Apprenez à vos enfants à mastiquer !
C’est dans les premières années de vie que la mâchoire se forme. En s’étirant et en se modelant progressivement. Et les comportements alimentaires jouent un rôle déterminant dans ce façonnage. Alors pour éviter à votre enfant de recourir plus tard à l’orthodontie et de porter un appareil dentaire, contentez-vous de lui donner de bonnes habitudes. Commencez tôt, et préférez l’allaitement maternel !
La succion est un peu plus difficile. Associée à la fermeté naturelle du sein, elle favorise le développement de la mâchoire inférieure du nourrisson. Et petit à petit, apprenez-lui la mastication. Dès qu’apparaissent les molaires de lait, entre 12 et 18 mois, offrez-lui des purées écrasées à la fourchette, de la viande pas trop cuite découpée en petits morceaux et non hachée, ou encore des compotes de fruits…
Dès 3 ans il est capable de mâcher des aliments solides. Il peut alors manger les mêmes choses qu’un adulte, en quantités adaptées. Evitez le régime steak haché/frites qui ne demande aucun effort de mastication. Préférez-lui un steak coupé avec des pommes sautées. De la même manière au goûter, pain croustillant et chocolat sont préférables à des viennoiseries molles qui s’avalent sans mâcher. Avouez que ce n’est pas compliqué ! Et vous lui donnerez toutes les chances d’avoir une mâchoire capable d’accueillir toutes ses dents.
Le stress maternel est-il un « allergène social » pour Bébé ?
Mesdames, évitez le stress, surtout pendant votre grossesse. Vous risqueriez semble-t-il, d’interférer avec le bon développement du système immunitaire du bébé à naître ! Et donc de l’exposer à un risque accru d’asthme. C’est l’hypothèse de chercheurs américains. Ils ont évalué le degré de stress de 400 femmes enceintes, ainsi que leur niveau d’exposition aux acariens à domicile. A la naissance, ils ont ensuite mesuré le dosage d’IgE dans le sang de cordon. Ce marqueur est en effet prédictif de l’asthme et de la rhinite chez le nouveau-né, des niveaux élevés signant généralement une sensibilité accrue des voies aériennes aux allergènes.
Les niveaux d’IgE les plus importants ont été observés dans le cordon ombilical des femmes qui avaient souffert de stress intense durant leur grossesse. Argument supplémentaire, ces jeunes mères n’ont jamais été très exposées aux acariens. Pour les auteurs, la conclusion est limpide : le stress maternel potentialiserait les facteurs génétiques et environnementaux, impliqués dans le développement de l’asthme infantile. Une hypothèse qui toutefois, appelle confirmation.
Signalons enfin qu’une étude canadienne publiée au début de l’année pointait déjà du doigt une relation de cause à effet entre le stress maternel et celui de l’enfant. Mais à l’époque, c’était le stress post-natal qui avait été mis en avant.
Mort subite du nourrisson : sur la piste de deux bactéries
Le Staphylocoque doré et la bactérie Escherichia coli, dont chacun a entendu parler, pourraient bien être impliquées dans la survenue du syndrome de mort subite inexpliquée du nourrisson. Au même titre d’ailleurs que le fait de fumer pendant la grossesse. A Londres le Dr Neil, du Great Ormond Street Hospital, a passé en revue les compte-rendus de 507 autopsies. Toutes concernaient des petits de 7 jours à 1 an, décédés de façon subite et inattendue.
Des taux élevés de ces deux bactéries ont été retrouvés au cours des autopsies des petites victimes. Ces deux bactéries pourraient donc être associées à la mort subite inexpliquée du nourrisson. Des recherches complémentaires sont toutefois indispensables, pour mettre à jour un éventuel mécanisme sous-jacent.
De leur côté le Dr Shabih Hasan et son équipe, de Calgary au Canada, mettent en avant les conséquences du tabagisme maternel en cours de grossesse. L’exposition prénatale peut entraîner des épisodes d’hypoxie et d’hyperthermie, susceptibles d’exposer l’enfant à un risque élevé de décès. Un constat qui reste lui aussi, à confirmer.
Selon un travail américain, les patients souffrant de maladie parodontale seraient vraiment plus exposés à certains cancers. Déjà connues pour favoriser la survenue de maladies cardiovasculaires, les affections de la gencive ne doivent donc pas être traitées par le mépris. Elles imposent une consultation chez le dentiste, sans attendre.
Les maladies parodontales provoquent une inflammation des gencives et à long terme, une destruction de l’os sous-jacent, qui soutient les dents. Les auteurs ont ainsi découvert que, chez les patients souffrant de ce type de maladie, la mastication libérait dans la circulation sanguine des quantités anormales de précurseurs inflammatoires. Ce sont eux qui seraient à l’origine de tumeurs.
Leur travail a porté sur plus de 48 000 hommes suivis pendant 18 ans, dont 5 700 ont développé un cancer. Après ajustement de facteurs de risque reconnus tels que le tabagisme et le régime alimentaire, l’équipe de l’Imperial College de Londres, a conclu que les patients atteints d’une maladie parodontale présentaient un risque de cancer augmenté en moyenne de 14% par rapport aux sujets qui en étaient indemnes.
Plus précisément, le risque serait ainsi augmenté de 54% pour le cancer du pancréas, de 49% pour celui du rein et de 36% pour le cancer du poumon. Voilà en tout cas une bonne occasion de rappeler que les gencives doivent faire l’objet d’un entretien scrupuleux. Un brossage répété trois fois par jour, l’utilisation d’un fil dentaire ou encore d’un « pulseur » d’eau sont indispensables.
Le pneumothorax, l’air de rien…
Lorsque de l’air se répand dans la cavité pleurale, qui sépare la plèvre du poumon, on parle d’un pneumothorax. Sa particularité ? Il peut être d’origine pathologique, mais aussi provoqué volontairement. Cette technique a été utilisé par exemple, pour traiter certaines formes de tuberculose pulmonaire. En effet, quand il n’existait pas d’antibiotiques, les médecins injectaient de l’air ou de l’azote dans la cavité pleurale. Un véritable traitement de choc ! Le poumon se comprimait alors sous la pression de l’air, son volume diminuant jusqu’à l’immobilisation totale. La cicatrisation des lésions tuberculeuses était alors favorisée. Quant au malade, il était condamné à vivre au ralenti, avec un seul poumon…
Aujourd’hui les pneumothorax sont exclusivement pathologiques. Sur le cliché thoracique, la présence d’air se matérialise par ce que les spécialistes appellent une « hyperclarté avasculaire », c’est-à-dire une « tâche blanche » et dénuée de vaisseaux. Le pneumothorax peut faire suite à un traumatisme, une plaie du thorax par exemple. Il peut aussi se révéler spontanément dans le cadre d’une maladie pulmonaire. Ou enfin, sans signes avant-coureurs.
Dans ce cas, l’air vient le plus souvent du poumon voisin. Il s’agit dans la plupart du temps d’une bulle de 1 à 2 centimètres de diamètre, qui s’est en quelque sorte égarée. Le traitement consiste alors à aspirer l’air de la cavité.
Quant aux symptômes, ils sont divers: une gêne respiratoire, des douleurs intenses dans le thorax, une tachycardie, une toux sans expectoration… L’évolution est le plus souvent favorable, surtout quand le malade est jeune. Mais celui-ci se trouve ensuite exposé à un risque non-négligeable de récidive.
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