Depuis le début du coup de froid (premiers jours de février), un petit groupe de troglodytes ( 4 ou 5 suivant les soirs) vient passer la nuit sur une planchette installée dans un coin sous l' avant-toit protégeant les portes de garages.
La planchette en question est utilisée au printemps par les rouge-queue pour y nicher car les pies et les geais, très actifs dans le secteur, ne peuvent y accéder). Leur dernière nidification à cet endroit remonte au printemps 2011 après 3 ans d'absence (nids dans le voisinage).
En fin d'automne, j'avais enlevé le nid de rouge-queue et nettoyé la planchette. A ma grande surprise un amas de mousse et autres matériaux y sont entassés et forment une espèce de nid dans lequel ou derrière lequel se réfugient les troglodytes qui arrivent peu avant la tombée du jour après une courte halte sur le cerisier ou les cotoneasters voisins.
Les troglodytes ont été très discrets car je n'ai assisté à aucun transport de matériaux et
dans la journée, seul l'un d'entre eux est visible ou se fait entendre parfois dans le jardin.
Cet "abri hivernal" a-t-il été construit par un couple formé auquel se seraient joints des oiseaux isolés ou s'agit-il d'un travail collectif ?
Est-ce la qualité de l'abri ou son orientation sud qui a incité les troglodytes à le préférer aux divers nichoirs disponibles à proximité (jardins et vergers)?
Concernant les mangeoires,même constat que celui des colistiers: fréquentation en baisse par rapport à l'année précédente et absence de certaines espèces : pas de pinsons du nord, une litorne bien isolée, un seul gros-bec depuis le début.
Mésanges charbonnières et bleues, verdiers et chardonnerets, moineaux communs et friquets(4 à 6), merles, tourterelles turques et ramiers, pic épeiche et rouge-gorge forment le bataillon des habitués alors que le grimpereau et l'accenteur mouchet ne se montrent que rarement.
Ici aussi l'épervier est régulièrement de passage et quelquefois avec succès: deux plumées de verdier, une de moineau et une de merle.
Pierre-Paul Hoenen
Truchtersheim