Appel pour la manifestation du 26 novembre
2007
Unissons nos forces pour défendre
l'agriculture paysanne en Europe!
l'agriculture paysanne en Europe!
Bougnies, le 26 octobre 2007
Cher Membre, cher sympathisant,
La FUGEA et l'UNAB vous invitent à participer à un
événement majeur pour l'avenir de l'agriculture : une
manifestation pour faire entendre les revendications des paysans, à
l'heure du Bilan de Santé de la Politique Agricole Commune. C'est
durant ce Bilan de Santé que les Ministres de l'Agriculture de
l'Union Européenne se réunissent pour décider les grandes
orientations agricoles pour après 2013, c'est notamment l'avenir des
Droits au Paiement Unique qui sera négocié, le maintien des primes
vaches allaitantes, des quotas laitiers, et beaucoup d'autres
décisions qui nous concernent directement !
Vous trouverez au verso les revendications des organisations
paysannes européennes. Nous avons déjà revendiqué la mise en
place de plafonds pour les aides et le maintien de planchers pour les
petites exploitations auprès des instances régionales. Venez nous
soutenir pour revendiquer cela au niveau européen ! D'autres
politiques agricoles et alimentaires, plus légitimes, plus justes,
plus solidaires et plus durables, sont nécessaires en Europe pour
répondre aux enjeux de sécurité alimentaire, de sûreté
alimentaire, de santé publique, d'emploi dans le monde rural, de
crise énergétique et de réchauffement climatique. Notre
présence en masse est importante pour donner du poids aux
revendications !
Pratiquement : La manifestation aura lieu lundi
26 novembre 2007 de 9h30 à 14h30, à partir de 9h30 au Square
de Meeus et à partir de 11h30 au rond-point Schuman à
Bruxelles. L'accès en train est très facile car la gare de
Bruxelles-Schuman est à 100 mètres du rond-point. Vous nous
trouverez facilement avec les drapeaux.
Pour les membres, nous organisons un bus gratuit en provenance
d'Ath et de Mons. Départ à 8h du parking du CEVA à Ath et à
8h45 au Parking du Brico de Ghlin (Mons). Une collation est prévue.
Réservation obligatoire au 065/33.55.03. Retour prévu à 15h15 à
Mons et à 16h à Ath.
Il est important de se mobiliser aujourd'hui pour se garantir un
avenir où l'agriculture paysanne aura sa place ! Espérant
vous voir nombreux à cette occasion, nous restons à votre
disposition pour de plus amples informations. N'hésitez pas à en
parler autour de vous et venir avec vos confrères !
Paysannement vôtre,
Philippe Loeckx président
UNAB
Louis Nicodème Président FUGEA
Louis Nicodème Président FUGEA
Philippe Duvivier Vice- Président FUGEA
Delwarte Xavier Secrétaire général FUGEA
Delwarte Xavier Secrétaire général FUGEA
SOCLE COMMUN
Septembre 2007
Nous, organisations membres de la Coordination Paysanne
Européenne, COAG et SOC, membres de Via Campesina, souhaitons
renforcer le mouvement paysan européen pour faire changer la
politique agricole européenne. Nous défendons le droit de
souveraineté alimentaire, nécessaire à ce changement. Le socle
commun ci-dessous reprend nos valeurs et nos priorités. Nous
invitons les organisations paysannes et rurales qui le partagent à
nous rejoindre pour faire changer la politique agricole européenne
dès 2008.
Quelles sont nos valeurs ?
- la
solidarité, à la place de la concurrence,
- la justice
sociale,
- l'égalité
des droits entre hommes et femmes,
-
l'utilisation durable des ressources naturelles,
- la
santé des producteurs et des consommateurs,
- la
diversité régionale des produits et des agri-cultures.
Pourquoi voulons- nous changer les politiques agricoles
actuelles en Europe ?
La PAC actuelle, résultat d'une mauvaise PAC d'avant 1992, mal
réformée en 1992, 1999, 2003 en fonction des critères de
l'OMC, fait disparaître les paysans européens. Elle n'est pas
légitime sur le plan international (dumping) ni sur le plan social
(inégalités), et ruine l'environnement, la santé, et la qualité
des produits. Elle fait des paysans des assistés, sans
reconnaissance économique et sociale. Les paysans d'Europe Centrale
intégrée à l'UE ont été discriminés financièrement. Les
pays européens hors de l'UE qui ont signé l'accord de l'OMC
suivent des politiques parallèles à la PAC.
Nos priorités pour une politique agricole légitime,
durable et solidaire
- Nous
avons besoin d'une politique publique, d'une politique agricole
européenne définie par les européens et non par
l'OMC. Oui à un changement de PAC, non à sa
suppression.
-
L'emploi agricole et rural doit être une priorité: non à la
disparition des paysan(ne)s.
- Les
droits des paysannes doivent être reconnus.
- L'accès
à la terre, à l'eau, aux semences, au crédit doit devenir un
droit. Cela inclut le droit des paysan(ne)s à sauvegarder leurs
semences et à améliorer leurs variétés végétales
- Il faut
favoriser l'installation de jeunes paysan(ne)s.
- Les
paysan(ne)s doivent vivre d'abord de la vente de leurs
produits. Pour que les prix agricoles reflètent la valeur
réelle des produits, les deux conditions suivantes sont
nécessaires:
o La production doit
être maîtrisée, afin d'éviter les excédents ou les
pénuries
o Toute forme de
dumping à l'exportation (vente à des prix en dessous des
coûts de production) doit être interdite, en échange de quoi
l'UE et les autres pays ont le droit de se protéger d'importation à
trop bas prix.
- Pour
maintenir un monde rural vivant dans toutes les régions,
o l'agriculture
paysanne doit se maintenir et se développer : un soutien
européen est nécessaire, en particulier pour les petites
exploitations et les régions défavorisées.
o Le processus de
concentration de la production agricole doit être stoppé et la
production agricole mieux répartie entre les régions et les
exploitations.
o Les services publics
doivent être maintenus et améliorés sur tout le territoire.
- Les modes
de production qui ruinent l'environnement, consomment trop
d'énergie, dégradent la qualité et la sûreté des produits
doivent être ré-orientés.
-
L'utilisation des terres agricoles doit être consacrée en
priorité à la production alimentaire.
- La
biodiversité doit être sauvegardée: OGM et
brevetage du vivant doivent être interdits.
- La
politique de développement rural ne doit pas remplacer la
PAC, ne doit pas corriger des défauts de la PAC, mais complémenter
la PAC, en développant l'emploi en priorité.
- Les
filières courtes de commercialisation doivent être priorisées
par rapport au transport à longue distance et aux marchés
internationaux.
- Les
travailleurs agricoles immigrants doivent être traités sans
discrimination, avec les mêmes droits que leurs homologues
européens.
- Nous
avons besoin de règles du commerce international sans
dumping, basées sur le droit de souveraineté alimentaire, les
droits humains, et le droit international du travail.