Ouvrir session
Nouveau venu ? Créez votre compte
orthodoxierusseoccident · ORTHODOXIE DE TRADITION RUSSE EN EUROPE OCCIDENTALE

Informations du groupe

  • Membres : 101
  • Rubrique : Églises
  • Créé : 22 Mar 2004
  • Langue : Anglais
? Déjà membre ? Ouvrir session

Astuces Yahoo! Groupes

Le saviez-vous...
Et si je montais le groupe de ma famille ? J'essaie !

Messages

  Messages Aide
Avancée
LE SYNODE EPISCOPAL ERHF APPROUVE L'APPEL A RESTAURER L'UNITE AVEC L   Liste de messages  
Répondre Message #1149 sur 7482 |
Lettre ouverte de Mgr Basile Osborne

 

Lettre au clergé.
Lettre ouverte de l’évêque Basile (Osborne) aux membres du diocèse de Souroge.
16 mai 2006

Les événements des trois semaines passées ont été très éprouvants pour la plupart d’entre vous, et vous avez du faire preuve de beaucoup d’endurance.
Il me semble important d’apporter quelques précisions sur un certain nombre de questions concernant la situation actuelle du diocèse de Souroge ainsi que mes actions de ces derniers temps.

- Pourquoi ai-je écrit au patriarche Alexis II pour lui demander de m’accorder son congé du patriarcat de Moscou ?
- Pourquoi ai-je choisi, pour écrire cette lettre, ce moment plutôt qu’un autre ?
- Pourquoi n’ai-je pas, au préalable, consulté le clergé du diocèse et l’assemblée diocésaine ?

De nombreuses personnes, par ailleurs, se demandent avec inquiétude quelle attitude il leur convient d’adopter dans la situation actuelle, et auraient besoin de conseils sur la marche à suivre. Ces conseils seront développés dans une lettre ultérieure.

- Pourquoi ai-je écrit au patriarche Alexis II pour lui demander de m’accorder son congé du patriarcat de Moscou ?

J’ai décidé d’agir en ce sens car il est devenu évident que le but du patriarcat de Moscou est de faire en sorte que le diocèse de Souroge se conforme à l’idée que le patriarcat se fait d’un diocèse « normal » de l’église Russe à l’étranger, à savoir un diocèse directement contrôlé par le Département des Relations Extérieures de l’Eglise (DREE) et dont la préoccupation principale est l’accueil des nouveaux arrivants originaires de l’ex-Union Soviétique.

Le métropolite Antoine, quant à lui, n’a jamais eu l’intention de fonder un diocèse « normal » en ce sens du terme. Il avait la vision d’un diocèse tourné vers l’extérieur, un diocèse qui serait intégré dans la culture locale, capable de transmettre la vérité de l’orthodoxie, la « bonne nouvelle » de l’orthodoxie aux habitants du pays où il se trouvait. A vrai dire si le métropolite Antoine n’avait pas mis tous ses efforts à fonder un tel diocèse, aucun de nous, à ce jour, n’aurait été membre du patriarcat de Moscou.

Comme je l’ai dit dans ma lettre au patriarche Alexis II, l’idée d’un diocèse centré sur les immigrés récents et dont la préoccupation première est de faire en sorte que la vie de l’Eglise russe en Grande Bretagne soit une copie conforme de ce qu’elle est en Russie, est incompatible avec la façon dont vit le diocèse de Souroge en Grande Bretagne. Les paroisses de Manchester et de Dublin ont d’ores et déjà été retirées du diocèse et placées directement sous l’autorité du patriarche de Moscou, afin de leur permettre de se consacrer en priorité aux nouveaux arrivants. J’ai, quant à moi, suggéré que les membres du diocèse de Souroge qui sont attachés à la vision que le métropolite Antoine avait du diocèse soient autorisés à s’aligner sur l’entité qui, en esprit, est la plus proche de Souroge sur le continent, à savoir l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale, qui existe depuis 1931 et est lié à l’Eglise Russe non pas par l’administration, mais par la tradition.

- Pourquoi ai-je choisi, pour écrire cette lettre, ce moment plutôt qu’un autre ?

Pour pouvoir comprendre mes raisons d’agir comme je l’ai fait, il est important de prendre en compte certains faits dont vous n’avez peut-être pas tous été informés.
Comme vous le savez, on m’a confié, depuis le décès du métropolite Antoine, la fonction d’administrateur, sans jamais me nommer à la tête du diocèse. Cela n’aurait eu aucune importance en ce qui me concerne personnellement, si cela n’avait pas grandement compliqué ma collaboration avec l’archevêque Anatole de Kerch ; on m’avait en effet confié la responsabilité d’administrer le diocèse, alors qu’il était mon aîné en âge et dans l’épiscopat.

Sur ces entrefaites, les tensions qui étaient apparues dans le diocèse du vivant du métropolite Antoine se sont aggravées rapidement à partir du congrès du Mouvement Chrétien Russe qui s’est tenu le 3 décembre 2005 à la cathédrale de Londres.
Lors de ce congrès, le père André Teterine, membre du clergé de la cathédrale installé en Grande Bretagne depuis deux ans, s’est lancé, publiquement, dans une attaque dirigée contre moi ainsi que contre le diocèse (nous avons une transcription de son intervention). Ce jour là, des collaborateurs, membres de la communauté russe, qui avaient assisté à l’incident me dirent : « Il ne se permettrait jamais de dire des choses pareilles s’il n’était pas soutenu en haut lieu. Un prêtre russe n’attaque pas son évêque à moins d’être protégé d’une façon ou d’une autre »

Je savais déjà que les paroissiens de l’entourage du père André Teterine étaient aussi en contact permanent avec l’archevêque Anatole. Dès le lendemain de l’incident causé par le père André, l’archevêque Anatole manifesta son soutien aux positions du père André par des commentaires qu’il fit à la fin de la liturgie dominicale.

Le 10 décembre 2005, le père André écrivit une lettre au métropolite Cyrille de Smolensk, au patriarche Alexis II, à l’archevêque Innocent de Chersonèse et curieusement, à l’ambassadeur de Russie, dans laquelle il émettait une série d’accusations à l’égard de mon administration et de moi-même. Cette démarche confirmait qu’il comptait sur un soutien venu d’en haut. (Des paroissiens m’avaient déjà informé, à ce moment là, que certaines personnes étaient allées voir l’ambassadeur de Russie pour se plaindre de la façon dont j’administrais le diocèse.)

Je n’avais d’autre choix que suspendre le père André, qui se rendit à Moscou à la demande du métropolite Cyrille de Smolensk ; ils eurent une entrevue le 26 décembre 2005. Le père André rentra de Moscou de fort bonne humeur et m’envoya un e-mail dans lequel il m’exprimait sa volonté de me présenter ses excuses en échange de la levée de sa suspension canonique. Etant en France pour une semaine de vacances, je ne répondis pas immédiatement à son message.

Le 13 janvier 2006, l’évêque Marc, assistant du métropolite Cyrille au DREE me téléphona pour me dire que le métropolite Cyrille l’avait chargé de s’occuper de la situation en Grande Bretagne. Il me dit que le métropolite Cyrille était mécontent du fait que le père André ne soit pas encore restauré dans ses fonctions. Le jour même, je parlai au père André, obtins de lui la promesse qu’il ferait acte public de repentance, et levai la suspension canonique que j’avais prononcée à son égard. Le dimanche qui suivit, à la fin de la liturgie, j’annonçai la levée de la suspension canonique du père André ; je lui avais indiqué préalablement que je n’insisterais pas sur mon souhait de le voir faire des excuses publiques. Quand je lui passai le microphone, il remercia ouvertement les paroissiens qui l’avaient soutenu. Certains d’entre eux, quelques minutes plus tard, dans la cuisine, exprimaient leur joie en criant « On a gagné ! »

A partir de ce moment les choses ne firent qu’empirer à la cathédrale. Certains membres du conseil paroissial firent circuler des pétitions contre moi. Les réunions du conseil paroissial étaient systématiquement perturbées dans leur déroulement jusqu’à devenir presque incontrôlables. Durant toute cette période l’archevêque Anatole ne fit rien pour m’aider. Bien plus, lorsque je lui écrivis une lettre pour lui demander son soutien, il ne me répondit que par de nouvelles critiques sur ma façon d’administrer le diocèse. J’étais la cause de tous les problèmes, disait-il, et si le métropolite Antoine avait été là, rien de tout cela ne serait arrivé.

Au même moment, une campagne de dénigrement fut lancée, en russe, sur Internet, à l’initiative de certains de mes opposants à la cathédrale, à la tête desquels se trouvait Mikhail Sarni. Lors de cette campagne, un paroissien de la cathédrale affirma, notamment, que les « membres souffrants » du diocèse de Souroge disposaient du soutien de Moscou. Le 30 mars j’écrivis au métropolite Cyrille en citant cette affirmation, lui disant que si le patriarcat ne la démentait pas, la campagne de dénigrement ne cesserait jamais. Je lui demandais aussi de soutenir mon autorité. Je ne reçus aucune réponse à cette lettre ; le métropolite Cyrille me transmit simplement un message de l’évêque Hilarion qui niait catégoriquement toute implication dans la campagne.

Dans la mesure où le père André jouait manifestement un rôle moteur dans la campagne menée par certains des paroissiens de la cathédrale, je finis par lui interdire l’accès à la cathédrale. Puis je demandai au métropolite Cyrille de nous aider en nous envoyant, pour le temps du carême, un prêtre de Russie en remplacement du père André. Le métropolite ne voulut pas nous envoyer le prêtre que je lui avais nommé et proposa de nous envoyer le père Michel Doudko, qui occupe un poste à responsabilités au sein du DREE.

Le père Michel Doudko ne chercha pas à dissimuler qu’il venait en « inspecteur » ; j’encourageai donc les paroissiens à lui parler et partager avec lui leurs impressions sur la situation de notre diocèse. Le père Michel était très aimable et accommodant, mais il ne voulut rien laisser paraître de son appréciation de la situation. Il n’eut de conversation sérieuse ni avec le recteur de la paroisse, le père John Lee, ni avec le père Alexandre Fostiropoulos ou Irina von Schlippe que lui avais pourtant recommandés.

Il déclara cependant devant un paroissien d’Oxford, que pour le patriarcat, le métropolite Antoine avait été un évêque hors du commun ce qui expliquait qu’il ait développé dans le diocèse des principes de fonctionnement hors du commun. Mais que maintenant qu’il était mort, il était temps que le diocèse redevienne un diocèse normal de l’Eglise russe.

Le père Michel Doudko confirma ce point de vue lors de la dernière conversation que j’eus avec lui le lundi de Pâques (24 avril 2006). Il me dit qu’il rentrait à Moscou à la fin de la semaine, qu’il écrirait un rapport sur ce qu’il avait vu et en discuterait avec le métropolite Cyrille. Le métropolite me contacterait alors par téléphone ou par écrit pour me donner ses recommandations.

C’est alors que je décidai que le temps était venu d’agir. J’écrivis au patriarche Alexis II, lui demandant mon congé ainsi que celui de ceux des membres du diocèse qui désireraient me suivre pour rejoindre le patriarcat œcuménique.

La raison pour laquelle j’ai décidé de le faire à ce moment là était que je sentais petit à petit mes forces s’user sous les pression d’une opposition qui bénéficiait du soutien de l’archevêque Anatole à l’intérieur du diocèse et de celui du DREE à l’extérieur. Dans le même temps le moral de ceux que le métropolite Antoine avait amenés à entrer dans l’Eglise orthodoxe et l’Eglise russe s’effilochait de jour en jour. Plus j’attendais, et plus je réduisais mes chances de pouvoir libérer les personnes fidèles à la conception de l’église que leur avait enseignée le métropolite Antoine, de l’emprise d’un patriarcat qui semblait déterminé à les « contrôler » et donc inévitablement à figer leurs activités et la vie du diocèse.

- Pourquoi n’ai-je pas, au préalable, consulté le clergé du diocèse et l’assemblée diocésaine ?

Suite à divers incidents (cf. ma lettre du 9 mai), il était devenu clair qu’il fallait absolument agir de manière tout à fait confidentielle. Moins de 24 heures après avoir signifié au père Michel Doudko que je ne retirerais pas ma lettre au patriarche œcuménique, j’étais déjà avisé de ma mise à la retraite. Si j’avais commencé par discuter ouvertement de mes intentions avec le clergé du diocèse ou le diocèse entier, le clergé se serait sans doute instantanément exposé à des mesures similaires. Cela m’aurait empêché de donner au clergé la possibilité de quitter la juridiction du patriarcat de Moscou pour le cas où, comme cela s’est produit, le patriarche refusait d’accéder à ma demande et me relevait de mes fonctions d’administrateur.

Pour me résumer, je dirais que les actions que j’ai entreprises visent à préserver l’héritage du métropolite Antoine tel qu’il est compris par ceux qui ont vécu à ses côtés et travaillé avec lui pendant de longues années.

Dans l’état actuel des choses ; je continue à considérer ce que j’ai fait comme le seul moyen d’avancer pour l’intérêt du diocèse dans son entier, je vous demande de vous armer de patience à mes côtés en attendant qu’une solution durable soit élaborée.

Vous pouvez vous informer sur les événements en cours sur le site www.dioceseinfo.org qui est mis à jour quotidiennement. Avant le week-end, nous vous fournirons quelques indications sur ce qu’il convient de faire dans la situation actuelle.

A vous en Christ,
+ Basile
Evêque de Sergievo.

 



Jeudi 18. Mai 2006  9:54

moderateurs
Envoyer un message Envoyer un message

Message #1149 sur 7482 |
Montrer le contenu des messages Auteur Date

Sources : http://stmaterne.blogspot.com/ 17 mai 2006 LE SYNODE EPISCOPAL ERHF APPROUVE L'APPEL A RESTAURER L'UNITE AVEC LE PATRIARCAT DE MOSCOU Il n'y a encore...
istochnika@...
istochnika Messenger Envoyer un message
18. Mai 2006
8:51

Lettre ouverte de Mgr Basile (Osborne) pièce jointe Wor...
istochnika
nikita1_2000 Messenger Envoyer un message
18. Mai 2006
9:52

Lettre au clergé Lettre au clergé. Lettre ouverte de l'évêque Basile (Osborne) aux membres du diocèse de Souroge. 16 mai 2006 Les...
moderateurs Envoyer un message 18. Mai 2006
10:06
Avancée

Copyright © 2010 Yahoo! France SAS – Tous droits réservés.
Données Personnelles NOUVEAU - Conditions d'utilisation - Charte - Signaler un abus - Aide