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#1636 De: "OLIVIER.STABLE" <cicop@...> (via CICOP <cicop@...>)
Date: Mercredi 12. Juillet 2000  0:36
Sujet: "La méthode" ELF
cicop@...
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Le quotidien français LE PARISIEN LIBERE a sorti
ce jour un grand dossier sur les fameuses caisses
noires d'Elf Aquitaine, suite aux révélations faites
à un juge d'instruction par un ancien "Mr Afrique"
de la compagnie, André Tarallo.
Suite au prochain épisode....

OS




TROIS FRANCS par baril de brut acheté par Elf partent alimenter des comptes
occultes au Liechtenstein. Ramenés à la pompe, près de 2 centimes
s'évaporent ainsi dans les méandres du grand fleuve « corruption ».
L'ancien Monsieur Afrique d'Elf, André Tarallo, entendu le 27 juin dernier
et réentendu hier après-midi, vient de raconter aux juges chargés de
l'affaire les dessous occultes du marché du brut. Son témoignage explosif
que nous révélons aujourd'hui devrait faire changer le dossier Elf de
nature et d'ampleur. Jusque-là simple plaignant dans le dossier, le groupe
Elf pourrait être amené à s'expliquer devant la justice.

L'origine des gigantesques flux financiers

André Tarallo avait prévenu, il l'a fait. Depuis quelques mois, l'ancien
Monsieur Afrique d'Elf fait « passer des messages » en haut lieu. Via des
proches, il a fait savoir à l'actuelle direction générale de TotalFinaElf
que l'étau se resserrait dangereusement, que les juges de la tentaculaire
affaire Elf étaient sur le point de comprendre... et qu'il lui faudrait
bientôt répondre à une nouvelle rafale de questions, dangereuses, sur les
gigantesques comptes offshore (dans des paradis fiscaux) du groupe. Tarallo
l'Africain, le camarade de promotion de Chirac à l'ENA, a longtemps attendu
« un retour ». Il n'a rien vu venir. « Il a mûri sa décision. De toute
façon, il pouvait difficilement faire autrement », raconte l'un de ses
proches. Fatigué d'être un des rares mis en cause dans l'affaire, pressé de
questions par l'équipe Eva Joly - Laurence Vichnievsky - Renaud Van
Ruymbeke, André Tarallo, a donc tout simplement donné aux juges les clés
pour comprendre enfin l'origine des flux financiers gigantesques déjà
repérés par les enquêteurs en direction du Liechtenstein. « A l'évidence,
un système d'une telle ampleur, s'il s'avère conforme aux descriptions
d'André Tarallo, existait avant l'arrivée de Le Floch aux commandes, ce qui
n'enlève rien aux autres soupçons visant sa présidence », explique un
enquêteur. Reste à savoir si le versement des commissions occultes a
perduré ensuite sous Jaffré et si, aujourd'hui, les caisses noires au
Liechtenstein que décrit André Tarallo fonctionnent toujours.

(.....)

LE PROCÈS-VERBAL est précis, chirurgical, explosif. L'affaire Elf,
commencée en 1996, a donc pris un tournant spectaculaire le 27 juin
dernier. Flanqué de ses deux avocats, Guillaume Le Foyer de Costil et
Pierre Bénoliel, André Tarallo fait face à Eva Joly et Renaud Van Ruymbeke.
Pendant plus de trois heures, l'ancien Monsieur Afrique révèle sur
procès-verbal l'existence d'une corruption gigantesque. Il ressort de son
témoignage que le groupe Elf a alimenté des caisses noires au Liechtenstein
à hauteur de 3 francs par baril de pétrole acheté. Soit environ 2 centimes
par litre de carburant... Selon André Tarallo, ces comptes occultes ont vu
passer des fonds gigantesques, plusieurs milliards de francs, et étaient
utilisés « par des décideurs politiques des pays producteurs ». L'ancien «
directeur hydrocarbures » d'Elf explique aussi comment, avec l'arrivée de
l'équipe Sirven-Le Floch, une sorte de « partage » du monde aurait été
réalisé. « Le Parisien » - « Aujoud'hui en France » a pu consulter ce
témoignage explosif. Extraits.

« C'était une sorte de grand secret. On savait, mais on n'en parlait pas. »

1. Corruption à 3 F le baril. Dans les couloirs de la tour Elf,
nécessairement, une cinquantaine de personnes étaient au courant : la
direction financière, les directions des filiales production, les patrons
de la direction générale... « C'était une sorte de grand secret, confesse
un ancien cadre d'Elf. On savait, mais on n'en parlait pas. » André Tarallo
a révélé le grand secret le 27 juin en expliquant aux juges la mécanique de
ce qu'il appelle les « abonnements ». Selon lui, pour chaque baril de brut
acheté par Elf, une somme de l'ordre de 40 cents (3 F) par baril de brut
était aiguillée vers des sociétés offshore. 2. Elf Trading se charge des
montages financiers. Comment les fonds sortent-ils du circuit officiel ?
Tarallo donne la clé du système : tout se passe entre les filiales d'Elf
chargées de la production et Elf Trading, la filiale d'Elf chargée de la
vente du brut. Entre les deux, explique Tarallo, des « contrats
d'abonnement » permettent de sortir les 40 cents via un accord occulte. «
Par exemple, dit Tarallo, si le prix convenu du baril est de 20 dollars,
Elf Trading n'acquitte que 19,6 dollars le baril. Les 40 cents sont versés
par Elf Trading à une société offshore et cela donne lieu à une facture. »
En clair, grâce à cette facture fictive, environ 3 F par baril sortent du
circuit... Finalement, c'est l'automobiliste qui devra débourser près de 2
centimes de plus par litre d'essence acheté à la pompe. 3. Le
Liechtenstein, plaque tournante. Une autre étape intervient ensuite. Les
fonds sont virés une seconde fois, « à partir des sociétés offshore », et
atterrissent « presque toujours », selon Tarallo, « au Liechtenstein ».
Pourquoi le Liechtenstein ? », interrogent les juges. « Il s'agit d'une
tradition initiée de longue durée qui a donné entière satisfaction aux
bénéficiaires pour son opacité et ses secrets. » 4. « Chefs d'Etat,
ministres, familles régnantes. » Dans quelles poches atterrissent les 3 F
par baril ? « La liste des bénéficiaires des sociétés offshore est fournie
par les autorités des pays producteurs : chefs d'Etat, ministres, familles
régnantes... », explique André Tarallo. Selon lui, « ce système est
généralement appliqué dans le monde sauf dans les pays de l'OCDE. La
situation russe est particulièrement compliquée. Les commissions versées
aux décideurs politiques y sont très importantes », ajoute-t-il. Difficile
d'être plus clair. Mis à part le pétrole américain et celui de la mer du
Nord, tous les barils achetés donnent lieu à ces « abonnements ».

« Le système de financement occulte a toujours fonctionné au sein de la
société sous le contrôle du président »

5. En Afrique, 420 millions de francs par an. A partir du système général,
André Tarallo accepte devant les juges de détailler la situation africaine,
qu'il connaît mieux que personne. Dans les années quatre-vingt-dix, Elf
commercialisait 50 à 60 millions de barils par an avec le Gabon, 30
millions avec l'Angola, 20 millions avec le Nigeria, 30 millions avec le
Congo et 5 millions avec le Cameroun. André Tarallo confirme donc aux juges
qu'en marge des achats de brut en Afrique « 60 millions de dollars par an
», soit 420 millions de francs, étaient versés par Elf à des sociétés
offshore via le Liechtenstein. Elf fore du pétrole depuis les années
soixante-dix sur le continent noir. Le groupe aurait donc alimenté des
comptes occultes pour plusieurs milliards de francs. Si, comme l'indique
aussi André Tarallo, ces « abonnements » ont aussi eu court avec les autres
pays, le montant des sommes détournées peut raisonnablement se chiffrer en
dizaines de milliards de francs. « Est-ce que ces pratiques sont le fait
exclusif de la société Elf ? », questionnent Eva Joly et Renaud Van
Ruymbeke. « Je ne le pense pas, mais je n'ai pas d'éléments précis »,
répond prudemment André Tarallo. 6. La « couverture politique en France ».
Concernant la société Elf, André Tarallo refuse d'endosser seul la
paternité et le fonctionnement du système. S'il reconnaît qu'il tenait lieu
de « financier occulte », il ajoute aussitôt que « le système de
financement occulte a toujours fonctionné au sein de la société sous le
contrôle du président ». Selon lui, Loïk Le Floch-Prigent aurait donc été
au courant... Sous sa présidence, un homme, Alfred Sirven, est soupçonné
d'avoir brassé des millions de fonds occultes. « Alfred Sirven, confirme
Tarallo, revendiquait les fonds secrets. Il a créé de nouvelles sociétés
offshore. Il n'a pas réussi à prendre ma place du fait de l'opposition des
interlocuteurs africains. En définitive, j'ai conservé le contrôle des
interlocuteurs africains traditionnels, exclusivement des chefs d'Etat en
place. » André Tarallo explique alors quel était le rôle de Sirven,
aujourd'hui en cavale : « M. Sirven s'est occupé d'autres interlocuteurs
africains et des interlocuteurs dans les pays nouveaux tels que la
Russie, l'Ouzbékistan, la Chine, la Malaisie. »

Laurent Valdiguié
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("msie 5.")!=-1))scr.write(); //-->

#1637 De: "frederic.bonnet." <frederic.bonnet.@...>
Date: Mercredi 12. Juillet 2000  8:12
Sujet: Tr: [achteure] Internet Dei
frederic.bonnet.@...
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----- Original Message -----
Sent: Tuesday, July 04, 2000 10:19 PM
Subject: [achteure] Internet Dei

LE RÉSEAU VOLTAIRE
   B. P. 35 
93201 – Saint-Denis Cedex
Tél. : 01.48.09.20.54 / Fax : 01.48.09.20.15
   Mél : ferney@...
   Toile : http://www.reseauvoltaire.net
 
communique :
 
L’OPUS DEI PREMIER BÉNÉFICIAIRE D’UN ARTICLE DE LA NOUVELLE LOI SUR LA LIBERTÉ DE COMMUNICATION

¶    04/07/00 - La nouvelle loi sur la « liberté de communication », adoptée le 28 juin 2000, rend obligatoire la mise à disposition par les pourvoyeurs d’accès de logiciels de filtrage des sites Internet.
¶    Ces logiciels peuvent fonctionner comme des moteurs de recherche et bloquer l’accès aux sites comportant des mots tabous évoquant le sexe, la violence ou les sectes. Ils sont alors d’une grande imprécision. Beaucoup plus efficaces sont ceux qui fonctionnent comme des annuaires. Dans ce cas, il convient d’établir une liste actualisée en permanence des sites censurés. Ce travail considérable ne peut être correctement fait que par une société gérant déjà un grand annuaire de recherche. Bien entendu, le choix des sites bloqués est subjectif et traduit une idéologie particulière. La France étant le premier État au monde à se doter d’une telle législation, on se doute qu’aucun annuaire de filtrage n’est actuellement disponible sur le marché. Pourtant une société devrait rafler ce marché : Édunet a déjà investi des sommes importantes pour mettre au point un annuaire international des sites tabous. Bien informé, Édunet vient d’ouvrir une succursale en France (http://www.edunet-france.com).
¶    Édunet est une société domiciliée au Parc technologique de Saint Sébastien, en pays basque espagnol. Son logiciel a été mis au point à l’École supérieure d’ingénieurs de l’Opus Dei. La branche française est confiée à ClassMedia (http://www.classmedia.com), qui a notamment réalisé le serveur internet de l’Institut Sainte-Mélaine de l’Opus Dei. Le directeur pour la France n’est autre qu’Albert Navarro, un haut cadre de l’œuvre qui organisa en France la collecte auprès des grands patrons pour la construction d’une église dédiée au « bienheureux » Mgr de Balaguer à Rome. Pour réaliser son annuaire des sites censurés, Édunet a bénéficié du travail de Yahoo ! España, le plus grand annuaire hispanophone, géré par l’Université de Pampelune de l’Opus Dei.
¶    Le Réseau Voltaire (http://www.reseauvoltaire.net) dénonce une disposition législative qui a rendu quasi-obligatoire la mise à disposition de tous les internautes français d’un logiciel de filtrage conçu par une organisation sectaire.
_____________________________________________________________

—{  Liste hébergée par PoPList  }---------{  http://www.poplist.fr/  }—
Picard dzeur ch'wèpe :
http://www.picard.free.fr/


#1638 De: holenweg@...
Date: Mercredi 12. Juillet 2000  22:09
Sujet: 12.7 TROUBLES (Bulletin de la CSSI)
holenweg@...
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TROUBLES

BULLETIN D'INFORMATION DE LA
COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
Genève, le 24 Messidor 208 / 12 juillet 2000

(Ce bulletin ne paraît désormais qu'en fonction du soutien qu'il reçoit.
Merci donc à celles et ceux dont le soutien a permis la parution de ce
numéro. Pour les modalités de ce soutien, voir point 6 du sommaire)

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1. IRAN : APPEL URGENT

2. TUNISIE . DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME INDÉSIRABLES

3. YOUGOSLAVIE (SERBIE) : APPEL URGENT

4. SIDA : L'OMS Ã LA SOLDE DE L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE ?

5. HONDURAS : VIOLENCE CONTRE LES FEMMES

6. COMMENT NOUS SOUTENIR

7. SOUSCRIVEZ AU COURRIER DES BALKANS

8. ISRAEL : APPEL URGENT

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1. IRAN : APPEL URGENT

From: "Observatoire" <observatoire@...>
Date: Fri, 7 Jul 2000 12:21:18 +0200
Subject: IRN 003 / 0006 / OBS 062.01


APPEL URGENT - L’OBSERVATOIRE
                                               Nouvelles informations

                                          IRN 003 / 0006 / OBS 062.01
                                  Détentions / Poursuites judiciaires
                                                                 IRAN
                                                       6 juillet 2000

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme,
programme conjoint de la FIDH et de l’OMCT, vous prie d’intervenir de
toute urgence à propos de la situation suivante en Iran :

Nouvelles informations :

L’Observatoire a été informé par la Ligue de défense des droits de
l’Homme en Iran (LDDHI), que le procès de Mme Chirin Ebadi et M.
Mohsen Rohami se tiendra le 15 juillet 2000, devant la 16ème chambre du
tribunal de Téhéran, à huis clos.

L’Observatoire exprime sa très vive préoccupation face à la décision de
tenir ce procès à huis-clos, considérant qu’en l’espèce, elle porte atteinte
au principe selon lequel toute personne a droit à ce que sa cause soit
entendue équitablement et publiquement ; principe garanti par les
principaux instruments internationaux de protection des droits de
l’Homme en la matière. L’Observatoire a toutes les raisons de craindre
que l’impartialité du procès ne soit pas pleinement respectée et plus
généralement que les règles du droit à un procès juste et équitable ne
soient pas garanties.

L’Observatoire rappelle que ces faits s’inscrivent dans un climat de
répression accrue en Iran et viennent s’ajouter aux nombreuses
interpellations et arrestations d’intellectuels et de journalistes
réformateurs intervenues au cours de ces derniers mois.

Bref rappel des faits :

L’Observatoire avait été informé de l’arrestation et détention, le 27 juin
2000, de Mme Chirin Ebadi, avocate et défenseur des droits de l'Homme,
Présidente d'une ONG iranienne de défense des droits des enfants,
lauréat du Prix Human Rights Watch 1997 et l’auteur de plusieurs livres
sur les droits de l'Homme et les droits de l'enfant, dont un a été traduit en
anglais pour l'UNICEF.

Elle avait été inculpée pour diffamation envers les autorités, en lien avec
son rôle d’avocate de la défense dans l’affaire d’un étudiant tué lors
d’une attaque, par les forces de l’ordre et le Hezbollah, du campus de
l’université de Téhéran, en juillet 1999. Elle avait été placée en détention
provisoire à la prison d’Evin.

M. Mohsen Rohami, avocat des étudiants victimes de l’attaque, avait
également été arrêté le même jour et mis en détention dans le cadre de la
même affaire.

Tous deux ont été accusés d’être à l’origine de la fabrication et de la
diffusion d’une cassette, dans laquelle un membre du Hezbollah révèle
que ce mouvement est soutenu par certains membres des autorités, dont
il cite les noms.

Actions demandées :

Merci d’écrire aux autorités iraniennes et de leur demander de :

i. procéder à la libération immédiate de Mme Chirin Ebadi et M.
Mohsen Rohami en raison du caractère arbitraire de leur détention; en
tout état de cause, leur garantir le droit à un procès juste et équitable, y
compris la publicité des débats, et garantir la possibilité, pour des
observateurs nationaux et internationaux, d’assister aux audiences.

ii. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs
des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations
Unies le 9 décembre 1998, et notamment à son article 1 : “ Chacun a le
droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la
protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés
fondamentales aux niveaux national et international ” et à son article 11 :
“ chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres,
d’exercer son occupation ou sa profession ” ;

iii. se conformer, plus généralement, aux dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme et des pactes internationaux relatifs
aux droits de l’Homme qui lient l’Iran.

Adresses :

President of the Islamic Republic His excellency Mr Khatami, Fax : 98 21
67 36 57 // 64 66 45
E-mail : khatami@...

Ambassade de la République Islamique d'Iran dans vos pays respectifs.

Paris-Genève, le 6 juillet 2000

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions
entreprises en indiquant le code de cet appel.


Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence : Fax :  33 (0) 1
55 80 83 92
Tel FIDH 33 (0) 1 43 55 20 11           OMCT + 4122 809 49 39
E-mail : observatoire@...

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2. TUNISIE . DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME INDÉSIRABLES

Date: Tue, 11 Jul 2000 16:28:01 +0200
From: Amnesty International <amnesty@...>
Subject: Tunisie


Service de presse
de la Section suisse
d'Amnesty International


TUNISIE:
Amnesty International et la FIDH toujours indésirables en Tunisie

Londres/Lausanne, le 11 juillet 2000. Amnesty International exprime
sa surprise et ses vifs regrets après que deux déléguées de l'organisation,
Donatella Rovera  et Hassina Giraud, accompagnées de Patrick Baudoin,
Président de la Fédération internationale des ligues des droits de
l'homme (FIDH), ont été empêchées d'entrer sur le sol tunisien.

Donatella Rovera, Hassina Giraud et Patrick Baudoin se sont vus signifier
leur interdiction de pénétrer sur le territoire tunisien le 11 juillet au
matin a l'aéroport de Tunis- Carthage,  alors qu'ils arrivaient de Paris et
se préparaient a y effectuer une visite d'écoute et d'information.

Plusieurs représentants d'ambassades étrangères accrédités en Tunisie,
parmi lesquels
un représentant de l'Ambassade de Suisse à Tunis, étaient présents à
l'aéroport, ainsi
que de nombreux représentants d'organisation de défense des droits humains en
Tunisie.

Amnesty International et la FIDH avaient récemment reçu un accord de
principe des
autorités tunisiennes pour reprendre leurs visites en Tunisie. Les
autorités tunisiennes avaient en effet banni l'accès au territoire tunisien
à Donatella Rovera et Patrick Baudouin, respectivement depuis 1994 et 1996.

Aux yeux d'Amnesty International, cette décision du gouvernement tunisien
  illustre une fois de plus et de manière exemplaire le fossé qui sépare le
discours officiel tunisien sur le respect des droits humains et des libertés
fondamentales et la répression systématique des activités des défenseurs
  de ces droits.

Alors que le gouvernement tunisien a récemment pris des mesures
symboliques, donnant leur passeport à certains militants tunisiens des
droits humains, cette interdiction faite aux organisations non
gouvernementales (ONG) internationales de se rendre en Tunisie prouve que
les autorités tunisiennes n'ont pas changé leur position sur le fond et
continuent à réprimer les activités liées à la défense et à la promotion des
droits humains.


Contexte

Au cours des derniers mois, la Tunisie a assisté à un changement de
"climat": d'une part les  personnes manifestant contre des décisions
gouvernementales, s'exprimant publiquement contre l'absence de libertés ou
participant à des réunions d'ONG locales, sont de plus en plus nombreuses ;
d'autre part, le gouvernement a rétabli certaines personnalités dans leurs
droits fondamentaux.

Ceci constitue un développement positif mais n'affecte
malheureusement pas la situation générale: près d'un millier de prisonniers
politiques accusés d'appartenir au groupe islamiste al-Nahda
(Renaissance), des prisonniers d'opinion pour la plupart, demeurent
détenus, le plus souvent dans des conditions très précaires. Leurs familles
ainsi que celles des anciens prisonniers politiques sont sujettes á
différentes formes de harcèlement et d'intimidation et privées d'accès
aux services publics.

Plusieurs associations, comme le Conseil national pour les libertés en
Tunisie,
demeurent toujours interdites.

Les associations autorisées comme la Ligue tunisienne des droits de l'homme
sont soumises à de fortes restrictions. De nombreux défenseurs des droits
humains continuent d'être harcelés et intimidés. Ceux qui tentent
d'exprimer publiquement leur mécontentement, comme les groupes récemment
créés de " diplômés chômeurs ", sont arrêtés et maltraités.

Les autorités tunisiennes ont à plusieurs reprises expulsé et banni de leur
territoire des journalistes ou des militants des droits humains étrangers.


Pour de plus amples informations, nous vous remercions de prendre contact avec
Le Service de presse d'Amnesty International à Lausanne, tél 021/312 54 31

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3. YOUGOSLAVIE (SERBIE) : APPEL URGENT

From: "Observatoire" <observatoire@...>
Date: Fri, 7 Jul 2000 16:04:31 +0200
Subject: YUG 004 / 0007 / 069


APPEL URGENT - L'OBSERVATOIRE

                                                 YUG 004 / 0007 / 069
                                Emprisonnement - Liberté d'expression
                          République Fédérale de Yougoslavie (Serbie)
                                                    Le 7 juillet 2000

L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme,
programme conjoint de la FIDH et de l'OMCT, vous prie d'intervenir de
toute urgence à propos de la situation suivante en République Fédérale
de Yougoslavie (Serbie).

Description des faits :

L'Observatoire a été saisi par Reporters Sans Frontières (RSF) du cas du
journaliste Miroslav Filipovic, correspondant à Kraljevo (centre de la
Serbie) du quotidien indépendant Danas et de l'Agence France-Presse
(AFP) et collaborateur régulier du Comité Helsinki pour la défense des
droits de l'Homme.

M. Filipovic a été arrêté le 8 mai 2000 par les services de sécurité serbes,
qui ont saisi à son domicile son passeport, le disque dur de son
ordinateur ainsi que de nombreux documents.

Placé en détention préventive le 10 mai par un juge de Kraljevo qui,
s'estimant incompétent, a transféré ce dossier au tribunal militaire de Nis,
M. Filipovic a été relâché deux jours plus tard par le procureur militaire
qui décidait de ne pas donner suite. Pourtant le 22 mai, ce même
procureur annonçait l'ouverture d'une procédure d'instruction, puis le
placement en détention préventive de M. Filipovic pour une durée de 30
jours à la prison militaire de Nis.

Finalement le 13 juin, M. Filipovic a été inculpé "d'espionnage en liaison
avec la diffusion d'informations mensongères", ce qui constitue l'une des
plus graves incriminations du code pénal yougoslave, pour laquelle il
risque une peine de 15 ans de prison. En outre, le Conseil du tribunal
militaire a décidé de prolonger sa détention considérant qu'il risquait
d'influencer les témoins et de quitter le pays.

Selon les informations de RSF et de l'Institute for War and Peace
Reporting (IWPR), l'accusation de M. Filipovic se fonde sur la
publication d'articles concernant l'armée yougoslave, diffusés sur le site
Internet de l'IWPR entre octobre 1999 et mai 2000, qui notamment
rapportent des témoignages d'officiers serbes faisant état de crimes
commis par l'armée yougoslave au Kosovo durant la campagne de
frappes aériennes de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord
(OTAN).

L'Observatoire considère l'arrestation et la détention de M. Filipovic
comme arbitraires dans la mesure où elle ne vise qu'à sanctionner
l'exercice des libertés d'expression et d'opinion, et ce en flagrante
violation des instruments internationaux applicables en la matière et
notamment de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l'Homme
qui dispose à son article 6.b que “ chacun a le droit de publier,
communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et
connaissances sur tous les droits de l'Homme et toutes les libertés
fondamentales ”.

L'Observatoire rappelle en outre, que ces faits interviennent dans un
contexte d'aggravation, depuis le début de l'année, de la répression
contre les médias indépendants en Serbie.

Actions demandées :

Merci d'écrire aux autorités de la Répubique Fédérale de Yougoslavie en
leur demandant de :

i. procéder à la libération immédiate de M. Miroslav Filipovic détenu
arbitrairement.

ii. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs
des droits de l'Homme adoptée par l'Assemblée générale des Nations
Unies le 9 décembre 1998 ("Déclaration sur le droit et la responsabilité
des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et
protéger les droits de l'Homme et les libertés fondamentales
universellement reconnus") et plus particulièrement à son article 1 qui
dispose que “ chacun a le droit, individuellement ou en association avec
d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de
l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et
international ” et à son article 6.b cité précédemment ;

iii. se conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l'Homme et instruments régionaux et
internationaux relatifs aux droits de l'Homme qui lient la République
fédérale de Yougoslavie.

Adresses :

- Slobodan Milosevic, Président de la Fédération ; Fax : 381 11 63 67 75

- Ministre des affaires intérieures ; Fax : 371 11 361 83 66

- Ambassade de la République fédérale de Yougoslavie dans vos pays
respectifs


Paris - Genève, le 7 juillet 2000

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions
entreprises en indiquant le code de cet appel.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence : Fax :  33 (0) 1
55 80 83 92
Tel FIDH 33 (0) 1 43 55 20 11           OMCT + 4122 809 49 39
E-mail : observatoire@...

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4. SIDA : L'OMS Ã LA SOLDE DE L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE ?

Date: Tue, 11 Jul 2000 15:15:33 +0200
Subject: globe_l: L'OMS =?ISO-8859-1?B?4A==?= la solde des laboratoires
From: Pedro <pedro@...>


ACT UP AIDS COALITION TO UNLEASH POWER

L'OMS à la solde des laboratoires

Depuis des années, l'Organisation Mondiale de la Santé oppose une résistance
active et criminelle à la distribution de traitements antirétroviraux dans
les pays pauvres.

En mai dernier, les Etats membres de l'Assemblée Mondiale de la Santé
mandataient l'OMS pour accélérer le processus qui doit permettre l'accès aux
traitements et la prophylaxie du VIH. La mission qui lui était confiée
comprenait entre autres « la réactualisation des bases de données
existantes, afin que les Etats membres puissent disposer de toutes les
informations sur les prix des médicaments essentiels, y compris des
traitements VIH ». Elle exigeait surtout que l'OMS mette tout en ouvre pour
« favoriser les politiques d'accès aux génériques »,  « encourager les
productions locales et les importations parallèles », conformément aux
accords internationaux sur le commerce.

Deux mois plus tard, nous ne voyons rien venir.

1. Deux antirétroviraux seulement figurent dans la liste des médicaments
essentiels produite par l'OMS. Mais ils sont exclusivement réservés à la
prévention de la transmission materno-fotale du VIH. Aujourd'hui encore, l'
OMS ne reconnaît pour essentielle que la prévention, au détriment des soins.

2. La base de données actuellement disponible sur le site web de l'OMS est
scandaleusement incomplète : les références aux producteurs des médicaments
sont absentes ; les antirétroviraux génériques sont totalement occultés.

3. L'OMS a jusqu'à présent refusé de diffuser et de promouvoir ses propres
recommandations sur la prophylaxie par le cotrimoxazole.

4. L'OMS n'a toujours pas diffusé sa propre brochure d'information sur les
accords TRIPS, qui explique notamment aux gouvernements les possibilités de
recours aux licences obligatoires et aux importations parallèles. Les
groupes activistes en sont venus à distribuer eux-mêmes cette brochure aux
délégations des Etats membres de l'Assemblée mondiale de la Santé, pour
faire connaître un document que l'OMS refuse d'assumer.

5. Il y a encore deux jours, après que l'ONUSIDA a démontré, au cours d'un
Satellite meeting, que la mise en concurrence des génériques et des produits
de marques aboutissait systématiquement à des baisses substantielles des
prix, M. Tarantola, conseiller politique de Mme Brundtland, a tenu à
rectifier le tir : « le prix des antiviraux est l'arbre qui cache la forêt
». Et d'exposer avec complaisance la liste des prérequis à la distribution
de traitements : eau, hygiène, nutrition, droits de l'homme etc. On aimerait
que l'OMS renonce à sa vision caricaturale des pays en développement, et
cesse d'imaginer ces pays comme de vastes terres désolées, plongées dans
l'obscurantisme et peuplées de miséreux.

L'OMS est un frein dans le combat mené par les malades du sida, certains
Etats du sud, et même l'ONUSIDA, pour la reconnaissance des médicaments
génériques, le soutien à ceux qui les produisent et la circulation de l'
information à leur propos. Elle l'est aussi pour tout ce qui concerne la
baisse des prix des médicaments de marque. C'est que l'OMS ne sait pas et ne
veux pas travailler en dehors de la logique ordonnée par les multinationales
pharmaceutiques. Entre les malades et les laboratoires, elle a choisi son
camp.

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ACT UP AIDS COALITION TO UNLEASH POWER

W.H.O. sold out to Big Pharma

Contact :  Marie de Cénival : 082 858 03 77 Paul Davis (Act Up-Philadelphia)
: 083 938 28 94

Durban, Tuesday July 11

For years, the World Health Organisation has offered active and criminal
resistance to the distribution of antiretroviral treatments in poor
countries.

Last May, the Member States of the World Health Assembly manadated WHO to
accelerate the process which is to lead to access to treatment and
prophylaxis of HIV/AIDS. The mission it received comprised among other tasks
to "update the existing databases, so that Member States may benefit from
all the information available concerning the prices of essential medicines,
including HIV drugs", and "encourage local manufacturing and importing" in
compliance with international trade agreements.

The directive required the WHO to engage in drafting TRIPS compliant model
legislation so that member states could begin to implement access to the
most affordable generic medicines. WHO was also directed to provide
assistance to manufacturers of affordable medicines so that drug registry
could be accelerated and globalized.


A full two months later, there is not a single thing to show for this
mandate.

1. Only two antiretrovirals are presently on the WHO Essential Drug List -
but only for the prevention of mother-to-child transmission of HIV, not for
treatment. To this day WHO refuses to concretely recognise as essential
anything but prevention, leaving treatment completely aside.

2. The database presently available on the website is scandalously
incomplete : all references to generic drugmakers have been systematically
excised ; the very principle of generic antiretrovirals is being completely
denied.

3. WHO is refusing even to publicise and promote the recommendations it
arrived at in favour of cotrimoxazole  (Bactrim) prophylaxis against
opportunistic infections for African countries.

4. WHO has still not publicised and promoted its own briefing book on the
health impact of the TRIPs agreement, in which are explained the provisions
for compulsory licensing and parallel importing of drugs. The activist
groups have needed to hand out the brief book themselves to the Member State
delegates to the World Health Assembly, in order to assure the proper spread
of this key information which WHO is refusing to take responsibility for.

5. Only two days ago, after UNAIDS showed data proving that only competition
between generic and brand-name products has ever lead to substantial drug
price reductions, Mr Tarantola, political advisor to Mrs Brundtland,
Director of WHO, made it his business to provide a diversion : "price is but
the least obstacle". He went on to list all the supposed prerequisites to
treatment access : clean water, hygiene, nutrition, human rights, etc. When
will WHO outgrow its caricature of a vision of developing countries, and
cease to see them as endless barren lands crowded with starving throngs
soaking in backward ignorance ?


WHO is an impediment, to the fight being waged by People With AIDS, some
developing countries and even UNAIDS, for recognition of the importance of
generic medicines, adequate support to those producing them and free
circulation of information concerning them. WHO is also an impediment to
brand-name drug price reduction efforts. That is because WHO is not ready
nor even willing to work outside of system of vested interests organised by
the proprietary pharmaceutical industry. WHO has chosen its side, and it is
not with People With AIDS.


Durban, mardi 11 juillet 2000

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5. HONDURAS : VIOLENCE CONTRE LES FEMMES

From: "OMCT" <omct@...>
Organization: OMCT
Date: Fri, 7 Jul 2000 09:52:49 +0200

                          EXACTIONS ENFANTS
                      VIOLENCE CONTRE LES FEMMES
                        Cas HND 080497.2EE/VAW
                Second suivi du cas HND 080497.EE/VAW

Le Secretariat international de l'OMCT a reçu de nouvelles informations
en relation avec la situation suivante au Honduras.

Bref rappel de la situation :
Le Secretariat international etait informe, en mars 1997, du viol de Fany
Cerrato, dans un poste de police de Tegucigalpa.

Selon les informations reçues, le vendredi 21 mars 1997, Fany Cerrato (16
ans) etait violee par un officier en uniforme (sergent) des FUSEP ("Fuerza
de Seguridad Publica").

Vers 22 heures, Fany Cerrato - qui avait participe par le passe au
programme de Casa Alianza - marchait le long de Calle Real pres de Bigos
(un fast food) a Tegucigalpa, lorsqu 'un homme non-identifie s'arreta et
l'invita a manger. Ils roulerent en direction du Boulevard Morazan.
L'homme stoppa et commença a donner a Fany Cerrato des boissons
alcoolisees, puis ils reprirent la route durant quelques instants. L'homme
arreta sa voiture pres de l'Hôtel Honduras Maya. Il commença alors a
abuser sexuellement de la mineure.

A ce moment, deux hommes en uniforme de la FUSEP s'approcherent de
la voiture. Selon les declarations de Fany Cerrato a l'Office du Procureur
general : "La police est arrivee. Ils m'ont demande qui etait l'homme
pour moi et j'ai dit qu'il etait mon frere. L'homme a nie et je me suis
enfuie, mais le policier m'a rattrapee. L'un d'entre eux a frappe mon
bras et ma main droite avec son revolver. Ils m'ont forcee a rentrer dans
la voiture de police et m'ont emmenee au poste de police de Mamchen
ou ils m'ont dit de prendre une douche. Alors que j'etais en train de me
doucher, l'un des policiers est venu vers moi et m'a demande si l'homme
m'avait payee, j'ai repondu que non. Le policier a alors mis dans ma
main 20 lempiras (US$ 1,80), m'a saisie et a dit qu'il allait m'envoyer
dans un centre de detention pour mineures a moins que je n'ai des
relations sexuelles avec lui. Je n'ai pas eu le choix et j'ai dû le laisser
faire. Ils m'ont relâchee vers 5 heures le 21 mars 1997." Selon les
estimations, Fany Cerrato aurait ete violee vers 2 heures le 21 mars 1997.

Fany Cerrato devait rapporter les faits aux educateurs des rues de Casa
Alianza et etre emmenee, le 22 mars 1997 a midi, au DIC pour y faire une
declaration formelle. Elle allait egalement subir un examen medical.

Le 14 juin 1997, le policier hondurien responsable du viol de Fany
Cerrato faisait l'objet d'une arrestation. Juan Carlos Argueta (30),
chauffeur de police des FUSEP (qui sont, au Honduras, parties
integrantes de l'armee), etait arrete sur ordre du juge de la premiere cour
criminelle ("Jusgado de Letras Primero de lo Criminal") et detenu durant 6
jours pour les besoins de l'instruction. Fany Cerrato demeurait depuis a
la maison de Casa Alianza.

Nouvelles informations :
Le Secretariat international de l'OMCT a ete informe que Casa Alianza,
membre du reseau de l'OMCT, a poursuivi le policier, Juan Carlos
Argueta, qui a ete condamne a dix ans de prison pour le viol de Fany
Cerrato. La famille de Juan Carlos Argueta a donne de l'argent a Fany
qui est revenue sur ses declarations. Casa Alianza en a informe le juge
qui a intente des poursuites contre Juan Carlos Argueta.

Aucune compensation n'ayant ete cependant accordee, Casa Alianza est
en train de considerer la possibilite de poursuivre civilement le policier
ainsi que les forces de l'ordre pour obtenir des dommages et interets.

Remarques :
Le Secretariat international souhaite remercier tous ceux qui sont
intervenus, membres du reseau, autres organisations et individus suite a
la diffusion de nos appels.

Geneve, le 7 juillet 2000

Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
World Organisation Against Torture (OMCT)
Organización Mundial Contra la Tortura (OMCT)
8 rue du Vieux-Billard
Case postale 21
CH-1211 Geneve 8
Suisse/Switzerland
Tel. : 0041 22 809 49 39
Fax : 0041 22 809 49 29
E-mail : omct@...
http://www.omct.org

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6. CE BULLETIN EST PRÉCAIRE, ET SA PARUTION INCERTAINE ET MENACÉE. Il ne
paraîtra désormais qu'une fois assuré son financement. :

VOUS POUVEZ LE SOUTENIR ET LA GARANTIR DEPUIS LA SUISSE OU L'ETRANGER, PAR
UN SOUTIEN FINANCIER, évidemment, en adressant vos dons
. par virement sur le compte 42 5.371.347.08, Banque Migros, Genève
. par chèques (barrés) à l'ordre de Pascal Holenweg, à l'adresse de la CSSI,
CP 343, CH-1211 Genève 4

MERCI DE VOTRE SOUTIEN -IL NOUS EST DÉSORMAIS INDISPENSABLE...

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7. SOUSCRIVEZ AU COURRIER DES BALKANS

Date: Mon, 10 Jul 2000 14:44:56 +0200
From: Le Courrier des Balkans <cdb@...>


Depuis septembre 1998, le Courrier des Balkans présente le meilleur des
informations et des analyses de la presse indépendante des Balkans.

Un an après son lancement, la qualité de notre travail a été unanimement
reconnue par les médias et par vous, lecteurs, qui êtes plus de 2 000 à nous
lire régulièrement.

Pour fonctionner, le Courrier des Balkans emploie aujourd'hui une personne à
plein temps et fait largement appel au bénévolat. Sur le terrain, nous
entretenons un réseau de correspondants locaux que nous rémunérons et pour
qui nous constituons bien souvent la seule source de revenus stables.

Nous avons construit le Courrier des Balkans à force de temps, de travail
(beaucoup !) et d'une subvention "non renouvelable" nous permettant de
financer notre projet durant 18 mois.

Cette période arrive bientôt à échéance et nous devons malheureusement faire
face à la réalité économique : sans votre contribution le Courrier des
Balkans ne peut exister.

C'est pourquoi nous relançons cet appel à contribution.

Certains d'entre vous ont déjà répondu à notre premier appel et nous ont
manifesté leur soutien mais vous n'êtes malheureusement pas encore assez
nombreux.

Aussi, si vous ne l'avez pas encore fait, merci d'envoyez votre contribution
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8. ISRAEL : APPEL URGENT

From: "OMCT" <omct@...>
Organization: OMCT
Date: Fri, 7 Jul 2000 09:52:48 +0200
Subject: ISR 060700.EE - Israel


                          EXACTIONS ENFANTS
                          Cas ISR 060700.EE

Le Secretariat international de l’OMCT demande votre intervention
URGENTE dans la situation suivante en Israel.

Breve description de la situation :
Le Secretariat international de l'OMCT a ete informe, par une source
fiable, des mauvais traitements infliges a de jeunes detenus a la prison de
Telmond.

Selon les informations reçues, suite aux troubles ayant eclate entre les
jeunes detenus et les gardiens, l'administration de la prison de Telmond a
confisque les biens personnels des prisonniers ainsi que leur television.
Ils ont en outre ete prives de leur sortie journaliere et cinq d'entre eux ont
ete transferes en cellules d'isolement. Ces troubles resulteraient de la
deterioration des conditions de detention et du harcelement croissant
dont sont victimes leurs familles lors des visites. Plus particulierement,
les prisonniers ont informe Khaled Quzmar, avocat de Defense des
Enfants International/Section Palestine, que le 27 juin 2000, alors que les
familles rendaient visite aux jeunes detenus, les gardiens ont agresse un
jeune prisonnier du nom de Samir Abdel Rahman Abu Zayyada, age de
14 ans, originaire de Beit Illo, pres de Ramallah, et ont insulte les meres et
sœurs des jeunes prisonniers.

Les cinq jeunes detenus accuses d'avoir entraîne les autres detenus, et
qui ont ete transferes en cellules d'isolement, sont :
Abdullah Mohammad ‘Atta (16 ans) de Deir Abu Mashal, Ramallah
Ayman Jamal Mubarak (16 ans) du camp de refugies Jalazone, Ramallah
Hassan Fathi Al-Masri (17 ans) de Al-Issawiya, Jerusalem
Wa’el Najeeb Zahwa (16 ans) du Golan
Khamis Mustafa Abu Rous (18 ans) de Al-Ram

Ces cinq jeunes detenus auraient depuis ete transferes dans des cellules
ordinaires (cette information n'est pas confirmee). Ce transfert ferait suite
a une audience interne, qui se serait tenue le dimanche 2 juillet 2000, au
cours de laquelle le directeur de la prison aurait decide de les envoyer en
isolement durant 48 heures, periode qu'ils avaient deja effectuee.

Samir Abdel Rahman Abu Zayyada, arrete le 3 avril 2000, a affirme avoir
ete gifle par un gardien; acte qu'il a rapporte au directeur de la prison.
Samir a cependant nie les faits lorsque le gardien en question a ete amene
devant lui. Les autres prisonniers confirment le fait que Samir a bien ete
gifle.

Le Secretariat international de l'OMCT est particulierement preoccupe par
ces incidents et s'inquiete du respect de l'integrite physique et
psychologique de ces jeunes detenus. L'OMCT exprime plus
particulierement sa preoccupation quant a l'utilisation de l'isolement,
comme sanction, dans le cas de jeunes prisonniers. L'OMCT rappelle
qu'Israel est partie a la Convention relative aux droits de l'enfant qui
stipule que l'emprisonnement ne doit etre qu'une mesure de dernier
ressort.

Actions requises :
Veuillez contacter les autorites israeliennes leur demandant :

i.  de prendre toutes les mesures necessaires afin de garantir
     l'integrite physique et psychologique de tous les jeunes
     detenus;

ii. de mener une enquete immediate sur les circonstances de
     ces evenements, d'identifier les personnes responsables, de
     les traduire en justice et de leur appliquer les sanctions
     penales, civiles et/ou administratives prevues par la loi;
iii.de mettre fin a l'utilisation de l'isolement, comme sanction,
     dans le cas de jeunes detenus;

iv. d'assurer en toutes circonstances le respect des droits de
     l'homme et des libertes fondamentales conformement aux
     lois nationales et normes internationales.

Adresses:
Ehud Barak, Prime Minister and Minister of Defence, Office of the Prime
Minister, 3 Kaplan Street Hakirya, Jerusalem 91007, Israel. Faxes: +972 2
566 4838 and  +972 3 691 7915

Minister of Justice, Ministry of Justice, 29 Salah al-Din Street,  Jerusalem
91029, State of Israel.
Fax : + 972 2 6285 438

Minister of Defense, Ministry of Defense, 7 "A" Street, Hakirya,  Tel
Aviv, Israel. Fax: +972 3 697 62 18

Minister of Police, Ministry of Police, PO Box 18182, 3 Sheikh  Jarrah,
Kiryat Hamemshala, Jerusalem 91181, State of Israel. Fax  : + 972 2 5826
769

L'Ambassade d'Israel dans vos pays respectifs.

Geneve, le 6 juillet 2000

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet
appel dans votre reponse.

Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
World Organisation Against Torture (OMCT)
Organización Mundial Contra la Tortura (OMCT)
8 rue du Vieux-Billard
Case postale 21
CH-1211 Geneve 8
Suisse/Switzerland
Tel. : 0041 22 809 49 39
Fax : 0041 22 809 49 29
E-mail : omct@...
http://www.omct.org

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@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
@   Pascal Holenweg, Genève (holenweg@...)
@    "Ce qui vient au monde pour ne rien troubler
@   ne mérite ni égards, ni patience"  (René Char)
@
@   COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
@    CP 343 CH-1211 Genève 4
@    Tel+Fax (22) 735.88.27          E-mail : holenweg@...
@
@    www.multimania.com/troubles/                  www.home.ch/~spaw1265/
@                         www.le-village.com/kiosque/Troubles/
@
@   Liste de débat et d'information :
@   http://www.onelist.com/subscribe.cgi/Forum-socialiste
@
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#1639 De: holenweg@...
Date: Samedi 15. Juillet 2000  20:58
Sujet: 15.7 TROUBLES (Bulletin de la CSSI)
holenweg@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
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TROUBLES

BULLETIN D'INFORMATION DE LA
COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
Genève, le 27 Messidor 208 / 15 juillet 2000

(Ce bulletin ne paraît désormais qu'en fonction du soutien qu'il reçoit.
Merci donc à celles et ceux dont le soutien a permis la parution de ce
numéro. Pour les modalités de ce soutien, voir en fin de bulletin)

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1. NOUVELLES D'AUTRICHE

2. INDONÉSIE : SOUTENEZ LES DOCKERS DE DJAKARTA

3. TUNISIE : APPEL AU RESPECT DES DROITS HUMAINS ET DE LEURS DÉFENSEURS

4. ISRAËL : APPEL URGENT

5. YOUGOSLAVIE (SERBIE) : APPEL URGENT

6. RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL : LA SUISSE

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1. NOUVELLES D'AUTRICHE

Date: Thu, 13 Jul 2000 13:57:14 -0400
From: Rosa Antifa Wien <raw@...>
Subject: (fr) maudite:autriche 0700

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[1] Le gouvernement veut interdire les manifestations
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À l'occasion d'une récente conférence de presse,
certains membres du OeVP ont exigé l'interdiction de
la manifestation "illégale"(elle n'est pas annoncée à
la police) hebdomadaire du mardi, le porte-parole de
la sécurité publique, Wolfgang Ulm, déclarant que 57
officiers de police ont été blessés.

Il est surprenant de constater que la police rejette
cette demande en alléguant une décision de la cour
suprême en 1985 prévoyant que l'absence de
notification préalable d'une manifestation n'est pas
un élément suffisant pour l'interdire. En outre, il
serait assez délicat pour 100 ou 150 policiers de
disperser 2 000 ou 3 000 manifestants. Pourtant, il y
vont désormais à l'intimidation ! Le chef du bureau
responsable de la sécurité de l'État de la police de
Vienne, Hofrat Zander, qui est responsable de la
récente émeute policière (voir notre numéro précédent
de Maudite:Autriche, 0600), menace les activistes de
faire appel aux forces de police et de prendre des
mesures vigoureuses. Entre-temps, les activistes
connus reçoivent des notifications de police en
permanence.

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[2] Une visite chez un "Expert es Démocratie"
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Afin de défendre "bec et ongles" (Wolfgang Schuessel)
la réputation de l'Autriche, la Ministre autrichienne
des Affaires étrangères, Benita Ferrero-Waldner, a
lancé une nouvelle offensive de charme visant à
démontrer à des personnalités internationales et
surtout du monde des médias que l'Autriche est
parfaitement capable d'avoir un comportement
démocratique. La tournée a été soigneusement
organisée, il y a quelques temps déjà, par une agence
de relations publiques. À Londres, B. Ferrero-Waldner
a rencontré un expert en démocratie, l'ex-Premier
ministre britannique Margret Thatcher, qui a évoqué
son grand ami, l'ancien dictateur chilien Augusto
Pinochet, en ces termes : "Il a apporté la démocratie
au Chili." L'Autriche a beaucoup à apprendre de lui !?
Il a peut-être des idées à mettre en oeuvre contre les
activistes antigouvernementaux qui dérangent.... Pour
ce qui est de savoir si l'Union européenne reconnaîtra
la rencontre avec un opposant à l'Union, c'est une
autre question. Mais la démocratie exige des
sacrifices... surtout de la part de l'opposition.

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[3] Les humbles serviteurs de Monsieur Windholz
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Le nouveau président de la "Section de Basse Autriche"
du FPOe, Ernest Windholz, n'est pas le seul à
rencontrer des problèmes du fait de certaines idées
d'extrême-droite (il a notamment utilisé la devise des
Waffen SS, corps armé hitlérien, "Notre honneur, c'est
notre foi", à l'occasion de son discours
d'inauguration (cf. notre numéro précédent,
Maudite:Autriche, 0600). Une autre personnalité de
cette section, Barbara Rosenkranz, n'est autre que
l'épouse de Horst-Jakob Rosenkranz, l'éditeur du
magazine d'extrême-droite "Fakten" ("Les faits").
D'autres liens très instructifs de ce genre ont été
révélés par l'hebdomadaire "Profil" dans son numéro du
12 juin dernier : avant son accession à des fonctions
politiques, Bernhard Blochberger a été candidat du
corps néofasciste  (NDP) de feu Norbert Burger.
Lorsque que le NDP a été interdit en 1988, Blochberger
s'est pris d'intérêt pour le "référendum citoyen - Du
coeur pour les natifs du pays" qui est bien connu pour
ses opinions hostiles aux étrangers. Il avait pour
habitude de signer ses "compétents" articles par la
formule "Salutations allemandes". C'est déjà
probablement lors de sa période au NDP qu'il a
rencontré son ami Frank-Dieter Stanzel qui est devenu
"1. Bundesschriftwart" (une expression employée pour
qualifier un secrétaire sous le national-socialisme).
À la fin du mois d'avril dernier, le passé de Stanzel
fut de nouveau évoqué publiquement lors d'une
inauguration d'un conseil local. Lorsqu'un commentaire
lui a été demandé au sujet de son passé au NDP, il
s'est contenté de répondre : "Je n'ai tué ni pendu
personne que je sache - Tout ceci était légal."
Aujourd'hui Blochberger et Wolfgang Haberler sont
collègues au Parlement provincial de Basse Autriche.
Ils ont tous deux écrit des articles dans le passé
pour "Der Voelkerfreund"("L'Ami des Nations"), un
périodique publié par des personnes qui ont été
décrites comme un "petit groupe d'extrémistes de
droite" par le Centre de documentation de la
Résistance autrichienne (DOeW). Haberler fait en outre
partie du conseil municipal d'une localité de Basse
Autriche, et le FPOe local dans sa ville a distribué
des dépilants en 1990 qui déclaraient : "L'Autriche
était allemande, elle est allemande et elle restera
allemande". En 1997, Alois Preiszler et Edwin
Rambossek, deux autres membres du FPOe, ont participé
à l'assemblée générale de la "Camaraderie Prince
Eugen", une "organisation de vétérans
d'extrême-droite" selon le centre DOeW. Dans les
années soixante, Rainer Mauritz, aujourd'hui expert
financier auprès du FPOe, s'est impliqué dans une
série d'attaques dans le Sud du Tyrol, pour lesquelles
il a été condamné à une peine de cinq ans et demi de
prison. En 1993, la police a découvert des drapeaux à
croix gammée et autres matériels de propagande nazie
au domicile de son ancien agent de presse. Il fut
accusé par un membre du FPOe du conseil municipal qui
fut exclu du parti pour cette accusation.

******************************************************
[4] Connexions internationales du FPOe (1)
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Quelque 150 émissaires de Lega Nord sont venus
rencontrer le FPOe de Carinthie. Selon Martin Strutz,
l'objectif de cette entrevue était "l'échange de
pensées sur des questions de politique et
d'organisation". Il va de soi que les sanctions de
l'Union européenne contre l'Autriche ont été au coeur
des discussions, sanctions que les deux parties ont
condamnées. Les représentants de Lega Nord venaient de
Vicenza où Joerg Haider était allé soutenir leur
campagne électorale à l'automne 1999. À cette
occasion, selon le magazine "Padania" publié par Lega
Nord, il aurait déclaré : "Viva la Padania".

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[5] Connexions internationales du FPOe (2)
******************************************************

Lors d'une interview, le président du Bureau allemand
de la sécurité constitutionnelle, Heinz Fromm, a
souligné que le succès du FPOe exerçait une influence
certaine sur la scène politique de droite en
Allemagne. Il a ajouté qu'il existe des connexions
entre les supporters du FPOe et les extrémistes de
droite allemands.

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[6] Allocution d'un extrémiste de droite à l'académie
FPOe
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Ce n'est qu'aujourd'hui qu'il a été rendu public qu'un
extrémiste de droite allemand, Horst Mahler, a été
invité par une association académique liée au FPOe
pour venir tenir une conférence à Vienne le 23
novembre 1999 sur le thème : "La trahison de la gauche
allemande par Adolf Hitler. La trahison de l'Allemagne
par la gauche. Y a-t-il un avenir pour la nation et la
race allemandes ?" Au cours de son allocution, Horst
Mahler n'a pas su retenir son enthousiasme pour A.
Hitler : "Hitler a su prendre en main et unir les
forces nationales et révolutionnaires de cette
nation."

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[7] Le FPOe et son passé
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Le FPOe local du village de Seekirchen a annoncé que
la communauté ne participerait pas au Fonds du travail
obligatoire nazi. Au contraire, l'adjoint au maire
FPOe et représentant du corps législatif, Helmut
Naderer, a exigé un dédommagement de la part du
gouvernement fédéral allemand ainsi que des
gouvernements actuels des anciens Alliés de la Seconde
guerre mondiale, pour tous ceux dont des proches ont
été emmenés en Russie ou dans d'autres pays victorieux
ou qui ont perdu la vie durant le conflit. Helmut
Naderer a avancé comme argument à cette décision pour
Seekirchen : "Il est historiquement prouvé que la
municipalité n'a jamais fait usage du travail
obligatoire". Donc, "il n'y a aucune raison pour
accorder un soutien financier à cette action.". Au
contraire, de nombreux habitants de Seekirchen étaient
encore emprisonnés ou punis de travaux obligatoires en
Russie ou dans d'autres pays alliés, bien après la fin
de la guerre. "Nombre d'entre eux n'ont pas survécu
aux conditions de vie inhumaines et sont morts.
D'autres ne sont revenus des camps de travail que plus
de dix ans plus tard."

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[8] Des dizaines de milliers de dossiers sur les vols
nazis dans les archives de Vienne
******************************************************

Les dossiers secrets du bureau central de l'émigration
juive et le service de l'expropriation ont été
conservés durant des décennies au bureau des Affaires
financières de Vienne. Ces dossiers comportent des
listes nominatives de transports des citoyens juifs
déportés de Vienne à destination de camps
d'extermination ou disciplinaires. Les premières
estimations semblent indiquer l'existence de plus de
100 000 dossiers qui ont été conservés sans que les
familles des victimes aient été au courant. Ces
dossiers ne contiennent pas uniquement des
informations sur la déportation de Juifs autrichiens,
mais aussi sur l'assistance apportée par les banques
dans les expropriations. En outre, ils semblent
préciser que les autorités autrichiennes étaient
parfaitement informées de l'étendue de l'expropriation
déjà immédiatement après la guerre. Première réaction
du président de la Communauté israélite, Ariel
Muzicant : "Ceci constitue un tel outrage que ces
faits à eux seuls devraient entraîner des plaintes de
l'ordre de plusieurs centaines de milliards." La
Communauté israélite ne portera pas plainte, mais elle
exige une campagne d'éclaircissement complet sur les
crimes de l'Holocauste.

Source : "Der Standard" du 30 juin et du 1er juillet
2000

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[9] Sondage d'opinion du mois
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Selon le sondage d'opinion de l'institut INTEGRAL, 8 %
des Autrichiens pensent que le génocide des Juifs sous
le Troisième Reich n'est pas un fait historiquement
prouvé. La plupart d'entre eux sont des personnes
âgées ou des électeurs du FPOe. Dix pour cent des
personnes interrogées n'ont pas voulu répondre à cette
question.

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[10] Le FPOe "leader de block"
******************************************************

Alors que le OeVP s'efforce d'améliorer ces
connaissances en matière de démocratie, le FPOe
s'engage sur la voie du cosmopolitisme. Dans le
district viennois de Simmering, par exemple, le FPOe
sait montrer le meilleur de lui-même. Une Turque qui
vit dans un logement de la municipalité provoquait
depuis longtemps son voisinage. Le simple fait que son
fils ait refusé de prêter son jeu de Gameboy aux
autres enfants a suffi à la foule raciste pour réagir
contre le "contrôle étranger". Lors de réparations sur
son balcon, des saletés sont tombées sur le balcon de
l'étage du dessous, ce qui a paru amplement suffisant
pour alerter le FPOe. Herr Anetsdorfer, membre du
FPOe, lui a alors fait parvenir un courrier indiquant
: "Nous avons appris que vous n'êtes malheureusement
pas capable de respecter les conditions habituelles
élémentaires (!) de vie en appartement. Nous vous
prions donc d'éviter à l'avenir de causer de tels
troubles (!) et de bien vouloir vous conformer
davantage aux usages courants en Europe centrale (!)."
La lettre s'achevait par : "Nous espérons avoir pu
vous faire entrevoir un aperçu des opinions de votre
voisinage, et espérons pouvoir constater à l'avenir
une amélioration de vos manières."

Les "opinions" de Herr Anetshofer ont été révélées il
y a quelque temps, par l'hebdomadaire viennois
"Falter" : à l'occasion d'un remue-méninges pour la
réalisation de nouveaux dépliants du FPOe, Anetshofer
a eu des moments d'inspiration illuminée tels que :
"Qui extermine la nation et le pays ? Le SPOe et les
demandeurs d'asile !" (cela rime, en Allemand !).
Quant à une suggestion proposant d'organiser un forum
de débats à un endroit fréquenté par des Turcs, il a
répondu : "Dans le meilleur des cas je vais y lancer
une grenade." C'est la voix de la nation !

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2. INDONÉSIE : SOUTENEZ LES DOCKERS DE DJAKARTA

SOLIFONDS
Fonds de solidarité pour les luttes de libération sociale dans le tiers-monde
Quellenstrasse 25
Case postale
8031 ZURICH

Tel (00 41 1) 272 60 37
Fax (00 41 1) 272 11 18
E-mail : mail@...
www.solifonds.ch


4 juillet

APPEL DE CONTRIBUTION ET COLLECTIVE DE FONDS POUR LA GRÈVE DES DOCKERS DE
DJAKARTA

Au moment où vous lirez ces lignes, les dockers du plus grand port
d'Indonénie seront peut-être encore en grève (la grève est prévue du 10 au
12 juillet). Les raisons qui les poussent à faire grève sont nombreuses :
travail sur appel, salaire inférieur au minimum légal, indemnités en cas
d'accident du travail largement insuffisantes (lorsqu'indemnités il y a)
puisqu'elles ne couvent pas même les soins, etc... Par cette grève
d'avertissement, les dockers entendent faire pression sur les autorités et
sur les employeurs pour améliorer leurs conditions de travail : meilleur
traitement par les employeurs, augmentation des salaires, assurances
sociales, assurance-maladie, négociations contractuelles.

Puisque le port de Djakarta revêt une importance stratégique pour tout le
pays, un soutien et des appuis internationaux pourraient faire de cette
grève un événement retentissant et accroître ses chances de succès.

Après avoir subi pendant trente ans le régime dictatorial de Suharto, les
dockers de Djakarta ont fondé leur propre syndicat. Le port de Tanjung Priok
est le plus grand port d'Indonésie. 80 % des importations et des
exportations du pays y transitent, 8000 dockers y travaillent, pour
cinquante sociétés différentes, mais ils ne sont payé que lorsqu'il y a un
bateau à charger ou à décharger. Leur salaire journalier se monte à 3 FS (12
FF), et ils doivent en consacrer la moitié au transport vers le lieu de
travail et à la nourriture. La sécurité sociale et l'assurance-maladie sont
inconnues. Par contre, les mauvais traitements infligés par les patrons sont
monnaie courante.

LE SYNDICAT
La création récente du syndicat indépendant qui réunir les dockets du port
de Djakarta, le SBSI, a été un événement. Pendant trente ans, le seul
syndicat autorisé était celui que l'armée contrôlait, et il défendait les
patrons, non les travailleurs. En outre, "syndicalisme" et "communisme"
avaient été rendus synonymes par le régime.

Malgré tout, une fois le premier pas franchi, le nouveau syndicat des
dockets a pris un départ fulégurant. Il compte déjà 2000 membres parmi les
travailleurs du port, auxquels se sont ajoutés 500 matelots, 1500 pêcheurs,
500 chauffeurs de poids lourds. Il se nomme désormais "Solidarité des
pêcheurs et des travailleurs de la mer d'Indonésie".

LE SOUTIEN
Le soutien du SOLIFONDS est affecté à l'organisation de la grande
manifestation du 26 juin, à la nourriture pour 8000 grévistes pendant trois
jours et à l'achat de deux ordinateurs avec accès à l'internet pour faire
connaître le syndicat et sa lutte au niveau international.

POUR VOS DONS :
Compte de chèques postaux (CCP, Suisse) 80-7761-7

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3. TUNISIE : APPEL AU RESPECT DES DROITS HUMAINS ET DE LEURS DÉFENSEURS

From: "Observatoire" <observatoire@...>
Date: Wed, 12 Jul 2000 11:42:02 +0200
Subject: TUN 003 / 0007 /OBS 070


APPEL URGENT - L’OBSERVATOIRE
                                              TUN 003 / 0007 /OBS 070
                                                         Harcèlement
                                                              TUNISIE
                                                   Le 12 juillet 2000

L’Observatoire pour la Protection des défenseurs des droits de l’Homme,
programme de la FIDH et de l’OMCT, vous prie d’intervenir à propos de
la situation suivante en Tunisie.

Brève description des faits :

L’Observatoire réitère sa très profonde préoccupation concernant le
harcèlement et le déni systématique des droits et libertés fondamentales
dont sont victimes les défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie.
Cette situation relève d’une stratégie minutieusement orchestrée au
travers de méthodes aussi diversifiées que sophistiquée y compris par
l'interdiction, de facto, de se réunir et travailler, dans leur propre pays,
avec des organisations internationales dont ils sont pourtant membres et
partenaires et ce en contradiction avec la Déclaration sur les défenseurs
des droits de l’Homme (article 5).

Ainsi, le 11 juillet, les autorités tunisiennes ont refoulé du territoire
tunisien Patrick Baudouin, Président de la FIDH, Donatella Rovera,
responsable du Programme Moyen Orient et Afrique du Nord au sein du
Secrétariat d’Amnesty International, et Hassina Giraud, membre de la
section française d’AI, alors qu'ils se rendaient en Tunisie pour une
mission de contact avec les défenseurs des droits de l’Homme.

Cette décision adoptée au plus haut niveau de l’Etat tunisien démontre
que les quelques gestes faits par les autorités ces deux derniers mois, qui
ont permis à certains défenseurs de récupérer leur passeport et sortir du
territoire pour témoigner notamment à Paris et à Genève, n’étaient que
des mesures ponctuelles sans être l’expression d’une réelle volonté
politique.

L’Observatoire considère, à la lumière de ces événements, des
informations reçues depuis des années par la FIDH et l’OMCT et des
actions menées par l’Observatoire sur la Tunisie, que la répression dont
sont l'objet les défenseurs constitue une violation flagrante des
obligations de l'Etat conformément à la Constitution, les lois nationales et
les différents instruments juridiques internationaux et régionaux, de
même que la Déclaration sur les Défenseurs des Droits de l'Homme, de
promouvoir et garantir les droits et libertés des défenseurs y compris le
droit de se réunir, travailler et communiquer avec des organisations non
gouvernementales ou intergouvernementales.

Actions demandées :

Merci d’écrire aux autorités tunisiennes et de leur demander de :

i.      se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs
des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations
Unies le 9 décembre 1998, notamment à son article 1 “ chacun a le droit,
tant individuellement qu’avec d’autres, de promouvoir la protection et la
réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux
niveaux national et international "et à son article 5

  ii    se conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l’Homme et aux pactes internationaux qui lient la
Tunisie.

Adresses :

- Monsieur Ziné El Abidine Ben Ali Fax : 00 216 1 742 513, 216 1 744 721

- Ambassade de la Tunisie dans vos pays respectifs

Paris - Genève, le 12 Juillet 2000

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions
entreprises en indiquant le code de cet appel.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence : Fax :  33 (0) 1
55 80 83 92
Tel FIDH 33 (0) 1 43 55 20 11 OMCT + 4122 809 49 39
E.mail : observatoire@...

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4. ISRAËL : APPEL URGENT

From: "OMCT" <omct@...>
Date: Thu, 13 Jul 2000 17:13:16 +0200
Subject: ISR 120700.EE


                          EXACTIONS ENFANTS
                          Cas ISR 120700.EE

Le Secretariat international de l’OMCT demande votre intervention
URGENTE dans la situation suivante dans les Territoires Autonomes
Palestiniens (occupes par Israel).

Breve description de la situation :
Le Secretariat international de l'OMCT a ete informe, par une source
fiable, des tirs dont a ete victime une famille palestinienne par des soldats
israeliens. En raison de ces tirs, Mohammed Sharif Eid Moammar, age de
6 mois, et son frere Ra'ed Sharif Eid Moammar, age de 4 ans, ont ete
blesses et seraient dans un etat critique. Mohammed souffre d'une
fracture du crâne; quant a Ra'ed, il est sorti de l'hopital apres que ses
blessures aient ete soignees. Ms. Itedal Hamza Moammar, leur mere, (voir
cas ISR 100700) est decedee a son arrivee a l'hopital. Son mari se trouve
egalement dans un etat critique.

Selon les informations reçues, le vendredi 8 juillet 2000 a 12h30, la voiture
de la famille de Mohammed Sharif Eid Moammar et de Ra'ed Sharif Eid
Moammar se trouvait avant le passage d'un pont lorsque des soldats
israeliens, bases au poste permanent a l'entree de ce pont, ont ouvert le
feu. Selon un temoin qui se trouvait dans un vehicule suivant celui de la
famille et qui a egalement ete blesse, les tirs ont debutes sans
avertissement et se sont poursuivis alors que le vehicule de la famille de
Mohammed Sharif Eid Moammar et de Ra'ed Sharif Eid Moammar s'etait
arrete.

Selon les rapports, non confirmes, du Bureau de Coordination du District
("District Coordinating Office"), les tirs proviendraient d'une voiture
garee sur le bas côte. Le Bureau de Coordination du District est un
bureau de l'Autorite palestinienne responsable de la communication avec
les autorites israeliennes. Normalement, il n'est pas interdit aux voitures
de se parquer sur le bord de la route dans cette zone. Ledit vehicule n'a
pas ete retrouve et les passagers n'ont pas ete localises.

Le Secretariat international de l'OMCT est vivement preoccupe par
l'utilisation de la force excessive, et tout particulierement par l'usage des
armes a feu, usage qui viole les normes internationales des droits de
l'homme, plus specifiquement les articles 9, 10 et 11 des Principes de base
sur le recours a la force et l'utilisation des armes a feu par les
responsables de l'application des lois.

Actions requises :
Veuillez contacter les autorites israeliennes leur demandant :

i.  de mener une enquete immediate sur les circonstances qui
     ont conduit aux blessures de Mohammed Sharif Eid
     Moammar et de Ra'ed Sharif Eid Moammar, d'identifier les
     personnes responsables, de les traduire en justice et de leur
     appliquer les sanctions penales, civiles et/ou
     administratives prevues par la loi;
ii. de veiller a ce que les responsables de l'application des lois
     se conforment aux normes internationales des droits de
     l'homme;
iii.d'assurer en toutes circonstances le respect des droits de
     l'homme et des libertes fondamentales conformement aux
     lois nationales et normes internationales.

Adresses :
Ehud Barak, Prime Minister and Minister of Defence, Office of the Prime
Minister, 3 Kaplan Street
Hakirya, Jerusalem 91007, Israel, Faxes: +972 2 566 4838 and +972 3 691
7915
Minister of Justice, Ministry of Justice, 29 Salah al-Din Street,  Jerusalem
91029, State of Israel.
Fax : + 972 2 6285 438
Minister of Defense, Ministry of Defense, 7 "A" Street, Hakirya,  Tel
Aviv, Israel. Fax: +972 3 697 62 18
Minister of Police, Ministry of Police, PO Box 18182, 3 Sheikh  Jarrah,
Kiryat Hamemshala, Jerusalem 91181, State of Israel. Fax  : + 972 2 5826
769
L'Ambassade d'Israel dans vos pays respectifs.

Geneve, le 12 juillet 2000

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet
appel dans votre reponse.

Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
World Organisation Against Torture (OMCT)
Organización Mundial Contra la Tortura (OMCT)
8 rue du Vieux-Billard
Case postale 21
CH-1211 Geneve 8
Suisse/Switzerland
Tel. : 0041 22 809 49 39
Fax : 0041 22 809 49 29
E-mail : omct@...
http://www.omct.org

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5. YOUGOSLAVIE (SERBIE) : APPEL URGENT

Date: Thu, 13 Jul 2000 17:00:55 +0200
From: Le Courrier des Balkans <cdb@...>
Subject: =?iso-8859-1?Q?Serbie:_Appel_pour_la_lib=E9ration_de_?=
  Miroslav Filipovic (FIDH/OMCT), 07-07-2000


FIDH/OMCT
7 juillet 2000

APPEL POUR LA LIBÉRATION DE MIROSLAV FILIPOVIC

L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme,
programme conjoint de la FIDH et de l'OMCT, vous prie d'intervenir de toute
urgence à propos de la situation suivante en République Fédérale de
Yougoslavie (Serbie).

Description des faits:

L'Observatoire a été saisi par Reporters sans frontières (RSF) du cas du
journaliste Miroslav Filipovic, correspondant à Kraljevo (centre de la
Serbie) du quotidien indépendant Danas et de l'Agence France-Presse (AFP) et
collaborateur régulier du Comité Helsinki pour la défense des droits de l'Homme.

M. Filipovic a été arrêté le 8 mai 2000 par les services de sécurité serbes,
qui ont saisi à son domicile son passeport, le disque dur de son ordinateur
ainsi que de nombreux documents.

Placé en détention préventive le 10 mai par un juge de Kraljevo qui,
s'estimant incompétent, a transféré ce dossier au tribunal militaire de Nis,
M. Filipovic a été relâché deux jours plus tard par le procureur militaire
qui décidait de ne pas donner suite. Pourtant le 22 mai, ce même procureur
annonçait l'ouverture d'une procédure d'instruction, puis le placement en
détention préventive de M. Filipovic pour une durée de 30 jours à la prison
militaire de Nis.

Finalement le 13 juin, M. Filipovic a été inculpé "d'espionnage en liaison
avec la diffusion d'informations mensongères", ce qui constitue l'une des
plus graves incriminations du code pénal yougoslave, pour laquelle il risque
une peine de quinze ans de prison. En outre, le Conseil du tribunal
militaire a décidé de prolonger sa détention considérant qu'il risquait
d'influencer les témoins et de quitter le pays.

Selon les informations de RSF et de l'Institute for War and Peace Reporting
(IWPR), l'accusation de M. Filipovic se fonde sur la publication d'articles
concernant l'armée yougoslave, diffusés sur le site Internet de l'IWPR entre
octobre 1999 et mai 2000, qui notamment rapportent des témoignages
d'officiers serbes faisant état de crimes commis par l'armée yougoslave au
Kosovo durant la campagne de frappes aériennes de l'Organisation du traité
de l'Atlantique Nord (OTAN).

L'Observatoire considère l'arrestation et la détention de M. Filipovic comme
arbitraires dans la mesure où elle ne vise qu'à sanctionner l'exercice des
libertés d'expression et d'opinion, et ce en flagrante violation des
instruments internationaux applicables en la matière et notamment de la
Déclaration sur les défenseurs des droits de l'Homme qui dispose à son
article 6.b que “chacun a le droit de publier, communiquer à autrui ou
diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les
droits de l'Homme et toutes les libertés fondamentales”.

L'Observatoire rappelle en outre, que ces faits interviennent dans un
contexte d'aggravation, depuis le début de l'année, de la répression contre
les médias indépendants en Serbie.

Actions demandées:

Merci d'écrire aux autorités de la République Fédérale de Yougoslavie en
leur demandant de:

i. procéder à la libération immédiate de M. Miroslav Filipovic détenu
arbitrairement.

ii. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des
droits de l'Homme adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9
décembre 1998 ("Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus,
groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de
l'Homme et les libertés fondamentales universellement reconnus") et plus
particulièrement à son article 1 qui dispose que “chacun a le droit,
individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la
protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés
fondamentales aux niveaux national et international” et à son article 6.b
cité précédemment;

iii. se conformer plus généralement aux dispositions de la Déclaration
universelle des droits de l'Homme et instruments régionaux et internationaux
relatifs aux droits de l'Homme qui lient la République fédérale de Yougoslavie.

Adresses:

- Slobodan Milosevic, Président de la Fédération ; Fax : 381 11 63 67 75

- Ministre des affaires intérieures ; Fax : 371 11 361 83 66

- Ambassade de la République fédérale de Yougoslavie dans vos pays respectifs

Paris - Genève, le 7 juillet 2000

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises
en indiquant le code de cet appel (YUG 004 / 0007 / 069).


Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence: Fax: + 33 (0) 1
55 80 83 92
Tel FIDH: + 33 (0) 1 43 55 20 11
OMCT: + 4122 809 49 39
E-mail: observatoire@...

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6. RAPPORT 2000 D'AMNESTY INTERNATIONAL : LA SUISSE

De nouvelles allégations ont fait état de mauvais traitement infilgés par
des policiers à des suspects de droit commun. Par ailleurs, plusieurs
rerrostissants étrangers ont été soumis à des méthodes de contrainte
cruelles et dangereuses au cours de leur explusion forcée. Un homme est mort
lors de son expulsion. Le procès d'un Rwandais accusé de crimes de guerre a
constitué un précédent historique, malgré les inquiétudes suscitées par le
fait que l'anonymat des témoins n'a pas été dûment protégé. Lors d'un
référendum national, lancé à l'initiative d'organisations non
gouvernementales défendant les droits des réfugiés, la majorité des votants
se sont prononcés en faveur d'une nouvelle loi relative au droit d'asile,
qui avait déjà été approuvée par le Parlement. Cette loi laissait craindre
une limitation de l'accès aux procédures de détermination du statut de
réfugié; en outre, certaines de ses dispositions se prêtaient à une
interprétation restrictive pouvant conduire au refoulement ou à l'expulsion
forcée de personnes exposées à de graves violations des droits humains. Une
nouvelle Constitution fédérale, actualisant celle de 1874, a également été
approuvée lors d'un référendum national. Elle devrait entrer en vigueur en
l'an 2000 ou 2001 et ouvrir la voie à des propositions de réformes en
matière de droits civils et de justice. La nouvelle Constitution pourrait
notamment permettre d'unifier les 26 codes de procédure pénale qui sont
actuellement en vigueur dans les cantons, ainsi que les trois lois fédérales
de procédure pénale.

ALLEGATIONS DE MAUVAIS TRAITEMENTS
De nouveaux cas de mauvais traitements infligés par des policiers à des
suspecvts de droit commun ont été signalés. L'Organisation restait
préoccupée par le fait qu'en dépit des recommandations formulées depuis
plusieurs années par des organisations intergouvernementales, certaines
garanties fondamentales contre les mauvais traitements en garde à vue,
notamment le droit de prévenir ses proches en cas d'arrestation et de
consulter sans délai un avocat, n'avaient toujours pas été introduites dans
tous les cantons.

En octobre, des enquêtes ont été ouvertes à la suite d'une plainte
administrative déposée contre trois policiers de Genève par les parents
d'une garçon de 14 ans originaire du Kosovo. Ce dernier avait été détenu
pendant plusieurs heures à la suite de troubles dans la rue. Il a déclaré
qu'un policier avait ordonné à son chien de l'attaquer et que celui-ci
l'avait mordu à la cuisse droite, alors qu'il était un simple spectateur. Il
a affirmé que les policiers l'avaient obligé à s'allonmger par terre avant
de le menotter, et qu'ils avaient insulté ses parents et dénigré sa
nationalité. Le jeune garçon a ajouté qu'au poste de police, il avait été
frappé à la nuque avec une bouteille d'eau, que des policiers lui avaient
écrasé les pieds et serré le cou tellement fort qu'il avait eu de la peine à
respirer et avait craint de mourir. Les policiers ont appelé un médecin pour
examiner les morsures. Un rapport établi par le médecin de famille du garçon
a constaté des blessures correspondant à ses allégations, ainsi qu'un
traumatisme psychologique.

MÉTHODES DE CONTRAINTE UTILISÉES LORS D'EXPULSIONS
A la fin du mois d'octobre, l'Office fédéral des réfugiés a déclaré que 6440
immigrés clandestins et demandeurs d'asile déboutés avaient été expulsés de
l'aéroport de Zurich Kloten en 1999. Dans 41 cas, une escorte de deux
policiers et des moyens de contrainte légers, tels que des menottes,
s'étaient révélés nécessaires pour mener à bien l'expulsion. Dans 25 autres
cas -les expulsions de niveau 3- il avait fallu recourir à des méthodes plus
radicales.

Selon la police de l'aéroport de Zurich, les moyens de contrainte de niveau
3 sont employés lorsqu'une tentzative d'expulsion a déjà échoué en raison de
la résistance physique de l'individu. Toutefois, ces méthodes auraient
également été utilisées dans certains cas à l'encontre de personnes qui
n'opposaient aucune résistance physique. Certaines de ces procédures étaient
cruelles, dégradantes ou dangereuses.

Au cours du premier semestre, des expulsés ont affirmé avoir éprouvé des
difficultés à respirer après avoir été baillonnés à l'aide de ruban adhésif,
tandis qu'une sorte de casque de motocycliste placé sur leur tête et fixé
avec du ruban adhésif maintenait leurs mâchoires serrées. Ils ont déclaré
qu'on leut avait passé des menottes aux poignets et des entraves aux
chevilles et qu'on les avait attachés dans un fauteuil roulant avec une
ceinture. Un Libanais expulsé en janvier a affirmé avoir ainsi été laissé
seul dans une pièce pendant plusieurs heures en attendant son vol. Il était
incapable de voir, en raison du bandeau placé sur ses yeux, et avait de la
peine à respirer et à entendre. Cet homme et d'autres détenus ont également
déclaré avoir passé des heures sans pouvoir boire, manger, ni accéder aux
toilettes, jusqu'à leur arrivée à destination. Une fois à bord de l'avion,
ils ont été attachés à un siège, leurs chevilles et leurs poignets restant
entravés.

En mars, Khaled Abu Zarifeh, ressortissant palestinien, est mort à
l'aéroport de Zurich Kloten lors d'une tentative d'expulsion. Les autorités
cantonales de Zurich ont par la suite confirmé qu'il avait été baillonné
avec du ruban adhésif et attaché à un fauteuil roulant. L'enquête judiciaire
était toujours en cours à la fin de l'année.

En mai, alors qu'ils se préparaient à expulser de force un homme vers la
République démocratique du Congo, les policiers ont remarqué qu'il avait des
difficultés à respirer par le nez. Ils lui ont tout de même appliqué un
ruban ahésif sur sa bouche et introduit un petit tube à travers celui-ci.
L'homme a affirmé avoir continué à éprouver des difficultés resporatoires
pendant le vol.

Amnesty International a demandé aux autorités compétentes zurichoises et aux
autorités fédérales des informations et des éclaircissements sur les
méthodes de contrainte officiellement autorisées, ainsi que sur les trois
cas individuels recensés ci-dessus. Se fondant sur l'avis de médecins
légistes de réputation internationale, l'Organisation a expliqué son
opposition à l'utilisation de tout matériau ou méthode de contrainte
susceptible d'obstruer les voies respiratoires des personnes expulsées,
notamment l'emploi de ruban adhésif comme baîllon. De telles pratiques sont
extrêmement dangereuses et peuvent provoquer la mort. Amnesty International
a souhaité se voir communiquer les éventuelles directives écrites adressées
aux policiers au sujet des méthodes de contrainte utilisées lors des
expulsions forcées, et a réclamé des informations sur certains aspects de la
formation qui leur est dispensée. L'Organisation a demandé à savoir si les
détenus étaient automatiquement examinés par un médecin avant une expulsion
forcée et avant tout recours à des méthodes de contrainte.
Le Département de la sécurité du canton de Zurich a répondu en envoyant une
copie des deux réponses écrites fournies par le Conseil d'Etat
(gouvernement) de Zurich à la suite de questions soulevées au Parlement de
ce canton. Dans l'un de ces documents, publié en août, le gouvernement a
affirmé que le ruban adhésif ne serait plus utilisé comme bâillon lors des
expulsions et qu'un nouveau type de casque avait été adopté : laissant le
visage découvert, il était décrit com e un "casque léger en caloutchouc, du
type de celui utilisé en boxe". Le casque est équipé d'une mentonnière, qui
maintient les mâchoires serrées, et d'une étoffe que l'on peut placer sur la
bouche et qui comporte une petite ouverture permettant d'insérer un tube
pour faciliter la respiration. Les autorités ont fait savoir que cette
étoffe devait être retirée "dès que la personne retrouve son calme ou que
son état de santé semble se détériorer", et que la personne devait être
maintenue sous surveillance constante tant qu'elle la portait. Malgré des
demandes réitérées, à la fin de l'année, les autorités du canton de Zurich
n'avaient toujours pas envoyé à Amnesty International une copie des
éventuelles directives écrites rédigées à l'intention des policiers.
Néanmoins, les autorités ont fait savoir que les policiers s'étaient
entre-temps vu imposer une norme de conduite qui les oblige à obtenir un
certificat médical d'une personne ayant les compétences requises avant de
procéder à une expulsion forcée.

PROCÈS DE FULGENCE NIYONTEZE
Au mois d'août, un tribunal militaire siégeant à Lausanne a reconnu Fulgence
Niyonteze, ancien bourghmestre (Maire) au Rwanda, coupable notamment
d'"assassinat", d'"instigation à l'assassinat" et de crimes de guerre lors
du génocide qui s'est déroulé en 1994 au Rwanda. Condamné à la "réclusion à
vie", il a interjeté appel. À la fin de l'année, son recours était toujours
en instance.
Fulgence Niyonteze vivait en Suisse depuis octobre 1994. Son procès a
constitué un précédent historique. Jusqu'alors, les personnes accusées
dâvoir participé au génocide étaient jugées soit devant les tribunaux
rwandais, soit devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR)
établi par l'ONU à Arusha, en Tanzanie. Alors que plusieurs personnes
soupçonnées d'avoir joué un rôle important dans le génocide résident dans
divers pays d'Europe, d'Amérique du nord et d'Afrique, aucune d'entre elles
n'avait été jugée dans un autre pays étranger à la fin de l'année.
Amnesty International encourage les gouvernements des pays hébergeant des
individus soupçonnés de participation au génocide à enquêter sur les
allégations formulées contre ces personnes et, en cas de preuves
suffisantes, à les traduire en justice conformément aux normes
internationales relatives à l'équité des procès, sans avoir recours à la
peine de mort. En conséquence, l'Organisation a salué le précédent établi
par la Suisse. Toutefois, Amnesty International était vivement préoccupée à
l'idée que l'anonymat des témoins n'a pas été dûment protégé. Craignant pour
leur sécurité, ceux-ci étaient nombreux à avoir demandé que leur identité ne
soit pas révélée.

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6. CE BULLETIN EST PRÉCAIRE, ET SA PARUTION INCERTAINE ET MENACÉE. Il ne
paraîtra désormais qu'une fois assuré son financement. :

VOUS POUVEZ LE SOUTENIR ET LA GARANTIR DEPUIS LA SUISSE OU L'ETRANGER, PAR
UN SOUTIEN FINANCIER, évidemment, en adressant vos dons
. par virement sur le compte 42 5.371.347.08, Banque Migros, Genève
. par chèques (barrés) à l'ordre de Pascal Holenweg, à l'adresse de la CSSI,
CP 343, CH-1211 Genève 4

MERCI DE VOTRE SOUTIEN -IL NOUS EST DÉSORMAIS INDISPENSABLE...

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@   Pascal Holenweg, Genève (holenweg@...)
@    "Ce qui vient au monde pour ne rien troubler
@   ne mérite ni égards, ni patience"  (René Char)
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#1640 De: holenweg@...
Date: Samedi 22. Juillet 2000  0:02
Sujet: 21.7 TROUBLES (Bulletin de la CSSI)
holenweg@...
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TROUBLES

BULLETIN D'INFORMATION DE LA
COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
Genève, le 3 Thermidor 208 / 21 juillet 2000

(Ce bulletin ne paraît désormais qu'en fonction du soutien qu'il reçoit.
Merci donc à celles et ceux dont le soutien a permis la parution de ce
numéro. Pour les modalités de ce soutien, voir en fin de bulletin)

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1. POUR UNE COUR MONDIALE DE LA DÉMOCRATIE par Moncef Marzouki

2. CONGO (Kin) : APPEL URGENT

3. BAHREIN : APPEL URGENT

4. PARTICIPEZ AU "PARTI SOCIALISTE VIRTUEL ET GLOBAL"

5. LA CITATION DU JOUR

6. ACTION INTERNET INTARNATIONALE POUR L'ANNULATION DE LA DETTE

7. MAROC : DES CENTAINES OU DES MILLIERS DE DISPARITIONS FORCÉES

8. LA RUSSIE DEMANDE L'EXPULSION DU PARTI RADICAL TRANSNATIONAL DE L'ONU :
REAGISSONS...

9. COMMENT NOUS SOUTENIR

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1. POUR UNE COUR MONDIALE DE LA DÉMOCRATIE par Moncef Marzouki

Date: Tue, 18 Jul 2000 10:29:47 +0200 (CEST)
From: =?iso-8859-1?q?morsel=20alkesibi?= <tunesien2000@...>
Subject: [maghreb-ddh] Dr:Moncef Marzouki:une structure
judiciaire...pourrait agir en cas de scrutins truqués et rappeler les Etats
au respect des libertés.


Une Cour mondiale de la démocratie
Par MONCEF MARZOUKI

Libération 8 novembre 1999

Une structure judiciaire supranationale et indépendante pourrait agir en cas
de scrutins truqués et rappeler les Etats au respect des libertés.

Une Cour mondiale de la démocratie

Par MONCEF MARZOUKI*

*Moncef Marzouki est professeur de médecine, ancien
président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme
et porte-parole du Conseil national pour
les libertés en Tunisie.

L'existence d'une telle Cour inter-nationale
constituerait un énorme acquis, non seulement pour les
peuples humiliés et bâillonnés,
mais également pour les Etats de tradition
démocratique que l'Histoire pourrait un jour juger
coupables d'indifférence vis-à-vis de
ceux qui souffrent.

Il fut un temps où les Etats de l'après-décolonisation
n'avaient pas peur, encore moins honte, de rejeter
purement et simplement le
régime démocratique en le déclarant politiquement
inapte et sociologiquement incompatible avec certaines
cultures. De nos jours, et
parce que le monde n'est plus ce qu'il était il y a
quarante, trente ou dix ans, les dictateurs soucieux
de pérenniser leur pouvoir au-delà
même de leur propre mort se recyclent et s'inventent
de nouvelles arguties bien plus nuisibles que celles
jadis utilisés par leur
prédécesseurs. Aujourd'hui, les régimes non justifiés
par l'histoire - plus exactement par le combat
indépendantiste mené contre les
puissances coloniales - sont contraints de se trouver
une nouvelle forme de légitimité: les homélies
démocratiques et les parodies
électorales.

La panoplie du faux et usage de faux de la démocratie
va du faux enthousiasme populaire, du faux référendum
modifiant la
constitution dans un sens nettement favorable aux
présidents reconduits, jusqu'aux résultats archi-faux
annoncés par les ministres de
la police, en passant par les fausses listes
électorales, les faux débats, les faux challengers des
présidents sortants, les fausses
commissions de surveillance électorale et les faux
observateurs internationaux. Tout se passe comme si on
imprimait devant nos yeux
de la fausse monnaie et qu'on nous obligeait à acheter
cette monnaie de singe au prix le plus fort.

Contre ces pseudo-élections, pas plus que contre
toutes les autres violations de leur droits
inaliénables, les peuples sous occupation
endogène n'ont aucun recours légal et pacifique. Ils
n'ont le choix qu'entre la soumission ou la révolte
qui est elle-même parfois
porteuse d'injustice et de dictature. Il n'existe
aucun tribunal constitutionnel national devant qui
contester le régime et sa politique de
brutalité et de mépris. On ne sait tout simplement pas
comment répondre de façon un tant soit peu efficace à
ce qui constitue
visiblement une agression contre la loi internationale
et, surtout, l'éthique universelle. Que doit-on faire
et que peut-on faire?

La responsabilité internationale ne peut en aucun cas
se manifester par le biais de ce qu'on appelle
improprement l'ingérence
humanitaire. Son côté «politique de la canonnière» des
grandes puissances en fait actuellement un mécanisme
limité, violent et trop
grossier pour ne pas être, comme dans le cas de
l'Irak, totalement injuste et contre-productif.

Dans l'état actuel du monde, on ne peut donc envisager
que d'autres voies de recours, d'autres modalités
d'action qui soient à la fois
politiques et pacifiques. L'une de ces voies de
recours pourrait être la création d'une structure
légale internationale sur le modèle de la
Cour de La Haye ou du Tribunal criminel international
ayant pour vocation de se prononcer sur la légalité
des élections dans tel ou tel
pays.

Cette structure, que l'on pourrait appeler la Cour
constitutionnelle internationale (CCI), remplirait non
seulement un réel vide juridique
et moral, mais jouerait à plus long terme un rôle
décisif dans l'éradication des dictatures. Mais, de
quelle constitution internationale
une telle Cour se ferait-elle la gardienne?

L'humanité s'est dotée depuis cinquante ans d'un
corpus de principes généraux et de lois établies par
le législateur universel onusien
sous forme de chartes, déclarations, pactes et autres
conventions. Même les rares Etats qui n'ont pas
ratifié ces textes ne peuvent
prétendre les ignorer ou les considérer comme étant
inférieurs par rapport à leur lois nationales.

Les éléments clés de cette législation universelle
sont la charte des Nations unies, la Déclaration
universelle des droits de l'homme
(Dudh), le pacte international pour les droits civils
et politiques (PIDCP) et le pacte international des
droits économiques, sociaux et
culturels (Pidesc). Or la Dudh, dans ses articles 18,
19, 20 et 21, le PIDCP, dans ses articles 21, 22 et
25, ainsi que le Pidesc, dans
ses articles 2, 3 et 5, garantissent toutes les
libertés démocratiques dont évidemment le droit à des
élections transparentes. Ce corpus
de principes moraux et de lois spécifiques fait
aujourd'hui office, de jure comme de facto, de
Constitution du monde.

Autant les articles du PIDCP sont clairs et fermes sur
les droits de la personne humaine et des
collectivités, autant sont dérisoires les
mécanismes prévus pour le contrôle et le suivi de leur
application. Et pour cause: l'ONU reste encore très
imprégnée d'une mentalité
de syndicats des Etats négociant des compromis
politiques au mépris des principes universellement
reconnus. Une «commission des
droits de l'homme», sans le moindre pouvoir dissuasif,
reçoit les rapports qui émanent des Etats, délibère
interminablement, exprime
des réserves, mais il n'est pas question de condamner
ceux qui violent les lois communes, encore moins de
prendre des mesures
concrètes à leur égard. L'on peut dire de l'ONU ce
qu'on a dit de la morale de Kant: elle a des mains
propres mais pas de mains.

Il est par conséquent clair que seule une structure
indépendante et de type judiciaire serait à même de
donner aux principes de la
Dudh et aux lois fixées par les deux pactes déjà
mentionnés des chances d'être pris au sérieux par des
dictateurs qui ne les signent que
pour les oublier aussitôt.

On voit mal dans l'état actuel des choses, même avec
une forte dose d'optimisme, une telle Cour ordonner
une action quelconque à
un Conseil de sécurité rénové, ou transmettre le
dossier individuel des sbires de la dictature au
tribunal criminel international ou à une
future police économique mondiale chargée de saisir
l'argent de la corruption. Aussi, dans un premier
temps, cette Cour n'aurait qu'un
rôle de magistrature morale, exercée soit par
auto-saisine, soit en réponse à une plainte de la
société civile du pays concerné ou de la
société civile internationale. Toutefois, c'est son
existence qui constituerait, à elle seule, un énorme
acquis pas seulement pour les
peuples humiliés et bâillonnés, mais également pour
les Etats de tradition démocratique que le tribunal de
l'histoire pourrait un jour
tenir coupables d'indifférence vis-à-vis de ceux qui
souffrent et qui aspirent à la liberté. Un verdict
émanant de cette Cour et frappant
de nullité des élections «fausse monnaie» équivaudrait
donc à un verdict d'illégitimité nationale et
internationale des pouvoirs en
question.

Venant d'une instance judiciaire et morale mondiale,
souveraine et crédible, un tel verdict aurait des
répercussions politiques énormes.
Il renforcerait la résistance démocratique interne,
mettrait les pays politiquement civilisés devant leurs
responsabilités, isolerait les
régimes hors la loi internationale et réduirait en
conséquence leur durée de vie. La naissance de la CCI
obligerait par ailleurs les
dictateurs en exercice à mettre la pédale douce en
matière de répression (pour les plus faibles à
négocier d'autres alternatives) et ferait
réfléchir les candidats à la dictature ainsi que leurs
complices puisqu'ils ne seront plus motivés par cette
maléfique certitude:
l'impunité.

La création de la CCI ne peut être que le résultat
d'un long combat qui peut commencer par l'approbation
du projet par tous les
démocrates du monde ainsi que par les ONG de défense
des droits de l'homme. Mais rien n'empêche d'ores et
déjà les acteurs de la
société civile internationale d'ériger une sorte de
tribunal Russel pour amorcer le processus.

La CCI ne serait en aucune façon une panacée, mais
simplement une pièce vitale d'un dispositif
antidictature dont la structure
commence à se dessiner progressivement. L'institution
du Tribunal criminel international, l'arrestation d'un
ancien dictateur chilien
par-ci, d'un abominable malfaiteur Serbe par-là, voire
l'interpellation du menu fretin comme c'est le cas du
tortionnaire mauritanien:
autant d'actions disparates, marginales et parfois
hésitantes, mais allant toutes dans le bon sens de
l'histoire.

C'est que le maillage de plus en plus dense et rapide
du réseau de circulation planétaire des hommes, des
biens et des idées ne
mondialise pas exclusivement la circulation du
capital. Il mondialise tous les problèmes ainsi que
leur remède. Or, dans la course
contre la catastrophe écologique, l'implosion
démographique et la crise économique, que l'humanité
doit gagner contre elle-même au
prochain siècle, il n'existe pas de plus grande
urgence que la neutralisation de ces deux calamités
étroitement liées que sont la dictature
et la corruption.

=====

Les militants des DDH: tunesien2000@...

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2. CONGO (Kin) : APPEL URGENT

From: "Observatoire" <observatoire@...>
Date: Wed, 19 Jul 2000 14:12:48 +0200
Subject: RDC - Menaces / Interpellations


APPEL URGENT - L’OBSERVATOIRE

RDC 008 / 0007 / OBS 073
Menaces / Interpellations
République Démocratique du Congo
Le 19 juillet 2000

L’Observatoire pour la protection des défenseurs droits de
l’homme, programme conjoint de la FIDH et de l’OMCT, vous prie
d’intervenir de toute urgence à propos de la situation suivante en
République Démocratique du Congo

Brève description des faits:

L’observatoire a été informé par l’ASADHO (Association Africaine
de défense des Droits de l’Homme), des menaces et intimidations
qui pèsent sur Messieurs Golden Misabiko et Freddy Kitoko,
respectivement président et membre de la section de l’ASADHO
du Katanga.

Selon les informations reçues, Golden Misabiko a été convoqué à
plusieurs reprises par le directeur  de l’agence nationale des
renseignements du Katanga (ANR/KAT), Mr Pascal Katuta Kapela.
Mr Misabiko s’est rendu le 7 juillet au bureau de l’ANR, situé sur
l’Avenue Kapenda N° 2180 dans la commune de Lumumbashi, et a
été soumis à un interrogatoire qui a duré toute la journée, à l’issue
duquel il a été sommé de se présenter à nouveau le lundi 10 et le
mardi 11 juillet 2000. Il a été principalement interrogé sur les
activités de l’ASADHO et son mode de fonctionnement.

Le 15 juillet, M. Freddy Kitoko accordait une interview à RFI, au
cours de laquelle il dénonçait les interpellations dont était l’objet M.
Misabiko. Le lendemain, des agents de l’ANR se sont présentés
au bureau du Centre des Droits de l’Homme, munis d’une
convocation établie au nom de Mr Freddy Kitoko. Se méprenant
sur l’identité de la personne arrêtée, l’ANR a interpellé et soumis à
un interrogatoire sur «l’interview», non pas M. Kitoko, mais le
Secrétaire Executif du Centre des Droits de l’Homme, Mr Been
Masudi. Depuis lors, M. Freddy Kitoko est toujours activement
recherché.

L’Observatoire rappelle que les bureaux de l’ASADHO demeurent
sous scellés depuis avril 1998, malgré les mesures d’amnistie
générale prises par les autorités de Kinshasa en 1999.
L’Observatoire craint pour la sécurité de Golden Misabiko et
Freddy Kitoko, tous deux harcelés au seul motif de leur
engagement en faveur des libertés fondamentales. Il exprime sa
vive préoccupation face à ces mesures arbitraires orchestrées par
les autorités de Kinshasa, qui participent du harcèlement
systématique mené à l’encontre des défenseurs des droits de
l’Homme en RDC.

Actions demandées:
Merci d’écrire aux autorités de la République Démocratique du
Congo et de leur demander de:

i. garantir la liberté et la sécurité de Golden Misabiko et Freddy
Kitoko.
ii. se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée
générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 («  sur le droit et
la responsabilité des individus groupes et organes de la société de
promouvoir et protéger les droits de l’Homme et les libertés
fondamentales universellement reconnus») et plus particulièrement
à son article 1er qui dispose que «chacun a le droit,
individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la
protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés
fondamentales aux niveaux national et international».
iii. se conformer plus généralement aux dispositions de la
Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments
régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme qui lient
la République Démocratique du Congo.

Adresses :
Laurent Désiré Kabila, Président de la République démocratique du
Congo; Fax : 243 880 02 120


Paris - Genève, le 19 juillet 2000

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions
entreprises en indiquant le code de cet appel.


Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence : Fax :
33 (0) 1 55 80 83 92
Tel FIDH 33 (0) 1 43 55 20 11           OMCT + 4122 809 49 39
E-mail : observatoire@...

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3. BAHREIN : APPEL URGENT

From: "OMCT" <omct@...>
Organization: OMCT
Date: Wed, 19 Jul 2000 08:52:27 +0200
Subject: Cas BHR 180700 - Bahrein


                          EXACTIONS ENFANTS
                          Cas BHR 180700.EE

Le Secretariat international de l'OMCT requiert DE TOUTE URGENCE
votre intervention au sujet de la situation suivante au Bahrein.

Breve description des faits :
Le Secretariat international vient d'etre informe par l'Organisation des
Droits de l'Homme de Bahrein (BHRO), membre du reseau de l'OMCT, de
l'arrestation et de la detention arbitraire de deux mineurs en juin et juillet
2000.

Selon les informations reçues, au debut du mois de juillet 2000, les forces
de securite ont attaque plusieurs maisons de Bilad al-Qadim et arrete un
certain nombre d'habitants, les relachant quelques jours plus tard.
Alsayed Jabir Alsayed Ibrahim (17 ans) est l'un de ceux qui a ete arrete.

Il est egalement rapporte que le 21 juin 2000, un enfant du nom de Mosa
Jaafer Al-Shaikh, de Daih, a ete arrete et detenu durant quatre jours. Il
aurait ete torture puis relache.

En juin 2000 egalement, un certain nombre de jeunes gens ont ete
condamnes, suite a leur arrestation alors qu'ils etaient enfants il y a de
cela trois a quatre ans. Il s'agit de : Tahir Abbas Hussain Mahffodh, 18
ans (condamne a sept ans d'emprisonnement), Ali Alshaikh Mosa
Hassan Al-Oraibi, 18 ans (condamne a sept ans d'emprisonnement pour
avoir intentionnellement mis le feu a un batiment a Tubil le 19 janvier
1997). De plus, Nabil Abdul Nabi Al-Saffar, age de 19 ans, Jawad Salamn
Isa, age de 19 ans, Ammar Isa, age de 18 ans, Mohammed Badr
Alshaikh, age de 18 ans, Naji Ahmed Salamn, age de 18 ans, Sadiq Ali
Al-Shofa, age de 18 ans, Hamid Ali Ibrahim, age de 18 ans, Alsayeed
Jaafer egalement age de 18 ans, ont tous ete condamnes a cinq annees
d'emprisonnement. Alors que ces jeunes gens etaient ages de moins de
18 ans au moment de leur arrestation, ils ont ete traites comme des
adultes; ceci est en contradiction avec la Convention relative aux droits
de l'enfant a laquelle le Bahrein est partie.

Le Secretariat international rappelle que l'article 37(b) de la Convention
relative aux droits de l'enfant stipule que : "L'arrestation, la detention ou
l'emprisonnement d'un enfant doit etre en conformite avec la loi, n'etre
qu'une mesure de dernier ressort, et etre d'une duree aussi breve que
possible". Quant a l'article 37(a), il prevoit que "Nul enfant ne soit soumis
a la torture ni a des peines ou traitements cruels, inhumains ou
degradants."

L'OMCT est gravement preoccupee par le respect de l'integrite physique
et psychologique des jeunes gens mentionnes ci-dessus.

Actions requises :
Nous vous prions de bien vouloir contacter les autorites du Bahrein leur
demandant :

i.  de prendre toutes les mesures necessaires afin de garantir
     l'integrite physique et psychologique des jeunes gens
     mentionnes ci-dessus;

   ii. d'ordonner leur liberation immediate, en l'absence de charges
     valables;

   iii.de mener une enquete exhaustive et impartiale sur les
     allegations de torture et les presumees arrestations arbitraires,
     afin d'identifier les personnes responsables, de les traduire en
     justice et de leur appliquer les sanctions penales, civiles et/ou
     administratives prevues par la loi;

   iv. de mettre un terme immediat a l'usage, par la police, de la
     detention arbitraire d'individus et d'abroger la loi de 1974 sur la
     Securite de l'Etat ("State Security Law") et toute autre loi
     nationale contraire aux normes internationales relatives aux
     droits de l'homme;

   v.  de garantir le respect des droits de l'homme et des libertes
     fondamentales dans tout le pays, conformement aux lois
     nationales et aux normes internationales.
Adresses :
His Highness Ilamad Bin Issa Al Khalifa, Office of His Highness the
Amir, P.O. Box 555, The Amiri Court, Rifa'a Palace, Bahrain. Fax : + 973
668884. Telex : 8666 Qasar BN; 8500 Qasar BN

His Excellency Al-Shaikh Khalifa Bin Salman Al Khalifa, Prime Minister,
P.O. Box 1000, al-Manama, Bahrain. Telex : 9336 PROM BN or 7889 PMPO
BN. FAX: + 973 533033.

His Excellency Al-Shaikh Mohammed Bin Khalifa Al Khalifa, Minister of
Interior, P.O. Box 13, al-Manama, Bahrain. Fax : + 973 276765 or 290526 or
754303. Telex : 9572 PSMKT BN OR 8333 ALAMAN BN

Geneve, le 18 juillet 2000

Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet
appel dans votre reponse.

Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT)
World Organisation Against Torture (OMCT)
Organización Mundial Contra la Tortura (OMCT)
8 rue du Vieux-Billard
Case postale 21
CH-1211 Geneve 8
Suisse/Switzerland
Tel. : 0041 22 809 49 39
Fax : 0041 22 809 49 29
E-mail : omct@...
http://www.omct.org

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4. PARTICIPEZ AU "PARTI SOCIALISTE VIRTUEL ET GLOBAL"

From: "psvg" <psvg@...>
Date: Wed, 19 Jul 2000 14:04:02 +0200

-----Message d'origine-----
De : rolf.oberhaensli@... <rolf.oberhaensli@...>
Date : mercredi, 19. juillet 2000 10:07
Objet : Recommandation du Secrétaire général du Parti socialiste suisse


Chers et chères camarades,

Parallèlement aux structures existantes du socialisme international, de
nombreux membres de partis socialistes nationaux souhaitent travailler en
réseau par-delà les frontières nationales, à l'échelon mondial. Pour
répondre à ces attentes, un petit groupe de personnes s'est engagé, depuis
1998 en faveur d'une association mondiale purement virtuelle, Le Parti
Socialiste Virtuel & Global (VirGlob-PS) -
http://le-village.ifrance.com/virglobps/ - qui offre un appui politique
ainsi que des prestations de service à nos membres respectifs sur l'ensemble
de la planète. Conçu comme service direct aux membres, le VirGlob-PS ne
présente aucune interférence avec les structures des partis traditionnels.

En tant que Secrétaire général du Parti socialiste suisse, je ne puis que
recommander de soutenir ce projet important pour la création de réseaux
socialistes transnationaux directement accessibles par nos membres.

Jean-François Steiert
Secrétaire général du Parti socialiste suisse
jfsteiert@...

----------------------------------------------------------------------------
------------------
N'hésitez pas à mettre un lien et à vous inscrire ou à demander,
gratuitement et sans engagement pour un mois, votre mot de passe auprès du
VirGlob-PS <rolf.oberhaensli@...>

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5. LA CITATION DU JOUR

From: Reporters Online <rol@...>
Verba Volant 19-JUL-2000,


se llama burguesía todo conjunto de individuos descontentos de lo que
tienen y satisfechos de lo que son - Nicolás Dávila

English - the bourgeoisie can be termed as any group of people who are
discontented with what they have, but satisfied with what they are

Italiano - dicesi borghesia ogni insieme di individui scontenti di ciò che
hanno e soddisfatti di ciò che sono

Español - se llama burguesía todo conjunto de individuos descontentos de lo
que tienen y satisfechos de lo que son (Nicolás Dávila)

Français - on appelle bourgeoisie tout ensemble d'individus mécontents de
ce qu'ils possèdent et satisfaits de ce qu'ils sont

Português - a burguesia pode ser definida como todo e qualquer grupo de
pessoas insatisfeitas com o que têm, mas satisfeitas com o que são

Português Brasileiro - se chama burguesia o conjunto de indivíduos
descontes daquilo que têm e satisfeitos daquilo que são

Deutsch - als Bourgeoisie kann jede Gruppe von Leuten bezeichnet werden,
die unzufrieden sind, mit dem, was sie haben und zufrieden sind, mit dem,
was sie sind

Magyar - a polgárság azon emberek összessége, akik elégedetlenek azzal
amijük van, de elégedettek azzal, amik

Suomi - porvaristo on joukko ihmisiä, jotka ovat tyytymättömiä siihen mitä
heillä on ja tyytyväisiä siihen mitä he ovat

Euskera - ondokoari deritzo burgesia: dutenarekin pozik egon ez eta direnaz
harro dauden gizabanako multzoari

Dansk - middelklassen er en gruppe mennesker, som er utilfredse med, hvad
de har, men tilfredse med, hvad de er

Galego - chámaselle burguesía a todo conxunto de individuos descontentos do
que teñen e satisfeitos do que son

Veneto - se dixe borghesia quele persone che xe desgustade de quelo che i
ga e contente de quelo che i xe

Sicilianu - si gghiama burgisia ogni cumarca di cristiani scuntenti di
chiddu ca iannu e cuntenti di chiddu ca sunnu

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6. ACTION INTERNET INTARNATIONALE POUR L'ANNULATION DE LA DETTE

From: "Philippe Moreau" <pmoreau001@...>
Date: Thu, 20 Jul 2000 10:23:48 +0200
Subject: [LDH - Rezo] Action internet pour l'annulation de la dette


Communiqué diffusé par France Libertés :

"Des artistes internationaux lancent une action internet pour l'annulation
de la dette

Des célébrités internationales et des millions de partisans de la campagne
pour l'annulation de la dette des pays
les plus pauvres dans le monde lancent cette semaine une action  e-mail à
l'attention de Jacques Chirac, Tony
Blair, Bill Clinton et des principaux dirigeants pour leur demander
d'annuler la dette.

Bono, Youssou N'Dour, Thom Yorke de Radiohead, les All Saints, Ryuichi
Sakamoto au Japon et la star italienne
Jovanotti ont envoyé un e-mail aux dirigeants et demandent à leurs fans de
faire suivre le message à d'autres
internautes dans le monde entier.

Cette action e-mail, qui permet d'envoyer directement des messages aux
dirigeants des pays les plus riches, est
accessible sur le site www.dropthedebt.org, le site mondial des partisans de
l'annulation de la dette, et à partir du
site de la campagne française : www.dette2000.org. Le coup d'envoi a été
donné lors du sommet alternatif "Un
autre monde est possible" à Genève, le 24 juin dernier.

Les messages électroniques sont à envoyer avant le prochain Sommet des Chefs
d'Etats du G7 qui se tiendra à
Okinawa au Japon du 21 au 23 juillet 2000 ; ils viendront s'ajouter aux 17
millions de pétitions déjà signées dans
le monde.

Malgré leurs promesses, les dirigeants des pays riches, pas plus que les
Institutions Financières Internationales
(Banque mondiale, FMI) n'ont annulé la dette des pays les plus pauvres. Ce
sont 19 000 enfants qui meurent
chaque jour des conséquences de la dette. L'Afrique rembourse 292 millions
de dollars chaque semaine.

Contact : Fabien Lefrançois

Les associations à l'initiative de la campagne :
Agir ici, AITEC (Association Internationale de Techniciens, Experts et
Chercheurs), CCFD (Comité Catholique
contre la Faim et pour le Développement), CIMADE, CRID ( Centre de Recherche
et d'Information pour le
Développement), DCC (Délégation Catholique pour la Coopération), Etudiants
et Développement, C.S.M. Instituts
Missionnaires Féminins, Ligue de l'enseignement, Justice et Paix, Réseau Foi
et Justice Afrique-Europe,
RITIMO, Secours Catholique - Caritas France, Service d'Entraide et de
Liaison, Service Protestant de Mission
DEFAP, Solidarité Laïque.

Secrétariat et coordination de la campagne / CCFD
4, rue Jean Lantier
75 001 PARIS
Tél. : 01 44 82 81 23 - Fax : 01.44.82.81.45
E-mail : dette2000.jp@...
Site Internet :  www.dette2000.org

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7. MAROC : DES CENTAINES OU DES MILLIERS DE DISPARITIONS FORCÉES

From: "Philippe Moreau" <pmoreau001@...>
Date: Thu, 20 Jul 2000 10:23:43 +0200


Communiqué de la FIDH :

"La FIDH rend publiques les conclusions préliminaires d'une mission, le jour
où la commission d'arbitrage annonce ses premières décisions.

Une mission internationale de la FIDH composée de Me Sidiki KABA et Me
Michel TUBIANA s'est rendue au Maroc du 25 au 29 juin 2000. Elle avait pour
mandat d'examiner la situation des libertés au Maroc, en particulier le
règlement de la question des disparitions forcées.

Cette mission, qui fait suite à une mission préalable menée par la FIDH en
janvier 2000, intervient alors que des annonces importantes sont attendues
au Maroc sur la question des disparitions.

La FIDH regrette vivement le silence qu'ont opposé les autorités sahraoui à
sa demande de se rendre à Tindouf. Ceci implique que ces autorités ne
souhaitent pas répondre aux interrogations qui découlent de la situation des
populations sous leur tutelle et ce, en violation de leurs obligations
élémentaires.

On parle de disparitions forcées lorsque, selon les termes de la Déclaration
sur la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcée, "
des personnes sont arrêtées, détenues ou enlevées contre leur volonté ou
privées de toute autre manière de leur liberté par des agents du
gouvernement, de quelque service ou à quelque niveau que ce soi, par des
groupes organisés ou par des particuliers,, qui agissent au nom du
gouvernement ou avec son appui direct ou indirect, son autorisation ou son
assentiment, et qui refusent ensuite de révéler le sort réservé à ces
personnes ou l'endroit où elles se trouvent, ou d'admettre qu'elles sont
privées de liberté, les soustrayant ainsi à la protection de la loi ".

Depuis la libération des détenus survivants de Kalaat M'gouna puis de
Tazmamart en 1991, le dossier des disparus n'a pas connu d'évolution jusqu'à
ce que, en octobre 1998, il soit examiné par le Conseil Consultatif des
Droits de l'Homme. Cet examen avait toutefois été vivement critiqué : limité
à 112 personnes, il ne permettait pas un règlement global du problème qui
satisfasse les demandes des familles endeuillées dans le respect des normes
internationales relatives à la disparition forcée. De fait, après que le roi
Hassan II eut affirmé en octobre 1998 avoir donné des instruction pour que
le dossier soit réglé dans les six mois, en avril 1999, le Conseil
Consultatif reconnaissait la disparition de 44 personnes parmi les 112 de la
liste qu'il avait publiée 6 mois plus tôt, et annonçait que le dossier de la
disparition forcée était désormais clos. Il y a près d'un an, le roi Mohamed
VI prenait la succession de son père Hassan II, et en août 1999, une
commission d'indemnisation était constituée.

C'est aujourd'hui que cette commission, dont le mandat, la composition et le
fonctionnement ont d'emblée été critiqués par les organisations de défense
des droits de l'Homme et les familles de disparus, devrait rendre ses
premières décisions, portant sur plusieurs centaines de cas. Par ailleurs,
on peut espérer que la fête du trône, le 30 juillet, soit l'occasion pour le
roi de faire des annonces de nature à progresser vers le règlement de la
question des disparitions forcées.

C'est dans ce contexte que la FIDH rend les conclusions préliminaires
suivantes :

            · La question du nombre de personnes victimes de disparitions
forcées reste ouverte : les chiffres recueillies
            par la mission, nécessairement incertains compte tenu de la
nature du phénomène lui-même, évoluent entre
            près de 600 jusqu'à quelques milliers.

            · A cet égard, il faut souligner la situation particulière qui
prévaut au Sahara Occidental. Les rencontres qui se
            sont déroulées à Laayoun ont permis de mettre en évidence la
disparition forcée de près de 1.500 personnes
            environ. La situation de guerre qui a prévalu dans cette région
jusqu'à une période récente ne facilite pas la
            détermination de la vérité. Il reste que les témoignages
recueillis à LAAYOUN, de personnes disparues puis
            libérées, mettent en évidence un phénomène important de
disparition forcée et une violation massive des
            droits de l'Homme et des libertés fondamentales (tortures,
spoliations, restriction à la liberté de déplacement,
            etc.) qui ont touché la population civile. A ce titre, la FIDH
approfondira ses investigations sur cette situation.
            Son attention sera d'autant plus grande que les évènements de
septembre 1999 et, d'autres plus récents, ont
            montré un processus répressif persistant et excessif (qui a été
justement mis en évidence dans un rapport de
            l'OMDH) même si certains de ses excès ont donné lieu à une
réaction salutaire mais insuffisante des autorités
            marocaines.

            · La commission d'arbitrage installée auprès du conseil
consultatif des droits de l'Homme a enregistré plus de
            5.000 dossiers (au 31 décembre 1999, date limite de dépôt des
dossiers), sans qu'il soit possible d'en connaître
            le nombre exact. Ces dossiers concernent aussi bien les
conséquences du phénomène des disparitions forcées
            que les conséquences de procès inéquitables.

            · Cette commission n'a comme seul objectif que de traiter de
l'indemnisation des personnes lui ayant présenté
            une demande, sans avoir à faire la lumière sur les faits
eux-mêmes et sur les responsabilités encourues. Elle
            dispose de moyens financiers certains puisqu' aucune limite n'a
été imposée en ce domaine. Elle a déjà versé
            des provisions dans une quarantaine de cas et doit rendre ses
premières décisions prochainement.

            · La composition de cette commission, comme son fonctionnement
sont sujets à controverse: le mode de
            nomination de ses membres, le fait que les recours des plaignants
ne soient pas instruits contradictoirement, et
            d'avoir conditionné la recevabilité des recours à l'acceptation
des décisions rendues, l'impossibilité d'un
            recours contre les décisions de cette commission, l'absence de
critères des modalités d'indemnisations, tout
            ceci a soulevé les critiques du mouvement associatif marocain et
des organisations de défense des droits de
            l'Homme.

            · La question de la vérité des faits survenus comme la
détermination des responsabilités et l'appréciation de
            celles-ci restent, à ce jour, sans réponse malgré les demandes
formées par l'ensemble des mouvements de
            droits de l'Homme et représentatifs des familles des victimes. Il
est, notamment, profondément regrettable que
            des familles soient encore dans l'ignorance du sort exact de
leurs proches ou qu'elles ne puissent procéder à
            l'inhumation des dépouilles des personnes dont le décès est
avéré.

            · Des discussions approfondies sont actuellement en cours entre
les représentants des autorités publiques
            marocaines et les représentants des victimes afin de donner une
réponse au point précédent.

            Au total, la FIDH, tout en relevant les efforts importants faits
par les autorités publiques marocaines et
            l'existence d'un débat public libre et démocratique sur ce sujet,
regarde le processus en cours comme imparfait
            et insuffisant.

La FIDH recommande, en conséquence, aux autorités publiques marocaines :

            · La création d'un organe indépendante permettant de traiter,
dans sa totalité et hors de toute impunité, le
            phénomène des disparitions forcées mais aussi de toutes les
violations graves des droits de l'Homme, d'établir
            la vérité des faits et les responsabilités encourues. Il
appartiendra, ensuite, à la société marocaine d'examiner
            les conditions dans lesquelles les responsabilités mises à jour
seront appréciées.

            · Les demandes des victimes portant aussi sur les procès
inéquitables dont elles ont pu être l'objet, c'est à
            l'ensemble des autorités publiques marocaines de s'emparer de ces
questions : le parlement ne saurait être
            écarté d'un processus d'enquête qui permette de faire la vérité
sur l'ensemble des faits.

            · Le fonctionnement et la composition de la commission
d'arbitrage chargée d'indemniser les victimes doivent
            être repensés et répondre aux critères d'un procès équitable :
indépendance de ses membres, respect d'un
            débat contradictoire et droit à un recours effectif.

            · En tout état de cause, le processus d'indemnisation ne saurait
être terminé qu'à l'achèvement des travaux de la
            commission chargée de faire la vérité sur les faits et les
responsabilités.

            · La FIDH rappelle que la nécessaire réparation des préjudices
subis par les victimes ne peut se substituer à
            l'exigence de vérité et de justice qui est, légitimement, la
leur. La reconnaissance publique de leur souffrance et
            leur réhabilitation sont parmi les conditions essentielles de la
construction d'une société démocratique, voie
            dans laquelle s'engage le peuple marocain.

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

8. LA RUSSIE DEMANDE L'EXPULSION DU PARTI RADICAL TRANSNATIONAL DE L'ONU :
REAGISSONS...


TRANSNATIONAL Fax FR - http://www.radicalparty.org/elist/main.htm
TRANSNATIONAL FAX # 42 du 18 Juillet 2000

LA FEDERATION DE RUSSIE DEMANDE L'EXPULSION DU PARTI RADICAL DES NATIONS UNIES

Cher ami, chère amie,

Au cours de ces dernières années des dizaines de personnes, dont des
victimes de violences extrêmes, ont pu, grâce au statut consultatif du
Parti Radical Transnational auprès des Nations Unies, prendre la parole
devant les délégués des gouvernements du monde entier. Elles ont pû
parler, notamment, pour soutenir la campagne en faveur du moratoire
universel des exécutions capitales et pour l'institution d'une Cour Pénale
Internationale.

Aujourd'hui le Parti Radical Transnational risque d'être formellement
expulsé de l'ONU. La Fédération russe a en effet demandé officiellement
que le statut consultatif du Parti Radical Transnational lui soit retiré.
En particulier, le PRT est accusé d'avoir fait parler le Président de la
Commission des Affaires Etrangères du Parlement tchétchène, Akhiad Idigov,
devant la Commission des Droits de l'Homme de Genève, et d'avoir proposé
une réforme antiprohibitionniste des législations nationales et des
Conventions internationales en matière de drogue.

Cette expulsion du PRT pourrait être effective le 27 juillet prochain,
durant la prochaine session de l'ECOSOC (le Conseil Economique et Social
de l'ONU). A moins qu'un groupe d'Etats ne demande explicitement que la
décision soit renvoyée à une réunion successive.

C'est pour ces raisons que nous vous demandons tout à la fois de souscrire
l'appel que vous trouverez ci-joint et d'adhérer au Parti Radical
Transnational au moins jusqu'au moment où pèsera cette menace d'expulsion.

En espérant vivement pouvoir compter sur votre précieux soutien, nous vous
prions de recevoir nos salutations les plus cordiales,

Olivier Dupuis         Danilo Quinto

Plus d'informations sur: www.radicalparty.org


APPEL POUR DEFENDRE NOTRE DROIT ET VOTRE DROIT DE PAROLE AUX NATIONS UNIES

NOUS AVONS PARLE A L'ONU par la voix de parlementaires et de dissidents,
d'exilés, d'hommes de science, de sans-voix et de militants des droits de
l'homme, par la voix de tous ceux qui grâce au Parti Radical
Transnational, ont pû, depuis 1995, utiliser la tribune des Nations Unies
pour dénoncer les massacres du droit et de vies partout dans le monde.

NOUS AVONS PARLE A L'ONU même lorsque nous ne pouvions pas parler, parce
que nous étions incarcérés pour délits politiques, ou parce que la défense
de la Déclaration des Droits de l'Homme semblait, aux hommes politiques et
aux hommes d'Etat, un luxe dangereux ou une inutile démonstration
d'orgueil.

NOUS AVONS PARLE A L'ONU quand le Président de la Commission des Affaires
Etrangères du Parlement légitime de Tchétchénie, Akhiad Idigov, membre du
PRT, a pris la parole devant la Commission des Droits de l'Homme de
Genève, non pas contre la Fédération russe, mais pour le respect de ces
droits de l'Homme et de ces droits civils élémentaires, qui doivent aussi
être reconnus aux citoyens tchétchènes.

NOUS AVONS PARLE A L'ONU et précisément à cause de ce soutien manifeste à
la cause tchétchène, la délégation russe aux Nations Unies a demandé
l'expulsion du Parti Radical Transnational des Nations Unies;

NOUS AVONS PARLE A L'ONU chaque fois que quelqu'un a pû parler librement
aux Nations Unies pour exprimer des idées, même différentes des notres;
pour ces raisons nous ne pouvons accepter que le PRT soit expulsé pour
délit d'opinion ou pour avoir proposé une réforme dans un sens
antiprohibitionniste de la législation internationale sur la drogue.

ET MAINTENANT ILS VEULENT NOUS CHASSER

L'expulsion du PRT ne serait rien moins qu'un attentat à la liberté
d'opinion et d'expression. C'est pour cette raison - pour défendre notre
droit et votre droit à la parole - que, même si nous ne partageons par
tous les objectifs du Parti Radical Transnational, nous avons décidé d'en
défendre la liberté, en en devenant membres au moins jusqu'au moment où
cette intolérable menace continuera à peser sur lui.

Nous vous invitons à faire de même, pour continuer avec nous et avec
beaucoup d'autres à parler, grâce au Parti Radical, aux Nations Unies.

NE NOUS FAISONS PAS CHASSER DE L'ONU !

Signe l'appel et remplit le formulaire d'adhésion sur: www.radicalparty.org


Rédaction: Mihai Romanciuc, Marco Perduca - Via di Torre Argentina 76,
00186 Roma (IT)

Tel   :+39-06-689.791
Fax   :+39-06-6880.5396
E-Mail:radical.party@...
URL   :http://www.radicalparty.org
Telnet:agora.stm.it

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9. CE BULLETIN EST PRÉCAIRE, ET SA PARUTION INCERTAINE ET MENACÉE. Il ne
paraîtra désormais qu'une fois assuré son financement. :

VOUS POUVEZ LE SOUTENIR ET LA GARANTIR DEPUIS LA SUISSE OU L'ETRANGER, PAR
UN SOUTIEN FINANCIER, évidemment, en adressant vos dons
. par virement sur le compte 42 5.371.347.08, Banque Migros, Genève
. par chèques (barrés) à l'ordre de Pascal Holenweg, à l'adresse de la CSSI,
CP 343, CH-1211 Genève 4

MERCI DE VOTRE SOUTIEN -IL NOUS EST DÉSORMAIS INDISPENSABLE...

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@   Pascal Holenweg, Genève (holenweg@...)
@    "Ce qui vient au monde pour ne rien troubler
@   ne mérite ni égards, ni patience"  (René Char)
@
@   COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
@    CP 343 CH-1211 Genève 4
@    Tel+Fax (22) 735.88.27          E-mail : holenweg@...
@
@    www.multimania.com/troubles/                  www.home.ch/~spaw1265/
@                         www.le-village.com/kiosque/Troubles/
@
@   Liste de débat et d'information :
@   http://www.onelist.com/subscribe.cgi/Forum-socialiste
@
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#1641 De: "Fab Pall" <fab.pall@...>
Date: Mercredi 26. Juillet 2000  7:40
Sujet: L'ILLUSION ECONOMIQUE/ ESSAI SUR LA STAGNATION DES SOCIETES DEVELOPPEES
fab.pall@...
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Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation
Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation
 
Docteur, j'ai un problème ----------------Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation Mondialisation  !!!!!!
 
Nelly
 
Nous sommes arrivés à l'ère de l'information/imagination, MONDIALEMENT, désinformée, "désincarnée" des identités passées, présentes, futures à composer. Mondialisation ou les songes et réalités des élites des marchés. L'économique incompris n'offre de résonnance à l'écho que dans le o de Macdo, suivi du B de Bové. A l'ATTAC du fléau, mais lequel ? Quelles résistances au dogmatisme des élites de tout poil définissant le concept d'une planète en perdition hors de cette MONDIALISATION nivelée de l'ultralibéralisme renforcé ou à réformer pour aménager ?
 
*******************************************
 
Extrait de l'illusion économique - essai sur la stagnation des sociétés développées - Emmanuel Todd -
Editions Gallimard - 1998 -
 
*****************************************
 
Nous vivons aujourd'hui l'aboutissement logique de l'absurdité ultralibérale, qui, voulant "libérer l'individu" de tout carcan collectif, n'a réussi qu'à fabriquer un nain apeuré et transi, cherchant la sécurité dans la déification de l'argent et sa thésaurisation. En l'absence de groupes actifs, définis par des croyances collectives fortes -ouvrières, catholiques, nationales - les hommes politiques du monde occidental sont réduits à leur taille sociale réelle, par nature insignifiante. Une abondance de textes nous assurent en particulier que la nation, la plus active des croyances collectives au vingtième siècle, est en voie d'être dépassée. Ultralibéralisme et européisme apparus dans les années 1980 pour dominer l'imagination des strates supérieures des sociétés occidentales, ont en commun de nier l'existence des nations et de ne plus définir des entités collectives vraisemblables. On doit, pour cette raison, les considérer comme des anti-idéologies, des croyances anticollectives, ou,  pour faire court, anticroyances, nettement distinctes des formes doctrinales antérieures dont l'une des fonctions essentielles était la cristallisation de groupes humains. La doctrine ultralibérale  et le credo monétaire maastrichtien, si opposés par certains de leurs principes fondamentaux, libéraux et anglo-saxons dans un cas, autoritaires et continentaux dans l'autre, s'appuient cependant sur une même axiomatique postnationale.
 
 Le rejet de la nation s'exprime ici "vers le haut", par un désir de la dissoudre dans des entités d'ordre supérieur, l'Europe ou le monde ; mais il peut aussi se tourner " vers le bas", exigeant alors la fragmentation du corps social par la décentralisation géographique ou par l'enfermement des immigrés dans leurs cultures d'origine au nom du droit à la différence. Tous ces phénomènes, que rien ne relie en apparence - européisme, mondialisme, décentralisation, multiculturalisme- ont en réalité un trait commun : le refus de la croyance collective nationale.  
 
C'est ce rapport négatif  à l'idée de nation qui implique que l'on parle très spécifiquement d'ultralibéralisme. Le libéralisme des dix-huitième et dix-neuvième siècles était associé positivement au développement de l'idée nationale. Il ne niait pas l'existence des collectivités humaines. Il n'aurait jamais osé affirmer avec Margaret Thatcher, que la société n'existe pas. (1) Ce rapport inversé à la notion de croyance collective suffit à définir le libéralisme classique et l'ultralibéralisme comme relevant de natures différentes , et même opposées.
 
Selon la vulgate actuelle, la cause du dépassement des nations doit être recherchée dans l'action des forces économiques, dans cette globalisation dont la logique invincible ferait exploser les frontières. Une autre interprétation est possible, qui met à l'origine du déclin de la croyance collective nationale, non pas l'économie, mais une évolution autonome des mentalités : la dissociation et la stagnation culturelles qui caractérisent la période ont mis à mal  l'idéal d'égalité et la croyance en l'unité du groupe. Je vais essayer de démontrer dans ce livre que la séquence logique associant implosion des nations et globalisation économique est inverse de celle qui est communément admise.
 
 La chute de la valeur d'égalité entraîne celle de la croyance collective nationale qui détermine à son tour le mouvement économique de globalisation. La causalité part des mentalités pour atteindre l'économique. L'explosion des nations produit la mondialisation, et non l'inverse. 
 
En France comme aux Etats-Unis ou en Angleterre, c'est l'antinationisme des élites, pour reprendre le terme efficace  de Pierre Taguieff, qui mène la toute-puissance du capital mondialisé. (2).
 
(1) " There is no such thing as society"
(2) *P-A Taguieff, les fins de l'antiracisme, Michalon , 1995, p 202 
 
 **********************************
 Le sentiment d'impuissance laissé, ENTRETENU, POURSUIVI INLASSABLEMENT, au regard du concept de mondialisation  n'est-il pas tout simplement voulu par le capital, pour maintenir la stratégie de l'illusoire. L'idée nation ne doit-elle pas retrouver une identité dans ce conglomérat, lui redéfinir d'autres stratégies d'ouvertures, économiques, politiques, culturelles ?
 
Amitiés
Peut-être à vous lire
 
Nelly de Provence
 

#1642 De: "Fab Pall" <fab.pall@...>
Date: Mercredi 26. Juillet 2000  21:42
Sujet: Désabonnement
fab.pall@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Compte tenu du silence plus que pesant qui règne sur cette liste,je vous demande de me désabonner.
Merci
 
 
 

#1643 De: LongDistance@...
Date: Jeudi 27. Juillet 2000  1:28
Sujet: 5.5 cents/min Long Distance Calling. All Day. No Fees!
LongDistance@...
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#1644 De: "Jean-Jean Petitjean" <jeanjean.petijean@...>
Date: Jeudi 27. Juillet 2000  20:11
Sujet: Re: [PX] Désabonnement
jeanjean.petijean@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Un silence pesant vaut mieux que les messages lourdingues de certains... mais heureusement ils doivent être en vacances.
 
A+
jeanjean
----- Original Message -----
From: Fab Pall
Sent: Wednesday, July 26, 2000 11:42 PM
Subject: [PX] Désabonnement

Compte tenu du silence plus que pesant qui règne sur cette liste,je vous demande de me désabonner.
Merci

#1647 De: "fcomte" <fcomte@...>
Date: Jeudi 27. Juillet 2000  20:40
Sujet: Désabonnement
fcomte@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Je vous en prie desabonnez-moi

#1648 De: james.bond9@...
Date: Jeudi 27. Juillet 2000  21:21
Sujet: Salut
james.bond9@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
je suis nouveau sur ce e-groups !! il a un penchant poitique ?plutot
droite ou gauche ?

@+

#1649 De: "Fab Pall" <fab.pall@...>
Date: Jeudi 27. Juillet 2000  21:54
Sujet: Re: [PX] Désabonnement
fab.pall@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Ah! du nouveau sur cette liste.!!!!!!!!
Nous faisons désormais dans le méthodique TAC TIC ...
Monsieur Jeanjean  Petitjean, rien ne sert de persifler, il faut partir à
point.
Je préfère le " lourdingue " de mon message au vide "troublant" de votre
pensée !!!!!!!
Si lourdingue signifie se "dévérouiller les méninges", en effet, il vous
reste du chemin à parcourir.
Qu'à cela ne tienne, Jeanjean Petitjean, gardez le moral, tout arrive à qui
sait attendre//////////\\\\\\\\\\\\\\

Après réflexion, je vais persister quelque temps sur cette liste. J'y suis
accueillie avec " tant de joie", que je ne puis m'esquiver lâchement. A
bientôt les petits loups !!!!!!!!!!!

Cordialement à toutes et à tous
A - pour Jeanjean
Nelly

     -----Message d'origine-----
     De : Jean-Jean Petitjean <jeanjean.petijean@...>
     À : politix@... <politix@...>
     Date : jeudi 27 juillet 2000 22:13
     Objet : Re: [PX] Désabonnement


     Un silence pesant vaut mieux que les messages lourdingues de certains...
mais heureusement ils doivent être en vacances.

     A+
     jeanjean
         ----- Original Message -----
         From: Fab Pall
         To: politix@...
         Sent: Wednesday, July 26, 2000 11:42 PM
         Subject: [PX] Désabonnement


         Compte tenu du silence plus que pesant qui règne sur cette liste,je
vous demande de me désabonner.
         Merci

#1650 De: bkropf@...
Date: Jeudi 27. Juillet 2000  22:11
Sujet: Re: [PX] Salut
bkropf@...
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On a des membres qui sont plutot a gauche et d'autres qui sont nettement a
   droit.


______________________________ Reply Separator _________________________________
Subject: [PX] Salut
Author:  james.bond9@... at Internet
Date:    7/27/00 9:21 PM


je suis nouveau sur ce e-groups !! il a un penchant poitique ?plutot
droite ou gauche ?

@+

#1651 De: holenweg@...
Date: Vendredi 28. Juillet 2000  0:09
Sujet: 27.7 TROUBLES (Bulletin de la CSSI)
holenweg@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
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TROUBLES

BULLETIN D'INFORMATION DE LA
COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
Genève, le 9 Thermidor 208 / 27 juillet 2000

(Ce bulletin ne paraît désormais qu'en fonction du soutien qu'il reçoit.
Merci donc à celles et ceux dont le soutien a permis la parution de ce
numéro. Pour les modalités de ce soutien, voir en fin de bulletin)

La parution de ce bulletin est interrompue pendant deux semaines.

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1. RWANDA : QUI SONT LES BANYMULENGE ?

2. RWANDA, GRANDS LACS : AGIR AVANT QU'UN NOUVEAU DRAME SE PRODUISE

3. TUNISIE : DEUX APPELS :
a. APPEL DE MOHAMMED NAJIB HOSNI AUX REPUBLICAINS
b. APPEL DU COLLECTIF DE LA COMMUNAUTE TUNISIENNE EN EUROPE

4. LE CENTRE DES MEDIAS INDÉPENDANTS SE MOBILISE POUR COUVRIR LES
MANIFESTATIONS CONTRE LA GLOBALISATION

5. APPEL DE MEDECINS SANS FRONTIÈRES POUR L'OUVERTURE D'UNE ENQUÊTE
PARLEMENTAIRE SUR LA CHUTE DE SREBENICA

6. COMMENT NOUS SOUTENIR

7. SERBIE : SEPT ANS DE PRISON POUR LE JOURNALISTE MIROSLAV FILIPOVIC :
APPEL URGENT

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1. QUI SONT LES BANYAMULENGE ?

Selon diverses sources historiques, les premiers groupes ancestraux des
Banyamulenge sont arrivés ils y a 200 ans dans la région qui deviendra plus
tard le Congo Belge, puis le Zaïre, et finalement la République démocratique
du Congo. Le groupe s'est constitué à partir de quatre groupes d'origines :
un premier groupe originaire du Rwanda, un deuxième en provenance du
Burundi, un troisième de Tanzanie et un quatrième groupe composé d'esclaves
issus de tribus locales (Bashi, Bafulero et Batetela) qui ont
progressivement été incorporés comme membres à part entière.

Les Banyamulenge habitent la province du Sud-Kivu et, en 1996, à la veille
de la première congolaise, leur nombre était estimé à 400'000 personnes.

Comme on peut le déduire de leurs origines diverses, les Banyamulenge ne
sont pas tout d'origine tutsie, même si une majorité affirme avoir des
ancêtres dans ce groupe éthnique. De plus, culturellement parlant, la
division entre les concepts éthniques de "Tutsi" et de "Hutu" n'a pas pour
eux la même signification qu'au Rwanda et au Burundi. En fait, les
Banyamulenge centrent leur identité sur les concepts identitaires de
"Banyamulenge" et de "Congolais" plutôt que sur celui de "Tutsi".

2. QUELS ONT ÉTE LEURS PRINCIPAUX PROBLÈMES EN RDC ?

a. Sous le régime de Mobutu

Au cours des deux dernières décennies du régime Mobutu, les Banyamulenge ont
été la cible de discrimination éthnique systématique : en dépit du fait
qu'ils étaient reconnus historiquement comme une des tribus natives du
Congo, c'est-à-dire comme l'un des groupes établis sur le territoire
congolais avant 1885, ils se sont vu nier leurs droits civiques, comme celui
d'être élu au Parlement, d'être ministre, etc., et au début de 1996 on leur
a enlevé leur citoyenneté congolaise, et le régime de Mobutu a décidé de les
expulser à l'étranger, spécifiquement au Burindi et au Rwanda. C'est ce qui
explique qu'en août 1996, un groupe de jeunes Banyamulenge (dont certains
reçurent une formation militaire au Rwanda, alors que les autres désertèrent
d'unités militaires uaïroises) prirent les armes pour combattre le régime
Mobutu. Deux mois plus tard, ils furent rejoints par Laurent-Désiré Kabila
qui, en mai 1997, devint le nouveau président du Congo, après la défaite des
troupes de Mobutu.

Au cours de cette guerre, les Banyamulenge ont été appuyés par les troupes
rwandaises pour deux raisons principales : certains Banyamulenge avaient
combattu avec le Front Patriotique Rwandais, contribuant à sa prise du
pouvoir à Kigali en 1994, et au lendemain de sa victoire, l'armée du FPR
(l'APR) se trouva engagée dans une poursuite des combats contre les reste de
l'armée rwandaise génocidaire (FAR) et les milices Interahamwe, qui
lançaient des attaques à partir du territoire congolais, depuis les
provinces du nord et du sud Kivu.

b. Sous le régime Kabila

On devrait garder à l'esprit que malgré de sérieuses réserves exprimées par
les Banyamulenge, Laurent-Désiré Kabila fut placé à la tête de la rébellion
par l'Ouganda et le Rwanda. Les Banyamulenge n'avaient en effet pas oublié
les crimes commis contre eux au cours de la rébellion muléliste des années
1960.

Une fois arrivé au pouvoir en mai 1997, Kabila a nommé des officiers
rwandais à des postes de commandement stratégique au sein des forces armées
congolaises (FAC) : le colonel rwandais James Kabarebe devint le chef
d'état-major des FAC (poste qu'il occupa de mai 1997 à juillet 1998). Les
officiers Banyamulenge qui avaient pourtant joué un rôle clef au cours de la
campagne militaire des différents pays de la région contre le régime Mobutu,
ne seront pas promus, à cause de l'agenda secret du Rwanda au Congo. A
l'époque, à cause des positions stratégiques qu'ils détiennent dans
l'appareil militaire congolais, les Rwandais estiment qu'il leur sera
possible de manipuler le régime de Kabila pendant longtemps. Le gouvernement
rwandais est pleinement conscient que les Banyamulenge, tant les militaires
au sein de l'armée congolaise que les dirigeants politique, sont opposés à
cette politique de manipulation secrète. Cette opposition au contrôle de
fait exercé par le Rwanda sur une partie de l'appareil d'Etat congolais,
explique pourquoi aucun officier Banyamulenge ne fut promu au sein des FAC
entre le mois de mai 1997 et le mois d'août 1998.

En juillet 1998, alors que Laurent-Désira Kabila tente de prendre le
contrôle total de l'appareil d'Etat, on assiste à une détérioration rapide
des rapports entre le régime congolais et les Rwandais. Les troupes
rwandaises se voient finalement signifier un ordre d'expulsion du Congo.
Lorsque la deuxième guerre éclatera finalement, en août 1998, la principale
cible de l'armée congolaise sur l'ensemble du territoire national fut (et
demeure à ce jour) les Banyamulenge (civils et militaires confondus). Kabila
et certains de ses ministres iront jusqu'à inciter le peuple congolais à
"tuer tous les Tutsis" (Banyamulenge et autres Tutsis). Subséquemment, des
milliers de personnes assimilées à un groupe éthnique sur la seule base de
leur faciès furent tuées ou emprisonnées. Dans certains cas, cela mènera au
meurtre de personnes n'ayant rien à voir avec les Banyamulenge ou les
Tutsis, comme des Peuls d'Afrique de l'ouest dont le seul tort fut d'avoir
été présents à Kinshasa au moment de ces événements.

3. LE DIFFÉREND ENTRE LES BANYAMULENGE ET LES RWANDAIS SUR LA QUESTION
CONGOLAISE

Le premier différend entre les Banyamulenge et les Rwandais remonte à
décembre 1996, lorsque l'APR, sous prétexte de "raisons de sécurité",
planifie le déplacement de l'ensemble de la population Banyamulenge du Sud
Kivu vers le Rwanda. Pour certains Banyamulenge, ceci équivaut à une
"déportation" forcée, à laquelle s'opposeront de nombreux officiers
Banyamulenge qui seront arrêtés et emprisonnés au Rwanda pendant neuf mois
sans autre forme de procès. Parallèlement, les dirigeants Banyamulenge qui
s'opposeront à ce plan seront purgés des structures politiques de l'Alliance
des forces démocratiques pour la libération (ADFL, coalition au pouvoir à
Kinshasa). ceux qui sont proches de Kabila seront les seuls qui accepteront
d'être manipulés par les Rwandais. A l'heure actuelle, c'est également le
cas de ceux qui détiennent des postes au sein du RCD-Goma (coalition
d'opposition à Kabila), présentement dirigé par le Dr Emile Ilunga.

En fait, lorsqu'éclate la deuxième guerre congolaise en août 1998, des
dirigeants Banyamulenge, auxquels se joignent d'autres Congolais, décident
de la création d'un parti politique complètement indépendant du Rwanda et de
tout autre pays étranger. Les FRF (Forces républicaines et fédéralistes)
furent malheureusement rapidement sabotées par les services de renseignement
rwandais, et ses dirigeants forcés de s'exiler en Europe, mais le parti
jouit encore d'appuis très importants parmi la population, particulièrement
dans la province du Sud-Kivu où les rebelles du RCD-Goma, eux, n'ont aucun
appui populaire. Tous les efforts en faveur d'une réconciliation par les
dirigeants des différents groupes éthniques du Sud-Kivu et d'autres régions
dans l'est de la RDC, ont été systématiquement sabotés par les militaires
rwandais basés dans cette région du Congo, ainsi que par le régime de Kabila.

En résumé, les Banyamulenge sont opposés à la politique du gouvernement
rwandais, qui consiste en RDC à dominer le peuple congolais et à piller ses
ressources naturelles (minières et forestières). Cette position s'applique
aussi aux autres pays, comme l'Angola, l'Ouganda et le Zimbabwe qui ont,
dans les faits, la même politique que le Rwanda. Les Banyamulenge et tous
les autres groupes éthniques de la RDC qui ont directement fait les frais de
la réalité de la politique étrangère de ces pays dans les territoires
occupés de l'est et du nord du pays, ou dans les régions minières du Katanga
et du Kasaï -où les alliés de Kinshasa ont obtenu un accès sans limite aux
diamants et aux autres ressources minières- sont arrivés à la même
conclusion : toutes les puissances étrangères doivent se retirer de la RDC
et un processus de réconciliation nationale doit être mis en oeuvre.

La communauté internationale doit venir en appui à ce processus et un
Tribunal pénal international doit être créé avec un mandat couvrant la
période allant de 1993 au temps présent, afin que ceux qui sont coupables de
crimes contre l'humanité puissent être traduits devant la justice pour
mettre fin au cycle de la violence et pour permettre aux collectivités et
aux individus d'Afrique centrale de mettre cette période de souffrance et de
mort derrière eux.

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Aux organisations internationales gouvernementales
Aux organisations internationales non-gouvernementales


RWANDA, GRANDS LACS : AGIR AVANT QU'UN NOUVEAU DRAME SE PRODUISE

L'évolution du pouvoir rwandais plonge le peuple rwandais dans la confusion,
six ans après un génocide qui a fait plus d'un million de victimes, en
seulement trois mois.

Le génocide fut l'héritage des conceptions coloniales, et le fruit de
l'enseignement de la haine "inter-éthnique" par un régime pourtant  reconnu
par la communauté internationale, allié à certains puissants Etats, et
activement soutenu par eux.

Après le génocide, l'espoir était né que le Rwanda entamait une nouvelle
page de son histoire, avec la victoire du Front Patriotique Révolutionnaire
-victoire dont le premier résultat fut précisément le fin du génocide. Le
premier slogan politique du FPR fut l'unité national, son premier programme
la réconciliation, la reconstruction des bases d'un Etat démocratique sur
les ruines de la vieille dictature. Un responsable militaire du FPR de
l'époque déclarait : "Nous ne cherchons pas à imposer à tout prix une
solution militaire, notre lutte ne vise pas le pouvoir. Nous la poursuivrons
jusqu'à ce que soient réunies les conditions qui garantirons un véritable
changement au Rwanda".

Ce programme n'a pas été tenu, et le Rwanda en est aujourd'hui bien éloigné.
La situation évolue vers une dégradation risquant de replonger le pays dans
le drame, et de lui rappeler les pires violences de son histoire.

L'avenir du Rwanda est sombre, et c'est la situation dans toute la région
qui est en jeu. Les actes du pouvoir en place, et de son armés dans la
région, ont pris une ampleur telle qu'ils peuvent inciter les différents
groupes étatiques et non-étatiques non seulement à s'armer et à s'entraîner,
mais à y répondre par la violence, et par le refus de toute solution
politique. Au Rwanda même, toute opposition est actuellement réprimée, et la
situation ne cesse d'empirer.

Le pouvoir rwandais a renoncé à ses objectifs initiaux de rétablissement, ou
d'établissement, de la justice et de la dignité humaines. Tout en jouant les
arbitres politiques (en même temps que les acteurs militaires) dans les
conflits de la région des Grands Lacs, il tente, dans le pays lui-même, de
résoudre toute divergence politique par la force,et l'élimination politique
des personnalités porteuses d'idées constructives, comme l'illustrent les
dernières démissions, au plus haut niveau de l'Etat :

. L'ancien président de l'Assemblée nationale de transition, M. Joseph
Kabuye Sebarenzi, porteur d'une vision politique de l'avenir du Rwanda , et
qui porusuivait daans la transparence le travail de reconstruction, de
réconciliation et de réunification du Rwanda, s'est vu imposé des obstacles
politiques destinés uniquement à entraver son esprit d'initiative. Il s'est
retrouvé accusé de tous les péchés du monde par le pouvoir, alors qu'il
était soutenu par le peuple rwandais. Contraint à la démission, il a été
placé en résidence surveillée. Sa vie étant en danger, il a finalement du
s'enfuir. Le peuple rwandais, quant à lui, ne peut manifester publiquement
le regret de ce départ d'un homme qu'il estimait.

. Alexis Kanyarengwe avait été mis à la tête du Front Patriotique
Révolutionnaire par Paul Kagame, actuel chef de l'Etat mais à l'époque
"numéro 2" (formellement, en tous cas) du régime, et qui cherchait à placer
des Hutus sur le devant de la scène pour projeter une image d'unité
nationale, au-delà des clivages "éthniques". Alexis Kanyarengwe n'avait
cependant jamais été doté d'un réel pouvoir au sein du parti qu'il
présidait, et avait fini par démissionner de toutes ses responsabilités
politiques. Il est aujourd'hui privé de sa liberté de déplacement, et
empêché de quitter le Rwanda.

. Pasteur Bizimungu, Président (Hutu) de la République, militant dévoué du
FPR, dénué de tout eesprit extrémiste mais disposant d'une haute capacité
d'analyse politique, a été accusé par le pouvoir réel de susciter la
division, d'arrogande et d'incompétence (toutes accusations que le peuple
rwandais rejetait), et a lui aussi été contraint à la démission de son poste
de chef de l'Etat, et vient d'être remplacé par Paul Kagamé lui-même.

Les organisations locales et internationales de défense des droits humains
considèrent que la situation intérieure rwandaise est précaire, et que le
bilan du gouvernement en matière de droits de l'homme manifeste l'absence
d'une réelle politique de réconciliation et d'unité nationale. Mme Mary
Robinson, Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l'Homme, a
déclaré que "le gouvernement du Rwanda n'a pas abordé les problèmes du passé
d'une manière qui permette de les traiter de façon durable".

Dépassé par ses problèmes, sans politique déterminée de réconciliation, le
Rwanda risque d'être confronté à une violence à grande échelle, à laquelle
répondraient la violence et l'arbitraire du pouvoir, avec des risques de
plus en plus lourds pour la population civile d'être victime de massacres.

IL FAUT AGIR AVANT QU'UN NOUVEAU DRAME NE SURVIENNE, pour le prévenir. La
Communauté internationale doit tirer les leçons du passé, et mener une
action politique cohérente face aux menaces, et face à la situation au
Rwanda. Elle doit se mettre aux côtés de celles et ceux qui sont opprimés
dans ce pays. Elle doit mettre sur pieds une commission d'enquête sur les
exactions et les violations des droits humains par le pouvoir.

Le pouvoir rwandais, en effet, mène concrètement une politique totalement
contraire à ses engagements et à ses discours en matière de droits humains
et de libertés fondamentales. En trois mois, on a compté plus de cinq
démissions, forcées, de hauts dirigeants politiques, écartés du pouvoir par
le régime en place, et plusieurs départ en exil d'officier, nmotamment le
colonel Kayonga et le major Sarton.

A ces démissions s'ajoutent trois arrestations de journalistes, dont celle
du président de l'Association des journalistes rwandais, Aimable Mushahidi,
poursuivi pour avoir publié dans "Le Tribun du Peuple" un article dénonçant
les responsabilité du régime dans la montée des périls, et ses manquements
au respect des droits fondamentaux. Aimable Mushahidi a pu, grâce à une aide
extérieur, quitter le Rwanda, où sa liberté, et même sa vie étaient menacées.

Enfin, deux artistes ont été arrêtls, Ben Rubatana et E. Sankara, pour avoir
enregistré des cassettes comportant des morceaux musicaux dans lesquels ils
évoquaient le risque d'un nouveau drame violent au Rwanda.

Le Rwanda doit faire face à d'immenses défis, non seulement en matière de
sécurité et de justice, mais également dans le domaine socio-économique, où
la situation se dégrade. Dans les premiers temps du nouveau pouvoir, alors
que la situation était encore considérée par les organisations
gouvernementales et non-gouvernementales internationales comme relevant de
l'urgence, des programmes d'aide et de coopération avaient été mis en place,
notamment un programme couvrtant les besoins élémentaires d'un million et
demi de réfuigiés, déplacés, orphelins et rescapés du génocide. Différentes
organisations internationales, dont la Banque Mondiale, et des
gouvernements, ont octroyé des aides financières ou constitué des fonds en
faveur des groupes les plus vulnérables de la population, pour maintenir les
actions de réconciliation, de réhabilitation, de restructuration du pays, et
de reconstruction des bases des activités productives. Un fonds pour les
rescapés du Génocide a été ouvert en 1995, avec notamment une importante
participation financière des USA, annoncée par le président Clinton lors de
son dernier voyage en Afrique et de son passage au Rwanda. Mais ce fonds ne
bénéficie pas à ceux à qui il est destiné, sa gestion n'est pas
transparente, les respacés du génocide restent des victimes, et en viennent
à dire que "la mort n'a pas voulu d'eux", pendant que 130'000 personnes sont
inculpées et emprisonnées sous l'accusation d'avoir participé au génocide.
La volonté de purification éthnique, elle, est toujours latente, et de
nombreuses personnes coupables d'avoir participé au génocide ont intérêt à
faire disparaître les témoignages, voire les témoins, de leurs actes, pour
échapper aux enquêtes et aux condamnations au Rwanda même ou par le Tribunal
international d'Arusha.

Des milliers d'enfants orphelins du génocide, ou victimes de ses
conséquences, errent dans les rues de Kigali et des autres villes
rwandaises, au vu  de tous les responsables du régime. Le gouvernement a mis
en place un programme visant à la dissolution des centres pour enfants
non-accompagnés (CENA) mis en place après le génocide pour accueillir ces
enfants ayant perdu ou ayant été séparés de leur famille, et qui devraient
désormais être hébergés par des familles d'accueil. Or, dans un pays qui
sort d'une guerre civile et d'un massacre gigantesque, et aux frontières
duquel les conflits armés se poursuivent,  les structures familiales ne sont
pas à même d'assumer l'accueil des milliers d'enfants hébergés, nourris,
soignés et formés par les actuels CENA. Les enfants se retrouvent donc
rapidement sans encadrement ni protection. L'armée en profite pour les
"raffler", les incorporer dans les formations armées en guerre au Congo, et
en faire des "boucliers humains".

Le régime de Kigali, en effet, tout en jouant les "arbitres" dans les
conflits de la région des Grands Lacs, profite du silence entourant ces
conflits, et de l'indifférence de la communauté internationale, pour y
prendre part. Le massacre de plus de 2000 réfugiés Tutsis congolais du Nord
Kivu dans les camps de regroupement de Mende à Ruhengeri a suivi leur
déportation par l'armée rwandaise, sous prétexte de "sécuriser" le Nord
Kivu. Ces réfugiés avaient été regroupés contre leur volonté dans des camps,
alors qu'ils souhaitaient rester au Congo, et préféraient courir les risques
que cela impliquait plutôt que celui d'être massacrés par les "Interahamwes"
(milices armées hutus rwandaises). Les Tutsis congolais, en effet, se
définissent d'abord comme Congolais, non comme tutsis, et considèrent que
leurs "frères" rwandais ne cherchent qu'à les utiliser comme un instrument
d'hégémonie régionale. En 1998, à la veille de la deuxième guerre du Congo,
plusieurs milliers d'entre eux avaient discrètement quitté les camps du
Rwanda et, sans aucune assistance, à pied, avaient regagné leurs villages au
Congo.

Les Banyamulenges du Sud Kivu, d'expression rwandaise, nourrissent la même
amertume à l'égard du Rwanda : ils avaient combattu le régime de Mobutu avec
pour objectif leur intégration dans un nouveau Congo. Ils ont été doublement
trahis : au Congo, le régime de Laurent-Désiré Kabila leur nie la
nationalité congolaise, pourtant incontestable; quant au Rwanda, non
seulement il ne les a pas aidé à se réinstaller sur leurs terres, mais il
insiste pour qu'ils fassent l'objet d'une véritable déportation vers les
camps de regroupement de la préfecture de Kibuye, dans le zone de la crête
Congo Nil, la plus aride du Rwanda.

Les Banyamulengees ne comprennent pas pourquoi, après avoir combattu le
régime de Mobutu, aidé Kabila à prendre le pouvoir et soutenu le FPR
rwandais, tout cela au prix de la perte de nombreux jeunes dans les combats,
le pouvoir en place à Kigali et celui en place à Kinshasa ne songent qu'à
leur déportation.

La nouvelle guerre congolaise apparaît comme un moyen pour le pouvoir
rwandais de déstabiliser la région et d'exploiter une partie du Congo à son
profit. L'objectif de cette guerre, et de l'engagement du Rwanda aux côtés
de l'opposition armée congolaise, n'est pas de protéger le peuple, moins
encore une affaire humanitaire, mais d'installer au pouvoir au Congo, ou du
moins dans les régions proches du Rwanda, un pouvoir à la solde de celui de
Kigali. Le Rassemblement démocratique du Congo (RDC, principal mouvement
d'opposition congolais) est à la solde du pouvoir rwandais. Le commandant
des opérations militaires de l'"opposition congolaise" est un colonel de
l'armée rwandaise, James Kabarebe, qui a, sur ordre de Kigali, quitté
Kinshasa avec sa troupe en 1998, abandonnant les tutsis congolais à la
vindicte de la population locale après que le président Kabila les ait
désigné comme cible, à attaquer et à détruire. Cet appel a été entendu, et
suivi d'arrestations arbitraires, d'exécutions et de tortures jusque dans
les rues de Kinshasa. Des milliers de personnes ont été tuées après avoir
été laissées sans protection par les forces rwandaises, et sous les yeux
même de la communauté internationale, qui n'a pas bougé.

NOUS EN APPELONS Ã LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE ET Ã SES ORGANISATIONS
GOUVERNEMENTALES ET NON GOUVERNEMENTALES, POUR PRÉVENIR DE NOUVEAUX
MASSACRES AU RWANDA ET DANS LA RÉGION DES GRANDS LACS.

La communauté internationale, qui aime à proclamer après chaque crime
collectif, et a proclamé après chaque génocide "Plus jamais ça !", devrait
enfin tirer les conséquence de ses erreurs du passé. Nous en appelons aux
organisations internationales non-gouvernementales à agir pour que la
communauté internationale

- mette en place une commission de justice, de sécurité et de prévention des
conflits au Rwanda et, en général, dans la région des Grands Lacs, afin
d'éviter la répétition des massacres, voire un nouveau génocide;

- renonce à l'émotion sélective, se manifestant en fonction des programmes,
des alliances ou des priorités politiques et non pas des principes
fondamentaux de la défense des droits humains;

- restaure, dans ses actes, le sens de la dignité humaine et son
indivisibilité, et reconnaisse que les droits fondamentaux qu'elle
proclament doivent être appliqués, respectés et vérifiés en Afrique comme
ailleurs;

- n'abandonne pas l'exigence élémentaire de sanction des crimes de guerre,
des crimes copntre l'humanité et du crime suprême de génocide; reconnaisse
qu'il n'y a pas de réconciliation possible, ni de reconstruction des
sociétés éprouvées par ces crimes, si leurs auteurs n'en sont pas jugés par
des instances légitimes;

- aide le pouvoir en place au Rwanda à suivre une voie démocratique,
conforme à ses discours et à ses engagements, et impliquant notamment :

. le respect du pluralisme politique et des libertés fondamentales
d'expression, d'association et de presse;

. la transparence des décisions politiques;

. le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, et des libertés
individuelles et collectives fondamentales;

La démocratie n'est pas qu'un discours. Elle est d'abord, et surtout, une
pratique. Elle n'a pas d'autre objectif que de garantir aux personnes la
liberté, l'égalité, la justice, et aux citoyens le pouvoir de choisir leurs
représentants et de déterminer les lignes fondamentales de l'action de l'Etat.

"Plus jamais ça", a-t-on entendu de toutes parts après le génocide de 1994
au Rwanda. "Plus jamais ça", avait-on déjà proclamé après le génocide
cambodgien. "Plus jamais ça", avait-on solennellement déclaré après le
génocide perpetré par les nazis.

Nous ne voulons plus entendre de proclamations de ce genre. Nous ne voulons
plus que des actes rendant impossible la réitération des crimes auxquels ces
proclamations, régulièrement, répondent, sans jamais en tirer les conséquences.

On ne guérit pas d'un génocide, mais on peut le prévenir. On ne répare pas
un massacre, mais on peut l'empêcher.

Au Rwanda, aujourd'hui, on peut empêcher un nouveau drame. C'est à cela que
nous en appelons, en appelant à la solidarité internationale, à la justice
et à la paix.

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3. TUNISIE : DEUX APPELS

a. APPEL DE MOHAMMED NAJIB HOSNI AUX REPUBLICAINS
b. APPEL DU COLLECTIF DE LA COMMUNAUTE TUNISIENNE EN EUROPE


a. APPEL DE MOHAMMED NAJIB HOSNI AUX REPUBLICAINS
Le Kef le 25 juiellet 2000

Aujourd'hui 25 juillet, jour anniversaire de la proclamation de la
République en Tunisie. Le régime policier qui la meurtrit fête la naissanse
de sa victime il ya 43 ans.
Je fais partie des milliers de cas qui sont autant de  preuves des crimes
commis contre notre jeune république.
En effet, rien que pour m'être attaché, en tant qu'avocat et selon les
normes de la République, à la défense de mes clients, opposants au régime,
je suis, depuis dix ans, l'objet d'un acharnement sans pitié de la part du
régime policier. A telle enseigne que je suis aujourd'hui LE SEUL avocat
dont les lignes de téléphone et de fax sont arbitrairement coupées. Je subis
cette mesure d'isolement depuis ma sortie de prison il y a trois années et demi…
Je suis également interdit de quitter le territoire comme des milliers de
citoyens vivant sous la coupe du régime actuel. Ma femme est privée de
passeport depuis six ans, sans raison aucune.
Pour toutes les persécutions que j'ai subies et que j'endure encore de la
part de l'Etat policier du 7 novembre, je lui proclame à la face, haut et
fort, mon attachement  indéfectible :

- AUX VALEURS REPUBLICAINES.
- A l'exercice libre et indépendant de ma profession d'avocat.
- Aux traditions du Barreau tunisien, qui consacrent la défense des droits
et des libertées publiques et privées.
- Au droit de mes clients, détenus nahdhaouis, à recouvrer leur liberté, à
être réhabilités dans tous leurs droits et dédommagés.

Malgré tout, je militerai comme je l'ai toujours fait pour :

*   la liberation de tous les détenus politiques.
*   l'arrêt de toutes les poursuites pour délit d'opinion.
*   le retour des exilés à la mère-patrie.
* la réhabilitation et le dédommagement de tous ceux qui ont souffert pour
leurs idées       depuis l'avènement du pouvoir actuel.
*   le jugement de tous les responsables du crime de torture.

Maître Mohamed Najib Hosni
Avocat  Le Kef Tunisie
Tel  B : 8 204 600
Tel D et fax : 8 203 573



2. APPEL DU COLLECTIF DE LA COMMUNAUTE TUNISIENNE EN EUROPE
1, rue Cassini, 75014 Paris ; Tél. : 01 43 29 68 98 ; Fax : 01 43 29 26 79

Communiqué

Appel aux Autorités Grecques pour la libération immédiate de Kamel Oueslati

Paris, le 27 juillet

Nous avons appris que notre compatriote Kamel Oueslati, réfugié politique en
France, est actuellement en état de détention probablement dans la ville
grecque d'Alexandroupolis, près de la frontière turque.
M. Oueslati, est né le 23 avril 1974 à Gafour, et il est domicilié à Metz.
Sympathisant du parti islamiste Ennahdha, il a fui son pays et il a obtenu
le statut de réfugié politique en France en 1996. Il a un frère réfugié
politique en Angleterre.
Le 10 juillet 2000, M. Oueslati quitte la France avec son épouse pour un
voyage de noces en Grèce et en Turquie (il venait de se marier une semaine
auparavant). Le 12 juillet, les jeunes mariés sont refoulés par les
autorités turques au poste frontière, et ce faute de visa pour ce pays. A
leur retour au poste grec, la police a effectué un contrôle informatique qui
a signalé que M. Oueslati est recherché par la Tunisie. Il fut arrêté
immédiatement. Peu de temps après, sa jeune épouse est rentrée en France.
La situation de Kamel Oueslati est incertaine à ce jour. Nous avons essayé
d'avoir des informations auprès de la police des frontières qui l'a contrôlé
(au téléphone : 30-55-322103). On nous a répondu qu'il a été transféré à
Salonique sans nous préciser où et dans quelles conditions. Mais d'autres
informations nous indiquent qu'il serait revenu vers la frontière turque, à
Alexandroupolis.
De toute évidence, Kamel Oueslati est victime d'un avis de recherche lancé
par les autorités tunisiennes. Celles-ci ont en effet pris l'habitude de
lancer des mandats d'arrêt internationaux contre tous leurs opposants dans
le but de limiter leurs déplacements extérieurs. De plus, la procédure dure
un mois, donc la personne visée est arrêtée sans motif sérieux durant cette
période.
Notre Collectif dénonce l'usage abusif et répressif par les autorités
tunisiennes des mandats d'arrêt internationaux. C'est pour cette raison que
nous demandons instamment aux autorités concernées en Europe de refuser tout
mandat d'arrêt international tant qu'il n'est pas accompagné des documents
le fondant.
Notre Collectif s'inquiète de la situation faite à Kamel Oueslati.
Nous demandons aux autorités grecques :
1) de libérer immédiatement M. Kamel Oueslati qui bénéficie de la protection
des pays signataires de la Convention de Genève, dont la Grèce.
2) de nous indiquer son lieu de détention et le téléphone où l'on pourra le
joindre.
3) de lui octroyer un avocat qui l'assiste et lui facilite les démarches
pour accélérer sa libération.

P/ Le Colectif :
Mondher Sfar

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4. LE CENTRE DES MEDIAS INDÉPENDANTS SE MOBILISE POUR COUVRIR LES
MANIFESTATIONS CONTRE LA GLOBALISATION

Date: Tue, 25 Jul 2000 16:39:26 -0400
From: alun griffiths <a.zerty@...>
Subject: (fr) LE CENTRE DES MEDIAS INDEPENDANTS FRANCE SE MOBILISE A
L'INTERNATIONAL

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       A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
             http://www.ainfos.ca/
  ________________________________________________

COMMUNIQUE

LE CENTRE DES MEDIAS INDEPENDANTS FRANCE SE MOBILISE A L'INTERNATIONAL
Et décide de couvrir les conventions des partis
républicains et démocrates et de leurs opposants.

"Ces manifestations ne concernent pas seulement les
démocrates, ni seulement les républicains, elles sont
un pas de plus aux USA pour contrer un système global
qui privilégie les profits sur toute autre
considération.
Jai Ching Chen LA Times 7/13

Apres la manifestation contre la globalisation à
Millau en France fin Juin, l'attention se tourne
désormais vers le Japon (réunion du G8 ) mais surtout
vers les U.S.A et la convention des Républicains (30
juillet-4 août) à Philadelphie et celle du parti
démocrate à Los Angeles, deux semaines plus tard.

Une tension règne aux Etats Unis ou 100 000
manifestants sont attendus à Philadelphie, ville
connue pour sa police particulièrement répressive.
Parmi les manifestations prévues Unity 2000, organise
pour le dimanche 30 juillet ce qu'ils décrivent comme
une " manifestation massive et pacifique, et un
rassemblement pluriel et multiracial " .L'événement
sera la plus grande manifestation politique pendant
une convention nationale dans l'histoire des USA.

Pendant que le "roadshow" des médias corporatistes
prépare sa couverture classique, l'histoire réelle de
Philadelphie et L.A. se passera ailleurs. Le réseau
IMC, qui s'est monté lors de la " bataille de Seattle
" et s'est renforcé en avril à  Washington, s'étend
maintenant jusqu' en France et dans le monde entier.

Des centaines de journalistes convergent vers le
Centre de  Médias Indépendants de Philadelphie afin
d'assurer une couverture médiatique libre. Au menu,
les brèves et dépêches de dernière minute,  des
reportages photo "de chaque coté des barricades" (du
centre de congrès jusque dans la rue), des reportages
vidéo et des émissions de radios, commentaires
d'actualité et analyses libres de droits pour les
radios non commerciales du monde entier. Le Centre
français des Medias Indépendants s'associe à la
couverture des IMC américains en envoyant des envoyés
spéciaux aux U.S.A., en fournissant un résumé
quotidien de l'actualité et des analyses sur le site
http://france.indymedia.org

Alors "Ne vous perdez pas dans le grand battage
médiatique; découvrez l'histoire vécue" " sur l' IMC
de Philadelphie  http://www.phillyimc.org/ en temps
réel avec le déroulement des événements.

A propos du réseau des Centres de Medias Indépendants

Le Centre des médias indépendants (www.indymedia.org)
a été créé par plusieurs organisations et médias
alternatifs pour couvrir les protestations contre
l'OMC, l'Organisation mondiale du commerce, à Seattle
en Novembre dernier. Le Centre a fourni des
informations alternatives à celles des médias
traditionnels. Les journalistes ont fait des
comptes-rendus en temps réel, réalisé des reportages
photo, audio, vidéo et produit une série de 5
documentaires. Tout a été transmis par satellite et
distribué dans tous les Etats-Unis à des stations
associatives.

L'IMC a aussi publié son propre journal, distribué à
Seattle et dans d'autres villes via l'Internet, et
animé une radio Web émettant 24H/24. Les informations
émises par le Centre ont été reprises par AOL, yahoo,
CNN, la BBC online et beaucoup d'autres sites et
médias. Depuis Seattle, un réseau de Centres de médias
indépendants est né aux Etats-Unis et dans le monde :
Londres, Canada, Mexique, Prague, Belgique, France,
Italie, Australie et le Congo. Beaucoup d'autres
centres sont en cours de constitution.

Résistance médiatique

Le week-end de Millau a vu le lancement du Centre
français des Medias Indépendants, agence de presse
multimédia composée d'une trentaine d'indépendants qui
ont produit des reportages textes, films, images et
sons et les ont mis à disposition du monde entier, en
contrepoint de la couverture par la presse officielle.
Les radios non commerciales peuvent diffuser ces
reportages encodés en MP3, libres de droits.

Contact Presse IMC France: france@...
Contact Presse IMC Phillydelphia :
media_services@...
Contact Presse IMC Los Angeles : info@...

http://france.indymedia.org

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5. APPEL DE MEDECINS SANS FRONTIÈRES POUR L'OUVERTURE D'UNE ENQUÊTE
PARLEMENTAIRE SUR LA CHUTE DE SREBENICA

Date: Wed, 26 Jul 2000 00:53:57 +0100
From: "B.Bec" <b-bec@...>
Organization: Tizana Art
Subject: Appel Srebrenica

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SPECIAL SREBRENICA : SOUTENEZ L'APPEL DE MSF
http://www.paris.msf.org/srebrenica
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  l'objet: Appel Srebrenica
  la date: Mon, 17 Jul 2000 18:39:22 +0200 (CEST)
  De:  Medecins Sans Frontieres <msf1mail@...>

Pour l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur la chute de
l'enclave de Srebrenica.

Il y a cinq ans, le 11 juillet 1995, Srebrenica tombait aux mains des forces
serbes de Bosnie. Le contingent hollandais de l'Onu présent sur le terrain
n'a pas défendu la population regroupée dans cette zone dite "de
sécurité".

La chute de Srebrenica a entraîné la déportation de 40 000 personnes et
l'exécution d'environ 7000 autres.

Entrée en 1993, en même temps que le général Morillon dans l'enclave de
Srebrenica, nous avons, pendant deux ans, apporté notre soutien médical et
matériel à cette population assiégée, officiellement placée sous la
protection des casques bleus de l'ONU.

La France, qui commandait alors l'ensemble des forces de protection des
Nations unies dans l'ex-Yougoslavie, jouait un rôle décisionnel majeur. C'est
pourquoi nous demandons la création d'une commission d'enquête
parlementaire chargée
d'examiner la part des responsabilités politiques et militaires de notre pays
face à la paralysie des Nations unies et de l'Otan dans la mise en
oeuvre des
frappes aériennes demandées par le contingent hollandais.

Sur http://www.paris.msf.org/srebrenica, vous pourrez soutenir notre appel
pour l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur l'implication
de la France et découvrir l'ensemble des informations concernant cet appel.

Vous pouvez également faire circuler ce texte par e-mail aux personnes que
vous connaissez.

Si vous souhaitez être tenu informé de l'ensemble de nos actions et de la
suite de notre action concernant Srebrenica, vous pouvez vous abonner à notre
lettre d'information en répondant simplement oui à cet email.

Merci par avance de votre soutien.

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6. CE BULLETIN EST PRÉCAIRE, ET SA PARUTION INCERTAINE ET MENACÉE. Il ne
paraîtra désormais qu'une fois assuré son financement. :

VOUS POUVEZ LE SOUTENIR ET LA GARANTIR DEPUIS LA SUISSE OU L'ETRANGER, PAR
UN SOUTIEN FINANCIER, évidemment, en adressant vos dons
. par virement sur le compte 42 5.371.347.08, Banque Migros, Genève
. par chèques (barrés) à l'ordre de Pascal Holenweg, à l'adresse de la CSSI,
CP 343, CH-1211 Genève 4

MERCI DE VOTRE SOUTIEN -IL NOUS EST DÉSORMAIS INDISPENSABLE...

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7. SERBIE : SEPT ANS DE PRISON POUR LE JOURNALISTE MIROSLAV FILIPOVIC :
APPEL URGENT

Date: Wed, 26 Jul 2000 17:57:19 +0200
From: Le Courrier des Balkans <cdb@...>

Reporters sans frontières
26 juillet 2000

SEPT ANS DE PRISON POUR LE JOURNALISTE SERBE MIROSLAV FILIPOVIC

Dans une lettre adressée au président de la République fédérale de
Yougoslavie, Slobodan Milosevic, Reporters sans frontières (RSF) s'est
indignée de la condamnation du journaliste serbe, Miroslav Filipovic, à sept
ans de prison pour "espionnage" et "diffusion de fausses nouvelles". "Cette
condamnation d'un journaliste, la plus lourde jamais prononcée par les
autorités serbes, est une étape supplémentaire dans la politique de
répression menée par les autorités yougoslaves contre la liberté de la
presse et les journalistes indépendants", a expliqué Robert Ménard,
secrétaire général de RSF. Il a ajouté que "la liberté de la presse est
totalement bafouée par le régime de Slobodan Milosevic, qui n'hésite pas à
prendre toutes les mesures afin de museler la presse indépendante: amendes,
menaces, retraits de licence, restrictions dans la livraison de papier,
interpellations, et désormais emprisonnement des journalistes qui expriment
des opinions contraires à celles du pouvoir", L'organisation a demandé "sa
libération immédiate ainsi que l'abandon des charges qui pèsent contre lui".
RSF a rappelé qu'en janvier 2000, le rapporteur spécial des Nations unies
sur la liberté d'opinion et d'expression a considéré que "l'emprisonnement
en tant que condamnation de l'expression pacifique d'une opinion constitue
une violation grave des droits de l'homme".

Selon les informations recueillies par RSF, Miroslav Filipovic,
correspondant du quotidien indépendant Danas et de l'Agence France-Presse à
Kraljevo (centre de la Serbie), a été condamné, le 26 juillet 2000, par le
tribunal militaire de Nis à cinq ans de prison pour "espionnage" et trois
ans pour "diffusion de fausses nouvelles". Le président de la Cour a
finalement décidé de condamner le journaliste à une peine unique de sept
ans. Arrêté le 8 mai 2000 dans son appartement à Kraljevo par des membres
des services de sécurité, Miroslav Filipovic avait été remis en liberté le
12 mai. Il avait de nouveau été incarcéré dix jours plus tard. Le 13 juin,
il avait été inculpé d'"espionnage en relation avec la diffusion de fausses
informations". L'accusation était basée sur des articles traitant des
activités de l'armée yougoslave, publiés sur le site Internet de l'Institute
for War and Peace Reporting (IWPR), institut indépendant basé à Londres,
dont il est également le correspondant. Le journaliste avait notamment
recueilli les témoignages de militaires yougoslaves condamnant les exactions
serbes au Kosovo. Miroslav Filipovic a décidé de faire appel devant la Cour
suprême militaire.

RSF a rappelé que depuis le début de l'année, une quinzaine de médias
indépendants ont été fermés en Serbie. Plus de 200 médias électroniques,
n'ayant pas vu leurs licences renouvelées, sont menacés de fermeture. Par
ailleurs, une trentaine de médias ont été condamnés à payer de fortes
amendes. Le montant total des sommes ainsi versées s'élève à 28 millions de
dinars (2,6 millions d'euros) au cours des vingt derniers mois.

Lucie Morillon
Europe Desk
Reporters sans frontieres
5, rue Geoffroy Marie
75 009 Paris, France
tel. 33 (1) 44 83 84 84, fax 33 (1) 45 23 11 51
email : europe@...


APPEL URGENT - L’OBSERVATOIRE

YUG 004 / 0007 / 069.01
Condamnation - Liberté d’expression
République Fédérale de Yougoslavie (Serbie)
Le 27 juillet 2000

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de
l’Homme, programme conjoint de la FIDH et de l’OMCT, vous
prie d’intervenir de toute urgence à propos de la situation
suivante en République Fédérale de Yougoslavie (Serbie).

Nouvelles informations :

Le journaliste Miroslav Filipovic a été condamné le 26 juillet à 7
ans de prison pour « espionnage » et « diffusion de fausses
nouvelles » par le Tribunal militaire de Nis. Cette condamnation
a été prononcée à l’issue d’un procès qui a duré deux jours et
qui s’est tenu en partie à huis clos. En effet, le Procureur militaire
adjoint a demandé que l’examen des pièces à conviction «
classées secrets défense » se déroule à huis clos. Aussi à
plusieurs reprises, les journalistes, la famille et le public ont du
sortir de la salle d’audience. Cette condamnation fait suite à
l’inculpation de Miroslav Filipovic le 13 juin 2000 sur la base
d’articles rapportant le témoignage d’officiers sur la perpétration
de crimes commis par l’armée yougoslave au Kosovo durant les
frappes de l’OTAN. Les avocats de Miroslav Filipovic ont fait
appel de la décision du Tribunal.

L’Observatoire rappelle que cette condamnation, la plus lourde
jamais prononcée par les autorités yougoslaves selon Reporters
sans frontières, est prononcée alors que les médias indépendants
serbes font face, depuis le début de l’année, à une répression
croissante, comme plus largement toute personne ou
organisation qui tient des propos et défend des positions
critiques et/ou divergentes de ceux du gouvernement.

L’Observatoire considère l’arrestation et la détention de M.
Filipovic comme arbitraires dans la mesure où elles ne visent
qu’à sanctionner l’exercice des libertés d’expression et
d’opinion et ce, en flagrante violation des instruments
internationaux applicables en la matière et notamment du Pacte
international relatif aux droits civils et politiques et de la
Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme qui
dispose à son article 6.b que " chacun a le droit de publier,
communiquer à autrui ou diffuser librement des idées,
informations et connaissances sur tous les droits de l’Homme et
toutes les libertés fondamentales ".

L’Observatoire demande par conséquent la libération immédiate
de Miroslav Filipovic ainsi que la levée de toutes les charges qui
pèsent contre lui.

Rappel des faits :

L’Observatoire avait été saisi par Reporters Sans Frontières
(RSF) du cas du journaliste Miroslav Filipovic, correspondant à
Kraljevo (centre de la Serbie) du quotidien indépendant Danas
et de l’Agence France-Presse (AFP) et collaborateur régulier du
Comité Helsinki pour la défense des droits de l’Homme.

M.  Filipovic avait été arrêté le 8 mai 2000 par les services de
sécurité serbes, qui avaient saisi à son domicile son passeport, le
disque dur de son ordinateur ainsi que de nombreux documents.

Placé en détention préventive le 10 mai par un juge de Kraljevo
qui, s’estimant incompétent, avait transféré ce dossier au tribunal
militaire de Nis, M. Filipovic fut relâché deux jours plus tard par
le procureur militaire qui décida de ne pas donner suite. Pourtant
le 22 mai, ce même procureur annonça l’ouverture d’une
procédure d’instruction, puis le placement en détention
préventive de M. Filipovic pour une durée de 30 jours à la
prison militaire de Nis.

Finalement le 13 juin, M. Filipovic fut inculpé « d’espionnage en
liaison avec la diffusion d’informations mensongères », ce qui
constitue l’une des plus graves incriminations du code pénal
yougoslave, pour laquelle il risquait une peine de 15 ans de
prison. En outre, le Conseil du tribunal militaire décida de
prolonger sa détention considérant qu’il risquait d’influencer les
témoins et de quitter le pays.

Selon les informations de RSF et de l’Institute for War and
Peace Reporting (IWPR), l’accusation de M. Filipovic se fonde
sur la publication d’articles concernant l’armée yougoslave,
diffusés sur le site Internet de l’IWPR entre octobre 1999 et mai
2000, qui notamment rapportent des témoignages d’officiers
serbes faisant état de crimes commis par l’armée yougoslave au
Kosovo durant la campagne de frappes aériennes de
l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

Actions demandées :

Merci d’écrire aux autorités de la République Fédérale de
Yougoslavie en leur demandant de :

i.     procéder à la libération immédiate de M. Miroslav Filipovic
détenu arbitrairement.

ii.  se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les
défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée
générale des Nations Unies le 9 décembre 1998 (« Déclaration
sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes
de la société de promouvoir et protéger les droits de l’Homme
et les libertés fondamentales universellement reconnus ») et plus
particulièrement à son article 1 qui dispose que " chacun a le
droit, individuellement ou en association avec d’autres, de
promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme
et des libertés fondamentales aux niveaux national et international
" et à son article 6.b cité précédemment ;

iii. se conformer plus généralement aux dispositions de la
Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments
régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme qui
lient la République fédérale de Yougoslavie.

Adresses :

Slobodan Milosevic, Président de la Fédération ; Fax : 381 11
63 67 75
Ministre des affaires intérieures ; Fax : 371 11 361 83 66
Ambassade de la
République fédérale de Yougoslavie dans vos pays respectifs

Paris - Genève, le 27 juillet 2000

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions
entreprises en indiquant le code de cet appel.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
Fax :  33 (0) 1 55 80 83 92 Tel FIDH 33 (0) 1 43 55 20 11/
OMCT + 4122 809 49 39 E-mail: observatoire@...

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@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
@   Pascal Holenweg, Genève (holenweg@...)
@    "Ce qui vient au monde pour ne rien troubler
@   ne mérite ni égards, ni patience"  (René Char)
@
@   COMMISSION SOCIALISTE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE
@    CP 343 CH-1211 Genève 4
@    Tel+Fax (22) 735.88.27          E-mail : holenweg@...
@
@    www.multimania.com/troubles/                  www.home.ch/~spaw1265/
@                         www.le-village.com/kiosque/Troubles/
@
@   Liste de débat et d'information :
@   http://www.onelist.com/subscribe.cgi/Forum-socialiste
@
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

#1652 De: "Yvan Bachaud" <rnarip@...>
Date: Vendredi 28. Juillet 2000  7:06
Sujet: Re: [PX] Salut
rnarip@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Bonjour,
Il y en a également qui recusent le clivage droite gauche qui n'intérésse
que les politicens qui doivent choisir UN camp pour avoir des fromages..! Il
y an a qui mangent à tous les rateleirs SOISSON ? ET LE CHEF DE Génération
Ecologie Brice Lalonde..
Je suis du parti du peuple souverain..
Yvan
-----Message d'origine-----
De : bkropf@... <bkropf@...>
À : politix@... <politix@...>; james.bond9@...
<james.bond9@...>
Date : vendredi 28 juillet 2000 00:13
Objet : Re: [PX] Salut


>  On a des membres qui sont plutot a gauche et d'autres qui sont nettement
a
>  droit.
>
>
>______________________________ Reply Separator
_________________________________
>Subject: [PX] Salut
>Author:  james.bond9@... at Internet
>Date:    7/27/00 9:21 PM
>
>
>je suis nouveau sur ce e-groups !! il a un penchant poitique ?plutot
>droite ou gauche ?
>
>@+
>
>
>
>
>
>
>

#1653 De: "Yvan Bachaud" <rnarip@...>
Date: Vendredi 28. Juillet 2000  7:29
Sujet: Re: [PX] En réponse à l'"illuminé"...
rnarip@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
M. SANCHEZ  du FN,
N'a pas dit un mot sur le projet de Constitution de la Première République
Citoyenne que je pense avaoir mis sur cette liste ?
Il nous reserve cela pour septembre?
Le FN va t il organiser des RIP symbolqiue sur les sujets de REFERENDUM
qu'il demande à tous propos ?
Je le fais moi à TERNAY sur un bureau.
Excusez moi si vous avez déja eu ce texte.. c'est l'âge la mémoir qui
flanche ..!
A+

             ))))))
CITOYENS , LA CLASSE POLITIQUE SE MOQUE DE NOUS.. !.

Depuis 1958 l’Assemblée Nationale et le Sénat ont voté 13 modifications de
la Constitution  qu’elles ont - chaque fois - ratifiées en votant ensemble
en Congrès à Versailles. Par exemple en 1993, plus de 90%  de OUI ! pour
adopter la Cour de Justice de la République qui fait que les Ministres sont
jugés par leurs copains.  (Cf. l’affaire du sang contaminé.) Il n’y a pas eu
de référendum.. !

Et pour cause.. !
  En octobre 1993 j’avais fais une « Pétition-test » auprès des quelques 330
habitants du Hameau des Pierres : 86,36% d’entre eux avaient signé pour
demander :
1° Que les ministres soient jugés comme les autres citoyens = Suppression de
la CJR.. !
2°  Que le Gouvernement de M. Balladur  respecte la  4ème promesse (sur 20)
du RPR : instaurer, - dans l’année 93 -  le référendum d’initiative
populaire , qui permettrait justement au peuple de supprimer la Cour de
justice de la République et de proposer des réformes, en toutes matières,
par référendum .

Des élus qui votent à plus de 90% une loi qui aurait été refusée par plus de
80% des Français ne sont pas des  « représentants du peuple «, mais  les
  valets » de l’élite de leur caste !

Le résultat sur le quinquennat étant acquis, puisque tous les sondages
annonçaient que plus de 85% des Français étaient - très logiquement -
favorables au quinquennat , » les habiles conseillers » de l’Elysée, qui ont
déjà fait leurs preuves en 97 , ont incité le Président à choisir  la voie
du référendum car les Français seraient - selon eux - très flattés d’être
consultés.. ! et s’en souviendraient en 2002.. !

Ces politiciens  prennent vraiment les Français pour des « nuls » .. !

Le résultat ne s’est pas fait attendre ! 60% d’abstention annoncé chez les
Français « très honorés. ». !

Mais il y a beaucoup mieux à faire que l’abstention... !
Car nos Gouvernants ne comprendront pas ce message : Ils diront partout que
les Français ne s’intéressent pas à la «  Politique » en général et moins
encore aux réformes des « institutions « trop complexes pour eux.. ! Un bon
argument pour écarter les Français du partage du   Pouvoir.. !

Vous DEVEZ leur PROUVER  le contraire le 24 septembre.

1° En mettant dans l’urne officielle le bulletin BLANC  ( ci joint )pour
dénoncer la manoeuvre du recours au référendum  qui, en plus,  coûtera 200
millions au lieu d’UN.. !

2° ET, en répondant massivement OUI aux 6 questions « institutionnelles »
proposées par le MIP.

Rappelez vous en  1993 tous les partis du PC au FN nous avaient promis l’
instauration dans la Constitution du référendum d’initiative populaire ;
nous l’attendons  toujours.. !

Devant votre Bureau de vote, le Mouvement pour l’Initiative Populaire, MIP
, - qui n’a de lien avec aucun parti - organise  le 24.09,  une
  consultation parallèle « avec 6  questions en rapport avec les
  institutions », sélectionnées à partir d’une liste de 14 par des
Ternaysards !

                              AUX URNES.. CITOYENS.. !

Remplissez le bulletin chez vous, mettez dans l’enveloppe, NE PAS LA COLLER
!

Yvan BACHAUD  Bayettant COMMUNAY Tel. 04.72.24.65.02          E-mail :
mip@...
                                                             T.S.V.P.........
                                      LES SIX  QUESTIONS SELECTIONNEES
  Par des Ternaysards)

1 : Pour l’instauration du référendum d’initiative populaire. ?
L’article 6 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du
citoyen de 1789,  qui est inscrite dans notre Constitution précisait déjà
que les citoyens pouvaient concourir personnellement à la formation de la
loi..
L’article 3 de notre Constitution attribue au peuple  « La  souveraineté
nationale » c’est à dire le « Pouvoir » avec un grand « P »,  dans une
démocratie celui de pouvoir faire la LOI.. Mais ce ne sont que de belles
phrases creuses car depuis plus de 200 ans les prétendus représentants du
peuple ne lui ont jamais donné l’outil indispensable pour exercer «  la
souveraineté  nationale » : référendum d’initiative populaire.
Grâce à lui, les citoyens pourraient - en toutes matières -, et  à leur
seule INITIATIVE, déclencher l’organisation d’un référendum pour  supprimer
une loi ou en proposer une nouvelle .
Exemple :  Fin 96,en  Suisse, le peuple a supprimé une loi sur la
flexibilité du travail jugée inéquitable pour les salariés.
Tous les partis le promettent quand ils sont dans l’opposition ! : l’UDF et
le RPR en mars 93 OU près d’y retourner : Le 10.mars 93 le dernier conseil
des ministres de M. Bérégovoy a voté et déposé sur le bureau du Sénat le
projet de RIP que F.Mitterrand avait annoncé - 5 ans plus tôt - dans sa
lettre aux Français de 88 !Ou le PC page 86 du rapport du 28ème Congrès !
Par le RIP les citoyens donneront LEURS priorités . Les lois seront vraiment
: » L’expression de la volonté générale.


2 : Pour un véritable choix de tous nos représentants : » Le vote
préférentiel » ?
Les élections ne devraient pas être l’occasion pour les états majors des
partis de distribuer les «  fromages » à leurs amis en les plaçant en
position éligible, sur leurs listes municipales, régionales, européennes,
sénatoriales.. !
Elles devraient être l’occasion pour les électeurs de CHOISIR des
représentants , grâce au «  vote préférentiel ».
4 pays de l’Union européenne en bénéficient dont l’Italie, où cela a été
voté en 1991 lors d’un référendum d’initiative populaire avec 95,5% de OUI
  Participation 62,5%).
Dans ces pays  les citoyens peuvent  modifier les N° d’ordre  des candidats
et placer ainsi en position éligible les candidats de LEUR choix.

3 : Pour la suppression de la Cour de Justice de la République ?
En 1993, après l’adoption par l’Assemblée Nationale et le Sénat, le  peuple
n’a pas été invité à se prononcer par référendum !
C’est le Congrès qui l’a adoptée avec # 90% de oui ! VOUS avez le 24
septembre l’occasion de dire que les ministres doivent  être jugés par les
mêmes tribunaux que les autres citoyens .Pas par leurs copains
Parlementaires.

4 :  Pour que l’échec d’une dissolution entraîne des Présidentielles
anticipées ?
Quand, suite à une dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de
la République,  le peuple souverain  lui renvoie une majorité d’opposition,
des élections présidentielles doivent être  organisées.  ( C’est d’ailleurs
l’esprit de la Constitution )

5 : Pour la reconnaissance du vote blanc comme un  suffrage exprimé ?
  Comme ce fut le cas jadis, des bulletins blancs doivent être mis à
disposition des électeurs et être comptabilisés dans les suffrages exprimés
et non avec les «  nuls ».
  Le vote blanc permet  aux citoyens de prouver qu’ils s’intéressent à la vie
publique en allant voter , mais qu’ils désapprouvent le choix imposé . (Plus
de 70% des Français y sont favorables d’après les sondages ! Confirmez les..
! ! )

6 : Pour le rétablissement de la responsabilité civile professionnelle  des
juges ?
( La responsabilité civile professionnelle des juges a été supprimée en 1987
.)
Chaque année, quelques assassins sont remis en liberté pour des fautes de
procédure et les juges mettent en détention provisoire environ 2.000
innocents.. ! Combien d’enfants sont placés à la DAAS qui pourraient être
recueillis par la famille ? Combien d’erreurs grossières en droit de la
famille, du logement, des successions, du commerce,etc.
En FACE de ces  pouvoirs justifiés, mais énormes , il est indécent de
trouver une irresponsabilité totale  des juges.
Il convient de  RETABLIR  la possibilité pour un  justiciable, victime d’une
faute grave d’un juge,  de mettre en cause sa responsabilité civile
professionnelle pour obtenir réparation, comme il le ferait pour toute autre
profession.

    ......................................
POUR FINIR LA PAGE . !

Merci de proposer  des arguments pertinents, des formules percutantes pour
décider un maximum d’abstentionnistes à faire l’effort de voter au moins
pour le RIP.. ! et si possible BLANC au quinquennat..


-----Message d'origine-----
De : julien.sanchez@... <julien.sanchez@...>
À : politix@... <politix@...>
Date : jeudi 27 juillet 2000 22:39
Objet : [PX] En réponse à l'"illuminé"...


>Si c'est à moi que vous faisiez référence (une fois n'est
>pas coutume, chapeau !), non je ne suis pas en vacances
>(pour info, je pars demain, vous aurez ainsi tout loisir
>de poster vos messages orduriers, insultants, sans
>contenu et dénués de sens durant un mois puisque vous
>n'avez semble-t-il rien de mieux à faire).
>Cordialement (et bonnes vacances à ceux qui ont la chance
>d'en prendre),
>Julien SANCHEZ (Front National)
>
>Post-Scriptum (pour ne pas dire PS) : Pas la peine de me
>répondre cher "JeanJean", je ne pourrai avoir votre
>message avant de partir (sauf si vous le faîtes avant
>22h45...alors hâtez-vous...lol)
>
>
>-----Message d'origine-----
>De : Jean-Jean Petitjean <jeanjean.petijean@...>
>À : politix@... <politix@...>
>Date : jeudi 27 juillet 2000 22:12
>Objet : Re: [PX] Désabonnement
>
>
>Un silence pesant vaut mieux que les messages lourdingues
>de certains... mais heureusement ils doivent être en
>vacances.
>
>A+
>jeanjean
>
>--------------
>Forfait gratuit et révolutionnaire sur Liberty Surf!
>4H par mois tout compris internet + télecom pour OF.
>http://register.libertysurf.fr/libertytelecom/signup.php3
>
>
>
>
>

#1654 De: Loup-loup B <bernierl@...>
Date: Vendredi 28. Juillet 2000  12:11
Sujet: desabonnement
bernierl@...
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#1655 De: "Fab Pall" <fab.pall@...>
Date: Vendredi 28. Juillet 2000  10:48
Sujet: LE RESEAU VOLTAIRE DENONCE LA CREATION D¹UN " SECRET EUROPEEN " EN VIOLATION DU TRAITE D'AMSTERDAM
fab.pall@...
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LE RESEAU VOLTAIRE DENONCE LA CREATION D¹UN " SECRET EUROPEEN " EN VIOLATION
DU TRAITE D¹AMSTERDAM

Communiqué ­ 27/07/00 - Le Réseau Voltaire exprime sa plus vive inquiétude
après l¹adoption par les représentants permanents des quinze États membres
de l¹Union européenne, mercredi 26 juillet 2000 à Bruxelles, d¹une motion
présentée par Javier Solana, instituant un " Secret européen ".

Dans un premier temps, ce " Secret européen " portera sur l¹ensemble des
questions de Défense commune, y compris les affaires non-militaires comme
l¹actuelle mission de maintien de l¹ordre au Kosovo. Dans un second temps,
il pourrait être étendu aux questions de sécurité intérieure, y compris
Europol et la répression de l¹immigration clandestine.

Le Réseau Voltaire dénonce la création d¹un " domaine réservé " en dehors du
champ démocratique, en violation du Traité d¹Amsterdam.

En outre, le Réseau Voltaire s¹interroge sur la signification politique
d¹une telle décision. Elle reprend une préconisation formulée, au cours de
la guerre du Kosovo, par l¹ambassadeur américain Richard Hoolbroke et celui
qui était alors secrétaire général de l¹OTAN, Javier Solana. À l¹époque, la
justification de la création d¹un tel " secret " était d¹associer les
Européens aux décisions prises par le seul Pentagone. 

#1656 De: "Fab Pall" <fab.pall@...>
Date: Vendredi 28. Juillet 2000  11:21
Sujet: IL EST INTERDIT d'INTERDIRE - MAI 1968 -
fab.pall@...
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********************
SORBONNE GRAFFITIS
MAI 1968
***********************
Sous les pavés la plage
les murs ont la parole
IL EST INTERDIT D'INTERDIRE
*************************
     a.. Professeurs vous êtes aussi vieux que votre culture ...Votre
modernisme n'est que la modernisation de la police.( Les enragés)
     b.. La plus belle sculpture c'est le pavé de grès , le lourd pavé
cubique c'est le pavé qu'on jette sur la gueule des flics
     c.. Intensifions la lutte idéologique
     d.. Cohn-Bendit à l'Elysée
     e.. Prenez vos désirs pour des réalités ( Les enragés)
     Cours Camarade le vieux monde est derrière toi !

******************
Deux graffitis dans un couloir de la Sorbonne
******************
* Les Larmes des philistins ont le nectar des dieux
* Godard : le plus con des suisses pro-chinois !
********************

     a.. Au coeur de la souffrance, Nihilisme  faculté de technologie
immédiate
     b.. On mangera  bientôt du CRS ( quand ? )
     c.. Saviez-vous qu'il existait encore des chrétiens ?
     d.. Professeurs vous nous faîtes vieillir
     e.. Ne travaillez jamais ! Vivez ! (un enragé )
     f.. La honte est contre-révolutionnaire
     g.. La culture est en miettes : Créez
     h.. N'avez-vous pas remarqué que tous les CRS avaient des gueules
d'abrutis
     i.. A bas les réactionnaires de gauche qui empêchent la liberté
créatrice
     j..  Le sang coule mais Cohn-Bendit reviendra
     k.. Tant que nous n'aurons pas tout détruit il restera des ruines
     l.. Conseils ouvriers - Mort aux dirigeants -( Les enragés)
     m.. Plus de briques - Plus de flics - Plus de fric - Plus de troc - Un
début de solution.  P.
     n.. Make love, not demagogy
     o.. Jouissez et maintenant
     p.. Hippies partout
     q.. Révolution culturelle. Il ne faut pas abaisser la culture au peuple
mais il faut élever l'histoire à la culture.
     r.. Le capitalisme français n'a même pas les seules qualités du
capitalisme : Efficacité et responsabilité de l'individu. Ce n'est pas un
capitalisme, c'est une monarchie industrielle.
*******************
Extraits de Sorbonne 68 graffiti, documents réunis et
présentés par Yves Pagès, éditions Verticales
***************


13 H 15 / -politix@... /  R. A. S. - calme plat sur la banquise !!!
Silence de plus en plus terrifiant !! L'ennemi vient-il toujours de l'est ?
Aujourd'hui, la révolution est-elle toujours de mise ?
*****************
J'allais oublié !!

" Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme . "
( Manifestation du 26 août 1970 à l'Arc de Triomphe, acte de naissance du
MLF)

Il y a des événements qui marquent, qu'en pensez-vous, les machos de la
liste !!!!!

Amitiés
Nelly

#1657 De: Guy Ruiz <g.ruiz@...>
Date: Vendredi 28. Juillet 2000  13:25
Sujet: Re: [PX] IL EST INTERDIT d'INTERDIRE - MAI 1968 -
g.ruiz@...
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Fab Pall a écrit :

> " Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme . "
> ( Manifestation du 26 août 1970 à l'Arc de Triomphe, acte de naissance du
> MLF)
>
> Il y a des événements qui marquent, qu'en pensez-vous, les machos de la
> liste !!!!!

Chère Nelly,

Merci pour ce message qui change un peu du tout-venant (souvent
nauséeux) de Politix.

Pourquoi le soldat inconnu aurait-il une femme ?
C'est méconnaître qu'il existe d'autres modes de vie que le mariage,
issu du système partriarcal.
Le soldat inconnu était peut-être même homosexuel.

Et puis, franchement, ce soldat inconnu ne repose-t-il pas dans une
stelle à la bétise humaine ? Qu'allait-il faire dans cette galère? Que
n'a-t-il pas retourné son fusil contre ses propres généraux...

Le soldat inconnu est passé de date. A quand la stelle des civils
massacrés inconnus, des torturés inconnus, des affamés inconnus qui
reflèterait mieux la réalité de notre monde ?

A quand la stelle de la victime de l'amiante inconnu, du sang contaminé
inconnu, du sida inconnu, et sacrifié sur l'autel toujours actif du
profit ?

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire connaître ce poème de Pierre
Maurin :


----------

Refrain :

Et non je ne rendrai certes pas les honneurs
aux monuments odieux, aux monuments aux morts,
à ces morts massacrés dans tous ces champs d'horreur
qui furent organisés sans honte ni remord

I.

La blancheur de ma barbe et mon crâne pelé
authentifient du temps les outrages certains,
et mon état-civil ne peut se rappeler
si mes ans sont cent dix ou plus près de cent vingts;
si je devais porter les honneurs cannibales
que de vieux galonnés ont voulu m'accrocher
j'aurais une colonne un peu moins vertébrale
leurs poids de fer, de sang, me feraient déhancher

II.

et lorsque le frimas revient avec novembre
le jour où tombe le onze sur tous les macadams
les derniers rescapés raidissent encor' leurs membres
pour un de profundis, pour un in memoriam,
et ces corps en vibrant de toute leur tremblotte
rendent gloir' à l'horreur que tant ils considèrent,
d'orgasme de Verdun à ceux de Gravelotte
ils auraient regretté que ce fût la der des der

III.

et je reste chez moi loin de ces nostalgiques
crieurs de "viv' Pétain !", pas seulement en 18,
je ne fus jamais fort en sciences arithmétiques
et je m'arrête à douze... degrés d'un Beaujolpif ;
et ils chantent tous à s'en fair' péter la rate
chevrotant comm' des cons plus battus que battants,
et moi pendant ce temps je déguste un picrate
en rendant les honneurs à un Moulin-à-Vent

Pierre Maurin, dit Eugène, 20 août 1993

-----------

Amitiés

Guy Ruiz
Arles

--
Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus
dérangeante à ses yeux : "Quel monde allons-nous laisser à nos enfants?"
il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : "A
quels enfants allons-nous laisser le monde?". Jaime Semprun.
http://perso.wanadoo.fr/g.r./

#1658 De: "Fab Pall" <fab.pall@...>
Date: Vendredi 28. Juillet 2000  16:18
Sujet: Re: [PX] IL EST INTERDIT d'INTERDIRE - MAI 1968 -
fab.pall@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Guy Ruiz d'Arles,  bonjour,

La phrase citée n'est pas de moi. Elle s'inscrit dans ce qui fut un des
mouvements nés dans les pays occidentaux des années soixante et
soixante-dix, prônant un rôle accru, et différent, de la femme au sein de la
société.

" Quelques militantes [...]ne cherchent plus une amélioration de la
condition des femmes mais visent à la disparition de toutes institutions
sexistes : noyau familial, mariage, et à la destruction du système familial
qui les engendre ; droit pour chaque femme à disposer d'elle-même. "
("Libération de la femme, année zéro" publié dans le numéro spécial de la
revue Partisans, juillet-octobre 1970).
***************************
Cher Guy, que le soldat inconnu fut homosexuel ne représente, en rien pour
moi, un problème. !! Je revendique et me bats pour que les notions de droits
sexuels et respect de la libre "orientation sexuelle" soient reconnus dans
le monde comme un des "droits humains" fondamentaux .

2) Je ne situerai pas la stèle du soldat inconnu dans la perspective de la
bêtise humaine. Cette stèle est la "traduction" de ces jeunes hommes, qui,
partis la fleur au fusil, se retrouvèrent, déchiquetés, broyés, mutilés.
Aujourd'hui, "charnier officialisé" des millions d'anonymes morts sous le
commandement des élites, des états-majors, des GRANDS de l'HISTOIRE, ceux
qui décident dans les compromis et  compromissions. Stèle immaculée du sang
éclaboussé, projeté dans la terreur, la peur, la douleur,
l'HORREUR !!!  Millions d'anonymes morts au service de la patrie pour
l'enrichissement des industries !!!!!!!
**************************
Les jugements d'aujourd'hui ne peuvent décider pour l'histoire passée.
Pourquoi ?  qu'allait-il faire ? Que n'a-t-il pas retourné son fusil ?
Qu'il est simple, ce jour,  d'articuler, en deux ou trois phrases, des
appréciations qui se voudraient être des interrogatifs acerbes, volontaires
et décidés.  Un trait rayé pour le passé qui dérange!!! L'occulter, revient
à tracer le sillon de l'oubli, de la falsification. Le néolibéralisme ne
rêve que de cela. Une mémoire déconnectée des luttes et souffrances, des
particularismes, pour le plus grand bonheur des révisionnistes et
négationistes.  Non le soldat inconnu n'est pas passé de date. Il représente
un élément du  puzzle de l'histoire de l'humanité, au même titre, que ce que
vous évoquez, ci-après.
Je vous rejoins entièrement sur les combats d'aujourd'hui. Amiante, Sang
contaminé, Sida !!! Stèles des victimes du profit, du fric, des élites
amnistiées,  retranchées derrière le dilué de la responsabilité, le secret
bien gardé !!! Stèles des victimes qui continuent inlassablement, chaque
jour, à disparaître. Les mots me manquent!!!!! Comment traduire la violence
de l'impuissance, des incompétences, des souffrances, des silences
..........................

Je vous remercie de ce poème cher ami. Je respecte ce point de vue.

Amitiés
Nelly

-----Message d'origine-----
De : Guy Ruiz <g.ruiz@...>
À : politix@... <politix@...>
Date : vendredi 28 juillet 2000 15:29
Objet : Re: [PX] IL EST INTERDIT d'INTERDIRE - MAI 1968 -


>
>
>Fab Pall a écrit :
>
>> " Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme . "
>> ( Manifestation du 26 août 1970 à l'Arc de Triomphe, acte de naissance du
>> MLF)
>>
>> Il y a des événements qui marquent, qu'en pensez-vous, les machos de la
>> liste !!!!!
>
>Chère Nelly,
>
>Merci pour ce message qui change un peu du tout-venant (souvent
>nauséeux) de Politix.
>
>Pourquoi le soldat inconnu aurait-il une femme ?
>C'est méconnaître qu'il existe d'autres modes de vie que le mariage,
>issu du système partriarcal.
>Le soldat inconnu était peut-être même homosexuel.
>
>Et puis, franchement, ce soldat inconnu ne repose-t-il pas dans une
>stelle à la bétise humaine ? Qu'allait-il faire dans cette galère? Que
>n'a-t-il pas retourné son fusil contre ses propres généraux...
>
>Le soldat inconnu est passé de date. A quand la stelle des civils
>massacrés inconnus, des torturés inconnus, des affamés inconnus qui
>reflèterait mieux la réalité de notre monde ?
>
>A quand la stelle de la victime de l'amiante inconnu, du sang contaminé
>inconnu, du sida inconnu, et sacrifié sur l'autel toujours actif du
>profit ?
>
>Je ne résiste pas à l'envie de vous faire connaître ce poème de Pierre
>Maurin :
>
>
>----------
>
>Refrain :
>
>Et non je ne rendrai certes pas les honneurs
>aux monuments odieux, aux monuments aux morts,
>à ces morts massacrés dans tous ces champs d'horreur
>qui furent organisés sans honte ni remord
>
>I.
>
>La blancheur de ma barbe et mon crâne pelé
>authentifient du temps les outrages certains,
>et mon état-civil ne peut se rappeler
>si mes ans sont cent dix ou plus près de cent vingts;
>si je devais porter les honneurs cannibales
>que de vieux galonnés ont voulu m'accrocher
>j'aurais une colonne un peu moins vertébrale
>leurs poids de fer, de sang, me feraient déhancher
>
>II.
>
>et lorsque le frimas revient avec novembre
>le jour où tombe le onze sur tous les macadams
>les derniers rescapés raidissent encor' leurs membres
>pour un de profundis, pour un in memoriam,
>et ces corps en vibrant de toute leur tremblotte
>rendent gloir' à l'horreur que tant ils considèrent,
>d'orgasme de Verdun à ceux de Gravelotte
>ils auraient regretté que ce fût la der des der
>
>III.
>
>et je reste chez moi loin de ces nostalgiques
>crieurs de "viv' Pétain !", pas seulement en 18,
>je ne fus jamais fort en sciences arithmétiques
>et je m'arrête à douze... degrés d'un Beaujolpif ;
>et ils chantent tous à s'en fair' péter la rate
>chevrotant comm' des cons plus battus que battants,
>et moi pendant ce temps je déguste un picrate
>en rendant les honneurs à un Moulin-à-Vent
>
>Pierre Maurin, dit Eugène, 20 août 1993
>
>-----------
>
>Amitiés
>
>Guy Ruiz
>Arles
>
>--
>Quand le citoyen-écologiste prétend poser la question la plus
>dérangeante à ses yeux : "Quel monde allons-nous laisser à nos enfants?"
>il évite de poser cette autre question, réellement inquiétante : "A
>quels enfants allons-nous laisser le monde?". Jaime Semprun.
>http://perso.wanadoo.fr/g.r./
>
>
>
>

#1659 De: "Fab Pall" <fab.pall@...>
Date: Vendredi 28. Juillet 2000  16:23
Sujet: Le Réseau Voltaire salue avec satisfaction la décision du Conseil constitutionnel censurant partiellement " l¹amendement Bloche "
fab.pall@...
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LE RESEAU VOLTAIRE SALUE AVEC SATISFACTION LA DECISION DU CONSEIL
CONSTITUTIONNEL CENSURANT PARTIELLEMENT " L¹AMENDEMENT BLOCHE "

Communiqué - 28/07/00 - Les " sages " ont mis fin à une dérive liberticide
qui prétendait créer un droit d¹exception pour l¹Internet. Ils ont rappelé
que la liberté d¹expression est indivisible et qu¹elle est toujours régie
par les mêmes principes constitutionnels quelles que soient les
circonstances de son exercice.

La responsabilité des hébergeurs, qui ne sont que des prestataires
techniques, ne saurait excéder celle des imprimeurs dans la presse écrite :
permettre l¹identification des auteurs d¹un message délictuel quant ils
tentent d¹échapper à la justice. Ainsi le Conseil constitutionnel balaie
définitivement les errements auxquels on a assisté au cours des dernières
années et qui ont été jusqu¹à conduire en détention des hébergeurs pour des
délits commis par leurs clients.

La décision du Conseil constitutionnel, qui ne porte que sur un point
particulier, ne suffira pas à résoudre tous les conflits juridiques actuels,
mais réoriente le droit de l¹Internet dans le sens de la liberté et de la
responsabilité.

------------

Réseau Voltaire
http://www.reseauvoltaire.net


#1660 De: "Jean-Jean Petitjean" <jeanjean.petijean@...>
Date: Samedi 29. Juillet 2000  22:26
Sujet: Re: [PX] Désabonnement
jeanjean.petijean@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
----- Original Message -----
From: Fab Pall <fab.pall@...>
To: <politix@...>
Sent: Thursday, July 27, 2000 11:54 PM
Subject: Re: [PX] Désabonnement


[...]
> Monsieur Jeanjean  Petitjean, rien ne sert de persifler, il faut partir à
> point.
> Je préfère le " lourdingue " de mon message au vide "troublant" de votre
> pensée !!!!!!!
[...]

Désolé que vous l'ayez pris pour vous, mais vous n'étiez pas ma cible...
Votre message n'avait rien de lourdingue et le mien rien de politique en
effet, puisqu'il était simplement conçu pour voir si Julien Sanchez était
parti en colonie de vacances.

[...]
> Après réflexion, je vais persister quelque temps sur cette liste. J'y suis
> accueillie avec " tant de joie", que je ne puis m'esquiver lâchement. A
> bientôt les petits loups !!!!!!!!!!!
[...]

Au moins ce malentendu n'aura pas été vain...

A+
jeanjean

#1661 De: "Jean-Jean Petitjean" <jeanjean.petijean@...>
Date: Samedi 29. Juillet 2000  23:00
Sujet: Pour se désabonner / archives
jeanjean.petijean@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Pour se désabonner, il suffit d'envoyer un message vide à
politix-unsubscribe@...

Tous les renseignements sur la liste sont sur
http://www.egroups.fr/group/politix

On peut même y consulter les archives de la liste et, par exemple (je dis ça
tout à fait par hasard), vérifier qui de Sanchez ou de moi envoie des
messages "orduriers, insultants, sans contenu et dénués de sens"...
Je dis ceci à l'adresse des nouveaux venus, les autres savent bien
évidemment à quoi s'en tenir...

jeanjean

#1662 De: "Yvan Bachaud" <rnarip@...>
Date: Dimanche 30. Juillet 2000  7:18
Sujet: En CORSE:Pourquoi pas un référendum " parralléle " le 24.09.2000
rnarip@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
Pourquoi le 24.09.2000, tous ceux qui demandent un référendum sur le statut de la Corse , en Corse ne l'organisent il pas eux mêmes DEVANT les bureaux de vote ?
 Nous pensons notamment au RPF de M. PASQUA, grand "demandeur " de référendum pour le peuple mais qui, en 93, quand il était Ministre d'Etat de M. Balladur n'a pas démissionné quand la promesse du RPR d'instaurer le référendum d'initiative populaire , (RIP)dans l'année 93 n'a pas été honorée..
Cela lui aurait permis  de lancer tout les référendums qu'il  feint de demander..!
 
Selon leurs moyens le RIP pourrait être organisé dans toute la Corse , dans quelques communes mais au moins dans UN bureau de vote dans les 10 plus grandes villes. C'est peu de travail et un coût très bas pour une indication très fiable..
 
Le Mouvement pour l'Initiative Populaire ( MIP)  va le faire sur un bureau de vote de TERNAY( 69) en posant 6 questions " institutionnelles" sélectionnées à partir de 14 par un échantillon des inscrits concernés. 
Il mettra à disposition des bulletins blancs pour le  quinquennat.
 
Bachaud Yvan , Porte parole du Mouvement pour l’Initiative Populaire MIP

Bayettant 69360 Communay #Lyon . Tél 04.72.24.65.02             E-mail : mip@...

"  La politique c’est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. " Paul Valéry

" Mieux vaut prendre le changement par la main si vous ne voulez pas qu’il vous saisisse à la gorge. " Churchill

"Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre . " Einstein

 

#1663 De: CICOP <cicop@...>
Date: Dimanche 30. Juillet 2000  9:17
Sujet: Congo-Brazza : des mines antipersonnelles
cicop@...
Envoyer un message Envoyer un message
 
COMMUNIQUE DE PRESSE


MINES ANTIPERSONNELLES
AU CONGO-BRAZZAVILLE


	 Par voie de presse, Sassou Nguesso vient de reconnaître le crime que le
CICOP avait dénoncé depuis plus d'un an : l'utilisation de mines
antipersonnelles au Congo pour parfaire l'extermination des populations du
Sud-Congo décidée depuis le mois de janvier 1998, à OYO.

	 Le CICOP a alerté l'opinion internationale sur ce crime odieux sans la
moindre réserve. Personne n'a voulu nous croire, ni l'opinion africaine, ni
l'opinion française complice de Sassou Nguesso, ni l'opinion européenne
toujours affichant un silence coupable ignoble, ni l'opinion américaine, ni
celle des Nations Unies.

	 Nous disions que ces mines antipersonnelles avaient été placées dans les
régions du Sud-Congo, et nous citions les noms des criminels utilisés par
Sassou Nguesso, pour aller acheter ces mines antipersonnelles à l'étranger.

	 Aujourd'hui, Radio Africa N° 1 déclare que Sassou Nguesso avait placé ces
mines antipersonnelles dans toutes les régions militaires du Congo. Ce qui
est archi-faux. Nous ne voyons pas pourquoi Sassou Nguesso les aurait
placées dans les régions de la Cuvette, la Likouala, la Sangha, à Oyo et
dans les Plateaux avec lesquelles il n'était pas en guerre. Nous affirmons
que ces mines antipersonnelles ne pouvaient avoir été placées que dans le
sud du Congo : dans le Pool, la Bouenza, la Lékoumou et le Niari, pour
parfaire l'extermination des peuples du Sud-Congo décidée à Oyo en janvier
1998, décision confirmée par le fameux Conseil de transition congolais
(parlement nommé), le gouvernement de Sassou Nguesso.

	 En conséquence, au regard de ce qui précède, le CICOP fait appel à toutes
les Associations et Organisations internationales humanitaires et de
défense des Droits de l'homme pour l'aider à poursuivre ce dossier devant
les Institutions internationales habilitées. Ce crime contre l'humanité ne
devra pas passer sous silence et demeurer impuni.

	 Les Congolais aussi doivent se mobiliser et se dresser tous comme un seul
homme pour rechercher les voies et moyens de traduire Sassou Nguesso, qui a
livré son pays aux armées étrangères, devant le Tribunal Pénal
International, pour crime ignoble contre l'humanité.

	 Donnons-nous la main pour chasser ce criminel !


Paris, le 27 juillet 2000


Pr Jean-Pierre MAKOUTA-MBOUKOU
Président du C.I.C.O.P.


Collectif des Intellectuels Congolais Originaires du Pool ( CICOP)
Web : http://www.cicop-congo.org - E-mail : cicop@...
"Human Voice's Africa Forum" <voix-humaine@...>
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#1664 De: CICOP <cicop@...>
Date: Dimanche 30. Juillet 2000  11:39
Sujet: Le regime de Brazzaville tombe dans la paranoia
cicop@...
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LE REGIME DE BRAZZAVILLE TOMBE DANS LA PARANOÏA

	 Des proches du régime autoproclamé de Brazzaville ont publié une
information selon laquelle M. Bernard Kolélas et des proches de M. Pascal
Lissouba se seraient rendus au Congo Démocratique pour y rencontrer le
Président Kabila.

	 Ce type d'assertions relève de la fabulation et de la paranoïa. Mais nous
savons, et le peuple congolais aussi, que lorsque Sassou Nguesso prépare
une invasion militaire, un bain de sang et une opération d'extermination
humaine, il procède de la sorte. Telle est sa logique.

	 En effet, pour faire oublier ou esquiver la tenue du dialogue national
sans exclusive qu'il ne veut pas du tout, mais pour lequel l'opinion
nationale se fait de plus en plus pressante, et pour divertir l'opinion
internationale, ainsi que bon nombre d'observateurs, le régime autoproclamé
de Brazzaville est contraint de produire de telles arguties, conformément à
son esprit malsain qui l'habite.

	 En conséquence, l'Espace Républicain pour la Défense de la Démocratie et
de l'Unité Nationale (ERDDUN) :

	 1) - Prend à témoin le Président et le Gouvernement français, le Président
Bongo, médiateur désigné, l'Union Européenne, l'ONU et le reste de la
Communauté internationale devant cet état de faits que nous considérons
comme un signe annonciateur d'une autre calamité visant à poursuivre la
tâche inachevée d'extermination des populations du Sud-Congo.

	 2) - Attire l'attention de toutes les parties impliquées dans le dossier
du Congo-Brazzaville, notamment et particulièrement la France, le Tchad,
l'Angola, et les invite à prendre conscience de la gravité de la situation
qui se prépare, et des conséquences subséquentes inéluctables.

	 3) - Met en garde le régime autoproclamé de Brazzaville, et l'invite à
renoncer à la recrudescence de la violence, de la barbarie et de la
bestialité ethno-tribales qui le caractérisent.

	 L'ERDDUN, réitère sa volonté de parvenir à une paix définitive dans le
pays et, pour ce faire, il ne ménagera aucun effort pour favoriser
l'organisation et la tenue du "Dialogue National sans exclusive",
conformément à l'Accord du 29 décembre 1999.


Strasbourg, le 27 juillet 2000

Jean-Claude Mayima-Mbemba
Porte-Parole,
Représentant Permanent de l'ERDDUN
auprès de l'Union Européenne

Collectif des Intellectuels Congolais Originaires du Pool ( CICOP)
Web : http://www.cicop-congo.org - E-mail : cicop@...
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#1665 De: Pierre TERREAUX <iterreau@...>
Date: Dimanche 30. Juillet 2000  18:19
Sujet: Aucun objet n'a été spécifié.
iterreau@...
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#1666 De: "Fab Pall" <fab.pall@...>
Date: Lundi 31. Juillet 2000  5:46
Sujet: " Libération " du 31 / 07 : " Radicalisation du domaine de la lutte " .
fab.pall@...
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Radicalisation du domaine de la lutte
Dans le sillage de Givet, les grèves dures se multiplient.
Par MURIEL GREMILLET
ET NICOLE PÉNICAUT

Le lundi 31 juillet 2000

«C'est la résurgence d'un anarcho-syndicalisme que l'on croyait étouffé par
les années de crise.»
Jacques Capdevielle, sociologue

Mais bon sang, entendez- nous!» Les ouvrières de l'usine Bertrand Faure à
Nogent-sur-Seine en ont assez de se battre dans l'indifférence des médias,
des politiques et des directions. Comme les ouvriers de Cellatex à Givet
(dans les Ardennes), d'Adelshoffen à Shiltigheim (près de Strasbourg) et de
Forgeval à Valenciennes, confrontés à la banalité des fermetures d'usine et
des plans sociaux, elles ont décidé d'employer la manière forte. «ça a
marché à Givet. Ca peut marcher chez nous», lance Nelly Rousselle,
secrétaire du comité d'entreprise.

Depuis jeudi, une partie des 236 salariés, dont 80 % sont des femmes, occupe
les ateliers de fabrication de housses de sièges de voitures et menace de
détruire leurs machines. C'est pourtant, «un très bel outil de travail»,
selon François Delhostat de la CGT. Les grévistes aimeraient pouvoir obtenir
le maintien de l'activité sur ce site qu'ils qualifient de «très rentable».
François Delhostat le reconnaît: «Cette usine, c'était la vitrine du
groupe.» Mais comme à Givet, les salariés n'y croient plus guère. Plutôt que
d'obtenir une demi-mesure qui les baladerait d'un plan social à l'autre, ils
réclament un «plan social haut de gamme» pour pouvoir en finir vraiment avec
les faux espoirs. Depuis mai, date à laquelle la direction a annoncé la
fermeture du site de Nogent-sur-Seine, «ça s'éternise». Le temps est long
quand on sait qu'au final, on va perdre.

Au rendement. Ces quatre conflits se ressemblent sur bien des points. Ils
sont très localisés, se déroulent dans de relativement petites unités
industrielles, relevant de «la vieille économie». On est dans le monde des
chaînes de production. On fabrique du textile, de l'acier, de la bière bon
marché, des équipements pour automobiles. Tout cela en flux tendu. Bertrand
Faure, «c'est une usine qui tournait au rendement. On était au taquet. Si
j'avais trois minutes pour produire, ils ne m'en donnaient pas une de plus.
S'il fallait revenir le samedi, on revenait. Pareil pour les vacances.
C'était le client qui commandait», dit Nelly Rousselle, onze ans
d'ancienneté, 6 200 francs net par mois.

Quatre conflits, comme il en existe sans doute des dizaines en France en ce
moment. L'été est propice aux déménagements, en douce, de machines. Les
ouvrières de Bertrand Faure craignent qu'en abandonnant le site, elles ne
retrouvent pas leurs ateliers intacts en septembre. Elles entrent dans une
période où l'indifférence estivale l'emporte sur la mobilisation. Cela
impose de frapper plus fort pour attirer les regards. L'acide sulfurique
(Cellatex), les bombonnes de gaz (Adelshoffen), les bouteilles d'acétylène
(Forgeval) et l'outil de travail (Bertrand Faure) deviennent partie
intégrante de la négociation.

Abandon. C'est «la résurgence d'un anarcho-syndicalisme que l'on croyait
étouffé par les années de crise», commente Jacques Capdevielle, sociologue
au Cevipof (Centre d'études de la vie politique française). Aujourd'hui, la
croissance est revenue. Se retrouver au chômage est d'autant plus difficile
à vivre. Les ouvriers de Cellatex ou de Bertrand Faure expriment un profond
sentiment d'abandon, d'isolement. La plupart des cadres sont déjà partis
dans d'autres filiales ou sont déjà, individuellement, en train de monnayer
leur départ.

«Il y a un brouillage identitaire. On ne sait plus qui contrôle le capital,
qui est le patron», ajoute Jacques Capdevielle. Ainsi, Cellatex a connu de
multiples repreneurs. Les ouvriers d'Adelshoffen venaient d'être rachetés
par le géant Heineken. Ceux de Bertrand Faure ignorent qui, de leur
direction locale, de leur maison mère ou de l'actionnaire principal PSA
(Peugeot) décide de la fermeture du site. «On a fait tous les efforts qu'on
nous demandait. Et aujourd'hui, on nous remercie bien. Ils nous prennent
pour des andouilles», lâche Nelly Rousselle.

Sacrifices inutiles. Des efforts réclamés au nom de la concurrence
internationale. Celle-là même qui justifie aujourd'hui la délocalisation de
l'usine Bertrand Faure. Et «cette putain de délocalisation», selon
l'expression du responsable syndical CGT, passe d'autant plus mal qu'elle
transforme les années passées en sacrifices inutiles. Personne ne découvre
la mondialisation. On la leur sert depuis dix ou quinze ans pour obtenir
d'eux toujours plus de flexibilité. Ils l'avaient intégrée. Ils se croyaient
trop seuls pour la combattre.

Mais «en 1 995, pendant les grandes grèves du secteur public, les gens se
sont rendu compte qu'ils étaient nombreux à partager les mêmes inquiétudes
et le même combat», rappelle Jacques Capdevielle. Le rassemblement de
Millau, autour de José Bové, procède de la même logique. Pour ce sociologue,
le combat de «l'Asterix du Larzac» a encouragé ces «îlots de résistance» que
sont ces conflits sociaux très durs. L'exemple du démontage du MacDo de
Millau a ouvert la voie à la «relégitimation des positions de refus».
Sous-entendu: on peut se dresser contre la mondialisation puisque un paysan
l'a fait et a entraîné derrière lui des nuées d'ONG et même l'échec de
Seattle.

Porte-à-faux. Que peuvent faire les syndicats dans ce nouveau contexte? Au
mieux accompagner les négociations. Au pire, laisser faire. «Je ne réponds
plus de rien, si la négociation de mardi n'aboutit pas», avoue François
Delhostat de la CGT qui espère le déblocage de la situation, demain, à
l'issue de la réunion tripartite à la sous-préfecture de Nogent-sur-Seine.
Même s'il parvient à négocier de bonnes indemnités de licenciement, il n'est
pas sûr que les ouvrières s'en contentent. «Elles nous ont déjà débordés
jeudi. Quand on est arrivés à l'usine, elles avaient mis les machines
dehors, la matière première et l'outillage. Il n'y a pas eu de casse. On
essaie de contenir les gens. Mais je ne sais pas jusqu'à quand.» Dans ces
conflits, les syndicats sont en porte-à-faux. Entre la nécessité de chercher
le meilleur accord et le souci de contenter la base.

Quant aux politiques, leur absence est sans cesse pointée par les salariés
de ces usines. «On ne sait plus vers qui se tourner», disaient les Cellatex.
Et selon Jacques Capdevielle, si les politiques ne réassument pas leur rôle
de régulation, ces conflits pourraient devenir ingérables. Car selon le
sociologue, ce type de mouvements désespéré n'a rien d'une queue de comète.
Ils pourraient au contraire se transformer en mouvements populaires. Si les
gens venaient à s'identifier à cette forme de résistance.

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#1667 De: "Fab Pall" <fab.pall@...>
Date: Lundi 31. Juillet 2000  5:52
Sujet: " Libération " du 31 / 07 : " La justice offre une pause à Napster " .
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La justice offre une pause à Napster
Par FABRICE ROUSSELOT

Le lundi 31 juillet 2000
«La fermeture de Napster ne suffira pas à enrayer le mouvement qui est en
train de se former sur le Web.»
Stephen Bradley, expert

ANDY KUNO. AFP
Shawn Fawning, le fondateur de Napster, le 26 juillet.
New York de notre correspondant

On a gagné», «A bas l'industrie de la musique», «vive la liberté sur le net».
Tout le week end, les messages de victoire ont encombré le forum de
discussion de Napster, le site de San Mateo qui permet de reproduire
gratuitement les CDs de son choix sur le Web. Alors que la mort annoncée de
la compagnie était prévue pour vendredi soir minuit, heure pacifique,
Napster fait donc de la résistance. A la dernière minute vendredi, une cour
d'appel de Californie a accepté ses arguments, annulant de facto la décision
de suspension du site prise mercredi dernier par la juge Marilyn Patel de
San Francisco et lui permettant de continuer à faciliter la copie de CDs
protégés par les droits d'auteur. Les deux juges de la cour d'appel ont
estimé que «le cas Napster soulevait des questions substantielles auxquelles
personne n'avait encore répondu». Concrètement, la société fondée par Shawn
Fawning il y a moins d'un an se voit donc accorder un répit de plusieurs
semaines. Les deux juges ont précisé qu'ils allaient se pencher sur
l'affaire jusqu'en septembre avant de convoquer de nouvelles audiences. En
tout état de cause, rien ne pourrait bouger avant la possible tenue d'ici la
fin de l'année du procès pour «violation de droits d'auteur» intenté contre
Napster par la RIAA, l'Association américaine de l'industrie du disque, en
décembre dernier.

Ce rebondissement inattendu fait donc l'effet d'une mauvaise surprise pour
les grands labels. Après la décision de la semaine dernière, toute
l'industrie du disque s'était félicitée d'un jugement «qui sanctionnait
enfin le piratage à grande échelle opéré par Napster et ses fans».

«Vol en toute impunité». Ce week end, la présidente de la RIAA, Hilary
Rosen, a estimé que «tout cela était frustrant surtout quand on sait que le
pillage va se poursuivre». Théoriquement, la RIAA a encore la possibilité de
faire appel de l'appel, mais n'a laissé pour l'instant rien percer de ses
intentions. L'épisode relance en tout cas la polémique qui fait rage depuis
des mois aux Etats-Unis sur le problème de la propriété intellectuelle et de
l'Internet. Parallèlement à l'industrie de la musique, des groupes comme
Metallica ou le rapper Dr Dree ont aussi intenté des actions en justice
contre Napster en accusant la compagnie de les «voler impunément». D'autres
musiciens ont eux pris la défense du site en l'autorisant à recopier leur
musique.

Pétition électronique. En quelques jours en tout cas, Napster a bénéficié
d'un soutien sans précédent. Sur un site vendredi, plus de 75 000 personnes
ont signé une pétition électronique boycottant la RIAA tant que celle-ci
n'abandonnera pas son procès. Le même jour, avant sa fermeture programmée,
le site a enregistré une fréquentation quatre à cinq fois supérieure à la
normale. « La fermeture de Napster ne suffira pas à enrayer le mouvement qui
est en train de se former sur le Web. L'industrie de la musique a tout
intérêt à tenter de négocier une issue si elle ne veut pas être rapidement
dépassée», a estimé Stephen Bradley, un expert avec le groupe de recherche
multimédia Gartner.

Hank Barry, le PDG de Napster s'est dit samedi «ouvert à des entretiens».
Avant d'assurer que sa compagnie «allait poursuivre son combat pour la
liberté et avait de beaux jours devant elle».

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