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#375 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Jeudi 17. Mai 2001  8:30
Sujet: Bush and Kyoto: petition
pyl.lambert@...
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Bush & Kyoto

President Bush recently announced that the United States Government
will not honour its commitments under the 1997 Kyoto Protocol to reduce
greenhouse gases. The United States produce 25% of the world's carbon
dioxide, a gas that is believed to be the main contributor to global
warming.

Rising global temperatures are known to raise sea levels, and change
precipitation and other climate conditions. Changing climates alter
forests, crop yields, and water supplies. It could also threaten human
health, and harm birds, fish, and many types of ecosystems. An increase
in
weather-related disasters will occur, deserts may expand into existing
rang lands, densely populated coastal areas will flood and large
numbers of people will have to move.

Show you disagree with the Bush Administration's decision to withdraw
from the 1997 Kyoto Protocol on Global Warming. Urge President Bush to
review his policy in this matter and devise a comprehensive plan to
reduce
US emissions of so-called greenhouse gases.

PLEASE Sign your name, town and country of residence at the bottom of
this e-mail, copy the entire text of this e-mail (do NOT use the
forward button), into a new message and send it to as many people as
possible.

If you see 100 people have signed this message before you, send this
e-mail to the White House at
president@...
<mailto:president@...
to show Mr. Bush the world is watching. Then start a fresh copy of this
message with your name as the first signer.

Thank you.

1 Tom Gehrels, Toronto, Canada
2 Ren Pottkamp, Amsterdam, Amsterdam, the Netherlands
3 Beppechien Bruins Slot, Haarlem, the Netherlands
4 Marloes Kraan, Amsterdam, the Netherlands
5 Olmo von Meijenfeldt, Amsterdam, The Netherlands
6 Ben Vanmuysen, Leuven, Belgium
7 Matthieu Gaillet, Bruxelles, Belgium
8 Christelle Duvivier, Bruxelles, Belgium
9 Yerik Nuñez, Madrid, Spain
10 Christine Mertens, Paris, France
11 Laure Toury, Brussels, Belgium
12 Estelle Askew-Renaut, Brussels, Belgium
13 Dorit McCann, Dublin, Ireland
14 Dermot McLaughlin, Dublin Ireland
15 John Burke, Belfast Ireland
16 John McAuley, Belfast Ireland
17 Tracy Dempsey, Belfast Ireland
18 Charlotte Carson, Belfast, Ireland
19 Andrea Browne, Belfast, Ireland
20 Gavin Grant, Aberdeen, Scotland
21 Veronica Mocsary, Stockholm, Sweden
22 Andreas Lindergård, Los Angeles, USA
23 Shayna Sobol, Los Angeles, USA
24 Malin Flynn, Cardiff, UK
25 Pablo Forn? Lund, Sweden
26 Bo Andersson, Malm? Sweden
27 Henrik Johansson, Lund, Sweden
28 Tove Altvall, Nacka, Sweden
29 Jette Gabrieli, Copenhagen, Denmark
30 Gutte Johansen, Denmark
31 Connie Bach, Fensmark, Denmark
32 Annette Mikkelsen , Næstved , Denmark
33 Helen Brugat,Hausleiten, Austria
34 Henri Brugat, Hausleiten, Austria
35 Tanja Simma, Vienna, Austria
36 Martin Kotal, Gumpoldskirchen, Austria
37 Ilka Kotal, Gumpoldskirchen, Austria
38 Andreas Moldaschl,Austria
39 Wolfgang Zipser
40 Tina Weber-Walcher
41 Thomas Walcher
42 Stephanie Weber
43 Emmy Sturm
44 Gerhard Bila, Schwechat, Austria
45 Peter Christof-Dirry, Schwechat, Austria
46 Christian Herret, Schwechat, Austria
47 Rosi Grieder, Pleissing, Austria
48 Fabian Bodoky, Riehen, Switzerland
49 György Bodoky, Budapest, Hungary
50 Niklaus Peter, Riehen, Switzerland
51 Andreas Wöhle, Almere, The Netherlands
52 M. Gaanderse, Scharendijke, the Netherlands
53 Sjoerd Koopman, Columbus, Ohio
54 Vance McEvoy, Mexico City
55 Markus Dartmann, Germany
56 Robert Campbell, Austin, Texas
57 David Reece, Toronto, Canada
58 Tristan McKerracher, Toronto, Canada
59 Ruby Shiu, Toronto, Canada
60 Jachi Shiu, New York, NY. USA
61 Narendra M. Singh, Thamel Nepal
62 Annika Gustafson, Montreal, Canada
63 Francois Landry, Montreal, Canada
64 Sylvain Bellemare, Montreal, canada
65 Karine A.Saleck, Bruxelles, Belgium
66 Pierre-Yves Lambert, Brussels, Belgium

#376 De: "Vincent Robeyns" <vincent.robeyns@...>
Date: Jeudi 17. Mai 2001  19:37
Sujet: Communiqué: Occupation des locaux de la régionale liégeoise du parti Ecolo au 48, rue Hors-Château à 4000 Liège par Mustafa Sari.
vincent.robeyns@...
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Liège, le 17 mai 2001


Madame, Monsieur,


Concerne :  Occupation des locaux de la régionale liégeoise du parti Ecolo
au
48, rue Hors-Château à 4000 Liège par Mustafa Sari.


Par la présente, nous souhaitons vous informer de ce que Monsieur M.Sari, en
grève depuis le 9 juillet 1998 rue Hors-Château face au parti Ecolo, occupe
depuis ce matin les locaux du parti. Il y mène une grève de la faim visant
à obtenir réponse aux trois questions posées successivement à Monsieur
M.Verwilghen,
Ministre de la Justice, Monsieur J. du Jardin, Procureur Général
près la Cour de Cassation et Monsieur J. Daras, Ministre d’Etat.


Rappel des faits :

M.Sari fonde en 1981 l’asbl, "La Maison des Turcs" et en est l’animateur
principal.

Le 21 juin 1995, un mandat d’arrêt lui a été délivré pour motif de
"détournement
de subsides". Le 21 juin 1996, la Chambre du Conseil prononce le non-lieu,
qui
sera confirmé en appel par la Chambre des Mises en Accusation le 17 avril
1997.

Le 17 septembre 1997, M. Sari interpelle Madame A. Thily, Procureur Général
près
la Cour d’Appel de Liège, afin qu’elle se prononce sur la légalité des
motifs
de la délivrance de celui-ci. Madame A. Thily ne mènera pas l’enquête et
M.Sari
dépose alors entre les mains du Ministre de la Justice une requête pour
ouverture d’une enquête pénale à charge de celle-ci, pour motif entre autres
de
"rétention de pouvoir et des prérogatives légales de sa fonction publique".

Le 9 avril 1998, le Ministre de la Justice répond qu’il a transmis sa
requête
aux "autorités compétentes".

Le 9 juillet 1998, M. Sari interpelle les parlementaires fédéraux Ecolo afin
qu’ils assurent le suivi de cette requête et posent au Ministre la question
de
savoir "à quelles autorités compétentes" le Ministre dit avoir transmis sa
requête.

Le 15 juillet 1998, Th. Detienne, Député Ecolo, écrit qu’il y a "séparation
des
pouvoirs" – argument totalement irrelevant au stade purement "administratif"
d’information sur une procédure (voir aussi le rapport de Monsieur
F.Delpérée, professeur de Droit public à l’U.C.L., qui a été interrogé sur
la question).

Du 19 au 22 mars 1999, mise en observation psychiatrique de M. Sari sur
l’initiative de Monsieur J. Daras, Sénateur Ecolo et Ministre d’Etat.

Poursuite de l’action jusqu’à ce jour, pour obtenir réponse aux trois
questions posées :

1) à Monsieur M. Verwilghen, Ministre de la Justice :

"Le mandat d’arrêt dont j’ai été l’objet le 21 juin 1995 concernait-il
réellement une affaire judiciaire ou a-t-il été conçu comme instrument de la
pratique du terrorisme d’Etat par voie judiciaire ?"

2) à Monsieur J. du Jardin, Procureur Général près la Cour de Cassation :

"Avez-vous en mains la preuve judiciaire de l’opposition de l’organisation
judiciaire du Royaume de Belgique, à ce que le mandat d’arrêt dont j’ai été
l’objet le 21 juin 1995 soit utilisé comme instrument de la pratique du
terrorisme d’Etat par voie judiciaire ou, si vous préférez, à d’autres fins
qu’à des  fins judiciaires, et ce, en fait comme en droit ?"

3) à Monsieur J. Daras, Ministre d’Etat :

"Avez-vous envisagé, avant le 19 mars 1999, de faire recours à la
psychiatrie ?
Autrement dit, ma mise en observation psychiatrique, le 19 mars 1999,
était-elle
commandée par les circonstances du moment ou préméditée ?"


Citoyens qui avons suivi de près l’action qu’a entamée M. Sari le 9 juillet
1998, nous ne pouvons que le soutenir dans sa démarche, déplorant que les
autorités politiques et judiciaires concernées, appelées depuis plusieurs
années
à se prononcer sur la légalité des motifs de la délivrance du mandat d’arrêt
qui
lui a été délivré le 21 juin 1995, perpétuent, au mieux, la loi du silence,
au
pire, un comportement incompatible avec la responsabilité de leur fonction.

Tous, nous avons besoin de savoir – et non par le discours, mais dans les
faits -
que nous vivons dans un pays dont les institutions fonctionnent
démocratiquement et garantissent les droits individuels et la liberté
inaliénable de chacun de ses citoyens.

Le droit à la vérité, la demande d’une enquête, semblent être l’un de ces
droits
fondamentaux, mais restent à ce jour impossible à obtenir...

Et nous tenions par la présente à vous faire part de notre profonde
inquiétude
mais aussi de notre refus déterminé à accepter cet état de faits.

En vous remerciant d’avance de la bonne suite que vous réserverez à la
présente,
nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l'expression de notre
considération distinguée.


Delphine Ullens
Frédérique Lauriers
Sangeeta Shah
Vincent Robeyns

Contact: 0497/88.71.95 - 0495/83.74.93

#377 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Jeudi 17. Mai 2001  20:06
Sujet: Rediscuter de la collaboration ?
pyl.lambert@...
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Carte blanche de Herman Van Goethem, professeur à l'université d'Anvers (UFSIA), président de la section d'histoire

Rediscuter de la collaboration ?

Monsieur Louis Michel demande de « rediscuter de notre histoire commune, avec sérénité et avec le recul d'aujourd'hui, et permettre aux uns et aux autres au moins d'en prendre acte ».

J'adhère sincèrement à cette idée. Il est temps de confronter le souvenir collectif des années 39-45, si polarisé après tant d'années, avec les réalités historiques de la guerre. Ce qui devrait être fait surtout, c'est un travail d'enseignement, voire de vulgarisation de connaissances. Le grand public ignore souvent le résultat du travail historique, surtout depuis les années 80.

Ainsi, les historiens flamands se consacrent massivement à l'analyse du mouvement flamand. Ils mettent en évidence ce que la Flandre avait presque oublié, les aspects fascistes et nazis de la collaboration.

Si l'on veut comprendre, il faut surtout réaliser que la réalité de la guerre était rarement noire ou blanche, mais surtout d'un gris qui comptait beaucoup de tonalités. Anno 2001, ceux qui ont vécu la guerre, ne s'en souviennent presque plus. Quel est le rôle de l'historien dans ce contexte ?

Il ne doit pas juger. Il doit décrire, et montrer ce qui a pu conditionner les gens dans leurs comportements et leurs actions. Pas question de légitimer, mais simplement essayer de comprendre et de faire comprendre. Si cette analyse neutre permettait aux diverses opinions de mieux se comprendre les uns les autres, ne fût-ce qu'en « prenant acte », nous aurions franchi un cap important.

Cette histoire grise, elle est fascinante et pleine de leçons. Voici quelques exemples.

1. Tous les flamingants n'étaient pas des « noirs », ni tous les Allemands des nazis ou tous les Wallons des résistants. Ce qui importe peut-être plus, c'est que la plupart des gens étaient « attentistes ». Ils avaient peur et ne s'engageaient pas, parce qu'ils avaient femme et enfants, et parce que l'individu, souvent, n'est rien face aux grands événements. En Flandre comme en Wallonie, les gens condamnaient les collaborateurs, qui ne formaient qu'une minorité. Mais, d'autre part, ils n'approuvaient pas les actes de résistance sans utilité patente et qui engendraient des répressions sanglantes.

2. L'on se souvient encore de l'été 1940, époque au cours de laquelle presque tout le monde se résignait. Mais on a complètement oublié que l'hypothèse d'une victoire totale allemande a été suivie par celle d'une paix de compromis, et ceci durant des années. Ian Kershaw, dans sa biographie récente de Hitler, n'écrit-il pas qu'au Nouvel An 1943, rien ne permettait de conclure que les Alliés gagneraient la guerre ?

Cette paix de compromis aurait sans doute signifié pour la Belgique le statut de pays satellite de l'Allemagne, à moitié indépendant, et relativement protégé par la Grande-Bretagne. Du point de vue stratégique, les Britanniques n'auraient pas supporté une prédominance allemande trop prononcée en Belgique. Le Palais royal à Bruxelles, qui était bien informé, a longtemps tenu compte de cette hypothèse, certainement jusqu'en 1943. Le milieu royal n'était pas isolé. Combien de gens n'ont pas cru dans une paix de compromis, même après l'invasion du 6 juin 1944 ? Combien de gens n'ont pas espéré que dans ce cadre, les nazis seraient remplacés, suite à un coup d'État, par les généraux de la Wehrmacht ?

3. Le public ne devrait-il pas prendre connaissance du « vrai » dossier de Léopold III, qui se vouait à une politique attentiste de neutralité, « quelle que fût l'issue de la guerre »? Cela pourrait contribuer à une meilleure compréhension de l'époque. Tout comme il est intéressant de voir que le gouvernement Pierlot, à Londres, ne s'est pas mis d'emblée dans le camp des Alliés; ce n'est que le 1er janvier 1942 qu'il a pris une position sans équivoques (cf. circulaire d'information n° 12 de Spaak du 23 février 1943). Réalise-t-on d'ailleurs que d'autres ministres belges, tels De Schryver, Vanderpoorten, Janson, Soudan, Matagne, sont restés dans la France de Vichy, dans une position d'attente et de réserve, ou tout au moins de passivité voulue ?

4. L'analyse de la collaboration se fait trop par le biais des partis d'Ordre nouveau. La traque des Juifs est pourtant révélatrice d'une autre collaboration, des élites traditionnelles catholiques, libérales et socialistes. N'étaient-elles pas, en fait, souvent d'accord pour livrer les Juifs étrangers aux Allemands, pourvu qu'on n'inquiète pas les Juifs belges ? L'absence de débat après la publication du livre de Lieven Saerens sur les événements à Anvers est remarquable. Je suis d'ailleurs bien curieux d'apprendre le résultat de recherches analogues en cours pour la ville de Liège. Et l'on ne devrait pas négliger non plus l'étude des archives de l'Association des Juifs de Belgique.

5. La Flandre s'est faite une image tronquée de la poursuite, dès la libération, des collaborateurs. Elle a oublié que jadis la « répression » était incontestée et évidente, et qu'elle n'a pas toujours frappé là où elle le devait (cf. le cas d'Anvers). Elle se fait aussi une fausse image de la résistance. Le décret Suykerbuyk est révélateur, dans la mesure où il associait les collaborateurs aux résistants...

La Wallonie se trompe pourtant aussi dans l'image qu'elle se fait du passé. Que l'amnistie soit inacceptable est compréhensible si on considère que, dans l'état actuel de l'opinion publique, une telle mesure a pris le caractère de légitimation de la collaboration. Mais a-t-on alors vraiment tout dit sur la poursuite de ceux qui se sont si gravement trompés, même si actuellement ils ne voient pas leurs erreurs de jadis ?

Le cas d'Irma Laplasse est intéressant à méditer, en Flandre et en Wallonie. Elle avait commis une « inschattingsfout » (NDLR, erreur d'évaluation) des plus répréhensibles - aller dire aux Allemands, au moment de la libération, que son fils avait été capturé par la résistance; d'où une réaction allemande sanglante. D'autre part, le procès était contestable, tout comme la peine de mort prononcée, suivie de l'exécution. En 1996, la Cour militaire s'est penchée sur la demande en révision de ce procès. La peine de mort a été symboliquement commuée en détention à perpétuité... Laplasse n'est pas du tout une héroïne flamingante, mais elle a été pourtant victime d'une justice mal menée. Dans une démocratie, chacun a droit à un procès juste.

Ce discours, relativisant des vérités absolues, a sans doute quelque chose d'irritant. C'est ainsi qu'on perd bien des certitudes.

Mais doit-on absolument en avoir, si elles ne sont pas justifiées ?

Est-il répréhensible d'essayer de comprendre ?

N'est-ce pas, au contraire, le devoir de chacun ? Comprendre, ce n'est pas encore approuver.

Comprendre peut réconcilier.

Comprendre, c'est savoir, et ne pas oublier.

Le titre est de la rédaction.

Le Soir du jeudi 17 mai 2001
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2001


#378 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Vendredi 18. Mai 2001  13:12
Sujet: « Le démocrate qui s'endort... »
pyl.lambert@...
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A bout portant de Philippe Marchal, coordinateur des "Territoires de la Mémoire"

« Le démocrate qui s'endort... »

Créés en 1999, les « Territoires de la Mémoire » développent une expérience assez unique puisqu'à travers un partenariat privé/public, ils invitent les citoyens à s'investir personnellement dans le combat contre l'intolérance...

L'association a vu le jour, voici huit ans, dans la foulée de l'entrée en force de l'extrême droite au Parlement lors du fameux « dimanche noir » de 1991 avant de rééditer le coup dans un certain nombre de conseils communaux. Il fallait réagir contre ce qui apparut comme une perte incroyable de la mémoire et une certaine ignorance du passé. Le combat pour la tolérance et les valeurs démocratiques devait être absolument relancé sous peine de voir progresser encore les idées extrémistes.

A la base de la réflexion, il y eut les laïques de Liège, rejoints par des instances publiques mais aussi par ceux qui s'étaient battus pour ces valeurs contre le nazisme. Le mouvement s'est élargi en soulignant le pluralisme de la mémoire.

Au fil du temps, l'objectif a été affiné avec comme visée principale la création d'un centre d'éducation à la tolérance et de résistance contre toutes les formes de totalitarisme. Depuis décembre 1999, les « Territoires » ont aussi mis en place un parcours symbolique qui montre aux visiteurs le cheminement de la privation de liberté et la déportation. Une dimension muséale avec une approche pédagogique qui complète l'information sous toutes les formes que nous avons rassemblée à destination de tous les publics.

C'était un besoin à en juger par la fréquentation de vos locaux...

Oui, en un an, nous avons eu dix mille visiteurs, ce qui en fait le premier musée liégeois. La diversité de nos publics qui couvrent la communauté française est éclairante : nous nous adressons aux jeunes à partir de 12 ans et aux familles en général mais il y a aussi toute une série de professions ciblées. Les enseignants bien sûr mais aussi les policiers, les infirmières, les chauffeurs de bus, etc.

Le fait d'associer étroitement le public au-delà d'une simple visite en lui proposant d'adhérer à votre projet est une heureuse innovation...

En Belgique certainement mais la formule est déjà plus développée dans certains pays d'Europe. Il y a encore pas mal de chemin à accomplir même si on peut se réjouir de voir les Territoires intégrés dans la « Chaîne de la Mémoire » qui réunit divers hauts lieux du pays. Il y a réellement une nécessité de développer des projets comme le nôtre pour permettre à la population de décoder plus facilement les événements qui pourraient mettre en péril la démocratie.

Ici comme ailleurs : il faut expliquer pourquoi un ministre peut participer à une réunion d'anciens nazis mais c'est aussi l'endroit pour aider les citoyens à mieux comprendre, par exemple, les enjeux réels des élections italiennes, etc. L'époque est de nouveau propice au développement des extrémismes, de gauche comme de droite mais aussi dans les courants de pensée religieux et philosophiques. Il faut une attention de tous les instants d'autant plus que les témoins directs des aventures totalitaires d'hier sont en voie de s'éteindre.

Nous ne voulons pas nous substituer au monde politique mais être des aiguillons pour replacer les responsabilités là où elles doivent se situer.

Les écoles jouent-elles suffisamment leur rôle ?

Nombre de jeunes enseignants qui n'ont pas connu la période noire ont des connaissances parfois lacunaires sur le passé. Et cela ne risque pas d'aller mieux tout de suite, si on se réfère à l'actuelle pénurie d'instituteurs. Mais le devoir de mémoire ne figure pas en tant que tel dans la formation des maîtres. C'est la raison pour laquelle nous proposerons dès l'an prochain des dossiers préparatoires à une visite aux Territoires.

Mais votre travail ne risque-t-il pas d'être vain si les autorités politiques ne suivent pas ?

Notre discours se veut résolument optimiste, nullement passéiste. On se réfère souvent à Gandhi qui a dit que ceux qui ne souciaient pas du passé étaient condamnés à le revivre mais davantage encore à René Cassin qui a dit avec beaucoup d'à-propos que celui qui s'endort en démocratie risque de se réveiller en dictature. Nous ne sommes qu'une toute petite goutte dans l'océan mais l'émergence de nouvelles têtes à chacune de nos activités nous conforte dans notre projet. Cependant, si le monde politique nous suit, il est plus que temps qu'il reconnaisse officiellement le devoir de mémoire et donne les moyens à ceux qui prennent en charge sa transmission. On ne peut pas imposer le devoir de mémoire dans les écoles s'il n'est pas reconnu avec les moyens afférents...·

Propos recueillis par

CHRISTIAN LAPORTE

Renseignements : 04/232.70.65; courriel : accueil@... : site : http ://www.territoires-memoire.be

Le Soir du vendredi 18 mai 2001
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2001


#379 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Vendredi 18. Mai 2001  13:44
Sujet: libéraux aux "relents racistes"
pyl.lambert@...
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RÉGION - Ultimatum socialiste

Le groupe socialiste du Parlement bruxellois exige une attitude claire du PRL-FDF à l'égard des propos aux relents racistes tenus dans des contextes différents par les députés Yves de Jonghe d'Ardoye et Stéphane de Lobkowicz. Ce jeudi, le groupe PS a dénoncé le nouveau report de la commission démocratie au Parlement bruxellois. Les socialistes ne poursuivront pas les travaux de cette commission tant que « cette question n'aura pas été réglée », énonce un communiqué. Le PRL doit « balayer devant sa porte ». Il ne s'agit pas de donner des leçons, mais ce combat exige une crédibilité sans faille et ne peut tolérer aucune équivoque dans le rang des démocrates. (Ch. Sc.)

Le Soir du vendredi 18 mai 2001
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2001


La Société Uccloise de Logements (PRL-FDF), sous prétexte empêcher l'envoi d'un observateur du Front National, veut éliminer l'observatrice d'...Ecolo! Pourtant, de sources fiables, le discours de certains administrateurs PRL et même FDF de cette société emprunte beaucoup à celui du FN qu'ils prétendent exclure. Du genre "comment allons-nous empêcher les bougnoules de venir coloniser nos logements sociaux?". Un cas précis de discrimination d'une famille prioritaire d'origine marocaine, écartée au profit d'autochtones, a été dénoncé par Guy DE HALLEUX (Ecolo) en conseil communal, et plainte a été déposée auprès de l'organisme de tutelle (la SLRB). ("Immigration & Citoyenneté", lettre d'information de la commission immigration-citoyenneté d'Ecolo, n°4 - juin-juillet 1996 )

N.B.: le président de la SUL, Georges Adler (PRL), fait partie du "groupe Lobkowicz"...


1997 " M. Kubla est d'accord avec le principe d'intégration, mais il attache beaucoup d'importance à la nécessité de partager un certain nombre de valeurs, d'adhérer à certains principes tels que le droit de la famille, le droit des femmes et le principe de la réciprocité. Il n'est pas convaincu que les personnes qui bénéficieraient de l'extension du droit de vote sont prêtes à adopter ces valeurs avec le même enthousiasme que celui dont font preuve ses collègues pour leur accorder le droit de vote qui est obligatoire en Belgique. (...) Le groupe PRL estime qu'un acte aussi essentiel que le droit de vote et d'éligibilité, qui pourrait avoir pour conséquence, dans certains cas, que des représentants de la population immigrée soit à la tête de communes bruxelloises, implique que l'on adhère à certaines valeurs. " Serge KUBLA, député régional wallon, bourgmestre de Waterloo, président du groupe PRL au Parlement Wallon, extrait du compte-rendu des débats de la Commission du Budget, des Affaires Générales et des Relations extérieures, Parlement Wallon, session 1996-1997 (02/07/1997)



#380 De: Manuel Abramowicz <MAAB@...>
Date: Vendredi 18. Mai 2001  13:49
Sujet: Le Centre pour l'égalité des chances contre l'extrême droite francophone
MAAB@...
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Communiqué de presse


Etat des lieux des actions du Centre contre
l'extrême droite raciste francophone



A l'occasion de la nouvelle audience du procès intenté aux trois ASBL qui
soutiennent le Vlaams Blok, ce 17 mai, nous souhaitons informer la presse de
l'état des lieux des actions entamées contre l'extrême droite raciste
francophone par le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le
racisme.

En effet, depuis sa création, le CECLR combat toutes les formes de racisme.
Vis-à-vis des politiques de discriminations revendiquées ouvertement par des
partis ou des mouvements antidémocratiques, tant néerlandophones que
francophones, il a toujours agi avec la même philosophie et la même énergie.

Ci-dessous, vous trouverez quelques exemples de condamnations prononcées à
l'encontre de l'extrême droite francophone, suite aux plaintes déposées par
le Centre, seul ou en partenariat avec des organisations antiracistes :

* Suite à la diffusion d'un tract néonazi et raciste à Tubize, procès
devant la cour d'Assises de Mons contre deux dirigeants du Parti des forces
nouvelles en 1994. Ils furent condamnés pour appartenance à un parti raciste
;
* Procès contre les principaux dirigeants du PFN et d'AGIR pour une
affiche électorale raciste devant le tribunal correctionnel de Liège, en
1997. Plusieurs condamnations ;
* Condamnation, en 1996, de Nadine Lemmens, conseillère communale du
Front national à Bruxelles-ville, pour incitation au racisme et pour avoir
fait le " salut hitlérien " lors de la séance inaugurale du nouveau Conseil
communal, en janvier 1995. Patrick Sessler (responsable de la campagne
électorale du FN belge du Dr. Daniel Féret pour les élections communales
d'octobre 1994) sera également condamné pour avoir inspiré Nadine Lemmens
dans son discours ;
* Condamnation de Hubert Defourny (ex-vice-président d'AGIR, fondateur
du mouvement néorexiste REF, membre de la direction du Front nouveau et
actuel vice-président du Bloc Wallon), en 1998 ;
* Procès contre le diffuseur d'une publication néonazie et
négationniste à Bruxelles. Le diffuseur, d'origine flamande mais militant ou
collaborant également dans des organisations et des revues francophones
(Europe nouvelles, Vouloir...) sera condamné en octobre 2000 devant le
tribunal correctionnel de Bruxelles.


Plusieurs plaintes déposées sont également, à l 'heure actuelle, à
l'instruction contre:

* Le Front nouveau, notamment pour un tract diffusé, lors de la
campagne électorale  pour les élections communales 2000, par sa section
locale à Verviers et contre ceux de sa présidente-fondatrice Marguerite
Bastien ;
* Citation directe, en avril 2001, pour un tract diffusé dans
certaines communes bruxelloises par le FNB ;
* Plainte contre le Bloc Wallon (dissidence du FN) pour son tract
électoral " Maîtres chez nous ! " (élections communales 2000) ;
* Action judiciaire contre le mouvement néonazi Nation pour les tracts
qu'il distribue, depuis plusieurs mois, dans les communes accueillant des
centres d'accueil pour candidats à l'asile.

Par ces quelques exemples, nous confirmons que l'extrême droite n'est pas
l'apanage d'un groupe ou d'une communauté. Partout, des forces politiques,
dont le fonds de commerce sont la haine de l'étranger et les discours
antidémocratiques, se développent et s'expriment. En Région flamande, comme
dans la Région de Bruxelles-Capitale et en Région wallonne.



Johan LEMAN, Directeur
Eliane DEPROOST, Directrice adjointe ff.

#381 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Vendredi 18. Mai 2001  14:04
Sujet: relents racistes ucclois (pour ceux qui auraient raté un épisode)
pyl.lambert@...
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Nouvelles locales - Belgique Mardi (20 mars 2001)

Uccle

Quand de Lobkowicz répond à ses ouailles

Un courrier aux relents racistes

JANINE CLAEYS


Gabrielle a épousé un Burundais. Son nom, Muhirwa, "sonne peu belge". Il est professeur de danse et répète parfois à domicile. La famille habite chaussée de Saint-Job. Leurs voisins se disent gênés par le bruit, et ils ont déposé plainte et écrit à la commune.
Nous reproduisons ci-contre la réponse de l'échevin Stéphane de Lobkowicz. Il porte une suspicion à l'égard du nom d'un administré à consonance étrangère. La plainte des voisins et la lettre de M. de Lobkowicz datent de début 1999, mais la famille Muhirwa a pris connaissance de cette lettre récemment, par la voie des avocats des deux parties. Gabrielle Muhir -wa l'a transmise à la gouverneur et au ministre de l'Intérieur en octobre 2000. Elle vient de nous parvenir.
Qu'en pense Eliane Deproost, directrice adjointe ff du Centre pour l'égalité des chances? Le ton est plus que limi- te, juge-t-elle.
Je puis vous dire, à la première audition de ce courrier, que je saisirai l'équipe juridique du Centre pour en analyser le contenu en fonction de la loi du 30 juillet 1981.
Jacques Simonet, président du PRL bruxellois, est aussi sévère: Je considère, dit-il,
qu'il s'agit d'un dérapage inacceptable. En voulant surfer sur la réaction d'un éventuel électeur, par démagogie, il prend le risque de se mettre en marge de la loi. Ce que le PRL bruxellois ne peut accepter. Mais comme le PRL ucclois l'a exclu...
La gouverneure Véronique Paulus de Châtelet aurait -, dit-on, eu connaissance de cette lettre lorsqu'elle a remis son avis au ministre de l'Intérieur sur la candidature de Stéphane de Lobkowicz au maïorat ucclois.
TEXTO "J'ai lu le nom de votre voisin"
Voici la réponse adressée par Stéphane de Lobkowicz, échevin de la population, au courrier d'un couple ucclois se plaignant de voisins bruyants.

V ous avez bien raison de vous adresser maintenant à la justice, et je me demande si vous n'auriez pas dû le faire plus tôt. Le problème du tapage en ville est lié à l'égoïsme et à l'incivisme total d'une part sans cesse croissante de la population.
J'ai lu le nom de votre voisin et je constate que vous êtes bien prudent dans votre courrier car il y a à présent une sorte de terrorisme qui consiste à ne plus oser parler de certaines choses. Vous constaterez combien je suis moi-même prudent dans mon courrier, de peur de tomber sous le coup de la loi réprimant le racisme. Et pourtant, il y a là un gigantesque problème à Bruxelles, que tout le monde ignore.
Vous voyez comme vous souffrez déjà de votre situation. Je vous laisse imaginer ce que ressentent les gens qui vivent dans des tours à Molenbeek où ce n'est pas uniquement des problèmes de bruit qu'ils rencontrent. Bref, ne vous laissez pas faire, mais pour cela, il faut encore que la justice vous donne raison, et dans ce domaine-là aussi il y aurait beaucoup à dire.
N'hésitez pas non plus à écrire, comme vous l'avez fait avec notre bourgmestre, aux présidents de parti. Peut-être que si les citoyens écrivaient un peu plus souvent, certains yeux finiraient par s'ouvrir (...).


Nouvelles locales - Belgique Jeudi (29 mars 2001)

DROIT DE RÉPONSE "Scandalisé", Stéphane de Lobkowicz reconnaît son "erreur" "Je suis d'origine étrangère"
Stéphane de Lobkowicz, candidat bourgmestre à Uccle, réagit suite à la publication le 20 mars d'une lettre signée de sa main qui faisait référence à un habitant d'origine étrangère perturbant le voisinage.

Je suis scandalisé par l'usage abusif qui est fait d'un courrier privé, en violation du principe du secret de la correspondance. Si, à la relecture de cette lettre, je constate que les mots que j'utilise peuvent prêter à confusion, je regrette vivement que, depuis un an, ce courrier ait déjà été adressé par mes "amis" politiques au Centre pour l'égalité des chances, au parquet, au bâtonnier de l'Ordre des avocats, au gouverneur et au Conseil d'Etat pour me faire passer pour un "infâme raciste".
Dans le contexte politique actuel, de tels mots sont insultants.
Je suis moi-même d'origine étrangère. Mon père n'a obtenu le statut de réfugié politique qu'après avoir séjourné plus de trois mois dans un camp en Allemagne et après plusieurs années de procédure. Je connais, de la manière la plus intime qui soit, les douleurs du déracinement et les difficultés d'un étranger en Belgique.
Je suis, depuis plus de douze ans, échevin des étrangers de la commune d'Uccle et jamais mon action, ou celle de mes services, n'a fait l'objet de la moindre critique, dont vous n'auriez d'ailleurs pas manqué d'être informé et dont votre journal se serait fait un plaisir de parler.
Chaque jour, je reçois des étrangers, en situation légale ou non, et je puis vous assurer que j'attache le plus grand soin au traitement de leurs dossiers. Je célèbre avec un soin tout particulier le mariage des étrangers et, si vous aviez bien voulu vous informer, vous auriez appris qu'Uccle est la seule commune de Belgique à arborer, à cette occasion, le drapeau des mariés et à faire jouer leur hymne national.
Si vous vous étiez informé, vous auriez pu également apprendre que je suis le premier échevin qui, en Belgique, a organisé, depuis plus de dix ans, une cérémonie d'accueil des nouveaux Belges. Vous auriez également pu apprendre que je me suis personnellement, et tout particulièrement, investi dans la procédure de régularisation de 454 personnes; j'en ai reçu de très nombreuses et n'ai négligé aucun effort pour les aider à préparer et à compléter leurs dossiers, mes services étant même ouverts, à cet effet, le samedi.
Je milite dans des associations visant au rapprochement des Belges et des étrangers. J'ai apporté mon parrainage personnel à plusieurs demandes de naturalisation, j'ai été pendant des années membre de la Commission mixte de concertation entre les élus du Conseil et de la Région de Bruxelles-Capitale et les populations étrangères. J'ai toujours proclamé mon attachement profond à des principes que je tiens pour fondamentaux: l'égalité, la non-discrimination, la solidarité, l'ouverture et l'écoute.
Même si je dois reconnaître et regretter la légèreté de mon propos, ce serait alors la seule erreur de ce genre en quinze ans de mandat d'échevin, je souris en pensant à Jacques Simonet qui se montre "sévère" à mon égard, alors qu'il est l'auteur d'une belle anthologie d'écrits publics et de discours en la matière, ce que je me suis toujours bien gardé d'imiter.
Quant à une éventuelle infraction à la loi du 30 juillet 1981, elle ne vise évidemment pas les correspondances ou conversations entre deux personnes, quelle que soit la gravité des propos échangés, ce qui n'est même pas le cas, en l'espèce. Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

Précisons que, contrairement à ce que pourrait laisser croire ce droit de réponse, "Le Soir" n'a pas utilisé l'expression d'"infâme raciste" mais bien "d'un courrier aux relents racistes" .


El GRINGO LOBKO de la semaine:

Aujourd'hui, samedi 23 mars, ça fait déjà 48 millions de milliards de
secondes qu'Uccle n'a plus vu l'ombre de la queue d'un bourgmestre, si l'on
nous passe cette expression quelque peu enlevée.

Cette semaine, profitant d'une défaillance mentale temporaire (grosso modo,
depuis une bonne quarantaine d'années) de ce pauvre M. de Lobkowicz, ses
adversaires ont commis une vile exaction. Ils ont exhumé une lettre que
not' Lobko aurait écrite, il y a deux ans.

Lobko y répondait à un couple qui se plaignait du bruit que faisait son
voisin, un professeur de danse qui travaille parfois à domicile. Lorsqu'il
s'aperçut que le nom dudit professeur sonnait plutôt africain, Superlobko,
n'écoutant que son courage, écrivit: "Je constate que vous êtes bien
prudent dans votre courrier car il y a à présent une sorte de terrorisme
qui consiste à ne plus oser parler de certaines choses. Vous constaterez
combien je suis moi-même prudent dans mon courrier, de peur de tomber sous
le coup de la loi réprimant le racisme."

S'ensuivent quelques considérations sur les étrangers à Molenbeek et sur la
justice ("dans ce domaine-là aussi il y aurait beaucoup à dire").

Et c'est à cause de ces quelques lignes innocentes qu'on cherche noise au
Prince de Lobkowicz, allant jusqu'à le soupçonner de racisme? Balivernes
que tout cela! ma PETITE semaine est en mesure de l'affirmer, Lobko n'est
PAS l'auteur de cette lettre. Pourquoi? Parce que:
1°: Il ne sait pas où ça se trouve, exactement, Molenbeek
2°: Il a lui même quelques excellents amis africains. Enfin, il en avait
un. Mais ce pauvre M. de Mobutu est mort.
3°: S'il savait écrire, ça se saurait, non?


                        Les JOURNEES de la semaine:

Journée chargée, mercredi: c'était à la fois la Journée Mondiale contre le
Racisme et la Journée Internationale du Sommeil. Pour fêter dignement les
deux événements, Lobkowicz a dicté quelques lettres avant d'aller se
recoucher.

(source: Marc Oschinsky, "ma PETITE semaine", Vol. 2, # 11, 24/ 03/ 2001
 
http://www.lucpire.be/oschinsky )


Le CYBERLOBKO de la semaine:

Bonjour. Prenez la peine de lire cet avertissement. Ceci est sérieux.
Envoyez-le à tout votre carnet d'adresses sans attendre, sans réfléchir et
sans vous poser de questions. Si vous recevez un e-mail titré "Votez de
Lobkowicz", NE L'OUVREZ SURTOUT PAS !

C'est un virus très dangereux, il s'installe sur votre bureau et refuse
d'en sortir, même si vous l'appâtez en lui promettant la présidence du CPAS
ou un poste d'échevin des mariages et enterrements.

Eric André a commis l'erreur de l'ouvrir. Depuis, le virus squatte le
Secteur Zéro de son disque dur, menace de lui couper la moustache et de
creuser des galeries de termites au sein du PRL.

Microsoft le qualifie de "très nuisible" et Microsoft s'y connaît en
matière de programmes informatiques nuisibles. Hier, en quelques heures, le
virus "Lobkowicz" a causé la panique au Texas, où on pensait pourtant avoir
tout vu en matière d'hommes politiques un peu mous du cerveau.

Sans compter que, tant qu'à infecter son disque dur, autant que ce soit en
croyant ouvrir une photo d'Anna Kournikova.

(source: Marc Oschinsky, "ma PETITE semaine", Vol. 2, # 12, 31/ 03/ 2001
 
http://www.lucpire.be/oschinsky )


#382 De: "Oxidor Trucidel" <oxidor@...>
Date: Vendredi 18. Mai 2001  17:26
Sujet: Tr: [caf-afc] Rediscuter de la collaboration ?
oxidor@...
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> ----- Original Message -----
> From: Pierre-Yves Lambert
> To: liste CAF
> Sent: Thursday, May 17, 2001 10:06 PM
> Subject: [caf-afc] Rediscuter de la collaboration ?
>
> > Carte blanche de Herman Van Goethem, professeur à l'université
> > d'Anvers (UFSIA), président de la section d'histoire
>
> > [...]
>
> > Si l'on veut comprendre, il faut surtout réaliser que la réalité de la
> guerre
> > était rarement noire ou blanche, mais surtout d'un gris qui comptait
> > beaucoup de tonalités.
>
> Je crains le pire... la peinture grise permet de cachet tellement de
> choses...
>
> > Cette histoire grise, elle est fascinante et pleine de leçons.
> > Voici quelques exemples.
> > 1. Tous les flamingants n'étaient pas des « noirs », ni tous les
Allemands
> > des nazis ou tous les Wallons des résistants...
>
> Je note que, selon le bon professeur, la belgique ne comptait en 1940
> que des wallons et des "flamingants"... est-ce à dire que tous les
flamands
> devaient être flamingants ?
>
> Pour un monsieur qui prétend tout nuancer, c'est excessivement maladroit.
>
> A moins que la traduction n'ait été mal faites...
>
> A moins que Monsieur Hermann n'ait une idée derrière la tête.
>
> > Ce qui importe peut-être plus, c'est que la plupart des gens étaient
> > « attentistes ». Ils avaient peur et ne s'engageaient pas, parce qu'ils
> avaient
> > femme et enfants, et parce que l'individu, souvent, n'est rien face aux
> > grands événements. En Flandre comme en Wallonie, les gens condamnaient
> > les collaborateurs, qui ne formaient qu'une minorité. Mais, d'autre
part,
> ils
> > n'approuvaient pas les actes de résistance sans utilité patente et qui
> > engendraient des répressions sanglantes.
> > 2. L'on se souvient encore de l'été 1940, époque au cours de laquelle
> presque
> > tout le monde se résignait. Mais on a complètement oublié que
l'hypothèse
> > d'une victoire totale allemande a été suivie par celle d'une paix de
> compromis,
> > et ceci durant des années. Ian Kershaw, dans sa biographie récente de
> Hitler,
> > n'écrit-il pas qu'au Nouvel An 1943, rien ne permettait de conclure que
> les
> > Alliés gagneraient la guerre ?
>
> La perspective de voir des criminels rester maîtres du pays justifierait
> donc
> de collaborer avec eux ? ... effrayante perspective.
>
> [...]
>
> > La Wallonie se trompe pourtant aussi dans l'image qu'elle se fait
> > du passé. Que l'amnistie soit inacceptable est compréhensible si on
> > considère que, dans l'état actuel de l'opinion publique, une telle
> > mesure a pris le caractère de légitimation de la collaboration.
>
> inacceptable dans l'état actuel ?
>
> Cela voudrait-il dire qu'elle serait acceptable dans un autre contexte ?
>
> J'aimerais bien comprendre ce que ça veut dire...
>
> --
> Oxidor
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#383 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Samedi 19. Mai 2001  18:29
Sujet: derives xenophobes liberales: textes a l'appui
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#384 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Lundi 21. Mai 2001  20:23
Sujet: Johan, Jaak, Bert et la chasse aux livres
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http://www.lesoir.be/

Johan, Jaak, Bert et la chasse aux livres

PHILIPPE DE BOECK

La Volksunie a, une fois de plus, fait les choux gras de la presse flamande. La petite formation nationaliste au bord de l'éclatement, fut - incontestablement - « la » vedette de la semaine. Pour deux des illustres représentants de la VU tout d'abord; pour le parti et son avenir incertain, ensuite.

L'un est toujours membre du parti, l'autre ne l'est plus depuis 1992. L'un a été ministre, l'autre l'est toujours. L'un a été membre du Sint-Maartensfonds, l'autre ne s'en souvient plus très bien. Leurs noms (dans l'ordre) : Johan Sauwens et Jaak Gabriëls. Coïncidence, tous deux sont Limbourgeois. Le premier est bourgmestre - en difficulté - de Bilzen, le second habite tout simplement Bree.

Après la Région flamande, c'est dans sa commune que Sauwens a des problèmes. Le SP, qui dirige Bilzen avec une liste de tendance VU, refuse son retour au mayorat.

La prochaine étape, écrit Yves Desmet dans le « Morgen », ce serait de l'enduire de goudron et de plumes. Contrairement à d'autres éditorialistes, Yves Desmet ne parle pas de chasse aux sorcières, mais d'hystérie collective. Il ajoute qu'un des principes les plus élémentaires de notre système de droit, c'est qu'on ne peut être condamné qu'une seule fois pour un crime.

L'éditorialiste du quotidien progressiste propose dès lors d'organiser un référendum communal pour sceller le sort de Sauwens. On verra alors combien d'habitants de sa commune estiment qu'il a été suffisamment puni.

Aucun journal du nord n'a, par contre, jugé utile de publier un commentaire sur l'affaire Gabriëls et son éventuelle affiliation au Sint-Maartensfonds. Seul le libéral « Het Laatste Nieuws » y a fait allusion dans un commentaire consacré à un autre thème.

En l'absence de clarté sur l'éventuelle affiliation passée du ministre VLD, les quotidiens du nord se sont limités aux faits. Très peu ont mis le sujet en « une » après son interpellation à la Chambre, jeudi dernier. Le très limbourgeois « Belang van Limburg » s'est contenté d'un tout petit texte perdu en contrebas d'une de ses pages intérieures.

Dans le « Standaard », Bart Sturtewagen revient sur la lutte contre l'extrême droite ravivée la semaine dernière par l'affaire Sauwens. Des groupements qui propagent des idées racistes et poursuivent des buts antidémocratiques doivent être combattus, commente l'éditorialiste. Mais pas n'importe comment, ajoute-t-il en s'en prenant à une autre figure emblématique de la Volksunie : Bert Anciaux.

La semaine dernière, le ministre flamand de la Culture et du Sport a, en effet, proposé de retirer des bibliothèques flamandes tous les ouvrages contenant « ne fût-ce qu'un soupçon » de négationnisme.

En tant que citoyen responsable, je revendique le droit de pouvoir décider si je veux lire « Mein Kampf »

Cette mesure est dangereuse, estime Bart Sturtewagen dans « De Standaard ». Parce que la démocratie utilise des moyens qu'elle condamne elle-même. En interdisant des livres, on en vient à brûler des livres. Cette épuration bibliothécaire est un pas de trop. Dans la lutte contre l'extrême droite, le retour du sang-froid s'impose d'urgence. Cette affaire est trop importante pour s'y attaquer en amateur, conclut l'éditorialiste du quotidien catholique.

Dans « Het Laatste Nieuws », Luc Van der Kelen se demande s'il pourra encore lire « Mein Kampf ». En tant que citoyen responsable, je revendique le droit de pouvoir décider moi-même si je veux lire ce livre, écrit l'éditorialiste. Ce n'est pas n'importe quel substitut du parquet de plus de 25 ans qui va me dire ce que je peux lire ou pas. Comment puis-je savoir sans lire ?

Le même Bert Anciaux s'est également illustré la semaine dernière en allumant la mèche de l'explosion programmée de la Volksunie. Elle n'a finalement pas eu lieu samedi, même si le problème reste entier. Les journaux du week-end consacraient des pages entières à cette saga qui tient la Flandre en haleine depuis des mois.

En manchette de ses éditions du week-end, le « Morgen » a publié un dessin moyen-âgeux (en rapport avec la bataille des Eperons d'or) mettant en scène tous les protagonistes du feuilleton.

Avec le texte qu'il a lu au Parlement flamand (mardi dernier contre le « groupe Bourgeois », NDLR), on est entré dans la phase finale, commente Bart Sturtewagen dans « De Standaard ». Le processus ne pourra déboucher que sur le divorce... Un parti dans lequel évoluent les deux groupes n'est plus viable. C'est le prix à payer pour une liberté politique retrouvée, analyse l'éditorialiste du journal catholique en évoquant un départ probable vers d'autres cieux du clan Anciaux.

Peu importe qui gagnera le match, aucun des protagonistes ne pourra s'enorgueillir d'avoir voulu sauver le parti du naufrage, conclut Bart Eeckhout dans « De Morgen ».·

Le Soir du lundi 21 mai 2001
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2001


#385 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Lundi 21. Mai 2001  20:56
Sujet: Ne pas perdre son sang-froid face à l'extrême droite
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Ne pas perdre son sang-froid face à l'extrême droite
PAR ANNICK HOVINE

Mis en ligne le 18/05/2001
- - - - - - - - - - - 

COMMENTAIRE

Les responsables des bibliothèques publiques de Flandre ont reçu jeudi un courrier du ministre flamand de la Culture, Bert Anciaux (VU), les sommant d'enlever des rayons les livres considérés comme négationnistes. Et s'il y a doute sur le contenu d'un ouvrage? Il vaut mieux le retirer quand même des salles de lecture, estime le ministre.

Mais quelle mouche a piqué Anciaux? Après le dérapage du ministre Sauwens, obligé de démissionner du gouvernement flamand pour avoir chanté en choeur avec des nostalgiques du IIIe Reich dans une salle décorée de croix gammées et autres symboles du genre, on peut comprendre que la Volksunie cherche à se racheter une conduite. Le réveil des consciences face à certains compagnonnages et la distance même tardive qu'on veut désormais prendre en Flandre à l'égard d'associations qui ont de sulfureux liens de filiation sont évidemment salutaires.

Il faut, c'est incontestable, mener une lutte sans merci contre les formations et groupuscules extrémistes, fascistes, nazis, néo-nazis Mais pas n'importe comment! Ce combat doit être réfléchi, cohérent, global. Inattaquable. En actionnant, par exemple, la loi qui, depuis 1995, réprime la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.

Mais en se lançant tête baissée dans une opération d'épuration des bibliothèques flamandes, Bert Anciaux joue les démocrates amateurs. C'est un jeu dangereux. Interdire des livres, cela s'appelle la censure. La pratique rappelle d'autres temps, nauséabonds. Et après avoir mis ces ouvrages à l'index, va-t-on les brûler sur la place publique? Non, décidément, le ministre de la Culture a perdu son sang-froid. Non, il ne s'agit pas d'interdire la lecture de «Mein Kampf», mais il s'impose de rappeler, inlassablement, que cet essai a servi de base au régime le plus monstrueux qui soit.

© La Libre Belgique 2001

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=22606


#386 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Lundi 21. Mai 2001  21:18
Sujet: Après celui de Haider, Louis Michel exaspère le parti d'Umberto Bossi
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Après celui de Haider, Louis Michel exaspère le parti d'Umberto Bossi

Le mouvement xénophobe italien Ligue du Nord a demandé samedi une intervention du chef de l'Etat pour dénoncer une «ingérence» du ministre belge des Affaires étrangères dans les affaires italiennes. «Ça suffit maintenant avec les accusations de M. Michel à l'encontre d'Umberto Bossi et de toute la coalition de la Maison des Libertés (CdL, droite) démocratiquement élus par le peuple italien», a déclaré Stefano Stefani, dirigeant du parti.

Il réagissait ainsi à un entretien de notre chef de la diplomatie dans l'hebdo allemand Der Spiegel. Louis Michel y déclare: «Le fait que des gens comme Umberto Bossi et son parti raciste et xénophobe participent à un gouvernement en Europe me choque.» M. Stefani a souhaité «que les institutions italiennes les plus élevées interviennent contre les accusations d'un ministre qui représentera, à partir de juillet, le pays qui dirigera les Quinze dans les prochains mois». il invite aussi notre ministre à «respecter le peuple italien» et à éviter «les comparaisons qui frôlent le ridicule».

La Meuse-La Lanterne Edition du 21/05/01
http://www.lameuse.be/


#387 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Lundi 21. Mai 2001  21:37
Sujet: l'étoile jaune pour les Hindous en Afghanistan...
pyl.lambert@...
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http://www.rediff.com/news/2001/may/21tale1.htm

India deplores Taleban decree against Hindus

India Monday strongly deplored the Taleban decree imposing separate dress
codes for Hindus in Afghanistan saying it was discriminatory and against the
minorities.

"We absolutely deplore such orders which patently discriminate against
minorities," an external affairs ministry spokesman told reporters in New
Delhi.

The new Taleban decree requires Hindu women have to wear a yellow cloth and
a Hindu household to hang a two-metre yellow cloth outside for easy
identity.

The decree prohibits Hindus and Muslims from living in the same house, bars
Hindus from constructing new prayer houses or places of worship and asks
Hindu men to desist from wearing turbans.

"We have learnt that the Taleban have issued an order imposing fresh
restrictions on Hindus in Afghanistan," the spokesman said observing "it is
evidence further of the backward and unacceptable ideological underpinnings
of the Taleban and justifies action that international community has taken
in imposing sanctions against the Taleban."

India, Russia, US, Tajikistan and some other countries had co-sponsored a
resolution which was approved by the United Nations Security Council
clamping sanctions against the Taleban.

Asked whether India had been singled out by the Taleban for having spoken
out strongly against it at different forums, the spokesman recalled that the
international community had condemned the demolition of the Bamiyan Buddha
statues in Afghanistan.



http://www.rediff.com/news/2001/may/21tale.htm

Taleban's fresh fatwah against Hindus

In yet another hardline action, the ruling Taleban in Afghanistan has issued
a decree asking the Hindus in the country to identify themselves by wearing
yellow clothes.

As per the latest decree, Hindus require to tie a piece of yellow cloth on
their houses too and Hindus and Muslims cannot live in the same house, Star
News said.

The decree has barred Hindus from constructing new places of worship and
reconstructing those destroyed in the past.

Hindus and Sikhs constitute a tiny part of Afghanistan's religious minority
and many of their establishments have been pulled down in the past. Some
Hindus and Sikhs have fled the country.

PTI

#388 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Mardi 22. Mai 2001  13:37
Sujet: L'antisémitisme d'hier et l'espoir en la jeunesse ; Contre l'antisémitisme actuel, crier plus fort
pyl.lambert@...
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Carte blanche

L'antisémitisme d'hier et l'espoir en la jeunesse

Charles Salomonowicz

Rescapé des camps de la mort

A l'automne 2001, la Fondation Europalia consacrera un festival à la Pologne afin de mieux faire connaître ce pays dans la perspective de son adhésion à l'Union européenne. Le débat suscité par le livre de Jan Gross sur le pogrom dont furent victimes les Juifs de Jedwabne le 10 juillet 1941 (« Le Soir » du vendredi 23 mars, p. 5), m'incite à vous exposer ce qu'évoque pour moi cet événement culturel.

Pendant mille ans, la Pologne a été le centre du judaïsme européen: en 1939, un Polonais sur dix était juif. Le nazisme et la politique antisémite du régime communiste finirent par anéantir toute vie juive en Pologne. Aujourd'hui pour les Juifs, ce pays n'est plus qu'un cimetière: il ne reste rien, plus rien, de notre patrimoine séculaire, et la mémoire de l'antisémitisme polonais est indissociable de cette tragédie

Vivant en Belgique depuis 1946, je suis né près de Lodz en 1925. J'ai vécu le martyre de la Pologne sous le nazisme. En février 1940 à Parczew, les Allemands ont fusillé six cents prisonniers de guerre polonais, dont mon père. Après de longues démarches en 1996, j'ai obtenu de pouvoir faire apposer une plaque commémorative sur la sépulture collective de ces soldats, assassinés parce qu'ils étaient juifs. J'étais dans le premier ghetto de Pologne, à Piotrkow. Déporté à Buchenwald, Dora et Bergen-Belsen (matricule 104840), je suis le seul survivant de toute ma famille, exterminée à Treblinka. Quand on me demande si je suis Polonais, je dis que malheureusement, je suis né en Pologne. J'ai appris le polonais à l'école, mais je refuse de le parler Et j'éprouve presque autant d'hostilité envers les Polonais qu'envers les Allemands Quelles sont les raisons de ma rage ?

Au contraire des Allemands, les Polonais n'ont pas encore (assez) questionné leur passé

Beaucoup de Polonais refusent d'admettre le côté obscur de leur histoire. Ils refusent de voir que, ayant vécu parmi eux pendant des générations, nous, les Juifs de Pologne, conservons les blessures du mépris, de l'humiliation, de la discrimination, de la haine religieuse et de la violence physique dont nous avons été victimes. Les instigateurs de cet antisémitisme étaient le nationalisme polonais et l'Eglise, qui dénonçait les Juifs comme des déicides et des communistes acharnés à détruire la nation polonaise.

A l'époque de sa sortie, le film de Claude Lanzmann, « Shoah », déclencha les protestations du gouvernement polonais parce qu'il révélait les traces encore vivantes de l'antisémitisme en Pologne. En Pologne, de 1939 à 1945, le Juif avait deux ennemis mortels: les Allemands et les Polonais

On parle souvent de l'héroïsme de la résistance polonaise et de sa solidarité exemplaire face à la barbarie nazie. Je sais que des catholiques polonais sont morts dans les camps de concentration et qu'ils ont tous affreusement souffert du nazisme. Mais la destruction des Juifs ne s'est pas passée seulement dans l'obscurité des chambres à gaz. Souvent, elle s'est faite en plein jour. Des millions de Polonais ont été témoins de cette extermination et ils n'ont rien fait  Dans les petites villes de Pologne, la plupart des Juifs ont été tués sur place, en présence de leurs voisins chrétiens. De nombreux Polonais sont restés indifférents, ou même se sont réjouis, de voir les Allemands apporter une « solution définitive » à la « question juive » en Pologne Je sais que tout part des Allemands, mais sans l'indifférence des Polonais, Hitler n'aurait pas pu exterminer des millions de Juifs.

C'est vrai, quelque cinq mille « justes » polonais sont honorés au Yad Vashem. En cachant des Juifs, ils ont risqué leur vie, mais on oublie de préciser qu'ils avaient surtout à craindre les délations ou les violences de leurs voisins polonais.

Je passe sur mes souvenirs d'enfance, depuis les pierres et les coups des petits Polonais jusqu'aux manifestations antisémites. Dans la Pologne indépendante d'avant 1939, les Juifs étaient exclus de la plupart des fonctions publiques et soumis au numerus clausus à l'université. Prix Nobel de littérature, le poète Czeslaw Milosz a dénoncé dans son œuvre la férocité de l'antisémitisme qui régnait alors dans le pays. Je vois encore la haine de Polonais qui rançonnaient ou dénonçaient les Juifs. Je me souviens de l'accueil qu'ils nous ont réservé à notre retour des camps : le mépris, les insultes, ou pire encore. Dois-je oublier les survivants qui se sont fait tuer en rentrant chez eux et les pogroms de l'après-guerre, comme à Kielce, en juillet 1946 ? Aujourd'hui encore, la mémoire des victimes de la Shoah reste parfois un objet de haine antisémite.

Au contraire des Allemands, les Polonais n'ont pas encore questionné leur passé, ou pas assez  En tombant à genoux devant le monument du Ghetto à Varsovie, le chancelier Willy Brandt a reconnu la responsabilité du peuple allemand pour les crimes du nazisme qu'il avait pourtant lui-même combattu 

La Pologne frappe à nos portes et va rentrer dans l'Union Européenne. Il faut que les jeunes Polonais prennent conscience de leur Histoire. Je ne veux pas les condamner en bloc pour les fautes de leurs parents ou de leurs grands-parents. Et il est important que l'Europe se mette en place, par-delà mes incicatrisables blessures.·

Le titre est de la Rédaction.

Le Soir du mardi 22 mai 2001
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2001


Carte blanche

Contre l'antisémitisme actuel, crier plus fort

Viviane Teitelbaum - Hirsch

Présidente du Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB)

Face aux nombreux dérapages antisémites, face aux drames divers qui secouent le monde on ne peut s'empêcher de se demander comment il se fait que l'on apprenne si peu de l'Histoire, de son passé. Car aujourd'hui à nouveau, nombreux Juifs de Belgique se sentent mal à l'aise. Un sentiment d'ailleurs partagé par des communautés juives dans de nombreux pays européens.

En Belgique, comme en France, en Allemagne, en Angleterre ou en Italie par exemple, des comportements violents ont été constatés, à travers des manifestations hostiles à la communauté juive et à Israël. En Belgique : croix gammées, graffitis sur les murs d'une école et même, au Mémorial aux Martyrs juifs de Belgique à Anderlecht, lieu de souvenir et de recueillement. Récemment, de surcroît, on a appris la présence d'un ministre flamand au sein d'une organisation nazie. C'est inacceptable. Et pourtant c'est ainsi; en Autriche, l'extrême droite est toujours au pouvoir, et après de nombreuses manifestations, nous sommes tombés dans un lourd silence chargé d'une signification : celle d'avoir battu en retraite. Et en Belgique le Vlaams Blok continue de manier avec le succès électoral qu'on lui connaît le langage raciste.

Aujourd'hui pourtant, il nous faut dénoncer en Belgique, les glissements qui s'opèrent tout doucement au sein de notre société et qui se doivent de nous interpeller. Car ici même nous ne sommes pas à l'abri de dérives : qu'il s'agisse de proposer de disculper et d'indemniser ceux qui ont participé ou contribué à exécuter les ordonnances nazies et qui ont collaboré avec l'ennemi, ou d'ouvrir le débat sur l'amnistie. Qu'il s'agisse à travers la presse ou des déclarations de certains sénateurs de faire état de comparaison entre Gaza et Auschwitz. Qu'il s'agisse enfin de courriers de lecteurs qui contiennent des dérapages ou qu'il s'agisse de l'attitude de nos élus qui expriment systématiquement points de vues monolithiques et tranchent entre deux détresses. Pour répondre à l'existence des Juifs de tout temps on a inventé l'antisémitisme. Pour répondre à la Shoa, le génocide des Juifs, on a inventé le négationnisme, pour répondre au mouvement national qui a mené à l'existence du peuple juif en Israël, on a répondu par l'antisionisme. Comment dès lors ne pas lier ces tendances qui s'expriment si violemment à l'encontre des Juifs et aujourd'hui en Belgique.

Non, toutes les comparaisons ne sont pas autorisées et Gaza n'est pas Auschwitz  Et un génocide n'est pas une seule question de nombre de morts. Ce mot dont les racines du grec genos race, et du latin caedes massacre, signifie la liquidation per se d'un peuple. L'extermination d'êtres humains en raison de leur appartenance à un groupe spécifique, ethnique ou religieux. Cela peut vouloir dire son élimination ou la planification d'actions visant à détruire les éléments mêmes qui forment l'existence de ce groupe.

Pourtant la singularité du génocide ne peut apparaître comme subjective, comme juive, notre mémoire doit rejoindre celle de notre pays. Car notre mémoire nous concerne tous. Et c'est pour cela qu'il est si important que nous nous rejoignions enfin dans une lecture commune des événements de la Shoah - lecture indissociable de celle de la Deuxième Guerre mondiale. Pour la communauté juive de Belgique c'est plus qu'un symbole, c'est en effet une reconnaissance qui va bien au-delà des mots.

Inquiétude grandissante face à des glissements de vocabulaire et des changements de comportements

Mais il faut assumer son passé, afin de pouvoir le transmettre. Ce n'est qu'en acceptant toutes les facettes de l'Histoire, que la tragédie de la Shoah pourra être enseignée aux générations futures. Et qu'ainsi peut-être certains amalgames seront évités.

L'exportation de la violence donne lieu à des dérapages et à des incidents graves. De plus en plus l'image tient lieu de réalité et l'actualité récente a vu ressurgir des images, des mots, des actes, que l'on croyait abandonnés depuis longtemps.

Déjà dans de nombreuses écoles de notre pays, les insultes de « sales Juifs », suite aux événements du Moyen-Orient, ressurgissent. Des Juifs sont agressés, parce que Juifs. En effet, tout est lié. Et notre inquiétude va grandissante face à ces glissements de vocabulaire et à ces changements de comportements.

L'émotion, et particulièrement celle de nos dirigeants politiques est traduite et interprétée.

Les changements de générations et la disparition graduelle des témoins de la Deuxième Guerre mondiale transforment le statut des Juifs dans les sociétés où ils vivent. Et face à toutes ces mutations, comme la crise de la question nationale dont les symptômes sont en Europe la montée des nationalismes et de la xénophobie, la situation politique au Proche-Orient, la politique de la Belgique dans cette région, les relations du monde juif et arabe en diaspora où les communautés se rencontrent et se confrontent parfois, face à tous ces changements, le monde juif semble bien fragile. Israël reste un Etat menacé dans un environnement hostile et en Europe les communautés juives sont soumises à de fortes pressions.

Dans ce contexte actuel, les actions de nos dirigeants politiques engagent, leurs mots pèsent lourd. Ce troisième millénaire devrait voir les frontières du racisme s'effondrer alors qu'en Belgique certains tentent de construire des murs d'incompréhension. Comment réagir, ne pas se décourager et persévérer dans un combat pour la démocratie et les libertés.

Cela me rappelle l'histoire d'un apologue que je voudrais partager avec vous : « Il était un homme résolu à sauver la plus pécheresse des cités. Il y arriva jeune, énergique, vigoureux, déterminé. Il alla de rue en rue, d'école en école, de marché en marché, exhortant les gens à s'amender, à n'être plus indifférents. Au commencement, les gens l'écoutaient car ils étaient amusés par ses propos. Puis ils s'arrêtèrent d'écouter. Après de longues années, un enfant l'aborda dans la rue.

- Pauvre étranger, lui dit-il, pourquoi, fais-tu cela ? Tu ne vois donc pas que cela ne sert à rien.

- Je le sais.

- Alors pourquoi continuer à crier ?

- Je vais te le dire. Au début, je croyais que si je criais assez fort, je parviendrais à les changer. Maintenant je sais que je ne les changerai jamais. Mais si je crie toujours, et de plus en plus fort, c'est parce que je ne veux pas qu'ils me changent, moi ».

Il en va de même pour la communauté juive de Belgique.·

Le titre est de la Rédaction.

Le Soir du mardi 22 mai 2001
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2001


#389 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Mercredi 23. Mai 2001  7:52
Sujet: Afghanistan is going down the Nazi path of intolerance
pyl.lambert@...
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The Times (London) WEDNESDAY MAY 23 2001
Leading article
Badge of shame
Afghanistan is going down the Nazi path of intolerance
The edict by Muhammad Wali, the Taleban religious police minister, forcing Hindus in Afghanistan to wear labels on their clothing to distinguish them from Muslims is repulsive and also revealing. Anyone with more sense of history than the blinkered and self-righteous Islamic extremists ruling Kabul would see the awful echoes of the Nazi decree forcing Jews to wear a yellow Star of David. Little wonder that not only Europe and America have reacted with horror; India swiftly denounced the proposal as deplorable and patent discrimination against minorities.

It is more than that. It is a clear indication that Taleban zealotry is moving down the same murderous and intolerant path as National Socialism. Like the Nazis, the group that swept to power with the pledge of ending the corruption and mismanagement of the warlords now maintains itself in power by intimidation. Its extremism, masking as religious fervour, was directed first at its political enemies, then at women and all those suspected of ideological opposition, and now is turned on the most vulnerable group of all, the beleaguered non-Muslims. The Taleban has already had its Kristallnacht, smashing the religious symbols and historical artefacts of its perceived enemies; now it has passed its Nuremberg Laws, institutionalising discrimination.

Luckily, there are few minorities left in Afghanistan to suffer such humiliation. Most Hindus have fled, and there are not many Christians or Jews in Afghan cities. The Taleban leadership maintains that its proposed fatwa on dress will guarantee the protection of minorities. But far from recognising different religious practices, the edict will force Hindu women to veil themselves like Muslims. In fact, it is another sign that as conditions in the country deteriorate, hardliners are taking ever more extreme positions to deflect blame, to cow a desperate population and take advantage of political divisions.

Drought has brought much of Afghanistan to the brink of starvation, and refugees are pouring into Pakistan. Much of the turmoil is Taleban-made, however. The ban on women working has left thousands of war widows imprisoned in their homes; the closure last week of the bakery funded by the United Nations has cut off one of the few outlets for subsidised bread; and the storming of the new 120-bed hospital by the religious police has shut one of the few places where victims of 21 years of war could seek treatment.

The hardening of the Taleban stance is dictated largely by the regime’s near-total isolation. UN sanctions are hurting, but pride and paranoia have sabotaged any attempt to extradite the Saudi terrorist Osama bin Laden or to get peace talks going. Taleban policy is to boycott the UN, step up the ideological war and prepare the population for a new spring offensive against the Northern Alliance that still has a toehold in the north-west. Containment has become the only viable policy to deal with this loathsome regime; but, as with Nazi Germany, that offers little protection to the minorities within its borders.


 
 
The Scotsman May 23, 2001
 
Afghanistan Hindus told to wear labels

Foreign Staff

IN a move against minorities that evoked memories of Nazi Germany, Afghanistan’s ruling Taleban militia yesterday ordered the country’s Hindus to wear identity labels on their clothing to distinguish them from Muslims.

The religious labelling for Hindus - which has raised a storm of protests from India to the United States - is the latest in a series of repressive Taleban edicts that have seen education banned for women and girls, men beaten for trimming their beards, two large, ancient statues of Buddha at Bamiyan destroyed and photography and music banned, all in the name of Islam.

Last week a new 120-bed hospital in the capital, Kabul, built to treat victims of two decades of war, was closed when armed members of the religious police forced their way in, beat staff and took away three local employees.

The powerful Ministry for the Promotion of Virtue and Prevention of Vice said that the Italian-funded hospital had allowed men and women to eat in the same room.

The Taleban-controlled Voice of Shariat radio, monitored in Islamabad, quoted the religious police chief, Maulawi Abdul Wali, as saying the order had been issued in the light of a fatwa, or religious decree, given by Islamic scholars.

"The ulema [scholars] issued a fatwa that the non-Muslim population of the country should have a distinctive mark such as a piece of cloth attached to their pockets so they should be differentiated from others," it quoted Mr Wali as saying.

The United States described the Taleban move as "the latest in a long list of outrageous repressions".

"We want to make quite clear that forcing social groups to wear distinctive clothing or identifying marks stigmatises and isolates those groups and can never, never be justified," the State Department spokesman, Richard Boucher, said in Washington.

The Taleban controls 95 per cent of the drought-stricken, war-ravaged central Asian state of 21 million people.

At least 5,000 Hindus live in Kabul. Thousands live in other Afghan cities, but there are no reliable figures on exactly how many.

The new edict would be meant for Hindus only, Mr Wali told reporters later, as there were no Christians or Jews in Afghanistan and Sikhs could be easily recognised by their turbans. However, diplomats in Kabul said that at least one Jew and possibly several Christians are known to live in the capital.

All edicts must be approved by the Taleban’s supreme leader, Mullah Mohammed Omar, and it was not immediately clear if he had done so, but Mr Wali said details of its implementation were being worked out.

In Kabul, one Afghan Hindu, Anar, explained why he did not want to wear a label: "It will make us vulnerable and degrade our position in society."

The Taleban’s new edict provoked an angry response from Hindu-dominated India, where dozens of protesters in the central city of Bhopal marched down a busy city avenue carrying an effigy of a bearded Taleban soldier. "Taleban! Die!" some shouted.

In Delhi, the Indian foreign ministry spokesman, Raminder Singh Jassal, said it was "further evidence of the backward and unacceptable ideological underpinning of the Taleban. We absolutely deplore such orders which patently discriminate against minorities."

The Taleban is growing increasingly angry over UN sanctions that have barred its leaders from travelling abroad, frozen its foreign assets and prevented it from importing weapons to fight its civil war.

The sanctions were imposed because of the Taleban’s failure to hand over the Saudi billionaire Osama bin Laden, whom the US accuses of running a global terrorist network.

The Taleban has closed four of six UN political offices in Afghanistan in protest against the sanctions, depriving the United Nations of a key element of its effort to broker a peace deal between the Taleban and its northern-based opposition.

Religious labelling has not been seen since the Nazis required Jews to wear a yellow Star of David in the 1930s and 1940s.

Archbishop Oswald Gracias, the secretary-general of the Catholic Bishops Conference of India, said that the Taleban’s move "must be opposed by all those who believe in protection of human rights and dignity".

But Munawaar Hasan, general secretary of a major Islamic political party in Pakistan, Jamaat-e-Islami (Islamic Party), said the edict seemed aimed to give protection to Hindus.

"The Taleban should win praise for this step," he said. "Providing protection to religious minorities is a must in any Islamic country and this step seems in line with this concept."

Most of the Islamic world, including Iran, differs with the Taleban’s narrow interpretation of Islam, saying it is tarnishing Islam’s image.

 
The Daily Telegraph Wednesday 23 May 2001

  Taliban will force Hindus to wear marks on clothing
By Ahmed Rashid in Islamabad
HINDUS living in Afghanistan have been warned by the Taliban movement that they will soon be forced to wear an identity label on their clothing, marking them out from other Afghan citizens.

Taliban officials said yesterday that they would promulgate a religious edict, forcing Hindu women to veil themselves like Muslim women in Afghanistan. Hindu men would be forced to wear special colours or marks on their clothing.

Mohammed Wali, a minister of the Taliban's religious police, announced in Kabul: "The decision is in line with Islam. Religious minorities living in an Islamic state must be identified."

A decade ago tens of thousands of Hindus and Sikhs lived in the major cities of Afghanistan, but their numbers have fallen to fewer than 5,000 since the Taliban took over Kabul in 1996. Jews and Christians also lived freely in Afghanistan during the Mujahideen guerrillas' war against the occupying Soviet army in the 1980s.

The Taliban proposal angered Indian officials. A Foreign Ministry official said in New Delhi: "We deplore such orders which discriminate against minorities. It is further evidence of the backward ideological underpinning of the Taliban."

The drive against Hindus is likely further to isolate the Taliban, which already faces sanctions imposed by the United Nations Security Council. Hindus in Kabul said that wearing an identifying mark would make them vulnerable to further repression by Taliban soldiers and police and would turn them into social outcasts.

On Monday the Taliban also appeared to step up their continuing campaign against women, by closing down several female-run bakeries. These supply bread to widows and orphans in Kabul and are funded by UN agencies.

In the past seven days the Taliban have also stopped UN officials from conducting an anti-polio inoculation drive, closed down an Italian-funded hospital in Kabul and arrested several UN aid workers.

Senior UN officials who travelled to Kandahar for talks with the Taliban leadership on Monday returned to the Pakistani capital, Islamabad. after failing to stop the Taliban harassing aid workers.

External Links
 

> News - Afghan Online Press
 
> Islamic State of Afghanistan (the internationally recognized, non-Taliban government)
 
> Taliban shuts down 4 UN political offices in Afghanistan [21 May '01] - UN News Centre
 
> 2000 Annual Report on International Religious Freedom: Afghanistan - US Department of State
 
> Badges of the Holocaust - United States Holocaust Memorial Museum

http://www.afghan-web.com/aop/today.html

Afghans Against Taliban Gestapo-like actions

AAR- Editorial Note
5/22/01

Another Gestapo-like action from the demented minds of a very dangerous non-Afghan entity imposed on the people of Afghanistan. This is another lesson for that ever-shrinking gang of western and Pakistani Taliban apologists in Islamabad, New York and Washington who still demand "engagement" and "reconstruction" with narco-terrorists. One wonders, is this western gang's fondness of the Taliban based on ideology, humanity, politics or pure stupidity mixed with greed for narco-dollars for their pet projects? If they continue to identify with the Taliban Gestapo, then it would be wise for them to move to Kandahar, wear yellow or pink ribbons, and join the dozens of other Arab and Pakistani "advisors" of Mullah Omar to create the perfect terrorist state.

Real engagement and the allocation of millions of dollar of World Bank and UN money for "reconstruction" can only be useful when the mindset, worldview and mentality of the group in question can change. Engagement is, as a US official has pointed out, a two-way street, not one way. That mindset change cannot and will not happen given the realities and circumstances. The only solution left is to find the resolve and adopt the policy to get rid of this cancer expeditiously before it grows further. And for those who claim that there are no alternatives to the Taliban terrorist outfit!? Just ask the Afghan people. There are ways and solutions, and the friends of Afghanistan should concentrate on that question, find ways to address that issue instead of wasting time on devising ways to prolong the Pakistani-backed Gestapo regime's life.

For several generations, Hindus, Sikhs and even Jewish families have lived in harmony with Muslim Afghans. Their rights were respected and they feel as much an Afghan as a Hazara, Pashtun, Tajik or Uzbek born and raised in that country. To make them wear an identity patch or ribbon is an insult to humanity and decency. This is not an Afghan action, and the Taliban, by no means, represent traditional and real Afghan values. For the news media to call them "Afghan Taliban" is also an insult and a misrepresentation of a group of thugs that have turned Afghanistan into a wasteland, given a bad name to Islam and Pashtun traditions, abused the noble Afghan nation, committed atrocities and forced displacements, destroyed our cultural heritage, violated our women's rights, and sold the country to terrorists and drug Mafiosi.


Hindus to wear tags in Afghanistan

BBC News
By Kate Clarke in Islamabad, Pakistan
Tuesday, 22 May, 2001, 15:13 GMT 16:13 UK

Hindus in Afghanistan will soon have to wear tags identifying them as non-Muslims, a Taleban minister has said.

The Minister for Promoting Virtue and Preventing Vice, Mohammed Wali, said Hindu women will also have to veil themselves like other Afghan women.

It is still not clear what the purpose of the new identity tags will be. To Western ears the policy sounds perilously similar to the Nazi policy forcing Jews to wear yellow stars.

But it is possible the tags could be used to protect, rather than persecute minorities, to avoid them being punished for breaking Taleban laws which only apply to Muslims, such as growing beards and having to pray at the mosque.

Turbans

The Taleban minister said Sikhs would not have to identify themselves because they could already be distinguished by their turbans.

Women, however, both Hindu and Sikh, will have to cover their faces in public like other Afghan women rather than just wear headscarfs.

Afghanistan has only a tiny non-Muslim community, including several thousand Hindus and Sikhs and one Jew.

Most of the minorities left in the mid-1990s, when their property was looted by Mujahideen factions, but some returned to Afghanistan when the Taleban took power.

The minorities tend to be merchants or shopkeepers who keep to themselves.

The Taleban's destruction of ancient Buddhist statues in March raised fears for their safety but the Taleban said they were not going to destroy idols sacred to living communities.

There have been several reports in the past that the Taleban was going to impose special rules on the attire of Sikhs and Hindus. All turned out to be baseless. This time a Taleban minister has confirmed the ruling.

There is still no word, however, on when the new law might be implemented or what form the identity tags might take.


Afghan Hindus Told To Wear Label

Tuesday, May 22, 2001

KABUL, Afghanistan (AP) -- Afghanistan's Taliban rulers -- already isolated by their harsh brand of Islam and poor treatment of women -- announced plans to make Hindus wear an identity label on their clothing to distinguish them from Muslims.

The hardline Taliban regime that controls 95 percent of this poor Central Asian state plans to enforce the new policy soon, Mohammed Wali, religious police minister, told The Associated Press on Tuesday. An exact date was not set, he said.

The law will also make it mandatory for Hindu women to veil themselves -- just like Muslim women of Afghanistan, Wali said. The Taliban's leader Mullah Mohammed Omar must approve all edicts, and it was not known if he had approved the new policy yet.

The planned move -- reminiscent of the yellow Star of David that Jews were forced to wear in Nazi Germany -- prompted an angry statement from Hindu-dominated India.

``We absolutely deplore such orders which patently discriminate against minorities,'' Raminder Singh Jassal, an Indian foreign ministry spokesman, told reporters in New Delhi. ``It is further evidence of the backward and unacceptable ideological underpinning of the Taliban.''

In the central Indian city of Bhopal, dozens of protesters from the Hindu fundamentalist group Bajrang Dal marched Tuesday, shouting angry slogans and carrying an effigy of a Taliban soldier with a beard and a green scarf. ``Taliban, die!'' some chanted.

The National Volunteers Corps, a fundamentalist movement that is the ideological parent of India's ruling Hindu nationalist party, condemned the Taliban.

``It is in line with the Taliban's interpretation of Islam, a religion which divides humanity into two: the believers and the infidels,'' said Baburao Vaidya, a spokesman for the corps, known by its Hindi acronym RSS.

``We criticize the very fundamentals of Islamic tenets,'' he told The Associated Press.

The decision could further isolate the orthodox Islamic militia, already under fire from the West for alleged discriminatory policies toward ethnic and religious minorities, human rights abuses and poor treatment of women.

In recent years, many Hindus and other members of religious minorities have left Afghanistan because of Taliban policies.

Wali said the latest Taliban move is in line with Islam. ``Religious minorities living in an Islamic state must be identified,'' the minister said.

The Taliban have not yet decided what sort of an identity label Hindus will have to wear, he added.

There are at least 5,000 Hindus living in Kabul. Thousands of other Hindus live in other Afghan cities, but there are no reliable figures on exactly how many.

The new law will be meant for only Hindus because there are no Christians or Jews in Afghanistan and Sikhs can be easily recognized by their turbans, Wali said. However, at least one Jew is known to live in the Afghan capital of Kabul and there may also be some Christians.

It was unclear whether foreigners living in Afghanistan would be required to wear the identity label.

Anar, an Afghan Hindu in Kabul who uses just one name, said he does not want to wear a label identifying him as Hindu.

``It will make us vulnerable and degrade our position in the society,'' he said.

But Munawaar Hasan, general secretary of a major Islamic political party in neighboring Pakistan called Jamaat-e-Islami, or Islamic Party, said the move seems aimed to give protection to Hindus.

``The Taliban should win praise for this step,'' he said. ``Providing protection to religious minorities is a must in any Islamic country and this step seems in line with this concept.''

The Taliban follow a harsh version of Islam that bars women from most jobs and education, and makes it mandatory for men to wear beards and pray five times a day. All forms of light entertainment, including television and music, are outlawed.

The Taliban drew worldwide criticism when in March they destroyed two ancient statues of Buddha in central Bamiyan, calling it their religious duty.

Most of the Islamic world, including pro-Taliban Pakistan, differ with the Taliban regime's narrow interpretation of Islam and say that it is tarnishing Islam's image.

The Taliban face U.N. sanctions for giving protection to Saudi billionaire Osama bin Laden, wanted by Washington for allegedly running a global terrorist network. The Taliban deny the charge and say the United States has no evidence against him.


 
Afghan Taliban Says Non-Muslims Must Wear Badge
May 22, 2001 11:20 pm EST

By Jack Redden

ISLAMABAD (Reuters) - Afghanistan's Taliban rulers Tuesday ordered the country's non-Muslim minorities to wear a distinctive badge on their clothes when they go out of doors.

The Taliban-controlled Voice of Shariat radio, monitored in Islamabad, quoted religious police chief Maulawi Abdul Wali as saying the order had been issued in the light of a fatwa, or religious decree, given by Islamic scholars.

"The ulema (scholars) issued a fatwa that the non-Muslim population of the country should have a distinctive mark such as a piece of cloth attached to their pockets so they should be differentiated from others," it quoted Wali as saying in an interview with the official Bakhtar news agency.

"This decision is in accordance with the Sharia (Islamic law)," said Wali, who heads the Ministry for the Promotion of Virtue and Prevention of Vice, in effect a religious police directly under the orders of Taliban's supreme leader, Mullah Mohammad Omar.

The dress code was the latest sign of the Taliban's determination to impose its extreme interpretation of Islamic law on all those living in the 90 percent of Afghanistan it controls, including foreign aid workers and non-Muslims.

In the West, the order that minorities should wear a distinctive badge evokes memories of the Nazis' treatment of Jews, who were forced to wear a yellow star on their clothes.

The United States immediately condemned the order, saying it was "the latest in a long list of outrageous repressions."

"...forcing social groups to wear distinctive clothing or identifying marks stigmatizes and isolates those groups and can never, never be justified," State Department spokesman Richard Boucher told a news conference.

The broadcast quoted Wali as saying the directive had been issued after non-Muslims had complained that they had faced problems during operations of his ministry's groups trying to enforce Islamic laws.


#390 De: "Vaka/Hand in Hand" <info@...>
Date: Mercredi 23. Mai 2001  14:12
Sujet: Fw: DRINGENDE ACTIE CORDON SANITAIRE AALST
info@...
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Aan de ontvangers van de Vaka/Hand in Hand-kalenders

Beste,
Het is niet onze gewoonte om om de haverklap allerlei berichtjes naar
iedereen door te mailen. We bundelen ze liever in een regelmatige (meestal
driewekelijkse) en overzichtelijke kalender.
Soms moeten we echter wel eens een uitzondering maken voor dringende
prikacties. Daarom onderstaand bericht uit Zuid-Oost-Vlaanderen.

Groetjes,

Marius Dekeyser
Vaka/Hand in Hand
03/281.15.05
info@...

----- Original Message -----
From: Uilekot <uilekot@...>
Sent: Tuesday, May 22, 2001 12:36 PM
Subject: DRINGENDE ACTIE CORDON SANITAIRE AALST


> Beste,
>
>
> In bijlage het pamflet voor de mobilisatie van de actie aan de
gemeenteraad
> te Aalst tegen doorbreken Cordon
>
> GROOT LAWAAICONCERT
> DOE ZE ZWIJGEN
>
> DINSDAG 29 MEI
>
> 18u30
>
> GROTE MARKT AALST
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> Graag nog afdrukken en verspreiden
>
>
>
> vzw 't Uilekot
> Groenlaan 39
> 9550 Herzele
> foon: 053/626436
> fax: 053/631529
> uilekot@...
> web: http://home.pi.be/uilekot
>

#391 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Jeudi 24. Mai 2001  7:03
Sujet: Driss BASRI doit quitter l'Université Marocaine
pyl.lambert@...
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à renvoyer à ahmed_benani@...
----- Original Message -----
Sent: Thursday, May 24, 2001 1:29 AM
Subject: Petition Basri




La presse du Maroc ne souffle mot de cette pétition. La culture de la peur freine sérieusement la lutte contre l'impunité. Lutte qui est au degré zéro. Les tortionnaires courent toujours, quand ils ne sont pas dans le cerveau du monstre. Il faut tout faire pour que le Droit s'exprime sur la torture, les disparitions forcées, les assassinats politiques, les bagnes. L'Etat du Maroc ne respecte pas le droit des gens et la rhétorique creuse de ceux qui nous parlent d'un Maroc Etat de Droit est une mystification de plus contre laquelle il faut lutter. Que celles et ceux qui ont des contacts privilégiés avec le Journal ou Demain essayent de faire publier au moins ces 292 noms qui disent en conscience qu'ils trouvent intolérable la présence d'un criminel à la Faculté de Droit de Rabat.
Fraternellement, Ahmed BENANI
Lausanne, le 19 avril 2001



Pétition
Petition





Mise à jour : 22.05.2001
Version française et anglaise, toute personne peut la signer quelque soit sa nationalité
English version updated, everybody could sign it (moroccan citizens and friends of Morocco) see below.
Please circulate and send back to ahmed_benani@... or to : contact@...
   




Driss BASRI doit quitter l'Université Marocaine





Nous soussignés, universitaires, étudiants, citoyens et citoyennes marocains et amis du peuple marocain exigeons des autorités de ce pays qu'elles suspendent immédiatement Driss BASRI de toutes ses charges à l'Université et mettent un terme à sa fonction de Professeur de droit.
Nous considérons qu'il est inadmissible que l'exécutant des basses besognes et commanditaire zélé des opérations de répressions sanglantes, d'enlèvements, de torture, de manipulations de tous genres (fraudes, trafic de drogue, corruption) soit aujourd'hui blanchi et honoré du titre de Professeur de droit.
Pour Basri comme pour ses sbires, la justice doit passer. Il ne saurait y avoir d'impunité pour les tortionnaires de notre pays, tous doivent répondre de leurs crimes et être jugés Notre silence sur les crimes passés ne peut relever que de la lâcheté. Honorer la mémoire des victimes, lutter pour la justice et la démocratie implique la dénonciation active de l'impunité dont jouissent les tortionnaires aujourd'hui.
Basri n'est pas seul en cause, mais en l'intégrant, l'Université marocaine fait preuve de compromission et se montre indigne du rôle fondamental qui est le sien.


  
Driss Basri must leave the Moroccan University

 


We the undersigned, academicians, students, human rights activists, and friends of the Moroccan people demand that the Minister of Education immediately relieve Driss Basri, the former Interior Minister, of all his duties at the University of  Rabat  and put and end to his work as a law professor.
We believe that it is inconceivable that the zealous perpetrator of base offenses and the conspirator of bloody repression, "disappearances", torture, and various crimes including fraud, drug trafficking, corruption, would today be exonerated and honored  with the title of a Professor of Law.
For Basri and his co-conspirators, justice must be upheld. there should not be any impunity for the torturers of the Moroccan people, they should all be held accountable for their crimes in a court of law. In order to honor the memory of the victims and fight for democracy and justice we must vociferously denounce the impunity of those who perpetrated these heinous crimes.
Basri is not the only one responsible, but by integrating him into the University, the Moroccan educational system compromises the integrity of its message and its mission in the pursuit of truth.
(Driss Basri was Morocco's Minister of Interior for nearly a quarter of a century. He was fired on 9 November by the new Moroccan Monarch, Mohammed VI. Basri was the weapon Hassan II unleashed against civil society and political activism, and was accused by former opposition parties of hindering the country's steps on the road to the rule of law and accountability.)

I agree and sign:
J'approuve cette pétition et la signe:
1.    BENANI Ahmed
Politologue, Lausanne CH
2.    KETTANI Karim
Juriste, Stockholm
3.    FILALI Abdessamad
Informaticien
4.    ZEGHLOUL Abderrahim  
Professeur des universités - Directeur de l'UFR  
Mathématiques-Informatique-Mécanique
Université de Metz
5.    SABIR Abderrahim
PhD Candidate in Philosophy, USA
6.    Sarie Abdeslam
Employé (prépensionné) - Belgique
7.    SAMI Zoubir
Ingénieur CNRS - Paris
8.    MAANINOU Larbi (*)
Enseignant, Paris
9.    Berrada Bousta Hayat (*)
Direction d'actions de formation. PARIS
10.    MOUINET Said
Traducteur
11.    IFZARNE Ahmed
Journaliste, Tanger, Maroc
12.    AHAMDACH Noureddine  
Chercheur, Paris
13.    Arhaliass Abdellah
Maitre de conférences, Nantes
14.    BENANI Mounkid
Architecte, ESA, Casa
15.    Djadouri Badredine
Sociologue, Etat de Vaud, Suisse
16.    BOUAAZA Abdessalam
Juriste et politologue, Suède
17.    Boudraa Mustapha
Ingénieur, Paris  
18.    COVILLE Céline
Journaliste
19.    DURUSSELClaude
Professeur, Genève
20.    Safer Taoufik
Enseignant universitaire, Paris
21.    BENANI-RochCatherine
Juriste
22.    DAMOUR Hanae
Architecte ESA, Mulhouse
23.    SCHWEIZER -BENANISouad
Enseignante, Paris
24.    Comite de lutte contre la Répression au Maroc
Section Suisse
25.    SAISS Brahim
Responsable du fond sémitique (Bibliothèque de l'Université de Paris 8)
26.    Bourequat Midhat
Ancien bagnard de TAZMAMART
Paris
27.    Bourequat Bayazid
Ancien bagnard de TAZAMAMART
Paris
28.    Bourequat Ali
ancien bagnard de Tazamamart
Houston, USA
29.    HENCHOZ Lise
Educatrice spécialisée, Suisse
30.    ElJishi Ziad
Arab-nationalist-groups, USA
31.    Rhouma Fouad
Anthroplogue, Suisse
32.    Pr. Aziz S Fall
Professeur. Université Mc Gill
Montréal, Canada
33.    LAMHANGAR Abdelmoula
Collaborateur scientifique (géographe)
Caritas Suisse- Fribourg-CH
34.    NAJAH Majid
Ingénieur
Dallas-Texas-USA
35.    DAVIDSON Elias
Compositeur et militant des Droits de l'Homme
Reykjavic, Islande
36.    BENKIRANE Khalil
San Francisco, USA
37.    BOUAZZI Ahmed
Professeur Université Tunis II
38.    LAHRACH Saddick
Militant des Droits de l'Homme africa cbinf
39.    TAHANI   Taoufiq
Maître de Conférences, Université de Lille1
40.    Al-Nadi Basem
41.    BENKHEDRA Khalil
Architecte, Casablanca
42.    BENNOUNA Kamal
Médecin-Chirurgien,  Casablanca
43.    BENANI Rafia
RAM, Casablanca
44.    JABIR Majid
Entrepreneur, Casablanca
45.    LACHGUER Radouane
Fonction. Ingénieur. Casablanca
46.    KARMOUNI Mustapha
Enseignant, Casablanca
47.    MAJDOULI Anissa
Enseignante, Casablanca
48.    BENANI Seddik
Rentier, Casablanca
49.    Ahaaram Mohamed
Fonctionnaire, Casablanca
50.    KADDARI Najat
Dessinatrice, Casablanca
51.    CHAFIK Abdelghani
Ingénieur d'Etat, Casablanca
52.    DELORME Pascal
Dessinatrice, Casablanca
53.    Slyomovics Susan
Professeur universitaire, MIT, Cambridge, USA
54.    Amrani Noureddine
Organisation solidarite
Amsterdam Holland
55.    El BETTIUI Mohammed
Sociologue, ULB, BELGIQUE
56.    AHMAD Awni
responsable de "SANABEL"
Centre de langue et de culture arabe. Lausanne
57.    BENKIRANE Younes (**)
Informaticien, Paris
Ancien Rédacteur en chef adjoint de la revue 'Kalima'
58.    LOUDIY Fadoua
Traductrice
59.    Skalli Jawad
Travailleur communautaire Montréal
60.    Holenweg Pascal   
Commission socialiste de solidarité internationale, Genève
61.    Qawasmi Nihaya
Student/Journalist NY/Palestine
62.    Hassan Tarhouchi
Centre Euro-Méditerranéen de Migration et de Développemet
Amsterdam - Pays-Bas
63.    Dima Shehadeh
Etudiante, New York
64.    M. TURAANI Suleiman
Professeur, Jordanie
65.    Pavillon Monique
Historienne, Lausanne
66.    Benzekri Nadine
Enseignante
67.    Benzekri Hamid
Animateur
68.    Hajaj Khaldoun
Policy Analyst - Sydney Australia
69.    El ouassouli Abdelhak
Enseignant chercheur faculté des sciences Aïn Chock Casabanca Maroc
70.    AFARKI Abderrahim
Ex-détenu politique à Kénitra
Paris
71.    SCWEIZER Patrick
syndicaliste (CGT)
Paris
72.    DAMOUR Marc
Enseignant, Paris
73.    SEMLALI Ahmed
Responsable informatique, Lyon
74.    AMRANE Jamal
Enseignant, Paris
75.    TNOUCH Driss
Dr en radiologie, Evian
76.    BOUHADDIOU Chafiq
Etudiant Ph-d Statistiques, Université de Montreal
77.    AREHMOUCH Ahmed
Avocat, Rabat
78.    UDRY Charles-André
Economiste - Prof UNI Amsterdam
79.    SENHAJI Hatim
Etudiant, Paris
80.    MAKHOUKH Hicham
Etudiant, Caen
81.    ADDI Lahouari
Prof. Université de Lyon II
82.    BURKHALTER Sarah
Anthroplogue et islamologue /Le Caire-Lausanne
83.    ANSELMO Florence
Politologue, UNIL, Lausanne, Suisse
84.    BENAISSA Mohammed
Enseignant chercheur, Faculté des sciences Aïn Chock, Université Hassan II
Casabanca
85.    EL WASSOULI Abdelkrim
Educateur spécialisé à Tours France et frère du disparu EL WASSOULI Omar
86.    EL HAJRI Mohammed
Docteur en Droit et professeur au Mans, France
87.    HANAFI Mahmoud
Sociologue, FAREAS, Lausanne
88.    BARKA Abderhaman
Sociologue, Oran, Algérie
89.    REGAGBA Lahcène
Mathématicien, Alger
90.    HADJ-LAKEHAL Nadia
Enseignante spécialisée de la petite enfance, Lausanne
91.    ENTELIS John P.
Professor of political science and director of the Middle East Studies at Fordham University, USA.
92.    FARHI Said
GWU, Georgetown University, USA
93.    SAJED Abdelmjid
Informaticien à la DDASS de la Meuse (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales)
Bar Le Duc, France
94.    REGRAGUI Asma
Canada
95.    BOUDRAA Khadija
Paris
96.    TAHANI Nabil
Etudiant, Montréal, Canada
97.    KABIL Mustapha
Canada
98.    REGRAGUI Mohamed
Employé de bureau Technicien informaticien, Rabat
99.    FATAICHA Hassan
Professeur, France
100.    AHRAM Ayad
Professeur, France (Président de l'ASDHOM)
101.    Association de Défense des Droits de l'Homme au Maroc (ASDHOM)
102.    BOUTNINE Boubker
Chauffeur, Helsinki, Finlande
103.    EURAMO Leena
Directrice société de production de films, Helsinki, Finlande
104.    MAANINOU Afifa
Canada
105.    SALHI Chawki
Dirigeant du PST (Parti Socialiste des Travailleurs), Alger
106.    DJEMAME Chafia
Ex-universitaire algérienne, Paris
107.    MAJID Mouhcine
Citoyen Marocain, Montréal
108.    BACHIR-CHERIF Amar
Thérapeute de famille, Lausanne CH
109.    Taoufik Allah AFKINICH
Professeur de l'Enseignment Supérieur - Assistant - Faculté des Lettres - Kénitra
110.    Vallet Nathalie
Travailleur social, Paris
111.    Nora Azarkan
Zaandam, Hollande
112.    Elie Jelassi
Politologue, Québec, Canada
113.    Noureddine BAHRI
Maroc
114.    Youssef YACOUBI
PhD Condidate and PT lecturer, Nottingham University, School of Critical Theory, UK
115.    Khalid SARH
Ph.D, Structural Dynamics and Vibration, Houston, Texas, USA
116.    Imad Mortada
Beirut Lebanon
117.    Nadine Sibai
Beirut Lebanon
118.    BOCCO Riccardo
Professeur à l'Institut Universitaire d'Etudes du Développement, IUED, GENEVE
Ancien Secrétaire scientifique du CERMOC/Centre d'Etudes et de Recherches sur le Moyen-Orient Contemporain, Amman - CNRS
119.    Safer Khaddouj
Etudiante, Paris
120.    Safer Mohamed
stagiaire Paris
121.    Safer Nelly
France-Telecom Paris
122.    Abdelkader Kara
Professor, Kansas State University, Kansas, USA
123.    Hicham Zewaid
Asic Design Engineer, CA, MyKotronX, CA
124.    Dr. Jamal A. Shurdom
The Middle East Consultations & Research, Analysis-MECRA, USA
125.    ECH CHEKHCHAKHI Hamid
Enseignant - Rennes, France
126.    Farouk RAMDANI
Informaticien, LOS ANGELES, CALIFORNIA
127.    Mohammed Elbouhmidi
Network Analyst
128.    Ameer Makhoul
Director, Ittijah - Union of Arab Community - Based Associations
129.    Asma Azimi
MI, USA
130.    Ali Mounfiq
Belgique
131.    AMINE YACINE
132.    Maryam Arlazzaq
Chicago College of Pharmacy, USA
133.    Leclerc Yves, Dr.
Agronome physiologiste, Canada
134.    SETTAF Asma
Informaticienne, Maroc
135.    Pierre-Yves Lambert
Politologue indépendant, syndicaliste dans un corps de police belge, Bruxelles
136.    ROBILLARD Elise Marie
Mère d'enfants marocains, enseignante, amie du Maroc
Norman, Oklahoma, Etats-Unis
137.    LAANAIT Lahoussine
Professeur de l'Enseignement supérieur, Ecole Normale Supérieure, Rabat, Maroc
Vice-Président de la Société Marocaine de PhysiqueStatistique
Président de la section de Rabat de l'AMDH
138.    Eddaoudi Ayad
Scientist, London, UK
139.    Helene Ferrarotti
Humanist, USA
140.    Eddaoudi Brahim
Enseignant, Université Ibnou Zohr
Agadir, Maroc
141.    Sahid Benali
Ph.D, Organic Geochemistry
Dallas, Texas, USA
142.    Marjorie Fine
Executive Director, Unitarian Universalist Veatch Program at Shelter Rock
Manhasset New York
143.    Mourad Lagdas
Developer Support Professional, Microsoft Corporation
Charlotte NC
144.    EL HAKKAOUI Abdelkbir
Président de l'AIDE-FEDERATION
(Agences Internationales pour le Développement), Paris
145.    Champigneul Jean-Yves
Lormont, France
146.    Tahri Mohamed (*)
Poète, Maroc
147.    Abdelilah El Jouni (*)
Ex-détenu politique, Directeur Commercial, Maroc
148.    Idrissi Kaïtouni Ali (*)
Militant de Gauche, ancien détenu politique, Maroc
149.    Yassin Adnan
Poète, Maroc
150.    Abderrahim El AKRY
Employé, Maroc
151.    Adel NADEM
Employé, Maroc
152.    Ahmed LAHBABI
Employé, Maroc
153.    Youssef TAHANI
Responsable Informatique
154.    Gasser Abdel-Razek
Human rights Activist, Cairo, Egypt
155.    Tbel Said
Ex-détenu politique groupe 26, Membre de la
comission administrative de l'Association Marocaine
des droits de l'homme et militant associatif
156.    RAGUIGUE MOHAMED
Etudiant à la faculté des sciences de Marrakech
157.    SOUILMI ABDELHAQ
Etudiant à la faculté des sciences de Marrakech
158.    SABIA Thamer
Traducteur-interprète arabophone, Genève
159.    Karine Losego-Bouzid
Enseignante, Genève
160.    Mohamed Bouzid
Employé, Genève
161.    Alain Bottarelli
Agence Suisse du court métrage, Lausanne
162.    Charaf Ahmimed
Etudiant, Université Laval
163.    TOURIA ZINBI
Travailleur social, Bruxelles, Belgique
164.    YOUSSEF SAH
Président de Foufounne électrique BXL, Bruxelles, Belgique
165.    Rguig Lahrache
Avocat, Taourirt, Maroc
166.    AZZOUZ CHERRABI
Ancien détenu politique au Maroc
167.    ABDALLAH BOUR-HITH
Editor in Chief & President, Boston, USA
168.    Lahcen KOR
Président de l'Association de défense des droits
du citoyen marocain/Français et des maghrébins issus de l'immigration, Migennes
169.    Luis Pedro Bargueno del Rio
Unidad de Gestion de Informatica y Comunicaciones del Campus de Toledo, Espagne
170.    Amina MAHLOULY
Infirmière-sage femme et sociologue, Centre Hospitalier Universitaire, Genève
171.    Liliane DAYOT
Auteur de "Maroc, Amnésie Internationale", Paris
172.    Pauline Nunu
Palestine
173.    Abdesslam Benbrahim
Fonctionnaire, membre du bureau exécutif de l'Espace associatif, Maroc
174.    Abdesselam Hilout
Syndicaliste
175.    El Rhazi GORTAT
Ex détenu politique, Maroc
176.    Hassane Loukili
177.    Abdelffattah BELOUAD
Avocat, Sidi Kacem, Maroc
178.    Ouriaghli Said
Professeur, Tanger, Maroc
179.    Nadira Barkallil
Enseignante universitaire, Rabat, Maroc
180.    Naima Mchater
Citoyenne marocaine
181.    Ansar Balar
Elève, Casablanca, Maroc
182.    Abdelghani Balar
Directeur technique
183.    Fatima Mourd
Coordinatrice d'un projet de Développement, Journaliste de Formation, Rabat
184.    Yamina Babaou
Ingénieur Agronome, Rabat
185.    Ali SADOQ
Militant des droits de l'homme
186.    Philippe Brunier-Zsigray
Infirmier et bibliothécaire, Villeneuve la Garenne
187.    Khaled Ben M'barek
Coordinateur du CIDT-TUNISIE
188.    Yassar Abderrahim
Chercheur CNRS,Paris, France
189.    Ali MAHIR
Agadir - Maroc
190.    Liz Mueller
Scientist, Suessen, Germany
191.    Imad CHAHBOUN
Ingénieur
192.    Mohamed EL KHAMLICHI
Directeur du Centre des Droits Humains pour Recherches et Etudes Pédagogiques
- ALHOCEMA - MAROC
193.    Zakaria Belghali
194.    Ahmed MAHOU
Directeur d'un centre de jeunes à Bruxelles et Formateur d'adultes
195.    Bouchaib MAOUAL
Citoyen marocain, Artiste plasticien,
Président de L'Association des Citoyens, Méditerrannèens. Marseille
196.    Mohamed ATBIR
Médecin Spécialiste Gastro, Agadir, Maroc
197.    Abdel Majid El BACHIRI
Professeur du second cycle,Inezgane, Maroc
198.    Halim SOUHNOUN
Professeur à L'ENS Casablanca
199.    Faisl BOUSTA
Ingénieur, Vandoeuvre-les-Nancy
200.    Jaâfar GHANBAJA
Ingénieur de Recherche et Directeur du
Service de Microscopie Eléctronique en Transmission
201.    Rachid El Guerjouma
Maitre de conférences à l'INSA de Lyon
202.    Abbès Habri
Directeur scientifique, Paris
203.    Mohamed HARBI
Historien, Paris
204.    Taoufik BENSALAH
Responsable produits TGV, France
205.    Majdouline ZBIRI
Etudiante, France
206.    Abderrahmane CHERRADI
Journaliste, Président de l'Association des Marocains
de Belgique pour la défense des Droits de l'Homme
207.    Moha OUHSSAIN
Ingénieur Génie Rural, Maroc
208.    Zahra DAHBI
Assistante de direction, Paris
209.    Abdelkader ACHAHBAR
Enseignant, Agadir, Maroc
210.    Fabien Fouissard
Journaliste web
211.    Corinne Michelon
Enseignante, Limoges
212.    Abderrahmane ACHAK
Ex détenu politique, Maroc
213.    Aziz taleb
Artiste de vidéo, Cologne, Allemagne
214.    Ahmed BARAOUNE
Etudiant Chercheur Tetouan, Maroc
215.    Aziz AIT ALMOUH
Software engineer, Bruxelles, Belgique
216.    Moha OUHSSAIN
Ingenieur Génie Rural, Maroc
217.    Majdouline ZBIRI
Etudiante, France
218.    Mohamed ELAOUNI
Journaliste, Secrétaire genérale du Mouvement de jeunesse démocratique marocaine
219.    Driss BOUABDILLAH
Enseignant, Paris
220.    Soumia CHAIRA
Professeur Assistant à la F.S.T.G. Marrakech
221.    Abdelhak SERHANE
Ecrivain et Universitaire marocain
222.    Aziz ENHAILI
Doctorant en science politique, Canada
223.    Rachid Madrane
Conseiller de Presse du secretaire d'Etat au logement, Belgique - Bruxelles
224.    Miloudi Wadih
Maître de conférences, Université Aix-Marseille
225.    Catherine Perry
Enseignante universitaire, Etats Unis
226.    MCHABREG  Nour Said
Conseil pour les Affaires et La Gestion - Paris
227.    EL HARRAK Abdenbi
Informaticien - Larache
228.    Sarhou El Miloud
Administrateur adjoint - Taourirt
229.    CHERIFI Hassan
UMTS System Engineer (Ericsson) - Stckholm, Sweden
230.    Fedoua EL KABSI
Etudiante, Paris
231.    Mustapha ARAB
Formateur d'Adultes et Doctorant en Sciences de l'Education - Angers, France
232.    Abdeslam MAGHRAOUI
Visiting Fellow, Center of International Studies, Princeton University, USA
233.    Mohamed Chabi
Professor of Mathematics/Computer Science, Fort St John, Canada
234.    Hamid Larbi
Security Engineer, Washington DC, USA
235.    Franco Nocella
Segretariato Internazionale, Naples, Italie
236.    Hassan Bousetta
Visiting Colston Fellow, Institute for Advanced Studies, University of Bristol, UK
237.    Wadi BOUNOUAR
Traducteur, Canada
238.    Mohamed Jahidi
Cadre du Ministère de l'Education Nationale, Rabat
239.    Hassan HADJ NASSAR
Formateur - Consultant Montauban - France
240.    Chahid Bahia
241.    Franco Nocella
Segretariato Internazionale, Naples (Italie)
242.    BOUNOUAR Wadi
Traducteur, Canada
243.    FIEVET Lucile
Ingénieur en informatique
244.    KHARMOUDI Mustapha
France
245.    BARTE Yann
Journaliste indépendant - Paris/Casablanca
246.    Bouzaghar Abdelfattah
Marocain résidant aux USA
247.    BENI-AKHY Rachid
Ingénieur, Docteur - Marrakech, Maroc
248.    OUCHEN Ameur
Enseignant, Syndicaliste - Marrakech, Maroc
249.    El-Bouloumi Saber
Network Systems GmbH - Germany
250.    ASSOU Abdennabi
Ingénieur d'études - Sofrecom, Paris
251.    Touzani Sam
Comédien, metteur en scène, chorégraphe - Belgique
252.    André Valérie
Coordinatrice Carte RTBF
253.    ELAYYADI Mohamed
Chercheur Universitaire, Stockholm, Suede
254.    AZZOUZ Lahcen
Ingénieur informaticien, Rabat
255.    Randa Farah, anthropologue, Cambridge   
256.    EL JOUADI Anas
Ingénieur Télécom
257.    SAIDI Fatiha
Députée Bruxelles, Belgique
258.     Larbi Maaninou , Enseignant, Président du FJV, France
259.     François Dellasudda , membre du comité central de la LDH, animateur des CLCRM, Paris
260.     Les Comités de Lutte contre la répression au Maroc - Paris
261.     Abdellatif Laâbi, écrivain, France
262.     Gandoul Fouad Student politics Free University of Brussels
263.    SERHANE Abdelhak, Ecrivain et universitaire marocain
264.    El Houssine Majdoubi
Journaliste (directeur de Andalucia Press)Espagne
265.     Ahmed MANAI
Institut Tunisien des Relations
Internationales- Paris-
266.    Nouria OUALI
Chercheure à l'université libre de Bruxelles - Belgique
267.     Bapst Roland
Ingénieur Genève
268.     Margarita SANCHEZ-MAZAS
Chargée de cours à l'Université Libre de Bruxelles - Belgique
269.    Najat NAÏMI
Enseignante, France
270.     Lorenzo Munar Suard
Chercheur en Sociologie
Centre de sociologie de la santé
Université Libre de Bruxelles
271.    Mathilde Girodet
étudiante, Bordeaux.
272.    BOUCHALHI Youness
Ingénieur Informaticien Paris
273.    Sana Ben Achour
juriste, maître de conférences
Tunis***
274.    Nicole Mayer
sociologue, Bruxelles
275.    Lamia Kamal-Chaoui
Administrator - Territorial Reviews Division
Paris
276.  Guy LEBEER
Chargé de cours à l'Université Libre de Bruxelles
277.    Claude RODA-DANIEL
France
278. François Papy, Directeur de recherche à l'INRA
279. MULLER Elisabeth - militante associative - Paris
280. Bahija Réghaï
Ottawa, Canada
281.  Philippe Lezazou
Informaticien Paris
282.  Nacira Boulehouat
Bruxelles.
283. Chafia Djemame,
Paris   
284.  Bernard SCHMID, doctorant, Paris
285.  Rachida Azdouz, psychologue, Montréal
286.   Mordji, Nora
Suisse   Nora.Mordji@...
287.  Lahsini Belmaâti,
Copenhague, Danemark.
288.   TROTTIER, Daniel,
éditeur, Montréal, Canada
289.    Larbi Chouikha
Universitaire
290.    Mohammed Benyahya
Juriste, Rabat
291.    Mohamed Ziani
NPO Manager, Radio Arabiyat Producer
Boston, USA
292.    
M'hammed Sabour
Dr. Phil., Professor
Head of the Department
Managing Editor, International Journal of Contemporary Sociology
University of Joensuu
Department of Sociology
P.O. Box 111
FIN-80101 Joensuu, Finland





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* Modifications apportées par Hayat Berrada Bousta et approuvées par Larbi Maaninou, Mohamed Tahri, Abdelilah El Jouni et Idrissi Kaïtouni Ali :

Nous soussignés, universitaires, étudiants, citoyens et citoyennes marocains et amis du peuple marocain exigeons des autorités de ce pays qu'elles suspendent immédiatement Driss BASRI de toutes ses charges à l'Université et mettent un terme à sa fonction de Professeur de droit.
Nous considérons qu'il est inadmissible que Driss Basri, qui a trempé dans des affaires de répression et de corruption soit aujourd'hui blanchi et réintroduit dans un système éducatif formant des cadres de demain capables de contribuer à l'édification dun Maroc de justice et de droit..
Pour Basri comme pour les autres, la justice doit passer. Il ne sagit pas , pour nous, de sentiments de revanche ou de rancune particulière ( même si cela est justifié), mais surtout de justice et de droit. Il ne saurait y avoir d'impunité pour les responsables d'actes répressifs de notre pays, tous doivent répondre de leurs crimes et être jugés. On ne peut vouloir asseoir un état de droit sans que la lumière ne soit faite sur des actes de corruption et de violations des droits humains. Honorer la mémoire des victimes, lutter pour la justice et la démocratie implique la dénonciation active de l'impunité dont jouissent aujourd'hui les responsables de crimes.
Il n'est déjà pas acceptable de voir que Driss Basri ne craint apparemment pas d'être traduit devant la justice. Mais lui donner un rôle d'éducateur est intolérable. Il n'est pas seul en cause, mais en l'intégrant, l'Université marocaine fait preuve de compromission et se montre indigne du rôle fondamental qui est le sien.

** Younes BENKIRANE - J'aurais souhaité que le texte contienne une phrase du style :

"Il est inacceptable que celui qui symbolise la violation du Droit soit autorisé à enseigner les règles de cette noble discipline !"

***Je soussignée Sana Ben Achour, Tunisienne, juriste, maître de conférences à la faculté des sciences juriques, politiques et sociales de Tunis, membre de l"Association tunisienne des femmes démocrates, du Conseil national des libertés, de la ligue tunisienne des droits de l'homme, du Collectif Maghreb égalité, apporte mon soutien et joint ma voix à la pétition pour l'exclusion de Driss Basra de l'université.
Sana ben Achour

------------------------------------------------------------------------
[Maghreb des Droits de l'Homme]
------------------------------------------------------------------------


#392 De: "Vincent Robeyns" <vincent.robeyns@...>
Date: Jeudi 24. Mai 2001  8:22
Sujet: Affaire Sari - Dernière info
vincent.robeyns@...
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Après avoir longtemps inonder vos boîtes d'info sur l'affaire du "terrorisme
d'Etat", il est temps je pense pour moi d'en tirer certaines conclusions.

J'ai certainement mal gérer mes diffusions comme me l'on indiqué pas mal de
réactions fortes de citoyens face à l'intrusion de mes mails.  Un débat plus
ouvert eut été plus constructif mais j'ai été poussé à agir ainsi vu
l'impuissance, l'indifférence et surtout l'imconpréhension quasi générale
face à cette situation.

Cette affaire n'est pas banale et si cela dérange, c'est qu'il y a des
raisons, des raisons basées sur des faits qu'il est temps maintenant
d'éclaircir.  C'est l'application de cette exigence qui devrait être banale
dans un Etat de droits.

Or aujourd'hui notre démocratie ne se donne pas toujours les moyens des
ambitions qui sont les siennes. Les occasions de progresser sont
innombrables et ne relève bien souvent que de la seule volonté des citoyens.
C'est donc aussi à nous d'apprendre à exercer nos droits et notre pouvoir de
contrôle sur base d'une citoyenneté responsable, plurielle et solidaire.

C'est pour cela que j'ose affirmer qu'être citoyen est aussi un métier. La
citoyenneté se base nécessairement sur une connaissance du fonctionnement et
des valeurs démocratiques, cet apprentissage doit être accessible et les
bases acquises par tous dès le plus jeune âge et de manière permanente.

Je vais à l'avenir plus me concentrer davantage sur des actes concrets
visant principalement à contrôler l'exercice du pouvoir et, sauf avis
contraire, ce message sera le dernier.

Ce fut néanmoins un plaisir :-)

Bien à tous,

Vincent Robeyns.


Info de "dernière minute":
Première assemblée d’information pour
"Un Syndicat de la Vie Quotidienne"

le samedi 2 juin 2001
de 10 h à 13 h

Cinéma « le Parc »
22, rue Carpay
Liège-Droixhe



Tous, nous vivons ou voyons des situations de la vie quotidienne qui nous
semblent injustes, qui nous révoltent, par rapport auxquelles nous nous
disons « Il faut faire quelque chose ».

Beaucoup pensent que la société telle qu’elle se développe est trop orientée
par l’argent, par le marché ; que cette orientation  produit injustices,
drames, mal développement, pollution, danger pour notre alimentation, danger
pour notre culture qui se dégrade.

Beaucoup pensent que la « marchandisation » met à mal l’enseignement, la
santé, crée une dualisation de la société, une dégradation des services
publics qui sont de moins en moins des services pour tous.

Beaucoup pensent également que l’écart entre les riches et les pauvres,
entre le Sud et le Nord de la planète entraîne les guerres et les
déplacements de population.

Beaucoup pensent enfin que les Etats ont de moins en moins de pouvoir face
aux pouvoirs de l’argent des puissances financières privées qui ont toute
liberté au niveau international.

Ces questions, ces enjeux préoccupent. Vous agissez peut-être déjà comme
citoyen dans une association, un comité de quartier, un service social mais
vous êtes conscient de la nécessité de rencontrer d’autres personnes qui
agissent ailleurs, parce qu’aujourd’hui les enjeux sont globaux et qu’il
faut un mouvement citoyen fort. Ou alors vous n’êtes pas engagés mais
souhaitez vous engager.

C’est pour cela qu’à quelques uns nous proposons l’organisation d’un
Syndicat de la Vie Quotidienne.

La participation à l’assemblée du 2 juin est ouverte à tous sauf à des élus
ou des représentants de partis politiques car nous voulons agir en toute
indépendance partisane.

Ce sera surtout une assemblée d’échange et d’information, qui, nous l’
espérons, débouchera sur des groupes qui mettront en place l’organisation
future.

Le Syndicat de la Vie Quotidienne sera ce que nous en ferons ensemble.
Le 2 juin…

RENSEIGNEMENTS

BP 66 - 4000 Liège (sans autre mention)
wmaster@...
0495 83 74 93 – 0475 42 94 94



"Quand le gouvernement viole les droits d'un peuple, l'insurrection est pour
le peuple et pour chaque partie du peuple, le plus sacré et le plus
indispensable des devoirs". Article 35 de la Déclaration des droits de
l'homme et du citoyen, dite montagnarde du 24 juin 1793.

#393 De: Henri et Mady Wajnblum <h.m.wajnblum@...>
Date: Vendredi 25. Mai 2001  12:05
Sujet: Communiqué de presse - visite de Sharon
h.m.wajnblum@...
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Chers Amis,
Voici le communiqué que l'UPJB vient d'adresser à la presse…

Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)
61 rue de la Victoire
1060 Bruxelles
tél : 02 537 82 45

Communiqué de presse

Ariel Sharon à Bruxelles…
Non merci

C'est avec consternation et indignation que l'Union des Progressistes Juifs de Belgique a appris qu'Ariel Sharon pourrait être reçu le 6 juin par le Premier ministre, Guy Verhofstadt, et que le Président de la Chambre, Herman De Croo, ne verrait aucun inconvénient à le recevoir lui aussi.

En Janvier de l'année dernière, nous avons applaudi lorsque notre gouvernement a défendu le principe de la suspension des entretiens bilatéraux avec celui du Chancelier Shüssel, coupable d'avoir ouvert la porte au parti d'extrême droite, antisémite, raciste et xénophobe de Jörg Haider ; et l'ensemble de la Communauté juive est descendue dans la rue pour le soutenir…

Nous ne comprenons dès lors pas que notre gouvernement n'agisse pas de même avec le chef du gouvernement israélien qui n'a pas hésité, alors qu'aucune arithmétique ne l'y obligeait pour asseoir sa majorité, à y faire entrer Avigdor Liberman, leader du parti raciste Israël Beitenou (Israël notre Maison) qui n'a pas hésité à menacer d'écraser sous les bombes les capitales arabes “coupables” de soutenir l'Intifada, et Rehavam Zeevi, leader du parti Union Nationale, grand partisan du “transfert” pur et simple des Palestiniens, tant d'Israël que de Cisjordanie et de Gaza, vers les pays arabes.

Cette alliance d'Ariel Sharon et de Shimon Pérès avec des partis racistes et fascisants n'a suscité aucune réaction dans les capitales européennes. Avec le PS et Ecolo, nous avons été les seuls à nous en indigner sans obtenir le moindre écho dans les médias, pas plus qu'au sein du gouvernement.

Or, nous avons vu, depuis bientôt quatre mois, ce dont ce gouvernement d'“union nationale” est capable…

Faut-il donc nécessairement être antisémite pour être catalogué d'extrême droite ? Si c'était le cas, il n'y aurait effectivement pas de Juifs d'extrême droite. Mais Umberto Bossi, leader de la Ligue italienne du Nord, “simplement” raciste et xénophobe, ne le serait pas non plus… Et notre ministre des Affaires étrangères devrait lui présenter des excuses !

Certains aimeraient accréditer l'idée, et ils s'y efforcent d'ailleurs, que toute critique à l'égard de la politique d'un gouvernement israélien, quel qu'il soit, relèverait de l'antisionisme, lequel relèverait lui-même de l'antisémitisme pur et simple ! Et de fait, nous avons nous-mêmes, à l'Union des Progressistes Juifs de Belgique, été traités d'antisémites (!) et de Juifs honteux tout simplement parce que nous avons “osé” dire et écrire que l'occupation était intolérable et que la résistance à l'occupation était légitime… Peu nous importe. Nous défendons depuis toujours, au nom même de notre Mémoire, un certain nombre de valeurs — celle des droits de l'homme, de justice, de respect de la dignité humaine, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes — et nous continuerons à dénoncer, sans la moindre distinction partisane, quiconque se rendrait coupable de les bafouer. Nous attendons de nos gouvernants qu'ils fassent de même.

En ce qui nous concerne, en aucun cas nous n'accepterions de serrer la main d'Ariel Sharon, d'Avigdor Liberman ou de Rehavam Zeevi. Nous serions offensés de voir nos responsables politiques l'accepter. S'il en allait autrement, nous appellerions toutes celles et tous ceux qui pensent comme nous, au nom des mêmes valeurs, à se rassembler avec nous pour le leur faire savoir.

Bruxelles, le 25 mai 2001
Pour le comité de l'UPJB
Elie Gross
président

Adresse contact : Henri Wajnblum, tél : 02 344 09 36 ; GSM : 0495 22 65 88
 


#394 De: "Pierre-Yves Lambert" <pyl.lambert@...>
Date: Vendredi 25. Mai 2001  16:09
Sujet: BELGIQUE - COMITE CONTRE L'IMPUNITE AU MAROC
pyl.lambert@...
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COMITE DE SOUTIEN à la plainte de Monsieur M. El Battiui victime de la répression au Maroc

Nous nous engageons ensemble dans une action de lutte contre l’impunité au Maroc.

En ce sens, la conférence de presse de ce vendredi matin poursuivait un double objectif :

  • faire connaître le soutien que nous apportons à ce combat
  • susciter un appel à témoignages pour permettre à ceux qui le souhaitent de venir appuyer le dossier d’instruction.

Les faits qui sont dénoncés dans la plainte déposée par Maître Michel Graindorge, remontent à 1984. Ils sont dirigés à l’encontre de Monsieur Driss Basri, Ministre de l’Intérieur de 1974 à 1999. Récemment, le gouvernement marocain a proposé d’offrir une compensation financière aux personnes ayant subi des violations des droits de l’Homme durant cette période. Ceci ne saurait, en aucun cas, satisfaire une exigence compatible avec la lutte contre l’impunité.

La FIDH, Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme plaidera pour la nécessité absolue de ce combat pour tout processus réussi de démocratisation. Elle l’affirmait lors de son Congrès qui s’est tenu en janvier 2001 à Casablanca.

Vous trouverez, ci-joint, la liste des membres du Comité.

Sabine Missistrano                                                     Mohammed El Baroudi

Présidente                                                                     Vice-Président

 

adresse de contact : S. Missistrano, 10 avenue des Buissons, 1640 Rhode Saint Genèse
                                    Tel : 003223582677 0032476942950 e’mail :
missab@...

Liste des signataires du comité de soutien à la plainte de Monsieur El Battiui

Mesdames ,

Anne Morelli : Professeur ULB

Fatiha Saïdi : Députée au Parlement de Bruxelles Capitale

Anne Van Haesbroeck : ex-Ministre

Messieurs,

Jean Yves Carlier : Avocat, professeur UCL

Paul Claeys : Professeur honoraire ULB

Jean Cornil : Sénateur

Roland De Bodt : Directeur du Centre Culturel Mons

Josy Dubié : Sénateur

Mario Gotto : Directeur du Centre d’Initiative pour les Réfugiés et les Etrangers, CIRE

Elie Gross : Président de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique, UPJB

Pierre Yves Lambert : Journaliste indépendant

Philippe Mahoux : Sénateur

Jean Luc Misson : Avocat

Jacky Morael : Sénateur

Dan Van Raemdonck : Président de la Ligue des Droits de l’Homme, LDH

Albert Martens : professeur honoraire KUL


Compte-rendu succinct et officieux

La conférence de presse de ce Comité a eu lieu ce vendredi 25 mai 2001 au siège de la Ligue belge francophone des Droits de l'Homme à Bruxelles, en présence de sa présidente, de son vice-président, de M. El Battiui, de plusieurs autres membres du Comité (dont la députée Ecolo Fatiha Saïdi et le sénateur PS Jean Cornil), de sympathisants de la cause, et d'un seul journaliste ès-qualités (Mohammed Nassibi, de Maghreb Arabe Presse). Ses consoeurs et confrères ont probablement passé cette belle journée de "pont" à la plage ou dans les Ardennes, ce en quoi on ne peut tout-à-fait leur donner tort, ils auront toutefois raté le pot de l'amitié sur une terrasse ensoleillée ;-)

Plus sérieusement, un autre plaignant contre Driss Basri, Abdelilah Lahbaïli, demandeur d'asile, était également présent ce vendredi matin. Il a été convenu par les membres présents du Comité que l'action de celui-ci vise bien à combattre l'impunité de Driss Basri, et qu'il soutient donc également cette plainte, ainsi que celles qui suivront.

A ce sujet, il a été fait appel à toutes les victimes des années de plomb, et des exactions perpétrées sous la responsabilité directe de Driss Basri en général, pour qu'elles déposent plainte elles aussi contre cette individu auprès de Monsieur le Juge d'Instruction Damien Vandermeersch à Bruxelles, et que les témoins de ces exactions se fassent également connaître afin d'être auditionnés par ce magistrat dans le cadre de la plainte pour crimes contre l'humanité. Le nom de Maître Berrada, avocat et militant des Droits de l'Homme au Maroc, a notamment été évoqué comme témoin susceptible d'être auditionné. 

Il a été rappellé à cette occasion que les plaignants comme les témoins ne doivent aucunement être résidents en Belgique: la loi belge permet parfaitement à des personnes résidant hors de Belgique, y compris au Maroc, de déposer plainte ou témoigner dans le cadre de crimes contre l'humanité instruits par les tribunaux belges, comme cest actuellement le cas pour le "Procès Rwanda".

Aux élus politiques présents ou signataires, il a également été fait appel pour qu'ils soutiennent au sein de leurs partis respectifs la lutte contre l'impunité au Maroc, en ce compris pour contrecarrer, au sein des mêmes partis, les agissements de certaines personnes qui soutiennent, par conviction ou pour des motifs moins avouables, les thèses pro-impunité, "pour donner sa chance au jeune roi", "pour ne pas gêner le gouvernement Youssoufi",  "pour ne pas rouvrir les plaies du passé" etc.

Appel est également fait à d'autres personnalités et élus pour étoffer ce Comité et mener avec lui les actions ultérieures de soutien aux diverses plaintes pour crimes contre l'humanité contre Driss Basri et/ou ses acolytes.

Pierre-Yves Lambert


#395 De: "RésistanceS.be RésistanceS.be" <resistances_be@...>
Date: Dimanche 27. Mai 2001  16:26
Sujet: N°43 : Tintin, "Le Soir", le PRL...
resistances_be@...
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RésistanceS-Info-Net
Journal électronique du site RésistanceS
www.resistances.be
RIN - n° 43 – 27 mai 2001
 
resistances_be@... et resistances@...


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Les nouveautés sur notre site :

Echos de presse
RésistanceS, la référence du quotidien De Standaard
Dès le début de l'affaire Sauwens, la presse belge s'interrogeait sur les réseaux d'extrême droite et leurs liens avec la droite démocratique. Les quotidiens francophones Le Soir et La Libre Belgique citeront, à plusieurs reprises, le travail d'information de RésistanceS. Stockée dans nos archives, une couverture du journal du SintMaartensfonds (l'amicale d'ex-SS auquelle appartenait Johan Sauwens - comme d'autres membres de partis démocratiques !), avec drapeau de la Légion flamande nazie et casque SS, sera transmise et publiée dans Le Soir et Le Vif/L'Express (du 25 mai). Le 22 mai dernier; Guido FONTEYN, le correspondant permanent en Wallonie de De Standaard publiait un long article (en page 2) sur l'état de l'extrême droite francophone. Sa référence unique ? Le travail des chercheurs (sic) du site Internet de RésistanceS. Titre de son article : De as van Léon Degrelle (à lire aujourd'hui sur notre site) http://www.antifa.net/resistances/presse.html


Cordon sanitaire
Le Soir a-t-il soutenu un écrivain d'extrême droite ?
Le monde politique, dans sa majorité, respecte un stricte cordon sanitaire à l'égard des partis antidémocratiques. Le grand quotidien francophone « Le Soir » revient souvent sur cette attitude exemplaire. Cependant, malgré son engagement antifasciste en première ligne, récemment, le journal de la rue Royale à louer les talents littéraires d'un écrivain de série noire. Sans préciser que celui-ci est également un des principaux penseurs de l'extrême droite française !
http://www.antifa.net/resistances/adg.html


Retour dans l’Histoire (I)

Le mythe Tintin : Le passé d'Hergé

Georges Remi, dit Hergé, le père de la ligne claire et de Tintin fut le compagnon de route de plusieurs dirigeants de l’extrême droite belge. Hergé collabora aussi au « Soir volé », alors crypto-nazi. Son principal personnage deviendra ensuite une référence pour la droite pure et dure. En est-il coupable? Entretien sur ce sujet polémique avec l’historien Alain COLIGNON.
http://www.antifa.net/resistances/tintin.html


Retour dans l’Histoire (II)
Le passé raciste du PRL, dans le texte…
A l’heure de l’offensive généralisée contre l’extrême droite (notamment dans le cadre de l’Affaire Sauwens), il serait temps que les partis démocratiques nous présentent leur « inventaire historique ». Parce que bien avant les premiers succès électoraux des Vlaams Blok et autres Front national, le racisme fut exploité politiquement d’abord par des hommes politiques francophones issus du parti libéral, socialiste et social-chrétien. En quelques sortes, le terrain de la xénophobie (institutionnelle) fut balisé par ceux qui hurlent maintenant au loup ! Quelques citations de hauts dirigeants libéraux.
http://www.antifa.net/resistances/prl.html


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Bon dimanche et à la prochaine…
Manuel ABRAMOWICZ
 



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#396 De: "Gérald Hanotiaux" <ghanotiaux@...>
Date: Mardi 29. Mai 2001  13:12
Sujet: Ibrahim Bah
ghanotiaux@...
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Ibrahim Bah a subi sa cinquième tentative d'expulsion. La violence a commencé à la deuxième et comme prévu dans la procédure d'usage, est allée en s'amplifiant lors des suivantes.

Rappel des faits
 
Le 24, Ibrahim Bah a subi sa cinquième tentative d'expulsion. Il n'est pas parti mais s'est fait massacrer. Ce jour là, Ibrahim a été réveillé en s'entendant dire : "tu es libéré". Il a demandé à téléphoner pour prévenir les gens qu'il connaît en Belgique, ça lui a été refusé et il a vite compris qu'il devait arrêter de se réjouir. Dans la cellule de l'aéroport, les policiers ont aperçu un vieux matelas, ils ont cherché à le mettre sur Ibrahim et à l'écraser dessous. Un gardien qui a aperçu la scène dans la caméra est arrivé en disant "vous êtes fous, vous allez le tuer". Réponse de l'équipe: "de toutes façons, si on le tue, personne le saura". Tabassage dans le fourgon vers l'avion. Il a reçu des coups dans les parties génitales, depuis, il saigne en urinant : torture d'Etat par castration. Dans l'avion, il se prend des pressions de genoux sur la cage thoracique, des coups au visage. Utilisation du coussin. Les passagers se sont révoltés et ont commencé à s'engueuler avec les policiers et le pilote. Ibrahim fut finalement débarqué. Dans le fourgon, les policiers étaient furieux de leur échec. "Sale étranger, ici, c'est pour les belges" "Tu partiras mort ou vif". Ca ne fait aucun doute, l'Etat belge est le premier employeur de l'extrème droite. Duquesne a beau répéter que la politique d'asile est humaine et équilibrée, il s'agit surtout de terrorisme d'Etat et de racisme institutionnalisé.
 
Il semble qu'il existe deux rapports sur ces faits: l'un d'Amnesty international Londres et un de la police de l'aéroport qui dit, évidemment, que rien ne s'est passé. Duquesne est très emmerdé mais nul doute que, comme d'habitude, il va couvrir ses policiers. Le dossier d'Ibrahim est sur la table de Pascal Smet (actuel président du CGRA) et de son successeur à la Task Force Expulsion du ministère de l'Intérieur : Mathieu Fischer. Ils ne veulent pas le libérer car ça ferait un exemple de résistance réussie pour les autres sans-papiers. Il serait le seul sans-papiers actuellement à la prison de Saint-Gilles. Il a le soutien de certains détenus de la prison.
 
Voici des extraits du certificat médical établit le 25 mai, vers 17h50 :
 
(...) "Symptômes : douleurs importantes au niveau de la nuque, du dos, des parties costales bilatérales" (...) "J'ai constaté des plaies au niveau de la face interne de la lèvre inférieure et de la face interne de la joue droite en regard des canines et des prémolaires droites, ces lésions sont compatibles avec des coups importants donnés au niveau de la bouche, surtout côté droit". (...) "J'ai constaté la présence de multiples traces de sang sur son slip (partie interne, contre la peau), je n'ai pas constaté de plaies ouvertes au niveau génital, le sang provient du pénis. J'ai interrogé le patient qui m'a expliqué avoir reçu un coup de genou dans la région génitale". (...)
 
Ibrahim Bah, né le 6 avril 1981 est originaire de Sierra Leone. Il est actuellement à la prison de Saint-Gilles, soutenez-le. Un enregistrement audio de son témoignage est dans les mains d'Indymedia, ça devrait être sur le site dans la journée à l'adresse:
 
Gérald


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#397 De: Henri et Mady Wajnblum <h.m.wajnblum@...>
Date: Mercredi 30. Mai 2001  21:12
Sujet: Visite de Sharon - Appel de l'UPJB à rassemblement
h.m.wajnblum@...
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Ariel Sharon à Bruxelles…
Non merci !
L'Union des Progressistes Juifs de Belgique
appelle à un rassemblement pacifique
le mardi 6 juin à 18 heures à la place de la Monnaie

Le mercredi 6 juin, Ariel Sharon sera à Bruxelles, reçu par le Premier ministre Guy Verhofstadt, le ministre des Affaires étrangères Louis Michel, ainsi que par le président de la Chambre Herman de Croo. Les députés SP, Ecolo et Agalev ont déjà fait savoir qu'ils n'assisteraient pas à sa visite à la Chambre.

Dès que nous avons eu confirmation de la venue de Sharon, nous avons diffusé un communiqué de presse par lequel nous marquions notre incompréhension de voir nos plus hautes instances politiques, au moment même où elle déclarent une guerre ouverte à notre propre extrême droite, recevoir un chef de gouvernement qui n'a pas hésité à ouvrir la porte du pouvoir à deux partis racistes et xénophobes.

La visite de Sharon ayant été maintenue, nous invitons les démocrates de ce pays à nous rejoindre le mardi 5 juin à 18 heures à la place de la Monnaie, à Bruxelles, pour signifier clairement notre indignation à nos gouvernants.

Nous voulons que ce rassemblement soit digne et pacifique

Les mots d'ordre sur lesquels nous nous rassemblerons seront…

1) Haider (Autriche)
    Bossi (Italie),
    De Winter (Belgique)
    Avigdor Lieberman et Rehavam Zeevi (Israël)…

    Il n'y a pas une extrême droite plus fréquentable qu'une autre
 
    Cordon sanitaire autour du gouvernement Sharon !

2)  Halte au terrorisme d'Etat

3)  Fin de l'occupation et retour de Tsahal et des colons en deçà de la Ligne Verte
     Conditions sine qua non d'une paix juste et durable

4)  Aux côtés d'Israël, un Etat palestinien souverain et viable

Nous espérons vous voir nombreux à ce rassemblement.

Au nom du Comité de l'UPJB
Henri Wajnblum



#398 De: Henri et Mady Wajnblum <h.m.wajnblum@...>
Date: Mercredi 30. Mai 2001  21:58
Sujet: Re: Visite de Sharon - Appel de l'UPJB à rassemblement - rectificatif
h.m.wajnblum@...
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C'est évidemment le mardi 5 juin qu'il faut lire dans le titre
Toutes mes excuses

Henri et Mady Wajnblum a écrit :

 

Ariel Sharon à Bruxelles…
Non merci !
L'Union des Progressistes Juifs de Belgique
appelle à un rassemblement pacifique
le mardi 6 juin à 18 heures à la place de la Monnaie

Le mercredi 6 juin, Ariel Sharon sera à Bruxelles, reçu par le Premier ministre Guy Verhofstadt, le ministre des Affaires étrangères Louis Michel, ainsi que par le président de la Chambre Herman de Croo. Les députés SP, Ecolo et Agalev ont déjà fait savoir qu'ils n'assisteraient pas à sa visite à la Chambre.

Dès que nous avons eu confirmation de la venue de Sharon, nous avons diffusé un communiqué de presse par lequel nous marquions notre incompréhension de voir nos plus hautes instances politiques, au moment même où elle déclarent une guerre ouverte à notre propre extrême droite, recevoir un chef de gouvernement qui n'a pas hésité à ouvrir la porte du pouvoir à deux partis racistes et xénophobes.

La visite de Sharon ayant été maintenue, nous invitons les démocrates de ce pays à nous rejoindre le mardi 5 juin à 18 heures à la place de la Monnaie, à Bruxelles, pour signifier clairement notre indignation à nos gouvernants.

Nous voulons que ce rassemblement soit digne et pacifique

Les mots d'ordre sur lesquels nous nous rassemblerons seront…

1) Haider (Autriche)
    Bossi (Italie),
    De Winter (Belgique)
    Avigdor Lieberman et Rehavam Zeevi (Israël)…

    Il n'y a pas une extrême droite plus fréquentable qu'une autre

    Cordon sanitaire autour du gouvernement Sharon !

2)  Halte au terrorisme d'Etat

3)  Fin de l'occupation et retour de Tsahal et des colons en deçà de la Ligne Verte
     Conditions sine qua non d'une paix juste et durable

4)  Aux côtés d'Israël, un Etat palestinien souverain et viable

Nous espérons vous voir nombreux à ce rassemblement.

Au nom du Comité de l'UPJB
Henri Wajnblum

#399 De: Yvette Kanarek <yvette.kanarek@...>
Date: Jeudi 31. Mai 2001  9:49
Sujet: Re: [caf-afc] Re: Visite de Sharon - Appel de l'UPJB à rassemblement - rectificatif
yvette.kanarek@...
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Je propose d'ajoutet le nom d'Assad (Syrie) suite au discours carrément antisémite qu'il a tenu en présence du Pape.
Louis Kanarek.

Henri et Mady Wajnblum a écrit :

C'est évidemment le mardi 5 juin qu'il faut lire dans le titre
Toutes mes excuses

Henri et Mady Wajnblum a écrit :

 

Ariel Sharon à Bruxelles…
Non merci !
L'Union des Progressistes Juifs de Belgique
appelle à un rassemblement pacifique
le mardi 6 juin à 18 heures à la place de la Monnaie

Le mercredi 6 juin, Ariel Sharon sera à Bruxelles, reçu par le Premier ministre Guy Verhofstadt, le ministre des Affaires étrangères Louis Michel, ainsi que par le président de la Chambre Herman de Croo. Les députés SP, Ecolo et Agalev ont déjà fait savoir qu'ils n'assisteraient pas à sa visite à la Chambre.

Dès que nous avons eu confirmation de la venue de Sharon, nous avons diffusé un communiqué de presse par lequel nous marquions notre incompréhension de voir nos plus hautes instances politiques, au moment même où elle déclarent une guerre ouverte à notre propre extrême droite, recevoir un chef de gouvernement qui n'a pas hésité à ouvrir la porte du pouvoir à deux partis racistes et xénophobes.

La visite de Sharon ayant été maintenue, nous invitons les démocrates de ce pays à nous rejoindre le mardi 5 juin à 18 heures à la place de la Monnaie, à Bruxelles, pour signifier clairement notre indignation à nos gouvernants.

Nous voulons que ce rassemblement soit digne et pacifique

Les mots d'ordre sur lesquels nous nous rassemblerons seront…

1) Haider (Autriche)
    Bossi (Italie),
    De Winter (Belgique)
    Avigdor Lieberman et Rehavam Zeevi (Israël)…

    Il n'y a pas une extrême droite plus fréquentable qu'une autre

    Cordon sanitaire autour du gouvernement Sharon !

2)  Halte au terrorisme d'Etat

3)  Fin de l'occupation et retour de Tsahal et des colons en deçà de la Ligne Verte
     Conditions sine qua non d'une paix juste et durable

4)  Aux côtés d'Israël, un Etat palestinien souverain et viable

Nous espérons vous voir nombreux à ce rassemblement.

Au nom du Comité de l'UPJB
Henri Wajnblum



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#400 De: "p.branquart" <p.branquart@...>
Date: Jeudi 31. Mai 2001  15:51
Sujet: Re: [caf-afc] Re: Visite de Sharon - Appel de l'UPJB à rassemblement - rectificatif - rectificatif bis
p.branquart@...
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Vouloir ajouter Assad ou un autre chef d'état de cette région (Irak, etc..) ne me paraît pas opportun car ces pays n'ont pas la prétention d'être démocratique ! Le Vatican non plus ceci dit en passant ! Je crois que l'objectif de l'UJPB était de nommer les chefs d'Etats des pays démocratiques qui ont acceptés d'être au pouvoir grâce à une coalition comprenant des partis d'extrême droite, racistes et xénophobes tel que ça se passe en Autriche, en Israël , bientôt en Italie. La Belgique, la Flandre en particulier, risque de connaître le même sort.
Si l'on veut ajouter à cette liste des hommes d'Etats ayant un jour ou l'autre tenus des propos racistes ou xénophobes, la liste risquerait d'être longue....(rappelons nous d'un ministre de l'intérieur PSC qui avait traité les étrangers de barbares...., etc.....).
 Ce n'est pas le but de cette manifestation pacifique. Elle s'oppose aux chefs d'Etats démocratiques qui exercent le le pouvoir avec à leurs côtés un ou des partis d'extrême droite.
Bien à vous.

#401 De: Henri et Mady Wajnblum <h.m.wajnblum@...>
Date: Jeudi 31. Mai 2001  15:59
Sujet: Re: [caf-afc] Re: Visite de Sharon - Appel de l'UPJB à rassemblement - rectificatif - rectificatif bis
h.m.wajnblum@...
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L'UPJB partage entièrement ce point de vue.
Henri Wajnblum

"p.branquart" a écrit :

 Vouloir ajouter Assad ou un autre chef d'état de cette région (Irak, etc..) ne me paraît pas opportun car ces pays n'ont pas la prétention d'être démocratique ! Le Vatican non plus ceci dit en passant ! Je crois que l'objectif de l'UJPB était de nommer les chefs d'Etats des pays démocratiques qui ont acceptés d'être au pouvoir grâce à une coalition comprenant des partis d'extrême droite, racistes et xénophobes tel que ça se passe en Autriche, en Israël , bientôt en Italie. La Belgique, la Flandre en particulier, risque de connaître le même sort.Si l'on veut ajouter à cette liste des hommes d'Etats ayant un jour ou l'autre tenus des propos racistes ou xénophobes, la liste risquerait d'être longue....(rappelons nous d'un ministre de l'intérieur PSC qui avait traité les étrangers de barbares...., etc.....). Ce n'est pas le but de cette manifestation pacifique. Elle s'oppose aux chefs d'Etats démocratiques qui exercent le le pouvoir avec à leurs côtés un ou des partis d'extrême droite.Bien à vous.



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#402 De: Francoise Bolle <fbolle@...>
Date: Jeudi 31. Mai 2001  16:06
Sujet: RE: [caf-afc] Re: Visite de Sharon - Appel de l'UPJB à rassemblement - rectificatif - rectificatif bis
fbolle@...
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Je suis du même avis et n'ai retransmis que le 1er appel (avec la date rectifiée). 

Françoise Bolle
Cabinet du Secrétaire d'Etat à la Coopération au Développement
Boulevard du régent, 45-46  -  1000 Bruxelles
Tél. 02/549 09 35 - 02/549 09 20 - Fax 02/512 21 23

Bovenstaande boodschap verbindt op geen enkele wijze Eddy Boutmans, Staatssecretaris voor Ontwikkelingssamenwerking.
Le message ci-dessus n'engage en rien Eddy Boutmans, Secrétaire d'Etat à la Coopération au Développement.
The above message does not commit in any way Eddy Boutmans, Secretary of State for Development Cooperation.

-----Message d'origine-----
De : p.branquart [mailto:p.branquart@...]
Envoyé : jeudi 31 mai 2001 17:52
À : caf-afc@...
Objet : Re: [caf-afc] Re: Visite de Sharon - Appel de l'UPJB à rassemblement - rectificatif - rectificatif bis

Vouloir ajouter Assad ou un autre chef d'état de cette région (Irak, etc..) ne me paraît pas opportun car ces pays n'ont pas la prétention d'être démocratique ! Le Vatican non plus ceci dit en passant ! Je crois que l'objectif de l'UJPB était de nommer les chefs d'Etats des pays démocratiques qui ont acceptés d'être au pouvoir grâce à une coalition comprenant des partis d'extrême droite, racistes et xénophobes tel que ça se passe en Autriche, en Israël , bientôt en Italie. La Belgique, la Flandre en particulier, risque de connaître le même sort.
Si l'on veut ajouter à cette liste des hommes d'Etats ayant un jour ou l'autre tenus des propos racistes ou xénophobes, la liste risquerait d'être longue....(rappelons nous d'un ministre de l'intérieur PSC qui avait traité les étrangers de barbares...., etc.....).
 Ce n'est pas le but de cette manifestation pacifique. Elle s'oppose aux chefs d'Etats démocratiques qui exercent le le pouvoir avec à leurs côtés un ou des partis d'extrême droite.
Bien à vous.


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* Bovenstaande boodschap verbindt op geen enkele wijze Eddy Boutmans,
Staatssecretaris voor Ontwikkelingssamenwerking.
* Le message ci-dessus n'engage en rien Eddy Boutmans, Secrétaire d'Etat à
la Coopération au Développement.
* The above message does not commit in any way Eddy Boutmans, Secretary of
State for Development Cooperation.


#403 De: Yvette Kanarek <yvette.kanarek@...>
Date: Jeudi 31. Mai 2001  16:46
Sujet: Re: [caf-afc] Re: Visite de Sharon - Appel de l'UPJB à rassemblement - rectificatif - rectificatif bis
yvette.kanarek@...
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Je serais d'accord si l'appel stipulait que  sont visés uniquement les gouvernements démocratiques, étant entendu  que des états non démocratiques tels que la Syrie et l'Irak ne sont même pas dignes d'être mentionnés, leur cas étant désespéré. Ou queleque chose dans les genre. Il est encore temps de préparer des calicots en ce sens.

Louis Kanarek.

Henri et Mady Wajnblum a écrit :

L'UPJB partage entièrement ce point de vue.
Henri Wajnblum

"p.branquart" a écrit :

 Vouloir ajouter Assad ou un autre chef d'état de cette région (Irak, etc..) ne me paraît pas opportun car ces pays n'ont pas la prétention d'être démocratique ! Le Vatican non plus ceci dit en passant ! Je crois que l'objectif de l'UJPB était de nommer les chefs d'Etats des pays démocratiques qui ont acceptés d'être au pouvoir grâce à une coalition comprenant des partis d'extrême droite, racistes et xénophobes tel que ça se passe en Autriche, en Israël , bientôt en Italie. La Belgique, la Flandre en particulier, risque de connaître le même sort.Si l'on veut ajouter à cette liste des hommes d'Etats ayant un jour ou l'autre tenus des propos racistes ou xénophobes, la liste risquerait d'être longue....(rappelons nous d'un ministre de l'intérieur PSC qui avait traité les étrangers de barbares...., etc.....). Ce n'est pas le but de cette manifestation pacifique. Elle s'oppose aux chefs d'Etats démocratiques qui exercent le le pouvoir avec à leurs côtés un ou des partis d'extrême droite.Bien à vous.
 
 

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#404 De: "RésistanceS.be RésistanceS.be" <resistances_be@...>
Date: Jeudi 31. Mai 2001  23:08
Sujet: N°44 : tueries du Brabant : piste terroriste, un étrange suicide
resistances_be@...
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RésistanceS-Info-Net
Journal électronique du site RésistanceS

www.resistances.be

n° 44 – 31 mai 2001

Sortie du précédent n° : 27 mai 2001

 resistances_be@... et resistances@...


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Dossier spécial :

Années de plomb belges,
du banditisme au terrorisme



Années de plomb belges (I)
La piste terroriste, enfin !

La presse écrite belge, nous informait ce 31 mai, que les enquêteurs du dossier des « tueries du Brabant » allaient abandonner la « piste banditisme » pour celle du « terrorisme ».

Seize ans après les dernières actions connues des « commandos » qui commirent ces tueries du Brabant (massacres commis dans des grandes surfaces entre 1982 et 1985, essentiellement dans et autour du Brabant wallon), l’enquête semble trouver une nouvelle orientation, enfin ! A l’époque, des journalistes d’investigation et des organisations antifascistes avaient clairement affirmé que ces étranges massacres auraient pu être organisés dans le cadre d’un plan terroriste de déstabilisation de la Belgique. But de celui-ci : renforcer le système contre toutes attaques extérieures (nous étions encore en pleine guerre froide contre le Bloc soviétique) comme intérieures (de grandes manifestations populaires avaient lieu contre la présence des missiles nord-américains sur des bases belges de l’OTAN).

RésistanceS a toujours soutenu la thèse du terrorisme et l’utilisation d’une « main d’œuvre », entre autres, d’extrême droite pour réaliser ce plan de déstabilisation. Un dossier complet sur les « années de plomb belges » est d’ailleurs disponible sur notre site : http://www.antifa.net/resistances/tueurs0.html



Années de plomb belges (II)
L’étrange disparition d’une courroie de transmission

On vient d’apprendre le « suicide » d’un certain Pierre-Paul De Rycke. Un personnage important de la vie nocturne bruxelloise, il y a plus de seize ans, et courroie de transmission entre l’extrême droite subversive, des « notables » importants du milieu du banditisme, des policiers et des militaires de carrière. Il fut soupçonné d’être à la tête d’un réseau de chantage lié au Front de la jeunesse. Principales victimes : des magistrats. Pourquoi De Rycke est-il mort ?

Dans son édition du 31 mai, le journal satirique « Père Ubu » (proche des intégristes d’extrême droite de l’association Belgique & Chrétienté) nous informait que « Pierre-Paul De Rycke vient de se « suicider » (la balle fatale a été tirée à une certaine distance de sa tête, ce qui prouve que l’homme avait le bras long…) à Zellik ». Marquant son étonnement sur cette étrange disparition, « Père Ubu » ne semble cependant pas bien connaître le personnage en question. Pourtant, celui-ci est une vieille connaissance des réseaux antifascistes belges et français. En effet, en janvier 1987, « Article 31 » (un mensuel belgo-français d’investigation contre l’extrême droite) avait publié un article concernant le « rapport Jonathan ». Un rapport d’enquête rédigé par la police judiciaire liégeoise, vers le mois de mars 1984, sur les liens du « club Jonathan », dirigé par le même Pierre-Paul De Rycke et fréquenté par une drôle de clique. Ci-dessous, nous republions cet article (entre-parenthèse, nous y avons rajouté des « notes de la rédaction » – ndlr).


La « rapport Jonathan »
(in « Article 31 », n° 26, janvier-février 1987, pp. 17-19)

Pierre-Paul De Rycke, ce « gentil organisateur » de la vie nocturne bruxelloise est loin d’être un inconnu, puisqu’en octobre 1985, il fut candidat aux élections législatives sur les listes de Forces Nouvelles (ndlr : qui ensuite prendra le nom de Parti des forces nouvelles, le PFN) et qu’il est en contact permanent avec les responsables du Front de la jeunesse (groupe d’action de Forces Nouvelles et soutenu, dans les années septante, par le CEPIC, l’aile d’ultradroite du Parti social-chrétien, le PSC, menée par l’ancien ministre de la Défense Paul Vanden Boeynants).

De Rycke fut le propriétaire du bar nocturne le « Jonathan » et, après l’avoir vendu,  s’installa ensuite dans un autre établissement, « Le Plein pot ». C’est là qu’au soir des élections législatives de 1985, Forces Nouvelles conviait ses sympathisants à venir fêter les succès partiels remportés par cette formation. Dans le « rapport Jonathan », le club de Pierre-Paul De Rycke était décrit comme « le quartier général de l’extrême droite ».

Il forçait ses « hôtesses » à la prostitution, et celles qui hésitaient se voyaient taxées d’une amende. Le rapport fait aussi état de l’utilisation de drogues dures dans le club, mais se sont les pratiques de chantage qu’il convient d’examiner plus attentivement. On organisait au « Jonathan » des shows de hard-porno, auxquels les clients participaient, et dont on faisait ensuite écho dans le magazine porno « Paris Las Vegas ».


Le chantage

Mais poursuivons la lecture du rapport : « De Rycke profitait de ces manifestations pour prendre des photos scandaleuses, qu’il utilisait ensuite pour faire chanter les gens. De Rycke poussait ses hôtesses à soûler les clients, de manière à ce qu’ils ne s’opposent pas à la prise des photos. Il pouvait les utiliser par la suite pour mettre les clients « sous pression ».

Jean Bultot (l’ancien directeur adjoint de la Prison de Saint-Gilles, membre actif du Parti des forces nouvelles et lié à plusieurs « acteurs » clés du dossier des tueries du Brabant) était une des personnes filmées. Toujours selon le rapport, De Rycke garda la cassette pour pouvoir le faire chanter plus tard. « Une grande amitié semblait cependant les lier » ajoute-t-on. La note continue en signalant la présence du directeur d’une agence de banque de Cureghem (quartier d’Anderlecht, une des 19 communes de Bruxelles). Il encaissait les chèques des clients. Les chèques n’apparaissant donc pas dans la comptabilité du club. Autre client régulier de ce haut lieu de la vie nocturne : un marchand d’armes, soupçonné de trafic.

Les militants d’extrême droite arrivaient armés au « Jonathan ». Le rapport se fait même plus précis : « Parmi eux se trouvaient des militaires d’active, qui amenaient avec eux les armes de leurs unités ». « (…) En certaines circonstances, le Front de la Jeunesse assurait la sécurité du club. Les agents de la sécurité étaient dirigés par un habitué, Francis Dossogne (1) ».

Plus loin, on cite encore une série de gens du « milieu », qui tous entretenaient d’excellentes relations avec Jean Bultot. Parmi ceux-ci, on cite Raymond Lippens, une des personnes mises en cause dans « le casse de la rue Haute », un hold-up dans une agence de la Société générale, où des gangsters ouvrirent en un week-end un nombre impressionnant de coffres, dans le style du « casse de Nice » de Spaggiari (2).

On y parle aussi du propriétaire d’un club de la Porte de Namur. Ce club fut repris par un ancien membre de la police judiciaire, Freddy G, un inspecteur ayant enquêté dans le cadre de la Bande de Nivelles (nom donné à la bande des tueries du Brabant). Freddy G quitta la PJ, mais tomba, l’an passé, pour proxénétisme.

On y parle encore d’un coiffeur et d’un ancien légionnaire du Vietnam. Tout ce beau monde fut inquiété lors de l’« opération Vietnam », opération montée en novembre 1985 dans le cadre des recherches sur la Bande des Tueurs. Et le « rapport Jonathan » continue : on cite le patron d’une firme de taxi bruxellois, disposant de sa propre équipe de choc.


La police, les barbouzes

Parmi les clients, on trouve également des inspecteurs et des agents de la police de la commune de Saint-Gilles, qui consommaient gratuitement les boissons du « Jonathan ». Un d’entre eux, un certain Van Ryckel, est d’ailleurs un adepte du tir pratique. Il a été arrêté l’an passé pour avoir commis un hold-up dans un bureau de poste. Et la liste continue. Dans la bande du « Jonathan », on cite encore deux « instructeurs » : Lucien-Victor Ott, un ancien gorille du président De Gaulle, et Jacques Calmette, un ancien instructeur de la firme privée de sécurité « Wackenhut », du Front de la jeunesse et du Westland new post (WNP). Calmette a aussi formé le service d’ordre de Forest National, les gardes de City 2, des membres de l’Escadron spécial de la gendarmerie, des gardes de corps d’hommes politiques…

Le rapport précise encore que Jean Bultot participa à des « réunions confidentielles », auxquelles prenaient part De Rycke, Lippens, le patron de taxis et un certain José S.

En résumé, le « Jonathan » servait de lieu de rencontre à un mélange détonant : des militants d’extrême droite et des gens du milieu (banditisme). Mais avant tout, il servait à monter des opérations de chantage via l’utilisation de photos compromettantes. Et cela nous remet en mémoire une série de dossiers qui firent déjà couler beaucoup d’encre dans le passé.

(…) On nage en pleines eaux troubles. La fonction précise du chantage monté autour du « Jonathan », comme les victimes de celui-ci restent vagues. Ce qui est sûr par contre, c’est que les victimes favorites des maîtres chanteurs appartenaient à l’appareil judiciaire. Ce qui est par contre incompréhensible, c’est que le « rapport Jonathan » n’ait jamais donné lieu à une enquête sérieuse.

____________
Notes :

(1) Francis Dossogne a commencé sa carrière professionnelle comme journaliste au « Nouvel Europe magazine » (journal d’extrême droite lié à la droite du PSC, le CEPIC de Paul Vanden Boeynants). Ensuite, il a dirigé « Le Moniteur de l’Indépendant », un journal lancé par Forces nouvelles et qui visait les petits indépendants. Après sa condamnation au procès du Front de la jeunesse (1981-82), Francis Dossogne a monté un bureau de détectives « Europa » dans lequel, il embauchait semble-t-il les gros bras de son mouvement politique.

A propos de Francis Dossogne, lire sur le site de RésistanceS : http://www.antifa.net/resistances/dossogne.html

 (2)   Le cerveau du « casse de la rue Haute », Serge de Thibault de Boesinghe, a été condamné, en 1982, à cinq ans de prison. Il s’était déjà enfui lorsque le tribunal ordonna son arrestation immédiate. Dans les années soixante, de Thibault militait dans l’organisation Jeune Europe. Dans les années septante, il devint membre d’une organisation néonazie internationale, le Nouvel Ordre Européen, et milita dans la branche belge du mouvement, avec l’ancien combattant du Front de l’Est et rexiste, Jean-Robert Debbaudt (ndlr : aujourd’hui, membre du Vlaams Blok et proche du Bloc Wallon ; lire à ce propos sur notre site : http://www.antifa.net/resistances/degrelle.html). Ce dernier était très lié à Léon Degrelle, l’ancien chef de Rex et général SS réfugié en Espagne. Lors d’une perquisition au domicile de  Serge de Thibault, on trouva des emblèmes nazis et du courrier montrant qu’il était lui aussi en contact tr ès étroits avec Léon Degrelle. Certains allèrent même jusqu’à affirmer qu’une partie de l’argent (du « casse de la rue Haute ») avait pris la route de l’Espagne pour rejoindre le « beau Léon ». Au moment de sa condamnation, Serge de Thibault était le vice-président d’un groupe d’extrême droite, la Ligue civique belge. La justice vient semble-t-il d’accorder à Serge de Thibault de Boesinghe la révision de son procès sur la base des rétractions tardives d’un de ses accusateurs.


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