 heures 30
Pour le droit à la critique des religions
Avec Bernard Teper, président de l'Ufal, et Jocelyn Bézecourt, site athéisme.
Organisé par l'Ufal 29 et la Libre Pensée du Finistère, dans le cadre du centenaire de la loi de 1905.

VENDREDI 21 OCTOBRE
Organisé par la Libre Pensée 64
à 18 h à la Maison de la Vie Citoyenne de Polo-Beyris, 28 av. Ursuya à Bayonne, Jo Salamero, Président de la LP nationale et Michel Eliard Sociologue à Toulouse Mirail sur le thème de la défense de la loi de 1905 et de la laïcité

VENDREDI 21 OCTOBRE
De 19 h 30 à 22 heures
Meyzieu, maison des associations
La laïcité, une idée encore neuve
Débat organisé par les FCPE de la commune de Meyzieu (écoles + collèges + lycée Ch. Chaplin).
Avec Jean-Claude Santana, président de l’Ufal Lyon
Michèle Vianes, présidente de Regards de Femmes
et Marie Perret, professeur de philosophie

MARDI 25 OCTOBRE :
Les Tables rondes de l'Ufal Paris "Santé/ Sécu " avec Lucette Guibert rédactrice d'UFAL-Santé et membre de la Commission Santé d' ATTAC-France
au café le Progrès angle situé 1 rue de Bretagne (angle rue de Bretagne et de la rue Vieille du Temple) Paris 3ème
métro Filles du Calvaire (près du cirque d'hiver)

VENDREDI 4 NOVEMBRE A VENDÔME
au MINOTAURE pour célébrer le centenaire de la loi de 1905:
JEAN-PAUL SCOT, historien
"L'ACTUALITE DE LA LOI DE 1905"
organisée par le CVDL ( COMITE VENDÔMOIS DE DEFENSE DE LA LAICITE)
association loi 1901, secrétaire: Maryse Haslé
P.S. Jean-Paul Scot a publié en 2005 L'Etat chez lui, l'Eglise chez elle

SAMEDI 5 NOVEMBRE
Assises de la Gauche Républicaine
A Otis (77)
Organisée par la CNGR
Inscriptions : CNGR, 44, rue Coriolis, 75012, Paris
www.combatrepublicain.info

DU 12 NOVEMBRE AU 28 NOVEMBRE
Célébration du centenaire de la laïcité dans les Yvelines, organisée par l'Ufal et plusieurs municipalités.

JEUDI 25 NOVEMBRE
Organisé par la Libre Pensée 64
Henri PENA-RUIZ à l'amphi A de l'UFR des sciences et techniques de l'UPPA à PAU, sur le thème : la laïcité, valeur du XXIe siècle

SAMEDI 10 DECEMBRE 2005
à Nantes à partir de 14 heures, amphithéatre 9 de la faculté de médecine, colloque "vers un second siècle de laïcité" organisé par le "Comité 1905-2005".
Les intervenants seront Jean Guiffan (historien nantais), Jacques Lemieux (historien ancien directeur d'écoles normales), Lucienne Gouguenheim (Nous Sommes Aussi l'Eglise), Kébir Jbil (Mouvement des Maghrébins Laïques de France), Jean Milon (universitaire militant laïque), Jacques Floch (député de Loire-Atlantique), Jacques Guyard (ancien ministre) Juan-Francisco Gonzalez Baron (association espagnole "Europa Laïca").
Pour plus de renseignement sur ce colloque, ainsi que pour découvrir les thèmes abordés lors de cette journée, consulter le www.comite1905-2005.org

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ReSPUBLICA N°383 Vendredi 23 septembre 2005 Mode d'emploi: Vous souhaitez réagir à une chronique, nous envoyer un texte: Envoyez un courriel à la...
journal@...
respublica1792
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24. Septembre 2005
20:30

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