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> À: <lilomiango@...>
> Objet: Confirmation d'Inscription à la Liste de
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> De: Presse Africaine <keumayou@...>
> Date: Tue, 14 May 2002 21:09:42 +0200
>
> Bonjour,
>
> Pour confirmer votre inscription sur la liste de
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---------------------------------------------------------Merci
pour cette confirmation à bientôt. Par ailleurs je te
signale que Petit Lilo nous a téléphoné ce matin il se
porte bien.-
>
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Yahoo! Mail : http://fr.mail.yahoo.com
Bonjour,
La Côte d'Ivoire est l'hôte d'honneur de la 68ème Foire
internationale de Nancy (est de la France), qui a ouvert ses portes
le vendredi 31 mai dernier. Près de 150 000 visiteurs fréquentent
chaque année cette manifestation. L'agriculture lorraine et la Côte
d'Ivoire sont les deux thèmes majeurs de cette nouvelle édition.
Jusqu'au 10 juin, la culture, la gastronomie et l'artisanat
ivoiriens tiendront la vedette dans la capitale de la Lorraine, où
l'on parlera également d'économie et de coopération décentralisée.
Je vous propose de suivre la présence ivoirienne en vous connectant
au lien suivant :
http://www.abidjan.net/actualites/reportages/foire_nancy
Les photos et textes sont libres. Vous les copier ou les télécharger
selon la procédure habituelle. A bientôt.
Toussaint ALAIN
Conseiller en Communication
au Cabinet du Président de la
République de Côte d'Ivoire
------------------------------
Conseiller, chargé de la Communication
à l'Ambassade de Côte d'Ivoire en France
06 67 90 76 45 - Fax : 01 49 01 90 36
C’est incidemment que j’ai appris qu’un comité composé de personnes ayant participé à la correction des statuts et du règlement intérieur a été chargé de déposer les statuts de l’association. Ce message est une contestation formelle de cette façon de travailler. Je rappelle que ces personnes qui ont participé à la correction se sont portées volontaires à la suite d’une réunion. Il me semble donc, en toute logique, que c’est au cours d’une réunion que devrait être désignées les membres du comité qui seront appelés à parler au nom des autres membres de l’association en attendant une élection lors d’une assemblée générale.
Je conteste aussi bien le choix de ces membres que le fait de l’avoir appris par «accident », alors que tout le monde aurait pu en être informé par les canaux habituels.
Je propose que cette décision de déposer les statuts soit reportée et qu’une réunion soit convoquée pour en décider. En tout état de cause, ce choix ne m’engage pas, pas plus que les actes qui en résulteront.
Abdoulayye NDIAYE.
Yahoo! Mail -- Une adresse @yahoo.fr gratuite et en français !
Il me souvient que lors de la dernière réunion que nous avons tenue au CAPE il y a deux semaines il avait été décidé par acclamation que les personnes qui avaient finalisé le projet de statuts présenté à l'occasion de cette réunion seraient automatiquement chargées de constituer un premier Comité.
Celui qui figurera sur les documents déposés à la Préfecture de Police. Après le dépôt des statuts, c'est ce même Comité qui devait préparer l'assemblée générale au cours de laquelle seraient définitivement et démocratiquement élus les membres du Comité de notre association. Puisque cette décision pose un problème, je propose que nous nous retrouvions tous vendredi 7 juin à 16 h 00 pour tout remettre à plat avant le dépôt des statuts.
Au regard de l'importance de cette ultime réunion (élection du Comité, relecture des statuts...), je souhaiterais que tout le monde prenne la peine d'arriver à l'heure et d'y assister d'un bout à l'autre. Je compte sur vous tous. Excellente journée et rendez-vous vendredi.
Louis Keumayou
Yahoo! Mail -- Une adresse @yahoo.fr gratuite et en français !
bonjour à tous
j'ai reçu le message suivant de seidick abba:
"J'ai pu témoigner que les personnes présentes à la réunion ont ce jour sans
aucune objection confié au "Comité" la tâche de déposer auprès des autorités les
statuts et de procéder ultérieurement à la convocation d'une assemblée élective.
L'argument avancé était l'absence à ce niveau de tout enjeu et le souci d'aller
vite et efficacement.
Seidik Abba"
je vous prie de considérer, compte tenu de ce témoignage, que ma réclamation est
désormais sans objet.
____________________________________________________________
Faites un voeu et puis Voila ! www.voila.fr
Avec Voila Mail, consultez vos e-mails sur votre mobile Wap.
PREMIER MINISTRE Comité Français pour le Sommet Mondial du Développement Durable
COMMUNIQUE 6 juin 2002
Journées nationales du développement durable
Rennes, 1er et 2 juillet 2002 Le Triangle (30 bd de Yougoslavie)
Les Journées de Rennes sont la dernière étape française avant le Sommet Mondial du Développement Durable, organisé par les Nations Unies - Johannesburg (Rio+10), du 26 août au 4 septembre 2002. Les propositions du Comité Français pour le Sommet Mondial du Développement Durable (CFSMDD) seront présentées et discutées, et feront l'objet d'un Livre blanc qui sera remis officiellement au Chef de l'Etat et au Premier Ministre. Les Journées de Rennes permettront de faire coexister le processus gouvernemental et celui mené par la société civile, et définir ainsi les positions que la France défendra à Johannesburg.
Le Comité Français pour le Sommet Mondial du Développement Durable (CFSMDD), placé auprès du Premier Ministre et présidé par Michel Mousel, regroupe plus de soixante personnalités : les acteurs français du développement durable (citoyens, organisations non-gouvernementales, entreprises, collectivités locales, syndicats, milieu agricole, chercheurs...).
Douze groupes de travail ont dégagé des propositions et recommandations sur les thèmes "prioritaires" : l'eau, l'énergie, la santé, l'agriculture et la sécurité alimentaire, la coopération internationale, le commerce éthique et équitable, les inégalités sociales et écologiques, les garanties d'accès aux services essentiels, les partenariats et financements publics/privés, les villes et autorités locales, les responsabilités sociales et environnementales des entreprises, les contributions des milieux de la recherche. e échelle internationale L'objectif du Comité est de favoriser la sensibilisation et la mobilisation de tous, acteurs et grand public, pour que l'après Johannesburg soit celui du développement durable.
Les Journées de Rennes réuniront plus de 600 personnes : les acteurs français du développement durable, ainsi que des représentants des pays du Sud.
Information/Inscription Participants : Maryvonne Lahaie Communication T. 02 23 42 44 10 Site : http://www.ville-rennes.fr
Relations médias : Claude Lisbonis Communication T. 01 42 02 17 40 / 06 20 67 18 66 ‹ c.lisbonis.com@...
-----Message d'origine-----
De : mbenard@... [mailto:mbenard@...]
Envoyé : lundi 10 juin 2002 16:15
À : marie-christine.delavergne@...;
louis.keumayou@...
Objet : Venue à Paris de notre chercheuse sur la République
Centrafricaine
(Embedded image moved to file: pic06334.pcx)
Suite à notre conversation téléphonique, veuillez trouver un résumé du
rapport sur la République Centrafricaine qui sera publié le 12 juin
prochain.
Mme Véronique Aubert, chercheuse au secrétariat d'Amnesty International à
Londres (bio ci-dessous) sera à Paris les 10, 11 et 12 juin prochains pour
vous rencontrer (de préférence au siège d'AI). Elle sera accompagnée de
Catherine Samba-Panza, avocate centrafricaine, qui travaille au sein d'une
association de femmes juristes spécialisée dans la lutte contre les
mutilations génitales féminines.
Si vous désirez les rencontrer, merci de nous indiquer assez rapidement à
quel moment vous souhaiteriez un rendez-vous.
Bio de Véronique Bouvet, chercheuse sur l'Afrique centrale
A étudié les relations Internationales a l'école des hautes études
internationales a Genève, en Suisse. Spécialiste du droit international.
Master in Law and Diplomacy à la Fletcher School of Law and Diplomacy, à
Boston ? Spécialisation droits humains.
Spécialiste de la question des enfants soldats en Afrique Centrale
Bio de Madame Catherine Samba-Panza
Avocate à Bangui ( République centrafricaine). Elle milite au sein de
l'association des femmes juristes de Centrafrique ( AFJC) . L'AFJC est
spécialisée dans la lutte contre les mutilations génitales et toutes autres
formes de violences dont les femmes sont victimes en Centrafrique.
(See attached file: CP RCA 12.06.2002 french.doc)(See attached file: Résumé
du rapport RCA 12.JUIN.2002 french.doc)
Bien cordialement,
Marjolaine Bénard / Patrick benghersallah-lhostis
tel : 01 53 38 65 41/65 77
fax : 01 53 38 55 00
06 08 10 93 70 / 06 76 94 37 05 soir et week-end
mbenard@...
Bonjour à toutes et à tous,
Les statuts de notre association ont été déposés à la Préfecture de
Police de Paris. En attendant la publication de notre déclaration de
constitution au Journal Officiel, nous continuerons la réflexion sur
les différentes actions que nous entendons mener au sein de cette
structure dont le comité provisoire est constitué comme suit :
Président : KEUMAYOU Louis Magloire, Cameroun
Vice-présidente : SAIHI Horria, Algérie
Secrétaire général : YAO KOUADIO Clément, Côte d'Ivoire
Secrétaire générale adjointe : MANSOR Zuhra, Libye
Trésorier : MIANGO Lilo, RDC (République Démocratique du Congo).
Notre réunion de ce mercredi 19 juin à 17 h 30 aura pour ordre du
jour :
1. Compte-rendu des démarches en vue de la légalisation de
l'association,
2. Préparation de l'assemblée générale constitutive (propositions
diverses : logo, papier en-tête, règlement intérieur, cachet...
3. Divers.
Par ailleurs, je vous informe que je dispose d'un exemplaire du
coffret de 7 CD-ROMs : Afrique, une histoire sonore (1960-2000). Ceux
qui souhaiteraient l'emprunter peuvent me contacter personnellement.
Quant à ceux qui voudraient s'en acheter un, il est disponible sur le
site internet http://www.audio-archives.com
Et si vous préférez les modes de communication traditionnels, je vous
signale que ce coffret est commercialisé à l'échelle internationale
chez les disquaires et les libraires par les éditions Frémeaux et
Associés. Prix de vente : 79,99 euros. Le cas échéant, il est
également disponible auprès de RFI ou de l'INA.
Olivia Brillaud +33 1 56 40 47 27 olivia.brillaud@...
Agnès Baraton +33 1 49 83 20 95 abaraton@...
Anthony Ravera +33 1 56 40 29 85 anthony.ravera@...
Excellente journée et à mercredi !
Louis Keumayou
APPEL URGENT - L'OBSERVATOIRE
Nouvelles informations
TUN 004 / 0602 / OBS 036.01
Détention / Poursuites judiciaires
TUNISIE
12 juin 2002
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme,
programme conjoint de la FIDH et de l'OMCT, vous prie d'intervenir de
toute urgence à propos de la situation suivante en Tunisie.
Nouvelles informations :
L'Observatoire a été informé que M. Zouhair Yahyaoui, fondateur et
principal animateur du site Internet TUNeZINE, doit comparaître les 13
et 15 juin prochains devant la 4ème chambre correctionnelle du Tribunal
de première instance de Tunis. Il avait été arrêté le 4 juin 2002 sur
son lieu de travail. Il est actuellement détenu à la Prison civile de
Tunis.
Le 13 juin il devra répondre du chef d'accusation visé à l'article 306
bis alinéa 2 du code pénal, qui réprime " toute personne qui aura
communiqué ou divulgué une information qu'elle savait être fausse dans
le but de faire croire à un attentat contre les personnes ou contre les
biens, qui serait punissable de peines criminelles ". M. Yahyaoui risque
de six mois à cinq ans d'emprisonnement et de 200 à 2000 dinars
d'amende.
Le 15 juin il devra comparaître pour vol à l'encontre de ses employeurs.
L'Observatoire a toutes les raisons de croire que ces charges ont été
prononcées dans le seul but de sanctionner la liberté d'expression de M.
Z. Yahyaoui. Selon les informations reçues, il aurait subi des
interrogatoires " musclés " sur les activités du site Internet TUNeZINE.
Ce site - censuré en Tunisie - diffuse des informations sur la situation
des libertés fondamentales en Tunisie et dispose de deux forums de
discussion libre. A la veille du référendum du 26 mai 2002 portant sur
la réélection du président de la République, un Forum de discussion
avait été organisé sur cette question. Ces faits, qui s'ajoutent à des
atteintes récurrentes à la liberté d'expression et d'information,
portent un préjudice certain à l'organisation de la deuxième phase du
sommet mondial sur la société de l'information, qui doit se tenir en
2005 en Tunisie.
Au-delà de sanctionner son activité en faveur des libertés
fondamentales, l'Observatoire craint que l'arrestation de M. Z. Yahyaoui
ne participe du harcèlement visant son oncle, le juge Mokhtar Yahyaoui,
radié par le Conseil de discipline de la magistrature en décembre 2001,
après qu'il eut dénoncé le manque d'indépendance de la justice
tunisienne dans une lettre ouverte adressée au président de la
République (Cf. Rapport annuel de l'Observatoire 2001 et Rapport
conjoint de l'Observatoire et d'Avocats sans Frontières / Belgique :
L'affaire Yahyaoui, le combat d'un homme pour l'indépendance de la
Justice - Mai 2002). Depuis plusieurs mois Me Yahyaoui et sa famille
sont en effet l'objet d'actes d'intimidation (filatures, coupures de
téléphone, interdictions de voyager,…), le dernier exemple en date étant
l'interdiction qui lui a été signifiée le 6 juin dernier de quitter le
territoire tunisien, alors qu'il s'apprêtait à prendre l'avion, pour
participer à un colloque du Syndicat européen de la Magistrature à
Paris.
Ces faits s'inscrivent en flagrante violation des dispositions de la
Déclaration sur les défenseurs des droits de l'Homme, adoptée par
l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, notamment ses
articles 6.b et 6.c qui stipulent que " conformément aux instruments
internationaux relatifs aux droits de l'Homme et autres instruments
applicables, chacun a le droit, individuellement ou en association avec
d'autres, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des
idées, informations et connaissances sur tous les droits de l'Homme et
toutes les libertés fondamentales ", ainsi que " d'étudier, discuter,
apprécier et évaluer le respect, tant en droit qu'en pratique, de tous
les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales et, par
ces moyens et autres moyens appropriés, d'appeler l'attention du public
sur la question".
L'Observatoire souligne que ces poursuites s'inscrivent dans un cadre
général de persécution et de harcèlement de toute personne osant
dénoncer les violations des droits de l'Homme en Tunisie et émettre un
avis critique à l'encontre du pouvoir.
Actions demandées :
Merci d'écrire aux autorités tunisiennes et de leur demander de :
i. veiller à ce que la justice s'effectue en toute indépendance et
à ce que M. Zouhair Yahyaoui bénéficie du droit à un procès juste et
équitable, de sorte à ce qu'il soit immédiatement libéré et à ce que les
charges pesant contre lui soient abandonnées en raison de leur caractère
arbitraire ;
ii. mettre un terme à toute forme de harcèlement visant le juge
Mokhtar Yahyaoui et, plus généralement, tous les défenseurs des droits
de l'Homme tunisiens ;
iii. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l'Homme adoptée par l'Assemblée générale des
Nations unies le 9 décembre 1998, notamment à son article 1 qui stipule
que " chacun a le droit, individuellement ou en association d'autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de l'Homme et des
libertés fondamentales aux niveaux national et international ", et aux
articles 6.b et 6.c sus-mentionnés;
iv. se conformer plus généralement aux dispositions de la
Déclaration universelle des droits de l'Homme et des instruments
internationaux liant la Tunisie.
Adresses :
- M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République tunisienne, Fax
: 00 216 1 742 513.
- M. Bechir TEKKARI, Ministre de la Justice, Ministère de la Justice, 31
Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 568 106 E-mail:
mju@...
- M. Abdallah Kaabi, Ministre de l'Intérieur, Ministère de l'Intérieur,
Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Telegram: Ministre
Intérieur, Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 340 888,
E-mail:mint@...
- M. Haj Kacem, Conseiller Spécial auprès du Président de la République,
Chargé des droits de l'homme, Palais Présidentiel, Tunis, Tunisie, Fax:
+ 216 1 571314
- M. Slaheddine Meaoui, Ministre Délégué chargé des Droits de l'Homme,
Bureau du Premier Ministre, Place du Gouvernement, La Kasbah, 1006
Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 256 998 ; 216 1 570 842.
Paris-Genève, le 12 juin 2002
Merci de bien vouloir informer l'Observatoire de toutes actions
entreprises en indiquant le code de cet appel.
L'Observatoire, programme de la FIDH et de l'OMCT, a vocation à protéger
les défenseurs des droits de l'Homme victimes de violations et à leur
apporter une aide aussi concrète que possible.
L'Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l'Homme de la
République Française.
Pour contacter l'Observatoire, appeler La Ligne d'Urgence :
E-mail : observatoire@...
Tel et fax FIDH : (+33 (0) 1 43 55 20 11 / 01 43 55 18 80
Tel et fax OMCT : (+ 4122) 809 49 39 / 41 22 809 49 29
The Observatory, an FIDH and OMCT venture, is dedicated to the
protection of Human Rights Defenders and aims to offer them concrete
support in time of need.
To Contact the Observatory, call The Emergency Line:
Tel: FIDH: 33 (0) 1 48 05 82 46
OMCT: 41 (0) 22 809 49 39
E-mail: observatoire@...
De : TCHIENEHOM Jean-Vincent [mailto:Jean-Vincent.TCHIENEHOM@...]
Envoyé : vendredi 14 juin 2002 19:46
French:
Comité pour la Libération d'Ettounsi (CLE)
Communiqué numéro 05
ref : CLE05
Paris, et autres pays, 13 juin 2002, 18h45
Objet: Procès de Zouhair Yahyaoui (mise à jour) et compte-rendu
d'activité.
Rappel
Taoufik Ben Brik qui a assisté à l'audience ce matin m'a rapporté par
téléphone les faits suivants:
Zouhair a comparu ce matin jeudi 13 juin 2002, dès l'ouverture
contrairement aux habitudes , devant la 4ème chambre correctionnelle
du tribunal de première instance de Tunis présidée par le juge AKRAM
MNEKKEBI, Affaire N° 35 117/2002.
Cette audience rapidement expédiée a eu lieu en présence de Me Samir
Ben Amor, qui a demandé la remise en liberté de Zouhair Yahyoui.
Il y a deux chefs d'inculpation : "propagation de fausses nouvelles"
et "vol" (utilisation de la connexion du publinet où il tenait la
permanence pour se connecter sur internet). Pour chacun des chefs
d'inculpation, Zouhair Yahyaoui risque jusqu'à 5 ans de prison (dix
ans en tout).
Suite
On m'a confirmé par téléphone le report du procès pour le jeudi 20
Juin 2002, 9h00. Le gérant et le propriétaire du publinet ne sont
plus détenus. Ils auraient toutefois subi des pressions très fortes
allant jusqu'à la maltraitance physique.
D'autre part, la vingtaine d'avocats qui se sont portés volontaires
pour la défense de Zouhair n'ont pas été autorisés à le rencontrer.
Bref compte-rendu d'activité
La porte-parole du CLE multiplie les prises de contacts et la
communication. Elle est parfaitement soutenue par tous les individus
qui expriment leur sympathie, leur volonté de faire quelque chose,
par toutes les associations signataires du premier communiqué ainsi
que par les différentes campagnes entreprises indépendemment autour
du cas de Zouhair Yahyaoui/Ettounsi. Je citerai (entre
autres !) Reporters sans Frontières, l'Observatoire pour la
protection des défenseurs des droits
de l'homme (programme conjoint de l'OMCT et de la FIDH) et Amnesty
International. Vous pourrez
trouver une partie des communiqués et articles sur le lien "presse"
du site TUNeZINE que je m'efforce de mettre à jour dès que je peux.
Pour le CLE,
Sophie Elwarda
http://www.tunezine.com
contact@...
Cellulaire: 06 70 52 10 71
^ ^ ^ ^
St
APPEL URGENT - L'OBSERVATOIRE
Nouvelles informations
TUN 004 / 0602 / OBS 036.01
Détention / Poursuites judiciaires
TUNISIE
12 juin 2002
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme,
programme conjoint de la FIDH et de l'OMCT, vous prie d'intervenir de
toute urgence à propos de la situation suivante en Tunisie.
Nouvelles informations :
L'Observatoire a été informé que M. Zouhair Yahyaoui, fondateur et
principal animateur du site Internet TUNeZINE, doit comparaître les 13
et 15 juin prochains devant la 4ème chambre correctionnelle du Tribunal
de première instance de Tunis. Il avait été arrêté le 4 juin 2002 sur
son lieu de travail. Il est actuellement détenu à la Prison civile de
Tunis.
Le 13 juin il devra répondre du chef d'accusation visé à l'article 306
bis alinéa 2 du code pénal, qui réprime " toute personne qui aura
communiqué ou divulgué une information qu'elle savait être fausse dans
le but de faire croire à un attentat contre les personnes ou contre les
biens, qui serait punissable de peines criminelles ". M. Yahyaoui risque
de six mois à cinq ans d'emprisonnement et de 200 à 2000 dinars
d'amende.
Le 15 juin il devra comparaître pour vol à l'encontre de ses employeurs.
L'Observatoire a toutes les raisons de croire que ces charges ont été
prononcées dans le seul but de sanctionner la liberté d'expression de M.
Z. Yahyaoui. Selon les informations reçues, il aurait subi des
interrogatoires " musclés " sur les activités du site Internet TUNeZINE.
Ce site - censuré en Tunisie - diffuse des informations sur la situation
des libertés fondamentales en Tunisie et dispose de deux forums de
discussion libre. A la veille du référendum du 26 mai 2002 portant sur
la réélection du président de la République, un Forum de discussion
avait été organisé sur cette question. Ces faits, qui s'ajoutent à des
atteintes récurrentes à la liberté d'expression et d'information,
portent un préjudice certain à l'organisation de la deuxième phase du
sommet mondial sur la société de l'information, qui doit se tenir en
2005 en Tunisie.
Au-delà de sanctionner son activité en faveur des libertés
fondamentales, l'Observatoire craint que l'arrestation de M. Z. Yahyaoui
ne participe du harcèlement visant son oncle, le juge Mokhtar Yahyaoui,
radié par le Conseil de discipline de la magistrature en décembre 2001,
après qu'il eut dénoncé le manque d'indépendance de la justice
tunisienne dans une lettre ouverte adressée au président de la
République (Cf. Rapport annuel de l'Observatoire 2001 et Rapport
conjoint de l'Observatoire et d'Avocats sans Frontières / Belgique :
L'affaire Yahyaoui, le combat d'un homme pour l'indépendance de la
Justice - Mai 2002). Depuis plusieurs mois Me Yahyaoui et sa famille
sont en effet l'objet d'actes d'intimidation (filatures, coupures de
téléphone, interdictions de voyager,...), le dernier exemple en date étant
l'interdiction qui lui a été signifiée le 6 juin dernier de quitter le
territoire tunisien, alors qu'il s'apprêtait à prendre l'avion, pour
participer à un colloque du Syndicat européen de la Magistrature à
Paris.
Ces faits s'inscrivent en flagrante violation des dispositions de la
Déclaration sur les défenseurs des droits de l'Homme, adoptée par
l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, notamment ses
articles 6.b et 6.c qui stipulent que " conformément aux instruments
internationaux relatifs aux droits de l'Homme et autres instruments
applicables, chacun a le droit, individuellement ou en association avec
d'autres, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des
idées, informations et connaissances sur tous les droits de l'Homme et
toutes les libertés fondamentales ", ainsi que " d'étudier, discuter,
apprécier et évaluer le respect, tant en droit qu'en pratique, de tous
les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales et, par
ces moyens et autres moyens appropriés, d'appeler l'attention du public
sur la question".
L'Observatoire souligne que ces poursuites s'inscrivent dans un cadre
général de persécution et de harcèlement de toute personne osant
dénoncer les violations des droits de l'Homme en Tunisie et émettre un
avis critique à l'encontre du pouvoir.
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Merci d'écrire aux autorités tunisiennes et de leur demander de :
i. veiller à ce que la justice s'effectue en toute indépendance et
à ce que M. Zouhair Yahyaoui bénéficie du droit à un procès juste et
équitable, de sorte à ce qu'il soit immédiatement libéré et à ce que les
charges pesant contre lui soient abandonnées en raison de leur caractère
arbitraire ;
ii. mettre un terme à toute forme de harcèlement visant le juge
Mokhtar Yahyaoui et, plus généralement, tous les défenseurs des droits
de l'Homme tunisiens ;
iii. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l'Homme adoptée par l'Assemblée générale des
Nations unies le 9 décembre 1998, notamment à son article 1 qui stipule
que " chacun a le droit, individuellement ou en association d'autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de l'Homme et des
libertés fondamentales aux niveaux national et international ", et aux
articles 6.b et 6.c sus-mentionnés;
iv. se conformer plus généralement aux dispositions de la
Déclaration universelle des droits de l'Homme et des instruments
internationaux liant la Tunisie.
Adresses :
- M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République tunisienne, Fax
: 00 216 1 742 513.
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- M. Abdallah Kaabi, Ministre de l'Intérieur, Ministère de l'Intérieur,
Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Telegram: Ministre
Intérieur, Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 340 888,
E-mail:mint@...
- M. Haj Kacem, Conseiller Spécial auprès du Président de la République,
Chargé des droits de l'homme, Palais Présidentiel, Tunis, Tunisie, Fax:
+ 216 1 571314
- M. Slaheddine Meaoui, Ministre Délégué chargé des Droits de l'Homme,
Bureau du Premier Ministre, Place du Gouvernement, La Kasbah, 1006
Tunis, Tunisie, Fax: + 216 1 256 998 ; 216 1 570 842.
Paris-Genève, le 12 juin 2002
Merci de bien vouloir informer l'Observatoire de toutes actions
entreprises en indiquant le code de cet appel.
L'Observatoire, programme de la FIDH et de l'OMCT, a vocation à protéger
les défenseurs des droits de l'Homme victimes de violations et à leur
apporter une aide aussi concrète que possible.
L'Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l'Homme de la
République Française.
Pour contacter l'Observatoire, appeler La Ligne d'Urgence :
E-mail : observatoire@...
Tel et fax FIDH : (+33 (0) 1 43 55 20 11 / 01 43 55 18 80
Tel et fax OMCT : (+ 4122) 809 49 39 / 41 22 809 49 29
The Observatory, an FIDH and OMCT venture, is dedicated to the
protection of Human Rights Defenders and aims to offer them concrete
support in time of need.
To Contact the Observatory, call The Emergency Line:
Tel: FIDH: 33 (0) 1 48 05 82 46
OMCT: 41 (0) 22 809 49 39
E-mail: observatoire@...
Monsieur NTUMBA LWABA
Ministre des Droits humains de la République Démocratique du Congo
"Saisine de la Cour Internationale de Justice par la RDC ( Congo) dans le
conflit avec le Rwanda après les massacres de Kisangani"
Le mardi 18 juin 2002, à 15 heures au CAPE
avec l'Union Internationale des Journalistes Africains (UIJA)
Cordialement
Marie-Christine de Lavergne (réponse
marie-christine.delavergne@...)
Dans le cadre de l'ouverture de la Banque des Ivoiriens de France, j'ai le plaisir de vous adresser, ci-joint, une invitation à participer à la cérémonie de Signature d'une Convention de Gestion des Opérations entre la Compagnie de Banques Internationales de Paris (CBIP) et la Banque Atlantique de Côte d’Ivoire – Compagnie Bancaire de l’Atlantique (Baci-Cobaci), le jeudi 20 juin 2002, à 18h 30 précises, dans les Salons de l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Paris.
Je vous en souhaite bonne réception.
Toussaint ALAIN Conseiller en Communication au Cabinet du Président de la République de Côte d'Ivoire -------------------------------------- Conseiller, chargé de la Communication Ambassade de Côte d'Ivoire en France 06 67 90 76 45 - Fax : 01 47 78 11 30
Journées nationales du développement durable 1er et 2 juillet 2002 ‹ Rennes
Vous trouverez ci-joint :
- l'invitation à la conférence de presse du jeudi 20 juin à 11h30 à l'Hôtel de Broglie, 35 rue Saint-Dominique, salle René Gassin, 75007 Paris (M° Invalides, Solférino, Assemblée Nationale)
- une fiche d'information pratique pour votre déplacement à Rennes.
Nous sommes à votre disposition pour toutes informations. Claude Lisbonis / Jean-Baptiste Varrel CLC ‹ T. 01 42 02 17 40 / 06 20 67 18 66 ‹ c.lisbonis.com@...
UNESCO
Cabinet du Directeur général
Flash Info n°40
La Porte-parole
le 18 juin 2002
Mail : m.de-pierrebourg@...
Tel . 00 33 1 45 68 13 26
Fax : 00 33 1 45 68 55 66
L'éducation pour tous : toujours pour demain ?
La 21ème séance du cycle des Entretiens du XXIe siècle se tiendra le
mardi 18 juin 2002, de 18 h00 à 20 h30 au siège de l'UNESCO (Salle II).
Cette séance prévue pour se tenir le 26 avril dernier au terme de la
semaine d'actions qui ont accompagné le deuxième anniversaire du Forum
mondial sur l'éducation de Dakar, avait du été repoussée pour des raisons
techniques, cependant, le Directeur général de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura,
le Sous-Directeur général pour l'éducation, John Daniel, ont tenu à
l'inscrire pleinement dans le cadre de l'Education pour tous.
Michel Serres, philosophe et écrivain, membre de l'Académie
française, Erum Mariam, directrice du programme éducation du BRAC (ONG
bangladaise qui scolarise 1,2 million d'enfants), Mélégué Maurice Traoré,
ancien Président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso et ancien ministre
des enseignements secondaire et supérieur et de la recherche scientifique
dialogueront autour du thème « L'éducation pour tous : toujours pour demain
? ».
Le Directeur général prononcera une allocution à l'ouverture de la
séance qui sera animée par le directeur de la division de la prospective, de
la philosophie et des sciences humaines de l'UNESCO et organisateur des
Entretiens du XXI e siècle, Jérôme Bindé.
L'ensemble des discours du Directeur général est accessible sur le site
internet de l'Organisation
http://unesdoc.unesco.org/ulis/fre/dgsp.html
Education For All: Always Tomorrow's Concern?
The 21st session of the 21st Century Talks series will be held on Tuesday,
18 June 2002, from 6 p.m. to 8.30 p.m. at UNESCO Headquarters (Room II).
This debate originally scheduled for 26 April 2002, to mark the second
anniversary of the Dakar World Education Forum, was delayed for technical
reasons. However, the Director-General of UNESCO, Koïchiro Matsuura, and the
Assistant Director-General for Education, John Daniel, wished to place it
squarely within the framework of Education for All.
Michel Serres, philosopher, writer and member of the French Academy, Erum
Mariam, Programme Head of the Education Programme of a Bangladeshi NGO which
provides schooling for 1.2 million children from poor families, the
Bangladesh Rural Advancement Committee (BRAC), and Mélégué Maurice Traoré,
former President of the National Assembly of Burkina Faso and former
Minister of Secondary and Higher Education and of Scientific Research, will
discuss the theme "Education for All: Always Tomorrow's Concern?".
The Director-General will speak at the opening session, which will be
moderated by the Director of the UNESCO Division of Foresight, Philosophy
and Human Sciences and organizer of the 21st Century Talks, Jerome Bindé.
All the Director-General's addresses and speeches may be accessed on the
Organization's website http://unesdoc.unesco.org/ulis/dgspeeches.html
Un journaliste emprisonné entame une grève de la
faim
Reporters sans frontières exprime sa vive préoccupation
après l'interpellation et l'annonce du début de la grève de la
faim de Joao de Barros, directeur de publication du quotidien
privé Correio de Bissau. "Ce journaliste est victime
d'un véritable harcèlement de la part des autorités. Chaque fois
qu'il critique le Président ou son gouvernement, il est interpellé
ou son journal est fermé", a expliqué Robert Ménard,
secrétaire général de Reporters sans frontières. L'organisation
a adressé un courrier au président Kumba Yala lui demandant de
prendre les mesures nécessaires afin de procéder à la
libération immédiate du journaliste. "A notre connaissance,
Joao de Barros n'a fait qu'exercer son droit à s'exprimer librement
et rien ne saurait justifier sa détention. C'est une violation grave
des droits de l'homme", a ajouté M. Ménard.
Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières,
Joao de Barros a été interpellé le 17 juin 2002 par des agents
de la sécurité. Il a aussitôt été conduit à la prison
centrale de Bissau. Le lendemain, il a annoncé qu'il entamait une
grève de la faim "jusqu'à ce qu'on fasse la lumière"
sur cette affaire. On lui reproche d'avoir critiqué le chef de
l'Etat sur les ondes de la station privée Radio Bombolom. Le
journaliste avait notamment qualifié de "catastrophique"
un discours du président Kumba Yala dans lequel ce dernier accusait
la Gambie de préparer un coup d'Etat contre lui. Selon Joao de
Barros, le "gaspillage des fonds publics" qui servent plus à
acheter des "voitures de luxe" aux dirigeants qu'à lutter
contre la pauvreté extrême de la population pourrait être à
l'origine de ces supposées tentatives de coups d'Etat.
Reporters sans frontières rappelle que Joao de Barros avait déjà
été interpellé pendant 48 heures, en juin 2001, après avoir
publié un article intitulé "Kumba Yala et la
corruption". Son journal, Diario de Bissau, avait
également été fermé sur ordre du procureur en octobre de la
même année. Joao de Barros avait alors décidé de relancer
Correio de Bissau, un titre disparu cinq années
auparavant.
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Reporters sans frontières
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Rectificatif Le débat annoncé dans le calendrier de l'UNESCO de juin pour le mercredi 19, sur le thème " Le profit méconnu de l'esclavage : le transfert des connaissances de l'Afrique vers les Amériques ", est reporté au jeudi 20 juin.
20 juin, Salle XI, 16h30 à 18h
Conférence-débat sur le thème " Le profit méconnu de l'esclavage : le transfert des connaissances de l'Afrique vers les Amériques "
Sheila Walker, professeur au Center for African and African American Studies à l'université du Texas (Etats-Unis), et notamment auteur de "African Roots, American Cultures", interviendra sur la contribution de l'Afrique aux civilisations américaines dans un domaine encore largement méconnu : le transfert de connaissances et de technologies qui a accompagné la déportation de dizaines de millions d'Africains, dépositaires de savoirs et de savoir-faire de leurs civilisations. Cette série de débats autour du thème "Société et droits humains" est proposée par le Secteur des sciences sociales et humaines de l'UNESCO.
Joao de Barros, le directeur du quotidien privé Correio de Bissau, a
été libéré le 19 juin dans la soirée après avoir été
entendu par un juge d'instruction. Il doit se présenter tous les dix
jours au tribunal. Son avocat a confirmé que l'interpellation du
journaliste était liée à ses propos critiques tenus sur la
station privée Radio Bombolom.
Le directeur du Canard
déchaîné de nouveau incarcéré
Abdoulaye Tiémogo, le directeur de publication de l'hebdomadaire
satirique Le Canard déchaîné, a été arrêté le 18
juin 2002 suite à une plainte du Premier ministre, Hama Amadou, pour
"diffamation". Reporters sans frontières a demandé au
chef du gouvernement de retirer sa plainte et de faire en sorte que le
journaliste soit libéré immédiatement.
"Depuis octobre 2001, Abdoulaye Tiémogo a été arrêté
trois fois et a passé presque deux mois derrière les barreaux. A
chaque fois, un membre du gouvernement est à l'origine des
poursuites", a déclaré Robert Ménard, secrétaire
général de Reporters sans frontières. L'organisation a demandé au
Premier ministre de montrer son engagement en faveur de la liberté
de la presse, en rappelant ses ministres à l'ordre, qui
"s'acharnent à réduire au silence un journaliste
d'investigation particulièrement critique à leur égard". M.
Ménard a rappelé que "la détention en tant que sanction du
délit de diffamation constitue une violation grave des droits de
l'homme".
D'après les informations recueillies par Reporters sans
frontières, Abdoulaye Tiémogo a été placé en garde à vue, le
18 juin en fin d'après-midi, par la police judiciaire de Niamey. Le
Premier ministre a porté plainte contre Abdoulaye Tiémogo, après
s'être senti "diffamé et injurié" par trois articles
très critiques publiés dans la dernière édition du Canard
déchaîné. Le journaliste accusait notamment Hama Amadou de
vouloir corrompre le président de l'Assemblée nationale pour
conserver son fauteuil de Premier ministre.
Il y a tout juste un mois, Abdoulaye Tiémogo, avait été
incarcéré pendant deux semaines, avant d'être relaxé, suite à
une plainte de Hama Amadou. Il avait été placé en garde à vue
le 17 mai, une semaine après avoir animé un débat sur la station
privée Tambara FM, au cours duquel Sanoussi Jackou,
président d'une petite formation d'opposition, le Parti Nigérien
pour l'autogestion (PNA), avait accusé le Premier ministre d'exercer
une discrimination ethnique et régionaliste dans la nomination des
hauts fonctionnaires de l'État. M. Jackou avait également été
arrêté avec le directeur de publication de son journal, La Roue
de l'histoire, Abarad Mouddour Zakara, suite à une
plainte pour "diffamation" du ministre du Commerce. Le 29
mai, ils avaient été libérés après avoir été condamnés
à quatre mois de prison avec sursis et à une amende de 100 000
francs CFA (environ 153 euros).
Le 19 octobre 2001, Abdoulaye
Tiémogo, avait été condamné à six mois de prison pour
"diffamation" par le tribunal de première instance de
Niamey. Le ministre de l'Agriculture, Wassalké Boukari, avait porté
plainte contre le Canard Déchaîné suite à la parution
d'un article affirmant que le ministre avait détourné 200 millions
de francs CFA (environ 305 000 euros) d'une zone aurifère dans
l'ouest du pays. A l'ouverture du procès en appel, le 7 décembre
2001, le ministre avait retiré sa plainte, et le journaliste avait
été libéré.
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Reporters sans frontières
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Reporters Without Borders denounces the
poor example set by some NEPAD members
24 June 2002
A delegation from the New
Partnership for Africa's Development (NEPAD) is expected to
participate in the G8 Summit to be held this year in Kananaskis
(Canada) on 26 and 27 June. Reporters Without Borders takes this
opportunity to stress that freedom of the press in five of NEPAD's
member countries (Cameroon, Ethiopia, Gabon,
Rwanda and Tunisia), is in jeopardy: press freedom
violations occur frequently and perpetrators are going unpunished.
Although Reporters Without Borders can but support this project, whose
purpose is to promote "peace, security, democracy, proper
governance, the respect of human rights and sound economic
management," the organisation considers that NEPAD's goals are
unachievable in the absence of a free, independent and pluralistic
press and that it is bound to fail as long as its member-states are
not exemplary models for freedom of information.
It is therefore up to the five Heads of State who are NEPAD's key
sponsors (Messrs. Abdelaziz Bouteflika, Thabo Mbeki, Hosni Moubarak,
Olusegun Obasanjo and Abdulaye Wade) to set an example if they hope to
gain credibility among their own peoples, the international community
and their African economic partners. Yet, even in this respect, they
fall short.
Consequently, Reporters Without Borders is requesting the G8 Heads of
State to do whatever necessary to ensure that their meeting with the
NEPAD representatives results in concrete measures designed to protect
press freedom in Africa, and abolish all prison terms for press
offences other than incitement to hatred or murder. Lastly, Reporters
Without Borders requests the five Heads of State who spearheaded NEPAD
to call to order those member countries that are defying freedom of
the press.
Reminder:
In Ethiopia, three journalists have been imprisoned for several
months for having criticized the government or for having given
members of the opposition an opportunity to express their opinions. A
dozen other members of the press named in judicial proceedings are
likely to be arraigned at any time. The liberalisation of radio and
television programming, announced many times over, has yet to be
implemented.
In Rwanda, journalists are still being subjected to threats and
pressure, and at least two of them have remained behind bars for
several years, simply because they were doing their job. The use of
self-censorship is extremely widespread, for journalists cannot touch
upon certain subjects without running the risk of incurring the wrath
of government authorities. All radio and television stations are
state-run.
In Tunisia, pressures exerted by the current regime have been
constantly increasing on the few journalists who continue-as best
they can-to carry on their work on the fringe of a state-controlled
press. A cyberpolice force has set up what amounts to a veritable
Internet blockade. Zouhair Yahyaoui, who created the
TUNeZINE.com news website, was arrested in Tunis on 4 June 2002.
Accused of "circulating false information," he may be facing a
five-year prison sentence.
In Cameroon, five journalists have been arrested since January
2001 for having exposed the corruption of certain senior government
officials, or for having criticized police methods. Others have been
forced to go into hiding to avoid being interrogated themselves.
Lastly, in Gabon, the government has banned the only opposition
newspaper and the public media remain almost exclusively under the
control of President Omar Bongo.
SOMMET DU G8
Reporters sans frontières dénonce
les mauvais élèves du NEPAD
24 juin 2002
Une délégation du Nouveau
partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) doit
participer aux travaux du sommet du G8, à Kananaskis (Canada) les 26
et 27 juin 2002. A cette occasion, Reporters sans frontières
rappelle que dans cinq pays membres du NEPAD (Cameroun,
Ethiopie, Gabon, Rwanda et Tunisie), la
liberté de la presse n'est pas garantie. Les violations y sont
nombreuses et jamais sanctionnées.
Si Reporters sans frontières ne peut qu'encourager ce projet visant
à promouvoir "la paix, la sécurité, la démocratie, une
bonne gouvernance, le respect des droits de l'homme et une saine
gestion économique", l'organisation estime que ses objectifs ne
peuvent être atteints sans l'existence d'une presse libre,
indépendante et pluraliste. Le NEPAD est voué à l'échec si les
Etats membres ne sont pas exemplaires dans le domaine de la liberté
de l'information.
C'est donc aux cinq chefs d'Etat promoteurs du NEPAD (MM. Abdelaziz
Bouteflika, Thabo Mbeki, Hosni Moubarak, Olusegun Obasanjo et Abdulaye
Wade) de montrer l'exemple afin de gagner en crédibilité auprès
de leurs peuples, de la communauté internationale et des partenaires
économiques de l'Afrique. Pourtant, là encore, il existe des
manquements.
Aussi, Reporters sans frontières demande aux chefs d'Etat du G8 de
faire en sorte que leur réunion avec les représentants du NEPAD
aboutisse à des mesures concrètes en vue de protéger la liberté
de la presse en Afrique, et notamment à la suppression de toutes les
peines de prison pour les délits de presse autres que l'incitation à
la haine ou au meurtre. Enfin, Reporters sans frontières demande aux
cinq chefs d'Etat promoteurs du NEPAD de rappeler à l'ordre les pays
membres qui bafouent la liberté de la presse.
Rappel : En Ethiopie, trois journalistes sont emprisonnés
depuis plusieurs mois pour avoir critiqué le pouvoir ou donné la
parole à des opposants. Une dizaine d'autres professionnels de la
presse sont sous le coup de poursuites judiciaires et risquent
d'être interpellés à tout moment. La libéralisation de
l'audiovisuel, annoncée à maintes reprises, se fait toujours
attendre.
Au Rwanda, des journalistes continuent de faire l'objet de
menaces et de pressions, et au moins deux d'entre eux sont
emprisonnés depuis plusieurs années pour avoir exercé leur
profession. L'autocensure est forte et les journalistes ne peuvent
aborder certains sujets sans s'attirer les foudres des autorités.
L'audiovisuel est au service exclusif du pouvoir en place.
En Tunisie, les pressions du régime n'ont fait que
s'accentuer à l'égard des rares journalistes continuant, tant bien
que mal, d'exercer leur métier en marge d'une presse inféodée au
pouvoir. Une cyberpolice exerce un véritable blocus d'Internet.
Zouhair Yahyaoui, fondateur du site d'informations
TUNeZINE.com, a été arrêté le 4 juin 2002 à Tunis.
Accusé de "diffusion de fausses nouvelles", il risque
jusqu'à cinq ans de prison.
Au Cameroun, cinq journalistes ont été arrêtés depuis
janvier 2001 pour avoir dénoncé la corruption de certains hauts
responsables ou pour avoir critiqué les méthodes des forces de
l'ordre. D'autres ont été contraints de se cacher pour éviter
d'être interpellés à leur tour.
Enfin, au Gabon, le gouvernement a interdit le seul journal
critique et les médias publics restent au service quasi exclusif du
président Omar Bongo.
--
Reporters sans frontières
Bureau Afrique - Africa desk
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PREMIER MINISTRE Comité français pour le sommet mondial du développement durable
COMMUNIQUE
24 juin 2002
Journées nationales du développement durable
Rennes, 1er et 2 juillet 2002 Le Triangle (30 bd de Yougoslavie)
A une semaine des Journées nationales du développement durable, plus de 600 personnes sont attendues à Rennes les 1er et 2 juillet 2002 : les acteurs français du développement durable (citoyens, organisations non-gouvernementales, entreprises, collectivités locales, syndicats, milieu agricole, chercheurs...), ainsi que des représentants des pays du Sud.
Les Nations-Unies seront représentées par M. Jan PRONK, envoyé spécial de Kofi ANNAN, Secrétaire général des Nations-Unies. M. Jean-Pierre RAFFARIN, Premier ministre, interviendra en ouverture, le 1er juillet. Mme Roseline BACHELOT, Ministre de l¹Écologie et du Développement durable, clôturera la journée du 1er juillet. Mme Tokia SAÏFI, Secrétaire d¹Etat au développement durable clôturera les Journées, le 2 juillet.
Les propositions du Comité Français pour le Sommet Mondial du Développement Durable (CFSMDD) seront présentées et discutées, et feront l'objet d'un Livre blanc qui sera remis officiellement au Chef de l'Etat et au Premier Ministre.
les Journées nationales du développement durable, à Rennes, dernière étape française avant le Sommet Mondial du Développement Durable, à Johannesburg (Rio+10), du 26 août au 4 septembre 2002, permettront de faire coexister le processus gouvernemental et celui mené par la société civile, et définir ainsi les positions que la France défendra à Johannesburg.
Ci-joint : Pré-programme Information : http://www.ville-rennes.fr
Relations médias : Claude Lisbonis Communication T. 01 42 02 17 40 / 06 20 67 18 66 ‹ c.lisbonis.com@...
Bonjour,
La Jungle Trans Afrik vous convie au cocktail "C'est du régal" - de
l'artiste peintre Richard REGAL qui se tiendra le dimanche 30 juin 2002 de
14 h 00 à 02 h 00 du matin. Il est un hommage aux sportifs Yannick NOAH,
Christian KAREMBEU, Lilian THURAM... et connaîtra la participation d'invités
engagés : acteurs, chanteurs, humoristes, philosophes... Le tout en présence
de Paris Première, FR3 idf, MCM, AFROBIZ, A NOUS PARIS...
Lieu : Café-Brasserie Exotique 15, rue d'Aboukir 75002 Paris tél. : 01 45 08
54 17 Métro : Sentier-Les Halles
Contact presse : Richard REGAL 34, rue Marcel Bonnet 94 230 Cachan tél./fax
: 01 49 86 32 04, portable : 06 12 02 59 19.
Excellente journée !
Louis Keumayou
NEPAD ET DROITS DE L’HOMME : UN LIEN A CLARIFIER
Paris, le 25 juin 2002 : Parmi les trois points de l’ordre du jour de la
réunion du G8 qui s’ouvre le 26 juin 2002 à Kananaskis, figure le NEPAD
(Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique).
Le NEPAD sera présenté par quatre chefs d’Etats africains après avoir
été avalisé par l’OUA (Organisation de l’unité africaine). Il représente
un « appel pour une nouvelle relation de partenariat entre l’Afrique et
la communauté internationale » (document NEPAD, 2001).
La FIDH accueille positivement cette volonté de chefs d’Etat africains
de prendre en main le développement de leur continent dans un cadre
démocratique, et espère que cette initiative réponde effectivement aux
besoins du développement en Afrique.
En particulier la FIDH se réjouit de constater que le fondement du NEPAD
- la « Déclaration on Democracy, Political Economic and Corporate
Governance » – reprend les conventions régionales et internationales en
matière de droit humains, ancrant ainsi le projet dans le principe de
primauté des droits de l’Homme. La FIDH rappelle que toute politique
liée au développement ou aux questions économiques et commerciales doit
se faire dans le strict respect de la Déclaration universelle des droits
de l’Homme et des textes subséquents. Outre le fait qu’il s’agit là
d’une obligation juridique, il y va également de l’efficacité des
politiques proposées : ainsi, l’argument selon lequel le respect des
droits de l'homme non seulement ne nuit pas au développement économique,
mais au contraire le sert et le renforce est désormais accepté par la
plupart des acteurs économiques internationaux.
Il appartiendra donc aux partenaires du NEPAD que cet ancrage dans les
droits de l’Homme ne reste pas lettre morte. A cet égard, la FIDH
s’inquiète de constater que cette primauté affichée des droits ne
s’accompagne pas de ce qui en est pourtant un élément indispensable - le
principe d’indivisibilité de tous les droits.
En effet, si le NEPAD est porteur de potentialités positives en raison
de ses références aux textes internationaux, il est néanmoins
préoccupant de constater qu’en l’état d’avancement du projet, les
programmes envisagés ne font guère que reprendre les principes des
politiques prônées par les institutions de Bretton-Woods, tant décriées
par nombre de chefs d’Etat africains et dont l’impact désastreux sur les
droits humains est maintenant largement reconnu. Par exemple, lorsque le
NEPAD aborde le rôle des institutions publiques sous le seul angle de
leur rôle de régulation des marchés, il ne fait que réitérer les
principes des politiques d’ajustement structurel.
La FIDH est préoccupée par la logique du NEPAD tant en matière
d’investissement et de financement de la croissance, qu’au sujet de
politiques de lutte contre la pauvreté. Ainsi, les orientations en
matière d’investissement ne hiérarchisent pas l’allocation des fonds,
négligeant par là le caractère prioritaire des services publics de base,
tels que l’éducation, la santé et l’accès à l’eau. Les Etats
risqueraient par là de contrevenir à leur obligation (au titre des
conventions qu’ils ont ratifiées) d’utiliser le maximum de leurs
ressources disponibles à la satisfaction des droits fondamentaux de
leurs populations.
De plus, le document ignore les politiques redistributives pour lutter
contre la pauvreté, qu’il s’agisse des politiques foncières ou fiscales.
Or, l’absence de telles politiques redistributives publiques est
précisément l’une des causes essentielles des très fortes inégalités de
revenus entre les différentes composantes des sociétés africaines ainsi
que des violations massives de droits économiques et sociaux
fondamentaux.
Quant au Mécanisme d’évaluation par les pairs (African Peer Review
Mechanism - APRM), dont le mandat est de contrôler le respect par les
Etats partenaires de la Déclaration fondatrice sur la démocratie et la
bonne gouvernance, la FIDH y voit un outil qui peut potentiellement
servir à renforcer l’ensemble des droits fondamentaux en Afrique –mais
qui peut tout autant se révéler être une coquille vide, caution
politique à des régimes peu défendables. Il importe que le APRM non
seulement n’entre pas en conflit avec les mécanismes existants en
matière de droits de l’Homme, comme la Commission africaine des droits
de l’Homme et des Peuples, mais les complète et les renforce. Une totale
indépendance - qui pour l’heure n’est pas garantie - des membres de
cette instance en est une condition sine qua non.
La FIDH considère en outre qu’il est indispensable que l’APRM inclue un
examen de l’impact sur les droits de l’Homme, et plus particulièrement
sur les droits économiques, sociaux et culturels, des politiques du
NEPAD elles-mêmes.
De façon générale, il s’agira de clarifier et renforcer l’articulation
entre le NEPAD et les institutions régionales et sous-régionales
existantes (y compris l’Union Africaine) ; ainsi que le partage des
prérogatives et l’affectation des faibles moyens (humains et financiers)
dont disposent les pays africains entre le NEPAD et les autres
structures régionales d’un côté, et les structures nationales et locales
de l’autre.
Il importe de souligner que cette appropriation régionale des politiques
de développement ne doit pas exonérer les pays industrialisés de leur
responsabilité dans la faillite du continent africain et de leurs
obligations en matière d’aide publique au développement. Les
investissements privés ne pourront jamais se substituer à une
coopération internationale soutenue et cohérente.
La FIDH rappelle que les Etats – et ceux du G8 notamment - ont
l’obligation, au titre des conventions internationales qu’ils ont
ratifiées, de consacrer 0.7 % de leur PNB à l’aide au développement.
Pour l’heure, aucun des pays du G8 n’a atteint ce seuil.
La FIDH appelle les Etats du G8 à soutenir le NEPAD : son avenir en
dépend.
A journalist accused of plotting against
the President
Reporters Without Borders has expressed serious concern after the
arrest of Hassan Bility, editor-in-chief of the private
weekly The Analyst. "The newspaper is well known for its
highly critical attitude towards President Charles Taylor, and we hope
that the accusation plotting against the President is not a pretext
for silencing a journalist who is virulently critical of those in
power", said Robert Ménard, Secretary General of Reporters Without
Borders in a letter to Liberia's Information Minister, Reginald
Goodridge. "We are concerned that this is a witch hunt against
journalists who criticise government policies", he added. Reporters
Without Borders called on the minister to provide proof of the
accusations as soon as possible, or to free Mr Bility.
Reporters Without Borders has learned that the editor-in-chief of
The Analyst, was arrested by security agents on 24 June 2002. He
is accused of collaborating with the rebel group Liberians United for
Reconciliation and Democracy (LURD). According to the Information
Minister, Mr Bility is a "central figure of those who have been
running cells in Monrovia actively collaborating with LURD terrorists
as well as their supporters in the United States of America". The
authorities have announced that they have seized several e-mails sent
or received by the journalist which they claim prove his links with
the rebel group. A spokesperson for LURD, speaking from abroad, said
that Mr Bility was "not a member of LURD, not even a sympathiser",
adding that he was also highly critical of LURD.
Hassan Bility is being held on the premises of the National Security
Agency (NSA) in Monrovia. Two other people, who have not been
identified, have also been arrested on the same
accusations.
Reporters Without Borders also gave a
reminder that, in February 2002, four journalists with The
Analyst had already been held for twenty-four hours because of
several articles which, according to the authorities were "not out
for peace" and "poisoned the minds of the people". Also, on 26
April, the police searched the newspaper's offices and ordered it to
be closed down. The President of the Republic personally authorised
its return to the newsstands a month later.
Liberté de
la presse
28 juin 2002
LIBERIA
Un journaliste accusé de complot contre le Président
Reporters sans frontières exprime sa vive inquiétude après
l'arrestation du directeur de publication de l'hebdomadaire privé
The Analyst, Hassan Bility. "Ce journal est connu pour
son ton très critique envers le président Charles Taylor, et nous
espérons que l'accusation de complot n'est pas un prétexte utilisé
pour faire taire un journaliste particulièrement critique et
virulent envers le pouvoir en place", a déclaré Robert
Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, dans
un courrier adressé au ministre libérien de l'Information,
Reginald Goodridge. "Nous craignons qu'il ne s'agisse d'une
chasse aux sorcières contre les journalistes qui dénoncent la
politique du gouvernement", a-t-il ajouté. L'organisation a
demandé au ministre de fournir rapidement des preuves de ses
accusations ou bien de libérer le journaliste.
Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières,
Hassan Bility, directeur de publication de The Analyst, a été
interpellé, le 24 juin 2002, par des agents de la sécurité. Le
journaliste est accusé de collaboration avec les rebelles du
Liberians United for Reconciliation and Democracy (LURD). Selon le
ministère de l'Information, Hassan Bility est une "figure
centrale parmi ceux qui dirigent des cellules à Monrovia en
collaboration avec les terroristes du LURD et leurs supporters aux
Etats-Unis". Les autorités ont annoncé qu'elles avaient
collecté plusieurs courriers électroniques envoyés ou reçus
par le journaliste et qui prouveraient ses liens avec les rebelles. Le
porte-parole du LURD, à l'étranger, a déclaré que le
journaliste n'était "ni un membre du mouvement, ni même un
sympathisant". Selon lui, Hassan Bility était également
très critique envers le LURD.
Hassan Bility est détenu dans les locaux de l'Agence de la
sécurité nationale (NSA) à Monrovia. Deux autres personnes non
identifiées ont également été interpellées pour les mêmes
motifs.
Reporters sans frontières rappelle qu'en
février 2002, quatre journalistes de The Analyst avaient
déjà été interpellés pendant vingt-quatre heures en raison de
plusieurs articles qui, selon les autorités, allaient "contre
la paix" et "[empoisonnaient] l'esprit du peuple". Par
ailleurs, le 26 avril, la police avait perquisitionné les locaux du
journal et ordonné sa fermeture. Le président de la République
avait personnellement autorisé son retour dans les kiosques, un mois
plus tard.
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Le directeur du Canard
déchaîné condamné à huit mois de prison ferme
1er juillet 2002
Abdoulaye Tiémogo, le
directeur de publication de l'hebdomadaire satirique Le Canard
déchaîné, a été condamné à une peine de huit mois de
prison ferme pour "diffamation et injures". Il avait été
arrêté le 18 juin 2002 suite à une plainte du Premier ministre,
Hama Amadou, pour "diffamation". Reporters sans frontières
a exhorté le chef du gouvernement à retirer sa plainte afin que le
journaliste soit libéré immédiatement.
L'organisation s'est déclarée choquée par la sévérité du
verdict. "Sans se prononcer sur le fond de l'affaire, Reporters
sans frontières tient à rappeler qu'une condamnation à une peine
de prison ferme pour "diffamation", est une violation grave
des droits de l'homme", a déclaré Robert Ménard,
secrétaire général de l'organisation. Le jugement en appel est
prévu le 5 juillet. Depuis octobre 2001, Abdoulaye Tiémogo a été
arrêté trois fois et a passé presque deux mois derrière les
barreaux. A chaque fois, un membre du gouvernement était à
l'origine des poursuites.
Le 28 juin 2002, d'après les informations recueillies par Reporters
sans frontières, Abdoulaye Tiémogo a été condamné à une
peine de huit mois de prison ferme et à 50 000 francs CFA (plus de
75 euros) d'amende. Il doit également verser un million de francs
CFA (plus de
1 500 euros) de dommage et intérêts au Premier ministre, et
publier à ses frais un démenti des articles incriminés dans
l'ensemble de la presse nigérienne. Hama Amadou avait porté
plainte contre Abdoulaye Tiémogo, après la publication de trois
articles très critiques publiés dans la dernière édition du
Canard déchaîné. Le journaliste accusait notamment Hama
Amadou de vouloir corrompre le président de l'Assemblée nationale
pour conserver son fauteuil de Premier ministre. Abdoulaye Tiémogo
avait été placé en garde à vue le 18 juin en fin
d'après-midi, par la police judiciaire de Niamey. Il avait été
transféré le 28 juin à la prison civile de Niamey.
Il y a un peu plus d'un mois, Abdoulaye Tiémogo, avait été
incarcéré pendant deux semaines, avant d'être relaxé, suite à
une plainte de Hama Amadou. Il avait été placé en garde à vue
le 17 mai, une semaine après avoir animé un débat sur la station
privée Tambara FM, au cours duquel Sanoussi Jackou,
président d'une petite formation d'opposition, le Parti Nigérien
pour l'autogestion (PNA), avait accusé le Premier ministre d'exercer
une discrimination ethnique et régionaliste dans la nomination des
hauts fonctionnaires de l'État.
Le 19 octobre 2001, Abdoulaye Tiémogo, avait été condamné à
six mois de prison pour "diffamation" par le tribunal de
première instance de Niamey. Le ministre de l'Agriculture, Wassalké
Boukari, avait porté plainte contre le Canard Déchaîné
suite à la parution d'un article affirmant que le ministre avait
détourné 200 millions de francs CFA (environ 305 000 euros) d'une
zone aurifère dans l'ouest du pays. A l'ouverture du procès en
appel, le 7 décembre 2001, le ministre avait retiré sa plainte, et
le journaliste avait été libéré.
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1er juillet 2002
Entrée en vigueur de la Cour pénale internationale
Reporters sans frontières et le
réseau Damoclès rappellent l'importance de la justice locale
Alors que le monde entier a les yeux tournés
vers la toute nouvelle Cour pénale internationale, le réseau
Damoclès et Reporters sans frontières sont présents au Rwanda
pour suivre la mise en place des Gacaca (juridictions traditionnelles)
et pour s'intéresser plus particulièrement aux cas des
journalistes qui comparaîtront prochainement devant ces
tribunaux.
Si le réseau Damoclès et Reporters sans frontières soutiennent
sans réserve la mise en place de la Cour pénale internationale,
les deux organisations estiment que les justices locales et
traditionnelles ont également leur rôle à jouer dans le
processus de réconciliation nationale. « Faire émerger la
vérité, reconnaître qui a été victime, déterminer qui a
participé, et juger les responsables » sont les buts des
juridictions Gacaca. Le réseau Damoclès et Reporters sans
frontières sont présents au Rwanda pour travailler en ce sens et
faire en sorte que l'impunité cesse dans le pays.
La délégation, composée d'un journaliste et d'un magistrat,
est arrivée le 1er juillet 2002 à Kigali. Elle doit rencontrer les
autorités rwandaises, des représentants des corps diplomatiques,
des responsables d'organisations non gouvernementales et des
journalistes emprisonnés.
Plus de cent vingt mille personnes sont emprisonnées au Rwanda, dont
une trentaine de professionnels de la presse. Ces derniers sont
accusés d'avoir participé, d'une manière ou d'une autre, au
génocide de 1994. Cependant, le réseau Damoclès et Reporters
sans frontières estiment qu'au moins deux journalistes (Dominique
Makeli et Tatiana Mukakibibi) sont détenus simplement pour avoir
exercé leur profession et utilisé leur droit à informer. A
travers ces deux cas symboliques, les deux organisations souhaitent
apporter leur concours aux Inyangamugayo (juges des juridictions
Gacaca) pour que la vérité soit établie par un procès rapide
et équitable.
L'intérêt du réseau Damoclès et de Reporters sans
frontières pour les juridictions nationales, dont les Gacaca,
intervient à un moment où, d'une part, de nouvelles tensions se
font sentir entre les autorités rwandaises et les responsables du
Tribunal pénal international pour le Rwanda, et d'autre part, les
récentes décisions de la justice belge tendent à remettre en
cause certains acquis essentiels en matière de droit pénal
international. Plus que jamais, les juridictions nationales ont une
place prépondérante dans la lutte contre
l'impunité.
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De : Sacha Koulaeva - FIDH [mailto:akoulaeva@...] Envoyé : lundi 1 juillet 2002 17:52 À : undisclosed-recipients: Objet : ALGERIE : le Général Nezzar doit être poursuivi par le juge français
ALGERIE : le Général Nezzar doit être poursuivi par le juge français
Paris, lundi 1er juillet – Une nouvelle plainte a été déposée devant le Procureur de la République contre le Général algérien Khaled Nezzar à Paris, du chef de tortures et traitements cruels, inhumains et dégradants.
La FIDH apporte son soutien aux victimes de cette nouvelle plainte, qui fait suite à celle déposée le 25 mai 2001 contre le Général Nezzar. Le 26 mai 2001, le Général quittait le territoire français. Cette fuite était apparue comme une forme d’aveu de culpabilité sur les crimes de torture allégués à son encontre par les auteurs de la plainte. Un an après, la détermination des victimes algériennes et de leurs familles dans leur combat pour la vérité et la justice en Algérie demeure intacte.
La plainte de ce jour est déposée à l’occasion de la venue en France du Général Nezzar, qui poursuit en diffamation Monsieur Habib Souaidia, l’auteur de La sale guerre, un ouvrage (Ed. La Découverte) mettant en cause la responsabilité directe des militaires algériens, et en particulier celle du Général Nezzar, dans la crise qui frappe l’Algérie depuis 1992.
Le Général Nezzar, Ministre de la défense d’Algérie de juillet 1990 à juillet 1993, puis président du Haut Conseil d’Etat (HCE) a cautionné voire ordonné des actes de torture, notamment sur les plaignants ou des membres de leurs familles. Les enquêtes réalisées sur le terrain par les ONG de défense des droits de l’Homme et les témoignages qu’elles y ont recueillis permettent de conclure qu’il était l’un des principaux commanditaires de la politique de torture systématique menée en Algérie. Il a publiquement et ouvertement prôné et encouragé cette politique. En tout état de cause, en sa qualité de ministre de la Défense, puis de président du Haut Conseil d’Etat (HCE), il ne pouvait ignorer cette politique. Il se devait d’y mettre un terme et avait toute l’autorité nécessaire pour ce faire. Actuellement ancien ministre et général à la retraite, Khaled Nezzar ne peut se prévaloir d’aucune immunité.
La lutte contre l’impunité constitue une priorité aujourd’hui s’agissant de l’Algérie où, dix ans après le début de ce qui a constitué l’une des plus graves crises de la Méditerranée, on meurt encore, chaque jour, et où depuis 1992, il y a eu au moins trois fois plus de personnes disparues qu’au Chili sous le régime de Pinochet.
La FIDH lance un appel aux autorités françaises pour qu’elles n’entravent pas le cours de la justice.