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L'ASPECT FEMININ DU TRAVAIL CEREMONIEL.
Un appel aux femmes.
Une conférence publique donnée au Centre Théosophique de Huizen (Naarden),
Pays-Bas, au cours de l'été 1969, par Mme Elisabeth Warnon, Fondatrice et
Protectrice de l'Ordre de la Mère du Monde.
Conférence traduite de l'anglais d'après le manuscrit original.
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Amis,
Plusieurs occultistes ont annoncé qu'un renouveau du CULTE AUTHENTIQUE DE LA
MERE aurait lieu au début du siècle prochain. Et pourquoi pas?
J. J. Van der Leeuw a écrit qu'un jour apparaîtra, dans une race future,
lorsqu'un nouvel idéal religieux de DIEU LE PERE, en tant que FEU DE
L'ACTIVITE CREATRICE et la MERE ETERNELLE, seront considérés comme faisant
Un. Ceci transformerait les différences qui existent entre les sexes, et
toutes les choses qui influencent nos vies individuelles et sociales. Il a
aussi dit qu'en apprenant à connaître la MERE ETERNELLE, nous nous
trouverions enveloppés pas sa PLENITUDE MATERNELLE qui englobe l'univers
tout entier.
Et pourquoi pas? Pourquoi les femmes d'aujourd'hui ne restaureraient-elles
pas un CULTE DE LA MERE qui leur serait spécialement réservé? Pourquoi ne
redécouvriraient-elles ses rituels spécifiques, et ne respecteraient-elles
pas certaines disciplines?
Les femmes peuvent élargir leur horizon pas des études spirituelles et
occultes, comme l'a fait Madame Blavatsky. Pourquoi pas? puisque les Eglises
traditionelles et les groupes spirituels, qui sont fort masculins,
n'admettent pas les femmes à partager leur PRETRISE, ni souvent à entrer
dans leurs cénacles occultes.
Aujoud'hui, nous pouvons parler ouvertement d'une PRETRISE FEMININE. Cela ne
choque plus les convictions des gens, comme c'était le cas il y a 50 ou même
20 ans. Alors, la chose était absolument scandaleuse. La prêtrise pour les
femmes a été proposée et considérée, non pas du point de vue féminin qui est
celui du CULTE DE LA MERE, mais plutôt du point de vue masculin qui est
celui du CULTE DE JESUS-CHRIST.
Il est tout-à-fait clair que le pape Jean-Paul II ne partage pas du tout
cette façon de voir. A la Mère THERESA KANE, qui osa lui remettre une
pétition pour l'ordination des femmes à la prêtrise Romaine, il répondit
vertement: "Soyez prudente! ou vous serez bientôt obligés de porter à
nouveau la longue robe noire!"
Les églises Protestantes semblent avoir une vue moins étroite dans ce
domaine. De nombreuses femmes sont ordonnées et fonctionnent comme Pasteurs.
Elles sont fort respectées dans les pays protestants comme la Norvège, la
Suède, les Pays-Bas, et parfois en France.
On ne peut nier la présence de nombreux obstacles à surmonter sur le chemin
de la PRETRISE FEMININE, particulièrement dans les domaines de la théologie,
de l'histoire et de la tradition, comme nous allons le voir.
Notre civilisation, aussi avancée soit-elle, est encore profondément
attachée à la morale et aux valeurs de la tradition Judéo-Chrétienne. Le
mythe d'Adam et Eve, qui est mal compris, pèse lourdement sur la position de
toutes les femmes.
Nous pouvons encore entendre invoquer l'extrait de la Genèse (3:16) qui
rapportent les paroles d'un Dieu méchant: "Dieu dit à la femme: je
t'affligerai de plusieurs maux pendant ta grossesse et tu enfanteras dans la
douleur. Tu seras sous la puissance de ton mari, et il te dominera." Voilà
bien la source de la suprémacie masculine.
Dans le Nouveau Testament, (1Timothée 1:11-12), nous trouvons aussi: "Que
les femmes se tiennent en silence, et dans une entière soumission losqu'on
les instruit. Je ne permets point aux femmes d'enseigner, ni de prendre
autorité sur leur mari; mais je leur ordonne de rester dans le silence".
Et Saint Paul continue: "Je veux que vous le sachiez.... Le Seigneur de
chaque homme c'est le Christ, le Seigneur de chaque femme, c'est l'homme."
Et Mohamed de déclarer: "Lorsqu'Eve fut créée, Satan se réjouit".
Les hommes juifs remercient le Seigneur chaque matin de ne pas être nés
femmes!
Suivant ces mythes, ces paroles proférées par un dieu d'une époque révolue,
ou annoncés aux hommes par de soi-disant PROPHETES INSPIRES, il semble
normal pour l'Eglise de considérer les femmes comme des créatures
exclusivement senduelles dépourvues d'âmes.
Mais les temps ont changé, les temps changent encore...
Aujourd'hui, l'aspect féminin de la matière devient plus important dans tous
les domaines de la vie. Je suis toujours étonnée lorsque j'entend parler de
la libération des femmes et de leur promotion. Il semblent que tout le monde
ignore volontairement le côté spirituel de cette matière ainsi que le rôle
spirituel que la femme est appelée à jouer au côté de son Compagnon Eternel:
l'homme.
Nous assistons, impuissantes, à la défaite de notre grande civilisation
Chrétienne, qui a pris le risque d'être vaincue par le matérialisme
grandissant, gagnant force et vigueur chaque jour, rejettant dans son éveil
toute pensée religieuse, tout idéal, toute morale. L'abus des drogues, la
perversion sexuelle, la violence écrasent tout ce qui est beau, tout ce qui
est pur....
En cette époque dans laquelle n'importe quelle excuse est bonne pour rejeter
tout sens de responsabilité; une époque où la dépression, le découragement,
le désespoir rendent l'homme esclave, le mène au suicide, à la violence, au
vol, à la débauche; il devient de plus en plus nécessaire, sinon
indispensable, de montrer aujourd'hui l'aspect féminin caché des religions
masculines, aussi bien que de promouvoir les mouvements parallèles féminins,
qu'ils soient philosophiques ou spirituels. C'est le droit de la femme de
regarder dans le passé et d'étudier le rôle qu'elle y a joué tout au long de
l'histoire de l'humanité.
Arrêtons-nous ici pour observer plus en détail les Cultes du passé dédiés à
la Mère Divine, puisqu'ils furent presqu'exclusivement célébrés par des
femmes.
Pour commencer, QUI ETAIT LA MERE DIVINE?
Héléna Pétrovna Blavatsky parle d'Elle dans la première stance de la
Doctrine Secrète, et elle associe Son nom à celui du Père, en parlant du
PERE/MERE ETERNEL, le premier couple divin, indispensable à la création de
l'Univers.
La MERE est l'un des prototypes fondamentaux, sinon le plus important. La
MERE est la matrice nouricière dans laquelle tout prend naissance, et dans
laquelle tout retourne. La MERE est l'espace infini, l'arbre de la VIE, le
pôle complémentaire du PERE.
Nous pouvons voir, par ce qui précède, la véritable Dimension Universelle de
la MERE, la REINE du Cosmos et la Mère de DIEU!
DEVI MAHATMA, une disciple de cette Grande Mère, La chante en ces termes:
"Vous êtes l'Essence Eternelle,
La Mère des dieux et des hommes,
La Déesse Suprème,
Par Vous, les mondes ont été crées,
Vous êtes leur support,
Vous êtes leur protection,
Et c'est Vous qui à leur fin, les dévorez,
A la fin, éternellement.
Depuis le début de la Création,
Vous avez assumé une forme créatrice,
Et lorsque le monde a besoin de votre protection,
Votre forme est celle de la Vie Elle-même.
Mais, lorsqu'arrive la fin,
Nous vous voyons comme Destruction,
Et pourtant, Vous vous identifiez à l'Univers".
Oui, la MERE s'identifie à l'Univers, à la force créatrice, à la Mahasmakti.
Elle est la Puissance d'exécution du PERE, à Qui elle est éternellement
unie.
Une autre disciple de la MERE: MAHAKALA SAMHATA la décrivit comme suit:
" Vous n'êtes ni fille, ni vierge, ni femme, ni jeune, ni vieille.
Vous n'êtes ni femelle, ni mâle, ni même neutre.
Vous êtes ENERGIE, inconcevable, sans limite;
L'Etre de tout ce qui existe, que la dualité n'a pas touchée.
Vous êtes le BRAHMAN SUPREME que l'être humain ne peut atteindre
Que par l'ILLUMINATION et la SAGESSE PURE".
A la MERE DE L'UNIVERS, la MAHASHAKTI, est donné de transmettre la
conscience de BRAHMAN, ou du DIVIN, l'énergie du Mouvement Intelligent à
toute la matière. Cette énergie, cette grande Mère, pénètre l'Univers
éternellement. Elle est aussi le sentier du retour, qui est toujours offert
à la conscience qui fait l'ascension de l'infini.
La Mère Primordiale, la Déesse qui est Unité, devient le multiple,
l'Incalculable. Elle porte des milliers de noms, chacun en accord avec
l'aspect divin qu'Elle représente.Pourtant, Elle est l'Unité elle-même: la
MERE!
" Lorsque je pense à l'ETRE SUPREME, Qui ne crée, ni ne conçoit, ni ne
détruit, je l'appelle BRAHMAN ou PURUSHA, le dieu impersonnel", dit
Ramakrishna, "Lorsque je pense à LUI comme actif, créateur, conservateur et
destructeur, je l'appelle SHAKTIMAYA ou PRAKRITI, le dieu personnel. Mais la
différence entr'eux n'a pas d'importance. La MERE DIVINE et BRAHMAN sont
UNS".
Voici la GRANDE MERE, la MERE DIVINE, dans ses dimensions réelles et
incommensurables, telle qu'Elle se présente à notre vision intérieure
pendant l'ère du Verseau. L'être humain, qui a maintenant dépassé les
limites de notre planète, ne peut plus ignorer l'incommensurabilité de la
MERE.
Considérons le CULTE DE LA MERE, tel qu'il existait dans le passé.
L'archéologie nous apprend que la GRANDE MERE était vénérée avant l'époque
néolithique (il y a 9.000 ans), certains historiens allant même jusqu'à
l'époque paléolitique (il y a 27.000 ans).
Depuis le début de l'ère historique, et même avant l'époque néolithique, il
semblerait que la monarchie (qui selon Frazer, fut d'abord de Droit Divin)
était représentée par une Grande Prêtresse, agissant comme chef de l'état.
L'archéologie a aussi établi que les premières lois, les gouvernements,
l'art de guérir, l'architecture et la métalurgie, les véhicules sur roues,
le tissage et l'écriture, furent d'abord développés dans des sociétés
matriarcales, celles qui adoraient la Déesse comme agent createur de
l'Univers.
Mais, à notre surprise, la plupart des documents et des objets venant des
grandes religions féminines, qui durèrent pendant des milliers d'années,
bien avant que les Hébreux, les Grecs ou les Chrétiens ne soient apparus,
sont cachés dans des textes archéologiques obscurs, dans des librairies
inaccessibles, la plupart fermées au grand public, telle que la Bibliothèque
du Vatican.
D'autre part, les traducteurs de ces textes anciens utilisaient le terme
l'oeuvre divine, le genre féminin de Dieu, pour décrire tout ce qui concerne
la Déesse ou les Prêtresses de la Mère. Quelques historiens ont même dépassé
ce genre féminin en utilisant le terme: fertilité. Mais de nos jours, on a
accepté le fait que les prêtresses des Temples anciens guidaient la destinée
des nations. Elles étaient les Guérisseuses (souvent par magnétisne ou par
chromothérapie), les prophétesses et de vaillantes guérières. Ce furent ces
femmes qui fondèrent le culte des ancêtres, et furent les premières à faire
l'expérience de sensations biologiques d'êtres et de choses invisibles.
Dans le culte de la personnalité féminine, et pour ses prêtresses, le sexe
était considéré comme un don que l'humanité reçut de la Déesse, il était
donc sacré et respecté.
Le soleil était souvent considéré comme un dieu actif, tandis que la Lune
était l'aspect féminin de ce même dieu, et était donc passive. Pourtant dans
des lieux fort intéressants, comme l'Australie, chez les esquimos, et
particulièrement chez les Kassis de l'Inde, il existe encore des légendes
sur la Déesse du Soleil, créatrice de l'Univers.
Dans l'Egypte ancienne, jusqu'à la XVIIIe dynastie, de 1570 à 1300 avant
J.C., les femmes étaient considérées comme l'égal de l'homme. Les Reines
partageaient le pouvoir avec leur époux lorsqu'il rendaient la justice, et
les remplaçaient pendant leur absence.
Il est écrit qu'au début de la période dynastique, 61 prêtresses et
seulement 18 prêtres servaient la Déesse Mère, avatar d'Isis, tandis que
Neith était servie exclusivement par des prêtresses.
Les Mystères d'Isis sont le fondement de tous les Mystères essentiels qui se
répandirent plus tard dans tous les pays civilisés. De l'Egypte, ils
allèrent en Grèce, ils y inspirèrent les enseignements d'Orphée et de
Pythagore, ceux des Cabbires de Chypre, ceux de Jupiter, ceux de Mythra en
Crète, de Bacchus et de Cérès.
En Sémurie, bien des femmes étaient des prêtresses consacrées à la Grande
Mère, la Mère Divine. Des prêtresses existaient aussi en Assyrie, en
Phénicie et en Anatolie, aussi bien qu'à Rome et en Gaule. Il y avait aussi
des scribes et des agents domestiques.
En Crète, les Prêtresses étaient considérées comme des intermédiaires entre
les divinités et le peuple. La Prêtresse générale de la Mère personnifiait
la MERE DIVINE.
Dans les musées d'Athènes, on expose une figure de la MERE DIVINE et de SES
PRETRESSES en adoration. L'une des premières Sociétés Féminines fut fondée
par Olympia, et le Culte de la Mère Divine y était célébré exclusivement par
des prêtresses des Temples.
On peut encore voir, sous la statue du Christ placée au portail central de
la Cathédrale Notre-Dame de Paris, qui fut bâti sur un ancien temple dédié à
Isis, la figure de Cibèle portant deux livres, l'un ouvert, l'autre fermé.
Ce symbole indique qu'elle détenait la connaissance exotérique et
ésotérique.
J'ai appris récemment que la ville d'Eze-sur-Mer, dans les Alpes Maritimes,
portait la devise "Isis Moriendo Renasco", qui promet le résurection par le
Mystère d'Isis. Le nom de la ville: Eze, dériverait du nom d'Isis. Il n'est
donc pas surprenant que la France ait été le lieu privilégié pour les
apparitions de la Vierge, comme pour la résurgence du Culte de la Mère, et
du Culte de Notre-Dame.
Je ne consacrerai pas plus de temps à ce sujet qui est passé depuis
longtemps. Celles qui parmi vous désireraient rassembler plus de
documentation sur ce sujet, ainsi que de nombreux détails, peuvent les
trouver dans un livre récent: "Lorsque Dieu était femme", de Merlin Stone.
Le sous-titre de ce livre est "Contribution à la découverte de la Grande
Déesse, la source du pouvoir pour toutes les femmes".
Je ne suis pas du tout une féministe, comme vous pourriez le croire d'après
cette adresse. Et je ne ferai aucune publicité pour aucun des ouvrages qui
ont été publiés récemment, et qui sont souvent écrit par des femmes
révoltées qui cherchent une excuse pour leur arogance et leur sexisme.
Je passerai aussi sous silence les cultes de la M`ere et les rituels
gnostiques dédiés à Sophia, car je n'ai pas le temps d'en parler ici. Je ne
citerai qu'en passant que l'existence de "LA DAME CATHARE", les chants si
beaux des troubadours et des bardes, ainsi que le mythe de Béatrice, et bien
d'autres.
A quel moment, et pour quelles raisons, l'Eternel Féminin fut-il abaissé et
remplacé par l'Eternel Masculin?
L'archéologie, la mythologie et l'histoire rapportent que les adeptes de la
nouvelle religion de l'époque imposa des Dieux masculins, environ 3.000 ans
avant J.C.. En réalité, il semblerait que les religions féminines furent
absorbées progressivement dans une panoplie de dieux masculins, et que ces
dieux vaincurent chaque chose dans leur éveil. On dit aussi que, venant des
Indes, une chaîne de Sages du nord (Shamballa), s'étendit jusqu'en Grèce,
mais qu'ils y furent tués. En conséquence, il fut décidé à cette époque, que
l'humanité ne serait plus aidée pendant longtemps. Nous savons que cette
communauté de femmes et d'hommes est toujours en vie.
Depuis lors, la Hiérarchie Initiatique devint presqu'exclusivement l'oeuvre
d'hommes, et le Patriarcat, qui est toujours en vigueur, fut installé.
Depuis lors, les femmes furent considérées comme inférieures, et il en fut
de même pour la Déesse. Mais des femmes courageuses, à l'égal de leurs
compagnons masculins, créèrent une hiérarchie féminine sur le plan physique,
ainsi que des sociétés secrètes féminines, qui eurent toujours, dès leur
fondation, de grandes difficultés pour s'établir.Cette hiérarchie féminine
correspond et est en contact avec la hiérarchie occulte.
Dans les enseignements secrets et sacrés de l'Inde, une Hiérarchie Blanche
Féminine est mentionnée, qui se compose du même nombre de membres que le
nombre des Maîtres de la Hiérarchie des Saints Maître. C'est tout ce que
nous savons. L'existence de cette Hiérarchie était gardée fort secrète, mais
elle peut être révélée aujourd'hui, et certains de ses membres sont connus.
Ces Femmes-Maîtresses représentent tous les rayons que nous connaissons. Aux
Indes, sur le 6ème rayon, se trouvent Ma Ananda May, la soeur Krishnabai, la
soeur Palmo (amie de Rukmini Devi que j'ai rencontrée à Adyar), la soeur
Theresa et bien d'autres. Mais ces Dames Eminentes oeuvrent surtout dans le
domaine politique, pour le plus grand bien de la Terre. C'est la Vierge
Marie qui est le Coeur et l'Ame de la Hiérarchie Féminine sur notre planète.
Les Sociétés Secrètes Féminines et le Sacerdoce Féminin, qui sont dédiées à
la Mère du Monde, et simultanément au Christ (comme le sont les femmes
ordonnées à la Prêtrise par les Evêques des Etats-Unis d'Amérique) sont très
discrètes et totalement secrètes.
Ce n'est que depuis la dernière guerre mondiale que l'on peut parler
ouvertement des Loges Maçonniques féminines qui fonctionnent en France, en
Suisse et dans d'autres pays, et du Martinisme, qui fut dès son origine,
ouvert aux femmes, mais qui se masculinisa surtout en France, tandis que
dans d'autres parties du monde, aux Pays-Bas, en Belgique, aux Etats-Unis
certaines femmes furent initiées dans ses rites à égalité avec les hommes.
D'autres Sociétés Secrètes féminines ont été établies depuis lors, et
restent fort peu connues. Bien entendu une autorité masculine est toujours
employée, et souvent imposée aux femmes, dans la plupart des groupes mixtes,
il s'en suit que ce sont presque toujours des hommes qui les dirigent. Les
femmes, à cause de leur éducation, son habituées à considérer l'homme comme
supérieur, et ce sont généralement les femmes qui élisent des hommes aux
postes de direction.
Pourtant, de plus en plus souvent, les femmes prennent conscience de leurs
personnalités, de leur force, et de leurs obligations envers leurs
compagnons, ainsi qu'envers tout ce qui a trait au bien-être: en politique,
dans les domaines de l'éducation, des arts et de la science, pas seulement à
l'échelle familiale, mais aussi à l'échelle planétaire. Les femmes doivent
se réaliser dans le présent et dans le futur. Il n'existe pas de privilège
plus élevé pour une femme comme pour l'humanité, que celui de bien
comprendre son rôle, pas seulement social, mais aussi spirituellement.
Par la vénération de la Mère, par la consécration à Son Service, il est
permis aux femmes, non seulement d'atteindre la connaissance qui fut jusque
maintenant réservé aux hommes, mais aussi de gravir les marches successives
de l'échelle initiatique, et ainsi d'être capable d'accéder à la Prêtrise
Féminine, telle qu'elle exista dans le passé.
Le Maître Koothumi, dans une des lettres qu'il adressa à Damodar, et qui a
été publiée dans le livre "Damodar et les Pionniers du Mouvement
Théosophique", écrit qu'une femme peut, comme un homme, être initiée aux
divins Mystères, et y participer; mais il ajoute: "Ceci lui sera plus
difficile que pour un homme, à cause de sa position".
Ceci est vrai, et le temps n'est pas encore venu pour la femme d'agir selon
son propre libre arbitre. Mais si une femme, à cause de sa position décrite
comme encore plus difficile que celle d'un homme, est capable de remplir les
condition exigées, elle n'en a que plus de mérite!
Lady Emily [Luytens, NDT], un membre de la Société Théosophique des années
cinquante, écrit à ce sujet:
"Chaque femme, en raison de son sexe, est une Grande Prêtresse de Dieu - une
Prêtresse de la religion la plus ancienne de toutes les religions, la
religion-Mystère de la Création. C'est la fonction du Prêtre qui transmue
l'inférieur en supérieur; de consacrer les signes extérieurs visibles, afin
qu'ils représentent au mieux, la grâce intérieure spirituelle. La femme
transmue l'Univers, et c'est pour cela qu'elle remplit à jamais l'office de
la Prêtrise".
" Elle est la gardienne de la Force de Vie du monde, elle construit les
formes de beauté. Sa contribution au monde devrait être celle du perpétuel
changement, de la transmutation permanente, travaillant toujours au
perfectionnement des formes au-travers desquelles opère la vie-force. Elle
devrait aborder chaque question selon le point de vue de la Vie, et de son
expression. Chaque femme est un symbole de la grande Mère-Terre, qui reçoit
toutes les graines en son sein, les transmuant en arbres, en fleurs et en
fruits. D'une même manière", écrit-elle, "chaque femme qui reçoit en son
sein la semence de vie, la transmue et donne naissance aux fleurs de
l'humanité: un enfant vivant... La maternité est la Grande Initiation, parce
qu'elle implique, comme chaque initiation, une expansion de conscience".
"Cette étape", dit encore Lady Emily, "est le premier stade de la Madonne,
qui est la réflection d'une réalité spirituelle qui est encore ignorée des
êtres humains. Mais, depuis 1950, les femmes ont beaucoup évolué et le stade
de la Madonne s'est élargi pour atteindre la dimension de la Mère Cosmique,
l'égale du Père Cosmique".
En vénérant le Principe Féminin de Dieu, l'égal de Dieu le Père, en se
consacrant à Son service, à Sa Prêtrise, il est possible de comprendre cette
divine transmutation de l'énergie créatrice par laquelle une femme, comme un
homme, devient divine.
Carl Jung montre la femme supérieure "rayonnant le Soleil", comme étant
l'image de la Mère du Monde, la Theotokos, rayonnant le Christ.
Romain Rolland, dans son livre sur Ramakrishna, répète les mots suivants
d'un sage fameux:
" Ma Mère est l'énergie du Dieu primordial. Elle est omniprésente, elle est
en même temps à l'intérieur et à l'extérieur de tous les phénomènes. Elle
donna naissance au monde".
Theilard de Chardin, en parlant de la noosphère, la sphère de l'intelligence
qui encercle la terre), dit que cette sphère est polarisée sur la totalité
des femmes, prises en un ensemble, et que chaque femme est une cellule qui
compose la noosphère. Il dit encore dans son essai sur "l'esprit de la
terre, vers l'homme par la femme", qu'elle est en réalité l'Univers qui
s'avance. Toute la question, la question vitale pour la terre, est de le
reconnaître".
Ces seuls mots méritent notre réflexion parce qu'ils attribuent à la femme
certaines valeurs qui dépassent de beaucoup celles de la fertilité et de la
maternité (qui sont souvent inconscientes), les qualités pour lesquelles
elle a été honorée jusqu'à ce jour.
Saint François, et Sainte Claire son amie, furent les fondateurs du Couvent
et du Monastère des Clarisses et des Franciscains. Saint François dit que
"le nouveau rôle de la femme est de servir la mission de la nouvelle terre,
d'élever l'homme au-dessus de son attachement à la matière, jusqu'à la
conscience de l'âme, et ce faisant, lui permettre de renaître".
Voici comment, mes frères et mes soeurs, le rôle le plus important et le
plus vrai de la femme est clairement défini par un Saint!
L'Ere du Verseau est gouvernée par de nouvelles énergies astrales qui
détruisent toutes les limitations, toutes les barrières, et qui commencent à
se tranformer en Pouvoirs.
Les énergies du septième rayon, qui conviennent plus particulièrement à nos
esprits occidentaux, nous sont apportées par l'influence d'Uranus, qui
gouverne tout ce qui est occulte, et fait descendre le futur dans le
présent. Son énergie s'accroît depuis 1675 et continuera de se faire sentir
pendant les prochains 2.000 ans, permettra d'apporter l'hamonie et l'ordre
dans notre monde chaotique et desorganisé.
Le déclin de la science des Rituels correspond au déclin de l'homme
lui-même. Ce déclin est le résultat de son détachement du "Rituel de la
Nature". Dans la nature, chaque chose est un rituel, depuis le lever du
Soleil jusqu'à son coucher, jusqu'à l'éveil de la nature au printemps, et sa
mort apparente en hiver.
Chaque action, specialement les actions spirituelles, qui sont répétées
selon a certain rythme, constitue un Rituel. Chaque Rituel, célébré par
quiconque, est toujours riche en symbolisme, en symboles qui, selon les
Védas, constitue la "Langue des Dieux", en un alphabet de sons, de couleurs,
de pensées et de tout ce qui touche nos sens.
Mais le plus grand symbole qui puisse exister, le Rituel le plus vaste, à la
dimension de l'Infini, est le Drame Divin joué par l'Energie Divine par la
Mère Divine Aditi, lorsqu'elle descend de plan en plan, par un acte de
création.
Nous pouvond lire ce Rituel dans l'évolution de l'espace, dans son expansion
la plus grande, comme dans le plus petit de ses atomes. Les célébrants sont
les grandes intelligences cosmiques et asexuées, jusqu'au plus petit des
Dévas. C'est le Rituel de tous les Rituels! Le premier Rituel de tous est
célébré par la Mère elle-même!
Joie Créatrice! Bien jouer le rôle de néophyte, d'étudiant ou de disciple de
la Hiérarchie, c'est participer au grand Rituel Cosmique, qui distribue le
Sacrement du Don Divin. Quel miracle!
Voici ce qu'en tant que femmes, nous voulons connaître! C'est cela que nous
devrions connaître et accomplir!
La plupart d'entre nous, en Occident, ont été édiquées dans les religions
masculines, mais au plus profond de nous, nous conservons les Anciennes
Mémoires des Autels sacrés des Temples où des Prêtresses honnoraient la
première de toutes les divinités: la Mère!
Depuis 1924, l'année où Vénus s'approcha de notre Terre, l'Energie Féminine
a été renforcée par la Mère qui jusqu'alors avait voilé Sa Face. Maintenant,
elle ouvre Son voile pour Ses filles.
Le livre intitulé "Illumination", écrit par Héléna Roerich, contient ces
mots qui sont pleins de signification:
"La Mère du Monde apparaît comme un symbole de l'origine féminine de la
nouvelle ère, et l'origine masculine rend volontairement le trésor au monde,
à l'Origine Féminine" (p.74), "L'étoile du matin est le signe de la Grande
Ere qui émerge comme le premier rayon, du Christ qui fut tant abaissé par le
monde. N'éloignez pas vos yeux vers la plaine, mais regardez le sommet de la
montagne de la Mère du Monde, il n'y aura plus de limites à vos actions".
(p.674).
Il est très difficile de déterminer les frontières du cosmos, entre le
soi-disant passif et actif. Si nous disons que toutes les énergies sont
actives, les hommes trouvent que cette déclaration est un paradoxe, mais une
conscience supérieure peut comprendre comment percevoir ces forces Energies
de l'Origine comme actives. La différence est tellement subtile qu'il est
difficile d'amener les gens à comprendre le principe évident qui a sa
résidence dans l'énergie de Mulaprakriti, la racine de la matière. Il en est
de même du principe de la vie, qui ne peut s'affirmer sans la réalisation de
l'Origine Féminine.
Elle poursuit dans son livre "Infinity":
"Mulaprakriti est un principe universel, comme l'est le Cosmos lui-même.
L'Origine ne peut être considérée comme des énergies antagonistes. Seule
l'unification de ces énergies peut créer la vie. Nous manifestons notre
révérence pour l'Origine que l'humanité appelle pasive. Oui, oui, oui! La
conscience supérieure connaît ce qu'est la Vérité, et nous sommes prêts à
proclamer cette Vérité à l'humanité. Mais pour ce faire, l'humanité doit
gravir un échelon. Comme chaque Seigneur doit être donné au monde par une
Mère, comment pouvons-nous Vous vénérer, o Mère du Monde? Comment peut-on
accepter, comme la plus haute manifestation du Cosmos, la Puissance de ce
Symbole Intense des trois Rayons reflétés par le Seigneur... On pourrait
dire que l'image radieuse de la Mère apporte une compréhension nouvelle à
l'humanité!!".
Et plus loin dans le même ouvrage, "Nous, les Frères de l'humanité,
combattons avec force pour la stabolité et pour l'installation du principe
de la Mère du Monde. Lorsque la compréhension de la création sera confirmée,
il sera possible de révéler à l'humanité l'énergie créatrice du Feu.
L'humanité a tellement violenté la magnétisme de l'être que la construction
de la Nouvelle Vie devra être établie. Ce n'est que d'une telle manière que
l'on pourra arrêter la génération des courrants. Nous combattons pour le
magnétisme cosmique et pour le principe de la Vie. Cette Ere est tellement
complexe et vaste!
Sous cette tension, au milieu de la terrible incompréhension de l'humanité
en ce qui concerne l'Etre, nous octroyons un nouveau Code de Lois. Nous en
appelons à l'humanité pour comprendre ces Lois. C'est dans ce Code de Lois
que réside le Principe de l'Etre. Nous disons à l'humanité: Vénérez et
respectez l'Origine, vénérez la Mère du Monde, vénérez et respectez le Code
des Lois du magnétisme cosmique".
C'est ainsi que s'exprime le Seigneur par Héléna Roerich. Ainsi, nous, en
tant que femmes, répondent à cet appel urgent: Consacrons-nous au Service de
la Mère du Monde, redécouvrons, côte à côte avec nos compagnons, notre rôle
d'Initiateurs aux "Mystères ] de la Profondeur", comme l'appelle le
Professeur van der Stok!
Chaque ritualiste - homme ou femme - faisant face à l'Autel où se célèbre le
Mystère, peut voir l'analogie entre l'Autel qui est devant lui ou elle, et
le Grand Autel Universel des Cieux, il en est de même des objets rituels et
de leur signification symbolique.
Devant ces symboles si beaux, comment peut-on, face à l'Autel, faire une
distinction entre un Prêtre et une Prêtresse? Comment peut-on ne pas
accepter le service d'une femme, lorsque le Christ et la Mère du Monde
l'offrent pour nous?
Que le Rituel soit masculin ou féminin, qu'il s'adresse à Dieu le Père ou
Dieu la Mère, il s'adresse toujours au Divin, au Dieu-UN!
Les femmes doivent s'élever, par le coeur, vers le plan Bouddhique, parce
que la femme est le coeur de la Terre, la Mère, l'Epouse du Monde, la fleur
Cosmique de la planète!
La Femme est un grand canal pour la métamorphose de la Terre; elle est à la
fois la racine et la nourriture psychique.
La science de l'homme est celle des formes, la science de la femme est celle
des énergies.
Notre corps physique n'importe que fort peu, et les résistances que nous
trouvons sur notre chemin importent encore moins. Conquérons notre Droit
d'accès aux Energies Divines, regagnons notre Droit de vénérer la Mère
Divine, notre droit à la prêtrise féminine!
" Si vous recevez le baiser du Feu de la Mère, si vous vous élevez au-dessus
du courrant, pleines d'amour pour tout, et pour toujours, si votre vision du
monde est transformée, si vous voyez Dieu dans chaque chose qui vous
entoure, si vous ne savez plus comment blesser, si vous savez toujours
comment bénir, - homme ou femme - vous êtes né deux fois, et vous chanterez
le Chant de l'Eternité!
Et pour terminer, voici un autre poème dédié à toutes les Prêtresses de la
Terre:
O vous, Prêtresse!
Vous, Prêtresses, formes du bleu de l'azur,
unies à l'assemblée des Anges, au bord doré de l'Univers,
vous invoquez la Mère du Monde!
C'est de vos bras étendus que coûle votre Puissance infinie et sans limite,
Par des Gestes lents et rythmiques, vous célébrez le Rituel.
Anges de Lumière, vous appartenez entièrement à la présence de toutes
choses,
et vous devenez insensiblement étrangères à votre mémoire, à vos mystères, à
vous-mêmes!
Les portes s'ouvrent, et ces énergies lentes vous saisissent.
Vos corps et vos membres sont présents par leur poids inanimé.
Vos visions touchent les sommets, et vos voix planent,
suspendues à la douceur du calme et aux égalités du temps.
Vous, Femelles flexibles et harmonieuses,
si différentes d'un rêve, suivies d'actions pures; sensibles à
l'Eternel qui vous enveloppe de ses rayons;
vous vénérez le calice capiteux et clair,
et vous brillez de ces flammes!
Debouts, stables, armées de votre Pouvoir Secret,
vous jetez un regard las sur le jour.
Vous êtes à moîtié mortes,
ou bien à moîtié immortelles.
L'Etre Incommensurable vous ravis
et l'encens brûlant s'élève en des formes infinies...
Tous les corps glorieux frémissent dans leur essence.
A tout instant, vous êtes touchées par une suprèmes aspiration,
reconnaissante et infinie.
O vous, si mystérieuses!
Vous vivez tranquilles;
faites d'argile, vous vous souvenez de vous-mêmes.
C'est le réflexe qui vous empèche d'atteindre la pureté totale.
Pourtant, vous êtes celles qui respirent.
Vous partez, pâles et dignes, pétillantes de la Lumière
que vous avez donnée et que vous avez reçue!
O vous, Prêtresses!
Oui, l'aspect féminin du travail cérémoniel est un Pouvoir nouveau de
l'Eternel Présent car il était tel dans le passé. Il est tel aujourd'hui, et
restera tel à jamais, à la Gloire de la Mère de l'Univers!
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© Copyright 1999 by Ordre de la Mère du Monde, Association Inc. -
Wilmington, Delaware USA.
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Vendredi 15. Décembre 2006 15:10
"SEGUY Michel" <seguy.michel@...>
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